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5T rí»ÜBBíÉÉ I , , ,jq ..... .„„.... ., __ _ PARTIEPHILOSOPH1QUE /Ss$ í^Vr; í fcpfií t ó’ > í; de l’ocCiflte (p. ig3 a 208). (p. 209 á 2ip) ’_ . ÍVc ^3 á»2i6) .v' • - j „' ®KÍ$O C B RitarStroM. Jcaii\Síprel i^cáu-»^...... ............. ,. a"P>rÍs4K Téíéphoñe^ J.íí¡CÍ >™‘j 1P á/h mi ni «ífeá íffimfcwA 'iw'?- <Sv.2M .ASVUlO^Y „-M“*; W«vv * “«í^T yfo&Ws mj* w^msBí " “ r /A * //>:■ ; > ■* x-’ \ -y *,r 'í'f^ jÍ£J * í*s^^ a; ? í.íq.
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s P*£ LÎ&jM é-Mo.pp.emént; ^erT'Tout ?p’* édition, ave W, ■ : ■:;. :> biologie de:-ltâmewJR<echereb.es-Æxp'^ii; jffirne, tellure souple très -.artistique. ?Hé'^^itófismel->fbndée;gn;>iS93-5-,autQrj^ée?.enil8à5I.I dïfctèû^sJEiftrAüSsï (iPATuS)fliïoiiTrN e-t î^idet, 23, rué, ^,-ïOfë ■^è^îe^ïpKmfe'.des-inaiSs^irsiet^lès?L^gitétis.eur.s:expé'r.imeatés.diènes/eatousi;,-pômJ.S; ,1_V^^^c^^c^ûfià'ûce;deS;ptiàJ«Ægsiietrlèsirûêd,e3n^iet5m-etl;ia',pratigue<duMass.a$e;ef.d.uuMa^né.s::: , 'gfyf ftlgtpe à> la,portée de's;génsiâu’ monde.
Les ’cours ont lieu du 25 octobre au 4“v juiltëtde ¿^£~4$$.aque année. ? " ' /, pxy.j^Ì^^onr^vonseriSon'.-développerneu t;-:.'l'Eccïe est devenu e .un ■Etablïssemen.t;de?la.-5oètét.e: ri.'^^ïfcrnV^Tidttque’de^Francej-fôndée^ipar ..-M;;^ili.-.'iD:Uryme,,.en4Wc<B.em9dideP.les-statuts, qui Vvg ont’envoyé S contre 0 fr.
60\') ’ „ k L ' / Bibliôtlièqué -du Magnétisme et des Sciences occultes, 23, TW iSawt-jtfei ri, Fa1 - ' *• ris,1 IV *.'Bibliothèque-roulante, prêt à-'tiomiCìfe , > - j i ,.?'-.7Çétte.-iBi&ùptZïêq'Me-9eifcd‘mpose:>dlënyirÈ>nà7;000-volumes ■.sur-le^Magnétism e iefiVJlypno^ t-;?:,^;;.vtl§mep;ltOccùltism'e}ile:;S;piritisiheieMesi^‘V?nse&/;br^nchesL'du<rsavoir:humain;;qui:isìysrM:^ ! tachent -Demander lé.eaialo'gw est envoyé contre Otfr.
20 - ’ „ lie Journal du Magnétisme,.du Massage ’et de la Psychologie,, londéj^ar le >=i-yibaronjduipotetÀeD4Si5t.paTaît/tousvles?moi$i.gr.arid..inr8’,:-foyme?<à-laïfinide^l,;a-‘1iné.e.îy.m: t'olurae * de 792 pages, sous la direction de -H Durmlle, 23, vueSaint-^ieirl AT). rl fr3 ^^par‘‘autour toute rUtugn^Postale > f - "’ 3 st-fait à-''tître:::jde\Ri’.Hne-'à -tous4es abonnés.'de'.l'’fe;ïha.tioniiquiiien'd,ofiVl;a'ji|; ConditiO'n-de-s'a'Vônn’er'dîre'Ctemènt- à.Ja-LtJh^airic?init'tptî^e:r.?:st'Z#j).>,yÎ<s.r ®àâs
PROGRAMME ?/?;}^fLes>jÈ>‘pj5triti’es. matérialistes ont vécu. ■' '■ ''^^i'^lïês^ont/youl’u.détruire lés principes éternels q.ui sont l'èssence ■,rxid'ç^ta^o^iété,’’' de la Politique et de la Religion ; mais elles n'ont - //¿Ub^qt^/qïf’'à/de-''Vainês;:et'Stériles négations.' .
La Science expert- - '^?^^^qjf;a/>,pônduit lés/savants, malgré eux dans le domaine'des ■^^tpic^pur^riférît spirirueilesypar d’hypnotisme et la suggestion- à ¿^^kt^n^,è;hÊïfraÿés; des^sultàts;$é - leurs ^propres expériences, les c*ï?M ’ajt!é^Îsie.s'.én.afrriyéfit'là'les nier/’ //'„ _■ •> '. ^&^^i^^dtïon‘;'-ést .Î’xjxgàn^’ principal'de.'cette -renaissan'ce spiritua- '.
' ^cqnstitüe’ï /la’^Mi'Aèse-'én- appliquant la ■ /^''/.-^étH’p^e'ïahaï ôgiqüe/dës1; anciens/a‘ux‘ d é couvertes an alytiqu es. des ^ô’.xexp.e^iriehtateurs'côxlt-emporainâ.'i; / -.L-,; 1 ;'.l < ; ' . ' /?7?G'xI>.aiis;la'ReH^oiï^àfdpnnÇn;uSe;'ba0Vs^lidé?à'la'-Mora/e par la , // /Ûéc’ôuv’erte.d’»« mémeésotërismecaché ,aü.fond 'd'é tous les cultes. *'7;/ ' Dans ; la, Philosophie, à’ ;sor ti r/'dé s ' méthodes,; pu r'ê ment "meta- ' v.
''-'¿physiques des -Universitaires, à’’ sortir des méthodes purement /; ’ij ’''physiques des positivistes pour unir - dans une Synthèse unique L/JaiJSciençe et la Foi, le Visible et l’Occulte, la Physique et. la < '’Métaphysique. ’ ■• ' ; ; Au point de,,vue social, Y In itiation adhère au programme de ■ • ./’/'/toutes les revues/et sociétés qui défendent V arbitrage contre . ’5 ' 'l’arbitraire-, aujourd’hui en vigueur, et qui lu'ttent contre les-deux '"'grands fléaux contemporains : le cléricalisme et le sectarisme sous . toutes leurs.formes ainsi que la misère. . . .
Enfin l’initiation étudie impartialement tous les phénomènes ' du Spiritismé; de l’Hypnotisme et de la Magie phénomènes -déjà connus et pratiqués dès longtemps en Orient et surtout dans l'Inde. ' {/Initiation expose les opinions de toutes- les .écoles, mais n’appartiènt exclusivement à aucune.
Elle compte, parmi, ses 6ô rédacteurs, les auteurs les plus instruits dâris chaque branche - de ces.curieuses études. - . -, La première partie (Exotêrique) expose aux lectrices ces ques tions. d’une manière qu’elles savent'toujours apprécier. . .. La" seconde partie (Philosophique et Scientifique) s’adresse à , .■ ' .tousles gens du monde instruits-.
' ’L- -■'..Enfin, la troisième partie de la Revue (Initiatique) contient,,le.s/i : ,• ' articles -destinés-aux lecteurs déjà familiarisés, avec-les é.tü^è^<<iè'7</ - Science Occulte. - . ’ ,-H' ; 1/Initiation paraît régulièrement à la fin. de7çhà^ve;^dir^^;è'&'; /compté/déjà"vingt .année/s ■.d.’éxisteln'èe:.-7- A.bo.iiheimé^?^^^^>^, '(Î7e's/-/co’llécrions /'dè’s/’ibü'it'-.^élnièçeÿ^n'hé^^p.p^^^^^^^^^ £puisééè.y--;": '■ à7>.< / '■' 7-?//; ■A''?-/’?'/’’/• ' ’/‘¿LL’ ; ,11 ■ <■, --, -O; -ï- ¿-2 £ . r ? -ss Science Occulte. .*. ,?4.\ ;1
D ER NI ÈRES P Üß LÏ? FÆBRE D’OLÏVéW ? .CONTENANT- LA CONSTITUTION HUMAINE' ET L’ANALYSE DESTROIS PRINCIPES. DE L’UNIVERSavec une planche hors texte Édition autographiée........................ 2 .francs- -.'. . Franco. . ' .
2i 30 Aux bureaux de ¡’INITIATION, 5, rue de Savoie, PARIS . ★ -A ★ -A ★ ★ ★ ★ik * ★ -K ★ ir ★ 'k'k ★ A; ★ ★ ★ Ar Ar * ★ Ar ★ ★ R.©-vue’d’JètudLe® Ss^mfooliqxies et ïnitla.tiq.u.-e:s - '- Directeur : PAP,US •:» Rédacteur én chef : TEDER ., MENSUELLE ' -, . Abonnements .’-France-.;- 3 fr.„par- an ; Étranger : 4 fr.,->- Bureaux: 13, rue Séguier, PARIS . ■ -■ ' -, ..
Préface ■de l;’i vol/, in-8'.(tirage 'restreint) ¿/-t. -• '5'fr.' m :-N?'?"~7=‘\L-Çhez JPÏCKER; :4,/ rue de Savoie, PARIS <:=¿s=s <
J ’L’Initiation ue Juin .'909 ’ lMTIATION'-rs»"f ¿DIRECTION ‘/{â, rue de Savoie, 5 '■ TÉLÉPHONE - 816-09 F*ÆETIS-VI Directeur ■ : JE *A.JF»TJ® ADMINISTRATION ' ABONNEMENTS PUBLICITÉ : VENTE AU 'NUMÉRO LIBRAIRIE INITIATIQUE . a3, Rue Saint-Merri, 23 PARIS ' : - ' FRANCE, un an/' 10 lr. ÉTRANGER,' — ta.fr.
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PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute Ecole, sans aucune distinction, et chacun d'eux conserve la responsabilité exclusive de ses idées. Les Curiosités de l'occulte {Suite.) Le nouement de l’aiguillette. « Si le diavol ne veult qu’elles engraissent, il fauldra tordre le douzil, et bouche clouse. » Rabelais (Gargantua).
Le sorcier peutwotter T aiguillette, ce qui, en terme vulgaire, signifie : empêchement pour l’homme ou pour la femme d’avoir des descendants. Le nouement de l’aiguillette se fait au moment du mariage, le sor cier prononce à l’encontre du prêtre les paroles ma giques en faisant un ou plusieurs noeuds à un cordon ou à un fil quelconque.
Dès ce moment, la consom mation du mariage devient impossible, le dénouement ne peut être effectué que par le sorcier qui a noué l’aiguillette. Jules Bois, dans son livre le Satanisme et la Magie, nous dit : « J’avoue ne pas me trouver très à l’aise au milieu de ces prescriptions du grimoire, qui s’en13
l’initiation [juin O-'..'chéyêtrent-.à fobscure génération .‘Ici la magie relève 'àwÿntagé 'de. Brantôme .que cT Agrippa.
En tout cas, .Ç./^j^setais'assez disposé à'bénir, à remercier du moins . : Je bon diable noueur d’aiguillette ; il semble boucher /'les'conduits d’égout, refréner la, vieille bestialité hen- / -nissante, il frappe et lie le petit-démon de chair qu’il ¿/^déchaîna trop souvent et par lequel tant de bassesses '.V et tant de trahisons s’accomplissent.
Certes, l’ordure humaine tarie par le diable, c’est drôle ; mais ce n’est pas sur le débauché que le sort s’acharne, bien plutôt sur le,paisible et légitime époux. Allons, ne félicitons pas trop d’avance le malin astringent de l’amour ; c’est un collaborateur d’Onan,un malthusien excessif et en délire. » ' Voici, d’après le R. P.
Cr.espet, prieur dés Célestins de Paris, les différents moyens dont use le Malin pour empêcher l’effet du mariage : « i° On tient qu’il oste la puissance d’engendrer, par certaines racines d’herbes et jus qui. refroidissent et rendent les parties sans’chaleur'; .
«,2Û En séparant et distrayant les corps de. l’un et de l’autre de peur qu’ils ne sraccouplent ; / « 3° En divertissant et.alliénant leur volonté de se -joindre ; , « 4° En alliénant seulement, la volonté-de l’une des parties, non de l’autre, pour la.transporter ailleurs; - , « 5° En réprimant et assoupissant la nature ; ■ « 6° En empeschant l’élancement des esprits esquels la vertu de se remuer consiste et en- retenant les membres; [:'.-;,i-',':<<;7A'En;estpupant- les conduits dè la- .semence,’-dé
V s<r ¡909] LES CURIOSITÉS DE L’OCCULTE'• '.
' ■ - '195. peur qu’elle ne distile, ny découle au vaisseau propre • à engendrer ; ' y .. /• « 8° En assaillant et se saisissant des corps de-ruhet/-/ ; de l’autre, et polluant de diverses perturbations lesmouvements de-leurs esprits'; -•//. ■ « 90 En rendant inutiles les membres dédiez 'à-, la-"-- y génération; ■ ''7ïX'- : « io° En persuadant à l’un, que l’autre est difforme-.:-? et mal accomply, et qu’avec cela il luy est couverte^/ ment ennemy et fort contraire. .» ¡.; Le P. de l’Ancre nous donné également les di verses sortes de nouements d’aiguillette : « i° En rendant les maris odieux l’un à l’autre.
Par fois le démon inspire des désirs à l’homme et à la femme, et, quand ils viennent aux embrassements, leur inspire un dégoût invincible ; « 20 Quand le diable donne un tel empeschement /que le corps.des espoux ne peut se joindre et les divise et sépare, etc. ; << 3° Si les esprits vitaux sont empeschez de s’écou ler, etc-. ; : / « 40 Si la nature est inerte, etc. ; « 5° Lorsque ,les sorciers usent de quelques agents1 naturels'qui ostent le moyen et la forcé du mary, etc. ; « 6° Quand le diable ferme l’eihbouchure de 1a- na ture ou fai et qu’il s’y trouve une trop grande arctitude ou qu’il retire et resserre à l’homme ses parties géni tales, ou qu’il les lui oste tout à fait, etc. ; « 7° Lorsque le démon enchâsse rh’o'mme avec.là femme d’une telle façon, qu’ils se trouvent liez, prins et collez, comme avec du'glu, et si- puissamment,
’•C :T?- . w. 5■;-.qià$-p^in'eJes.‘po'urrait-on disjoindre ou deslier...
Ce qui a esté.autrefois ordinaire, comme on dit, dans la yilie de Karen te, où ceste manière de liaison estoit si forte, que souvent on mettoit les personnes liées en ï.' la façon des chiens accouplez, sur une perche, le mâle d’un costé, la femelle de l’autre, en forme de . balance propre pour peser leur crime ou forfait : les exposant .à la .risée du peuple comme un spectacle l’initiation ’¿•’t exposant à la risée du peuple comme un spectacle monstrueux, avec une huée et acclamation si grande fqù’ii sembloit que Dieu se fût servi de la main du . diable,.comme de celle d’un bourreau, pour exécuter < cette sorte de supplice envers des gens qui Favoient bien mérité.
Que si on exigeoit semblables peines de i tous adultères ou concubinaires, la peine et l’infamie ~ sefoient aux plus, notables cent fois plus griefve que la mort. » ? Les rabbins attribuent à Cham l’invention du nouement dé l’aiguillette. Les Grecs n’ignoraient pas ce maléfice. Platon conseille à ceux qui se marient de . prendre garde à ce ’charme ou ligature, qui trouble la paix des ménages; On nouait aussi l’aiguillette chez ; les Romains.
Saint Augustin, saint Jean Chrysostome, saint Jérome n’omettent pas les ligatures, et un décret du canon va jusqu’à s’incliner devant elle, à recon- : naître;que' si elle persiste, le diable n’a été alors qu’un instfument.de Dieu. ; Cet usage passa dés magiciens du paganisme aux sorciers modernes. On nouait surtout au moyen âge. ’ Plusieurs çônciles'.frappèrènt d’à nâthème les noueurs d’àiguillette; le- cardinal Perron fit même insérer q..
y.- ''''. '■■ ',.'' ■ LES CURIOSITÉS DE t’OCCULTE ' .1.97 dans le rituel d’Évreux des prières contre Taiguillette, ' nouée. . ' «Le nouement devient si commun, dit Pierre de F Ancre, qu’il n’y a guère d’hommes qui osent se marier, sinon à la dérobée. Ori se trouve lié sans sa- - voir par qui, et de tant de façons que le plus rusé ny . comprend rien. Tantôt le maléfice est pour l’homme, tantôt pour la femme, ou même-pour tous les deux.
Il dure un jour, un mois, un an. L’on aime et n’est pas aimé ; les époux se mordent, s’égratignent, se - repoussent ; ou bien le diable interpose entre eux un fantôme. » - On trouve, dans Ovide et dans Virgile, des pro cédés employés par les noueurs d’aiguillette de leurs temps.
Ils prenaient une petite figure de cire, sorte de Priape qu’ils entouraient de rubans, et prononçaient sur cette tête des conjurations en serrant les cordons l’un après l’autre. « Ramenez, charmes puissants, ramenez Daphnis de la ville en ces lieux.
Amaryllis, serre de trois-nœuds ces bandelettes de trois cou leurs ; Amaryllis, serre-les à l’instant, et dis : « Je noue lés liens de Vénus. » (Virgile, Églogue VIII.) Ils lui enfonçaient ensuite, à la place du foie, des ai- 1 guilles ou des clous, et le charme était achevé.
Voici, . à peu deéhoses près, le texte dé l’exorcisme qui dénoue Faiguillette et auquel on doit avoir recours poureffectuer la consommation du mariage en vertu du canon « Si per sortiarias, etc. »... « Que toute puissance . diabolique s’éteigne en toi. Sois délivré de toute.liga ture, fascination et maléfice de Satan et de ses minis tres. Qu’il te soit donné la fécondité, et la .grâce pour’ ’ >í. r. Z ó /v fl*#, si t.
'‘.„que r-tu'..puisses user du mariage! Que s’éloignent et ' ^ig8 . ‘ ' l’initiation \ <ée.malé:fice,.en quelque lieu qu’il soit placé, nonobs- . tant tous ¡pactes conclus entre eux et les sorciers et . ■ sorcières qui les ont aidés- » . 'De nombreux rituels donnant des variantes exis- ' taient autrefois.
Et dans son traité des Superstitions, ’ Thiers en énumère une grande partie, citant comme *’ :,un des plus-curieux le rituel de Chartres, datant J "de 1640. ■ - ,Le P.
Crespet, prieur des Célestins, nous dit dans : son livre De la haynede Sathan : « Pour empescher le ■ nouement de l’aiguillette, il faut parfumer la chambre •à.'hyppericon serap.inum, porter la pierre magne, le cœur d’une tourtourelle, manger un oiseau .nommé pic,'boire de la tyriaque meslée avec le dit hyppericon, porter du corail, racine de péone, armoise, le cœur d’une caille, à scavoir : si c’est l’homme, qu'il porte le cœur du masle ; si c’est la femme qu’elle porte le cœur de la femelle.
Mais je croys que toutes ces. receptes sont frivoles et supertitieuses.
Il est vray que •le charme est comme une poison laquelle désire un antidote, de peur qu’elle ne fasse mourir, etc. » , « Les autres, ajoute-t-il, pour chasser le charme, se -servent d’autres.charmes, comme de la peau, du front de l’hyène, du bois de palme limé avec les dents, de ' l'herbe satyrion, -de l’alysse pendu au plancher de la : - maison-qui sert tant pour les hommes que pour les L : bestes. / y'' . . ■ ■ ■' ‘BvS « AutreS'Se- servent de rue ; Dé.mocrite se' servoit de disent que cela -sert de-'
LES CURIOSITÉS .DE L’OCCULTE '■. 199;'’ contrechartne de cracher sur le pissat'qu’on vient de" ■ rendre, ou bien sur le soulier devant que de, le chausser; les uns portaient à leur col' l’effigie - du ' memb.re viril, pensant par, icelle qu’aucuns sorciers . ne leur pourraient nuire... les autres' portaient sur' ■ leur front, en forme de couronne,' la -fleur ■ qu’on '■ .appelle les gands Nostre-Dame, et en latin Bacchar...;.
Les autres crachoient en leur sein, afin que le charme- .- ne leur sut nuire, comme il se trouve dans Théocrite, et au livre IV des Épigrammes grecs. » « Plusieurs, dit Roch le Baillif, tiennent avoir dénoué l’éguillette, qu’ils appellent, et remis les mariez en leur première force en faisant uriner l’homme par l’anneau nuptial au vendredi matin soleil levant, et dire ce motyewon par trois fois. » Le P. de F Ancre raconte les cas suivants : « Un jeune homme, en la ville de Saint-Geminian en Étrurie, s’amouracha si fort d’une sorcière, qlfii ■ abandonna sa femme et ses enfants pour venir demeurer avec elle et continua cest oubly jusques à ce que sa femme, advertie du maléfice, l’estant venu trouver, fureta si exactement par la .maison de la sorcière, qu’elle trouva., dessoubs sont lict, pour instrument de ce sort, un -crapaut enfermé, dedans un pot, ayant les yeux confus et bouchez, lequel elle prit et, luy ayant dessillé les yeux, elle le . fit brusleret, si à propos qu’anssitost l’amour et l’afifection de sa femme estant rappelés parla nature -dans sa mémoire et souvenir, il s’en retourna-chez. . lui et passa heureusement le reste de ses jours. • «Un comte de ■ Westravie, aux confins du diocèse ..
