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L'Initiation Revue philosophique des Hautes Etudes PUBLIÉE MENSUELLEMENT SOUS LA DIRECTION 01 78— VOLUME. — 22m* ANNEE SOMMAIRE DU N° 5 (Février 1908) PARTIE EXOTÉRIQUE Lettre à un débutant (suite) (p. 97 à 101) G. Phaneg. PARTIE PHILOSOPHIQUE Le Congrès de rgo8 (p. 102 à 104). ..... Papas. Essai d'une synthèse ésotérique (p. io5 à i3i). . Franlac. Recherches expérimentales sur le corps astral (p. 1S2 à 149) # . . Dur ville.
L'apostolat de saint Jacques (p. i5o à i5g) ... Un groupe spiritualiste. Les rêves phophètiques (p. 160 à 172) G. Pinçon, PARTIE INITIATIQUE Le voyage de Kosti (suite) (p. 173 à 181) . . . Eckartshausen. PARTIE LITTÉRAIRE A Alta (p. 182) ............ Charles Dubour. Un secret par mois. — Défense contre l'envoûtement. — Est-ce un rêve prémonitoire? — Bibliographie. — Conférences. — Revue des Livres. Livres nouveaux.
Tout ce qui concerne la Rédaction et les Échanges doit âtre adressé 5, me de Savoie, à Paris- VIe. Téléphone — 816-09 Tout ce qui concerne l'Administration: ABONNEMENTS, VENTE AU NUMÉRO, ANNONCES doit être adressé à la LIBRAIRIE INITIATIQUE PARIS — -23, Rue Sainl-Merri, 23 — PARIS
PROGRAMME Les Doctrines matérialistes ont vécu. Elles ont voulu détruire les principes éternels qui sont l'essence de la Société, de la Politique et de la Religion ; mais elles n'ont abouti qu'à de vaines et stériles négations. La Science expéri mentale a conduit les savants malgré eut dans le domaine des forces purement spirituelles par l'hypnotisme et la suggestion à distance.
Effrayes des résultats de leurs propres expériences, les Matérialistes en arrivent à les nier. L'Initiation est l'organe principal de cette renaissance spiritua lité dont les efforts tendent : Dans là Science, à constituer la Synthèse en appliquant la méthode analogique des anciens aux découvertes analytiques des expérimentateurs contemporains.
Dans la Religion, à donner une base solide à la Morale par la découverte d'un même ésotérisme caché au fond de tous les cultes. Dans la Philosophie, à sortir des méthodes purement méta physiques des Universitaires, à sortir des méthodes purement physiques des positivistes pour unir dans une Synthèse unique la Science et la Foi, le Visible et l'Occulte, la Physique et la Métaphysique.
Au point de vue social, l'Initiation adhère au programme de lOutes les revues et sociétés qui défendent l'arbitrage contre l'arbitraire, aujourd'hui en vigueur, et qui luttent contre les deux grands fléaux contemporains : le cléricalisme et le sectarisme sous toutes leurs formes ainsi que la misère.
Enfin l'Initiation étudie impartialement tous les phénomènes du Spiritisme, de l'Hypnotisme et de la Magie phénomènes déjà connus et pratiqués dès longtemps en Orient et surtout dans l'Inde. L'Initiation expose les opinions de toutes les écoles, mais n'appartient exclusivement à aucune. Elle compte, parmi ses 60 rédacteurs, les auteurs les plus instruits dans chaque branch* de ces curieuses études.
La première partie (Exotêrique) expose aux lectrices ces ques tions d'une manière qu'elles savent toujours apprécier. La seconde partie (Philosophique et Scientifique) s'adresse à ous les gens du monde instruits. Enfin, la troisième partie de la Revue (Initiatique) contient les articles destinés aux lecteurs déjà familiarisés avec les études de Science Occulte.
L Initiation parait régulièrement à la fin de chaque mois et compte déjà vingt années d'existence. — Abonnement : 10 francs par an. (Les collections des huit premières années sont absolument épuisées.)
PARTIE EXOTÉRIQUE LETTRE A UN DÉBUTANT Mon cher Ami, Vous me dites que ma dernière lettre sur la mort vous a intéressé, mais vous ne me demandez pas si l'expérimentation ne peut pas conduire le débutant à cette absolue certitude de la survie, à laquelle tous les maîtres attachent tant d'importance. Franchement, je ne le pense pas.
Je suis persuadé que, dans les premières années, il est de beaucoup préférable pour l'étudiant de ne pas faire d'expéri mentation, voici pourquoi. Lorsque l'Etre commence à ressentir en lui le désir réel de comprendre quelque chose à l'Énigme de l'Univers lorsqu'il vient à la science secrète, qui seule peut le satisfaire, il sort de l'école ou d'un milieu dont les instructions l'ont rendu tout à fait impropre à ces études.
L'éducation, l'influence de l'hérédité fa miliale, l'instruction qui a pour ainsi dire couvert entièrement la page blanche de son cerveau, d'un mé lange hétéroclite de connaissances superficielles et in complètes au point de vue occulte, tout cela constitue un obstacle terrible pour le nouvel initiable. Si, dans 7
98 l'initiation [février cet état, il fait de l'expérimentation à l'aide d'un médium, de deux choses l'une : ou il croira les phéno mènes truqués ou dans le cas contraire ils produiront sur son cerveau l'effet d'une pierre sur la glace. L'impression sera trop forte, et de même que la glace brisée par la pierre se refermera quelque temps après, de même sous les objections de son intelli gence le doute apparaîtra.
Nous avons la preuve de ce fait dans beaucoup de savants qui depuis vingt ans ont fait les plus belles expériences, ont vu le royaume des morts, sans pour cela être convaincus. Ils doutent toujours parce que sans cesse, à chaque résultat nouveau, une objection scientifique nouvelle se présente. Il y a, je le sais, quelques exceptions; elles ne font que confirmer la règle.
Mais si au contraire, l'étudiant travaille les théories et surtout se travaille lui-même, cherche à se con naître, à remplir de son mieux tous les petits devoirs journaliers, s'exerce à penser moins à lui et davan tage aux autres, alors peu à peu l'influence du passé s'atténue, le cerveau se débarrasse de ses idées faus sées ; il se calme et l'Être à ce moment commence à pouvoir se passer de médium.
Ses amis invisibles l'exercent, affinent ses organismes et le rendent peu à peu capable de voir par lui-même dans le monde des esprits Je puis vous affirmer, mon cher ami, qu'à ce moment l'expérimentation personnelle aura un tel degré de certitude, que vous saurez et ne pourrez plus douter. Ceci m'amène à continuer à vous dire au sujet de
IÇOSj LETTRE A UN DEBUTANT Qg la mort ce qu'on a bien voulu me dire à moi-même, ou me montrer, espérant qu'un jour aussi vous aurez les mêmes instructions. Je vous disais dans une précédente lettre que le sommeil et l'état de rêve devaient être étudiés si l'on voulait comprendre un peu ce que c'est que la mort.
La vraie et utile expérimentation personnelle, la voilà; c'est analogi quement dans le sommeil et le rêve que nous trou verons les plus grands enseignements sur la mort. C'est dans l'état intermédiaire que nous aurons les meilleures preuves à ce sujet. Vous étudiez en ce moment les théories du docteur Luys et de Papus sur le sommeil.
Je ne vous les résumerai donc pas; vous savez aussi que lorsque l'Esprit conscient n'a plus assez de force nerveuse pour se communiquer dans le plan matériel à l'aide de notre corps physique, il abandonne ce dernier, et après un intervalle plus ou moins long, il actionne l'organisme Astral et com mence à agir dans ce plan. A ce moment, il est dans un certain état astral très près de la matière physique.
D'après son degré d'évolution, la volonté de ses guides, ou simplement la dernière pensée qa'il a eue avant de s'endormir, l'Être humain pénètre alors dans différents appartements de l'Invisible et parfois dars le plan où évoluent les morts. La première chose à faire qui soit dans nos possibi lités, c'est de nous habituer à reconnaître les divers sortes de rêves.
D'une façon générale, vous savez, cher ami, que ce que nous appelons au réveil avoir rêvé n'est que le résultat d'une impression sur notre cerveau physique des sensations, des sentiments, des
ioo l'initiation pensées ou des actes de notre Moi, agissant dans le corps astral. La conscience, la personnalité a pendant le sommeil de l'organisme physique, toute une vie intense — dans un autre état. Eh bien ! comme il y a un corps physique, un corps fluidique et un esprit, il y a des rêves physiques, des rêves , astraux et des rêves spirituels.
Les rêves physiques peuvent être causés par l'état de l'estomac, le travail cellulaire, des impressions extérieures, bruits, odeurs, contacts, agissant sur notre cerveau qui, bien que privé de la plus grande partie de la force nerveuse, en conserve cependant assez pour recevoir des impressions. Les rêves astraux sont bien plus importants.
Ils compren nent la perception des clichés d'avenir, le souvenir des vies antérieures, la vision des images d'enseigne ments, les actes les plus compliqués de notre vie invi sible, les voyages dans l'astral de la terre et des autres planètes, les relations avec les êtres humains vivant dans le même état, ou privés par la mort de leur véhicule physique, etc. Les rêves spirituels que bien rarement notre cerveau physique reflète clairement, sont les plus utiles pour notre évolution.
