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11 oo L'rN1TiA'rioN mènes, ni leur principe, parce qu'elles ignorent les trois modes unitaires de l'ètre et qu'elles se trouvent sur le seuil d'un monde nouveau, troublant, impénétrable, pensent-elles. Là n'est pas, semble-t-il, le cas de notre auteur, quoiqu'il ait été þÿ s t u p e fû é . Il apparaît néanmoins comme un intrépide expérimentateur qui ne craint pas d`aller aussi loin qu'il sera nécessaire, même sans le bâton symbolique. Mais où aller? dira-t-on. Quel but à atteindre s'est-il proposé? Quelles sanctions ou plutôt quels résultats pratiques donner à ces expériences ? Si l'auteur ne s'est pas encore interrogé, qu'il se renseigne auprès du docteur Papus, auprès de Sédir. Leur érudition, leur savoir lui feront faire connaissance avec les fameux « clous gnostiques þÿ : : et lui apprendront la destination que leur donnait la psychurgie des premiers temps du christianisme. Il comprendra alors, par exemple, pourquoi nos savants physiciens modernes peuvent afïirmer imperturbablement qu'aucun þÿ S i l humain ne peut percevoir les rayons ultra-violets et que les chiens seuls les perçoivent. Comme si les organes de nos cinq sens n'étaient pas susceptibles d'être développés par un entraînement rationnel: la vue, par exemple, comme le toucher. () science! sous quelles þÿ aû i r m a u o n s ne t'écra se-t-on pas ? A l'aide d'un petit cours de physiologie moderne, absolument indispensable pour certains, on lui démontrera l'utilité des miroirs magiques, tant calomniés par les imbéciles, si utiles cependant à ceux qui étudient la psychologie profane ou mystique.
2þÿ Éû å i b '~Î coNsi:u_s A UN FRÈRE tot Mais ne nous attardons pas aux frivolités du seuil et entrons dans notre sujet, qui est de démontrer encore une fois que... Nil noví. Pour ne pas remonter plus haut, ce qui cependant serait facile, prenons au hasard dans l'histoire deux faits, en apparence dissemblables, mais dans lesquels les initiés trouveront les points de contact nécessaires. Aussi ne parlé-je pas pour eux. Le Nouveau Testament mentionne, comme chacun sait, que, le cinquantième jour après la résurrection du Christ, les Apôtres s'étant assemblés pour prier, l`Esprit universel descendit sur eux sous forme de « langues de feu þÿ : : . Après cette divine illumination, eux qui n'étaient que des natures simples et étrangères à toute science profane, se trouvèrent connaître et parler plusieurs idiomes étrangers, au grand étonnement de leurs divers auditoires, composés non seulement de compatriotes, qui les avaient connus frustes et de condition infime, mais encore de peuples étrangers, ne parlant pas le galiléen et venus pour assister à la dédicace du temple de Jérusalem. Les uns crièrent à l`imposture, les autres au miracle. Les foules sont avides de prodiges, mais ne comprennent pas toujours qu'il est des phénomènes dont les lois sont connues et d'autres que l`on ne soupçonne même pas. . Le miracle, considéré au sens vague et général que lui donne la multitude toujours simpliste, n'existe pas. . Subjectif, c'est tout simplement un état extrapsy102 1.`1N ITIATION _ chique en avance sur l`ambiance habituelle des facultés mentales du sujet. Objectif, c'est un concours de circonstances, inconcevable pour l'esprit humain, nécessité, au sens pythagoricien du mot, par la sagesse suprême de l`Uníversel. L'état actuel des facultés mentales de la plupart d'entre nous se refuse à nous laisser élever la pensée jusqu'aux lois, jusqu'aux rythmes, jusqu'aux nombres primordiaux de ces phénomènes troublants. La mer, à l`heure du þÿû u x , offre un spectacle analogue : elle envahit brusquement la plage, mais, comme prise d'un regret, recule l'instant d'après, pour revenir plus tard avec plus de force, plus d`acharnement, sur les falaises que guette son ambition fatale, inconsciente. C'est la loi du progrès que nous ignorons in toto