Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1 AU PAYS DES ESPR1TS :99 CHAPITRE PREMIER SUR LE SEUIL Le seul objet de ces lignes ayant été de présenter à celui qui soccupe des mystères spirituels quelques expériences dune nature singulière et exceptionnelle, je me serais fait un plaisir de les rapporter en tant que faits isolés, voire même, auraisje communiqué leurs curieux détails à tels journalistes spirites qui auraient pu les considérer comme dignes dune place dans leurs colonnes; mais, ayant essayé de les ar ranger sous une forme répondant à ce dessein, j'ai trouvé qu'il était impossible de séparer les portions phénoménales de cette histoire, dela personne quelles concernaient le plus immédiatement. 3 Eussé-je été un simple spectateur des scènes ici ] détaillées, jaurais pu aisément les ramener à la forme narrative, mais, comme dans la plupart des cas où je me suis trouvé être soit le médium, par lintermé diaire duquel se sont produits les phénomènes dignes dêtre signalés,comme aussi lintérêt de ces phéno mènes se trouve dériver de lassociation avec une histoire consécutive, jai estimé quil me fallait, soit abandonner le dessein de soumettre le récit de mes expériences au monde, soit consentir à la tâche désa gréable de les identiዾer avec une personne qui a des raisons différentes pour redouter la publicité et qui ne soupire après rien tant que la retraite paisible qui doit précéder le dernier adieu à la terre. Il est arrivé cependant que ma volonté a dû céder à une volonté 4. Y ,«____. ..ዾ(çä___\q\ _;_f. \r..j\.. ___..- ___.ૺ___... _ ._ .. , sh'*A >**A ૺૺૺ*ૺ="Ë=<
22oo L'INITIATION qui mest plus chère que la mienne. Aussi me trouvé je aujourdhui obligé, ou bien d'identiዾer mes aven tures spirituelles avec un personnage fictif, ou bien dac cepter lalternative répugnante dajouter aux maints rôles que le drame tragique de la vie ma contraint de jouer sur sa scène le rôle ingrat dautobiographe. Pour beaucoup de raisons quil ne mest pas néces saire dénumérer, jai une répugnance spéciale pour les œuvres de ዾction. La vie est à la fois trop réelle, trop remplie dévénements considérables pour être travestie et vêtue de ዾctions. La vérité parle à lâme des natures sincères avec beaucoup plus de sérieux que la ዾction,et les récits spirites en particulier,en me montrant la voie vers de nouvelles découvertes où se trouvent engagés les intérêts éternels de la race, sont tout simplement dégradés lorsquon y ajoute des in ventions ዾctives. La tendance trop commune à exa gérer le merveilleux des phénomènes spirites doit être soigneusement évitée si lon veut arriver au cœur des vérités si importantes et si peu familières du genre de celles qui se rattachent au côté spirituel de la nature humaine _ Cest avec ce respect de la vérité que jentreprends la tâche de nar:er mes aventures singulières et excep tionnelles. Le seul départ que je me permettrai en dehors de cette ligne dabsolue et austère vérité com mencera ma propre identité et celle des personnes avec lesquelles jai vécu. Les raisons qui mobligent à supprimer mon nom réel et à employer tous les moyens possibles pour voilerlidentité de ceux que jai connus sont impératives et seraient très bien ap
3AU PAYS DES ESPRITS 20E préciées si lon pouvait les très bien comprendre. Sous tous les autres rapports, je men vais commencer une histoire sincère de moimême en tant que je me suis trouvé mêlé aux incidents que lon me requiert de déૺ tailler. > Mon père était un gentilhomme hongrois qui, sétant cru molesté par le gouvernement régnant de son pays, labandonna virtuellement; se trouvant dautre part allié du côté maternel avec lun des plus puissants princes natif de lInde dont il avaitreçu des Offres tentantes de distinctions militaires et ofዾcielles, il se détermina à se préparer à sa nouvelle carrière par le' cours détudes nécessaire en Angleterre; doù la croyance très répandue quil était ofዾcier anglais, opi nion fortiዾée par le fait que pendant maintes années il abandonna son titre,se substitua au rang quil avait autrefois occupé dans son pays natal,le titre bien plus honorable que lui avait valu sa valeur militaire sur les champs de bataille de lInde, valeur prouvée par les services de la plus extraordinaire bravoure. Avant son départ pour lOrient, mon père sétait marié à une dame italienne de la plus grande beauté, mais comme il était résolu àconserver son titre hongrois et ses terres toutes maigres quelles fussent pour le bénéዾce de ses enfants, il laissa son ዾls aîné, mon seul frère, en Au triche,où il le ዾt élever à la charge de proches parents. Je suis né sur le sol indou peu de temps après larrivée de mes parents, mais comme mon frère aîné mourut quand jarrivai à lâge de dix ans, je fus envoyé en Europe pour y prendre sa place, recevoir une éduca tion européenne et recevoir formellement le vain titre
