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y i ----- ?--------------------- ' '’-Y y . 3 fr. 50 Imprimerie de l’initiation, 15, rue Séguier, Paris / . Z Librairie Générale et Internationale G.
FICKER PARIS — 6, rue de Savoie, 6 — PARIS SCIENCES OCCULTES AU PAYS DES ESPRITS Ou Roman vécu dans les mystères de l’occultisme Préface par le Docteur PA PUS C’est un volume absolument indispensable pour tous ceux s’intéressant aux sciences occultes et à tous ceux voulant s’initier et étudier ses sciences. L’édition anglaise est depuis longtemps épuisée ; elle se paie .50 fr. environ, si l’on trouve un exemplaire..
Il en sera de même de l’édition française.’ Un fort volume. . . 5 francs / ROMAN SATANIQUE Par Raymor.d M/xYGRIER Très connu des Spirites et des Occultistes, l’auteur dans son nouveau roman de Rédemption, nous initie au culte mystérieux et réel du Satanisme. Il nous montre, en des scènes émouvantes" et très dramatiques, son héroïne esclave d’abord du vice et de Satan, s’acheminant à la Rédemption à la laveur d’un amour chaste et naïf.
Dans Rédemption, M Raymond Maygnier évoque, sous une forme saisissante le pacte infernal, les pratiques de l’Envoùtement, l’intervention des démons succubes et, enfin la possession démoniaque* Ce roman vraiment nouveau et sortant de la banalité courante, est appelé à un très grand succès. Prix................................................... ... 3 fr. 50 if J*.-33.
POIRSON DÉCOUVERTE DE LJAME En soi-meme par la liberté Si l’auteur attpint son but’ qui est de se faire reconnaître par son chef, ce livre commence une carrièie dont on ne verra pas la fin. Si, par suite d’er reur involontaire, il est rejeté. Usera l’ennemi de tout le monde, car il relègue l’Espnl Humain au second plan, et qu’y a-t-il de plus féroce que l’AmourPropre blessé?
I n attendant, il a un mérite, C’est que dans là Théologie et la Philosophie les plus hautes, il n’est pas employé.un terme ni une expres sion, qui, prise par elle même, ne soit du plus vulgaire langage.. Sa clarté . ne vient que du choc d’expressions simple’s. Un volume in-8. Prix. .
ANNEE 94'« VOLOME (JANVIER SOMMAIRE DU N Page Astrologique (p. 1) PARTIE PHILOSOPHIQUE Le Tarot des Bohémiens, Dr Monteuuis May. Partie littéraire : Bibliographie. Premiers.-éléments de'.lecture de'-la langue égyp tienne (p. 2 à 34) \sùitè,ét finp.................... [d Œil sacré'du Delta lumineux (p. 35 à 49). . la Suggestion (p. 5() à 56)......................... 'Tout dans Tout (p. 57 à 62)..................
Les: Plantes.' magiques (Sôma et Hàoma) (p. 63 à 7(j) (suite).......................................... De régime naturel'moderne : ses idées direc trices et leur application pratique (p. 7'1 à 82). Méditation sur la lumière (p. 83 à 86)............ Tout ce qui .concerne la Rédaction et les Echanges doit être adressé 15, Rue Séguier, Paris (VI0) — Téléphone 816-09 Tout ce qui concerne ¡’Administration : ABONXE.MKXTS. VlCNTI-: AU i, ANNONCES Librairie GénéraTê" et Wertîafionale G. plGRER PARIS— i et n. /'///• de Savoie — PARIS
L’Imitation Octobre 1888. paraît sans interruption depuis Cette Revue a puissamment contribué à la renais sance, en France, du Spiritualisme scientifique. Mais l’Initiation, ainsi que son titre l’indique, n’est pas une Revue consacrée spécialement à la dif fusion des premiers éléments et des expériences de début concernant la Science psychique. L’Initiation est une Revue complémentaire de toutes les revues exotériques.
C’est l’organe des études approfondies de J’Esotérisme dans toutes les Écoles, et elle est établie pour compléter les recherches de tous ceux qui s’intéressent, au psychisme, aux sociétés occultes et à la traditionin initiatique. La collection de l’Initiation forme le compendium le plus complet des recherches occultes dans toutes les branches possibles.
Fidèle à sa ligne de conduite, l’Initiation est orga nisée pour faire paraître une foule d’études inédites de Saint-Yves sur l’Archéomètre, ainsi que des publications de manuscrits inédits de Fabre d’Olivet et d’autres auteurs qu’elle possède dans ses archives. Deux manuscrits d’Eckarthansen attendent aussi leur apparition. On voit que l’initiation est toujours prête à justi fier son antique réputation.
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1 5 •___________________ 1 Correspondances DÉCEMBRE Les Genoux Froid-Sec Végétaux Mûrier Hellébore Animaux Lion Héron Minéraux Chalcédoine Chrysolithe Parfums Nard Domicile Planétaire Mais. 10 Angulaire Domicile Noc. de Saturne Mars en exaltation La Lune en Faiblesse -1 à 10°. — Inf. de la queue du Dragon.
11 à 3o<». — Tête de Dragon. » I i I JANVIER Les Jambes Chaud-Humide Végétaux Angélique Sauge ytnïmcttiic Brebis Paon Minéraux Agathe Onyx Parfums Euphorbe Domicile Planétaire Maison il Fixe Domicile Diurne Je Salurse Mercure en exaltation Soleil en Faiblesse
PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE i Cette partie est ouverte aux écrivains de toutes Écoles sans aucune distinction, et chacun d’eux conserve la responsabilité exclusive de ses idées. PREMIERS ELEMENTS de Lecture DE LA LANGUE ÉGYPTIENNE (Caractères hiéroglyphiques) Cours professé' à l’Ecole Supérieure libre des Sciences Hermétiques (1911-1912) PAR (Docteur G.
Eneausse) DEUXIÈME PARTIE EXEMPLES DE LECTURE ' • Les Cartouches. — La Pierre de Rosette Tels sont les principes de cette écriture hiéroLECTURE DE L’ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 3 glyphique, tantôt phonétique, tantôt idéographique, et souvent les deux ensemble. Ceux qui voudront perfectionner cette étude auront grand profit à étudier avec soin l’ouvrage de Loret.
Pour les occultistes il suffit de connaître les pre miers éléments de cette admirable écriture. PRATIQUE ET ÉCRITURE Pour terminer ce chapitre, nous allons donner un exemple pratique de lecture : l’analyse de la dernière ligne de la Pierre de Rosette (d’après Ph. Berger, His toire dû l’Ecriture dans l’Antiquité, p. 99 et 100).
Cette analyse est précédée du rappel de la lecture, par CLhampollion, du cartouche sur lequel son esprit s’était arrêté, et il réussit à décomposer dans ses éléiucnls' le nom de Ploléméc (j^ ¡Q ^2 p)[, qu’il lut de la façon suivante : 0 p, . r, 0, j« i, «= j/, P s; puis les noms de Bérénice BPNIKX et d’Alexandre AAKEANTPZ
l’initiation V. Voici maintenant l’analyse du texte hiéroglyphique : p EO Y AI0OYTOIX AEIE P OI £ KAIENXÎ2 PIOI£KAIEAAHNIKOI£rPAM M A£IN K A1£TH£ Al E N E K A£TQ I T£2 N TE H PQTH N K AI ÛEYTE ’ Le texte grec a été restitué conjecturalcment, ainsi qu’il suit, parLetronne.
La partie incluse entre deux crochets [ ] manque sur la stèle originale. [To toüto ài'aypctyai ettî <7ftfyjjv ¿x cr]~cpEGv XiOou lois te îepoTs xac ¿yx&jptois xa) ¿XÀ^vixoïs ■ypctppaGtv xa.) alijaai èv ¿xdarlcp twp te ’STpiSrav xod ¿£VTépnt[v xai rplruv lepHy ‘txpos tù toü aîwoëiou ftacriAéc>.'5 elxôvt].
C’est-à-dire : Enfin, que ce décret soit gravé sur une stèle de pierre dure, en caractères sacrés, locaux cl grecs, et placé dans chaque temple des premier, second et troisième ordres, près de ¡'image du roi toujours vivant. 1x0 soit gravé ¿saypàÿat S^COltl décret tô Si WÇccpa.
F” ce tOVTO' h.r sur ¿ri a’hi nli une stèle de c7:;Ànp ex K 11 A»WA*A 1 1 * H r SS X=Z IsS ! h Iss a’e tout nt ‘Xe n nfr mout-ou t%c pierre dure, CD écrilure de divines paroles, écriture ¿.iïov clcpcov t 70« TC ypdppafftv tspotf - i Ksi (ppcfytpa- ' ' : • . t
n “in cia’i pnn *x« y ft Tçwx* **si* \\ «zx ! } j Hcomnibott de livre, écriture de Grecs, 919 J xai (■ypanfiaa’iv) ¿XXnviKoïs 4£ J\ » 1 f S nc3r3 e~ 1 1 1 ria a’ha’-f m ousfi-ou m rou-pe afin que il soil placé dans les grandes salles, dao< les tempi« xal alÿaat ¿9 iepw 'ura^> 1 J CZJ $ T, ©O' i o-=\ 1 ! nb ir ran / M si/i-ûa’ .mli-tnao* du pays entier au nom de lui, de premier. second, tcSr te xai Jfftn-spa» oor 1 1 1 r--- ~t mh-xoint r-sia znt n tout* troisième ordre, à côté de la statue du roi xal rpÎTût'j vpôf rÿ eixovi TOV faujtXé&s n’> seigneur •nfr-ou très excellent. ■ ■ ■ • / ■■ ■ ’• \ . \ lit Je •j-irJvJ»,* •Àù?«.V- » *r«ü\> . m ■‘.'c*.'', ►’ eu J- ‘Jti . .i. w'/Va.
G L’INITIATION LES TROIS ÉCRITURES DES ÉGYPTIENS Mais les Égyptiens n’avaient pas qu'une seule écriture. Ces hiéroglyphes que nous venons d’étudier for maient la partie la plus haute de l’instruction des prêtres égyptiens destinés à devenir hiérogrammites. Il existait trois écritures égyptiennes : i° Une écriture vulgaire ou démotique; 2" Une écriture hiératique ou sacrée, abréviation de l’hiéroglyphique ; 3° Une écriture hiéroglyphique (que nous venons d’étudier). Le passage célèbre de saint Clément d’Alexandrie débute par la citation de ces trois manières d’écrire. Voici ce passage : « Ceux qui sont admis à s’instruire chez les prê tres égyptiens se mettent sur-le-champ : A apprendre complètement les principes et l’usage des trois écritures égyptiennes : i° D’abord, et avant toutes les autres, de Lépistolographique (i) ; (1) Jamblique (De Mysteriis) nous apprend que les principes de la langue sacrée étaient enseignés dans la langue vulgaire ; par conséquent avec des livres écrits en caractères êpistolographiques.
7 lecture de l’alphabet hiéroglyphique 2° Ensuite de l’hiératique dont se servaient les hiérogrammates ; 3° Et, en dernier lieu, de l’hiéroglyphique. » Ecriture Hiératique (s'écrit de droite à gauche) lre ligne ; XIe dynastie ; — 2e ligne : XIXe dynastie ; — 3e ligne : Epoque Gréco-Romaine ; — 4° ligne : Ecriture démotique (d’après Ph. Berger, op. cit., p. 403 et 104). Ainsi donc l’usage de l’écriture vulgaire doit précéder celui des écritures hiéroglyphiques : c’est aussi par celle-là que Pythagore commença ses études. Pour comprendre les hiéroglyphes et en faire usage, il fallait d’abord savoir la langue qu’ils reproduisaient. Ceciprouve que l’écriture sacrée n’était ni alphabétique, niidéographique. Pour la prononcer, il fallait connaître la langue: c’est tout le contraire de ce que font les savants d’aujourd’hui. (Note de De Brière.)
Passage de l'hiéroglyphique à 1 hiératique. Quelques exemples, précède. On y voit, d'abord, l’alphabet hébraïque (assyrien) carré, avec les nombres attribués à cha que lettre, puis l’alphabet hiéroglyphique, origine de vés des hiéroglyphiques; enfin les caractères phéni ciens dérivés de l’hiératique et qui ont servi à cons tituer à peu près tous les alphabets (même le Sans crit, d’après Ph. Berger) et surtout les alphabets hébreux, d'une part, arabe et grec, d'autre part. On remarquera quelques versions différentes entre cet alphabet et le précédent dans les rapports entre les hiéroglyphes et les caractères hébraïques. Ces rap ports, établis par Papus, sont encore hypothétiqufes pour plusieurs signes.
fs- * X <A «« K es i § —t---- >4 O «C £ CoaA£S£. HíaRAÍ^4 irtUTsSÎ HiímT’quE ' í lííCAirriow WSHOmUH hiemcic* AKCMcquC A? -i Uif £ Y < a s 1 ft á-fh. £ $ 5 j 3 é t.n»<¿ A A 1 4 Qo-ú-t^ A ¿a n 5T Q H¿ nr A Ì i 4 Voa n Y i ? '1 Ío4«a. & *v I z n s ? H tÁk 0 □ 13 fc=? TcK <O 0 0 J ¡o « íoíL <T» A, 3 2o K4 \ 7 V 3o Jt-á <2-l"A li /v 4 c P ko —f Mt-iYb -> 7 "1 $0 <Vw T í 1 b bo -§— ôô-wtl X ¥ y }° •X—i Ava JM o o 5» ? o S3 pi 1 C»¿ ; 9 5 3° ""1 •ÄJM.
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10 l’initiation Des trois sources de l’écriture admises parKlaproth, il n’en est qu’une, l’écriture chinoise, qui ait le caractère original qu’il lui attribuait. Les deux autres, l’écriture sémitique et même l’écriture’ indienne, que l’on avait pu considérer jusqu’à ces derniers temps comme le produit d’une création indépendante, sont des dérivés plus ou moins directs des anciens hiéroglyphes de l’Égypte.
L’écriture hiéroglyphique a fourni les caractères de l’écriture hiératique, et celle-ci a donné naissance à l’alphabet phénicien, origine de tous les alphabets ultérieurs, ceux des langues sémitiques, d’une part, et ceux des langues indiennes, d autre part, y-com pris le Devanagari (i). 11 y aurait quelques remarques à faire au sujet des caractères chinois d’une part et des caractères cunéiformes d’autre part.
Le chinois et le cunéiforme sont la transformation directe d’une écriture idéographique antérieure. Cette écriture est-elle dérivée de la langue hiéro glyphique des Egyptiens ou est-elle une autre bran che idéographique issue d’une même origine atlante ? C’est là une question qui n’a été ni abordée ni peutêtre même soupçonnée par les chercheurs rattachés aux études classiques d’épigraphie (2).
La collaboration de la race lémurienne et de la race atlante (rouge) dans la constitution des caractères idéographiques sera une des questions les plus (1) Berger, Hist. Ecrit. Antiquité, Introduction, p. I7. (2) Voyez Ph. Berger, op. cit., passim.
LECTURE DE L’ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 11 importantes à résoudre pour les savants de demain. A l’heure actuelle, il nous suffit de poser les élé ments du problème, car nous ne sommes pas assez informé pour aller plus loin. Nous avons rapproché de l’alphabet hiéroglyphique et de son dérivé hiératique les alphabets phéniciens et hébraïques. Ce tableau sera fort utile aux étudiants de l’archéomètre de Saint-Yves d’Alveydre.
Il termine clairement notre petit manuel de lecture des caractères alphabétiques de l’écriture hiérogly phique. TROISIÈME PARTIE ÉGYPTOLOGIE ET OCCULTISME Champollion et ses disciples ont rencontré beau coup d’adversaires de leur système et, chose curieuse, ces adversaires ont toujours été dés occultistes. Cela s'explique facilement. L’école de Champollion, formée d’analystes, sou vent géniaux, s’est cantonnée dans l’étude des textes.
Les Egyptologues ont tout à fait négligé les recher ches accessoires concernant l'astrologie et la magie qui sont pourtant indispensables à la compréhension véritable des textes égyptiens. Mais, sous l'influence des travaux de A. Gayet et des Egyptologues du musée Guimet, les deux écoles tendent à une réconciliation éclatante. Jadis Goulianof et de Brière, versés dans l’ésotérisme
l’initiation égyptien, se sont élevés avec véhémence contre l’enfantillage des traductions de Champollion (i). Aujourd’hui nous trouvons dans les ouvrages de M- A. Moret, conservateur-adjoint au musée Guimet, une série d’études de tout premier ordre sur la magie des Égyptiens et le livre des morts, ainsi que sur les mystères d’Isis. Ces études, ainsi que les recherches de A.
