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r • -'7 SOUS LA DIRECTION DE V o L U M Ji. 2 3,ne ANNEE I SOMMAIRE DU N° 5 (Février 1913) PARTiE PHILOSOPHIQUE Premiers éléments d'Aslrosophie, avec nombreuses gravures (p. 97 à 119).............................................. Papus. Dieu et la Création (p. 120 a 126)................................ Franlac. La Pétrothérapie occulte (suite) p. 127 à 134) . . • C. B. La Bêtise (p. ¡35 à i38)................................ : . . . Karl Nissa.
Allocution pour une reception Mart.’, (p. i3q à ¡43). G. R. N. R. PARTIE INITIATIQUE Les Critiques de Cagliostro (p. ¡44 à i5i)...................D'Marc-Haven Étude élémentaire sur l'alphabet solaire de 22 lettres (suite) (p. i 52 à i5y)...............................................Dr A.-E. C. Orphée (p. 160 à 168)....................................................... Combes Léon.
PARTIE LITTÉRAIRE Le rêve du Sceptique (p. 169 à 172)................................E. Amey. / L’Inondation et les prophéties. — Une séance tragique. — Paroles de prêtre. — Une intéressante affaire. — Noire courrier. — Mois occul tiste. — Ordre Marliniste. — Quatre siècles de Jardins à la fran çaise. — Revue des Revues. — Bibliographie. Tout ce qui concerne la Rédaction et les Échanges doit être adressé 5, rue de Savoie, à Paris-VIc.
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PROG RA A I (\ IWtrhie * mairi tallxi»'-. cm veci F Ile * ont vnubi doti nu c les pt im qs l'cv,mM de In Sodate, de In Politique ci do la h , • ».. ,q|c% u oui ihoilti qn A de vailles et xtei Ile * m r n i< -ctcmecxpeii Ultimile a Conduit l<". savtiniH imilgi. n . àomamc dex torce * purement npiilineile-, pai liivpn h l> mggr-.tmn à dhliHh'C.
I‘llriiyen de-, résultats de lem . pi . . \ pci irnce-., Icx Mulet tultste-. eu ni rivent A le- uiei ’ 7.r'ufioii c-.t l’ot gatte pi incipal de »oit- i .•.« ai .-.ance -.pliitiiii liste tlon: les rllorts tendent : Dans la Soience, A constituer la Si nlhèse eu appliquant la méthode analogique des anciens aux déeouvcitc, analytiques des expérimentateurs contemporains.
Dans la Religion, à donner une base solide à la Morale par la découverte d’un même ésotérisme caché au fond de tous les cultes. Dans la Philosophie, à sortir des méthodes purement méta physiques des Universitaires, à sortir des méthodes purement physiques des positivistes pour unir dans une Synthèse unique la Science et la Foi, le. Visible et l’Occulte, la Physique et la Métaphysique.
Au point de vue social, l'initiation adhère au programme de toutes les revues et sociétés qui défendent l'arbitrage contre l’arbitraire, aujourd’hui en vigueur, et qui luttent contre les doux grands fléaux contemporains : le cléricalisme et le sectarisme sou * toutes leurs formes ainsi que la misère.
Enfin l'initiation étudie impartialement tous les phénomènes du Spiritisme, de T H ypnotisme ci dola Magie phénomènes déjà connuset pratiqués dès longtemps en Orient ri surtout dam. l'Inde. I ’Initiation expose les opinions dr tomes 1rs écoles, mais n'appariicni exclusivement n am inir, lllr compte« parmi ses 60 rédacteurs, le*, nui ru 1 -, 1rs plu-, insti 11 ils dami ebiiqiir In un» lu de cei curieuses études.
I a première partie (Exntèi igne) expmm mi * Imi 1 n ns • or qiirs tion * d'une munlèi e quello-» silvani miipmiu nppimbi, In seconde punir (/‘/11/u.mp/iii/ur et .Si irmi/n/ur) nudi unno n tous Iti gens du inonda inumili». Enfin, U troi»ième punie «le la Ko vue (/ih/i.i/ii/ih) « oiilioiii lot articles dettine * nu * Icctcniii dojii lnmlUm limt» aveu Int» »»niiloh d<> Selene * Occulte.
IInitiation pniiiii 1 i gullui tmitnil A lu lin du < Inique mois u| .'onipte dvjh vingt illirico» d'us iikjiico. Aooniiunwiii ; in liiinci, par un. |l <s uollectioni «le * Imli promiurai üiiiiüor »ont iibxidunioiii
• ■ • • • ' ’’ » • i x | > . ,. ■ • >4 - i. x. an». .<» U X ».<♦’« * Astrologie. Astronomie. Hermétisme astral. f Cours professé a l’Ecole des sciences Hermétiques. (ier trimestre 1910.) Lorsque I Homme sort de letat de torpeur intellec tuelle provoquée par l’ignorance ou l’esclavage, il regarde autour de lui et cherche à se. rendre compte du «Pourquoi'» ci du « Comment " de lotit ce qui l’environne.
I a Nature cl ses multiples aspects, sou ¿lie miètimi A lui môme cl l’origine de m’, aspira lions hiiiinin la haine, puis le. an idem ; de Ioni •'lie vivant sin lene la Maladie, la M01I, le* soiilliaïuc nuualts cl I» . mppmi eiilo l> ; élu In 11 na in a, U ml » »• 11 happe h P. u • 111 11 d< inaud« i'"' sidiilion plus »m molii‘. .ali .1 il ani» I OHM le», philosophe*. Ion lim plopagal« 111 . d< u\ iònie 1 clip, leu ‘i, ei, ma li in nani, la plu pai I des ici* 1
98 l’initiation [février savantes, ont donné des solutions de ces divers pro blèmes.
Dans le présent travail, prélude de toute étude approfondie de l'occultisme, nous allons passer en revue les réponses faites à quelques-uns des problèmes posés ci-dessus par la science actuelle et nous exami nerons ensuite les solutions données dans les anciens temples d'initiation, Enfin, nous chercherons quels sont les rapports possibles entre les deux formules proposées. * * * La première chose qui frappe l’esprit humain c'est la Nature dans ses diverses manifestations : le lever et le coucher du Soleil et de la Lune, les Étoiles brillant dans la nuit, puis les Saisons, les Orages, l’Arc en Ciel, la croissance des Végétaux, la reproduction des animaux et leur utilisation par l’Homme, tout cela demande de longues et sérieuses méditations.
Et disons de suite, qu’à l’encontre de certains posi tivistes du monde profane, nous prétendons que toute l’instruction des premiers penseurs terrestres a été faite non pas par des raisonnements enfantins, mais bien A sous l’impulsion directe des Etres Invisibles de divers plans.
C’est la révélation directe qui est au début de toute science et l’expérience ne vient que plus tard A pour nier d’abord les affirmations des Etres supérieurs quitte à y revenir plus tard : de là le dicton : Un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup de science y ramène. Mais n’anticipons pas.
IQIOj PREMIERS ÉLÉMENTS d’aSTROSOPHIE C)Q La science actuelle nous enseigne que nous sommes les habitants d’une planète qui s'appelle la Terre, cette Planète gravite avec quelques autres autour d’un astre appelé le Soleil qui envoie la chaleur et la vie aussi bien à la Terre qu’aux autres Planètes de son système.
Ces Planètes sont, en partant du Soleil : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne (toutes connues des Anciens) Uranus et Neptune, ajoutées au sytème solaire par les savants modernes. Chacune de ces Planètes peut avoir, à son tour, des astres plus petits qu’elle et qui tournent autour. Ces astres sont appelés : satellites.
La Terre a un satellite, la Lune, Mars en a plusieurs, Jupiter aussi et Saturne est entouré d’une véritable nuée de satellites et. de plus, d’un véritable anneau. On trouvera du reste tous les détails utiles dans les livres élémentaires d’astronomie. Chacune des Etoiles que nous apercevons dans le ciel et qui est dite : Étoile Fixe est un Soleil avec son cortège de Planètes.
Par contre, les Astres mobiles qui apparaissent au-dessus de l’horizon terrestre à certaines époques de l’année, qui circulent dans le ciel d’un groupe d’étoiles à l’autre, qui souvent ont une couleur particulière, sont des Planètes.
C’est en étudiant ces circulations astrales, puis la durée de rotation de la Terre sur elle-même, puis la durée de la rotation de la Terre autour du Soleil, enfin le temps de rotation autour de la Terre et les changements dans l’aspect extérieur du satellite : la Lune, qu’on a pu établir la base de la détermina tion du Temps et les divers systèmes de calendrier.
100 l’initiation Le Soleil semble parcourir dans le ciel une certaine route indiquée par des groupes d’étoiles fixes. Ces étoiles sont comme des Bornes célestes enveloppant la route solaire. En un an terrestre (365 joursetune frac tion) le Soleil passe, d’après l’aspect extérieur, dans tous ces groupes d’étoiles qui sont au nombre de douze groupes appelés signes du Zodiaque ou simple ment : Zodiaque.
Ainsi le Soleil parcourt un signe du Zodiaque tous les mois. La Terre tourne sur elle-même en 24 heures. Pen dant ces 24 heures la moitié du globe terrestre est éclairée par le Soleil alors que l'autre moitié est dans l'ombre. On appelle Jour le temps pendant lequel la Terre est éclairée et Nuit le temps d’obscurité.
La durée exacte des jours et des nuits diffère selon les pays terrestres et selon les saisons parce que la Terre est inclinée sur l’écliptique. D’autre part la Lune tourne autour de la Terre en quatre fois sept jours et quelques fractions ; pendant ces 28 jours la Lune change quatre fois d’aspect, ce qui donne : La Nouvelle Lune, le Premier quartier, la Pleine Lune et le Dernier quartier. Chacun des aspects dure sept jours et marque une semaine.
Le mois Lunaire est de 28 jours : le mois Solaire d’un peu plus de 3o jours, la recherche de la concor dance de ces deux genres de mois a donné naissance aux divers systèmes de calendriers chez tous les peuples terrestres, les uns s’en tenant aux mois Lu naires seuls (Peaux-Rouges et Nègres), les autres aux mois solaires et d’autres enfin au temps vrai résultant de la mise en concordance des divers mois.
PREMIERS ÉLÉMENTS d’aSTROSOPHJE 101 ★ * < z\ucun spectacle ne pouvait frapper davantage le f cerveau humain que l’apparition des Etoiles et des Planètes pendant une belle nuit d'été. Et cependant combien peu de contemporains sont capables de se rendre compte réellement des merveilles que le Ciel leur présente !
La Science actuelle nous montre com bien notre petite Terre est quelque chose de négli geable dans cette immensité de Soleils, diversement f colorés (il y a des Etoiles Rouges, Vertes ou Bleues) autours desquels gravitent des Planètes multiples chargées d’humanités. Nous renvoyons pour tous ces détails aux admirables écrits de Camille Flammarion sur ces palpitants sujets.
Tout cela est merveilleux et cependant la Science Contemporaine ne décrit que les Effigies, les aspects extérieurs, elle fait l’anatomie de la Nature, elle néglige sa Physiologie.
Figurez-vous un savant qui vient de découvrir un manuscrit écrit dans une langue inconnue et qui pèse ce manuscrit, qui le mesure, analyse sa compo sition chimique et enfin compte avec soin le nombre de lignes et de caractères le composant, et vous aurez une idée de la manière dont la Science actuelle s’occupe de la Nature. La peur des Hypothèses a fait faire un abus des analyses de détail.
A dater de la Renaissance toute la portion philosophique, synthétique, des sciences a été rejetée avec défaveur loin des études dites sérieuses, et toutes les hautes spéculations
102 l’initiation scientifiques sont devenues choses cachées, occul tées et ont constitué ce qu'on appelle aujourd'hui les Sciences Occultes. La section anatomique de l’étude des Astres est devenue une science sous le nom d’Astronomie, alors que la section physiologique a été reléguée dans le mépris sous le nom d'Astrologie. La section synthé tique ou astrosophie est restée presque inconnue.
Il en fut de même pour la Chimie et PAlchimie, la Physique et la Magie, la Théologie et la Théurgie les Sciences Naturelles et la Physiogonie, les Nombres et la Mathématique occulte.
Lorsque vous voyez passer des gens dans la rue, ce qui vous intéresse, ce n'est pas tant leur poids, leur costume, la couleur de leur peau et leur démarche, que leur vie morale, les rapports d’amitié ou de haine qu'ils peuvent avoir entre eux, leurs lois sociales et, enfin, leur vie intellectuelle.
Cependant la Science actuelle considère les astres comme des passants dont on doit ignorer la vie réelle, ce sont de grosses masses matérielles réagissant les unes sur les autres d’après leur volume et leur éloignement.
Au contraire l’Astrologie enseigne que les Astres A sont des Etres vivants aussi vivants que les animaux terrestres ou les végétaux, que ces astres ont des Amitiés et des Haines et s’influencent les uns les autres par les fluides qui circulent entre eux. L’AstroA logie peuple le ciel d’Etres vivants et de forces intelli gentes alors que l’Astronomie ne nous montre audessus de nos têtes qu’un immense cimetière de
PREMIERS ÉLÉMENTS d’aSTROSOPHIE Iû3 masses inertes et de forces aveugles. En attendant l'union officielle des deux sciences la sérieuse Astro nomie et l’occulte Astrologie, indiquons les éléments indispensables à connaître pour comprendre les livres des astrologues anciens et modernes.
Il faut étudier trois ordres d’objets : i° Les Planètes ; 2° Les Signes du Zodiaque et leur rôle de Maisons Planétaires ; 3° Les rapports de ces astres et de ces signes avec A la Vie et la Destinée des Etres qui vivent sur les Pla nètes. LES PLANÈTES Nous avons vu que les Planètes tournent autour du Soleil et que, pour la Science, l’ordre de ces Planètes est le suivant : Soleil... Mercure... Vénus... La Terre... Mars...
Les Astéroïdes de la Planète éclatée... Jupiter... Sa turne... Uranus... Neptune... L’Astrologie pour la facilité de ses calculs, consi dère la Terre comme le centre du système planétaire et range les Astres de cette manière : Neptune Ura nus... Saturne... Jupiter... Mars... Le Soleil... Vé nus... Mercure... la Lune.
On néglige dans tout ce qui a rapport à l’Astrologie antique, les deux Planètes qui relient notre système au suivant : Neptune et Uranus et l’on s’en tient aux sept Planètes de l’antiquité dont nous engageons nos lecteurs à apprendre la liste par cœur : if
104 L INITIATION Saturne, Jupiter, Mars, Soleil, Vénus, Mercure, la Lune...
En même temps qu'on apprendra cette liste par cœur il sera utile de dessiner plusieurs fois les signes provenant de la Langue Adamique (le Watan, SaintYves d'Alveydre) attribués à chacune des Planètes. ï) SATURNE JUPITER (ÿ MARS © LE SOLEIL Ç VÉNUS J MERCURE £ LA LUNE Pour bien comprendre la manière dont les anciens concevaient la physiologie des corps célestes, il est indispensable de posséder quelques notions d'astro nomie.
Faute de connaissances astronomiques les traités d’astrologie sont souvent des casse-tête chinois. Supposons donc que vous êtes vers onze heures du matin aux environs de Paris dans un champ. Que voyez-vous ? Le ciel au-dessus de votre tête et un cercle horizon tal qui borde votre vue tout autour de vous. Ce cer cle, c’est l’horizon.
Le ciel qui est au-dessus de votre tête représente assez bien une grande calotte renver sée et, pour le moment, vous n’y voyez que quelques nuages et le soleil qui monte doucement vers le point le plus culminant de cette calotte céleste.
Quand le Soleil sera à ce point il sera exactement Midi à l’en droit où vous vous trouvez.imaginez un grand demiPREMIERS ÉLÉMENTS d'àSTROSOPHIE io5 cercle qui passera par ce point où le Soleil se trouve à midi en coupant l'horizon à droite et à gauche et vous obtiendrez ainsi ce qu’on appelle le Méri dien. L'Horizon, cercle horizontal, et le Méridien, cercle ou mieux demi-cercle en plan vertical, se coupent, comme l'indique la figure suivante.
