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1agoo| CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE 3' RAPPORT DU DR PAPUS SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU CONGRÈS Lu à la séance solennelle du 27 septembre 1900 MESDAIj/IES, MESSIEURS, MES SŒUI<S, MES FRÈRES, Vous assistez àla clôture du Congrès, après douze jours de travaux ininterrompus que vous avez suivis si vaillants et si nombreux que nous en sommes en core tous charmés. Qu‘étiez-vous pour nos ennemis, pour le public ? Des rêveurs, des fous. Ces fous se sont réunis, qu’ont-ils discuté ? Les plus hautes questions qui puissent intéresser l’humanité. Pourquoi sommes-nous sur terre? Pour nous ou pourles autres? Pour les autres d’abord; pour nous ensuite! y Mourons-nous tout entiers après la mort physique ou persistons—nous, I Nous persistons, comme l’a dit le plus grand et le plus divin des Maîtres : Jésus. La mort a perdu ses terreurs, le tombeau n’a plus d’épouvante pour qui est sûr de vivre et de vivre de l’autre côté.
24 L’INITIATION Sur quoi basons-nous notre Foi ? Est-ce sur de vagues affirmations dogmatiques? Est-ce sur un ensemble de superstitions i’ Est-ce sur de purs sentiments ? Non. Sur l‘expérience et sur l’expérience scienti fique. Voilà le premier grand aspect du Congrès. Ces rêveurs, ces défenseurs de l’immortalité de l’âme n’ont fait appel ni à la philosophie sans bases expérimentales, ni à aucune théologie. Ils ont demandé à la science,- à celle qu’on leur oppose comme le grand adversaire, à cette expérience qui a fait du savantle véritable prêtre de la réalité na turelle, ils lui ont demandé de venir et de les aider. Et la science est venue. Dans la section magnétique, c'est à la théorie scien— tifique des ondulations que les expérimentateurs ont fait appel. Dans la section spirite, c’est au contrôle des faits par les enregistreurs mécaniques'les plus perfectionnés que les rapporteurs ont fait appel pour asseoir leurs affirmations. C’est aux données les plus hautes de la science que les théosophes font appel et c’est dans l’espoir de joindre à chaque chaire analytique des contemporains une chaire de synthèse que les hermétistes ont abordé les problèmes scientifiq ues sous tant d’aspects. Donc, idée principale qui se dégage de-tous les tra— vaux du Congrès: Appeler la science la plus rigoureuse à l’appui de nos affirmations communes ‘sur la survivance etsur les , transformations du Moi immortel après la mort.
3CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE 5 , , v... —.5,.“.—.__,.. :.tr.gv a—...,w.;;. ;y=:::w W- ... «H Jetons un coup d’œil sur les travaux de chaque sec tion et nous verrons se confirmer cette première im pression. Voyez les magnétiseurs. Leurs enfants les hypnoti seurs ont voulu les traiter de rêveurs ou d’êtres ar— riérés, ont tenté de leur barrer la route et, partant, de considérer le magnétisme comme une sorte d’astro— logie scientifique et n’ayant plus que quelques rares adeptes. Or, les hypnotiseurs sont incapables d’établir une théorie scientifique de leurs phénomènes. Les mots de subconscient, de conscience sublimi— nale, d’automatisme psychique sont de grands mots sous lesquels se cache le vide d’une idée réelle, comme de magnifiques oripeaux recouvrant des figures de cire: de loin, pour les naïfs. c’est quelque chose; de près, ce n’est plus rien que fantasmagorie. ‘ Sans s’inquiéter des calomnies et des outrages, les magnétiseurs ont marché et ont apporté leur contri bution personnelle à l’œuvre des ancêtres. A la théorie presque naturiste de Mesmer, aux décou vertes plus mystiques de Puységur et aux expériences étranges de du Potet, les travaux de Durville, tendant à faire prévaloir les théories de l’ondulation en ma gnétisme sur celles de l’émission, ont apporté un com plément et une base qui permettent au magnétisme, tout en affirmant ses tendances spiritualistes, d’aller de pair avec n’importe quelle science et de donner une théorie scientifique complète de ses phénomènes, ce que les hypnotiseurs ne peuvent pas faire. A côté de ces bases théoriques, la section magné
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1agoo| CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE 3' RAPPORT DU DR PAPUS SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU CONGRÈS Lu à la séance solennelle du 27 septembre 1900 MESDAIj/IES, MESSIEURS, MES SŒUI<S, MES FRÈRES, Vous assistez àla clôture du Congrès, après douze jours de travaux ininterrompus que vous avez suivis si vaillants et si nombreux que nous en sommes en core tous charmés. Qu‘étiez-vous pour nos ennemis, pour le public ? Des rêveurs, des fous. Ces fous se sont réunis, qu’ont-ils discuté ? Les plus hautes questions qui puissent intéresser l’humanité. Pourquoi sommes-nous sur terre? Pour nous ou pourles autres? Pour les autres d’abord; pour nous ensuite! y Mourons-nous tout entiers après la mort physique ou persistons—nous, I Nous persistons, comme l’a dit le plus grand et le plus divin des Maîtres : Jésus. La mort a perdu ses terreurs, le tombeau n’a plus d’épouvante pour qui est sûr de vivre et de vivre de l’autre côté.
