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1ORDRE MARTINISTE 199 entretoutes les hautes fraternités iniatiques d’Occi— dent et d’Orient, l'influence française prend, dans le monde entier et sous le drapeau du spiritualisme, la place à laquelle elle a légitimement droit et l’on voit s’élever à Paris un Suprême Conseil rendant à l’inia tiation symbolique sa valeur, aux recherches hermév tiques leur caractère élevé et aux grandes idées spiri-‘ tualistes des .temples et des défenseurs éclairés. Grâce au Martinisme les rapports entre toutes les initiations symboliques peuvent être repris et nous sortirons de cet isolement auquel nous ont conduit les matéria listes sectaires, les dignes successeurs du maître de danse Lacorne, qui ont fait des centres d’initiation, des réunions de marchands de vins et de la Science hermétique une odieuse profanation. Gloire ànfiwn ’et honneur au Phil. inc... N:Z: V12: Mzfz. Le Président du Suprême Conseil ; Le Secrétaire général : PAPUS‘ _ SÉDIR' L’A rchiviste : L’Archz’viste (Id/OÙZI' : J. BURG. SISERA. NOTE COMPLÉMENTAIRE SUR L’ORDRE MARTINISTE L’Ordre Martiniste, fondé par Martinès de Pasqually vers 1750, continué par Claude de Saint—Martin, le « philosophe inconnu », puis par ‘vVillermoz jus qu’en 1810 avec Lyon comme centre s’est répandu en. ... . ,,. L . _, ....,. «au.-- __-.__ .. M
2200 L’INITIATION France, en Allemagne et en Russie. Il a pris une vi gueur et une extension nouvelles depuis 1887 par la multiplication des initiés libres, puis, peu après, par la constitution à Paris du Suprême Conseil de l’ordre et des groupes et loges martinistes. Les archives de l’ordre, intégralement conservées depuis 1767, sont confiées à la garde du Suprême Conseil. L’ordre Martiniste a conservé intactes les constitu— tions des hautes fraternités initiatiques qui ont pré cédé la révolution maç.°s de 1773, et il doit sa vie talité intense à cette organisation. Les questions d’argent sont à peu près inconnues dans l’Ordre; les cotisations, le tronc de la veuve, les droits de diplômes n’existent pas, et les grades sont toujours conférés au mérite et ne peuvent jamais faire l’objet d’un marché. Tout chef de loge est propriétaire de sa loge et doit en couvrir la plupart des frais, et, en règle générale, tout officier de l'Ordre doit personnellement couvrir les dépenses nécessitées par l’emploi que cet officier occupe. Aussi l’affiliation à l’Ordre Martiniste est—elle recherchée surtout pour l’instruction qui est poussée fort loin et qui comprend l’étude approfondie des sciences symboliques et hermétiques. Voici du reste un résumé de l’organisation actuelle de l’ordre qui permettra d’en juger l'importance. En avant-garde et disséminés partout dans la so ciété profane se trouvent les initiateurs libres, ayant le pouvoir d’initier directement, et sans autre con trôle que celui de leur conscience, aux symboles fon damentaux de l’ordre répartis en trois grades. Ces
3ORDRE MARTINISTE 20! initiateurs libres ne relèvent d’aucune autorité autre que celle de leur conscience. Quand les initiateurs veulent poursuivre leurs études ou augmenter leurs moyens d’action, ils s’adres— sent au SUPRÊME CONSEIL. composé de vingt et un membres et de trois chambres dont la sphère d’auto rité est ainsi répartie : Des delégués locaux organisent la propagande lo cale et fondent des groupes Martinistes formés de trois membres au minimum et rattachés à l’autorité d’un Délégué général pour une contrée dépendant directement du Suprême Conseil. Quand le nombre des initiés est assez élevé, on constitue une loge Martiniste qui devient la propriété de son fondateur sous condition d’obéissance aux règlements de l’ordre et sous réserve des modifications spéciales que chaque Souverain Délégué général peut établir dans les pays étrangers. C’est ainsi que plusieurs loges peuvent se fédérer pour former un Grand Conseil Martr‘nz‘ste placé sous l’autorité directe du Souverain Délégué général. ' C’est là la voie suivie avec succès aux États-Unis. Du reste, un Inspecieur général et un service com plet d’Inspecteurs secrets dépendant directement du Suprême Conseil permettent une surveillance effec tive de toutes les formations Martinistes. C’est à cette organisation que l’Ordre doit son ra pide et légitime succès, car actuellement l’Ordre Mar— tiniste compte de nombreux Groupes et des Loges en France, en Espagne, en Italie, en Belgique, en Au— triche, en Égypte, en Tunisie, en Algérie, dans l’Amé