Mais la Terre est une masse ronde, ou à peu près ; pendant qu’une de ses moitiés est éclairée par le So leil et au moment où le Soleil indique Midi, la moi tié opposée de la Terre est dans le cône d’ombre et dans la Nuit, et il est exactement minuit au som met du cône d’ombre quand il est midi au sommet du cône de Lumière. Ainsi il fait nuit sous vos pieds de l'autre côté de la
ioô l’initiation Terre quand le Soleil de midi brille au-dessus de votre tète. * La figure ci-jointe vous donnera une idée nette de ce fait très important. Notons bien ce qu’on appelle les Points Cardinaux. Quand le Soleil est au méridien et que vous le regari
PREMIERS ÉLÉMENTS ü’aSTROSOPHIE IO7 dez ou seulement que vous tournez votre figure vers lui, vous avez le Midi ou le Sud devant vous, le Nord est derrière vous ou plus exactement sous vos pieds, l'Est est à votre gauche et l'Ouest à votre droite. NoFig. 3. tez tout de suite que cette direction est exactement l'opposé de celle adoptée dans les cartes géogra phiques qui sont établies avec le Nord devant vous,, comme cela arrive ¿1 minuit d’après notre exemple précédent.
l’initiation ioS Les Astrologues établissent tous L horoscope avec le Midi en face de l'observateur. Cette remarque est ca pitale à retenir. Pour se reconnaître sur les Routes terrestres, on a placé des Bornes avec des chiffres indiquant les distances kilométriques. Comment peut-on se recon naître dans l’Espace céleste? D'une manière très simple. On a divisé la voûte céleste en tranches appelées Degrés. La moitié de la voûte céleste visible comprend six zones de chacune 3o%ce qui donne i8o° pour la moitié visible etencore i8o° pour l’autre moitié. Cela fait 36o° pour la sphère tout entière. Les astres divers vont parcourir cette route céleste avec des vitesses différentes. C'est comme sur Terre l'automobile et la charrette à âne du paysan,qui,par ties en même temps du village, ne passent pas au
PREMIERS ÉLÉMENTS D ASTROSOPHIE iog même moment la première borne kilométrique,puis que l’automobile va bien plus vite que la charrette. De même dans le ciel il y a des astres rapides et d'autres plus lents. Ainsi la Terre fait le tour complet ¡80’ Fig. 5. du ciel en 24 heures en tournant sur elle-même. Comme il y a 12 Divisions de chacune 3o° dans la sphère céleste, la Terre parcourt 20 par heure.
Par contre, d’après les apparences visibles, ,1e Soleil par court chaque degré en un mois et il faut un an pour que le Soleil ait fait le tour des 36o° du ciel. Ainsi
I 10 l'initiation une division de 3oü représente une demi-heure de rotation terrestre et un mois de marche solaire. Le lecteur sait bien entendu que c’est la Terre qui tourne autour du Soleil en un an. mais nous conservons le langage des apparences, utile pour la compréhension de l'astrologie. f Etudiez bien la figure ci-jointe qui indique les di visions astronomiques du ciel.
Chacune de ces divisions de 3o" constitue ce que les Astrologues appellent une Maison. Le ciel est divisé par les Astrologues en 12 Maisons dans les quelles sont logés les Signes du Zodiaque à raison de un par Maison et les Planètes. La division des Maisons astrologiques est établie d’après la marche du Soleil, c'est-à-dire que chaque Maison de 3o° représente un mois de l’année.
L'an née des Astrologues commence en Mars, au Signe du Bélier (20 Mars au 20 Avril) et c’est là qu’est la Mai son n° 1, puis vient la Maison n° 2 avec le Signe du Taureau et ainsi de suite suivant la figure sui vante : Note importante. — Pour la clarté de cette étude élémentaire, nous supposons que les Maisons et les Signes coïncident exactement, ce qui n’a lieu que pour les personnes nées dans le Premier degré du Bélier.
Nous avons conservé la confusion des Mai sons et des Signes pour faciliter l’étude des éléments statiques de l’astrologie. Plus loin, nous ferons les re marques utiles pour expliquer comment la Première maison change de signe selon la date de naissance. Que les astrologues déjà avancés dans ces études ne
PREMIERS ÉLÉMENTS d’aSTROSOPHIE I I I protestent donc pas dès maintenant. Cette note est là pour leur expliquer la raison de notre enseigne ment actuel.
Trois maisons indiquent une Saison.Ainsi le Prin temps est indiqué par les Maisons 1, 2, 3, appelées le Bélier, le Taureau, les Gémeaux et allant du 21 Mars au 21 Juin où commence l'Été indiqué par les Maisons 4, 5, 6, appelées Cancer, Lion, Vierge par rapport aux signes du Zodiaque et allant du 21 Juin au 21 Septembre.
A ce moment commence T Au tomne avec les Maisons 7, 8, 9 et les Signes : Ba lance Scorpion, Sagittaire allant du 21 Septembre au I
I 12 i/initiation 21 Décembre. L'Hiver commence à cette date avec les Maisons io, 11, 12, et les Signes,Capricorne,Ver seau Poissons, allant du 21 Décembre au 21 Mars où recommence le Printemps avec l’Entrée du Soleil dans le Si^ne du Bélier. (Notons tout de suite que le Soleil n’entre plus en ce' moment dans le Signe Zodiacal du Bélier le 21 mars. Il y entrait quand le Zodiaque a été établi par Ram il y a 12.000 ans environ. A cause delà Précession des Equinoxes, le Soleil entre dans le Bé lier du i5 Avril au i5 Mai) et il reprend sa place pri mitive tous les 26.000 ans. Nous disons cela pour éviter à nos lecteurs des erreurs astronomiques et maintenant nous revenons à l’Astrologie.) il est indispensable pour le chercheur sérieux d’ap prendre par cœur le nom des 12 Signes du Zodiaque et le nombre des Maisons qu’ils représentent. MAISONS ASCENDANTES ET DESCENDANTES Comme les Maisons partent du n° 1 et vont jus qu'au n° 12 il y a la moitié des maisons qui sont pla cées dans la moitié nord ou septentrionale de la sphère céleste : ce sont les maisons Septentrionales ou Ascendantes. Elles vont depuis l’Est à la Maison 1 jusqu’à l’Ouest à la Maison 6. Les Maisons de 7 à 12 sont placées dans la partie Méridionale de la sphère. Ce sont les Maisons Descendantes. Les Signes du Zo diaque sont divisés exactement comme les Maisons en Signes Ascendants ou Septentrionaux et en Signes Descendants ou Méridionaux.
PREMIERS ÉLÉMENTS d’aSTROSOPHIE h3 Les Signes Ascendants vont du r r au i8o" et les Signes Descendants du 180° au 36o°. LES ANGLES Chacun des Points cardinaux determine un Angle ANGLE MÉRIDIONAL (nadîr) Fig. 7. dans lequel est placée la maison correspondante. Ainsi le Bélier et la Maison 1 sont placés à l’Oricnt.
L INITIATION 114 Ainsi est déterminé l’Angle Oriental ou Ascendant. Ce terme est extrêmement important à retenir. La Maison 4 et le Signe Zodiacal du Cancer for ment l’Angle Septentrional (Nadir).
La Maison 7 et le Signe de la Balance forment l’Angle Occidental ou le Descendant. La Maison 10 et le Signe Zodiacal du Capricorne
PREMIERS ÉLÉMENTS d’aSTROSOPHIE 115 forment f Angle Méridional, le Midi ou Milieu du Ciel (Zénith). Voir avec soin la figure suivante : Les quatre Maisons dont nous venons deparler: les Maisons 1,4, 10, sont des Maisons d'Angle ou Maisons Angulaires, indiquant les quatre points cardinaux. La Maison qui suit une Maison Angulaire prend le nom de Maison succédente ou fixe. Les Maisons fixes sont donc les Maisons 2, 5, 8, 11. Enfin la Maison qui suit une /Maison fixe s’appelle Cadente ou Mutable. Les Maisons Mutables sont donc les Maisons : 3, 6, 9, 12. La figure suivante indiquera bien ces divisions : Les Anciens enseignaient que le ciel avait une action dominante sur les Forces Physiques, les Etres vivants et les Etats de la Matière sur la Terre. C’est ainsi qu’ils donnaient le nom de Terre à tout ce qui était à l'état solide, le nom d’Eau à tout ce qui était à l’état liquide, le nom d’Air à tout ce qui était à l’état gazeux et le nom de Feu à toutes les manifestations de la Force. C’est une grossière erreur de croire que ces termes désignaient la Terre elle-même ou l'Eau terrestre ou l’Air atmosphérique ou le Feu du Four neau; les termes de Terre d’antimoine : Eau de Vie, Air (ou Esprit) de Vin, Feu Philosophique, etc. etc., serviraient au besoin à éclairer les Profanes. r Ces divers Etats de la Matière étaient indiqués symboliquement par des triangles : le Feu par un triangle la pointe en haut mais non barré à son som met ; l’air par un triangle la pointe en haut et barré
ii6 l’initiation à son sommet: l’Eau par un triangle la pointe en bas et non barré; et la Terre par un triangle la pointe "ERRE en bas barré à son sommet. Voici les hiéroglyphes de ces éléments. F'ig. io. Chacune des Maisons astrologiques correspond à un des quatre éléments.
10
Fjg. 14.
PREMIERS ÉLÉMENTS d’aSTROSOPHIE I 19 Les Maisons i, 5, 9, sont Ignées et correspondent à ¡'Élément Feu. En réunissant le milieu de chacune de ces Maisons par une ligne droite on inscrit le triangle de Feu dans le ciel. Les Maisons 2, 6, io, correspondent à la Terre et forment dans le ciel le triangle de la Terre des Vi vants. Les Maisons 3, 7, 11, forment le triangle d'Air. Les Maisons 4, 8, 12, forment le triangle d’Eau ou des Grandes Eaux Célestes. Les triangles de Terre et d’Eau se coupent en r formant un Hexagramme ou Etoile de Salomon. Il en est de même des triangles de Feu et d’Air. Bien étudier à ce propos les figures précédentes. Papus
DIEU & LA CREATION Aussi peu que nous puissions arriver à nous déta cher des chaînes qui nous rivent à la terre, pour diriger notre pensée vers l’Univers et l'Au-Delà, nous constatons que tout nous incite à reconnaître l'exis tence d’un Créateur unique : Dieu : Si Dieu est unique, il ne peut rien exister en dehors de Lui ! Tout ce qui provient de Lui est à Lui, est dans Lui ! Dieu est donc dans le plus infime des êtres aussi bien que dans le plus grand; réciproquement, ces êtres sont aussi dans Dieu. Nous disons « êtres » parce qu’il n’y a que des êtres en Dieu, Lui qui est l’Être-Vie par excellence. Le minéral, la pierre la plus dure, est aussi un être composé d’autres êtres ayant de la vie à un moindre degré, le tout contenu aussi en Dieu. On pourrait se demander si Dieu, avec l’ensemble des êtres qui Le compose, est toujours le même Dieu ? Cependant, dans la nature qui nous contient, nous voyons continuellement actions et réactions, créations, conservations, transformations, transitions, générations !
DIEU ET LA CREATION 12 I C'est donc qu’il \ a en Dieu Clique une partie immuable et tmr patiir (tatvd.»-. mabL l a l'.ulir mnuuablr de Dim .--.t p.uu I !q connu, l‘ Vin Soph. 1' Vb-olu, le l’êrc La partie transformable est la < îrandc Vierge. ♦ t l’Epouse Divine, l'Etcrncllc Nature; les (ransloim.ie tions s'opèrent au sein de cctie Epouse sans qu elle cesse d'être éternellement vierge.
Le Père agit sur son Epouse au moyen de son Verbe fécondant, créateur des êtres et des formes et des mondes. Mais, avant de mettre son Verbe en action, c'est-àdire avant d'exprimer sa Pensée, Dieu a du penser : la Pensée Divine est le Saint-Esprit présent en tout et partout. Dans la partie immuable de Dieu se trouve donc : i1' le Père ; 2” la Pensée du Père ou Saint-Esprit ; 3 le Verbe du Père ou Fils.
Dans la partie transformable de Dieu se trouve f r l’Epouse l’Eternelle Nature. Aïn-Soph, le Père, voilant sa pensée, ne pensant pas : c’est pour nous la Nuit de Brahma. Le Père pensant, lance son Esprit-Saint, son souffle : c’est pour nous le commencement du jour de Brahma, si l’on veut !
Le Père, manifestant sa Pensée par son Verbe : agit, féconde, crée. f L'Epouse Divine reçoit dans son sein ce Verbe Divin, qui se fait chair.’ Père, Esprit, Verbe, Épouse, tel est le grand I out, le Tétragramme Divin, formé des nombres i, 2, 3
122 l’initiation et 4 dont le total est 10 « le Un et le O », l’Unité Immuable se développant en cercle, en sphère, en œuf pendant le jour de Brahma et revenant à l’Unique pendant la nuit de Brahma. Lorsque Dieu, exprimant sa Pensée, voulut créer r f au sein de son Eternelle Epouse, Il lit agir son Verbe comme première manifestation.
De la relation entre le Verbe du Père et la Vierge Épouse sont issus les grands Esprits de Lumière, les géants, êtres androgynes jouissant de leur libre arbitre et de leur volonté au sein de leur mère divine.
La tradition rapporte comment un certain nombre de ces êtres, devenus orgueilleux et égoïstes, se révol tèrent contre leur Père, comment ils furent chassés du monde Divin et comment, par conséquence, eut lieu la création temporelle, dans le sein de laquelle devaient désormais être enfermés ces esprits, qui avaient ainsi jeté le trouble.
Cette création temporelle eu lieu en six jours ou six périodes, d’après la tradition laquelle ajoute que le premier jour Dieu faisant agir son Verbe, créa la Lumière. Dans lex Verbe Divin se trouvait donc cette Lu mière, voile d’Amour, de Sagesse et d’intelligence recouvrant la Pensée Divine, et c’est dans cette toilevoile que devait se broder le Tout de la création tem porelle future.
Ce voile lumineux se détache sur fond d’ombre, au sein de l’Épouse Nature Éternelle, comme la tache germinative se dessine, s’étend sur Bœuf fé condé.
DIEL’ ET LA CREATION 123 Dans cet œuf fécondé, comme dans l'œuf ordinaire se développent ensuite trois segments. Ces trois seg ments correspondent aux trois mondes : spirituel, astral et physique. C’est donc de la Lumière que provient tout ce qui existe dans la nature et c’est dans la Lumière que tout retourne.
Lorsque cette Lumière Universelle aimante les mondes, on la nomme Lumière astrale; lorsqu'elle forme les métaux on la nomme Azoth ou Mercure des sages, lorsqu’elle donne la vie au règne animal et à l’homme animal on la nomme Magnétisme ani mal. En résumé, la Lumière Universelle est à la fois un agent naturel de par sa mère l’Épouse Divine et un agent divin de par son Père, Dieu.
C'est une substance plastique universelle de par sa mère et c’est une Force agissant sur cette substance de par son Père. Elle contient donc en elle la Force et la Matière. r f L'Epouse Divine, c'est la Nature Eternelle. La Création, c’est la Nature Temporelle. La Tradition dit que le sixième jour Dieu créa l’homme. Cet homme, le grand Adam, étaitandrogyne comme ses frères prédécesseurs, les grands Esprits de Lu mière.
Dans la Pensée Divine, cet Homme devait, au sein de la nouvelle création, représenter le Verbe Divin et être par conséquent le directeur dématérialisant de de tout ce qui était contenu dans cette création, y
l'initiation 124 compris les grands Esprits déchus renfermés prison niers au sein des mondes physiques. On sait comment eurent lieu, par la suite, la faute du grand Adam, sa dissociation en particules mascu lines et téminines et la chute de ces particules spiri tuelles au contact des mondes physiques dans les hommes et les femmes du règne hominal.
Après la chute d’Adam, Dieu le remplaça dans la direction de la création par des Esprits de Lumière qui représentent la Providence Divine. De sorte que. dans la création ou nature temporelle se trouvent actuellement: i° en haut, la Providence ou nature naturante, 20 au centre l’homme-femme ou Volonté humaine ou Nature hominale passion nelle, 3° en bas le Destin ou nature naturée astrale et physique.
Le tout renfermé dans la Nature Eternelle, qui est le quatrième terme de ce Tétragramme Divin. Il s'ensuit que le Verbe-Providence se trouve en tout et partout, dans tous les êtres et toutes les choses visibles ou invisibles des différentes Natures, depuis le minéral le plus grossier jusqu'à l’extraradiant de la Lumière.
Il s’ensuit donc que le Verbe-Providence peut se trouver aussi dans l’intérieur de l’homme-femme, à condition que la Volonté humaine veuille bien le recevoir et lui construire un temple convenable dans lequel 11 se trouvera alors en secret ! Lorsque le Verbe Providence demeure en secret dans l’homme, celui-ci peut, sans intermédiaires, lui adresser toutes ses prières en ce Temple intérieur.
DIEU ET LA CREATION 125 L’homme illuminé, par le Verbe intérieur, arrive alors à très bien discerner ce que nous appelions le Bien et le Mal, termes relatifs, soit à notre terre, soit à notre système solaire, soit à la Lumière astrale.
