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- ll v ■ 01 ŒUVRES POSTHUMES DE SAINT-YVES D’ALVEYDRE VIENT DE PARAITRE : LES CLEFS DE L’ORIENT (d’après la Kabbale ' Orientale) Les Mystères de la Naissance Les Sexes et l’Amour ••• Le Mystère de la Mort Un vol. pet. in-8, orné de 7 gravures de Burgsthal.............................
3 5o » POUR PARAITRE FIN AVRIL 1910 Mission Oe l’Inde en Europe » Mission de l’Europe en Asie La Question du Mahatma et sa solution avec une préface des « Amis de Saint-Yves > Ouvrage orné d’un portrait de'St-Yves et d’un portrait d’un initié hindou t.000 exemplaires sur papier alfa............................. 6 fr. 10 exemplaires sur japon (t à 10)...............................26 fr.
Souscription. — Jusqu'au i5 avril la ■Librairie Hermétique accepte des souscriptions à cet ouvrage avec prix de faveur de 4 fr. 5o pour les exemplaires sur alfa et 15 fr. pour les exemplaires sur japon./ BULLETIN DE SOUSCRIPTION ! Je soussigné............ déclare souscrire à i; exemplaire [alfa, japon} de la Mission de l’Inde en Europe. Inclus le montani de ma souscription en un mandatposte‘de.- ,:L........... /..........................
Envoyer avant le 15 avril 1910 à la LIBRAIRIE HERMÉTIQUE, 4. rue de Furstenberg, Paris. Paris. — imprimerie E. Arrau-lt et C^g, rue Noire-Dame-de-Lorctic »
L Initiation Revue philosophique des Hautes Études PUBLIÉE MENSUELLEMENT SOUS LA DIRECTION LE 87tì0 VOLUME. - 2 3mo ANNEE SOMMAIRE DU N° 8 (Mai 1910) PARTIE PHILOSOPHIQUE La Réhabilitation du Grand Cagliostro (p. 97 à toi) ....................................................................... Franlac. Premiers éléments d’Astrosophie,avec nombreuses gniiwes. suite'et fin (p. 102 , à 109). . • . ; . Papus.
La Médecine astrologique (p. 110 à 112). . . . Jean Mavéric. Séances de magie avec le médium Jean Gouzik. suite et fin (p. n3 à iaS),................................... Punar-Bhava. Les Écoles occultes et là Franc - Maçonnerie (p. 126 à 136)............................................................ X... La Pétrothérapie occulte, suite (p. 1I7 à i55). . C.-B.
PARTIE INITIATIQUE Étude élémentaire sur l'alphabet solaire de 22 let tres, suite (p. i56 à 169). ;...............................Dr A.-E. C. ■Orphée et les Orphiques, suite (p. 170 à 174). . . Combes Léon.
Notre courrier. — Théâtre d’idées. — Maya la voyante et la Comète ■ de' Halley. — Les effets du pardon. —- Le Magnétisme spirituel. — Mois occultiste. — Bibliographie.., Tout ce qui concerne la Rédaction et les Échanges doit être adressé 0, rue de Savoie,’ à Paris-VIe.
Téléphone — 816 09 Tout ce qui concerne l’Administration : ABONNEMENTS, VENTE-AU NUMÉRO, ANNONCES doit être adressé-à la LIBRAIRIE HERMETIQUE PARIS — 4, Rue de Furstenberg, 4 — PARIS L« Numéro : UN FRANC. — Un An : DIX FRANCS K ’ ,
PROGRAMME Les Doctrines matérialistes ont vécu. Elles ont voulu détruire les principes éternels qui sont l’essence de la Société, de la Politique et de la Religion ; mais elles n’ont abouti qu’à de vaines et stériles négations. La Science expéri mentale a conduit les savants malgré eux dans le domaine des forces purement spirituelles par l’hypnotisme et la suggestion à distance.
Effrayés des résultats de leurs propres expériences, les Matérialistes en arrivent à les nier. . L'Initiation est l'organe principal de cette renaissance spiritua liste dont les efforts tendent: Dans la Science, à constituer la Synthèse en appliquant la méthode analogique des anciens aux découvertes analytiques des expérimentateurs contemporains.
Dans la Religion, à.donner une base solide à la Morale par la découverte d’un même ésotérisme caché au fond de tous les cultes. Dans la Philosophie, à sortir des méthodes purement méta physiques des Universitaires, à sortir des méthodes purement physiques des positivistes pour unir dans une Synthèse unique la Science et la Foi, le Visible et l’Occulte, la Physique et la Métaphysique.
Au point de vue social, l’initiation adhère au programme de toutes les revues et sociétés qui défendent l'arbitrage contre l’arbitraire, aujourd’hui en vigueur, et qui luttent contre les deux grands fléaux contemporains : le cléricalisme et le sectarisme sous toutes leurs formes ainsi que la misère.
Enfin l’initiation étudie impartialement tous les phénomènes du Spiritisme, de l’Hypnotisme et de la Magie phénomènes déjà connus et pratiqués dès longtemps en Orient et surtout dans l’Inde. L’Initiation expose les opinions de toutes les écoles, mais n'appartient exclusivement à aucune. Elle compte, parmi ses 60 rédacteurs, les auteurs les plus instruits dans chaque brancht de ces curieuses études.
La première partie (Exotérique) expose aux lectrices ces ques tions d’une manière qu’elles savent toujours apprécier. Là seconde partie (Philosophique et Scientifique) s’adresse à tous les gens du monde instruits. • Enfin, la troisième partie de la Revue (Initiatique) contient les articles destinés aux lecteurs déjà familiarisés avec les etûdes de Science Occulte.
L'Initiation parait régulièrement à la fin de chaque mois et compte déjà vingt années d’existence. — Abonnement : io francs par an. (Les. collections des huit premières années sont absolument épuisées.)
DERNIERES PUBLICATIONS FABRE D’OLIVET Introduction de l’État social de l’Homme CONTENANT LA CONSTITUTION HUMAINE JET L’ANALYSE DES TROIS PRINCIPES DE L’UNIVERS avec une planche hors texte Édition autographiée...............................
2 francs Franco.........................2'30 Aux bureaux de l'INITIATION, 5, rue de Savoie, PARIS HIRAM Reirtie d.’Ktud.es Sÿ-mtoollques et Initiatiques Directeur: PAPUS Rédacteur en chef : TEDER MENSUELLE Abonnements : France : 3 fr. par an ; Étranger : 4 fr.
Bureaux: 15, rue Séguier, PARIS ★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★★ AU PAYS DES ESPRITS Préface de PAPUS i vol. in-8 (tirage restreint)..........................................5 fr. =■ Chez FICKER, 6, rue de Savoie, PARIS = ★
L'Initiation de Mai 1910. L’INITIATION /RENSEIGNEMENTS \ , UTILES DIRECTION 5, rue de Savoie, 5 TÉLÉPHONE - 816-09 PARIS-VI6 Directeur Secrétaire de' la Rédaction Combes Léon. ADMINISTRATION ABONNEMENTS PUBLICITÉ ! VENTE AU NUMERO LIBRAIRIE HERMÉTIQUE 4, Rue de Furstenberg, 4 PARIS FRANCE, un an. 10 tr. ÉTRANGER, — 12 tr GRATUITE Le remboursement du prix de l’abonnement à l'initiation est assuré par des primes de librairie.
REDACTION. — Chaque rédacteur publie ses articles sous sa seule responsabilité. L’indépendance absolue étant la raison d’être de la Revue, la Direction ne se permettra jamais aucune note dans le corps d’un article. Prière d'adresser tou« les échanges ; 5, rue de Savoie, Paris Manuscrits. — Les manuscrits doivent être adressés à la rédaction. Ceux qui ne pourront être insérés ne seront pas rendus à moins d’avis spécial.
Un numéro de la Revue est toujours composé d’avance : les manuscrits reçus ne peuvent donc passer au plus tôt que le mois suivant. L'Initiation est, en France, le seul organe officiel des centres suivants : Ordre Martiniste, Délégués et Loges dans toutes les par ties du monde. Ordre Kabbalistique de la Rose + Croix, réservé aux anciens Martinistes. École Supérieure libre des Sciences Hermétiques. Union Idéaliste Universelle.
Rite Ancien et Primitif de la Franc-Maçonnerie (Chapitre et Temple INRI). Rite National Espagnol (Loge symb.-. Humanidad).
PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute Ecole, sans aucune distinction, et chacun d'eux conserve la responsabilité exclusive de ses idées. La Réhabilitation du Grand Cagliostro Il existe, heureusement, sur notre Terre quelques rares êtres humains qui semblent envoyés par la Pro vidence pour y dissiper les ténèbres, y éclairer leurs frères et pour combattre le mal et l’erreur.
Notre frère aimé, le docteur Marc Haven, est un de ces chevaliers du Christ armés de l’armure étince lante et de l’épée flamboyante, un des plus sublimes initiés de notre rénovation occulte, mais, caché comme l'humble violette, il n’est connu que des cher cheurs de la Lumière, des étudiants de l’Hermétisme et des nombreuses personnes auxquelles il fait le bien.
Dans notre époque actuelle d’envie et d’égoïsme féroces, de jouissance à outrance, d’hypocrisie, de veulerie et de lâcheté, les Initiés, chevaliers du Christ, doivent, à l’exemple de l’archange Michaël, terrasser énergiquement le Dragon infernal et être,sur Terre,à
g8 l’initiation "Mai la fois des Taos et des Héraos, des dieux et des héros sachant équilibrer la rigueur de la Justice avec la mansuétude de la Miséricorde. Sous prétexte d’humanitarisme extravagant cachant mal la disparition des énergies, l’avilissement des ca ractères, la laideur des âmes, on en est arrivé, chose inouïe, à admirer, à exalter, à protéger le malfaiteur et à trouver tort à ses victimes !
Lorsque dans une nation, ¡’excès de civilisation matérielle entraîne la disparition des énergies, du courage et de la force, cette nation est perdue, elle sera bientôt la proie des barbares qui la guettent !
Le sphinx, modèle des Initiés depuis la plus haute antiquité, ne nous montre-t-il pas qu'il est un com posé de la spiritualité de l’ange, de l'intelligence de l’aigle, de la force du taureau, de l’amour « représen té par des seins de femme », mais aussi de l'audace du courage, des griffes du lion.
L’amour est ce qu'il y a de plus beau, mais il doit marcher entre le taureau et le lion, qui ne lui per mettront pas de s'avilir, de s’acoquiner avec le mal faiteur, Si on ne veut pas retourner à la barbarie abrutie, méchante, féroce, il faut empêcher le mal,terrasser le malfaiteur, le mettre dans l’impossibilité de nuire.
Et nous entendons par malfaiteur, celui qui veut porter atteinte à la vie, a la propriété, aussi bien qu'à la réputation, au libre arbitre, à la libre pensée de ses semblables. Il est même navrant de voir des mystiques, des croyants, se trouver parmi ces débonnaires dont nous
îgioj LA RÉHABILITATION DU GRAND CAGLI0STP0 gg venons de parler! parce qu’ils s'appuient sur des textes qu’ils n’ont pas suffisamment médités et qu’ils ne connaissent pas les frontières qui existent entre la Justice et la Miséricorde. Car si certains textes de l’Evangile, par exemple, disent de présenter la joue gauche si on frappe la droite, d’autres disent que tout arbre qui produit de mauvais fruits doit être coupé et mis au feu.
Le divin et doux Jésus, lui-même, n”a-t-il pas plu sieurs fois fait preuve d’énergie dans sa manière de traiter les fourbes et les Pharisiens et n’a-t-il pas entre autres chassé avec force les vendeurs du Temple ! Car en résumé, miséricorde et bonté ne veulent pas dire faiblesse ou lâcheté, et on ne voit pas pour quoi on donnerait plutôt raison au malfaiteur qui veut frapper, qu’à l’honnête homme qui veut se dé^- fendre !
Donc assez de faux errements, haut les cœurs, les énergies, les courages! Que notre belle France, mis sionnaire divine, donne l’exemple, comme elle le donne spirituellement depuis le commencement du dix-neuvième siècle par ses grands initiés: Claude de Saint-Martin, Fabre d’Olivet, Éliphas Lévi (abbé Constant), Stanislas de Guaïta, Saint-Yves d’Alveydre, qui maintenant de l’invisible veillent sur nous !
Notre frère Marc Haven, qui avec notre frère Papus, continue actuellement la chaîne de ces grands Initiés français, nous montre la voie à suivre en ce sens, car il a eu seul le courage d’entreprendre la réhabilitation d’un grand homme, d’un grand Initié,
100 l’initiation d’un envoyé divin, non seulement méconnu, mais outrageusement bafoué par tous les malfaiteurs que sa grande lumière aveuglait. Il est grand temps de rétablir la vérité et de rendre à ce martyr de la malveillance humaine la haute place à laquelle il a droit. Les documents retrouvés prouvent la charité, le désintéressement, les miraculeuses guérisons,la puis sance spirituelle de Cagliostro.
Il est maintenant bien reconnu que toute la cam pagne de délation, de calomnie menée contre lui et qui finalement l’a écrasé, à une époque favorable pour ses accusateurs, provient : i° D'un nommé Sachi, garçon de bains, maître co quin, voleur renvoyé de chez Cagliostro; 2° De Mme de la Motte, la rouée, la voleuse de l’af faire du collier; 3° DeThévenaude Morande,journaliste,mouchard, souteneur, repris de justice, maître chanteur archiconnu!
4° Du clergé d’alors qui soutenait tous ces gens-là, parce qu’il avait intérêt à éteindre la trop grande lu mière qu’apportait Cagliostro. Cagliostro, par contre, avait pour lui les plus belles et les plus grandes âmes de son époque: la foule en tière l’acclamait à Paris, à Lyon et à Strasbourg ! mais suivant l’affirmation jésuitique « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose! » : c’est la calomnie qui a eu raison de ce géant. Aussi c’est à nous tous,amants de la Lumière.qu’il échoit la mission d’élever sur le pavois cet homme
LA RÉHABILITATION' DO GRAND CAGLIOSTRO 1OÍ admirable en secondant les généreux efforts de notre bon frère Marc Haven.qui vient de faire paraître à la Librairie hermétique : 4, rue de Furstenberg, Paris, (prix 3 francs),l’Evangile de Cagliostro retrouvé, tra duit du latin et publié en un joli petit volume avec une introduction et un beau portrait hors texte de cet ami des humains, Achetons-le tous, car, du succès en librairie de ce bel ouvrage, dépendra pour Marc Haven la possibi lité de faire imprimer un autre livre plus documenté sur le grand Gagliostro. Avril 1910. Franlac.
PREMIERS ÉLÉ» D’ÄSTBDSOPHIE I I ______________ Astrologie, Astronomie, Hermétisme astral Cours professé a l’Ecole des sciences Hermétiques (ier trimestre 1910) [Suite) l'interprétation Nous n’avons pas la prétention de faire un traité d’Astrologie. D’abord il en existe plusieurs et fort bien faits, En ces dernières années il s’est créé en France un mouvement d’études astrologiques des plus im portants. La Librairie Chacornac (11. quai Saint-Mi chel, Paris) s’est un peu spécialisée dans la publica tion des études astrologiques. Notre travail a seulement pour but de servir d’in troduction aux ouvrages plus complets. Après avoir pris connaissance des pages précé dentes,le lecteur est mis à même de se retrouver faci lement dans la lecture des traités les plus complets d’astrologie. » I II
Fig. 22. — Domicile. Exaltation ct Chute des Planètes. o 'PH IE o
L'iMTJATiON <04 Et maintenant nous arrivons à la solution du pro blème qui est le plus troublant de cette méthode : c'est celui de l’interprétation du thème ou Horoscope. Au moyen des tables et de la date de naissance, on établit la position des astres lors de la venue du con sultant sur la terre. La Figure de l'Horoscope ainsi constituée présente des Maisons placées devant des signes du Zodiaque et des Planètes dans ces Maisons. C’est maintenant que commence le travail person nel de l’Astrologue : le travail de l’interprétation. C'est exactement comme le médecin qui vient trai ter un malade dont il possède le diagnostic. Le trai tement variera selon l’habileté ou la science du mé decin alors que la maladie portera le même nom et présentera les mêmes symptômes pour tous les méde cins. De même l’horoscope est un diagnostic brutal. Chaque astrologue, selon ses tendances, sa science et surtout selon son intuition, va tirer un parti plus ou moins grand dudit horoscope. A tel point que des événements futurs très considé rables vont échapper à première vue à l'étude de l'as trologue, événements qui lui crèveront les yeux dans l’horoscope après réalisation. Voilà pourquoi aussi, il est facile d’établir et sur tout de commenter les horoscopes des grands person nages décédés. Dieu sait combien l’Horoscope de Na poléon a été mis à toutes les sauces. Il faut bien commencer l’application de l’Astrologie par les horoscopes des illustres défunts, mais il
PREMIERS ÉLÉMENTS d’aSTROSOPHIE jÜ?<x£uC<Xi.Î2ol«n2cn4 in.iÿuifaui..^aSi/xd. Fig. 23. — Dignités et débilités des Planètes.
l'initiation ioó faut s'exercer aussi sur les horoscopes des vivants en ce qui concerne l’avenir. Et c'est là que l’intuition et l’importance des études de l’astrologue joue un rôle considérable. On peut donc dire sans crainte d’être démenti qu’il est facile, très facile relativement d’établir un thème astrologique, mais il faut aussi ajouter qu'il est diffi cile, très difficile et très long d’en faire une interpré tation véritablement juste.
Et c’est là une chose importante à connaître, car on évite ainsi de pécher par orgueil et d’en être vite puni.
On voit en effet des astrologues contemporains affirmer qu'ils possèdent la véritable science des di vinations précises, leur orgueil éclate à toutes les pages et ils prennent des airs de Pontifes dédaigneux des autres pauvres ignorants d’humains, puis, pata tras! arrive une inondation terrible qu’aucun de ces augures modernes n’avait pressentie, survient la mort d’un Roi, Léopold ou Edouard VII, qui n’avait été vue pour cette date par aucun de ces tranchemontagnes de la Divination.
