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1100 L'INITIATION Toutes les confessionsjdevaient donc profiter du mou vement de spiritualité que nous avons cherché à créer sur tous les plans, et l’impartiale histoire montrera combien nous avons peu hésité à sacrifier beaucoup de notre temps, de notre travail et un peu aussi de notre réputation scientifique, à cette lutte contre les seuls adversaires que nous ayons jamais combattus: le Matérialisme désespérant et l’Athéisme sous tous ses aspects. / De ce retour vers la spiritualité, l’Église catholique devait profiter comme les autres confessions. Elle aurait dû savoir gré à ceux qui luttaient pour de telles idées, et leur montrer au moins une neutralité dont elle aurait été la première à profiter. Mais, exaspérés par les échecs subis sur le plan politique, méconnais sant dans un aveuglement, que nous voulons croire passager, les efforts des spiritualistes vers la création d’un idéal élevé, certains écrivains, issus des sacris ties, ont imaginé une calomnie qui serait grotesque, si elle n’était absurde par essence: l’a/firmatz‘on que le diable (avec lequel on fait peur aux petits enfants}, est celui qui a pris à cœur de ramener les athées à la foi et les savants à l’étude de l’immortalité de l’âme. ' Et pour cela, on a confondu dans une même salade les francs-maçons athées du Grand-Orient, les spi rites, les groupes mystiques et les martinistes dont les ancêtres se sont fait guillotiner en 93 pour défendre le Christianisme contre l’Obscurantisme Iaïque_ déjà commençant. Quand les premières publications concernant la
2J'y—w...“ .. ....u . ,_ ._.,. ....«...avuu . .- .;, ., .,.« .»1; -. LE DIABLE ET L’OCCULTISME IOI prétendue action de ce fameux Lucifer parurent, . nous nous fîmes quelques pintes de bon sang\ sa chant bien qu’en France l’instruction était assez développée pour faire justice de pareilles inepties. Mais, comme les éditeurs spéciaux ont trouvé au fond des campagnes quelques braves prêtres et quelques pauvres femmes qui ont cru réellement que Lucifer apparaissait à des Parisiens, les livres se multiplient, les accusations bêtes s’accumulent, et il nous semble utile de remettre une fois pour toutes les choses en leur place. et de répondre personnelle ment à ceux qui nous ont fait le très grand honneur de s’occuper de notre humble personne. L’OEUVRE DE JULES D.-—- LA PAROLE D’HONNEUR. « PARDONNEZ-NOUS NOS OFFENSES ». A côté de l’énorme publication de M. Bataille, d’autres ouvrages de moindre importance et de plus grande valeur littéraire ont vu le jour. Nous ne nous arrêterons pas aux publications des romanciers ou des journalistes comme MM. Huysmans et C“’,aux quels les fraternités initiatiques ont fermé leur porte au nez et qui n’ont à leur service que leur brillante imagination et leur style captivant. Ils ne peuvent rien savoir et cela indique de suite la valeur qu’on peut attribuer à leurs compilations. Mais parmi ces ouvrages, il en est un publié par un homme de grand cœur et de belle intelligence, M. Jules B”, qui a pensé se cacher sous un pseu donyme, mais sans succès d’ailleurs. M. Jules D'" a
3102 L’INITIATION fait partie de l’ordre Martiniste et a été le rénovateur de l’Église gnostique; de plus, il possédait un des hauts grades du Grand Orient. A ces titres divers il mérite toute notre attention. Son ouvrage intitulé Lucifer démasqué ne doit pas être entièrement de sa main. Il y a des absurdités et des pages si mal écrites que nous y reconnaissons la facture habituelle de MM. Bataille et C". Mais, à côté de cela, quelles merveilles de description et de style! Jules D'“ est un merveilleux poète à qui man qua la culture scientifique nécessaire pour expliquer sans trouble les phénomènes que lui prodigua le monde invisible. Faute de ce roc de I’Entendement qui permet de discerner les reflets et les êtres réels, il ne restait à cette âme élevée que deux issueszla conversion, c’est-à-dire l’abandon de tout l’idéal de sa vie, ou la folie. Bénissons le ciel que le patriarche de la Gnose ait choisi la première voie. Puisse t-elle lui apporter cette « paix du cœur » que nous avons rencontrée à notre sortie du matérialisme, et puisse le pardon de ses frères lui promettre encore de longs et heureux jours! Pauvre cœur qui voit du satanisme dans l'œuvre de ce doux Claude de Saint—Martin qui fut le modèle des catholiques pratiquants ! Quelle angoisse a donc pu étreindre cette âme au point de lui faire croire que le diable avait le pouvoir de prendre les traits du Christ? Choisi par l’Invisible pour une œuvre sacrée, ce noble esprit s'est effaré, et cela nous évoque l’image d’une Jeanne d’Arc accusant ses invisibles guides d’être des diables revêtus d’apparences an