Gayet (la divination dans l’antique bgypte), encore plus rapprochées des véritables enseignements ésoté riques, montrent la voie aux Egyptologues de l’ave nir. Sans étudier la langue hiéroglyphique, l’occultiste ne peut pas faire des recherches un peu approfondies de symbolisme.
Mais, sans étudier l'astrologie, la magie et l’alchi mie, l'Égyptologue devient un aveugle pour la traduction exacte d’une foule de textes ou, mieux, pour leur interprétation et leur compréhension. Ici comme pour l’étude de Platon ou d’Homère, d’Apulée ou de Virgile, les connaissances tradition nelles de l'hermétisme sont indispensables.
Ainsi le grand secret des Mystères d’Isis (ou de Proserpine) était le dédoublement conscient du « Double » pendant la vie, avec visite du plan des morts et des « Astres Dieux ». Apulée nous laisse entrevoir ce mystère, mais cela n’est compréhensible que pour « ceux qui savent », selon le langage hermétique. Or les Égyptologues, qui sont d’admi- (1) Voyez Traité méthod.
LECTURE DE L’ALPHABET HIEROGLYPHIQUE 13 râbles savants en un certain sens ne sont pas «ceux qui savent » les mystères. Le moment est proche où ces intelligences orienteront leurs études vers ces points encore obscurs, et tout le monde y gagnera.
Nous serons en effet débarrassés à ce moment de ces faux Egyptologues qui « inventent » les mystères, comme Boulage et d’autres, et qui sèment dans les âmes crédules une foule d’erreurs fort difficiles à éliminer par la suite. Nous appelons donc de tous nos vœux le moment où les hommes de science comme Gayet ou A. Moret feront leurs efforts pour adapter à leurs recherches techniques les enseignements généraux de l’occul tisme.
Ces recherches rendront, d’autre part, justice aux occultistes, en montrant qu’ils renferment dans leurs rangs autre chose que des tireurs de bonne aventure ou des chiromanciens sectaires. Nous n’avons pas idée, en disant cela, de rabaisser les suivants du Bate leur du Tarot : ce serait ridicule et ingrat.
Mais ce Bateleur est justement un « Dwidja». un « Scribe de la double vie», et nous voulons le voir rendu sous son véritable aspect par le chercheur des Académies classiques. Voilà pourquoi nous allons donner quelques analyses des idées des adversaires de Champollion et quelques idées dérivées de l’étude ésotérique de l’égyptologie. On verra ainsi que nous avons cherché à faire autre chose qu’un sec résumé des alphabets de la langue égyptienne.
14 L’INITIATION L’ÉGYPTE EST UNE COLONIE DE ROUGES (atlantes) Les Races et l’Egypte Nous avons cherché à démontrer dans une étude antérieure {la Carte de l'Atlantide) que VÉgypte était une colonie atlante, c’est-à-dire une colonie de la race rouge. . Cette constatation, faite par l’auteur des Atlantes depuis longtemps, éclaire lumineusement une foule de questions encore obscures pour les Égyptologues officiels. Sans parler de la couleur rouge des Égyptiens de la classe dirigeante, tels qu’ils sont figurés sur les monuments, une foule de textes deviennent des confirmations de cette remarque si simple. « Le type « Égypto-Abyssin » avait de grands yeux à l’angle interne incliné; des pommettes saillantes donnant à la face, avec la proéminence de la mâchoire la forme d’un triangle régulier ; des ièvres charnues, mais franches, non molles et tombantes, comme le sont celles des nègres : de belles dents, un « teint cuivré ». Les Nubiens Barabas s’éloignaient peu de ce type ainsi résumé. » Sur leurs monuments, les Égyptiens s’étant tou jours coloriés en rouge, les partisans de l'origine méridionale ont dû relever un très grand nombre de particularités intéressantes, susceptibles de préparer la solution du problème etnographique posé. Vers
T®— ----- -- ------------- - v>--- ................................... ....................." ------- --------- ---- Les Taches noires indiquent les terrains primaires, émergés les premiers et origines des colonies atlantes _uiir"lluTt'.1nHii!t' ¡ürtÎMSlii'rn-.JIIiir’ ’r
lü L’iNITiATlON le Haut Nil, actuellement, parmi les Foulbes, qui , ont la peau d’un jaune très caractérisé, ceux; que leurs contemporains considèrent comme de race pure sont plutôt rouges : les Bishars, eux, sont exactement de la couleur briquée que donnent les monuments égyptiens (i).
La question des origines de l’Egypte se pose donc actuellement dans les termes suivants : une race dite indigène, arrivée au stade le plus élevé de la civilisation néolithique, avait occupé la vallée du Nil; une race étrangère, plus civilisée, surgie on ne sait d’où, dépossède la première et fonde autour d’Abydos un empire que nous appellerons Tbinite, pour reprendre les termes de Manethon (98).
Nous devons admettre qu’une invasion a introduit en Egypte une race nouvelle, les Egyptiens de l’époque historique. D’où viennent ces envahisseurs? Leur langue est déjà complètement formée : elle s’écrit au moyen de signes que nous appelons « hiéroglyphiques » et qui, tout en reproduisant la forme de tel objet ou de tel être, sont rarement idéographiques.
L’écriture n’est plus au stade primitif, où, à la façon des néolithiques, on écrit le mot « lion » en dessinant un lion : elle est parvenue à ce degré plus raffiné où ce lion n’est plus que le signe d’un son: une lettre ou une syllabe (138). Les éléments de civilisation qui vont révolutionner l’état matériel et intellectuel des indigènes néoli- (1) M. Fontar.e, Les Égyptes, p. 44.
LECTURE DE L’ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 17 thiques étaient donc, selon toute apparence, impor tés d’un foyer de culture déjà parvenu à un haut degré de développement dans le temps même où les habitants de la vallée du Nil se contentaient d’idées élémentaires et d’un outillage primitif (i). ★ 4 * A l’époque de la douzième dynastie, quatre races principales sont connues et dénommées en Egypte : Les Rotennou ou Égyptiens proprement dits (rouges) ; Les Manou, jaunes au nez aquilin, d’origine asia tique ; Les Nahassou ou Nassou, noirs aux cheveux lai neux ; Les Tamahôu, blancs aux yeux bleus venus de la Lybie et des îles de « la Grande Verte », la Médi terranée (2).
HIÉROGLYPHES ET RACE ROUGE Le P. Diégo de Landa, l’auteur de la Relation des choses de Yucatan, auquel on doit les seules lumiè res qu’on possède, sur la matière, atteste le grand développement de l’écriture yucatèque, qui aurait atteint, s’il faut en juger par ses indications, un (1) De Morgan, Recherches (A. Moret, Au temps des Pha raons, p. 140) (cité p. 110 et suiv., Forgeron d’Horus). (2) Marins Fontane, Les Égyptes, p. 181.
18 L’INITIATION degré de perfection comparable a celui des hiéro glyphes égyptiens. 11 a même donné, à côté des signes des jours, des mois, des années, dont il indique la valeur, toute une série de caractères cor respondant à certains sons, si bien que, à l’en croire, cette écriture aurait eu des éléments alphabétiques employés concurremment avec les hiéroglyphes (i).
L'IDÉOGRAPHISME ET L’ÉSOTÉRISME Les hiéroglyphes et les adversaires de Chanvpollion L’initié, c’est-à-dire celui qui connaît l’existence du Plan invisible de la nature aussi bien que celle du Plan visible, sait que les êtres de l’au-delà ne communiquent avec les êtres d'ici-bas que par « images ».
Soit par les visions du rêve, soit par les manifes tations de l’extase, soit par les révélations des voyants, toute communication avec l’invisible se fait par images et par symboles. Les adeptes d’une haute science étaient donc en. rapport direct avec les Esprits et les Génies qui peu plent les plans astraux. Les incarnés s’étaient entraînés à manier la langue des « invisibles » et à l’écrire. (1) Ph. Berger, /ntrodMCiion, p. 35.
y........ ■ — LECTURE DE L'ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE C'est là l’origine véritable de toute écriture idéo graphique. A côté de la figuration des animaux et des êtres terrestres employés comme symboles d’idées, le voyant dessinait les symboles qui traduisaient pour lui en idées terrestres les hauts enseignements spi rituels.
Tant que l’idéographie persistera dans un peuple, les rapports entre le plan invisible et le plan visible - seront des plus étroits. A mesure que l’idéographisme se perdra pour faire place à l’alphabétisme sacré (Devanagari ou Thébique), puis profane (Prakriti), les rapports entre le monde des principes et celui des formes s’obscur ciront, et l'analyse remplacera partout la synthèse.
Je sais bien que cette opinion de l’origine astrale— des idéogrammes sera considérée comme une douce folie par les « savants » adeptes de l’évolution à outrance qui voient l’origine des idéogrammes dans le dessin des formes de l’animal tracées d’une main inexperte dans les grottes, mais les cahiers de nos écoliers et les murs des villages sont remplis, de nos jours, de dessins aussi naïfs que ceux des grottes de l'homme quaternaire, et cependant il existe en dehors des écoliers de bons dessinateurs dans nos écoles des beaux-arts.
En 5000 avant Jésus-Christ, les écrivains ' qui gravaient les hiéroglyphes sur la pierre savaient aussi dessiner correctement, et leur langue repré sentait déjà une certaine ancienneté. Je maintiens donc mon opinion : l’idéogramme
2__\rg*gamai PREMIER ALPHABET ET PREMIERS CALCULS Les cordelettes nouées Dans la haute antiquité, Paô-i (Fou-hi) gouvernait le monde. Ayant levé les yeux en haut, il vit des figures dans le ciel ; les ayant ensuite baissés, il vit des modèles à imiter sur la terre; il contempla les formes variées des oiseaux et des quadrupèdes, ainsi que les pro priétés diverses de la terre.
Des corps à proximité de lui et qu’il pouvait saisir, comme des objets éloignés qu’il pouvait déterminer, il traça les huit Kouas, ou symboles, dans le dessein de pénétrer la vertu de l’intelligence divine et dans celui de classer par espèces les propriétés distinctes de tous les •êtres' (i). Dans la haute antiquité, on se servait de corde lettes nouées pour l’administration des affaires.
Pendant les générations suivantes, le saint homme (Fou-hi) les remplaça par l’écriture (2). 20 l’initiation est d’origine initiatique. 11 est le résultat de la vie simultanée sur les - deux plans, de la double vie « Dwidjà »... L’avenir saura dire où se trouve la vérité. (1) Y-King, Comnzentaire de Koutuj Tseu (ce livre a été rédigé au onzième siècle avant Jésus-Christ). (2) Même livre, f° 21.
LECTURE DE L'ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 21 La vertu du Très Illustre (Fou-Hi) unissait le haut et le bas. Le ciel y correspondit en faisant apparaître à ses yeux les caractères et les formes extérieures des oiseaux et des quadrupèdes; la terre y correspond dit en lui montrant les figures du Lou-Cbou sur le Les cordelettes nouées. tableau sorti des eaux.
C’est par suite de cela que Fou-Hi, en levant les yeux en haut, vit des images dans le ciel, et qu'en les baissant il vit des modèles à imiter sur terre. II aperçut ce qui constituait la nature et les rapports extérieurs de tous les êtres, et il commença à tracer les huit Kouas. Il inventa l'écri ture pour remplacer les cordelettes nouées, dans l'administration du gouvernement. O- K
„ L’EGYPTIEN ET L’OCCULTISME L’égyptien est-il une langue à double entente?Je sais que cette question va faire hausser les épaules à tous les Egyptologues. J’ai la plus grande admira tion pour lesdits travaux, mais je pense qu’il y a encore bien des points obscurs dans cette branche de recherches. Toutd’abord, réfléchissons que le déterminatif, qui est un signe idéographique, varie selon la fantaisie de l’écrivain égyptien (i).
Souvenons-nous, de plus, que le signe symbolique pur semble également employé sans règles précises connues, et nous ver rons que là gît peut-être l’ésotérisme de l'écriture égyptienne. Les Chinois utilisent le même procédé. Un ouvrage qui semble avoir un certain sens très normal devient un livre secret quand il est manière.
Les Romains, ces destructeurs térisme, s’étaient rendus compte des temples égyptiens renfermaient des recettes d’alchimie pratique écrites en hiéroglyphes. Aussi n'ont-ils pas eu de repos qu'ils n’aient fait cesser l’étude et l’usage de l’écriture hiéroglyphique pour ■ la remplacer par le copte, écriture entièrement exotérique.
Il existe donc, à notre avis, une manière de lu d'une certaine innés, de tout ésoque les murailles (4) Il ne faut pas croire qu’un mot hiéroglyphique est toujours suivi d’un même déterminatif.
LECTURE DE L ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 23 lire ésotériquement les hiéroglyphes? Quelle estelle? ï~ ir ti II ( Nous ne le savons pas encore, mais nous pensons qu’en retransformant les déterminatifs en alphabé tiques, en laissant de côté le reste du texte, on aurait de curieuses révélations.
Les Egyptiens avaient trois sortes d’écriture avec les mêmes signes; c’est un fait, mais nous pensons, d’après tout ce que nous savons de l’occultisme, que chaque signe avait aussi trois sens et trois modes d’emploi. Nous verrons si l’avenir nous donnera raison.
Nous conseillons donc aux occultistes sérieux d’approfondir L’étude de F égyptien, et nous conseil lons aussi aux Egyptologues d’étudier avec soin l’astrologie et l’alchimie, en suivant les traces du grand Berthelot. Les Egyptiens ont été en effet les maîtres des Chaldéens en astrologie, et cette science apparaît bien peu dans les traductions actuelles.
N’a-t-on pas trouvé les manuscrits se référant à cette science, ou n’a-t-on pas encore toutes les clefs de l’égyptien ? C’est ce que l’avenir nous montrera. ♦ * * Horapollon nous donne, sur cette langue sacrée des Egyptiens, certains renseignements qui sont pré cieux. 11 dit que les prêtres égyptiens désignaient la parole par une langue et un œil rouges ou une main, indiquant par la langue la première partie d’un mot
l’initiation 24 qui contient sa prononciation, et par l’œil ou la main sa signification. Dès lors, nous voyons qu'il en est de l'cgyptien comme du chinois. Dans cette dernière langue on appelle Li un poirier et une carpe ; mais, pour déter miner qu’il s'agit plutôt de l'un que de l'autre, on dit Ma pour l’arbre, et Yu pour le poisson. Li Yu le poisson; Li sera la carpe, et Li Ma l’arbre, Li sera le poirier. Les Anglais disent Pear Tree l'arbre poire. «On voitqueles Symboles théologiques des Egyp tiens étaient imitatifs de l’organisation de l’univers. Ce n’est pas cette imitation sotte et niaise des ob jets, mais legrand principe del’imitation des choses, principe immense et qui se reproduit de mille ma- - nières diverses dans l’étude de l’antiquité orien tale. Ce principe dépendait du Lien Universel et en ap pelait à lui trois autres : i° L’Efficacité; 2° Le Principe de la Fatalité; 3° Celui de la Périodicité. Ce dernier était une espèce d’imitation : tout ce qui s’était fait dans une période se reproduisait dans les suivantes, de la même manière et dans le même ordre. Le principe de Limitation était contraire à cette obscurité que nous reprochons mal à propos au symbolisme égyptien, parce que nous ne le com prenons pas (i). » (1) De Brière (cité Traité Méth., p. 410).
: LECTURE DE L’ALPHARET HIEROGLYPHIQUE LES GRANDES IMAGES Les savants officiels ignorent que les prêtres avaient
*Y 2G L’INITIATION La première méthode, imitative des paroles, com plète et détaillée, au moyen de laquelle les proposi tions étaient exprimées in extenso, c’est ce que nous appelons les hiéroglyphes des textes; L’autre, sommaire et mnémotechnique, des Pensées, où les préceptes des sciences indiqués que par des images composées ; nière employait les grandes images-, les était à l’usage des savants consommés.
Ce sont les figures emblématiques des dieux (i). • imitative n’étaient cette deridoles, et LES HIÉROGLYPHES Chaque caractère hiéroglyphique peut être tour à tour figuratif, phonétique et symbolique. i° Un caractère hiéroglyphique est figuratif en tant qu’il représente un objet physique ou un objet d’art dans un degré d’exactitude proportionné aux conditions du mystère; 2° Il est phonétique ou alphabétique, à l’aide de l’initiale de son nom, chaque fois qu’il fait partie intégrante d’une légende hiéroglyphique composée de plusieurs caractères ayant une valeur phonétique; 3° 11 est symbolique, chaque fois qu’il se trouve isolé, c’est-à-dire chaque fois qu’un signe hiérogly phique, soit simple, soit composé, forme une lé gende séparée, laquelle légende sert toujours de (1) De Brière, Traité Méth., p 382.
