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/ j^cipesseter nels q ui s ont 1-ess enc e _de ja 'Religion ; mais elles n'ont ÎlfsWégaiidns, La Science exp'éng^Keux-ïdans- le.. domaine des -la -suggestion -. a. ^^^Mppres expériences, les . > j^tte renaissante spintuaSyntk’èse en appliquant la ‘il§s^~evues\et sociétés, qui défendent V arbitrage contre •r * -^J5 •*■/*.
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Spiritisme, 'de l’Hypnotisme et de la Magie phénomènes déj^ ^donnusevpratïqués^ès longtemps en Orient et surtoutdahs l'Inde: u. Ulhitiation expose les opinions de toutes les écoles, maip' ■' n’appartiefir-' exclusivement à. aucune. * Elle compte, parmi ses^'1 ' ; 6o réd acteur s,"! es/auteur »les-plus, instruits dans oh a que. brancMté;..
' ‘>déJ’cefs-,curieuses1,étUii'es. ■* - \ -o/rl< .vi ' t < La-premiercparti'è'X.E'xo/érïçuej 'exposel aux lectrices Ices ques^^ ' ’ nous' >'dluh'e’ manière' igu’ elle s savent.tqû jOùrs1 apprécier ~ , La- second-emariÎtj (PJUlosopkl’^e^t''Scient^què)^édress^^, < tous ■lè's-.genspdp-mondeïmstmts^ v* «ly f " '£ï- ~J Ehfîüç^trôis.i^é partie' dedà’ïÇév.ueq£^ ’ ’î¥, r x > X J * v
GBRNIÈRES PUBLICATIONS FABRE D’OLIVET , CONTENANT LA -GONSTITUTION HUMAINE ' É ■ ET. L’ANALYSE-DES TROIS- PRINCIPES DE ■ L’UNIVERS. avec une planche hors texte ■ Édition aütôgraphiéé.2 friaries . ' Franco. . . 2 * 30 Aux bureaux de 1TNITIATI0N, 5, rue de Savoie, PARIS. Ac Ac Ac Ar AcAcArAr Ar Ac Ac-k Ac AfAcAr Ac Ac AcAcAr ArAc Ac Ac Ar Ac Ac Ar AcAr HIRAM Hüêirii© d.’’.33>fctxd.©s Syïrfcoliqo.es et; ïnitia.ti<a.ii©® \ .
DÏreçteut: PAPUS.. ..-:- Rédacteur en chef : TEDÉR • MENSUELLE . : Abonnements : Francej 3 JfrÈ par. an;' Étranger .:; 4 fr. ' Bureaux 13, rué Séguier,, \ Ar^-Ac'Ac Af Ac Ar Ar Ar Ac Ac Ac Ar Ac Ac Ac ★ AtAr Ar Ac Ac Ar Ac AcAc Ar Ar. Ac Ar Ar . PAYS . DES ESPRITS Préface xlei ;PAiys' ^Cii'Vüÿsh', Ïiï"8 (tiragé restreint);'; ... . ; ■•.- 5 fr. .. ' Chez' TICKER, 4,',’rue de. 'Savoie, ■PARlSf.-..===^'
ElSBWtllJ' r Sr y H * *** 1 '’V «L ??‘-1 .■O«àssfW:aN ■ ■ 'ï-; ‘ ■ iis W^W^WSSCîW i ;-J;ÆTRÂfrGE^ .A titre de '.Primé, le 'service- dii $o.ùriïai.'d,i^ . gratuitement à' tous les abonnés ’deXI^dtiàtion .^ûï^î^^^cênt) ’■ à' la condition-.de s’abonher-'dir'ectemeht a.’ tà:‘Libràtâ ’ \ * * i J, ‘ ”A MlA' (*.«<;-(»?&, •2.'< O;.oÆ-lSSÎfl - ' '' '■' ■••■ "■'. - ; V-Vt' ■ 3 B *1.I k! k\.và B ,z * - a sc . . , . ^Ep„AG^.lQN.~ Chèque, réjdaç.teùr publie•ses-articles-so.ù^ sâ?:Q\<t. ■ seule responsabilité..L'indépendance absolue étant’-la raison, d’êtrèr \ $ . de la Revue, .là pireçtion ne .se.perméttra.jamais:- aucune ■ n^te ' dans'' b :i le corps d'un article: .'.'V-j Prière d’idresser tous les; échanges.5, rue, de Savoie/; Paris i ..
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Les Planètes Les planètes sont au nombre de sept. Voici leurs hiéroglyphes et leurs noms : Saturne, Jupiter, Mars, Soleil, Vénus, Mercure, la Lune. Les planètes exercent sur la terre une action fort complexe. La plus simple, mais la moins utile en général en astromancie, est dite action élémentaire. ■ C’est l’action directe de la planète réelle sur les élé ments. Vaction influente des planètes vaut au contraire d’être étudiée à fond. Elle « n’est pas sensible comme le sont la chaleur ou la lumière et appartient à un ordre beaucoup plus élevé » (Haatan) ; c’est elle qui détermine les qualités occultes des choses et des êtres. Exemple : le fer manifeste Faction influente de Mars. — L’étain celle de Jupiter. — La taupe celle de Saturne-. Cette action est double : originelle ou émanée. 13
194 l’initiation [Mars Originelle, l’action influente est propre à l’astre. On pourrait la dire principiante. C’est l’ensemble de toutes les qualités occultes de l’astre, qui se spéciali seront plus tard à travers tous les règnes ; émanée. : c’est justement cette action spécialisée dans les indi vidus. On doit considérer pratiquement cette double action sous deux modalités : i° La modalité simple, dans laquelle l’astre agit seul originellement ou par émanation ; 2° La modalité composée, où on considère en un même point du ciel l’action simultanée de plusieurs astres. Il faut savoir aussi que les planètes peuvent avoir quatre qualités radicales : chaleur, sécheresse, froi dure, humidité. Leurs rapports sont donnés par le tableau suivant. Planètes Chaleur Froid Humidité Sécheresse Ó » 3 1/2 » 3 . y I 1/2 » » i 2 1/2 » 3 5 1/2 » » 2 $ 1/2 y> 4 » S » I 1/2 » i c » 5 6 » ' 10 10 10 JO Par chaleur on entend le pouvoir qu’ont certains
LES PLANÈTES •igb astres d’échauffer, raréfier, atténuer, résoudre, liqué fier, brûler, dessécher, rassembler les homogènes, séparer les hétérogènes. Le froid donne à la planète le pouvoir de refroidir, condenser et congeler l’humide quelachaleur a raréfié dissous ou liquéfié. U humidité humecte et amollit. La sécheresse dessèche, coagule et durcit. LE SEXE ET LES PLANÈTES Les planètes sont masculines ou féminines de plu sieurs sortes : iû Intrinsèquement et par elles-mêmes, Saturne, Jupiter, Mars, le Soleil, Mercure sont masculines, c’est-à-dire essentiellement actives, et Vénus et la Lune sont féminines, c’est-à-dire passives. 2° Accidentellement, toute planète : a) Orientale (i) au Soleil ou occidentale à la Lune est masculine. Occidentale au Soleil; orientale à la Lune est fémi nine. b) Les planètes qui se trouvent dans la partie chaude et sèche du thème sont masculines; celles qui se trouvent dans la partie froide et humide sont fémi nines (voir figure}. c) Dans un signe diurne les qualités masculines de la planète prédominent; dans un signe nocturne ce (i) On dit qu’un astre est oriental par rapport à un autre quand il en est éloigné de moins de i8o° et occidental quand il en est éloigné de plus de ]8o0.
196 l’initiation sont les qualités féminines. Dans la figure, les lettres N et D désignent les signes diurnes et nocturnes et les planètes sont rattachées par des lignes à leurs mai sons respectives. On appelle maison d’une planète les signes où elles ont leur plénitude d’effet. Dace.
PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute Ecole, sans aucune distinction, et chacun d'eux conserve la responsabilité exclusive de ses idées. L’Esprit Incarné Résumé de la Conférence du 14 Janvier 1909 Avons vu Esprit avant réincarnation. Avons assisté aux phases progressives de cette arrivée dans un corps de chair. L’Esprit est maintenant le prisonnier des forces aveugles.
Un voile qui s’épaissit peu à peu le sépare du plan des réalités célestes. Sera-t-il tou jours privé de rapports avec son plan originel. C’est ce qu’il nous faut voir aujourd’hui. Sur la Terre trois Forces agissent sur FEsprit. D’abord la Force aveugle et fatale pour laquelle l’être n’est qu’un atome dans l’Univers. Cette force impitoyable a placé l’Esprit dans une famille, dans un pays déterminés strictement par les chiffres de cet Esprit.
C’est la force des Astrologues et des Égrégores, c’est le Destin plus puissant que tous les Dieux de l’Olympe, c’est Nahash l’attract Universel ' Shanah, l’année des Astres-Dieux, c’est le Karma
l’initiation 198 des Indous, la Fatalité aveugle de toutes les Initia tions. Rivé par cette force dans un corps de chair, aveuglé dans ses organes spirituels, étouffé dans ses élans pour retrouver les plans de lumière vivante, l’Esprit se débat et veut lutter. Alors sa volonté personnelle entre en jeu. II s'ingé nie à lutter de finesse et d’habileté avec cette puis sance qui l'accable.
Il cherche la raison d’être des souffrances et des épreuves et il sent au fond de luimême quelque chose qui lui donne la certitude d’une assistance lointaine, mais déjà perçue jadis. Sur la Terre l’Esprit joue son rôle. Pour une existence il est un pauvre poète ou un homme d’affaires, un manieur d’autres hommes ou un obscur contribuable, une jolie femme adulée ou une pauvre paysanne trimant à élever des bêtes à cornes ou des oies succulentes.
Qu’importé 1 N’ou blions jamais que nous sommes des acteurs et que si l’on nous a donné un rôle de riche nous laisserons nos écus et nos beaux habits dans les coulisses lors que la Mort nous retirera du théâtre de la Vie.
Et pourtant pendant notre représentation sur Terre, pendant que nous occupons un des mille emplois constituant notre rôle d'incarnés, nous pouvons être mis pour-un instant en contact intimé avec les Forces spirituelles perçues avant notre incarnation. Ce contact est indépendant de toutes les lois ter restres. L’argent, ni l’instruction, ni l’éducation n’y font rien.
Il peut se manifester de diverses façons et nous étudierons seulement : la Prière, F Amour, le Sacrifice pour les autres, la Vision extatique.
l’esprit incarné 190 Il n’existe qu’une seule source de vrai bonheur, de bonheur vivant sur Terre, et cette source est la com munion avec le Plan céleste, la sensation de la pré sence réelle de la troisième grande Force de l’Univers : la Providence. Non, la Fatalité n’est pas tout, non le règne numé ral de Karma n’est pas le souverain dont les décrets sont sans appel.
Maître du Passé, le destin ne peut rien sur le Pré sent qui est donné à la Volonté libre de l’homme, mais toutes ses forces sont dépassées dans leur ac tion par un rayon de la Providence illuminant l’Avenir. (Les trois fenêtres du fiacre.) La pauvre paysanne, qui trime du matin au soir, à le droit aü bonheur, au même titre que la princesse; et ce bonheur, elle le trouvera dans l’Amour.
C’est par l’Amour que la pauvre Cendrillon verra les potirons se changer en carrosses, la basse-cour se transformer en pages et son voisin, le fils du fermier, devenir le Prince Charmant.
C’est dans la sensation de la com munion avec l’Eternité, que la princesse trouvera un bonheur qu’elle a vainement cherché dans la puis sance et dans la fortune, et la grande punition des femmes qui jugent les autres du haut de leur gran deur, c’est de ne jamais connaître les émotions divi nes d’une sincère déclaration d’amour.
Par les joies de la communion spirituelle, de la présence de l’être aimé, des évocations de l’Eternité, qui semble trop courte pour eux, les fiancés sont transportés dans le plan divin. Mais la nature- reprend vite ses droits. Les corps veulent se joindre à l’émotion supra ter200 l’initiation restre qui agite les Esprits, le physique veut parti ciper à l’immortel et alors passe le grand courant aveuglant de Nahash.
L’esprit est englouti dans un vertige, Psyché a désobéi. Elle a voulu voir en pleine lumière celui qui n’est divin que dans les plans invi sibles, et la pauvre âme humaine est livrée à la force de reproduction des corps physiques. La femme se réveille d’un vertige divin, dans les souffrances et les angoisses de l’enfantement. La communion des ci eux a servi de chemin à une nouvelle incarnation.
La fille-mère a remplacé la jolie Cendrillon et le féroce égoïsme du mâle a détruit dans le cœur de l’aimée tous les serments du Prince Charmant. C’est la ren trée douloureuse dans le plan d’enfer terrestre. C’est la constitution dans la douleur des organes de par don non encore évolués. La fille-mère est la puni tion des anciennes grandes dames sans pitié. Je suis venu apporter la guerre et non la paix.
Les supérieurs doivent combattre pour dominer les infé rieurs a dit le Christ. Mais l’Amour n’est pas. la seule voie de commu nion céleste. La prière signée en est une autre plus vertigineuse encore. Qu’est-ce que la Prière signée ? ■ Celle qui sort des bonnes intentions qui pavent l'enfer pour entrer en acte qui illumine le ciel. La loi de cette voie : Faire le bien dans l’ombre et le mal en pleine lumière. La femme pauvre qui partage avec la voisine ma lade tout son bien,, sa soupe et son pain, fait une
l’esprït INCARNÉ 201 prière signée, et cependant elle .n’a prononcé aucune parole. Autre manière de retrouver la communion divine : le sacrifice pour la collectivité. Le martyr par les ignorants. « Pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » Quelle que soit la situation d'un être humain, humble ou élevée, il a une fois ou plusieurs dans sa vie la perception des bonheurs spirituels. S’il préfère Barabas à Jésus, s’il met César au-dessus du Christ et l’argent ou les costumes des rôles terrestres au-des sus des réalités célestes, qu’importe : Il se juge et il recommencera. Nous avons tout le temps devant nous. Sur cette terre, nous bâtissons la future maison de notre esprit. Chaque pensée, chaque acte, chaque effort et cha que douleur sont des pierres pour cet édifice. De mandons à bâtir en briques plutôt qu’en pierres de taille. Le chariot de l’âme de Pythagore, le corps spirituel de saint Paul, le véhicule spirituel des mystiques, c’est là'le résultat d’une de nos existences terrestres. Tout ce qui est déterminé par nos actions se pré sente à nous. Mais n’oublions pas une grande vérité : Le destin implacable peut, de par nos fautes anté rieures, nous jeter dans un bagne planétaire; il peut nous enfermer dans le cube matériel d’une prison terrestre même; il ne peut rien pour couper les ailes de l’Esprit. Par la prière, par l’appel à la Providence,
202 ^INITIATION toujours présente autour de nous, toutes les''barri ères s’effondrent, toutes les angoisses mesquines s’éva nouissent et dans la communion de notre esprit avec les génies ancestraux, nous participons à l'harmonie inaudible des sphères vivantes dans l’Éternité. Papüs.
Moteurs à Fluide humain (Nouveaux documents concernant les expériences du comte de Tromelin.) Mon collègue Quintor, bien connu des lecteurs de Y Initiation, m’adresse une lettre dans laquelle il me dit que ses occupations l’empêchent d’étudier à fond les moteurs à fluide humain du comte de Tromelin, avec lequel il a échangé une assez longue correspon dance.
Néanmoins, pour que ses remarques ainsi que celles faites par d’autres collaborateurs de la section fédérale spirite anversoise ne soient pas perdues, il me les adresse, sachant que j’ai déjà écrit plusieurs arti cles sur ce sujet. Je l’en remercie et vais extraire ci-après ce qui est intéressant, même en faisant suivre chaque article des observations ou réponses faites par le comte de Tro melin lui-même et que j’ai également sous la main.
La lettre de Quintor se termine par : «Je me permets de vous faire parvenir les notes de M. de Tromelin, espérant qu’elles aideront votre travail en y joignant
l’initiation .204 une expérience que /e croîs capitale et que j’ai relevée dans « la Magie » de Plysoff. « Rouler une feuille de papier de façon à lui faire former un cylindre incomplètement fermé. « Disposer un de ces moteurs et mettre à la place ce cylindre, dans lequel auparavant on aura laissé séjourner la main droite. « Le moteur tournera dans le sens A B (fig. I) « Le séjour de la main gauche le fera tourner dans le sens inverse B A.
« Ce cylindre semble servir d’accumulateur et le changement de sens A B, B A élimine l’idée d’une rotation provoquée par le calorique. » Extrait du «Bulletin Mensuel», février 1908, du Bureau permanent d’étude .des Phénomènes Spi rites, séant à Anvers.
« Dans les expériences que nous avons faites avec les moteurs du comte de Tromelin, nous sommes parvenus à obtenir : « i° Avec la main droite, des mouvements irrégu liers comportant cependant des périodes de rotation assez prolongées dans le sens indiqué.
« 2° Avec la main gauche, des mouvements moins réguliers encore ; les rotations continues semblaient se produire plutôt dans le même sens qu’avec la main droite, contrairement aux indications données par M. de Tromelin. « 3° Avec les deux mains entrelacées, il m’a été possible d’obtenir des mouvements beaucoup plus
MOTEURS A FLUIDE HUMAIN 205 .réguliers ; j’ai pu compter pendant une seule série vingt-cinq tours complets de l’appareil sans arrêt ni renversement de mouvement. « 4° Dans les expériences faites avec la main droite, il m’a semblé que je pouvais provoquer le mouve ment ou l’arrêter à volonté; l’influence d’une concen tration de pensée dirigée vers cette intention parais sait sensible sans être d’une efficacité immédiate et absolue.
« Ces premières constatations-suffisent pour prou ver que l’appareil inventé par le comte de Tromelin est effectivement susceptible d’être actionné à distance par l’organisme humain; il mérite d’être étudié d’une façon approfondie, etc. « Chev. Le Clément de Saint-Marq. » Extrait de la même publication de mars 1908.
« Au cours des expériences que nous avons faites avec le moteur du comte de Tromelin, nous avons pu relever les constatations suivantes : « r Endisposantl’appareil et en approchant la main droite du champ, le pouce en l’air, à quelques centi mètres autour du cylindre, nous avons obtenu un mouvement de rotation continu dans le sens inverse des aiguilles-d’une montre.
« Le plus grand nombre de tours complets, sans arrêts ou renversement de mouvement, a été de 92 ; la vitesse moyenne maximum a été de 14 tours et demi à la minute.
20Ô l’initiation « 2° Avec la main gauche, la rotation s’est faite dans le sens direct d’une montre. Les mouvements ont été assez irréguliers... le plus grand nombre de tours réalisés a été de 16. La vitesse a été loin d’être aussi uniforme que pour la main droite. La vitesse maxi mum obtenue a été de 9 tours à la minute.
« 3° Avec les deux mains entrelacées, les résultats ont été sensiblement les mêmes que ceux de la main droite : même sens de rotation et même vitesse. « 4® Le moteur tourne en plaçant la main n’importe où, à distance convenable.
Les meilleurs résultats ont été obtenus en mettant l’appareil sur quelques journaux, le centre ¿environ 20 centimètres du bord de la table, l’opérateur étant assis bien en face, la poitrine à environ 40 centimètres du cylindre et la main placée derrière celui-ci.