C'est dans dans cet état qu'il est parfois permis de recevoir les rayons du soleil spirituel, qui viennent nous apporter la Paix du cœur, nous enflammer du désir de nous fondre en le Divin Principe de la Vie et dont le sou venir est souvent ineffaçable. Je vous en parlerai plus tard à la fin de notre correspondance.
Donc s'habituer peu à peu à reconnaître ces différents rêves, voilà comment vous devez commencer, si vous voulez bien suivre mon conseil et renoncer à
LETTRE A UN DÉBUTANT 101 l'expérimentation par Médium.
Ensuite lorsque votre travail personnel sera assez avancé, lorsque vos amis invisibles auront suffisamment affiné votre corps astral, que votre Esprit aura cessé de youloirtout faire par lui-même, et aura compris la nécessité d'appeler à lui les forces divines et de ne rien faire contre la volonté du ciel, alors il vous sera donné de voir les morts, de les toucher, de constater la matérialité de leurs corps et qu'en donnant une poignée de main à un ami disparu, vous avez absolument la même sen sation que lorsqu'il vivait sur terre.
Vous pourrez voir d'un côté votre corps physique profondément endormi sur le lit et de l'autre un Esprit avec lequel vous causerez facilement. Enfin, bien des mystères vous seront ainsi révélés.
Je puis vous l'affirmer, si vous savez attendre et être soumis, les plus belles récompenses vous sont promises, et vous saurez alors ce que valent les certitudes humaines auprès des certitudes absolues spirituelles, quand vous aurez quitté pour toujours les royaumes du Dante. Bien à vous. (A suivre.) G. Phaneg.
PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute Ecole, sans aucune distinction, et chacun d'eux conserve la responsabilité exclusive de ses idées. Première base du Congrès spiritualisîe de 1908 Lç voyageur qui après une course pénible atteint un sommet de montagne s'arrête avec plaisir pour embrasser d'un coup d'ceil le chemin parcouru.
C'est ainsi qu'il est bon au bout de plusieurs années d'etforts de résumer le résultat acquis et c'est pour une telle œuvre que les congrès sont utiles. Mais le propre d'un congrès bien organisé c'est d'éviter tout sectarisme et de faire appel à toutes les bonnes volontés en vue de l'intérêt supérieur.
Voilà pourquoi c'est un large congrès spiritual iste que nous voulons organiser en juin 1908 en groupant pendant quelques séances les forces actuellement éparses. Ce sont les sociétés et les journaux occultistes qui organiseront ce Congrès spiritualiste, mais en ou vrant toutes grandes les portes à nos confrères spirites et magnétiseurs.
Nous ne sommes pas de ceux qui rougissent de leurs frères de combat, et si les spirites nous ont trouvé à leurs côtés chaque fois qu'il s'est agi de li vrer bataille pour la défense de l'idéalisme, nous ne voulons pas, bien que ne partageant pas toutes leurs idées, traiter nos frères spirites en profanes comme
LE CONGRÈS DE I908 I<)3 le font les prétendus savants s'occupant de psychisme et nous serons fiers de consacrer une section de notre Congrès au spiritisme vrai en faisant appel aux écrivains spirites pour la direction de cette section.
De même qu'on a voulu oublier les services consi dérables rendus à la cause spiritualiste parles spirites, on a traité dédaigneusement les efforts désintéressés des magnétiseurs auxquels l'hypnotisme est rede vable de son existence et de ses succès. Une section magnétique sera donc créée dans notre congrès pour centraliser les résultats actuellement acquis enFrance et à l'étranger.
Enfin il est urgent que les Français rattachés aux formations maçonniques soient mis à même d'éta blir un parallèle entre la véritable franc-maçonnerie traditionnelle et le spiritualiste et les extraits d'igno rance et d'erreurs qu'on débite en France sous cou leur maçonnique.
Aussi sans tenir comptedes injures ni des prétentions à la régularité exclusive de ceux qui ne seraient reçus dans aucune loge sérieuse de l'étranger, allons-nous organiser un Convent de Rites spiritualistes dont les loges proclament en tête de leurs Pi. Le Grand Arch. de l'Un. Notre F. D. Teder 33° aura la haute direction de cette importante section.
Des tenues blanches alternant avec les tenues ré servées permettront à tous nos adhérents d'assister aux fêtes maçonniques données à cette occasion. Pour terminer l'organisation préliminaire rappe lons la nécessité d'une entente commerciale entre les divers éditeurs s'occupant de publications occultistes,
104 l'initiation magnétiques et spirites. Une section de propagande sera établie pour rechercher les bases possibles d'une telle entente. Dès maintenant le Voile d'Isis va centraliser, sous la direction du jeune Chacornac, toute la partie administrative du futur Congrès. L'Initiation va présider au groupement des Écoles occultistes. Le Journal du Magnétisme va s'occuper de la sec tion magnétique du Congrès, sous la direction de Durville.
La revue Hiram organisera le Convent maçonnique en faisant appel aux suprêmes conseils amis et aux autres à l'occasion . Enfin nous ferons d'ici un mois les démarches en vue de l'appui d'un ou de plusieurs journaux spi rites. Pour le moment nous ne voulons aucune sous cription.
Selon nos habitudes nous organiserons tout à nos frais pour commencer et nous ne ferons appel à nos lecteurs que lorsque nous aurons la certitude d'une réussite à peu près certaine (i). Papus. (i) Les réunions du Congrès auront lieu le dimanche 7 juin (2 séances), lundi 8 (3 séances) et mardi g (2 séances). Eicur sion le mercredi.
I Essai d'une synthèse ésotérique — Dieu est l'Être qui a été, qui est et qui sera. Il est le Principe de Tout. — Tout ce qui a été, qui est et qui sera est en lui, rien n'est en dehors de Lui. — Ce que nous appelons Bien et Mal sont donc aussi en Lui.
Mais ce qui est Mal ne provient pas directement de Lui : il provient des actes de certaines créatures auxquelles Dieu a laissé la Liberté, le Libre arbitre, la Volonté; créatures de la hiérarchie angélique et de la hiérarchie hominale. — Sans cette Liberté, les créatures divines n'au raient pas eu à choisir entre le Bien et le Mal ; Dieu les aurait dirigées lui-même. — Ce que nous appelons mal, n'est pour nous qu'une apparence, une ombre, opposée à ce que nous appelons Bien.
Ce mal a plus ou moins d'importance suivant la créature qui se le figure ou qui l'a engendré. Et la créature est toujours libre de délaisser le Mal pour retourner au Bien, libre de faire alliance avec le Destin ou avec la Providence, libre de se plonger dans les bouillonnements de la Maya illusionniste ou
io6 l'initiation d atteindre les rivages de la Paix dans la grande Vie Universelle d'amour. — Dieu, dans son ardent Amour, a émané de Lui (non pas créé) plusieurs catégories d'êtres, que l'on peut, d'une façon générale, classer en : i° hiérarchie des grandes Puissances; 2» hiérarchie nominale; 3° hiérarchie angélique ; 4° hiérarchie élémentale. — Les êtres des trois premières catégories ont été émanés en possession de leur Liberté ou Libre ar bitre et de leur Volonté.
Ils constituent ce qu'on appelle : i° le Monde Divin; 2° le Monda spiri tuel. — Les êtres de la quatrième catégorie ne jouissent pas de la Liberté; ils sont soumis à l'influence des êtres composant les trois premières catégories. Ils constituent le Monde de la grand?
Lumière Univer selle dont les sept échelons forment les sept différents états de la Matière Universelle, depuis les plus purs, qui ne peuvent pas tomber sous nos sens grossiers actuels, jusqu'aux plus concentrés, plus matérialisés, qui composent les Mondes physiques, comme notre Terre par exemple. — Les premiers échelons de la matière Une forment ce qu'on appelle le Monde Astral, les autres forment les ^Mondes physiques. — Les êtres de cette quatrième catégorie, ou de la grande Lumière, sont en nombre prodigieux; leur ensemble forme le corps astral et le corps physique Divin.
Chacun de ces êtres a sa vie propre (Force) et son corps fluide (Matière). — Il ne peut donc exister de Matière sans Force,
essai d'une synthèse ésotérique 107 ni de Force sans Matière, puisque la plus petite quan tité de matière que l'on puisse imaginer provient de l'immense corps de Dieu, lequel est animé de la Vie ou grande Force Vitale Universelle. — La Matière n'est donc qu'une apparence 1 il n'y a que des forces, puisque ce que nous appelons matière fait partie de Dieu qui est lui-même la VieForce par excellence. — Ce que nous appelons matière, c'est un certain nombre de ces petits êtres-force, particules du grand Ètre-Force, réunis ensemble, agglomérés, concentrés, et qui par conséquent ne sont plus libres de leurs mouvements individuels. — En réalité la matière n'est que de la Force sub juguée, de la Force gênée, arrêtée dans ses mouve ments initiaux par une autre Force plus puissante. — La Force qui est subjuguée est de la force pas sive, la force subjugante est de la force active, c'est là l'origine de la dualité, de la polarité, du mouvement, de la vie. ■— La force subjuguée engendre la matière des Mondes du plan astral et celle des Mondes et des êtres physiques. — La force subjugante, compressive, ceinturante, est le souffle Divin opérant sur la Grande Lumière, la grande Maya, sur les êtres de la hiérarchie élémentale pour organiser les diverses formes qui doi vent servir de criterium au Libre Arbitre que Dieu a laissé à ses créatures angéliques et nominales. — Les êtres ou Esprits des hiérarchies supérieures sont donc libres de choisir entre le royaume inférieur
io8 l'initiation de Dieu (Destin) ou les royaumes supérieurs de la Divine Providence. — S'ils se décident à servir dans le royaume infé rieur Divin, ils doivent s'attendre à en supporter toutes les conséquences : ils sont lancés au milieu des forces élémentales.