- ... . LECTURE DE L’ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 27 paronyme aux expressions tacites qu’elle remplace dans le mystère (i). Ad. i. — Les caractères considérés comme pure ment figuratifs, étant calqués sur des types alphabé tiques, ont toujours une valeur phonétique, parleur origine, et symbolique par leur emploi équivoque dans les textes hiéroglyphiques. Ad.
2. — Les caractères phonétiques ou alphabé tiques considérés comme tels par leur usage dans les légendes phonétiques sont susceptibles d’affec ter une valeur symbolique, selon les exigences du mystère. Ainsi, pour donner un exemple, le Bélier et le Miep expriment un B dans le titre, O.Bd Ad. 3. — Les caractères symboliques sont : ou simples, ou combinés.
Les caractères symboliques simples appartiennent à l’ordre des caractères figuratifs toutes les fois qu’ils représentent un objet physique dont le nom sert à l’expression tacite d’un ou de plusieurs de ses homonymes. Un caractère, soit figuratif, soit symbolique, re présentant un objet d’art, composé de plusieurs par ties homogènes, ne doit jamais être considéré comme un caractère simple.
Tels sont, par exemple, les signes de la Grande Couronne, du Trône, les ca ractères Homme, Déesse, etc. : ces caractères dont chaque partie intégrante fait l’office d’un élément soit symbolique, soit alphabétique. Un caractère hiéroglyphique,quelque simple qu’il i ■ • : íi (1) Goulianof, Antiq. égypt., p. 546. •? C“.' • /
(I) Got’lianof, L’Égyptien n’a pas seulement un corps et une âme. A côté de ces deux éléments constitutifs se place le «Khou », l'essence vitale, parcelle de flamme LE DOUBLE ET LA CONSTITUTION DE L’HOMME 28 l’initiation semble être en apparence, est toujours et constam ment complexe, par le fait de ses conditions graphi ques qui servent toujours d’expressions tacites aux homonymes qui s’y rapportent.
Telles sont, par exemple, les variantes delà Corbeilleet du Puits dont les conditions graphiques renferment un abîme d'allégories. Un caractère symbolique composé de plusieurs signes hétérogènes peut, selon l’esprit du mystère, exprimer une seule légende formée par le concours de ces signes et donner lieu à plusieurs légendes conséquentes au nom équivoque de chacun de ces signes symboliques.
Parmi les caractères symboliques ne représentant qu’un seul objet homogène, il en est qui ont une va leur relative et s'emploient en bonne et en mauvaise part, selon l'esprit du mystère : tels sont les hiéro glyphes symboliques représentant la Grande Cou ronne, la Corbeille, etc. D’autres caractères symbo liques, également simples, ont une valeur constante et positive : tels sont l’Abeille, le Bélier, le Croco dile, etc. (i).
LECTURE DE L'ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 29 échappée au foyer solaire pour animer la créa ture et le « Kha », le Double, l’Essence Psychique, qui lui donne sa personnalité. Ce Double naissait en même temps que l’individu et s’envolait aussitôt à une région mystérieuse du ciel qu’on croit être l’Étoile Polaire, dont — Kathor — la déesse au beau visage était la régente.
De sa retraite il gouvernait sans cesse l’être hu main, mettant à chaque minute l’influence magique à sa nuque, si bien que celui-ci finit par n’être plus considéré que comme un support auquel, seul, l’acte était dévolu. A la Mort ces éléments se séparaient.
L’Ame, ins truite par les formules magiques, protégée par les talismans, partait vers l’autre Terre accomplir le cycle de ses métamorphoses : revêtant tour à tour les formes de l’Hirondelle, de l’ibis et de l’Epervier. Le corps, préservé de la destruction par l’embau mement, allait reposer dans la tombe.
Le Double quittait alors son séjour céleste pour venir habiter dans le caveau auprès de la Momie et s’unir à elle en une seconde existence, prolongation dans l’invisible de celle dont avait vécu l’homme ici-bas. Pourtant ce Double, si aérien, si fluide qu’il fût, avait les mêmes besoins que celui-ci; il était sujet aux mêmes misères : il avait faim, il avait soif ; il lui fallait des aliments, une habitation, des vête ments, des serviteurs.
De là la construction de ces syringes, qui portent le nom de « demeures éternelles». Mais la Momie, si :»¿Ci--.- , O.-, V'
L’INITIATION f • ' bien embaumée qu’elle fût, pouvait se décomposer, être profanée. II fallait parera l’éventualité. On imagina alors de substituer au corps une image de bois ou de pierre qui le reproduisît fidèle ment, et, par la toute-puissance de l’office des funé railles, de rendre à cette image les sens de la créa ture, d’y infuser le double, afin que celui-ci pût s’y appuyer.
Ainèi la statue, ou le tableau par lequel le mort était représenté, devenait magique, vivait, s'animait, à la récitation des formules saintes, d’une vie égale à celle de l’homme. Et. toujours, par l'efficacité de la prière, tout ce qui l'entourait se faisait réel. Les offrandes fictives, sculptées ou peintes, devenaient des mets délicieux ; les serviteurs s’em-. pressaient, reprenant le cours de leurs fonctions d’autrefois (i).
L’ASTROLOGIE ET L’ÉSOTÉRISME ÉGYPTIEN Toutes les amulettes reposent sur la connaissance de l’astrologie, de la langue sacrée et de l’écriture hiéroglyphique. Ce sont effectivement les bases sur lesquelles sont fondées toutes les sciences sacerdo tales et les religions anciennes. Mais la puissance générale de toutes les prières, paroles et talismans, est attribuée à la nature imitative des mots et des ■1; Gayet, le Destin, p 8. ■* ^3 •
LECTURE DE L’ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 31 signes : il n’y a que l’ignorance qui puisse nier cela. Quant à la religion, l’insuffisance de notre auteur se montre clairement lorsqu’il peint avec des cou leurs très vives le Paradis et l’Enfer égyptiens, qu’il appelle Amentbès, les jouissances des bienheureux et les tourments des damnés. Il ignorait que, dans l’antique Orient, il n’y avait ni récompenses ni punitions après la mort, que l’homme était récompensé ou puni dans ce monde-ci, soit sur sa personne, soit sur celle de ses descen dants, et toujours dans les intérêts matériels. Il ignorait que la théologie égyptienne accordait deux âmes à l’Homme : que l’une, l’âme intelligente et pensante, au sortir du corps, se rejoignait à l’in telligence suprême dont elle était émanée ; et que l’autre, l'âme sensitive et mobilisante, rentrait par la porte des Dieux ou le Capri corme dans l’Amenthès, le ciel aqueux, où elle habitait toujours avec * '
32 l’INITIÀTION plaisir, jusqu'à ce que, descendant par la porte des Hommes ou le Cancer, elle vint animer un nouveau corps (i). (NADIR) Amon-Ra n'est pas le Soleil caché, mais la porte invisible, secrète, noire, la porte de la Mort, par où les âmes entraient dans l’Amenthès. C’était la véritable cause de l’horreur qu’inspiraient les fèves. En copte « Rô » désigne la fève et une porte, et l'on disait que la fleur de fève portait des taches (1) De Brière, Traité méth., p. 404, note.
LECTURE DE L’ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 33 noires qui représentaient les portes de la mort. J’en dirai autant de cette prétendue déesse Iphé, ou déesse du ciel : c’est tout simplement le Spiritus qui entraîne la machine céleste dans son mouvement perpétuel (i). ' Plutarque nous dit qu’en égyptien sacré Athyri désigne la Maison Cosmique d’Horus...... 11 faut savoir qu’en astrologie les signes du Zo diaque sont des maisons de planètes.
Le signe de la Vierge, auquel correspond le mois d’Athyr ou de Vénus, est une des deux maisons de la planète Mer cure Apollon, nommée Horus ou Orion, qui en prit le surnom d’Athyr ou d’Athor. Ainsi Thiry, ou la Vierge, est réellement la Maison Cosmique d’Horus (2).
CONCLUSION Le livre qui a eu, sans contredit, la plus grande in fluence sur l’intellectualité occidentale et sur la spi ritualité d’Islam, c’est le « Sepher » de Moïse, en laissant pour l’instantde côtéleNouveauTestament. Cet ensemble d’écrits, — qu’ils - soient d’un seul ou de plusieurs rédacteurs, — peu importe, est manifestement d’origine égyptienne.
Ce sont des doctrines de l’ésotérisme égyptien que Moïse livre à son peuple, mais sous combien de voiles ! Les travaux de Fabre d’Olivet, de La it) Voyez Porphyre, De Antro. (2) De Brière, p. 402 (1) — Voiraussi Eléments d’Astrosophie, par Papus. Dorbon, éditeur. 3 • ' ■ ----- ■
34 L’INITIATION cour, puis ceux de Saint-Yves d’Alveydre ont per mis de se reconnaître un peu dans ces multiples obscurités. Un chercheur de très haute valeur, M. Heibling, déjà remarqué dans une communica tion au Congrès spiritualiste, a retrouvé, je crois, les clefs véritables du Pentateuque, et il a commencé l’ouverture des Sept Sceaux. Mais l’avenir se char gera d’éclairer ce point.
Ce qu’il nous importe de savoir, c’est que l’ensei gnement des Temples d’Égypte a une influence énorme sur la mentalité des rédacteurs du « Penta teuque » ; que les caractères hébraïques sont des transcriptions littérales des caractères hiératiques de l’antique Égypte; et que nous commençons seulement à nous rendre compte de l'ésotérisme égyptien.
J’ai consacré des études spéciales au temple égyp tien (i), dont le Gan Bi Eden est une simple des cription (Lacour), à la Pyramide et aux Mystères de la Vie du Double, puis aux Mystères initiatiques d’Isis. Mais tout cela demande une clef, et cette clef ce sont les hiéroglyphes des Atlantes qui peuvent nous la fournir.
Les citations des adversaires de l’École de Champollion données à la fin de cette étude montreront que tout n’est pas encore au point dans ces ques tions captivantes, et, si nous pouvons montrer lavoie à quelque chercheur plus compétent que nousmême, notre satisfaction sera complète. Papus. (1 Conférences Esotériques, i9ii-i9i2.
I L’Œil sacré du Delta lumineux L’œil sacré que l’on trouve, dans les ateliers ma çonniques, les diplômes des F.-.
M.\, leurs rituels et sur divers décors, inscrit au centre du delta lumi neux ou triangle (symbole du ternaire sur les trois plans cosmiques), symboliselui-même(lesMartinistes sont à peu près les seuls à le savoir) sur le plan physique : le soleil visible d’où émane la Vie et la Lumière ; sur le plan astral : le Soleil invisible, le Verbe, le Logos, le Principe Créateur ou essence de la Manifestation du G:*: A:': D:’: L:’: UC- ; sur le plan spirituel ou divin, le foyer radieux de l’intelli gence elle-même : L:?.
GC: A:?. D:?. L:’: U:j. D’autre part, l’homme étant un petit monde mis en comparaison avec l’Univers, le microcosme opposé au macrocosme, il s’en suit que, dans son domaine, « l’œil » symbolise sur son plan phy sique : tout ce qui l’éclaire : la lumière en général ; sur son plan astral ou moral : son intelligence ou principe conscient (scire cum : savoir par le moyen de, avec...) qui pénètre et scrute les profondeurs des
h 36 l’initiation mystères aidée de la Lumière de la Science Intégrale (Gnose, G, lettre qui remplace parfois l’œil dans le delta) ; enfin, sur son plan psychique intellectuel ou spirituel : le principe, l’essence même de l’intelli gence ou principe conscient : l’esprit : l'Ego, étincelle du G.', Æ-. Dr. Lr. U.'..
C’est ainsi que les symboles ont plusieurs sens, suivant qu’on les applique à un plan différent, et cette vérité n’est point nouvelle, puisque Plutarque, dans son Traité d'Isis et d'Osiris, émet la même opi nion au sujet des symboles égyptiens, imité en cela par Clément d’Alexandrie dans ses Stromales.
Comme pour la plupart de nos symboles maçon niques qui nous furent transmis par les alchimistes et les kabalistiques des xvie et xvn'siècles, symboles empruntés par eux aux traités de philosophie mys tique des rabbins initiés ou aux traités de l’art spagyrique des Arabes des siècles antérieurs, qui les puisèrent eux-mêmes aux initiations égyptiennes par le canal des initiés de l’Ecole hermétique et non Néo-platonicienne (i) d’Alexandrie, l’œil maçonnique (1) C’est M. Louis Ménard qui, avec sa traduction erronée des Livres d’Hermès Trimégiste (Didier et Cic, édit, 1867), a répandu celte fausse opinion dans le monde scientifique (Voir la préface de ce livre).
Les récentes découvertes égyptologiques faites depuis par les disciples et continuateurs de Champollion : MM. Théodule Deveria (Les Cippes d’IIorus), Maspéro, Pierret, Chabas, de Rougé, etc., ont démontré que les livres hermétiques, quoique traduits en grec, étaient l’exposé complet de la théosophie égyptienne, telle qu’elle sortit des doubles demeures de Vie de Memphis, Thèbes, Héliopolis, etc...
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' L’ŒIL SACRÉ DU DELTA LUMINEUX fut vraisemblablement emprunté à l'hiéroglyphique des livres de « Thoth » d’Hermès égyptien) : Tbotb, scribe de Justice de (Lui, les Dieux), le Dieu des dieux : THOTH / AN/N/MA/N/PA/N/NUTERU/NA/EN/ NUTER ; Tbotb, maître des mystères du Ciel, de la Terre, de la demerire des âmes, l’Amenl : THOTH/ NEB/(ou Her)/SXA/N/PÉTÉ/TO/KOU/AMENT, ou encore Chef HER de l’initiation SUAB aux mystères SXAOU, des trois mondes, le Ciel, PETE, TAment demeure des âmes TO/KOU/AMENT/ et la Terre TO, ainsi que nous l’apprennent les papyrus.
L’Œil lui-même figure dans l’ésotérisme hébraïque, dans les Sephers ou livres que les Juifs nous ont légués ; mais, comme Moïse (Ahmos, Osarsouph), leur premier législateur, défendit au peuple israélite de faire des idoles (Exode, XX, 2-1.2; — Deutéro nome, V, 6-18), de représenter la divinité sous une forme quelconque, nous ne trouvons que très rare ment cet œil dessiné dans les monuments histo riques que ce peuple nous a laissés; néanmoins, nous allons donner des preuves empruntées, à la kabale juive, que la symbolique de l’œil était connue des nabiim et rabiim (prophètes, initiés) hébreux qui l’avaient empruntée aux Egyptiens au même titre que leur coutume, la circoncision notamment, leurs vêtements sacerdotaux (éphod, pectoral, mitrede leur grand-prêtre), leur Cosmogonie (Genèse) et leur éthique (Deutéronome).
Etudions rapidement d’abord la symbolique de l’œil chez les Egyptiens. Ce sym bole est un de ceux qui sont les plus répétés sur les monuments égyptiens, où il était, employé
38 L'INITIATION comme verbe, comme nom de chose et comme nom propre divin.
Comme verbe (hiéroglyphe : un œil, prononcia tion : Osar), il indiquait toute action efficiente, créatrice ; il signifiait : faire, créer, c’est pourquoi il entrait dans la formation du nom d’Osar (Osiris) (hiéroglyphe : un œil placé au-dessus d’un trône), dieu de la création invisible de l’Ament ou Audelà égyptien : « Osiris, dieu noir, soleil de nuit, maître des dieux, aux formes mystérieuses, aux noms mul tiples, aux saintes transformations ». (Voir le Pan théon égyptien de l’égyptologue P.
Pierret;— Plu tarque, Traité d’Isis et d’Osiris.) Le symbole d’Osiris (Osar) et son nom étaient donc l’œil; quant au trône qu’il domine, il n’était qu’explicatif; le trône étant l’insigne de la souveraineté suprême, et on le trouve accompagnant également le nom d’Isis et de nombre d’autres dieux. Enfin, comme nom commun, l’œil symbolisait le Logos égyptien : Horus, matérialisé dans la divinité solaire : Amon-Ra (i) (Amon ou Amen : occulte.
Ra : Soleil) (hiéroglyphe : un cercle et un point au centre) : la Lumière et, par extension, la lumière solaire, lorsqu’elle éclairait tour à tour la région du (1) Voir, pour le sens spirituel ou troisième sens de ce symbole et des symboles des divinités égyptiennes, la remarquable étude de M. Auguste Mariette dans la Bibliothèque égyplolo gigue, t.
XVIII, p. 226 : « Mémoire sur une représentation en tête de quelques proxynèmes du Sérapeum », où l’Ame mystérieuse du Ciel (BA SXA N PE’TE) et le Verbe divin : logos, création et manifestation universelle, sont étudiés.
LUMINEUX Nékeb, et la région L'ŒIL SACHE DU DELTA l Midi, symbolisée en la déesse du Nord, symbolisée en la déesse Uat’i.