« 5° En présentant au cylindre non pas la face pal maire, mais le dos de la main, le pouce en l’air, le sens du mouvement est renversé, nous pouvons donc dire qu’il semble qu’en général la rotation se fait vers l’extrémité des doigts, quelle que soit la position de la main employée. « 6° La Vm est très variable pendant le courant d’une journée.
Pour nous personnellement, les meil leurs résultats ont été obtenus entre treize et quatorze heures; les moins bons dans la soirée. La Vm, dans ses fluctuations, peut même devenir à O. C’est ainsi qu’une expérience de deux heures est restée sans résultat aucun, « y® Nous avons expérimenté en couvrant les mains de deux paires de gants superposés, la rotation a été
MOTEURS A FLUIDE HUMAIN 20/ obtenue. De même, en posant un écran en carton très léger entre l’appareil et la main. « Par contre en couvrant les mains d'une bonne couche de vaseline, nous n’avons pu obtenir que des mouvements tout à fait irréguliers. Il serait donc à supposer que certains corps peuvent agir comme isolants.
« 8° Avec la chaleur (eau portée graduellement jus qu’à cent degrés, fers chauffés au rouge) nous n’avons pu obtenir aucun résultat. Eu présentant au cylindre des corps chargés d’électricité, nous avons constaté des attractions fortement prononcées, mais aucun mouvement de rotation.
«9° M. de Tromelin nous avait signalé un points, situé immédiatement en avant de l’appareil, et tel, qu’en le touchant avec les extrémités digitales de la main gauche, le poignet fortement levé, la main droite restant placée derrière l’appareil, la vitesse de rotation serait augmentée.
Nous avons obtenu cette augmentation de vitesse dans quelques-unes de nos expériences, mais dans d’autres — à notre plus grande surprise — nous avons provoqué l’arrêt presque immédiat du moteur. (C’est exact. — Note du Comte de Tromelin.) « io° La présence d'une seconde personne auprès de l’opérateur semble influencer le moteur.
Lors de l’approche d’une personne sur l’un des flancs de l'opé rateur, nous avonschaquefoisconstatéune diminution de vitesse. Nous n’avons cependant pas obtenu l’arrêt complet. Par contre lorsque la seconde personne présente la
208 l’initiation main à l’appareil en même temps que l’opérateur, la rotation est fortement augmentée ! « 11° Lorsqu’on place le moteur, tel qu’il a été décrit, sur une boîte en métal et qu’on presse la boîte à pleine main, le sens de la rotation est renversé, c.-a,- d. qu'avec la main droite le mouvement se fait dans le sens des' aiguilles d’une montre, et avec la main gauche dans le sens inverse.
« 12° En donnant au cylindre une forme plissée, on obtient l’appareil dit — à pignons — qui est le plus sensible et aveclequel nous avons réalisé, en employant, les deux mains, une vitesse qui a atteint jusqu’à 19 tours à la minute, Cet appareil nous a également permis de constater que la force agit par à-coups.
Ces quelques expériences, quoique élémentaires et parfois contradictoires, prouvent cependant, à toute évidence, qu’une force s’échappedu corps humain, etc, « F. de Backere. » A la même séance du 25 février 1908 M. Urbain fit part du résultat de ses essais personnels sur les mêmes phénomènes et il essaya de démontrer principalement: U Que le rayonnement de la lumière peut intervenir dans la production des mouvements observés : 20 Que l’agitation de l’art peut suffire à les produire ; 3° Que dans certains cas, on peut remplacer la main parfune simple feuille de papier pliée et obtenir néanmoins des mouvements identiques.
A cela, le comte de Tromelin répond : « i° Oui si on est assis'en face, mais si on quitte la table, en laissant en place le papier plié, les appareils
MOTEURS A FLUIDE HUMAIN 209 ne tardent pas à rester immobiles quand la table est déchargée de fluide. Il faut alors de nouveau se remettre à la table et s’asseoir pour les faire mou voir. 2Û « J’ai signalé à ces messieurs d’Anvers qu’il ne fallait pas mettre mes appareils sous cloches de verre ou dans des boîtes fermées, attendu qu’on sait que dans ce cas, le potentiel est presque nul à l’intérieur du vasre clos.
La force fiuîdique ne peut donc plus se manifester, et c’est pour ce motif que les biomètres, stéomètres, des docteurs Joire, Baraduc, etc., donnent de si mauvais résultats, leurs pailles n’étant plus actionnées que par le peu de fluide arrivant parle pied de l’appareil en contact avec la table.
« Je me refuse absolument à tomber dans une pareille erreur fondamentale et scientifique, mais on peut essayer dans des vases creux en carton mais non couverts et dans un abat-jour renversé, en plaçant l’appareil au fond. » Pour terminer, nous citerons des extraits des lettres du comte de Tromelin adressées à Quintor. i° « Si on prend la température de sa main droite et celle de sa main gauche et que successivement on les emploie à faire tourner l’appareil, les vitesses de rotation ne seront nullement en rapport avec les tem pératures constatées. » La chaleur semble donc n’être pour rien.
20 « Le moyen des fers chauds est très mauvais, car on mesure très difficilement leur température qui devrait être égale à celle du corps humain, environ 37°. Après avoir essayé tous les systèmes, je me suis arrêté .14
210 l’initiation aux boîtes plates ayant contenu de la poudre de chaux que je remplissais d’eau chaude à 45°. On peut aussi se servir de longs gants en caoutchouc qu’on remplit d’eau à 45°. Ils doivent être munis d’un avant bras en caoutchouc qu’on recouvre d’une ser viette pour imiter l’étoffe des vêtements.
« Grâce à ces accessoires, on peut facilement éta blir les différences qui existent dans la rotation des appareils lorsqu’on les fait tourner avec les mains libres ou lorsqu’on emploie boîtes à eau chaude ou gants. Dans ce dernier cas, l’appareil n’est qu’une turbine à air. « 3° Questions posées : « A.
Les températures de la main droite, puis de la main gauche étant prises, et étant à peu près iden tiques, expliquer pourquoi, sous l’influence d'une ou de l’autre main, les tubes à pignons ne marchent pas de la même façon ? « B. Pourquoi les appareils s’arrêtent après un ■certain nombre de tours ? « C. Pourquoi deux personnes différentes, ayant leurs mains à peu près à la meme température, l’une fera bien tourner les appareils et l’autre non ?
« D. Pourquoi la main gauche est en général plus faible de moitié que la main droite ? « E. Pourquoi certaines personnes, ayant la main à la même température que vous, ne peuvent pas faire tourner les appareils ? « F. Les contradicteurs auront à démontrer qu’avec la seule chaleur, on peut obten ir les mêmes résultats et les changements de sens de rotation qu’avec la main.
*5=*«*' MOTEURS A FLUIDE HUMAIN 211 « G. Pourquoi les appareils marchent-ils mieux en mettant la main derrière l’appareil face au corps, plutôt qu’en la. plaçant latéralement à droite ou à gauche ? « H. Remplacez la main par une boîte d’eau chaude et vous n’aurez plus les mêmes résultats. « 1.
C’est justement parce qu’avec des corps chauds on obtient toujours la rotation, et qu’avec les mains il y a de fortes différences dans la production du phénomène, que l’on est bien en présence d’une manifestation d’émission du fluide humain. Tant le monde sait les caprices auxquels sont soumises les manifestations médianiques. » (Extrait et résumé des lettres du comte de Tromelin.) Conclusions.
Va paraître chez Durville, librairie magnétique, un petit ouvrage du comte de Tromelin sur ses expériences avec ses moteurs à fluide, biolo gique, comme il les nomme et qui ne sera que l’en trée en matière sur cette importante question.
11 n’y a qu'à se rappeler comme les grandes décou vertes ont eu pour commencements des origines sou vent plus que modestes; à ne citer que la marmite de Papin, la pomme de Newton, la grenouille de1 Galvani et cependant, en un siècle, c’est grâce à ces premières lueurs, devenues de majestueux soleils, que l’humanité a progressé à pas de géants.
L’organisme humain est une machine; il absorbe des cellules qui ne sont que des atomes matériels qui se transforment en énergie, or, cette énergie est com plexe et si la science officielle admet dans cette éner
212 l’initjation gie la chaleur, l’électricité et même d'autres ébranle ments, il est sûr qu’il existe encore des vibrations inconnues. Le faisceau fluidique qui part d’un cerveau pour en ébranler un autre télépathiquement, à mille lieues du centre d’émission, est au moins, analogiquement parlant, proche cousin des ondes employées en télé graphie sans fil.
Longtemps, on n’a admis comme manifesté que ce qui était matériel, pesait, mais il faut revenir de cette étroite restriction ; les cloisons peu à peu s’abat tent et tout le monde astral des occultistes se pré sente aussi vivant, aussi compliqué que le monde matériel; les deux s’emboîtent, se pénètrent, sont in dissolublement liés l'un à l’autre.
On ne guérit plus, même dans les cliniques recon nues par l’État, uniquement avec des simples ou des sels; même le bistouri se trouve remplacé par la sug gestion, par la persuasion, par la volonté personnelle du malade ou celle du médecin traitant. Or, la volonté est une force, même une force terrible qui crée ou qui tue.
Il faut donc admettre qu’entre les forces que l’on peut nommer matérielles, pour ainsi dire, car on constate facilement leurs effets, on les accumule, on les lance, on les transforme, il y en a d’autres, de plus en plus subtiles, qui servent de trait.d’union entre le monde matériel et le monde astral ; entre le monde des corps et le monde des formes.
Même au-dessus,il y a encore un monde, celui des Principes qui a ses forces propres et ses forces intermédiaires, le reliant
MOTEURS A FLUIDE HUMAIN 2l3 aux deux autres mondes inférieurs ; une de ces gran des forces, soit dit en passant, est la Foi. Pour revenir à notre question, sait-on ce que de vient l’énergie perdue du soleil. Toute la surface immense de cet astre rayonne dans l’espace et notre terre ne recueille qu'une infime quantité des rayons vivifiants émis, même si on tient compte de tout ce que peuvent retenir les autres astres.
Du système so laire, il faut encore constater que la presque totalité semble émise en pure perte. La Nature est assurément généreuse, elle répand la vie, le mouvement sans compter, mais elle est avare en sa manière, elle ne fait rien sans but et si le soleil émet une si prodigieuse quantité de rayons, ébranle l’éther aussi vigoureusement, c’est -que c’est une loi nécessaire.
Rien ne se perd et ces effluves doivent ou se transformer, ou s’accumuler d’une manière quel conque ; à nous de découvrir l’énigme. L’homme est un monde en petit, il vit et émet des vibrations, elles se répandent dans l’espace. Que de viennent-elles, à quoi servent les effluves qui sem blent perdues ? Mystère jusqu’ici.
L’homme actuel est même comparable à ces foyers des locomotives primitives qui dévoraient des tonnes de charbon pour produire un minimum d’effet utile. Les chercheurs remirent la chose au point, perfec tionnèrent les appareils et l’atome carbone est amené de plus en plus à produire un rendement maximum d’effet utile. 11 a suffi pour cela de l’étude des phéno mènes et de l’utilisation rigoureuse des déductions -fournies par la théorie.
l’initiation 2 14 Avec l’effluve humain nous en sommes à la pre mière période, nous le constatons; mais ilrayonneen pure perte, nous n’avons encore pu l'isoler, le cap ter, l’asservir. Le jour où, docile comme l’électricité ou la chaleur, nous l’aurons mis... en bouteille, ce jour l’homme se transportera sans fatigue, travail lera avec facilité.
Supposons qu’en été nous puissions emmagasiner dans un appareil l’excès de chaleur qui rayonne de notre organisme quel précieux manteau nous aurions ensuite en hiver pour nous préserver du froid 1 Nous n’en viendrons pas là, mais par une méthode appropriée nous parviendronsà recueillir toute l’éner gie engendrée et perdue par les mille mouvements journaliers, par le soulèvement de la poitrine, par le pied qui foule le sol, la main qui saisit.
C’est grâce à l’accumulateur qui aura condensé ce fluide émis et jusqu'ici perdu que nous pourrons en suite avoir un aide pour faciliter les mouvements qui nécessitent un véritable effort. Ce sera comparable à cet homme qui tire une voiture à bras et à laquelle il attelle un chien pour partager l’effort.
L’application la plus éclatante sera la lévitation, non peut-être un vol d’oiseau, mais une espèce de saut, voire même de translation à quelques déci mètres du sol. Il suffira pour cela d’une force égale à celle de l’at traction, au poids du corps humain dans le cas. Ce seront deux forces qui se contrebalanceront et on nagera dans l’air pour ainsi dire. Les utopies d’au jourd’hui deviendront réalité de demain ou du siècle
MOTEURS A FLUIDE HUMAIN 2l5 suivant. Toujours la même chanson avec le même refrain ; on s’est moqué de tous les inventeurs ou mieux précurseurs fourvoyés dans un siècle qui n'était pas le leur, et après on n’a pas eu assez de louanges pour honorer leur mémoire. L’homme a rampé, l’homme a marché, il nage et plonge, il doit voler, ça correspond au 40 mystique qui gouverne de sa puissance occulte toute la Création.
Le savant officiel dira : « Maïs parfaitement il sort des effluves de l’homme, assurément il est source d’énergie, mais c’est électricité, magnétisme, cha leur. »11 vous le prouvera même par des expériences soi-disant décisives, mais tout cela n’est qu’apparence.
11 n’y a pas bien lontemps en enseignait dans les écoles que l’air se composait.de deux gaz après avoir cru longtemps qu’il n’y en avait qu’un, puis on a admis la vapeur d’eau, l’acide carbonique et maintenant on y trouve plusieurs autres corps gazeux, les uns fixes, les autres combinés. Si on avait parlé de cela il y a cinquante on vous eût ri au nez.
La gamme des effluves est complexe, il y a les lames de l’éventail que l’on voit et celles que l’on soupçonne. Il y en a de fixes et de variables, proba blement, de simples et décomposés, de permanents et d’instables.
Et enfin, dernier argument, si les corps appelés inertes émettent certaines vibrations, les corps orga nisés, tout en pouvant les émettre, doivent en produire d’un ordre plus élevé, qui doivent même suivre une gradation en passant de la plante à l’animai et de l’animal à l’homme, le roi actuel de la Création.
2i6 l’initiation Proche parent de l’animal pour tout ce qui est ins ■ tinctîf et sentimental, il s’en écarte franchement par ses facultés intellectuelles, possédant seul le don de relation et de déduction. Or, un pareil cerveau, reflet de la pensée divine, est mû assurément par des ef fluves d’un ordre supérieur et à son tour est capable; par une sorte de réflexion, d’en émettre de pareils. L’appareil du comte de Tromelin, comme on le voit, est peut-être... la grenouille d’un nouveau Galvani, qui nous ouvre un horizon que très faible ment, malgré ma bonne volonté, j’ai essayé de laisser entrevoir. Tidianeuq.
(Suite.) La lettre hé du tétragramme divin : .mm (iodhé-vau-hé), qui est répétée deux fois et occupe le deuxième et le quatrième rangs, symbolise parfaite ment le double aspect de la deuxième personne. On trouve encore ce double aspect dans la Trinité’ zoroastrienne: i° Ahurama^da, l’Être suprême ; 2° Les deux jumeaux : Spentomainyush, Esprit bon, Lumière-Esprit ; Angrômainyush, Esprit mau vais, Matière et Ténèbres ; 3° Armaïti, l’intelligence, le Créateur; et dans la chrétienne : Le Père ; 2° le Fils, avec sa double nature hu maine et divine ou l’Homme-Dieu ; 3Û le Saint-Es prit. Cet aspect double de la deuxième personne n’est pas explicitement exprimé dans toutes les Trinités. Dans celle kabbalistique : Couronne-Sagesse-Intelligéncë, la deuxième personne paraît simple (î). Ce- (i) Je dois dire cependant que, d’après ies kabbalistes Isaac Lorio et Moïse Corduero, il y a, dans chaque séphirah, * deux
l’initiation 2 I 8 pendant, comme on l’a vu plus haut, M. Frank considère la Sagesse et l’intelligence comme « deux principes parallèles, opposés en apparence, mais en réalité inséparables ». De leur union naîtrait la Con naissance ou la Science. Elles constitueraient donc, à elles deux, le second terme, et le troisième le serait par la Science.
Si son interprétation était vraie, la science devrait former, ce me semble, une séphirah, et la Sagesse et l’intelligence une seule au lieu de deux. Il n’est pas dans mon intention de passer en revue toutes les Trinités. J’essaierai seulement de résumer les différents caractères de chaque personne divine ou Logos.
La première, c'est l’Unité primordiale, l’imperson nel, la Volonté ou Puissance suprême; la Pensée pure, le Père des chrétiens, la Cause première, la racine de tous les êtres manifestés, i’Idée-Germe, la Création à l’état premier. Elle symbolise tout ce qui est source, origine, point de départ, fondement, ou ce qui domine. Étant la source de l’Évolution, elle en est aussi la fin.
« C’est avec raison, écrit Leadbeater, que le titre glorieux de « Père » a été donné à Ce qui est la ma nifestation première de l’infini ; car tout a été émané de Lui, même le Second ou Troisième Logos et en lui doit retourner un jour tout ce qui en est émané (i). » éléments ou plutôt deux aspects différents : l’un purement extérieur, négatif, qui représente le corps, le vase propre ment dit ; l’autre, intérieur, positif, qui figure l’esprit et la lumière . » (Franck, la Kabbale, p. 137.) (1/ Le. Credo chrétien, p. 5 i.
ESSAI SUR LA FORME 2IÇ Le deuxième Logos est plus difficile à caractériser que le premier. Certains auteurs lui attribuent la Sa gesse, d’autres l’intelligence. Ainsi, d’après Plotin, « ¡’Intelligence est le principe le plus voisin de FÊtre premier ». Elle enferme la dualité au moins du sujet et de l’objet.
Considérons-la en effet au repos : « Elle est Intelligente et Intelligible, en sorte qu’elle est double ; si elle est double, il faut qu’il y ait quelque chose avant cette duplicité. » « Son activité^ d’autre -part, doit s’exercer sur autre chose, ou elle-même doit être multiple, si l’on veut qu’il y ait activité en elle. Si elle ne va pas en effet vers autre chose, elle s'arrêtera. Mais là où le repos est complet, il n’y a plus de pensée.
Il faut donc que l’intelligence, quand elle pense, soit double (i). » . Le caractère essentiel du Second Logos étant la dualité (2), on doit le retrouver dans la Sagesse. Celleci est donc ou synonyme d’intelligence dans le sens que Plotin donne à ce mot, ou réunit en elle les as pects doubles : Esprit et Matière, Moi et Non-Moi, Positif et Négatif, Actif et Passif, Masculin et Féminin.
Le Deuxième Logos, qu’on appelle aussi le Fils ou (1) Cité par M. H. Guyot dans /’Infinité divine, p. i63. (2) La dualité existe partout, aussi bien dans nos concepts que dans la nature. La dualité de la nature n’est d’ailleurs qu’une conséquence de celle des idées.
En métaphysique, la dualité, c’est toute la série des antinomies : cause et effet, es sence et substance, liberté et nécessité, etc. ; dans l’univers, c’est la force et la matière ; la force elle-même s’y polarisant en positive et négative ; c’est encore l’esprit et le corps, le mâle et la femelle, etc. Dans le langage, la dualité s’exprime par le oui et le non, l’affirmation et la négation ; en mathé matiques, par le nombre 2 et la ligne. Tout est donc dualité, excepté i’Etre premier.
