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12 l’initiation est pris par les occultistes modernes dans une accepton spéciale et ne désigne pas seulement les « esprits obsesseurs » conçus par les anciens sous ce nom. La larve est un parasite psychique dont la consti tution et la génération ont été parfaitement définies par Paracelse et. depuis, par Eliphas Lévi et Stanislas de Guaita. Notre résumé portera donc : i° Sur la constitution de la larve et son origine ; 2° Sur le moyen qui permet à la larve d’exister ; 3° Sur la destruction de la larve. CONSTITUTION-DÉFINITION La figure placée dans cette étude (p. 9) montre la fixation d’une vision astrale dans un miroir magique au charbon. Un magiste y verra immédiatement la représentation du monde des élémentals et des larves. La diversité et l'incohérence des figures évoquées indiquent bien l’origine de ces formes. Ce sont des images cérébrales, des idées, amenées à l’existence pour un temps plus ou moins long. La larve est un être du plan astral constitué par une idée humaine comme principe supérieur (image de l’esprit dans l’homme), par la force vitale du créa teur de la larve comme principe d’animation, et par un agglomérat de lumière astrale comme corps. La forme de la larve dépend uniquement de l’ima gination de l’homme qui a créé cette idée vivante ; de là la singularité et la multiplicité de ces formes astrales.
2LES LARVES 3 De plus ki larve, origine du remords, vit de la vie même de son créateur et épuise progressivement le malheureux. Aussi la définition de Stanislas de Guaita est-elle excellente : Larves. — « Substances fantastiques inconsistantes, « mais réelles, dépourvues d’essence propre et vivant « d'une vie d’emprunt. Elle s’attachent à ceux qui leur « ont donné naissance et qui s’épuisent, à la longue, « à les nourrir. » (Serpent de la Genèse, p. 364.) Tout cela est encore obscur pour certains de nos lecteurs, peu familiarisés encore avec les questions touchant à la pratique. Mais, comme nous avons l’intention d’aborder maintenant ces questions dans Y Initiation, nous allons faire le plus de citations possible afin d’éclairer ce résumé et, aussi, afin de bien montrer le caractère traditionnel de ces recherches. A l’état normal nous générons une foule d'idées ; mais l’intensité de ces idées est rarement assez forte pour leur permettre de réagir sur notre organisme, en devenant des êtres psychiques. Saint-Yves d’Alveydre dit très bien dans un de ses ouvrages peu connus : les Clefs de Y Orient (1875) : « Dans l'ordre invisible comme dans le visible, rien ne se perd et la substance première d’un astre quel conque garde, imprimés en elle, dans sa lumière secrète, jusqu’au mouvement d'une volonté, jusqu'à la radiation d’une passion, jusqu’à l’image d'une pensée. »
34 l’initiation Mais pour permettre l’existence personnelle pendant un certain laps de temps à cette pensée, il faut une tension cérébrale toute spéciale. C’est ce que nous montre le très bel extrait suivant de la lettre d’un initié indou publiée par M. Sinnet : ORIGINE DES LARVES «Dans son évolution invisible, toute pensée humaine passe dans l’endroit dont l’ordre physique est l’envers et devient une entité active, en s’associant, en s’unis sant avec un élément particulier, c’est-à-dire avec une des forces semi-intellectuelles des royaumes de la vie. « Cette pensée survit comme une intelligence active, comme une créature engendrée de l’esprit pendant une période plus ou moins longue et proportionnelle à l’intensité de l’action cérébrale qui l’a générée. « Ainsi, une bonne pensée se perpétue comme une puissance active et bienfaisante et une mauvaise comme un pouvoir démoniaque et maléfique. « De sorte que l’homme peuple continuellement sa course dans l’espace d’un monde à son image, rempli des émanations de ses fantaisies, de ses désirs, de ses impulsions et de ses passions. « Mais à son tour le milieu invisible de l’homme réagit, par son seul contact, sur toute organisation sensitive ou nerveuse, proportionnellement à son intensité dynamique. » C’est seulement à la mauvaise pensée, agissant d’une façon dissolvante sur l’organisme et se perpé tuant comme un pouvoir démoniaque et maléfique, que nous donnons le nom particulier de larve.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