S'ils ne peuvent ou ne savent pas les diriger, les subjuguer, ils sont emprisonnés par elles; ils deviennent chacun un centre, groupant à leur insu, s'ils sont faibles et ignorants, ou groupant consciemment, s'ils sont orgueilleux et cupides, une telle quantité d'êtres-force, qu'ils sont accablés, sous le poids, les nécessités et les tyrannies des forces con centrées devenues la matière. — Si les Esprits optent pour les royaumes supé rieurs, ils sont appelés à servir dans les états supé rieurs du Monde Astral suivant leur degré d'avance ment.
Si ces Esprits sont très purs, très avancés, très évolués, ils ont leur siège dans les états les plus purs de la Grande Lumière Universelle, laquelle est mise par Dieu à leur entière disposition, afin qu'ils en dirigent les manifestations sur les plans plus infé rieurs de la Création et de la vie. — Telle était la mission confiée à l'homme primitif, à celui qu'on appelle le Grand Adam-Ève, c'est-à-dire à l'ensemble des êtres androgynes; ensemble qui est devenu notre humanité actuelle. , — Pourquoi l'humanité actuelle n'a-t-elle plus le pouvoir de direction générale qu'elle devrait pos séder ? — C'est que cette humanité est descendue des hau teurs pures qu'elle occupait comme directrice géné
essai d'une synthèse ésotérique 109 raie, pour s'occuper par trop des détails infimes qui n'étaient pas de son ressort : elle a voulu trop savoir, trop connaître et le Bien et le Mal ; elle s'est sub mergée dans les détails, dans les infiniment petits et finalement, s'est totalement enlisée dans les plus inférieurs, les plus compactes de la Grande Vie Universelle. — C'est cela qu'on nomme la chute originelle de l'Homme. — Mais les traditions les plus antiques nous ensei gnent que précédemment à cette chute il s'en pro duisit une qui fut pour l'Univers bien plus grosse de conséquences graves : — Parmi les esprits de la hiérarchie des grandes Puissances, première émanation Divine, dépositaire directe des plus grands pouvoirs Divins sur tout l'Univers, l'orgueil et la cupidité firent des ravages, provoquèrent des désordres. — Un certain nombre de ces Esprits, conduits par l'un d'eux appelé Lucifer, Lucibel, etc., envièrent le Pouvoir total de Dieu, leur Père, leur Maître.
Ils vou lurent escalader les hautes cimes, mais les Esprits restés fidèles furent les plus forts.
A la suite de luttes effroyables les Esprits pervers furent chassés du monde Divin et précipités dans le sein de la grande Lumière élémentale. — Comme chacun de ces Esprits avait voulu se sépa rer de la Divinité pour se faire centre particulier, il créa dans sa chute la force centripète, et lors de son pas sage à travers la Lumière ou corps de Dieu il con centra autour de lui la plus grande quantité possible
no l'initiation des êtres force élémentale qui composent cette Lu mière- — Le nombre des êtres force ainsi concentrés autour de chaque Esprit rebelle fut en'proportion de l'Orgueil et de la cupidité de cet Esprit. — Les moins coupables des rebelles sont actuelle mentles Centres ou Esprits des Mondes plus ou moins fluidiques du Plan Astral. — Les plus coupables ont tellement compacté un grand nombre d'élémentals, que ces êtres-force n'ont plus rien de leur aspect lumineux : leurs masses agglomérées sont d'abord apparues comme gazeuses ou nébuleuses, puis se concentrant de plus en plus, s'entrechoquant, s'attirant, se repoussant, la masse de ces êtres a formé d'énormes bolides liquides incan descents, puis solides incandescents et sont devenus finalement à l'état solide actuel après de longs siècles de refroidissement. — Telle est la Genèse de la matière composant les Mondes fluidiques, les Mondes gazeux, les Mondes liquides et les Mondes solides.
La période de forma tion de ces mondes est la période d'involution ou descente des Esprits et des forces jusqu'à l'état com pacté et concentré que nous appelons l'état de ma tière, matière composant les mondes physiques solaires et planétaires actuels. — La matérialisation n'est donc qu'un état momen tané des forces subjuguées ; c'est un trouble passager dans la paix de l'Univers ; c'est une maladie dans le grand corps Divin — et tout peut rentrer dans l'har monie et la beauté primitives, mais toujours suivant
ESSAI d'une synthèse ésotérique III le Libre arbitre et la Volonté des Esprits qui ont oc casionné le désordre, car Dieu doit rester complète ment neutre en face de la Libre Volonté qu'il nous a si magnifiquement octroyée ! — L'involution des forces élémentales ayant été entraînée par la chute des Esprits rebelles, et ces forces étant par conséquent subjuguées alors qu'elles devraient être individuellement libres dans la grande lumière ou corps Divin, il était à désirer que d'autres forces plus grandes puissent intervenir afin delibérer les élémentals du joug des Esprits pervers. •— C'est dans ce but que Dieu a émané la hiérarchie hominale ou grand Adam-Eve.
La mission qui lui fut confiée consistait justement à régner sans con teste sur tout le domaine de la grande Lumière ou corps Divin et par conséquent à entrer résolument en lutte contre les Esprits pervers pour leur arracher les parties de cette grande Lumière-Force qu'ils te naient subjuguées et afin de faire évoluer ces parties de l'état le plus compacté, solide, jusqu'aux états les plus purs de la Lumière. — Adam-Ève, Androgyne fluidique, gouverné par l'Esprit nominal, disposait ainsi de son immense empire de la Lumière : ses productions ou ses enfan tements au sein de cette Lumière étaient à son vou loir, suivant ses Pensées et ses Désirs, tout en ne perdant pas de vue qu'il avait à dématérialiser, et non à matérialiser des formes. — Il avait à sa disposition toutes les Forces, qu'il pouvait tirer de la grande Force Universelle, de manière à pouvoir lancer ses productions au contact
I I 2 l'initiation des Mondes compactés par les Esprits rebelles afin que ses productions s'essayent à la dématérialisation des êtres-force. — C'est à ce moment que doit commencer l'évolu tion des forces emprisonnées, ou évolution de la ma tière si l'on veut; évolution que l'on peut diviser en six périodes, pour ce qui concerne notre monde physique Terre et notre système solaire d'une façon générale. — Chacune de ces périodes a eu une durée de plu sieurs milliers d'années.
Chaque période est comme une vague de vie ou de fluide vital, que le grand Adam a poussé l'une après l'autre du sein de la grande Lumière vie contre les Mondes qu'il s'agissait de dématérialiser.
On peut même dire, d'une façon plus commune, que ces vagues de Vie sont comme les engrais, c'est-à-dire des forces plus évoluées appelant à l'évolution des forces ou êtres inférieurs. — La première période ou première vague de vie dissipa les ténèbres gazeuses épaisses qui entouraient la Terre sortant de l'ébullition, de manière que la Lumière nourricière du soleil puisse arriver à notre globe. — La deuxième période ou vague organisa cette atmosphère qui se trouve encerclée entre la croûte solide de la Terre et la zone de fluide astral qui est la limite ou coque ou serpent de l'œuf Terre.
C'est dans ces zones que les créations d'Adam (âmes vitales et âmes animales à l'état fluide) se tenaient prêtes à venir prendre la direction des groupes d'élémentals qui allaient secouer le joug de la compression matérielle.
essai d'une SYNTHÈSE ÉSOTERIQUE I 1 3 — Dans la troisième période eut lieu la division régulière de la terre (sec) et des eaux (mers). Les êtres élém entais enfermés dans les minéraux (terre meuble) commencent à évoluer sous la poussée des forces chaleur (soleil) et humidité (atmosphère). Les âmes vitales organisent ces petits êtres en végétaux divers .
Dans la quatrième période, la Terre exécute ses mouvements réguliers de rotation et de translation autour du Soleil son Esprit suzerain, ce qui donne la succession des jours, des nuits, des temps et des saisons.
Notre Terre qui renferme l'Esprit rebelle Satan est obligée d'abaisser son orgueil et de rendre hom mage à l'Esprit solaire, lequel a du reste pour mis sion de faire le bien à cet être déchu. — Dans la cinquième période, les âmes animales, productions d'Adam, descendent dans les formes végétales suffisamment évoluées et organisent les animaux de l'air et ceux des eaux.
C'est au sein des mers que le règne animal a pris naissance. — Dans la sixième période, le règne animal émerge des eaux pour se développer sur Terre ; d'abord animaux rampants, puis quadrupèdes; bi pèdes, bimanes.