Mais en tout les cas, il ne doit d’abord compter que sur lui-même, avec une volonté tenace, énergique et droite, suivant en cela la vieille maxime «Aide-toi ! alors seulement le ciel t'aidera.' » Peu de terriens ont assez conquis leur liberté pour pouvoir se détacher des liens cupides, attractifs, qui les rivent à la matière et par suite, leur permettent de reporter leurs pensées vers la Divinité et Pamourpour attirer ainsi le Verbe en leur intérieur.
Le plus grand nombre des hommes sont donc les esclaves de la Terre : les uns, les plus rustres, ceux qui manipulent la matière minérale, végétale, ani male, sont les hommes minéraux, les hommes de la nature ; « cultivateurs, ouvriers, agriculture, indus trie»: les autres sont les hommes végétaux, hommes de liaison, de circulation : le ventre y joue un grand rôle : « commerce, finances, employés » ; les autres sont les hommes-animaux, actifs passionnels, agis sant, exécutant « magistrature, armée, police, etc. » ; d’autres, intitulés intellectuels, sont en adoration devant les arts, les connaissances ou les sciences de la Terre, le reste pour eux n’est rien.
En somme, tous sont plus ou moins gouvernés soit par l’égoïsme, soit par l’orgueil, soit par ces deux à la fois. Il est bien évident que, pour obtenir la synarchie dans une nation, il faut de tous ces hommes diffé rents, qui devraient former des castes hiérarchiques.
12Ô l’initiation Car la nation est aussi un être parfaitement orga nisé. ayant un corps, un ventre, une poitrine, une tète! Par conséquent, dans cet être nation, les diffé rentes catégories d’hommes, minéraux (corps , végé taux (ventre5),animaux (poitrine), intellectuels (tête), doivent trouver leur emploi rationnel.
Il s’agit seulement de savoir bien les répartir dans les différents pouvoirs de la nation : législatif, judi ciaire, exécutif, enseignant, juridique, économique. Mais, le Principe le plus élevé chez l’homme indiduel évolué, synarchique, étant le septième principe, la spiritualité, il s’ensuit que dans une nation on ne peut arriver à la synarchie, complète que si le Prin cipe supérieur, F Autorité, est spiritualisé!
Hélas, la merveilleuse organisation de la Création Divine ne force pas l’attention de l’humanité, laquelle est encore bien loin de deviner les sphinx de l’antique terre d’Ègypte ! Janvier 1910. Franlac.
La Pétrothérapie occulte (Suite) Le Béryl ou Aigue marine. Planète : Jupiter. Zodiaque : la Vierge. Le Béni rend studieux, procure la sympathie; protège contre les ennemis, fait gagner les procès. Dessin à graver : une grenouille. Le Béryl s’enchâsse d'or. {P. Piobb^ Formulaire de Haute Magie.} L’aigue-marine possède une propriété bien remarquable : elle ne perd rien aux lumières.
C’est, dit M. Babinet, un curieux spectacle de voir un magnifique saphir bleu perdre le soir tous ses avantages, tandis qu’une pauvre parure d’aiguemarine, non-seulement garde tout son effet, mais semble même gagner plus d’éclat. Tu rayonnais jadis d’un éclat enchanté Sous les cils de Pallas que la Grèce louange. Et les Césars romains drapaient leur dignité Du paladamentum dont tu bordais la frange.
Le béryl « vault contre les maladies de foye et contre les soupirs et rottes qui viennent de l’estomach », dit le Parfait Joaillier. Beryllus, quasivirillus, a virore lapidis. (Étymo
128 l'initiation logie.) Pour vaincre tes ennemis et fuir les noises, prends une pierre nommée Béryl ou aigue-marine, qui est de la pasle couleur, de très apparente lumière comme l'eau ; porte-la avec toy. et tu vaincras toutes choses contraires.
Elle fait l'homme bien morigéné, puissant en moeurs, comme dit Aaron, et donne bon entendement des choses subtiles. (Albert le Grand.) Elle a aussi une vertu admirable pour les enfants, car elle les rend capables de s’avancer dans les lettres. Elle soulage l’épilepsie, la néphrite ; la poudre est bonne pour les yeux, et rend la navigation heureuse. Le Diamant. Planète : la Lune.
Le diamant préserve des enne mis, fait gagner les procès, écarte les dangers des femmes en couches. Le diamant qui, depuis longtemps, occupe le pre mier rang parmi les pierres précieuses, a été connu dès la plus haute antiquité. Le nom adamas que les Grecs lui avaient donné se retrouve aujourd’hui plus au moins altéré, mais tou jours reconnaissable, dans la plupart des langues de l’Europe et, par suite, de l’Amérique pour désigner cette gemme.
Ce mot adamas signifie dans la langue grecque indomptable. La dureté excessive du diamant justifie parfaitement cette dénomination ; mais nous voyons, parla lecture des ouvrages de l’antiquité, que les Anciens, procédant par induction, avaient prêté au diamant plusieurs autres propriétés physiques qu’il
LA PETROTHERAPIE OCCULTE I2C) ne possède nullement, celle de ne pouvoir s’échauf fer sous l’action du feu, et surtout celle de résister sans se briser au choc du marteau. C'est ce que nous enseignent Lucrèce et Pline, pour ne pas remonter plus haut. ......................................... adamantins saxa Prima acie constant ictus contemnere sueta.
« L’essai de tous ces diamants, dit Pline, se fait sur une enclume, à coups de marteau ; et ils repous sent tellement le fer qu’ils le font sauter de côté et d’autre, et que l’enclume se casse même quelquefois. Cette force de résistance, qui brave les deux puis sances les plus énergiques de la nature, le fer et le feu, cède au sang de boue.
On l’y fait tremper lorsque le sang est frais et chaud; encore faut-il bien des coups en sus pour l'assouplir ; marteau et enclumes, fus sent-ils excellents, se brisent souvent dans l’entre prise. » Le diamant rend nul l’effet du poison, dissipe les accès de folie, et délivre des vaines frayeurs ; aussi l’a t-on appelé eunacile.
Collin de Plancy dit : « La superstition lui attribuait des vertus merveilleuses contre le poison, la peste, les terreurs paniques, les insomnies, les prestiges et les enchantements. Il calmait la colère et entretenait l'amour entre les époux, ce qui lui avait fait donner le nom de pierre de réconciliation.
Il avait en outre des propriétés talismaniques de rendre invincible celui qui le portait, pourvu que. sous la planète de Mars, la figure de ce dieu, ou celle d’Hercule surmontant 9
13o l’initiation l'hydre, y fût gravée. On a été jusqu’à prétendre que les diamants en engendraient d’autres ; et Ruéus parle d'une princesse de Luxembourg qui en avait d’héré ditaires, qui en produisaient d'autres en certains temps. » r Emile Michelet énonce ainsi les précieuses qua lités du diamant : « Il agit fortement sur l'organisme féminin, le sollicite en une délicieuse exaspération.
« Il y a dans le feu aigu, dans le bleuâtre éclat de minerai un je ne sais quoi de sidéral, d'éperdu, du stellaire, devant lequel s’épanouit, se grise l'âme de la femme. » Sources au front d'argent, cascades hyalines, Cristal des flots, miroir du barde et de l'amant, Gemmes aux feux ardents, perles et tournalines Inclinez-vous devant votre roi : Diamant ! Orbes et Gemmes.
Si nous en croyons la baronne Stade, un des au teurs modernes les plus documentés en ces matières, Agnès Sorel, la gracieuse favorite, fut la première femme de France qui porta un collier de diamants.
En amour nous citerons la gracieuse recette du petit Albert. — «Ayez une bague d’or garnie d’un / petit ¿/mmazzZ, qui n’ait point été portée depuis qu’elle est sortie des mains de l’ouvrier ; enveloppez-la d’un petit morceau d’étoffe de soie, et portez-la pendant neuf jours et neuf nuits, entre chemise et chair, à l’opposite de votre cœur. Le neuvième jour, avant le soleil levé, vous gra
LA PÉTROTHÉRAPIE OCCULTE 131 verez avec un poinçon neuf, en dedans de la bague, le mot Scheva.
Vous aurez ensuite trois cheveux de \ la personne dont vous voulez être aimé, et vous les accouplerez avec trois des vôtres en disant: « O corps ! puisses-tu m'aimer et que ton dessein réus sisse aussi ardemment que le mien, par la vertu effi cace de Scheva ! » Il faudra nouer ces cheveux en lacs d'amour, de sorte que la bague soit à peu près enlacée dans le milieu du lacs, et l’ayant enveloppée dans l'étoffe de soie, vous la porterez derechef sur votre cœur autres six jours ; et, le septième jour, vous dégagerez la bague des lacs d’amour, et ferez en sorte de la faire recevoir à la personne aimée.
Toute cette opération doit se faire à jeun, avant le soleil levé.
« La poudredediamant,ditLemery, pourraitêtre un poison, étant avalée : pareequ’il seroit dangereux qu’il ne s’en attachât aux membranes du ventricule et des intestins, et ne les perçât par ses pointes et sa dureté. » Il est bien certain qu’aujourd’hui on ne songerait pas, par exemple, à se mettre au régime du diamant, d’abord parce qu’il est peu comestible, et puis parce que ce remède ne serait pas à la portée de toutes les bourses.
Les disciples de Paracelse assurent cepen dant que leur maître serait mort pour avoir absorbé delà poudre de diamant \ Mais, au dire de l’auteur du Parfait Joaillier, ce ne serait qu’habile manœuvre pour couvrir l’imposture du malin Théophraste.
Paracelse étant mort dans la force de l'âge, alors qu'il avait déclaré posséder des onguents qui guéris132 l’initiation saient de toutes les maladies, on ne pouvait manquer de lui opposer son propre cas, et alors par suite de l'ingestion de la poudre de diamant, qui passait pour « ronger les intestins par sa dureté ».
Ce n'était là qu’un conte, car Monardes rapporte que certains esclaves ont pu avaler plusieurs dia mants pour cacher leur larcin et les rendre, sans que leur santé en fût altérée ; et. au dire du même au teur, une femme aurait fait prendre, pendant plu sieurs jours, à son mari, travaillé d'une vieille dysen terie, de la poudre de diamant, « sans aucun péril et endommagement ».
L'un des diamants les plus célèbres est celui du rajah de Matum, à Bornéo, Ce diamant est, pour le rajah et les populations du pays, une espèce de palla dium auquel seraient attachées les destinées de l'em pire. En outre, l’eau dans laquelle il a été trempé passe pour guérir toute espèce de maladies.
Robert de Berquen écrit : « i’adiosteray ce que les Juifs remarquent du diamant, qu'Aaron, le Souve rains Prebstre des Israélites, le portoit avec l’Ephod, lequel changeoit de lustre selon les occurrences; car s’il s’agissait de convaincre un coupable, il devenait terne et obscur ; ou si c’estoit pour iustifier un inno cent, il brilloit et iettoit une lumière incomparable ment plus grande qu’à l’ordinaire. » L’Hématite. • Planète : Mars.
Zodiaque : le Bélier. L’hématite est un contre-poison. Avec l’hématite, ou pierre de sang, on fabriquait des bagues hémostatiques.
LA PÉTROTHÉBAPIE OCCULTE 133 Aime mère des dieux et des faibles mortels, Junon Ithylia, Lucine vénérée, A toi ce brun joyau que vient sur tes autels Heureuse, déposer l’épouse libérée! Soumise au noir destin de l'Être Originel, Le magique pouvoir de ta pierre sacrée Seul l’a dû préserver, à l’instant solennel De l’affreuse douleur de l'Ève qui procrée.
O Sanguine, dis-nous quel Dieu compatissant A ton sein attacha le charme tout-puissant Qui réprima la vie aux lèvres des blessures, Et quel démon jaloux permit que de ton flanc Un infernal amour se glissa dans le sang Des vierges qu'un amant orna de tes parures ? Léon Combes. Les plus belles hématites, dit Pline, viennent d'Ethiopie.
L’Arabie et l’Afrique en fournissent aussi: elles sont couleur de sang ; n’oublions pas qu'elles sont réputées excellentes pour découvrir les pièges des Barbares. Au cours de ses recherches, Mithridate était entré en correspondance avec les plus illustres médecins de son temps.
Zachalias, de Babylone,lui adressa un traité sur la médecine, où il signalait notamment les vertus miraculeuses de l'hématite, pierre souveraine contre les maladies des yeux et du foie, contre les blessures causées par les armes blanches, et dont la possession assurait aux plaideurs le gain de leurs pro cès, aux pétitionnaires le succès de leurs requêtes. « Elle est fort astringente et dessicative, dit Lémery,
134 l’initiation elle arrête le sang; on s’en sert intérieurement et extérieurement en poudre subtile. » C'est la première substance qui ait été gravée. Quand on examine, en effet, à la Bibliothèque natio nale, les cylindres et les vases gravés par les Chaldéens, les Assyriens, les Mèdes, les Perses, les Phé niciens, etc., ou reconnaît que l’hématite est surtout la substance mise en œuvre, en même temps que l’insuffisance du dessin et l’inexpérience évidente de l’artiste montrent qu'on se trouve bien là en présence d'œuvres remontant à l’origine de l’art. (A suivre.) C. B. X
Puisque tous les êtres ont la même origine, qui est Dieu, ils devraient tous avoir la même sagesse en par tage. L’expérience de chaque jour nous démontre qu’il n’en est pas ainsi : il y a des gens intelligents, c’est vrai, mais ils constituent le petit nombre et l'ex ception; les imbéciles, au contraire, forment l'im mense majorité. Qu’est-ce à dire, et pourquoi cette opposition choquante? Voici. Pour qu’un drame puisse se jouer, il faut au moins deux personnages. Pour que certains êtres pa raissent intelligents, il faut que certains êtres con sentent à passer pour bêtes. Pour que la lumière soit dite lumière, il faut le contraste des ténèbres. C'est par cette raison que l’universelle Sagesse se scinde en deux parties : Bêtise d’un côté, Intelligence de l'autre. En vérité absolue, tout est Sagesse ; mais cette Sa gesse, qui, d’un côté, se laisse voir telle qu'elle est, se dissimule, de l’autre, sous le manteau de la Bêtise; et ainsi, le drame de la Vie devient possible, car il y a un bourreau adroite, et une victime à gauche.
Néanmoins, si la Sagesse ne se montrait que sous l’apparence et dans le rôle de la Bêtise, elle ne pour rait pas subsister : tout, en effet, conspirerait à l’ac136 l’initiation câbler, tout se liguerait contre elle pour la dépouil ler,, et lui donner ensuite le coup mortel. Pour se défendre, elle se pare du masque de la Beauté,et, par le même fait, voilà la Faiblesse devenue Force, et dictant ses lois à ses oppresseurs.
La Beauté n’est donc qu'un masque, un piège, une illusion, et toutes les fois, que nous cédons à la Beauté, nous proclamons l'empire de I’Erreur et l'avènement du Mensonge, il est fatal que nous ayons à en supporter les consé quences : cris, larmes, désespoir.
Car ce n'est pas la Beauté que nous devons aimer, mais la Sagesse : la Beauté n'est qu’un moyen employé par la Sagesse pour attirer l'attention sur elle ; c'est l'amorce avec laquelle le pêcheur prend le poisson; la poudre su crée qui dissimule l’amertume des pilules qu’il nous faut avaler.La Beauté, en Kabbale, c'est la lettre Vau, dont le nom signifie clou, crochet et hameçon, ce qui éveille une idée d'épreuve et de tentation ; et cette lettre correspond à la séphira Tiphereth, d’où les An ciens ont tiré Typh-on, nom de la Forme tentatrice, hypocrite et perfide.
O sublimes profondeurs de la Bêtise ! Artifice inef fable de la Sagesse ! Irrésistible Beauté ! O source in tarissable de tous les biens, car c’est avec les imbé ciles seuls qu’on s’enrichit ! C’est la Sagesse qui se laisse exploiter par des goujats insolents ; c’est elle qui se laisse berner, tromper, escroquer, dépouiller; c’est elle la douce brebis, qui tend candidement sa gorgea l’infâme couteau... Tout cela, c’est de sa part un sacrifice volontaire et conscient.
Et si la victime se lamente, c’est qu’elle a oublié un moment la réaLA BÊTISE i37 lité, pour s’être trop bien incarnée dans la peau de son personnage ; si le bourreau triomphe et jubile, c’est qu’il a fini par prendre son jeu de convention pour la réalité pure. Dans le fond intime des choses, il n'y a ni dupe, ni dupeur, ni escroqué, ni escroqueur, ni victime,ni bourreau, mais uniquement une éternelle et divine Comédie.
Et toute Bêtise veut être comblée ; toute Bêtise veut être transmuée en Intelligence; toute Bêtise veut être rachetée. Elle se vend comme esclave ou comme bête de somme, rachetez-la ! Quand elle se prostitue, réhabilitez-la ! Quand on lui crache au visage, essuyezla! Rien n'est plus beau, plus sublime, plus attendris sant que la Bêtise. La Bêtise est la première de toutes les vertus et la source de toutes les autres.