Dans le premier cas, l’œil sacré était représenté par un œil unique ou par deux yeux superposés, dont nous expliquerons tout à l’heure le sens : « Le disque solaire, au Ciel, est son œil allumant les deux ■mondes (midi et nord) de ses rayonnements... » Ligne 8 : « Tu rayonnes par l’intérieur de ton œil, selon qu’il plaît à ta puissance. » — Lignes 41 et 42 : . « Tes deux yeux circulent à leurs époques...
Ligne 47 : Hymne àla Divinité, papyrus datant de la XXe dy nastie et portant le nom de Ramsès IX, publié dans les Etudes égyptologiques, 1-4, de P. Pierret, conser vateur adjoint du Musée égyptien du Louvre. Dans le deuxième cas, l’œil sacré était représenté par un œil ou deux yeux affrontés (hiéroglyphe : l’Œil, souligné d’un appendice et d’une ligne courbe imitant la cavité de l’orbite et surmonté du sourcil).
L’Œil solaire .unique, symbolisant le soleil, était appelé, dans les papyrus, 1’ « Uta Har », l’œil d’Horus (hiéroglyphe : l’œil suivi d’un vautour).
L'œil était donc le symbole de Har ou Horus, non pas du deuxième Horus, fils d'Osiris et d’Isis Jouant, dans la théologie égyptienne, un rôle identique à celui de Wischnu dans l’Inde, Mithra, en Perse, Jésus, fils de Marie et du Père céleste, dans la théologie chré tienne), mais du premier Horus, née d’Isis, sans père, et qui s’identifiait au soleil comme manifes tation créatrice du principe de la Lumière, du feu invisible : Amon Ra, visible dans Phra, le soleih Maspéro, dans l'Orient classique (t. 1> p. 87), écrit :
« « « « L’INITIATION Le disque de feu : Atonou (hiéroglyphe : un point dans un cercle), par lequel le soleil : Phra (Ph = Le, Ra = Soleil) se révèle aux hommes, était un Dieu vivant appelé Ra, ainsi que l’astre luimême. Lorsque l’on concevait le ciel comme un Horus (manifestation de la Nature Invisible, fils d’Isis), Ra servait d’œil droit à la face divine.
Quand il entr’ouvrait ses paupières le matin (il était alors Har-ma-Khis ou Ha.r-ma-Kouiti : Horus des deux horizons), il produisait l’aube et le jour; quand il les refermait le soir (il était alors Harma-Khis-Toum : Horus couchant), les ténèbres et la nuit ne tardaient pas à paraître (i). » Thoth, le dieu des initiations égyptiennes sur le—*, quel Orphée calqua son Hermès, Thoth le Principe intellectuel non seulement de la Divinité mais aussi de l'humanité, Thoth qui, dans la cosmogonie égyp tienne, aide Osiris, le Dieu invisible de l’au-delà principe des forces Universelles, à lutter contre Set Typhon (le nahash égyptien, la lumière astrale maléficiéc), pour qu’il se manifeste aux regards sous la forme de Ra : la lumière (le soleil), œil d'Horus, Thoth dans cette lutte nniverselle de la Lumière contre les ténèbres est dit « qu’il repousse celui (Set Typhon)}qui commande dans le ciel d’Occident (les ténèbres, le cône d’Ombre) » ; il fait triompher Phra (le soleil) et lui rapporte sa lumière disparue aux yeux des hommes pendant la miit : « Ce qui avait été en- (I) Les explications, entre parenthèses, sont de l’auteur de cet article. — N. D. L. R.
f • L ŒIL. SACRÉ DU DELTA LUMINEUX 41 levé (la lumière solaire) il le ramène au port (le ciel diurne (Plyte et Rossi, Papyrus de Turin, 23). Cette lumière solaire, c'est « l’œil sacré d’horus », « il enlève l’œil d’Horus à ses ennemis », (Mariette, Abydos, I, 56.) Un texte de Dakket dit que Thoth a ramené de Nubie l’œil de Ra.
C'est pourquoi nom bre de statues de Thoth ibiocéphale le représentent tenant dans ses mains un cube ou un triangle au centre duquel est gravé l’œil sacré, tout comme dans les ateliers maçonniques (Voir le Panthéon égyptien, de P. Pierret).
Splendide science que celle de cette Égypte qui met entre les mains de Thoth (l’initiation) l’œil sacré inscrit dans le delta lumineux : l’initia tion apportant aux hommes la lumière divine sur les trois plans ! Nous pourrions multiplier à l’infini les détails sur l’œil sacré, notamment que c’est des larmes de cet œil que sont nés les Hommes supérieurs (les Races connues des Egyptiens, Lefébure : Bibliothèque égyptologique, t.
XXXIV, p. 156) ; que l’acte érotique ne devait pas être fait certains jours, notamment le 7 du mois de Tybi, «devant l’œild’Horus», sous peine d’encourir des malheurs (Papyrus Sallier, IV, planche 13, lignes 6-7), mais ceci nous entraînerait trop loin. Parlons maintenant du double œil du Soleil (hié roglyphe : deux yeux superposés).
C’est l’applicacation symbolique du binaire, binaire que les scri bes sacrés ou hiérogrammates ANOU, aimaient à ap pliquer à nombre de leursconceptionsthéogoniques. C'est ainsi que les textes religieux distinguent par-
/ J l’initiation suivant le cas, au ciel, sur terre, aux enfers, mais plus souvent deux régions. Dieu soleil poursuit « sa navigation''», sa I ‘A-i42 tout, trois, Le marche, vogue, en un mot, dans le ciel diurne par tagé en deux régions, et cela sur ses deux barques, celle du Matin à Midi : Maditi, et celle du Midi à la Nuit : Sakti. Il franchit les doubles portes du Monde double, aux doubles horizons eux-mêmes.
Dans l’Amen, région infernale ou inférieure à travers la quelle il navigue la nuit, il franchit douze régions (6 X2= 12)gardées par douze serpents. Enfin il y a deux faces (hiéroglyphe : deux têtes décapitées et parfois deux yeux). Les égyptologues, notamment M. E.
Grébaut qui s’est occupé des« deux yeux du disque solaire» {Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l’archéo logie égyptienne et assyrienne}, attribuent ce duel sym bolique au goût du parallélisme des scribes. « Le scribe, suivant son caprice, employait le sin gulier ou duel.
On voit aux différents passages d’une « composition ou dans les divers monuments d’un « texte, par exemple d’un chapitre du Rituel {Rituel funèbre, chap. cxn, cxm) les deux formes se succé der arbitrairement sans que le sens soit modifié ». M. Grébaut est un excellent égyptologue, mais il ignore l’initiation et la valeur occulte des nombres.
Ce qu’il a pris pour une succession « arbitraire » de figures hiéroglyphiques est, au contraire, parfaite ment conforme aux lois de l’Unité et du Binaire que lès scribes ont voulu observer suivant le cas. Il ne l’a pas compris, tant pis pour lui. J 1 I 4 f I I . . ' ' ,. < Z-’''
l'œil sacré du delta lumineux 43 Quant aux uta, ou yeux affrontés (hiéroglyphe : deux yeux affrontés, chacun souligné d’un appen dice et d’une ligne courbe imitant la cavité de l’œil et surmonté du sourcil), que certains égyptologues ont pris l’un pour le soleil, l’autre pour la lune, ils ne symbolisent (loi du binaire) que les deux parties de l’espace vers lesquelles varient entre les solstices les levers et les couchers de l’astre.
M. Lefébure (Yeux d’Horus, p. 65) est de notre avis. Maintenant qu’il est bien démontré que l’œil maçonnique était connu des initiés égyptiens avec un sens symbolique identique, étudions-le dans l’ésotérisme hébraïque. On sait que la Bible ou Ancien Testament, comme le Nouveau Testament du reste, renferme un sens vulgaire ou exotérique et plusieurs sens secrets ou ésotériques.
Certains rabins et théologiens catholiques et pro testants auront beau protester que cette assertion (qui les gêne) est sans fondement, l’autorité d'écri vains juifs comme Philon de Vita Mose et chrétiens comme Marc, Mathieu, Jérôme (dits saints), Origène, Lactance, Eusèbe, Clément d’Alexandrie et même plus près de nous Maimonide, Court de Gébelin, etc., affirmant et prouvant le fait, ne peut être révoquée en doute.
Les classiques de la religion juive et chrétienne ont donc un sens secret. Ce sens, on le connaît par laKabale ou la tradition que nous retrou vonségalement chez les Egyptiens quil’appelaient«laparole du passé»(1) (1) I. Bibliothèque Egyptologique, t. IX, p. 233.
44 l’initiation Or, en Kabale, chaque lettre hébraïque a un sens dé terminé, non pas arbitraire, mais un sens identique à celui de toutes les lettres des alphabets antérieurs à l’alphabet hébreu, phénicien, chaldéen, égyptien, sanscrit, sens secret que seuls les initiés connais saient et connaissent.
Si donc nous prenons l’alphabet hébraïque com posé de 22 lettres correspondant aux 22 lames du tarot et aux 22 arcanes majeurs, nous verrons que la lettre sixième, la 6° lame du tarot et le 6° arcane majeur nous donnent ce sens identique : d’œil phy sique, de lumière physique, morale et intellectuelle : Beauté et splendeur. Examinons cela : La lettre sixième de l’alphabet hébraïque est le *1, vau.
Ce caractère a trois accep tions différentes : i° 1 (vou w) en qualité de consonnes; 20 n (ou) avec le point voyelle : mappik ; 30 1 (ô) avec le point voyelle : chôlem. Nous n’étudierons que la troisième acception : 1 (son : ô), la seule qui nous intéresse ici.
Suivant la troisième de ces acceptions i (ô) représente l’œil de l'homme, tout ce qui a rapport à la lumière, à l’éclat, à la limpidité {Langue hébraïque reconstituée, Fabre d’OIivet), le Soleil, la Splendeur (p. 78), la Beauté, ïAmour (p. 87), l’œil (p. 114, la Cabbale, Papus). Il est la Caractéristique du Saint-Esprit, du Rouach, le substratum vibratoire éternel du Divin {Étude élémentaire sur l’alphabet solaire de 22 lettres, Dr A.-E. G.) {Initiation, 1910) : Exemple : *'.n l’n’* I vin | ’n’ | □ nbx | icn’'» .
, l’œil sacré du delta lumineux 45 Wa iomer Ælohim (inversion pour Ælohim iaomer) iéi aor wa iéi aor. Et Elohim dit: Sera faite lumière (Aôr) et Lumière (Aôr) fut faite (sens vulgaire de la traduction des Septante, Sepher Bœreshit (ou Genèse) de Moïse (chap. I, verset VII). Avec le sens ésotérique ou kabalistique, l’accep tion lumineuse du i change en acception intellec tuelle, spirituelle ou divine.
L’Aôr (1 i k) du verset VIII, cité plus haut, n’est plus alors la lumière physique de la traduction vul gaire, qui a fait dire tant de stupidités aux exégèses catholiques pour expliquer la création de cette lu mière avant la création des astres, mais la lumière intellectuelle consciente ou le Logos universel, le Verbe, le Saint-Esprit (Saint-Yves d’Alveydre).
Voici expliqué, au moyen des clefs kabalistiques, le verset VIII ci-dessus : Et (Wa) le principe créât ettr (Æ) extériorisant (1) son principe intellectuel (ô) par une manifestation (i) universelle (m : prend le sens d’universalité à la fin des mots) (Ælohim) avait manifesté (i), potentiellement (a), ce principe intellec tuel (A0) par une impulsion féconde, formatrice (m) volitive (r) (iaômer), la manifestation (i) de la vie (é) manifesté (i) (iéi) : (sous forme de) l’élément prin cipe (a) dans sa toute-puissance intelligible (ô), doué d'un mouvement volitif, propre à lui-même, centri fuge (r) (AOR) ; et (Wa) l’élément principe (a) dans sa toute-puissance intelligible (ô), doué d’un mouve ment volitif, propre à lui-même centrifuge (r) (AOR). avait manifesté (i) la Pie (é) manifestée (i) (iéi). —--------------- :Z ~ ' ~7
L1N1T1ATIUN 46 Ajoutons que le signe i , symbole de l’œil, de la lumière physique, intellecltielle et spirituelle, est, de plus, en hébreu, le signe verbal par excellence, celui qui forme la racine du verbe (fl i n) Héôah = être, et qui entre dans la formation de tous les verbes hébreux.
Nous retrouvons cette même voyelle ô, avec un sens identique, en arabe, qui y ajoute le sens de l’attraction de la vie interne, le feu intellectuel, l’Esprit à travers le temps et l’espace, et sa force active le rayonnement vital; et, en sanscrit, avec l’idée de création, d’embrasement et d’une chose embrasée — embraser et être embrasé.
En Chinois, les racines aspirées (h) o (h), Ouô(h), Oé expriment également l’idée de rayonnement, de feu vital, d’action et d’être. En grec, le verbe &PAQ (Oraô) signifie voir et dérive des racines hébraïques (a) Or, lumière, et Ra(ô) voir : Orasis, Opact;, vue, Ophthalmos, O<p9al[£o<;, œil, dérivent, eux, du verbe opaœ (oraô), voir.
Nous retrouvons l’o avec son acception lumineuse en latin également, oculus, i] œil (iol, en langue docien); sol : soleil; focus, fioc (languedocien), feu; En celtique et toutes les langues dérivées : Hoel ou Heol est le soleil.
Nous n’étendrons pas plus loin ces exemples qui démontrent suffisamment que l’idée d’œil, de lu mière, de rayonnement vital et intellectuel ont une même origine philologique, en sanscrit, chinois, hé breu, arabe, grec, latin et nos langues modernes, origine issue de la lettre ô.
• l’œil sacré du delta lumineux 47 Si nous ouvrons maintenant la kabale, nous voyons, d’autre part, qu’à la dixième lettre i (ô) correspond la Tiphereth séphirotique (nixsn), qui est la Beauté, la Splendeur lumineuse (mais avec le sens intelligible) de l’Être Suprême, et le nom qui s'y rapporte est El OHé (n i b x), le principe créateur extériorisant son principe intellectuel sous forme de vie absolue.
Tiphereth, qui est la sixième séphire dominée, nous enseigne la kabale, sur la sphère solaire (du soleil), lui donnant la clarté et ensuite produisant les métaux par l'union du soufre et du mercure dans le sel, substance ou matière première : $ soufre, feu, esprit, Mercure. Force vibratoire phénoménalisant la matière première ; sel : phé noménalité de la matière première.
Ajoutons, en effet, qu’en alchimie le 1 corres pond au sel, équilibre du soufre et du mercure, du positif et du passif, de l’azoth et de la quintes sence, et dont les analogies sont en F.-. M.-. exotérique : la Beauté ; et, dans le christianisme : le SaintEsprit.
Sur la sixième lame du tarot, dite : lame de l’amoureux, dans l’angle droit de laquelle le 1 est inscrit, on remarque un homme entre deux femmes, équilibre entre les deux principes : vie et mort : bien et mal, Lumière et ténèbres, positif et négatif, et au-dessus de lui rayonne le soleil, au centre duquel est Y amour. L’amour doit être pris ici dans son sens ésoté rique ou orphique. Voir les hymnes d’Orphée (hymne V), où Phanès: la est appelé aussi
48 l’jnitiation Eros, l’amour, l’attraction universelle, et l'Argonauliké, vers 14, indique J’aimante'... l’Eros à sexe double (SupuTQç), que l’on nomme Phanès.
Dans notre Etude sur Orphée et les Orphiques (1), nous avons analysé l’hymne à Phanès, dans lequel Orphée dit : « C’est loi qui répands la lumière et le son (la vibration, la sonorité brahmanique : Sabda) en tous lieux ; c’est toi qui, en parcourant d'une aile rapide, le Cosmos, as dissipé les noires ténèbres qui l’enveloppaient et qui y as répandu une pure lumière, c'est pour cela qu'on t'appelle Phanès. » Voici donc, de nouveau, la Kabale et le Tarot en concordance absolue avec Orphée.
Soleil, lumière, beauté, amour, esprit ne font qu’un. Quant au sixième Arcane majeur, il indique égale ment la splendeur lumineuse de la beauté supérieure et, dans le Cosmos, l’attraction universelle équilibrée, symbolisée par les deux triangles enlacés de l'hexagramme ou • sceau de Salomon, attirés l’un vers l’autre par leur centre commun.
On sait, en effet, que le symbole correspondant à la lettre 1 et au nombre 6 est l’hexagramme, anta gonisme des deux principes produisant l’équilibre qui concrétise ce passage de la Table d’Emeraude d’Hermès : « Ce qui est en bas y est comme ce qui est en A, et ce qui est en haut A est comme ce qui est en bas v pour l’accomplissement de la SPLENDEUR : Tiphereth de la Chose unique ». On voit donc que l’œil sacré inscrit au centre du (I) Initiation, juillet 1909, p. 146.