Lorsque les formes animales furent assez évoluées, assez belles pour contenir la produc tion supérieure d'Adam, c'est-à-dire la forme fluidique humaine, l'âme humaine, cette forme force, s'incarna dans le corps de l'animal le plus parfait, afin de perfectionner encore ce corps animal jusqu'à l'amener au point où en sont arrivées les plus belles formes humaines actuelles ou passées.
114 l'initiation — Dans la septième période, qui est dite de repos, se continua donc ce perfectionnement de l'homme animal ; Adam était content de son œuvre.
Nous disons Adam mais n'oublions pas que ce nom s'ap plique à l'ensemble des Esprits de la hiérarchie hominale, laquelle a été émanée de Dieu après la chute des grands Esprits rebelles. — Les Esprits adamiques étaient si émerveillés de leur production homo-animale qu'ils purent se croire les égaux de Dieu.
C'est alors qu'en eux se développa le germe d'orgueil ; ce dont profitèrent les anges déchus, car jaloux de la puissance dont Adam avait hérité à leur place, ils n'hésitèrent plus à es sayer de le tenter pour l'attirer dans les gouffres de la matière inférieure; aussi après avoir glo rifié, exalté l'orgueil naissant chez Adam, lui firentils entrevoir tout ce que l'on peut acquérir par la cu pidité.
Nous avons dit que la hiérarchie hominale ne fut émanée par Dieu que pour dominer sur tous les êtres émanés et émancipés avant elle.
Elle ne fut donc émanée qu'après que les mondes physiques furent formés pour être l'asile des premiers Esprits pervers et la borne de leurs opérations mauvaises. — L'Adam-Eve était ainsi l'instrument préposé par le Créateur pour la punition de ces mauvais Esprits ; il devait en outre chercher à ramener à l'état fluide les êtres de la hiérarchie élémentale, per vertis, subjugués, entraînés par les anges rebellesqui, voulant chacun se faire centre particulier, avaient concentré autour d'eux tout ce qu'ils avaient pu
ESSAI D'UNE SYNTHÈSE ÉS0TER1QUE M 5 détourner de la grande Vie-Lumière Universelle ou corps de Dieu. — L'Adam-Eve primitif était un Esprit pur ; il était l'Ame de Dieu et comme tel, il avait la direction du grand corps fluide Divin ou grande Lumière.
Il pouvait donc créer des formes au sein de cette Lumière afin de prendre contact avec les êtres des mondes physiologiques qu'il était chargé de faire évoluer. — Le pouvoir dévolu à Adam-Eve était grand, mais cependant limité ; car Adam ne pouvait pré tendre à la science totale du Bien réservée à Dieu et il ne devait pas atteindre la science totale du mal réservée aux Esprits déchus. — L'orgueil naissant chez Adam-Eve lui fit désirer la connaissance totale du royaume Divin ; mais ses facultés ne le lui permettant pas, il en fut comme accablé sous le poids.
Or pour que cette surcharge ne le fasse pas trop souffrir il dut subir la division de son être androgyne en Adam (principe masculin) et en Ève (principe féminin) et il fut rejeté plus au contact des mondes physiques ; — Adam-Ève ayant échoué ducôté de l'expansion de son orgueil, subit plus fortement l'ascendant des Esprits déchus, desquels il s'était rapproché.
Ceuxci excitèrent sa cupidité et engagèrent sa faculté volitive à se lier plus étroitement avec les belles formes des hommes animaux évolués sur les mondes phy siques depuis les opérations de l'Adam-Eve primi tif. — Les hommes et les femmes des mondes physi
1 1 6 l'initiation ques devaient poursuivre leur évolution en étant guidés par les Adam et les Eve fluidiques qui res taient auprès d'eux sans se confondre avec eux cependant. — Mais les Adam et les Ève encouragés par les Esprits déchus, et voulant jouir davantage des mer veilles naturelles qu'on leur promettait, finirent par pénétrer dans les corps physiques des hommes et des femmes de la nature au lieu de rester en dehors d'eux à leur simple contact. — Les Adam-Ève s'étant ainsi incarnés perdirent leur immortalité corporelle et, comme le règne ani mal dans lequel ils venaient d'entrer, ils devinrent sujets à la lutte, à la souffrance, aux besoins, à la vieillesse, à la mort, et à la renaissance par la repro duction. — De sorte que l'homme et la femme actuels sont une alliance d'un Esprit adamique déchu avec un animal évolué.
L'Adam primitif s'est finalement séparé de son Eve primitive : chacun de son côté poursuit ses incarnations nombreuses jusqu'à ce qu'enfin ils se retrouvent de nouveau unis dans la grande Lumière après s'être chacun isolément libéré du joug de la matière qu'il avait trop aimée. — A quel moment eut lieu l'Union intime de l'Esprit adamique avec l'homme animal ?
Il est à présumer que ce fut alors que la race humaine était déjà assez fortement évoluée: c'est-à-dire bien des milliers de siècles après la formation des mondes physiques. — En ce qui concerne notre globe Terre, nous sa
essai d'une synthèse esotérique 117 vons que les règnes s'y sont organisés dans l'ordre suivant: minéral, végétal, animal, hominal, succes sivement à la suite de l'apparition d'une vague de vie particulière au développement de chaque règne sur chacune des planètes composant notre système so laire.
Or entre chaque vague de vie s'est écoulé un temps de milliers de siècles. — De même que les premiers animaux apparus avaient des tailles colossales, de même les premiers hommes apparus avaient aussi des tailles colossales ; la légende les nommait les géants ; le chaînon entre ces hommes primitifs et le singe qui s'en rapprochait le plus existe dans une autre planète, car tout notre système est solidaire, puisque ce sont les mêmes vagues de vie qui baignent et portent la vie et les for mes d'une planète à une autre planète solaire, tout en poursuivant un programme d'évolution parfaite ment arrêté. — Au fur et mesure que la Terre a évolué, de par les vagues de vie, les forces se sont mieux dirigées, les êtres avaient moins à lutter, leur grande taille n'était plus nécessaire, l'harmonie des formes deve nait plus souple, plus gracieuse, la beauté naturelle non atrophiée par les excès était superbe : rien d'éton nant que les Esprits adamiques en fussent épris ! — Mais quelle race d'hommes occupait à ce mo ment-là notre Terre ? — Il est à présumer que la première race d'hom mes-animaux fut la race noire, issue du règne de Satan, que la deuxième race fut la race rouge, issue du feu de Satan : que la troisième fut la race orange,
n8 l'initiation que la quatrième fut la race jaune, et qu'enfin la cin quième est notre race blanche actuelle, dont l'appa rition remonte à environ un millier d'années, bien qu'elle ne soit qu'au début de son évolution. -— D'après cela les échelons de couleurs des races semblent être conformes à l'échelon de couleurs du spectre solaire !
Qui sait si, dans des millions d'an nées, la sixième race ne sera pas de couleur bleuâtre, et plus loin encore, dans d'autres milliers d'années, la septième race ne sera pas de couleur violacée ? — Entre chaque race il existe sept sous-races de transition, et chaque sous-race occupe la Terre pen dant des milliers d'années.
Ce qui démontre que notre système solaire existe depuis bien des millions de siècles, surtout si on s'en rapporte aux jours et aux nuits de Brahma de la tradition hindoue. — Les divers mélanges de races qui existent ac tuellement ne sont que les débris mêlés des antiques races disparues. — La Terre a subi bien des transformations depuis le point de départ de son organisation vers l'évolution; la géologie le pressent et elle n'en est qu'au début de ses découvertes à ce sujet. — En effet de vastes continents, supportant les antiques races, ont disparu sous les eaux (déluges) pour faire place à d'autres continents qui eux ont immergé après de longs siècles de repos sous la sur face des océans : et cela se continuera ainsi jusqu'à ce que la vieillesse, avant-garde de la mort, vienne ralentir la vitalité de notre Terre, qui est un être réel classé entre les êtres du règne minéral et ceux du
essai d'une synthèse ésoterique 119 règne végétal, et ayant comme âme centrale l'Esprit déchu Satan. — D'après les traditions sanscrites, la race noire aurait occupé jadis un vaste continent vers le Pôle Austral actuel; la race rouge aurait occupé un vaste continent, vers le sud actuel de notre planète et représenté maintenant par l'Océan Atlantique et le sud de l'Afrique ; la race orange aurait occupé un vaste continent maintenant englouti sous l'Océan Indien; la race jaune aurait occupé un vaste conti nent maintenant englouti sous l'Océan Pacifique; enfin la race blanche aurait d'abord occupé un vaste continent qui était situé au Pôle Nord actuel puis chassée par le froid rigoureux qui a succédé à la tem pérature clémente d'autrefois, à cause du changement dans la direction de l'axe de la Terre, elle se serait répandue vers le Nord de notre Europe et de notr^ Asie actuelle. — Actuellement les trois races existantes essaient de rayonner: la blanche vers la noire, la jaune vers la blanche: qu'en résultera-t-il en dernier lieu ! — Si l'on en juge par le fabuleux développement de civilisation auquel était arrivée la race rouge, on peut présumer que l'Adam-Ève primitif a dû, après sa chute, commencer ses incarnations physiques au sein de cette race.
