Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1DIVISION DU CIEL EN MAISONS ASTROLOGIQUES 109 père cette rotation, nous verrons qu’elle varie un peu avec les auteurs, mais qu’elle est en moyenne d’un degré par an. Nous observerons dès maintenant que si chaque significateur est susceptible de fournir des présages avec tous les prometteurs, il s’en faut de beaucoup que tous soient réalisables, étant donné le peu de longévité de l’homme. Par analogie, diriger est devenu synonyme de me— suref l’arc de Direction parce que, anticipant sur les événements, l’astrologue imprime à sa sphère céleste un mouvement identique à celui qui doit déterminer l’événement dans la réalité. C’est pourquoi Morin distingue la Direction naturelle et la Direction artifi cielle, et c’est de cette dernière que parle Jean de Mon teregz’o lorsqu’il dit: « Diriger n’est autre chose que mouvoirla sphère jusqu’à ce que le second lieu soit amené à la position du premier. » SIGNIFICATEURS Le significateur est un planète ou un point du ciel qui indique le sujet de l’affection. Les auteurs ne sont pas toujours d’accord au sujet de leur nombre; cependant presque tous admettent les cinq significations de Ptolémée en leur conservant leur nature primitive. Leurs réformes se bornent à en adjoindre de nouveaux pourvus de significations plus spéciales: aussi leur innovation ne doit pas être rejetée ‘ sans un examen préalable. Il en .est tout autrement quant à Morin de Villefranche, car nous verrons qu'il ne se borne pas à accroître le nombre des signi ficateurs, mais qu’il leur enlève leur signification fixe
2I 10 L’INITIATION pour leur en attribuer de nouvelles variant suivant les lieux qu’ils occupent dans la figure. Ptolémée (I), dont l’autorité est incontestable, en seigne que l’on doit diriger les cinq significateurs suivants : ' L’Horoscope, pour la santé et les voyages ; La partie de fortune, pour les biens. La Lune, pour les passions de l’âme et pour le ma riage. Le Soleil, pour les dignités et la gloire. Le sommet du ciel, pour les actions particulières de la vie et pour la procréation des enfants. Junctin de Florence (2) admet ces cinq significa teurs, mais il fait observer que les auteurs moins an ciens que Ptolémée y joignent les autres Planètes. Il enseigne qu’on doit examiner : L’Horocospe pour la santé et la complexion du corps ainsi que pour les affections et les mœurs de l’âme. La Lune, pour les voyages, les mariages, la situa tion de l’épouse et des femmes consanguines. \ Le Soleil, pour les honneurs, les dignités et la gloire. La partie de fortune pour les richesses. Le maître de la partie de fortune, quel qu’il soit, sert à obtenir les présages de même nature. Le milieu du ciel, pour les honneurs, les dignités, les charges, la faveur des grands, les professions, les (I) Sent. 77 du Centiloque, et 1. IV, ch. II, du Quadipar tite. (2) Francisci Junctini Comment. in Ptol. de astre. judic., l. [11, ch. x11.
3DIVISION DU CIEL EN MAISONS ASTROLOGIQUES III amitiés, la situation de la mère, la procréation des enfants et toutes les autres actions de la vie. Saturne, pour la situation des ancêtres, les disposi— tions de l’esprit, les héritages, les constructions. Jupiter, pour la gloire, les richesses et les enfants. Mars, pour la victoire, le courage, les frères et les choses de guerre. Vénus, pour le mariage, les plaisirs, les choses pré cieuses et la situation des femmes consanguines. Mercure, pour l'esprit, l’industrie, la profession, les affaires, les voyages et la position des frères puînés. Enfin Juncz‘z'n nous‘apprend qu’en dehors de ces significations empruntées au tableau des correspon dances, il s’en forme d’accidentelles dues à la nature des maisons occupées par les significateurs. Garcœus (I), qui presque partout s’est inspiré de Junctin et lui a emprunté de nombreux passages, n’abandonne pas ses habitudes et reste d’accord avec lui sur ce point. Orz'ganus (2) ne se borne pas à joindre au Soleil et à la Lune les cinq planètes inférieurs, mais joint à l’horoscope et au sommet du ciel les cuspides des autres maisons. Il porte ainsi à vingt le nombre des significateurs. Cependant il fait remarquer que sui vant le précepte de Ptolémée, il accorde la plus grande importance aux cinq qui avaient été primitivement adoptés. Quant à Cardan, il semble, comme le fait remarquer (i) Astrologiæ methodus, ch. vu, p. 79. (2) Astrologia naturalz‘s., membr. IV, part. 3.