12 l’initiation est pris par les occultistes modernes dans une accepton spéciale et ne désigne pas seulement les « esprits obsesseurs » conçus par les anciens sous ce nom. La larve est un parasite psychique dont la consti tution et la génération ont été parfaitement définies par Paracelse et. depuis, par Eliphas Lévi et Stanislas de Guaita. Notre résumé portera donc : i° Sur la constitution de la larve et son origine ; 2° Sur le moyen qui permet à la larve d’exister ; 3° Sur la destruction de la larve. CONSTITUTION-DÉFINITION La figure placée dans cette étude (p. 9) montre la fixation d’une vision astrale dans un miroir magique au charbon. Un magiste y verra immédiatement la représentation du monde des élémentals et des larves. La diversité et l'incohérence des figures évoquées indiquent bien l’origine de ces formes. Ce sont des images cérébrales, des idées, amenées à l’existence pour un temps plus ou moins long. La larve est un être du plan astral constitué par une idée humaine comme principe supérieur (image de l’esprit dans l’homme), par la force vitale du créa teur de la larve comme principe d’animation, et par un agglomérat de lumière astrale comme corps. La forme de la larve dépend uniquement de l’ima gination de l’homme qui a créé cette idée vivante ; de là la singularité et la multiplicité de ces formes astrales.
2LES LARVES 3 De plus ki larve, origine du remords, vit de la vie même de son créateur et épuise progressivement le malheureux. Aussi la définition de Stanislas de Guaita est-elle excellente : Larves. — « Substances fantastiques inconsistantes, « mais réelles, dépourvues d’essence propre et vivant « d'une vie d’emprunt. Elle s’attachent à ceux qui leur « ont donné naissance et qui s’épuisent, à la longue, « à les nourrir. » (Serpent de la Genèse, p. 364.) Tout cela est encore obscur pour certains de nos lecteurs, peu familiarisés encore avec les questions touchant à la pratique. Mais, comme nous avons l’intention d’aborder maintenant ces questions dans Y Initiation, nous allons faire le plus de citations possible afin d’éclairer ce résumé et, aussi, afin de bien montrer le caractère traditionnel de ces recherches. A l’état normal nous générons une foule d'idées ; mais l’intensité de ces idées est rarement assez forte pour leur permettre de réagir sur notre organisme, en devenant des êtres psychiques. Saint-Yves d’Alveydre dit très bien dans un de ses ouvrages peu connus : les Clefs de Y Orient (1875) : « Dans l'ordre invisible comme dans le visible, rien ne se perd et la substance première d’un astre quel conque garde, imprimés en elle, dans sa lumière secrète, jusqu’au mouvement d'une volonté, jusqu'à la radiation d’une passion, jusqu’à l’image d'une pensée. »
34 l’initiation Mais pour permettre l’existence personnelle pendant un certain laps de temps à cette pensée, il faut une tension cérébrale toute spéciale. C’est ce que nous montre le très bel extrait suivant de la lettre d’un initié indou publiée par M. Sinnet : ORIGINE DES LARVES «Dans son évolution invisible, toute pensée humaine passe dans l’endroit dont l’ordre physique est l’envers et devient une entité active, en s’associant, en s’unis sant avec un élément particulier, c’est-à-dire avec une des forces semi-intellectuelles des royaumes de la vie. « Cette pensée survit comme une intelligence active, comme une créature engendrée de l’esprit pendant une période plus ou moins longue et proportionnelle à l’intensité de l’action cérébrale qui l’a générée. « Ainsi, une bonne pensée se perpétue comme une puissance active et bienfaisante et une mauvaise comme un pouvoir démoniaque et maléfique. « De sorte que l’homme peuple continuellement sa course dans l’espace d’un monde à son image, rempli des émanations de ses fantaisies, de ses désirs, de ses impulsions et de ses passions. « Mais à son tour le milieu invisible de l’homme réagit, par son seul contact, sur toute organisation sensitive ou nerveuse, proportionnellement à son intensité dynamique. » C’est seulement à la mauvaise pensée, agissant d’une façon dissolvante sur l’organisme et se perpé tuant comme un pouvoir démoniaque et maléfique, que nous donnons le nom particulier de larve.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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