Mais les races, comme les indi vidus isolés, ont leur naissance, leur apogée, leur décrépitude, suivant les esprits adamiques plus ou moins avancés dans l'échelle du progrès, qui, devan çants éclairés, ou retardataires obscurs, parcourent, à leur tour, les échelons des races et sous-races.
120 l'initiation — Notre race blanche (5° race) en est maintenant à sa 4e ronde; elle va bientôt atteindre le point cul minant de son évolution et de son progrès, puis, quand elle en arrivera à sa y° ronde elle sera en plein déclin. A ce moment-là, dans des milliers d'années, la 6* race sera dans la période de jeunesse.
Les hommes de notre 5° race, sont composés de 7 prin cipes (classification généralement admise) mais ils n'auront jamais pu, à quelques rares exceptions près, développer que cinq de leurs sens. Les hommes de la 6= race seront plus intelligents, plus intellectuels et plus instruits, parce qu'ils arriveront à développer un 6e sens qui est l'intuition.
L'Adam-Eve qui se trouvera incarné en eux commencera à entrevoir de nouveau le royaume Divin d'où il a été proscrit de par sa faute. — L'homme actuel est donc composé de 7 prin cipes : La multitude des êtres élémentaux, solides, liquides, gazeux qui forment son corps physique, constitue le ier Principe. Chacun de ces petits êtres ayant sa vie propre, l'ensemble de leurs vies forme la vitalité, « 2e Principe » de l'homme.
L'ensemble des vitalités est actionné par l'âme vitale de la Terre, laquelle Terre tire son âme vitale du soleil : la portion de cette âme vitale captée pour chaque être, chaque individu, constitue l'Ame Vitale, « 3e Principe » de l'homme. — Ces trois premiers principes sont intimement liés à l'être Terre et aux coques atmosphérique ou astrale qui l'entourent directement; ils ne peuvent jamais s'échapper au delà du courant ou serpent astral
ESSAI D'UNE SYNTHÈSE ÉSOTÉRIQL'E 121 qui isole la Terre des autres planètes de notre système. — Le 4* Principe de l'homme est l'âme des ani maux ordinaires, l'âme animale, l'âme la plus élevée que possédaient les hommes de la race noire pri mitive. Ce 4e Principe peut franchir le courant astral de chaque planète et être porté par les vagues de vie d'une planète dans une autre pour y continuer les échelons successifs des races animales.
C'est pourquoi on ne trouve pas sur la Terre, par exemple, l'échelon qui a servi à relier le singe à l'homme animal pri mitif; c'est pourquoi on retrouve enfouis les restes d'animaux gigantesques ne marquant aucun rappro chement avec ceux qu'on a également découverts ou qui existent encore. — Le 5e Principe est nommé l'âme humaine; c'est une faculté d'intelligence, d'intellect, de mémoire, de savoir, que les hommes de notre 5° race possèdent et que possèdent aussi les animaux évolués (chiens, singes, éléphants, etc.,) qui tiennent compagnie aux hommes de cette 5° race.
Ce 5e Principe est parti culier à la totalité de notre système solaire ; il passe donc d'une planète sur une autre et aussi dans l'astral interplanétaire de chaque système. — Le 6e Principe est l'âme spirituelle ; c'est un vête ment fluide dont se revêtent les esprits adamiques avant de rentrer dans les corps des hommes-animaux.
Ce vêtement est tiré de la grande Lumière, en dehors des régions matérialisées; il sert à l'esprit adamique immortel pour agir sur le corps de l'homme animal, qui, lui, est mortel, c'est-à-dire transformable comme tout ce qui est matérialisé ou coagulé.
122 L'INITIATION — Le 7e principe est un esprit provenant soit de l'Adam, soit de l'Ève dissociés après leur faute et ayant pris incarnation soit dans un homme animal soit dansune femme animale, jusqu'à ce que chacun puisse se libérer du joug de cet homme ou de cette femme et reconstituer l'androgyne Adam-Eve pri mitif dans l'union définitive des deux époux spiri tuels séparés autrefois par l'orgueil et la cupidité. — D'après ce qui vient d'être dit, il est facile de se rendre compte de ce qui se passe au moment du phénomène qu'on appelle la mort de l'être humain actuel, ou dissociation des principes réunis qui com posaient l'homme. — En résumé un être animal, un homme est une agglomération d'êtres minéraux, végétaux, animaux, gazeux, fluidiques qui ont été réunis peu à peu avec le temps autour de deux êtres seulement du début, un mâle ou positif, une femelle ou négatif.
La vie positive et la vie négative réunies ont donné nais sance à une autre vie particulière, l'enfant; cette étin celle de vie nouvelle agglomère autour d'elle des êtres vitaux qu'elle tire d'abord de la mère même, la nouvelle créature devient alors successivement em bryon et fœtus, n'ayant que le premier Principe Corps et le deuxième Principe, la Vitalité : un peu avant la naissance le fœtus possède un rudiment d'Ame Vitale « 3e Principe > qu'il tire directe ment de l'Ame Vitale de la mère.
Il ne reçoit l'âme vitale tout entière ,qu'au moment de la naissance avec la première aspiration d'air, laquelle lui apporte en même temps les premiers rudiments de l'Ame
ESSAI D'UNE SYNTHESE ÉSOTÉRIQUE 133 Animale « 4° Principe ».
Plus tard l'enfant est assez développé pour recevoir les rudiments du 5e principe, mais déjà s'est attaché à cet enfant au moment de la naissance, sans toutefois pouvoir le diriger encore, l'Ame Spirituelle et l'Esprit, tou s deux provenant d'un Esprit adamique condamné à la réincarnation. — En somme les Ames, Vitale « 3S Principe », ani male « 4* Principe », humaine « 5e Principe » ne sont que des forces du plan astral, que l'être humain s'as simile peu à peu au fur et à mesure de son dévelop pement.
L'âme spirituelle* 6e Principe » estaussi un e force, mais particulière au plan spirituel. — L'Ame Vitale « 3° Principe » est une force vitale, une force-vie; l'âme animale « 4° Principe » est une force en mouvement, une force de volonté, de pas sion, une force-désir, une force d'attraction et de répulsion, une force d'amour ou de haine.
L'âme humaine « 5" Principe » est une force-intelligence, une force intelligence, une force lumière, une force imaginative une force clichée ou mémoire ou science. Enfin l'Ame Spirituelle est une force intuition, divi nation, pressentiment.
Quant à l'Esprit « 7° Prin cipe» il peut arriver à s'assimiler des forces plus puissantes encore : la Sagesse, l'Intelligence et l'Amour Universel, suprême couronne. — A la mort de l'homme, l'association humaine étant dissoute de par la disparition de la force Ame Vitale « 3e Principe », qui tenait le tout aggloméré ; chacun des êtres et Principes qui composaient l'in dividu reprend sa liberté momentanément.
1 24 l'initiation — Après la putréfaction et la dissolution du corps physique, Ier Principe les êtres qui le composaient retournent aux élémentaux de la terre avec leur vitalité (2° Principe) respective. L'Ame vitale ou Corps astral (3'. Principe) retourne à l'astral, ou âme vitale particulière à notre globe, Terre.
L'âme animale ou âme centrale ou Ame de volonté (4* Principe), que les animaux possèdent aussi bien que l'homme, va séjourner dans la zone astrale entourant notre sphère Terre en attendant une nouvelle incarnation sur cette Terre, ou une nouvelle vague de vie qui l'emportera sur une autre planète solaire pour y continuer une évolution dans les races animales.
L'Ame humaine (5° Principe) doit séjourner soit dans le plan astral de notre sphère Terre, soit dans le plan astral de notre système solaire, suivant qu'elle a été plus sub juguée par l'âme animale (4e Principe) pendant l'exis tence de la personnalité humaine, ou plus subjuguée par l'Ame Spirituelle (6e Principe) qui l'a incitée à s'élever vers les plans supérieurs dans le corps de la vie.
L'Ame Spirituelle (6° Principe) reste au contact des plans solaires ou stellaires si elle n'a pas su s'affranchir du joug des4° et5° Principes ; elle s'affran chit au contraire de tous liens avec les mondes phy siques, avec la vie particulière, pour jouir de la vie universelle dans les espaces interstellaires, si elle a su diriger les âmes inférieures vers les plans de la spi ritualité.
Quant à l'Esprit (7e Principe) il reste plus ou moins attaché aux Principes inférieurs s'il s'est laissé entraîner par eux, ou bien il élève les 5e et 6e Principes s'il a su se diriger lui-même vers les
ESSAI d'une SYNTHÈSE ÉSOTÉRIQUE 125 régions élevées dela Sagesse, de l'Intelligence et de l'Amour de manière à ne plus avoir à encourir la nécessité de nouvelles réincarnations. — Chacun des sept Principes a son siège et son domaine particulier dans l'individualité humaine pendant l'existence terrestre : L'âme vitale règne dans le ventre dont elle dirige les fonctions vitales ; elle est le siège des besoins, des sensations, du plaisir ou de la douleur physique.