Aussitôt on se jette sur les horoscopes, on trouve que la mort du Monarque était bien indiquée et ne pouvait arriver qu’à cette date. Mais on trouve cela après et c’est avant qu'il fallait le découvrir. Tout cela prouve qu’il faut être modeste, même si l'on se croit initié aux arcanes astrologiques. Les Forces astrales ont été profondément modifiées par la venue du Christ. Elles sont modifiées à tout
PREMIERS ÉLÉMENTS d’aSTROSOPHIE io? y v il v —. ,:n. -v > xL".’ÂT .¿¿T a-.'r c/Lpzuass 8.//.•55 ; -4aXU-Q^JW 1 |jkiWfr'&& *a!g i J*¿','.ir >?//. Zv c* • ! 1 ! tm/iit S | f ! ! 1; i/Iÿà«zi. J cz Ç J II 5Z?rx/re hg? 2Z-«>7 î ? j. i 'rmr:re î Ki Uty? 5 3y 'âw^e 8 7« UW* J'inwtrep» >t. ....- j H — ™ J}a!re ïx'T Tl. I-! iPzx.'re 5 :<7’ ksflnMrt. I s’ . ;’ Fig. 24. — Aspect ces signes.
io8 l’initiation instant par des clichés venus du Plan Divin. Cela beaucoup d’astrologues l’ignorent. Les Astres « incitent » mais ne forcent pas les évé nements : Astra inclinant, non necessitant.disent les anciens astrologues. Cela est vrai dans tous les plans. L’Astrologie est une des manifestations de l'Astrosophie, qui comprend l’Astronomie ou Anatomie astrale, l’Astrologie ou Physiologie astrale, et enfin l’Astropsychie ou Étude des Forces divines en Astral, dontl’Astrologie onomantique est le rudiment. On conçoit tout l’intérêt que présenterait un vo lume complet sur cette question. En attendant nous donnons quelques tableaux an ciens qui seront fort utiles aux chercheurs, et nous terminons ce cours par une Bibliographie qui permet tra d’étendre et de compléter l’instruction du lecteur pour une section quelconque de l’Astrosophie. Papus. BIBLIOGRAPHIE RÉSILIÉE î i” Anatomie ou Astronomie. Astrologie ) 2° Physiologie ou Astrologie. ( 3° Psychologie ou Astropsychie. i° Anatomie astrale ou Astronomie. Camille Flammarion, Œuvres astronomiques. Petite As tronomie descriptive (Hachette).
PREMIERS ÉLÉMENTS d’aSTROSOPHIE IOQ a0 Physiologie astrale ou Astrologie. A. Théorie astrologique : Julevno, A.B.C. Astrologie. Traité ¿’Astrologie. Johanny Bricaud, Éléments ¿'Astrologie. Allan Léo, L’Astrologie ésotérique et exotérique. Selva, Etudes Astrologiques. Haatan (Abel), Traité ¿'Astrologie judiciaire. B. Établissement de ¡'Horoscope. C. (ancien élève ¿e l’école Polytechnique) Ephémérides Per pétuelles. Flambart, Le Langage astral.
Influence astrale. Bap.let, Almanach Astrologique. C. Interprétation des Thèmes. Flambart, Influence astrale. Christian, Histoire de la Magie.L’Homme Rouge ¿es Tui leries (partie astrologique). Phaneo, L'Astrologie Onomantique. Julev.no, A.B.C. Astrologique (p. 3o et suivantes). Mavêric, Astrologie. 3- Psychologie Astrale ou Astro-Psychie. Saint-Yves d’Alveydre,L'Archéomètre. La Théogonie des Patriarches.
Moïse, La Genèse (commentaires de Saint-Yves et de Fabre d'OIivetl. Jacob Boehm, Œuvres Hermétiques. Seoir, Jacob Boëhm. Les Plantes Magiques. Jacob, Esquisse du Tout Universel. Docteur Duz, Médecine Astrale.
La synthèse de la science médicale des spagyristes anciens est d’une grande complexité et il faut vrai ment être très pénétré des lois hermétiques pour pou voir en traiter.
J’ai déjà dit, dans le modeste essai que je publie sur la médecine astrologique, que les anciens, non plus que les modernes, n’avaient établi une synthèse claire de cette science, j’ai beau chercher, je ne vois pas que les docteurs Papus, Marc-Haven, Rozier ou les maîtres Barlet, Sédir, de Givry, etc., eussent, l’un ou l’autre, traité particulièrement de ce noble su jet.
Quelques tentatives d'amateurs ont été publiées, mais leurs auteurs ne sont pas suffisamment ini tiés aux lois hermétiques ; on y constate une igno rance complète du processus de la génération, ainsi que de la formation qualitative des éléments et des principes constitutifs. Il résulte de cela des erreurs un peu lourdes,comme par exemple, l’exclusion, ex cammodo, de Lune des quatre humeurs : la Mélancolie. La médecine actuelle qui méconnaît l’Hermétisme. ignore que la mélancolie est un produit humoral
LA MÉDECINE ASTROLOGIQUE I 1 I des principes secs et froids qui sont analogues à la nature de Saturne. Cette erreur est aussi monstrueuse que celle qui consisterait à supprimer Saturne, pour y substituer Uranus, tout simplement.
Cependant, il ne faut pas croire que la place, jadis occupée par la Mélancolie dans l’ancienne science, soit restée vacante dans cette nouvelle médecine de fantaisie ; loin de là-, la mélancolie est tout bonne ment remplacée par les nerfs'.
Or, pour tout hermétiste sérieux, les troubles ner veux ne sont autre chose que la conséquence d’un déséquilibre des vibrations analogiques qui relient le Spiritus-Mundi, à l'influx nerveux humain (l'auraradiant), Le Spiritus-Mundi. dont l'influx nerveux est une analogie microcosmique, n’est vraiment actif qu’en un milieu humide et chaud, principe de la généra tion; donc le tempérament Sanguin.
Humide et Chaud, étant le mieux équilibré, esta l’abri des ma ladies nerveuses. Mais les troubles nerveux peuvent naître aussi bien chez le Bilieux, par excès de Sec, que chez le Lymphatique, pas excès de Froid. Ces deux principes atones et anti-vitaux. Sec et Froid qui constituent la nature du Mélancolique, anihilent presque complètement chez lui, l’action vivi fiante du Spiritus-Mundi sur l’influx nerveux.
Ceci explique donc pourquoi le Mélancolique est plus que les autres, sujet aux troubles nerveux, et montre d'où provient cette grossière erreur, que commettent ceux qui ignorent les lois hermétiques.
112 l'initiation Nous avons établi une synthèse claire de tout ce processus et nous nous sommes surtout préoccupé, de faire revivre la médecine préventive, basée sur l’axiome ; contraria contrariis curantur, en ex posant une analyse complète des coefficients des qualités élémentaires des végétaux comestibles, à l’aide de laquelle on pourra désormais ordonner un régime prophylactique détruisant par avance toute cause de déséquilibre humoral. Jean Mavéric.
Séances de Magie avec le tódim Jean OouziK Dirigées par Punar-Ehava Mais implacable est l'égoïsme des personnes ! Assis autour de la table les expérimentateurs mau gréaient contre l’épuisement du médium Ces « in conscients » se remirent encore rfeax fois autour de la table, obligeant le médium à se prêter à leurs plaisanteries, ils n’avaieut rien compris à la lutte qui avait eu lieu, aux événements prodigieux qui venaient de se dérouler sous leurs yeux; ils n’eurent pas un instant conscience de la lutte formidable des bons esprits, des génies contre les entités inférieures du plan astral lutte pour protéger le médium Yanck, qui avait failli y laisser la vie. Les initiés auront compris mon rôle actifdans cette lutte astrale et à ceux-ci j’adresserai bientôt une com munication confidentielle. Après la fuite des elementáis, aucun nouveau phé nomène ne se produisit ce soir-là et la séance fut levée. Yanck, maltraité, voulut s’esquiver: je le retins pour le réconforter et lui faire des amabilités fraternelles.
JI+ l’initiatiok VI Il fallut cependant bientôt se rendre à l'évidence; notre ourson désertant son Yanck était venu s'éta blir chez moi. Yanck, au contraire, qui avait été mon hôte de tous les jours, partageant les repas, ne reparut plus. Je l'ai rencontré depuis plusieurs fois dans les rues de la capitale rasant les murailles, comme voulant se dérober à mes yeux.
D'où proviennent tous ces phénomènes, sur quelle base établir les événements que je vais vous conscien cieusement décrire? Avant tout qu’il me soit permis de vous répéter, amis lecteurs que l’«elemental» m’avait forcé de prier pour lui et de prendre Yanck sous ma protec tion.
Tous les jours je priais pour l'elemental qui, dans les séances, m’en remerciait en léchant mon front et en me tirant les oreilles,tandis que Yanck déclinant mes services, faisait pendant ce temps des séances en ville, alors que son ourson aucontraire exprimait le désir d’élire domicile chez moi. Il se plaisait ici, dans cette température sympathique, où on le rece vait et le choyait comme un pauvre enfant qu’il était.
Yanck ne lui obéissant plus, et comme on me rap portait tous les jours, durant les séances, Yanck était battu, jeté à terre par les elementals, et les assis tants eux-mêmes apeurés jettant des cris d’effroi rompaient la chaîne, étaient bousculés, frappés à la tête, le nez en sang.
Quelquefois même ils s’esquiSÉANCE DE MAGIE AVEC JEAN GOUZIK II5 vaient des séances les yeux pochés où la tête blessée par un objet quelconque, maudissant le spiritisme et Yanck l’infernal !
Et pourtant ce sont des gens intelligents, ils affir ment à tout propos avoir beaucoup lu, beaucoup médité, avoir même vu beaucoup de choses surpre nantes, « intéressantes » car c'est le mot le plus «chic » en vigueur à Pétersbourg; pensez-donc, ils connaissent l’astronomie, l’astrologie, l’alchimie, ils sont surtout versés dans la... gastronomie!
Que vou lez-vous ! il faut prendre nos petites gens comme ils sont, c’est de la philosophie chrétienne... Aux pauvres d’esprit... Ceci dit, revenons à l’Ourson, car je sens l’intérêt que vous lui ’portez, la sympathie qu’il a conquise chez vous, et c’est juste, car il m’a « enlevé » moi, l’homme le plus sceptique dans les phénomènes de magie pratique ! Et depuis je suis possédé par la science de l’astrale, il m’a envoûté ! Je l’avoue !
Donc, l’Ourson, Maurice Yarosch, 1’ « elemental » si doux, et cependant si polisson qui me tire les oreilles et m'apporte mon mouchoir de poche quand je le lui demande, lui si gentil, a élu domicile chez nous, et ce n’est que rarement qu’il visite son mé dium. Comment parviendrai-je à expliquer ce phénomène qui paraît invraisemblable pour tous les étudiants, mais bien connu des « Initiés ».
Donc, un beau soir, seul dans mon cabinet de travail, méditant sur ces phénomènes extraordinaires, je vis une ombre lumineuse traverser la chambre,
i16 l'initiation s'incliner devant le pentacle, s'approcher du gong suspendu à la muraille et frapper légèrement deux coups! Je le reconnus, c’était mon « elemental », l’Ourson ; je le reçus avec joie et en m’inclinant devant mes Génies qui avaient exaucé ma demande, celle de me permettre d’aider à l’évolution de cet être intelligent de l’astral qui demandait, suppliait la miséricorde et la pitié d’un mortel !
J’entendis un soupir, comme celui d’un cœur oppressé et, grâce à ma clairaudience, je perçus le nom de « Maurice Yarosch » ! — C’est bien toi, pauvre frère, demandai-je ? Deux faibles coups sur le gong affirmèrent que je ne m’étais pas trompé... puis il disparut.
En ma qualité d’occultiste livré aux expériences magiques, je dois être toujours prêt à des attaques malveillantes et, pour y parer, je résolus d’inviter quelques personnes pour contrôler la présence de l’Ourson chez moi, ainsi que les forces angéliques qui l’avaient un jour chassé.
Plusieurs séancee consécutives eurent lieu; parmi les invités, je cite: MM. Ivaschkevitch, Oblasky, le général Pusivoff, Rymarkevitch, Ignatovski, Golslunski, Avistohavoff, Ciechovski, Wiltchevski et d'autres messieurs; Mesdames, Ivaschkevitch, Losska, Karantzeff, von Bohl, comtesse Grabovska. Rymarkevitch, Golsturiska, von Weissenhofi', Lavionoff, etc., etc., qui peuvent témoigner de la réalité de ces phénomènes.
Mlle Serkoff. médium, était entrancée. Au début des premières séances, la lampe élecSÉANCE DE MAGIE AVEC JEAN GOl'ZIK liÇ trique rouge éclairait seule la chambre, mais, peu à peu, diminuant d’intensité, elle s'éteignait tout à fait. Pour tout éclairage nous n’eûmes plus que les lampes électriques de la rue qui perçaient les rideaux des deux fenêtres du salon, permettant de voir ce qui se passait dans la chambre, et de se voir les uns les autre.
Après la prière magique, nous sentîmes les symptômes avant-coureurs des manifestrtions d’en tités astrales, puis nous perçûmes des frôlements, des attouchements sur nos têtes, nos bras, nous fûmes tour à tour embrassés, appelés par nos noms, tandis que des mains lumineuses se posaient sur nos épaules, où nous apportaient des objets préparés à cet effet sur une table.
Nous nous mîmes à nous commu niquer nos sensations, quand tout à coup un coup de gong retentit, un second suivit, puis un troisième, furieux, qui nous fit sursauter. La boîte à musique se mit à jouer, les instruments de musique, placés sur une table opposée, lesquels servaient à l’Ourson d’habitude (c'est un musicien acharné) se mirent à confondre leurs sons avec ceux du polyphone.
Une cacophonie qui aurait fait la joie d’un maestro, rem plit le salon, et notre Ourson fit, en gambadant, son entrée triomphale, se hissa sur la table, coiffé d’une serviette blanche, fit le tour des assistants, tirant les uns par les cheveux, les autres par les oreilles et léchant les mains de Mme Losska. invité, il embrassa avec plaisir Mme von Sohl, laissant de la salive sur sa joue, égratigna le jeune Olaski, se mit sur ks genoux de Mme Rymanhevitch, et, pour conclure comme un pacte avec moi, il me mordit à l'avant.
l’initiation 118 bras, jusqu’au sang ! J’avais alors un « diable » à mon service ! Ohé ! Messieurs les sectaires, M. Dubroviz, qu’en dites-vous ? Si je vous le... cédais?... Je laissai mon brave ourson faire des siennes, mais une fois je fus obligé de le rappeler à l’ordre, et très sérieusement s'il vous plaît, car ses façons d’agir choquèrent Mme R., qui cria avec confusion...; le polisson !
Il fallut bientôt employer le ton de commande ment avec notre protégé, chères lectrices, car nous n étions plus seuls.
Notre société s’étant augmentée de la présence de deux nouvelles entités astrales, peut-être des élémentaires, dont l’une s'était affublée d’une robe de mandarin et coiffée d’un turban blanc sur lequel tranchait une barbe noire ; l’autre, une forme féminine en robe blanche, se tenait debout devant la table du milieu et feuilletait des livres. Une lumière blanche intense les ceignait.
Nous pou vions même voir leurs traits, leurs visages, leurs parures, leurs mouvements, tous leurs gestes ! Et dans cette lumière astrale, extériorisée, nous aper çûmes ¡’Ourson qui leur faisait des caresses, et les regardait dans les yeux en mendiant une caresse de ces êtres supérieurs! Je vis des larmes briller aux yeux de mes amis et une dame pleura réellement.
Oh, si vous aviez vu ce regard plein d’humilité, de reconnaissance de notre cher Ourson, quand la main blanche, lumineuse, fluidique, fit le signe de rédemp tion sur lui ! Mais, peu à peu, ces « êtres » s’effacèrent, la
SÉANCE DE MAGIE AVEC JEAN G0UZ1K Iig lumière astrale s’éteignit et nous retombâmes dans nos méditations supérieures !
Mais que voulez-vous, notre Ourson n'aime pas les situations tragiques, c’est un épicurien, il préfère la comédie, et le voilà tout à coup aux côtés de Mme Rymarkeviteh lui posant son chapeau sur la tête... — Je te remercie, Maurice Yarosch dit-elle, de ce que tu m’as apporté de la chambre du fond (troisième du salon et fermé au verrou) mon chapeau, mais pourquoi ne m’as-tu apporté le « boa »?
A peine Mme R. eût-elle prononcé ces paroles, que le «boa», son boa, lui entourait le cou ! Ah le gaillard ! Nous fûmes émerveillés de l’intelligence de cet elemental qui lisait les pensées des assistants avant quelles ussent prononcées, et nous le félicitâmes pour sa clairvoyance! Ah, il fallait voir comme il était fier de chaque éloge, et il se mit à chanter comme un coq. Mais je le priai de cesser.
Or, il ne demandait que ça: il cessa aussitôt son chant de coq, poussa des coas sements de grenouilles, miaula comme un vieux chat, toussa comme Harpagon, chanta d’une voix enrouée, siffla enfin comme un artiste consommé. Mais écoutez, chères sœurs et amies, le sublime! Les entités astrales assistant à ce vacarme se mirent à chanter!
Et ce psaume fut tellement harmonieux, tellement pur, ethéré, ce chant fut si doux, si angé lique, si divin, qu’il aurait inspiré un poète. Et cette mélodie toujours croissante envahissait tous les cœurs, remplissait nos âmes d’une telle extase, que nous gardâmes le silence, le silence du receuillement devant l’infini !
l’initiation 120 L'Ourson lui-même se tut. On voyait diminuer sa taille; il s'approcha à pas lents de moi, posa son museau si expressif sur mes genoux et j’entendis un soupir, mais si éloquent, qu’une larme monta des profondeurs de mon âme et tomba sur cet être qui ne demandait que l’aumône d’une prière magique.
Et lui, l’être astral plein d’intelligence, ressentit ma pitié pour lui, car, se blottissant sur mes genoux, petit comme un chat, il resta soumis, humble, peutêtre priant les « Forces » pour sa rédemption ! Les entités astrales toujours chantant, s’appro chaient de notre cercle magique, y entrèrent, com muniquant avec chacun de nous, chuchotant des avis et des renseignements de l’au-delà.
Chacun de nous reçut des encouragements et des paroles d’espérance; chacun de nous sentit sur son front tracer des signes magiques.
Comme invités parmi nous, ils souriaient et s'amusaient presque avec nous en simples mortels; même l’un d’eux se prêta à la prière d'un des assistants, lui envoya à travers ¡’espace une cigarette allumée qu’elle nous avait pris dans la chambre d’à côté fermée au verrouCette cigarette voltigea vers le plafond, illuminant dans cette traversée l'espace et fit apercevoir l’autre hôte de l’au-delà qui se dirigeait vers la table portant neuf instruments de musique, on les fit jouer tous à la fois.
Mais c’était justement ce qu’attendait mon brave « elemental ». Il dégringola de mes genoux, se jeta au fond du salon, se mit à frapper le gong, remonta la boîte à musique et l’apporta du fond du salon avec la table qui la supporte, et plaça ces objets pesant au
SÉANCE DE MAGIE AVEC JEAN GOUZtK 12 I moins 12 kilos sur notre grand table entourée de 13 personne formant la chaîne et sans atteindre per sonne.