La science ofïicielle, qui a adopté tant de méthodes, accumulé tant de manuels, pour la culture de telles ou telles facultés, de tel ou tel organe, manque absolument de renseignements pour le développement de la Volonté et de l'Imagination : organes cependant essentiels pour aborder avec quelque chance de réussite Pétude de l'abstrait et du concret, de l'esprit dans ses rapports avec la substance. Les þÿ m S u r s sont orientées à l'encontre. Nous en sommes encore au développement du système musculaire. C'est insuflisant. La cité antique, par les grands et petits mystères, savait dégager des nébuleuses contingences de la conscience individuelle, ces facultés sociales, les conserver, leur donner un maximum de puissance. A quoi sert, dans la cité moderne,une intelligence ency- ._-i
3coNsEu.s A UN FRÈRE 103 clopédique, intégralement informée selon les meilleures méthodes du jour ? Souvent à faire des déracinés, la plupart des sujets, à l'issue même de fortes études, étant incapables de synthétiser, d'objectiver vers un but pratique les connaissances acquises. « Connais-toi 1 » Quels horizons n`éveille pas dans les âmes attentives et recueillies dans un idéal cette maxime de la sagesse antique! Le deuxième fait fut celui de Julien, que d'ignares sectaires tentèrent de déshonorer, en accolant au nom de ce philosophe de l'école stoïcienne l`épithète d'Apostat, de Pédículosus. Pauvres batraciens de tous les âges, coassez l * , L'an 356 de notre ère, les dernières convulsions du polythéisme mourant trouvèrent à Paris, en Julien, un ultime point d`appui. Les légions qu'il commandait, mécontentes, proclamaient Julien « Auguste ». Son indécision à ceindre les bandelettes pourpres du þÿ p o n t iû c a t suprême, à couvrir ses épaules du manteau impérial était grande. Il ne savait à quoi se résoudre, ni quel dieu invoquer. Retiré dans les appartements intimes de son palais des Thermes, loin dutumulte sans cesse grandissant des légions, il prononça les formules magiques occultes, que Maxime cl'Éphèse lui avait enseignées, alors «qu'il portait encore l`humble manteau du philosophe. Les rites accomplis, les formules sacrées prononcées, toute l"âme tendue vers Pinéluclable, son esprit communiant avec l'Unívei'sel, le Génie de l'Empire lui
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
11 oo L'rN1TiA'rioN mènes, ni leur principe, parce qu'elles ignorent les trois modes unitaires de l'ètre et qu'elles se trouvent sur le seuil d'un monde nouveau, troublant, impénétrable, pensent-elles. Là n'est pas, semble-t-il, le cas de notre auteur, quoiqu'il ait été þÿ s t u p e fû é . Il apparaît néanmoins comme un intrépide expérimentateur qui ne craint pas d`aller aussi loin qu'il sera nécessaire, même sans le bâton symbolique. Mais où aller? dira-t-on. Quel but à atteindre s'est-il proposé? Quelles sanctions ou plutôt quels résultats pratiques donner à ces expériences ? Si l'auteur ne s'est pas encore interrogé, qu'il se renseigne auprès du docteur Papus, auprès de Sédir. Leur érudition, leur savoir lui feront faire connaissance avec les fameux « clous gnostiques þÿ : : et lui apprendront la destination que leur donnait la psychurgie des premiers temps du christianisme. Il comprendra alors, par exemple, pourquoi nos savants physiciens modernes peuvent afïirmer imperturbablement qu'aucun þÿ S i l humain ne peut percevoir les rayons ultra-violets et que les chiens seuls les perçoivent. Comme si les organes de nos cinq sens n'étaient pas susceptibles d'être développés par un entraînement rationnel: la vue, par exemple, comme le toucher. () science! sous quelles þÿ aû i r m a u o n s ne t'écra se-t-on pas ? A l'aide d'un petit cours de physiologie moderne, absolument indispensable pour certains, on lui démontrera l'utilité des miroirs magiques, tant calomniés par les imbéciles, si utiles cependant à ceux qui étudient la psychologie profane ou mystique.