L'âme animale (4° Prin cipe) règne dans la poitrine, dans le plexus solaire ou cerveau mâle (volonté) qui est le premier à vivre et le dernier à mourir dans le système nerveux; elle est le siège des émotions, des affections, du sentiment, de l'attraction ou de la répulsion, du désir, des pas sions, de l'amour ou de la haine.
C'est l'âme centrale autour de laquelle évolue ou involue la personnalité, c'est le criterium de l'élévation ou de l'abaissement de l'individualité et de la personnalité humaine.
L'âme humaine règne dans la tête, dans le cerveau téminin ou système cérébro-spinal, organe de l'in telligence, de l'intellect, de la mémoire, de la science, de la mentalité. — Pour la plupart des terriens actuels (4e ronde de la 5° race), le 5° Principe (ou force-âme humaine) est à peine assimilé à la personnalité : c'est l'âme animale « 4° Principe » qui est le grand directeur général.
Quand notre 5e race en sera à sa 5e ronde, l'intellectualité du 5e Principe régnera à la place des désirs et des passions du 4° Principe. — C'est dire que les 6° et 7e Principes sont bien loin d'être assimilés dans l'homme ordinaire actuel.
1 20 l'initiation Ces deux Principes sont bien attachés à cet homme dans un point du cerveau (glande pinéale, trigone cérébral, selle turcique), mais ils siègent au dehors au-dessus de l'homme avec la force psychique qui est leur apanage.
La 68 race à venir incarnera le 6e Principe et la 7° race le 7e Principe. — Mais avant l'apparition de la 6° race (dans bien des milliers d'années) notre 5e race actuelle aura atteint au zénith de son intelligence, de son intellectualité, de sa science, de sa civilisation, mais tout cela dans le domaine des forces naturelles, dans le monde de la matière plus ou moins concrétée, dans la recherche du bien-être physique; alors, incapable d'aller au-delà, elle déclinera, elle tombera en déca dence par excès de civilisation ou de farniente et par excès de jouissances de toutes sortes, jusqu'à ce que s on recul, son progrès dans le mal absolu soient brusquement arrêtés comme ils l'ont été pour les races précédentes. — Car les Atlantes et les Lémures (3e et 4e races) ont eu une civilisation fort avancée, mais laquelle, en r aison directe de son élévation a été pour eux une source de mal puisqu'il leur manquait la sagesse, la haute moralité et la haute spiritualité.
Chez ces races le progrèsétait arrivé à ce point que la plupart des hommes possédaient en partie les pou voirs qu'ont toujours possédé les adeptes et les ini tiés, car en somme quelques-uns de ces pouvoirs si importants qu'ils puissent paraître, n'ont absolument rien de surnaturel : ainsi commander aux élémentaux et se servir des forces obscures (encore actuel
ESSAI D'UNE SYNTHESE ÉSOTERIQUE J 2J lement ignorées) de la matière; forces que les études scientifiques, dans le cours ordinaire de leurs progrès, pourront parfaitement découvrir et employer, comme celles qui proviennent de la combustion ou dela dés agrégation de la matière par exemple.
Seulement l'Adepte et l'Initié ayant acquis le développement des facultés spirituelles les plus hautes que puissent posséder l'humanité, emploient leurs pouvoirs à faire le bien et à essayer de ramener l'Esprit à Dieu au sein de la Vie universelle, tandis que les hommes purement intellectuels ou savants ne désirent ces pouvoirs que pour en tirer un profit personnel ou pour subjuguer les autres hommes. — Car dans des mains égoïstes, orgueilleuses ou perverses, ces pouvoirs peuvent aider à l'accomplisse ment des crimes secrets les plus horribles ;ils peuvent occasionner les plus grands troubles, non seulement dans ce qui a trait à la liberté individuelle, mais en core dans la marche économique ou sociale des na tions.
C'est pourquoi Jésus dit : « Ne jetez pas vos perles aux pourceaux ».
C'est pourquoi les Adeptes et les Initiés du passé et du présent cachent jalouse ment leurs grandioses et terribles connaissances jusqu'à ce que l'humanité arrivée à un haut degré de spiritualisme puisse les recevoir sans danger. — Donc lorsque les grands savants intellectuels de notre race actuelle seront parvenus à découvrir une partie de secrets occultes, la concorde, la paix et le bonheur seront loin de fleurir sur la terre, malgré le bien-être physique exagéré dans lequel les hommes se vautreront.
128 l'initiation [févkier — La fin de la 5e race ressemblera presque à la fin des races passées, mais avec un moindre degré d'abrutissement ou de léthargie, puisqu'en somme le progrès marche malgré ses spirales descendantes et que le passé pourra mieux donner la main à l'avenir à l'aide des amas considérables de documents qui ne peuvent plus être tous détruits comme ceux de la Bi bliothèque d'Alexandrie.
Enfin les dernières sous-races de la 5° race échap peront peut-être à l'engloutissement des continents actuels et iront se mêler aux hommes de la 6° race qui les régénéreront. Puis la 6' race aura le même sort et sera remplacée par la y°. — Maisd'ici là combien de millionsd'années s'écou leront ! Combien de cataclysmes dénommés déluges universels !
Combien de continents actuels descen dront sous les Océans et combien de continents dor mant actuellement au fond des mers surgiront à la lumière du Soleil pour apporter de nouveaux terrains plus reposés, plus fertiles aux nouvelles races, aux nouvelles nations qui se partageront alors notre globe ! ! — Il faut penser que fut bien grande la perturba tion apportée au sein de l'Immensité Divine, d'un côté par l'orgueil et l'égoïsme des Anges déchus, de l'autre, par l'orgueil, l'égoïsme et la perversité des Adam-Ève, pour qu'il soit nécessaire de tant de mil liers de siècles avant que tout revienne à l'ordre, l'har monie, la beauté et le bien primitifs ! — Les anges déchus resteront enlisés sous la ma tière concentrée des mondes physiques jusqu'à ce que
1908] essai d'une synthèse ésoterique 129 le dernier ou le plus retardataire de ces esprits adamiques qu'ils ont fait déchoir se soit assez amandé pour ne plus avoir à subir des incarnations et réincarna tions sur les globes physiques : globes qui, il est vrai, au cours des milliers de siècles de leur existence, per dront de plus en plus de leur matérialité de par les actions constantes des végétaux, des animaux et des hommes désagrégeant la matière et la faisant passer de l'état solide à l'état fluidique.
L'ange déchu profite donc du travail et du progrès de l'humanité en ce sens que sa prison est de moins en moins compressive. — Puis quand les mondes physiques seront deve nus sans emploi, que leur matérialité sera moins grande, ils seront plus attirés par leur soleil central dans lequel ils finiront par venir se fondre en une seule masse développant le foyer incandescent.
Ils repasseront alors par les états inverses de ceux qui ont présidé à leur matérialisation : de solides ils deviendrontliquides, incandescents, puis gazeux, puis ra diants, puis enfin le tout sera rendu au grand Réser voir fluidique universel d'où tout provient et où tout retourne, alors les anges déchus, absous, réintégre ront le monde Dieu. — Si les esprits adamiques incarnés dans l'homme animal n'étaient pas écrasés par leur manteau de plomb ou de chair, s'ils n'étaient pas aveuglés malgré leurs yeux, s'ils n'étaient pas sourds malgré leurs oreilles, ils auraient depuis longtemps déjà mieux vu luire la Lumière, mieux entendu le Verbe, et ils abrégeraient par suite de beaucoup cette formidable 9
i3o l'initiation durée d'expiation ou plutôt de retour à l'état spiri tuel. — Car la lumière ne leur a pas manqué ! Le Verbe se manifeste constamment à eux dans leur conscience et s'est souvent manifesté plus directement, de par la bonté du Père, au moyen des Messies qui étaient à la fois hommes et Dieux comme le dernier et le plus sublime : Jésus (homme).
Christ (Dieu). — Si pour être réintégrés, les anges déchus doivent attendre la réintégration spirituelle du plus retarda taire des hommes, de môme les hommes doivent at tendre le plus en retard d'entre eux avant de pouvoir reconstituer totalement TAdam-Ève primitif et réin tégrer comme tel le monde spirituel ou Paradis. — C'est là la Loi obligée de Fraternité, de Solida rité et d'Amour, qu'aucun homme ne devrait ignorer dans son application sur tous les Plans (physique — astral — spirituel) ; mais malheureusement presque tous les hommes ne veulent pas la connaître.
Cependant, que les rares hommes qui pratiquent cette Loi se rassurent, car ils arriveront certaine ment à posséder la couronne de l'Initiation par les 32 voies de la Sagesse et les 5o portes de l'In telligence, et alors, quand bien même ils seront, comme tous les autres hommes, obligés d'attendre le plus retardataire des humains, avant de réintégrer la maison du Père, ils l'attendront dans de tels états de délices, qu'ils pourront bien prendre patience, au cas où ils voudraient attendre patiemment le retour de tous. Mais ils ne sauraient oublier que le Bon Pasteur
essai d'une synthèse ésotérique i3i n'est pas tranquille et heureux tant qu'il n'a pas ras semblé tous les membres de son troupeau ; c'est pourquoi il doit voler au secours de la dernière bre bis égarée, pour la ramener au bercail. Ainsi agissent de même les Initiés, les Adeptes et les Messies, qui font l'immense sacrifice de redes cendre au contact des mondes de la matière pour éclairer les races ! ! Janvier 1908. Franlac.