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1ORDRE MARTINISTE 199 entretoutes les hautes fraternités iniatiques d’Occi— dent et d’Orient, l'influence française prend, dans le monde entier et sous le drapeau du spiritualisme, la place à laquelle elle a légitimement droit et l’on voit s’élever à Paris un Suprême Conseil rendant à l’inia tiation symbolique sa valeur, aux recherches hermév tiques leur caractère élevé et aux grandes idées spiri-‘ tualistes des .temples et des défenseurs éclairés. Grâce au Martinisme les rapports entre toutes les initiations symboliques peuvent être repris et nous sortirons de cet isolement auquel nous ont conduit les matéria listes sectaires, les dignes successeurs du maître de danse Lacorne, qui ont fait des centres d’initiation, des réunions de marchands de vins et de la Science hermétique une odieuse profanation. Gloire ànfiwn ’et honneur au Phil. inc... N:Z: V12: Mzfz. Le Président du Suprême Conseil ; Le Secrétaire général : PAPUS‘ _ SÉDIR' L’A rchiviste : L’Archz’viste (Id/OÙZI' : J. BURG. SISERA. NOTE COMPLÉMENTAIRE SUR L’ORDRE MARTINISTE L’Ordre Martiniste, fondé par Martinès de Pasqually vers 1750, continué par Claude de Saint—Martin, le « philosophe inconnu », puis par ‘vVillermoz jus qu’en 1810 avec Lyon comme centre s’est répandu en. ... . ,,. L . _, ....,. «au.-- __-.__ .. M
2200 L’INITIATION France, en Allemagne et en Russie. Il a pris une vi gueur et une extension nouvelles depuis 1887 par la multiplication des initiés libres, puis, peu après, par la constitution à Paris du Suprême Conseil de l’ordre et des groupes et loges martinistes. Les archives de l’ordre, intégralement conservées depuis 1767, sont confiées à la garde du Suprême Conseil. L’ordre Martiniste a conservé intactes les constitu— tions des hautes fraternités initiatiques qui ont pré cédé la révolution maç.°s de 1773, et il doit sa vie talité intense à cette organisation. Les questions d’argent sont à peu près inconnues dans l’Ordre; les cotisations, le tronc de la veuve, les droits de diplômes n’existent pas, et les grades sont toujours conférés au mérite et ne peuvent jamais faire l’objet d’un marché. Tout chef de loge est propriétaire de sa loge et doit en couvrir la plupart des frais, et, en règle générale, tout officier de l'Ordre doit personnellement couvrir les dépenses nécessitées par l’emploi que cet officier occupe. Aussi l’affiliation à l’Ordre Martiniste est—elle recherchée surtout pour l’instruction qui est poussée fort loin et qui comprend l’étude approfondie des sciences symboliques et hermétiques. Voici du reste un résumé de l’organisation actuelle de l’ordre qui permettra d’en juger l'importance. En avant-garde et disséminés partout dans la so ciété profane se trouvent les initiateurs libres, ayant le pouvoir d’initier directement, et sans autre con trôle que celui de leur conscience, aux symboles fon damentaux de l’ordre répartis en trois grades. Ces
3ORDRE MARTINISTE 20! initiateurs libres ne relèvent d’aucune autorité autre que celle de leur conscience. Quand les initiateurs veulent poursuivre leurs études ou augmenter leurs moyens d’action, ils s’adres— sent au SUPRÊME CONSEIL. composé de vingt et un membres et de trois chambres dont la sphère d’auto rité est ainsi répartie : Des delégués locaux organisent la propagande lo cale et fondent des groupes Martinistes formés de trois membres au minimum et rattachés à l’autorité d’un Délégué général pour une contrée dépendant directement du Suprême Conseil. Quand le nombre des initiés est assez élevé, on constitue une loge Martiniste qui devient la propriété de son fondateur sous condition d’obéissance aux règlements de l’ordre et sous réserve des modifications spéciales que chaque Souverain Délégué général peut établir dans les pays étrangers. C’est ainsi que plusieurs loges peuvent se fédérer pour former un Grand Conseil Martr‘nz‘ste placé sous l’autorité directe du Souverain Délégué général. ' C’est là la voie suivie avec succès aux États-Unis. Du reste, un Inspecieur général et un service com plet d’Inspecteurs secrets dépendant directement du Suprême Conseil permettent une surveillance effec tive de toutes les formations Martinistes. C’est à cette organisation que l’Ordre doit son ra pide et légitime succès, car actuellement l’Ordre Mar— tiniste compte de nombreux Groupes et des Loges en France, en Espagne, en Italie, en Belgique, en Au— triche, en Égypte, en Tunisie, en Algérie, dans l’Amé
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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