La mo destie est une ruse divine, par laquelle un homme intelligent cherche à se faire passer pour un imbécile. On doit toujours faire croire à sa bêtise, car c’est la seule façon de voiler sa propre supériorité et de se la faire pardonner. La Bêtise, en un mot, est la Grande Comédienne qui trompe sans en avoir l’air tous ceux qui veulent la tromper.
Oui, le sens de la fable, du mythe, delà fiction,est un sens transcendant, le seul conforme à la Vérité, le seul qui puisse donner la signification du monde. Telle est la raison qui faisait dire à Épictète :« Quelle que soit ta condition, souviens-toi de remplir conve nablement le rôle que le maître de la pièce t'a im posé ». Voilà pourquoi Auguste mourant disait a ceux qui l'entouraient : « Ne trouvez-vous pas que
i38 l’initiation j’ai bien joué mon rôle ?» Et Rabelais : «Tirez le ri deau, la farce est jouée ! » C'est afin de hâter le dénouement de l’action, que se manifestent les Rédempteurs, les Réparateurs, les Messies, les Prométhées ou Prometteurs. Ils appa raissent pour signifier à la Bêtise que le moment est enfin venu de quitter son rôle. A ceux-là la Bêtise répond simplement : «Mon beau Prince, vous vous êtes bien fait attendre !... » Karl Nissa.
ALLOCUTION pour une réception Mart..: Mon Fr Tu viens à nous, désespéré après avoir longuement étudié la science universitaire qui ne put assouvir ton désir spirituel. Déçu dans tes espérances par les études philosophiques dont les hypothèses ne te satisfont plus, — avide de Vérités plus probantes, las de cher cher dans les Facultés le Vrai qui se dérobe toujours, tu t’adresses à nous pour te donner le baume qui apaise et qui calme ! Jeune et déjà pâli par l’étude, tu t’insurges contre l’inutilité de ton travail. Dans ki science chimique, tu as été émerveillé par ¡’intelligent enchaînement des phénomènes, mais lorsque tu as demandé à remonter à la Cause Pre mière, les professeurs incapables de comprendre les besoins de cette indigence spirituelle, ont ri de toi. Pourtant ! tu pressens que quelque chose préside au groupement des atomes en plus de l’ingénieux hexagone de Kékulé !
140 l'initiation Dans l'affinité des corps, tu crois deviner une ma nifestation de F Amour et dans lAmour tu vois la réunion des contraires obéissant à l’éternelle loi de l’attraction ! C'est pour cela que tu cherches ailleurs la réponse due à ton désir de connaître.
Tu viens à nous solliciteur intellectuel avide! — Les portes sont ouvertes toutes grandes. — Entre. — Jamais nous ne refusons l'hospitalité réconfortante au désemparé du Savoir. £ Mais avant d’aborder la Science cachée, Ecoute le dernier conseil de ton Fr:’: ! puisse-t-il te permettre de ne point répéter la faute originelle, celle commise par les verbes fragmentaires émanés de la dyade an drogyne primitive : le désir et V orgueil de l’existence « propre ». ★ * ♦ LE MAGE Ayant développé ton orgueil comme il sied, par ta Volonté maître de tes impulsions, de tes désirs; ne les satisfaisant que convaincu que tu le « Veux », tombant d’autant plus facilement dans la faute que tu es plus sûr de pouvoir y résister, tu poursuis avec acharnement l’entraînement magique!
Fort, ton œil triomphe des paupières les plus obsti nément fixes. Ton verbe impérieux commande ! Ton geste entraîné ordonne !
ALLOCUTION POUR UNE RECEPTION MART.’. I4I Tu rayonnes le fluide et le médium subjugué t’obéit ! L’astral est le monde de ton commandement et les entités inférieures répondant aux appels puissants de tes incantations rituéliques, ébauchent leurs contours indécis dans la fumée mouvante des parfums. Devant la ferme expression du verbe de ton désir s’annihile la volonté d’autrui.
Tu lis sur les visages I La signature des planètes te montre le point vulné rable de chacun 1 La chiromancie te prête son concours ! Les hommes viennent à toi, dociles ; partout tu triomphes, partout tu es roi ! * » * LE THAUMATURGE Ce continuel effort épuisant ta réserve de dyna misme, tu es incapable un jour de repousser les obses sions de l’astral insurgé.
Tracé par ton geste affaibli, le cercle n’est plus in frangible par les larves ameutées.
Les élémentals, ces hyènes de l’Astral, flairant une victime impuissante se ruent à l’envi..... ton œil se dilate devant des 9 visions effrayantes ! l’Epée s’échappe de ta main débile..... sur le sol la coupe se brise avec un bruit terrifiant..... la couronne se plaque sur ton front moite..... les plis de ta robe sont secoués par un cou rant glacial..... le froid de la Mort t’envahit......tu te
l’initiation 142 sens perdu....... tu vas crier bien fort à l’aide...... tu....... Non ! car c’est alors qu’un éclair d'en haut illumi nant ton intelligence aux abois, tu implores dans la prière magique la protection des puissances supé rieures.......Tu tends les mains vers le ciel !... Tu ne commandes plus, tu demandes !
Tu n’ordonnes plus, tu sollicites ! ...............Et peu à peu, tu éprouves le besoin de t'abandonner dans la confiance absolue, dans le désir de croire.
Ton front jadis superbe s’est incliné vers la terre, tes genoux ont fléchi ; sur ton regard orgueilleux tes paupières se sont abaissées, humbles et timides; mais ton cœur s’élève et tu t’offres meurtri, saignant, mais plein d'espoir, Holocauste Divin ! à Dieu devant lequel tu te courbes, mendiant le pardon et l’oubli pour l’orgueil de ta Volonté un instant révoltée. Et dans son ineffable bonté Dieu t’écoute! ................
Dans ton cœur, l’angoisse première fait place à un calme relatif et tu comprends que cela vaut mieux que la tension primitive de ton esprit. Tu ne rêves plus de tragiques conquêtes astrales, mais tu songes à une quiétude spirituelle complète et inté grale. Tu dédaignes la lecture des signatures planétaires, car ton intuition croissant à mesure que ta passivité augmente, te permet de sentir les dégagements de l’astral humain.
ALLOCUTION POUR UNE RECEPTION MART.'. 143 ★ * < LE MYSTIQUE ...........Insensiblement, dans ta soif de béatitude, tu finis par toublier toi-même. Comprenant que Dieu est plus que toi, tu t’aban donnes à lui : tu joins les mains. C'est alors que s’abîmant dans la prière et dans la foi ton cœur finit par exhaler le parfum enchanteur del’Humilité com plète auquel Dieu ne résiste jamais. Tu ne commandes pas..... Tu ne sollicites plus.....
Tu attends ! Et tout arrive, car ton cœur est « prêt » pour rece voir. Tu plains tes frères, tu oublies ta propre douleur au profit du pauvre qui souffre, du méchant qui tyrannise, du grand qui règne. Tu pries pour eux et tu reçois d’autant plus que ton abnégation de toimême est plus grande. Tu as atteint le sommet suprême, la béatitude pro fonde ! car dans l’abandon intégral à la Justice imma nente, là seulement réside le bonheur humain. X GRNR S:’: I:’: • • D.-. S.-. Ç.-. (Marseille).
PARTIE INITIATIQUE Cette partie est réservée à l'exposé des idées de la Direction, des Membres du Comité de Rédaction et à la reproduction des classiques anciens. La reproduction des articles inédits publies par V initiation est formellement interdite, à moins d’autorisation spéciale.
LES CRITIQUES DE CA6LIDSTR0 En i863, M. Campardon, un puits de science uni versellement connu des érudits et continuellement mis à contribution par eux car, pour son malheur, le savant se double d’un homme infiniment aimable, publia dans son livre : Marie-Antoinette et le Procès du Collier( i ) des documents conservés aux Archives et dont on neconnaissait jusque-là que des fragments.
Les pièces relatives à Cagliostro n'étaient pas absolument inédites (2), mais elles étaient publiées «in extenso» et les passages connus étaient disséminés dans des brochures oubliées et rares; il mettait ainsi à la dis position des chercheurs les pièces originales. En 1902, M. Funck-Brentano a consacré à Cagliostro un chapitre entier et quelques pages encore dans son volume de l'Affaire du Collier (1). (1) P.
Plon, i863, in-8. (2) La lettre au commissaire Fontaine, les rapports de po lice de 1773, vrais ou faux, avaient déjà été cités et utilisés dans le Courrier de l'Europe, en 1787. (Ù P. Hachette, 1902, in-12.
LES CRITIQUES DE CAGLIOSTRO 145 L'intimité de Cagliostro avec le cardinal de Rohan, sa lutte contre les accusations de Mme de la Motte jus tifient la place que lui a réservée M. Funck-Brentano dans son livre.
Cette étude accessoire est faite aussi bien que possible, écrite avec élégance; elle s’appuie sur les documents Campardon, et sur quelques cita tions des contemporains; mais l’auteur, ne voulant pas outre-passer les limites assignées à l’un seulement de ses personnages, s’est borné à insister sur le rôle de Cagliostro dans l’affaire du Collier, sur ses rapports avec le Cardinal, sur sa défense et sur la polémique qui s’ensuivit.
Pour Cagliostro médecin, voyant, inspiré ou thaumaturge, il n'a que railleries et mé pris; sur tous ces points, qui ne l’intéressaient pas, il suit l’opinion établie, par tradition; mais en ce qui concerne le procès du Collier, son jugement est nette ment favorable, parce que c’est l’affaire etl’époquequ’il avait étudiées particulièrement (i).
Il est à remarquer que tous ceux qui ont voulu examiner à fond un détail, un fait isolé de la vie de Cagliostro sont arri vés sur ce point spécial au même résultat (De Gleichen, Les Députés des Philalèthes, etc.) : ils ont pro clamé leur estime pour lui.
En 1904, un livre parut sur Cagliostro (2) d’après des documents inédits, selon le titre, mais, en fait, (1) M. Funck-Brentano établit facilement les origines de la jalousie de Mme de la Motte, de sa haine pour Cagliostro, et l'in nocence complète du comte de Cagliostro dans cette escroque rie qui fut conçue et exécutée par Mme de la Motte seule (pp. 107 et 269). (2) Cagliostro, par M. d’Alméras, P. Lecène-Oudin et Cie igol, 1 vol. in-12. 10
l’initiation 146 n apportant rien de nouveau ni comme documents, ni comme interprétation des faits. Le livre ne diffère de l’étude partielle de M. Funck-Brentano que par la place plus importante accordée aux différents voyages de Cagliostro : son enfance, ses séjours en Angle terre, en Russie, à Rome, sa mort y sont racontés avec force détails et non plus seulement son rôle à Paris dans l'affaire du Collier.
Les mêmes documents (documents Campardon). les mêmes pamphlets, les mêmes lettres d’indicateurs de police constituent les sources, et les accusations, les plaisanteries répétées depuis 1786, nous les retrou vons reproduites dans cet ouvrage avec un peu plus d’ironie et de sévérité encore.
Si l’auteur ne se piquait pas d’écrire de l’histoire, et, par conséquent, si l’auto rité de son livre ne devait pas en imposer aux lecteurs comme un jugement définitif sur Cagliostro, il serait absolument inutile de protester et de discuter. Des romans ont été écrits sur Cagliostro (Dumas, J. de Saint-Félix, Cagliostro ou ïIntrigant, C.
Mendès,etc.) qui ne méritent pas une critique ; l’auteur d’une œuvre d’imagination est libre d’embellir ou de noircir son héros selon les besoins de son récit.
Tel n’est pas le cas de l’ouvrage de M. d’Alméras ; après l’avoir achevé, un lecteur peut penser que la cause est enten due — j’en ai eu des exemples — et que Cagliostro, le dernier des voleurs, le plus répugnant des proxénètes a justement été empoisonné et mis à mort par le Saint-Office qui débarrassait ainsi l’humanité d’un des plus dangereux criminels qu’elle eut à craindre. Car c’est l’impression qui se dégage de chaque page
LES CRITIQUES DE CAGLIOSTRO 147 la thèse qui se développe dans l’ouvrage, la conclu sion à laquelle il aboutit; et comme il s’agit d’une étude complète, biographique et historique, accompa gnée de références, suivie de pièces justificatives,com prenant 35o pages uniquement consacrées à Çagliostro, comment ne pas accepter cette opinion comme une vérité historique indiscutable?
C’est cependant contre cette conclusion que je tiens à m'élever, et je le fais avec d’autant moins de scru pules et d’autant moins de crainte de blesser l’auteur — dont le livre est bien composé, élégamment écrit et fort intéressant — que, chose extraordinaire, la con clusion qu'on est amené à tirer de l'ouvrage n'exprime pas l'opinion véritable, le sentiment intime de l’au teur.
Entraîné par son sujet, par l'opinion d’autrui, par l'attrait de charger son personnage, par la facilité de tourner en dérision tout ce qui touche au merveil leux, M. d'Alméras a dépassé souvent sa propre pensée, ou, en d'autres cas, n’a pas osé i avouer.
On le sent et cette impression n'est pas fausse; l'auteur l'a même reconnu : la multiplicité des libelles satiriques des articles de chantage écrits contre Çagliostro a len tement, progressivement, suggestionné son cerveau.
« Réduit à ces documents qu’ont inspiré la haine ou simplement le besoin de médire, l'historien, avoue l’auteur (1), même en les maniant avec précaution est (1) « En réalité, nous ne le connaissons que d'après le mal qu’on a dit de lui, par des rapports de police, par des lettres d'indicateurs plus ou moins véridiques, par des pamphlets dans lesquels la vérité est remplacée quelquefois par de l'es prit, souvent par de la haine ». D'Alméras, p. 3. « On sent, à l'étudier de près que le personnage vaut mieux que sa réputation ». D'Alméras, p. 5.
L INITIATION 148 entraîné, qu'il le veuille ou non, à en adopter, faute de mieux, le parti pris. » Et c'est ce qu'il a fait; de plus en plus méfiant à l’égard de Cagliostro, il s’est laissé aller à ne prendre, consciemment ou non, dans les documents, que ceux qui étaient défavorables à son personnage, sans tenir compte pour ceux-là de leur origine, sans mettre en balance avec eux les arguments présentés pour sa défense par Cagliostro ou par ses avocats.
Pour les faits, même choix, même manière de les ridiculiser, de les interpréter d'une façon fâcheuse pour l'honneur et la loyauté de Cagliostro. De l'adepte, il fait un Scapin le plus souvent; un imposteur, si la gravité des faits ne se prête pas suffisamment à la plaisanterie.
Le livre devient de la sorte un réquisitoire dont l’argumentation peut se résumer ainsi : i° L’homme connu en Europe sous le nom de Ca gliostro s’appelait en réalité Joseph Balsamo; 2e Or, J. Balsamo fut dans sa jeunesse un scélérat de la pire espèce; 3° Donc, quelque grandioses et bienfaisants qu’aient pu paraître ultérieurement les actes de Cagliostro ce n’étaient que faux semblants, comédie intéressée, et gestes d’hypocrisie.
Raisonnement aussi faux dans ses prémisses que dans sa conclusion : i° Que celui qui se nomma le comte de Cagliostro soit né Joseph Balsamo, cela est possible, mais au cune preuve positive n’en a été donnée; 2* Cela fût-il établi, la jeunesse de Balsamo nous
LES CRITIQUES DE CAGLIOSTRO 14g est inconnue et le roman obscène publié par la Chambre apostolique sous le titre de Vie de J.
Bal samo, ne reposant sur aucun document, n'offre ni vraisemblance, ni valeur historique ,j); 3° Fùt-il admis même que Cagliostro et Balsamo ne faisaient qu’un, que son enfance fut espiègle et sa jeunesse orageuse, est-ce que cela permet d’affirmer que sa vie ne doit jamais changer, et que l’homme adulte n’ait pu se manifester tout autre que l’enfant ne le faisait prévoir ?
Saint Augustin, saint François d’Assise et tant d’autres que l’on admire justement, ne nous ont-ils pas donné des exemples de ces change ments soudains et profonds ? Nous ne pouvons discuter ici point par point les arguments des détracteurs de Cagliostro, ni la valeur de leurs documents ; ce serait dépasser les limites d’un article : il faudrait écrire un livre sur Cagliostro et c’est ce que nous ferons peut-être prochainement.
Mais qu’on veuille bien réfléchir à ceci : le comte de Cagliostro apparaît en Europe à une certaine date et tous les yeux se fixent sur lui; on ne trouve à l’ob server, à le fréquenter, que motifs de sympathie, que sujets d’admiration.