Ce n’est pas tout : ayant accompli ce tour de force, content, il grimpe lui-même sur la table, s’appuyant sur l’épaule de M. Ignatorski, saute sur la boîte à musique, placée elle-même sur une haute table, s’assied dessus, et en vrai maître d’orchestre, dirige les pièces de musique, n’oubliant pas en bas ses admirateurs à qui il jette de temps à autre d'en haut des rubans, des allumettes, des livres pris dans mon armoire.
Moqueur, et voulant persifler une dame qui se plaignait de frissons, il s’enveloppa delà pelisse de Mme Rymartswitch, c”est sa préférée... puis la lui jeta sur la tête ayant subitement enlevé le chapeau qui aurait été écrasé ! Nous retrouvâmes, après la séance, le chapeau, le boa et la pelisse à leur place, dans l’autre chambre située par delà de quatre pièces où il eut fallu passer pour les atteindre.
Les esclandres de l’Ourson ne formalisèrent point nos deux hôtes d’au-delà, qui interrogés sur leur indulgence envers l’ourson, eux, qui l’autre jour l'avaient chassé, nous répondirent simultanément que ce n'est pas contre l’Ourson qu’ils avaient sévi, mais contre Yanck et les autres « elementáis » vampires et forces néfastes absorbant nos fluides vitaux.
Ces « entités inférieures, mortelles et inconscientes auraient pu produire dés ravages dans nos âmes et les détourner insensiblement de leur voie et nous faire rétrograder dans les sphères du plan physique... la perte de nos pouvoirs occultes devaient s’ensuivre. « Nous voulions parera ces désastres et te préserver
122 l'initiation de la chute, dirent-ils. ».
Quant à l’Ourson, à cet être supérieur, il te reste, il reste attaché à ta personne, confié à tes travaux, jusqu’à ce qu’il ait reconquis son admission dans un plan supérieur; veille, cher frère, sur lui ! » A ces paroles encourageantes prononcées par Euphéma (c’est ainsi que se nomme l’entité angélique qui vient de parler), l’Ourson dégringola de la place élevée qu’il s’était accaparée et brusquement entraîna la boîte à musique qui tomba très légèrement sur la table, tandis que la petite table, posée par lui sur la < grande table, tomba, à son tour, sur la tête de Mme Losska qui ne put réprimer un cri de douleur.
Le polisson en signe d’excuse, lui mit son museau sur la tête et la baisa au front en signe de repentir. Saisis, éblouis par ces merveilleuses matérialisa tions, nous étions plongés dans une sorte d’état de béatitude et de bonheur, duquel nous tiraient la vue des mains lumineuses, des éclairs fluidiques, des chuchotements de l’au-delà.
Une sensation délicieuse de calme nous envahissait, aucun n’osait rompre ce silence saint, et nos pensées devinrent aussi lumi neuses que ces êtres de l’astral enveloppées de lumière phosphorescente. Nous sentîmes encore des signes tracés sur nos cœurs et nos fronts, puis, de loin, comme s’éloignant, des paroles, nous arrivèrent indistinctes.
Nous entendîmes des baisers qu’on nous « lançait », de petits applaudissements, des voix enfantines se mêlant, puis, de loin... de très loin, une voix assez distincte pour être comprise nous lança : « Au revoir, à bientôt ».
SÉANCE DE MAGIE AVEC JEAN GOUZIK. 123 Et ils disparurent pour revenir, évoqués prochai nement. L’Ourson, accroupi à mes pieds, n’attendait que ce sublime « au revoir » pour reprendre ses farces.
Il s’attaqua avec fureur au gong, remonta ayant rejeté la manivelle au loin, la boîte à musique, enleva les autres instruments qu’il nous lança après en avoir joué, se promena, faisant retentir plusieurs clochettes à la fois, et à sa fierté, à sa démarche, on remarquait qu'il était pourtant content du départ de ses« tuteurs»; car de temps en temps il regardait avec plaisir du côté où ils avaient disparu.
Mais je ne puis clore ce compte rendu sans vous avoir raconté une scène à jamais inoubliable, que je tâcherai un jour de reproduire en photographie. Un jour en passant j’aperçus à la devanture d’un magasin un jouet, un ourson, qui avait quelque res semblance avec le « nôtre » et je m'en rendis acqué reur avec l’idée d'expérimenter les « secrets de l’en voûtement » sur mon ourson, selon les traditions du quinzième siècle.
Rentré chez moi, je lui octroyai une place dans mon cabinet de travail. Les soirs, je m'exerçai sur mon ourson en effigie. Enfin, un samedi, c’était le ig de février, à une de nos séances habituelles, notre Ourson fit son appari tion, tenant entre ses bras son effigie, et la balançant comme une nourrice son poupon, tout en grognant de contentement.
En voyant cette nourrice coiffée d’un volumineux bonnet trouvé sans doute à la cuisine, et revêtu de ma robe de chambre, nous pouffâmes de rire jusqu a en pleurer... Et l’Ours, voyant notre joie,
l’initiation 124 grognait et faisait crier l’ourson acheté, pourvu d'une mécanique spéciale, ce qui nous fit crierau lieu de rire...
Depuis la fuite des « elementáis » il y a quelques semaines, je prends des renseignements sur Yanck, qui rebelle à nos invitations, n'a plus à ses séances que des petites forces qui se matérialisent, en des grenouilles, des crapauds, de petits chats, et quelque fois en écureuil, mais ce sont des « entités» mau vaises, me dit-on, hargneuses qui se comportent avec haine, battent, frappent les assistants, jettent Gourik sous la table, lui iançent des chandeliers à la tête : une fois même, on le crut étouffé.
Un des assistants M. Volkoff, m’a raconté qu'un de ses amis dut subir une opération à l’œil gauche après avoir été frappé par un des «elementáis». L’Ourson, me dit-on. ne se manifeste plus; touteefois un ourson, mais un tout petit avait saisi un des assis tants à la gorge, et ce n’est qu’avec l’aide d’une épée magique qu’on put délivrer le malheureux de ses embrassements.
Yanck, m’assure-t-on, est très épuisé, et doit quitter Pétersbourg, Questionné pourquoi il évite le docteur Czynski, il répond que ma présence paralyse ses séances et que les manifestations ne se produisent pas à son gré. Du reste, ajouta-t-il j’ai peur de lui. — Et votre Maurice Yarosch, pourquoi ¡vous a-t-il quitté ? — C’est le docteur Czynski qui me l’a confisqué, répond-il avec sourire, mais je le lui reprendrai bientôt.
SÉANCE DE MAGIE AVEC JEAN G0UZIK. 123 Nous verrons !
En attendant, l'ourson est chez nous, chères lec trices, et si vous vous prenez de la même amitié pour lui, que le « Mage ténébreux » comme m’intitule le docteur Dubrovicz, le président des Vrais Russes, je vous promets de venir vous le faire voir à Paris, mais à condition qu’aucune de vous ne me le dérobera, car, à vrai dire, il a un faible pour le beau sexe, et les Parisiennes sont si... fines.
J’espère bientôt vous fournir une photographie de nos deux entités astrales en compagnie de l'Ourson, mais il faut prendre patience. A bientôt de ses nouvelles, amis lecteurs, aimables lectrices, mais vous me comblerez de reconnaissance si vous dites une prière pour Maurice Yarosch, mort le 23 mai 1894 à Cracovie (1). Punar-Bhava. (Docteur Crestaw Czynski).
Saint-Pétersbourg, le 20 février 1910. ( 1 ) Les photographies de ¡’Ourson peuvent être envoyées par les bureaux de {'Initiation au prix de y5 centimes.
Les Écoles occultes et la Franc-maçonnerie Tel est le titre résumé d’un ouvrage considérable de John Yarker, dont on connaît la compétence et l’autorité maçonniques, publié par William Tait de Belfast en cette année i gog. L'œuvre vise à fournir au lecteur une rapide mais précise information sur la genèse des Arcanes en rela tion avec le système maçonnique.
On sait que con trairement à notre maçonnerie française qui veut être oublieuse de ses origines métaphysiques, la loge an glaise se pare volontiers de toutes les légendes, de tous les symboles anciens d’où elle tire des conclusions en faveur de l’antiquité des rites et de leur spiritualité.
A.nalyser un tel ouvrage est chose difficile car il ne s’agit pas d’une thèse, mais bien d’une série de docu ments, de faits, de déductions qui valent précisément parle nombre et l’ininterruption. Nous en sommes donc réduits à imiter l'auteur même qui. dans l’intro duction à son œuvre, en trace le plan par la division des chapitres et leur sujet particulier.
« Il peut, raisonnablement, être tenu pour exact que le développement de l’espèce humaine au point que nous nommons civilisé, se manifesta dans les pays à climat chaud avant même que tout système de
LES ÉCOLES OCCULTES ET LA FRANC-MAÇONNERIE 127 connaissances artistiques, scientifiques, architectu rales et l’usage savant de la pierre, des briques et du bois eussent pris corps et poussé des rameaux vigou reux.
Si les mystères sacrés, les rudiments des sciences, l’art profane ou mystique, ne sont pas innés dans l’homme, — ce que pour notre part nous serions tentés de croire — ces choses ont dû suivre des pro cessus évolutifs, et comme l'érection de temples ou de maisons implique une connaissance de la géométrie et des lois de la construction, elle implique aussi, a fortiori une civilisation supérieure à l’état naturel. » En relation avec le cycle de précession des équi noxes lié lui-même au mouvement de variation des pôles qui s'accomplit en 25,ooo années, il se produit périodiquement des points culminants et des dé pressions de la civilisation, aussi des cataclysmes et des épanouissements physiques dont le dernierremonterait à i2.5oo ans et dont le souvenir semi-historique semi-légendaire est perpétué parles traditions de cer tains peuples.
Il en résulterait que la première race humaine, laterre étantencoreàl'étatnébuleux, secomposait d'êtres éthériques, sphériques, géants asexués, se reproduisant comme les atomes par une automuitiplication. Une deuxième race succéda à celle-ci, du type des dieux solaires, hémaphrodite et plus con densée. Des mariages d’individus de ces deux races, naquit la cinquième race dite Aryenne.
Les chefs de ces races étaient sacerdotes et leur souci principal fut de conserver, de transmettre le dogme de l’immorta-. lité de l’âme. Leur enseignement pratique tendit à développer la connaissance des faits géométriques. Le
J 28 l’initiation [Mai tau, la croix simple, double ou triple, f, l|’> le carré long | | sont des signes, des formes architec turales, des symboles connus de toute antiquité Le baron Bunsen fixe à 4.000 ans avant Jésus-Christ, l’ère historique d’où l’on peut suivre sur les monu ments les transformations de la révélation.
Certaines tribus Dravidiennes prétendent posséder leurs rites secrets depuis une époque antérieure à la descente sur leur plateau de l’invasion aryenne et parmi ces rites et parmi ces symboles se trouvent des rites et des signes actuellement encore usités en maçonnerie.
Le plan général du tombeau de la femme d’Aménophis III (1470 avant J.-C.) est une croix latine et re produit, suivant la remarque de M. William Oxlev, ou plutôt devance le dispositif généralement adopté pour les églises chrétiennes. M. Yarker voit dans cette analogie des signes avec les symboles, perpétuée par la Franc-Maçonnerie, la preuve que cette fraternité initiatique remonteà l’ori gine même du sentiment religieux et spiritualiste.
11 déduit de cette antiquité de la maçonnerie et du ca ractère élevé des symboles et des traditions, que l’ins titution mérite à la fois le respect et consacre soimême l’authenticité de ces documents traditionnels, lorsqu’ils ont été transmis jusqu’à nous dans le secret des loges, hors l’officielle et matérielle estampille des monuments surtout architecturaux.
S’il est dans la Maçonneries certaines bifurcations du dogme ou des rites, il faut voir en cela l'effet des développements souvent tumultueux apportés à la société primitive par les invasions, les civilisations
LES ÉCOLES OCCULTES ET LA FP.ANC-.MAÇONNERIE I2Ç d'originenéo-aryenne, lesquelles substituèrent à l’an cien état des choses, à l’unité religieuse et scientifique des formules variées et variables, ce qui d’ailleurs contribua à séparer la franc-maçonnerie du système religieux officiel, en adjoignant, à son fonds tradi tionnel, un levain d’origine naturiste qui tendit à conserver aux règles de l’association, une valeur so ciale et morale, supérieure à celles des cultes pro clamés et professés exotériquement.
L’auteur suit et développe cette idée à travers l’étude des initiations, des architectures, des livres sacrés des Perses, des Hindous, des Chaldéens. des Egyptiens, des Grecs et des Latins. Citons quelques anecdotes intéressantes et faciles à retenir parmi l’immense quantité de faits visés par l’éminent écrivains.
Sur une vieille pierre que possé dait un consul de Grande-Bretagne en Egypte, M. John Green, étaient gravés le cercle avec un point au centre 0, le triple tau l’équerre —, l'étoile à cinq pointes la croix ansée $ le niveau 1, le triangle signes maçonniques.
Sur une autre pierre trouvée à Rosette, sont gravées l’échelle à trois échelons |j|, la truelle le tau T, etc. En dehors de ces preuves par l’identité des signes et des symboles, que la maçonnerie actuelle est la fille archimillénaire des antiques religions l’auteur expose certains faits initiatiques relatifs aux mystères d'Eleusis, de Bacchus, aussi certaines théories philo sophiques, édifiées ou développées par Platon, Pythagore et autres auteurs, selon lesquels il apparaît que l'initiation ancienne par ses rites et par ses ensei9
L’iNITIATtON î3o gnements, est l’ancêtre de l'initiation maçonnique. Platon inscrivait en tète de ces livres : « Que per sonne ne lise ceci s’il ignore la Géométrie », et dans son livre de la République, il affirme que la géomé trie rigoureusement traitée est équivalente à la science de l’absolu.
Or, ajoute M. Yarker, nous savons que la géométrie était jadis identique à la science maçon nique, au point que les deux termes géométrie et ma çonnerie signifiaient les mêmes connaissances. La rénovation chrétien ne n’abolit pasla philosophie ■occulte, ne brisa ni n’enterra les fraternités, les lu mières maçonniques. Toutes les initiations avec leurs rites, leur symboles, leurs sciences traditionnelles.
Leurs constitutionstraversèrentlessièclesdel’ère chré tienne, et transmirent les mystères du grand Art et des Arcanes, ainsi que les hiérarchies nécessaires et sacrées de la fraternité occulte, spéculative quant à son enseignement, pratiquante quant à ses modes d’application, avec et pour un triple but de conserva tion des arts et des sciences et d’une adaptation des théorèmes à la construction des édifices civils, reli gieux, militaires.
L’auteur étudie plus spécialement les faits qui accompagnèrent l’idée maçonnique dans sa pénétra tion et son rayonnement à travers la Grande Bretagne, lors de l’époque romaine, puis les modifications, les perfectionnementsqu’apportèrentàla charte primitive les moines et les ciercs initiés de Saint-Culda.
Il note toutefois au passage la splendide floraison mystique qui couvrit l’Europe chrétienne au moyen âge et réunissait philosophes, alchimistes,guerriers, laïques
LES ÉCOLES OCCULTES ET LA FRANC-MAÇONNERIE 13 t et élèves dans la même adoration du divin Maître, aussi dans unerecherche commune du Grand-Œuvre Au sujet d'un manuscrit maçonnique daté de 1374 et qui fait mention des fraternités rosicruciennes, M. John Yarker étudie les similitudes de doctrine et les communautés de personnes et d'initiés entre les deux groupements alchimiste et maçonnique : « Les deux associations paraissent avoir eu des traditions et des développements communs...
Au point de vue alchimique, le soleil et la lune signifient l'or et l’argent. Le symbole chimique du soleil est un point dans un cercle; la branche d’un arbre figure Mercure. On peut remarquer ici que les mystères syriens d’Adonis représentaient le dieu mis à mort, sous la forme d'une rose rouge, en laquelle Vénus l’aurait métamorphosé.
Or Théodorat, évêque de Cyrus en Syrie, affirme que les gnostiques font de ia Rose un symbole du Sauveur, les Egyptiens considé raient la rose comme une figuration des renais sances et de l’amour...
Dans le crypte de l'église Saint-Sibald à Nuremberg,on voit un double triangle, inscrit dans un cercle, au milieu desquels est une rose. » Bref, les thèmes maçonniques actuels se retrouvent à toutes époques parmi des fraternités et dans des initiations ou mystères dont le but propre apparaît pourtant de prime abord plus spécial ou différent.
11 n'est pas jusqu'au titre de Pontife suprême — pontifex maxtmus — revendiqué par Numa Pompilius en 703 avant Jésus-Christ, qui n'indique, selon M. Yarker une survivance des hiérarchies maçon
132 l’initiation niques anciennes.
Ces deux mots latins peuvent en effet être traduits littéralement par — suprême bâtis seur de ponts — et ce titre avait été transmis, avec une auréole de science attachée, par des Thessaliens émigrés, en raison d’une tradition qui voulait qu’avant l’érection de temples, spécialement cons truits pour la célébration du culte, l’image de la divinité eût été placée sur un pont au-dessous duquel coulait le Pénée, et de ce fait les sacrificateurs étaient désignés sous le vocable de prêtres du Pont...
M. Yarker remarque au surplus que le gouverne ment civil de Rome semblait calqué sur la constitu tion des collèges' maçonniques. Aux débuts de la République, il existait trois tribus : Sabine, Albine, Etrangère.
Chacune de ces tribus était divisée en dix curies, celles-ci en décuries, à la tête desquelles étaient placés des curions et décurions... bluma au rait été initié par les prêtres étrusques et l’on prétend qu’il savait manier l’électricité dont il aurait fait usage selon et pour les rites. Une formule romaine énonçait que trois personnes forment un collège.
Aux termes de la Loi des Douze Tables, chaque collège pouvait élaborer ses règlements intérieurs, et con tracter des alliances communes. Les collèges étaient divisés en communautés , et possédaient une arche commune; ils élisaient chaque année leurs officiers, recevaient des membres honoraires comme « patrons »ou bienfaiteurs.
Les collèges avaient leurs prêtres ; il est fait mention quelque part d’un « prêtre des ouvriers du bâtiment et artisans ». Ces prêtres avaient des insignes propres et en rapport avec leurs
LES ÉCOLES OCCULTES ET LA FRANC-MAÇONNERIE l33 fonctions ; des signes de reconnaissance ; certains, beaucoup même des symboles usités dans la maçon nerie étaient usuels chez les prêtres ou initiés des collèges tels que la pierre cubique... Si bien qu’au dire de Schauberg « les frères pouvaient se reconnaî tre de nuit comme de jour». Leurs « gardes » avaient autorité sur dix hommes, coutume générale chez les anciens maçons.
