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l initiation Revue uIiilosopliiQue îles Hautes Études ( l't'DLIBE MEA'SVBUJÎMEST SOCS LA OIBECTIOSJW Docteur PAPU^,* 93™e VOLUME - 24“" ANNÉE S< AIRE DU 5' 2 (.NOVEMBRE 1911) Page A ^îque (p. 97). PARTIE PHILOSOPHIQUE ¿<< O; r- tit : conférence ésoté rique (p. 98 à 128)..................................... Papus. Mes e.xnces avec un médium (p. 129 à 139). L. T.
La Maçonnerie italienne et tradition initiatique (p I 40 à 142)............................................. L. Combes. Pour l'étude de l Anthropognose (p. 143 à 145). L. Combes. La Sorcellerie au Maroc (p. 146 à 153) ... J Bois. Le Magnétisme dans l'Antiquité (p. 154 à 163) P. Wilfrid. Neigurehuen ( p. 164 à 172)........................... LT.
Une synthèse générale occulte (suite) (p. 173 à 174).......................................................... Franlac. SECTION ARCHÉOMÉTRIQUE Les Formes de VArchéomètre (p. 175)............. St-Yves «-.’Alveydre.
Partie littéraire : Incantation celtique au Génie de l'zXstre des Nuits. — Invocation au Principe femelle. — Harmakhis. — L’O"dre martiniste en Italie. — Société alchimique italienne. — Rite philoso phique italien et Rites unis d'Italie et des Colonies. — Ordre martiniste. — Intéressant phénomène.
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NOVEMBRE Signe Zodiacal : LE SAGITTAIRE LES ZODIAQUES LE S AOITTAHÆ . P.ÌHTIK a Hrr/Jt Z- — ¡¡ 1 Z.iflmqui du P»»ru«p"- «lu li» Miri friHpl» .1 Emir * / 1 U g * * * * ,.-v 1 '2 ZudiAlpie di» l'.rrü>jin» <hi Trtupl« •h Siird <1 Erur 1 4 d rA : * _ 1 3 Zodiatpu du J\u uqn» «In 1 n uid Jrniplc 4 Drnderali. ú* 4 1 —jfi / K\ />-- .
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PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toutes Ecoles sans aucune distinction, et chacun d’eux conserve la responsabilité exclusive de ses idées.
Les Origines de ¡’Humanité CONFÉRENCE ESOTERIQUE de M. le Dr Papus Jeudi 26 Octobre 191/ Mesdames, Messieurs, Nous avons, cette année, à étudier un peuple très vieux par son histoire et très jeune par ses apti tudes, non seulement par rapport au monde visible, mais surtout par rapport au monde invisible : je veux parler des Egyptiens.
Il n'y a que quelques années véritablement que la science profane est arrivée à lire d une façon courante les textes égyptiens à la suite des merveilleux tra vaux de Champollion. Dans la deuxième de ces cau series, j’aurai à vous initier rapidement à la lecture des caractères hiéroglyphiques, et je ne voudrais pas aujourd’hui abuser de votre bienveillance à ce sujet. Ce que nous devons étudier, ce n’est pas tant ce
LES ORIGINES DE L'HUMANITÉ 99 qu’on connaît des Egyptiens, ce qui est dans tous les livres, ce que vous pourriez voue-mêmes facile ment trouver et lire, c’est le côté inconnu de la science que possédaient les Egyptiens. Nous sommes sûrs aujourd’hui, et nous espérons pouvoir le prou ver, que l’antique Egypte communiquait de façon permanente avec le monde invisible.
J’essaierai de vous montrer que les hiéroglyphes étaient la traduc tion. dans le plan physique, des clichés qu’on peut projeter ou qu’on peut recevoir dans le plan hyperphysique. Mais, pour que vous compreniez bien le carac tère de cette science égyptienne, il nous faut mal heureusement remonter plus haut que le déluge.
Nous verrons tout à l’heure que le déluge s’est pro duit à une époque relativement récente, puisque, lorsqu’il s’agit de ces sciences, les dates deviennent fantastiques. Le premier des monuments authen tiques que nous possédons de l’Egypte est de 5,000 ans avant Jésus-Christ : c'est vous dire qu’il suppose une civilisation antérieure.
Lorsque nous verrons l’histoire de l’Egypte, j’essaierai de vous montrer combien l’histoire de l’Europe est faible et petite à côté de l'histoire colossale de ce peuple égyptien. 11 faut donc remonter plus haut que le déluge, il nous faut faire une histoire qui approche un peu de l’origine de l’homme.
Si la nature intéresse l’être humain, elle l’intéresse évidemment moins que luimême ; l’homme, comme je vous l’ai dit très sou. vent, étant essentiellement égoïste, s'intéresse à tout
100 L’INITIATION ce qui concerne son histoire personnelle, il est tou jours curieux de remonter l’origine des âges et de nous demander d’où nous venons. Je n’ai pas la prétention de résoudre cette ques tion. Car si l’homme, dans l’univers immense, est une quantité infinitésimale quant à son corps, c’est un génie colossal pour son intelligence.
Son intel ligence permet à l’homme de remonter jusqu'au principe divin; son intelligence, bien conduite, per met à l’homme de voir détruire pour lui les barrières de la mort ou les frontières de la naissance.
Donc, cet être double tel qu’il nous apparaît, faible et souffrant par le corps, capable d'avoir des maladies, mais ardent, immense par son intelligence et ses adaptations possibles, cet être nous intéresse comme il a intéressé tout le monde. La solution de la question que nous avons posée a été essayée par les théologiens, par les géologues et par les philosophes.
Les théologiens, surtout les théologiens catholi ques, en s’appuyant sur de mauvaises traductions de ce livre admirable de Moïse qu’est la Genèse, nous ont raconté une histoire qui est tout juste bonne pour les personnes qui aiment les fables : il s’agit de la création de l’homme 5.000 ans avant Jésus par Dieu, qui a insufflé une masse de terre rouge pour créer l’être humain.
Notez simplement en passant, cette traduction du mot « Adam » en « terre rouge » ; elle aura pour nous une grande importance plus tard. Moïse n’est pas coupable, il a été trahi parles traducteurs.
101 LES ORIGINES DE L'iiUMANITÉ Si nous écoutons les géologues, l'homme nous apparaît dans des cavernes, habitant les antres de la terre, vivant du produit de sa chasse inintelligent, mais extrêmement fort physiquement. L'homme estil de l’époque tertiaire? On le discute. Est-il apparu à l’époque quaternaire? Là, on est sûr de sa pré sence.
Pour les géologues, l’homme a marché lente ment, et à travers l’âge de pierre, l’âge de bronze et l’âge de fer, nous voyons l’humanité se perfec tionner. Il y a un point qui est un obstacle pour les géo logues ; c’est la couleur de la peau de l’homme. Pourquoi l'homme, issu des mêmes cavernes, issu des mêmes âges, puisqu’on trouve des armes de pierre en Egypte comme en France, a-t-il des peaux de couleurs différentes ?
Le géologue s’en tire par une cabriole, comme l’ancien fabuliste qui disait que les hommes étaient devenus noirs parce que le soleil, s’approchant trop de la terre, les avait brûlés. Une cabriole n’est pas une explication scientifique, et cette couleur de la peau de l’homme va tout à l’heure nous fournir des renseignements extrêmement intéressants.
Le philosophe, suivant son aptitude, penche tan tôt vers le théologien — c’est le spiritualiste, tan tôt vers le géologue — c’est le matérialiste ; il ne nous intéresse pas d’une façon bien profonde. Un être nous intéresse : c’est l’héritier de la science d’Egypte, c’est le prêtre égyptien qu'on a appelé Moïse. Initié en Egypte à la science des
102 L* INITIATION Rouges, ainsi que je vous le dirai tout à l’heure, initié par Jéthro, dans le désert, à l’antique science des Noirs, Moïse a été la synthèse vivante de toute la science qui l’a précédé. Mais c’est relativement un contemporain pour les Egyptiens : il est venu vers l’an 1200 avant Jésus-Christ, alors que l’Egypte avait déjà plus de 3.500 ans d’existence.
Songez que notre Europe n’a pas 2.000 ans : vous voyez l'antiquité que Moïse avait déjà derrière lui, et l'an tiquité qui nous sépare de Moïse.
Et cependant la conception de Moïse est des plus intéressantes, parce qu'il met au point toute la science concernant l’humanité, et toutes les révéla tions, toutes les synthèses dont nous possédons aujourd’hui deux traditions : la tradition Phénicienne, par Sanchonation, avec les fragments reproduits par Eusèbe, et la tradition Egyptienne par Moïse. Que nous dit Moïse, si nous sortons du domaine de la fable? Quelque chose d'excessivement clair.
Pour le comprendre, il faut nous figurer l'univers avec tous ses mondes, le soleil, les étoiles, les pla nètes. Levez lez yeux le soir, par une belle nuit d’été, et remarquez que tous ces points brillants que vous voyez au ciel peuvent être des soleils autour desquels des multitudes de planètes que nous ne voyons pas tellement elles sont petites, décrivent leur évolution.
Voyez cet ensemble immense du monde et donnez un nom à la force qui commande tout cela. Ce nom variera suivant les pays, suivant les reliLES ORIGINES DE L’HUMANITÉ 103 A gions, mais ce sera toujours la synthèse de l’Etre qui commande à tous les univers. Moïse a appelé Adam-Evé le principe positif et négatif universel qui circule dans le monde, dans toutes les étoiles, dans toutes les pla nètes.
Cet Adam-Evé se manifeste à nous sous trois aspects : un aspect constrictant, un aspect de chaleur intense, un aspect où toutes les forces se précipitent et sont agglomérées vers un centre, et cet aspect, Moïse l’a appelé Kain ; les sociologues l’ont appelé Kronos ; les égyptiens, Typhon. Le nom. c’est la source des querelles entre les hommes, cela n’a pas d’importance.
Ce qui^importe, c’est l’histoire de la force : cette force qui domine les univers est équilibrée par une force de constriction que Newton a appelé la force centripète uni verselle. D’un autre côté, nous trouvons une force d’expan sion, la clé, ainsi que vous le verrez plus tard, en sociologie, de toutes les révoltes et de tous les libé ralismes. Moïse l'appel Abel, ce principe d’expansion dans l’univers entier.
Enfin, nous trouvons une force équilibrant les deux autres, prenant tantôt de la force de centre, de la chaleur, tantôt de la force aérienne, de la force di latatrice; et Moïse l'appelleSeth, l’équilibre, le signe formé de deux triangles entrelacés. Kain, Abel, Seth, voilà les noms que Moïse donne aux forces agissant dans le monde vivant, dans cet immense amas de soleils et d’étoiles qui constitue ce. que l’homme peut concevoir de plus grand.
101 l’initiation Est-ce de notre faute si on a fait de cela un petit jardin avec une petite bonne femme qui a une pomme et un petit monsieur qui n’aime pas le serpent? Est-ce de notre faute si les Esséniens n’ont pas dit des mensonges, mais ont fait ce qu’a le droit de faire tout Essénien, réduit au mode allégorique cette histoire de l’univers vivant, cette histoire qui em brasse l’univers tout entier.
Et les Anciens maniaient tellement le symbo lisme, l’adaptant à tous les plans, que nous allons voir la même histoire se reproduire lorsqu'il s’agira non plus de l'univers entier, de l'ensemble de tous les éthers et de tous les mondes, mais de notre pauvre monde à nous-mêmes. Notre pauvre monde se compose d’un soleil avec sept centres d’attraction planétaire.
Je ne dis pas sept planètes, parce que, entre Mars et Jupiter, il y a deux cents ou trois cents planètes, et cependant elles sont toutes dans un plan d’attraction déterminé. Plus loin que Saturne, les planètes tournent dans un sens différent, appartiennent à un autre système, mais ne le disons pas trop haut, ce serait anti scientifique. Quoi qu’il en soit, notre système solaire se com pose d’un soleil et de sept planètes tournant autour de lui.
Eh bien, notre soleil, notre monde s’appelait, pour les Anciens, Noé ; ceNoé était, pour notre monde, ce que Adam-Evé étaient pour l’univers entier. Ce Noé, les Gnostiques ont retourné son nom, ils l’ont appelé Eon. Eon ou Noé, c’est la même chose : c’est le principe supérieur de notre centre.
LES ORIGINES DE L’HUMANITÉ 105 Qu’est-ce que c’est donc que cette arche dont l’ensemble fait trois cent soixante-cinq comme me sure, dans laquelle Noé évolue?
C’est l’arche du temps, ce vaisseau qui a le s leil au haut d’un de ses mâts pendant que la lune est au fond de la mer des étoiles sur laquelle elle vogue, cette arche du temps, qui a trois forces à son service : une force agissant en mode de condensation, qui ne s’appelle plus Kain, mais Kam, une force agissant en mode de dilata tion, qui ne s'appelle plus Abel, mais Sem, et une force agissant en mode d’équilibre, qui s’appelle Japeth.
Est-ce de notre faute si on n’a pas compris Moïse? Et je vais vous montrer, en descendant de l’autre plan à la terre, comment toutes ces forces sont représentées chez nous. Pour comprendre l’Egypte, il faut que je vous explique qu'il n’y a pas sur terre un être minéral, I une plante, qui ne corresponde, pour l'Egyptien, à un de ces astres qui se promènent dans le ciel.
Tout est lié entre la terre et le ciel, et ces planètes sont liées à chacun des êtres vivants qui existent sur terre. C’est la base de l’astrologie, de la magie, de toute la science égyptienne.
Tout à l’heure, j’es saierai de vous montrer cela en dessin ; pour le moment, je cherche à vous faire comprendre que, depuis ces forces dirigeant notre monde jusqu’à ces êtres sur terre : un homme, un chien, un arbre, tous ces êtres se rattachent aux astres. Si les noms de ces forces dans les astres : Sem, Kam et Japeth, correspondent à des principes, ils
106 l’initiation existent aussi dans toutes les lois qui dirigent l’hu manité. Et ces mêmes forces ne sont pas derrière les nuages, elles agissent sur la terre, au milieu de nos sociétés et de nous-mêmes.
L’ancien Kain, l’ancien Kronos, devient, sur notre planète, le principe de la Terre; Cham, l’autre prin cipe, qui devient sur la terre l’origine de toutes les forces physiques, que les Anciens appelaient le feu, l’espace éthéré ; enfin, la grande Maha-Mayah des Hindous, dont les catholiques ont fait la Vierge Marie, qui met son pied sur la tête du serpent ; Maha-Mayah, c’est l'eau pour une planète, et l’équi libre des forces, l’atmosphère, l’air dans lequel t< ut s’équilibre.
Ceci est encore nébuleux, c’est encore de la phy sique. Descendons encore d’un degré, et, comme cela s’approche de nous, nous allons mieux com prendre. Le principe équilibre sera le roi de justice dans le monde social; l’Éon, le directeur.
Le principe de la constriction, ce sera le despote ; le principe de la liberté, ce sera depuis le libéral jusqu’à l’anarchiste, en passant par tous les degrés que vous voudrez, et l’équilibre social sera le synarchiste, si vous me per mettez ce néologisme, terme de Saint-Yves, que je vous expliquerai plus tard.
La Société étant encore pour beaucoup de nous une abstraction, descendons encore d’un cran, et vous comprendrez comment les traducteurs de Moïse ont pu mal traduire. Celui qui est l’équilibré, le réalisé, le civilisateur
LES ORIGINES DE L’HUMANITÉ 107 de la terre, ce sera le ronge, l’homme à peau rouge, dont les Peaux-Rouges actuels sont les faibles restes ; l’homme, au contraire, qui manifeste le soleil sur la terre, qui manifeste la figure éclairée telle qu'un soleil, ce sera le Jaune ou l’Asiatique, fils du Ciel ; celui qui manifeste l'absence de toute couleur, le maximum de résistance à la chaleur, ce sera le noir, l'Africain.
Enfin celui qui équilibre tous les autres, ce sera le blanc, le blanc aux yeux bleus, l’ancien Celte. Donc, vous pouvez très bien, au lieu de faire l'histoire de Moïse, faire l'histoire de trois races : la race blanche, la race jaune et la race rouge. Et c’est ainsi qu'on a traduit Moïse, en oubliant que ces races n’étaient absolument que la matérialisation de principes de notre système solaire, principes qui sont beaucoup plus élevés.
Nous pouvons donc dire qu’un homme éclairé est un jaune ; en planétaire, ce sera Sem ; en universel, ce sera Abel, avec toutes les correspondances végé tales, minérales et animales.
Je vais essayer de vous montrer en quelques gra vures ce que Je viens de vous dire, et nous aborde rons ensuite le sujet de notre véritable étude, c’està-dire la race Atlante et son action sur la terre. * * * {Projections.') Voici un amas d'étoiles, une massé immense dans
l’initiation 108 laquelle il faut essayer de se reconnaître. C’est là l’œu vre des astronomes, et c’est là que nous allons voir la force universelle ellohine se manifestant par Adam et Eve agir et animer tous ces mondes. * * Voilà la première classification, la grosse nébu leuse qui est prise comme une tranche dans ce monde immense.
Dans cette nébuleuse, on prend douze constellations, douze amas d étoiles ; c’est dans ces douze amas d’étoiles que notre monde va tourner, notre soleil étant au centre. Le soleil va parcourir ces douze signes du Zodiaque, il va nous sembler que la terre bouge et que le soleil est fixe.