Lorsqu’il quitte Stras bourg, la population entière pleure : « C’est le Bon Dieu qui s’en va. » Lorsqu’il habite Bordeaux, la mu nicipalité doit le protéger contre les témoignages de reconnaissance de tous; riches et pauvres, savants et gens du commun, l’aiment et le recherchent. A Lyon, (1) Carlyle, si sévère à l'égard de Cagliostro, rejette luimême toutes ces histoires « inventions d’un menteur, dit-il, plus menteur encore que son héros ».
15o l’initiation ses miracles et ses bienfaits lui conquièrent toutes les âmes. A Paris, on cherche en vain à le compromettre, il sort glorieux d’un procès retentissant ; c'est, en son honneur, une manifestation publique : il part pour l’Angleterre, la foule le suit jusqu'à la mer et tombe à genoux quand le vaisseau s'éloigne.
A Bâle, la ville, en hommage de gratitude, lui décerne le titre de citoyen; partout il éclaire les esprits, guérit les corps, charme les cœurs; sans haine contre ses.persécuteurs sans flatterie envers ses protecteurs il suit sa route; on le trahit, on le juge, on le tue. Voilà les faits connus, historiquement vrais: et que leur oppose-t-on ?
Un pamphlet sans valeur docu mentaire, se rapportant à une période inconnue de la vie d’un personnage qu’on veut assimiler à Cagliostro. On met des contes ridicules en balance avec la merveilleuse réalité; on ose même leur donner la pré férence et faire rejaillir la boue de ces calomnies in téressées sur toute la glorieuse carrière du héros. Je le demande à toute âme juste : est-ce là de l’his toire? Au nom de la vérité nous devons réclamer.
Si des pamphlets orduriers et de faux témoignages ont écrasé un homme, devons-nous, le sachant, en subir l'influence ? S’ils ont été si nombreux qu’eux seuls subsistent, qu’ils ont étouffé les timides protestations de la bonne foi, est-ce une raison pour en adopter le parti pris?
Si, jadis, l’ignorance des médecins, le fanatismedes prêtres ontvoué un homme au mépris et l’ont mené à la mort, aujourd’hui, dans un siècle qui a vu tomber les entraves religieuses, s’élargir presque sans limites les connaissances scientifiques, se révéler des
LES CRITIQUES DE CAGLIOSTRO 151 forces nouvelles,devons-nous répéter leurs anathèmes et confirmer leur jugement? Non; plus nous avons conscience de la dignité de la personne humaine, de l’inviolable grandeur de son âme, plus nous avons à réparer les injustices anciennes, plus sacrés sont nos devoirsàl’égards des grands précurseurs.
Et même si la haine et l’envie ont détruit les témoignages que nous pourrions avoir en faveur de ceux qui ont été grands, méconnus et persécutés; même si nous hésitions et devions nous tromper, c’est un acte toujours noble, c’est un geste fécond pour l’humanité et pour nousmêmes, de glorifier, fût-ce à l’excès, un héros dans notre âme, tandis qu'il est odieux, il est criminel pour soi et pour les autres, en se faisant l'écho de basses calomnies, de diminuer la grandeur vraie de sa vie et de porter atteinte en lui à l'idéal de l'humanité. Docteur Marc Haven.
Applications archéométriques ÉTUDE ÉLÉMENTAIRE sur L'IlpHel Solaire le HII lettres, dit Hébreu. (Suite.) Pour les initiés il n’en va pas de même ; tous reconnaissent à chaque nombre une double valeur: d’abord, celle, très réelle, que donne à chacun d’eux le rang hiérarchique qu’il occupe dans la Série numé rale indéfinie et, en plus, une valeur en soi qui cons titue l’entité, la substance même du nombre pour rait-on dire, et qui fera que jamais, par exemple, quoi qu’en puisse penser le profane, 2 X 6 ne pourra être égal ou identique à 4 X 3.
Parmi les adeptes de la Science occulte, les Cabbalistes entre tous, se sont adonnés à l’étude des nombres et ont poussé le plus loin leurs investiga tions sur la nature, les propriétés intimes et la genèse de ces nombres.
Malheureusement, du fait de la perte de la tradition primitive voilée à dessein à la suite des grands schismes, du fait de la fermeture suc cessive des universités où se donnait l’enseignement oral, la Cabbale, sans contact direct désormais avec
ÉTUDE ÉLÉMENTAIRE SUR L’ALPHABET SOLAIRE 153 la source vivante où elle avait jadis puisé, n’ayant à sa disposition que des écrits triplement hermétiques et dont la clef paraissait à jamais introuvable, se lança bientôt dans les spéculations les plus hasardeuses et, souvent, osons le dire, n’aboutit qu'aux plus chimé riques discussions.
A ce naufrage quasi-total de l’antique science des nombres, deux notions capitales avaient par bonheur survécu, adultérées certes et bien incomplètes, mais suffisantes encore pour guider le chercheur épris de vérité, à travers le dédale des théories sans issue et des interprétations faussées.
Tous les Cabbalistes savaient ou soupçonnaient que la valeur réelle d’un nombre, son intériorité substantielle, n'était autre que la valeur des intégrales de ce nombre. Pour la découvrir, ils utilisaient l'opération connue de tous nos lecteurs sous le nom d’addition théosophique, opération pourtant incomplète et qui ne donne pas toujours (nous allons le démontrer dans un instant), la solution exacte du problème.
Il connaissaient en outre, sans en avoirprobablementdécouvert la cause, l’importance primordiale de la Décade et du nombre io qui semble la sceller. Ils n’ignoraient pas qu’il était indispensable de ramener de réduction en réduction tout nombre à un de ceux qui composent cette décade ; mais là s'arrêtait leur savoir.
Ils ne pouvaient donc utiliser pour l'interprétation du mot étudié, que la valeur hiérarchique de ce nombre delà décade auquel ils avaient ramené le nombre théosophiquement synthétisé, valeur importante comme nous l’avons déjà dit, pratiquement suffisante dans
l’initiation 154 la plupart des cas, mais cachant cependant encore l’intégrante définitive, l'essence même du nombre sion peut dire, seule capable pour certains mots parti culièrement occultés des livres antiques, de lever les derniers voiles.
Enfin, comme un phare lumineux dominant la tempête des erreurs, perçant l’obscurité des ténèbres du taux savoir, brillait étincelante l’affirmation de la génération du Ternaire par 1 Unité, dans l'identité absolue des Essences.
Que nous ouvrions un ouvrage quelconque de Cabbale, depuis les plus anciens jusqu’aux plus mo dernes, en tous nous retrouvons cette affirmation de l’importance de la Décade et ce dogme de la génèseet delà nature du Ternaire.
Si nous disons ce dogme, c'est que presque tous les auteurs, les anciens notam ment, l'ont présenté comme un véritable postulat indémontrable, pendant que les livres religieux, moins explicites encore, se contentaient de l’impo ser à la vénération des foules comme un mystère impénétrable et qu’il était interdit de songer même à approfondir.
Certes le mystère existe, nous le savons, profond comme l’Absolu, intangiblecomme lui ; pour le pénétrer, il faudrait saisir l’essence même de cet Absolu qui nous est à jamais fermé, mais noussavons aussi que le Verbe n’interdit sa recherche à nul homme de bonne volonté.
Nous savons que c’est notre droit, notre devoir même de nous approcher, autant qu’il est en nous, de la Lumière qui est la Vie, confor mément à la parole de Celui qui a dit : « Demandez et il vous sera donné, frappez et il vous sera ouvert. »
ÉTUDE ÉLÉMENTAIRE SUR LALPHABET SOLAIRE l55 Bien d’autres avant nous sont entrés dans la Voie; les Cabbalistescontemporains surtout, moinstimorés que leurs ancêtres, ont fait les plus louables efforts pour lever, fût-ce un coin du voile étendu sur cette mystérieuse génération, nul n'y est parvenu ; tous sont venus lamentablement s’échouer contre cet écueil redoutable qu'est le Binaire dont ils n'ont pu saisir ni le rôle, ni la nature véritable, Faisant sortir le binaire de l'unité, ils l'opposèrent à cette unité pour lui faire générer le ternaire et c’est dans cet errement qu’est tombé notamment Lacuria, ce grand Cabbaliste aux vues par ailleurs si hautes et si étendues.
11 est pourtant facile de se rendre compte qu'une telle doctrine accule fatalement à cette double im passe : existence en soi du binaire (car, le considérâton comme puissance passive ou négative, son exis tence n’en serait pas moins réelle) ; par suite, oppo sition de deux Absolus l’un à l’autre ce qui est absurde ; ou génération du binaire aux dépens de l’unité, ce qui est contradictoire avec la notion même de l’Absolu indivisible et immuable par essence, (i) Ce n’est donc pas dans l’opposition du Binaire à l’Cnité qu’il faut chercher la solution du mystérieux problème, mais bien dans l’union intime, éternelle, (i) Pour connaître quelles fatales conséquences a générées dans la biologie des peuples cette erreur qui peut sembler à beaucoup une simple argutie scolastique, les lecteurs n’ont qu’à se rapporter aux Missions de Saint-Yves d’Alveydre, notamment à la Mission des Juifs.
i56 l'initiation indissoluble des deux termes.
Le Zohar l’a entrevue semble-t-il, ou du moins certains des nombreux ré dacteurs de ce compendium de la Cabbale talmu dique, et ils l’ont présentée sous le nom de Schekinah ; un occultiste de génie du dernier siècle, Louis Lucas, s’en est encore plus approché et a basé toute sa théorie de haute physique qui sera celle de demain, sur une donnée presque identique (i); mais il était réservé à notre vénéré et à jamais regretté maître, Saint-Yves d'Alveydre, d'enseigner cette éclatante vérité comme de démontrer que le Binaire n’a d’exis tence que dans et par le Ternaire : démonstration que nous allons tenter ici, appuyé sur la découverte que grâce à ce Maître nous avons faite des propriétés intimes des nombres composant la décade.
III Inscrivons les dix premières lettres de l’alphabet hébraïque et plaçons au-dessous les nom bres qui y correspondent. N 2 : T H 1 7 n D 1 A B G D H V Z cFI T i 1234 567 8 9 10 Nous avons dit que ces nombres représentent sim- (1) Cf, L, Lucas, Chimie nouvelle. plement la valeur hiérarchique et numérante des lettres;que pour en connaître la valeur en soi, la Substantialité pour ainsi dire, il était nécessaire de
ÉTUDE ELEMENTAIRE SUR L'ALPHABET SOLAIRE 167 connaître la valeur des intégrantes de chacune d’elles. Cette valeur s'obtient en ajoutant au nombre consi déré la somme de tous les nombres qui le précèdent ; ou, plus simplement, s’il s’agit d’un nombre élevé, en utilisant la formule courante : n X (n + 0 2 n, étant le nombre dont on cherche la valeur inté grale.
Cette formule appliquée à la décade donne : I 2 3 4 6 7 8 9 10 1 3 6 10 5 21 28 36 45 55 Et si nous réduisons : 1 3 6 0 6 3 © 9 9 ?
Ces derniers nombres constituant l’intériorité réelle des dix premiers; ils sont les Nombres primor diaux, les Nombres substantiels, les Nombres ver baux, les seuls Nombres véritablement parlants de la décade; (i) du même coup ils nous enseignent la triple valeur d’un nombre quelconque, cette opéra tion pouvant se continuer à l'infini), et mettent en (1) Les nombres que nous nommons ici : parlants, ne doivent pas être confondus avec ceux que Saint-Yves désigne par le même terme.
Ces derniers, comme 48, 96, 144, pour n’en citer que quelques-uns, correspondent intégralement à certaines vibrations sonores et sont, par conséquent, d'un ordre tout difïérent. Nul doute que les prochaines publications des « Amis de Saint-Yves » ne mettent bientôt à jour cette partie si importante de l'Œuvrc du Maître.
i58 l’initiation possession d'une nouvelle clef qui, judicieusement utilisée, saura nous conduire plus avant dans les secrets du Sanctuaire. N'oublions pas, cependant, que toute révélation est aussi un revoilemenl. Des livres aussi hermétiquement clos que ceux des Egyptiens, de Moyse, de Zoroastre ou des Universités de l inde, ne livrent pas si facilement leurs secrets.
Les Époptes qui les écri virent, surent avec une habileté déconcertante mêler, amalgamer les différents sens, les couvrir les uns par les autres et, quelques clefs qu'on possède, la tâche reste ardue et immense le labeur. Deux exemples pourtant feront, nous l'espérons, comprendre à nos lecteurs ce que nous entendons par application de clefs différentes à un meme mot. Considérons le tétragramrne.
L'addition des com posantes (IHVH) donne 26 ou 8 par réduction, ce qui correspond à un sens de perfection, mais ne ren seigne guère sur la nature intime de l’être considéré. Si, au contraire, nous remplaçons chaque nombre par son intégrante et laissant à 1 (V) sa valeur de 6 qui est un Nombre primordial, nous aurons : 1 -f- 6 4-64-6 = 19= 10.
Or, nous verrons dans l’étude individuelle des lettres que ce Nombre est préciséA ment celui qui schématise l’Etre absolu en sa mani festation universelle. Voulons-nous connaître en quoi se résument l’en semble des to Séphiroth, des 32 Voies de la Sagesse, des 5o Portes de l’intelligence? Faisons l’addition théosophique de ces nombres et remplaçons chacune des valeurs trouvées par sa valeur intégrale. Nous
ÉTUDE ÉLÉMENTAIRE SUR L’ALPHABET SOLAIRE 15q aurons : io + 6 6 — 22. La Caba sainte, les XXII le Temple total du Dieu vivant. Au point où nous sommes parvenus, nous pou vons remarquer que la Décade ou pour parler plus exactement l’Ennéade s’est réduite aux quatre nom bres: 1, 3, 6, 9, qui, en dernière analyse, se ramè nent à 1 et à 3 ; 6 étant le Ternaire doublé et g sa seconde puissance. Le nombre 2 a disparu ainsi que 4, 5, 7, et 8; nul de ces nombres ne possède sa raison d’être en soi, c'est dans leur Intégrante qu’il nous la faut chercher, et c’est pourquoi nous affirmons que le Binaire, sans aucune existence substantielle en tant que 2, ne possède sous cette morphie que sa seule valeur de numération hiérarchique. (A suivre.} Docteur A.-E. C. (Un ami de Saint-Yves.
Tragédie en 5 actes. ACTE Ier. — Scène VI. nikandros (roi des Thraces des Hauts Plateaux). A demain et veillons !... (Olympios le rassure du geste. Les trois prêtres et Iphianassa s'éloignent). Ah ! prêtre, un mot encore... (Les prêtres s’arrêtent et se retournent. Olympios seul s'avance, en faisant signe à Nikandros de s’expliquer.) Es-tu, comme toujours, de ton Héliodore Sans nouvelles ? olympios (grand prêtre arkiérosvne du temple de Zeus Ouranos). (Voix étouffée.) Hélas !... (i) Nos lecteurs, qui suivent avec intérêt la profonde étude de notre secrétaire de la rédaction sur « Orphée et les Or phiques », pourront apprécier dans ce fragment d'« Orphée» et d’autres que nous publierons, avec quel talent notre ami Combes Léon a dû transporter à la scène les études initiati ques qu’il nous donne, d’autre part, sur le Messie delà Grèce. La Rédaction.
ORPHÉE I 6 ! NIKANDROS Ne reviendra-t-il plus ?... OLYMPÎOS (tristement). Seul, Zeus le sait ! Voici sept soleils révolus, Qu’il a quitté ces lieux pour I’île Samothrace Où, seul, il est allé, fils digne de ma race. Guidé par son génie et sa vocation, Demander, jeune encor, l’initiation Aux mystères profonds des Kabires, dieux sombres!...
Depuis, les jours ont fui..., les mois, les ans... sans nombres Nous n’avons plus reçu des nouvelles de lui !... (Il se cache le visage dans ses mains.) iphianassa (pythie du temple,qui s’est avancée). (Tristement.) Oh ! mon frère... Olympios (sortant de son accablement). J’ai fait demander à celui Des prêtres qui, là-bas, tient le pouvoir suprême Si l’oublieux vivait... Il l’ignore lui-même!...
Mais il me dit pourtant qu’après avoir été Initié par lui, mon fils l’avait quitté Pour se rendre en Egypte où sont nés nos ancêtres, Se faire initier encore par des prêtres Aux mystères des dieux, tellement décevants, Que leur épopte en sort mort parmi les vivants ! Sept ans se sont enfuis !... Depuis je désespère...