Les assemblées des communautés ou Maceriœ se tenaient en secret et dans des salles par ticulières une fois par mois, généralement. Quelques registres ou listes des membres de ces communautés sont parvenus jusqu'à nous.
Leurs officiers étaient en premier lieu un « Maître » dont le pouvoir s’étendait sur une centaine d'hommes et qui était élu pour cinq années; puis venaient des décurions ou« gardes» ayant autorité sur dix hommes, des « Seniores », des scribes, des sacerdotes, des archivistes, des courriers, des frères lais ou « viatores » des porte-insignes ou « signiferi ».
Une inscription nous apprend que chaque collège fêtait, une fois par an, l'anniversaire de sa fondation. Pendant toute la durée et sur toute rétenduedel’Empire romain, les collèges furent en grande faveur et formèrent une des bases sociales, comme en France les corporations, dans l’Europe médiévale les «guildes».
Le Corpus Juris mentionne parmi les arts et arti sans ayant droit à .l’existence légale, nous dirions à la personnalité civile, les architectes, maçons, tail leurs de pierres, peintres, sculpteurs, charpentiers, constructeurs de navires et mécaniciens. Ces métiers exemptaient de taxes leurs artisans.
134 1/lNITIATlCiN « En résumé, dit M. John Yarker, à travers la mul tiplicité des formes et des applications l’arcane sacré, le drame du Mystère, se représentait à toutes époques et figure dans maintes constitutions comme une leçon spiritualiste destinée à diriger tout homme dans son pèlerinage terrestre jusqu’à son entrée dans l'immortalité. L’Initié jouait je rôle d’un dieu mou rant et renaissant sans cesse.
Ce symbolisme des morts et des renaissances successives a vraiment des analogies lumineuses avec l’histoire du Sauveur, venant réparer la chute originelle. » Nous ne pouvons suivre l’auteur dans la partie purement historique de son ouvrage, où il relate année par année, rite par rite, loge par loge pour ainsi dire, l’évolution, les phases, les chartes, de la franc-maçonnerie anglaise.
Évidemment M. Yarker, outre le but scientifique qu’il poursuivit en publiant cette œuvre considérable par les connaissances qu’elle utilise, les recherches qu’elle a nécessitées, a voulu surabondamment en seigner à ses frères initiés combien il leur serait im prudent, anti-traditionnel et même anti-scientifique d’abandonner l'une quelconque des prétentions maçonniques.
L’auteur le déclare d'ailleurs dans la préface de so: livre : « Au cours des pages qui vont suivre, écrit-il, j’ai cherché à satisfaire une prière qui m’a souvent été faite, de donner quelques aperçus, succincts mais exacts, des origines et du développement de la maçonnerie et de l’occultisme. Je trouve d'ailleurs à
LES ÉCOLES OCCULTES ET LA FRAX’C-MAÇONNER'E 135 cette entreprise, une raison d’être à la fois scientifique et morale, parce qu'elle permettra de réfuter les cri tiques spécieuses que certaines maçons modernes élèvent contre l’antiquité de nos rites.
Ces attaques, au surplus, qui tendent à abaisser le rang, le prestige de notre vieille Coutume, auront du moins eu ce ré sultat excellent, d’obliger moi-même et d’autres, à un plus sérieux et plus approfondi examen de nos lé gendes, de nos traditions, de nos documents. » M. John Yarker déclare encore qu’il n’espère pas avoir convaincu ou devoir convaincre ceux des adep tes qui refusent de croire à quoi que ce soit de supé rieur à leur compréhension.
Or l’ouvrage est rempli de mystères encore qu’il en dévoile et relate beaucoup, mais l’auteur l’a voulu. 11 est aussi dans le livre dont nous avons tâché à rendre la physionomie et retracer le plan, des hypothèses évidentes mais séduisantes qu’aucune donnéerigoureusementscientifique n’efface ni ne combat.
Ainsi la théorie des races humaines élémentaires immatérielles ou semi-divines, d’où seraient nées nos races historiques, encore quelle soit reproduite d’après des livres sacrés, parmi les quels notre Bible, cette théorie est purement hypohétique et pourtant il paraît que M. Yarker l’utilise à démontrer l’invariabilité et la spiritualité divines (?) du catéchisme maçonnique.
De même encore les conclusions tirées par l’auteur de la similitude, exacte d’ailleurs, entre certains signes professionneisgravés sur des pierres égyptiennes et les symboles de la maçonnerie actuelle, pour logi ques qu'elles apparaissent, manquent du soutier
136 l'initiatiûx qu’apporterait avantageusement et qu’apportera d’ail leurs plus tard, peut-être, la découverte d’un formulairecorrespondant ayant ce caractère double, pratique et spéculatif, du formulaire actuel de la maçonnerie11 n’est pas moins certain que la masse considé rable de documents, de faits, d’idées, remuée, tra vaillée,par l’auteur dans la préparation et au cours de son ouvrage, fait du livre de M. John Yarker, à notre avis, une œuvre de Maître, un livre obligatoire de chevet, pourtout maçon pratiquant et curieux de sa religion.
La Pétrothérapie Occulte (Suiïe.) Le Corail. Le corail donne la prudence et le jugement; pré serve des épidémies. Le dessin à graver : un homme armé d’un glaive. Aujourd'hui encore il est des mères qui enroulent autour du cou de leurs enfants des colliers d'ambre ou de corail, pour hâter l’éruption des dents. Jadis le corail avait d'autres indications. On avait remarqué qu’étant porté par un homme sain « il rougit avec plus d'esclat et d’agrement que s’il est porté par une femme. Car ils devient pasle ; peutêtre parce que la femme n’a pas tant de couleur que l'homme et que les vapeurs qu'elles transpire sur le corail ne sont pas si pures que celles de l'homme... C’est une chose connue que le corail rouge pallit et devient livide et couvert de diverses taches, lorsqu'il est porté par une personne qui se meurt eu malade en péril. Mesme il démonstre les maladies futures par le changement de sa couleur. » « Le corail était encore renommé contre les ensor cellements, l'épilepsie, la foudre, les tempeste marine et autres périls. Il faict pousser les dents aux en
138 l’initiation fants, si on le leur fait mordre continuellement avec les gencives... et ainsi les dents percent facilement et sans douleurs» D’où l’origine de la coutume que nous signalons plus haut. «C’est un remède souverain contre la piqueure de l’aspic et du scorpion, nous dit Robert de Berquen. Il a la vertu d'astreindre et de refroidir. Il fortifie le cueur, l’estomach et le foye.
Calciné, il est excellent pour les tranchées, pour la gravelleet les douleurs de la vessie. Si l’on boit sa cendre dans de l’eau, et ce breuvage continué, il consomme la rate. De mesme, il fait dormir le fébricitant, s’il boit de cette cendre dans de l’eau ou du vin.
Et si on en veut croire Boëce. il dit qu’estant malade d’une fleure pestilentielle, et absolument désespéré de sa santé, il faut parfaitement guary par le moïen de six petites gouttes de teinture de corail qu’on luy fit prendre.
Il a la vertu du Jaspe pour arrestcr toutes sortes d’hémorragies, et il est singulièrement propre à ceux qui rendent le sang par la bouche. » « La cendre dont ¡’ai désia parlé, oste l'inflamma tion des yeux; séria incarnerles vicères fistuleux et ca verneux, et à subtiliser lescicatrices.
Il sert d’amulette, contre les espouvantes, enchantement sortilèges, ve nins épilepsie, foudre, tempeste et périls de mer; préserve de la peste et de toutes maladies vénéneuses et contagieuses. » Arnaud de Villeneuve dit, de plus, que si on faiprendre dix grains de corail rouge à un enfant avec le lait de sa mère, pourveil que ce soit le premier enfant qu’ait eü sa mère, et que l’enfant n'ait encore
LA PÉTROTHSRAPIE OCCULTE 13i) pris autre viande ou boisson, qu'il sera garanti pen dant toute sa vie de l’epilepsie. Les gymnosophist.es ont opinion qu’il contregarde de tout malheur et in fortune ; aussi il y en a qui estiment qu’estant mis en poudre et iétté sur la terre, il arreste les foudres et les tourbillons distourne la peste et la gresle, et purge les arbres de toute sorte de vermine.
Et on adiouste que l’espèce qu’on nomme Antipathes empesche l’effect des enchantements. Et, finalement, pour ne rien omettre de ce qui concerne le corail, on dit que son rouge est bien plus beau et plus vifqua’nd il est porté par un homme que par une femme.
« Porté par un malade qui se meurt ou est en péril, il devient pasle, livide et tour taché ; et bien certaine ment que par le changement de sa couleur ii advertit de quelque maladie prochaine.
« De plus, quand il a perdu sa couleur, on laluy peut redonner, et fort belle, ou en le suspendant au-dessus d'un fumier durant plusieurs jours, pourveü toutes fois qu’il n’y touche point, ou en le couvrant de semance de moutarde, ou bien en le lavant avec du pain mouillé. » Le médecin arabe Abderrezzâq El-Gezâirî donne le corail Meyân comme Eupnéique. Hilarant. Utile dans les affections spléniques et la lèpre tuberculeuse. Sa cendre est cicatrisante. L'Ambre. L’ambre est le symbole de l’engagement d’amour et des fiançailles.
l’initiation 140 Dans VOdyssée, Eurymaque, un des prétendants à la main de Pénélope, lui fait présent d’un collier d’ambre serti d’or afin de s’attirer son amour.
« Au moyen âge, dit la baronne Staffe, les fiancés prin ciers échangeaient des bijoux d’ambre en signe d'en gagement. » Elle cite à l’appui Guillaume de Saxe Weimar donnant à sa fiancée, Charlotte de Saxe, un amour d'ambre contre lequel elle lui donnait une main de même substance contenant la fleur symbo lique « Vergiss-mein-nicht ».
Les Grecs avaient pour expliquer l’origine del’ambre une de ces traditions gracieuses comme toutes celles qu’enfanta le jeune et merveilleux génie de ce peuple. Us disaient que les sœurs de Phaéton, pleurant la mort de leur frère, furent changées en peupliers sur les bords de l’Eridan, et que leurs larmes se transfor mèrent en ambre.
C’est à cette légende que fait allusion le tendre et harmonieux poète des Métamorphoses quand il dit : Stillataque sole rigescunt De ramis electra novis, quæ lucidus amnis Excipit et nuribus mittit gestanda lalinis. Le suc de ces arbres nouveau x solidifié par ie feu de l’astre du jour est reçu par les eaux transparentes du fleuve, qui bientôt l’offre en parure aux jeunes fiancées de l’Italie.
Les médecins arabes attribuent à l’ambre gris, à quelque chose près, les mêmes vertus médicales. El-Temimy, cité par Santini de Riols, dit : «On obtient un succès marqué en appliquant l’ambre sur les articulations prises d’afflux d’humeurs ou sur
LA PÉTROTHÉRAPIE OCCULTE I4I les partis œdémateuses. Il fortifie leurs ligaments et dissipe les humeurs qui y affluent.
On en fait des injections dans les narines ; dissous dans quelque huile chaude, comme l'huile de marjolaine, de camo mille, de matricaire, de basilic, contre les affections graves du cerveau accusées par de la pituite épaisse ou des vapeurs, il dissipe les obstructions survenues dans les circonvolutions du cerveau, etlefortifiecontre les vapeurs et les humeurs.
On en prépare desparfums, sous forme de pommade, que l’on donne à flairer aux sujets affectés de paralysie, de tic facial ou de convul sions, et on en obtient de bons effets. Il entre dans beau coup d’onguents compliqués et d’électuaires royaux. » D’après Abderrezzâq El-Gezâirî, le succin ou ambre jaune est un hémostatique. Calme les palpitations. Antiémétique et stomachique, associé au mastic, il combat la diarrhée à la dose d'un demi-mitquâl.
Voyons ce qu’en dit Pline. « Les paysannes de la Transpadane portent des colliers de succin le plus souvent comme ornement, quelquefois aussi comme remède; car il est bon, dit-on encore, contre ¡es gon flements des amygdales et les goitres qui résultent de la mauvaise qualité des eaux, si fatales à la gorge et aux parties voisines. » On polit le succin en le faisant cuire dans de la graisse de cochon de lait.
Les fourmis, moucherons, lézards, et autres objets que la transparence du succin laisse paraître prouvent sa liquidité primi tive ; car on sait qu’ils n’ont été retenus là que par la viscosité du liquide, qui bientôt, durcissant, a formé autour deux une prison.
142 t/ixm.wmy Ajoutons que. le succin n'est pas sans utilité en médecine; mais ce n’est pas là ce qui le rend précieux aux yeux des femmes. On l’attache comme amulette au cou des enfants. Selon Callistrate, il est utile à tout âge contre les affections de la lymphe et la strangurie, soit qu’on Je porte simplement sur soi. soit qu’or. boive l’eau où il a bouilli.
C’est aussi de Callis trate que vient le nom de Chryselectrum, donné a l’espèce qui offre une couleur d’or, charmante le matin, et qui, avide de flamme, s’allume avec rapidité si on l’approche du feu.
« Attaché au cou, le chryselectrum guérit la fièvre et les maladies; broyé avec du miel rosat, il dissipe les maux d’oreilles; broyé avec du miel attique, il éclaircit la vue; réduit en poudre, il remédie aux douleurs d’estomac, soit seul, soit pris dansl’eau avec du mastic. » (Pline.) Robert de Berquen dit encore : « Pris en breuvage ou porté au cou, il sert contre les rétentions d’urine, fait sortir les eaux des hydropicques et ascétiques, en provoquant i’urine.
Sa poudre remédie aux faiblesses du cueur, à la peste, aux venins et aux maladies con tagieuses.
Elle remédie aussi à l’apoplexie et aux catarrhes qui tombent sur la poitrine; guérit l’épi lepsie désespérée, sert aux inflammations de gorge, aux fièvres, et universellement à toutes les autres maladies. » «L’ambre gris., dit Lemery, fortifie le cerveau, le cœur, ¡’estomac; il excite de la joye, il provoque la sémence, il résiste au venin : la dose est depuis demigrain jusqu’à quatre grains : on s’en sert dans les
LA PETROTHERAPIE OCCULTE ! vapeurs pour les hommes ; il excite des vapeurs aux femmes, tandis que le succin on ambre jaune arrête les flux du ventre, les hémorrhagies, la gonorrhée, etc. L’aimant.
Magnes a magnesia, parce qu’on trouvait autrefois beaucoup d'aimant dans la Magnésie, province de la Lydie ; ou bien, comme veut Nicander, parce qu'un berger nommé Magnes fut le premier quila découvrit au mont Ida, avec le fer de sa houlette, ses souliers où il y avait des clous.
« Toutes les pierres d’aymant sont astringentes, elles arrêtent le sang ton ne s’en sert qu'extérieurement. » (Lémery.) Collin de Plancy, Dictionnaire infernal, dit, à propos de l'aimant : «On rangera dans la même classe, l'opinion qui fait de l’aimant un poison, parce que plusieurs auteurs le placent dans le catalogue des poisons.
L’expérience y est absolument contraire, et c’est la coutume du roi de Ceylan, dans les Indes, au rapport de Gurcms abHorto, médecin du vice-roi espagnol, de se faire servir dans des plats de pierre d’aimant ; il s’imagine par là conserver sa première vigueur. » Mais on ne peut attribuer qu’à la vertu magnétique de l'aimant ce que dit Atius, que si un goutteux tient quelque temps dans sa main une pierre d’aimant, il ne se sent plus de douleur, ou que du moins il éprouve un grand soulagement.
C’est à la même vertu qu’il faut rapporter ce qu’assure Marcellus Empyricus, que l’aimant guérit les maux de tète. Au reste, ces effets merveilleux ne sont qu’une extension gratuite de sa
'44 l'initiation [Mai vertu attractive, dont tout le monde convient. Les hommes s’étant aperçus de celte force secrète qui attire les corps magnétiques, lui ont donné encore une attraction d’un ordre différent, la vertu de tirer la douleur de toutes les parties du corps.
C’est ce qui a fait ériger l’aimant en philtre ; et plusieurs l’ont employé pour donner de l’amour ; on a même souvent gravé une Vénus sur cette pierre, comme l’indique ces vers de Claudin : Veneren magnética gemma figurât. On dit aussi que l’aimant resserre les nœuds de l'amitié paternelle et de l'union conjugale et qu’il est très propre aux opérations magiques. Les Basilidiens en faisaient des talismans pour chasser les démons.
Dioscoride assure que l’aimant est utile aux voleurs parce que, quand ils veulent piller un logis, ils allu ment du feu aux quatre coins, et y jettent des mor ceaux d’aimants; ce qui forme une fumée si incom mode, que ceux qui habitent la maison sont forcés de l’abandonner.
Maison ne trouvera point d'aimant comparable à celui de Laurent Guasius, dont Cardan assure que toutes les blessures faites avec des aiguilles ou instruments qui en auraient été frottés ne feraient aucune douieur. Si l’on en croit un autre écrivain, l’aimant, con servé dans du sel, forme et produit le petit poison appelé Remore, et acquiert la vertu d’attirer l’or du puits le plus...
L’auteur de cette fable voulait sans doute en imposer pour toujours, car il savait bien qu’on ne pourrait le réfuter par l’expérience.
I9IO] LA PÉTROTHÉRAPIE OCCfLTE 14-5 Brown dit que les cadavres humains sont magné tiques, et, que s’ils sont étendus dans un bateau, le bateau tournera jusqu'à ce que la tête du corps mort regarde le septentrion. Si le fait était véritable, les corps des chrétiens seraient mal placés dans leurs tombeaux. Les Juifs, au contraire, qui, par respect pour le temple, veulent avoir la tète au midi, seraient dans leur position naturelle.
« Veux-tu connaître si ta femme est fidèle, dit Orphée si elle te conserve ton lit et ta maison chastes de tout homme? Prends cette pierre d'aimant.et déposela en cachette sous ta couche ; puis, comme occupé d’autre chose, chante, pendant ce temps-là, une joyeuse chanson. Elle, s'abandonnant à un doux sommeil, étendra sa main en désirant t'embrasser. Mais si Vénus la tourmente de désirs illicites, elle tombera à terre du haut du lit.
Que deux frères por tent de la pierre d’aimant avec eux, s’ils veulent évi ter les disputes et les haines.