Voilà le monde de Noé, on a pris dans le monde universel une petite tranche, et cette petite tranche forme le monde des Eons ou le monde de Noé. * ♦ ♦ Voilà le monde tel qu’il est conçu par les mo dernes : le soleil central, les planètes qui tournent autour : Vénus, Mercure, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Neptune. Voilà le monde tel qu’il est conçu, nous allons le mettre en mouvement par la mécanique moderne.
Voici le soleil au centre, vous allez voir les planètes dans leur ordre tourner autour de lui et s’éclipser en passant devant lui comme cela se produit à cer tains moments de l’année.
LES ORIGINES DE L'HUMANITÉ 109 Eh bien, ceci vous montre l’arche de Noé. C’est dans cette arche que sont les végétaux, les animaux, et la colombe qu’il a envoyée est un symbole pure ment égyptien que nous aurons à vous développer plus tard. Voilà le monde de Noé en action. « » * Voici les constellations environnant le pôle, un petit coin du monde visible avec la voie lactée toute indiquée.
C’est encore un des domaines de cette force universelle dont Osiris et Isis en Egypte n’étaient que des adaptations particulières. Osiris et Isis corres pondent à ce que Moïse a appelé Sem et Kam. Voici une chose intéressante. Nos mondes ne sont pas isolés ; il y a entre chaque monde des glo bules sanguins universels : ce sont les comètes qui viennent mettre chaque monde en relation avec l’autre.
Les comètes agissent pour les univers comme le sang pour l'homme : le sang parti du cœur vient donner son oxygène à la pauvre cellule osseuse contenue dans le fémur, de même lorsque la force d’un soleil paraît s’éteindre, il lui arrive d’un autre monde un globule sanguin universel, une comète, qui vient lui redonner la force. Voilà l’arche de Noé construite.
Mettons une barre ici, et vous aurez le vaisseau sous lequel il y a la lune et la nuit, et sur lequel il y a le soleil au méri dien. Ce vaisseau, c’est la terre, notre terre, avec les deux lignes qui vont de l'horizon au méridien. Voici quelque chose de curieux : c’est une révéla
110 l’initiation tion d’un esprit qui prétend que notre système astro nomique est faux, et préfère celui des Anciens qui concevaient six mondes s’engrenant tous les uns dans les autres. C’est tiré d’un ouvrage peu connu de A. Morin. Il prétend que l’atmosphère terrestre est un véritable miroir rond dans lequel il y a ce que les physiciens appellent de la réfraction totale.
Un rayon lumineux parti d'une pointe de montagne vient se refléter à huit points autour de la terre, et ce que nous prenons pour des étoiles fixes, ce sont des étoiles de montagne que nous croyons tourner autour delà terre. Laissons de côté l’astronomie, et abordons ce que je vous ai dit des grandes divisions du monde. Voilà Adam et Eve, Kain, Abel et Seth.
Voilà, en descendant, Kronos, le couronné, en social, voici le consolateur, le libérateur universel ; en descendant notre système solaire, nous avons Noé, Kam, Sem, Japhet dans le camp des forces; et voici un homme noir, un homme jaune, un Z homme blanc, un homme éclairé. Ceci nous indique comment on peut remonter de la terre jusqu'au prin cipes les plus élevés du Ciel.
Voici un homme, un chien et un arbre, tous trois se rattachent à cette planète qui évolue dans le monde astral : c’est Mercure, ils sont en influence avec Hermès. Et cette planète elle-même se rattache
LES ORIGINES DE L’HUMANITÉ 111 au principe de notre système, qui est Noé. Vous voyez ainsi le résumé en images de ce que je vous ai montré tout à l'heure. ★ * ¥ 11 nous faut maintenant sortir du domaine des généralités et descendre un peu sur terre. La terre ne s'est pas faite en un jour, sur ce point les géologues ont raison.
Notre France que nous avons l'habitude de par courir pendant une existence qui peut être de trente à soixante-dix ans, a d’abord été formée dequelques îles éparses sur un océan agité. Ces îles sont devenues plus tard la Bretagne, l'Auvergne et tous ces points où nous trouvons du terrain primaire. Pendant que la France était formée de quelques îles. l'Europe également était formée d'îles graniti ques.
Or si vous faites aujourd'hui la carte de tous les endroits où il y a des monuments druidiques, vous les trouverez tous sur le terrain granitique, c’est-à-dire que, si à une époque il n’y a eu en Europe que de petites îles granitiques, c’est sur ces îles que les Druides ont établi leur domaine et leurs monu ments. L’Egypte n’échappe pas à cette règle, elle est for mée également de roches granitiques, de terrain primaire à cette époque reculée.
Au moment où il y avait ces îles en Europe, il y avait un autre continent, occupant tout l’espace qui est aujourd'hui la proie de l’Océan Atlantique. Ce
112 l’initiation I continent s’appelait l’Atlantide, et sur ce point vous avez tous les récits de Platon et des Anciens. Il y avait un immense continent dont j’ai essayé de re constituer le profil d’après la profondeur des Océans, qui s’appelait l'Atlantide.
Pour la terre, les continents sont de véritables planètes, chaque continent est une petite planète ter restre, et, d’après la tradition ésotérique, chaque continent possède ses minéraux à lui, ses végétaux à lui et sa race humaine personnelle.
Autrement dit, si, par exemple, nous prenons l’Afrique et ses hommes à peau noire, si vous mettez un blanc dans ce pays Africain, il prendra peu à peu le caractère ethnographique des nègres, sans devenir nègre lui-même; le continent l’absor bera, agira sur lui, et il prendra les caractères ethno graphiques des nègres. Prenons comme exemple l’Amérique, le pays des Peaux-Rouges, un pays né au moment où l’Atlan tide s’est effondré.
L’Amérique a pour essence humaine la race rouge ; cette race rouge a des caractères particuliers, dont l’épaississement de la mâchoire inférieure. Mettez un bon Irlandais, un brave Ecossais ou un doux Allemand sur cette terre d’Amérique : au bout de deux ou trois générations, son menton devient carré, il est marqué du sceau du continent Amé ricain.
Le continent est donc pour la planète ce que la planète elle-même est pour l’Univers, il marque sa race de façon spéciale.
LES ORIGINES DE L’HUMANITÉ 113 Or toutes ces races se sont promenées sur la terre : la tradition brahmanique nous montre que, lorsque les blancs sont arrivés dans l’Inde, elle était occupée par les noirs, et leur chef, Daçaratha, a été refoulé dans l’île de Ceylan. Une autre race, qui va nous intéresser davantage, occupait ce pays qui s’appelait l’Atlantide : c’était la race rouge.
A mesure que nous avançons dans l’étude de cette race, nous sommes stupéfaits de constater sa science. Notre science à nous est forte ; il ne faut pas nous mépriser, mais, par rapport à l’invisible, elle n’existe pas à côté de la science égyptienne. Qu'est-ce que c’était que l'Egvpte? Une pauvre colonie des Atlantes. L'Egypte était en possession d’envahisseurs, de blancs qui l’avaient envahie quand les Atlantes sont arrivés.
Ces Atlantes, on les appelle les forgerons d’Osiris. Pourquoi ? Parce que le caractère primordial de l’Atlante est de connaître les arts du feu. Partout où arrivent les Atlantes, le bronze arrive, ils fondent les métaux, ce sont des forgerons, et les savants n’osent pas nous dire quels étaient ces envahisseurs de l’Egypte, quels étaient ces hommes qui sont venus s'implanter en Egypte. Il suffit de regarder.
Tout à l’heure, dans quelques minutes, à la suspension de séance, je vous engage à jeter les yeux sur l’extrait du Registre des Morts, à côté de l’estrade, et de voir la couleur des hommes. Si vous aviez à faire sur un panneau l’histoire de la Mission Marchand traversant l'Afrique, que dessi neriez-vous? Vous dessineriez des hommes blancs 2
114 l’initiation habillés en blanc, c’est possible, mais blancs de peau et parlant avec des hommes noirs ; vous dessine riez ce qui existe. f Eh bien, en Egypte, lorsque vous regardez un document peint par les Egyptiens, vous voyez quatre sortes d’hommes : Des rouges, qui sont les chefs, qui commandent: ce sont les envahisseurs, on les appelle Rhatenous, ils sont rouges. Il n’y a qu'à regarder.
Ils ont soumis une race qui sont les nègres, les Nabassous, avec des cheveux crépus et un nez épaté. Il y a, à côté des nègres, une autre race venant d’Asie, les Jaunes, au nez aquilin : ce sont les Manous. Et, enfin, il y a très peu de gardiens, venant de très loin, de blancs aux yeux bleus, qui viennent généralement de la Grèce. Les Pharaons les paient très cher et s’en servent pour leur garde particu lière.
Ces rouges ont épouvanté les savants; ne pou vant concevoir cette chose simple que des ancêtres t des Peaux-Roug:s actuels aient envahi l'Egypte, ils se caszent la tête pour savoir pourquoi les Egyp tiens ont peint leurs chefs en rouge. Je vais vous lire des extraits qui vous montre ront comment on touche la vérité du doigt et com ment on passe à côté, quand on ne veut pas comprendre.
Voici un égyptologue érudit : M. Moret, qui a fait des articles, qui a fait une conférence très intéressanté sur l’Egypte, qui dit :
115 LJ.S Ui’.IGlNES DE L iIÜMANlTÉ « La question des origines de l’Egypte se pose « donc actuellement dans les termes suivants. Une « race dite indigène, arrivée au degré le plus élevé « de civilisation néolithique, avait occupé la vallée « du Nil : une race étrangère, plus civilisée surgie on ne sait d’où, dépossède la première et fonde autour d’Abydos un Empire que nous appellerons Tbinite, pour reprendre les termes de Maneton.
Et plus loin ce même savant dit : » « Nous devons admettre qu’une invasion introF / « duit en Egypte une race nouvelle : les Egyptiens « de l’époque historique. D’où viennent ces enva- « hisseurs ? Leur langue est déjà complètement for- « mée : elle s’écrit au moyen de signes que nous « appelons « hiéroglyphiques » et qui tout en repro- « duisant la forme de tel objet ou de tel être sont « rarement idéographiques.
L’écriture n’est plus au « stade primitif, où, à la façon des néolithiques, on « écrit le mot lion en dessinant un lion : elle est par- « venue à ce degré plus raffiné où ce lion n’est plus « que le signe d’un son : une lettre ou une syllabe. Je ne veux pas vous citer tous les savants.
Je vous dirai simplement ceci : que les Egyptiens se sont toujours dessinés en rouge et qu’encore aujour d’hui on trouve, dans l'intérieur de l’Afrique, une race qui a gardé la peau rouge. D’autres descen dants des Atlantes, comme les Maures, ont perdu le caractère rouge, mais il y a encore des rouges en Afrique. Il faut donc que nous admettions ceci : qu’à un moment donné les Rouges, qui voyageaient beau
116 l’initiation coup — c’étaient de grands navigateurs — ont fondé des colonies en Europe, et vous y retrouverez, comme reste des Rouges, les Basques, qui parlent encore une langue dont les clés sont incompréhen sibles pour les Européens. Vous trouverez ces clés dans le Yucatan de l’Amérique du Sud ou de l’Amérique Centrale, chez les Peaux-Rouges. Donc, les Rouges ont colonisé.
Leurs colonies ne nous intéressent pas, cela nous mènerait très loin, mais nous devons constater ce fait que la race rouge, avec ses sciences, est venue s’établir en Egypte. A quelle époque ? Oh! pour les dates, cela devient plus difficile. Nous reviendrons tout à l’heure sur ce point, je dirai simplement que nous pouvons fixer une date générale : 10 ooo ans avant Jésus-Christ.
Les Atlantes se sont établis en Egypte, s’y sont battus, ont refoulé les nègres et les blancs, les uns au Sud, les autres au Nord, et ont fondé leur empire. Leur empire va devenir splendide, il va constituer une des forces les plus grandes mises à la disposition des Européens. Mais pourquoi l’Egypte ? pourquoi ce coin qui renferme l’Egypte ?
Parce que c’est l’endroit où trois continents terrestres se touchent, c’est le seul point où l’Europe, l’Asie et l’Afrique viennent se toucher. C'est pour cela que dans ce centre même de grandes révolutions naîtront.
11 y a des lois peu connues qui dirigent les forces de la terre, des lois très belles comme celle del’évoLES ORIGINES DE L’HUMANITÉ 117 lution des races qui se passe sur un continent ; il y a des lois plus terribles, comme celle des terres de sang où on se bat toujours. La Belgique, l’AlsaceLorrainc en sont un exemple, on dirait que ce sont des coins de terre où les races viennent s’entre dévorer.
A côté, il y a des terres d'évolution : l’Egypte en est un exemple. Voilà donc la race rouge établie en Egypte, ins tallée en Egypte, et y appoitant le bronze. Mais ne croyez pas que l’Europe était faite comme aujour d’hui ; il y avait en Europe quelques grandes îles formées de terrains primaires, le reste était sous l’eau. Ce qu’ont fait les Egyptiens en Egypte est fantastique.
Ils ont créé le pays, détourné un bras du Nil qui allait dans le Sahara, ils ont fait des tra vaux auprès desquels les nôtres ne sont rien. Voilà ce qu’ils ont fait dans le visible. Dans l'in visible, qu'ont-ils voulu faire ? Nous le verrons plus tard : ils ont voulu lutter contre la réincarnation, empêcher l’homme de revenir sur terre, et c'est une des choses les plus belles de la religion égyptienne que j’aurai à développer devant vous.
Je ne veux pas abuser de votre attention, je vais vous montrer encore, au moyen de quelques images, ce que je viens de vous dire.
118 l’initiation (Projections.') Voici une carte de la terre, avec l’Océan Pacifique ici. l'Océan Atlantique, l'Europe, l’Afrique, l’Asie. Ceci représente l'Atlantide, et on a été forcé de faire ses contours ainsi, parce que là il existe une fosse de 5.000 mètres de profondeur, c'est la fosse des Antilles ; et là aussi, entre ces deux fosses, il y avait le continent Atlantide, qui s’étendait entre l'Amérique et l’Europe.
A cette époque, l’Europe était formée de ces petits points noirs que vous voyez, la France était consti tuée par un morceau de la Bretagne, et reliée à l'Au vergne. L'Egypte existait, vous voyez que l'Egypte avait de quoi être colonisée.
Tous les points noirs que vous voyez ont été colonisés par les Rouges : vous y trouverez des monuments druidiques et des restes de lage de bronze. ♦ * ♦ Si nous prenons le monde tel que l’a décrit Ho mère, nous constatons des choses curieuses. Où place-t-il le paradis ? Dans une terre qui bor nait la Méditerranée à l'Ouest, c’est-à-dire dans l’Atlantide.
Homère était un blanc, un descendant des Atlantes, initié par les traditions atlantides, et il a beau chanter en Grèce, son paradis est chez les gens où on est heureux, chez les Hyperboréens, chez les Cimmériens. Et le point où on était le plus
LES OBIGINES DE L’HUMANITÉ 119 heureux dans l’antiquité, c’est un pays situé sur le 39° degré de latitude, qu’on appelle aujourd'hui la France : on y était déjà bien à ce moment. ♦ ♦ ♦ Voici l'Egypte. Nous allons souvent la montrer, cette carte d’Egypte qui, en somme, est formée d’une île avec de petites montagnes à côté.
Nous allons suivre cette Egypte pas à pas. * ¥ ♦ Voici l’Egypte encore, mais c’est l’Egypte des Pharaons avec ses trois centres ; ainsi que nous le verrons en 1 etudiant, il y avait une Basse Egypte, où les Rouges sont arrivés, une Moyenne Egypte, puis une Haute Egypte.
A mesure que les envahis seurs arrivaient, les Egyptiens descendaient plus bas vers le Nil. * ♦ ♦ Le petit tableau que je vous présente ici est pour éviter que nous soyons orgueilleux. Voilà, par tranches de cinq cents ans, l’histoire de l'Egypte connue. Voilà la Chaldée, dont l’histoire est moins longue.
Voici la Chine, elle a la dynastie actuelle depuis Charles Martel ; c’est à ce moment que ses envahisseurs sont arrivés en Chine, où ils sont encore, peut-être pas pour longtemps. C’est vous
120 L’INITIATION dire que son histoire est très vieille. Et nous, les Européens, les blancs, qui croyons avoir toutes les sciences et toutes les révélations, voilà le petit mor ceau de notre histoire comparé à l’histoire des autres peuples. Ceci est facile à établir et nous montre que nous n’avons pas à être orgueilleux. * 4 4 Voici des hommes tels qu'ils sont peints sur les monuments égyptiens.
Voilà un homme d’Europe, un blanc, voici un Assyrien, un jaune, voilà un autre blanc, un Grec. Ce sont les comparses. Main tenant vous allez voir les principaux acteurs. * 4 4 Les voilà.
Voilà les rouges peints en rouge, les jaunes, les trois grands acteurs de l’histoire de l’Egypte, et c’est parce que les savants actuels n’ont pas étudié les Atlantes qu’ils n’ont pas compris l’in fluence du Rouge dans l’histoire de l’Egypte. * 4 4 Voici un document tiré des temples égyptiens. Vous voyez la masse de nègres qui est là : il y a un rouge.