2 Ôo ; l’initiation argentin ois,, ayant esté lié par .une sienne concubine avec un chauderon enchanté, par le moyen d’une h'magicienne ou sorcière, laquelle l’avoitjetté dans la cour du chasteau du comte, il fut charmé de façon qu’il demeura trois ans lié, sans qu’il peut avoir nulle accointance avec sa femme.
Enfin, elle l’estant un jour allé voir, par fortune luy ayant demandé comme par risée s’il avoit des enfants, il luy fit accroire qu’il ./ ■ . en avait trois fort beaux, et sa femme preste à accoucher. De quoy elle fut si étonnée, qu’elle ne se peut tenir de dire : « Maudite soit la sorcière qui m’apprint.
« si malheureusement à jetter le chauderon dans le « puits, enfin que' vous ne puissiez connoistre votre « femme ! » Et luy ayan conté le tout plus au long, il part aussitost et fit tirer du puits ce chauderon charmé, et llayant brisé et fait brusler la sorcière il consomma son mariage et eut de très beaux enfants.
« Et, au diocèse de Lausanne, une sorcière, ayant caché un serpent d’airain soubs le seuil d’une porte, rendit toute une famille impuissante, si bien que non pas même les animaux ny les juments ne pouvoient concevoir ny rendre à perfection leurs petits. Et la ■ ■■ maistresse de la maison fit sept abortifs avec de . grandes douleurs, jusqu’à ce, que le sortilège fût découvert.
« Or, .s’il n’y eut eu de liaison magique, ajoute l’auteur, et que c’eust esté la seule imagination qui eut opéré cet effet, elle ne pouvoit estre semblable ny préjudicier à tous ceux de la famille; car l’imagi nation n’est pas chose héréditaire. » Le P. Lebrun nous dit, dans son Histoire criLES CURIOSITÉS DE l’ûCCULTE < ¿01 . tique de pratiques supertitiëuses : « On ne peut douter que ¡’imagination ne puisse empêcher l’usage du mariage.
On a cru très anciennement qu’il y avait des noueurs d’aiguillette. Hérodote et Tacite en parlent et il y a longtemps que des personnes ont recouru à des secrets, soit naturels, soit superstitieux, pour s’opposer au mauvais effet des prétendus noueurs d’aiguillette. C’est pourquoi ¡.’Église en a fait mention depuis très longtemps dans les rituels et a déclaré excommuniés tous ces noueurs.
« L’abbé Guibert de Nogent dit que son père et sa mère avoient été arrêtés par un semblable maléfice pendant sept ans, et qu’apr.ès cet intervalle une vieille femme rompit le maléfice qui leur laissa libre l’usage du mariage. Cet auteur ajoute que s’il y a plusieurs secrets de magie fort cachés, celui des noueurs du mariage était connu et mis en pratique par les igno rons et le bas peuple. » .
De nos jours encorç, dans le Bas-Languedoc, la liga ture est quelque peu mise en pratique. On dit commu nément en patois :Nousa loucourejou (1), ou bien : Y an fach lou coure} ou, se dit d’une personne frappée d'impuissance la nuit de ses noces.
On m’a faict voir, dit le P. de ¡’Ancre, une sorcière, laquelle faict merveille à deslier, car elle a deslié une jeune mariée qui couroit journellement les champs de plain jour comme un lycanthrope et avoit des convulsions et des cris et eslans si furieux et dér naturez, qu’on eust dict qu’elle estoit possédée... Elle (1) Nousa lou courejou, nouer le lacet.
;A\';A2î©2^a<■<; l’initiation .• . commanda à une femme, liée pour la génération seuk;;r dement :et non pour la copulation, d’écrire quelque / ’.chose qu’elle lui. diroit et mettre une espée soubz la / cpitte de son lit, lorsqu’elle et son mary seroîent couchez ensemble, ce qu’elle n’a jamais voulu faire, se :■ ■ doublant bien que cet escrit n’estoit que la promesse que.le diable vouloit exiger d’elle...
Elle vivoit dans lé village où elle habitait, sans estre aucunement inquiétée par la justice, parce qu’elle prétendoit employer ;. seulement son art à délier les maléfices...
Mais elle a '■•dict à.plusieurs personnes dignes de foy, qui me l’ont . a'sseuré, que, voulant deslier, entre autres bagatelles que le diable a toujours coutume de mesler en la guérison de toute sorte de gens maleficiez, elle couchoit une nuict avec le mary maléïicié dans son lit nuptial, et lui apprenoit des tours et retours qui reviennent et semblent se rapporter au Fescennins . des anciens.
Ce qui est grandement fâcheux à celuy qui doi.bt entrer en licence avec une vieille hideuse et espouvantable , et la se laisser conduire, et tous les membres de son corps, à des embrassements dia boliques... Pour celle-ci, elle n’est ny trop vieille, ny : trop affreuse.
Tout ce que je trouve de plus estrange, ‘ c’est qu’elle employé sa fille, qui est jeune et mariée, à mesme mestier et exercice : ayant si bien estourdy ■ les pensées de son mary, et lié le parler, et la langue ..de tous ceux de son village, soubs prétexte de ce .. . qu’on ne voict le mal qu’elle faict, ains seulement le : .’■■■ ' bien de ses.cures et guérisons, q-ue ny l’une ny l’autre \ ne sont recherchées de la justice,ains elles sont appe- ■ • ■ où à mon advis r,- ■ / a;
LES CURIOSITÉS DE L’OCCULTE ' 2OS elles font et deffont, lient et deslient, ou procurent quelque autre mal parfois pire et plus préjudiciable ■ que celuy-là. » •' . Citons encore quelques mirifiques recettes extraites des Secrets merveilleux de Petit Albert: Nos anciens assurent que l'oiseau que l’on appelle pivert est un souverain remède contre le sortilège de l'aiguillette, nouée, si on le mange rôti, à jeun, avec du sel béni.
Un autre remède se fait en respirant la fumée de ladent brûlée d’un homme mort depuis peu. Le même effet se produit si on met du vif argent dans un cha lumeau de 'paille d’avoine et qu’on mette ce chalu meau sous le chevet du lit de celui qui est maléficié.
« Ayez la verge d’un loup nouvellement tué, et, étant proche de la portée de celui que vous voulez lier, vous l’appellerez par son nom, et aussitôt qu’il aura répondu, vous lierez la.dite verge avec un lacet de fil blanc, et il sera si impuissant à l’acte de Vénus, qu’il ne le seroît pas davantage s’il étoit châtré.
De bonnes expériences ont fait connoitre que, pour remédier et même pour empescher cette espèce d’enchantement, il n’y a qu’à porter un anneau dans lequel soit en châssé l’œil droit d’une belette.
« Enfin, pour modérer le trop grand désir de l’action de Vénus dans la femme: Réduisez en poudre le membre génital d’un taureau roux, et donnez le poids d’un écu de cette poudre dans un bouillon composé de veau, de pourpier et de laitue à la femme trop convoiteuse et l’on n’en sera plus importuné, mais au contraire elle aura aversion de l’action vénérienne. » « Pour connoitre si une fille a esté, corrompue, vous
nitywry in 4 ijm l’initiation :.
' 2°4 . . prendrez du gais ou geay que vous réduirez en poudre impalpable : vous en ferez prendre le poids , d’un écu à la fille; si elle a esté corrompue, elle ne . pourra retenir son urine. » De l'Ancre dit encore que les sorciers ont coutume ; d’enterrer des têtes et des peaux de serpents sous le :. seuil delà porte des mariés, ou dans quelque coin de V? *;.'- ■; la maison, afin d’y semer la haine et les dissenti- . . ments ; mais ce ne sont que les marques visibles des f/’-' conventions1 qu’ils ont faites avec Satan, lequel est ’ le maître et l'auteur du maléfice et de là haine.
« Par- > ' fois, dit-il encore, le diable ne va pas si avant et se contente seulement de l’oubli, c’est-à-dire, mettant les maris en tel oubli de leurs femmes, qu’ils en per dent tout à fait la mémoire comme s’ils ne s’étaient jamais connus. » ', . Pline recommande de frotter de graisse de loup le ' seuil et les montants de la porte qui ferme la chambre à coucher. Dans l’Inde, nous dit V.
Henry, les conjurations ' ' pour « nouer Faiguillette » sont encore plus gros sières. 11 y a un rite très caractéristique, qui consiste a briser un arc de bois de bâdhaka (bois fort solide)' ; dans la trace du pas d’un eunuque. Les autres ne relèvent que du mauvais œil : on regarde fixement le sujet en murmurant l’hymne omineux (KaucikaSûtra, 36,39-40; Atharva-Véda, VII, 114).
Les textes, enfin, mentionnent parmi les envoûtements en général une abominable pratique qui tend évidemmentau même but : prendre de l’urine, de la / fiente et les testicules d’un veau, et broyer le tout en
' LES CURIOSITÉS DE, L’OCCULTE 205 ' miettes avec un pilon de bâdhaka. Je laisse à penser les voeux que l’hymne formule contre le sujet; lè seul traduisible, c’est qu’il porte désormais une mitre, < coiffure des eunuques. Chez les Arabes nous trouvons dans YEl-Ktab la recette suivante.
Le pieux Khodja Orner Habély Abou Othman recommande contre l’impuissance morale le traitement suivant : « Quand vous aurez, dit-il, à combattre l’impuissance morale pour autrui, vous lui ordonnerez de faire ses ablutions et ses prières ; puis, posant l’index de la main droite sur la base de son Dkeur et, la main gauche étant posée à plat sur le creux de l’estomac, vous lui recomman derez de vous fixer; alors, plongeant vos regards dans ceux du patient, vous prononcerez mentalement les deux derniers chapitres du Koran et vous lui direz à haute voix avec une puissante volonté: « Va, à « partir de ce moment, le charme est rompu et tu n’es « plus impuissant. » En cas d’insuccès renouveler trois fois cette opéra tion à une semaine d'intervalle entre chaque conju ration.
Le docteur Laurent et P* Nagour racontent le cas suivant : « Il y a quelques années, nous nous trouvions à Biskra. L’Arabe qui nous servait de guide nous raconta qu’un sorcier juif, avec qui il avait eu une dispute, lui avait jeté un sort et que depuis il était impuis sant. Voici à peu près le langage qui lui fut tenu : « C'est Yblis qui t’a üé! Allah seul peut te délier. I 4 . -S/ ig' * < I s
.206 l'initiation «peux -fois .par jour, pendantsept jours, tu te rendras << à:la mosquée, tu te prosterneras dans le mirhab, la « face tournée vers l’Orient, et tu prononceras la for- «mule sacrée, la prière par excellence : Lâ ilâhâ ilia « allâhâ^ 'Mohamed rasul allachi. Pendant tout ce « temps tu ne t’approcheras pas de tes femmes et les «laisseras en paix.
Le soir du septième jour tu choi- « siras celle quetu préfères, et tu prieras encore avant << de t’approcher d’elle, car la prière reconstitue les « forces psychiques et l’état moral de l’homme.
Si tu «te conformes à ces prescriptions, le sort que le Juif « t’a- jeté sera rompu et tu redeviendras un homme. » Toutes ces prescriptions furent exécutées à ladettre et-, le soir du septième jour, l’Arabe avait recouvré ses facultés génésiques : l'aiguillette était dénouée ; il était guéri.
Le docteur Bertherand nous dit: «L’Arabe pos sède des recettes pour refroidir ou exciter à volonté l’ardeur d’une maîtresse ou d’une épouse ; arroser une femme avec du sang de kheltaifa (hirondelle) passe pour un moyen certain de s’assurer non-seule ment sa fidélité, mais encore son assiduité dans les rapprochements sexuels. .
« Si le mari désire frustrer sa compagne de tout plaisir dans -l’acte vénérien et lui enlever tout goût de le rechercher, il suffit de lui faire ablutionner les parties génitales avec de l’eau de graines de hhass (laitue). L’influence de cette plante est telle que si la femme a seulement reposé quelques instants sur une de ses moindres parcelles elle fuit à tout jamais les caresses conjugales-. .
LES CURIOSITÉS DE L’OCCULTE 207 Jérôme Cardan, fut impuissant de vingt et un ans à trente .deux ans. Il attribuait cela aux malignes - influences de la constellation sous laquelle il était venu au monde.
« Le soleil et les deux planètes mal faisantes, Mercure et Vénus, étaient, dit-il, dans les signes humains ; et parce que Jupiter tenait l’ascen dant, et que Vénus était dominatrice sur toute, la ■ * figure, je n’ai été offensé qu’aux parties génitales...
Et depuis l’âge de vingt‘et un ans jusqu’à l’âge de trente et un ans, j’ai déploré ma destinée et porté envie à celle de tout autre homme. •» Comme dans l’histoire de sa vie, qu’il écrivit à soixante-quatorze ans, il dit qu’à cette époque l’usage des femmes lui affaiblissait beaucoup l’estomac, il fallait, ainsi que Bayle l’a fort judicieusement remarqué, qu’à cet âge il se divertît quelquefois à ce jeu-là.
« Il eut donc, ajoute-t-il, de quoi se dédommager' un peu des dix années qu’il regrettait tant ; car peutêtre les eût-il si mal employées, qu’il n’eût pas pu vivre à cet égard jusqu’à Page de soixante ans. » Le docteur Hammond raconte qu’un homme marié depuis peu, était très attaché à sa fem me, mais depuis un an, chaque fois qu’il tentait l’acte sexuel, une pensée quelconque, souvent de caractère comique, s’emparait de son esprit et venait éteindre tout désir.
L’.acte ne pouvait s’achever. Pour terminer, nous citerons la légende d’Iphiklos fils de Phylax, qui nous donne l’idée de ce que pou vait être la magie appliquée à l’impuissance aux temps héroïques. Iphîklos n’avait pas d’enfants. Mélampous, conLINITIATION 20'8 suite, offre un sacrifice, où il convoque les oiseaux.
Le vautour lui apprend que Phylax, un jour qu’il .châtrait des boucs, avait menacé Iphiklos de son couteau sanglant et que le couteau avait été planté dans un certain arbre. Le devin fait retirer le couteau, gratter la rouille et ordonne à Iphiklos de boire cette rouille dans du vin, pendant dix jours de suite ; après quoi, il devait retrouver — et il retrouva en effet sa virilité. C. B.
Les Avatars du Mantram Le Mantram est la fixité d’une mathématique réa lisée, agissant par un verbe humain. Les avatars sont : Le motif, ou plan matériel; La mélodie, ou astral ; Le thème dominateur, ou mental ; Les analogies existent, parfaites, avec les avatars de , I’Ange-Mantram : le Motif-Taureau, la Mélodîè-Lion et le Thème-Aigle. Le motif, en musique, est ce qui construit. C’est la charpente, le squelette, le sujet de la fugue.
Il repré sente les qualités décoratives de l’œuvre; qualités affermies par une technique correspondante, et par l’établissement des lois qui dirigent les émigrations du motif à travers les rapports, les modulations et les transformations de la fugue. En dehors de la mathématique sonore du contre point, en dehors de ce Cosmos diatonique où le mo tif s’incruste, il existeun dérivé du motif.
Ce dérivé se manifeste particulièrement dans le « chant plas tique », au moyen du parti pris de la non-expression. Le chant plastique, « ‘fresque chantée », atteint à la ' mélopée par son uniformité, et aux liturgies primi tives par la stylisation de ses formes cadencées. ■
210 l’initiation Les chants d’église, strophes, versets, psaumes revêtus d’une expression mentale, sont essentielle-- ment plastiques ; mais leurs formes sont purement -décoratives-et dépourvues de « sentiment » d’aucune sorte^ même du sentiment pieux et des intonations • que renferme le cœur de l’homme, lorsqu’il psalmo die.. Là est la clef de la grandeur.
Grandeur édifiée par les harmonies planes issues des lacs bleus et sans rides de la surface pure de l’être. La mélodie est la transformation de la plastique décorative en une représentation « sentimentale». Le masque des tragiques grecs vient d’être arraché. C’est la sensation mise« à nu » et imposée en contact di rect à la concordance auditive placée en suggestion sous le dessin mélodique.
Elle se divise en mélodie pure et en mélodie conventionnelle. ■La mélodie pure dérive de l’essence expressive de chaque race, et produit le ■« thème populaire ». La mélodie conventionnelle est une sorte de «pé trification » mentale, dont le but est d’assimiler à une formule donnée des « lignes » sonores qui vien nent-se couler sans effort dans .le moule préparé à cet effet.
La. mélodie conventionnelle est la négation sentimentale du mode expressif musical. Elle est la caricature du motif et l’envers du thème. Elle est la ■ caricature du motif, en ce sens qu'elle met à jour toutes les intensités abstraites d.e la décoration plas tique-, et qu’elle tourne au grotesque les sublimes - élans du thème. Des êtres également subissent ces transformations et représentent ce qu’ils 'ressentent intimement * Alors,
LES AVATARS DU MANTRAM 2 I I « l’habit ne fait pas le moine ». Mais quand « l’habit lait le moine », par la mélodie conventionnelle, ce déguisement des sentiments faux devient excessive ment facile et à la portée de tous. Elle est l’envers du thème, parce qu’étant« sans inspiration », elle doit d’abord s’adapter au moule et à la convention établie avant que l’esprit songe à s’exprimer.
Par rapport au thème., elle symbolise l’être qui pense « la tête en bas ». Et au lieu de repré senter l’artiste indompté, Mazeppa de l’art, toujours prêt à l’ardente poursuite de l’idéal, cette mélodie conventionnelle nous représente l’artiste timoré, sans désir d’évoluer, se plaisant aux formules rebattues ; l’artiste « arrivé »et finalement l'artiste « décoré! » Enfin la mélodie conventionnelle est le « bourreau » du Mantram.
Elle tue la possibilité d’une évocation dans les mondes spirituels, puisqu’elle se base sur le confortable de l’oreille physique, par la représenta tion« manquée » de sensations abstraites, et par con séquent insaisissables à nos sens actuels. Ce qui s’applique à la mélodie conventionnelle s’applique en art, à toute convention : décors, théâtres, littérature, peinture.
Tous les moules représentatifs officialisés sont forcément l’obstacle à « ce qui ne peut se représenter ». Tout autre est le Thème, fils du Mantram. Fils hautain, fier, puissant, qui donne à l’artiste qui le possède Je droit de commander. Le thème n’existe pas sans l’inspiration. Et dans les mondes de l’inspiration pas de conventions. Le thème arrive vierge, perpendiculaire, unique,
212 l’initiation issu de la pensée. Un thème s’incarne dans le plan physique. Il vient « un » et pas « deux ». Un-thème ne se répète jamais dans son incarnation. Par les canaux de l’inspiration, il vient « une fois » pour «un artiste».
Et, incarné, il irradie dans son unité, et reste fixé dans l’océan sonore, luttant parmi d’autres et proclamant la virginité des plans où il est né ..et où sont-inconnus le confortable raisonnement, les théories toutes faites et les sécurités de la logique.
Et le thème, qui vient de si loin, s’incruste dans l’œuvre, et, comme un. reflet des mondes spirituels, il demeure « l’éternel soleil » qui fait, de l’édificateur de l’œuvre, l’artiste de la joie 1 Rita-Strohl. 3 juin 1909
Un occultiste russe Solovioff Wladimir, écrivain et publiciste (en russe : Wsiowolod Serguéwitch), naquit à Moscou, le ier janvier 1849 et y mourut le 20 octobre 1903.
Actuellement, comme écrivain, et malgré l’époque récente de sa mort, Solovioff est peu apprécié et presque ignoré du public russe ; il eut pourtant son heure de popularité ses personnages, taillés d’une seule pièce, esquissés, plutôt que peints, voulaient, dans la pensée de leur auteur,. faire ressortir l’idée plutôt que le type qui l’incarne.
Ainsi présentés, iis étaient faits pour plaire au public russe d’alors, chez qui la simplicité naturelle n’avait pas encore fait place à l’amour dès romans d’intrigues complexes, de psychologie recherchée, nés de l’influence de la litté rature étrangère. Le discrédit jeté sur ses oeuvres est dû également à des causes politiques.
La Russie, comme toutes les nations occidentales, suit une évolution qui la mène à grands pas. vers le socialisme et la révolution, le gouvernement russe s’efforce autant qu’il est en son pouvoir d’enrayer ce mouvement. De par ses attributions, Solovioff, qui, au début de
l’initiation 214 sa. carrière, était rédacteur au Cabinet de la censure dramatique, à Saint-Pétersbourg,avait pris place dans ce mouvement réactionnaire, et comme il avait appris par l’étude des maîtres de l’occultisme à concilier les deux extrêmes dans une juste compréhension de l’équilibre, il resta dans le milieu où le destin l’avait z placé, bien que celui-ci ne soit point en communion de pensée avec lui ; c’est pourquoi, lors de l’apparition de ses oeuvres, ce furent les revues réactionnaires qui lui ouvrirent leurs colonnes et publièrent ses manus crits.
Ce fut là une des causes principales de cet espèce d’ostracisme dont il fut et est encore l’objet de la part du public russe. Il est à cela une troisième cause : Solovioff fut un « mystique » et lorsqu’il publia ses oeuvres, il n’était pas bon d’être « mystique» hors del’Êglise officielle.
Le caractère mystique des oeuvres de Solovioff, joint aux tendances réactionnaires qu’on lui impu tait, ont, à notre avis, pleinement suffi à jeter sur ses travaux un discrédit, qui, certes, n’est pas mérité.
Le caractère occultiste des œuvres de Solovioff est si fortement marqué, ses dernières productions surtout portent la preuve d’une si pure initiation que nous avons voulu rendre, à un travailleur de l’occultisme, justice qui lui est due et le signaler aux occultistes français qui ne le connaissent point, bien qu’il ait vécu de longues années au milieu d’eux.