220 l’initiation le Père-Mère universel, est en effet tout cela, et il est en outre le commencement de la différenciation, le principe de la division, de la séparation, de l’opposi tion, de la Vie et de la Forme (i), en un mot de toute antinomie. Le Troisième Logos n’est pas l’intelligence s’oppo sant à elle-même pour se connaître, mais l’intelli gence créatrice, « l'intellect divin en action ».
C’est le Saint-Esprit, ou, comme le dit Leadbeater, « l’Esprit de Dieu qui couvre la surface des eaux » de l’Espace et appelle les mondes à l’existence (2) ». De lui émanent toutes les Idées créatrices, les noms et les formes de tous les êtres et de toutes les choses qui existent. Par sa force attractive, il rapproche et unit l’Esprit et la Matière, l’Actif et le Passif, le Mas culin et le Féminin et c’est ainsi que naît tout ce qui a vie.
Le Troisième Logos symbolise l’Équilibre et i’Harmonie.
Je rappellerai seulement, pour mémoire, que du Troisième Logos en procèdent sept autres qu’on nomme les sept grands logoï, et qu’après la troisième séphirah de la kabbale viennent sept autres séphiroth, que les kabbalistes modernes appellent, dit Franck, « les Séphiroth de la Construction, sans doute parce qu’elles servent plus immédiatement à l’édification du monde (3) ». (1) Quoique la Vie et la Forme aient leur principe dans le deuxième Logos, elles ne sont pleinement réalisées que dans et par le Troisième. (2) Le Credo chrétien, p. 34.' (3) La Kabbale, p. 145.
ESSAI SUR LA FORME 221 Tout ce que nous venons de dire peut se réduire à ceci : l’unité produit la multiplicité et la diversité, en passant par la dualité ; la forme naît de l'union de l’esprit et de la matière, qui eux-mêmes proviennent de l’être primordial. Ainsi la forme est le résultat de toute création, sa marque, son sceau. Elle est ce par quoi l’infini se distingue du fini.
Supprimez les limites qui détermi nent la forme, autrement dit les différenciations, et il ne vous restera plus rien qu’un tout homogène, in connaissable, une chose sans nom. La forme distingue également les finis entre eux. A la multiplicité des formes correspond la multiplicité des finis. Forme et fini ne peuvent exister l’un sans l’autre. Ce sont les deux aspects généraux et insépa rables de l’existence phénoménale.
11 n’a été et ne peut être créé que des finis. L’Ab solu même, en se manifestant, ne pouvait créer un infini, c’est-à-dire un autre Absolu, sans se détruire lui-même. En effet, la coexistence de deux absolus est impossible, car, se limitant l’un l’autre, ils cesseraient par là même d’être absolus.
Il suit de là que toute création est finie et que tout ce qui est fini a une forme, et comme nous ne pou vons connaître que ce qui a une forme, l’Absolu nous est à jamais inconnaissable. III L’Absolu est non seulement inconnaissable, il est aussi irréprésentable, même symboliquement. C'est
222 l’initiation pour cela sans doute, qu’il était défendu aux Hé breux de représenter Dieu par des images taillées. « Il est défendu, dit le Zohar, de le représenter par quelque image ou sous quelque forme que ce soit, même par son saint nom, même par une note ou par un point.
Tel est le sens de ces mots : Vous n’avez vu aucune figure le jour où l’Éternel vous parla, c’est-à-dire vous n’avez vu aucune chose que vous puissiez représenter sous une forme ou par une image (i). » Les théosophes ont donc le tort de le représenter par un disque blanc sur un fond noir. En effet, tout cercle étant limité par la circonfé rence, ne peut représenter l’infini, le « sans bornes», quelque grand qu’on suppose le cercle.
C’est aussi l’opinion de M. Matgioi : « La circonférence, écrit-il, semblable au serpent qui se mord la queue, populaire et fausse apparence de l’Éternité, semble ne se point terminer, en circonvoluant indéfiniment sur soi-même, mais, en réalité et avec précision, elle enclôt un espace, elle déter mine une surface, qui est le cercle, qui a une mesure et qui est donc fini.
Et rien ne peut empêcher cette détermination, c’est-à-dire, cette infériorité et cette insuffisance notoire du symbole (2). L’Absolu, n’étant ni une grandeur ni une quantité, ne peut pas être non plus représenté par un nombre. Le meilleur symbole du premier logos, c’est le point. Celui-ci est l’élément primordial de toutes les (1) Franck, le Kabbale, p. 128. (2) La Voie métaphysique, p'. 37.
ESSAI SUR LA FORME 22 3 figures ; celui-là l’être premier dont sont issus tous les êtres et tous les mondes. Le deuxième logos, principe de l’opposition, de la division et de la séparation, ne saurait être mieux représenté que par la ligne, qui divise l’espace, sépare et délimite les plans.
Quant au troisième, qui coordonne les principes opposés, qui équilibre et harmonise, il a pour sym bole Vongle, dont le sommet est le point où se ren contrent et se conjuguent les forces représentées par les deux côtés. Le point, la droite et l’angle constituent les élé ments de toutes les figures (i). Ils forment les seules figures ouvertes (2).
Ils sont à la fois finis et infinis, ou mieux : participent à la fois de la nature, de l’in fini et de celle du fini. Le point, c’est l’infiniment petit exclusivement ; la ligne est infinie en longueur seulement et l’angle en-, clôt, entre ses côtés, une portion illimitée de l'espace infini. En d’autres termes, le point, la droite et l’angle semblent toucher à l’infini par un côté et au fini par l’autre.
Ils ne sont pas l’infini et ils ne sont (1) Toute ligne brisée est une succession d’angles et toute courbe une ligne brisée dont les parties constituantes sont indéfiniment petites. Les lignes brisées et courbes sont déterminées par des forces' qui se rencontrent suivant un ou plusieurs-angles ; les unes sont attractives ou centripètes, les autres répulsives ou cen trifuges.
Chacune de ces lignes, comme l’angle, détermine un plan. (2) Il y aaussila parabole, l’hyperbole et les autres courbes ouvertes, mais comme elles se rattachent à l’angle, je n’ai pas cru devoir les nommer. Tout ce qui est dit de l’angle s’ap plique à ces. figures.
l’initiation 224 pas non plus le véritable fini : leur vrai nom c’est {’indéfini. Ils représentent en quelque sorte le pas sage de l’infini au fini, de F Abstrait au Concret. Avec eux commence le Relatif. Est-ce que les trois logos ne participent pas aussi de la nature de l’infini et de celle du fini et ne pré parent-ils pas le passage de F Abstrait au Concret ?
Les géomètres enseignent que la droite est engen-. dréepar le point (1) et que l’angle procède de l’un et de l’autre. Pareillement le deuxième Logos ou le Fils est engendré par le Père ou le premier Logos, et le troi sième Logos ou le Saint-Esprit procède de celui-ci et de celui-là (2). Le procès des trois personnes divines est ( 1 ) Je tiens à faire remarquer ici que le point géométrique ne peut engendrer la ligne.
En effet, le point géométrique étant, par définition, sans dimension, n’occupe et ne peut occuper aucun lieu déterminé de l’espace réel. N'occupant aucun lieu, il n’appartient- pas à l’espace ; partout il ne peut s’y déplacer. Dire que le point engendre la ligne ; c'est donc exprimer une chose absolument imaginaire, à jamais irréa lisable.
Si le point pouvait réellement engendrer une dimension ou un espace, si petit soit-il, il faudrait admettre la possibilité de la création ex~nihi!o, puisque ce qui est irréel, sans di mensions et n’occupant aucun espace, pourrait produire une dimension, un espace.
Si la théorie de la création ex-nihilo n’est pas vraie, selon toutes probabilités, il faut pour que le déplacement soit réel, que Je point soit fini, c’est-à-dire ait les trois dimensions, mais alors la ligne, l’angle, le plan sont des volumes. Il ne saurait donc y avoir de géométrie absolue et parfaite que dans le domaine abstrait de l'esprit.
La géo métrie appliquée ou réalisée dans la nature, le cosmos n’est qu’approximative. (2; Pour une raison analogue à celle que je viens d’exposer au sujet du point, le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne sont que de purs concepts de l’esprit, à moins de les supposer in définis ou finis.
ESSAI SUR LA FORME 225 donc semblable ou tout au moins analogue à celui du point, delà ligne et de l’angle. Les nombres i, 2 et 3 expriment les mêmes idées que le point, la droite et l’angle. Le 1, c’est l’unité d’où naissent tous les nombres, de même que c’est par le point que sont produites toutes les figures.
Le 2, ainsi que la ligne exprime la dualité et le 3, comme l’angle représente la conjonction de deux forces, ou l’union de deux principes et le résultat de cette union ou conjonction. Dans son ouvrage original et souvent profond les Harmonies de l'Êlre exprimées par les Nombres, Lacuria symbolise le Fils par la ligne et la parabole.
Il dît fort justement que « la ligne est dans l’espace la limite universelle, qu’elle est la cause et le moyen de toute forme et de toute distinction (1) ». Ceci est très juste. Mais je ne comprends pas qu’à un autre endroit de son ouvrage il oppose la droite et les courbes.
La droite étant « l’expression de la limite et du fini, elle nie, selon lui, l’infini et l’exclut », tandis que, tout au contraire, les formes courbes expriment l’infini de plusieurs manières (2). Comment alors la droite et la parabole peuventelles symboliser également la deuxième personne de la Trinité?
Si la droite nie et exclut l’infini, elle ne peut symboliser le Fils, à moins que, pour Lacuria, ce qui est fort improbable, le Verbe soit limité, fini. En réalité, la droite ne nie pas plus l’infini que la parabole et l’hyperbole: elle est indéfinie comme elles (1) T I,p. 67. (2) T. Il, p. 270. 15
226 l’initiation et non finie. Quant à ces dernières, elles expriment, comme l’angle dont elles dérivent,, plutôt le Fils que le Saint-Esprit. Pour la troisième personne, Lacuria préfère l’ellipse à tout autre symbole.
Or, l’ellipse est, comme, le cercle, une courbe fermée qui délimite une portion. finie de l’espace; elle ne vaut donc pas, comme symbole du Saint-Esprit, une figure indéfinie, telle que l’angle ou une courbe ouverte; Le cercle et l’ellipse peuvent, à la rigueur, exprimer un univers, un monde, un système stellaire, q-uoiqu’aucun univers, monde o.u système, ne soit clos, isolé. Il n’y a pas de cycles fermés dans la nature.
Il me semble donc préférable de donner pour symrbole, à la Cause première, au Logos, des figures indéfinies, qui laissent.comme une porte ouverte vers tous les au-delà,. vers la perfection absolue. Le point est unique; il est sans forme, puisqu’il est sans dimensions-.
La droite est toujours semblable à elle-même ; seule sa direction change, Au contraire, l’angle peut varier indéfiniment dans sa forme (côtés formés par des droites ou des courbes), sa- grandeur et sa direction. Avec la ligne ou le deux, nous avons la- division,, la. séparation, l’opposition ou l’antagonisme, qui sont les. aspects ou les synonymes d’une seule et même chose : la dualité.
Avec l’angle ou le trois, nous avonsla variété et la diversité dans Tunion ou la conjonc tion des forces ou des principes, opposés et partant dans le résultat de cette union ou conjonction. Cette variété dépend non seulement des angles-, qui
ESSAI SUR LA FORME 227 peuvent varier indéfiniment comme nous venons de le voir, mais aussi, de la nature, des forces qui les constituent. Toute l’astrologie est basée sur la valeur et la positionnes angles ou aspects queforment les planètes, les-signes et les maisons par rapport au lieu de nais sance (1) du consultant et sur la signification attribuée à ceux-ci.
On conçoit que ces aspects peuvent être indéfini ment variés, puisque, à chaque instant et pour chaque point de notre globe, la figure du ciel change. Les astrologues considèrent l’horizon oriental et le milieu du ciel ou zénith, comme les points les plus impor tants de l’horoscope, les angles de go° et de 1800 comme maléfiques et ceux de '60° et de 1200 comme bénéfiques.
La raison de ces différences si marquées dans l’influence des aspects ne nous est pas connue. Les anciens ne nous ont rien laissé à cet égard, à ma con naissance du moins. On ne peut faire que des conjec tures à ce sujet. Nous ne nous y attarderons pas.
11 y a- un angle qui jouit, dans le symbolisme uni versel, d’une faveur toute particulière : c’est l’angle droit ou plutôt la réunion, autour d’un point, de deux (le tau) ou de quatre (la croix) angles droits, qui signifient l’action de l’actif sur le passif, de l’esprit sur la matière (2). (1) Ce lieu constitue le sommet commun de tous les angles. (2) Beaucoup d’occultistes considèrent la croix comme le symbole du quaternaire. Je ne partage pas leur opinion. J’estime que la croix, — symbolisant la conjugaison des forces
228 l’initiation Les autres angles signifient aussi, nous l’avons vu, la même action, mais d’une manière plus ou moins intense. Il est hors de doute que l’action d’une force sur une autre est plus puissante si elle s’exerce' plus perpendiculairement qu’obliquement.
Quant à celle produite par des forces opposées, c’est-à-dire formant un angle de 180’, elle paraît destructive ou inhibitoire. (A suivre.} _ Jacques Brieu. universelles actives et passives, qui ne sont point limitées, mais indéfinies, — ne saurait signifier la même chose que le 4, qui correspond à des figures fermées, comme le carré ét le rec tangle, et qui représente le solide le plus simple, la pyramide triangulaire, et, en tant que principe, la matérialité réalisée.
Selon certains, la croix serait l’image de l’Absolu. Je me demande comment. Je ne pense pas que l’Absolu puisse être représenté. En tout cas, la croix ne saurait symboliser à la fois le quaternaire et l’Absolu,
L HUMANITE Par le Capitaine BRUCK L'électricité circule dans les couches superficielles du globe avec la vitesse magnéto-électrique des ai mants. Ses accumulations la rendent plus libre ; l’in fluence des milieux où elle se concentre et surtout celle des conducteurs .qui aboutissent à ces milieux, influent beaucoup sur sa liberté d’action et d’expan sion, et modifient considérablement ses caractères et ses mouvements.
J’ai indiqué dans quelles conditions l’électricité devient galvano, magnéto et nervo-électricité. C’est en cette dernière qualité, comme fluide vital, c’est-àdire comme cause première, principale,physiologique agissant sur le monde moral, religion, philosophique et politique, qu’elle joue son rôle principal. L’étude de ce rôle constitue ['Humanité.
Le corps de l’homme n’est, à proprement parler, qu’une machine ou un instrument entretenu par la circulation du sang et par celle du fluide nerveux. Quel est le propulseur du sang et de la circulation ner veuse? Ce propulseur, dit le Magnétisme, doit être in dépendant de la volonté de l’homme, puisque celuici vit matériellement quand il dort.
23o l’initiation Le propulseur du sang, c’est le cœur agissant comme pompe aspirante et foulante, dit la Physio logie. Je le voudrais bien ; mais il me semble d’abord que cette petite pompe aspirante et foulante possède un pouvoir d’injection si puissant qu’il serait difficile de ne pas y soupçonner quélque chose de vital. En suite, admettant la pompe, je demanderai où est le pompier?
La respiration, dites-vous, fait fonctionner la pompe ; alors, qu’est-ce qui fait respirer? La pompe ! C’est un cercle vicieux. Si la pompe fait res pirer, la respiration ne fait pas pomper.'S’il y.a action réciproque, va et vient, oscillation ou mouvement du balancier, il faut un agentmoteur ou propulseur pour entretenir le mouvement. C’est le système nerveux qui fait fonctionner la machine humaine fie magnétisme terrestre est le propulseur.
Voilà ce qu’établitscientifiquement le Ma gnétisme du globe et ce que prouvera historiquement l’Humanité. Cette dernière établira, jusqu'à l’évidence, que l'Humanité s’est développée par périodes quinquaséculaires,et que ces périodes sont précisément celles de la révolution du système magnétique séculaire. ■Pa période quinquaséculaire humanitaire-historique.
Depuis les temps historiques, il y a toujours eu unpeuple au premier plan de l’humanité, un peuple initiateur ou civilisateur exerçant pendant une période d’environ cinq siècles une action prépondérante et dominante, physique et morale sur tous ses voisins.
L’HUMANITE 2'3-1 Ce peuple et ses voisins forment le noyau de l’hu manité. Sa capitale en est le centre d’action princi pale, celui de la civilisation de la période, Les peuples qui occupèrent ainsi successivement la première place comme conducteurs ou chefs furent': i° les Babyloniens, 2° les Égyptiens, 3° les Juifs-Phé niciens, 4° les Grecs, 5° les Romains, 6° les Franks, 7° les Catholiques-Monacaux (i), 8* les Français ou Gallicans.
Ces peuples débutèrent vers 2.284 et terminèrent leur, huit périodes en i83o. Divisez 2284 4- i 83o et vous obtiendrez .cinq cent quinze ans pour la durée de chaque période de civilisation ; c’est-à-dire, à un an près, la durée de la période magnétique quinquaséculaire de 516 ans.
Le chiffre 2234 étant1 historiquement peu sûr, pre nez 750 pour la fondation de Rome, ajoutez y r83o fin de la période française; divisez 750-f- i83o = 258o par 5 et vous aurez cette fois très exactement la période séculaire magnétique de cinq cent seiye ans. Examinez attentivement l’histoire et vous verrez que la période a été de même durée pour tous les peuples chefs. Cela devrait être ainsi.
Je vous donnerai tous les éclaircissements dési-- râbles sur ce point, si vous voulez bien me suivre un instant. Les apogées des périodes humanitaires. Chaque période de civilisation a un apogée parfai tement établi par l’histoire. Ces apogées sont si res- (1) Papauté.
232 l’initiation semblants que l'on peut appliquer à tous la descrip tion de l’un d’eux. Ils signifient puissance physique et morale, grandeur et splendeur. Les apogées des périodes de civilisations connues eurent tous lieu à la même époque magnétique, pério dique séculaire, celle du passage du pôle séculaire sur la capitale, ou mieux sur le centre des posses sions du peuple-chef ; ils ont duré autant que ce passage.
C’est là, je pense, un fait remarquable et concluant, qui fixera peut-être plus sûrement et plus irrécusablement la période politique de la civilisation, qu’elle ne l’a été précédemment. Voici un tableau histori que à l’appui de ce que j’affirme.
A représente les peuples-chefs ; B, les capitales ; C, les chefs politi ques des apogées; D, les dates réelles du centre des apogées ; E, les différences entre deux apogées succes sifs ou la durée de la période de la civilisation ; F, la date correspondante périodique quinquaséculaire du centre du règne : G, la date du passage du pôle ma gnétique séculaire sur la capitale.
Le centre du règne dé Salomon est en avance de douze ans sur le passage du pôle sur Jérusalem et cor respond au passage du pôle sur le centre des posses sions juives plutôt qu’à son passage sur leur centre d’action, qui en occupe la limite occidentale. Le puissant apogée romain, plus occidental qu’o riental, s’allongeant, est un peu en retard.