« Cette pierre t’inspirera encore, si tu veux parier au peuple assemblé, les discours les plus doux et les plus agréables; et tu porteras dans le sein de tes audi teurs la charmante persuasion. » De Pline : « L'ar chitecte Dinocharès avait entrepris de faire la voûte du temple d’Arsinoë, à Alexandrie, en pierres d'ai mant, afin que. la statue en fer de cette princesse parût y être suspendue en l’air.
La mort de l’archi tecte et du roi Ptolémée, qui avait ordonné le monu ment en l’honneur de sa sœur, empêcha ce projet d’être exécuté. » Sotacus reconnaît cinq espèces d'aimant. Au reste, 10
l'initiation 146 toutes les pierres d’aimant entrent dans les composi tions ophtalmiques pour une dose particulière à cha cun. Us arrêtent surtout les fluxions des yeux. Cal cinés et pulvérisés, ils guérissent les brûlures. Dans l’Éthiopie est aussi une montagne, non loin de Ziniri, où l’on trouve la pierre théamède ; cette pierre rejette et repousse toute espèce de ter.
« Si un homme veut savoir si sa femme est chaste et sage, qu’il prenne la pierre que l’on appelle aimant qui a la couleur du fer et qui se trouve dans la mer des Indes et quelquefois dans Thuetonie, à présent la France orientale, qu’il la mette sous la tête de sa femme; si elle chaste et honnête elle embrassera son mari, sinon elle se jetera aussitôt hors du lit.
De plus si on met cette pierre, après l’avoir réduite en poudre sur des charbons, aux quatre coins d’une maison, tous ceux qui y seront couchés, en sortiront et aban donneront tout ; et pour lors les larrons y pourront faire ce qu’ils voudront sans crainte. (Albert le Grand.} La Pierre cTAigle (Aétilep « ÆHte Lapis, en françois Pierre d’aigle, est une pierre ordinairement ronde ou ovale, de la grosseur d’une grosse noix, et quelquefois d’un petit œuf de poule, de couleur grise ou obscure, creuse en son milieu, et renfermant une manière de noyau pierreux qui fait du bruit quand on la secoue ; on appelle ce noyau Callimus.
Cette pierre est astringente et propre pour arrêter les cours de ventre et les hémorragies étant prise intérieurement: son noyau, qui est plus
LA PÉTR0THÉRAP1E OCCULTE 147 tendre que la pierre, est aussi plus convenable pour ces effets.
On a cru que les aigles garnissaient leurs nids de ces pierres, pour préserver leurs petits de l’in jure du temps. » (Lemery.) De Collin de Plancy, Aétiie. — Espèce de pierre qu’on nomme aussi pierre d’aigle, selon la significa tion de ce mot grec, parce qu’on prétend qu’elle se trouve dans les nids des aigies.On lui attribue la pro priété de faciliter l’accouchement, lorsqu’elle est atta chée à la cuisse d’une femme,ou de le retarder, si on ia lui met au sein.
Diosconide dit qu’on s’en servait autrefois pour découvrir les voleurs, après qu’on l’avait broyée, on mêlait la poudre dans du pain fait exprès, et on en faisait manger à tous ceux qui étaient soupçonnés ; on assure que le voleur ne pouvait avaler le morceau.. Les Grecs modernes emploient ce moyen ; mais ils y joignent quelques prières.
Le docteur Cabanès à propos de la pierre d’aigle dit : « La croyance à l’efficacité de la pierre d'aigle ou aétite dans les accouchements a été très répandue. Le traité sur les pierres précieuses, de Remy Belleau parle de cette superstition ; le morceau est fort médiocre d'ailleurs. Ainsi qu’on en peut juger. La pierre d'aigle.
Cette pierre retient enclose Une pierre dont elle est grosse, Que l’on sent bouger au dedans : Comme une femme en sa grossesse Sent remuer la petitesse Du fruit qu’elle porte en ses fiancs.
148 l’initiation Eile rend son porteur aimable, Sobre, vaillant, courtois, affable. Et fait aisé l’accouchement De la femme, quand assaillie Du travail d’enfant, on luy lie Sur le bras gauche estroitement.
En 1604, Jehan de Charmolue lègue à sa cousine une pierre d'aigle « garnye d’argent, la plus belle quy se puisse voyr. » « Elle soulage fort les femmes grosses en leur ac couchement, la Ivant à la cuisse gauche, et la fault retirer incontinent que l'enfant est au monde. » Voici un cas tout moderne de l’emploi de l’aétite contre les hémorragies (du Correspondant médical i5 février 1906).
Une brave cliente, au cours de la conversation, vint à me parler de ses misères passées: « Ah ! monsieur, j’ai eu des pertes de sang terribles à 42 ans, à la suite d’une fausse couche. Il faut vous dire que depuis longtemps déjà j’avais une métrite ... Mon médecin, votre prédécesseur, vint me voir chaque jour pendant plusieurs semaines...
Et j’étais bien perdue, allez, quoiqu’il fût pourtant bien adroit, quand par bonheur, des parents, venus pour me voir m'enseignèrent un remède... sans lequel, monsieur, il y a longtemps que je serais morte. — Ah ! oui, fis-je avec une certaine curiosité, qu’estce que c'était donc? — Oh! monsieur, répliqua-telle, vous ne croyez pas à cela vous ! — Mais, par don, me débattis-je, dites toujours. — Eh bien, avoua-t-elle, ce remède, c’est une pierre : mais ce n'est pas une pierre ordinaire, c’est une pierre électrique.
LA PÉTROTHÉRAPIE OCCULTE 149 Monsieur. — Ah bah ! — Parfaitement, puisque aus sitôt qu’on l’a dans la main, elle devient ronge. » De vant cette preuve irréfutable je me tus. Elle continua: « Un soir que j'étais à bout de sang, mon pauvre mari partit en pleine nuit chercher pour moi l’objet à F... (village voisin).
Et le lendemain, j’étais sauvée; si bien que le docteur en me voyant s’écria: « Mais vous êtes fraîche comme une mariée.» — Je m’extasiai sans rire sur les pouvoirs quasi miraculeux de cette fameuse pierre... « Ah ! Monsieur ! elle est bien con nue ; elle est très vieille. Elle a été pendant un temps à l’Université catholique d’A... (!!!) » Je demandai alors quelques détails sur le mode d’emploi de cette médication et sur ces indications.
« 11 suffît de se mettre la pierre sur la poitrine..., et elle coupe toutes sortes d’hémorragies, qu’elles viennent par la bouche, par le fondement au par le passage. » Une pierre semblable (t) avait été vue en Vendée par le docteur Laumonier : c’était une petite aétite ou pierre d'aigle, autrement dit une limonite (fer oxydé hydraté).
Voyons ce qu’en dit Albert le Grand: «Pour chasser les bestes venimeuses, prens la pierre aquiline; et pour ce l’aigle la porte en son nid pour conserver ses œufs et ses petits des bestes venimeuses. Elle est f i ) Le remède suivant contre le carreau dérive évidem ment de la croyance à Ja vertu analogique de certaines subs tances.
Donc, pour guérir un enfant du carreau: « soulevez un pavé de l’église avant le lever du soleil et sans être vu de personne; puis, appliquez-le sur le ventre du malade». Il est vrai que si ce dernier ne peut supporter ce cataplasme d'un nouveau genre, on se bornera à le frictionner avec la poussière trouvée sous le pavé.
ï jO l’initiation très salubre pour le mal caduc, estant portée au col Elle est très bonne pour faire revenir le laict aux femmes, en prenant de la dicte pierre bien brisée; luy en donnant à boire avec du bouillon ou du vin chaud. Aussi, si elle est liée sur un arbre, elle retient le fruict et le garde de tomber ; mais si vous la met tez au pied de l'arbre elle faict tomber le fruict.
Finalement, si on veut graver un Aigle sur la dicte pierreet l’enchâsser avec argent ou plomb, celuy qui sur soy la portera sera garanti et préservé de toutes .bestes venimeuses. Le Bé^oard.
Le Bézoard, dit le docteur Cabanes, n’est rien autre chose qu’une concrétion calculeuse qui se forme dans l’estomac, les intestins, parfois dans la tète et la vessie de certains animaux, mais plus spécialement dans la quatrième des cavités gastriques de l'antilope des Indes, mammifère ruminant.
C’est cet élégant animal, habitant delà Barbarie et du Bengale, qui le premier, a du fournir le bé^oard oriental, le plus ancien et le plus réputé des Bézoards. On ferait un volume rien qu’à énumérer les vertus que possède cette pierre. On vit naguère des souverains dépenser des mil lions de ducats pour en acquérir, témoignant ainsi quel prix passait pour préservera jamais des atteintes de toutes sortes de maladies. Abou-Mérovan-ibn-Zohar ce brave cheik,dont nous avons déjà parlé dans le chapitre sur l’émeraude, qui
LA PÉTROTHÉRAPIE OCCULTE I 5 I avait constamment peur d'être empoisonné, se servait également du Bézoard comme contre-poison. Les uns disaient avoir trouvé cette pierre dans les angles des yeux du cerf ; les autres dans la poche du fiel. Il s'agit du bézoard animal qu'il ne faut pas confondre avec le bézoard minéral, concrétion pierreuse, qu'on rencontre surtout en Egypte, et qui varie beaucoup dans sa couleur.
Les écrits du temps sont remplis de récits merveil leux sur cette pierre, mais il n’y a rien de moins avéré ; au contraire le bézoard d’origine animale a une efficacité bien constatée, et que l’expérience vient confirmer, Voici le moyen de le préparer : On le frotte sur la pierre à repasser avec de l’huile de manière à en enlever « depuis un carat au moins jus qu’à un huitième de mitokal», on fait ensuite lécher la substance par le malade, soit qu'il ait été piqué, soit qu'il ait avalé du poison : on fait aussi des frictions sur la plaie, et la guérison est certaine.
Le Bézoard oriental est propre pour fortifier le cœur, pour exciter la sueur, pour résister à la malignité des humeurs, pour arrêter les cours de ventre; on s’en sert dans la peste, dans la petite vérole, dans la dyssenterie, dans l'épilepsie, dans les vertiges, dans les palpitations, pour les vers ; la dose en est depuis quatre grains jusqu’à seize, étant pulvérisé subtilement et mêlé dans une liqueur appropriée.
Les vertus du Béo^ard occidental sont les mêmes que celle du précédent mais bien plus faibles aussi la dose est-elle de six grains jusqu’à demi-dragme. Le troisième Bézoard est appelé Bézoard porci,
¡52 l'initiation five, lapis, porcinus, en français pierre de porc ou de porc-épic •, c'est une pierre à peu près grosse comme une aveline, de figures différentes, de couleurs ordi nairement blanche, tirant un peu sur le verdâtre, mais quelquefois d’une autre couleur ; sa surface est assez polie, on trouve cette pierre dans le fiel de quel ques sangliers des Indes et du porc-épic en Malaca et plusieurs autres endroits ; les indiens l’appelent en leur langue Mastica de Soho, les Portugais, Pedro de vassar ou pedro de puerco et les Hollandais, pedro de porco, elle est fort rare et si estimée, qu’on la vend en Hollande jusqu'à quatre cent livres, et même davantage: cette pierre est recherchée par les indiens avec beaucoup de soin.
Ils s’en servent comme d'un grand préservatif contre les venins, et ils l'estiment très propre pour guérir une maladie qu’ils appellent mordoxi, laquelle vient d’une bile irritée, et qui cause à ceux qui en sont attaqués des accidents aussi fâcheux que ceux de la peste.
Elle est aussi employée pour la petite vérole, pour les fièvres malignes, pour les maladies hystériques, pour les rétentions des mois; on prétend qu’elle surpasse en vertu le Bézoard Oriental ; lorsqu'on veut s’en servir il faut la mettre à infuser un peu de temps dans du vin et de l'eau afin qu'elle lui communique sa qualité, puis on en fait boire l’infusion loin des aliments: elle aune petite amertume qui n'est pas désagréable.
Ceux qui ont de ces pierres les attachent à des petites chaînes d’or, pour pouvoir les suspendre dans la liqueur où ils les mettent à tremper; ils les gardent dans des petites boëtes d’or.
LA PÉTROTHÉRAPIE OCCULTE 153 Le quatrième Bézoard est appelle Bézoard Simia, Bézoard de Singe ; c’est une pierre grosse comme une noisette, ronde ou ovale noirâtre ; on dit qu’elle est tirée d’une espèce de singe qui se trouve particulière ment en l’isle de Macassaten Amérique. Cette pierre est très rare et très recherchée et très chère; M. Tavernier dit que quand elle est grosse comme une noix, on la vend plus de cent écus.
Boccones fait mention du Bézoard fossile qui se trouve en Italie, et qui est blanchâtre, de la gros seur d’une noix muscade, -et composé de plusieurs couches pierreuses, friables, appliquées les unes sur les autres. On trouve aux environs de Montpellier des pierres semblables à cette sorte de Bézoard.
On estime le vrai bézoard plus sudorifique, et plus propre que tous les autres pour résister à la malignité des humeurs, contre la peste et les autres maladies contagieuses. La dose est depuis deux grains jusqu’à six.
On dit que Bézoard et bé-ar viennent des mots hébreux bed qui signifie remède et zobard, venin, comme qui diroit remède contre le venin ; d’autres prétendent que ce nom vient des mots hébreux, bel, qui signifie Roi et de zobard, venin comme qui diroit le maître du venin. Lémery. La Pierre de Serpent. Ou pierre spirituelle délivre ceux qui la portent de tout venin, airpestilentiel, ensorcellements et enchan tements.
l’initiation i54 Lapis Serpentis, Pierre de Serpent, ou Piedra de Cobra, est une pierre plate, orbiculaire, large comme un de nos liards et quelquefois tirant sur l’ovale épaisse au milieu et devenant mince sur les bords, tendre, de couleur noire ; plusieurs historiens mar quent qu’elle se trouve dans la tète d’une espèce de serpent que les Portugais appellent cobra de Cappelos, et en français, Serpent à chaperon, parce qu'il a sur la tête une éminence faite en forme de chapeau ou chaperon , ce serpent habite les côtes de Mélinde en Amérique.
Cette pierre est propre contre les morsures des bêtes venimeuses on l’applique sur la playe, et l’on prétend quelle se charge de tout le venin qui pourroit y être entré.
Il faut remarquer qu'il est nécessaire, pour que l’opération se fasse bien, qu'avant l'application, la playe ait jetté quelques gouttes de sang ; ainsi en cas qu’elle n’eut point saigné après la morsure, on doit piquer légèrement avec une lancette ou quelque autre instrument, l’endroit mordu, afin que le sang en sorte, puis y poser la pierre elle s’y attache inconti nent, ce qui se fait apparemment par un glu ou une manière de colle que le sang lui donne, et parce que la pierre étant alkaline et asorbsorbante, est péné trée et accrochée par l'humeur acide et acre du venin; on dit aussi qu’alors une grande douleur que le malade ressentoit dans la playe, diminue peu à peu et enfin cesse : on l’y laisse jusqu'à ce qu’elle tombe d’elle-même; cette séparation se doit faire lorsque le sang étant sec ne fournit plus de glu, et que la pierre étant empreinte des acides de la playe,
r°:r LA PÉTR0THÉRAP1E OCCULTE I 55 est appesantie. On lave ensuite la pierre dans du lait, où l’on dit qu'elle se décharge du venin; et après l’avoir bien essuyée, on la remet sur la playe, ou elle s’attache moins facilement jqu’auparavant, apparem ment parce qu’il s’y trouve moins de glu, parce qu’elle est moins alkaline, et parce qu’elle trouve moins d'humeur acide qui l’accroche.
On remet la pierre dans du lait quand elle est tombée, et l’on con tinue le même procédé jusqu’à ce qu’elle ne s’attache plus à la playe, ce qu’on prend pour une indice cer tain que tout le venin en est sorti, et que par consé quent on est guéri. Les grandes qualités etles effetssurprenants de cette pierre sont vantés par deux célèbres physiciens, le P.
Kirker, et le chevalier Boyle ; ils assurent tous deux qu’ils en ont vu des expériences : « je m'étonne qu’on n'ait point encore fait celle de l'appliquer sur la morsure d’un chien enragé, pour voir si elle réus sirait aussi bien qu’on dit qu’elle réussit pour les morsures des autres bêtes venimeuses. » On se sert aussi de cette pierre intérieurement: on prend celle qui est menue, ou qui n’a point servi aux applications; on en met infuser dans del’eau, et l’on prend l’infusion parla bouche pour résister au venin. (Lémery). (.4 suivre.}
0+1 PARTIE INITIATIQUE Cette partie est réservée à L'exposé des idées de la Direction, des Membres du Comité de Rédaction ei à ta reproduction, des classiques anciens. La reproduction des articles inédits publiés par l'initiation est formellement Interdite, à moins d'autorisation spéciale. Applications archéométriques ÉTUDE ÉLÉMENTAIRE sur L’fllphaDet Solaire De XXII lettres, ffil Hébreu. (Suite.) ts (Teth).
T = g. — Le g ainsi que le 12 (T), dont il est le nombre viennent, comme le 8, affirmer la plénitude et la perfection. Ce nombre est,avec l’unité le seul qui soit identique à son intégrante radicale : il correspond au violet-indigo et au Signe zodiacal du Lion.
Neuf est le produit de 3 X 3. la triplicité du Verbe en son action sur lui-même; mais à sa signification de plénitude vient encore s’ajouter celle de corporéité, d'enveloppement produisant une protection efficace. C’est un abri tutélaire, le TOIT, la tente, le tectum qui protège, qui préserve ce qui a été effectué, contre
ÉTUDE ÉLÉMENTAIRE SUR L’ALPHABET SOLAIRE 15; toute attaque extérieure qui tendrait à détruire l’œuvre accomplie. Il est de plus le nœud, le foyer centralisateur de toute radiation involutive en passage dans un milieu inférieur et réciproquement. 11 joue en un mot dansl’Absolu le rôle de la lentille à l’égard des rayons de la lumière solarisée.
Si nous voulons quelque peu pénétrer le rôle primordialement assigné à Adam par le Verbe créateur, dans l’universalité du Cosmos, nous n’avons qu’à faire l'addition de ses lettres constitu tives. Neuf est encore dans le monde arithmologique la garantie, la sécurité de toute opération. Il nous paraît inutile d’insister sur ce fait bien connu en mathéma tiques.
Dans la table de multiplication dite de Pythagore, mais en réalité empruntée aux Chinois, on peut re marquer encore que le g clôture chaque série numé rale, scellant pour ainsi dire de la sorte, l’intime et totale perfection de cette série. Enfin, comme chacun sait, il est le seul des nombres qui, multiplié, voit son intégralité se reproduire par la totalisation et la réduc tion des Intégrantes du quotient.