Recherches expérimentales au sujet du Fantôme des Vivants à la Société magnétique de France M. Durville fait une communication à la Société magnétique de France sur l'un des résultats qu'il vient d'obtenir relativement au Dédoublement du corps humain, dont il a repris l'étude. En partant du point où le colonel de Rochas et moi-même avons laissé l'extériorisation de la sensi bilité, il y a une douzaine d'années, j'ai pu, dit-il, non seulement constater que le corps humain peut se dédoubler, mais encore que le double possède toutes les facultés de l'individu normal non dédoublé et d'autres encore. Je vais vous entretenir aujourd'hui du pouvoir que possède le double d'un sujet pour agir à distance sur le double d'un autre sujet. Mes premières expériences ont été faites depuis cinq à six semaines, en collaboration avec M. André, un jeune artiste peintre, grand amateur du Magné tisme, et deux sujets qu'il me présenta. Je copie textuellement les notes que je prends à la suite de chaque séance. Séance du 22 octobre, 5 heures du soir. — Expé
RECHERCHES EXPERIMENTALES SUR LE CORPS ASTRAL I 33 rimentateurs : MM. André et Durville. Sujets : Mlles Marthe et Nénette. Les Expériences ont lieu dans mon cabinet de travail. M. André endort Nénette, et M. Durville endort Marthe. Le dédoublement a lieu d'après le processus habituel pour chaque sujet.
Après avoir fait quelques expériences sur la perception des ondes sonores par les doubles, nous cherchons à nous rendre compte si le double d'un sujet peut agir à distance sur le double de l'autre. Pour cela, M. André passe avec Nénette dans la salle des réunions de la Société, et je reste avec Mar the dans mon cabinet.
Première exp. — Sans que je sache ce qu'il veut faire, M. André ordonne à Nénette d'envoyer son double près de celui de Marthe et de lui sauter sur les pieds. Marthe retire vivement ses pieds, en se plaignant que quelqu'un vient de lui marcher sur les pieds. II. — M. André ordonne à Nénette d'envoyer son double donner un vigoureux coup de poing sur la tête du double de Marthe.
Celle-ci porte ses deux mains sur sa poitrine et se plaint d'une vive douleur qu'elle vient d'y ressentir. Questionnée sur la cause de cette douleur, elle me dit que c'est comme si quelqu'un était tombé sur sa poitrine. Je lui fais observer que dans la position assise où elle se trouve, ainsi que son double, une personne ne peut pas tomber sur sa poitrine. Elle me répond qu'elle ne sait pas; mais ce qu'elle sait, c'est qu'elle a senti un choc violent.
134 l'initiation III. — M. André ordonne à Nénette d'envoyer son double tirer énergiquement la jambe gauche du double de Marthe. Celle-ci accuse une tension très énergique de la jambe gauche qui lui détermine une vive douleur.
Nous voyons que Marthe sent très distinctement l'action que le double de Nénette exerce sur le sien, sauf pour la deuxième expérience où elle sentit le coup frappé à la poitrine au lieu de le sentir sur la tête, comme l'ordre avait été donné. Nous voulons nous rendre compte si Nénette sen tira l'action du double de Marthe sur le sien. M. André reste dans la salle de réunion avec Nénette et moi dans mon cabinet avec Marthe. M .
André et Nénette ne savent rien de ce que je vais comman der au double de Marthe de faire à celui de Nénette. I. — Je dis à Marthe : « Vous avez eu mal il y a quelques instants, c'est cette coquine de Nénette qui est venue vous faire mal : son double a marché sur vos pieds, vous a donné un coup de poing et vous a tiré la jambe.
Il faut que vous lui fassiez mal aussi ; vous voulez bien, n'est-ce pas ? » Sur sa réponse affirmative j'ajoute : « Vous allez envoyer votre double vers celui de Nénette et lui tirer violemment les cheveux. » Elle fait avec ses mains une série de mouvements analogues à ceux qu'elle ferait si elle saisissait une femme par les cheveux. Nénette déclare qu'elle n'a rien senti. II. — Je dis à Marthe : « Votre double va aller tirer fortement la jambe du double de Nénette. »
RECHERCHES EXPÉRIMENTALES SDR LE CORPS ASTRAL l35 Nénette a senti un tiraillement dans tout le corps. III. — Je dis à Marthe : « Vous ne mettez pas assez d'énergie; Nénette ne sent presque rien, agissez plus énergiquement. Elle a les bras nus, que votre double réunisse toute son énergie et qu'il lui griffe le bras droit. » Nénette se plaint qu'on vient de lui égratigner le bras droit.
Marthe est fatiguée ; nous réveillons les sujets- Une surprise nous attendait. Même avant d'être complè tement réveillée, Marthe se plaint d'avoir mal dans la jambe gauche, comme si on la lui avait tirée très fort, dit-elle, et Nénette crie qu'elle a le bras droit égratigné, qu'il lui fait très mal, et qu'elle a la sen sation qu'il saigne. En même temps elle se frotte le bras avec la main gauche. Les deux sujets sont entiè rement réveillés.
Marthe est encore assise. Elle se plaint d'avoir très mal dans la jambe gauche, comme si quelqu'un la lui avait tirée. Je la prends parles mains pour la faire lever ; elle se lève, mais ne se tenant pas debout, elle retombe sur le fauteuil. Nénette se serre le bras droit et sa figure exprime la dou leur.
« Mon bras saigne certainement, dit-elle ; quel qu'un m'a griffé. » Je soulève la manche de son vêtement; le bras est rouge, probablement parce qu'elle l'a frotté, mais il n'y a pas trace d'égratignure. Nous rendormons les sujets pour les reposer et aussi pour faire disparaître ces impressions. Réveillés, ils sont dans de bonnes dispositions physiques et mo rales, ne se souviennent de rien et n'éprouvent pas la moindre fatigue.
i36 l'initiation A la séance suivante, Nénette nous a dit que le len demain de la dernière séance, son bras droit présen tait des égratignures, comme si des ongles l'avaient énergiquement griffé. Le corps humain étant dédoublé magnétiquement, c'est le double qui perçoit toutes les impressions et les transforme en sensation.
Continuant ses « Recherches sur le dédoublement des corps de l'homme », sous ce titre, M. Durville lit la communication suivante : On admet que l'Être humain est composé de deux éléments distincts, le corps et l'âme. L'expérience nous démontre jusqu'à l'évidence que le corps est gouverné par une force, par un principe supérieur et, qu'il est possible, comme vous le savez déjà, de les isoler l'un de l'autre pour les étudier sépa rément.
Ainsi, en soumettant à une action magnétique énergique et prolongée une personne très sensitive, on ne tarde pas à observer que lorsque le sommeil est assez profond, elle s'extériorise au dehors, dans toutes les directions, en couches sensibles qui se condensent bientôt à droite et à gauche, pour former le fantôme, le double du sujet.
Ce fantôme, formé à la gauche du sujet, reste là, tout au moins pendant un certain temps, presque toujours dans l'attitude de celui-ci à une distance de 5o à 60 centimètres; mais il peut se déplacer et même s'éloigner.
RECHERCHES EXPERIMENTALES SUR LE CORPS ASTRAL l3"J Les parties constitutives de ce double s'échappent sous forme d'effluves de toutes les parties du corps du sujet, mais surtout du front, du sommet de la tête, de la gorge, de la région épigastrique et aussi de la rate. En s'échappant, ces effluves laissent, tout au moins pendant les premiers essais de dédoublement, une impression désagréable qui devient même dou loureuse dans certains cas.
Le sujet se plaint alors d'avoir mal à la tête : c'est le cas d'Edmée et de Mme François ; d'autres éprouvent un picotement à la gorge qui les oblige à tousser sans être enrhumés; c'est le cas de Léontine et aussi d'Edmée. Ces impres sions désagréables cessent assez rapidement, et à la fin de la séance, le sujet se trouve toujours dans d'excellentes dispositions.
Lorsque le double est bien condensé, il prend exactement la forme du sujet et devient, pour celui-ci, plus ou moins lumineux. Quelques-uns, que je con sidère comme les meilleurs sensitifs, le voient bleu à droite, jaune, orangé ou rouge à gauche ; d'autres ne voient qu'une lumière blanche plus ou moins étincelante.
Dans l'obscurité complète, les hauts sensitifs, sans être endormis, le voient très distinctement avec les couleurs que je viens d'indiquer. Les sensitifs ordinaires le voient seulement briller d'une lumière blanche plus ou moins vive. Les demi-sensitifs le perçoivent sous une forme indécise, généralement celle d'un buste ou mieux d'un mannequin de cou turière qui paraît formé d'un brouillard ou d'une vapeur grisâtre. Le double est relié au corps physique par un cor
i38 l'initiation don de la grosseur du petit doigt qui part presque toujours de l'ombilic de celui-ci pour se rendre au point correspondant du double. H y a des exceptions : Mme François est reliée à son double par un cordon qui part du sommet de la tête, à peu près le centre cérébro-spinal, pour correspondre au même point du double.