'. (Caressant les cheveux d’Iphianassa.) Mais Iphianassa, tout enfant, quand son frère Nous dit adieu, peut-être à tout jamais, hélas ! Par l’insigne faveur d’Apollôn Loxias, En son ctre a senti, grâce à son influence, Don du ciel, s'éveiller depuis la clairvoyance... Un jour donc, l’âme en deuil de ne plus le revoir, J’ai voulu de ma fille essayer le pouvoir : 11
IÔ2 l’initiation En un sommeil de mort, l'enfant a vu son frère Au sein d'un édifice occulté sous la terre... Des vieillards l'entouraient et lui parlaient... NIKANDROS Kh bien ? olympios (sombre). Je ne sais rien de plus... ! NIKANDROS Eh quoi ! Rien de plus ? olympios (sombre et à voix basse). Rien... Soudain, devant les yeux de ma fille, funèbre, Un voile se dressa, comme un mur de ténèbre !...
Elle me dit alors que les prêtres, là-bas, Ferment jalousement à ceux qui ne sont pas Initiés par eux l’accès de leurs arcanes ; L’enfant me dit encor que ses regards profanes Verraient, si je voulais néanmoins l'y forcer, Mais que c’était sa mort que j'allais prononcer !... NIKANDROS Alors, prêtre ?... OLYMPIOS Depuis, tristement solitaire, Je n’ai plus essayé de percer ce mystère... Héliodore, hélas, vit, bien loin, sans remords...
Et moi, vieillard, je vais triste et seul chez les morts ! (Olympios courbe tristement la tête et, appuyé sur Iphianassa, s’éloigne dans la nuit, précédé par les deux prêtres portant un flambeau. On entend le bruit des . rames frappant les flots de l’Hèbre. Le bruit se perd dans le silence et la clarté vacillante des torches s’éteint peu à peu dans le lointain).
ORPHÉE i63 ACTE IL — Scène dernîèpe. Eurydice (voix plus faible, se débattant aux bras de Phaïnopos). Père ! au secours ! (Elle s’évanouit. Sa tête et ses bras pendent, inertes.) phaïnopos (l'emportant, triomphant). Victoire ! orphée (paraît, bras croisés sur la poitrine, sa cithare à sa ceinture. Il porte le costume blanc du Christ et des initiés égyptiens. Sa barbe et ses cheveux noirs sont longs.
Une couronne de myrthe et un diadème « primitif » blanc et bleu les ceignent. Ses gestes sont rares et mesurés. Orphée tend les bras vers Phaïnopos qu’il domine de toute sa hau teur, le chemin étant en pente). Arrière, misérable 1 (Orphée arrache Eurydice aux bras de Phaïnopos qui, re poussé par la puissance fluidique d'Orphée, va s'écrouler à genoux sur le sol, le dos ployé, la tête basse, dans la pos ture d'un animal épouvanté.
Dès qu’Orphée est entré en scène, la statue de Bakkos infernal a rabaissé ses trois doigts vers le sol et les flammes des yeux se sont éteintes). Olympios (grand prêtre arkiérosyne de Zeus Ouranos, pétrifié d’étonnement). Mon fils ! O Zeus ! ! I iphianassa (pythie du temple, transportée de joie). Mon frère ! deiphobos (hiérokéryx). Héliodore ! ! ! aglaonice (hiérophantide des bakkantes, pétrifiée par l’appari tion d’Orphée). Dieux 11 !
164 l’initiation kèra (hiérophantide d'Hékate infernale). Mort aux prêtres de Zeus ! à son culte odieux! vAux Thraces des vallées.) O lâches ! Cœurs de cerf avec des yeux de dogue ! Vous laisserez-vous donc par ce vil mystagogue, Expulser de l'Hellade, éblouir, dominer ! Et toi. roi Tamyris, que te sert de tonner Contre tes ennemis si tu n’oses toi-même, Quand tu les tiens, là, tous, donner le coup suprême ! Frappez, lâches, frappez !
Mort à ce comédien, Histrion de Bakkos (i) ! Mort à tous ! tamyris (s’élançant l'épée, haute, suivi des siens). Mort ! kèra (triomphante). C’est bien ! Orphée (a remis Eurydice évanouie aux mains de son père. Il lève sa lyre tandis que le ciel ténébreux du fond s'embrase lentement sous les feux de l’aurore). (Musique de scène.) Qu’aux accents de mon verbe, au loin, Gaïa se taise ! Que se calme Ouranos ! Que Poseidôn s'apaise !
Qu’Eirénè rentre au cœur des hommes irrités ! Mon chant va s’essorer sur l’âme de ma lyre, Et mon génie, en proie au sublime délire, Va traduire aux humains les saintes vérités ! (Levant ses bras au ciel. Les prêtres de Zeus et les Thraces des monts tombent à genoux.) Je t’invoque, Unité ! Zeus ! Substance Éternelle !
Principe Créateur du Kosmos infini, Toi qui penses et vis dans ton œuvre immortelle, En elle intimement uni ! (i) « Histrion de Bakkos ! » La langue grecque dit : Ouvrier de Bakkos!
ORPHÉE 165 Je t’invoque, Dyade, en union suprême, Intelligence et Vie, ô Zeus et Déméter, Et toi, Dionysos, qui confonds en toi-même La Trinité du Vaste Aither ! (La musique cesse. Les prêtres et les Thraces agenouillés se relèvent.) kèra (véhémente). Sacrilège ! Imposteur ! Par l’Hadés ! c’est un traître ! Thraces, cet homme ment .'Mort au roi !
Mort au prêtre ! (Les Thraces des vallées et les bacchantes murmurent contre Orphée.) Orphée (faisant un pas vers Kèra qui recule).
Les astres, en les cieux, frères d’éternité, Gravitent en suivant les normes d’harmonie, Mais tandis qu’on les croit errants en liberté, L’Éros tient captif leur génie ! * * Sur terre, comme aux cieux, tout aime et tout produit, L’espoir d’une saison s’épanouit en l'autre, La céleste amitié porte toujours son fruit; Hommes, un seul père est le vôtre ! (Les Thraces, désenivrés peu à peu, se regardent avec étonne ment et jettent leurs armes.
Orphée s’avance lentement vers Tamyris, roi des vallées, et lui prend les mains). Tamyris! Tamyris ! Aux immortels chemins, L'âme d’Oïagros gémit sur ta démence ! (Montrant Nikandros.) Voudrais-tu refuser à ton frère tes mains, (Montrant le ciel.) Au vieillard cette joie immense ! (Tamyris a résisté un instant, mais Orphée a levé sa main sur
66 l’initiation la tète de celui-ci, en regardant froidement Kèra qui a re culé sous son regard magnétique, en courbant la tête, malgré elle. Tamyris, aussitôt, s’est laissé entraîner vers son frère Nikandros, roi des hauts plateaux. Nikandros, blessé, s'est avancé, soutenu par Olympios.) 0 Zeus ! Père Céleste 1 O Dieu vivant du jour ! J'appelle sur tes fils ta tendresse infinie !
Fais descendre en leur cœur tes effluves d’amour Pour que leur âme soit unie ! (Nikandros et Tamyris (les frères ennemis) tombent en pleu rant dans les bras l’un de l’autre, tandis qu’Orphée, exta tique, les yeux au ciel, lève ses mains au-dessus de leur tête. A cettevue, lesThraces des vallées et des hauts plateaux se tendent la main et s’embrassent.
Épouvantés par ce pro dige, Phaïnopos et les bacchantes fuient en désordre, en poussant des hurlements. Kèra sort la dernière, lentement, en les menaçant du poing. Aglaonice, pétrifiée par la vue d’Orphée, reste en scène. Eurydice est sortie de son éva nouissement, elle s’est levée et a regardé autour d’elle avec étonnement. Soudain, elle se trouve en présence d’Orphée). EURYDICE (haletante). Heliodore I Lui !
Ma vie et mon sauveur 1 1 1 (Orphée lui ouvre ses bras. Elle y tombe accablée de bon heur, en un cri de joie. Orphée lui donne un chaste baiser sur le front). ORPHÉE Remercie Ouranos, lui seul ! Avec ferveur 1 Eurydice, mon nom n’est plus Heliodore I Il faut aux cieux nouveaux une nouvelle aurore, Une aile au ver rampant devenu papillon, Un but à l’homme entrant dans un nouveau sillon !
Je suis le thérapeute évocateur des âmes Par le Verbe de Zeus aux invisibles flammes, Dionysos Phanès, source de vie et fin 1 Je suis son envoyé sur terre, Orphée, enfin !
ORPHÉE TOUS (tombant à genoux, éblouis). Orphée ! Orphée (s’exaltant tandis que le soleil, orbe gigantesque d’or, s’élance dans le ciel à travers les arbres de la forêt qui flamboient). Oui ! L’Enchanteur I Sauveur des Créatures !
Éveilleur du génie en les races futures I Et qui vient, Verbe Humain inspiré par le Ciel, Vers ses frères, au nom du Providentiel, Transformer le Bakkos infernal des Ténèbres, Noir daïmon de l'orgie et des rites funèbres, En le Bakkos des Cieux, Phanès Dionysos, Verbe divin de Zeus, fils du Vaste Ouranos ! (Désignant l’astre qui monte au ciel.) Mais, voyez, Apollon, Bakkos de l’Empyrée, Cœur du Kosmos, s’élance en la voûte azurée, Que Zeus lui désigna dans l’aither virginal 1 C’est le jour triomphant du solstice estival !
Jour où l’astre hésitant à la voûte érigée Des palais de nos dieux atteint son apogée I Frères 1 Que monte aux cieux un péan solennel, Tandis que nous irons invoquer l’Éternel En son Verbe-Soleil, à nos regards, visible, Sur nos monts de lumière au faîte immarcescible ! (Orphée indique de la main le temple de Zeus Ouranos perdu en plein ciel, sur le mont du Pangée, et qui étincelle de mille feux sous les neiges.) CHŒUR (en s’éloignant). Péan !
Péan ! Gloire à Phoïbos, Verbe éclatant de la Lumière I Front brillant de Dionysos Nimbé de sa Gloire première ! Péan ! A toi Dionysos, Divin Verbe aux forces fécondes !
168 L INITIATION Viviticateur du Kosmos, Soleil invisible des mondes ! # I Péan ! Dionysos Zagreus ! Toi, Démèter, Mère Immortelle ! A vous tous, triple aspect de Zeus, Un dans la Genèse éternelle ! (Ils disparaissent sous les arbres géants de la forêt). aglaonice (seule en scène, sortant lentement de l’extase où l’avait plongée la vue d'Orphée). Quels sont ces chants ? Où suis-je et que s'est-il passé ?
Quel feu brûle en mon cœur que je croyais glacé ? Trouble profond et doux que je ne puis comprendre, Bonheur dont je voudrais, malgré moi, me défendre ! Orphée 1 Ah! jour maudit ! (Elle se précipite vers l’autel de Bendis infernale et de Bakkos orgiaque, qu’elle enlace avec égarement.) Bendis, vois mon émoi !
Toi qui, dans ma jeunesse, as éveillé dans moi Le mépris de l’Éros et la haine du mâle, Viens à mon aide 1 Et toi, triple Hécate infernale, Ah ! réprime les fous battements de mon cœur. Une puissance occulte, un charme, hélas, vainqueur M’arrache à vos autels et m’entraîne, interdite, Vers lui, vers cet Orphée 1 Ah ! maudite ! maudite ! Pitié 1 Grâce!
Pardonne ! ô Bakkos Ktonien ! (Elle tombe à genoux devant la statue de Bakkos infernal et se relève en se tordant les mains de désespoir.) J’aime, ô destin fatal, le prêtre ouranien ! (Elle s’élance, folle d’amour et désespérée, sur les traces du cortège, dont on entend, dans le lointain, apportées par le vent, les hymnes religieuses.) FIN DE l’acte II Combes Léon.
■1 PARTIE LITTÉRAIRE LE RÊVE D’UN SCEPTIQUE l’homme Je suis triste, accablé ! la vie en son enfer, Son tumulte incessant, me semble presque inerte. Le marteau sur l’enclume et le fer sur le fer. Le va, le vient, travail, pensée ou découverte, Où donc tout aboutit ? Un vaste trou béant, Quelque insondable gouffre, orifice terrible Où l’éternel effort voit une fin horrible, Voilà tout notre espoir; c’est un triste néant!
Le deuil cherche le deuil, la peine la tristesse. En quoi suis-je plus grand qu’un vulgaire animal Qui machinalement suit son chemin sans cesse Ne sachant distinguer ni le bien ni le mal? Je ne sais pas pourquoi jusqu’ici j’ai vécu. A quoi bon l’univers? Et depuis qu’il existe Dans l’éternel combat auquel le monde assiste Quel sera le vainqueur et qui sera vaincu?
Chaque jour on gravit un douloureux calvaire; Chaque jour apportant quelque chagrin nouveau Le souci s’accumule en notre humble cerveau... Et, malgré tout on reste en ce chemin sévère. « Vous regardez l’ouvrage, a dit quelque rhéteur, Et vous cherchez le but de votre vie entière Autre part qu’en un coin d’un morne cimetière, Eh bien, levez les yeux, voyez le Créateur!.,. L’existence féconde a le ciel pour partage Si vous êtes élus vous serez bienheureux.
l’initiation 170. Croyez Le paradis restera l’héritage De notre saint autel, des prêtres valeureux. Mais l’enfer est en bas, damnation suprême Pour les êtres du mal. Tenez-vous le pour dit.
De tous les mécréants, c’est le séjour maudit ; Restez bons sans la foi, vous y serez quand même. » Un tableau de la sorte est un épouvantail Gouvernant tout au plus l’humanité naissante L’Église chamarrée au luxueux portail, Rome de pourpre et d’or dont la foudre incessante A chaque instant se lève et veut frapper toujours N’ont plus aucun efTet sur tout homme qui pense; Leur pouvoir s'affaiblit et tombe tous les jours, Carie monde grandit, il n’est plus dans l’enfance.
Maintenant on peut voir, l’esprit plus dégagé, Tout l’effort du travail, le fruit de la pensée. Mais dans quel but final cette course insensée Où jusqu'au moindre grain tout se trouve engagé?
On ira donc toujours traînant la lourde chaîne Des maux accumulés sous chacun de nos pas Jusqu’au bout de la route où l’on voit le trépas Venir pour terminer cette existence vaine? la voix J’entends ton cri désespéré, Je vois ton front triste et bien sombre Ne paraissant être éclairé Que d’un tissu de noir et d’ombre. Mais pourquoi donc, hélas ! vas-tu Porter si loin ton regard morne ? Allant ainsi, tu t’es perdu Car l’infini s’étend sans borne.
Tu ne connais que la matière, Et ton esprit, puisqu’il ne croit, En sa candeur quelque peu fière, Qu’en ce qu’il touche ou ce qu’il voit, Laisse-le là dans le tangible, Dans le domaine en tout réel, Dans ce qui reste intelligible, Dans ce qui n’est pas éternel. Car tu voudrais voir l’insondable, Connaître avant, savoir après, Mais l’univers si formidable
LE RÊVE D’UN SCEPTIQUE Ne livre pas de ces secrets. Tu es encor jeune en tes langes C'est pourquoi tout paraît obeur: Autour de toi des faits étranges Font que ton pas n’est jamais sûr. Regarde donc ta conscience, Ton cœur est-il sans appétit Et ton âme sans défiance Et sans défaut le plus petit, Pour comprendre un peu l’harmonie Dont l’univers vibre, éternel ? Voilà pourquoi l’homme la nie. Ne discernant pas ton appel: Cependant il faut que tu saches Que le Beau veut toujours, le Bien, En quelque endroit que tu te caches, Que jamais rien n’a produit rien. On t’a trompé sur l'origine Du monde et de tout alentour, On t’a plié, courbé l’échine Et maintenant, donc, à ton tour Tu rejettes le fétichisme Qu’on t’a trop longtemps imposé Et tu reprends ton scepticisme Contre l’idéal supposé. Le Bouddha fut sacré dans l'Inde, En Égypte on eut Osiris, Jupiter régna sur le Pinde, Et le Nil aussi vit Isis. Il a toujours fallu pour l’homme Un idéal plus ou moins grand, Et maintenant vous avez Rome Qui vous entoure et qui vous prend. Oui ! mais la Loi reste immuable, Qu’on soit islam ou bien païen, Elle est unique et pour tous stable, Autant à l’hébreu qu’au chrétien. Tant dans les cieux que sur la terre. Elle est cachée, elle est partout, Dans l’humble mousse, sur la pierre, Au cœur de l’homme elle est surtout. Aussi chacun peut la comprendre
l’initiation En ce qu'elle a de matériel; Elle va vers qui veut l'entendre, Pour elle il n’est pas que le ciel. En un seul mot on la condense. Restant toujours FÉternité. Elle apaisera ta souffrance. Si tu connais la charité. E. Amey.