Travailleur infatigable autant que modeste, Sol0vioff passait la journée dans les bibliothèques, la - Bibliothèque'nationale principalement, et les nuits au classement des ■matériaux qu’il avait amassés. ■:>
UN OCCULTISTE RUSSE 21.5 La préparation de son œuvre occultiste capi tale : Les Mages, 1888. Grand R(R 188.9,. qui ne lui coûta pas moins de cinq années d’un, travail acharné, nous montre que Solovioff ne laissait rien . au hasard et que, historien autant qu’oçcu’ltiste,' il a voulu donner pour base à.son œuvre la réalité et la vérité.
Les Mages et Grand 7?. -j- C ne le cèdent en rien à Janoni de Bulwer Lytton; ils lui sont même supé- ■„ rieurs, à notre avis, par le caractère de réalité que Solovioff a su imprimer à son récit et surtout par le parallèle qu’il a tracé entre les deux voies de l’initia tion : la voie active et la voie passive, sujet qu’il a traité d’une façon magistrale et en véritable initié.
Nous conseillons donc aux occultistes la lecture de ces ouvrages dont une traduction paraîtra bientôt. Nous avons dit que Solovioff vécut à Paris; il fut, en effet, intimement mêlé à l’histoire de la fondation de la Société Théosophique.
Compatriote de sa fondatrice Hélène-Pétrovna Blavatzky, il vécut dans son intimité ; d’abord captivé par les facultés et les pouvoirs de cette femme extraordi naire, il arriva bientôt à avoir des doutes sur l’authen ticité des phénomènes qu’elle s’attribuait, il l’observa et, soucieux avant tout de la vérité, il ne s’arrêta pas devant la destruction delà plus chère de ses illusions, lorsqu’il s’aperçut que le mensonge était le propre de la personne en qui il avait mis toute sa confiance.
Nous ne nous étendrons pas plus longuement sur cette partie de l’œuvre de Solovioff, parce qu’elle est d’un intérêt purement historique et que-nous esti216 L?INITIATION mons avec-l’auteur qu’il est inutile de jeter encore quelques pelletées de terre sur cette tombe. L’ouvrage dans lequel Solovioft (1) a consigné ses observations a été traduit en anglais; en i8g5, sous le titre : Une Moderne Prietess oflsis.
Jean Siprel. (1) Le roman de M. Soloviofl, les Mages, traduction d’un de nos frères en occulte, de Russie, est sous presse, à Mos cou. Nous annoncerons, en temps voulu, son apparition. Note de la Rédaction. I
PARTIE INITIATIQUE Cette partie est réservée à l'exposé des, idées de la Direction, des Membres du Comité de Rédaction ei £ la reproduction des classiques anciens. Larvpi'odaetioii des articles inédits publiés par Vlhiti&!icn est formellement interdite, à moins d’autorisation spéciale.
A jamais suscité par la nature à se diviser pour se > multiplier, à lui donner à Elle tout le mouvement initial, pour que sa forme soit dans sa plénitude cos mogonique, rÉternel Masculin se laisse posséder par l’Éternel Féminin. Entre eux, l’union est indissoluble, totale, parfaite, et ce que je vais dire bientôt sur la mort n’implique' rien contre cette union.
' Tous les principes actifs de l’un entrent en acte dans la substance plastique de l’autfe. Moïse nomme ces principes Œlohim, Dieu, les Dieux-, et c’est par l’une de leurs activités Rouâh Œlohim, et non par Jéhovah, qu’il fait générer la se conde des forces, la lumière.
Il appelle lionâhla. substance plastique de l'Épouse Divine, une fois fécondée par l’Esprit et en travail d’un nouveau monde solaire, Noâh, dans une en ceinte cosmogonique déterminée, Thébâh. Dans cette enceinte, dans tout monde solaire, la' vie, l’.existence des êtres, la substance des choses vient
218. l’initiation ¿Tonâk, la colombe amoureuse, emblème sacré des . antiques Ioniens, et celle-ci suit le cours réfléchi de la lumière, Ararat, en sublimant l’essence ignée des esprits, des âmes et des corps.
Dans tout monde solaire également, la mort, le retour des êtres à l’être, des choses, à la substance originelle, Tohu-Vah-Bbhu, est une puissance cos mogonique du Dieu Mâle, s’opposant à lonâh par tout où les ténèbres s’opposent à la lumière. L’initiateur premier d’Israël, de la chrétienté et de l’Islam, nomme cette puissance des ténèbres Horeb.
Orphée, qui avait également reçu l’initiation dans les sanctuaires d’Égypte, lui donne le même nom, Érèbe, comme il donne lé nom d’Zo à la puissance . génératrice de la Mère Universelle, " Mais dans la cosmogonie d’Orphée, Érèbe signifie plutôt le lieu propre à la puissance destructive du Père-, dans celle de Moïse, Horeb peint sa force dé vorante.
Ce lieu, c'est l’ombre corporelle des êtres et le cône de ténèbres que toute planète traîne derrière elle dans -les cieux. Telle est cette vallée de l’ombre de la mort que n’a jamais atteinte la clarté du soleil et que visitent seules la lune et les étoiles.
Osons le dire : oui, le Père est destructeur, par celà.même qu’il est créateur; Dieu bon, quand il faut l’être; Dieu terrible parfois, Tout-Puissant toujours, non - sur la Naftzre,ma-is. par elle, et sur les fifs de YHomme, par. elle et-par eux. .
LA MORT 219 SJ Éternel Féminin conserve seul V Univers, et le défend à jamais contre l’accablante étreinte de ¥ Éternel Masculin. Voyez le grand-livre des hiéroglyphes terrestres; les mâles rugisssants, qui portent la marque physique de Dieu, dévoreraient les Petits, si la AWwre/leur providence, ne veillait dans le cœur de la mère, et n’armait sa faiblesse d’une force terrible pour les dér. fendre des ongles et des dents.
Dans la famille, noyau de l’état social de l’homme,, le mâle dans le père pèse lourdement sur l’enfant mâle; il déprime, le plus souvent, ses. développe ments intellectuels et moraux, en comprimant les. variations du caractère qui se forme sous l’unité du sien, qui, formé, veut tout plier à sa loi. Au contraire, la femme, symbole vivant de la Na ture, est diverse comme elle, et suscite l’enfant à tous ses développements.
Les anciens temples, les antiques constitutions so ciales étaient plus éclairés sur ces religieux mystères de la vie que nos sociétés encore barbares. La confusion des sexes et des âges ne régnait pas plus dans la maison familiale que celle des rangs dans l’État. La femme avait refuge dans le gynécée, l’enfant dans la femme.
Il est vrai aussi que la femme puisait la science, l’art et l’initiative de sa prêtrise dans des sanctuaires féminins, et qu’elle avait un culte précis des généra tions, une religion définie des ancêtres. Quand ce culte ef cette religion furent profanés
220 l'initiation par la banalité et le scepticisme des neutres civilisés, blasphémés par l’argutie des neutres philosophiques, insuffisamment défendus par les neutres sacerdotaux, la famille et la cité s’écroulèrent, la 'Confusion des sexes, des âges et des rangs brisa et emporta les assises réelles de la société, engloutit toute hiérarchie, le hasard régla seul désormais l’entrée des généra tions dans la vie; les foyers confondus furent aban donnés des ancêtres, et la mort, la puissance ter rible du Père de l’Univers, entra dans le monde antique et le dévora tout entier dans ses formes reli gieuses, politiques et civiles.
Quand une société se meurt, sauvegardez sa renais sance en sauvegardant les morts, les femmes et les enfants. Si donc vous ne voulez pas que l’enfant soit le sépulcre d’un homme, gardez-le des hommes jusqu’à la dixième année;que le père n’intervienne que rare ment; que la mère règne en prêtresse-reine sur l’éle vage et sur l’éducation première.
C’est pourquoi vous, églises, synagogues, mos quées, au nom du Saint-Esprit dont j’indique ici le testament spécial, rouvrez à sa lumière le testa ment du Père, cherchez sous votre Genèse la cos mogonie de Moïse, reprenez l’initiative civilisatrice en réservant l’initiation ; donnez-la ■ d’abord aux femmes, au’x âges ensuite, aux rangs plus tard, aux races enfin ; ou craignez la mort sociale : le Père Céleste est courroucé, et les ancêtres effrayés aver- ■ tissent depuis longtemps les générations que la des truction est proche.
LA MORT 221 La mort est un baiser de Dieu, une caresse du Père Universel. Voilà pourquoi, mère des générations humaines, la femme craint Dieu plus qu’elle ne l’aime ; comme la lionne, elle tremble pour ses lionceaux, et elle écoute avec anxiété les bruissements lointains de l’in visible.
Voilà pourquoi le fils est venu la rassurer et lui apporter sa promesse, dont il est temps de laisser passer et agir l’Esprit, si l’on veut que la médiation des choses divines dans les choses humaines ne.- demeure pas lettre close et parole morte.
Levez-vous donc, vous toutes, vous tous qui vou lez que la Chrétienté, l’Islam et l’Israël revivent dans une splendide transfiguration 1 ■En vous découvrant quelques-uns des mystères de la mort, j’arrêterai parmi vous la profanation des mystères de la vie, et la renaissance alors viendra. Les prêtres delà Grande Pyramide jetaient en cou rant cette parole funèbre dans l’oreille droite de l’ini tié : O^iris, ï Éternel Masculin est le Dieu noir.
Choisissez donc entre la réalisation de la promesse du Fils et celle du Jugement dernier du Père, entre la vie et mort. Individus et sociétés, faites comme les femmes, et craignez Dieu. Cette crainte est le commencement de la sapience. Ainsi, partout où l’ombre combat la lumière, par tout la mort, puissance cosmogonique du Père, est présente, quoique invisible, active, bien que latente.
222 l’initiation 1$ Reine des épouvantements, quand elle va s’abattre sur une famille, les ancêtres s’émeuvent longtemps avant qu’elle ait frappé ; pendant le sommeil, ils pro jettent des images prophétiques dans le cerveau ner veux des femmes ; et bien que neutres le plus souvent’ dans la vie spirituelle, les hommes sont parfois pro fondément troublés par des songes. Il arrive quelquefois qu’un des ancêtres apparaît aux yeux corporels.
Dans la veille, une tristesse accablante flotte dans •l’air, oppresse les poitrines, étrangle la gorge, an goisse les coeurs. Les animaux familiers eux-mêmes sentent l’ap proche de la destruction ; les chiens hurlent lugu brement, et l’on a vu l’émotion qui agite les ancêtres entraîner jusqu’aux choses inanimées du foyer qui leur est cher. Nul œil profane n’a vu la mort ; personne ne semble appelé à mourir ; et pourtant elle est proche.
Quand cette puissance cosmogonique du Père veut entrer en acte, avant qu’elle n’ait suscité les causes mortelles du trépas, la Nature s’émeut, YÉternel Féminin s’agite; lonah, la substance cosmogonique de la vie, frissonne sur la terre et dans les cieux, et les âmes des morts courent avertir les vivants et volent au secours de ce qui va mourir. Cependant, la mort n’est implacable et sourde que pour les-profanes et les profanateurs.
L’initié l’appelle -ou la repousse, l’arme ou la . - désarme, l’excite ou la combat, la déchaîne ou l’en- . tra-ve. ■•/. y.- i s
LA MORT , 2.2-3 Ces choses, en dehors des autels, doivent demeurer voilées et n’être révélées que derrière eux. Pourtant, par la puissance de son amour, la femme, image humaine de la nature, a fait parfois frissonner ce voile .noir et reculer la mort. J’ai vu un médecin désespéré dire à une mère: «Hélas 1 il faudrait un miracle ! » La.mère est demeurée seule au chevet de son en fant : le miracle s’est fait.
Si vous voulez mourir, appelez la mort. Si vous voulez l’éloigner d’un être cher, priez de toute la puissance de votre âme. Mais lorsque quelqu’un doit absolument succom ber, lorsque l’heure fatale est venue, courage ! Veillez encore sur ce qui va s’endormir: jamais,. jamais le dévouement ne fut plus nécessaire. Le médecin, sentant son art vaincu, s’éloigne à tort.
Au traitement de la maladie doit succéder celui de l’agonie ; à la thérapeutique corporelle, la Psycurgie des anciens thérapeutes. Le prêtre,, quand il a administré ses admirables sacrements et récité ses formules, se retire; pourtant, il reste beaucoup à faire. A l’exorcisme administratif des sens physiques doit s’ajouter un enchantement réel de la sensibilité, une conjuration précise des ancêtres présents.
Si le prêtre et le médecin, forcés de multiplier leurs services, ne peuvent disposer d’assez de temps pouf les prolonger ainsi dans chaque foyer, l’initiation graduée des sexes et des âges est donc nécessaire à l’assistance du mourant comme à la religion du vivant.
«WW L INITIATION Ainsi, mère 014 père, femme ou mari, fille ou fils, sœur ou frère pourront donner à qui s’en, va toute l’aide dont la mort impose le besoin. Et quand le dernier soupir est rendu, quand yous avez fermé les yeux de l’être bien-aimé, ne croyez pas l’âme partie au loin, n’abandonnez pas ce cadavre à la veillée des mercenaires : jamais ce qui l’habitait n’eut plus soif de votre intelligence et faim de votre amour.
Ecoutez, et puisse votre cœur tressaillir. Celui qui veille pieusement un mort aimé, avec la science et l’art du Psycurgue, l’âme du mort l’enve loppe dans ses tourbillons désespérés.
Pleine encore des penséee, des sentiments, et des sensations de l'existence physique, plus souffrante d’avoir quitté son effigie que de s’y tordre de douleur, cette âme qui, dépourvue d’initiation, se sent brisée dans ses attaches corporelles et n’en peut trouver d’autres, s’effare, frissonne, s’élance et retombe sans initiative, dans une nouvelle agonie d’épouvantements.
En vain, si elle vient des sphères divines, son génie céleste lui fait signe; en vain les ancêtres l’ex hortent. Sa clairvoyance lumineuse demeure frappée de cécité pap habitude des yeux, son entendement, de surdité par l’habitude des oreilles.
Plus, dans l’existence, cette âme s’est enracinée à ses instincts, plus elle s’est oubliée dans sa chair, ’ moins elle a repris science, amour et conscience de la vie immortelle, plus aussi elle est prisonnière de
LA MORT 225 son cadavre, possédée par lui et travaillée par son anéantissement et sa décomposition. L’état des aliénés les plus désespérés ne donne qu’une faible idée de ces souffrances posthumes qui peuvent durer des siècles.
Soulevez la Nature de tous les battements de votre cœur, priez-la, priez Dieu près de ce cadavre, vous ne pouvez pas savoir quel bien vous faites, Cette âme ne voit plus que la nuit, n'entend plus que l’inouï, ne mesure plus que l’insondable, n’a plus qu’une pensée, qu’un sentiment, qu’une sensa tion : le vertige des épouvantements. La raison et la morale, ces deux rapports avec le milieu humain d'ici-bas, sont bouleversées en elle.
Son moi souffre alors le commencement de la mort seconde sans pouvoir s’y engloutir; son indivi dualité se cherche dans ces viscères dissociés sans pouvoir s’y retrouver; sa personne étrangère à ellemême se poursuit à travers ce cerveau et ce cœur ina nimés-sans pouvoir s’atteindre.
Suspendue sur VHoreb, sur ce puits dévorant de l’abîme que rouvre l’absence du soleil, frissonnante, ahurie, sans poumons pour crier, sans bras pour faire un geste, sans yeux pour les ouvrir et pleurer, ' elle veut à toutes forces se replonger dans ce cadavre qui, sauf de lugubres exceptions, lui demeure fermé comme le sera la tombe. Elle reste vaguante dans l’horreur. Alors le Psycurgue doit l’attirer. S’il le fait, palpitante, elle cherche dans les ténèbres de son aveuglement, dans le silence de sa surdité. 15
l’initiation ' 2-6 •Que cherche-t-elle ? Elle ne le sait : une épave, un point d’appui, une lumière, une voix dans sa propre tourmente. Et tout imprégné des effluves de la vie, le survivant 1 attire peu à peu vers son cœur comme vers un foyer rayonnant, vers un asile sacré. Frémissante, elle y vient lentement et s’y réfugie avec ivresse. Dans cette clairvoyante et chaude syncophatie, elle puise avec avidité du courage, de la force, de la vie psycurgique. Elle peut attendre enfin, s’accoutumer, regarder avec sa vue, écouter avec son entendement que l’usage des sens a pervertis. Elle peut briser peu à peu les liens rationnels et moraux de ses passions et de ses facultés, entrevoir distinctement le monde intelligible, déployer ses innéités engourdies depuis la naissance, retrouver son principe ontologique, reprendre possession de sa volonté. Quand elle s’est ainsi reconnue comme un ramier qui se repose avant de repartir, lorsqu’elle se sent capable d’affronter VHoreb et de s’y orienter, quand elle aperçoit les âmes, les ancêtres et le génie ailé qui l’appelle pour descendre ou pour monter, alors, prête, elle se retourne vers l’être aimant qui la porte, la caresse de l’âme, prie pour elle, et la pleure de l’autre côté de la vie. Longuement, lentement, l’exilée baise ce cœur pieux et.désolé, l’emplit d’une douce chaleur éthérée, d’une irradiation délicieuse,, le presse d’une étreinte
LA MORT ' 227 spirituelle exquise, lui disant ainsi dans le verbe inef fable des âmes et des dieux : « Merci I Adieu! Non ! au revoir en Dieu ! » Saint-Yves d’Alveydres.
Orphée et les Orphiques (Suite.) Le culte orphique. ŒUVRES D’ORPHÉE « On pourrait peut-être, dit Fréret, se former quel que idée du système religieux de la secte d’Orphée, en rapprochant et comparant plusieurs des poésies orphiques si quelques-uns de ces fragments n’avaient été interpolés par des juifs ou des chrétiens et si un grand nombre ne présentait pas un sens opposé à ce que l’on sait avoir été le système théologique des or phiques...
Parmi ces ouvrages orphiques, il en est qu’on donne comme étant plus particulièrement l’expression de la doctrine'des orphiques. » C’est ce que nous allons essayer de faire pour mettre en lumière le culte orphique, mais nous croyons utile d’abord de citer les principaux ouvrages que l’on a attribué au chantre divin de la Thrace.
On est étonné, en lisant les auteurs anciens, du nombre considérable d’écrits de ce beau génie, dont les titres ont, seuls, ou à peu près seuls, échappé à
ORPHÉE ET LES ORPHIQUES 22g l’oubli. Orphée s'était instruit, en vrai initié, sur tout; il semble qu’il ait parcouru l’échelle entière des con naissances humaines alors connues, et le recueil de ses livres, s’il existait, formerait à lui seul une vaste encyclopédie. On citait de lui sa : Génération des cloute années primitives où il expli quait le système des êtres animés.
Origines du monde et des dieux llept Atoç xoa Epaç (de Zeus et de la Terre) où il donnait un sexe aux intelligences intermédiaires entre le Père de la Nature et les hommes. Initiations aux mystères. Traité des sacrifices, dont les ministres du culte religieux parlaient avec un grand respect.
Traité d'astronomie, surlequelles amis des sciences naturelles ne tarissaient pas d’éloges, et nous appre nons, par un dialogue de Lucien sur l’astronomie, qu’O'rphée, qui avait, dans ses voyages, probable ment visité l’observatoire de Babylone, avait, le pre mier, donné aux Grecs les éléments de l’astronomie. La Pluralité des mondes, écrit plus de trois mille ans avant les traités du même titre du spirituel Fontenelle et du savant Flammarion.
Kopuêavnxov, le Corybaniique ou mystère des Corybantes, qui traitait de l’origine des choses telles que les prêtres de Samothrace l’enseignaient dans leurs mystères. IIs-aoç xai Aixtuov, le Peplos kai Dictyon (le Voile ou le Filet des âipes), ouvrage de philosophie occulte qui expliquait le débrouillement du chaos et révélait
2%Q l’initiation le sens delà fable des Titans essayant de détrôner Zeus. Kpwnpeç, le Kratérès, traité de l’âme du monde qui renfermait l’idée initiatique de l’œuf générateur des mondes et qu’Hésiode et Aristote lui empruntè rent; Proclus (liv. I), Eusèbe (Prœparat. Evangel., lib. III) et Clément d’Alexandrie (lib. VIII) en ont fait de grands éloges. La Théogonie paraît être le supplément du Kratérès.
On y trouvait, réuni en un seul corps de doc trine, l’exposé des mythologies orientales et grecques, l’origine des symboles et l’explication de toutes leurs allégories. Ispoi les Discours sacrés ou paroles sacrées, méritent aussi une grande attention parce qu’on nous en a conservé des vers, que, suivant Aristobule cité par Eusèbe, l’hiérophante lisait dans la célébration des plus hauts mystères (Prœparat, Evangel., liv. XIII).
Pythagore assurait qu’ils étaient vraimentd’Orphée, et Clément d’Alexandrie (Stromat, lib. V), saint Justin (Cohortatio ad genles ) en rapportent un fragment qui commence à la manière d’une ode d’Horace : Je vais révéler de grandes choses, profanes, retirez-vous. C’est le E<txocto psêsÀot des initiations pythagori ciennes.
Le vers le plus remarquable de ce morceau est celui qui rend cet hommage à la Divinité : Il n'existe qu'un seul, né de lui-même et toutes les choses, [sont d'un seul. Orphée écrivit encore un Traité de physique, où Tîmée de Locré puisa des idées sur lanature; une Onomantique exposant les éléments généraux delà gramORPHÉE ET LES ORPHIQUES 23 I maire; un lïspt Boxavov ou Traité desplantes , dont Pline TAncien {Hist. nat., lib. XXV, c.
2) a fait un grand éloge. Dans une Amnokorie et des Ephémérides, cités par Scaliger {De emendatione temporum}. Orphée renferma les règles et les institutions sur l’économie rurale et l’agriculture. Enfin, on lui attribue un Kp^oi ou Traité des oracles, et un looexa-ceptSo? (traduction libre : le Noir ou Sombre Treizième) qui correspondait à la treizième lame du Tarot : la Mort, et qui était un traité de magie et de sortilèges.