2þÿ Éû å i b '~Î coNsi:u_s A UN FRÈRE tot Mais ne nous attardons pas aux frivolités du seuil et entrons dans notre sujet, qui est de démontrer encore une fois que... Nil noví. Pour ne pas remonter plus haut, ce qui cependant serait facile, prenons au hasard dans l'histoire deux faits, en apparence dissemblables, mais dans lesquels les initiés trouveront les points de contact nécessaires. Aussi ne parlé-je pas pour eux. Le Nouveau Testament mentionne, comme chacun sait, que, le cinquantième jour après la résurrection du Christ, les Apôtres s'étant assemblés pour prier, l`Esprit universel descendit sur eux sous forme de « langues de feu þÿ : : . Après cette divine illumination, eux qui n'étaient que des natures simples et étrangères à toute science profane, se trouvèrent connaître et parler plusieurs idiomes étrangers, au grand étonnement de leurs divers auditoires, composés non seulement de compatriotes, qui les avaient connus frustes et de condition infime, mais encore de peuples étrangers, ne parlant pas le galiléen et venus pour assister à la dédicace du temple de Jérusalem. Les uns crièrent à l`imposture, les autres au miracle. Les foules sont avides de prodiges, mais ne comprennent pas toujours qu'il est des phénomènes dont les lois sont connues et d'autres que l`on ne soupçonne même pas. . Le miracle, considéré au sens vague et général que lui donne la multitude toujours simpliste, n'existe pas. . Subjectif, c'est tout simplement un état extrapsy102 1.`1N ITIATION _ chique en avance sur l`ambiance habituelle des facultés mentales du sujet. Objectif, c'est un concours de circonstances, inconcevable pour l'esprit humain, nécessité, au sens pythagoricien du mot, par la sagesse suprême de l`Uníversel. L'état actuel des facultés mentales de la plupart d'entre nous se refuse à nous laisser élever la pensée jusqu'aux lois, jusqu'aux rythmes, jusqu'aux nombres primordiaux de ces phénomènes troublants. La mer, à l`heure du þÿû u x , offre un spectacle analogue : elle envahit brusquement la plage, mais, comme prise d'un regret, recule l'instant d'après, pour revenir plus tard avec plus de force, plus d`acharnement, sur les falaises que guette son ambition fatale, inconsciente. C'est la loi du progrès que nous ignorons in toto La science ofïicielle, qui a adopté tant de méthodes, accumulé tant de manuels, pour la culture de telles ou telles facultés, de tel ou tel organe, manque absolument de renseignements pour le développement de la Volonté et de l'Imagination : organes cependant essentiels pour aborder avec quelque chance de réussite Pétude de l'abstrait et du concret, de l'esprit dans ses rapports avec la substance. Les þÿ m S u r s sont orientées à l'encontre. Nous en sommes encore au développement du système musculaire. C'est insuflisant. La cité antique, par les grands et petits mystères, savait dégager des nébuleuses contingences de la conscience individuelle, ces facultés sociales, les conserver, leur donner un maximum de puissance. A quoi sert, dans la cité moderne,une intelligence ency- ._-i
3coNsEu.s A UN FRÈRE 103 clopédique, intégralement informée selon les meilleures méthodes du jour ? Souvent à faire des déracinés, la plupart des sujets, à l'issue même de fortes études, étant incapables de synthétiser, d'objectiver vers un but pratique les connaissances acquises. « Connais-toi 1 » Quels horizons n`éveille pas dans les âmes attentives et recueillies dans un idéal cette maxime de la sagesse antique! Le deuxième fait fut celui de Julien, que d'ignares sectaires tentèrent de déshonorer, en accolant au nom de ce philosophe de l'école stoïcienne l`épithète d'Apostat, de Pédículosus. Pauvres batraciens de tous les âges, coassez l * , L'an 356 de notre ère, les dernières convulsions du polythéisme mourant trouvèrent à Paris, en Julien, un ultime point d`appui. Les légions qu'il commandait, mécontentes, proclamaient Julien « Auguste ». Son indécision à ceindre les bandelettes pourpres du þÿ p o n t iû c a t suprême, à couvrir ses épaules du manteau impérial était grande. Il ne savait à quoi se résoudre, ni quel dieu invoquer. Retiré dans les appartements intimes de son palais des Thermes, loin dutumulte sans cesse grandissant des légions, il prononça les formules magiques occultes, que Maxime cl'Éphèse lui avait enseignées, alors «qu'il portait encore l`humble manteau du philosophe. Les rites accomplis, les formules sacrées prononcées, toute l"âme tendue vers Pinéluclable, son esprit communiant avec l'Unívei'sel, le Génie de l'Empire lui
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