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1 AU PAYS DES ESPR1TS :99 CHAPITRE PREMIER SUR LE SEUIL Le seul objet de ces lignes ayant été de présenter à celui qui soccupe des mystères spirituels quelques expériences dune nature singulière et exceptionnelle, je me serais fait un plaisir de les rapporter en tant que faits isolés, voire même, auraisje communiqué leurs curieux détails à tels journalistes spirites qui auraient pu les considérer comme dignes dune place dans leurs colonnes; mais, ayant essayé de les ar ranger sous une forme répondant à ce dessein, j'ai trouvé qu'il était impossible de séparer les portions phénoménales de cette histoire, dela personne quelles concernaient le plus immédiatement. 3 Eussé-je été un simple spectateur des scènes ici ] détaillées, jaurais pu aisément les ramener à la forme narrative, mais, comme dans la plupart des cas où je me suis trouvé être soit le médium, par lintermé diaire duquel se sont produits les phénomènes dignes dêtre signalés,comme aussi lintérêt de ces phéno mènes se trouve dériver de lassociation avec une histoire consécutive, jai estimé quil me fallait, soit abandonner le dessein de soumettre le récit de mes expériences au monde, soit consentir à la tâche désa gréable de les identiዾer avec une personne qui a des raisons différentes pour redouter la publicité et qui ne soupire après rien tant que la retraite paisible qui doit précéder le dernier adieu à la terre. Il est arrivé cependant que ma volonté a dû céder à une volonté 4. Y ,«____. ..ዾ(çä___\q\ _;_f. \r..j\.. ___..- ___.ૺ___... _ ._ .. , sh'*A >**A ૺૺૺ*ૺ="Ë=<
22oo L'INITIATION qui mest plus chère que la mienne. Aussi me trouvé je aujourdhui obligé, ou bien d'identiዾer mes aven tures spirituelles avec un personnage fictif, ou bien dac cepter lalternative répugnante dajouter aux maints rôles que le drame tragique de la vie ma contraint de jouer sur sa scène le rôle ingrat dautobiographe. Pour beaucoup de raisons quil ne mest pas néces saire dénumérer, jai une répugnance spéciale pour les œuvres de ዾction. La vie est à la fois trop réelle, trop remplie dévénements considérables pour être travestie et vêtue de ዾctions. La vérité parle à lâme des natures sincères avec beaucoup plus de sérieux que la ዾction,et les récits spirites en particulier,en me montrant la voie vers de nouvelles découvertes où se trouvent engagés les intérêts éternels de la race, sont tout simplement dégradés lorsquon y ajoute des in ventions ዾctives. La tendance trop commune à exa gérer le merveilleux des phénomènes spirites doit être soigneusement évitée si lon veut arriver au cœur des vérités si importantes et si peu familières du genre de celles qui se rattachent au côté spirituel de la nature humaine _ Cest avec ce respect de la vérité que jentreprends la tâche de nar:er mes aventures singulières et excep tionnelles. Le seul départ que je me permettrai en dehors de cette ligne dabsolue et austère vérité com mencera ma propre identité et celle des personnes avec lesquelles jai vécu. Les raisons qui mobligent à supprimer mon nom réel et à employer tous les moyens possibles pour voilerlidentité de ceux que jai connus sont impératives et seraient très bien ap
3AU PAYS DES ESPRITS 20E préciées si lon pouvait les très bien comprendre. Sous tous les autres rapports, je men vais commencer une histoire sincère de moimême en tant que je me suis trouvé mêlé aux incidents que lon me requiert de déૺ tailler. > Mon père était un gentilhomme hongrois qui, sétant cru molesté par le gouvernement régnant de son pays, labandonna virtuellement; se trouvant dautre part allié du côté maternel avec lun des plus puissants princes natif de lInde dont il avaitreçu des Offres tentantes de distinctions militaires et ofዾcielles, il se détermina à se préparer à sa nouvelle carrière par le' cours détudes nécessaire en Angleterre; doù la croyance très répandue quil était ofዾcier anglais, opi nion fortiዾée par le fait que pendant maintes années il abandonna son titre,se substitua au rang quil avait autrefois occupé dans son pays natal,le titre bien plus honorable que lui avait valu sa valeur militaire sur les champs de bataille de lInde, valeur prouvée par les services de la plus extraordinaire bravoure. Avant son départ pour lOrient, mon père sétait marié à une dame italienne de la plus grande beauté, mais comme il était résolu àconserver son titre hongrois et ses terres toutes maigres quelles fussent pour le bénéዾce de ses enfants, il laissa son ዾls aîné, mon seul frère, en Au triche,où il le ዾt élever à la charge de proches parents. Je suis né sur le sol indou peu de temps après larrivée de mes parents, mais comme mon frère aîné mourut quand jarrivai à lâge de dix ans, je fus envoyé en Europe pour y prendre sa place, recevoir une éduca tion européenne et recevoir formellement le vain titre
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.