Tous ces ouvrages n’existent plus depuis au moins x.5oo ans. De toute cette œuvre, seuls trois recueils de vers nous sont parvenus. L'Argonautique, les Hymnes sur les parfumst les Poèmes sur les pierres. Nous avons déjà dit un mot de l’ApyovauTtxa, nous n’y reviendrons pas, n’ayant pas ici à extraire la vérité alchimique de ce poème épique. C’est par les hymnes, Yfwot que nous allons étudier la théogonie orphique.
Les hymnes, en effet, portent bien plus l’empreinte du génie du sublime inspiré de la Thrace que le nepài-rov (poèmes sur les pierres, les joyaux) et l'Argonautique ; malheureusement, ces hymnes ne nous sont pas parvenus absolument purs de toute restaura tion et l’or orphique a été mélangé à l’alliage que ses disciples y ont introduit, sans parler de celui des Henri Estienne et des Gesner Mathias qui remanièrent encore ces hymnes aux seizième' et dix-septième siècles.
232 l’imtiation LES HYMNES ORPHIQUES Ces hymnes sont au nombre de 86, dont le plus court a 6 vers et le plus considérable 27. Le but de ces poèmes est toujours le même : ce sont des invocations aux divinités : Zeus, l’Ouranos, l’-Aither, les Astres, etc., cependant que Ton brûlait sur l’autel le parfum spécial au dieu invoqué. La célébrité de ces hymnes a amené de grandes dissensions parmi les critiques qui ont voulu les apprécier.
Le docte et dévot Heinsius (in Arisiarcho) les appelle « Liturgie de Satan » ! et l’initié Kircher déclare qu’ils renferment la théologie la plus sublime (in Œdipo, II). Pausanias (liv. IX, chap. XXX) écrit à ce sujet : « Quant à ses hymnes, ceux qui ont étudié les poètes n’ignorent pas qu’elles sont fort courtes et en petit nombre. Les Lycomides les savent par cœur et les chantent en célébrant leurs mystères.
Du côté de l’élégance, elles n’ont que le second rang, celles d’Homère leur sont préférables, mais la religion a adopté les hymnes d’Orphée et n’a pas fait le même honneur à celles d’Homère. » Nos faibles connaissances en philologie grecque ne nous permettent pas de juger si les œuvres d’Homère sont d’une facture littéraire et poétique plus remarquable que celles d’Orphée, mais nous es timons que les hymnes de ce dernier, comme valeur philosophique et hauteur de vue spirituelle, leur sont ■et de beaucoup supérieures.
ORPHÉE ET LES ORPHIQUES 233 La théogonie orphique. Nous avons dit, dans notre précédent article, qu’il est possible de se faire une idée générale du système théogonique d’Orphée en étudiant certaines hymnes du Messie de la Grèce. Des écrivains modernes ont essayé avant nous de réaliser ce travail [Fréret (Aca démie des inscriptions et belles-lettres : Mémoires} ; Roll, Bacchus^ mais ils ri’ont pu y parvenir (i) ou n’ont écrit que des erreurs.
Cela se conçoit facilement si l’on veut réfléchir un instant que pour pénétrer les ouvrages initiatiques il faut d’abord être initié, comme il fallait être muni du flambeau des mystes pour s’engager dans les ténébreux et effrayants laby rinthes des hypogées égyptiennes et éleusiennes afin de triompher des épreuves de l’initiation suprême et être sacré épopte.
La science initiatique est un livre fermé de sept sceaux, écrit pour le profane sur le recto ou en dehors et pour l’initié sur le verso ou en dedans, quelle que soit la valeur littéraire ou intellec tuelle de celui qui cherchera à lire dans ce livre, s’il n’a pas la clef pour en pénétrer les arcanes, il errera et écrira des absurdités. A quel foyer devons-nous allumer notre flambeau pour pénétrer dans les ténèbres de la théogonie or phique ?
Au foyer où Orphée alluma lui-même le sien, au foyer des sanctuaires de Memphis, au foyer (i) Exception faite pour E. Schuré, Grands Initiés : Orphée.
234 l’initiation de l'initiation égyptienne. Que fit en effet Orphée pour édifier sa théogonie ? Il emprunta à la Science occulte des hiérophantes de Phta les matériaux de son œuvre et, avec eux, il dressa sa merveilleuse théogonie. Il la para des splendeurs de sa poésie, il l’enveloppa du voile mys térieux des légendes que son génie lui fit concevoir ou peut-être qu’il recueillit au cours de ses voyages à " travers la Grèce et laChaldée (1).
Mais sous la magie des hymnes de l’aède divin persiste encore la solide charpente de la Science ésotérique. Écartons les mayaviques voiles de la poésie orphique qui nous ca chent les grandes vérités philosophiques de F Antiquité et la Tradition nous apparaîtra, comme partout et toujours, immuable et une.
C’est ce que nombre d’auteurs n’ont pas soupçonné, c’est ce qui les a fait errer et c’est ce que les vieux prêtres d’Égypte eux-mêmes ont dit à Solon à propos des Grecs et que Platon nous a rapporté dans son Timée : « O Solon, Solon, vous autres Grecs vous serez toujours des enfants ; il n’y a pas de vieillard parmi vous...
Vous êtes tous jeunes d’intelligence,t vous ne possédez aucune vieille tradition ni aucune science vénérable par son antiquité... » Nous voyons, en effet, le poète Apollonius dans son Expédition des Argonautes prêter à Orphée des conceptions et des expressions que l’on ne retrouve dans aucun des hymnes de ce dernier. « Il chanta, écrit Apollonius (v. 5o3), comment la (i) Voir Lucien.,
ORPHÉE ET LES ORPHIQUES ' 2 3 5 Terre, le Ciel et là Mer, autrefois confondus ensemble, avaient été tirés de cet état funeste de chaos et de dis corde ; la foute constante que suivent dans les airs le Soleil, la Lune, et les autres astres...
Il chanta encore comment Ophyon et Eurynome, fille de l’Océan, ré gnèrent sur l’Olympe jusqu’à ce qu’ils fussent chassés et précipités dans les flots de l’Océan par Saturne et Rhéa qui donnèrent des lois aux heureux Titans. Ju piter était alors enfant... etc... » Nulle part dans les hymnes d’Orphée ou son Argoriautiké nous ne trouvons cette théogonie mytholo gique (i).
Et Lycophron (Cassan 1192 et Scholiast) à la suite d’Apollonius adopte cette théogonie en la donnant comme d’Orphée. Et Proclus le Philosophe, lui-même, dans son Commentaire du Timée de Platon, cite ce fragment des Orphiques pour expliquer la théogonie d’Or phée : « Le sceptre de l’Univers fut d’abord entre les mains de Phanès qui le remit à sa fille la Nuit, après lui régna Ouranos qui fut le Ciel.
Saturne l’usurpa, par » violence, sur son père ; son fils Jupiter le lui enleva à son tour, et il en est aujourd’hui en possession ; mais un jour il sera forcé de le remettre à Bakkos qui sera ainsi le sixième souverain du monde. » (1) Cette théogonie est celle de Phérécyde, qui est exposée plus clairement dans le passage de Celse rapporté par Origène (Conira Celsum, iib. VI).
Dans cette théogonie, Ophyon et Eu rynome étaient ce que sont Ouranos etGè, Uranus le Ciel et la Terre dans la théogonie d’Hésiode.
a36 L INITIATION Cette généalogie divine, faite d’usurpations, est une pure fable rapportée de la façon dont Proclus et avant lui les Orphiques l’ont présentée. Quand nous étudierons les Orphiques nous ver rons à quel degré de superstition et de mépris parmi les Grecs tombèrent les prétendus dépositaires de la doctrine d’Orphée.
Un fait analogue s’est produit dans le Christianisme et nous subissons aujourd’hui les erreurs de la Lettre substituée à l’Esprit des pa roles de Jésus. Quant à Proclus, qui appartenait à la secte des pythagoriciens, il est probable qu’il con naissait le sens ésotérique, de la doctrine orphique, mais qu’initié — ou pour toute autre raison — il l’a tenu secret.
Et en effet si l’on approfondit le passage cité plus haut, si on le débarrasse des voiles de la mythologie grecque, on y entrevoit la splendide vérité de la Tra dition toujours identique à travers l’ésotérisme brah manique, égyptien et moïsiaque^ * * * INVOLUTION, EVOLUTION Avec l’initiation brahmanique nous voyons lés « Sept Seigneurs Primordiaux... ceux qui jetèrent dans le sol les germes de tout « ce qui croît, avant qu'ils fussent dans la terre, avant qu'ils eussent poussés » présider à l’évolution des « Sept Manous » de chacun des « Sept jours de Brahma » ; et Jupiter, le dieu de l’Ère grecque, qui dure encore, correspond parfaite ment au « cinquième Manou ».
■ ORPHÉE ET LES ORPHIQUES ^7 Le Bakkos dont parle Proclus, comme sixième sou verain du Monde, et qui est le Phanès-Dionysos-Bakkos d’Orphée, n’est pas encore venu et quand il vien dra, Jupiter, cinquième Manou, sera forcé, suivant l’expression de Proclus, de remettre le sceptre de l’Univers à ce sixième manou : Dionysos-Bakkos qui à son tour cédera la toute-puissance universelle au septième Manou, l’Être incréé, Incognoscible, Parahahm, Aïnsoph, etc., c’est-à-dire le retour à l’Unité Primordiale, après les cycles de l’involutiori et de l’évolution, base de la Création au point de vue éso térique.
Alors une Création avec ses « sept vagues de vie et ses sept cycles planétaires », après avoir évolué « les sept principes du Grand-Homme: Tikoun-Adam ou Dionysos-Bakkos aura chu dans T Éternité du Temps». Et après les Sept Manous de l’initiation brahma nique, ne voyons-nous pas une idée identique en Égypte et dans le Sepher Béreshit de Moïse, l’initié égyptien, qui nous décrit les sept périodes de la Ma nifestation Universelle (ion) ?
Tout se tient, tout s’enchaîne, tous ces enseigne ments initiatiques découlent logiquement les uns des autres, sont les mêmes, à travers des prismes divers. Il s’agissait d’ôter les prismes pour apercevoir le rayonnement de la Vérité-Une. Revenons à la doctrine théogonique d’Orphée. Combes Léon. (A suivre.)
Le Magnétisme du globe L’époque de rénovation avait fourni les idées et montré le but ; la phase d’action brisa les obstacles ; l’apogée atteignit le but, consacra les idées et conquit le progrès de la période.
La dernière année de l’apogée européen restreint (i63i -f- 16 = 1647), le but uni versel européen de la dernière période de civilisation française est atteint et réglé par le traité de.paix de Westphalie, premier monument du droit public européen. Quel était ce but ? Pour le savoir consultons les peuples en présencequi étaient: 1* l’Angleterre; 2°la France; 3° la catholicité ou papauté, et 40 le deuxième terme teutonique ou ■allemand.
Le numéro quatre., l’empire d’Allemagne, est brisé et sa dissolution est préparée. Le numéro trois est battu, supplanté par le numéro deux et perd définitivement ses plus belles possessions, ses dernières conquêtes ; il subit une première ampu tation, après de graves échecs. Le numéro, deux gagne de toute façon et prend la
LE MAGNÉTISME DU GLOBE 23g suprématie ; sa qualitédepeuple-chef devient évidente. ' Le numéro un fait son organisation définitive pour son compte particulier. L’événement du futur numéro un^ de la Prusse, est préparé.
T el estle mouvement poli tiq ue : il est sinon accompli, au moins préparé; il se terminera par une décompo sition lente d’un peu plus d’un siècle, et pendant ce temps les secousses ébranleront le vieux noyau, dessineront et faciliteront le mouvement qui doit s’accomplir dans la transformation 1767-1799 et dans la période seizennale.
1799-1815 de la grande secousse universelle qui le réglera les comptes définitifs. l’esprit et le progrès moral et matériel de l’humanité La grande phase humanitaire est, avant tout, puissamment morale.
Elle est formée par les deux principales époques de la période séculaire, l’époque religieuse et révélatrice de la rénovation (Zwingle, Luther, Mélanchton, Calvin, Knox), et celle plus philosophique, plus réfléchie, plus déductrice et plus inductrice de l’apogée (Descartes, Bacon, Képler, Galilée), réunies l’une à l’autre par la phase religiosophilosophique d’action (Bèze et Montaigne).
L’idée de l’œuvre de la période est donc religieuse, l’action est religioso-politique et religioso-guerrière, et elle s’accomplit religioso-politiquement. L'apogée des peuples-chefs est puissant parce qu'il est vertueux et moral. La puissance morale donne la puissance physique. Îï sd?.: T,."../'Ci-'-.' .ïS ;■
240 l’initiation [juin Le développement de l’humanité est avant tout moral ; le développement matériel n’est qu’une consé quence forcée du progrès moral.
Tous les mouvements politico-guerriers humani taires ont un but moral religioso-philosophique ; souvent ce but est' peu apparent ; là où il n’existe réellement pas, les mouvements n’ont pas l’impor tance qu’on y attache. qu’est-ce qu’une conquête Avant de dire quelques mots du butmoral religicsophilosophique des mouvements guerriers, je vais essayer de rencontrer ce qu’est une conquête ou une extension territoriale.
Les races humaines, les sous-races et les moindres subdivisions naturelles des populations sont assises dans des régions limitées par des lignes géologomagnétiques, et ces lignes bien définies et scientifi ques, aussi bien qu’historiques, ne ressemblent géné ralement guère à celles créées par la fantaisie et par l'intérêt national.
Les races occupent des fractions des grandes subdi visions géographiques, elles sont séparées par les faîtes méridiens et parallèles. Les sous-races sont établies dans les vallées des fleuves, ont pour limite les arêtes de partage des eaux de ces fleuves. Les moindres subdivisions des races et des sous-races occupent les vallées des rivières et des ruisseaux. Les faîtes ou les crêtes de partage des eaux séparent les races, les sous-races et les moindres subdivisions.
ïçog] LE MAGNÉTISME DU GLOBE 241 des populations, que ces faîtes soient ou ne soient pas prononcés, qu'ils soient ou ne soient pas difficiles à franchir. Ces dernières considérations sont de très faible importance ; la question des races est géologomagnétique ; c’est une question d’égale vitalité.
Sou vent même l’action vitale égale n’est pas limitée par le faîte apparent sinueux ou contourné des premiers soulèvements ; c’est l’expansion magnétique souter raine directe en forme d’arc de grand cercle du globe, productrice du faîte,dans les derniers soulèvements qui forme limite. Les faîtes se rencontrent et forment des régions modules qui jouent un rôle aussi important qu’inté ressant dans la marche des peuples et de l’humanité.
On trouvera quelques indications sur ces régions dans l'Humanité', mais leur développement complet appartient au géologo-magnétisme qui suivra proba blement de près ¿’Humanité. C’est dans les régions nodales que naissent les hégé monies. Les principales régions européennes sont : La sabino-romaine du Gransasso ou des Abruzzes ; 20 La franke du Fichtel (Cabourg-Nuremberg).
3° La souabe ou allemande de la Rauhetep (de Hohenstauffen à Hohenzollern) ; 40 Les régions helvétiques du Mont Blanc (Savoie), du Gothard (les Quatre-Cantons) et du Bernina (Lombard) ; 5° La région saxonne du Harz (Brunswick, Hesse, An hait) ; 16 £
242 l’initiation 'K 6° Celle également saxonne de Brunswick-Lunébourg et la tête holsteinoise (d’Entin et de Gottorp). Le ..principal faîte de séparation des races humaines est un parallèle qui s’étend, sans solution de conti nuité autre que les Dardanelles, de l'océan Atlantique à l’océan Pacifique. On l’appelle aujourd’hui, en partie au moins, le seuil indo-européen.
Ce seuil pénètre en Europe par Constantinople, suit les Balkans, les Alpes Illyriennes, les .grandes Alpes, le Jura jusqu’au Ballon d’Alsace ; de ces ballons jusqu’à Boulogne, il sépare les eaux belges de l’Escaut, de la Meuse et de la Moselle, de celles des fleuves français la Seine et le Rhône. Au delà de Boulogne, le seuil indo-européen longe le sud de l’Angleterre jusqu’à Landsend.
La partie de ce seuil qui s’étend de Constantinople à Landsend partage l’Europe en deux : la partie septentrionale teutonique et la partie méridionale ou celtique ; la partie européenne du seuil indo-européen est donc celto-teutonique. Elle est puissamment à relief à l’Orient et faiblement à ¡’Occident, parce que tout le dernier soulèvement se rattachant à l’arête méridienne colombo-asiatique, a dû s’amoindrir en s’éloignant de cette arête.
Les deux races européennes sont subdivisées en orientales, centrales et occidentales. Les Celtes sont Pélasges à l’est du Pinde et Ibères à l’ouest de l’arête ibérique.
Les Teutons sont Slavons à l’est du Pinde prolongé, c’est-à-dire dans les vallées de la Theiss et de la Vistule ; ils sont Bretons à l’ouest de l’arête de MoorLE MAGNÉTISME 't>U GLOBE 243 lands, prolongement de l’arête ibérique, avec laquelle elle forme l’arête méridienne occidentale ibérobretonne. Cette dernière, longeant la côte de France, sépare la Bretagne du plateau celtique ou français. La Bretagne est bretoane-celtique.
Quel changement les expansions guerrières nom breuses, les débordements celtiques, et les contredébordements teutoniques ont-ils produit dans les possessions territoriales des deux races ?
Qu’ont-elles gagné depuis près de deux mille .ans que César a franchi pour la première fois le seuil celto-teutonique à Soissons, au pied de son revers méridional, et définitivement aux bords de la Sambre, au pied du revers teutonique, où il rencontra l’éner gique résistance des Nerviens ?
Qu’ont conquis les Celtes depuis Soissons, en 857, jusqu’au dernier refoulement dans ses limites de .la dernière expansion guerrière et du dernier débor dement celtique à Waterloo, en i8i5, après trois périodes séculaires celtiques (romaine, catholique et française) et une période teutonique (franke)?
La race celtique occupe le plateau-seuil à l’occident, couvert de champs de batailles dont l’ensemble forme un vaste, champ de sang, qu’elle a conquis pied à pied, à travers son apogée et son maximum d’expansion, physique et morale, politique et guerrière. C’est le résultat de'l’expansion constante et .régulière de la périodeséculairehumanitaire qui vient de finir, etq.uî .fut celle de la plus-grande force d’expansion du plateau celtique. Outre la partie du plateau-seuil celto-teutunique d’Occident, la France a .deux dépendances
244 junji ijuiu j L’iNlTIATiON teutoniques belges du nœud mixte celto-teutonique des Ballons : la Lorraine'et l’Alsace. Les Teutons occupent à peu près la même position à l’Orient que les Celtes à l’Occident.
Le champ de sang, limite septentrionale et occi dentale des Celtes et des Teutons, où le plateau-seuil, gagné pied à pied dans la dernière période séculaire par les Celtes sur les Teutons, parleur force d’expan sion momentanément supérieure, est limité dans le Nord par les champs de Gravelines, de Cassel, de Bou vines, de Lens et Denain ; son axe est tracé par Azincourt, Saint-Quentin, Rocroi, Wattignies, Valmy, et ses limites méridionales comprennent les champs de Crécy, de Soissons, d’Arcis-sur-Aube et de la FèreChampenoise.
Un champ de sang, une bande de terrain mixte, un plateau de séparation de quinze à vingt lieues de largeur et de cinquante lieues de longueur, où les races se touchent, et qui appartient à l’une ou l’autre suivant que l’une ou l’autre est prépondérante ; voilà comme extension territoriale ou conquête le résultat définitif de vingt siècles de luttes et de nombreuses batailles sanglantes, livrées surtout dans la dernière période séculaire humanitaire, celle du maximum du pouvoir expansif du plateau celtique, et par con séquent du maximum d’action exercée sur la partie abaissée occidentale du seuil celto-teutonique pendant les cinq derniers siècles.
Le Magnétisme du globe a établi en dehors de toute préoccupation historique, philosophique ou politique : i° Que la circulation magnétique atteint sa plus
•>: W LE MAGNÉTISME DU GLOBE 245 grande énergie annuelle le 18 juin et qu’elle se main tient ainsi jusqu’au 22 yuzn, jour où le déchargement commence ; or, c’est le 18 juin., jour où la plus grande énergie physique et morale de l’année est atteinte, qu’eut lieu la bataille de Waterloo, et c’est le 22 juin, dernier des cinq jours de la plus grande énergie phy sique et morale de l’année, que tout fut consommé par l’abdication ; c’est singulier, dira-t-on !
Le magnétisme du globe a établi également que le 9 novembre est le jour de la transformation de la cir culation de novembre, comme le 22 juin est celui de la transformation de juin ; ou, en d’autres termes, que le 9 novembre est le jour de la moindre circulation magnétique et de la moindre énergie physique et morale de l’année, comme le 22 juin est celui de la plus énergique circulation.
Or le 9 novembre ouïe 18 brumaire est le début du premier consul et le 22 juin est la date qui marque la fin de l’Empire.
Si c’est du hasard, le hasard est cause aussi que le 18 brumaire appartient à Tannée seizennale 1799 et que le 22 juin appartient à Tannée seizennale i8i5 ; c’est-à-dire que le 18 brumaire' est le jour même de la clôture de< l’époque de transformation et d’ouverture de iapériode seizennale du dernier grand éclat (de la dernière période séculaire française) et que le 22 juin est le jour même de la clôture de cette période seizennale, l’avant-dernière de la période séculaire française.