11 y a à peu près un rouge pour ioo nègres, c’est justement le chiffre des intellectuels par rap port au reste de la population. Voici une femme qui tient un petit rouge et un petit nègre, c’est un sym’ bole que nous retrouverons.
LES OHIGINES DE L’HUMANITÉ 12i ★ ♦ 4 Voici une autre reproduction où vous verrez des métis, mais presque rouges, qui dirigent les ba teaux portant des denrées qui circulent sur le Nil. Je vous demande la permission de suspendre la séance quelques minutes, nous terminerons ensuite cette causerie. Mesdames, Messieurs, Nous allons terminer ce que je vous ai rapide ment esquissé concernant les Egyptiens. J’essaierai d’être un peu moins technique.
On m’a fait le reproche de parler pour des membres de di verses Académies plus ou moins savantes. J’essaierai d’éviter ce reproche et d’être compréhensible le plus possible. Nous en avons, du reste, fini avec les détails techniques ; nous sommes installés en Egypte avec les Rouges, il nous faut seulement résoudre une question de date.
Nous avons un point positif, d’autant plus positif, qu’il est en granit : ce sont les premiers monuments égyptiens. Les pyramides de Chéops, les grands temples datent de 4.500 à 5.000 ans avant JésusChrist. C’est juste le moment où les traducteurs font créer l’homme par Dieu dans Moïse, et Moïse,
l’initiation 1 .'2 qui est venu dans ce pays quelques années après, ne pouvait pas se tromper à ce point. Si nous nous référons à Manéton, qui a donné une liste exacte de tous les rois, nous pouvons remonter depuis les Grecs jusqu’à cette époque; au delà, Manéton dit qu'il y a des dynasties divines. Cela, c'est l'obscurité, nous ne pouvons pas encore résoudre la question.
Nous pouvons dire une chose, intéressante sur tout pour les dames : c’est qu’on peut juger une ci vilisation, non seulement d'après la beauté des dames — elles sont toujours belles dans toutes les civilisa tions — mais d'après la manière dont elles présen tent cette beauté.
Vous savez qu'une bague présentée sur la main est moins jolie que dans un écrin; or, la femme, qui sait cela, a l’habitude de présenter sa beauté dans un ensemble de robes, de bijoux, d’ornements et d’ac compagner cette présentation d’odeurs tirées des plantes les plus rares, et quelquefois de fards extrê mement bien appliqués.
Je suis sûr qu’une femme qui ajoute à ses che veux quelques cheveux supplémentaires, chefd’œuvre de nos artistes capillaires, se croit extrême ment près du maximum de civilisation.
Eh bien, en l’an 4.000 avant Jésus-Christ, les femmes égyptien nes avaient des bijoux merveilleux, — vous pourrez les voir au Louvre, — qui étaient tous des talis mans, car, comme nous le verrons plus tard, le bijou a toujours été un talisman à l’origine, — elles avaient des parfums, des fards, des peignes, et,.
123 LES ORIGINES DE L’HUMANITÉ chose plus intéressante, elles avaient des chichis! (Rires). Donc, la mode actuelle n’est pas le résultat d'une civilisation raffinée, et les Egyptiens, sur ce point encore nous ont déoassés. Disons seulement une chose : c’est qu’en 10.000 avant Jésus-Christ, les Egyptiens se sont installés dans leur pays, mais sont restés en relations avec le pays qu'on appelait l’Atlantide.
Il y avait des échanges de marchandises, de prêtres, qui ont continué jusqu'à une certaine date que je vais vous donner, qui est fantastique : c’est l’an 9570 avant Jésus-Christ, c'est-à-dire 1600 ans après que les Rouges étaient arrivés en Egypte.
A ce moment, en une nuit et un jour, l’Atlantide a disparu, la moitié des continents d'Europe ont surgi, et tout ce qui restait au-dessous des montagnes a été balayé par un raz de marée effroyable, suivi de pluies torrentielles, et cela a été appelé par les hommes le déluge universel. Ce déluge, d’après les documents égyptiens, s'est produit exactement en 9750 avant Jésus-Christ. A la suite de ce déluge, que s’est-il passé?
L’Atlantide n’existait plus ; un immenseOcéan occu pait sa place. Les hommes avaient voulu aller trop loin ; après avoir voulu lutter contre la nature, je vous montrerai qu’ils ont voulu lutter contre Dieu, et par un coup de clavier mal compris, tout a sauté ; l’Atlantide s’est effondrée, la terre s’est inclinée sur son écliptique, jusque-là elle était droite. L’Atlantide s’effondre, le monde des Rouges se
124 l’initiation coupe en deux, une partie est restée en Europe, en Egypte, l’autre partie en Amérique. Et en Amérique il en restait bien peu : le Yucatan est un morceau de l'ancienne Atlantide. En creusant à une profondeur de 2 mètres, on trouve des routes qui ont des siècles d'existence, des monuments attes tant la civilisation des Rouges. En Egypte, cette civilisation est devenue splendide, nous verrons pourquoi.
Les Egyptiens d’Egypte avaient gardé leurs collèges sacrés, leurs prêtres avec la science, tandis que les pauvres Rouges d’Amérique, après avoir eu des Empires merveilleux, sont tombés à n’avoir que l’instituteur du village comme prêtre. Cet instituteur, pour un Rouge, c’est le Soleil. Il sait évoquer les esprits, il sait tout, c’est lui le seul représentant de la science chez les Rouges, il est médecin, sorcier et nécromant.
Voilà comment nous apparaissent les Rouges après cet affreux cataclysme : une civilisation splen dide, qui va illuminer l’Europe, donner à l’Europe tous ses alphabets ; une civilisation dont nous allons tout tirer, venue des Rouges, et là-bas, en Amérique, un peuple qui s’éteint, et dont il ne reste aujourd’hui que quelques représentants.
Voilà comment nous apparaît l’œuvre des Atlantes, comment, après la disparition de l'Atlantide, l'Arche sainte a été sauvée par l’Egypte, s’est effondrée du côté de l’Amérique. Je ne veux pas être trop technique, j’arrêterai là ces développements. J'ai voulu vous montrer que,
125 LES ORIGINES DE L’HUMANITÉ pour étudier l’histoire de la terre, il faut étudier l’histoire des races humaines d’après la couleur de la peau, quel que soit le côté bizarre que le pro blème présente lorsque nous le soutenons dans cette forme.
J'ai voulu montrer que chaque continent terrestre avait donné naissance à sa faune, sa flore, sa race humaine; j'ai voulu montrer que nous sommes, nous, des produits de croisements, et le moyen de le reconnaître est extrêmement facile. Nous ne sommes plus des blancs purs, les blancs purs, tels qu’ils sout venus de la Mer Blanche, ce sont les Slaves, ils ont des cheveux jaune filasse et une peau d'un blanc absolu.
Si vous voulez savoir d'où vous venez, prenez une feuille de papier blanc et mettez votre main dessus. Si vous êtes encore un blanc, votre main sera blanche sur fond blanc, ce que vous ne trouverez que chez les blonds pâles. Si vous venez d'un vieux croisement noir, vous reconnaîtrez que votre main est brune sur la feuille de papier blanc.
Si vous venez des Rouges, votre main paraîtra rouge sur la feuille de papier, et si vous avez dans vos ancêtres quelque voyageur Syrien, Assyrien ou Asiatique, votre main sera jaune. Chacune de ces couleurs vous donne un caractère. Si vous avez du sang noir, vous aimerez les déco rations ; si vous avez du sang jaune, vous aimerez la métaphysique et la musique, etc.. Ce que je tiens à montrer, c’est que ces quatre races ont marqué de leur empreinte l’humanité
126 l’initiation entière. J’ai essayé de montrer comment ces races avaient circulé sur terre, et comment l’Egypte était une colonie de Rouges. Ceci établi, nous cherche rons, dans les conférences ultérieures, à montrer l’influence de la Magie et des Mystères chez les Egyptiens.
Je vais encore vous montrer, en quelques projec tions, l’illustration de ce que je viens de vous dire, puis, après une suspension de quelques minutes, nous ferons un voyage, en projections coloriées, sur les bords du Nil. ★ * ¥ Voici un des monuments bâtis par les Egyptiens; il vous montre le caractère de leur architecture que nous allons retrouver ailleurs. Voici l’intérieur d’un temple égyptien, avec récep tion des voyageurs initiés.
Vous voyez la grandeur de ces monuments, qui étonne le voyageur. ★ ¥ ¥ Voici l’arche sacrée, l’arche sainte que Moïse va reproduire plus tard; c’était une machine d’électricité statique d’une puissance formidable. C’est avec cette arche que Moïse a frappé les Hébreux de la lèpre électrique, et les a guéris en leur faisant toucher un serpent d'airain.
LES ORIGINES DE L’HUMANITÉ 127 A côté de ces monuments que vous venez de voir, voici le manteau d’un médecin peau-rouge. En l’exa minant. vous trouverez des hiéroglyphes et la repro duction des mystères égyptiens qui doivent dévoiler les maladies. Là sont deux masques qui servent à ce médecin dans les grandes occasions.
C’est un médecin con temporain : la photographie date d’un an. ♦ ♦ * Voici encore des masques : un qui rit, un qui pleure; suivant que le médecin a affaire aux esprits gais ou aux esprits tristes, il se sert de l’un ou de l’autre. La médecine des Peaux-Rouges est constituée par le maniement des esprits. * * * Voici deux tambourins qui sont des instruments de guérison.
Voici une ville, vous jureriez voir les ruines d’une ville égyptienne : c’est une ville d’indiens, dans la partie Ouest de l’Amérique du Sud. Leurs bâtiments sont construits comme ceux de l’ancienne Egypte.
128 l’initiation Nous pénétrons dans un de leurs temples, et nous y retrouvons tous les hiéroglyphes, avec des lettres égyptiennes qui n'ont pas changé. Le grand serpent que vous voyez, c’est l’emblème de la force astrale ; c’est le grand serpent que vous retrouverez chez tous les Atlantes. Des hiéroglyphes ornent le temple de ces Indiens.
Ces photographies ont été publiées par l'illustra tion il y a quatre ans; elles venaient d’êtres prises par une mission. Ce ne sont donc pas des PeauxRouges et des Indiens de l’antiquité, ce sont des Indiens contemporains qui ont gardé la construction des anciens Egyptiens et les hiéroglyphes des an ciens Egyptiens sans rien y changer.
Voilà ce que je voulais vous dire sur l’Atlante ; c’est un peu technique, je vous remercie de m’avoir écouté avec bienveillance. Nous allons terminer la séance par une promenade sur les bords du Nil avec accompagnement d’or chestre. ( Applaudissements.)
jües expériences avec.üû Médium Une dame F... avait deux filles : l’aînée était sa préférée, tandis que la cadette était rudoyée et mal traitée pour les causes les plus futiles. Cette jeune fille en était arrivée à concevoir pour sa mère une espèce d’aversion mêlée d'une certaine terreur.
Par méchanceté et croyant lui être désagréable, MraeF... la maria, alors qu'elle n’avait que dix-neuf ans, à un monsieur de trente-cinq ans sonnés ; c’était un in dustriel dont le commerce à cette époque était des plus prospère, et si elle se maria avec lui, ce fut uni quement pour échapper à la tutelle de sa mère, comme elle me l'avoua elle-même, car c’est d’elle que je tiens tous ces détails intimes.
A peine futelle mariée, sa sœur aînée prit le voile dans un cou vent, et sa mère, prétendant qu’elle n’aimait pas vivre seule, alla s’installer chez sa fille mariée. La vie commune du ménage P... avec MmeF... fut un enfer qui dura environ trois ans et se termina par la mort de cette dame.
Pendant plusieurs jours après le décès, il se pro duisit des bruits inexplicables : les chaises étaient remuées dans les chambres vides et il semblait par fois qu’une personne s’y promenait de long en large. 3
130 l'initiation Tout mouvement cessait, du reste, lorsqu’on allait voir ce qui se passait. M. P... et sa femme ne s’étaient jamais occupé de psychisme, de sorte qu’ils ne su rent à quoi attribuer ces faits étranges.
Cependant, le négoce jusqu’alors prospère de M. P..., puisqu’il lui laissait annuellement 30.000 fr. de bénéfice net, commença à décliner et finit en très peu de temps par une faillite dont M. P... ne put jamais expliquer les causes d’une manière satisfai sante.
Pendant que M. P... vivait des miettes de son an cienne opulence, en attendant qu’il trouvât quelque occupation, il fut invité par un de ses amis à assister, avec sa femme, à une séance de spiritisme. De re tour chez lui les chaises et les meubles légers remuè rent à l’approche de sa femme. Serait-elle médium par hasard?
Un guéridon, interrogé à ce sujet, répondit queoui, les questionsse succédèrent, et c’est ainsi que M,no P... apprit qu’elle avait été choisie par un puissant esprit pour remplir une importante mission sur cette terre.
C’était lui qui les avait ruinés, car il était indispensable qu’ils fussent pauvres pendant quelque temps, il leur rendrait ensuite au centuple la fortune qu’il leur avait fait perdre, ils devaient lui obéir aveu glément, vu qu’il était un esprit très élevé dans la hiérarchie céleste, etc. Sur son conseil Mraf* P...aban donna le procédé tabulaire qui était trop long et re çut ses communications par écriture directe.
Comme cet esprit répondit très pertinemment sur tout ce qui concernait leur passé, les époux P... déposè rent en lui une confiance aveugle et ne firent désorMES EXPÉRIENCES AVEC UN MÉDIUM 131 mais aucune démarche sans le consulter préalable ment. Inspirés par l’esprit X.
M. et M“e P... s'embar quèrent pour l’Amérique, et c’est là que je les ai connus, luttant infructueusement contre la gêne et la misère, malgré les excellents conseils de leur invi sible guide.
Devenu un familier de la maison, je me rendis compte, après plusieurs mois d'observation cons tante, de l’influence néfaste que le soi-disant esprit exerçait sur la destinée de ce ménage, mais je ne savais comment dessiller les yeux de ces malheu reux entichés de cette entité malfaisante.
Ne pouvant leur dire ouvertement ce que je pen sais, je commis l'imprudence de leur prêter des livres occultistes, entre autres quelques ouvrages d'Eliphas Lévi, croyant qu'ils y trouveraient la vérité sur leur cas.
Ces œuvres furent lues par M. et M,ne P... le crayon à la main, c’est-à-dire assistés par l’esprit X... auquel ils demandaient à chaque page des explications complémentaires qui étaient don nées conplaisamment et étaient des plus baroques que l’on pût imaginer. Ce qui frappa le plusMQle P... ce furent les évoca tions et les conjurations. Cela était donc possible?
Mais certainement, lui répondit son guide, c'est même afin que tu le saches que j’ai induit T... à te prêter ces livres-là, cela est nécessaire à l’œuvre pour laquelle je t’ai choisie, il faut que tu fisses une évocation ; après, je te ferai retrouver la fortune que je vous ai fait perdre .
L’iN 111 AT 1ÜN 132 C’était moi qui devais officier la cérémonie.
La chose prenait décidément une tournure à laquelle je n’avais pas pensé, et, curieux de savoir comment cela finirait, j’affirmai à X... que je n'y voyais au cun inconvénient, pourvu qu'il nous donnât luimême un rituel, vu l'impossibilité d'employer celui d’Eliphas Lévi, que cela le regardait plus que nous, puisque cette conjuration devait avoir lieu pour une affaire dont nous ignorions les fins.
Mais évidemment, lui, X... en savait beaucoup plus long que tous les occultistes présents, passés et futurs, et il nous donna un rituel que M. et M,ne P... trouvèrent parfait, quoique un peu étrange. Les préparations personnelles étaient inutiles, X... se chargeait de nous émonder physiquement et mo ralement.
Nous devions être quatre : Mmc P... tien drait dans la main une branche d'olivier; M. P..., un poignard; M. J..., jeune homme qui était devenu médium au contact deMmCP..., devait avoir une épée ainsi que l’opérateur.
X... nous décrivit minutieuse ment le cercle que chacun de nous devait employer, ainsi que l’autel, sur lequel il devait y avoir un crucifix avec les pieds entourés de soie rouge et verte ; j’omets les autres détails qui étaient tout aussi extravagants.
J’aurais désiré m’éviter la peine de représenter une comédie ridicule, dont, j’en étais certain, il ne résul terait absolument rien, mais je m’étais trop avancé pour pouvoir reculer, le seul moyen aurait été de m'y refuser, en révélant à mes spirites ce que je
MES EXPÉRIENCES AVEC UN MÉDIEM 133 pensais de leur esprit, ce qui m’aurait brouillé avec eux d'une façon irréparable. M. et Mme P... occupaient alors un appartement composé de trois chambres, l’une faisant suite à l’autre.
Dans la première se trouvait leur chambre à coucher qu’ils partageaient avec leur plus jeune fils, un bébé de deux ans; celle qui suivait leur servait de salle à manger, de salon et de bureau, la der nière enfin était la chambre à coucher de leur quatre filles, dont l’aînée n’avait alors que onze ans.