Neuf est donc bien la signature de cette propriété du Verbe Créateur qui lui permet, tout en se multi pliant en quelque sorte à l’infini, de se retrouver tou. jours et éternellement identique à lui-même dans toutes ses manifestations : propriété qui assure la ga rantie et la sécurité éternelles de ses créations dans les mondes,
i58 l'initiation ’ (Iod), Y. I. = io. — Nous voici enfin parvenus à l’i (I), au io qui clôture et parachève la Décade. Cette lettre et ce nombre méritent à juste titre de fixer et de retenir notre attention. Comme nous l’avons dit, to est la somme des In tégrantes radicales des trois premiers nombres; mais il nous faut de plus, le considérer comme un ensem ble de puissances en lui contenues et qui constituent son intériorité.
Si nous additionnonstouslesnombresde i à 10 in clus, nous trouvons qu’ils donnent 55 — cinquantecinq— c’est ¡0 encore par l’union intime de sa dua lité consécutive; ce sont les deux mains étroitement enlacées pour constituer une unité. Lu morphologiguement 55 est constitué par le dou ble signe de l’activité vivante divine : nn (HéHé), et développe par là-même ce signe dans la double Éter nité.
Lu suivant sa valeur réelle, ce nombre donne : ns (NaH),la nature; non cette Nature chère aux phi losophes de l'école de Rousseau (principe abstrait et métaphysique de l'univers, se confondant d’ailleurs avec ses propres effectuations), mais la puissance de réalisation et d'identité du principe suprême se mani festant, dans et à travers son Verbe Créateur, par la vie universelle organisée et sensibilisée.
Il est donc l’activité totale et absolue identifiant son principe et reconstituant l'unité, mais l’unité manifestée ExisÉTUDE ÉLÉMENTAIRE SUR LALPHABET SOLAIRE l59 tence et Vie dans et par le Fils, In Ipso Vita erat, et non l’inconnaissable unité primordiale. Iod et io sont, par conséquent, le signe de la mani festation éternelle vivante, le schéma de l'identité divine : io identique à i éternellement manifesté.
Nous devons encore noter qu’’ (I), sur l’archéomètre est la lettre zodiacale du Père: c'est la lettre de la tradition patriarcale ; c'est elle qui est à la fois, Initium et Finis du premier Trigône, émissive de l’aller, rémissive du retour; c’est elle qui correspond au rayon bleu du spectre, la couleur de fixation par excellence, pendant que son signe zodiacal : la Vierge affirme cette double et indivisible nature que nous avons signalée en étudiant la lettre A.
Aleph, A, c’est l’unité inconcevable, la cause prées sentielle, îmmarcessible : i (1), c’est l'unité s’affir mant : MOI ! l'unité vivante et existante dans et par son Verbe.
Par l’addition des trois premières intégrantes, nous avons vu la synthèse de la tri-unité; par la recherche de ses puissances intimes, nous l’avons reconnu iden tification de la cause absolue, unité primordiale ; nous allons maintenant, en l'étudiant à l’aide du Sonomètre, le considérer dans son identité avec le Verbe. Si de 55 nous retranchons/signe du repos, le nom bre qui ne parle pas sur la corde sonore, nous avons 48(1). Or, nous le savons, 48 est le nombre fonda
i 60 l'initiation [mai mental de la corde d'ut, corde de la radiante unitaire infinie Aleph dont Iod est l’identique. Si maintenant nous considérons l’octave de la note donnée parla corde d'Aleph, son identique par conséquent qui la manifeste dans l’infini, nous avons, 96 nombre du Fils, du Verbe : IDi (IPhO).
Le Fils n’est donc bien que l’octave de la cause pri mordiale pour ainsi dire, son identité et sa propaga tion universelle, de même façon qu’’ (Y, I.)ou 10l’est peur k (A) ou l’unité. Par conséquent 10 et le Verbe sont identiques puisqu’ils sont tous les deux identi ques à l'unité.
Terminons, nous avons vu 1 (Y) ou 10, ¿missive et rémissive, royale du trigône, de la terre, des vivants etdel’lmmanence Dieu; nous l’avons vue identique au Fils, éternelle octave de la vibration fondamentale absolue; nous n'avons plus qu’à l'étudier comme point central de i'Hexade ou des six jours.
Iod est, en effet, cette source vivante et vitalisante dont nous avons parlé au nombre 7, source qu’en toure et garde si jalousement le monde des Archanges. (1) Nous nous excusons d'anticiper ici, comme nous le ferons de nouveau un peu plus loin, sur les ouvrages non encore publiés de notre maître Saint-Yves d’Aiveydre, Nous ie ferons d'ailleurs d’une façon aussi discrète que possible, et les « amis de Saint-Yves » voudront bien nous le pardonner er. faveur de la bonne intention, et de l'appui indispensable qu'ils viennent apporter à notre étude.
’1 igiOl ÉTUDE ÉLÉMENTAIRE SUR LALPBABET SOLAIRE 16t Pourrait-il en être autrement? Sept, c’est l’harmonie universelle unie à son point central générateur et ce point, c’est l’unité, mais l’unité vivante identifiée et manifestée : ’ (Y) et non la radiante Aleph. Or, si l’Hexade unie à son centre est le repos créatif elle n’en est pas moins l’activité conservatrice totale, car le repos de Dieu en Dieu est l’acte absolu en luimême.
Prenons i manifesté, c’est-à-dire to; unissons-le à l’Hexade, nous avons 16; l'octave qui va, à son tour, éternellement et indéfiniment manifester cette union est 3z. Or, 32 c’est 5 : l’activité absolue, comme c’est encore 8X4, l’expansion absolue dans l’absolue plé nitude : S- (BaL), la force expansive de l’octave dans l'indéfinité de l’espace et du temps.
Nous pourrions, delà même façon, étudier succes sivement les 22 lettres, mais cela nous paraît inutile pour le moment; car, à part certaines d’entre elles qui comme D (S), ïï? (Sh), n (Th), sont d’une importance primordiale et dont l’examen réclamerait un dévelop pement considérable, toutes les autres deviennent, pour ainsi parler, une répétition de la décade généra trice.
A partir de 10 en effet, les nombres ne sont en somme que la répétition des premiers, dans une série immédiatement supérieure : 20, 3o, 40, etc. Prenons quelques exemples : o (Caph). C = 20, va correspondre à z IBeth), B = 2, et ne sera qu’un renforcement de sa nature récep11 !
IÔ2 L INITIATION trice et passive poussée jusqu’à la CONTENTION par assimilation pour ainsi dire de la force évoluée en elle, La main qui se serre, qui se crispe sur l’objet saisi, se moule dessus en quelque façon. *♦ * b (Lamed) L 3o, correspond à 3 (Ghimel) G= 3 ELEVATION et manifestation suprême du Fils sur son oeuvre créatrice. Le bras qui s'élève pour indiquer la voie, montrer la vérité et manifester la vie par le mouvement provoqué.
O (Mem) M = 40, correspond à ~ (Daleth) D = 4. La MATRICE fécondée et féconde d’où sertiront le produits divisionnels à l’infini, pour combler l’abime insatiable de l’indéfini ; la matrice qui reçoit et qui rend indéfiniment; le symbole de la pluralité et de la multiplication indéfinies par la maternité.
Nous n’oublierons pas cependant, que M. a, dans les mains des schismatiques sectateurs d’Irschou. joué le rôle d’usurpatrice; et c’est la lutte soutenu par la tradition mâle avec 1, Y, ou 1 peur emblème, contre la tradition féminine arborant le O M comme dra peau, qui est relatée dans ce Livre des Guerresd’IOH. auquel Moïse fit allusion dans sa Cosmogonie irL V Maintenant nous allons tâcher de répondre à la (1) Cf.
Saint-ïves d’AlveydRs, Jlfwjio» des JuifsÉTUDE ÉLÉMENTAIRE SUR l’aLPHABET SOLAIRE 163 question qui va nous être inévitablement posée: Sur quoi basez-vous tout cela et quelles preuves palpables et objectives avez-vous à apporter ? Ces preuves, ce n’est pas à nous mais à l'archéomètre de les donner et il le fera infiniment mieux que nous ne le pourrions faire.
C’est donc à lui que nous de vous renvoyer et, comme nous l’avons dit, la patience du chercheur ne peut plus être soumise à une longue épreuve.
Pour ne pas cependant paraître avancer une affir mation gratuite et indémontrable, et au risque de commettre une indiscrétion, car cette démonstration ne relève pas de nous, nous allons sommairement, sur un fait entièrement physique et d’observation courante, appuyer ce que nous avons dit tout à l’heure touchant l'autocréation de l’Essence divine dans l'IJnité, et son Identification dans le Dénaire.
Ce fait, c’est la corde sonore en vibration qui va nous le fournir, car la loi divine d’effectuation est la même partout et pour tout ; cette Loi la voici telle qu’elle a été formulée par le Maître Saint-Yves d’Alveydre.
Toute force évolutive en manifestation et en déve loppement dans l’Astralité est l'image réelle mais rigoureusement et inversement proportionnelle de la Force involutive et céleste qui l'a produite. * 4 « Prenons une corde sonore, faisons-la vibrer dans son intégralité ; elle va nous donner, selon le nombre
l’initiation 164 des vibrations en rapport avec sa longueur, une note qui sera le son fondamental de cette corde. Quel que soit le nombre des vibrations ainsi obte nues, ce nombre va nous représenter I'k (A), la cause primordiale inaccessible et nous la pourrons représenter par : Longueur de corde = 1. Nombre de vibrations = 1 également.
Divisons maintenant cette corde en deux parties égales au moyen d’un chevalet et faisons vibrer cha cune de ces moitiés. Nous allons avoir non pas une nouvelle note, mais la même note. La fondamentale va se reproduire, seulement elle sera à l’Octave, c’est-à-dire qu’elle aura un nombre de vibrations qui sera exactement le double du nombre vibratoire fondamental donné par la corde entière.
Si par exemple la corde intégrale sonnait Ut, nous aurons Ut2 sur chaque moitié. C’est donc le premier son lui-même qui se repro duit et s’identifie. Hiéroglvphiquement nous pour rions représenter le premier son par l’Unité N (Aleph), le second par l’Unité ’ (Iod). Cette expérience sera absolument démonstrative
ÉTUDE ÉLÉMENTAIRE SUR L ALPHABET SOLAIRE 165 si nous prenons, chose non irréalisable en pratique, la corde observée d'une longueur telle que le son fondamental ne puisse être perçu et que son octave seule soit sensible à l’oreille.
Dans ce cas le son fon damental échappe à nos sens, comme la Cause pri mordiale I’n (A) à notre intelligence qui ne peut saisir que l'identification et la Manifestation de l'Unité première l’f (Y), de même que notre ouïe ne peut en registrer que l’Octave.
Nous pouvons constater de plus, que grâce à cette polarisation en quelque sorte de la corde unitaire, nous allons pouvoir désormais, par de successives divisions binaires, propager à l’infini le son fonda mental (chaque portion de la corde binarisée con servant intégralement la puissance de la corde en tière, comme chaque parcelle d’aimant produit les mêmes effets magnétiques que l’aimant tout entier).
Car, si le Binaire n’a pas de valeur active en tant que 2dans le Théocosme et l’Uranocosme il reprend toute sa valeur dans l'Astrocosme dont il est la loi : Shanah de Nahash. ★ 4 ♦ Nous avons dit qu’en io résidait la manifestation de l’identité éternelle, infinie par conséquent et indé finiment renouvelable. La corde sonore va encore nous le prouver. Divisée en deux, en effet, cette corde peut être marquée du Signe de l’infini à chacune de ses extré mités.
166 l’initiation Si dans cette figure nous plaçons le 2 au centre, c’est qu’en réalité ce nombre, au point de vue sonométrique est le seul qu'il nous soit donné de consta ter ; l'Unité nous échappe puisque nous ne pouvons plus la définir et la corde va nous symboliser l’Uni vers de Substantialisation en qui se produisent toutes les manifestations divisionnelles à l’infini.
La Fondamentale a disparu en effet, voilée sous son Octave qui seule la manifeste et qui seule désormais va pouvoir la manifester ; car, à mesure que nous diviserons de nouveau en deux parties égales chaque moitié de la corde sonore, nous verrons la note mon ter d’octave en octave et de plus en plus vers l’aigu, sans que nous puissions mathématiquement parvenir à une extrémité quelconque de la corde, ¡symbole palpable de l'infinité de la Force dans l’Indéfinité de la Matière).
Les Brahmes avaient parfaitement compris cette loi, car pour les causes signalées plus haut, privés du Spirituel dont ¡’Absolu seul peut emplir et saturer l’Indéfinité de la Matière, ils en furent réduits, selon la remarque du maître Saint-Yves, à allonger indéfi niment le Temporel poar compenser la perte qu'ils avaient faite du Spirituel.
Plus la matière, c’est-à-dire plus la longueur de corde diminuera, plus la note montera vers l’aigu, c’est-à-dire plus le nombre des vibrations augmentera jusqu'à devenir inaccessible à nos sens et nous aurons
ÉTUDE ÉLÉMENTAIRE SUR ¡.’ALPHABET SOLAIRE 167 par là-même, la double preuve du renouvellement infini et insondable pour nous de la Fondamentale, et de la rentrée dans le Monde uranique des forces jadis involuées dans l’Astrocosme qui, de sensibles qu’elles étaient pour nous, deviennent purement intel ligibles.
D'autre part, comme le nombre vibratoire aug mente, à mesure que la corde diminue, dans la proportion de -, nous possédons par conséquent la preuve sensible de l’inversion proportionnelle signa lée plus haut qui régit l’Involution et l’Évolution.
Voilà donc bien : un (AB) le Père qui, par l’Action inconcevable de son unité primordiale sur sa dualité intime, manifeste son Activité latente jusque-là, mais qui ne la manifeste encore qu’eh se reproduisant lui-même à l’infini.
Les divisions ternaires, quaternaires, etc., de la corde sonore nous donneraient de la même manière la démonstration de la génération du Fils, Verbe créateur, de la Procession et de la Fonction du SaintEsprit, mais ce serait aller trop loin en dehors de notre sujet, et il nous faut terminer là cette étude. D’ailleurs, ne voulant que donner un aperçu des révélations archéométriques, nous estimons avoir atteint notre but. Heureux serons-nous si nous avons pu intéresser suffisamment pour faire naître le désir
i68 l’initiation de pénétrer plus avant dans ce Temple du VERBE. Dans le cas contraire, nous n’accuserons que nousmême, car ce sera certainement que notre faible talent n’aura pas pu parvenir à la hauteur delà tâche entre prise. Pour terminer, nous allons donner le tableau dressé parle maître Saint-Yves lui-même de la Totalisation des XXII et des rapports de cette totalisation avec les lettres sanscrites : preuve de la concordance existant, au point de vue de la Symbolique, entre les langues initiatiques anciennes. S 4.6 -j- 7 + 8 + 9 -b <0 + 30 4- 40 H- 70 q- 80 -f- 100 -P 200 = 565 = (HauHa) = Vie absolue. Sommes qualitatives des XXII lettres. Mères. A S Th N D n 1 4- 60 4- 400 = 461 = (DêVA) = Divinité. Simples. E V Z H T Y L M Ou P K. R <1 ' 1 T n ’ S D 1’ B P 1
ÉTUDE ÉLÉMENTAIRE SUR L’ALPHABET SOLAtRE 169 (DêVaTa) = Déité. Identification de ¡’Essence divine. Les XXII totalisées : 461 + 469 565 = 1495 = = (ADaTaHa) = Indivisible Vie. 4 9 5 B G D C Doubles. N Ts Sh 3 J T 2 2 3> 2 + 3 + 4 4- 20 + 30 4- 90 + 300 = 469 = 19 = X Le total des XXII en réduction théosophique donne 19=10; donc Indivisible Vie est bien Identification divine représentée par io. Si nous additionnons les lettres qui représentent l'identification divine: DêVaTa = 469, elles don nent encore 10 ; et si nous ajoutons la lettre qui cor respond à 10: i (Y) aux lettres qui totalisent la Vie absolue: mn (ÈVÈ), nous avons le NOM trois fois saint: ¡rrr, YÈVÈ, MOI la VIE absolue. 11 novembre 1909. Docteur A.-E. C.
Orphée et les Orphiques (Suite) Donnons d'abord cette hymne, puis nous la ferons suivre de nos commentaires. « Parfum de Prôteus, le styrax.
« Je t’invoque Proteus, toi qui tiens les ciefs de l’Abîme (tovtoç), ô premier né qui manifeste les prin cipes de la Nature et revêts d’innombrables formes (iôiiaç 7to),uppço(ç), l'Hvlé (Yhw) dans son état le plus vulgaire, inférieur (iota), toi qui sais toutes les choses qui sont, toutes celles qui furent d’abord et celles qui seront dans (la postériorité), l'avenir, caria Nature Primordiale (~pwr7| te confia le soin de toutes choses; mais, ôpère,sois-nous propice (donnenous des oracles (prophéties), sacrés (littéralement conformesàlareligion tociwt), providentiels(zpwvotat;) et accorde à nos œuvres un terme heureux. » Point n’est besoin d’une érudition initiatique très vaste pour voir la différence considérable qui existe entre les six hymnes précédentes, roulant exclusive ment sur des fables mythologiques et des lieux com muns poétiques, tels que la foudre, l'éclair, l’eau, mer,
ORPHÉE ET LES ORPHIQUES I7I les vagues, etc., et l'hymne à Proteus profondément occulte. Mais contrôlons pourtant cette opinion. Prenons en main notre fil d’Ariane : les clefs de la Kabale, et voyons si nous ne nous égarons pas. Après le nombre 15, nombre de l’Antagonisme. de l’Agent Magique maléficié : Typhon, le Diable, Pluton, nous trouvons le nombre du Temple ou de la Maison-Dieu.
16, celui des changements, des altéra tions, sous le ciel lunaire. L’Arcane XVI, c’est la Tour foudroyée du Tarot; l’application des forces supérieures à la vie terrestre, la chute complète, le terme définitif de la Force dans la matière. Eh bien, Proteus, Protée, c’est tout cela. Nos com mentaires vont le démontrer. Qu’est-ce que Protée, en effet ? Étymologiquement, « c'est le premier », de «je suis le premier ».
C’est le premier dans la Création Matérielle, comme Phanès était le pre mier dans la Création Spirituelle. Du reste; l’hymne nous dit : Protée, c'est l'agent qui tient la clef de l’Abîme (1). Or, qu’est-cequel’Abîmeesotériquement? Jacob Bœhme nous le dit, c’est l'Unité Divine, le Rien Éternel, qui n'est aucune chose particulière, (1) xovvoî.