Ainsi le chef politique et guerrier du dernier grand éclat français prend les rênes dans un mouvement convulsif, le premier jour de la période seizennale qui lui est dévolue et finitpar abdiquer dernier jour
if initiation 246 de cette période ; il s’impose le jour de la moindre énergie physique et morale' et tombe le jour de la plus grande énergie physique et morale des deux années seizennales 1799 et i8i5, qui encadrent la période seizennale de la dernière et plus grandeexpansion morale et matérielle, politique et guerrièrede la période séculaire humanitaire française.
On trouvera peut-être ces coïncidences trop remar quables pour les attribuer exclusivement au hasard, d’autant plus que les chefs- des derniers grands éclats sont assez rares et que celui de la dernière période séculaire étant le plus grand et le plus providentiel, devait être mieux en règle vis-à-vis des temps et des lieux qu’aucun de ses antécédents.
Après le- 9 novembre 1799 et le 22 Juin 1815, il' serait ' difficile peut-être de trouver des rencontres fortuites plus remarquables. L’histoire cependant offre sinon mieux, au moins aussi bien.
L’époque de réno vation (i525) est celle de l’acétisme, de l’enthousiasmereligieux, des réformes, des révélations, des inspi rations, des conversions et de tout ce qui tient aux mouvements religieux et à l’activité morale ; cepen dant l’année centrale 1525 n’est pas la plus remar quable de cette époque.
Les années seiqennales 1527 et i528 lui disputent la première place; ce sont Tes années les plus religioso-politiques de la période séculaire. Dites-moi maintenant si vous croyez que c’est lé hasard qui a placé en 536 (Ï52-8) deux faits religioso-politiques,principaux de r histoire; la con version de Cyrus au judaïsme et Fïntroduction de celui-ci dans toutes les positions asiatiques des
LE MAGNÉTISME DU GLOBE 247 anciennes civilisations, pour préparer le terrain au Christ, une période séculaire avant son arrivée, et la conversion de Clovis, lequelimplantalechristianisme dans les possessions européennes des civilisations futures une période séculaire après l'arrivée du Christ? Capitaine Bruck.
Maçonnerie Égyptienne / [Suite.) Alors la maîtresse la fera lever, se fera baiser la main en signe de respect, l’embrassera des deux côtés et la remettra entre les mains de la soeur maî tresse des cérémonies pour qu’elle la présente à toutes les soeurs. La récipiendaire donnera à chacune d’elles le mot de passe avec le signe, et chaque sœur l'embrassera des deux côtés. Cette présentation achevée, la maîtresse des céré monies installera la récipiendaire dans sa place et retournera à la sienne. Toutes les sœurs s’assoieront, et la grande maî tresse en prenant la parole dira : «.Mes sœurs, la reine de Saba célébrait dans le temple de la capitale de son royaume une fête en l’honneur de Vénus, avec tous les prêtres et ministres de cette fausse divinité, en présence d’un peuple immense ; au milieu du sacrifice elle eut visiblement
MAÇONNERIE ÉGYPTIENNE 249 connaissance d’un ordre du sage Salomon qui l’obli geait à se rendre en personne au pied du tribunal de ce grand monarque. « La reine, après avoir consulté ses prêtres, promit ■ de se trouver au jour déterminé. Elle partit et se rendit auprès de Salomon. Ce prince charmé de son obéissance et pénétré de sa confiance la fit préparer et purifier par ses ministres. Il ordonna ensuite qu’elle fût présentée à son tribunal.
La reine éblouie de la magnificence inexprimable de Salomon et de son Trône, baissa modestement les yeux, elle demanda humblement à connaître la vérité, et Salomon pour la propager ainsi que pour augmenter la gloire de l’Éternel, lui permit d’approcher de l’autel sacré.
Elle fut instruite des vérités de la religion divine et désa busée des erreurs de l’idolâtrie, il la convainquit de l’existence de Dieu, et de l’immortalité de l’âme en lui faisant observer l’arbre de vie dont vous voyez ici l’image.
Autour de cet arbre, Salomon avait fait entortiller l’orgueil, représenté par le serpent, l’orgueil cause malheureuse qui, de l’élévation de nos sublimes connaissances, nous a fait tomber dans l’état inférieur et ténébreux où nous vivons. » La pomme est le symbole, du fruit défendu; il a produit tous nos malheurs : c’est une femme'qui abu sant de notre empire, est parvenue à faire manger à l’homme le pépin funeste de ce fruit défendu ; mais ce même pépin par la grâce de l’Éternel deviendra un jour le moyen de réparer cette perte, le fruit de notre gloire, et le recouvrant du pou voir que l’Être suprême a accordé à l’homme : C’est ce qu’annonce Salomon
2$0 C initiation à la reine deS'aba, que je vous répète com me lui dans la même situation et dans le même sens. Il acheva ensuite de lui donner toutes les instructions physi ques et morales, il lui recommanda de propager la vérité parmi les idolâtres, il lui communiqua pour y parvenir toutes ses connaissances, et lui fit le dernier adieu.
La reine de retour dans le lieu fixé par Salo mon répandit la lumière en la faisant connaître à tous les sujets qu’elle en trouva dignes, et leur com muniqua l’adoption parfaite qu’elle avait reçue.
Dans la société dont elle fit choix, il s’y rencontra malheu reusement une fille-nommée Kalaipso, qui fut initiée trop promptement dans les connaissances que nous vous communiquerons peu à peu, l'orgueil s’empara d;e son esprit et le fit tomber dans l’erreur. Tâchez, ma chère sœur, de l’imiter un jour; l’orgueil est la source de1 toutes les fautes que commet notre sexe, vous en seriez punie comme Kalaipso.
La reine de Saba informa Salomon de sa légèreté et des suites qu’elle avait eues. « Ce roi en fît un châtiment exemplaire. Je- ne veux pas aller plus loin, ma sœar, mais avec le temps vous en apprendrez davantage. » Ce discours fini la grande maîtresse fera les propo sitions qu’elle jugera convenables pour le bien de la loge-. L’oratrice prendra la parole et fera un discours à la récipiendaire sur les points principaux de la récep tion.
Le discours de l’oratrice terminé; la maîtresse de mandera si personne n’a rien à proposer pour l’avauMAÇONNERIE ÉGYPTIENNE ■ 2i5<v tage? de- l-’ordne, elle, frappera ensuite, sur l’autel, uncoup avec son glaive? en disant :■ « A Tordre', mes frères- et soeurs. »-S’il y a des"frères-' et sœurs elle, se lèvera. Tous les assistants en feront autant. La maîtresse les invitera à remercier l’Éternel.
On fera l'adoration à. genoux en face.du trône,, le visage prosterné contre terre, et. la maîtresse fermera la loge. Cagliostro. (A suivre.)
PARTIE LITTÉRAIRE L’HUMANITÉ DIVINE RÉMINISCENCE Parmi nos amoureuses fringales, Dans la volupté, dans la rancœur, Quand tu me prends sur tes lèvres pâles, Un Souvenir passe dans mon cœur... Autrefois 1... Mais quand ! je ne puis dire : Êtais-je vivant, étais-je né ? Tu me rappelles tout « son » délire Et tout mon bonheur infortuné D’autrefois... Mais quand ? Je ne puis dire : J’étais peut-être, hélas 1 déjà né. « Elle » avait au cou le même signe Que toi-même, et parmi mes bras nus Avec cette même grâce insigne « Elle » expirait ces mots ingénus Qui font que je rebaise le signe De ton cou blanc entre mes bras nus... Qu’es-tu ? Réponds-moi, toi la vivante. Je t’ai connue, il y a longtemps. Comme l’Autre, ta voix rit et chante ; Comme l’Autre, pâmé, je t'entends, Et par .toi, je la revois vivante, La morte, aimée il y a longtemps. Une ombre dévaste mes prunelles... Quel souvenir passe dans mon cœur ? Un souvenir aux ferveurs cruelles,
L’HUMANITÉ divine'’ 2 53 Qui mêle à nos vohïptés ses pleurs... Comme par i’Autre que tu recèles, ~ Devrai-je encor mourir de douleurs ? . O charmant Spectre, au milieu des râles, Quand tu me prends sur tes lèvres pâles, La dent de I’Autre mord dans mon cœur (i). Jules Bois. ( t ) Extrait de {'Humanité divine, volume de vers' lyriques sur le point de paraître chez Fasquelle.
UN RÊVE ? Accourez, Séphiroths ! Je prie et vous conjure, Je veux m’enfuir, là-haut, par le ciel étoilé, Où l’Être seul immane au cœur de la nature, Conscience et vouloir de l’Astral inviolé ! Peut-être qu’oublieux de l'humaine détresse J’oublierais ici-bas mon corps sans vie aux vers, Pour me plonger au sein de l’extatique ivresse Où baigne dans vos flots l’Ame des Univers !... J’ai vécu ces vers, écrits il y a cinq ans...
Hier, à l’heure où le cône d’ombre de notre planète dra pait ce continent de ténèbres, je reposais... Que se passa-t-il, en moi, pendant mon sommeil, je l’ignore... mais je me trouvai soudain en plein infini, loin, bien loin de notre misérable terre dont je ne me rappelais même plus l’existence... et je m’élevai en une lente as cension vers les mondes stellaires qui gravitaient audessus de ma...
J’allais dire : qui gravitaient au-dessus de ma tête... Chose étrange I ma pensée, plus lucide et puissante que jamais, n’émanait d’aucun centre cérébral, en un mot je ne possédais plus de corps physique et pas même un vêtement fluidique.
J’étais un... quelque chose de vague qui pensait, qui voyait, qui éprouvait des sensa tions, mais un quelquechose sans forme, sans aspect et occupant à peine une localisation, un point métaphysique, seul appréciable par ses rapports avec les lointaines étoiles et les astres vers lesquels je m’élevais.
ï UN RÊVE '' 25 5 Et ces astres, je les voyais, avec des yeux psychiques, irradiant des feux étranges, des rayons scintillants et ana logues à l’éclat électrique des phares... et je m’élevais, simple conscience dans l’espace firmamental, vers eux !... Une sensation de paix infinie, de calme reposant n’em- ' plissait, sensation que je n’ai jamais connue sur terre, même aux heures bénies de détente morale et physique. ...
Les astres flambaient au-dessus de mon ego qui s'élevait par un essor harmonieux et grave, en un glisse ment éthéré, très doux ; et la nuit splendide, tiède et sans souffle, m’entourait... Où allais-je ainsi perdu en plein ciel? „ Etait-ce un rêve, était-ce une sortie en astral sans corps fluidique ?.,. Je l’ignore...
Je me réveillai glacé..., mais l’âme emplie d’une étrange clarté et d’un apaisement sur humain... et, depuis, je.regrette cette ascension dans l’in fini sidéral, vers des mondes auréolés de clartés divines, s’irradiant sur le sombre velours céruléen des cleux sans limite... je regrette surtout la paix profonde qui emplissait tout mon être invisible, oublieux de cette terre, et la calme confiance qui me pénétrait dans mon essor vers l’inconnu, vers l’infini...
O les cieux 1.1 ô les cieux 11 ô Lumière éternelle ! Radieuse clarté 1 Gloire 1 Gloire immortelle I O Lumière ! O Splendeur perdue à tout jamais !... ■ I ■í: 'ï? n5 mai 1909 (1). Combes Léon. (1) J’eus, l’an dernier, un «rêve (?) analogue, mais en corps astral, somptueux manteau de transparente blancheur se con tinuant sous mes pieds en une onduleuse traînée poudroyante d’un éclat laiteux. ■ t s là J . 'U: - 1 •i U?
Ordre Martlnisie et Grande Loge Symbolique Espagnole Nous avons reçu du F. •. Victor Blanchard, 3o% 90e, la communication suivante : Au T.-. 111.-. F. *. Papus, 33% go *, 96e, Directeur de l'initiation, Paris, 3o mai 1909. T.-. Illa F.-, et Véna Ma, A la suite de l’annulation de la Charte de la Loge martiniste Melchissèdec et à la veille de la mise en accusation d’office devant la R.-.
La Humanidad, n° 240, de quelques íta auxquels je n’avais témoigné jusqu’ici qu’une sincère et profonde affection, je crois utile de dissiper, par une déclaration officielle, toute équivoque ou tout malentendu que mon silence prolongé ne manquerait pas de faire naître dans l’esprit des lecteurs des revues Hiram et l’initiation.
Je n’hésite, pas à avouer publiquement que, durant plu sieurs mois, j’ai fait partie de l’Ordre du Temple rénové par les FF.-. R... G,.., T..., D... et F... J’ai même présidé bon nombre de tenues et conféré l’initiation templière à
OBDRE MARL'INISTE ET GRANDE LOGE SYMBOLIQUE ■ 257 quelques martinistes ou maçons. Mais en agissant ainsi, je ne faisais qu’essayer de réaliser physiquement l’idéal de toute beauté morale et intellectuelle que j’avais entrevu en un instant de foi très ardente.
Hélas I j’étais loin de penser que certains membres du Comité- directeur — auquel j’appartenais moi-même — poursuivaient dans l’ombre un but absolument contraire aux intérêts supérieurs et à la saine vitalité de la Franc-Maçonnerie ou du Martinisme.
Une enquête personnelle très sérieuse m’ayant convaincu, de l’exactitude des accusations portées contre lesdi.ts fr. *. temp.-., sachant aussi que le corps des officiers de l’Ordre du Temple est gravement contaminé par la présence dans son sein de deux membres d’un Tiers-Ordre romain, je m’empresse de vous donner copie delà lettre que je viens d’adresser au F.*. R...
G..., grand-commandeur templier, pour lui annoncer ma démission de membre de ladite association secrète. Je vous prie, en même temps, de. vouloir bien l’insérer dans l'initiation ainsi que celle-ci.
Vous connaissez mon passé initiatique et vous vous rappelez, sans doute, les paroles vraiment chrétiennes que j’ai prononcées en maintes circonstances — notamment lors de l’inauguration de la Loge Melchissédec — et qui m’ont valu, comme vous le savez, un blâme énergique de la part de quelques frères templiers., Aussi, fidèle âmes serments maçonniques, fidèle à l’esprit de la tradition her métique et martiniste, je renonce à tous mes grades dans l’Ordre du Temple et je délie de leur serment templier tous ceux que j’ai initiés et qui, je l’espère, ne manqueront pas à ¡’heure actuelle de se conformer à ma conduite.
J’invite enfin tous les membres delà Loge Melchissédec à se soumettre humblement et sans aucune hésitation à la teneur même du décret du Président du Suprême Con seil Martiniste. Certes, il m’est particulièrement pénible de prendre une telle détermination ; mais je ne puis oublier qu’il y a d’im périeux devoirs auxquels tout initié chrétien ne saurait se soustraire sans devenir un parjure où un traître , et sans 17 'K
s58 l’initiation pactiser par le fait même, directement ou indirectement soit avec les farouches exploiteurs du sentiment religieux, soit avec les Athées ou les matérialistes qui, voulant jouir à leur aise des honneurs et des biens de ce monde, sèment le désespoir, la désolation et la ruine dans le cœur et le cerveau de leurs semblables.
En terminant, je souhaite que ceux de mes frères qui se sont momentanément écartés du bon chemin se souvien nent des principes que leur inculquèrent les 111. *. Chefs du Souv.-. Gr.-. Cons.-. Gén.-. etGr. *. Or.-, des Rites Unis pour la France et ses dépendances. Puissent-ils aussi re connaître leurs erreurs et se repentir sincèrement de leurs fautes pour revenir bientôt à nous. Veuillez agréer, T.-. 111.-. F.-, et Vén. *.
M. *., avec tous mes remerciements, l’hommage de mon profond respect ainsi que l’expression de mes sentiments frat.-. dévoués. Victor Blanchard, 3o°, 90®, S.-. I.-. Secrét.-. de la R.-. L.-. Humanidad, Ex-Président de la L,' *. Melchissédec. Ayant envoyé, le 20 avril 1909, ma démission de templier au F.-. R...
G... et ce dernier ne m’en ayant pas accusé réception, je lui adresse une nouvelle lettre — recomman dée cette fois — et dont voici la teneur : Au T.-. C. *. F.’. R... G... Gr.-. Corn. *, de l’Ordre du Temple. Paris 3o mai 1909. T.’. C.’.F. *., Ayant acquis la conviction que le Camp templier de Paris n’est qu’une création de quelques membres du GrandOrient alliés aux Jésuites, je vous prie de me rayer des Tableaux de l’Ordre du Temple. Car mes ¡titres de .3© *.,
ORDRE MARTINISTE ET GRANDE LOGE SYMBOLIQUE 2 5 g de 90e et dé S.'. I.’., ne me permettent pas de continuer plus longtemps à entretenir des relations fraternelles avec les partisans ou les représentants d'une politique ’sectaire et, par conséquent, antimartiniste ou antimaçonnique. Veuillez agréer, t.*. ch/. f/., l’expression de mes senti ments distingués. Victor Blanchard. P.-S. — Le F.*.
G... n’a même pas daigné répondre à cette lettre, pas plus qu’à celle que je lui ai adressée pour le prévenir de sa mise en accusation d’o-ffice devant la R.-. L.\ Humanidad, ^240.
ANALYSE ET SYNTHÈSE Revue mensuelle publiée à Cannes, Analyse et Synthèse est un organe indépendant très bien fait, il publie dans son deuxième fascicule une étude sur les photographies psychiques dont nous détachons les importantes pages suivantes. Procédé de la photographie fini do-magnétique. Les clichés fluidiques s’obtiennent à sec, ou bien la plaque placée dans le bain révélateur.
On peut employer indifféremment les plaques ordinaires — 6/9 de préfé rence. — Lumière, Jougla, Guillemot, etc.; j’emploie habi tuellement le révélateur à l’hydroquinone; mais on peut se servir de tous les révélateurs photographiques.
Lorsque Ja plaque devient noire, et il faut la laisser assez noircir, la mettre dans le fixateur, c’est-à-dire dans la cuvette contenant l’hyposulfite de soude; regarder l’image quand la plaque est désiodée et la laver pendant trois quarts d’heure. La plaque à sec peut être mise sur le front, sur la nuque, maintenue par un bandeau ou .un mouchoir, ou bien sur le cœur, ’ sur l’épigastre, sur une partie quel conque du corps malade, fiévreuse.
On peut la laisser en place longtemps, pendant une heure, tout en vaquant à ses affaires. On la prépare dans la chambre noire, à la lu-i mière rouge en l’entourant , d’une double enveloppe de pa pier noir. On là place, sur le corps, côté gélatine du côté de la peau, de préférence. On .peut aussi prendre la plaque
ANALYSE ET SYNTHESE 2ÔI’ sèche à nu avec les mains et la maintenir à un centimètre du front, dans la chambre noire, pendant dix. à quinze minutes. C’est ainsi que j’ai obtenu mes belles photos La Colère, L’Aigle et tant d’autres. On peut obtenir du fluide-et des figures en magnétisant une plaque en chambre noire, avec les mains, dans le même temps.
L’obtention des photos est irrégulière, capricieuse, sans qu'on puisse formuler une loi quelconque en raison de ce qu’on a obtenu précédemment. On éprouve quelquefois des étonnements, comme lorsque la foudre enlève la chemise d’un homme sans le blesser et en lui laissant les autres habits.
S’il s’agit d’une photographie spirite, on n’obtient habi tuellement rien de cette nature quand on le demande, et on obtient quelquefois une figure très caractéristique quand on n’avait voulu qu’obtenir un peu de fluide.
Photographies dans le bain révélateur. — Si on met une plaque dans le bain révélateur et qu’on place deux ou trois doigts de chaque main sur la gélatine de la plaque mouillée, pendant dix à quinze minutes, on obtient généralement des effluves noirs plus ou moins variés de forme et quelquefois colorés, d’une ou plusieurs couleurs.
Si on place les doigts côté verre, on obtient des effluves d'une forme différente, un fluide irisé, des marbrures; il m’est arrivé cependant d’avoir des figures par ce procédé. .
Si on met des pièces de monnaie sur la gélatine et qu’on pose un ou deux doigts sur chaque pièce, les pièces s’im priment généralement et donnent leur effigie comme si on les avait photographiées avec un objectif. — i5 minutes de pose ou plus. — Quelquefois l’image des pièces est co lorée.
Photos fluidiques avec l’appareil. — Quelquefois les photographes jettent des plaques- sous prétexte que le portrait a des taches, et font poser une deuxième’fois' le client. Or, souvent ces taches ne sont que des effluves du ■
i'i Suide vital. Mme Anguilana, un puissant médium de. Bordeaux, produit des taches à volonté, en .prévenant à l’avance les photographes qui font son portrait et à leur grande stupéfaction. . D’ailleurs, j’ai remarqué que les médiums, ainsi que les magnétiseurs, produisent des effluves très facilement.
M. Arsouze m’envoya récemment de Liège, deux poses de la même personne tirées par lui, au même endroit, à cinq minutes d’intervalle, et dont la deuxième pose est remarquable par les nombreuses taches fluidiques et ca ractéristiques qui l’entourent.
On y sent des figures ina chevées, des empreintes voulues.’ Si vous braquez un objectif ouvert en face de votre lit, quand vous êtes cou *- ché dans la plus complète obscurité^ et que vous le lais siez en place pendant un certain temps, soit une heure, par exemple, vous risquez fort d’avoir des empreintes d’êtres ou de radiations de l’espace dont parie Emmanuel Vauchez.
Les procédés que je viens d’indiquer sont forcément incomplets ; mais la pratique amènera les expérimenta teurs à en trouver bien d’autres ; car nous ne sommes qu’au commencement d’une très vaste science. Expériences des docteurs Hausmann et Keeler. Photographie d’Esprits La preuve est faite, disions-nous dans le précédent fasci cule de notre revue. Mais c'est une preuve de labora toire.