Une cour d’environ 5 mètres de large séparait cet appar tement d’un autre, en tout semblable quant à la disposition des pièces, mais vide en ce moment. C’est dans la chambre médiane de cet apparte ment-ci que la conjuration eut lieu, au jour fixé par X..., àdix heures et demie du soir, après avoir laissé tous les enfants endormis.
Mra- P... était à ma gauche avec sa branche d’oli vier, M. P... à ma droite avec son poignard qu’il ne savait comment tenir pour se donner une contenance digne, et plus à gauche M. J... avec sa flamberge qui avait 1 air de l’embarrasser énormément.
Au total il me sembla que nous formions un tableau passable ment grotesque, et c’est dominé par une impression intense du ridicule de notre situation, que je com mençai à marmotter les Dîneuses prières que X... nous avait dictées. Dès le début, et quoi qu’il se portât fort bien un moment auparavant, M. J... se sentit mal à l’aise; il lui semblait qu’il perdait ses forces, et, de fait, il arriva un moment où il ne put continuer à rester
134 l’initiation debout et il dut prendre une chaise sur laquelle il demeura dans un état de demi inconscience jusqu’à la fin.
Mme P... était inquiète et prétendait voir des formes vagues s’agiter autour d’elle, son mari ne voyait et ne sentait absolument rien; quant à moi, je ressentis au bout d'un moment une étrange oppression au cerveau qui faisait battre mes tempes avec violence, je remarquai que cette oppression dis paraissait lorsque je tenais mon épée la pointe en l’air près de ma tête, position que je dus adopter pendant toute la durée de la cérémonie.
Tous ces petits faits, pour insignifiants qu'ils paraissent ne laissèrent pas que de m’inquiéter légè rement, et je fus plusieurs fois sur le point de brus quer la fin de cette malencontreuse conjuration, qui après tout pouvait être moins anodine que je l'avais pensé.
Toutefois, je continuai en me hâtant et je tou chais presque à la fin, lorsque nous fûmes surpris par des cris déchirants qui partaient de la chambre à coucher de M. et de Mme P... Celle-ci sortit préci pitamment pour voir ce qui arrivait. C’était son fils qui criait d’une façon désespérée.
Lorsqu’après bien des efforts on parvint à calmer l’enfant, il prétendit qu’un monsieur l’avait battu et lui avait donné un soufflet, mais on ne put obtenir le signalement de ce mystérieux personnage, l’en fant ne parlait pas encore assez couramment pour ) donner beaucoup de détails. Il était indubitable qu’il avait reçu un coup quelconque, car une de ses joues en avait gardé la trace évidente et demeura tuméfiée
MES EXPÉRIENCES AVEC UN MÉDIUM 135 pendant plusieurs jours. Les filles n'avaient rien vu, elles avaient été réveillées par les cris de leur jeune frère.
Il était inadmissible, d'un autre côté, de suppo ser que l'une d’entre elles se fût levée expressément pour lui administrer un soufflet sans raison aucune ; du reste, celle qui aurait fait le coup n’aurait pu traverser de nouveau la salle à manger pour retour ner dans leur chambre, sans que leur mère, qui était sortie immédiatement, ne l'ait vue, caron avait laissé une lampe allumée dans cette chambre-là et la porte était vitrée.
M,neP... me raconta ensuite que, pendant le trajet d'un appartement à un autre, il lui avait semblé qu’elle ne marchait pas sur le plancher, mais sur des sommiers élastiques et qu’une boule de feu l’avait accompagnée pendant qu’elle traversaitla cour.
La sensation perçue par Mra° P... me fit penser qu’elle devait être extériorisée en partie, et je crus quelle avait pris pour une boule de feu quelque rayon de lumière qui aurait filtré par une des fentes de la porte. Je gardai naturellement pour moi ces réflexions, ainsi que d’autres, qui n’étaient pas très riantes, au sujet de l'accident survenu au fils des époux P...
De leur côté, ceux-ci étaient enchantés, ils consultèrent leur guide spirituel, qui leur déclara qu’il était content de nous, tout était pour le mieux. De mauvais esprits avaient essayé de faire rater la conjuration et, ne pouvant y parvenir, ils s’étaient vengés sur leur fils ; c’était lui X... qui avait accom pagné Mme P... dans la cour pour la protéger, ils allaient être largement récompensés de l’aide qu’ils
136 l’initiation lui avaient prêtée, et d’ici peu, ils allaient nager dans l’opulence ; un avenir non moins doré m’attendait, je devais même devenir célèbre ! !
Cependant le temps passait, et la situation du mé nage P... ne s’améliorait pas, elle empirait au con traire de jour en jour, et aux lieu et place de la grande quantité de beurre promise par X... la médium et son mari auraient reçu avec plaisir une plus abon dante provision de pain pour leur nichée qui augmentait mathématiquement d'une unité chaque deux ans.
MraeP... finit par s’impatienter :« Dites donc, X..., quand nous donnerez-vous la fortune que vous nous avez promise ? — Mais tout de suite », répondit l’es prit. A Il y avait un immense trésor enfoui à telle place, il s’agissait tout simplement de le déterrer ; mais, auparavant, il fallait faire une nouvelle conjuration pour éloigner les mauvais esprits qui nous auraient empêché de le trouver. Je m’attendais à cette exigence.
Au demeurant, l’esprit X..., qui prétendait lire dans nos pensées, semblait ignorer complètement que je ne croyais pas un mot de ses contes bleus, carce fut à moi qu'échut la corvée de conjurer les mauvais esprits du trésor imaginaire, toujours suivant ses indications; cette fois-ci, je devais être accompagné seulement par M. J...
J’acceptai avec enthousiasme, malgré une appré hension fort naturelle, après ce qui s’était passé la première fois; j’étais curieux de savoir ce qui résul terait de cette nouvelle tentative.
MES EXPÉ1UENCÈS AVEC UN MÉDIUM 137 Toute la cérémonie se passa sans que rien de notable se produisît. M. J... ne fut pas pris de défaillance comme pendant la première opération, et quoiqu’il prétendît être un excellent médium voyant et auditif, il ne vit et n’entendit absolument rien.
Nous avions fini et nous nous disposions à sortir, lorsque Mme P... vint en toute hâte nous aviser qu'une boule de feu venait d’apparaître dans une chambre voisine où elle attendait en compagnie de plusieurs personnes. Lorsque j'entrai, je vis en effet un globe lumineux d’environ trois centimètres de diamètre et d’une couleur jaune orangée, immo bile à moins d’un mètre d'un bec de gaz allumé.
Pendant que j’observais attentivement les personnes et les choses présentes afin de me rendre compte si je n'étais pas le jouet d'une illusion d’optique ou de quelque hallucination collective, ce globe se mit lentement en marche, gagna une porte vitrée qui se trouvait en face de moi, la tiaversa et suivit un long corridor au bout duquel elle tourna dans la cour où elle disparut.
M'”e P... affirma que c’était son esprit qui avait pris cette forme pour nous annoncer que la conjura tion avait réussi, et, Payant appelé, X... vint immé diatement et confirma cette affirmation.
Malgré cela, on ne trouva pas de trésor, mais notre guide nous expli qua le pourquoi d’une façon qui parut très plausible à tout le monde; nous n’avions pas lieu, d’autre part, de le regretter, car il allait nous en faire trouver un autre beaucoup plus considérable. Une nouvelle conjuration était nécessaire comme de juste.
438 l’initiation Pour cette cérémonie, la dernière que j’étais résolu de faire, je fus laissé seul. La maison même fut évacuée momentanément par les autres personnes au nombre de huit, parmi lesquelles se trouvaient quatre médiums de la même catégorie que M"1*1 P... et qui étaient devenues telles en la fréquentant. Je passe sous silence quelques faits que l'on pourrait expliquer autrement que par l’action de forces inconnues.
Le phénomène principal fut l'ap parition d’un globe lumineux très haut dans le firmament, qui descendit lentement dans un coin du jardin où se trouvaient mes compagnons, il demeura immobile pendant quelques secondes et s’évanouit aussi soudainement qu’il était apparu.
D’après l’esprit X..., ce globe avait signalé l'endroit où se trouvait le trésor promis, et, le lendemain, les crédules assistants creusèrent le sol fébrilement, mais ils ne trouvèrent rien. Sachant d'avance le résultat négatif de ces fouilles, je m’abstins de les présenter.
Il importait peu du reste, X... connais sait l’existence d'autres trésors qu’il était tout aussi facile de trouver que les précédents, moyennant une toute petite conjuration, mais je trouvai d’excel lents prétextes pour n’en plus faire, car il m’était très difficile, pour ne pas dire impossible, de con trôler seul ces singuliers phénomènes, et il n’y avait dans mon entourage aucune personne capable de faire des observations impartiales, toutes croyaient fermement à des manifestations d’esprits supérieurs. De mon côté, j’ai cru pouvoir les attribuer, en partie, à des projections fluidiques des médiums dont j’étais
MES EXPÉRIENCES AVEC UN MÉDIUM 139 environné; des contre-expériences, faites seul, à leur insu et loin d’eux, ne donnèrent, comme je m’y attendais, aucun résultat. J’en ai conclu aussi que, dans certains cas, on peut produire, au moyen de médiums, des effets physiques autres que ceux qui sont habituels. Je crois qu'il est facile de reproduire ces phéno mènes, je dois dire toutefois que ces expériences sont dangereuses. Celles que je viens de rapporter n'eurent aucune suite fâcheuse pour moi, mais il n’en fut pas de même pour les quelques esprits faibles qui en furent témoins. Concepcion, septembre ion. L. T.
La Maçonnerie italienne ET Tradition initiatique Tel est le titre d'un remarquable ouvrage, publié par notre F.-. Eduardo Frosini et édité parla mai son des « Triadelfi daEttore Croce », Pescara, 1911, E • V • Eduardo Frosini n’est pas un inconnu pour nous. Il est le Grand Délégué du Grand Conseil de l'Ordre Martiniste italien, président de la Grande Loge d'Ita lie, Grand Maître Général du Rite philosophique ita lien, et des Rites Unis d’Italie et des Colonies, délé gué général du Comité directeur de la Société alchi mique italienne, docteur en Science Hermétique de l’Université libre des hautes études de France, mem bre de l’Académie internationale de Philosophie Maçonnique de Paris et de l’Académie Encyclo pédique Universaliste. Ses connaissances maçon niques et initiatiques font autorité au-delà des Alpes, et ses travaux sont considérables. La Massonneria italiana et tradiqione iniÿaiica est son dernier ouvrage, et il ne fait que confirmer ses précédentes œuvres. Il ne nous est pas possible d’analyser ici cette remarquable contribution à l’étude de la Maçon
441 LA MAÇONNERIE ITALIENNE nerie, niais nous dirons que tous ceux qui s’intéres sent à cette si captivante et si importante question pour l’évolution de l’humanité trouveront dans cet ouvrage matière à développer leurs connaissances maçonniques et initiatiques. Dans la Maçonnerie Italienne et la tradition initia tique, dédiée à notre éminent et ill.-. F.'.
Villarino dul Villar, le lecteur trouvera des pages très profondes adressées non seulement jz/x maçons, mais aussi aux profanes. Un chapitre consacré à la Maçonnerie Ita lienne, aux adorateurs de Moloch et aux transfuges du Madçiianisme les initiera aux dessous de certains centres maçonniques. La Maçonnerie ne doit pas être, hélas! un marche pied pour les arrivistes !
C'est ce qu’étudie Eduardo Frosini en des pages d'une grande sincérité et d’une probité digne de louanges. Une déclaration de principe apprendra à l'homme de cœur ce que fut et ce qu’est la Vraie Maçonnerie et, d’autre part, à quoi tend la pseudo maçonnerie opposée à la chaîne d’Union Universelle.
Un remarquable et très long chapitre s’attaque aux « déformaleurs » de la Maçonnerie ; il expose quel fut le rôle de la Compagnie de Jésus dans la Ma çonnerie, notamment au sujet du rite écossais ; puis l’auteur parle de la Constitution apocryphe de 1786 et du faux en écriture qui fait loi en Italie.
Dans un dernier chapitre, avec une sûreté de vue remarquable, Eduardo Frosini nous parle de l’augure favorable et des espérances qui sont réservés à la Franc-Maçonnerie. En un style remarquablement
142 L'INITIATION clair, vivant, rapide, cet historien maçonnique nous dit les aspirations de la franc-maçonnerie, aspira tions qu’il sent profondément en bon et digne ma çon spiritualiste qu’il est. Le lecteur trouvera, à la fin de cet ouvrage, une note sur le Congrès international maçonnique de 1908 et sur le Rite philosophique Italien; un post-scriptum dédié à John Yarker ; un article de polémique contre le Grand Chancelier du G.*.
O.’, de Rome; un autre au sujet d’une revue « qui, si elle se croit ma çonnique, ne détient pas la vraie maçonnerie Univer selle », enfin quelques paroles au Rite symbolique italien. Nous engageons vivement nos lecteurs familiari sés avec la mélodieuse langue du Dante à lire ce tra vail qui vient ajouter un nouvel éclat à la réputation d’Eduardo Frosini. Ils le trouveront, en vente, au bureau desTriadelphes, chez G. De Gracia, Florence, 35, via Masaccio; et au prix de 3 fr. 75, ils le rece vront franco et à domicile. Léon Combes.
Pour l’étude de “ l’flnthropogûose ” Tel est le titre d'un article dû à la plume autori sée de notre F.*.
Eduardo Frosini, docteur de la Faculté hermétique de Paris (Grand Délégué du Grand Conseil de l’Ordre Martiniste italien, prési dent de la Grande Loge d’Italie, Grand Maître Géné ral du Rite philosophique italien et Rites Unis d’Italie et des Colonies, Délégué Général du Comité direc teur de la Société Alchimique italienne), paru dans la Filosofia délia Scienga, revue de Psychologie expéri mentale, spiritisme et science occulte de Palerme, (via Bosco, 47, directeur Innocenzo Calderone Colojannni, docteur en jurisprudence, avocat, ancien membre du S.*.
G.-. C.*. du Grand-Orient d’Italie, Conseiller d’honneur du Rite philosophique Italien et Rites Unis d’Italie et des Colonies (n° 9, 15 sep tembre 1911).
Dans cet article, Eduardo Frozini, « un des écri vains les plus compétents et autorisés en psycholo gie et sociologie, et qui honore notre époque », nous apprend la fondation d’une Académie Inter nationale d’Anthropognose, qui doit être le lien, « l’an neau d’union » entre la psychologie et la sociologie ». L’Académie Internationale d’Anthropognose est un ’ centre d’étude et de développement d’idées qui doit
144 l’initiation favoriser la synthèse de la Psychologie et de la Socio- ' logie. C'est le F.*. professeur docteur Emilio Schaub, anthropologiste de l’Université de France, docteur en science hermétique, qui a accepté d’être le directeur de \' Académie Internationale d‘Anthropognose dont le siège sera dans une cité de la Svizzera et aura des délégués dans tous les pays du monde.
Les princi paux travaux d'anthropognose seront publiés, chaque année, en plusieurs langues. Voici un schéma du programme de l'Académie Internationale d'Anthropognose : Les études seront faites sur Y Anthropognose indivi duelle et sociale. L’Anthropognose individuelle comprendra YAnalomie et la Biologie, et toujours au point de vue occulte. L’Anatomie occulte comprendra, théoriquement, la physiognomonie, la phrénologie, la chirologie.
La Biologie comprendra la physiologie occulte tou chant l’homme physique et hyperphysique, la psyhurgie (psychologie passée et future) et la Morale spiritualiste ou Science divine.
Y’Anthropognose sociale étudiera la théorie sociolo gique occulte, fera des études comparées entre les divers systèmes sociologiques et leurs rapports psy chologiques; elle s’occupera d’astrologie sociale et donnera une part prépondérante à la philosophie de l’histoire.
C’est là le programme proposé par Eduardo Frosini et accepté par Emilio Schaub qui a fait de nomPOUR L’ÉTUDE DE L’ANTHROPOGNOSE 145 breuses recherches pour la guérison de l’épilepsie (morbus caducus), et il en a découvert la thérapeu tique rationnelle au moyen de laquelle il a obtenu, par centaines, des guérisons complètes.
Le professeur Schaub est, en outre, un hermétiste de valeur, et il est membre d'honneur de l’Université libre des sciences hermétiques de la S. A. I. Fraternité Hermétique des Monistes Gnostiques et de nombreuses sociétés qui étudient les Sciences Psy chiques et la Médecine Spagyrique. Nous ne pou vons reproduire entièrement l’article du F.-.
Eduardo Frosini, qui s'étend avec une incontestable compé tence sur la Psychologie et la Sociologie, mais toutes les personnes et les initiés qui s'intéresseraient à ces sciences sont priées de s’adresser au professeur Emile Schaub, anthropologiste à Olten (Svizzera), ou au docteur Eduardo Frosini, de la Faculté hermé tique de Paris, Florence, via Masaccio, 35.
Le meil leur accueil sera fait à leur adhésion, et les obser vations qu’ils pourront présenter seront étudiées très sérieusement et prises en considération. Léon Combes.
La Sorcellerie au iaroc M. Jules Bois vient de publier les notes du Dr Mauchamp, sous le titre La Sorcellerie au Maroc. Nous détachons de ce livre, vivement recommandé à nos lecteurs, les curieuses pages suivantes : Il y a sept sortes de diables ne mangeant jamais de sel : Les premiers sont jaunâtres, à tête de boule dogue, le corps est humain et les pattes sont ana logues à celles de la poule. Ils ne se nourrissent que d’os.