Le règne énormément et anormalement allongé de Louis XIV (72 ans) dépasse de 32 ans la durée or dinaire des apogées qui est de 40 ans.
l’humanité 233 Louis XIV commence exactement avec l’époque de l’apogée, en 1643, mais cette époque ne s’étend que jusqu’à i683, époque de la révocation de l’édit de Nantes. Voici les seules irrégularités insignifiantes qu’offre la marche parallèle des apogées des civilisations et des passages des pôles, irrégularités que ces passages expliquent d’ailleurs immédiatement.
La moyenne durée ($20 ans qui sépare les apogées) comprend la période de 516 ans, plus le déplacement du centre d’action d’une période à la- suivante. Le centre moyen des règnes d apogée correspond exactement au passage moyen du pôle magnétique sur les centres des civilisations. Voilà pour les apogées politiques.
Voici maintenant comment se présentent les apo gées philosophiques 1 En supposant que A représente le centre du règne ou le milieu de la vie du chef philosophe de la pé riode, B, la date correspondante, et C, le passage du pôle séculaire magnétique, on formera le tableau suivant : A B C Salomon............................ . .. . . — 981 î599 16f 1 Socrate...................................... . . . - 433 i63j 1624 Saint Jean................................. . . .
83 i63i 1631 Saint Grégoire le Grand . . . • ■ 597 1629 r63t Saint Bernard........................ . . . 1111 1627 i63i Pierre de Cluny................... . . . 1123 1629 i631 Abeilard . . . . •................... . • 1117 1627 i631 Descartes.............................. , i6a3 1631
2^4 l’initiation Voici les chefs historiens : Thucydide............................ ... - 433 1634 1624 Tacite...................................... ■ ■ • 97 1645 1631 Grégoire de Tours . . . .
1602 i63i Suger ...................................... . . . :11g 1635 i631 Bossuet................................. . . . i665 1665 1663 Le Christ avait trente ans, Cannée exacte, 3o (1578), ¿u passage du pôle sur l’arc de la vallée europo-asiatique, où il prêchait. Thucydide et Socrate avaient chacun trente ans en 441 (1623), Cannée '.centrale du passage du pôle sur Athènes.
Tacite avait trente ans en 83 (iô.31), l'année centrale du passage du pôle sur Rome. Suger avait trente ans en iii5, Cannée centrale de l’apogée catholico-monacale.
Bossuet avait trente ans en 1657, année du passage du pôle sur Paris, si l’on fait abstraction du déplace ment par périodes selzennales, Quatre des cinq chefs historiens des cinq dernières périodes humanitaires avaient trente ans Cannée du passage du pôle sur le centre de la civilisation dont Us étaient les représentants.
Le cinquième appartient à la période perturbée ou anormale des Franks, qui est elle-même une excep tion, c'est-à-dire une civilisation teutonique égarée au milieu des civilisations celtiques, comme on le verra plus loin. Si c’est là du hasard, il faut convenir que le hasard est parfois bien étrange. Les chiffres cités plus haut, leur correspondance avec les apogées, la coïncidence de ceux-ci avec les passages du pôle magnétique,
l’humanité 235 établissent irrécusablement la liaison intime et la dépendance des mouvements magnétiques et des mouvements humanitaires. U Humanité développe et détaille -cette liaison, et en tire des conclusions.
Elle établit toutes les phases et toutes les époques marquantes de la période sécu laire, avec leurs tempéraments et la conséquence de ces tempéraments : les esprits, les caractères, les aptitudes, les allures et les tendances qui se repro duisent identiquement et invariablement de période en période.
Les régions terrestres, placées sous le passage du pôle magnétique séculaire, sont momentanément sous l’influence de la circulation magnétique la plus énergique, c’est-à-dire de celle qui est à la fois la plus dense et la plus active; c’est donc l’énergie ou la puissance magnétique qui fournit au peuple et à l’hu manité ¡'énergie, la puissance physique et morale. C’est là un premier fait incontestable.
Un second fait, aussi peu sinon moins contestable, est la durée de la période de civilisation. Troisièmement, un peuple-chef ne gouverne et ne dirige l’humanité que durant une période de civili sation quinquaséculaire.
Quand cette période est finie, le rôle initiateur de ce peuple-chef cesse, et il doit cederla place à un autre, quoi qu’il fasse, car nulle puissance humaine ne peut s’opposer aux forces et aux lois physiques, non plus qu’aux forces et aux lois morales du monde. L’accord des mouvements magnétiques qui domi nent toutes les forces physiques de la terre avec
l’initiation ¿36 les mouvements moraux, historiques, politiques, et religioso-philosophiques, prouve jusqu’à l’évidence que les forces physiques sont à la disposition de l’es prit du monde. l’époque de rénovation et d’organisation, ET LA GRANDE PHASE HUMANITAIRE Les apogées humanitaires sont précédés, à un siècle de distance, d’une époque magnétiquement aussi remarquable et peut-être même plus remarquable que les apogées ; c’est l’arrivée du système quinquaséculaire dans sa position initiale ou fondamentale colombo-asiatique ; c’est l’arrivée du pôle et du méridien principal, par g8°3o, de longitude orientale, en coïn cidence avec le faîte méridien principal colombo-asiatique ou avec l'épine dorsale dû globe.
Le système magnétique séculaire occupant cette position, la circulation gagne universellement la plus grande activité, et cette plus grande activité, qui dure 32 ans, de i5og à 1641, fournit à l’humanité et aux peuples la plus grande activité civile et morale. L’époque de la plus grande activité physique et morale, l'époque initiale, est celle de toutes les rénova tions et de toutes les organisations.
Elle est foncière ment religieuse, enthousiaste, ascétique, puissam ment intelligente, révélatrice et créatrice. Elle dure deux périodes seizennales. L’humanité lui doit toutes ses idées, comme elle doit toutes ses œuvres à l’apogée. La-phase (1541-1610) qui sépare les deux époques
l’humanité 237 puissantes à la fois d’action et d’intelligence propage les idées delà rénovation, que l'apogée doit consacrer. Telle est la grande phase humanitaire encadrée entre les deux époques historiques, religioso-philosophiques et politiques les plus fortement accentuées de la période quinquaséculaire, en coïncidence avec la principale phase magnétique comprise entre les deux princi pales situations et circulations du système quinqua séculaire. L’étude de cette phase prouve que l'activation magnétique prédispose à l'activité physique et morale et que l'énergie physique prédispose à l'énergie et à la puissance physique et morale. (A suivre.}
Causeries sur F Alchimie Je. ne. prétends pas ici vous faire un cours complet d’alchimie. Je ne vous, promets pas. la formule claire et précise avec manipulation, détaillée et mode d’em^ ploi de la pierre philosophale.; je ne. la possède pas moi-même ; mais je tiens à vous montrer, tel qu’on me le fit voir, que tout dans cette nature vit, évolue,, progresse,se transforme et que lecaillouquenous fou lons participe à cette même vie qui nous anime ; vous montrer que la matière est une ainsi que la force et que 1’ « Inertie » comprise dans le sens qu’on lui donne aujourd’hui est un vain mot. Si j’arrive à ce but, je me déclarerai satisfait, certain que de ces grandes idées d’autres sauront faire découler, si ce n’est le grand œuvre, du moins degrandes œuvres. {École hermétique, 1908-1909.) Expériences Préliminaires. Unité de la matière. Sur une plaque de verre parfaitement propre, éten dons de la poudre de verre que nous arroserons d’eau
CAUSERIES SUR. l’àLCHIMIE ' 23g-; distillée-filtrée et préalablement essayée, par conséquent pure<(H2O). Prenons d’autre, part un. lot de graines germant fa cilement (graine de cresson par exemple) divisons celoten deux parties que nous pèserons, l’une sera analysée, l’autre sera semée-sur notre plaque- prépa rée. La.graine germe, bientôt nous pouvons récol ter.
Récoltons le tout et pesons, inutile de dire que lepoids sera supérieur à celui de la-graine-semée. Pour tant le verre-que nous avons employé n’a pas changé de poids. D’où vient la matière^en plus ? Nous n’avons donné à notre semaille que de l’air et de l’eau, et cet. air nous pouvons même le filtrer en disposant notre expérience sous une cloche.
Analysons l'a récolte, nous y trouvons : potasse,, soude, soufre, oxydes de manganèse en quantités su périeures à celles trouvées dans notre première analyse’ de-la graine, voire même des éléments nouveaux. Nous: n’avons pourtant donné à cette1 graine pour germer que de l’hydrogène, de l’oxygène et de l’azote. Plantons des graines dans: un sol privé de fer, lesplantes qui en naîtront contiendront pourtant des. quantités notables de fer.
Des plantes dont les-grainescontiennent abondam ment des phosphates divers; naissent cependant die; sols exempts- d’acide phosphorique. Et si nous comparons- lé- gland au chêne qu’il forme à l’aide d’éléments minéraux, tous ces. pro blèmes se trouveront là réunis.. Les expériences qui suivent sont empruntées à M. René Schwaeblé»
240 l’initiation [Mars A. Analysons du sulfhydrate d’ammoniaque au point de vue de sa teneur en soufre. Précipitons le soufre d’une partie de l’échantillon de sulfhydrate prélevé à l’aide d’acide oxalique en dissolution. Le soufre précipité ainsi pèse toujours 10 à 12 p. 100 de plus que le soufre contenu primitivement dans le sulfhydrate employé. B. Faisons dissoudre dans de l'huile d’olive de la poudre de cuivre, ceci en exposant au soleil.
Résinifions l’oléate de cuivre ainsi formé et laissons-le quelque temps en fusion. Le cuivre obtenu alors con tient du nickel. C. Plaçons dans une capsule 10 grammes de po tasse pure et plaçons le tout sous la cloche de la ma chine pneumatique, cloche munie d’une douille dans laquelle passera une tige métallique ayant à sa base une demi-sphère garnie de pointes. Faisons le vide dans la cloche.
Mettons la tige en rapport avec une machine statique. Introduisons dans la cloche de l’oxygène pour remplacer l’air aspiré. Les effluves produits par notre machine se condensent sur la potasse et l’oxygène diminue. Recommençons l’intro duction de l’oxygène jusqu’à ce que notre volume reste stable. Analysons alors notre potasse, nous avons affaire à un azotate de potassium.
Ces expressions se passent, je crois de commen taires, et la première seule eût suffi à nous démonter l’unité de la matière. Unité de la Force. L’auteur craignant d’encourir, les rigueurs de la
T*? \ î Ï9O9] CAUSERIES SUR L’ALCHIMIE 241 science officielle, de la science expérimentale, croit bien faire en fondant toutes ses théories sur la base soi-disant inébranlable de l’expérience ; bien qu’il sache, ainsi que tout ceux qui étudient sans parti pris, que l’expérience irréfutable d’aujourd’hui n’a pour but que démolir la théorie d’hier basée sur d’irréfu tables expériences 1 Prenons un fil de platine fin et fermons à l’aide de ce fil le circuit d’une pile : Rien, extérieurement, ne dénote qu’un travail se passe dans le fil de platine, seule l’aiguille aimantée est déviée : magnétisme. Fermons à l’aide de ce même fil le circuit de deux piles accouplées en tension. Une notable augmen tation de température a lieu : chaleur. Accouplons trois piles, le fil alors rougit et éclaire : lumière. Voici donc une force unique : l’électricité, qui au contact d’une matière unique, le platine, se transforme en magnétisme, chaleur et lumière, et si nous allions plus loin en son au moment où le fil entrerait en fusion. Ces expériences, dues à Louis Lucas, servirent à l’établissement d’une loi physique primordiale et par conséquent inconnue, dont nous aurons à causer .* la loi des défilés. Combien nous pourrions pousser loin ces preuves. A toute minute, sous nos yeux, sous nos mains, elles abondent. Le corps qui, tombant sur le parquet, pro duit un bruit, nous démontre la transformation du mouvement en son. Le marteau du forgeron, le sabot du cheval, heurtant les corps durs et produisant des 16 >\?j
l’initiation ¡142 étincelles, nous prouvent sans conteste la «transmu tation * du mouvement en lumière, mieux encore que les lampes électriques de n’importe quelle compagnie: Qu’en déduisons-nous : l’unité de la Force. Quintor. (.A suivre.}
L’étudiant occultiste qui, pour la première fois, aborde l’étude de l’alchimie est fort embarrassé de la route qu'il doit choisir, afin d’en faire une étude con sciencieuse-et méthodique. Encore imbu des enseignements de l’école en ce qui concerne la structure des corps, leurs propriétés et leurs relations, il ne sait comment concilier ces données positives avec celles, confuses en apparence, de la science hermétique.
Ne connaissant encore rien de l’alchimie, que ce qu’en disent certains livres pleins de préjugés et d’erreurs et malheureusement trop répandus, il se demande si cette chimère, tant décriée, vaut la peine qu'on fasse fi des enseignements de l’école.
Il en est ainsi en toutes choses, et surtout en occul tisme, les plus grands obstacles que nous ayons à surmonter sont ceux qui proviennent de nos études antérieures, dites positives, qui ne nous ont appris à considérer qu’un seul aspect de la vérité, nous don nant le relatif pour l’absolu, la matière pour l’esprit.
D’autre part, par suite d’une certaine propension de notre esprit à ne pouvoir s’accommoder de l’inconnu et à relier étroitement au connu la solution des pro244 l’initiation blêmes qui nous embarrassent, nous arrivons néces sairement, en des cas analogues, à celui qui nous occupe : chimie-alchimie, à deux solutions opposées : à rejeter l’un des facteurs, ou à les réunir intimement l’un à l’autre.
En alchimie, le chercheur impartial peut se persua der facilement, par quelques lectures choisies, de la réalité des transmutations et convaincu de la vérité de ces deux sciences, son esprit se tourmente en vain, cherchant la solution de leur opposition. Comment concilier ces deux extrêmes ? C’est ce que nous nous efforcerons d’expliquer.
Nous ne ferons pas l’histoire de la chimie depuis son origine : des souffleurs jusqu’à nos jours, car nous cherchonsavanttout,àreconnaîtreses tendances, peu importe donc le point de départ.
Cette tendance, de fait, ne conduit pas, quoiqu’on en dise, à l’unité de la matière, car journellement les chimistes découvrent de nouveaux corps, la quantité des corps connus ne fait donc qu’augmenter, et l’interValle, qui sépare chaque corps de son voisin immédiat par rang de classification, diminue. La chimie correspond doncanalogiquement au prin cipe hermétique « Solve », à l’analyse, à la division d’où résulte la multiplicité.
Elle dissout, sépare et tend à l’infini, dont elle s’approchera sans cesse sans pou voir l’atteindre : elle correspond donc analogiquement à la force centrifuge et le centre, l’Unité, lui sera tou jours inconnu parce qu’elle s’en éloigne sans cesse. Tout ce qu’il lui est possible de faire, c’est une clas sification, rqais non une synthèse.
CHIMIE ET ALCHIMIE 246 Tout contraire est l’Alchimie dans ses moyens et son but : elle diminue le nombre des corps en chan geant les métaux imparfaits en métaux parfaits ; elle correspond analogiquement à la synthèse, tend à l’Unité, à Dieu, centre de toutes choses; et si,quelquefois elle se sert du principe « Solve » ce n’est que pour lui opposer le principe contraire « Coagula », oppo sition dont le résultat sera l’équilibre, c’est-à-dire la vie, moyen de perfection et d’évolution.
L’Alchimie est donc l’opposé de la chimie et il importe que le chercheur se persuade bien de ces différences radicales et qu’il se garde de confondre ces deux sciences, autrement, il n’en résultera pour lui qu’erreur et découragement.
La chimie a sa méthode de recherches, celle de l’alchimie est toute différente, contraire même, il ne faut donc pas se figurer que pour faire de l’alchimie, il soit nécessaire, ni même utile, de connaître la chi mie, la multiplicité des formes ne peut que nous cacher la vérité, c’est-à-dire l’Unité.
Il est un fait indéniable ; c’est que, par suite du désordre de nos multiples compréhensions, nous ne pouvons arriver que très difficilement à comprendre la simplicité, caractère absolu de la vérité. Notre in telligence tout entière nage dans la multiplicité des formes passagères, et la vérité se dérobe à nos yeux sous le voile épais de nos compréhensions erronées.
Et nous sommes ainsi faits : nous aimons les mi rages de notre imagination et les phrases apprises par coeur, nous tenons à ces apparences fugitives et pré férons vivre de chimères, plutôt que de nous efforcer
l’initiation 246 de rechercher, parmi la multitude des faits et des idées, l’absolu et le relatif, l’esprit de la lettre, les séparant ensuite par une juste classification. Ainsi, au point de vue Alchimique, que savonsnous de réel sur les symboles alchimistes tradition nels les plus usuels ? Quel alchimiste moderne peut se vanter de savoir faire la séparation des éléments selon l’idée attachée à ces mots par nos anciens maîtres ?
Qui a pu pénétrer au fond de leur pensée cachée sous les textes ? Et pourtant, nous voyons, à l’heure actuelle, des chimistes-occultistes très distingués, affirmer que nos vieux maîtres, les alchimistes, connaissaient l’électri cité, le radium, en un mot étaient plus avancés en chimie que nous ne le sommes maintenant.
Nous n’avons nullement, en faisant cette citation, la prétention de contredire en quoi que ce soit de telles affirmations, exprimées avec tant de conviction é[ue, pour leurs auteurs, elles équivalent à la certititude ; notre avis est que toute conviction sincère est respectable, mais nous tenons aussi à dire, que dans les textes anciens, de même que dans les théories nouvelles, sont renfermées une part de vérité qui tient au principe, à l’esprit, et une part d’erreur, qui tient à la lettre et à notre incapacité à trouver la vé rité sous les apparences qui la cachent à nos yeux.
L’erreur réside donc dans la confusion de ces deux termes, le chercheur, au début de ses recherches alchi miques, doit d’abord savoir, dans les textes mêmes, séparer le subtil de l’épais, ainsi que l’a conseillé le grand Hermès, et savoir distinguer l’absolu du relaCHIMIE ET ALCHIMIE a47 tif, faire la juste part de chacun d’eux est plus diffi cile qu’on ne pense et c’est, à quoi l’étudiant alchi miste doit s’appliquer s’il veut réussir dans son œuvre.
Nos maîtres, en occultisme, nous ont appris que le positif actif i, agissant sur le négatif-passif 2, produit le neutre-équilibre 3 ; il en est de même ici : L’alchimie est le positif 1. La chimie, c’est le négatif 2. Et l’alchimie moderne,- ou chimie alchimie, repré sente le neutre ou 3.
Dans ce dernier terme il nous faut donc rechercher les composants 1 et 2, c’est-à-dire savoir .distinguer dans les théories alchimiques modernes, ce qui a trait à l’alchimie, principe 1, de ce qui se rapporte à la chimie, principe 2, de cette façon seulement le cher cheur pourra se reconnaître dans des théories en ap parence opposées.
Eliphas Lévi définit ainsi le mal : « Le mal, c’est le bien non réussi. » Nous pouvons appliquer à la chimie une définition analogue : « La chimie, c’est l'alchimie non réussie, qui sans cesse évolue vers la perfection. » En effet, les souffleurs n’ont-ils pas été des alchimistes n’ayant pu réussir dans leur œuvre ?