Nous voudrions aujourd'hui appuyer notre déclaration par d'authentiques témoignages. Nous devons à l'obli geance de. notre ami M. Emmanuel Vauche^, le cher cheur sympathique que nos lecteurs connaissent déjà, la communication de correspondances du plus haut intérêt dont nous-extrayons les passages qui suivent.
ANALYSE' ET SYNTHÈSE 2.63-. Nous y joignons des clichés inédits qui donneront une .idée des résultats obtenus par les médiums-photographes américains, MM. les docteurs Hansmann et Keeler, de Washington (i). Nous adressons en même temps nos plus chaleureux remercîments à Mlle E. D..., professeur .de sciences àl’École supérieure de T...tà robligeance de qui nousdevons la traduction française de nos documents. Mlle E.. D.... nièce de noire savant E.
Vauche^, est précieusement douée pour seconder le vaillant semeur d’idées dans la noble tâche qu’il a entreprise. A tous deux, la revue « Analyse et Synthèse » exprime ses vœux .de succès. Nous avons cru ne devoir rien changer à la traduction littérale des extraits qu’on va lire. Ces lettres fami lières, écrites avec abandon, conservent ainsi leur carac tère propre que nous tenons à leur conserver. * * * Washington (E.
U.), 12 octobre 1908; A Mlle D..., professeur de sciences, - ... En 1889, pour la première fois, Jeanne d’Arc inscrivit ■son nom sur m-on ardoise, avec le nom d’autres person nages célèbres. Depuis elle ; m’a signalé sa présence par Tintermédiaire de différente médiums, elle m’a donné fré quemment sa photographie ; à la fin, les épreuves obtenues ont atteint l'excellence. Et je vous en donne la preuve.
J’ai obtenu la première photo en décembre 1900. J’étais' assis devant un appareil photographique ordinaire, le doc teur W. M. Keeler faisant une exposition de 8 secondes.
Mon cadeau de Noël, cette année-là, fut une deuxième photographie, montrant une partie de l’armure autour du- (1} Au. moment de mettre sous presse,, ces clichés ne nous . étant pas encore parvenus, il en sera fait un,tirage à-part. ■ Nos abonnés en recevront un'exemplaire-: prochainement.
264 l’initiation ■.çou ; ia durée de l’exposition de la plaque sensible fut de . ïô secondes. .. A la même époque, j’obtins aussi les meilleures photo graphies de Benjamin Francklin et du Titien (qui fit en 1889 un portrait de Martin Luther, sur une plaque de porcelaine couverte par une ardoise).
Le Titien dessina seulement la tête de Luther; le costume et les fleurs en couleur sont l’œuvre d’autres artistes ; le tout fut exécuté en 20 minutes. ...J’allai, un jour, chez le . docteur D.-J. Stansburg, un excellent médium. Je plaçai une plaque de porcelaine par faitement propre sur la table, entre deux ardoises, en maintenant le tout avec mes deux mains.
Le médium ne touchait jamais ni plaque, ni ardoise et restait debout à environ dix pieds de moi de l’autre côté de la large table,, J’entendis bientôt, et devinai aussi, le travail qui s’effec tuait entre les ardoises. En 10 minutes, j’obtins le meil leur des portraits de W.
Lloyd Garisson, l’homme honorable qui travailla courageusement en qualité d’absolutionniste, à la libération des nègres esclaves d’Amérique : il fut con damné à mort, et on lui réservait le supplice de la corde, mais il fut sauvé au dernier moment. Le dit portrait était d’une teinte bronze doré. L’écriture a été fréquemment reconnue comme étant la propre écriture de Garrisson, et j’attache un prix inestimable au témoignage qu’il m’a donné.
La petite branche de muguet (visible sur la photogra phie) indique la présence de ma première fille, née trop tôt, et qui mourut au bout de cinq jours ; nous l’appelions Ida, mais les anges l’appellent Lis. Je la vois et je parle avec elle quand elle est avec mon fils Otto — cela au moins une fois par semaine, aux séances de matérialisation de Mme Mary A. Keeler. Cette dame est la femme du photographe spirite, le docteur, W. M. Keeler.
La photographie montrant mon cerveau a été obtenue de la manière suivante : A une séance de Mme Keeler, je trouvai parmi les nom breux messages écrits, celui d’un inconnu, signé : docteur
ANALYSE ET SYNTHESE 205 ■ Dragannoff : « Je désire que dimanche l’opérateur prenne une grande photographie et .de la partie supérieure et de la partie postérieure de votre tête, et cela dans un but scientifique. » ; ' Docteur Dragannoff, i3mars 1904. Dans la nuit du samedi au dimanche, j’éprouvai une sen- . sation particulière sur le front, et dans le cerveau, comme si le sang y circulait en très larges ondées.
Jamais je n’avais ressenti rien de semblable. Donc, le dimanche matin, 20 mars 1904, après que nous eûmes fait nos expériences habituelles (nous obtînmes, entre autres, une douzaine de photographies d’esprits en 5 minutes), je fis connaître au' docteur Keeler ce que le docteur Dragannoff m’avait écritil rit beaucoup en m’écoutant, et me dit que les esprits se moquaient de moi. Mais j’insistai.
Je m’inclinai sur le siège d’un fauteuil, en me tenant fortement appuyé avec les deux mains. Le docteur Keeler fît une exposition de la plaque qui dura 28 secondes. Ensuite, je m’assis sur le fauteuil de façon que la partie postérieure de ma tête se trouvât exactement en face de l’appareil photographique.
Le résultat de cette première expérience, vous le voyez sur l’épreuve que je vous ai envoyée, c’est une dématéria lisation complète du sommet de mon crâne et de mon front laissant le cerveau nettement visible... Une fois je vis Jeanne d’Arc s’élever du plancher pen dant une séance de matérialisation : elle était très belle, et - elle agitait un drapeau français. Elle fut visible pour tous . les assistants, puis l’appareil s’évanouit.
Aujourd’hui, je vous envoie la photographie d’une autre héroïne que j’ai toujours admirée de toutes mes forces : Charlotte1 Corday. Cette photographie est la.meilleure que:- j’aie obtenue en expérimentant avec le docteur. Keeler... ; Le docteur Keeler voit les esprits avec clairvoyance pen dant nos expériences. Quelquefois les esprits ayant peu de ■ forcedisparaissent rapidementet sont remplacés par d’autres ........................... ■" f '
2 66 l’initiation plus forts qui impressionnent la plaque sensible au lieu des premiers, ... J’ai reconnu que je pouvais obtenir des photographies d’esprits,, non seulement avec le docteur Keeler, niais éga lement bien et de plus satisfaisantes encore quand je suis seul avec mes esprits amis. Je ne les vois pas aussi bien que le docteur Keeler; mais je devine leur présence...
Avec un simple portrait du roi Alphonse d’Espagne et de sa fiancée, que je plaçai comme point d’attraction à mon paravent, j’ai obtenu une photographie montrant plusieurs des membres de la famille royale. Docteur Théo Hansmann. Washington (E. U), 21 octobre 1908. A Mlle D... professeur de sciences, ...
Comme la matière n’est pas un obstacle pour les esprits, ils n’éprouvent aucune difficulté à écrire directe ment sur la plaque sensible pendant le temps qu’elle est enfermée dans la chambre noire. Quelquefois, avec la rapi dité de l'éclair, plusieurs écrivent en même temps, beau coup avec leur écriture bien connue. Mon collaborateur Gent. U. S.
Grant m’écrivit une fois sur la plaque sensible, dans la chambre noire : « Ne montrez à personne votre collection d’autographes d’esprits, jusqu’à ce que je vous conseille de le faire à nouveau. » — Deux jours après je reçus une lettre dans laquelle trois personnes me demandaient de les autoriser à regarder ma précieuse colledtîon.
J’écrivis au solliciteur que je ne pouvais pas, en ce moment, leur montrer ma collection ; qu’aussitôt que Je pourrai le faire, je l’en informerai. Plusieurs mois après, Gent Grant m’écrivit : « Vous pouvez montrer votre col lection désormais : l’un de vos solliciteurs a été tué hier à New-York-d’un coup .de fusil; lès deux autres sont en prison à Claveland (Ohio). »
ANALYSE ET SYNTHESE '267 ... Le docteur J. Stansburg fut le premier qui ait photo graphié un esprit matérialisé, en 1887, en Californie. (Mon ami Stansburg fut grandement injurié à ce propos). Il me donna le portrait de sa femme avec une étoile sur la tête : c’est ainsi qu’elle apparaissait devant l’appareil quand toute clarté avait disparu. Plusieurs années après, j’assistais à une séance dé Mme Mary A.
Keeler, quand les esprits sortirent du cabi net en formes matérialisées. Tout à coup, je reconnus. Mme Stansburg avec une étoile brillante sur la tête. Elle me serra la main, puis elle prit l’étoile qui était au-dessus, de sa tête- et prononça ces mots : « Je place mon étoile d’espérance sur votre tête. » Aujourd’hui, je vous adresse quelques autres photogra phies d’esprit. L’une est, je crois, celle de l’impératrice Élisabeth d’Autriche.
Elle m’avait donné son portrait 2 3 heures après qu’elle fut assassinée à Genève; son fils Rodolphe me l’a apporté. Il m’apparut à cette occasion avec les vêtements d’un chasseur ; c’est ainsi que sa mal heureuse mère aimait le mieux le regarder. Docteur Théo Hansmann. Washington (E. U.), le 4 février 1909. A Mlle D... professeur de sciences. ...
Je considère l’envoi d’une mèche de cheveux comme un grand adjuvant pour le succès quand la demande de photographie vient de loin, de l’étranger. Quand votre lettre m’arriva, j’attachai immédiatement votre portrait à mon paravent, je pris la mèche de cheveux, et je sentis un courant électrique exciter mes nerfs avec „douceur. . , J’ai employé 4 plaques pour mes expériences'. Les plaques 1, 2 et 3 montrent des esprits,, la 4° montrait seulement
268 • l’initiation une remarque peu flatteuse pour moi, écrite par un esprit non sollicité. Je ne puis connaître tous les esprits photographiés sur ces plaques. Je serais enchanté si vous reconnaissiez ceux que je n’ai pas reconnus moi-même, ou si vous pouviez être fixée peut-être par l’intermédiaire d’un bon médium.
Il me semble que Charlotte Çorday est en haut de la plaque 3 dans une position moins favorable que sur la „ photographie que je vous ai envoyée il y a quelque tempsVous remarquez que lorsque la plaque n° 3 a été exposée, je n’étais pas moi-même assis, devant l’appareil. ...
Aujourd’hui, je vous envoie quelques autres photosgraphies ; l’une d’elles, le groupe en bleu, montre : en haut, probablement ma fille Ida, elle aime apporter à son père de tels groupes d’esprits ; au-dessous d’elle, à sa gauche, Lelaud Standfort, fondateur de 1’Université Lelaud Standfort, en Californie. Quand son fils Lelaud Standfort junior mourut en Italie,il apparut à ses parents et leur demanda de fonder une École en sa mémoire.
Au-dessous de Standfort est Mac Kinley, le premier président des États-Unis d’Amérique, assassiné à New-York. Plus loin, je reconnais Shakespeare, l’ex-président Harrisson, George Washington, Peter Cooper (fondateur de l’institut Peter Cooper à New-York). Plus deux ou trois français bien connus dans l’histoire. Je suis ennuyé de ne pas connaître les dames de ce groupe (i).
Depuis plusieurs années, je fais des expériences photo graphiques avec le docteur Keeler, tous les samedis matin à io heures. Si je ne puis aller chez le docteur Keeler, et s’il voit mes esprits amis réunis chez lui à l’heure habi tuelle, il prend leurs photographies pour moi : c’est ainsi qu’il n’y a pas longtemps, il obtint le large groupe d’esprits (i) M. E. Vauchez nous a remis une épreuve de cette photo graphie et de plusieurs autres. . Dans toutes, les figures sont - d’une netteté parfaite. . D. H. '
ANALYSE ET SYNTHÈSE ?6g qui couvre la plaque entière. Vous y voyez le portrait de ma fille Ida presque dans le milieudu dernier quart de là feuille. Les noms de Lincoln, Gladstone, Benjamin Fran-. klin (dans sa vieillesse), d’Henry Clay, l’ex-présidentAndrew Johnson sont inscrits au bas de la feuille. Le. grand visage un peu au-dessous et à gauche de ma fille est : celui d’un dfe mes chers amis, W.
Dingle qui, il y a plus ' de 55 ans, me protégea au péril de sa vie, en Autriche, non loin d’Ischl. Un examen sérieux y montrerait beaucoup de personnages éminents, mais quelques-uns dans des conditions plutôt défavorables. Cette photographie a été prise dans le monde des esprits et, je suppose, avait dû être préparée pour l’impression en demi-teinte.
Un large groupe semblable demanda au moins 5 heures avant de réussir à impressionner la'- plaque. ' ... Les esprits s’adaptent aux vues et aux instruments des mortels qu’ils aiment. Il n’y a pas longtemps, j’étais assis devant l’appareil photographique, muni de sa lentille. Le Docteur Keeler ne souleva pas la plaque de bois du porte cliché.
Les plaques sensibles restèrent donc couvertes, et malgré cela, les photographies obtenues ne .furent pas inférieures, furent peut-être même supérieures à celles ■ obtenues précédemment. Les mortels sont enclins à con-, sidérer comme bien petit leur bagage de connaissances ; que diraient-ils s’ils le comparaient avec le savoir des esprits désincarnés 1 Docteur Théo Hansmann. .. Washington (E.-U.), i’t avril 1909. A M. Emmanuel Vauche^, Les Sables-d'Otonne {Vendée}. ... La mèche de vos cheveux n’a pas fait d’impression.
l’initiation sur moi. Aussi, j’ai attaché votre portrait, vos cheveux et votre lettre à mon paravent noir, de telle sorte que les Esprits qui se présentent puissent lire les noms de vos amis dont vous désirez si ardemment voir les visages. Le photographe doit être absolument calme pendant de telles expériences ; nos souhaits même expressément formels seront toujours lettre morte...
L’expérience d’un grand nombre d’années m’a enseigné ceci : -des amis inattendus se montreront presque tou jours, tandis que ceux les plus désirés auront rarement le pouvoir d’impressionner la plaque au début, et même après des efforts fréquemment renouvelés.
A la première exposition de la plaque sensible, l’impé ratrice Joséphine s’est montrée d’une manière magnifique sa tête et la partie supérieure de son corps sont si extraor dinairement nettes que l’épreuve ne laisse rien à désirer : plus particulièrement sous ce rapport que la partie infé rieure de l’apparition est restée assez transparente pour permettre à votre portrait et à votre lettre d’être vus au travers.
Comme Joséphine m’a donné son portrait plusieurs fois déjà, elle connaît avec moi et par moi les besoins des mortels : elle a fait dans cette circonstance un grand effort pour vaincre les doutes de tous les honnêtes sceptiques.
A la deuxième expérience, Marie Stuart, reine d’Écosse, mais de descendance française, a eu le désir d'être utile à ses compatriotes aimés, et elle apparaît en photographie sous une forme tellement condensée, qu’elle empêche presque de voir votre portait au travers de son corps (j’avais déplacé votre lettre pour cette seconde expérience).
Si vous venez en Amérique, vos esprits amis vous y suivront et seront rendus plus capables, par votre magné tisme personnel, de se montrer sur la plaque sensible dans un milieu qui leur est totalement inconnu. La dis tance n’est pas un obstacle... ?.. Docteur Théo Hansmann.
BIBLIOTHÈQUE IDEALISTE LYONNAISE 2? J: . Comment procède M. ie docteur Hansmann? Notre, aimable correspondante veut bien nous P expliquer ainsi : Dans la pièce où se trouve son appareil photographique, l’opérateur a un paravent noir auquel il attache, face à l’appareil, les objets devant servir de point ; d’attraction.
Les esprits, s'il y en a, se matérialisent entre le paravent et l’objectif de l'appareil ; et comme leur corps tiuidique. est,plus ou moins transparent, on voit toujours au travers plus ou moins distinctement les objets attractifs fixés au paravent. Ceci indique que l’appareil étant mis au point, par exemple, pour’une distance de 5 mètres, le paravent doit se trouver à une distance de l’objectif supérieure à 5 mètres.
Si l’esprit se matérialise exactement à 5 mètres de l’objectif, son portrait est net ; s’il se matérialise à une distance plus courte ou plus longue, l’image est plus ou moins fioue: la durée de la pose doit être de 8à io secondes aü moins. BifcMièque Idéaliste Lyannaise. Pendant cette année rqoS-igoç, la Bibliothèque Idéa liste Lyonnaise (B.
I, L.), en plus des prêts de livres qu’elle consent à ses abonnés, a organisé une série de coniérences qui ont eu .le plus vif .succès. Les conférences étaient marquées, comme tout ce qui vient de la B. I. L., d’un caractère d’éclectisme absolu. Tour à tour,les audi teurs ont entendu des causeries dîun caractère »franche ment hermétique ou kabbalistique, d?autres purement mystiques, d’autres imprégnées de-théories théosophiques.. Les travailleurs de la -B. L L. .pratiquent volontiers le-grand
272 l’initiation [juin précepte de tolérance et de charité intellectuelle. Aussi leur groupe grossit et sans perdre sa cohésion, et parmi , les travailleurs d’hier on voit se dessiner les enseigneurs de demain.
Citons parmi les sujets de conférences données ou en préparation : le silence (par le président) ; le mysticisme et les mystiques (par un professeur de philosophie) ; le macrocosme et le microcosme ; l’idée de réincarnation ; les forces psychiques ; les nombres, etc... 1 La B. I. L. se trouve obligée de déménager encore une fois pour trouver une salle de conférences suffisante.
Elle transporte son siège, à partir- de la fin du mois de juin 1909, rue Tête-d'Or, 46, à Lyon. Nous engageons les lec teurs de Y Initiation à noter cette adresse et à demander le catalogue de la B, L L. pour 1909 à son gérant M. Jas. (Le prix de l’abonnement à la lecture est de 10 francs par an, et la B. I. L. fait le service des livres dans toute la France.
Aucune bibliothèque ne donne des conditions aussi avantageuses.) Les Apparitions matérialisées des vivants et des morts TOME I LES FANTOMES DE VIVANTS I li Illustrés de nombreuses gravures et photographies, par Gabriel Delanne. Leymarie, éditeur, 42, rue Saint-Jacques, Paris. Prix . 6 francs. Si le spiritisme a été. aussi vigoureusement attaqué de 'tous côtés, c’est qu’il.combat les idées fausses-sur la vraie. 'I
■* «7~— • ’ >f T \ 27 J 1 I9O9J LES APPARITIONS MATERIALISEES • nature de l’homme qui ont cours à l'heure actuelle parmi 1 ' les savants, les philosophes et les'adeptes de toutes lès religions.
A tous il démontre scientifiquement, c’est-à- ’ dire par l’emploi de la méthode positive qui s’appuie'sur l’observation et l’expérience, que l’âme n’est pas un pro duit de l’organisme comme le supposent les matérialistes,' que ce n’est pas non plus un pur esprit sans réalité posi tive, tel que l’imaginent les spiritualistes de toutes les écoles. La connaissance et l’étude du périsprit est un des points fondamentaux de cette nouvelle science.
Grâce à son . enveloppe physique, l’âme construit son corps matériel,, l’entretient et le répare suivant un plan idéal, qui est celui du type auquel elle appartient.
C’est dans cet organisme supra-matériel que se conservent les souvenirs ; c’est lui qui aide à la production des phénomènes de. somnambulisme, de clairvoyance, de télépathie, de même qu’il permet d’expliquer tous les actes subconscients, depuis ceux qui sont physiologiques, jusqu’à ceux qui ressortissent à la vie proprement dite.
Lorsque l’esprit se ’-sépare de son organisme matériel pour retourner dans l’espace, il emporte ce corps impondérable qui constitue son individualité et qui a enregistré tous les acquis de ses vies passées ; dès lors, on conçoit quel immense intérêt s’attache à la démonstration de son existence, qui est en quelque sorte une des pierres angulaires du spiritisme.
Le nouvel ouvrage de M.,Gabriel Delanne consacre ses . deux gros volumes , à cette étude. Le premier, celui qui paraît aujourd’hui, s’occupe d’abord de mettre hors.de ■ doute l’existence du périsprit pendant la vie.
L’auteur ne fait pas .de théorie à priori ; il s’attache avant tout à pré senter le plus grand nombre possible de faits, et c’est de la discussion de ceux-ci que ressort petit à petit la.grande ' . ■ ' vérité de l’existence du corps fiuidique de l’âme.
Elle finit , par s’imposer à la raison non seulement comme • une' : nécessité logique, mais encore comme un résultât évident- 1 ”7 de l’observation des fantômes de ■ vivants, qu’ils- soient- . .. naturels ou provoqués. ’ ■ .. / ■ i ,'d‘ > 4 7 18 V 7
274 l’initiation Dans ces 5oo pages compactes, que des gravures et des photographies illustrent, l’auteur a rassemblé une énorme quantité de documents qui sont puisés parmi les 22 volumes de la Société anglaise de recherches psychiques, dans les livres qui ont été publiés sur ce sujet, et dans les revues psychiques et spirites françaises et étrangères.
C’est un résumé substantiel qui synthétise toutes les recherches faites depuis vingt-cinq ans dans ce domaine. Nos lecteurs connaissent la méthode précise de cet écrivain et la clarté avec laquelle il conduit ses discussions, aussi est-ce avec plaisir qu’on le prend pour guide, afin de s’orienter dans le dédale compliqué des phénomènes.
Une étude sur les apparitions doit commencer logique ment par une discussion sur l’hallucination, puisque celleci est la seule explication admise par la science. Mais, et c’est ici la nouveauté, les travaux des psychologues anglais ont. prouvé que l’hallucination dite véridique, ou télépa thique est compatible avec une parfaite santé et qu'elle a pour cause la pensée d’un parent ou d’un ami éloigné.