{Reproduction interdite sans autorisation.) l’œil sacré du delta lumineux delta lumineux est un symbole remontant à la plus haute antiquité, puisque nous le trouvons avec le triple sens : 10 De soleil, lumière physique et vitale ; 2° De lumière morale, beauté, amour ; 3° Et enfin surtout de lumière intellectuelle, spiri tuelle, chez les Egyptiens et tous les peuples où l’initiation égyptienne se répandit, notamment les Hébreux, à qui la F.-. M.*. l’a emprunté par les alchimistes elles kabalistes du Moyen Age. Combes Léon.
De la Suggestion Dans son numéro du 2 janvier dernier, le journal relatait le faits divers suivant. « Une étrange aven ture matrimoniale vient de se dérouler à Los An geles. Mmfl Margaret Howard qui épousait, il y a seize jours, un propriétaire de mines très riche, vient d’intenter une action en nullité de mariage, préten dant qu’elle a été contrainte, mentalement et endor mie pour contracter son union. Le lendemain du jour de la cérémonie, la jeune femme quittait le domicile conjugal en déclarant qu'elle avait été hypnotisée. « — Je suis toujours, déclare-t-elle Miss Marga ret Armstrong, je demande au tribunal de me rendre libre, car c’est sous l’empire de l’hypnotisme, sans avoir mon libre arbitre, que je me suis mariée. » Quel est donc ce facteur mystérieux qui puisse asservir ainsi à sa propre volonté un être qui n’au rait jamais accompli un tel acte ? Il ne faut pas aller chercher loin pour y trouver la suggestion. L’emploi de la suggestion dans certaines maladies offre de grands avantages; il est, par exemple, d’un merveilleux secours pour la guérison d’une mau vaise habitude : l’alcoolisme, l’anesthésie, les pas sions, les obsessions. Par contre, placée dans une
sentiments les plus nobles. Voulant mesurer jusqu’à quel point pouvait s’étendre cette influence néfaste, que le lecteur me permette de lui conter une expé rience personnelle, et qui s’est accomplie presque toujours entièrement. Voici en quoi elle consiste. Dans une chambre un vulgaire mannequin de couturière est placé ; le sujet étant sous mon in fluence, je fais naître en lui des idées criminelles.
C’est ainsi qu’un jour je dis à Mm° R... : « Vous avez eu avec M. X... une très forte discussion. Je sais qu’il est caché dans cette chambre et qu’il attend que vous soyez au lit pour vous tuer. Qu’allez-vous faire ? » C’est alors que je lui fis remarquer que, si elle ne le tue pas, c'est elle qui sera demain matin un cadavre dans son lit. L’excitant à supprimer ellemême ce pseudo-individu, je plaçai auprès d’elle un couteau que je lui fis voir.
Sans aucune hésitation, l’hypnotisée rampa le long des murs de la chambre et se précipita vers le mannequin dans lequel resta planté le couteau. S’il s’était agi là d’un acte à accomplir véritable ment, si le crime avait été effectivement commis, il est bien certain que M“'e R... n’aurait pas été cou pable. Elle n’était dans mes mains qu’un automate, chez lequel la suggestion avait fait tous les frais.
Il est absolument'évident que le sujet se serait refusé à accomplir, dans son état normal, le moindre petit acte contraire à la conscience. L’hypnotiseur — l’expérience ici le prouve — tient entre ses mains une arme terrible contre laquelle une faible volonté est entièrement captée et ne saurait opposer la
DE LA SUGGESTION 53 moindre résistance. Si les exemples abondent dans les expériences, heureusement ils sont plus rares dans la réalité. Qu’est-ce donc que cette suggestion? Les savants docteurs, parmi lesquels je veux citer les fondateurs de l'Ecole de Nancy : Liébault et Liégeois, l’ont fait rentrer dans le domaine de la psycho-physiologie.
C’est donc l’étude des rapports entre le moral et le physique, l’application d'une méthode rigoureuse d’observation et d’expérimenta tion. Ils ont déduit de leurs recherches que la sugges tion hypnotique peut se diviser en trois phases bien distinctes : i° Les suggestions de mouvements ; 2° Les suggestions de sensations et d’hallucina tions; 3° Les suggestions d’actes.
La suggestion consiste donc à produire différents phénomènes variables à la volonté du suggestionneur. L hypnotisation d'un sujet comprend généralement trois périodes bien différentes. C’est d’abord l'état cataleptique dont le point le plus saillant est l’im mobilité et la'rigidité des membres. A cet état suc cède la léthargie : la tête se penche sur la poitrine, les membres sont inertes et retombent si on les abandonne.
Le somnambulisme apparaît en dernier lieu. La vue acquiert une acuité remarquable, les sens sont en général d'une sensibilité extraordi naire.
54 l’initiation Les suggestions de mouvements se remarquent pendant l’état cataleptique, alors que le sujet est encore en état de veille. Si, par exemple, on menace une personne, l’attitude decelle-ci exprímela colère. On obtient, en raison de eette association des idées et des mouvements, des phénomènes plus connus sous le nom de fascination.
Si l’on fait voir au sujet qu’un papillon magnifique est posé sur son épaule, son visage prend une expression d’admiration; lui dit-on qu’il vient de s’envoler, son regard le suit comme s'il existait réellement. Dans une suggestion contraire, lui montre-t-on à ses pieds un serpent, la terreur et l’affolement s’emparent de lui. Ces expé riences peuvent être variées à l’infini.; elles restent du domaine de l’imagination du suggestionneur.
Dans la deuxième catégorie, le sujet est devenu la propriété absolue de l’expérimentateur. Le pou voir des sens est complètement aboli. C'est ainsi qu’en 1853, à Marseille, une jeune fille était devenue enceinte à son insu ; les médecins qui s’occupèrent de cette affaire, concluèrent à la possibilité qu’une femme soit rendue mère indépendamment de sa vo lonté. Ayant été endormie, le viol avait été commis sur elle.
Dans cette catégorie également, des illusions peuvent être provoquées. Le Dr Bernheim, de la Faculté de Nancy, est très affirmatif à ce sujet : « Chez certaines personnes, dit-il, l’illusion négative est parfaite. A une jeune femme honnête, je dis les plus grandes infamies sans qu’elle rougisse, les plus grosses plaisanteries sans qu’elle ébauche le moindre sourire. Elle n’a pas entendu. J'ai vu des
DE LA SUGGESTION 55 dames très austères, très pudibondes, auxquelles on peut dans cet état enlever la robe, la chemise, pincer la jambe et la cuisse, sans qu’elles témoignent la moindre résistance, la moindre émotion. Monaidéïsées par la suggestion, elles étaient convaincues que rien ne se passait, l’imagination effaçant la réalité.
Et quand, l’expérience terminée, je dis à l’une d’elles: « Vous allez vous rappeler ce que je vous ai fait », elle se concentre; puis, fort étonnée, répète tout ce que j’ai dit et fait; puis, se rappelant que je l’ai découverte, rougit et dit : « Non, ce n’est pas pos sible, c’est un rêve. Je ne me serais pas laissée faire. » Je n’ai jamais vu d’expérience plus impressionnante.
Elle m’a laissé la conviction absolue que cette per sonne n’aurait opposé aucune résistance à une ten tative de viol. » Quant aux suggestions d’actes, les faits cités au commencement de cette étude sont les meilleurs exemples que l'on puisse donner. La suggestion présente un champ d’expériences toujours nouvelles.
C’est ainsi — tant est grande la crédulité d’un sujet — qu’il est possible, par exemple, d’obtenir l’effet attendu d’un médicament sans l’administrer. Les applications médicales de ce genre sont excessivement déconcertantes. Je ne me souviens plus quel docteur possédait un sujet si sensible qu’un paquet d’opium posé sur sa tête l’endormait en moins d’une minute.
Les appels, les bruits, rien n’y fit pour le tirer de ce sommeil ; ce lui-ci fut spontanément terminé au bout de quelques minutes.
56 L’INITIATION A juste raison, étonné de ces expériences, un professeur de physique prépara deux paquets sans déclarer ce qu’ils contenaient. Le premier fit dor mir : il contenait du chloral ; l'autre produisit une vive sensation de brûlure : c’était du sel de mercure. 11. semble inutile de continuer plus longtemps l’exposé de phénomènes analogues qui peuvent se multiplier à l'infini.
Ils prouvent suffisamment l’in fluence qu’un cerveau étranger peut acquérir sur une volonté faible. Il importait seulement de mon trer quelle puissance, soit en bien, soit en mal, peut avoir une suggestion fortement implantée. Les travaux qui ont été faits dans cette voie doi vent intéresser les médecins, les magistrats. Combien d’hommes peuvent-ils se dire libres moralement?
Voilà ce qui, dans certaines affaires criminelles, peut donner à réfléchir à ceux qui ont la lourde tâche de se prononcer sur certains cas, dont l’écheveau de complications paraît bien difficile à débrouiller. Puisque l’hypnotisme est un fait ab solument démontré maintenant, il importe donc de l'appliquer juridiquement à la recherche delà vérité G. Wilfrid. 4 janvier 1912.
Tout dans Tout Ce que c’est que l’initiation Divine donnée par un Grand Maître de Sagesse, sans pourtant dévoiler au cun Mystère, lequel mystère doit être trouvé dans son Soi Supérieur. Ce mystère entre peu à peu dans le corps phy sique de l'homme, choisi par l’infini, prêt pour rece voir l’initiation.
Son corps physique se modifiechimiquement, len tement, mais sûrement, sans secousses, sans trouble aucun, comme une plante croissant régulièrement, toujours arrosée par une main sûre, à son temps, et chaque jour de la même manière, la même mesure d’eau et à la même température, pour ne produire aucun choc dans le corps encore peu habitué à rece voir toujours la même impression, et pour pouvoir absorber lentement la nourriture qui le fera croître.
Dans la bonne Loi, il n’existe pas de soubressaut — qui effraye ou fait mal d’aucune manière ; — tout tourne et avance mathématiquement et per pétuellement — et justement guidé par une intelli gence supérieure, — qui a charge de l’évolution hu maine, et à laquelle elle est assignée — comme guide — et Loi. — Dans la nature tout est juste et bon, car toute la nature est tramée de fils d’or • J
58 L’INITIATION qui réunissent le tout pour l’harmonie universelle. Ce fil d’or est précisément le rayonnement du So leil Universel, — le Christos — tramé dans l’espace. — Le Souffle qui entre dans l’homme et qui le fait vivre est le Saint-Esprit, qui vivifie l’être et souffle perpétuellement sur les fils d’ors et embrase l’Univers du feu de l'Amour Divin qui est la béatitude, la vie, la joie et l’harmonie universelle.
Lorsque l’homme ordinaire non encore spiri tuellement développé —par conséquent peu sensible aux influences supérieures, — commence peu à peu à modifier sa vie journalière plus ou moins égoïste et toujours séparative, — ne s’étant occupé que de son moi inférieur — et modifie sa manière de penser, de parler, de travailler, d’agir — le tout guidé par la justice de la Loi Universelle, — il ressent un bienêtre indescriptible même dans son corps physique, à plus forte raison dans les sentiments qui guident son cœur; et sa pensée devient plus élevée, — plus juste, — meilleure de toute manière pour tout ce qui l’entoure. — Il commence à ressentir une attrac tion encore irraisonnée, mais déjà réelle; — il a plus de plaisir dans son travail, sa santé se fortifie; — la joie déborde de tout son être ; — il peut aider à tous ses semblables; a de la compassion pour ceux qui souffrent, se réjouit avec ceux qui sont heureux, devient indulgent pour ceux qui sont en core ignorants et commettent des erreurs de tout genre, — des crimes même, ne se permet plus de juger personne, car son discernement lui dit : que ceux qui font mal ne savent pas ce qu’ils font! que
TOUT DANS TOUT 59 c’est leur ignorance, leur peu de développement qui les guide, et qui les fait souffrir. — Il ne s’arroge plus le droit de les juger, — car il comprend par faitement qu’un jour viendra où, eux aussi, par la Grâce Divine et par bien des souffrances, auront les yeux dessillés et verront leurs erreurs, que ce n’étaient que leurs propres désirs, qui ont été ac complis en eux, — que ces désirs n’étaient ni justes ni bons, et que. par conséquent, ils doivent porter les conséquences — de ce qu’ils ont eux-mêmes antérieurement fait et ouvré.
Le calme parfait s’empare de l’Ame de celui quia découvert le Christos, — le Soleil vivifiantdc l’Ame, — l’Amour 1 Toute la nature commnce à lui sembler différente. Les animaux deviennent ses amis, il les aime comme des frères inférieurs, — et les bêtes ont aussi une tendresse pour lui et lui manifestent leur joie en le voyant.
Les arbres, les plantes, les fleurs, tout lui sourit, et il sent une force incompré hensible qui .s’échappe de lui par flots — comme de l’Ether — et va se fondre avec le tout que comtemplent sesyeux étonnés ! Lorsqu’on a passé ce pre mier stage, l’Ame commence à s'éveiller, à com prendre.
Alors elle ressent le besoin de se retirer en elle-même, de se scruter, — d’approfondir ce mystère qu'elle ressent dans tout son être ; elle commence à se souvenir de beaucoup de choses qu’elle n’avait pas idée d’avoir déjà vues ni vécues; elle médite, — et-c’est cette méditation qui l’élève vers des régions supérieures, lui donne le discerne ment et enfin lui découvre comme par magie sa
•60 l’initiation vraie raison d'être, —son Soi supérieur, son Immor talité. — Christos apparaît à sa vue comme le vrai Soleil de la vérité, et son Ame se fond dans l’Ame Unique,l’immuable, l'incompréhensible, l’inal térable, le Sublime, — le Divin, — la raison pure Mais, avant d’arriver à cet état, le corps doit se puri fier de tout désir égoïste et séparatif, '— fusionner son moi avec tous les moi, — non en physique car l’enveloppe du vrai homme, sa crèche qui est son corps et qui devient par la purification son temple, est toujours différencié, mais fusionner son moi avec le Soi de chaque être humain — qui porte l’humanité entière en elle-même et qui lui est caché par son ignorance et son.impureté.
Il faut littéralement renaître en Christos, — pour comprendre tout ce que cela signifie, autrement c’est inutile. Aucune science humaine ne pourra jamais vous l’enseigner, ni vous le décrire. Ce qui est aux hommes reste aux hommes, ce qui est à Dieu va à Dieu.
La Sagesse Divine ne peut être saisie par le cer veau, la combinaison, la déduction, la spéculation : c’est tout à fait différent aux pouvoirs de l’homme animal savant et même génial, — humainement par iant. C’est une force, un pouvoir, une magie, qui ne peut être perçue que par l’Ame spiritualisée par Dieu Lui-même.
C’est l’Homme Eternel qui sort de l’œuf qui le retenait prisonnier et qu'il a rompu par sa foi, son ' Amour, son courage et son humilité,— ayant comTOUT DANS TOUT 61 pris la nullité du périssable et la puissance del’Éternel. Vivre en aveugle dans ses illusions terrestres, — c'est la mort.
Mais mourir dans son égoïsme et dans ses désirs, — pour renaître en Celui qui est tout, c’est vivre, et, lorsqu’en bas on est parvenu une seule fois à le voir en Soi on ne peut plus craindre la mort, — car on ne meurt plus jamais ni ici ni là.
Lorsque l’homme aperçoit cette lumière Eterternelleen lui-même, c’est alors seulement que son œuvre est finie pour lui-même sur celte terre, et conséquemment, c’est , seulement à ce moment-là qu’il commence à être le vrai ouvrier du Christos qui est pour lui le Roi et le Maître de notre Planète. 11 est la voix de Dieu le Père que personne n’a jamais pu voir, sauf ceux qui le voient par la grâce du Christos.
« je suis la voie », a dit le Grand Maître Jésus-Christ.
Celui qui le voit le suit —<et devient la voie du Seigneur pour ses frères dans l’humanité; son œuvre est Amour, sacrifice, justice, vérité, charité, humi lité, pardon, patience, et la plus parfaite abnégation; le moi inférieur de cet homme n’existe plus pour lui comme une chose séparée de tous les frères hu mains, sans considération de caste, race, croyance, couleur. — Pour lui tout sont une seule et unique Ame, venant d’Un tout et qui, un jour, rentreront tous dans ce tout. Voici, dans quelques mots bien incomplets et som maires, mais que je crois compréhensibles, —la.