Le premier sens de rtovvos, sens abstrait hiératique c'est l’abîme, duquel on a fait ensuite (sens vulgaire) la mer Voir les Jardins des racines grecques. Les mythologues et poètes anciens furent les premiers la dupe de leur ignorance. Ils la furent, étant non initiés, ou parurent l’être... Ils prirent, en effet, le mot novro; dans son sens vulgaire, dérivé : mer, et firent de Protée une divinité de l’océan, de la mer.
Ici, l’on voit, d’une façon incontestable, par quel processus la lettre parvient à prévaloir sur l’esprit des textes et comment elie finit enfin par étouffer celui-ci et à le faire disparaître complètement.
l'initiation 172 c’est ce qu’Orphée a appelé Nu?, la Nuit, le Chaos dans ses hymnes du Monde Supérieur ou Divin. C’est le Mysterium Magnum, la racine de la Nature ou la septième forme de la génération créaturelle, dans le Cosmos. Donc Protée est cette puissance qui permet de pénétrer l'Abîme, puisque c'est lui qui ouvre la voie aux principes de la Nature pour se manifester et qui revêt d'innumerables formes l'Hylé dans le monde factif .
L'Hylé, on le sait, c’est le fluide astral, le média teur plastique en évolution matérielle, comme ce même fluide est l’azoth en évolution spirituelle. Dans le Discours d'initiation ou Asclépios (liv. II, chap. VII), des Livres d'Hermès Trimégiste, un des auteurs écrit : « Commençons à parler de l’es prit et autres choses semblables. Il y avait Dieu et l’Hylé, c'est ainsi que les Grecs appellent la matière ou substance du monde...
La matière, Hylé ouïe monde, est le réceptable, le mouvement; la répétition de toutes les choses que Dieu gouverne, dispensant à chacune d’elles ce qui lui est nécessaire, les remplis sant d’esprit selon leurs qualités. » Nous venons de voir que dans le texte orphique le mot Hylé est écrit Yzix, c’est la forme archaïque de uXï], CJlè, pris dans son sens occulte, hiératique, pri mitif et abstrait.
Ce terme, en effet, philosophique et théologique, signifiait la nature primordiale. YÀiœ, pris dans le sens vulgaire et dérivé du précédent, a com mencé par signifier la matière dont une chose est faite, puis, par extension, des matériaux de construc tion, du bois, bois à construire ou à brûler, enfin
ORPHÉE ET LES ORPHIQUES 1 -fi du bois pour couper, des arbres en général : bois, forêt (i). Ceci nous amène à parler de l'hylozoïsme conçu par Orphée.
L’adepte thrace, nous l'avons vu dans les articles précédents, concevait d’abord la vie avant la matière, puisque celle-ci n’était pour lui qu’un agrégat d’atomes vivants faisant dans leur ensemble un même et seul être universel, tel qu’un animal, une plante, et dont le mouvement, la vie et la forme, différents aspect d’un même principe, sont le résul tat d’une force unique qu’il appelait du nom de Phusis, la Nature, l’Ame du Monde, et Phanès, l’Esprit de ce Monde.
Mais les aspects de cet être universel variaient à l’infini et c’était Proteus qui pré sidait à leur perpétuel changement.
Concluons donc : Proteus, c’est cette faculté d’adataption (2) qui est le propre de la Lumière Astrale t Ploutôn, c’est cette faculté insaisissable des changements, des altérations, des modifications qui évolue le monde matériel : le Temple, la Maison, Dieu, la Tour foudroyée (du Tarot et des Arcanes Majeurs) sous la sphère lunaire (3) symbole de cette mutabilité des éléments ; il) Aussi avons-nous vu tous les traducteurs modernes d'Orphée écrire, ignorant ¡’occultisme : « Protée qui tient les clefs de la Mer (novto;), pour ¡'Abîme... et qui revêt d'in nombrables formes la Forêt vulgaire (ultœ ithui), au Heu de l'Hylé dans son état inférieur l C’est ici ou jamais le cas de dire : Tradutore, traditore ! (2) Voir dans les Miroirs magiques, de Sédir, chap. I, p. i3. (3) Un des sept états de la Force, ne l’oublions pas. et non. pas la sphère d’action planétaire de notre satellite.
l’initiation 174 c’est l’agent qui applique les forces supérieures à la vie terrestre ou matérielle, réalisant ainsi le terme défi nitif del’Involution de la Force-Espritdans la matière, la chute complète ; c'est enfin Maya, l’illusion Cos mique, comprise à travers cette expression par le génie grec, expression qui est passée également dans notre langue pour désigner un homme (1) ou une chose qui change souvent d’aspect, de forme, qui est fuyant, insaisissable en raison même de ses perpé tuelles, mutations.
Tel est notre protée, mais que nous sommes loin, nous hommes du vingtième siècle (de ce siècle d’intelligence, de savoir, de clarté !;, que nous sommes loin de la haute conception si profondément métaphysique, que ce faisaient de ce vocable nos ancêtres initiés, trois mille ans avant nous ! L’hymne à Protée nous apprend, qu’on deman dait à Proteus des oracles.
Nous ne pouvons nous étendre ici sur la Divination (2), nous y reviendrons toutefois quand nous traiterons des Mystères d’Eleu sis. Combes Léon. (1) Voir Lucien de Samosate, Dialogues LXVIII. Sur la mort de Pérégrinus surnommé Protée. (2) Les Miroirs magiques, introduction.
NOTRE COURRIER Adresser toutes les communications concernant Notre Courrier au secrétaire de la rédaction, M. Combes Léon, villa Thoth-Hermès, place Rondelet, Montpellier. Nous recevons une lettre de M.P.
Besson, magnétiseur bien conuu à Nîmes nous signalant un article paru dans le Petit Marseillais intitulé Le Magnétisme devant la Justice qui relate un jugement rendu par le tribunal cor rectionnel de Versailles devant lequel une magnétiseuse était poursuivie pour exercice illégal de la médecine. La magnétiseuse a été renvoyée indemne et sans dépens. Voici un des principaux « attendus » du tribunal. Versailiais.
« Attendu que ne commet pas de délit d’exercice illégal de la médecine le magnétiseur qui, sans ordonner aucun remède ou médicament, sans faire aucune prescription, sans donner aucune direction aux malades, se borne, quelle que soit la nature du mal. à agir au moyen soit d’un fluide qu’il leur transmettrait par l’imposition des mains, soit d’une eau ou d’une pommade ordinaire pré tendument magnétisée ».
Or, notre ami, le professeur Aibert d'Angers, magnéti seur réputé de la région nantaise a été condamné pour les mêmes motifs par le tribunal de Châteaubriand, Nous avons dernièrement (février tgto) parlé de ce jugement sous le titre de Une intéressante affaire. Et l’on dit que la Justice, en France, n’a qu’une voix !
Il serait grand temps que le gouvernement français fasse cesser cette situation intolérable pour les magnétiseurs et incohérente aux yeux de tous les penseurs qui assoifés de Justice et de Liberté rêvent d’une République aux idées larges et équitables.
176 L'INITIATION [Mai Nous recevons du docteur S. de Toulouse cette lettre : Dans deux numéros de la Revue Scientifique (RevueRosel de mars, M. le docteur Le Bon publie un article intitulé Renaissance de la Magie où i\ fait une révision sommaire et expéditive de l’Occultisme et du Spiritisme.
Pour cet auteur le mouvement spiritualisme qui se dessine s; nette ment n’est qu’une simple manifestation d’un besoin de mystère inhérent à l’espèce humaine. Pour lui tous les phénomènes spirites et occultes ne sont qu'hallucination ou jonglerie. Il prétend que les occultistes dans leurs expé riences évitent autant que possible le contrôle des presti digitateurs, seuls habiles à déjouer la fraude.
Il parle des retentissantes expériences de Crookes et de la matérialisa tion du fantôme de Kétie King et prétend que l’illustre savant anglais a été complètement mystifié par son mé dium Miss Cook qui l’aurait avoué ultérieurement. Étant donné la haute valeur scientifique et l’autorité de M. Le Bon, des lecteurs de l'initiation pourraient-ils ré pondre au moins en ce qui concerne Crookes.
Je n'ai pas pu trouver ici un compte rendu détaillé de ses expériences déjà anciennes. Pourtant le physicieu anglais a opéré dans son labora toire, en présence de témoins, avec toutes les garanties possibles. Comment a-t-il pu être mystifié ?
Quand et à qui Mis Cook a-t-elle fait ses confidences P A remarquer que Crookes a toujours prétendu que le fantône et le médecin ne se ressemblaient nullement.il a examiné et ausculté même le fantôme en pleine lumière. Donc si M. Le Bon a raison, ou bien Crookes a fait un récit fantaisiste — hypothèse peu vraisemblable — ou bien ses expériences n’ont pas été faites telles qu’elies sont gé néralement rapportées par les divers auteurs.
En ce qui concerne le contrôle il est possible que des spirites connaisseurs et naïfs aient refusé les lumières des prestidigitateurs mais cela parait probable de la part des occultistes. Docteur S. de Toulouse.
!Ç)IOj THÉÂTRE D’IDÉES '77 ML le docteur S. de Toulouse invite les occultistes à ré pondre à sa lettre soit par un article soit par une note dans notre Courrier. Ajoutons a ce sujet que M. Le Bon mena jadis une campagne analogue dans le Matin et que le docteur Papus, Jounet et quelques autres occultistes ou psychistes lui répondirent dans diverses revues •. Indica tion, Voile d'Isis, Revue du Spiritualisme Moderne, Echo du Merveilleux.
M. Le Bon ne répondit nullement à la solide argumentation des maîtres de l’Occultisme contem porain. Voir notamment l’initiation de juillet, août et dé cembre igoS. Les Couleuvres de M. deVesmes. Voir lesautres revues citées vers la même époque : mai, juin, juil let 1908. C. L.
THÉÂTRE D'IDÉES C’est définitivement le 5 juin prochain que sera joué au Théâtre d'idées (Théâtre Michel, rue des Mathurins; les deux pièces de notre secrétaire de la rédaction M. Combes Léon : Par la bombe ! (en collaboration avec Mlle Lydie de Pinarejwski) et Vengeance de morte. Nous donnons ci-dessous un sonnet « Le iis » qui sera lu dans la pièce « Par la bombe ! » par Mlle Zlatofi’.
O lis, joyaux royal de l’écrin printanier Que Hore aux blonds cheveux répand sur nos parterres, J’aime, l’âme rêveuse, a voir ton port altier Et la pure beauté de tes fleurs éphémères. En ton calice albide où, discrets joailliers. Les sylphes transparents ont, d’une main légère. Ravi ¡’or flavescent dont ils font leurs colliers Que j'aime à me griser d’encens et de mystère I Suave, ton parfum, en son languide essor. M'émeut profondément comme une jeune femme O lis, que nul désir n’aurait frôlée encor, 12
l'initiation 178 Car bien plus qu’un parfum très doux,fragant le miel, C’est, montant dans l’azur sans limite du ciel, Ainsi qu’une prière ardente et chaste, une âme... Combes Léon. On peut et déjà retenir des places pour ce spectacle chez Mme ZlatofF, 10, rue Léopold-Robert, Paris. P. N.
Maya la Voyante et la Comète do Halley Le contact de la Comète avec la terre amènera des per turbations dans la température, phénomènes électriques, magnétiques, orages. En Asie 5o décès environ auront lieu par suite de la collision. En France, Aurore boréale, étoiles filantes. LES PRÉDICTIONS tQOO DE MAYA LA VOYANTE réalisées. A. Ces prévisions ont été publiées dans /'Echo du Mer veilleux, Ier, janvier 1909.
Accident chemin de fer C,c du Midi : Rencontre de deux trains près de Puyo, i5 janvier. Accident chemin de fer Cic du Nord : Le Calais-Cologne tamponne un train, 25 février. Complications en Orient : Révolution Turque. Complications au Maroc : Capture du Rogui. Les Espa gnols dans le Riff. Perte d’un paquebot français : La Seyne a coulé, 14 no vembre (94 morts).
Grèves: Les grèves se sont succédé comme il avait été annoncé : Poste, Terrassement, Bâtiment. Changement dans le gouvernement : Chute du Minis tère Clémenceau. B. Echo du Merveilleux, juillet 1909. Accident chemin de fer Banlieue : Lonjumeau 10 août.
MAYA LA VOYANTE ET LA COMETE DE HALLEY I79 Accident chemin de ter du Midi : Déraillement sur la ligne électrique Cerdagne Française. Morts et blessés, oc tobre. Tremblements de terre Italie : Octobre, novembre, dé cembre, Tremblements de terre Midi France: Toulon,novembre, Provence,Marseille, 9 décembre. C. Communiqué du 19 septembre 1909 à 3i Journaux. Décès d’un aviateur : Capitaine Ferber 22 septembre.
Léger accident Latham octobre-décembre : A eu lieu Blackpool 17 octobre. Accident plus grave Blériot octobre-décembre : Constan tinople 19 décembre. Décès aviateur octobre-décembre : Fernandez se tue, Antibes 6 décembre. LES PRÉDICTIONS DE MAYA LA VOYANTE pOUT 1910. Faites Janvier. P.eprise de l'affaire Steinheil. Affaire d’espionnage, un officier Français sera compro mis. Grèves et manifestations nombreuses.
Attentats contre Nicolas II et Alphonse XIII. Nouvelles complications au Maroc. Nouveaux tremblements de terre Midi de la France et Italie : Ont lieu. Plusieurs accidents de chemin de fer avec morts et bles sés. Sud-Ouest. Ligne Paris-Boulogne. Région le Mans. Ban lieue. Nombreux effondrements du sol à Paris : Inondation, Accidents au Métropolitain (victimes). Perte d’un Transatlantique français : Le GénéralChanzy.
En 1910 encore des morts d’aviateurs, accidents d’avia tion : Delagrange, Le Blon, Hauvette-Michelin. Krach financier considérable en France.
18o l’initiation A Paris un homme fera perdre des sommes considé rables : Affaire Duez. Grand incendie d’une usine en France. Nombreux morts ■et blessés. Deux aviatrices blessées dont l'une grièvement. Accident grave Latham, Blériot. Un officier de paix ou commissaire, deux agents tués, plusieurs blessés par ¡es apaches, Lépine menacé. Catastrophe dans une mine française, plusieurs tués, nombreux blessés. Changement de Ministère.
L’année d’aviation. Voir l'article de Mlle Jeanne Laloe. Auto du 7 janvier 1910. Interviewée, Maya avait vu les accidents et les morts d’aviateurs qui ont eu lieu : Delagrange, Le Blond, Hauvette-Michelin.
Pas de Bluff, toujours des preuves chez Maya la Voyante, 22, rue de Chabrol, Paris, qui aux personnes qui consultent dit exactement leur passé ce que l'on peut contrôler immédiatement et qui est une preuve de l’exac titude de ses prévisions pour l’avenir. G. A.
LES EFFETS DU PARDON Depuis quelques temps la lutte contre l’adversaire invi sible était très dure ; maintes fois, je me suis trouvé pres que privé de la faculté de penser et dans l’impossibilité de lire ou d’écrire. Ma volonté était par instant annihilée jusqu'à ne plus me donner la force nécessaire pour me permettre de m'oc cuper de mon travail journalier.
En l’intime de moi-même j’étais cependant sans crainte, je subissais tout sans cesser d’être confiant quandà l’issue de la lutte, car, malgré tout, je gardais une confiance
LES EFFETS DU PARDON i8r ferme en !a Providence, me disant qu’il est impossible que le ciel puisse abandonner ceux qui se dévouent avec plus ou moins de réussite à la cause Christique, Ma situation matérielle n’était rien moins que désespérée mais j'attendais à un jour qui m’avait été déterminé, la solution d’une affaire que je pensais ne pouvoir m’être autrement que favorable et cela m'aidait à tout endurer avec patience.
Lorsqu'au jour dit je vis que mes projets et mes espé rances étaient complètement déçus, je fus tout le reste du jour, comme anéanti, et la nuit je la passai sans sommeil, très inquiet que j’étais de savoir comment je me sauverais ainsi qu e ma famille, de la catastrophe qui nous mena çait. Je me rendis au matin dans une église silencieuse dans laquelle en priant je retrouvais souvent le calme de mon esprit, mais ce jour-là je ne pus prier.
Je persévérai cependant toute la matinée, tout en faisant dans Paris les courses auxquelles mes occupations m’obli gent. Quand vint midi, de retour chez moi, i'y trouvais, sitôt ma porte franchie, le repos et la liberté de mon esprit; chose qui m’est donnée comme un repos, depuis quelques mois, juste pendant le temps des repas et du sommeil.
Durant ce moment de répit que me donna le Ciel, une heure exactement, je pris la résolution d’aller voir un excellent médium, dont j’ai coutume de me servir pour communiquer avec le monde invisible. J'y fus vers quatre heures, priant mes protecteurs habituels de m’assister.
Y étant arrivé, après quelques instants de conversation sur des sujets tout à fait étrangers à ce qui faisait l’objet de ma visite, je vis le médium lutter contre le sommeil; craignant qu’il ne fût pris par un de ces esprits violents, qui me poursuivaient, ainsi que cela arriva quelques fois je lui dis de réciter avec moi un pater, ce qu’il fit, puis très calme il s'endormit.
Une personnalité doucement s'incarna et se manifesta, toute autre que celle du médium... Bonjour frère, me dit l’esprit, je suis M... je t’ai suivi aujourd’hui tout le jour et je t’ai donné la pensé de venir afin de te rassurer... Ne désespère pas, je veille, je neveux
182 l'initiation rien te dire ici, tu comprendras pourquoi... je ne veux rien t’annoncer... sois confiant, je te garde ainsi que Sainte Philomène, mais je me retire ne pouvant rester plus long temps dans ce corps en lequel je suis en partie privé de mes facultés spirituelles dont j'ai le plus grand besoin pour te défendre. Au revoir, courage, prie, combat pour Jésus le Christ vivant et espère toujours, toujours.
L’esprit quitta le médium et celui-ci les yeux demi-ou verts et fixes sursautant légèrement me dit : « C’est N... qui est au-dessus de vous, mais je vois presque à votre côté une femme vêtue de noir, elle cache son visage...
Désireux de savoir quel était ce personnage, je priais l’esprit de la femmequi m’était invisiblede bien vouloir me dire, par l'intermédiaire du médium qui me répéterait ses paroles, ce qu'elle désirait, d’où elle venait, qui ¡’en voyait ? Après un court instant de silence, le médium me dit : « La femme en noir ne veut pas me répondre, elle ne fait que rire, d’un rire méchant, on dirait qu’elle vous veut du mal.