Les seconds ont une tête de chien allongée, le corps humain et les pattes de poule. Ils se nourris sent de squelettes. Les troisièmes sont rouges ; ils ont un seul œil au front, la figure humaine très longue et une grande gueule; leur aliment exclusif est le contenu des estomacs de vaches.
Les quatrièmes ressemblent à l’homme (au Juif), sauf les pattes qui sont de poule, aveugles, portant de longues barbes, ils dévorent tout ce qu’ils trou vent dans les maisons la nuit, à condition que ce ne soit pas salé. Les cinquièmes ont aussi apparence humaine et
LA SORCELLERIE AU MAROC 147 des pattes de poule ; ils rappellent le Musulman et n’aiment que le mouton. Les sixièmes sont des rabbins, ils forment l’étatmajor qui vit toujours en compagnie du chef. Leur nourriture est celle des humains, avec cette différence que leurs aliments ne sont pas salés. Les septièmes sont des nègres.
Le sultan qu’ils ont élu dernièrement s’appelle David Israël (l’empereur des diables doit être un des cendant de David). — Son vizir s’appelle Yaccoub ben Yousef.
L’indroducteur est El Hem Daouï. — Celui qui s’occupe spécialement des questions juives est David ben Rahamin. — Les nègres ont leur chef particulier : Meimoun el Gnaouï, qui dépend ce pendant du grand sultan. — Ces renseignements sont très secrets, ils ont été découverts tout derniè rement, dans les livres, par des Tolbas et des sorciers juifs. Chaque jour de la semaine, un chef différent prend la direction des diables au nom du grand sultan.
Le dimanche, Mondab ; Le lundi, une diablesse, Marrata bent el Arit ; Le mardi, le diable Maadin el Hamr ; Le mercredi, Bourkam el Yaoudi; Le jeudi, Sam Haros (il est de la famille de l’an cien sultan) ; Le vendredi, Meimoun el Bîoud (le blanc) ; Le samedi, Meimoun el Gnaouï (le noir). Il y a quatre cieux et quatre couches de terre ; pour aller d’un ciel à l’autre, il faudrait cinq cents
148 l'initiation ans à un homme ordinaire, et c’est dans le dernier ciel que se trouve Dieu. — Quarante jours à l'avance, on connaît dans tous les cieux les événe ments qui auront lieu sur la terre, car il y a là-haut des crieurs publics qui les annoncent. — Les dé mons des quatre couches terrestres volent, sous forme d’oiseaux, vers les cieux, où ils se tiennent au courant de ce qui va se passer sur les couches de terre; de cette façon, ils peuvent renseigner les talebs sur les événements prochains : faillites, mal heurs, morts, naissances, mariages, bonheurs, for tunes ou ruines imprévues. — Ces informateurs sont : Meimoun el Cthaf (celui qui vole par vio lence); Meimoun Siiaf (le bourreau); Meimoun est un prénom : celui qui a de la chance; enfin, le dernier, Bourkam, est la réunion en un seul de plu sieurs diables appelés Khdamin Lisma (Khdamin est le pluriel de Khdim, qui veut dire : le travail leur ; Lisma est le nom).
Leur mission est de four nir aux sorciers les noms qu'ils leur demandent. Ces diables servants ont actuellement une sul tane : Eurkia, fille du fils du Rouge (Eurkia bent ben a el Khmer) dont la sœur est viziresse : Kouna bent el Koun bent sultan Djenoun (Berceau, fille du sultan des diables).
En sorcellerie, on invoque la viziresse par un nom en lui commandant : « Je veux que ce que ¡2 pense soit! » Mais seuls les talebs et les sor cières ont le droit de s’adresser directement à elle. —- Il y a encore d’autres diables avec des attributions spéciales dont les talebs emploient les noms dans la composition de leurs amulettes. Ces amulettes sont
LA SORCELLERIE AU MAROC 1 $9 des injonctions aux démons qui sont sous leurs ordres, injonctions qui leur défendent de s'attaquer aux personnes portant ces talismans. Satan (i) (Setan ou Chitane) n’est pas un diable, c’est quelque chose qui est créé et qui pousse les hommes à faire le mal. C’est une sorte d’ange du mal.
Si Satan n’était pas, l’humanité n'existerait pas, puisque c'est grâce à lui qu’il y a un rapprochement entre l'homme et la femme. Satan est encore la cause indirecte des unions précoces : le Musulman pense que pour être pur il faut être marié, aussi recommande-t-il le mariage comme indispensable et salutaire dès la puberté, car en même temps inter vient le Chitane.
Lorsqu’un homme prend femme, e Chitane pleure et quand les diables lui demandent ce qu’il a, il répond : « Un fils d’Adam vient de m’échapper. » Malach Amavet (^hébreu) ou Sidna Azraïn (arabe) est l'Ange de la Mort, on l’appelle encore Menkour el Aouer (Menkour le borgne).
Cet ange ne disparaîtra que lorsqu’il n’y aura plus personne sur la terre. — C’est Moïse qui creva l’œil à ce messager de la mort lorsqu’il vint pour le tuer ; ¡Moïse, qui estimait n’avoir pas terminé sa mission se mit en colère et, lui arrachant le couteau, il le lui (1) Satan, Scheïtan, génie du mal.
Depuis l’Oromaze et l’Ahrimane de Zoroastre, depuis les Amchaspands et les Darwands, on a admis dans toutes les théogonies, comme étant eu lutte pour le gouvernement de l’Univers, deux principes contraires, le bien et le mal, la lumière et les ténèbres. Cette théorie a persisté et combien de gens croient encore à l’existence de Satan, dont la forme, moins connue que ses attributs, a varié à l’infini.
150 L’INITIATION plongea dans l’œil. L’ange remonta au ciel et se plai gnit à Dieu, qui vint lui-même trouver Moïse : il le calma et le baisa sur les lèvres ; aussitôt Moïse se glaça et mourut, de cette façon il échappa au trépas commun par l’intermédiaire de l’Ange de la Mort. Il y a deux anges qui sont les chefs des chefs des diables et qui se tiennent entre le ciel et la terre ; ils portent tous les deux le même nom : Aïzou Aïz.
Leur mission est de surveiller toutes les actions des diables et de contrôler l’exécution des ordres de leurs chefs. — Ce séjour permanent entre le ciel et la terre leur a été infligé comme punition par Dieu parce que pendant une mission qu’il leur avait confiée sur la terre, ils s’étaient laissé toucher par l’ange du mal; ils avaient séduit les deux jeunes filles d’une maison où le Tout-Puissant les avait envoyés faire une enquête.
Les Djinn (au singulier Djennoun) sont les diables familiers qui habitent la terre. Les Juifsdisent: le ciel et l’eau au lieu de dire : le ciel et la terre ; aussi appellent-ils les Djinn les anges de l’eau, bien qu’ils soient en réalité les anges de la terre.
Brelt el K’bour (Mule des Tombes) s’introduit dans les maisons sous l’apparence d’un ami et entraîne les gens hors la ville, elle les piétine et souvent les fait disparaître. — On indique au Mellah la maison où elle se tient et que personne ne veut louer; depuis quelques années, elle n’ose plus sortir parce que les rabbins ont fait des prières. — C’est une sorte de croquemitaine dont les grands et les
LA SORCELLERIE AU MAROC 151 petits s’effraient. Les Juifs sont convaincus de son existence. La Massia (boule de chair) est une diablesse qui se transforme en un animal charnu et roulant sous forme de boules de différentes couleurs. Elle s’attaque surtout aux personnes en sueur qui viennent boire de l'eau froide et provoque chez elles des abcès ou des tumeurs.
La Taba (la poursuivante) est le génie de la mauvaise chance, on l'appelle aussi la T’Biia. Pour s’en délivrer, on fait au-dessus du talon, sur le ten don d'Achille, le tatouage suivant XX- Ou bien on porte sur le corps un scorpion enfermé vivant dans un étui de roseau. Cette diablesse mange les enfants, mais c’est la mère qui doit porter l’amulette, car c'est à ses pas que l'ogresse s'attache.
Autres démons. — L'Aphrit est une chimère qui avait sept têtes sur un corps : elle pouvait détruire une ville entière en un quart d’heure. Les diables peuvent prendre sa forme. On ne voit plus l’Aphrit aujourd’hui.
Dans le temps où ces monstres composaient la garde d'honneur du roi David qui était tout-puissant et commandait sur la terre et au-dessous, un Aphrit eut l'idée de voler la bague du roi, cet anneau mystérieux en vertu duquel il pouvait faire tous les miracles. L’Aphrit donna cet anneau à Assoumdaï et dès lors David se trouva sans force et sans puissance. Assoumdaï s’installa dans la maison de David qu’il chassa. Exilé de son pays, celui-ci fit son possible pour y rentrer : il frappa à
152 l’initiation toutes les portes en disant qu'il était le vrai roi, mais on ne l’écouta pas. Cependant, à la longue, les âmes charitables finirent par s’émouvoir et allèrent s’en quérir auprès des femmes du palais.
« L’homme que nous avons à la maison, répondirent celles-ci, ressemble en tous points au roi David avec cette différence cependant qu’il nous préfère au moment de la menstruation. » C’est ainsi que les gens s’aperçurent de la substitution ; ils trouvèrent le moyen de reprendre la bague miraculeuse à Assoumdaï et la rendirent à David. — Assoumdaï fut puni pendant quelque temps et les Aphrit furent précipités dans la mer d’où ils ne sortirent jamais.
Pour voir les diables. — Le sorcier peut, au moyen d’écritures et de prières, montrer les diables à n’importe qui, incarnés sous forme de rats, de pigeons, de soldats ou bien sous leur apparence réelle, c’est-à-dire en tout semblables aux hommes, sauf les yeux et les pieds. Il peut aussi les montrer sous leur forme propre, aussi grands qu’une maison ou aussi petits qu’une poupée.
Le diable est toujours vêtu selon la tribu ou la religion de celui à qui il apparaît et dont il est en réalité le propre démon, le représentant sous terre (chaque personne ayant un diable). Ceux qui ont des attaques de nerfs voient le diable sans le concours du sorcier.
Pour faire sortir le diable du corps d’un malade. — Le sorcier prend le pouce du malade et le tient solidement entre deux doigts, il introduit l’ongle de son propre pouce sous l’ongle du patient en appuyant de plus en plus et en ordonnant au
LA SORCELLERIE AU MAROC 153 démon de sortir. On renouvelle l’injonction en poussant davantage l’ongle dans la chair très sen sible du malade, en même temps qu’on interroge le démon en lui demandant dans quoi il veut sortir : huile, cendres. Sous l’influence de la douleur, le diable finit par répondre par la bouche du patient, car on continue d’appuyer l’ongle jusqu’à ce que la réponse exigée soit donnée.
Selon cette réponse, on donne alors à boire au malade ou de l'huile ou de la cendre délayée dans de l’eau. — La cendre est très efficace ; jamais le diable ne revient chez celui pour lequel on fa employée. On peut également faire sortir le diable dans une bouteille qu’on bouche aussitôt et qu’on jette à la mer ; si la bouteille flottante vient à se briser, le démon revient tourmenter le malade.
On peut aussi le faire passer dans le corps d’un chien, d’un âne ou dans celui d’une autre personne. Pour arriver au même résultat, le sorcier emploie quelquefois des mèches de toile bleue imbibées d’huile qu’il enflamme et avec lesquelles il brûle profon dément, sur toutes les parties du corps, l’épiderme de son client.
Le Magnétisme dans ¡’Antiquité 11 n’existe pas de différence entre les voyantes de nos jours et lessybilles antiques. Les anciens n’igno raient pas plus que nous ce don de seconde vue et, qu’il fût l’état consécutif d’un tempérament prédis posé ou qu’il fût provoqué.artificiellement par l'hyp nose volontaire comme le fakir, ou la somnambule par son magnétiseur, les effets sont mêmes.
Les prêtres des temples païens considéraient les sybilles comme les messagères des dieux. Nous connaissons peu de l’histoire des sybilles, quant à leur origine. Leur existence remonte certai nement assez loin ; leur histoire a été égarée par la suite des temps et différents cataclysmes. Les philo sophes anciens tels que : Platon, Aristote, Cicéron en font mention et attestent de leur existence.
TiteLive rapporte qu’une sybille faisait en Grèce l'admi ration des peuples par ses prédictions. Cela antérieu rement à celle de Cumesen Italie. D’après les écrits des anciens la prophétesse dont on trouve l'exis tence au plus loin de l’antiquité se serait nommée Débora ; ses oracles étaient rendus souvent en vers.
Il est à remarquer que de nos jours certains sujets, bien souvent d’instruction médiocre s’expriment ainsi, voire même dans des langues inconnues, à
155 LE MAGNÉTISME DANS L’ANTIQUITÉ l’état de veille. Le médium Slade pendant sa prise de possession, son état de trance, présentait ce cas particulier. Les annales du Merveilleux sont rem plies de faits de ce genre. C’est donc en Italie que, remontant au plus loin, nous trouvons dans le pays de Cumes l’histoire d’une sybille. Dans une montagne de la Campanie près du lac Averne, elle dictait scs prophéties.
Virgile dans V Enéide dit, en parlant d’elle, que sa voix changeait, les muscles de son visage se contractaient, les yeux étaient hagards. La sybille, en proie souvent à des convulsions, présentait, en somme, les signes que nous voyons souvent chez les médiums. Dans les Métamorphoses, Ovide en a fait une fable, Maîtresse d'Apollon : celui-ci lui avait promis de lui accorder ce qu’elle demanderait.
C’est alors qu’ayant désiré vivre autant d’années que de grains contenus dans une poignée de sable qu'elle venait de ramas ser, Apollon le lui accorda. Elle n’avait qu’oublié de lui demander de conserver sa jeunesse ! Ce n’est qu’une fable, mais Plutarque devient affirmatif, quant à son existence, en disant qu’elle avait prédit l’éruption du Vésuve, la destruction d’Herculanum et de Pompéi.
« Ce qui vient d’arri ver, dit cet écrivain, avait été prédit depuis longtemps par les vers de la sybille. » Chez les Romains, nous trouvons une autre sybille, nommée Egérie. L’histoire ne nous rapporte que peu de choses de ses oracles. Nous savons seu lement que Numa Pompilius, deuxième roi de Rome, vers 714 avant Jésus-Christ, avait beaucoup de
156 LINiTIATION croyance en ses oracles. 11 ne nous reste rien de ceuxci. Le témoignage de Platon est absolu, et c’est en termes élogieux qu’il s’explique sur les sybilles de la Grèce. « Nous retirons beaucoup d’avantages par cette fureur que les Dieux ont accordée aux sybilles; car celle qui est à Delphes et les prêtresses de Dodone ont rendu les plus grands services à la Grèce, soit publiquement, soit privément.
Si nous voulions compter tous les biens que la sybille a produits par cette science qui perce dans l’avenir, nous n’en viendrions pas à bout, et c’est d’ailleurs une chose si connue de tout le monde qu'elle n’a pas besoin de preuves (i). » Les oracles des sybilles, traduits par les prêtres, parurent sous le nom de Livres Sybillins.
Ceux-ci renfermaient les destinées du peuple romain, et voici, d’après l’histoire, comment ils furent remisa Tarquin le Superbe, cinq cents ans avant JésusChrist. Une sybille, celle de Cumes, dit-on, les lui pré senta. Ils étaient au nombre de neuf. Tarquin, en trouvant le prix demandé excessif, les refusa. La sybille reprit ses livres et en brûla trois. Elle revint avec les six autres et en en sollicitant la somme pre mière.
Nouveau refus de Tarquin devant lequel trois autres livres sont détruits, et menace de brûler les trois restants si on ne lui donne la somme exigée. Intrigué, le roi consent et paye. La sybille en (1) Phèdre.
LE MAGNÉTISME DANS L’aNTIQUITÉ 157 demande le plus grand soin et disparaît en laissant scs oracles qui n'étaient autres que les destinées du royaume. Ces livres, remplis de sages conseils, furent en maintes occasions d’une grande utilité pour les Romains. Quinze magistrats, qu’on appela Quindé cemvirs, en avaient la garde. Lorsque le Sénat en faisait la demande, on consultait les oracles.
Cette compulsion était regardée comme une chose telle ment sacrée qu’elle ne se faisait que par ordre supérieur et seulement dans les questions d'Etat urgentes, quand il s’agissait d’une chose de toute importance. Les Livres Sibyllins étaient enfermés au Capitole. Ces conseillers si précieux qui ont certainement du rendre de réels services furent détruits lors de l’incendie du Capitole en l'an 670.
Il ne nous reste donc rien de ces oracles fameux. Il paraîtrait que nous possédons bien quelques livres sybillins, mais ceux-ci auraient été composés deux cents ans après Jésus-Christ et seraient donc apocryphes. Les sybilles ont eu leur glorification ce qui prou verait — entre parenthèse — que leurs enseigne ments ne furent pas à délaisser. Dans son Histoire Naturelle, Pline dit que, de son temps, il y avait trois statues de sybilles.