L’INITIATION 62 — destinee d’un Initie, c’est-à-dire de celui qui se fond par son Soi supérieur dans la Loi Universelle. Que tous les hommes soient ainsi heureux ! 20 août 1911. Eiram Amour. ____________
lies Plantes Magiques (Suite) SOMA ET HAOMA (Asclepias acid a) « Tu es, ô Sonia, le roi des êtres ; tu es roi et meurtrier de Vrtra ; tu es le vouloir énergique et propice. » {Rig- Véda. ) Les prêtres officiants du culte pastis sont au nombre de huit dont quatre s’identifient sans diffi culté à quatre de leurs confrères hindous : il y a un surveillant général muet, un allumeur de feu, un pressureur de haoma, un prêtre récitant. Aujour d’hui toutefois, vu la dureté des temps qu’a traver sés le parsisme, ce dernier demeure seul, avec un acolyte, à porter tout le poids de la liturgie naturel lement fort simplifiée. Mais, messe solennelle ou messe basse, c’est toujours la même mélopée qui murmure autour du saint breuvage, toujours le même office qu’éclaire de son flamboiement le feu des temples, l’immortel infiniment pur. Cet office se nomme yasma ou sacrifice, et il a
64 L INITIATION donné son nom au livre le plus important de l’Avesta, que nous possédons tout entier, et que tout en tier aussi l’on récite au cours de la cérémonie. Elle se divise en deux phases essentielles, exactement inverses de celles du sacrifice védique : dans la pre mière, on consomme le haoma qui a été apprêté en un yasma antérieur ; dans la seconde, on apprête celui qui sera consommé au yasma du lendemain.
A la suite de quelques prières introductives, le récitant et son acolyte entament la récitation du Hôm Yasht, que bientôt le premier continue seul. C’est un très long morceau.
Arrivé à moitié environ, au verset : « Voici tes hymnes, ô Haoma, voici tes chants de louange, voici. ta collation » (I, Yasna; 10, 18; — Hôm Yasht, 2, 18), il soulève sa coupe et y boit en trois gorgées, ayant soin de laisser un reste qu’il jette et qui est censé consommer par Haoma lui-même. Puis il récite la seconde moitié du Yasht, vers la fin de laquelle il procède à une seconde consommation, toujours en trois gorgées, mais plus solennelle.
Il rince sa coupe et profère encore quelques formules. Le premier acte est ter miné. Le récitant se lave les mains, lave à l’eau bénite les tiges de haoma, les place dans le mortier, où l’on verse du lait consacré, de l’eau bénite et d’autres ingrédients, et scande ensuite de ses coups de pilon les lentes stances des très vieux hymnes avestiques connus sous le nom de Gâthâs.
Le produit filtré s’appelle le parâhôm ; on le met en réserve pour un usage ultérieur, et l’on clôt le service par un rite
LES PLANTES MAGIQUES 65 spécial en l’honneur des eaux saintes, source de toute pureté et de toute fécondité. Citons quelques textes commentés par Burnouf (Le, Kase Sacre}’. « Moi, Ahura-mazda, j’ai fait naître les plantes salutaires par centaines, par milliers, par centaines de mille, autour du gaokërëna. » (Vend, farg., 19.} Ce dernier mot désigne le haoma blanc ; gôkarna en sanscrit est I’aletris hyacinthoïde, plante différente de l’asclépias.
Le végétal fournissant la liqueur spiritueuse a varié suivant la latitude et la longitude des divers pays. Même dans l’Inde, Vdsclépias n’était pas le seul d’où l’on put extraire le sôma. Mais le pro cédé d’extraction n’a varié que dans l’étroite limite, et la liqueur a toujours exigé un vase où on la dé posât.
Ahoura-mazda dit : « Va vers les arbres qui « croissent, ô saint Zaratousthra, vers ceux qui sont « beaux, élevés, vigoureux et dis : Honneur à toi, « arbre bon et pur, créé par Ahoura-mazda. Il te * donnera le bërësma, le faisceau de branches qui « est aussi long que large.
Les saints hommes le « porteront dans la main gauche, en louant Ahara « et les Ameshaçpentas (les Esprits purs) ; en te « louant, ô Haoma, qui es beau comme l’or, qui es « grand, et aussi les belles offrandes des vohou- « mano (des hommes pieux) créés par Ahoura pour « la sainteté, pour le bien. » L'esprit du mal Agramaingous (Ahriman) interroge Zoroastre et lui 5
vaincre ? » 11 L’INITIATION dit : « Par la parole de qui veux-tu espérait que Zaratoushtra répondrait : « Par ta parole. » Mais il répondit à Agramaînyous : « Mor tier, vase, Haoma et les paroles sorties de la bouche d’Ahoura-mazda. Voilà mes meilleures armes. » « Zaratousthra interrogea Ahoura-mazda : Quelle est la chose la plus agréable de la terre?
Ahouramazda répondit : C’est lorsqu’un homme saint marche sur elle, ô saint Zaratoushtra, le bois du sacrifice à la main, le faisceau de branches à la main, le vase à la main, le mortier à la main. » Ces derniers textes énoncent les principaux ins truments du sacrifice : l’Arani, le mortier, le vase, les rameaux succulents dont on extrait le jus, enfin le haoma.
La collection de Suze au Louvre offre plusieurs cuillers sacrificiales ; ce sont de petits récipients en terre cuite: l’un, rond à fond plat, muni de quatre pieds carrés et d’une queue, l’autre, en pointe, également muni d’une queue; mais dépour vu de pieds. Tous deux servaient à verser le haoma sur le feu. Il est certain qu’on distribuait aussi l'offrande entre les fidèles et que les prêtres y. avaient part.
Par ce remède, on détruit toutes les maladies et même la mort, la pourriture, la malpro preté produite par Agramanyous. Ces vertus du haoma ne sont point imaginaires et ne seraient pas niées par la thérapeutique de nos jours ; nos méde cins connaissent les propriétés de l’alcool, et le peuple nomme ce liquide eau-de-vie. A l’autel, le haoma est offert à toutes les vertus célestes, mais spécialement à Miihra. Dans le monde
LES PLANTES MAGIQUES G7 supérieur et idéal, Mithra, dont le nom est le même que celui du Mitra védique, est le premier de Yazatas. Les Yazatas sont un ordre de Puissances placé au-dessous du Ameshaçpentas ou Esprits purs, parce q'u'en effet Mithra, leur chef, offre à Ahouramazdale sacrifice éternel. Dans le monde réel, Mithra est le Soleil ou, pour mieux dire, la gloire de lumière qui précède le Soleil.
« Lui qui, le premier de Yazatas, apparaît sur le Hara, même avant le Soleil immortel aux coursiers rapides, lui qui inonde de son or les cimes gracieuses des montagnes. » Le Hara est le Harabërëzaiti ou Elbourz, la sainte montagne où est le lac Vourou-Kacha etoù s’accom plit le sacrifice éternel. Ce sacrifice est lui-même le type divin de celui que les hommes pieux offrent sur la terre.
Le mont Hara répond à l’autel; le lac Vourou-Kacha répond au Samoudra, appelé aussi lac, poushkara, dans le Véda. « Je veux célébrer Mithra ; pour son éclat, sa majesté, je lui sacrifierai à haute voix. J’invoque avec le haoma le Soleil immortel, étincelant, aux coursirs rapides. » (Khorda, invocation à Kurschid').
« Mithra, aux riches pâturages, je veux sacrifier le haoma» (Kborda, louanges à Mithra). — Les pâtu rages ici désignés sont la région des nuées appelées souvent les vaches du Soleil. Ce sont elles qui four nissent le lait céleste, l’eau qui fait croître les plantes et nourrit par elles les animaux; l’aliment liquide est présent sous trois espèces dans le vase du sacri fice. »
68 L’INITIATION Ecoutons la parole du poète qui célèbre le haoma au moyen âge avestéen, fidèle écho des louanges dont le comblait la foi des Aryas. « Aux coureurs qu’emporte l’ivresse de l’espace, Haoma donne l’élan des chevaux impétueux et sou tenus ; aux femmes qui gisent dans l’enfantement, un superbe rejeton et une vertueuse postérité.
A cette légion de chercheurs qui longtemps ont fouillé les saints livres, Haoma donne plus de savoir et plus de sagesse.
« Aux vierges qui se lassent de garder la maison saris époux, Haoma donne de bons maris, exauçant leur prière à peine exhalée, lui, Haoma le bienveillant. » Puis, tout à coup, leton se hausse, le débit s'accé lère, et, dans sa haine du mal, le moraliste mazdéen trouve les accents énergiques qu’inspire au barde védique l'horreur des démons et des magiciens funèbres. (Yasna, IX, 30,32.) « Au dragon qui se dresse, effroyable, vert et vomissant son venin, en faveur du saint vertueux qui périt, jaune Haoma, lance ta massue !
Au meur trier porteur du glaive, qui commet forfaits inouïs, altéré de sang et ivre de fureur, jaune Haoma, lance ta massue ! «Contre le pervers tyran des hommes qui brandit les armes menaçantes, en faveur du saint vertueux qui périt, jaune Haoma, lance ta massue !
Contre l’oppresseur du juste, l’impie ennemi de la vie, qui débite pensées et paroles de notre religion et jamais ne les met en pratique, en faveur du saint vertueux qui périt, Jaune Haoma, lance ta massue !
LES PLANTES MAGIQUES 69 « Contre le corps de la courtisane au pouvoir charmeur, qui s’offre aux désirs, ensorcelle d’eni vrantes voluptés et dissout les cœurs comme une vapeur qui flotte au gré du vent, en faveur du saint vertueux qui périt, Jaune Haoma, lance ta massue ! » Divers auteurs ont voulu voir dans l’Asclepias acida, ou arbre à sòma, notre Asclepias Vincetoxicum Dompte-Venin, mais il est fort probable que ces deux plantes n’ont de commun que leur nom de famille.
Michelet cite le passage suivant, après Langlois, sur le Sòma de l’Inde et le hom de Perse (Mém. de l’Ac. des Inscriptions, XIX) :« Qui se souvient? qui reconnaît les obligations antiques de l’humanité pour la nature innocente?
L’Asclepias acida sarcostemma (la plante chair), qui fut pendant cinq mille ans \’hostie de l’Asie, et son dieu palpable, qui donna à cinq cent millions d’hommes le bonheur de manger leur dieu, cette plante que le moyen âge appela le Dompte-Venin {Vince ■venenum'), elle n’a pas un mot d’histoire dans nos livres de botanique.
Qui sait? dans deux mille ans d’ici, ils oublieront le froment. » Le Dompte-Venin croît en Europe, commune dans les bois sablonneux, pierreux, coteaux incultes, aux environs de Paris où ses fleurs s’épanouissent en juin.
Sa souche rampante et fibreuse exhale, quand elle est fraîche, une odeur forte et a une saveur âcre, amère, désagréable; on l’employait comme émétique et alexipharmaque; elle est encore employée comme sudorifique, diurétique, elle entre dans la composition du Vin diurétique amer de la Charité (doses : i à 2 grammes). On l'a aussi recommandée contre la morsure des chiens enragés.
C'est une plante très active dont la décoction provoque les vomissements ou des évacuations alvines plus ou moins abondantes. Enfin Lemery dit que « sa racine est sudorifique, elle résiste au venin, elle excíteles mois aux femmes, elle lève les obstructions ; elle est bonne également pour la pierre, pour la gravelle. Sa feuille et sa fleur sont vulnéraires ; on les emploie extérieure ment. » C. B. ■
Le Régime Naturel Moderne SES IDÉES DIRECTRICES ET LEUR APPLICATION PRATIQUE L’histoire de l’alimentation, c’est la leçon des siècles ; jamais il ne la faut perdre de vue.
Rien n'est instructif comme ses enseignements : c'est faute, d’y avoir recours que tant de régimes eurent une durée éphémère, mais plus longue encore que celle qu'ils méritaient; c’est pour cela aussi que tant d'innovateurs manquent de ces idées générales qui doivent être à la base de toute œuvre durable et avoir leur source dans l’observation patiente de la nature et l’expérience mondiale.
L'alimentation qui convient à notre époque ne se comprend qu’à cette grande école qui est celle de l’humanité ellemême. ‘ Ses enseignements sont des plus précis : Elle nous apprend que les céréales, c’est-à-dire le blé, l’avoine, le seigle, l’orge, le maïs, les produits qui en dérivent et en particulier le pain et les pâtes, ont été et sont encore les aliments essentiels de l’homme.
Chaque fois qu’un peuple s’est écarté de cette nourriture, ce fut aux premiers âges, plutôt par nécessité que par instinct (témoin l’histoire des
72 l’initiation chasseurs et des pêcheurs), et plus tard sous l’em pire d’idées théoriques ou scientifiques ; c’est dans notre pays l’origine de l’usage jusqu’à l'abus de la viande, du vin, des œufs, du sucre, du chocolat, en un mot de tous les aliments concentrés ou riches en albumine. Voilà la première de toutes les idées directrices qu’il faut graver dans nos esprits.
11 en est une autre que l’observation de la nature nous enseigne aussi nette et précise, c’est que sous tous les climats, et quel que soit son degré de civi lisation, l’homme, dès qu’il doit accomplir une tâche importante, va de lui-même et comme d’ins tinct aux divers excitants.
Le fait est si vrai que, des contrées les plus éloignées et les plus dissem blables, les explorateurs nous ont rapporté toute une gamme de stimulants (café, thé, kola, maté, coca) préférés par telle ou telle nation indigène. L’histoire de l’alcool dans nos pays civilisés n’est pas moins instructive. L’excitant à la' portée de tous a créé la plaie de l’alcoolisme ; le vrai mal toutefois n’est pas le besoin de l’alcool, mais la soif des excitants.
L’observation est tellement vraie que les gens assoiffés d’alcool, et privés de leur excitant favori, se jettent, comme des affamés, sur tous les stimu lants qu'ils peuvent trouver. C’est ainsi, comme l’observe Deswartes, que la soif des excitants amène à consommer de l’éther comme en Irlande, du koumys en Tartarie, de la sève de bouleau fer mentée en Russie, de la muscarine au nord de l’Asie. Bien plus, dans les fabriques de caoutchouc, les
LE RÉGIME NATUREL MODERNE 73 ouvrières s’enivrent en aspirant le gaz que dégage le naphte ; en d’autres usines, les ouvriers boivent clandestinement le pétrole fourni par les patrons pour les besoins dé l’industrie.
Ainsi se confirme d’une façon éclatante que la plaie de notre siècle n’est pas l'alcoolisme, mais une soif d’excitants qui se manifeste plus intense que jamais et qui a pour cause la faiblesse croissante, la dépression du sys tème nerveux. Remarque importante, ce besoin n’est pas limité aux liquides. Les mêmes effets exci tants, nous les demandons aux aliments.
L’origine des boissons excitantes, celle d’une nourriture à digestion gastrique produisant également une exci tation forte, n’ont pas d’autre source. Voilà pourquoi l’homme s’adresse non seulement aux-boissons, mais également à la viande.
C’est ainsi que l’empirisme, cette science inconsciente à qui, en matière d’alimentation, revient toujours la première place, divise pratiquement les aliments et boissons en deux grandes catégories : les produc teurs et les utilisateurs de force. i° Les producteurs sont, je dirai, les trois espèces de charbon de la machine humaine que la science appelle les matières hydrocarbonées, à savoir : la grande famille des céréales et de ses dérivés qui constitue la houille, le charbon ordinaire de notre machine ; la famille des sucres et fruits, qui sont le charbon de bois et se consument facilement et rapidement; enfin la famille des corps gras qui est l’anthracite, le charbon brûlant difficilement mais longtemps.
l’initiation ■.■. I • ■ I ’’ lÿ'"*' I ¿U!? * I K *•!! - • i • i > - .¡i ' ■ I • ■ I ’ ’ lÿ'"*' I ¿U!? * i • i > - .¡i ' ■ 2° Les utilisateurs de force, ce sont, d’une façon générale, les excitants, c’est-à-dire la viande, le vin, le thé, le café, le chocolat, la kola, la coca.
Il est une conclusion frappante qui se dégage de cette classification naturelle, c’est que l’expérience mondiale qu’elle incarne relègue tout à fait au second plan les aliments albuminoïdes et minéralisateurs.
Quand on cherche comment ces deux catégories d’aliments n’entrent pas en ligne de compte, l’analyse chimique en donne l’explication ; «lie nous apprend que, dans l’ordre de la nature, l'albumine et les minéraux existent en général, dans les aliments producteurs de force, en quantité suffisante pour que l'organisme les y trouve régu lièrement sans devoir s’en inquiéter, et par consé quent les chercher dans une catégorie spéciale d’aliments.
Ces idées directrices sont d’autant plus impor tantes à mettre en relief qu’en même temps qu'elles ont la nature et l’expérience pour appui, elles trou vent, comme je l’ai établi dans mon ouvrage sur l’alimentation naturelle, ainsi que dans les plus récents travaux parus à l’étranger, une éclatante confirmation. Je tiens à mettre en relief une autre preuve de la classification naturelle des aliments.