Mais gardons-nous de médire de la chimie, ce serait douter de la Providence, chaque chose a sa route tracée ici-bas et devant les desseins insondables du Père qui fait servir le mal à la manifestation du bien, mieux vaut encore reconnaître notre ignorance et nous taire. Jean Siprel.
PARTIE INITIATIQUE Ceite partie est réservée à l'exposé des idées de la Direction, des Membres du Comité de Rédaction ei d la reproduction, des classiques anciens. Lai’eprodactfon des articles Inédits publiés pur l'Initinlicn est formellement interdite, à moins d’autorisation spéciale. Inauguration de la L*. ■art'. Melchlssédec (Suite.) Frères etSS.‘.
Martinistes avec qui nous fêtons ce soir la fondation de la Loge Melchissédec, vous qui vous efforcez de développer les forces latentes qui subsistent en vous, suivant ainsi une voie difficile sans doute mais en réalité si droite et si belle ; vous qui avez pressenti la splendeur qui domine les ténè bres et les tristesses du chaos, croyez-moi. suivez la voie sans vous retourner, sans jeter un regard en arrière ; peu importe le nombre de ceux qui suivent présentement.
Qu’importe encore que ceux qui ne peuvent vous comprendre fassent entendre des lazzis ; nos maîtres vénérés n’étaient-ils pas, de la même manière, traités de fous et d’insensés, et cependant... mais croyez moi, enveloppez-vous comme d'un manteau désinté ressez-vous des dires de ceux qui se livrent à la rail lerie et même à l’outrage, plaignons-les car ils igno rent, et ne les maudissons jamais !
INAUGURATION DE LA L.’. MART.‘. MELCHISSEDEC 249 Enfin libérés des contingences, fixez V étoile initia tique, et, d’un pas ferme, marchez an but quoiqu’il arrive. Un exemple, ou plutôt un fait réel, vécu dans tous les plans, fixera mieux ma pensée. A la suite de bien pénibles épreuves, ayant pris conscience des tristesses de la vie humaine, notreF. *. Arrioubaer et moi et nous fîmes un voyage.
Un soir, voulant contempler dans la solitude, nous nous engageâmes sur une ¿ligue conduisant à un phare, situé à deux mille mètres en mer. La digue sans parapet nelaissait que'le passage d’un homme dans sa largeur, et les flots de chaque côté venaient battre ses flancs.
Bientôt engagés sur cette voie, enveloppés dans nos manteaux, noussentîmes le souffle terrible de Borée ; nous pensions : « Pour aller au but, il faudrait avoir des ailes, nous n’aboutirons jamais ! » Allions-nous renoncer ? Non! toute abdication de volonté pouvait conduire à une perte certaine; se retourner, prendre conscience . de l’espace, c’était le vertige, c’était tomber dans les flots.
Nous continuâmes, sans regarder à nos pieds, fixant les étoiles. Après avoir franchi 2.000 mètres ainsi, nous arri vâmes au phaie. Là, sous nos pas, ne se trouvait plus qu’une planche prête à se fendre, nous tenions une ferrure rongée par la mer. Une seconde fois l’instinct tenta de nous écarter en nous rappelant l’étendue du danger. Cependant la
25o l'initiation raison,,qui ne perd jamais ses droits sur le plan phy sique, nous fit comprendre que ce n’était pas l’heure de calculer les probabilités de craquement d’une plan che ou de descellement d’une ferrure. Quand on sait ce qui est dans ïhomme, ce qui fait vivre l’homme et ce qui n’appartient pas à l’homme, on va droit au but.
En effet, l’instant d’après, suspendus dans l’espace, le ciel sur nos têtes, la mer sous nos pieds, isolés de tout et de tous, nous jouissions de l’immense vision, nous laissions parler nos âmes, nous voyions de grandes choses et d’admirables clartés. Et le retour se fit sans souci d’aucun danger. Tout ceci, mes FF. *., sur un autre plan, me repré sente la Voie que vous suivez.
Lorsqu’enveloppés du manteau comme je l’ai dit tout à l’heure, vous serez pris des premières alarmes, ne dites point : U faudrait être des anges ou des saints, ne fléchissez pas, car s’en seraitfini pour vous, marchez I Quand vous atteindrez le phare dont la clarté a été placée là pour guider les hommes et les conduire vers celle qui est au but final, n’hésitez pas, et lorsque vous aurez contemplé la Grande Lumière le retour au port sera aisé, car si la digue même deve nait impraticable, souvenez-vous : qaeV Initié devenu lumineux reviendrait en marchant sur les fois.
Prodigieux et éblouissant pouvoir ! Ces pouvoirs, tous les humains voudraient les pos séder, sans rien faire pour les obtenir. Or il n’y a qu’une Voie : celle du Vrai, du Beau et
INAUGURATION DE LA L.MART.L MELCHISSEDEC 251 du Bien, et, pour suivre cette Voie il faut vivre en conformité avec la Loi Une, Immuable, celle de l’Ab solu 1 Et, pour atteindre la Puissance,il faut avoir mérité par la Souffrance et par ! Effort. Le feu souffrance, c’est l’ignorance de la Loi. Donnez et vous recevrez, a dit le Maître !
Oui, donnez, donnez sans cesse et ne dites pas que vous ne pouvez pas, car si pauvre que l’on soit, on a toujours quelque chose à donner, et c’est le plus pauvre précisément, qui recevra le plus, car celui-là n’ayant rien, ne possédant rien, comprendra enfin la loi d'Amour.
C’est son propre cœur qu'il donnera l Certains diront peut-être selon leur triste habitude que j’enseigne là des choses déprimantes, ou bien, consciemment ou inconsciemment, déformeront ma pensée, en disant que je conseille le renoncement à la vie, ce qui n’est pas ! Mais je vous dis, moi, mes Frères, que je proclame la beauté de la vie ; la seule qui vaille d’être vécue, c’est la vie large et féconde qui régénérera l’huma nité.
Je sais que tous ne peuvent comprendre ces choses, malgré toutes les splendides connaissances amassées par l’homme, le Monde est encore dans de profondes ténèbres, plongé dans l'ignorance des choses les plus simples et les plus belles, et il ne peut entrevoir le Mystère suprême. Mais des temps viendront où la Vérité se fera jour, où le voile sera déchiré, où les aveugles verront...
252 l’initiation La grande Révolution éternelle transformera la pensée, bouleversera les notions et les connaissances actuelles; la Science Une, Universelle, confondra les incrédules et brisera leurs fausses lois, leurs fausses sciences et leurs faux, cultes. Dès lors, les sectarismes et les haines disparaîtront, les hommes les plus opposés jusque-là s’uniront dans un amour fraternel.
Ainsi se sera réalisée cette parole : la Vérité vous affranchira ! Et maintenant qui sommes-nous pour parler ainsi. Notre personnalité n’existe pas l nous ne sommes rien, je l’ai dit, que des frères parmi les frères, mais nous sommes des précurseurs !
Quand viendra l’heure de la grande révélation, nous serons depuis longtemps redevenus poussière; mais toujours, jusque-là, les hommes verront re naître le tangible symbole de la Rose-Croix, toujours l’armée de F Archange soutiendra l’effort de ceux qui le porteront haut et ferme, vivant pour VŒuvre et par f Œuvre, puisant leur source de vie dans la vi sion sublime et grandiose du Royal Initié ! (A suivre.} Alkaeste.
Maçonnerie Égyptienne (Suite.) Méthode d’opérer et travailler pour le Grand Maître et la Grande Maîtresse, tant pour les interrogations que pour les invocations et com mandements.
La seule différence entre l’un et l’autre, c’est que le Grand Maître pourra .commànder, invoquer, et faire paraître aux yeux du Cophte les sept anges et les douze vieillards du Grand Cophte, tandis que la Grande Maîtresse ne pourra commander qu’aux sept anges seulement ; ces sept anges sont Anaël, Michael, Raphaël, Zodiachel, Oriel, Anachiel, Zachariel.
Le Vénérable chef de la loge de Paris ne pourra travailler qu’une fois par semaine, le samedi, une heure avant le coucher du soleil. La Grande Maîtresse de la loge Mère, d’adoption de Paris ne pourra travailler qu’une fois par semaine, le dimanche, une heure avant 1e- coucher du soleil. Il faudra que par respect, l’un et l’autre restent dans le célibat 24 heures avant que de travailler. Il est très sévèrement défendu tant au Grand
l’initiation 254 Maître qu’à la Grande Maîtresse de faire opérer d’au tres Colombes que celles consacrées à Paris par le Grand Cophte ni de faire aucune demande ni ques tion ayant rapport à la connaissance du Grand ' Cophte et de son état ou à celle de la première ma tière, ni sur aucun objet de vaine curiosité.
Lorsque la Grande Maîtresse ou le Grand Maître feront un travail, ils auront toujours le glaive à la main, ce glaive doit être une épée qui n’ait jamais servi et qui ait été consacrée par et au nom de l’Éternel, soit par les Vénérables de Lyon, soit par un Maître et chef agissant. Préparation de la Colombe.
Dans la journée qui précédera celle de l’opération, il faudra la faire mettre à genoux, puis appliquer la main gauche bien ouverte sur sa tête, et avec la droite, lui donner trois coups de glaive; le premier sur l’épaule droite, le deuxième sur la gauche et le troi sième sur la tête.
On lui donnera après, un fort souffle; on ordonnera à la Colombe de se recom mander à l’Éternel et de conserver son innocence, on lui fera un petit sermon à ce sujet, ainsi que sur la grandeur et la bonté de Dieu et sur le pouvoir du Grand Cophte. On finira par baiser ''la Colombe au front bien tendrement, Le Maître ou la Maîtresse feront dans le cœur intérieurement une holocauste de cette Créature à l’Éternel.
Invocation dans le moment du Travail. Les assistants seront debout et rangés sur deux liMAÇONNERIE ÉGYPTIENNE 255 gnes près du Maître ou de la Maîtresse. La personne agissante fera intérieurement la prière à l’Éternel pour le supplier de l’aider, de la secourir, et de lui donner la force et le pouvoir de travailler à étendre la gloire de son nom.
Elle prononcera ensuite à haute voix: Moi... tel... par le pouvoir que le Grand Cophte m’a donné, je préviens tous les mortels ou immortels qui lui sont subordonnés, qu’ils demeurent avertis qu’en- vertu des ordres et pouvoir que j’ai reçus, je suis occupé des travaux qui m’ont été confiés et prescrits, et qu’il est défendu sous les peines reconnues au Grand Cophte de travailler dans le temps présent jusqu’à la fin de mon opération.
Le Maître agissant fera mettre à genoux devant lui la Colombe et il lui fera répéter mot à mot cette prière : Grand Dieu Éternel, je me recommande entière ment à vous, je vous prie de me pardonner mes fautes passées, et je vous supplie en faveur de mon innocence et du pouvoir dont m’a revêtu le Grand Cophte premier Ministre de votre grand Temple de me faire parvenir à la vérité et de me faire jouir de toutes les grâces que je sollicite de votre bonté et de votre miséricorde. .
Le Maître agissant fera lever la Colombe, il l’enverra dans le sanctuaire qui sera un lieu isolé et fermé à l’abri des yeux des-mortels, et servant de Tabernacle. Il n’y aura dans cet endroit qu’une pe tite table avec trois bougies allumées. ,La Colombe y étant enfermée le Maître élevant son esprit à Dieu
256 l’initiation et disant en lui-même : Je travaille et j’opère par le pouvoir que le Grand Cophte m’a donné; il s’avan cera au milieu de la chambre et décrira quatre cer cles avec son épée. Le Ier à l’Orient, Le 2e au Nord, Le 3e à l’Occîdent, Le 4e au Midi.
A chaque cercle, il se retournera en face de la par tie du monde (134) désignée, et il le commencera en élevant sa main droite armée du ¿glaive, de façon qu’il le décrive de gauche à droite. A la fin dé chaque cercle, il frappera un coup de pied droit à terre, et élevant la tête, il poussera un fort souffle, vis-à-vis de la partie du monde qui se trouvera en face du cercle.
A la fin de chacun des deux premiers cercles, et à chaque souffle, il prononcera le mot d’Hélion. A la fin du troisième cercle et du troisième souffle, celui de Mélion. A la fin du quatrième cercle, et du quatrième souffle, celui de Tetragramaton. Il achèvera en ajoutant à ce dernier mot suivant les trois lettres reconnues du Grand Cophte.
Ces trois mots Hélion, Nélion, Tetragramaton ne doivent jamais être prononcés qu’avec le plus grand respect, et le plus rarement possible. Lorsque les êtres spirituels n’observeront pas au commandement ; leur Maître n’aura- qu’à leur répé ter, frapper trois fois du pied droit à terre, et donner un coup de glaive dans l’air. Les cercles achevés,
MAÇONNERIE ÉGYPTIENNE 2$7 le Maître agissant retournera à sa place, et dira à la Colombe : Mon enfant répète avec moi les mots que je vais prononcer. A... je t’ordonne par le pouvoir que le Grand Cophte a donné à mon maître de com paraître en ma présence, sans me causer aucune ter reur, sous la forme la plus agréable, et de me ré pondre avec vérité. Il la fera ensuite frapper trois fois du pied droitàterre, età chaque fois appeler A...
Si TA... ne paraît pas, il la fera répéter de nouveau A... et donner un autre coup de pied jusqu’à ce qu’il paraisse. Ayant comparu, le Maître interrogera la Colombe pour savoir comment il est vêtu? S’il est en talare, s’il a des rubans, des cordons, et qu'elles en sont les couleurs ?.Quelle est celle de ses cheveux ? Comment est son visage. Jinfin s’il lui plaît, s’il a l’air content, s’il lui sourit ?
Il ordonnera à la Colombe de lui prendre la main, de l’embrasser; il demandera à la Coïombe dans quel lieu elle le voit, si c’est un jardin ou unie chambre ; il s’en fera faire la description la plus détaillée.
Le Maître pourra continuer à faire faire par la Colombe de nouvelles demandes à l’an.., excepté celles qui sont défendues ; mais à chaque question il sera bon d’exiger de Fan.., un signe qui fasse connaître à la Colombe s’il veut répondre vrai et juste sur tel et tel objet afin dé renoncer ou de faire la demande selon le signe.
Celui du consentement ou du oui, se. fait en baissant la tête, celui du refus, ou du non, lorsqu’il se lève en l’air, ou qu’il la remue à droite et à gauche. La Grande Maîtresse pourra ainsi faire compa17
258 l’initiation raître les sept anges, l’un après l’autre en les faisant appeler chacun par son. nom; le Maître agissant, aura le même pouvoir, et de plus celui de faire compa raître les douze vieillards sujets du Grand Cophte; mais il est défendu à l’ujj et à l’autre de jamais faire comparaître sans un nouveau pouvoir du Gf^nd Cophte, aucune autre personne, soit philosophe, soit mortel, ayant passé de la mortalité à rimmortalité.
Après une opération achevée, il-faudra toujours que. le Maître et la Maîtresse se prosternent, ainsi que les. assistants pour rendre grâce à l’Éternel.
Dans le cas où la personne agissante désirera pro curer à la Colombe qui aura travaillé, des- visions, pour la nuit suivante ; avant que de remercier l’ÊternelT elle la fera sortir du Tabernacle, et la faisant mettre à-ses genoux, elle lui mettra le glaive sur latête, et elle lui fera invoquer l’Être suprême, et lesecours du Grand Cophte afin diobtenir pendant la nuit une vision satisfaisante et relative à ce qui s’est passé.
Réception d’apprentissage de la loge Égyptienne d’adoption.
La récipiendaire ne pourra pas avoir moins de21 ans; qu’elle ait de l’esprit, qu’elle soit bien éle vée, qu’elle soit présentée par deux sœurs, qui, lui servant de marraines, répondent d’elle sur leur hon neur et sur leur personne à la Maîtresse de l’atelier des apprenties ; cell'e-ci la proposera à la première assemblée de son atelier, et si elle est agréée, en fixera le jour de réception à la pluralité des voix.
MAÇONNERIE ÉGYPTIENNE 25g Chambre des réflexions.
La récipiendaire sera conduite dans la chambre des réflexions avec ses vêtements profanes ; cette chambre sera tapissée en noir avec des larmes blanches et un squelette, au-dessus duquel seront gravés ces mots, en gros caractères : Penses au Passé, présent et future après un temps convenable, on lui enverra la sœur maîtresse des cérémonies et la sœur secrétaire, l’une d’elles lui fera un discours sérieux sur le passé et le présent en l’exhortant à bien réfléchir avant que de prendre sa résolution der nière, et en lui demandant si c’est un motif de vaine curiosité qui la porte vers le sanctuaire delà nature.
La récipiendaire persistant dans son intention, la sœur secrétaire lui demandera ses noms, surnoms, âge, qualités, lieu de l'a naissance et répondants. Après ces réponses, les deux sœurs se retireront, et fermeront brusquement la porte. (A suivre.} Cagliostro.
Orphée et les Orphiques (SMîfe.) « C’est Thèbes », dit Dionysos Bakkos, dans le préambule des Bacchantes, « que je choisis pour faire entendre les clameurs des Bacchantes, pour les montrer aux yeux des Grecs couvertes de peau de cerf et armées du thyrse redoutable ».
Et plus loin (Acte IV, Scène IV) : « Elles laissent flotter leurs cheveux sur leurs épaules, revêtent 1-a peau de cerf ta chetée (î), dont les noeuds sont formés par des ser pents qui se jouent autour de leur cou.
Toutes se cou ronnent de lierre mêlé de branche dé chêne et d’if en fleurs. » Le soin particulier que les Bacchantes avaient de leur superbe chevelure qu’elles laissaient flotter au vent, leur avait valu le surnom de zwieOsipat (les chevelures dénouées) (Nonnus) et de œp^auyjvEç (les chevelures en désordre) (Pindare).
Sous leur peau de cerf tachetée ou de panthère, -les Bacchantes portaient un peplos dé fin lin ou de bys~ sus (Butoivouç iutcXouç, Euripide : Bakkai, v. 821), que l’on appelait aussi Syrma,robe flottante ou traînante, (î) Nébrides, en grec.
ORPHÉE ET LES ORPHIQUES 2ÔI ou xpoxpora, tunique de couleur croccus ou jaune. Les unes portaient une sorte de mitre qu'elles attachaient sous leur menton, afin que, dans leurs ébats, elle ne tombât point (Properce, Élég. 2, Ijv. VI ; Euripide, Bac chantes^ v. 833); les autres, nous venons de le dire, des couronnes (corymbes) de lierre mêlé à des rameaux de chêne ou d’if en fleurs.
Enfin elles tenaient à la main le thyrse ou verge de Bakkos, thyrse qui donna la mort à Orphée. Le thyrse était un javelot terminé par une pomme de pin qui masquait le fer de cette arme de trait. Il était enguirlandé de pampres de vigne ou de feuilles de lierre.
Cette forme de pin fit ’ don ner le nom de Konophore à ceux ou celles qui por taient le thyrse dans les mystères de Bacchus : « Konon » désignant le fruit écailleux de cet arbre résineux. Les rites des Bacchantes consistaient surtout en hymnes sacrées et en danses, véritables tableaux ani més où elles dépeignaient par le .geste, l’allure et la cadence les mystères du dieu.
Ce sont probablement les Bacchantes quiîntroduisirentla danse (i) en Grèce. Théocrite nous a laissé la description des cérémonies observées par les Bacchantes sur le mont Cithéron en l’honneur de Bakkos. Il y avait, dit Lucien, troisgenres principaux de danses : l’eumélîe, la siclnnis et la cordace.