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1100 L'INITIATION Toutes les confessionsjdevaient donc profiter du mou vement de spiritualité que nous avons cherché à créer sur tous les plans, et l’impartiale histoire montrera combien nous avons peu hésité à sacrifier beaucoup de notre temps, de notre travail et un peu aussi de notre réputation scientifique, à cette lutte contre les seuls adversaires que nous ayons jamais combattus: le Matérialisme désespérant et l’Athéisme sous tous ses aspects. / De ce retour vers la spiritualité, l’Église catholique devait profiter comme les autres confessions. Elle aurait dû savoir gré à ceux qui luttaient pour de telles idées, et leur montrer au moins une neutralité dont elle aurait été la première à profiter. Mais, exaspérés par les échecs subis sur le plan politique, méconnais sant dans un aveuglement, que nous voulons croire passager, les efforts des spiritualistes vers la création d’un idéal élevé, certains écrivains, issus des sacris ties, ont imaginé une calomnie qui serait grotesque, si elle n’était absurde par essence: l’a/firmatz‘on que le diable (avec lequel on fait peur aux petits enfants}, est celui qui a pris à cœur de ramener les athées à la foi et les savants à l’étude de l’immortalité de l’âme. ' Et pour cela, on a confondu dans une même salade les francs-maçons athées du Grand-Orient, les spi rites, les groupes mystiques et les martinistes dont les ancêtres se sont fait guillotiner en 93 pour défendre le Christianisme contre l’Obscurantisme Iaïque_ déjà commençant. Quand les premières publications concernant la
2J'y—w...“ .. ....u . ,_ ._.,. ....«...avuu . .- .;, ., .,.« .»1; -. LE DIABLE ET L’OCCULTISME IOI prétendue action de ce fameux Lucifer parurent, . nous nous fîmes quelques pintes de bon sang\ sa chant bien qu’en France l’instruction était assez développée pour faire justice de pareilles inepties. Mais, comme les éditeurs spéciaux ont trouvé au fond des campagnes quelques braves prêtres et quelques pauvres femmes qui ont cru réellement que Lucifer apparaissait à des Parisiens, les livres se multiplient, les accusations bêtes s’accumulent, et il nous semble utile de remettre une fois pour toutes les choses en leur place. et de répondre personnelle ment à ceux qui nous ont fait le très grand honneur de s’occuper de notre humble personne. L’OEUVRE DE JULES D.-—- LA PAROLE D’HONNEUR. « PARDONNEZ-NOUS NOS OFFENSES ». A côté de l’énorme publication de M. Bataille, d’autres ouvrages de moindre importance et de plus grande valeur littéraire ont vu le jour. Nous ne nous arrêterons pas aux publications des romanciers ou des journalistes comme MM. Huysmans et C“’,aux quels les fraternités initiatiques ont fermé leur porte au nez et qui n’ont à leur service que leur brillante imagination et leur style captivant. Ils ne peuvent rien savoir et cela indique de suite la valeur qu’on peut attribuer à leurs compilations. Mais parmi ces ouvrages, il en est un publié par un homme de grand cœur et de belle intelligence, M. Jules B”, qui a pensé se cacher sous un pseu donyme, mais sans succès d’ailleurs. M. Jules D'" a
3102 L’INITIATION fait partie de l’ordre Martiniste et a été le rénovateur de l’Église gnostique; de plus, il possédait un des hauts grades du Grand Orient. A ces titres divers il mérite toute notre attention. Son ouvrage intitulé Lucifer démasqué ne doit pas être entièrement de sa main. Il y a des absurdités et des pages si mal écrites que nous y reconnaissons la facture habituelle de MM. Bataille et C". Mais, à côté de cela, quelles merveilles de description et de style! Jules D'“ est un merveilleux poète à qui man qua la culture scientifique nécessaire pour expliquer sans trouble les phénomènes que lui prodigua le monde invisible. Faute de ce roc de I’Entendement qui permet de discerner les reflets et les êtres réels, il ne restait à cette âme élevée que deux issueszla conversion, c’est-à-dire l’abandon de tout l’idéal de sa vie, ou la folie. Bénissons le ciel que le patriarche de la Gnose ait choisi la première voie. Puisse t-elle lui apporter cette « paix du cœur » que nous avons rencontrée à notre sortie du matérialisme, et puisse le pardon de ses frères lui promettre encore de longs et heureux jours! Pauvre cœur qui voit du satanisme dans l'œuvre de ce doux Claude de Saint—Martin qui fut le modèle des catholiques pratiquants ! Quelle angoisse a donc pu étreindre cette âme au point de lui faire croire que le diable avait le pouvoir de prendre les traits du Christ? Choisi par l’Invisible pour une œuvre sacrée, ce noble esprit s'est effaré, et cela nous évoque l’image d’une Jeanne d’Arc accusant ses invisibles guides d’être des diables revêtus d’apparences an
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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