11 est en médecine, comme en hygiène, une idée • fondamentale qui, dans l’esprit du médecin, n’occupe pas la place qu'elle mérite, c’est que, malade ou bien portant, l’homme a trente-six façons de refaire chaque jour et de dégager son énergie vitale. De la refaire, il y en a deux : Y alimentation et le repos, -e. «¿«¿«à
; g . 7 ' ■ — - •’ - ♦ * - ; ‘.C ; ■Z 1 K/-. &;• A & T”' 4 ; LE RÉGIME NATUREL MODERNE de plus. De la dégager, c’est-à-dire de 75 la rien dépenser, delà mettre en vigueur, il a mille moyens, mais tous se réduisent à un seul : l'excitation. Ce qui revient à dire que l’homme a trois grandes sources de force, et qu’il doit toujours y faire appel.
Ce qui caractérise l’alimentation et le repos, c’est que ces sources emmagasinent, accumulent des réserves, des provisions; l’excitation, au contraire, ne fait que dépenser les économies réalisées par les premières.
Aussi est-il facile de comprendre que l’excitation produit plus aisément et plus rapidement des forces que l’alimentation et le repos, et que, si l’une met des forces à la disposition de l’organisme, ce n’est qu’en utilisant et épuisant les économies réalisées par les deux autres. Cette distinction est capitale pour nous donner une idée exacte et précise de nos trois façons de refaire nos forces.
Cette idée générale, si chère à la doctrine natu relle, repose sut letrépied fondamentaldu naturalisme, c’est-à-dire la nature, l’expérience et la science ; je la mets ici en relief pour nous fixer sur cette question vitale de la pratique que nous ne connais sons pas assez, à savoir la valeur réelle et le rôle de la viande et des excitants. Cette conception phi losophique donne sa place à chacune de nos grandes sources d’énergie vitale.
Elle explique que la viande n’est pas un aliment fortifiant, c’est-à-dire qui de toute pièce produit de la force, c’est tout simple ment un produit qui utilise nos réserves. Elle nous fait toucher du doigt que tous les excitants sont logés à la même enseigne ; loin de donner des ¿•J' 1 fe* <- *2, •• ;
76 L’INITIATION forces, ils prennent et dépensent celles que nous avons accumulées, et c’est précisément parce qu’ils n’ont qu’à prendre qu’ils apparaissent si fortifiants et donnent si complètement l’illusion de la force. Enfin elle nous fait comprendre que, quelle que soit la foi que nous'.-ayons en les médicaments, l’art de guérir ne peut être, en définitive, que l’art d’exciter.
La doctrine naturiste, si formelle et précise dans ses enseignements, tranche sous ce rapport avec les conceptions de la médecine scientifique moderne. Les céréales, les sucres et les corps gras sont, à mon avis, les grands producteurs de force, les exci tants en sont les utilisateurs. Ces utilisateurs sont admirablement appropriés aux circonstances.
Sous tous les climats, la nature les a mis à notre portée, mais, en dépit des apparences contraires réalisées par la civilisation, qu’ils s’appellent vin, alcool, thé, café, ils ne sont à notre portée que comme des accumulateurs d’excitation, ce sont des excitants de haute volée ; ils permettent à l’homme de faire appel à ses réserves pour être à la hauteur des situations les plus variées : faim, fatigue, effort, chagrin, insomnie.
Cependant, loin d’être des moyens ordinaires, ce sont des ressources excep tionnelles pour faire face à des situations exception nelles. Ils sont, en outre, comme les fleurs, un des charmes de la vie, mais un de ses agréments dont il faut se garder d’abuser. Pour comprendre l’usage exagéré et l’abus modernes, il faut avoir toujours leurs origines présentes à l’esprit.
LE RÉGIME NATUREL MODERNE '77 Ils appartiennent à un siècle où la médecine, se basant sur les effets immédiats, affirmait que vins, viande, thé, café étaient les fortifiants par excellence; c’est à' cette idée directrice qu’ils doivent la place importante" qu'ils ont prise dans l’alimentation de nos pères. Nous sommes d’une génération qui est la preuve vivante du contraire.
Mieux éclairés que nos pères, ne suivons pas leurs errements, rompons avec des habitudes qui n’ont d’autres raisons que l’erreur et la routine; faisons plus, combattons-les par la parole et l’exemple. La vraie sagesse ne con siste pas seulement à s’abstenir d’absinthe, d’alcool, de liqueurs, mais à rompre avec tous les excitants, à leur faire chaque jour une place moindre dans nos mœurs. Voilà pour nous-mêmes.
Pensons aux autres, pensons à notre pays. A l’abus national des exci tants artificiels, le remède est dans un retour éclairé à la nature, et pour le réaliser rapidement, dans l’orientation de l’éducation de toutes les classes par l’école, la famille ; il est dans l'initiative indivi duelle de tous ceux qui ont à cœur de remplir une mission sociale aussi hygiénique que moralisatrice.
La nature sème partout l’excitation, non pas avec •cette intensité spéciale aux excitants artificiels qui amène la surexcitation et la faiblesse, mais avec ces caractères de modération et de durée, d’étendue et de variété qui assurent sa bienfaisance et font sa force. L’air, la lumière, le soleil, le mouvement en sont les agents les plus précieux; l’alimentation, la source
78 (1) Librairie Maloine, Paris, 1910. Prix: 3 fr. 59. _--------:—_ __ L INITIATION la plus abondante et la plus féconde. C’est pourquoi, en matière d’hygiène, tout le monde doit connaître les principes, les idées directrices de l’alimentation, en un mot apprendre à se nourrir.
Malheureu sement, la génération de notre époque vit encore sous le régime de l’antique théorie des calories ; c’est pour mettre en évidence la portée de .cette erreur profonde que j’en ai fait le sujet de la préface de la deuxième édition de mon ouvrage sur l'Alimentation et la cuisine naturelles dans le monde (i). Comme je n’ai pas eu .de mal à le démontrer, les calories sont la fausse monnaie de l’économie nutritive.
Plutôt que de connaître un aliment par sa teneur en calories, il est autrement urgent : i° de se con vaincre qu’il recèle une triple valeur importante à sauvegarder intégralement : valeur nutritive due aux principes plus ou moins nourrissants qu’il renferme, valeur mineralisatrice, valeur excitante; 2° de lui conserver cette triple valeur, au lieu d’en laisser sacrifier les qualités alimentaires et digestives en ne songeant qu’aux calories.
C’est la fascination de la théorie des calories qui fait que notre génération médicale ne s’inquiète jamais d’améliorer, par des aliments naturels appropriés à nos besoins, nos aptitudes digestives et notre tempérament, le coeffi cient d’assimilation et de désassimilation, c’est-àdire le degré de vigueur et de perfectionnement de la machine humaine. Cependant, quiconque observe
LE RÉGIME NATUREL MODERNE l’alimentation naturelle à travers le monde, voit que la question des calories a toujours été le moindre souci de l'humanité et que l'instinct l’a toujours pleinement résolue quand la science ne l’a pas déroutée ou faussée. Le problème de la viande et de l’albumine ne l’avait jamais agité avant l’école allemande et A. Gautier.
Avant d’être égaré par des notions théo riques, l’homme avait toujours trouvé dans l'ali mentation naturelle la solution de ce problème ap paremment si angoissant pour les savants du labora toire.
D’ailleurs, le chiffre prétendu nécessaire de l’albumine pour notre ration journalière va, aux yeux de la science, sans cesse diminuant, et le jour n’est pas loin où il sera le dixième de l'alimenta tion par les producteurs de forces, c’est-à-dire la proportion habituelle qui existe d’albumine associée à l'amidon et aux aliments minéralisateurs dans toutes les céréales naturelles.
C’est la proportion qui existe, en particulier, dans le pain quand il n’est pas réduit à la boule d’amidon indigeste que constitue le pain blanc, mais consiste dans le bon pain natu rel tel que je l’ai décrit sous le nom de pain bis moderne.
C'est là une considération d’une portée sociale de premier ordre quand on songe que le pain entre pour moitié dans l’alimentation des Fran çais, qu’il est en définitive notre façon nationale à la fois de consommer l’amidon et de faire la meilleure part de notre alimentation en minéraux et en albu mine. En somme, la grande question au point de vue
«0 L’INITIATION de la pratique journalière, c’est de conserver aux aliments leur triple valeur naturelle ; il n’est pas douteux que notre façon moderne de préparer la nourriture les dénature le plus souvent.
Toute notre alimentation moderne est tellement faussée, les pré-. jugés régnants en matière de cuisine sont si puis sants, qu’il n’est pas exagéré de dire que, sans idées directrices nouvelles, il n’est pas possible de faire une bonne ménagère.
Ces idées sont bien faciles à saisir, le tout est de les connaître et de les appliquer : elles se ramènent en pratique, à deux principes : le premier est de manger les aliments autant que possible dans leur état primitif, et, quand ils comportent une cuisson, de les faire d’une façon générale cuire dans leur jus. Ces principes, il faut nous appliquer à les vulgari ser, à les répandre partout; chacun doit le faire dans sa sphère.
Comme je le dis dans une brochure de vulgarisation que je viens de publier, c'est parce que le médecin, l’éducateur naturel des familles en hy giène, n’a pas d’idées pratiques en matière culinaire, c’est parce que les instituteurs et les institutrices n’ont que des notions théoriques sur l’hygiène alimentaire, c’est enfin parce que ménagères et cordons bleus n’ont aucune idée directrice sur le sujet, qu’aujourd'hui nous sommes, en matière de cuisine, victimes de préjugés et d'errements dont nous ne connaissons pas la gravité.
Ce cri d’alarme est d’autant plus nécessaire que notre époque a un insatiable besoin d’énergie, elle .souffre d’une invincible faiblesse et à la viande, au
demande époque, appelons-la le régime naturel Malheureusement, il faut le reconnaître, est si loin de la nature que ces mots naturel moderne », qui à eux seuls être tout un programme alimentaire et LE REGIME NATUREL MODERNE vin, à l'alcool, à tous les excitants, on vainement le remède, parce qu’elle ne fait pas la différence entre les aliments producteurs et les ali ments utilisateurs de force.
Revenons à l'alimenta tion naturelle, et, pour bien faire comprendre que nous ne faisons pas un pas en arrière, mais en avant, que dans notre pensée cette alimentation est appropriée aux besoins, aux goûts et aux exigences de notre moderne, l'homme « régime devraient avoir pour tous la clarté de l'évidence, ne disent plus rien à notre époque et restent une énigme.
En présence d’une pareille mentalité, je n’ai pas hésité à tracer, non seulement les grandes lignes, mais les détails de ce régime. Je l’ai fait il y a trois ans pour les médecins et les esprits éclairés dans mon travail sur l'alimentation naturelle, prenant pour épigraphe ces mots : « En cuisine comme en médecine, il n’y a pas de petits détails, il n’y a que les esprits trop étroits pour en comprendre la portée .
Pour faire œuvre de vulga risation et d’hygiène sociale, deux conditions sont toujours nécessaires ; la première, c’est d'être simple et compris de tous. C’est dans cette pensée et aussi pour donner au corps médical un vade-mecum, un appui et un manuel de vulgarisation dans son œuvre de propagande, que je viens de publier : la Cuisine cher soi, ce qu’elle est, ce qu’elle doit être.
82 L’INITIATION. L’Alimentation, comment il faut la réaliser (i). La seconde, c’est de n’hésiter jamais à se répéter, car, suivant le mot de Bonaparte, la répétition est la seule figure de rhétorique vraiment pratique. Aussi, si cela peut être utile, peut-être compléterai-je cette causerie par une seconde sur le régime naturel moderne, son application pratique et sa justifica tion scientifique. Dr Monteuuis, de Nice, Ancien interne des Hôpitaux de Paris, Médecin de la Villa de Repos Saint-Antoine, à Nice. (1) Librairie Maioine, 19, rue de l’Ecole-de-Médecine, Paris. Prix: 1 fr. 50.
Méditation sur la Lumière Le monde qui nous en toure est, — si nous y prenons garde — plein d’enseignements. J’ai choisi aujourd’hui l’étude de la Lumière. Je grouperai certains faits connus de tous, soit par l’ob servation directe de la nature, soit par la lecture des livres de science les plus élémentaires, les plus en fantins même, j’essaierai ensuite d’en tirer des con clusions philosophiques simples. Origine de la Lumière Un enfant de cinq ans va nous répondre : « Nous sommes éclairés le jour par le soleil et la nuit par la Lune. » Il est entendu que la lune agit comme un vaste „ réflecteur; le flambeau est donc le soleil? Mais qu’est donc le soleil? — La science le considère comme un formidable foyer incandescent. Cependant la chose n’est pas certaine. Comme le dit plaisamment le Dr Papus : « Installez un gigantesque brasier place de la Conî'î- .‘¿fié ’■ .i' A»#■:' • ■ ■ ' -------- _____________ ;_______________________ _ _______ ",.........................................../-------------11-i 1—•...........................
84 l’initiation corde et dites-moi s'il vous réchauffera, vous qui passez au Châtelet. » L’analogie est très parlante. Nous n’avons donc pas de document certain sur la façon dont agit le soleil, ni sur ce qu’il eSt. Pour se bien renseigner, il faudrait peut-être y aller voir, mais je ne crois pas que ce soit l’aile de nos aéro planes qui puisse nous y conduire.
Constatons que dès le début de notre étude nous rencontrons l’inconnu; remarquons aussi par analo gie que nous ne sommes pas mieux fixés sur l’ori gine de ce qu’on appelle avec raison la Lumière in térieure qui habite en nous. Appelcz-la sentiment du beau, désir du bien, notion du vrai idéal. Qu'im porte ! Mais la raison nous apprend-elle quelque chose sur ce soleil mystique dont l’idéal humain est une étincelle ?
Propriétés de la Lumière Il apparaît aux yeux du moins clairvoyant que la lumière possède des propriétés 'vitales fort impor tantes. x Je citerai l’attrait des végétaux pour la lumière, les livres de botanique relatent plusieurs expériences à ce sujet.
D’ailleurs tout le monde a pu constater' que les plantes d’appartement orientent leur tige vers la fenêtre et exécutent pour cela des mouve ments lents, mais, somme toute, fort énergiques, probablement beaucoup plus « conscients » et voulus que nous ne le supposons. J’ai toujours considéré
’< < - sV:'- V C--'.•<•■ “J, ÎA ’Jj* MÉDITATION SUR LA LUMIÈRE 85 ce fait comme ayant quelque chose d’émouvant, et j’ai cru y voir un exemple méconnu. C’est une vérité qui paraît banale, que la lumière soit un facteur indispensable à la vie et à la crois sance des végétaux; ce fait mérite quelque réflexion. Les propriétés vitales de la lumière s’exercent aussi sur l’homme.
J’ai à peine besoin de rappeler le sentiment de bien-être et de joie qui correspond _à un temps clair et lumineux. Je mentionnerai en core que l’homme des pays chauds, bénéficiant d’un maximum de radiations solaires n’a besoin que d’une très faible quantité d’aliments matériels. Au contraire, l’homme du nord, privéde soleil, est obligé d’absorber force viandes, graisses et huiles. Ces propriétés que j’appellerai nutritives sont très connues.
On commence, déplus, à étudier pratique ment les propriétés curatives de la lumière, et on admet le soleil comme médecin ; ici on constate qu’il peut enrayer des invasions microbiennes,'là qu’il peut remonter la tonicité d’un individu affaibli. Quoi qu’il en soit, il reste encore bien des décou vertes à faire en héliothérapie, et je ne doute pas qu’elles puissent beaucoup tarder.
La chromothérapie en général- serait un beau champ d’études pour un médecin hermétiste. La chromologie est réservée à quelque physicien doublé d’un philosophe. Ayant noté ces quelques faits connus de tous, je m’arrête, frappé que je suis de l’étrange analogie qui existe entre la lumière matérielle et la lumière immatérielle. I -’.¿S .■si ■ci ■v. -.—
86 — 86 l'initiation Que ce soit le rayon doré du soleil ou l’influx du Verbe divin qui s'incarne mystérieusement en nous, ces deux lumières rayonnent généreusement sur tous, se donnant à tous, nourrissant tous les êtres d’une substance invisible et tonique échappant à toute analyse. May.