Une discussion approfondie établit que cette hallucina tion n’est ni fortuite, ni morbide, mais résulte de l’action de la pensée de l’âme dont on volt l’image mentale. Les recherches sur la transmission expérimentale de la pensée donnent une base solide à cette théorie.
Alors on passe aux apparitions télépathiques propre ment dites, qui ne sont plus des hallucinations construites par le sujet, mais la preuve que l’esprit de l’agent, c’est-àdire de celui qui agit, est réellement présent. Chose curieuse, mais bien démontrée, l’apparition n’est visible que pour celui qui subit l’action du fantôme. Comment faire la distinction entre cette vision et l’hal lucination ordinaire ?
M. Delanne énumère les caractères spèciaux qui ne permettent pas de se tromper. C’est d’abord quand l’apparition présente des particularités, inconnues dù voyant, telles qu’un costume spécial ou des blessures qui sont la représentation de la réalité, car L’imagination ou la transmission de pensée ne peuvent en
L'ES APPARITIONS MATÉRIALISÉES ' 2/5 rendre compte. Ensuite, c’est lorsque l’apparition est. vue . à un endroit où le vivant. se sent et se voit réellement, transporté. Des exemples nombreux font comprendre' que cette double action ne .peut s’expliquer par des hallucina tions réciproques, mais nécessite la sortie, l’exode de ' l’âme de l’agent hors de sou corps.
Enfin s’il arrive que le . fantôme est décrit identiquement par plusieurs témoins,. qui l’ont vu ensemble ou séparément, alors, on arrive,à • cette conclusion que l’âme est vue par les yeux du corps, . comme toutes les autres personnes, ce qui prouvé qu’elle est réellement matérialisée.
Quelle nouveauté que la cer titude de cette duplication de l’être humain 1 chacun de ces ordres de phénomènes est appuyé par des exemples authentiques empruntés aux meilleures sources.
La sûreté de la documentation fait valoir le prix de la démonstration, et cette lecture est positivement convaincante, surtout lorsque l’on songe que l’auteur a dû forcément se borner dans ses citations, mais qu’il donne toutes les indications nécessaires pour que l’on puisse compléter l’enquête,, en se rapportant aux innombrables récits originaux.
L’antiquité et la généralité du phénomène des appari tions est démontrée avec preuves à l’appui, et si à cette constatation on joint l’expérience, alors on comprend que ■ces fantômes n’ont rien de surnaturel ou de diabolique, puisqu’on les produit à l’heure voulue, à l’endroit fixé, et qu’ici encore, parfois, l’opérateur se sent transporté au lieu même où d’autres le voient.
L’induction si logique que le périsprit, s’il est visible pour plusieurs personnes, ‘ doit être matérialisé, devient une certitude si le fantôme ' du vivant agit sur la matière. Cette fois l’hallucination ne . peut plus être invoquée/car une image mentale nepéritpas déplacer une chaise, ouvrir une porte, etc. L’âme'matéria lisée, au contraire, se conduit comme le vivant dont elle est le sosie pourrait le faire.
Elle ' marche; elfe tient ùn livre à l’église, elle cause, elle écrit sur une ardoise, etc. Toutes ces actions si diverses ont été observées souvent, et c’est un des attraits de cet Ouvrage de voir groupés ces .
276 l’initiation faits si convaincants, qui montrent le fantôme agissant à la façon, d'une personne en chair et en os. : Chose, bien remarquable, la photographie de ces êtres extériorisés a pu être obtenue fortuitement, au grand étonnement des opérateurs qui ne s’y attendaient guère.
Voilà-ce que l’observation a révélé; mais c’est loin d’être tout.; La »démonstration va devenir encore plus irréfutable si on sei place dans des conditions qui permettent de com prendre : d’où vient le fantôme ; 20 de quelle substance il est formé ; 3° comment il s’extériorise hors du corps ; 4° quelles sont les relations qu’il conserve avec ce der nier ;‘5° où il puise l’énergie qu’il dépense, enfin comment il perçoit la nature sans les habituels organes des sens.; C’est alors que l’auteur nous détaille toutes les recher ches des magnétiseurs qui connaissaient le corps ftuidique.
Deleuze, Chardel, Charpignon, -Lafontaine, Reichenbachapportent leurtribut. Puis cesontles travaux modernes du Commandant Darget, des docteurs Baraduc, Luys, et surtout de M. de Rochas.
Ici les preuves positives s’ac cumulent et l’on assiste à la démonstration de l’existence du flùide des magnétiseurs dont sera formée cette effigie inerte du corps humain que l’auteur appelle le fantôme odiqùe, et qui constitue la plupart des hallucinations autoscopiques. On le voit, aucune des modalités d’appari tions n’est oubliée.
Ensuite apparaissent les expériences de Varley et .de Çroolées sur les fantômes de vivants ; lès recherches si nombreuses et si précises des savants en compagnie , d’Eusapia Paladino ou d’Eglinton, qui ont permis d’obtenir des empreintes et des moulages du corps fiuidique; extériorisé . et même de la figure.
Puis ce sont les photographies à distance de MM. Istrati et Hasdeu, du capitaine Volpi, etc. Cette fois, aucun doute n’est plus pos sible? l’âme est sortiedu corps, elle en reconstitue tempo rairement-un autre d’une ■ réalité momentanée, mais aussi i • ’... : ....
3V $ FAUT-IL DEVENIR MAGE ? '■ 1 277 : ' absolue pendant cette courte période que celle, du torps charnel lui-même! • . Que de documents, que de recherches, que de preuves sont renfermés dans ce livre. C’est une démonstration irréfutable du phénomène de la matérialisation de l’âme ... des vivants et elle nous fait comprendre que celle des-’prê- ■. tendus morts n’en est que la suite logique.
Il faut lire cet ouvrage pour apprécier avec quelle prudence l’auteur dis- j cute les faits. Il est si sûr de l’excellence de sa thèse,'qu'il . se contente de graduer savamment les faits, et que; c’est- . de leur examen que la vérité se dégage d’elle-même, ’telle- '. - ment l’enchaînement en est décisif.
C’est la nature qui ; parle, et quand l’expérimentation confirme les hypothèses que l’interprétation des faits nécessitait, alors la convic tion s’impose d’une manière irrésistible. ; Quelle magnifique confirmation, par la science indépen dante, des enseignements du .spiritisme. Cette fois, jl ne s’agit plus de croyances, c’est la preuve péremptoire de l’existence de l’âme obtenue en dehors de tout dogme ou de toute confession.
Des travaux de cette sorte contribue ront à fonder la psychologie intégrale, celle qui ne s’ap puyant que sur l’observation et l’expérience aboutit, néan moins à I?affirmation absolue de la spiritualité du .prin cipe pensant. Espérons donc pour l’auteur un grand . succès, car ce sera en même temps celui du spiritisme’, que. des travaux semblables élèvent à la hauteur d’une science.
Ce livre de notre ami Delanne mérite d’être très sérieuse ment recommandé à tous nos lecteurs. î . . . % FAUT-IL DEVENIR MAGE? par Fernand Divoire, prix 2 fr. 5o. . • p N Nous détachons, de ce volume la’conclusion suivante : Nous disons nous, chrétiens.': en idées, le christianisme .
278. . l’initiation est cette lumière qui les contient toutes: Venez de suite à la lumière; ne vous attardez pas à la couleur du mage, à. la. couleur du surhomme. Nous avons dit : choisissez la. couleur du chrétien, c’est la’couleur paisible qui contient, toutes .les lumières. Vous avez choisi cette lumière pour combattre en son. honneur ? Bien. Rentrez votre glaive au fourreau, vous êtes arrivés à la paix.
Vous ne souffrez plus,. c’est la. preuve .de la paix, car les cérébraux souffrent et se sentent incomplets. Mais, si l’on vient vous dire : Non, l’histoire tj’a pas encore parlé, venez avec les forts à qui appartient la terre, venez leur disputer la terre, venez avec eux dé truire le ciel, alors souvenez-vous du divin sourire vain queur de Léonard. Mage ou chrétien ?
Vous avez enfin vu la lumière dans la paix du cœur, et la paix n’est donnée que- par l’amour; vous avez vu l’ombre mauvaise dans la haine qui nie. Croyez-vous enfin cela ? Alors, écoutez : [l ne faut pas devenir mage : c’est un leurre ou un crime.. Il ne faut pas, devenir mage, selon Péladan, c’est faux et. insuffisant. Il ne faut, pas devenir mage selon Élîphas Lévi, c’est un. blasphème et un crime.
Il ne faut pas être surhomme selon Nietzsche, c’est une . vanité et une erreur de lèse-humanité. U ne faut pas seulement être cérébral ou individualiste, ce n’est qu’une- étape. ’ Veritas est caritas.. La- vérité c’est l’amour, l’amour intellectualisé. LIBRAIRIE DU MAGNÉTISME x HvDurviele, 'éditeur, rue Saint-Merri, Paris. La Librairie dftMagnétisme, qui est. la plus puissam ment organisée des tibrairies-spéciales, édite tous .les bons; .
3 LIBRAIRIE DU MAGNÉTISME / - .279 ouvrages traitant du Magnétisme, de l’Hynoptis me;, fd.es Sciences occultes et de la Médecine, usuelle. Elle vient à nouveau de publier : . ' •V n' Carl du Prel- — La Magie. Sciences naturelles. Tra duit de l’allemand par Nissa, préface de M. de Fontenay. Physique magique. Psychologie magique, 2 volumes. Prix : 8 francs à la Librairie du Magnétisme. 23, rue Saint-’ Merri, Paris-IVe.
Traduction d’un des nombreux ouvrages du savant philosophe allemand, traitant cet intéressant sujet : La :. Magie, qui a toujours été mal comprise par la majorité du public. Avec une très grande compétence, l’auteur considère que la magie n’est que la partie inconnue de l’histoire naturelle. Ses phénomènes ^paraissent merveilleux pour la . - seule et unique raison que les lois qui les régissent ..sont inconnues.
Dès qu’elles le seront, les phénomènes ne pa raîtront pas plus extraordinaires que les rayons X ou la télégraphie sans fil. L’auteur a la certitude que c’est en étudiant le Magnétisme que l’on découvrira les causes des phénomènes magiques. Aussi, il donne une large place aux travaux des magnétiseurs et surtout à ceux du baron de Reichenbach qui, sous le nom d’od, a permis d’étudier scientifiquement l’agent magnétique. .
La Magie, Science naturelle, offre dans son ensemble, comme dans chacune de ses parties, un- intérêt véritable, • elle constitue un instrument de travail de -premier-ordre. ■L’ouvrage s’impose à tous ceux qui cherchent une. explication rationnelle des phénomènes occultes. 41 * F. Sainteau. — Cours complet de la F. Sainteau.— Cours complet de là S^^^Wef rH^nor ' tisme, du Magnétisme et dû .Massage i'-K^ÿfran es; àJa . Librairie du Magnétisme, Paris,. ' • ' ’; ; ' ■. >■. //
» s8o l’initiation ■ Ouvrage élémentaire, donnant, en 68 pages, les premiers principes de Magnétisme et d’Hypnotisme tant au point de vue expérimental que thérapeutique. Lancelin. — L'Au-delà et ses problèmes. Thème ma gique et Clavicules. Évocations. Envoûtements. Divination. Miroirs magiques. Philtres. Expérimentation. Relié. Prix 3 fr. 5o, à la Librairie du Magnétismet 2 3, rue SaintMerri, Paris.
Tous, les phénomènes occultes sont méthodiquement expo sés. La voyance est étudiée à fpnd et l’auteur, indique la ma nière de composer les miroirs magiques en précisant les for mules qui les accompagnent. Abbé Julio. — Petits Secrets merveilleux pour aider à la guérison de toutes les maladies physiques et morales. Volume relié de 268 pages, avec i5 figures hors texte, 4e édition.
Prix : 6 francs, à la Librairie du Magnétisme, .2j, rue Saint-Merri, Paris. Petit volume que l’on peut mettre en poche. C’est un abrégé des Grands- Secrets et du Livre des grands exor cismes du même auteur, qui contient une collection de prières efficaces. A recommander à ceux qui croient. H. Durville. — Le Fantôme des vivants. Anatomie et physiologie de Pâme.
Recherches expérimentales sur le dédoublement du corps humain. .Volume de 36o pages, avec 10 portraits et 32 figures. Reliure souple très artistique * Prix 5 francs, à la Librairie du Magnétisme, 23, rue Saint-Merri, Paris-IVû. Ce nouveau volume est appelé à un succès considérable puisqu’il permet , une explication scientifique et nouvelle de-la:.plupart.-dès phénomènes dits spirites.
M. Durville prouve d’une façon indiscutable, au moyen d’une expé- . . rlmentation rigoureusement scientifique, \que les'coups "
LIBRAIRIE DU MAGNÉTISME . '* ?28l' ' frappés, les. déplacements d’objets et un; grand, nombre >. •; d’autres phénomènes constatés dans les. groupes- sont'dus--• à la force du médium extériorisée.
Et ces différentes^ manb s festations, il les obtient presque à sa volonté, au moment . précis, par le fantôme d’un sujet endormi profondément.; > Ces recherches, entrevues par le colonel de Rochas dansson Extériorisation de la sensibilité, M. Durvillesepropose de les poursuivre et d’en communiquer les nouveaux résultats dans une seconde édition. Nous leur souhaitons tout le succès qu’elles méritent. * * * H.
Durville. — Pour combattre les varices, l’ulcère variqueux et le varicocèle. In-18 de 36 pages. . . i fr. H. Durville. — Pour combattre les hémorrhoïdes et la phlébite, ln-i.8 de 36 pages.....................................i fr.
L’action du magnétisme sur les troubles de la circu lation et leurs conséquences : varices, hémorrhoïdes, phlébites, etc., est considérable et la guérison de ces cas se fait toujours facilement par un traitement bien compris si les lésions qui les caractérisent ne sont pas trop pro fondes.
Lorsque les varices ne sont qu’au premier degré de leur développement, elles disparaissent toujours d’ellesmêmes sous l’action équilibrante du magnétisme employé au traitement d’une maladie quelconque, même sans que le magnétiseur soupçonne leur existence.
A un degré plus avancé, en appliquant le magnétisme suivant les règles- de l’art, on peut presque toujours les guérir en un temps plus ou moins long, surtout si l’on y ajoute un massage spécial, un entraînement progressif à la marche et quelques ' moyens hygiéniques indiqués par. l’auteur; Il en est.de même de la phlébite, des hémorrhoïdes, -du varicocèle et même de Vulcère variqueux. ★ * * , . Durville. — Pour combattra la .constipation, avec • I fig............................... , - . ; . : y - ■. ' I fr.
282' . l’initiation Docteur Dheùr. — Comment on se défend contre la constipation. . . ( .............................................. 1 fr.. La Constipation est la cause directe ou indirecte du plus grand nombre de nos maladies. L'éviter et la faire disparaître lorsqu’elle s’est installée par surprise ou par négligence de notre part, c’est ce que les auteurs cherchent à. faire comprendre.
Après avoir décrit sommairement comment se fait la digestion, ils exposent les principales • causes de la maladie et indiquent les remèdes à opposer à chacune de ces causes.
Ces remèdes- sont, pour 1e- premier auteur, le magnétisme, qui peut toujours être pratiqué par un parent ou un ami dévoué, le massage, l’auto-magné tisme, l’auto-suggestion et les moyens tirés de l’hygiène et de l’alimentation; pour le second, qui définit plus scienti fiquement la maladie, c’est surtout l’hygiène et.des moyens médicaux simples et efficaces.
Après avoir clairement indiqué ce que l’on doit faire et ce que l’on doit éviter, M. D.urville publie des exemples de. guérison qui peuvent servir de modèles aux.différents, traitements magnétiques. * Le Journal du Magnétisme, du Massage et de la Psy chologie, fondé en 1845 par le baron nu Potet, paraît 1.0 fois par an, sous la direction de M. H. Durville, 23, rue Saint-Merri, Paris.
Trois à quatre numéros contien nent 114 pages sous couverture.
Il publie des: Conseils pratiques permettant à tous ceux .J dont la santé est déséquilibrée d’appliquer avec succès le ; magnétisme’ et le massage au traitement d’une ou plu- ■sieurs; maladies-;idesTravaux originaux sur le magnétisme, / ■ '..c: le massage,-la psychologie et les sciences dites occultes-; . .<■’ '■dès’Cures magnétiques;-les.travaux de la Société magné- . tique de France, .dont il • est l’organe, le programme-et - . . ■ ' l’indication des cours de l’ÉcoZe pratique de Magnétisme et de Massage", des échos,, des. informations, des .notés ■ sur VjFfygiène et la Médecine usuelle-;-.une -Revue .¿lès J.
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284 ' l’initiation ESPERANTA PSIKISTARO .'Sous la Présidence d’honneur de M. Émile Boirac, recteur de l’Académie de Dijon, président du Comité de linguistique espérantiste.
Union internationale d'Études psychiques, par ¡’Espéranto. {Hypnotisme, Magnétisme, télépathie, Spiritisme, etc.) Sous, le titre de Esperanta Psikistaro (psikistaro, grou pement de psychistes), il est fondé une Union internatio nale, qui se propose d’utiliser la langue auxiliaire Espé ranto, pour étudier internationalement le domaine, de jour en jour plus important, du psychisme (phénomènes, documents, et facultativement théories).
L’Esperanta Psikistaro s’adresse à tous les espérantistes qui sont en même temps psychistes, soit magnétistes, soit télépath'istes, soit spiritistes, etc. VEsperanta Psikistaro s’adresse aussi à «tous les psychistes qui vou dront bien devenir espérantistes. II est permis de prévoir un temps futur où chacune des diverses catégories de psychistes pourra organiser sa propre fédération internationale par ¡’Espéranto.
Mais pour l’heure .actuelle il est bon que toutes les forces des -psychistes espérantistes s’unissent en un même faisceau, pour enra ciner fondamentalement la puissance d’internationalité et de généralisation que I’esperanto, comme langue auxi liaire internationale, est capable d’apporter à toutes les études psychiques.
PROGRAMME Première Partie. — Action immédiate. (Décisions, du Comité d’initiative) .. . i. — Faire appel aux espérantistes psychiques par des . • annonces dans lès organes espérantistes, et particulière- -
■V X' ESPEPANTA PSIK.ISTARO ,' 7285 y * . ment par des informations dans Je journal Espéranto de yyy Genève. ' ' „ \ ' 2. — Faire appel aux psychites de tous les pays, par. des? circulaires en langues nationales, et, quand il-Sera pos--- y sible, par des articles dans les organes psychistes 'de .¿'es - divers pays. x’ 3. — En conséquence, organiser .des cours d’Esperanto • dans les sociétés psychiques.
4. — Les organisateurs de ces cours sont priés de se-, , faire connaître et de communiquer au secrétaire .du ‘ Comité d’initiative, au sujet de leurs travaux et des résul tats obtenus, des informations qu’il transmettra luimême au journal Espéranto.
5. — Les adhérents, sont priés de communiquer au secrétaire les noms des personnes qu’ils connaîtront comme les plus zélées et les plus compétentes, dans, le but - de dreàser une liste de dévouements éclairés et de prépa rer ainsi la future élection d’un Comité régulier. 6. — Cette élection aura lieu dans un Congrès spécial, à l’occasion du prochain Congrès espérantiste internatio nal, dans la ville du Congrès. (Le Congrès espérantiste de' .
190g, se tiendra à Barcelone.) 7. — Dans le dit Congrès spécial, on statuera plus en détail sur l’organisation administrative deVEsperantaPsikistaro, ■ sur la constitution de divers centres et leur rattachement. 8. — En attendant, les adhérents sont priés de commu niquer au secrétaire toutes idées capables de perfectionner . le programme.
Ces idées seront l’objet d’un rapport (ou de ( rapports), dont il sera donné connaissance dans , le Con- . . grès spécial. g. — Jusqu’aux décisions du Congrès spécial et à', ■ l’élection du Comité régulier, le montant de la’-.cotisation due par les adhérents est facultatif, mais ne.-p.eqt être jfnfé- y' rieur à t-Spesmilo (1). Envoyer à M. Ai_Stàsyséçrré,tài.ré- v (1) Monnaie de compte internationale’, ad'ôptée-■ par l’e’spérantisme. Le Spesmilo vaut 2 fr. 5ô. - , < ' . * -y-, ■ ' y ! ' A ‘A ' ' <! U l ‘ X ' Y \
■286 l’initiation <dd Comité d’initiative, 25, rue Saint-Antoine, Anvers ■ (Belgique). Deuxième Partie. — But a poursuivre. A. part les articles ci-dessus, déjà en voie de réalisation, le Comité d’initiative compte sur la pleine approbation des ■espérantistes psychistes quant aux points suivants, qui pré ciseront ie but et lès travaux futurs de V Esperanto.
Psikistaro : 1. — Colliger toutes informations importantes relatives æux- événements d’ordre psychique (faits spontanés 'ou résultats d’expérimentations). 2. — Réunir une collection de documents divers, qui .seront exposés au Congrès spécial.
3. — Procéder à la préparation d’un « psikisma vortaro » (vocabulaire du psychisme en Esperanto), soit par des communications au secrétaire, en vue d’un rapport à pré senter au Congrès spécial, soit, ultérieurement, par des articles dans l’organe dont il va être question (art. 6). 4. — Établissement du « psikisma vortaro » : décisions à ce sujet, dans le Congrès spécial. •5.
Chaque année aura lieu un Congrès spécial de ÍEsperanta Psikistaro, à l’occasion du Congrès espéranoste, dans la ville du Congrès. 6. — Fondation d’un journal ou d’une revue (portant , pour titre, par exemple : «Espero Psikista » ou « Internacia;Psikisma Revuo »). 7. — Édition (dès qu’il sera possible) d’ouvrages origi naux sur le psychisme en langue Esperanto.