La gymnopédice lacédémonienne, que l’on dan sait nu, prélude de la phyrique que les Bacchantes dansaient, torches en main, fut adjointe à ces trois (i) La Rhéa ou Démêler phrygienne passait, en effet, pour l’inventrice des danses, et nous avons dit que ce fut de Phrygieque le culte deBakkos passa en Thrace, puis en Grèce.
202 l’initiation principales .danses. Une foule d’autres danses furent .créées à leur tour ; citons la nysea, l’acnosia, le berecynthia, le phalicon, les thyambes ; les unes étaient graves et décoratives comme Teumélie de la tragédie, d’autres lascives ou obscènes comme la cordace et la phallique. Les danses (i) se faisaient ordinairement au son des bombyx, des crotales et des cymbales, qui étaient les instruments préférés des Bacchantes.
Le culte de Bakkos Les mystères de Bakkos Taurocéphale et de Bahkos Dimorphos. Le Bakkos thébain, fils de Zeus et deSémélé, était, nous l’avons vu, le dieu des Bacchantes, dieu qui n’avait.rien de commun avec le Bakkos Dionysos d’Orphée, Bakkos-Iakkos des mystères, fils de Zeus et de Démeter.
Aristophane explique très bien cette différence dans sa pièce des Grenouilles, où. le Bakkos thébain, voyant passer un chœur des initiés d’Eleusis, impose silence aux lourdes plaisanteries de son valet Xanthias afin de ^connaître les mystères de Bakkos-Iakkos. Le savant mythologue Nonnus, dans ses Dionysaques à la gloire du Bakkos thébain, ne laisse lui non plus aucun doute sur cette différence.
Il fait (i) La danse était, en Grèce, une passion nationale. A l’épo que fixée pour ces sortes de représentations, toute autre affaire était abandonnée, et les Grecs passaient des journées à voir évoluer les danseurs. Les premiers citoyens et les magistrats, surtout en Ionie, eux-mêmes ne dédaignaient pas d’entrer dans les danses, faits qui furentconsidérés plus tard à Rome comme un déshonneur.
ORPHÉE ET LES ORPHIQUES 2t>3 s’exprimer ainsi (Ch. 31, v. 3o) Héra, épouse de -Zeus, l’éternelle ennemie du Balteps ihébain et de sa mère Sémélé, s’adressant dans les enfersà Persép'hone : « Que vous êtes heureuse d’habiter loin du séjour des dieux ! Ne savez-vous pas ’ que Sémélé, simple mortelle, habite le ciel ? Je crains de voir bientôt son fils Bakkos gouverner la foudre avec Zagreus (i) et la manier de ses mains mortelles. Zeus a délivré des flammes le fils de Sémélé, il lui a conservé la vie sans qu'il ait rien souffert tandis qu’il a délaissé Zagreus, le Dionysos céleste...» (Em>upavtou ûiovucroç, v. 48), (A suivre.} Combes Léon. . (1.) Le Bakkos céleste, fils de Déméter et de Zeus. Le Diony sos Bakkos d’Orphée. *S^
PARTIE LITTÉRAIRE JÉSUS Il est ie Christ, il est le sublime Voyant, L’Oint du Seigneur, la Fleur exquise du Plérome, Il est l’Amour, l’Espoir et la Foi du croyant ; Son souffle de notre âme est le céleste arome. A ceux qui ne songeaient qu'au bien matériel II a de l’infini révélé les mystères. A ceux, qui pâtissaient il a montré le ciel, Et tari le poison des erreurs délétères. Après qu’il fut sorti vivant d’entre les morts, On put voir la splendeur de ses formes astrales, Et tout ce que touchait son jeune et divin corps Demeurait imprégné de clartés aurórales. Maintenant qu’il réside au plus haut des sept cieux, C’est lui qui nous envoie, en ses bontés sans nombre, Ces douces visions, ces esprits bienheureux, Qui consolent nos maux et nous parlent dans l’ombre. Marston Dolbeau.
ÉCOLE HERMÉTIQUE Conférences spiritualistes Les cours de l’École hermétique sont interrompus, pour les vacances de Pâques, du 10 au 20 avril. Il n’y aura pas de conférence spiritualiste le quatrième jeudi d’avril ni de conférence ésotérique le deuxième jeudi d’avril. La conférence de Teder aura lieu le 21 avril (mercredi) sur le Traité de l’Or d’Hermès, avec commentaires expli catifs.
VISION EN SONGE Sous ce titre : Un miracle d’amour ait pays de la mort, le Matin du 10 janvier publie le récit suivant qui montre que pendant le sommeil du corps, le principe qui l’anime peut voir ce qui se passe à distance. Le soldat Francesco Gatto, se trouvant à Naples, avait connu autrefois une jeune Sicilienne, domestique chez le capitaine en retraite Facciola.
Il l’avait aimée, car c’est le destin des soldats et des bonnes de s’aimer, et ce n’est que dans les larmes qu’il l’avait quittée pour venir à Naples terminer son service militaire, mais la distance n’avait fait qu’augmenter leur amour et ils attendaient le mois de mai pour se marier et voir leur bonheur accompli.
Ils s’écrivaient des lettres tendres mais graves, comme il sied à des gens qui vont commencer ensemble une nou velle vie destinée à durer jusqu’à la mort. Ils étaient jeunes, sains et forts et leur bonheur allait s’épanouir avec les roses nouvelles ; mais le tremblement de terre est venu casser les tiges des fleurs du désir. Le soldat connut son malheur à Naples très tard.
Il envoya une dépêche pour demander des nouvelles de Menichella, sa fiancée, mais il attendit en vain une réponse. Du tombeau qui s’était ouvert sous les pieds d’une ville tout entière, aucune"voix ne se leva pour lui répondre.
266 l’initiation Alerte. — Puis, la première alerte commença à sonner dans les rues d’Italie, lancée par le torpilleur Spiga, qui avait télégraphié une nouvelle lugubre. Le jeune homme frissonna, attendit encore une journée, enfin partit. Après quarante heures, il toucha Messine. Lorsque lui apparurent le morne paysage et les mai sons écroulées, son cœur trembla. Était-il possible que sa petite amie ait été sauvée ?
Peut-être était-elle une épave sur la mer des ruines 1 Si Menichella l’aimait vraiment, elle devait avoir sur vécu. Il chercha, s’informant partout. La maison du capitaine Facciola, rue Scotto, était tombe'e, détruite, les .habitants morts, la bonne disparue. Pendant des heures, il attendit sur les quais, espérant la voir passer avec son pas hautain et royal. Il explora les campements, il jeta des appels.
Dans la nuit noire, il n’eut que la réponse des chiens qui aboyaient, se régalant des cadavres. Elle était morte ! Le songe. — Sa douleur éclata à la fin et il pleura comme un enfant. Il pleura longuement son bonheur perdu à jamais, il s’endormit ainsi, les paupières fatiguées de pleurer, les nerfs cassés. Et il rêva. La jeune femme était seule à une fenêtre, tandis que la maison brûlait.
Il la voyait revêtue de la robe qui lui plaisait, les cheveux noirs en casque sur le front, et, voyant les flammes qui touchaient ses vêtements, elle appelait, épouvantée, son fiancée : « Au secours ! Francesco ! Au secours ! Sauvemoi ! » Le pauvre amoureux se dressa tout à coup et il sauta du lit, sortit de la tente dans la nuit froide et noire, esca lada les montagnes de plâtras, parmi les pierres qui s’écroulaient.
Il arriva au camp de la place San Martino, alia à la tente du lieutenant, força la main à la sentinelle, réveilla le lieutenant Vittorio Gallo et lui cria : « Il y a encore un vivant, sauvex-lel » Puis il conta son rêve avec des phrases entrecoupées par des sanglots, arrosées de larmes désespérées. L’officier lui demanda: « As-tu frappé contre les ruines ? Le soldat répondit : « Je n’ai entendu aucune voix, mais la jeune fille est là-dessous, mon lieutenant. J’eh suis
EST-CE L’iNFEUENCE F.'. M.‘. 267 sûr. Pourquoi m’aurait-elle appelé ? Pour l'amour que vous avez pour votre fiancée si vous en avez une ! Pour vos enfants si vous êtes père, je vous en conjure, venez! » Et il s’affaissa sans connaissance. L’officier, ému, céda, il releva Francesco Gallo et une équipe de secours partit, conduite par l’amoureux.
Résurrection. — Iis arrivèrent à la maison effondrée et le jeune soldat, en mettant tout son amour dans son cri, lança l’appel suprême : « Menichella ! au nom de notre amour, réponds-moi! » -Du cœur des ruines, une voix, une véritable voix, sortit cette fois, prononçant les mots .• « Je suis vivante J Délivrez-moi ! » Après sept heures d’un travail acharné, iis l’ont sauvée, mettant leur vie en danger!
Menichella Spadaro est sortie du tombeau à midi précis. Elle était blanche et rose, comme si elle revenait d’une promenade; elle était en chemise et avait seulement les pieds un peu glacés. En pleurant, elle a embrassé son fiancé et a raconté qu’elle se souvenait parfaitement' du tremblement de terre. Seulement, après l’événement fatal, elle avait perdu connaissance et n’était revenue à la vie que quelques heures avant.
A deux heures du matin, elle se souvenait avoir pleuré en se réveillant et avoir appelé son fiancé. Ce merveilleux cas de télépathie a été contrôlé par les docteurs Spinelli Bonini et Calligaris, qui ont soigné la jeune fille. Quand je suis parti, Francesco Gatto discutait avec ani mation et avisait avec Menichella Spadaro aux moyens de recouvrer quelques bribes du trousseau de sa fiancée, enseveli sous les ruines.
Est-ee l*inflaence Fa Ma Les personnes qui ont dépassé la quarantaine se sou viennent qu’à l’époque de leur jeunesse, en fait d’abrévia tions formées par les premières lettres des mots d’une
l’initiation 268 phrase on lisait souvent le fameux B. S. G. D. G., ¡’État palpant bien l’argent du brevet mais ne garantissant en rien ia bonté du produit.
Ensuite existait le fameux R.L.M. que les malins interprétaient pour la morgue, certaines lignes, plus récentes, ne s’étant pas encore accaparé le mo nopole des bonnes rencontres de trains rapides et enfin les tombes terminaient leurs épitaphes par des abréviations de formules latines auxquelles la majorité ne com prenait goutte. Mais à notre époque la F.-.
M.-. triomphe, dans toute la société et dans toutes les Sociétés; ses membres, non seulement s’infiltrent mais régnent en maîtres.
11 n’est mystère pour personne que le langage tri ponc tué avec ses abréviations est une des manifestations les plus évidentes de l’organisation en question, aussi quoi d’étonnant que, depuis une dizaine d’années, On ne se donne plus la peine de mettre tout au long le titre des .Sociétés, groupements, syndicats, sports, que sais-je encore. Bien tôt on ne se comprendra que par lettres séparées par des points : G.
A., commission administrative ; S. P. T., Syn dicat postes et télégraphes; C. G. T., Confédération géné rale du travail; S. S., sociétés scolaires; S. A. G., sociétés agréées, du ministre de la Guerre, et pour les sports : lés U. S. F. S.’A, C. A. C.. U. V.
F., etc., etc. Pour s’y reconnaître il faudrait un gros dictionnaire, un vrai dictionnaire de signaux. — I.a Mac.', étant univer selle, le mal est mondial. — C’est une véritable épidémie et il n’est pas impossible qu’il en sorte sinon une langue nouvelle mais un argot vingtième siècle, jusqu’à ce qu’un nouveau microbe anticérébral vienne exercer ses morbides et imprévus ravages.
Pour ne citer qu’un exemple il existe une : « Société auxiliaire de l’alimentation » qui s’écrivit à son début S. A. L. D. A., mais actuellement les points sont sup primés et on vend des produits Salda. Lorsque le mal aura encore fait des progrès, on pourra par la pensée se représenter les efforts qu’auront à faire les érudits futurs pour débrouiller tous ces iogogriphes.
Cela nous changé de l’époque où il fallait une page pour, transcrire tous les titres d’un grand d’Espagne, voire même d’un simple seigneur de France 1
FAITS PSYCHIQUES 2 6g Il est vrai que nous sommes à l’âge de l’aviation où on vole sous plusieurs manières. T. N. Q. S.-. I.-. FAITS PSYCHIQUES Paris, g mars 1909. Mon cher, Maître, « Lors de la visite que j’ai eu l’honneur de vous faire dernièrement en compagnie de M, R..., vous avez bien voulu nous permettre de vous faire part de quelques com munications reçues par notre petit groupe « du Christ ».
« Je vous en adresse donc deux, avec l’espoir que, les trouvant intéressantes, vous voudrez bien les faire con naître dans une 'de vos Revues.
« Serait-ce trop exiger de votre obligeance que de vous demander, d’après l’avis d’un de nos Guides familiers, de vouloir bien indiquer que ces communications ont été don nées à un petit groupe dont font partie deux médiums gué risseurs, Mme Lorin et M. Salvanl, qui soignent les ma lades, au siège du groupe, 7 bis, boulevard Rochechouart. « Nous serions bien heureux d’arriver, grâce à vous, à faire un peu de bien et à aider notre médium.
« Veuillez agréer, mon cher Maître, avec mes sincères re merciements, l’expression de mes respectueux hommages. < « Sauvant. « 7 bis, boulevard Rochechouart. » * * * Communication reçue, le 1er juillet 1908, par le Groupe du Christ (Extrait). Le médium voit deux fauteuils sur une estrade élevée de six marches, couverte d’un tapis rouge. Voici, dit-il, une femme blonde avec d’épais cheveux blonds sur la tête. Un page apporte un coussin. La femme voudrait déposer une couronne trop lourde pour elle, mais personne ne veut recevoir cette couronne.
l’initiation 2.70 Un homme s’approche, venant de loin : il a des guêtres blanches, une culotte de peau blanche, un habit rouge et vert, un casque. II' dépose son casque qui est enlevé par une main invisible. La femme blonde met la couronne sur la tête de cet homme, mais l’homme disparaît subitement et la couronne lui reste encore. Elle voudrait bien s’en défaire. Voici un personnage avec un long manteau de cour, doublé d’hermine.
Il est couvert de pierreries que l’on voit briller sous son manteau. 11 a les yeux bleus; il est blond. La femme lui tend la couronne, mais il n’en veut à aucun prix ; la sienne lui semble déjà assez lourde à porter. Il part et la femme reste avec sa couronne. Eile voit à ses pieds des soldats endormis; ils ne veillent pas sur leur reine qui se trouve ainsi à la merci des événements.
Mais voici le petit Page; il est seul à veiller autour de la Reine. Un chien est près de lui. Au milieu de la nuit,, dans le lointain, le page perçoit le bruit sourd d’un galop. Vite ! il met un papier dans la gueule du chien qui file pré venir les soldats. La troupe s’éveille. Deux généraux paraissent : l’un dé fendra sa Reine ; l’autre qui est un traître reniera sa sou veraine, son pays.
Il va livrer cette pauvre femme sans défense, quand le page se dresse devant elle. Il appelle, et,, immédiatement, descendent des Gaulois ; ils forment la haie autour de la Reine qui est sauvée. Le petit page lui pose alors la couronne sur la tête, mais la Reine n’en veut pas et cherche à qui donner cette cou ronne maudite ; mais tout est noir et vide autour d’elle; il n’y a que le page et le chien.
Les Gaulois se transforment : de guerriers qu’ils étaient ils deviennent des agneaux que le petit page, devenu berger, conduit. Ils sont attachés par un collier rouge qui les tient bien réunis entre eux ;, le berger les tient dans sa main, très dociles. Voici qu’au milieu de sa route, l’obscurité se- fait. Il ne voit plus son troupeau.; plus de brebis I. elles ont disparu quand arrive le. chien.
A ce moment se dresse une voile immense, très * grande,, très grande ! Un navire.- se- forme :. la. Reine s’embarque, et les moutons sont dans le bâtiment, avant, elle,, guidés, par une étoile. Voilà la lumière ! Voilà la. Reine assise à
FAITS PSYCHIQUES 27I Pavant du bâtiment; elle implore le Seigneur pour son peuple et pour elle, et le supplie de bénir cette fuite avec ses- fidèles. Elle promet de consacrer sa vie entière à la gloire de Dieu, an service des pauvres et des malheureux. Le navire aborde une île verte où la Reine et tous les passagers débarquent ; il y a beaucoup de verdure et d’arbres très hauts.
La voilà, ainsi que le page et le chien, perdue sans rien à sa disposition, Elle se couche. Comme ils sont sans vivres, leur force les- abandonne, mais ils prient, ils implorent le Maître en qui ils ont pleine con fiance. Après cette nuit passée en prières, sans sommeil,, ils se lèvent ; leur foi n’a pas faibli. Alors voici des fruits ! Il y a un fruit rouge qui les désal tère et les nourrit en même temps. Plus loin, voici, un nid.
Un oiseau, très gros, vient chercher la Reine ; il se prosterne devant elle, et lui dit que sa foi l’a sauvée. Alors la Reine vient près du nid, et toute la troupe mange et se désaltère. Chose merveilleuse ! les ceufs pris dans ce nid se renouvellent à mesure qu’on les mange ; il y en a tou jours autant. Derrière Foiseau, voici un serpent qui rampe et s’ap proche, mais l’oiseau l'a vu.
De suite, passant derrière le reptile, il lui crève les yeux sans que celui-ci puisse rien faire. La pauvre petite Reine se prosterne et adore le Sei gneur miséricordieux. Alors un ange lui apparaît et lui dit que sa foi l’a sauvée, ainsi que sa confiance en Dieu. Voilà un soleil radieux qui se lève sur les flots étince lants de lumière.
Arrive une barque légère : le page, la Reine et ses sujets derrière elle, y montent sans bruit, mais voici, derrière eux, l’ennemi qui les guette et les poursuit. La. Reine implore Dieu, le ciel- s’ouvre- et l’ennemi est foudroyé.
La Reine poursuit sa route, et, pour éviter une nouvelle attaque, la. barque se trouve enveloppée d’un nuage blanc qui se confond avec l’eau et. la dérobe à tous les regards. ~ La barque arrive devant, un port, très grand. Pour empê cher qu’elle ne soit inquiétée-, la Reine se- change en colombe^et sa suite,, en oiseaux:pJus petits. Les-voici.arrivés;, 'ilÿ cherchent un gîte.
Iis sont conduits par la colombe qui plane en haut ; elle ne regarde pas en bas, mais; suit avec confiance un. rayon iumîneux partant d’en haut-.
272 l’ïnitiatîon [mars Après bien des épreuves, la petite colombe, toujours im maculée, arrive, malgré les pièges qui lui sont tendus, dans un endroit sauvage où nul n’a encore pénétré. Un tronc d'arbre tombé à terre sert de trône : le page se transforme en pâtre. D’en haut, on lui apporte une flûte d’où il tire des sons d’une douceur infinie. Quoique très doux, ces sons sont entendus de très loin.
 ces accents, les peuples ac courent, se prosternent en extase et demandent à être ini tiés à cette doctrine si belle. La Reine consent, mais leur demande d’avoir une con fiance illimitée. Ils promettent, écoutent ses paroles. Presque tous sont très attentifs, mais en voilà trois qui se cachent. Ils tendent un piège à la petite colombe. Elle va peut-être tomber, mais le chien veille et la sauve.