24 L’INITIATION Sur quoi basons-nous notre Foi ? Est-ce sur de vagues affirmations dogmatiques? Est-ce sur un ensemble de superstitions i’ Est-ce sur de purs sentiments ? Non. Sur l‘expérience et sur l’expérience scienti fique. Voilà le premier grand aspect du Congrès. Ces rêveurs, ces défenseurs de l’immortalité de l’âme n’ont fait appel ni à la philosophie sans bases expérimentales, ni à aucune théologie. Ils ont demandé à la science,- à celle qu’on leur oppose comme le grand adversaire, à cette expérience qui a fait du savantle véritable prêtre de la réalité na turelle, ils lui ont demandé de venir et de les aider. Et la science est venue. Dans la section magnétique, c'est à la théorie scien— tifique des ondulations que les expérimentateurs ont fait appel. Dans la section spirite, c’est au contrôle des faits par les enregistreurs mécaniques'les plus perfectionnés que les rapporteurs ont fait appel pour asseoir leurs affirmations. C’est aux données les plus hautes de la science que les théosophes font appel et c’est dans l’espoir de joindre à chaque chaire analytique des contemporains une chaire de synthèse que les hermétistes ont abordé les problèmes scientifiq ues sous tant d’aspects. Donc, idée principale qui se dégage de-tous les tra— vaux du Congrès: Appeler la science la plus rigoureuse à l’appui de nos affirmations communes ‘sur la survivance etsur les , transformations du Moi immortel après la mort.
3CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE 5 , , v... —.5,.“.—.__,.. :.tr.gv a—...,w.;;. ;y=:::w W- ... «H Jetons un coup d’œil sur les travaux de chaque sec tion et nous verrons se confirmer cette première im pression. Voyez les magnétiseurs. Leurs enfants les hypnoti seurs ont voulu les traiter de rêveurs ou d’êtres ar— riérés, ont tenté de leur barrer la route et, partant, de considérer le magnétisme comme une sorte d’astro— logie scientifique et n’ayant plus que quelques rares adeptes. Or, les hypnotiseurs sont incapables d’établir une théorie scientifique de leurs phénomènes. Les mots de subconscient, de conscience sublimi— nale, d’automatisme psychique sont de grands mots sous lesquels se cache le vide d’une idée réelle, comme de magnifiques oripeaux recouvrant des figures de cire: de loin, pour les naïfs. c’est quelque chose; de près, ce n’est plus rien que fantasmagorie. ‘ Sans s’inquiéter des calomnies et des outrages, les magnétiseurs ont marché et ont apporté leur contri bution personnelle à l’œuvre des ancêtres. A la théorie presque naturiste de Mesmer, aux décou vertes plus mystiques de Puységur et aux expériences étranges de du Potet, les travaux de Durville, tendant à faire prévaloir les théories de l’ondulation en ma gnétisme sur celles de l’émission, ont apporté un com plément et une base qui permettent au magnétisme, tout en affirmant ses tendances spiritualistes, d’aller de pair avec n’importe quelle science et de donner une théorie scientifique complète de ses phénomènes, ce que les hypnotiseurs ne peuvent pas faire. A côté de ces bases théoriques, la section magné
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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