PARTIE LITTERAIRE BIBLIOGRAPHIE Lo Christ et la Patrie Par M. G. de Givry Ce livre est le fruit de dix années de travail et, qu'on - admette ou non les idées de l’auteur, on ne peut lui refuser d’y voir l’expression d'une foi sincère et convaincue. Je ne veux, en aucune façon, juger cette œuvre de longue ha leine ni en donner un compte rendu complet. Sa lecture ne sera pas inutile aux occultistes en général et aux occutistes christiques en particulier. La thèse de l’auteur est que tous ceux qui se rattachent à l’Evangile doivent avoir horreur non seulement de la guerre, mais encore de l’idée de Patrie. Comme je le disais plus haut, je veux m’interdire de juger cette œuvre conciencieuse, que je me contente d’annoncer. Peut-être me sera-t-il permis de dire seule ment qu’à mon avis M. de Givry ne l’aurait pas écrite (au moins dans ce sens), s’il avait été convainou des trois choses suivantes : 1® La terre et ce qui s’y passe n’est pas intéressante ; elle est un enfer, un creuset où sont jetées les âmes pour devenir dignes des mondes supérieurs où la guerre n’existe pas; 2° L’Evangile, avec sa loi d’amour et de pardon, ne peut, dans son essence, être connu et pratiqué à la fois que par une toute petite minorité d’êtres, bien que tous doivent boire à leur tour à cette source de vie. C’est une - erreur d’espérer sa réalisation universelle sur la terre.
L INITIATION 30 La mort du corps physique, qui épouvante tant les matérialistes... et les catholiques, n’a aucune importance réelle. Notre monde est un enfer; il ne faut pas espérer y créer un paradis.
La souffrance, la mort, sont, pour les mondes inférieurs, un mal nécessaire, et il est certain que si la guerre disparaissait de notre humanité terrestre, la Nature les remplacerait par des catastrophes, qui détrui raient, c'est-à-dire transformeraient encore plus de vies physiques.
Certes, le vrai chrétien a pour patrie l’univers; pour frères, tous les hommes, tous les êtres; mais sa vie physique il la doit, lorsque c’est nécessaire, au sol qui la lui a fournie ; ses efforts il les doit aussi à ceux qui sont nés dans le même pays, car un pays c’est un être dans l’in visible, et tant qu’il est dans le monde terrible qu’est la terre, le premier devoir de l’initié, du chrétien, c’est d’obéir aux lois de son pays.
Ceci pour nos lecteurs, plutôt que pour les lecteurs profanes. Cos réflexions n’enlèvent rien aux mérites d’une œuvre vraiment consciencieuse, sincère et dont la lecture est tout à fait à recommander en pre nant soin d’éviter les erreurs de l’auteur sur l’idée de patrie. ★ ¥ ¥ H. Cornélius Agrippa. — Sa vie et son œuvre Par J. Orsier L’auteur de ce livre n’est pas occultiste, mais il a, sans s’en douter peut-être, travaillé pour eux.
Il s’est livré à un long travail de recherches, il a réuni de nombreux docu ments qui leur profiteront un jour.
Il a très bien résumé, sans en saisir, je crois, le ressort secret, toute cette vie agitée d’un vrai initié, mais il n'en a vu que l'extérieur; et il l’a fait plutôt à un simple point de vue littéraire et his torique, le moins important de beaucoup. — Néanmoins, l’occultiste moderne tirera, s’il sa,it lire entre les lignes, de grands enseignements de la description de la vie ter-
- BIBLIOGRAPHIE rible menée par Agrippa dans l’enfer terrestre. Il recon naîtra Îa voie commune et nécessaire de l’initiation, et peut-être, à un moment, un de nos maîtres nous don nera-t-il la vie cachée d’Agrippa, et nous fera connaître l’alchimiste, l’astrologue, le médecin aux ressources incon nues. Le travail si complet de M. J. Orsier lui sera alors inappréciable et lui évitera bien des recherches longues et ennuyeuses.
Nous devons donc des remerciements à l’au teur et à l’éditeur. * * * Miroir philosophique Par L.-M. Chemanlys Ce miroir, c’est l’intuition, l’inspiration, l’imagination ; cette glace interne où peut se refléter l’infini. Celui qui veut avancer, savoir, comprendre, peut tout trouver en lui-même, et de conceptions en conceptions, il montera, s’éclairera ».
Avec raison, l’auteur de ce petit livre déclare qu’il faut chercher, travailler sans cesse, préparer chaque jour sa pensée. On trouvera dans ces quelques pages beaucoup de mots ¿veilleurs de la pensée enfouie en nous-même et que nous ne connaissons pas. Un grand nombre d’idées, de prin cipes lumineux et profonds sont livrés à notre méditation.
Heureux ceux qui sauront comprendre, appliquer à leur vie intérieure et extérieure la sagesse dont ces pages sont pleines. L’auteur n’aurait pas perdu ses peines si une seule âme était par lui éveillée, et je pense qu’il y en aura beau coup.
l'initiation G. PHANEG. Nous recommandons tout particulièrement à nos lec teurs une brochure exrêmement intéressante contenant le cours fait à l’Alliance Spiritualiste (1910 -1911), par Mme Jeanne Beauchamp : Etudes comparées de la Doctrine Esotérique des Religions et Philosophies Religieuses. Biblio thèque Baudelot, 36, rue du Bac.
Il y a six ans, paraissait, à la librairie Chacornac, un livre très utile à ceux qui s’occupent d’alchimie, à ceux surtout qui veulent à juste titre acquérir, par de savantes comparaisons, la certitude que les vieux maîtres avaient dépassé, au point de vue théorique et pratique, nos chi mistes modernes.
Je crois intéressant d’en redire un mot actuellement, car on s’occupe plus que jamais d’alchimie, et je sais plus d’un chimiste officiel passionnément attiré vers les mystères de la table d’émeraude. Le livre d'A. Haatan convient surtout à ces derniers, car il témoigne d’une science chimique profonde et d’une grande connaissance des travaux des anciens.
Toute la première partie, qui est théorique, convaincra les savants de bonne foi de la valeur des enseignements alchimiques. Ils y trouveront des théories sur la matière, les éléments^, les phénomènes géologiques, comparées avec les idées des philosophes sur l’unité de la matière, et de cette compa raison naîtra une lumière nouvelle.
La deuxième partie est consacrée aux faits, à la pra tique; on n’y trouvera pas, bien entendu, la solution défi nitive de la question, mais les recherches d’alchimie pratique y seront considérablement facilitées. La conclu sion de l’auteur est, du reste, très importante, et nous en gageons tout lecteur à la méditer avant de commencer aucun travail pratique. Théorie et pratique du Grand Œuvre Par Abel Haatan
L INITIATION majeurs. — 1er ternaire. — 2® ternaire. — 1er septénaire — 2e septénaire. — Les 3 septénaires et le ternaire de transition.
Chapitre VIL — Rapports généraux des Arcanes ma jeurs et mineurs — Clef du Tarot. — Domination du ier septénaire. — Rapports du 2e septénaire dans le Tarot lame par lame. — Idem du 3° septénaire. — Rapports généraux. — Rapports de iod, de hé, de vau du 2e hé. — Figure générale donnant la clef du Tarot. — Établisse ment du Tarot mobile ou tournant (Rota). DEUXIÈME PARTIE Le symbole dans le tarot.
Application delà clef générale 'au symbolisme Chapitre VIII. — Introduction à l’étude du Symbolisme. — Les Symboles. — Les Termes primitifs. — Clef du Symbolisme. — Détermination immédiate du sens d’un des symboles. — Loi générale du symbolisme.
Chapitre IX. — Histoire du Symbolisme du Tarot. — Recherche de son origine : Le Tarot’ est un livre égyptien. — Ses transformations. — Jeu de Mantegna. — Tarot vénitien. — Tarot de Florence. — Tarot de Bologne. — Tarot hindou. — Rapports du Tarot avec un monument chinois. — Tarot chinois. — Tarots actuels. — Etteilla. — Marseille. — Besançon. — Wattillaux. — Tarots italien et allemand. — Tarot de Papus. — Constitution du Symbo lisme du Tarot. — Les 16 signes hiéroglyphiques primitifs. — Les 22 lettres hébraïques bases du Tarot symbolique.
Chapitre X. — Le Tarot symbolique. — 1er Septénaire. Théogonie : Plan du travail. — Clef du Ier septénaire. — La lre lame du Tarot origine de toutes les autres. — Les trois Principes de l’Absolu. — La Trinité. — Tableau résumé de la lre lame. 2‘ Lame. — La Papesse (Beth). 3e Lame. — L’impératrice (Ghimel). 4e Lame. — L’Empereur (Daleth).
BIBLIOGRAPHIE Pape (Hék 5° Lame.— Le fie Lame. — L’Amoureux (Vau). Résumé. — Constitution de Dieu. Chapitre XI. — 2° septénaire. — Androgonie : Clef du 2° septénaire. Lame. — Le Chariot (Zaïn). 8o Lame, -r- La Justice (Heth). 9° Lame. — L’Ermite (Teth).. ioe Lame. — La Roue de Fortune (Iod). - lie Lame. — La Force (Caph). 12® Lame. — Le Pendu (Lamed). Résumé. — Constitution de l'homme.
Chapitre XII. —3e Septénaire. —Cosmogonie : clef du 3° septénaire. Lame. — La Mort (Mem). Lame. — La Tempérance (Noun). Lame. — Le Diable (Samech). Lame. — La Maison-Dieu (Gnaïn). Lame. — L'Étoile (Le Phé).. Lame. — La Lune (Tsadé). Résumé. — Constitution de l’Univers. Chapitre XIII. — Transition générale. I90 Lame. — Le Soleil (Coph). 20° Lame. — Le Jugement (Resh). 21e Lame. — Le Mat (Schin). 22° Lame. — Le Monde (Thau). Résumé.
Chapitre XIV. — Résumé général du Tarot symbo lique : Involution et évolution. — Théogonie. — L’absolu, d’après Wronski, St. de Guaita, Lacuria et le Tarot. — — Théogonies des diverses religions identiques à celle du Tarot. — Résumé. — Androgonie. — Tableau résumé. — Cosmogonie. — Tableau résumé. — Tableau résumant le symbolisme de tous les arcanes majeurs et permettant de déterminer immédiatement la définition du sens de l'un quelconque de ces arcanes.
94 l'initiation TROISIÈME PARTIE Application du tarot Chapitre XV. — Clef générale des applications du Tarot. — Le Principe et les Formes. — La 21° lame est une figure principe. — L’Année. — Le Mois. — La Jour née. — La Vie humaine. — Le Tarot philosophique. — Rapports du Tarot et de l’Archéomètre de Saint-Yves d’Alveydre.
Chapitre XVI. — Le Tarot astronomique. — Astrono mie des Egyptiens. — Les quatre saisons. — Les douze mois. — Les trente-six décans. — Les Planètes. — Rap ports des douze signes et des organes du corps (astrologie classique). — Rapports absolus avec le Tarot. — Du Jeu des Tarots : son origine, ses allégories. — Figure résumant l’application du Tarot à l’astronomie. — Clef des travaux astrologiques de Christian. — Adaptation de l’Archéomètre de Saint-Yves d’Alveydre. — Correspondance de l’Alphabet hébraïque (Tarot) et de ¡’hiéroglyphique.
Chapitre XVII. — Le Tarot initiatique. — Application du Tarot aux doctrines théoriques et pratiques de l’initia tion. — Le travail de Ch. Barlet sur ce sujet. — Involution et Évolution. — Les heures d’Apollonius de Thyane. — Les phases de l’initiation figurées par le Tarot. — Le Nom divin dans le Tarot. — Travaux de Ch. Barlet sur le Tarot cosmogonique.
Chapitre XVIII. — Le Tarot kabbalistique. — Déduc tion d’Etteilla sur le livre de Thoth. — Exemple d’applica tion du Tarot à la Kabbale, l’hiérogramme d’Adam par Stanislas de Guaita. Chapitre XIX. — Auteurs qui se sont occupés du Tarot : Raymond Lulle. — Cardan. — Postel. — Les Rose-Croix. — Court de Gébelin. — Etteilla. — Claude de SaintMartin. — J.-A.
Vaillant. — Christian. — Eliphas Levi. — St. de Guaita. — Josephin Péladan. — The Platohist. — Theosophical publications. — F.-Ch. Barlet. — Poirel —
BIBLIOGRAPHIE S5 Ely Star; — H.-P. Blavatsky. — Ch. de Sivry. — Mathers. — Bourgeat. — P. Piobb. Chapitre XX. — Le Tarot divinatoir ; en sept leçons. — Introduction. — A nos lectrices. — L’Astronomie et l’As trologie. — L’Intuition. — Le tirage des sorts par le Tarot. Ire Leçon. — Simplification des règles du tirage. 2e Leçon. — Arcanes mineurs. — Signification. — Inuti lité de beaucoup de mémoire pour les retenir. — Clef du Tarot divinatoire.
3e Leçon. — Arcanes majeurs. — Signification au point de vue divinatoire. 4e Leçon. — Base de l’application de ces données. — Établissement du sort. 5e Leçon. — Tirage du Tarot. — Procédé rapide. — Procédé développé. 6e Leçon. — Méthode originale et inédite d’Etteilla pour U tirage des Tarots (d’après un de ses plus rares ouvrages). Ier coup. — 2e coup. — 3e coup. — 4e coup. 7° Leçon. — Conclusion. —Bibliographie.
Chapitre XXI. — Application du Tarot au jeu. — Manière de jouer au Tarot. — Le jeu royal de la Vie humaine suivant les Égyptiens. — L’Unité des jeux par le Tarot. XXII. — Conclusion de l’ouvrage. — Aux Initiés. — Gravure donnant la Clef absolue de la Science occulte. TABLE DES GRAVURES DU TAROT DES BOHÉMIENS Tarot de Papus : Les 22 Arcanes majeurs. Clef absolue de la science occulte. Tarot de Papus : Les Bâtons (14 cartes).
Tarot de Papus : Les Coupes (14 cartes). ■ Tarot de Papus: Les Épées (14 cartes). Tarot de Papus : Les Deniers (i4 cartes). Rapport des Figures et des Nombres. Chaque couleur est formée à la manière des Être*.
V(> L’INITIATION Figuration générale des Arcanes mineurs: Disposition par séries. Clef générale des Arcanes mineurs. Figure du le Septénaire. Figure du 2e Septénaire. Figure générale. Figure du 3e Septénaire. Grande loi des Arcanes majeurs. Tarot tournant ou Rota. Autographe très rare d'Etteilla. Tarot chinois : 2i cartes. Tarot tournant en Rota. Adaptation astro-hermétique du Tarot par Etteilla. La Clef du Grand Arcane.
Tarot de Court de Gébelin : 22 Arcanes majeurs en un tableau. Tarot de Court de Gébelin : 22 Arcanes majeurs. Tarot de Marseille: 22 Arcanes majeurs. Tarot de Papus: 22 Arcanes majeurs. Figure du ter Septénaire : Constitution de Dieu. Figure du 2e Septénaire : Constitution de VHomme. Figure du 3e Septénaire : Constitution de V Univers. Figure de la Constitution du Tarot. Application de la 21e lame au Tarot. Tarot de Court de Gébelin : Les 4 As.
Mesure du Temps chez les Indous. Rapport du Tarot avec l’Archéomètre. Tarot astronomique. Les Planètes. Rapports des 12 signes et des organes du Corps. La 21e lame du Tarot dans l’Inde. r Correspondance de l’alphabet hébraïque (Tarot) et de ’hiéroglyphique. Le Nom divin dans le Tarot : ïro figure. Le Nom divin dans le Tarot, 2e figure. Tirage des Tarots d’après Etteilla. L’Unité des Jeux. Le Tarot, cycle des révolutions de IEVE. Le Gérant : G. Encausse. Imprimerie de l'initiation, 15, rue Séguier, Paris.
Librairie Générale et Internationale G. FICKER PARIS — 6, rue de Savoie, 6 — PARIS SENSATIONNEL I Vient de paraître ; MÉTHODE PRATIQUE Pour produire LE CHARME ET LA FASCINATION Sur n’importe quelle personne ' sans passes magnétiques Par CALYPSO . Volume 28/22 c. m., broché............................ 1O francc Remise 10 0/0 aux Abonnés de l’initiation Vient de paraître: Jean BELtUS »* Philosophe hermétique TRAITÉ DES RECHERCHES Pour la découverte des personnes disparues, des enfants, animaux et objets perdus ou volés. Moyens certains pour connaître le lien où ils se trouvent, ainsi que le signalement des voleurs cl l’endroit où ils se cachent. Chapitre spécial pour découvrir la provenance des lettres anonymes. Etude sur la recherche des trésors cachés. Méthode ma gique cl rationnelle. Un vol, 22/14 c. m., broche................................ 5 francs,
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On reconnaît la rareté et l’intérêt des planches hermétiques et magiques de Khunrath; jusqu’à présent, ces planches étaient sans valeur, puisqu’elles . n’étaient pas accompagnées de leur texte. Les docteurs Papus et Marc Haven ont remédié à 'cet état de choses- en publiant, chez M. G. Ficker, une édition de luxe donnant l’explication de chaque gravure. /