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1DIVISION DU CIEL EN MAISONS ASTROLOGIQUES 109 père cette rotation, nous verrons qu’elle varie un peu avec les auteurs, mais qu’elle est en moyenne d’un degré par an. Nous observerons dès maintenant que si chaque significateur est susceptible de fournir des présages avec tous les prometteurs, il s’en faut de beaucoup que tous soient réalisables, étant donné le peu de longévité de l’homme. Par analogie, diriger est devenu synonyme de me— suref l’arc de Direction parce que, anticipant sur les événements, l’astrologue imprime à sa sphère céleste un mouvement identique à celui qui doit déterminer l’événement dans la réalité. C’est pourquoi Morin distingue la Direction naturelle et la Direction artifi cielle, et c’est de cette dernière que parle Jean de Mon teregz’o lorsqu’il dit: « Diriger n’est autre chose que mouvoirla sphère jusqu’à ce que le second lieu soit amené à la position du premier. » SIGNIFICATEURS Le significateur est un planète ou un point du ciel qui indique le sujet de l’affection. Les auteurs ne sont pas toujours d’accord au sujet de leur nombre; cependant presque tous admettent les cinq significations de Ptolémée en leur conservant leur nature primitive. Leurs réformes se bornent à en adjoindre de nouveaux pourvus de significations plus spéciales: aussi leur innovation ne doit pas être rejetée ‘ sans un examen préalable. Il en .est tout autrement quant à Morin de Villefranche, car nous verrons qu'il ne se borne pas à accroître le nombre des signi ficateurs, mais qu’il leur enlève leur signification fixe
2I 10 L’INITIATION pour leur en attribuer de nouvelles variant suivant les lieux qu’ils occupent dans la figure. Ptolémée (I), dont l’autorité est incontestable, en seigne que l’on doit diriger les cinq significateurs suivants : ' L’Horoscope, pour la santé et les voyages ; La partie de fortune, pour les biens. La Lune, pour les passions de l’âme et pour le ma riage. Le Soleil, pour les dignités et la gloire. Le sommet du ciel, pour les actions particulières de la vie et pour la procréation des enfants. Junctin de Florence (2) admet ces cinq significa teurs, mais il fait observer que les auteurs moins an ciens que Ptolémée y joignent les autres Planètes. Il enseigne qu’on doit examiner : L’Horocospe pour la santé et la complexion du corps ainsi que pour les affections et les mœurs de l’âme. La Lune, pour les voyages, les mariages, la situa tion de l’épouse et des femmes consanguines. \ Le Soleil, pour les honneurs, les dignités et la gloire. La partie de fortune pour les richesses. Le maître de la partie de fortune, quel qu’il soit, sert à obtenir les présages de même nature. Le milieu du ciel, pour les honneurs, les dignités, les charges, la faveur des grands, les professions, les (I) Sent. 77 du Centiloque, et 1. IV, ch. II, du Quadipar tite. (2) Francisci Junctini Comment. in Ptol. de astre. judic., l. [11, ch. x11.
3DIVISION DU CIEL EN MAISONS ASTROLOGIQUES III amitiés, la situation de la mère, la procréation des enfants et toutes les autres actions de la vie. Saturne, pour la situation des ancêtres, les disposi— tions de l’esprit, les héritages, les constructions. Jupiter, pour la gloire, les richesses et les enfants. Mars, pour la victoire, le courage, les frères et les choses de guerre. Vénus, pour le mariage, les plaisirs, les choses pré cieuses et la situation des femmes consanguines. Mercure, pour l'esprit, l’industrie, la profession, les affaires, les voyages et la position des frères puînés. Enfin Juncz‘z'n nous‘apprend qu’en dehors de ces significations empruntées au tableau des correspon dances, il s’en forme d’accidentelles dues à la nature des maisons occupées par les significateurs. Garcœus (I), qui presque partout s’est inspiré de Junctin et lui a emprunté de nombreux passages, n’abandonne pas ses habitudes et reste d’accord avec lui sur ce point. Orz'ganus (2) ne se borne pas à joindre au Soleil et à la Lune les cinq planètes inférieurs, mais joint à l’horoscope et au sommet du ciel les cuspides des autres maisons. Il porte ainsi à vingt le nombre des significateurs. Cependant il fait remarquer que sui vant le précepte de Ptolémée, il accorde la plus grande importance aux cinq qui avaient été primitivement adoptés. Quant à Cardan, il semble, comme le fait remarquer (i) Astrologiæ methodus, ch. vu, p. 79. (2) Astrologia naturalz‘s., membr. IV, part. 3.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.