Une autre sybille, qui était à Tibur, eut également sa statue. Celle-ci fut retrouvée dans l’Anio (fleuve de l’Italie, aujourd’hui le Teveronne); la sybille y était représentée tenant lin livre à la main.
158 L’INITIATION Quelques appréciations sur les prédictions des Sybilles paraissent intéressantes à signaler, d’autant qu’elles permettent de voir le rapprochement qui peut être fait avec nos Sybilles modernes, les som nambules, les extatiques et les médiums.
L’historien Saint-Justin dit :«Les Sybilles, quoique dans leurs prédictions elles disent beaucoup de grandes choses, ne comprenaient pas ce qu’elles disaient, et, lorsque le souffle qui les faisait agir disparaissait, elles perdaient le souvenir de ce qu'elles avaient annoncé. Il n’était donc pas étonnant qu’on trouvât dans leurs réponses des vers inexacts.
Il faut en attribuer la faute à ceux qui les avaient trans crits pendant qu’elles les prononçaient. Lorsqu’elles étaient revenues à elles-mêmes, elles avaient perdu le souvenir de ce qui s'était passé. » Une prédiction célèbre est celle de la pythonisse d’Endor faite à Saül. Après la mort de son conseiller et prophète, Saül résolut de l’évoquer. Allant à Endor, petite ville de la Palestine, il vint trouver dans son antre la pythonisse.
Lui faisant part de sa résolution, il sollicite son pouvoir de faire apparaître l’ombre de Samuel.
Ayant fait ses opérations magi ques, la pythonisse parle : « Je vois, dit-elle, des ombres effrayantes qui sortent de la terre et, avec elles, un vieillard au regard sévère, couvert d’un petit manteau. » Saül, ayant bien à ce signalement reconnu Samuel, l’interroge sur sa destinée, mais le spectre lui répond : « Pourquoi viens-tu troubler / * mon repos ? L’Eternel s’est retiré de toi et a donné ton royaume à David ; demain, toi et tes fils seront
LE MAGNÉTISME DANS L’ANTIQUITÉ 159 avec moi dans le tombeau. » L’ombre disparut, et Saul s’évanouit. Ayant livré bataille aux Phi listins, ses fils sont tués. Dangereusement blessé lui-même, il ordonne à un de ses soldats de le frapper à mort. Celui-ci, n’osant mettre à exécution le commandement, Saul s’enfonça lui-même sa lance dans le côté. Puisque nous venons de parler de la pythonisse, il est bon de faire remarquer qu'ici seul le nom change.
Il n’en est pas de même de la pythie. On donnait le nom de pythies aux prêtresses de Delphes. Alors que la sybille se tenait dans les cavernes, la pythie était à demeure dans le temple du Dieu auquel elle était consacrée. En ce qui concerne les oracles rendus, on peut appliquer à l’une comme à l’autre le même système. L'Histoire ancienne est fertile, et les faits de cette nature abondent.
Ce n’est pas que les Anciens étaient plus faibles que nous. Ils étudiaient mieux, voilà tout, et n’avaient surtout pas tant d’intérêts person nels à sauvegarder. Il n’y avait pas non plus la science officielle, deuxième Papauté, puisqu’après elle il n’est plus besoin de revenir; ses décisions ne sauraient être erronées 1 Hélas 1 que de choses elle a niées et qui pourtant existent!
Bref, nous ne faisons pas ici de la critique, nous rapportons des faits; continuons. Un augure nommé Thrasyle, avait acquis une grande réputation dans l’art de prédire l’avenir. L’empereur romain Tibère avait remarqué que ce devin pénétrait ses desseins. Il voulut lui imposer une épreuve sur ce qui devait
160 l’initiation arriver à lui-même Thrasyie. Après avoir conçu le projet, Tibère le vit bientôt très affligé. L’ayant inter rogé, Thrasyie répondit : « Je suis à l'instant le plus difficile de ma vie. » Cette réponse ayant prouvé à Tibère que l’augure avait démasqué sa pensée, il en fit son ami . L’histoire nous cite un second exemple de ce Thrasyie. Se promenant au bord de la mer avec Tibère, ils virent au loin venir un navire.
Thrasyie dit aussitôt au roi ce que contenait ce vaisseau et entre autre choses qu’un envoyé d’Auguste était chargé de le rappeler à Rome. Ce fait se passait à Rhodes. e Thrasyie devait avoir une connaissance très approfondie de l’occultisme et dut faire de Tibère son initié, car il est dit par Tacite qu’à la suite des leçons de Thrasyie, Tibère prédisait aussi l’avenir et annonça à Galba qu’il serait empereur, mais peu de temps.
Le règne de celui-ci fut en effet très court. Le peuple avait espéré tout d’un bon général. Mal heureusement Galba se laissa influencer par ses fa voris qui lui firent commettre de graves fautes et abrégèrent rapidement son règne. Il n’est pas que les Grecs et les Romains qui aient eu leurs prophètesses. Les Gaulois en possédaient et les avaient destinées à la célébration de leur culte. Ce furent les druidesses.
Les Gaulois attachaient une importance capitale à l’éducation de leurs prophètesses. Une école ini tiatique était même instituée dans la baie de Brest, sur l’île de Sain. Des études spéciales leur étaient
LE MAGNÉTISME DANS L’ANTIQUlTÈ 161 faites, et c’est après une sorte de noviciat qu’elles étaient seulement admises à la garde du temple et consacrées. C'est dans une ville des Pays-Bas, à Tongres, que fût prédit à Dioclétien, qu’il serait empereur. Etant capitaine de gardes dans les armées romaines, les hasards de la guerre l’avaient amené dans la petite ville de Tongres.
Il eut avec une femme druide une discussion sur les prix des vivres fournis à son armée. « Dioclétien, lui dit cette femme, vous êtes trop avare! » Le capitaine lui répondit : « Eh ! bien, quand je serai empereur, je serai généreux. » «Ne plaisan tez pas, reprit son interlocutrice, car vous serez empereur lorsque vous aurez tué le sanglier. » Aper, en latin, veut dire sanglier, c’était aussi un nom d’homme.
Lorsque Numérien fut nommé empereur par suite de la mort de son père, il se faisait porter dans une sorte de petite tente fermée, car, ayant les yeux très faibles, la lumière du jour lui faisait mal. Il arriva que son beau-père, nommé Aper, tua son gendre pour prendre sa place. Ne sachant que faire du cadavre, il le laissa trois jours dans cette espèce de chaises à porteurs, ne sachant comment s’en débarrasser.
La mauvaise odeur,qui se dégageait du cadavre fit découvrir le crime. La foule réclamant le traître, Dioclétien enfonça son épée dans le cœur d’Aper, en s'écriant : « Le voilà ! Je l'ai donc enfin tué ce sanglier fatal ! » C’est ainsi que se réalisa la prédiction de la druidesse de Tongres.
162 l'initiation Les druidesses n’appliquaient pas seulement leurs facultés à la prédiction de l’avenir. Elles guérissaient aussi les maladies. On voit ici l’application du ma gnétisme animal choses que les Anciens n’ignoraient pas plus que nous. Dans son Histoire Naturelle, Pline dit à leur su jet en parlant des druidesses : « Cette sorte de devins et de médecins ». Les faits historiques abondent.
Si nous prenons, par exemple, le 11e siècle, les exemples foisonnent. C’est un hérétique du nom de Marc qui crée une école de crisiaques. Saint Irénée, évêque de Lyon, rapporte que plusieurs prophétesses sont mises par Marc dans un état particulier et qu’elles pré disent l’avenir.
Tertullien nous parle aussi d’une femme qui dans ses extases s'entretenait avec les anges, lisait dans les cœurs et donnait contre les maladies des remèdes, — et il ajoute : « Tout cela n’est pas compris par le vulgaire, mais ce sont des vérités dé montrées. » Développant son système, il ajoute, parlant de cette propriété de lame : « C’est une fa culté devinatrice, en réserve pour s’étendre, quand il plaît à Dieu par la voie de la prophétie.
Cette théorie est acceptable. Depuis les travaux de Mesmer, de Puységur, jusqu’à Durville de nos jours, nous connaissons le mécanisme du corps humain et les lois du magnétisme employé comme agent thé rapeutique. Nous savons aussi qu’un courant de magnétisme spirituel est le résultat de la prière et que ce flux peut être dirigé et agir. Le zouave Jacob,
LE MAGNÉTISME DANS L’ANTIQUITÉ 163 Saltzmann et tant d’autres en fournissent la preuve. Ceci pour la guérison des maladies morales ou phy siques. Quant aux somnambules, dégageant leur double et l’envoyant dans le plan astral, elles y voient avec les sens internes les événements enre gistrés sur les clichés astraux. Comme on vient de le voir par ce rapide exposé, les phénomènes psychiques ne sont pas choses nou velles.
Leur production est certes aussi vieille que notre monde, et les temples antiques nous montrent que les Anciens n’ignoraient pas plus que nous les lois du magnétisme. Si leur science était jalou sement cachée, elle n’en existait pas moins cepen dant. P. Wilfrid.
Neigurehuen La machi est chez les Mapuches (Araucans) une espèce de sorcière, dont les services sont très prisés par ses compatriotes, spécialement pour le traite ment des maladies qu’elle pratique au moyen de danses, de frictions, d’incantations, le tout accom pagné de la musique semi-barbaresque du cultrun (tambour). L’ensemble de cette cérémonie constitue un machitun.
Mais, quand une machi tombe ma lade, le machitun n’est pas suffisant pour lui rendre la santé, ses collègues ont recours au neigurehuen, dont les fins peuvent être multiples, car il sert aussi à parfaire l'initiation de la machi, lorsqu'elle est encore incomplète, car c’est une véritable profession à laquelle il semble qu’elle s’initie peu à peu. Cette cérémonie est enfin indispensable pour renouveler le . réhué, lorsque cela est nécessaire.
Le neigurehuen, que je décris ici, d’après Don Eulogio Robles, avait précisément ces trois buts comme objet. Devant la ruca (cabane) de chaque machi, se trouve un tronc d’arbre planté en terre, entouré de canela (Drymis winteri, variété cbilensis, c’est l’arbre sacré des Mapuches), auxquelles sont suspendus des vases toujours pleins de sang de mouton et de mudaï (liqueur fermentée fabriquée avec du maïs) et
N El GU B EH ü EN 165 quelques autres accessoires. C’est le réhué qui, dit l'auteur cité plus haut, est l’insigne qui signale la demeure d'une machi, mais l'objet réel de ce rus tique monument est tout autre et n’échappera certai nement pas à la perspicacité du lecteur.
Les Mapuches semblent ne pas désirer la présence d'étrangers à cette cérémonie, car Don Eulogio Robles, ayant manifesté le désir d’en voir une, qui, d’après des renseignements indirects qui lui étaient parvenus, devait avoir lieu sous peu, les Indiens essayèrent de faire échouer son projet, comme ils l’avaient déjà fait plusieurs fois, en le trompant sur la date et le lieu ; mais Don Eulogio, après plu sieurs démarches et quelques allées et venues, parvint enfin devant la chaumière de la machi ma lade où l’on allait célébier le neigurehuen.
En face de la ruca, il y avait trois lances plantées en terre ; un peu en arrière, deux canelas ; quelques mètres plus loin, de grosses branches de ce même arbre, et enfin un énorme tronc de chêne, Ce tronc, d’environ 2 mètres de hauteur, avait été récemment dépouillé de son écorce, et la plateforme d’en haut offrait une superficie suffisante pour qu’une personne pût s’y tenir debout ; des degrés taillés dans l’arbre permettaient l’accès de cette plateforme, qui se ter minait par une face humaine grossièrement sculptée.
Ce tronc s’appelle, en mapuche, prapahué ou, simplement, prahué. A quelque distance de là était attaché un mouton, dont le sang devait contribuer à former le réhué conjointement avec le tronc de chêne, les lances, les branches de canela et sa peau,
166 l’initiation qui est désignée sous le nom de trelqué réhuér c'est-à-dire le cuir du réhué. Un peu plus loin, appuyé contre la clôture du jardin, se trouvait l’an cien prahué. Les machis, qui devaient officier, au nombre de six, étaient en ce moment assises sur le sol ou sur des petits bancs, en train de manger et de boire du mudaï.
Il était facile de les reconnaître grâce à leur cultrun et au panache de plumes bleues, rouges ou jaunes, que chacune d’elles portait sur la tête ; d’autres femmes, assises autour d’elles, donnaient sans vergogne le sein à leurs nourrissons et fai saient honneur, ainsi qu’un assez grand nombie d’indiens placés plus loin, aux viandes, au mudaï et à quelque chose de pire encore : à l’eau ardente.
Ce furent deux hommes qui commencèrent le neigurehuen avec des pilficas, longs sifflets de bois, dont ils tiraient seulement deux notes : l’une haute et l’autre basse. Ils avaient l’air de donner une très grande importance à leur musique, vu la gravité et l’attention avec laquelle ils l’exécutaient.
Ces deux « individus se faisaient face et, tout en jouant de leur instrument, ils se baissaient, élevaient les épaules, avançaient et reculaient alternativement. Ils firent ainsi le tour du prahué ; deux autres musiciens se joignirent alors aux premiers et continuèrent à tour ner avec eux autour du même point.
Pendant qu’ils tournaient ainsi, les machis vin rent s’asseoir dans l’espace limité par les lances, les branches de canela et le tronc de chêne, en se fai sant face deux à deux; seule, la machi malade, qui
NEIGUBI H U EN 167 semblait les présider, était assise sur une chaise basse et n’avait pas de vis-à-vis. Sauf deux machis, la mère et la fille, celle-ci, à peine âgée de douze ans, qui avait été initiée la veille et qui remplissait son rôle avec le plus grand sérieux, toutes les autres étaient de vieilles femmes d’un aspect repoussant et les plus beaux spécimens de sorcières qu’il soit possible d’imaginer.
Elles étaient accompagnées par une seule yeilcultrun (aide machi, ordinairement chaque sorcière a sa yeilcutrun). A un moment donné, toutes les machis frappèrent à la fois sur leurs tambours et entonnèrent les chants ritualistiques ; elles s’arrêtaient de temps à autre pour agiter des grelots d’argent qu'elles por taient au poignet en guise de bracelets.
Sur l’ordre de la plus vieille, quatre machis aban donnèrent leur tambour et commencèrent à exécu ter une danse assez semblable à la polka, mais en frappant le sol avec le pied de temps en temps, tout en suivant la mesure des cultruns dont les autres machis continuaient à jouer ; quelquefois, les danseuses sautaient en s'efforçant de s'élever du sol le plus possible et en jetant des cris perçants.
Lorsque cette danse fut finie, la malade se plaça entre les deux cauclos plantés devant les lances et et les secoua énergiquement. Ces secousses sont répétées plusieurs fois au cours de cette cérémonie, et c’est de là que provient le nom qui lui est donné, car neiguvehuen signifie proprement secouer le préhué.
168 l’initiation Cela fait, elle rejoignit ses compagnes; la plus vieille, sans cesser de danser, s’arrangea de façon à se mettre en face de la malade, lui prit la tête entre les deux mains et lui imprima de violents mouve ments demi-circulaires, toujours en suivant la me sure de la musique, cependant que les joueurs de pifilea soufflaient avec rage dans leur instrument, un accordéon, qui maintenant les accompagnait, jetait des notes plus criardes, et les deux machis restantes frappaient leurs tambours à coups redou blés.
La sorcière retourna ensuite la malade, la prit par la partie postérieure de la tête et continua à lui imprimer les mêmes mouvements, qui finirent par la faire tomber en syncope. Elle répéta la même opération avec ses autres col lègues, jusqu’à obtenir le même résultat, et elle les coucha l’une à côté de l’autre sur le sol, la face tour née vers l’Orient.
Un jeune homme vint les éventer, avec une branche de canelo dans chaque main en esquissant un pas de danse, et les autres machis cessèrent de tambou riner pour aider la vieille sorcière à arroser leurs collèguesavec de l’eau qu’elles prenaient préalablement dans la bouche. Lorsqu’elles reprirent leurs sens, grâce à ces douches copieuses et répétées, elles se reposèrent pendant une heure, ainsi que les autres officiants.
La cérémonie continua ensuite et prit un caractère franchement frénétique, tandis que des machis se couaient furieusement les branches ou les troncs de
NEIGUREHUEN 169 canalo, d’autres couraient à droite et à gauche comme aliénées ; elles décrivaient dans l’espace, avec des couteaux, des lignes fort compliquées ; parfois elles essayaient de s’enfuir, mais elles étaient main tenues et ramenées par les assistants. Des moments de repos étaient intercalés dans ces exercices, pendant lesquels tout le monde mangeait et buvait.
Le mari de la machi malade se mit aussi de la partie et dansa avec les sorcières autour du prahué; les assistants eux-mêmes s’en mêlèrent et formèrent autour de ce groupe plusieurs cercles concentriques qui tournèrent autour du même point, la musique des cultruns, des pifilcas et de l’accordéon continuait à faire rage.
On amena enfin au pied du prahué le mouton destiné au sacrifice, lequel fut tué d’un seul coup de couteau ; un malpuche lui arracha le cœur, et, le prenant à deux mains, fit, en courant, le tour du prahué ; il le passa ensuite aux machis qui mor dirent à même cet organe sanglant.