Alors me levant, je commandais à cette femme invisible, au nom de Dieu tout-puissant. Maître dans tous les mon des et de tout esprit du ciel et de la terre, de me dire ce qu’elle désirait de moi, d’où elle venait qui l'envoyait ? Je suis, dit-elle alors, espaçant chaque mot que me répé tait le médium, envoyée pour faire avorter tous tes projets et pour te persécuter.....................................................
Pour quelle raison dis-je?... je te commande de me le dire, ayant le droit de connaître le motif pour lequel ’.11 me persécute............................................................................. Je suis commandée pour le faire.................................... Par qui ?.................................................................................. ............................................................................ Silence.
Elle ricane, dit le médium et ne répond pas. Dieu, dis-je alors, à fait l’homme libre et condamne ceux qui persécutent et mènent en captivité, par la vertu de son saint nom, je t’ordonne de me dire, qui t'envoie ? Après un instant de silence, voici ce que mot par met me répéta le médium. Est-tu certain de n'avoir jamais eu affaire ici même qu'à
LES EFFETS DU PARDON i83 des esprits ordinaires, sans valeur et sans qualité ? Il en est, souviens-toi, qui sont venus te demander ton alliance et que tu refusas. Nous avons besoin sur terre d'hommes comme toi; tu peux ici nous rendre des services, et si tu acceptes nos esprits te seront favorables. Ils ont la grandeur, la force, l'orgueil.,, mais aussi ils se vengent (i).
Je ne veux servir, dis-je, d’autre esprit que celui qui a inspiré les Evangiles de Jésus-Christ.................................... Alors tu souffriras encore................................................... Mais à toi, que t’ai-je fait ?................................................... Rien... mais on me commande et j’obéis.........................
Ainsi donc tu fais le mal ; tu es serviteur de l’antéchrist : esprit de vengeance, tu es l’esclave des esprits du Mal ?........................................................................................... Au revoir, dit l’esprit, je me retire : je ne te garde pas rancune de cette conversation à laquelle tu m’as cependant forcée.................................................. .
Mais, dis-je, écoute encore ; pourquoi restes-tu l’esclave de ceux que tu sers Veux-tu que je prie pour toi et que le ciel brise tes liens ? (Avec un ton très radouci). Oui je veux bien, si tu le peux...................................................................................... ..... A Dieu tout est possible ...................................................
O Dieu tout-puissant, maître dans tous les temps, dans le ciel et sur la terre ; par le Verbe fait chair, par le sang du Christ versé sur la terre pour racheter les pécheurs, brise les liens de l'esclave, délivre cet esprit ; je lui par donne de tout mon cœur, le mal qu’il m'a fait, ainsi que Jésus sur la croix a pardonné à ses bourreaux et a prié pour eux........................................................................... .
J’avais à peine achevé ma prière, convaincu qu'elle se rait entendue du Ciel, que, le médium subitement et comme réincarné me dit d’une voix sifflante et par trois fois... merci,merci, merci... Puis s’affaissant brusquement, (i) Je me souvins alors,qu’en effet des offres me furentfaites à la suite d’un incident qui, par imprudence, me mit en con tact avec ces sortes d’esprits.
L INITIATION 184 i! resta quelques instants immobile. S’éveillant enfin,mais incomplètement, il dit : « Je viens de voir la femme s’en fuir; elle est entrée brusquement dans la pièce d’une mai son dans laquelle écrivait une autre femme ayant un masque sur le visage : autour de la table sur laquelle elie écrivait, était à terre une quantité de papiers. La femme qui était entrée, a frappé l’autre d’un grand coup sur la tête puis a disparu.
A Paris le 2 3 octobre 1909. Le phénomène psychique que je rapporte ici n’a d'autre but que celui de montrer à ceux qui croient, quel effet produit le pardon des offenses tant recommandé par JésusChrist, ainsi que la prière : mais je me hâte d’ajouter, que je n’approuve pas l’esprit, qui délivré,libéré s’est empressé de frapper au visage le maître duquel i! dépendait. II devait seulement s’éloigner et fuir. J. \V.
SÂLZT^fiHtà. — Lo Magnétisme spirituel. La questions des Pouvoirs et des guérisons miraculeuses est une de celles qui intéresse le plus vivement tous les e'tudiantset tous les chercheurs de l'OccuItisme. Peu d’ouvrages réellement sérieux ont été écrits sur cette question, Les véritables « Envoyés » sont d’un appartement où l’écriture sur le plan physique occupe une bien petite place.
Mais, à côté des « Envoyés » se trouvent quelques« Pro tégés » auxquels le ciel conféredes Pouvoirs relatifs et qui sont en rapport direct avec la Respiration dans le plan Spirituel, ce qu’on traduit dans le public profane par la Foi. La Foi qui sauve, la Foi qui guérit se manifestent par des faits positifs à toute époque.
Les Miracles des Pèleri nages, les stupéfiantes cures de « La Christian Science » les guérisons par la Force Mentale appartiennent à cet ordre d'idées.
MOIS OCCULTISTE 1 85 Le chemin de la guérison est cuver: à tout Esprit sincère et qui place sa confiance en Dieu. Le dernier livre et l’œuvre de notre ami Salztmann en en sont le plus étonnant commentaire.
Le Magnétisme Spirituel de Salztmann (t) est le résumé des'guérisons d’aveugles, de paralytiques, de désespérés accomplies par un homme de foi qui aspire la Force Spi rituelle de l’Univers et l’adapte aux malades par le nom du Christ, roi de Lumière. Nous conseillons la lecture de ce livre à tout homme sincère. C’est une source de joies spirituelles et vivantes comme il en existe bien peu sur Terre. Papus.
MOIS OCCULTISTE ÉCOLE HERMÉTIQUE 15, Rue Séguier. Mercredi iei-. — Téder, Hermétisme et Symbolisme. Jeudi 2. — Papus, Première année. Dimanche 5. — Docteur Rozier, 12, rue de Buci, 4 heures, permanence V.Blanchard de 10 heures et demie à 11 et demie. Mardi 7. — Jean Maveric, L'astronomie pratique. Jeudi 9, — Papus. Première année. Samedi 11. — Phaneg, Loge Hermanubis. Dimanche 12. — Docteur Rozier, 12, rue de Buci, per manence V.
Blanchard, 10 heures et demie à tt heures et demi. Lundi t3. — Dace, Le spiritisme. Mardi 14.— V. Blanchap.d. Loge Melchissedec tenue bianche. Le sacrifice. Mercredi t5.— Teder, Hermétisme et Symbolisme. Jeudi 10. — Jeun Mavéric, L’Astronomie pratique. Dimanche 19. — Docteur Rozier, 12, rue de Buci, 11 ) En vente chez l’auteur. 3, rue Francisque-Sarcev, Paris.
186 l’initiation 4 heures, permanence V. Blanchard, de io heures et de mie à ii heures et demie. Lundi 20. — Papus, Deuxième année. Jeudi 23. — Papus, Première année. Samedi 25- — Phaneg, Loge Hermanubis. Dimanche 26. — Docteur Rozier. 12, rue de Buci, 4 heures permanence V. Blanchard, de 10 heures et demie à 11 heures et demie. Lundi 27. — Dace, Le Spiritisme. Mercredi 2g. — V. Blanchard, Loge Melchissedec te nue blanche, Le Mouvement Infini.
Jeudi 3o. — Papus, Première année. BIBLIOGRAPHIE La Médecine occulte; Les Rêves, parSÉDip. Une bonne nouvelle pour tous les anciens élèves et amis de Sédir et aussi pour tous les lecteurs de VJnitiation.
Celui dont la pensée, la parole et les écrits nous ont tous aidés, depuis de longues années déjà, à surmonter les obstacles de la voie où il nous a précédés, vient de consa crer sa Science vivante puisqu’elle est utile à éclairer deux sujets très importants : la Médecine occulte et les Rêves.
Dans la Vie mystique expérimentale,parmi la lutte jour nalière, nous ne devons rien repousser de ce qui peut nous aider à faire le bien, à écarter une souffrance. Aussi sommes-nous tous en général très attirés vers la méde cine, et surtout vers la thérapeutique.
Nous devons éviter de tomber dans les exagérations coutumières à ceux qui sans études médicales complètes, veulent jouer au méde cin, et nous borner en union profonde avec notre Maître, à nous faire une idée pratique des différentes thérapeu tiques, rapprendre tous les moyens faciles que la nature met à notre disposition pour combattre la maladie, et à les mettre en pratique à l’occasion. (t) Médecine occulte, Eeaudelot, 36, rue du Bac. Les rêves. librairie du Vingtième siècle, 26, rue Serpente.
BIBLIOGRAPHIE lS7 C’est à ce titre eue ¡a brochure de Sédir est très inté ressante ; on la complétera utilement en relisant ses Plan tes magiques dont une bonne partie renferme des secrets, curatifs peu connus, et constitue le côté analytique d’une étude dont la présente brochure est le côté synthétique.
Chacun des chapitres de ce petit livre est en effet une synthèse très condensée dont chaque mot peut éveiller assez d’idées pour remplir une page, et c'est le but de Sédir : faire travailler, attirer l’attention vers certaines thé rapeutiques étranges peu connues et fécondes en résultats merveilleux; illuminer aussi tous ceux qui s'occupent de malades en leur affirmant qu’ils ne peuvent rien sans le secours du Père, et la charité.
Chacune des thérapeutiques différentes étudiées s'appli que à une partie de l'ètre humain. Pour le corps physique, l'allopathie, l’homéopathie, la spagvrie ; Pour le corps électrique, les agents caloriques,lumineux, kinétiques, électriques ; Pour le corps fluidique, le magnétisme, la magie. Le corps passionnel se réclame de la psychothérapie et de la religion ainsi que le mental.
Les maladies de la volonté ne peuvent seguérirque par la médecine spirituelle.
A noter le chapitre consacré tout entier aux théories médicales de Paracelse et celui qui décrit les essences subtiles d’après les Védas ; enfin, l’étude de la cause réelle des maladies qui est dans les fautes antérieures des malades, termine le petit volume qui augmente singu lièrement nos connaissance générales sur ia médecine, et nous meta même d’étudier avec fruit les ouvrages plus complets qui sont signalés dans ses pages.
Les Rênes. — Dans ce petit livre, moins synthétique plus immédiatement pratique que le précédent, Sédir nous donne (a théorie, ia pratique des rêves et leur inter prétation réservée à un petit nombre d’étudiants. Le phénomène du sommeil est, bien qu'observé de près par les savants et les médecins matérialistes, très mal comL INITIATION pris encore dans les écoles officielles. Il n’existe pas une seule théorie complète et admissible du sommeil.
Quant aux rêves, c’est l’inconnaissable l Seuls les rêves les plus grossiers sont expliqués assez exactement et encore sans tenir compte des réactions des organismes subtils qui ont lieu même dans les rêves les plus physiques. Sédir débute par étudier la constitution réelle de l'homme dans tous ses détails, depuis l’âme immortelle, flamme où circulent les immenses organismes de l’esprit humain, jusqu’au cerveau.
Puis il étudie le sommeil et adopte la théorie tradition nelle basée sur le circulus de la force nerveuse qui passe alternativement du cerveau dans les organes du corps ma tériel et de ceux-ci retourne au cerveau. Le rêve n’est que le reflet dans une cellule de notre cer veau des actes d'un de nos corps psychiques dans son plan.
Les objets du rêve peuvent appartenir à l'immense ré servoir de la création tout entière, et Sédir cite ici en l’ana lysant les travaux de Jacob Le Tout Universel. L’art du rêve est ensuite défini l’art de rendre plus fa cile en nous l’enregistrement des mondes invisibles avec lesquels notre esprit est en relation.
On peut y arriver par deux méthodes : la première, qui recommande des en traînements et exercices gradués s'adressant surtout au corps astral, est à rejeter ainsi que les pratiques supersti tieuses et les drogues, les exercices respiratoires, etc.
On peut se servir de la seconde qui s'en tient à certaines régies de pur bon sens que Sédir examine assez longue ment et auxquelles nous renvoyons le lecteur ainsi qu’aux moyens à employer pour se souvenir des rêves. Le petit volume que t»us nos lecteurs voudront se procurer, car il ne renferme pas un seul enseignement qui n’ait été vécu par l’auteur, se termine par un lexique des rêves, permet tant une interprétation générale. G. P H AN EG.
BIBLIOGRAPHIE 18g Histoire de la Magie et de la Sorcellerie enFrance, par Th. de Cauzons, chez Dorbon i'ainé, 53 ter, Quai des Grands-Augustins, Paris. Les sorciers dont tout le monde parle n’avaient jusqu’à présent pas d'histoire complète. Un érudit déjà connu, M. Th. de Cauzons, s’est mis à la tâche et nous donne aujourd’hui le résultat de son travail.
Anciens livres de sorcelleries, bulles pontificales, directoires de l’inquisition, comptes rendus de procès, traités spéciaux de droit, au teurs modernes, traités de magnétisme, de spiritisme,d'oc cultisme, ouvrages pour ou contre, il a tout lu et va tour à tour nous instruire, nous amuser ou nous terrifier.
Le premier volume qui vient de paraître nous initie aux mystères diaboliques, dont l’origine remonte à la plus haute antiquité,car le diable — ou la croyance au diable — a le même âge que l’homme. Après avoir traité de la Ma gie chez les peuples anciens, l’auteur nous en fait consta ter la survivance presque intégrale et sous des formes iden tiques, jusqu’à nos jours.
Il nous fait assister aux évocations magiques, aux cri mes des sorciers, à leur Sabbat, à leurs maléfices. Il traite tour à tour des différentes espèces de devins : astrologues médicaux ou judiciaires, alchimistes, adeptes de la magie noire.
Il nous montre également la lutte qui s’engagea contre les sorciers, lutte qui commença d’abord par des exorcismes et des actes contre-magiques et aussi par ces représailles populaires, pour finir par des jugements ré guliers, tant de la part des autorités laïques que de la part des Inquisiteurs ecclésiastiques. — L’auteurs en passant, nous cite de nombreuses recettes magiques,formules d’évo cations, phylactères, sans oublier des recettes médicales (I) tirées des auteurs les plus fameux de l’art d'Hippocrate. Jacob Bœhme. Clef ou Explication des divers points et termes principaux employés par Jacob Boehme dans ses
l’initiation ouvrages, traduite de l'allemand sur l’édition de ses œuvres complètes imprimées en 1715. — Réimpression textuelle de l’édition rarissime de 1826. — Un volume in-8 écu sur papier vergé de Hollande, tiré à 3oo exem plaires, Prix : 5 francs, chez Dop.bon Aîné, 53 ter, Quai des Grands-Augustins, Paris.
L’édition originale de cet ouvrage, peut-être le plus important du « Philosophe Teutonique » puisqu'il ren ferme l'explication et l'abrégé de son œuvre entière, est à peu près inconnu de tous les bibliophiles et ne se rencon tre dans aucune des grandes bibliothèques occultes ayant passé en vente.
Attribué par Barbier à Noë, juif polonais, il comprend deux parties : la première contient une lon gue biographie de Bœhme par un de ses familiers de Gœrlitz et la « Relation véritable faite par Corneille Weissner, docteur en médecine, de la douceur, de l'amabilité de Ja cob Bœhme et de l'examen qu’il a subi à Dresde en pré sence de S. A. Electorale et de huit principaux profes seurs ».
Quant à la seconde partie,elle est du «Philosophe Teutonique » lui-même et est un abrégé et une explication de ses différents ouvrages, accompagnés, pour plus de clarté d’un grand tableau de format in-f°, qu’il intitule : « Table des Trois Principes de la Manifestation divine : comment Dieu estconsidéré hors de la nature en soi-même, et puis dans la nature, selon les Trois Principes : ce que c’est que le Ciel, l’Enfer, le Temps etl’Etemité; d’où tout est provenu : ce que c’est que le Visible et l'invisible ».
I APPEL Ce qui manque à beaucoup de spirites français, c'est la Foi. Il n'y a pas de Foi spirite, en France; il y a des convic tions et des croyances. Or, la Foi est la force des forces. Ce serait une grave erreur de penser que les religions agonisantes doivent emporter avec elles, cette grande nourricière d’enthousiasme et d'énergie qu'est la Foi.
BIBLIOGRAPHIE 191 Le jour où le spiritisme et le néo-christianisme seront introduits dans L'éducation, une Foi nouvelle, conforme à la science, à la conscience, à la raison, s'emparera des âmes. Le spiritualisme aura ia science à sa droite, et le véritable Christianisme à sa gauche (côté du cœur).
Nous faisons appel non seulement aux spirites, mais encore à tous ceux, sans exception, qui, effrayés des con séquences de l’athéisme et du matérialisme, veulent les combattre par la diffusion des sciences nouvelles et par l’Evangile de l’Esprit, qui est l’Evangile de l’Amour.
Nous considérons les matérialistes comme des frères loyaux et nous avons la certitude qu’ils changeront d'opinion lors que les sciences du fluide leur seront bien démontrées. Puissions-nous voir bientôt l’aube du Jour de Frater nité et donner à nos enfants cette Terre Promise, conquise par l’Humanité, à travers le sang, la douleur et les larmes! Albin Valabrègue, Président de ¡'Union Spiritualiste,. 12, rue de Moscou. P.
S. — Je tiens à préciser, ici, que les idées exprimées par moi n'engagent que moi-même et ceux qui les approu vent. Les membres du Comité, les adhérents à l’ùinon Spiri tualiste gardent toute liberté d’opinions contraires. A. V. 2
L'INITIA'! 1ON 192 APPAREILS D’OCC'JLTISME Boules hypnotiques. — Miroirs hypnotiques. — Disques d’entraînement. — Appareil système frontal. Planchettes à médium extra-légères de tous modèles. - Couronne aimantée du Dr Encausse. Miroirs planétaires. — Miroirs magiques. — Baguettes magiques. — Objets pour autel magiques. — Appareils contre l’envoûtement, du Dr Papus. — Appareils pour donner ou renforcer la médiumnité. — Biométres, sténomètres, etc. Construction d’appareils sur une idée donnée ou sur un plan. LÉONIS, Ingénieur-Constructeur (breveté S. G. D. G.), 3g t, rue des Pyrénées, Paris (20 *). Retrouvé traduit du latin et publié pour la première fois avec une introduction Par le MARC-HiWEH Un volume petit in-S sur beau papier vergé, orné d’un portrait et du sceau de Cagliostro. Tirage à 5oo exemplaires..................................... 5 fr. Dix exemplaires sur japon impérial, numérotés 1 à 10......................................................(Épuisés), 12 fr. Le Gérant : Encausse. Paris.— Imprimerie E. Arrault et Cie, 9. rue N.-ï>.-de-Loretta.
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