Voici des hommes avec des plumes sur la tête, tout nus : ils dansent, ils chantent, d’autres dorment. Un d’entre eux s’approche avec un bâton, se prosterne devant la co lombe et lui demande de vouloir bien partager sa vie. La colombe répond qu’elle cède à sa prière, mais qu’il devra la suivre, l’écouter sans se retourner, ni s’arrêter en chemin ; s’il remplit ces conditions, elle lui.-promet de récompenser sa foi.
L’homme a promis, mais il n’a pas pu tenir sa promesse; il a voulu des preuves que l’on n’a pu lui donner. De grands maux l’atteignent : le voilà couché, couvert de plaies que rien ne peut guérir. ¥ * Séance du 12 mai 1908 (Extrait). Le médium voit une femme merveilleusement belle, as sise sur un trône. Enveloppée de clartés, elle est toute blanche avec un grand béguin doré qui repose sur ses cheveux d’un blond doré.
Le trône sur lequel elle est assise ne repose sur rien : il flotte librement. Un grand lion est couché aux pieds de cette femme ; elle le caresse.. Le lion pose sa tête sur les pieds de cette femme ; il lève sur elle des yeux très doux; il est comme fasciné. La femme met sa main au-dessus de la tête du lion qui semble en extase, mais dont les yeux, quoique très doux, lancent par mo ment des éclairs. Voici, tout autour du trône, une foule grouillante de
FAITS PSYCHIQUES 273 crocodiles : ils ne peuvent franchir un cordon électrique qui protège le trône. Quelques-uns qui tentent de le fran chir tombent foudroyés. Us sont l’image des Méchants qui ne peuvent rien contre la Vérité. Certifie conforme aux procès-verbaux des séances. ■ Paris le 8 mars 1909. Sauvant.
Monsieur, Sachant combien vous vous intéressez aux questions psychiques, je me permets de vous signaler deux cas de clairvoyance, au sujet desquels on ne peut invoquer la ■lecture de pensée, car j’ignorais absolument tout des es prits qui se sont manifestés.
Le médium, Mlle Goursen, vit à côté de moi l’esprit d’un homme qu’elle me dépeignait minutieusement, taille, traits et corpulence; puis elle me dit : « Cet esprit est un de vos proches parents, il habitait sa propriété en Bour gogne ; dans cette propriété il recevait journellement son ami le plus intime, qui était curé du pays.
Ce prêtre pri sait énormément, je le vois avec sa tabatière, et il me dit que quelques mois avant sa mort, il avait fait une chute dans laquelle il s’était brisé une jambe. » Comme je n’ai pas connu mon grand-père maternel, mais qu’il habitait la Bourgogne, je pensai à lui, et me proposai de demander à ma mère, lorsque je la verrais, si l’esprit que l’on m’avait dépeint était bien celui de mon grand-père.
« Non, me dit-elle, après m’avoir écouté attenti vement et fait préciser tous les détails, il s’agit de ton grand-oncle, que tu n’as jamais vu ; de plus, en effet, son ami le plus cher était curé du'pays, il prisait, et six mois, avant sa mort, il s’était cassé, la jambe ’en tombant d’un arbre. » Une autre fois, la même voyante vit près de moi un esprit souffrant : elle me dit : « C’est un homme très grand, très mince et, chose curieuse, absolument noir comme de la suie.
Il s’est pendu; ce n’est pas un de vos parents, vous l’avez amené avec vous d’une maison d’où vous venez. » Je sortais de chez une amie, nous avions fait de la mu sique, il n’avait nullement été question des esprits, et, entre parenthèse je ne connais pas du tout la famille de cette 1 18
274 l’initiation amis. Dès le lendemain, j’allai chez elle, curieuse de véri fier les dires de ma voyante, elle fut très étonnée et reconnut, à la description que je lui en fis, l’esprit de son grandpère.
Elle me dit qu’en effet il s’était pendu, qu’il était très grand, très mince et que, lorsque quelques années après sa mort, on dut l’exhumer, pour des convenances de famille, le corps était, non décomposé, mais momifié, et noir comme de la suie. Il paraît que le terrain dans cette partie du cimetière produisait souvent de ces elïets-là.
J’avoue, Monsieur, que je suis restée absolument stu péfaite de cette dernière preuve, tout à fait inattendue et fort convaincante, à mon idée. LIVRES NOUVEAUX Qu’est-ce que la Vie ? Qui de nous la connaît ? Personne I Eh bien ! elle vient de nous être révélée ! Un nouvel ouvrage portant ce titre : la We,.nous fait connaître d’où nous venons, ce que nous sommes, où nous allons !...
Par lui, nous apprenons que nous 11e devons nos souf frances qu’à nous-mêmes, car depuis toujours, toujours... nous avons en ‘nous ce qu’il faut pour les atténuer, les guérir, et évoluer dans les meilleures conditions.
Cette oeuvre, due au spiritisme et obtenue par trois per sonnes de Douai (Nordj, et qui signent : Pillault, Jésupret, Béziat, est appelée à apporter une évolution grande, immense, dans la pensée humaine, et cela se comprendra .aisément par la réflexion suivante : Christ et les apôtres guérissaient.
Pourquoi ces guéri sons que l’on a appelées miraculeuses ne se produisentt-elles plus — à volonté presque — comme les obtenaient et Christ et les apôtres ? Pourquoi ? A cause du vice et du mal dans lesquels l’humanité se complaît ; à cause de notre faiblesse et de notre veulerie qui réfrènent notre activité, notre liberté et empêchent JL
LIVRES NOUVEAUX 275 i’exercice du libre arbitre, dont nous devrions jouir plei nement et sans restrictions, puisqu’il nous a été donné pour aller vers la perfection,terme final de l’évolution hu maine, terrienne; à cause de l’égoïsme, de la cupidité, de l'autoritarisme poussé à l’excès et produisant un secta risme haineux, vindicatif et même cruel — combien de victimes n’a-t-il pas conduits au bagne ou à une mort vio lente ? — à cause de l’injonction à une croyance déter minée et mystérieuse amenant à un servilisme avilissant, engendrant la rancune, la méchanceté, etc., tous défauts que nous devrions détruire en nous, et qui furent ceux que connurent et pratiquèrent les successeurs et les imi tateurs de Christ, et qui, sans doute, leur firent perdre le don de guérisseur, dont le souvenir de Christ et des apô tres leur valut l’autocratie presque mondiale à un moment donné.
Aujourd’hui, grâce à Dieu, tout le terrain perdu va être regagné, et ce que l’on traitait jadis de miraculeux, de mystérieux, va être mis au grand jour, et devenir aussi simple que naturel pour tous les humains. Ce livre la Vie en donne les premiers et véritables élé ments, aussi convions-nous tous ceux qui voudront s’en rendre un compte exact, à se procurer ce superbe ouvrage de philosophie scientifique et de puissante morale : La Vie, 3 fr.
5o franco par la poste. Livre de bibliothèque in-8° carré, papier vélin de 336 pages. Aperçu de quelques chapitres de l’ouvrage : La Couche Atmosphérique. La Couche Électrique. La Couche iviégalique. La Couche Prodique. Les Guérisons. Les Psychoses. Le Vibranisme. L’Extase post-mortem. Loi des Constances animiques de l’humanité et des ani malités " La Création des êtres humains et les Chutes décastrales. L’Homosexualité. — La Bestialité.
l’initiation 276 De la Criminalité et des fortes peines appliquées et souvent imméritées, etc. A tous mes visiteurs, j’offre gratuitement un opuscule contenant un certain nombre de maximes tirées de cet ou vrage et mes conseils à ceux qui souffrent. À toute personne qui m'en fait la demande, j’envoie cet opuscule contre la somme de 0 fr. 3o. Affranchir et adresser à M. Paul Pillault, à Douai (Nord).
L’ouvrage la Vie demandé directement à M. Paul Pil lault, faubourg de Valenciennes, Douai, contiendra, en carté, l’opuscule indiqué ci-dessus (3 fr. 5o). * * * Les Phénomènes psychiques et super-normaux (Leur obsservation, leur expérimentation), par le docteur. Paul Joire, professeur à l’institut Psycho-Physiologique de Paris. — Vigot frères, éditeurs, 23, place de l’Ècole-deMédecine, Paris. Un vol. in-8° carré avec 22 figures.
Prix..................................................................................6 fr. L'étude approfondie de l’hypnotisme a attiré l’attention sur des phénomènes qui semblent, d’une part, n’être que la continuation des phénomènes hypnotiques, et, d’autre part, se rattacher à des facultés de l’esprit humain jus qu’ici inconnues.
On entend fréquemment parler de ces phénomènes étranges, qui se produisent de temps en temps et ont, par leur apparence mystérieuse, le pouvoir de frapper vive ment l’imagination. Que faut-il penser de ces phénomènes, dont certaines personnes se moquent en niant leur réalité, et que d’au tres personnes, non moins sérieuses, affirment comme authentiques et même fréquents ?
Qui n’a entendu parler, par exemple, de ces faits de télépathie, dans lesquels une personne est mystérieuse ment avertie d’un événement qui se passe loin d’elle ? Des faits de lucidité, dans lesquels une personne a pu voir de loin des choses qu’elie ne pouvait connaître nor malement ? Quelquefois même un sujet lucide a- décrit avec exactitude un fait qui s’est réalisé plus tard dans ses moindres détails. D’autre part, certains sujets, que l’on
LIVRES NOUVEAUX 277 appelle médiums, ont produit des phénomènes qui sem blent en opposition avec des lois physiques actuellement connues : mouvements d’objets sans contact, production de sons.dont on ne peut trouver la cause, apparition de lueurs et de formes ayant l’apparence d’un fantôme. Tous ces faits, dont on s’entretient couramment, lais sent le plus souvent l’esprit indécis.
Certains esprits forts déclarent qu’ils n’existent pas et qu’il n’y a pas lieu de • s’en occuper. Mais des savants, plus sérieux, ont voulu les étudier pour connaître la vérité quelle qu’elle soit, et nous avons vu un des plus grands savants de l’Angle terre, William Crookes, affirmer leur réalité ; M. le pro fesseur Ch. Richet, membre de l’Académie de médecine, après les avoir longuement étudiés, s’est déclaré convaincu de leur authenticité.
De nombreux savants, après eux, se sont mis à les observer.
Les nier purement et simplement devient donc impos sible, et l’intérêt qu’ils présentent, par la révélation de forces jusqu’ici inconnues et par les conséquences aux quelles ils peuvent conduire, fait que leur étude s’impose non seulement aux hommes de science, mais à tout esprit capable de réfléchir. , Il faut donc aborder leur étude, comme on le ferait pour les phénomènes se rapportant à toute autre science ; discerner avec soin le vrai du faux et le certain de l’in certain; s'élever progressivement des faits les plus simples aux phénomènes les plus complexés, du connu à l’in connu; leur appliquer enfin une. méthode d’études rigou reusement scientifiques, qui permette d’établir cette science nouvelle sur une base certaine.
C’est ce qui a été fait dans ce livre, où tous les phénomènes psychiques sont étu diés dans une succession logique. Nous y trouvons d’abord les phénomènes anormaux qui touchent de plus près aux phénomènes hypnotiques ; puis les phénomènes de télépathie dont la variété est très grande. Ensuite l’auteur étudie les faits de lucidité, aux quels se rattachent ceux de vision dans le cristal, de pré monition, de prévision de l’avenir.
De là, il passé.aux phénomènes d’extériorisation de la force, mouvements d’objets sans contact,qui comprennent les phénomènes de hantise^ et de lévitation, et enfin les
l'initiation 278 phénomènes plus élevés encore de matérialisation d’appa ritions de formes, de fantômes, etc. Tous ces faits, exposés avec clarté et méthode, analysés et contrôlés avec soin, permettront à ceux qui veulent les approfondir d’aborder avec fruit leur étude et leur obser vation, .et à ceux qui n’y sont pas encore initiés de mieux se rendre compte de ces phénomènes et de l’état actuel de nos connaissances dans cette voie.
Charles Henry. — Psycho-biologie et Énergétique : essai sur un principe de méthodes intuitives de calcul, Paris, A. Hermann et fils, igog, 216 pages, grand in-8. Prix............................................................. . 6 francs.
La psycho-physique nous apprend que les représenta tions, c’est-à-dire les réactions sensitivo-motrices de l’or ganisme à l’excitant, sont, dans le cas d’organisations complexes comme la nôtre, des fonctions mathématiques complexes (logarithmiques) de l’excitant ; ces relations doivent se réduire à la proportionnalité dans des organi sations plus simples, adaptées ; dans ce dernier cas, la re présentation, devenue purement motrice et inconsciente, est objective en ce sens qu’elle est adéquate à l’excitant ; et cette objectivité est le caractère essentiel des processus instinctifs, qui sont l’équivalent d’une science rigoureuse.
De ià le problème que s’est posé l’auteur : Déterminer les lois dévolution des représentations objectives d’un indi vidu biologique, en partant des représentations les moins spécialisées ou les moins évoluées, celles de ses énergies propres.
Le point de départ de ce travail est donc la con ception énergétique de ¡’Univers combinée avec les résul tats de la psycho-physique et le développement de cette étude n’est que l’application de la théorie de l’évolution à un groupe de phénomènes psycho-biologiques, dont les plus complètes sont accessibles aux vérifications.de l’ex périence.
Ces représentations seraient même les faits pra tiquement les plus généraux possible, si l’on admet avec l’auteur l’hypothèse de Kant, modifiée selon les données de la psycho-biologie, d’après laquelle les lois de notre connaissance dépendent uniquement de notre organisaLIVRES NOUVEAUX 2-79 tion. Les applications physiques de la méthode semblent justifier cette manière de voir.
Les représentations énergétiques imposées à l’individu vivant pour sa conservation ainsi que le mécanisme de l’élément représentateur imposé par un principe de moindre variation dans la dépense énergétique sont pré cisés; et des spécialisations successives des représenta tions énergétiques de cet élément par d’autres éléments au cours de révolution se déduisent divers théorèmes, ¡es équations de dimension des diverses quantités physiques et, en raison des formes particulières des représentations de l’espace ou du temps, des valeurs remarquables des quantités physiques, valeurs analogues à ces valeurs par ticulières que l’expérimentateur détermine au laboratoire et dont l’interpolation permet le calcul des lois empiri ques.
La quantité de l’énergie et, en général, des autres quantités physiques est caractérisée par des nombres équi valents à ces quantités, mais de forme arithmétique ou algébrique différente, évoluant dans des limites et suivant des lois de groupement particulières.
C’est par cette voie qu’il est. possible d’atteindre les principes et les quantités fondamentales de la thermodynamique. Dans la deuxième partie de cette étude, l’auteur ap plique à divers problèmes la méthode intuitive de calcul qui résulte de cette théorie. En mécanique rationnelle, il calcule la loi du mouvement des projectiles, la formule complète du pendule simple, la loi approchée du mouve ment d'une masse sous l’action d’un jet d’eau.
En phys sico-chimie, il traite de l’équation de Van der Waals, de la dynamique des électrons, ét. des concordances de la nouvelle méthode avec les théories électro-magnétiques, enfin, de la loi de Dulong et Petit, qui ne serait que gros sièrement approchée; à ce propos, il calcule pour dévolu tion des masses atomiques une loi qui concorde avec celle - des masses connues et permettra d’en prévoir de nou velles.
En biologie, sont étudiées les courbes de croissance en poids, l’évolution du chimisme respiratoire, la loi psy cho-physique, sous sa forme complète, et les conséquences qui ressortent de l’évolution des énergies à force cons tante et à puissance constante pour la solution du pro blème général de la dynamogénie et de l’inhibition, con28o l’initiation séquences remarquablement vérifiées en optique physio logique et en acoustique' musicale.
En sociologie, des courbes de mortalité sont analysées au point de vue des conséquences énergétiques que la méthode des représen tations objectives permet de tirer des courbes statistiques. La Librairie du Merveilleux, 76, rue de Rennes, à Paris, envoie gratuitement, sur demande, son intéressant catalogue raisonné d’ouvrages neufs et d’occasion, relatifs à toutes les branches de Voccultisme.
Elle entreprend, sous les auspices de l'Ordre kabbalistiquede la Rose -}- Croix, la réimpression d’ouvrages raris simes, fondamentaux pour l’étude de l’occultisme, sous la rubrique : Les Classiques de ¿’Occulte.
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Dédiée aux amateurs de la vérité, par Lenain. Nouvelle édition revue et corrigée avec une lettre-préface de Papus. Le prix de cet ouvrage est fixé à 5 francs pour les sous cripteurs. A son apparition, il sera porté à 7 francs net.
Ce précieux manuel de Kabbale, presque introuvable, que les fervents adeptes conservent religieusement par devers eux, n’a rien de commun avec le Petit Albert, le Dragon Rouge et autres grimoires de la plus noire goétie. C’est un traité sublime de théurgie théorique et pratique, au moyen duquel chacun peut se mettre en rapport avec les plus pures essences de l’invisible et opérer les plus étonnants prodiges.
Composé à l’aide de manuscrits secrets transmis d’âge en âge par des associations mystérieuses, la Science caba listique de Lenain est le seul rituel authentique de magie chaldéenne qui ait vu le jour.
LIBRAIRIE DU MAGNÉTISME 281 L’auteur nous révèle tous les bons Génies, leur influence, leurs qualités élémentaires, les diverses parties de la sphère où ils' président, avec leurs révolutions sur les jours et les heures ; enfin leurs talismans merveilleux recueillis avec le plus grand soin sur des documents incommunicables, ainsi .que leur explication et la manière de les composer, pour qu’ils soient favorables à ceux qui les invoquent.
Cet ouvrage est d’une importance capitale pour l’étude de la Kabbale théorique et pratique; l’analyse détaillée en sera donnée dans le prochain numéro de VInitiation.
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282 l’initiation * ¥ ¥ Papus. — Conférences ésotériques. — Révision géné rale des Sciences occultes, — irô Série : 1908. — 1 vo lume in-8. Tirage très limité. Prix : 10 francs, à la Librai rie du Magnétisme, 23, rue Saint-Merri, Paris. 'L’œuvre de notre Maître s’épuise de jour en jour et ne sera pas réimprimée. Nous conseillons vivement à tous les occultistes d’acquérir ce travail, révision très complète des Sciences occultes-.
Ces conférences, superbement éditées, forment un volume sous couverture très artistique en trois couleurs, comprenant : i° un portrait inédit de Papus, médaille d’or au Salon; 20 l’ex-libris du Maître, dessin médianique du comte de Tromelin ; 3° un auto graphe.
Comme tous les ouvrages de l’auteur, les Conférences seront vendues à des prix très élevés en occasion. * ¥ ¥ Les Secrets de la Vie, édition spéciale pour la propa gande : 4 volumes brochés en un seul : Prix spécial : 10 p. 100 à la Librairie du Magnétisme, 23, rue SaintMerri, Paris, 4e. tû Force pensée. — Son action et son rôle dans la vie, Science mentale pratique, par Atkinson. 20 Hypnotisme. — Méthode parfaite, par Jackson.
3° Traitement magnétique. — Cours aux étudiants. Règles pour le développement de la puissance magné tique. Traitement à distance. 4° Cours de Magnétisme personnel. — De l’empire sur soi-même et dü développement des dispositions naturelles^ par Turnbull.