La plus vieille machi barbouilla avec une partie de ce cœur la tête et la poitrine de la machi malade, après quoi celle-ci secoua de nouveau les troncs du canelo en poussant d’épouvantables clameurs et tomba finale ment évanouie dans les bras d’une Indienne.
Pen dant ce temps-là, les autres machis couraient comme des folles, un couteau à la main, avec lequel elles décrivaient des lignes fantastiques; épuisées, elles tombèrent toutes successivement en syncope. Lors qu’elles sortirent de cet état, elles prirent chacune
170 L INITIATION une bouchée d’eau et allèrent arroser la face de leur collègue malade qui ne tarda pas à revenir à elle. Elles recommencèrent, après, leur danse autour du prahué, interrompue seulement de temps en remps par la fuite de l’une d’entre elles, qui semblait prise d’un subit accès de folie ; mais, chaque fois, elle était retenue par les assistants et ramenée à son poste. Ensuite les machis se lavèrent soigneuse ment la tête.
Sur ces entrefaites, deux mapuches déposèrent au pied du prahué une grande chaudière où l'on avait cuit la chair du mouton sacrifié. La malade vint s'asseoir à côté et se mit a en aspi rer la vapeur. Le bouillon fut ensuite répandu au pied du prahué, et un Indien alla enterrer la viande et les os afin qu’ils ne soient point profanés. La cé rémonie fut suspendue un moment afin de confec tionner le prahué.
Les grandes branches de canelo et les lances furent enlevées de la place qu’elles avaient occupé jusqu’alors et attachées au prahué avec des lianes. Un machi plaça sur ses degrés du maïs, des colliers de graines et des couronnes de copihué, (espèce de liane particulière au Chili, ses feuilles sont d’un vert intense et ses fleurs ont une magnifique couleur rouge sang).
Un jeune homme prit la peau du mouton et se mit à courir circulairement, il la passa ensuite à un autre individu qui la plaça convenablement, le réhué se trouva ainsi pourvu de tous ses acces soires.
NEIGUBEHUEN 171 La musique recommença avec furie, accompagnée des chants du rituel et de cris inarticulés poussés par les Indiens. Tous les assistants se prirent par la main et for mèrent autour du réhué un immense cercled'hommes de femmes et d’enfants qui se livrèrent à une ronde effrénée.
Cela dura un grand moment ; puis les machis seules continuèrent à danser pendant quel que temps encore, en agitant des branches de canelo ; après quoi la cérémonie prit fin. Plusieurs jeunes gens se mirent alors à danser autour du réhué, en imitant d'une façon grotesque toutes les contorsions des machis, comédie qui fut accueillie par de grands éclats de rire de la part des assistants et des machis elle-mêmes.
Avant que le soleil ne se couche, des Indiens allèrent cacher l’ancien prahué dans le plus impéné trable fourré de la forêt voisine. Voici une traduction de quelques-uns des cou plets, chantés par les machis pendant le neigurehuen. qui montrent que ces sorcières sont pleinement conscientes de cete cérémonie : Quatre Puissants Ont prié pour moi. Afin de m’élire Ils ont prié pour moi. Vous m’avez donc élue Puissants ; Vous m’avez éluî Principaux Vous m’aiderez Le sque viendra l’aurore
1T2 L'INITIATION Aujourd’hui les Très Riches m'ont élue. Vous, vous donc, les capitaines Vous, vous qui m’avez élue Vous devez m’aider. Le monde verra Ouand je monterai à cheval Et j’irai au milieu du ciel Et je reviendrai sur la terre Les noms que j’ai souligné s’adressent évidem ment à des entités invisibles. Les sorcières araucanniennes connaissent donc, sinon la nature, du moins l’existence de ces entités qu’elles ont évoquées. Le dernier couplet, fait, à mon avis, allusion à ces évanouissements répétés des machis, évanouisse ments qui comportent un mystère qui a été magis tralement traité par la plume prestigieuse de Stanislas de Guaïta. Concepcion, octobre 1911.
Une synthèse générale occulte (Suite) 4n Un esprit adamique immortel « amour Divin ». L’humain actuel a donc un Esprit Divin, et trois corps temporels que l’Esprit aura quitté quand il sera de retour auprès du Verbe Adam dans le monde r t Divin de l’EternelleEpouse. Chacundeces trois corps, spirituel, astral, physique, est formé avec les petits êtres des trois catégories de chaque nature ou Lumière, spirituelle, astrale, phy sique. Chacun de ces corps reste donc en relations cons tantes attractives et répulsives, recevantes et don nantes, avec les petits êtres de Lumière correspon dants, que ces êtres soient plus ou moins libres dans leur Plan-Monde, ou qu’ils soient prisonniers dans d’autres êtres minéraux, végétaux, animaux, hommes, êtres fluidiques, mondes, etc. Ainsi, le corps physique reçoit du monde physique compact et rend au monde physique moins com pact, jusqu’au radiant, fluidique électrique, nerveux, pensée, rayons, etc. De même que l’homme qui meurt n’a plus besoin de son corps physique, de même quand la Nature mourra, elle n’aura plus besoin
174 - l’initiation du monde physique. Or, mourir c’est se transformer: la Lumière physique retournera à la Lumière astrale, la Lumière astrale retournera à la Lumière spirituelle et la Lumière spirituelle retournera à la Lumière Universelle, laquelle se fondra dans la substance de r / l'Eternelle Matrice Epouse d'où elle est provenue ; mais seulement lorsque, premièrement, tous les Es prits adamiques, qui s’étaient égarés, seront revenus au Grand Adam-Verbe qui les attend, et deuxième ment, lorsque tous les Grands Esprits déchus, enfin r dématérialisés, seront de retour à Dieu-Epouse. Mais, pour ce qui concerne l’homine-femme actuel, s’il veut arriver à l’initiation individuelle, que l’al chimie et la magie lui font pressentir, il faut absolu ment qu’il sache reconnaître et séparer, en lui, l’existence d’un Esprit adamique immortel et d’un animal mortel ou transformable. L’Esprit adamique est trois : LEsprit, l’âme spiri tuelle, l’âme humaine. L’animal est quatre: l’âme astrale, l’âme animante, l’âme vitale, le corps physique. Total: sept, le chiffre de l’homme, les sept Prin cipes. Le trois, le triangle Esprit, doit toujours être maître du quatre, la pierre cubique, la matière. Fr AN LAC. (A suivre.)
SECTION ARCHÉOMÉTRIQÜE tes formes de l’Rrehéotnètre PAR SAINT-YVES D'ALVEYDRE
PARTIE LITTÉRAIRE INCANTATION CELTIQUE au Génie de l’fistre des Nuits Je te salue, Elue, au cœur d’argent qui flue Par la nue avenue où Ion astre évolue, Belisana... O nef céleste, leste, ou Givyon par le geste Atteste qui, seul, reste au champ de mort funeste, O Givyona... Gloire à toi, la Compagne, aux mystérieux pagnes, Quand Bélen t’accompagné en les cieux : tes campagnes, O Sirona...
A toi, gloire, la Blonde, aux éclipses des rondes, Quand le soleil t’obombre et féconde tes ondes, Héolina... Gloire en tes lieux : Victoire, Ivoire en la nuit noire Et, sur tes ondes, moire à la terre illusoire, Ardoïnna... En la triade imniane, aux âmes diaphane, Arcane, ta science interdite au profane, Sulivina... I (Acte pr, Scène III.) (1) Extraits d’un drame en vers en préparation : « Sang des Gaules ».
Cette incantation et cette invocation sont dites par la Grande Prophètesse Kanima. Tercets celtiques avec accumulation de consonnances.
INCANTATION CELTIQUE 177 L’existence éternelle, en ton sein, se morcèle, Nature maternelle, et tombe par parcelle, Solimara... Car, jamais assouvie, en ton œuvre suivie, Nul qui t'ait asservie, ô Source de la Vie Divine Eira. ..
Invocation au Principe femelle Korrid, terme second du binaire divin, Qui gardes le secret de la Vie en ton sein, Déesse, épouse et sœur du Grand Etre : I’Unique, O Révélation, Stabilité Cosmique De la Trinité Sainte : Esprit, Ame, Univers, Toi..., fusion du Tout en des corps si divers, Sans qui rien ne serait sur la terre impoliue, Héolina, Divin Amour, je te salue!
Salut, ô féminin Principe Universel, Elément formatif par les Eaux et le Sel, Aime berceau des Dieux, Cause occulte des causes. Grande Ame génitrice et féconde des choses, Géante attraction des astres en essors, Eternelle Nature aux cycliques efforts, Par qui l’Esprit s'élève à travers l’éphémère, Sainte Belisana, nous t’adorons, ô Mère ! * * * Mortels, nous t’adorons en ton astre argenté, Quand, dans l'aither nocturne, épanchant ta clarté. Tu parais, pur croissant, sur les monts solitaires, Et fais surgir du sol les germes salutaires; G
178 L’INITIATION Et lorsque dans le sein de l’épouse, en ton cours, Tu développes, lent, le fruit de tes amours, Pour permettre, en un corps de pensée et de flamme A notre humanité, d’évoluer une âme ! ★ ♦ * Gloire à toi, Sirona, blanche lune en les cieux, Lorsque ton disque, au sein des flots silencieux De la Céleste mer que tu parcours sans voiles, Glisse en sa plénitude, à travers les étoiles ; Et que, présage aimé de nos sécurités, Tes effluves puissants pour les maturités Vont disperser un baume inconnu dans les ondes Et gonfler les épis, trésor des moissons blondes! ★ ♦ * Accepte, Belisane, accepte, ô déité, Au nom de ta splendeur et de ta pureté, Au nom de la puissance enclose en la Nature Et de notre existence en la Sphère future, Accepte cette hostie à la blanche toison Que, pour toi, l’on nourrit d’un virginal gazon ; Puisse-t-elle nous être, ainsi que toi, propice Déesse, en nous donnant un favo_able auspice ! (Acte II, Scène IV. ) Léon Combes. {Reproduction interdite sans autorisation.)
HARMAKHIS 179 HARMAKHIS A Léon Combes. Qu'importe la brûlure intense du soleil Qui dessèche le Nil où burent tes ancêtres ! Qu'importe que le temple ait vu mourir les prêtres! Puis viendra ce soir caresser ton sommeil. Des Dieux anéantis tu guettes le réveil, Ton œil mystérieux effarouche les êtres, Car ils craignent en toi les puissances des maîtres Et s’inclinent toujours devant ton front vermeil. Tu gardes dans tes bras le dernier sanctuaire Où les ombres des Rois viennent pleurer le soir Et célébrer encor le Rite funéraire. Harmakhis (i) ! ô Grand Sphynx ! Oui pourra concevoir L’effroyable secret qui gît en ton mystère, Si celui qui comprend doit mourir pour savoir ? Max Erith, Directeur de l’-Ec/io des Etudiants de Montpellier. Montpellier, novembre 1910. (i) Harmackhis : Horus levant. Le Sphinx était le symbole d’Harmakhis, l’Horus cosmique et sur le plan terrestre : le Soleil (Harmakhointe ou Harmakhis) à son lever, et Harmakhis Toun : le Soleil à son coucher.
180 l’initiation L’ORDRE MARTINISTE EN ITALIE Nous avons appris avec une très vive satisfaction le dé veloppement considérable que l’Ordre Martiniste a pris en Italie, grâce au concours dévoué, au zèle éclairé de notre F:': Eduardo Frosini, docteur de la Faculté de Science Hermétique de Paris, Grand Délégué Général du Grand Conseil Martiniste Italien, président de la Grande Loge d’Italie. La Grande Loge d’Italie S G;*: A:': du Grand Con seil Martiniste Italien fait une propagande active et fruc tueuse parmi la foule considérable de spiritualistes italiens et le nombre de ses adhérents croît de jour en jour.
Diverses planches qui nous sont parvenues du Grand Conseil Martiniste Italien nous font connaître : 1° La Proclamation de l’Ordre Martiniste au point de vue doctrinal ; 2° La Constitution de l’Ordre Martiniste ; ses tenues blanches; ses membres d'honneur; ses rituels ; les travaux de ses loges placés sous l’influence astrale de Martinez de Pasqually, fondateur de l’Ordre ; de Louis-Claude de Saint-Martin, le Philosophe Inconnu, et de Jean-Baptiste Willermoz ; 3« Les Travaux de l’Ordre Martiniste divisés en trois groupes.
1° Travaux du jer Grade {Associe). — Etude de la Ma çonnerie Symbolique (grade d’Apprenti, de Compagnon et de Maître). — Etude profonde du Grade Maçonnique de Maître et de la légende d’Hiram. — Alphabet hébraïque : les 22 lettres et leur signification hiéroglyphique. — Pre miers éléments d’Astrologie : les sept planètes. — Amitié et Inimitié.— Correspondance.— Constitution de l'homme.
2° Travaux du 2^ grade {Initié). — Etude de la MaL'ORDRE MARTINISTE EN ITALIE çonnerie Rosicrucienne. — Etude profonde du grade de Rose d?
Croix. — Kabale. — Noms divins. — Séphiroths. — Astrologie : les douze signes, quadrature et do micile des planètes. — Chiromancie et Physiognomonie.— Premiers éléments d’Hermétisme. — Histoire de l’Alchimie. — La Nativité et ses mystères. — Histoire des Initia tions du xve siècle à nos jours, 3° Travaux du jnio grade {Supérieur Inconnu). — Etude de la Maçonnerie Noire. — Symbolisme des aréopages. — Etude profonde du grade de Kadosh et du 32° Ecossais. — Kabale. — Etude et Commentaire du Sépher Jetzirah. — Numération Kabalistique. — Addition et division théosophique. — Les Pentacles. — Astrologie : Influence ré ciproque des planètes et des signes. — Théorie de la réci procité des planètes et des signes. — Théorie de l’horos cope. — Tempéraments planétaires. — Psychologie et Physiognomonie. — Hermétisme. — Le Grand Œuvre. — La mort et ses mystères. — Eléments de Magie Blanche. — Philosophie et religion comparées. — Tradition ésoté rique, de Kam au Christ. — Tradition rosicrucienne. — Tradition Noire. — Moïse et la Kabale.
Dans les trois grades devront être étudiées les œuvres principales de Martinez de Pasqually et Saint-Martin de Svendenborg, de Bohème, de Gichtel, Fabre d’Olivet, Eliphas Levi, Stanislas de Guaita, Papus, Saint-Yves d’Alveydre, etc. Seront étudiées également les œuvres du Dante, de Pétrarque, de Boccace, de Roger Bacon, Pic de la Mirandole, Marsile Jicun, Léon-Baptiste Albert, Luc Paciolo, Léonard Bernard Télés, Giordano Bruno, Tommaso Campanella, Fludd, François Bacon, Paracelse, Agrip pa, Nicolas Flamel, Gabriel Rosetti, Joseph Mazzini, Jean de Castro, Elia Benamozegh, Quirico Filopante. Enfin, dans le dernier grade, sera étudié l’ésotérisme de la Divine Comédie. * ¥
l’initiation 182 Le Grand Conseil Martiniste Italien fait savoir que les FF:*: de tous ordres maçonniques italiens peuvent faire partie de l’ordre Martiniste et obtenir les grades Martinistes comme suit : Le Grade de Maître (3) donne croit au Ier Grade Mar tiniste : Associé . Au 18e Grade maçonnique peut être conféré le 2° Grade Martiniste : Initié'.''.. Au 30e Grade le 3e Grade Martiniste : Supérieur'.''. Inconnu:':.
Par traité, existant entre le Grand Conseil Martiniste Italien et le Suprême .*. Grand.*. Conseil.', du Rite phi losophique Italien et des RR.*. UU.*. (Ordre Maçon nique Orient .*. A.'. P.*, de Memphis et Mitzraïn), les FF.*. Martinistes seront admis à partir du 2* grade dans toutes les loges et Chambres Supérieures du Grand Orient Italien sur la simple présentation du diplôme de la Grande Loge Martiniste d’Italie. Par réciprocité, les F.*.
F.’, du Rite philosophique Italien seront admis aux travaux de l’Ordre Martiniste. Donné au zénith de Florence, le 24 juin 1911. Le Grand Délégzié du Grand Conseil, président de la Grande Loge d'Italie : Docteur Hermès. L’Archiviste du Grand Conseil, Hasid. Le Vice-Président de la Grande'.''. Loge’.’:, Ai.eph.
S’adresser pour toute communication à Fduardo Frosini, (docteur Hermès), via Massacceio, 35, Florence (1). (1) Notre F:.: Combes Léon, D:j S; *de ¡’Ordre Martiniste, se crétaire de la Rédaction, chargé de la traduction des planches émanant des Ordres Maçonniques italiens, a été honoré d’un di plôme de membre d’honneur du Suprême Conseil de 1’0:’: M»’; italien.
L’ORDRE MARTINISTE EN ITALIE 183 SOCIÉTÉ ALCHIMIQUE ITALIENNE Fraternité Hermétique et des Monistes Gnostiques La Société alchimique italienne a été déclarée publique ment le 25 décembre 1909. Elle est composée: i<> de membres adhérants ; 20 de membres actifs; 30 de membres d’honneur., et 40 de mem bres directeurs. i° Sont membres adhérents ceux qui acceptent les prin cipes généraux de la Société. 2° Sont membres actifs : A. les FF.*, des C.