L’Inondation et les prophéties Beaucoup de lecteurs se sont demandés pourquoi les pro phètes et les voyants avaient ignoré avec une touchante unanimité la venue de l’inondation et de ses ravages (i). On s'est, à ce propos livré à des critiques méchantes concernant les astrologues et d’aucuns ont insinué que les concordances astrales, jointes à l’arrivée de nombreuses comètes, auraient dû indiquer quelque chose aux ma nieurs de conjonctions si souvent infatués de leur infail libilité. Or, à notre avis, ces critiques sont injustes. Les voyants, et aussi les astrologues qui ne sont que des intuitifs d’un genre spécial et chiffré, n’ont de vision un peu nette que touchant les clichés du plan astral. Tout ce qui vient du plan divin ou spirituel supérieur traverse brusquement les plans astraux sans formation de cliché longuement à l’avance. De plus, les comètes ne sont pas étudiées en détail, quant à leurs aspects avec les autres planètes, par les astrologues. Il s’agit donc, à notre avis, d'avertissements d’origine spi rituelle et divine ; si ces avertissements ne sont pas enten dus, d’autres bien plus terribles et aussi difficiles à pré voir par les procédés habituels se produiront, avant la fin de l’année, à Paris même. On se vantait de pouvoir éteindre les lumières des cieux et quelques mètres d’eau ont suffi pour éteindre les lu mières des ingénieurs parisiens. Quand on bafoue l’invisible, il sait toujours se rappeler seul au bon souvenir des sceptiques. A bons entendeurs, salut! Papus. (i) Faisons une exception pour le Voile d'isis de Janvier, sous la savante direction de Sédir.
J74 l’initiation UNE SÉANCE TRAGIQUE avec Eusapia Paladino, à Naples.
Je ne saurais, en vérité, quel autre titre appliquer à l’irnpressionnante séance que je m'apprête à décrire, car, à une série d’émotions ininterrompue, du sang est venu s’ajouter à la fin. Je regrette de ne pouvoir, pour des rai sons complexes, authentiquer les faits d’une manière plus rigoureuse, car les personnes qui assistèrent à la séance ont désiré que leur nom restât caché !
La publication de ces noms honorablement connus aurait pu donner un plus grand témoignage de vérité à mon récit, mais, au point de vue scientifique, l’intérêt et les conséquences du fait restent intègres. Les préambules étant assez longs, j’arrive au fait. La séance avait pour médium la bonne Eusapia.
Comme il s’agissait d’une séance intime, parmi des personnes sym pathiques à Eusapia, ainsi qu’il arrive souvent à ces sortes d’expériences non officielles, ceux qui connaissent sa mé diumnité ne s’étonneront pas de voir que les phénomènes acquirent des caractères spéciaux de précision et d’éner gie.
Ce soir-là, Eusapia était fort gaie, et arriva à mon labo ratoire pour me dire qu’elle désirait ma présence à une séance avec plusieurs de ses amis, en m’exposant les rai sons de cette expérience. Je n’en peux pas rapporter le but ici d’une manière exacte, mais je dirai qu’il ne me sembla pas trop moral; le médium me répliqua que pour faire plaisir aux amis, on pouvait bien ne pas y regarder de si près.
Quant à sa manière de voir personnelle à ce sujet, elle m’avoua désirer une issue favorable. Je fais observer ce détail de la volonté du médium afin que psychistes et spirites en tirent les conclusions qu’ils voudront, puisque les résultats furent diamétralement opposés à ceux que l’on désirait, et absolument imprévus.
Nous nous mîmes à la table, tous de bonne humeur et pleins de confiance relativement au résultat, le médium rigoureusement conUNE SÉANCE TRAGIQUE 1/5 trôlé et la chambre éclairée par une lampe à pétrole dispo sée à peu de distance.
Nous eûmes d’abord une série de phénomènes élémentaires et anodins : les attouchements habituels, lévitations, etc. ; mais lorsque nous formulâmes la demande qui répondait au véritable but de la séance, nous obtînmes, pour toute réponse,une assiette lancée d’en haut avec tant de violence qu'elle se brisa en mille mor ceaux, s’abattant sur la table, et ce fut miracle si quelques débris ne nous blessèrent point.Le médium, qui était éveillé, perdit sa bonne humeur,commençaà se repentir et voulait s’en aller.
Les expérimentateurs, au contraire, feignirent de donner une autre explication à la balistique de l’assiette, et nous décidâmes tous de continuer.
La question fut ré pétée pour la seconde fois ; cependant, l’interrogateur eut recours à la malice de se servir de phrases prolixes et peu conclusives; mais lorsque son idée apparut nettement à la fin du discours, nous vîmes tout à coup un gros verre de bière, en verre double et lourd, et qui se trouvait, comme l’assiette précédente, à la cuisine, lancé contre la table; comme il ne voulait pas se casser, étant de constitution solide, on le battit à un grand nombre de reprises, en guise de marteau, contre la table.
En outre, l’un de nous reçut quelques coups de poing, la terreur envahit le mé dium, et un autre perçut entre ses mains quelque chose d’humide et de chaud.
Cela suffisait pour nous faire sau ver tousl Dans la chambre voisine, nous pûmes constater à notre grand étonnement, que l’un des assistants avait la main couverte de sang s’échappant d’une longue blessure, et nous pûmes voir ensuite la table, à l’endroit devant le quel il était assis, également tout ensanglantée.
Nous nous séparâmes, un peu mécontents et déconfits, et je retournai à mon laboratoire, situé auprès de la maison d’Eusapia,où certaines préparations chimiques réclamaient ma présence. Occupé depuis une demi-heure environ par mes expériences, bien que la nuit fut assez avancée, j’en tendis frapper à ma porte par un parent d’Eusapia, la quelle me demandait en toute hâte.
J’accours, je la trouve dans son lit, et elle me dit, toute bouleversée et terrorisée, qu’au moment de s'endormir, une autre assiette avait été lancée avec violence contre son lit, tout en me montrant ses débris répandus dans la chambre. Elle n'avait aucune
176 l’initiation raison de mentir avec moi,et du reste sa réelle émotion était parfaitement visible. Tels sont les faits.
J’appelle particulièrement l’attention : i° sur le contraste réel entre la volonté du médium et des assistants qui désiraient une chose non morale, et la pro duction des phénomènes contraires à ces volontés ; 2° sur la circonstance que le médium, jusque dans son lit et au moment de s’endormir, est encore une fois poursuivi, et avec une intention, me semble-t-il, assez claire et agres sive. Docteur Guido Fiocca-Novi.
Naples, décembre 1909. (Extrait des Annales des Sciences Psychiques.) PAROLES DE PRÊTRE « Cette catégorie (d'êtres) ne sont, somme toute, que de merveilleux et habiles exploiteurs de la bêtise humaine et de la crédulité publique. « Il y va de notre santé intellectuelle et morale.
Soignons les malades, enfermons les fous dangereux, prévenons les inexpérimentés, poursuivons les exploiteurs, et, qu'en notre temps de sens pratique et de raison éclairée, toutes les énergies contribuent à déterminer les grands courants d'air sain qui chassent les miasmes et purifient l’atmo sphère. » Papus.
Ne croirait-on pas, en lisant les lignes précédentes, en tendre un membre du tGrand-Orient disant son fait, en style approprié, à l’ignorance cléricale et à ses méfaits bien connus ? Eh bien! vous n’y êtes pas. Ces phrases sont choisies avec art dans le discours d’un prêtre parlant des spirites. L'avenir se chargera de montrer à ce sectaire comment on doit comprendre l’Évangile.
UNE INTÉRESSANTE AFFAIRE 1/7 UNE INTÉRESSANTE AFFAIRE I C’est le 20 novembre dernier que notre ami, M. Louis Albert, né à Angers, le professeur de magnétisme de Nantes dont nous avons relaté les cures nombreuses dans la région, a été cité devant le tribunal correctionnel de Châteaubriant sur la plainte du Syndicat des médecins de la Loire-Infé rieure pour exercice illégal de la médecine (i).
Tous les journaux de la région : le Journal de Châteaubriant ; rOuest-Eclair, P Ami de la Vérité, de Nantes; l'intérêt Public, de Cholet, et jusqu’au Petit Havre du Havre et au Nouvelliste de Lyon ont donné de longs comptes rendus de cette affaire, la notoriété de M, Albert étant très grande, en France, comme thérapeute. Alc Gautté, avocat, du barreau de Nantes, représentait le Syndicat des médecins qui s’était porté partie civile.
En raison des sérieuses références qu’offrait M. Albert, ce procès était considéré comme une des phases de la lutte entreprise par les magnétiseurs, depuis vingt ans, et avait attiré au Palais une foule énorme. Assisté de Me Lecoconnier, avocat du barreau de Château briant, M. Albert avait fait appeler un témoin, M. Gus tave Fabius de Champville, professeur de magnétisme à l’École libre de Magnétisme de Paris.
M. de Champville exposa les points essentiels du magnétisme. Il déclara qu’à aucun point de vue le magnétisme n’est de la médecine; c’est par le massage magnétique et les passes sur le corps que les magnétiseurs obtiennent la guérison de leurs ma lades. M. de Champville, aprèsavoirestimé queM.
Albert—qui est professeur de magnétisme de l’École de Paris — était capable de soigner les malades allant le trouver, car le i diplôme de professeur n’est accordé que très difficilement, c’est ainsi qu’il n’existe en France que douze professeurs de magnétisme; il affirma que le magnétisme a l'avantage sur la médecine, car il ne peut jamais faire de mal. (i) Initiation, août 1909. 12
>78 l’initiation « Si le magnétiseur, conclut-il, échappe à la loi en ce qui concerne l'exercice illégal de la médecine, c’est par l’inno cuité du traitement. » Après l'interrogatoire, M. Albert présenta lui-même sa défense, quoique assisté de son avocat.
11 se plaça sur le terrain médico-légal et dit en résumé : « Depuis vingt ans, les magnétiseurs demandent un amendement à la loi de 1892 qui règle la médecine et dont l’esprit remonte à i8o3, nous luttons par les écrits et les faits en vue de la révision de cette loi qui doit être plus libérale, plus moderne puis qu’on ne nie plus les guérisons que nous obtenons.
« Notre situation peut se comparer à celle des dentistes avant 1892. » M. Albert ajouta qu’il a cru devoir mettre la science qu’il possédait au soulagement de beaucoup de maladies déclarées incurables et souvent abandonnées par la médecine.
Il affirma qu’avec le magnétisme il pouvait guérir toute personne qui se présente à lui, après avoir diagnostiqué son mal, et donna comme témoignage les nombreuses personnes qu’il avait guéries après que les médecins les avaient abandonnées. En moyenne, a5o per sonnes viennent le trouver toutes les semaines. M. Albert déclara, en outre, qu’il ne soignait aucun malade s'il était visité par un médecin, à moins que celui-ci ne l’eût aban donné.
11 conclut en demandant son acquittement, n’ayant dans aucun cas fait de la médecine et estimant qu’il est humanitaire de soigner les personnes abandonnées par un médecin. Me Gautté, avocat de la partie civile, prit la parole à son tour.
« M. Albert, dit-il, en substance, n’est pas un guéris seur ignorant qui évoque le Saint-Esprit: il a des connais sances spéciales, il a fait des études, il diagnostique les maladies et il soigne les malades en toute connaissance. C’est donc bien de l’art de guérir qu’il fait, mais comme il n’est pas muni du diplôme de médecin qui, seul, peut donner ce titre et en conférer le ministère, la loi doit lui être appliquée.
M. Albert demande bien une transformation delà loi, mais la loi sera-t-elle modifiée ?Je l’ignore... pour l’instant, la loi en vigueur doit lui être appliquée. De plus, étant donné le préjudice considérable que M. Albert cause aux médecins en soignant plus de2oo malades par semaine, c’est à sa bourse qu’il faut frapper. Je demande au tribunal
UNE INTÉRESSANTE AFFAIRE 179 lacondamnation de M. Albert à 5.000 francs de dommagesintérêts envers leSyndicatdes médecins, plus trois insertions du jugement dans divers journaux de la région. » Le procureur de la République se borna à demander ¡’application stricte de la loi, en faisant toutefois observer que les tribunaux ont jugé différemment (les uns ont acquitté, les autres condamnés) et que le cas en cause pou vait être considéré comme intéressant plutôt la psychologie que la médecine.
En quelques mots, Me Lecoconnier demanda l’acquitte ment de son client ou, tout au moins,siletribunal,enraison de la loi de 1892 sur la médecine, ne pouvait l’acquitter, de lui donner une peine très minime avec bénéfice de la loi de sursis en raison du bien qu'Albert avait fait à tous ses clients.
Par jugement renduà huitaine, M. Albert a été condamné à 100 francs d’amende avec sursis, à i5o francs de dom mages-intérêts envers le Syndicat des médecins et à deux insertions du jugement dans un journal de Nantes et de Chateaubriant, à condition que chaqueinsertion ne dépasse pas 3o francs. En somme, le tribunal de Châteaubriant a fait droit à la demande des médecins, mais en la restreignant considéra blement.
Le tribunal a sans doute tenu à prouver que la loi est véritablement faite pour sauvegarder l’intérêt du corps médical, mais, par lasomme minime des dommages accor dés, a indiqué peut-être que celle-ci devait être modifiée dans un esprit plus large et plus moderne.
Dans l’état actuel de la législation, tout traitement médi cal, même gratuit, toute guérison à la suite de ce traite ment sont autant de causes qui caractérisent le délit d’exercice illégal de la médecine et autant de raisons qui justifient le bien-fondé de la plainte des médecins.
Ainsi donc, si l’on s’en réfère au jugement du tribunal de Châteaubriant, toute personne qui n’est pas munie du diplôme de docteur en médecine et qui soigne et guérit, gratuitement ou pour peu de chose, est passible de la cor rectionnelle. Mais quel recours ont donc les malades contre les méde cins, possesseurs d’un titre prévu par la loi, qui ne les
i8o l'initiation guérissent pas pouvant les guérir, comme l’a prouvé M. Al bert, ou qui aggravent leur état... ? L. C. NOTRE COURRIER Adresser notre Courrier à M. Combes Léon, secrétaire de la Rédaction, Villa Thoth Hermès. Montpellier. LE .MÉPHITISME Qu’est-ce que le méphitisme dans le cas où la médecine actuelle ne peut l’expliquer soit par des émanations de gaz délétères soit par des apports de genre contagieux (microbes) ? Docteur Sadoul.
Le docteur Sadoul cite à l’appui de sa question divers cas de méphitisme dont les causes sont demeurées incon nues. Je transcris celui qui a été le plus rigoureusement contrôlé : Des ouvrières d’une manufacture de chaussures, travail lant dans une même pièce, furent prises il y a quelques années d’une fièvre à type infectieux (genre typhique) grave. Rien ne put relever l’origine du mal.
Aucun médecin ne put déterminer nettement la cause de la maladie. Toutes les recherches restèrent vaines; l’affection ne rentrait dans aucun type connu; les recherches microbiologiques et les divers séro-diagnostics furent tous négatifs.
L’occultisme peut-il trouver une solution à cette question ? * 4 4 Il y a quelques années, croyons-nous, des savants ont tenté des expériences à l’aide d’un sujet somnambule pour savoir si un décapité avait conscience de son état immé diatement après son exécution. Les lecteurs de V Initiation
MOIS OCCULTISTE l8l pourraient-ils nous indiquer les noms et numéros des jour naux ou des revues qui relatent ces expériences ? c: l. ★ * * Dans le Var, il vient de mourir un vieillard connu sous le titre de «guérisseur de fièvres ». Ce thérapeute se faisait donner les noms et prénoms de la personne malade, puis il s’en allait en plein champ, prononçait quelques paroles mystérieuses et chaque fois plantait un couteau neuf en terre.
Des milliers de ces couteaux ont été trouvés ainsi plantés et de nombreuses personnes de la région du Var ont été guéries. Des occultistes connaîtraient-ils des faits analogues ? B. L. MOIS OCCULTISTE ÉCOLE HERMÉTIQUE ¡5, Rue Séguier» Programme des cours pour mars iqio. • Mercredi 2. — Teder, Hermétisme et symbolisme. Jeudi 3. — Vacances (Mi-carême). Dimanche 6. — Docteur Rozier, 12, rue de Buci, 4 heures.
Matin, 10 heures et demie à 11 heures et demie, perma nence Victor Blanchard, 15, rue Seguier. Lundi 7. — Victor Blanchard, Loge Melchissedec tenue blanche. Mercredi 9. — Teder, Hermétisme et symbolisme. Jeudi 10. — Papus, Première année. Samedi 12. — Phaneg, Loge Hermanubis. Dimanche 13. — Docteur Rozier, 12, rue de Buci, 4 heures. Matin, 10 heures et demie à 11 heures et demie, perma nence Victor Blanchard. Lundi 14. — Dace, L’Horoscope.