Le premier et le dernier ouvrage ont une importance considérable pour développer la volonté, apprendre à diriger ses forces, acquérir la confiance en soi et réunir les principaux moyens de réussite. Us complètent les tra vaux de Mulford, Vos forces et le moyen de les utiliser-, et Durville, Magnétisme personnel ou psychique.
Le, deuxième et le troisième sont destinés à ceux qui veulent pratiquer le Magnétisme et l’Hypnotlsme sans en con naître la technique.
LIBRAIRIE DU MAGNETISME 283 * + La Survivance de l’Ame, ou la Mort et la Renaissance chez les Êtres vivants. Études de Physiologie et d’Em bryologie philosophiques, avec planches et figures dans le texte, par L.-S. Fugairon, docteur ès science, et docteur en médecine. In-iS de 286 pages. Relié toile. Prix : 4 francs, à la Librairie dît Magnétisme, 2 3, rue SaintMerri, Paris.
Pour l’auteur, la survivance de l'âme n’est pas un sujet de métaphysique ou de théodicée, mais un sujet d’histoire naturelle. « C’est, dit-il, par l’observation des faits, par l’expérimentation-biologique, par la méditation des phé nomènes physiologiques et embryologiques que le pro blème doit être résolu »; et c’est ainsi qu’il le traite.
Il n’est donc pas question ici de peines ou de récompenses futures et même d’immortalité, au sens propre du mot; l’auteur ne va pas aussi l,oin. Pour résoudre ce problème, il faut d’abord chercher à savoir .ce que c’est que la matière, et si parallèlement à elle il existe une autre substance appelée esprit. A proprement ■dire, le docteur Fugairon nie l'existence de l’esprit et celle dé la matière.
Pour lui, ce sont deux abstractions, car la réalité concrète est à la fois l’un et l’autre, et tout se résout finalement en ultimates ou monades susceptibles de se développer, qui, elles aussi, sont esprit et matière.
Écrit avec un très rare talent d’érudition, quoique dans un style simple et à la portée du plus grand nombre, cet ouvrage'de. haute spiritualité, malgré ses théories un peu compliquées, servira certainement de base scientifique.à la psychologie de l’avenir. * Jlt * L’Au-delà et ses Problèmes- — Thèse magique et Cla vicules, par Ch. Lancelin, avec préface de. Michel de Mon taigne, et 10 figures dans le texte. In-18, de Soi pages, relié toile.
Prix : 3 fr. 5o. Il a été tiré 20 exemplaires sur papier de luxe, reliure amateur. , Prix : 10. francs à la .Librairie du Magnétisme, 23, rue Saint-Merri, Paris. L’auteur, avantageusement connu des lettrés par plu sieurs romans et un théâtre assez considérable, et des
l'initîatîon 284 occultistes par la Trilogie de Shatan, a produit ici un ouvrage extrêmement curieux- — Après, un récit qui est comme la mise en œuvre de toutes les forces ignorées du public, récit basé sur l’occultisme, il en reprend une à une toutes les affirmations; et, dans un véritable traité de vulgarisation des phénomènes occultes, il passe succes sivement en revue les évocations des morts, les fantômes des vivants, la psychométrie, la télépathie, la voyance, la magie, la divination, l’alchimie, etc.; en établissant la réalité, non par le raisonnement, mais par des faits con trôlables.
Bien plus, voulant donner une preuvd'absolue de l’existence de tous ces phénomènes que repousse encore la science ordinaire, il analyse tout particulière ment un ordre de faits relativement assez simple : la voyance, et dans une étude très documentée, il indique la composition des principaux miroirs magiques., établit la théorie scientifique de la vision dans l’au-delà et donne, au point de vue pratique, toutes les indications néces saires, même les formules, pour que chacun puisse tenter l’expérience. **• * + Pour devenir Occultiste. — Premiers éléments d’Occultisme, par Joanny Bkicaud.
In-18 de 72 pages, avec figures. Prix : ï franc, à la Librairie du Magnétisme, s3, rue Saint-Merri, Paris. Petit ouvrage de propagande dont le titre indique assez l’objet.
Il contient 11 chapitres traitant successivement de [’Historique sommaire de l'Occultisme, de la Théorie de l'Occultisme, de la Constitution de l’homme, du Corps astral, du Plan astral, des Élémentals, de la Mort et de ses Mystères, des Auras et images astrales, de ['Occul tisme pratique; enfin, un Petit vocabulaire des termes les plus couramment employés et une Bibliographie donnant la liste des principaux ouvrages à étudier pour connaître à fond la matière de l’occultisme, termine cette intéressante description. ‘ * ¥ * La Force psychique, l’Agent magnétique et les Instru ments servant à les mesurer, par le docteur Bonnaymé. Avec préface de H. Ditrville et 73 figures dans le texte.
... . - ’ ' '•.. •.---• TT'- •V • L'. 1 ■ ■■■ LIBRAIRIE DU MAGNÉTISME 285 2e édition, in-18 de 220 pages, relié. Prix : 3 francs, à la Librairie du Magnétisme, 23, rue Saint-Merri, Paris.
Après avoir exposé ce que l’on entend par Force psy chique et Agent magnétique, il montre que cette force, cet agent a été observé dans tous les temps, puis il étudie longuement les divers Instruments servant à les mesurer, ou plus exactement à constater leur action.
Il étudie tout particùlièremerît le Dynamoscope et le Bioscope du docteur Collongues, les Appareils de Lafon taine et de Boirac, le Magnétomètre de l’abbé Fortin, le Galvanomètre de M. de Puyfontaine, les Appareils de Crookes, le Biomètre de Baraduc, le Sthénomètre de Joire, le Pendule de Thore et les Moteurs à fluide du comte de Tromelin. * * Comte de Tromelin. — Le Fluide humain. Lois et Propriétés.
La Science de mouvoir la matière sans être médium. Nombreux appareils permettant de faire tourner des petits moteurs sans contact. In-8 de 83 pages, avec planche hors texte. Prix : 1 fr. 5o à la Librairie du Magnétisme, 28, rue Saint-Merri, Paris. Dans La Force psychique, P Agent magnétique et les Instruments servant à le mesurer, le docteur Bonnaymé consacre, un chapitre à quelques-uns des appareils de M. de Tromelin.
Dans le Fluide humain, l’auteur décrit un grand nombre d’appareils très faciles à monter, sans aucune dépense, qui se meuvent sous l’action de la main présentée à distance. En dehors de cette description, il fait un historique et donne sur le fluide magnétique des considérations de la plus haute importance. fl* . H. Durville. — Magnétisme personnel. Éducation de la Pensée.
Développement de la Volonté. — Pour être Heureux,- Fort, Bien Portant et Réussir en Tout. Vol. rel. souple, 2e édit., avec Têtes de Chap., Vignettes, Portraits et 32 Fig. explicatives, àja Librairie du Magnétisme, 23,. rue Saint-Merri, Paris. Prix ; 10 francs. ' La première partie, théorique, renseigne très clairement sur les questions générales de l’influence personnelle, de
l’initiation ' 286 la constitution de la matière, de l’homme magnétique et non magnétique, de la Pensée et de sa formation. Les Pen sées forment autour de l’homme une sorte de coque, une aura, ce qui explique les phénomènes de suggestion, d’an tipathie, de sympathie, d’influence bénéfique ou maléfique.
Nous agissons ainsi les uns sur les autres : apprendre à diriger cette action, à s’en servir, telle est la tâche impor tante etnécessaire pour qui veut progresser, agir et ne point subir passivement la domination des autres. M. Durville consacre à cette pratique la seconde -partie de son ouvrage.
Il démontre quel est le pouvoir, quelle est la force intense de la Volonté déterminés vers ie bien, ferme et croyante en sa puissance ; il formule, à la suite des penseurs et des philosophes religieux, les règles prin cipales que doit s’imposer celui qui désire acquérir ou dé velopper la puissance personnelle : Aimons-nous les uns les aïitres ; faisons du bien à, ceux qui nous font du mal • sachons nous isoler mentalement et physiquement afin de concentrer notre pensée, d’affermir notre vouloir, d’en traîner notre force ; pratiquons la méditation rigoureuse, sévère et élevée.
Apprenons à respirer profondément et rythmiquement, à fixer savamment le regard, selon ¡es procédés détaillés que nous donne l’auteur, et peu à peu, le courage, l’intelligence lucide, l’inébranlable fermeté dans le cours de l’existence et des événements, s’implanteront en l’esprit à la place de la crainte, du doute, de l’impul sivité et de la faiblesse de caractère.
La suggestion, l’auto suggestion surtout, consistant à « cultiver » patiemment une idée, à se la représenter, amènent à réaliser l’image, par conséquent à atteindre le but que l’on s’était fixé.
PRIME A NOS LECTEURS Nous rappelons à nos lecteurs que le Journal du ma gnétisme, qui devient mensuel, est donné à titre de prime absolument gratuite, à tous les abonnés de \’Initiation à ia condition qu’ils s’abonnent directement à l’administration de ^Initiation, a3, rue Saint-Merri, sans passer par un intermédiaire. Le Journal du magnétisme forme, à la fin
EPRATA 287 de l’année, un volume de 792 pages, superbement illustré et tiré sur beau papier, recueil d’une très grande valeur par les documents qu’il contient. Ainsi, nos lecteurs de France, pour 10 francs par an et ceux de l’étranger, pour 12 francs,, recevront régulièrement l'initiation et le Journal du magnétisme, revues les plus importantes du Mouvement spiritualiste.
ERRATA De regrettables fautes d’impression dénaturent le sens de mon article (numéro de janvier) et surtout de mes notes bibliographiques (numéro de février). Le lecteur est prié de rétablir ainsi le texte : N° de janvier, page 62, ligne 14, lire : »on-manifestes, au lieu de : nous-manifestes. Page 62, ligne 18, lire : comme l'enseignait Strada et comme l’enseignent... au lieu de : comme Renseignent...
N° de février, pages 186 et suivantes,- lire : van Gennep, au lieu de : von Gennep. Page 186, ligne 22, lire : qui se publie, au lieu de : qui ce publie. Page 187, ligne 21, lire : on semble, au lieu de : on ne semble. Page 187, ligne 23, lire : en soi l'absolu, au lieu de : en soi, l'absolu. Page 188, ligne 7, lire : Ellfs, au lieu de : Ellés. Page 188, ligne 25, lire : possibles, au lieu de : pénibles.
Page 189, lignes 10 et 11, lire : et l'émotion religieuse, au lieu de : et l'évolution religieuse. Page 189, ligne 24, lire : Arthur de Gravillon, au lieu de Arthur Gravillon. Page 189, ligne 3o, lire : du moins, surtout, au lieu de : àü moins surtout. Page 190, ligne tq, lire: laïques, — ceux , au Heu de : laïques, ceux. Page 190, ligne a5, lire : pronostiquer, au lieu de : dia gnostiquer. J. B.
l’initiation INSTRUMENTS MAGIQUES Construction de tout appareil ayant trait à la Science occulte ou autre. (Baguettes magiques, miroirs magiques, biomètres, etc.). Construction d’appareils sur une idée donnée ou sur un plan. JLÉO1VIS, 3i, rue des Pyrénées, Paris 20e. ORDRE MARTINISTE Le Président du Sup. Conseil étant sur le point de partir en voyage a constitué un Comité spécial, muni de pleins pouvoirs, pour prendre, pendant son absence, toutes les décisions utiles à ¡’Ordre. Ce Comité est présidé par le F.-. Dubourg, M.-. S.-. C.'. Le Gérant : Encaisse. Paris. — Imprimerie E.Arræult et Cie, 9, rue N. D.-de-Lorette.
*< v * ( ’'x “'te *“■ * & *->,V »' Collection illustrée!des-» Pour Co'mtíattre - > à AvA- .'•/■■--■ y;Æ«î8^^yis&TOigw i-remme, ceiie-oi, te meaeoiu ae son<iiparyev ue ses.enwnts „ ,t, Les'PourDeuentr,.
Pour-Paire ; constituèntsdefVéwaSisê.traitéâ'technïqüëSf/tifébii'â'ü il Dfàtiaues. *- - % 1 ‘ . -/ -V-Í A1« , . ■eTè'pQriraiis , ¡édecuie usnell .chent en de-le W verses nialac^ès 1 presque p¿rtóut;s it "la nature' là-cau ^mployei poùr M'évït an-devient le inédecuri ... ______ v .. ;ratuitement à ;la .disposiuon--mew|n^le^.dn^éj — -“-“.^-r ,.• ■" -! —..■T.:—----•—.- --. »... . -. .■’-.- et les guérir. ;C’est la médecme^dedarJâh.iiller^Avetiâj Lé^Colléction des PourîComb'attré\Pour^je‘dëfl ï'.-'î figureËyitétes-^ae.Qhapitresiet'VigAeit^'fôsjtéçialesj ; .- -•. dU'sMagaétvsme^i Rayons -li^ajyÂaiMîhtaié^ " ^Applications^ - '-’, - . -■■ ’.- • * ■~i'. .'••¿•fceiirPour Combattre. -traitent ■sgécialemehtVde . de^S'moyens-tirés du Magnêtisn^efidî^.'M■* ’ ““ “2l - gratuitement à la disposition de-4btïtdw ■--••-.ressymptômes-des.maladies,-Fauteu^e’ > ■ et les-guérir.-rC’-est.la. médecine. de^.laÿaAiille^Ay.etiéX1-^!^mprrclevîexu le inédeci^ sa-ferume, celle-Ci, lejnédecm de sonçiïTaiwt de^se^fen^nts _ - ’ ' . , ouprâtiques *- \A „1 ' "’¿¡C ,-j ..Rédiges dans un style simple et.concis, avecT.es Conseils-et;deS’ExfeHï^fe&r’be’s^ K-Ào.u.vra'ges!de;Propagandeiet.de,'Vulgamationreqdrontd’imniensesrseryïé,ês-' àiiX-ifiaràfdë'^-^ aux médecins et aux chercheurs.
J » Voici la liste des opvragesparüs : 1 1 * Pour combattre les Maladies pur ¿'Application de F Aimant, 13f’Étâmôm'<a^cJf* 9 Portraits et 19 Figures, par fl.
Durvijlle ( _c , ' v$£ .w;.:.Pour.-.'Coînbattr.e.. les ■M.b.ladies:pat.;:ie-¿Magnétisme. ::HumaJXi *<'N.oti'ons/igéfiéra'lè^qï^ ^poVùfc’céux'qüi'ont-des'malades.-à guérir,-avec-S big., par H'.
' Pour combattre ¿ Anémie, 1 Anémie cérébrale, la Chlorose,2‘,;édftiohx0arxH.'I)uRvjLL'^i-æ,^^ïîi :.s>v'Pour.coml>atlre les Maladies par les Simples. — lEtude.aijK^^Kpropriétéçia^dpî^^a^aÿi^ Jiales^deTôO plantes les plus conaues^et les plus usuelles, ¿d-aprèsVunei "3 Figures, pai H Durviixe. , , 1 V „ — Le Lime des Mères^ Conseils- de Médecine v ’/ ¡* >*4«a ... „„Jq,_ ~___________________ - - - 3e 1 enfant Ouvragq, couronné Tu^ConctJurSf i £ urtw''ers"el(dej(Ënfa‘nce, par.le^dbcteur J Gérard, 2’ Edition, avec Portrait de rAiïteiAi-^.-t-' <• * i f"STRbtt»vcawoâfÎrieiKlefeM^ladtesip^de^M-âgnbtisme::desiani'âiô-U2E^^xh\aitefa%('i' »a» MS IfW 11^ ■B?-- CS3n? *Û\ J ÏW1 * yilOS Î<^^®^'ri^RVéh^ottons^de thérapeutique et.■des¿lndications .súr les¿,préparatiónSím'é^.i$i:náies',ipara l A lr -A.
Cahaghhi, 2« Edition, avec Notes biographiques et portrait dé 1 Aifteur % ¿ J h ->;Pour't combattre les Maladies par Suggestion et Auto-Suggestion, se'debarrasser . A® sès,mauvaises-habitudes, prendte de 1 Energie et de la Confiance en soi, -dominer;./ k'^^i'i?^;i..^Æ1|lesâiÛ|trep-.'eVévi^ef';leurs..Suggesyons, aveces Figures, par H. Iíurviixe.-............ ..c.->.... ^Po&Péombtâtre la>Mortalité ipfantile. — Io 1 Cnn«.
PÆWfcJ'’*4 w æHy&èneipoiif * la santé-dé la mère et de 1 WhF \' " i> Figures'(Extrait"de la^Phyhtquétiîiâgnéhquef, par H. jWavinu^Jt i Pour eombaitie lAsthme? l’Emphyselhe pulmonaire, rEssouffléhieüRWmpp^ |KË>, > 2’ édit par H Dus ville J ¿ ~ ' A- Pour combattre les maladies duVœoir, Péricardite, Endocar^te^ÿdb^dit^l z trophies Angine de poitrine?
Palpitations-^ Syncope, Dé/'aîllâhcé^yeq^ÇigR' H. jDurvjlùs y< * •'íwáRtóléf IKSslOï1- ', Pour combattre la ConstipationRavec 1 Figure, par B - PûKftEaîEÿ’»' i^XÆ>î® gSK-Sp m /pour combattre les Crampes. — -Crapipemes Æcnvatns, ií.'^rí ‘ lómeles -Les Spasmes et le Ti emblement, par.^/DtiRVÇuCE.- ’ r 1 A/ X,'j- Pour com&attre le Mal de Dents et les Maladies de4a ’ > titiop et éviter les accidents,qui en^^tja'-conséduence, pat IR; »wstews?;>■■■pdïif 'c-ombattr^-laI)RatationJ>le^éátó'mnc;i.avee?l---Krgai:eyí¡ KaKE^Vic *; pour- com&atlrèTEntorsé et lescEoulures. -pur le doctein-Æ l&MBM^asrjg .pour ■ rcombaítre/íle^-'Á^aladies - áJSst®xnac...:-Gastihq; J.r« J^fflK^S'sS^ÏIvspépsioj 'Cauchemars^ii2p^dition-.avec-l:Fxî'û3;e-..piiE4felij.'Miw pour' coïn’baiireiiesiMaladies -des -Femmes..■.■evk^iíM'aJ fe^J^'^4L-atêtrorragie;<Ménoïtcagie<.—-HJ-j>Leugajh^fc:.(0.e»;j:s..pfe(iM3aI djfctnk-, O/'ànte, Sal^ingitfeXJDéi.atJOtíB --rAb-nopaC^ unieren} ^^Km^jfesÿ.'PiiUr.cütnMtlreyley-.Accidentstdé.ï^ÆiÎPSXgss.ej^aj^tfei^qa; J^^^gW^ifea.^de--‘-.c.o.uch.éssp.aT.¿HrL>nnvii.¿E^^^^';.>;^»3'^^fe\‘ ^§^^^g^gRrPútz;;’..¿m?ibaVre:¿g&:'Hénaórr.o'ídegÍE>t^lv's¿Élikébi,fes^p^H^; f ^Figuro, <• î '^M^j^treja IRTL-iur'ûlik. ■-. L, TtPoiin^bdmVaitrc/Její-Baxsi^ A’ij j7j*** »' htinp’S / lllll ■)î; T