C.'. MM.', de toute puissance régulière ayant obtenu depuis deux ans le grade de Rose Croix; B. Les membres de l’Ordre Martiniste dépendant de la Grande Loge d'Italie et ayant obtenu le grade d’initié; C. Les membres des Ordres de la Rose-Croix Kabalistique et de la Rose-Croix Pythagoricienne et de toutes les fraternités hermétiques et illuminées accréditées auprès de lOrdre Maçonnique O.-. A.', et P.', de Memphis et de Mitzraïm.
3° Sont membres d'honneur : A. Les chefs de la Frateinité Hermétique Rocicrucienne Alchimique ; B. Les savants qui ont contribué à la cause du Monisme Gnostique. 40 Sont membres directeurs : A. Les membres actifs ayant le VI« Grade du Rite phi losophique italien ou le 3 e du Rite Ecossais A.', et A.*, et le go.’, et 95.'. de Memphis et de Mitzraïm ; B. Les membres actifs du Grand Conseil Martiniste d’Italie ; C.
Les Membres actifs affiliés par les plus hauts grades à un ordre de la Rose-Croix ou une autre fraternité d’Hermétisme et dl’lluminisme. D. Les docteurs en Science Hermétique et les doc184 l’initiation teurs en Kabale accrédités en Italie par l’autorité de leur faculté. Le siège du Secrétariat de la Société Alchimique ita lienne est Lucerà (Foggia), Dr Alessandro Cavalli, via Regina, Margherita.
Le Délégué Général du Comité directeur : Docteur Eduardo Frosini. (de la Faculté de Science Hermétique de Paris), A.-. U.-. T.-. O.-. S.’. A.-. G.’. RITE PHILOSOPHIQUE ITALIEN ET RITES UNIS D’ITALIE ET DES COLONIES Nous avons reçu en hommage la Constitution du Suprême Grand Conseil Général du Rite philosophique Italien et Rites Unis de l’Italie et des Colonies. Ordre Oiiental an tique et primitif de Memphis et Mitzraïm.
L’abondance des matières ne nous permet pas de nous étendre sur cette Constitution remarquablement organisée, nous donnerons simplement les noms et grades des grands dignitaires du Grand Orient Italien. Grand Maître d’Honneur à vie : Ill.’. Puiss.’. F.-. John Yarker VII.’. 33.'. 90.'. 97.’., G H de la Conferate Na tions, Docteur en science hermétique. Grand Maître Général : Ill.’. Puiss *. G.’. Eduardo Fro sini VII.-. 33.’. 90.’.
96.’., Presid.’. du Sup.-.G.-. Cons.’., Publiciste, Docteur en Science hermétique de l’Université libre des Hautes Études de Paris. Conseil du Grand-Orient i° Grand Maître adj. •. : 111. •. Puiss. ’. F. ’. G. Giacomo Porro VII. •. 33. ’. 90. •. 95. • Docteur és lettres.
L’ORDRE MARTINISTE EN ITALIE 185 2® Grand Maître adj: : 111 .'. Puiss.'. F.-. Alessandro Cavalli VII.-. 33. 9o.'. 95.’., Avocat. Grand Chancelier: G. '. G. '. S. '. III. '. Puiss. •. F. •. Giove di San Fortunate VII.-. 33.’. 90.*. 95.’., Publiciste, Sociologue. Grand Orateur : 111.’. Puiss.'. F.'. Eugenio Pavie VIII. •. 33. '. 90. ‘. ç5. '. Professeur de musique et de littérature. Grand Orateur adj. : 111.*, Puiss.’. F.*. Giov. Sot tile VII.*.
33.'. go.'. 95.'. Avocat. Grand Inspecteur général : 111.'. Puiss.'. F.'. Emilio Schaub VII.'. 3.'. 9°.'. 95.'., Anthropologie. Grand Bibliothécaire: 111.*. Puiss.'. F.'. Guido Bo laffi VII 33. '. 9 . 95- ’ •, Docteur en Droit. Conseillers d'honneur (Voir art. 5o de la Constitution) 111.'. Puiss.'. F.'. Ferdinando Sbigoli, Professeur de littérature italienne philosophique, histoire maçonnique, Professeur d’Etudes initiatiques. III.'. Puiss.'.
F.'. Innocenzo Calderone Colajanni, Docteur en jurisprudence, avocat, directeur de la Revue La Philosophie de la Science, auteur des études de Psycho logie expérimentale et de Sociologie, aucien membre du S. '. G. '. C . '. du G. '. O. '. d’Italie. III.'. Puiss.'. F.'. Francesco Porro, professeur à l’Université d’astronomie, membre d’honneur du Souv.. Gr.'. Con.'. G.'.
Ibérique, honoré de l'Ordre pour ses hauts travaux spiritualistes et initiatiques. 111.'. Puiss.'. F.'. Isidro. Villarino del Villar, GrandMaître général du Souv. '. G. '. C. '. G. '. Ibérique et de la Souv.'. Gr.'. Log.'. Symb.'. d’Espagne, publiciste sociologue, historien. 111. Puiss. F.'. Gérard Encausse, docteur en médecine, directeur de la Faculté de science hermétique de Paris, Grand-Maître Gén.', du S.'. G.'. Cet Grand-Orient
186 l’initiation des Rites Unis de France et des Colonies, président du S.*. C.'. Martiniste et Grand Délégué de l’Ordre kabalistique de la Rose-Croix. 111.'. Puiss.'. F.’. Theodor Reuss., Grand-Maître gén. du Souv.'. Grand Sanctuaire de Memphis et de Mitzraïm, et Grand-Orient pour l’Allemagne, Rapp.'. gén. •. del’OrdreEsotérique de la Rose-Croix et de l’Ordre Oriental du Temple. III. •. Puiss.'. F.’. Karl Lauer, docteur en chimie, Souv.'. G.*.
Commandeur et Grand-Maître du Rite Ecossais A.’, et A.-, pour l’Allemagne, rapporteur de l’Ordre hermétique de la Rose-Croix. 111, •. Puiss.'. F.*. Charles Détré, publiciste, littéra teur, directeur du Grand Secrétariat général de la Fé dérât. ’ .Maçonn. •. Univ. '., Gr. •. Rapp. ' . pour la France de l’Ordre Esotérique de la Rose-Croix, historien du Rite ancien et accepté. 111.'. Puiss.'. F.'.
Andréas Ullmer, grand dignitaire du Souverain Grand Sanctuaire de Memphis et Mitzraïm et G.'. O.', pour l’Allemagne, Rapp.'., à Monaco, de l’Ordre Esotérique de la Rose-Croix et des Ordres illumi nés. A.’. O.-. T.-. O.-. S.'. A.*. C.-. L. '. S. •. L. •. Liberté. Egalité. Humanité.
Le Suprême Grand Conseil général du Rite philoso phique italien et des Rites unis est en rapport d’amitié et de réciprocité avec les puissances maçonniques suivantes : i° Suprême Gr.'. Cons.', et Grand-Orient des Rites Unis pour la France et les Colonies (Siège : Paris) ; 2° Souver.’. Gr.'.Cons.', gén.'. Ibérique et Grande Loge symbolique d’Espagne (Siège : Madrid) ; ;<° Grand-Orient de l’Empire d’Allemagne (Siège : Ber lin); 4° Souver.’. Grand Sanctuaire de Memphis et de Mitzraïm (Siège : Berlin et Londres).
L’ORDRE MARTINISTE EN ITALIE 187 ¿0 Supr.'.G.'. Cons.-. du Rite Ecossais A/, et A.’, pour la Confédération d'Allemagne (Siège : Ludwigshafen) ; 6°Sup. ’ .G. •. Sanctuairegén. ■. de MemphisetMitzraïm pour le Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et Irlande (Siège: Manchester); 7° Gr.*. Loge symbolique Catalane-Baléares (Siège : Barcelone) ; 8° Maçonnerie Russe (Siège : Pétersbourg) ; 9° Centre Maçonnique Portugais (R. ’.
N. • .S.’ .) (Siège: Lisbonne) ; io° Suprême Grand Conseil Universel de la Maçonnerie Mixte (Siège : Paris) ; i 1" Ordre Egyptien de Mitzraïm (Siège : Paris) ; j 2° Grande Loge de Cuba ; 13° Suprême Grand Conseil de la Havane ; (4° Grande Loge de la Californie et du Canada ; 15° Conseil Exécutif du Grand-Orient et Fédération Ma çonnique d’Amérique. A A. S. R.
Le Suprême Grand Conseil général du Rite philoso phique Italien et Rites Unis est en relations cordiales avec la Puissance du Rite de Swedenborg (France, Allemagne, Angleterre, etc.); avec leGr.-.
Cons.*. régulier du Rite Ecossais A.-, et A.-. (Fédération Maçonnique Universelle Cerneau) ; avec la Grande Loge d’Amérique adhérente à notre Fédération spiritualiste ; avec les Centres et Loges orthodoxes et indépendantes ; avec l’Ordre Martiniste ; avec l’Ordre des Samaritains inconnus ; avec l’Ordre Templier d’Orient ; avec l’Ordre ésotérique de la RoseCroix, avec l’Ordre ésotérique de la Rose-Croix et l’Ordre Pythagoricien de la Rose-Croix.
Il a également des rapports amicaux avec la Maçon nerie du Pays des Balkans, de Corfou, du Caire (Egypte) et la Maçonnerie Arabe. * 4 4
188 L’INITIATION RITE PHILOSOPHIQUE ITALIEN ET RITES UNIS D’ITALIE ET DES COLONIES A.-. U. •. T.'. O.-. S -, A.*. G.*. L. •. S. *. L. •. Çommunication importante Gr.’. Or.’, de Florence, le 26 juillet 1911 E.’. V.’. Toutes les Puissances Maçonniques régulières, les Loges, les Triangles et tous les FF.’.
Maç.’. répandus sur la surface de la terre sont priés de prendre bonne note que le sieur Pericle Maruzzi de Ferrara N’APPARTIENT PLUS à l’Ordre Maç. •. A. ’. et P. ’ ., n'a plus aucun rapport avec le Sup.’. Gr.’. Cons.’. Gén.’, du Rito Filosofico Italiano et Ritti Uniti, dont il était, jusqu'au 17 avril «911, E.’. V. ’le Grand Secrétaire. Tout pouvoir lui ayant été RÉVOQUÉ, tout rapport ma çonnique avec lui est IRRÉGULIER.
Les Ordres initiatiques d’Orient et d'Occident sont aussi invités à prendre note que ledit sieur P. Maruzzi de Fer rara n’est plus ni Secrétaire, ni Membre de la Grande Loge Martiniste d’Italie, ni de la Société Alchimique Italienne (Fraternité Hermétique des Monistes Gnostiques) et n’a plus aucun droit dans l’Ordre Pythagoricien de la RoseCroix, ni dans les Fraternités affiliées et amies. Salutations fraternelles. D’ordre du G. ’. M. ’. G. ’.
Le Grand Chancelier G.’. D.’. S.’. G. Di San Fortunato. 33.’. 90.’. 95.’. VII.’. S.-. I.’. IX’ Centre de Florence G.*. I.’.
ORDRE MARTINISTE 189 ORDRE MARTINISTE SUPRÊME CONSEIL Par décision spéciale du 14 septembre 1911, le titre de GRANDE LOGE n» 322, est conféré à la R L MelCHISÉDECH, n° 208. Par charte du même jour, le F Blanchard est nommé Souverain Délégué Général des formations martinistes des Colonies et Protectorats français d'Afrique, du Maroc, du Sahara et de l’Abyssinie.
R : L OSIRIS, n<> 318 AVIS IMPORTANT En vertu de la charte n° 318, du 30 juin 1911, et de la lettre du Président du Suprême Conseil, en date du 7 septembre 19 1, le soussigné déclare qu’il fonde la R L Osiris, dans la forme accoutumée, et à compter d’au jourd’hui 8 septembre 1911.
Les travaux de cette loge seront essentiellement analy tiques, c’est-à-dire que la tradition, la philosophie et la science positive moderne y seront traitées sur le pied d'é galité, et mises toutes trois à contribution pour en dégager si possible une synthèse véritablement traditionnelle et im partiale.
Mais ces travaux ne seront entrepris qu’à une date ultétérieure, attendu que le soussigné est tenu par des engage ments pris avec le directeur de la R:’: S Melchisédec, n° 208, pour les cours de 1911-1912, et qu’il se fait un de voir de tenir sa paroleTrès probablement, les travaux ne pourront commencer que dans le courant de 19>2, peut-être même seulement à la rentrée de 1913. Mais d'ores et déjà le soussigné se fait un plaisir et un honneur d’offrir la haute présidence de la
il 90 L’INITIATION nouvelle loge à notre Vénérable Maître Papus, dont cha cun connaît la vaste science et l’inépuisable bonté. En attendant l’organisation de la loge Osiris, le sous signé déclare maintenir, en ce qui le concerne, tous les ta bleaux et programmes qui ont paru dans V Initiation, par les soins de notre chef estimé Victor Blanchard. Il restera donc aux côtés des F' F Victor Blanchard, Teder, Bar thélemy, Bonnet, J.-A.
Magnet et de tant d’autres qui. par l’étude approfondie des questions qu’ils traitent d'habitude devant nous, savent nous intéresser si hautement toutes les fois qu’ils prennent la parole, et qui savent tenir ainsi haut et ferme le drapeau de Melchisédech, c’est-à-dire celui du MARTINISME même.
Les Martinistes qui s’intéressent à la nouvelle formation sont priés de le faire savoir, afin que le soussigné puisse organiser ses cadres et nommer ses officiers.
Rien n’em pêche ceux que la question intéresse de se mettre de suite à la besogne, et réunir les documents de causeries ou de conférences qu’ils se proposent de faire dans le nouveau centre, de manière à posséder un fonds tout prêt, dans lequel ils n’auront qu’à puiser lorsque le moment sera venu.
Etant donné le genre de travaux dans lesquels la loge a l’intention de se spécialiser, et l’importance des recherches qui en seront la conséquence, le soussigné ne régligera au cune des collaborations qui pourront lui être offertes, et il compte largement sur les lumières de tousses frères en martinisme pour mener à bien une œuvre qui, par l’éléva tion des idées qu’ellesuscite, mérite l’attention de tous ceux qui s’intéressent à nos travaux et force celle de nos adver saires eux-mêmes. Librabius .
INTÉRESSANT PHÉNOMÈNE INTERESSAT PHÉNOMÈNE IFSadio-activité colorée Dans les commencements de votre journal Le Fraterniste, vous avez bien voulu exposer longuement ma théorie sur la Radio-Activité des êtres vivants avec un cliché à l’appui que vous aviez fait graver.
Je démontrais que les clichés que je faisais par le front, ou que je faisais faire par d’auti es personnes, ne pouvaient comporter aucune simulation, aucune fraude, puisqu'ils étaient la représentation d'un témoin permanent qui était le papier imprimé enveloppant la plaque.
Or, voici une nouvelle expérience, qui prouve que cette radio activité se manifeste sous des formes encore plus di verses, et qui ne font qu’ajouter à cet inconnu physiolo gique des fluides humains. Jeudi dernier, 20 juillet, j’assistai à une séance spirite chez M. Cornille, 40, rue Saint-Paul, à Paris.
J’y trouvai M. Tisserant, médium à matérialisations, qui me dit qu’il allait essayer d’obtenir quelque chose pen dant la séance, sur une plaque cachetée que je venais de ¡ui donner. Cette plaque avait, comme première enveloppe, un pa pier portant des lettres imprimées et des signes manus crits, croix, diagonales, circonférences, en tout neuf signes différents, tant au recto qu'au verso, le tout à l’encre noire.
La 2C enveloppe était en papier noir, opaque à la lu mière ordinaire. La 3° enveloppe était en papier rouge. En arrivant chez moi, après la séance, je développai cette plaque, et la mis ensuite dans l'hyposulfite, c’est-àdire dans le liquide fixateur.
192 l'initiation Quelle ne fut pas ma stupéfaction, en voyant les signes manuscrits écrits en rouge sur la plaque. C’était la première fois qu’un tel phénomène m’arrivait. Je me souvins alors qu’une de ces médiocrités, dont j’ai parlé dans votre n° du 20 juillet, avait bourdonné quelques élucubrations dans certains journaux, disant, entre autres choses, que c’était l’encre noire qui avait déchargé sur la plaque photographique.
Il n’aura plus la même raison, puisque j'ai maintenant des impressions en rouge avec de l’encre noire. Mais son dire fut la cause d’une nouvelle présentation à l’Académie des Sciences, avec des clichés où j’avais mis une bande de papier blanc intercalaire entre l'imprimé et le gélatino-bromure de la plaque, et où les lettres avaient traversé l’intercalaire de ce papier blanc sans y laisser de traces.
A l’annonce d’une découverte, il y a toujours des gens qui font les importants et auxquels on peut appliquer la morale de la fabl^ Le Coche et la Mouche : Ainsi certaines gens faisant les empressés, S’introduisent dans les affaires. Ils font partout les nécessaires, Et partout importuns devraient être chassés. Commandant Darget. Le Gérant : G. Encausse. Imprimerie de l’initiation, 15, rue Séguier, Paris.