8. — Traduction en Esperanto et édition (si (possible) •des ouvrages sur le psychisme qui sont les plus estimés Hans lés.divers pays. g. — Par l’effet de ces travaux et d’autres qui les com pléteront, répandre de plus en plus la lumière sur la .réa lité, et ¿’importance des faits psychiques, lesquels, à quel que point de vue qu’on les considère, agrandissent remar quablement le cercle'des connaissances humaines, et vien-'
•/ errata \ 287 \ nent contribuer, de même que l’Espéranto, .à \Pélaipgiséér<P ment des horizons dans toute l’humanité. . ?■ •> * l,' m * Pour la'France, on peut adresser les adhésions ou lès demandes de renseignements àM. J. Camille Chaigriéati, l’un des initiateurs, 6, rue de Douai, Paris.-— Mais les;, cotisations doivent être envoyées à M. A. Stas, 25,- rue r Saint-Antoine, Anvers. -, ' ERRATA Initiation, nû de mai.
Page i36, dernière ligne, lire : l’immatériel, au lieu de : d’immatériel. Page 137, ligne 2, lire : Isis, au lieu de : Iris. Page 137, ligne 24, lire : Zohar, au lieu de : Zohor. Page i38, ligne 11, lire : Zohar, au lieu de : Zohor. Page i38, ligne 19, lire : analogues, au lieu de ana logue. Page i3g, ligne 5, lire : Wenzvang, au lieu de: Weuwang. Page 139, ligne S, lire : extérieures, au lieu de : anté rieures.
Page 142, note, lire : dissous, au lieu de : dissout.. Page 143, ligne 27, lire : au .surplus, au lieu de : en sur plus. 1. B. ’■ '4. Il s’est glissé dans mon dernier article sur « lés Poü't ■voirs > un très grand nombre d’erreurs de nature; à rendre certains passages incompréhensibles; voici leùrAèctifi'ça-., lion : . . ■ ; -r ? Page 167, ligne 25, lire : possible, non.: Impossible?-Z. ?
Page 168, ligne 2, lire : évoluer, non :' évaluer g. g, ■ Page 17.3, ligne.dernière, Schlatter,, non.:- Sclasser:. ■? ) I
288 l’initiation Page 174, ligne 5, lire : Salamine, non : Salancire. Page 174, ligne 7, lire : viennent, non : tiennent. Page 174, ligne 9, lire : causeront, non : conservent. Page 174, ligne 20, lire : fleurs, non : plans.' Page 176, ligne 12, lire : détenteur, non : détenu. Page 175, ligne 20, faute de ponctuation. Page 174, ligne 2e, lire : Si les grands guérisseurs exis tent encore, les successeurs, etc. G. P. Le Gérant : Encaüsse. Paris. — Imprimerie E.Arrault et Cie, 9, rue N. D.-de-Lorette.
•S S’ 5.'> Kit a ^LfsWÀiii ' ■ . 23, rue Saint-Merfi, ' Parnsp.- ,4£< ' OUVRAGES DE PROPAGANDE :<< . « Collection illustrée des « Pour Combattre », >< Pour Devenir. », <. Pour .faire » a Un franc le volume. " ', ' ’ A/ . t AA «■X •, Xa. Collection des Pour .Combattre, Pour Devenir, Pour Faireí ïilù's.tréè'de’pôrlrsits, ?<fig.ures, -tètés de chapitres et vignettes-spéciales, traitent^úrtóutMeXa^MéUeciheiUSÜé'iró'? A ■" du -Magnétisme — Rayons’N d’aujourd'hui — des Sciences qui ;s'ÿ rattachent ;eùdé-,leurs ■' •Applications-.. ■ '• ' .?■ <lie»Pour Go.mbal/re traitent spécialement de- la gûérison.tiés div’eraes-i-inàla'dies-par : ■> desînoyens. tirés du Magnétisme, du. Massage et de' IlHygiéhé:,iqui;présqùe-partout .sohts-: ' gratuitement u la disposition de tout le monde. Après avoir décrit' la nature; la cause,". ■ ■ les symptômes aes maladies, l’auteur explique les procédés à-employer pour lès éviter z "• . et'les'guérir.' C'est la médecine de la famille. Avec elle, le, mari :devtèàt-<le.m'^ièeiln'àê < '., . sa femme, celle-ci, le médecin de. son mari et-de-ses enfants. ... ' Les Pour Devenir, Pour Paire constituent de'.-véritafcle.straités^techniquéfi/tlié'ô.riques - ou pratiques. ■ ■ P"'-., -.
Rédiges dans un .style simple et poncis, avec-des’Conseils .'et dés.Exemptes,...ces ouvragesde Propagande et de Vulgarisation, r.eadrontd’imrh'enses'sèrviceâiaüxuïiâladesi- '?' - aux médecins, et aux chercheurs;, . . ■ -, -, .,. y. . Voici, la liste dès ouvrages parus-ï . A A"’-. A*..A. _ : Pour combalre les Maladies par ¿’Application. 'de.-l’Afinant;• 13 * .Édition, ' avec!- -A y Portraits et ly figures, .par H.
Durville. •- .... i ' - -- Pour combattre les Maladies par le Magnétisme- Humain.
Notions générales pour ceux qui ont des maiades â- guérir, avec 5 Jbig,, par H. uuk.ville. • 1 '. ■■ ■ Pour'combattre r Anémie, TAnemie cérébrale, la Chlorose,édition, par’H.DÙRviLL'È. - Pour combattre les Maladies par les Simples; — Etude sur les propriétés '.médicinalesde 150 plantes les plus connues et les plus usuelles, d'après une, tiômnàmbule,' ■ ■ avec Notions de- thérapeutique et des Indications sur les préparations médicinales, par- ■ L.-A.
Cáhaumet,'¿» Edition, avec Notes biographiques et Portrait ’de l’Auteur; Pour combattre les Maladiespar Suggestion et Auto-Suggestion, se débarrasser : de ses mauvaises habitudes, prendre de l'Energié et de- la Confiance en-.soi, dominer les autres ec éviter leurs Suggestions, avec 3 figures, par H. Durville.
Pour combattre la Mortalité infantile. — Le Livre dès Mères, Conseils-de-Médecine .'■• et d’Hygiéne pour-la santé de la mere et de i’enfàïit. Ouvrage couronné au Concoursuniversel de l Enfance, par le docfeur JGérard, 2’ Edition, avec Portrait de l’Auteur. ' ‘ Pour combattre les Maladies parle Magnétisme des animaux. (Extrait.-de la' - Physique Magnétique), par H.
Durville. ; • , Pour combattre les Maladies par le Magnétisme de la Terre et l'Éiectricit.é, avee ■ . ü Figures (Extrait de la Physique magnétique), par.H.
Durville. ■ ' O’;.1, Pour combattre l’Asthme, l’Emphyseiiie pulmonaire, l’Essouftlement et l’Oppressioiù • iîSKv’- - 2° édit, par H. Durville. • '-' -. ,; P Pour combattre, les maladies du Cooiir, Pérlcarditer-Endoeardüií-Myocarjdité’fi-Hy-p^^^ trophie; Angine de poitrine, Palpitations, tiyncope, Défaillance,.avec 2 Figurés, par- r‘ ,H. Durville. ‘ Pour combattre,la Constipation, avec 1 Figure; par1 H. Durville.
A • • •', Pour combattre les Crampes. Crampe dès-Ecrivains, dès Pianistes/et des-VíóP lonistes. Les. tipas mes .et le, Tremblement, par H. Durville, . '■ ■ . > Pou.r combattre le de Dents -et -les Maladies.deda-Bouclxe.'Eâvoriser-la-dé'ns tition'et éviter les accidents qui en sont la conséquence','par,II. Durville.- • ' ■ J. :: • Pour.combattre la Dilatation de l’estomac, avéc’l• figuré, -pur H;-Durville.
A. •Pour combattre ¿'Entorse' et les Foulures, par le docteur Hiuet,'2» édition;y, ■ - Pour ' combattre les Maladies • d Estomac, -Gastrite; -, gastralgie,;. V.ornissemeâtô,. ' P.ÿspepsie, Cauchemars, ^.édition avec.,1.figure. par-.H.-D'úrvíLee;;;,AA-y.AA VAh-A - Pour combattre les Maladies des Femmes. —-I Amé'norrhéé,- Dysiri¿norl-hée — il. Métrorragie, Ménorragie. — 111.
Leucorrhée (flejors Planches) a— TV-, Vaginite', Me- . frite/ O'varite,rSaipihgite, Dévïàtiôns' — MéDdpàusèhÔïiAà'gè’-Criti'q^ Pour combattre tes Accidents de la Grossesse, ¡ivortser l'Ab.coucliemèiit et les suites de couches, par H. Durville. _ - -) 4 / '• *■' - . Pour 'combattre-les Hémorroïdes et les P,Jltó6i,tes;'‘pár;'Hí“DüaviWÍtvS' - •'/ . Pour combattre ’¿'Hydropisie;Anasarque,.
Ascite, Tîydarthfose;, Hydrocèle', Hydrooéphàlie^Hydrbthôr'ax^ (£',d'e’mepyarAfy.Tb.qavtiiV^^ A AA 7Pà'urficombatïrè,íflñsbinmiéApariH-. ;p,uàv&'tfcv.^^ aAA A'-A; ■fiPoÜr copabalt.tr!è'i^8:]i^^ 'd9\téfë,\lic^igfainé^të^-ÿ‘èp/^^èi^ïé/.Clpü/liy8i^figyÀ^ 2r édit;,Vâÿe.c%.Eigù:r'e,-)p’aË';.fl.', p uayihLE.V'; .vf. ?,v ;iÉoüÉców'b'át£-re-íaí-M&níngitb'iét:-íá?Ét¿»?é&é.F^ préventif,-paiLtr.
D'urvIlleA■ < ;; ’ A-A., '-í-Póur.có'm'Óáiíré-^á?NéufasthéinpiA'lé/^eí-v)Q's.ísrafel-E;lafchÁ®eiwiiAltxefeíi'<ri’ g'^áakWáciaLiéAmïàfitifé -W ■ rsï (à-s "frtajladlé's .de ia P eàù'. — Les' D autres : Herpès, Zona," Ë czê ni a? À. en a d/lMpétigO;-^^^ Pemphigus, ■ Prurigo, - teigne, Favès, .P.elaüéi'^B ?<;aWâ2^ag^ .-■ ‘ .■- ...
1 ^¿|a ¿■P<;'ipi^iir'^ç^m^ttre^idf!^^^^M^Choléra et toutes les mâladies dTi/eclùedsesi' avec'uDeÿ^l /àcàü^^^ài^^^>^^^éi<a'<enipiO-yer'\p.our entretenir 4a. santé ;-de l’âmë/et du corps;. : ': 2.<ié'dït.’,.'p'àf:-;un;AMt-dê7'h.unianité. -' -. " '■’ ..'.." ■ ■.■ •_.
J??«| ■■>■■■: 'Pgur. co.7nbâttrë:’Îa:.7Pè.ùr,--là:-'.Crainte,' l'Anxiêté, la Timidité ¡développer. la Volonté et ■ igu.ér.ir'ou soulager’certaines maladies,'au moyen de là'Respïrationpr.oi'onde, avec -7 Fig.-, Sa 'par H.
Durville-. -L . ■■:: 'Pbiir‘coÎYibattre:la■■-Toux:.et'■^■.:Maladies:inflanimaidire3''.d£S Poumons; de la' -Plèvre: :.'et-’des.Bronches. — Rhume,'Bronchite, Catarrhe pulmonaire; Fluxion de poitrine, Pleù- -/v; -, résië, ;Phtisié p.ûlinonaire, etc., avec 2 Figures,- par II. Durville. . .. ;■ : -s ; jpbùr combattre 7e Rhumatisme. R/iumâtîs'mé.articulaire ou.■mùstulàii’e atÿW. IÏZium'atismé’.chronique, par.
H.'Durville. ! ■ Pour combattre la Surdité, les Bourdonnements, ¿’Otite, l’Oforrhée ci l’Otalgie, ; avec 5-figures,-par H.
Durville . -J •' /iôur’Combattre.les Arthrites.él la Tumeur blanche; par H. 'I).ùrville. ...j$ ' : ' /Pour combattre les Varices, l’CIcère variqueux et le Varicocèle, par,H; Durville. . :Pour. combattre ies'maladies des Yeux, des Paupières,»avec 4.Figures, 2' édition,'.^ . par H., Durville’; . . - -. . ■ • . . ■ Pour la Liberté de'la Médecine.-Arguments des Médecins. Documents-recueillis' par H. Durville. ' ■- .
Pour la Liberté, clé la Médecine,.Congrès de 1898. (Compte rendu.) -, • ■ pour la liberté de la. Médecine. Deuxième Congrès. — -1906. — Compte-rendu et -Ar~. -, guments'divers.: x , POür la Liberté de la Médecine, Pratique médicale.chez les Anciens et les Modernes- -%g. par Kuuxel. ’ ■ ’ ...vg Pour: la /)ratique dw' Ma8saÿe<et: du Magnétisme par les Masseurs et ¿es Magnétiseurs, Argùments des Médecins.
Documents-recueillis par-H.-Durville. ■ ■’. ; Pour la pratique du Massage et :dù Magnétis me par lés ¿Masseurs et les■■M'agnéïiseurs-i'-^ Arguments des savants, Hommes- de ..lettres, Hommes politiques, Artistes.et Notar buttes diverses^ pocùments'recueiilis p&r.H. Durville. ' . "’ ’■ .. .-^ Poui débenir Gràphologue, Graphologie élémentaire. Étude du Caractère .-et'-.des,.¿1 Aptitudes d’après l'Ecriture, par A. de .
Rochetal, Avec Portrait de 1 Auteur et .?=$ 2C0 Figures. ./ ''J Pour devenir Lucide. — La luci.dilé él ‘la Diuinàtïoné trauers les ¿âges,-avec traits et -Figures, par,Fabius de Çhamçville. Pour devenir Magnétiseur, Théories et Procédés du Magnétisme, avec .8 Portraits- ei.-;^ 39 figures, par H., Durville. ’ - ¿11 Pour de venir Occultiste.
Eléments d’occultisme, avec Figures par Joanny Brîcàud Î-W .’••? ¿Pour .devenir /Physionomiste'. — ' Etude .sur.' la Physionomie, : avec ua.- Pbrtràitjdëê^ Lavaler et 24.figures; .. ■’ ' '¿A|a . ’ Pour;devenir .Spirite.;— Théorie Cl Pratique; .du Spirilislne; Consolation ; à :Sophïé;'i’i® L'Amé;hùniaine; ;Démo’nstratiou rationnelle et expérimentale Ae--sortExistence,-’.deAon’ï^ Immortalité et de. ia’Réalité des>communications entre: les Vivants et les Morts; par Rouxel,•¿’.-édit., avec 2 portraits et 5 figures emblématiques.! ..' .-’..’ .
'' Pour.ÿdistiiiyuer ’ le -Magnétisme de l’fifypnotis me.Analogrés/et!/Différences ;lparii-3 J.-iVÎ.'.B'érco, 2« édition, avec SPoriraits, -, ’ - . ’. '!?’<3l ■ ¿Pôur,cohslater. ta réalité du.Magnétisme. Ü'oniëssiondlùn itypnotiseuri jExtériorisa’-!!'^ tiondelaEorcéneurique oùEluide magnétique, par .ie-docteur A;-À. ’ Liebraùlt;.'A;3 "avec Moiés.bi’ogràp’hique's, un Portrait et trois .Lettrés, médites de l’Auteùr.
'. pto’ùrfçô'rrip'er-i'Eniànt de..ses défauts et le .rendre me-i-ur, avec 2 figurés,-^à'iv-Dj le docteur .deEaremqnt.' • '• • • •- : ’ /’■ . .-Pour faite ’lé Diagnostic, dés. M.dladiés par-l'examen des. Centres ■ nerveubc,-’ayeDl!-^ .17. Figurea/'par’H.DuR ville. ;r j’? <. • .. 1. . '■. P'ôÜré"faire 'uii.Hôrhs’cip.pe..
Eléments^ ^'Astrologie, avec’’ S'Figùres,'¿par'.Joà'nhy’-'^RÏ^Îtg "-Pour. m'ouu.oii;.''ld- .matière', sans '¿tr'e ''médium,zL<ê!^ûidA$ÛinsÂn.-.<S,ê%4^iè7Â^^sii^O^^^ -::pr.i.ét'és;'L’iXr’o'mb’ré'ux motëûts-qüéiréh'pqut/con'slrùiré . .par son- fl iHdè',?:pai\.<j. - dcéTROMÊinNi -.aÿec^.-unè.,plàniche;,h,brg';..téxl’fcd -i ' ' Pour transméltfé Sa.Pé'nséër-Notes/et D,ocurnèrits;'.s.uriâ\TéïépàthiéDÜ.'TiÎan-spti'isfèiÎ?ïi de Pens’ee,par•F-AuiùsjDB-CHÀiâpVille; 2* Edl-t.', . . •Tv-.-’;?piv'ersA 1 franc' ■ ’ . ' Albert (dA-hyérs).’.’ —■/■Magnétisme ei . .Docieur..'ÊoÂùùKü\D«ÿ'(^^ftMjài’BS?:^vbe'’^àÿ'S^nfeîiiié^K 1 s
g' A. Poisson. — L’Initiation alchimique. — Treize Lettres'inédites sur .'te .partit-du? ssSraiid Œuvre, avec Préface du docteur .Marc.Haven. ‘ 1 ’j’/ ,< B; Porté.du Tra.it. — ' Etudes magiques et philosophiques. ,Tbéortds-diverses rde-l’Em Kv.oùtem'ent, Corps astral, Extériorisation de la sensibilité. l’Anie humaine-.-, -, ®., — L’Enooûtenient expérimental.
Etude scientifique. • ' " . . — Le Renouveau de Sathan. . ‘ .j-': - i,. p-, „ ~ - A 75 centimes. , ^-.•îMarius/Decrespe.—'Jîeclierches'sùr. les 'conditions d’expérimentatidmperAdnnd^& ^physio-physiologie. ' •' ' , - ■■ ' >_ ÿ;;/ K ' A. 60 centimes _ ’?-, $ „Àlrert (d’Angers). — Différences entré le Magnétisme .ét IWypno.ti^ni'eCauÎpoini.S’é; ÿvue thérapeutique, avec 1 Figure. . .-. . : K? <M. HÀffner. —’Comment on endort. .-; '* ;j £.
Oldfield. — La Cuisine de Tempérance;- ‘.J;tï;j * , Revel.’— Lettres au docteur Duprésur la Vie future’agj.ppiftt deyüèpîojoffi.què>Qojni; Éplémeût du sommaire 'des Editions de 1881-96-92.
RèVeç.-ëî Appàÿi^onÿii..v.t & L'Enseignement dU'Wagnétisme. — Société ’magn’ètiqu,e'derFra.'nce,'Rappori.'dàSëé'-; «’crétaire général, Statuts-. —’Ecole prati^ué ’dè.Jdà'griétismeLé:t'dé;Mass^ge^ilïsfbr)qùe-) But, Enseignement, Organisation, Programmé'-’dfeS;"cours, -eHRèns'éïgnements/djyer.s I ivec'Figureé. - -'A-'"''? "¿‘'V’; '' : ■ A’50" centimes'>'.L. H. Durville. — Le Massage .et leMagnétisfrie sous llempiré de là, tordu’36novembre?.
1892 sur l’exercice dp. te-médecine. ‘ ’?/■ *"* * ;? 'Joanny B ricaud -. ^DutoîMIÎ-embrini (ûfiidiséiplei’de?Sainte-Martin);:d’.après’:des docu ments inédits. ‘ ‘ " Pelletier. — L’Hypnotiseur pratique. ' 1 1 - y ' ’• 'Saint-Yves d'Alveydre. —'Notes sur la- tradition Cabalistique; , ■.Docteur Tripier. — Médecine et Médecins'.
Un coin de la.crise ouvrière,aurdix-neu- ■ -, ' vième siècle. ’ ' ' A 30 centimes Albert (d’Angers). — Le Magnétisme curatif devant V Eglise. - -H.
Durville.- — Le.Mâgnétisme considéré comme agent lumineux, avec 13 Figures. îiAGRAPHOLOGiEpourTous.— Exposé.desprincipaux sigries.permettant.très-f'acilement- .-.-. l'dè, connaître,-les .Qualités ou les Défauts des autres par l'examen de leur Ecriture; etc., ■ -atéc-figures. - ' , ’ • 1 -' ?) 'Lebsl. —, -Essai d’initiation à la Vie spirituelle. '■ psâ, Môuroux. — Le Magnétisme et la -.justice-française devant lés Droits de' l’homme/Mon , ...
Î^fP-rpcèB. ' .' ’ - ’ , -Van Obbergen. — Petit catéchisme de .Réforme alimentaire. ' -- - - , ‘ & .-Psychologie expérimentale. — Manifeste, adressé au Congrès spiritualiste de.',’’ '. gL-ondres, par le- Syndicat delà Presse spiritualiste de France. - - , g>-' " A 20 centimes ‘ H- Boens. — Art de mure. Petit Traité d:Hygiéne. ’ - - • fc? DanÏaud.'— I.
L'Art médical. — H- Noie sur l’Enseiqnément et• la. pratique, -de la ^¿inédec,iiie'ën Chine, par ûn Lettré 1 chinois; — IIJ. Extrait de la Correspondance /GonS-''gres du libre exercice de la-médecine)'.— IV. Articles de journaux- sur;le même sujet. ’ ‘II.'Durville. — Rapport au Congrès sur les travaux de la.Ligues-Appréciation de la,, ■