182 l'initiation Mercredi 16. — Teder, Hermétisme et symbolisme. Jeudi ij. — Victor Blanchard, Loge Melchissedec, tenue blanche. Dimanche 20. — Docteur Rozier, 12, rue de Buci, 4 heures. Matin, 10 heures et demie à 11 heures et demie, perma nence Victor Blanchard. Lundi 21. — Papus, Deuxième année. Mercredi 23. — Teder, Hermétisme et symbolisme. Jeudi 24. — Papus, Conférence spiritualiste, salle des Sociétés Savantes, 8, rue Danton.
Samedi 26. — Phaneg, Loge Hermanubis. Dimanche 27. — Docteur Rozier, 12, rue de Buci, 4 heures. Matin, 10 heures et demie à 11 heures et demie, perma nence Victor Blanchard. Lundi 28. — Dace, L’Horoscope. Mercredi 3o. — Téder, Hermétisme et symbolisme. Jeudi 3i. — Papus, Première année. ORDRE MARTINISTE Il vient d’être constitué à l’Or. *. de Florence le Suprême Grand Conseil du Rite Philosophique Italien et Rites Unis pour l’Italie.
Le Rite Philosophique Italien est composé de 7gg.". qui résument avec une caractéristique toute italienne les enser gnements symboliques et initiatiques du Rite A.-, et P.', de Memphis et Mi^raïm. Les rituels sont en élaboration. Le S.*. G.'. C.'. G.\ Ibérique a reconnu ce Sup. *. Cons.', avec une Patente du G.-. M.'. Isidro Villarino del Villar émanée le 3o décembre 1909 E. *. V.’. Le T.-. P.-. I.’.
John Yarker a été nommé Grand Maître Honoraire ad vitam. La Loge Hermès n” î6i, d’Alexandrie (Égypte), a fait son installation le 21 janvier 1910, sous la présidence du Prince of Mizraïm.
CRISE MARTINISTE i83 Voici la liste des officiers de cette loge: Officiers de 1910-1911. Tr. *. Ill.-. Fr.-. Docteur D. Verzato P. M. S.-. I.-. 33.” ï3.'. 90.-. 96. *. M.-. T. *. du Supr. *. Cons. *. Univ.-. — S. Délégué — Inspect. Gén. en Egypte de l’Ord.-. Mart. *. Délégué Gén. du Gr. Ind. d‘Et. Esot. de Paris — M.-. S.'. C. *. des Rites Unis — Ordre of Ill. *. — Patr. Mil. — Royal Arch. — Mystic Masoury — Gr. Pat. of the Adopt. Rite — Ord. of High Priesthood — I. 0. of 0. F. — I. O. of R. M. — K. of R. C. — K. of M. I. O. of F. — K.. T. Ven.-. Tr. *. Ill. *. Fr. *. Const. Mangos Pharmacien S. I. 33.-. — Rites Unis — Ord. des Ill. *. — G. I. d’E. E. de Paris — R. A. C. i° Surv.-. Tr.-. Ill.-. Fr.-. Docteur D. Kabosi Médecin A. *. M. *. — Rites Unis — Ord. of Ill.-. G. 1. d’E. E. de Paris 20 Surv.-. Tr.-. III. *. Fr.-. Sam. M. Mizrahi S.*. I.*. 33.-. — M. *. Rites Unis — Ord. of Ill.’. G. I. d’E. E. de Paris R. A. C. Seer.-. Fr.-. Docteur P. Salamanos Avocat. — Rites Unis — Ord.-, of Ill. *. G. I. d’E. E. de Paris Orat. *. Fr.-. Anastase Versato A.-. M. *. 18. *. Rites Unis — Ord. *, of Ill. *. Tres. *. Fr. *. S. Douvopoulos - i° Diac. *. Fr. *. D. Vranicas 2° Diac. *. SV. V. E. — Adopt. *. Rite — Unit. *. Rite. Ord. *, of Ill. *. Me de Chap. *. Fr. *. E. Moully A. *. M. *. Rites Unis — Ord. *. of Ill. *. G. *. des Sc. *, et Timb. *. Archiv.-. Fr. *. Ulysse-Petsally Fr. *. R. Erickson Fr. *. A. Wolinsky Tr.-. Ill.-. Fr.-. Raphael Béhar S.*. i° Mc de Cerem. *. 20 Me de Cerem. *. Hosp.’. I.*. 33.-. Rites Unis — Ord. of Ill. *. G. *. Expert Fr.-. C. Chiussis A.-. M. *. 18. *. Rites Unis. *. 20 Expert
184 l’initiation Fr. *. Félix Moully A.-. M.-. M.-. des Ban.- Rites Unis — Ord.-. of III.-. Port.-. Etend.-. Fr.\ M. Mimou Gard.-. Fr.-. G. Zoidis Gard.-, Fr.-. F.
Gallo Couv.-. ’«.UîlUi Quatre siècles de Jardins à la Française. Après les Jardins réguliers du moyen agc, les riches Parterres de Broderie de la Renaissance et les incompa rables Parterres, Labyrinthes, Miroirs d'eau du Grand Siècle, on avait abandonné, à la fin du dix-huitième siècle, Fart si riche des Tracés réguliers pour le pittoresque des Jardins anglais ou paysagers.
Mais on revient de nos jours aux nobles Tracés des Jar dins d’autrefois qui sont le complément indispensable de toute Demeure de Style Le moment ne pouvait être mieux choisi par la Vie à la Campagne pour consacrer son Numéro de Printemps à l’Histoire et à la Description de ces merveilleux Jardins.
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Le i5 mai : Comment on Prépare, on Organise, on Vi site une Exposition d’Horticulture. Le i5 /uzn : L’Architecture, l’Ameublement et la Déco ration des Maisons de Campagne. — Les Jeux et les Sports d’Été élégants. — Les Distractions à la Campagne, à la Mer, à la Montagne. Le 1 5 septembre : La Chasse en 1910. — La Pratique de la Chasse enseignée par les plus grands Spécialistes.
Le i5 décembre : Les Plaisirs et les Merveilles gastrono miques. — Les Sports d’Hiver élégants. REVUE DES REVUES LA PAIX UNIVERSELLE, du i5 décembre 1909. Article de M. Hermann, Cours de Magnétisme. Le fait d’envoûter est réel. Plus on possède de rayonnement magnétique, plus on est susceptible de l’extérioriser. Il est inévitable et certain qu’on laisse un peu de soi dans tous les objets qui nous entourent et que nous tou chons journellement.
De là vendre ou donner des objets ou meubles dont ont se sert depuis longtemps, est une grave erreur. Dans ce cas l’action consciente et volontaire à distance est considérable. Après une longue maladie physique, on a besoin de rei86 l’initiation constituer ses forces perdues; il faudrait trouver le moyen de se reprendre peu à peu ou empêcher de perdre cette chose essentielle qui se dégage de nous.
Et plus nos facultés sont nombreuses, plus le mal peut être profond. Les exercices gradués de volonté seraient excellents.
Pour conclure : i° 11 n’est pas besoin d'être sujet magnétique pour être envoûté; 2° Étant donné que chacun possède un fluide plus ou moins puissant, tout le monde peut être envoûté; 3° On peut être mis en état d’hypnose sans consente ment: 4° On peut être envoûté sans avoir passé par des expé riences. Il y a plusieurs choses à faire pour l’éviter.
Pour les soins à distance, il faut une très grande sym pathie télépathique pour obtenir des effets réels. X. Z. * » * PROGRÈS UNIVERSEL, n° 9 du 5 décembre 1909. Guérisseurs et Médecins. R. M. Le magnétisme existe, mais même avec de hautes études et de nombreux diplômes, tout le monde ne peut pas se dire magnétiseur. C’est un pouvoir naturel ayant beaucoup de similitude avec l’électricité et qui peut non seulement soulager, mais aussi guérir.
Si un médicament, une tisane, une eau minérale guérit, une force naturelle peut faire mieux encore. Un malade consulte souvent plusieurs médecins avant de rencontrer celui de son choix; pourquoi ne le laisse rait-on pas choisir librement son magnétiseur s’il recon naît que son fluide lui convient et le guérit ? 11 y a tellement de tempéraments différents qu’il faut laisser chacun suivre son impulsion.
On devrait admettre à la Faculté un Professeur qui donnerait officiellement et légalement le titre de magnétiseur à celui qu’il en jugerait
REVUE DES REVUES 187 capable après études et expériences faites. On éviterait ainsi les abus puisqu’ils seraient comme les médecins et les sages-femmes sous le contrôle premier de l’Académie de Médecine. X. Z. PROGRÈS UNIVERSEL, même numéro.
Article du docteur Flasschoen: Triple essence constitutive de r Homme. i° L’élément matériel : Une tumeur, une plaie, une maladie de foie, du cœur, etc., seront soignés par un méde cin qui examinera chaque partie ; 20 L'élément vital : Dans un excès de Travail Intellec tuel ou physique, il y a perte de force vitale.
A la suite de gros chagrins, revers ou perte d’une per sonne chère, on se laisse facilement anéantir : la pensée est malgré soi sans cesse portée vers ses ennuis; il y a en core déperdition de force.
Si on ne réagit pas par des sentiments opposés on arrive à la neurasthénie tout aussi vite que ne pas manger suffi samment ou de faire un travail au-dessus de ses forces; 3° Psychiquement : On souffre de se retrouver dans un milieu contraire à sa nature, ses sentiments.
Sentir en soi de meilleures aptitudes et ne pouvoir les développer, avoir des aspirations plus élevées sans y attein dre, aimer jusqu’à l’excès sans le dire, sont autant de choses qui font souffrir cette essence de nous-même qu’on appelle i’Ame et qui peuvent se répercuter apparemment sur le physique avec les mêmes symptômes de maladies différentes. Cet état devrait se soigner d'une façon toute particulière. ★ * » PROGRÈS UNIVERSEL, meme numéro. Article de M Armand des Roches. Admirable, l’union d’idées de MM. Waldeck-Rousseau, Bonjean et Gaston Sorbets.
i88 l'initiation Pas de salariés mais des associés! Voilà qui stimulera l'activité et l’intelligence du travailleur, rendra heureux l’ouvrier et détruira les grèves et l’anarchie. Il y a là de quoi refaire un peuple. Ce que demande le peuple en général, c'est de se sentir soutenu par les supérieurs: l’argent et l'intelligence ; on y arriverait par la coopération.
11 y aura sans doute beaucoup à étudier avant d’y arri ver, car il resterait toujours les moins favorisés du sort, les incapables, les infirmes et les malades. En réalisant ces idées on pourrait croire et prononcer enfin ces mots magiques français : Liberté. Égalité. Fra ternité. X. Z. ♦ ♦ ¥ LA REVUE DU SPIRITISME (Scientifique et morale), n° du 5 novembre 1909. Les vies successives.
On peut trouver le résultat en suivant les mouvements naturels de l’Univers : En commençant par les astres, l’eau, les volcans, la terre, etc., etc., etc. X. Z. A * * LA REVUE SPIRITE (Allan Kardec), n° 12, décembre 1909. Article de M. Gimard : Où allons-nous ? Après leTirvana, septième zone ou région, il reste tou jours cette autre chose qu’on pourrait nommer la huitième zone; c’est ['Inspiration.
Mais tous ces changements de notre vie, me font aussi l’effet des ondes électriques — sonores — hertziennes et les autres qui passeraient par les cinq parties du monde pour revenir au point de départ. Ce qui me fait penser qu’ils sont bien heureux ceux qui peuvent voyager, car il faudrait pour arriver à une comREVUE DES REVUES 189 plète Initiation avoir étudié tous les peuples et tous les pays du monde entier. X.
Z. * * * BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ PSYCHIQUE DE NANCY, n° 4, juillet août 1909. Le monde des Esprits de M. Sweedenborg. Sans contredire le bel article de M. Phaneg, qu’il me permette d’émettre une pensée : 11 y a des êtres qui n’évoluent pas à tous les degrés et qui, immédiatement après le dernier soupir, vont se réin corporer et opérer comme dans la transmission des chan gements visibles et instructifs. X. Z.
LE VOILE D’ISIS (N° 5o, décembre 1909). Article de M. Léon Combes, Le Plan astral. Je crois et apprécie pleinement ces sensations. On se débat constamment avec son astral. Notre litre est un peu comme la Fortune, il a des hauts et des bas. Il s’élève par fois jusqu’au Sublime croit y trouver le secret dans un Absolu, puis subitement il redescend avec ses passions, vices ou défauts.
Si des êtres maléfiques l’entourent, il les plonge dans les plus noires idées : homicide, suicide, révolte, anar chisme. Le Bien équivaut à Vérité, le Mal à Illusion. Mais me disait un vieux marchand de très vieux livres: « Le Bien coûte et le Mal rapporte 1 » La lutte est difficile, et la conclusion il faut la trouver. X. Z.
igo l'initiation LES ENTRETIENS IDÉALISTES (s5 novembre 1909, tome VI) De ¡.'Unité d'amour dans le Monde et dans l'Homme. 11 ne faut jamais rester sans amou r sous peine de perd re tous ses moyens.
Après une déception, ou à la suite d’un amour complet, profond, on peut se transformer subitement et notre besoin d'aimer se porte sur les choses : la nature, la mer, les arts, certains paysages, les livres qu’on aime aussi passionné ment et à l’égal des êtres, ce qui donne moins de déception et autant de satisfaction. Cet état représente pendant un temps pour celui qui en est pénétré, l’Absolu, le Maître, la Divinité.
L’Amour, c’est le génie, l’Amour est Immortel. BIBLIOGRAPHIE Exposition de la religion chrétienne moderne, scientifique et philosophique, accompagnée des analo gies et des différences qui se rencontrent dans la religion des époques Aryenne-Orientale et Hellénique, par L.-S. Fugairon, docteur ès sciences et docteur en médecine, et S. G-fJoHANNNES Bricaud, Evêque-Primat. Un vol. in-32 : Prix 2 fr. 5o.
Bibliothèque Chacornac, 1 1, quai Saint-Michel, Paris. Traité complet de Gnose Moderne, puisée à la Tradition la plus pure et la plus antique. Ouvrage de près de 400 pages dont le but est d'exposer un Christianisme scienti fique et philosophique tel que peuvent l’accepter des savants et des philosophes spiritualistes modernes. Pour la première fois, l’ésotérisme des Mystères de la religion
BLBLIOGRAPHIE îgi chrétienne est dévoilé. Les Dogmes, la Morale et le Culte gnostique font l’objet de ce livre écrit par les deux chefs du mouvement gnostique moderne. * ♦ 4 Église Gnostique universelle (Chrétienne Moderne).
L’Église Gnostique Universelle a pour but essentiel de restituer à l’humanité son unité religieuse primitive ; c’està-dire, en lui faisant rejeter les erreurs d’où sont sorties les différentes religions, d’établir et de répandre une reli gion conforme à la tradition universelle et par là vérita blement catholique.
Elle est basée sur la tradition universelle (de tous les peuples civilisés) et non pas seulement sur la tradition hébraïque de la Bible. Elle se rattache intimement à la tradition la plus pure et la plus antique, dont elle n’est qu'une adaptation.
L’Église Gnostique Universelle est large et tolérante, ce qui lui permet d’admettre tous les hommes, de toutes les nationalités, de toutes langues, de toutes races, nés et élevés dans n’importe quelle religion. Elle est sous la haute direction d’un Souverain Patriar che : S. B. f Jean II, premier Souverain Patriarche de l’Église Gnostique Universelle.
Pour tous renseignements concernant l’Église Gnostique Universelle, s’adresser à M. le Secrétaire du Réveil Gnos tique, 8, rue Bugeaud, Lyon. 4 » Le Réveil Gnostique, organe Officiel de l’église Gnos tique Universelle, paraissant tous les deux mois, sous la Direction de S. B. Jean II, Souverain Patriarche. Abonnements : France: 2 francs ; Étranger: 2 fr. 5o. Bureaux: 8, rue Bugeaud, 8, Lyon. Le Réveil Gnostique est le seul organe officiel de l’Église Gnostique Universelle.
192 l' initiation A signalcr une nouvellc brochure : La Vivisezione, d’Auguste Agabiti, publiée à Rome, stab. chromo-tip., Carlo Colombo. APPAREILS D’OCCULTISME Boules hypnotiques. — Miroirs hypnotiques.— Disques d'entraînement. — Appareil système frontal. Planchettes à médium extra-légères de tous modèles. — Couronne aimantée du Dr Encausse.
Miroirs planétaires. — Miroirs magiques. — Baguettes magiques. — Objets pour autel magiques. — Appareils contre l’envoûtement, du Dr Papus. — Appareils pour donner ou renforcer la médiumnité. — Biomètres, sténomètres, etc. Construction d’appareils sur une idée donnée ou sur un plan. LÉONIS, Ingénieur-Constructeur {breveté S. G. D. G.\ 3g i, rue des Pyrénées, Paris {20e). Le Gérant : Encausse. Paris—Imprimerie E. Arrault et Cie, 9, rue N.-D.-de-Lorcttc.