Il est même quelques rares sujets qui affir ment que chez eux, ce cordon part de la région épigastrique (avant de l'estomac), et même de la rate, c'est-à-dire à peu près au même niveau, mais plus à gauche. Chez le plus grand nombre de sujets, ce cordon, qui n'est pas partout de la même grosseur, présente de place en place des renflements, des sortes de gan glions qui paraissent servir à alimenter le cordon lorsque le double s'éloigne.
Pour tous les sujets, ce ce cordon est le siège d'une circulation lumineuse très intense ; et pour les plus sensitifs, il présente l'aspect d'un nerf mixte; le fluide lumineux circule du sujet au double dans une partie, et du double au sujet dans la partie opposée.
Les sens physiques sont complètement abolis ; le sujet ne voit rien par les yeux, n'entend rien par les oreilles, ne perçoit aucune odeur par le sens olfactif et ne sent aucune impression de contact. Toutes ces impressions paraissent être perçues par des sens distincts emportés par le double. Pour tous les sujets, le double, c'est tout l'individu, et le corps physique n'est rien.
« Le double, c'est moimême, dit Léontine, le corps n'est qu'un sac vide. » Edmée donne à ce sujet une description très pitto
RECHERCHES EXPÉRIMENTALES SUR LE CORPS ASTRAL I 3a, resque. Répondant à une question que je lui posais : « Le corps que vous touchez, dit-elle, n'est rien ; c'est une enveloppe de l'autre. Toute ma personne est dans la personne lumineuse.
C'est elle qui pense, qui sait, qui agit ; elle transmet au physique ce que je vous dis. » Comment faut-il appeler la personne lumineuse ? — «c On n'a pas besoin de l'appeler ; c'est Edmée, c'est moi ; si vous voulez l'appeler, appelez-la ^dmée. » Il faut pourtant bien que nous les distinguions l'une de l'autre. Voulez-vous que nous convenions de l'ap peler le corps astral, le double, puisque c'est votre double ? — « Oh non ! pas l'astral.
Appelez-le si vous voulez le double, et pourtant, ce n'est pas le double, puisque c'est moi. » Questionnée à ce sujet dans une autre séance, elle déclare encore que le physique ne sent rien, ne voit rien, et que toutes les impressions lui sont transmises par le double, par l'intermédiaire du cordon qui les relie. « On touche le double, dit-elle, l'impression de contact vient comme un choc au cerveau physique, et la sensation s'y répercute.
On cause, on croit que mon physique entend puisqu'il répond ; mais ce n'est pas vrai. Il n'entend rien; ce qui entend, c'estle double. La question et la réponse sont transmises par le cordon au cerveau physique comme par un mouvement, par un quelque chose qui vibre. C'est aussi le double qui voit, et la vue vient au physique par un mouvement, c'est comme de l'électricité qui fait vibrer le cerveau physique et alors il voit ce que le double a vu. Toutes les impressions reçues par le double se transmettent
140 l'initiation au sens du cerveau, mais ces centres ne perçoivent rien par eux-mêmes. » Il est d'ailleurs très facile de vérifier toutes ces affirmations par expérience directe. Commençons par Le Tact. On sait que presque tous les sujets endormis magné tiquement sont insensibles ; mais on ne sait pas où la sensibilité s'est réfugiée.
Lorsque le sujet est extério risé la sensibilité rayonne toujours autour de lui ; et si on pince, si on brûle ou pique les zones sensibles, le sujet perçoit une vive douleur quand il ne perçoit absolument rien lorsqu'on pique le corps. Il en est de même dans le dédoublement.
Le sujet ne sent ni les piqûres, ni les pincements que l'on fait au corps phy sique ; mais il éprouve une sensation désagréable et même douloureuse dès que l'on touche le double ou le cordon qui les relie. Ce phénomène se vérifie à toutes les séances et chez tous les sujets sans exception. Il est inutile de chercher à démontrer ce phénomène en citant des expériences. La Vue.
M. André et moi, nous avons fait avec Marthe, l'expérience suivante, qui a été vérifiée plusieurs fois par M. André lui-même. Un papier imprimé en gros caractères est placé devant les yeux du sujet qui sont à demi ouverts. Le sujet déclare ne rien voir. Le papier est ensuite placé devant différentes parties du
RECHERCHES EXPERIMENTALES SUR LE CORPS ASTRAL I4I corps par lesquelles le sujet en somnambulisme voit parfois : au sommet de la tête, à la nuque, à l'épigastre ; le sujet déclare encore qu'il ne voit rien. Le papier est porté à la hauteur des yeux devant la figure du double ; mais celui-ci ne voit rien. Il ne voit rien non plus sur le sommet de la tête, mais à la nuque, il lit sans hésitation.
Le sujet dédoublé peut voir, mais assez confusé ment, d'une pièce dans une autre. Je suis au fond de mon cabinet de travail avec Edmée, qui est dédoublée.
Je prie trois des témoins de l'expérience : Mme Stahl, Mme Fournier, et M. Bonnet, de vouloir bien se rendre dans la salle des réunions de la société, et d'exécuter des mouvements simples et faciles à dé crire, pour que nous puissions rendre compte si le double que je vais y envoyer pourra voir quelque chose.
M. le docteur Pau de Saint-Martin se place près de la fenêtre, entre mon cabinet et la salle où vont les témoins, afin de voir à peu près en même temps et le sujet, et ce que font les nouveaux expéri mentateurs.
Première expérience. — Mme Fournier s'assied sur la table. — « Je vois, dit le sujet, Mme Fournier qui est assise sur la table. » II. — Les trois personnes marchent dans la salle et gesticulent. — « Ils marchent, et font des gestes avec les mains ; je ne sais pas ce que cela veut dire. » III. — Mme Stahl prend une brochure sur la table, l'ouvre et la présente à Mme Fournier. — « Les deux dames lisent, dit le sujet. » IV. — Les trois personnes se prennent parles mains,
14a l'initiation font la chaîne et marchent autour de la table. — « C'est rigolo, dit le sujet, ils dansent autour de la table comme trois imbéciles. » Quand je vous parlerai de la lucidité, j'aurai plu sieurs faits de vision très remarquables à vous signa ler. Pour aujourd'hui, je ne vous en parlerai plus qu'en vous citant quelques faits relatifs à l'audition et à l'olfaction. L'Ouïe. Marthe est dédoublée.
Je place ma montre à la partie correspondante de l'oreille gauche du double. Marthe entend très distinctement le tic-tac. Je place la montre à la nuque, à l'épigastre, aux pieds du double, le sujet entend toujours. Je place ensuite la montre successivement sur l'orifice externe des deux oreilles du sujet, à la nuque, à l'épigastre, et sur ses pieds; elle n'entend absolument rien.
L'expérience répétée, avec le même sujet, plusieurs fois dans des conditions différentes, donne toujours les mêmes résultats. Le double d'Edmée entend très bien le tic-tac de la montre, quand elle n'entend absolument rien lorsque celle-ci est appliquée sur les oreilles du physique. J'ai voulu me rendre compte si elle entendait d'une pièce à l'autre, les paroles d'une personne prononcées à voix basse.
Pour cela, j'ai placé une chaise ici, dans le milieu de la pièce, et j'ai prié Mme Stahl de venir près de cette chaise, où, du fond de mon cabinet, j'allais envoyer le double d'Edmée, pour nous rendre
RECHERCHES EXPÉRIMENTALES SUR LE CORPS ASTRAL l^i compte si le double entendrait. Mme Fournier est placée près de la fenêtre, entre les deux pièces, pour voir presque en même temps et Mme Stahl et le sujet. J'envoie le double d'Edmée s'asseoir sur la chaise près de Mme Stahl et le prie de porter toute son attention pour entendre si celle-ci lui parle. Le double est sur la chaise.
Mme Stahl s'approche près de la chaise, se baisse et parle à voix basse. Edmée se plaint d'abord que Mme Stahl la touche, cela lui est désagréable ; elle l'entend causer ; mais elle change de place, cela l'énervé et elle ne comprend pas ce qu'elle dit.
Je la prie de porter son attention sur ce que lui dit Mme Stahl : — « Elle me donne des conseils, dit-elle ; elle me dit d'être calme et pas nerveuse. » Mme Stahl nous déclare qu'elle a dit au double : « Je suis là, m'entendez-vous ? Ne soyez pas nerveuse, soyez calme. » Ces paroles étaient prononcées à voix assez basse, pour que Mme Fournier placée à 2 mètres d'elle n'ait pas entendu un seul mot.
Le double de Léontine entend distinctement le tictac de la montre, et le corps physique, malgré la sug gestion, ne l'entend pas. Je remets ma montre au docteur Pau de Saint-Mar tin, et à l'insu du sujet, je le prie de vouloir bien chercher à se rendre compte si c'est le double ou le corps physique qui perçoit le tic-tac de la montre.
A un moment donné, le docteur s'avance avec précau tion près du corps physique et place la montre tout près des oreilles sans les toucher. Le sujet ne disant
144 l'initiation rien, le docteur attire son attention en lui disant qu'il lui applique une montre à l'oreille, et qu'il doit cer tainement entendre. Le sujet déclare qu'il n'entend rien. Quelques instants après le docteur porte la montre à proximité de l'oreille gauche du double. Le sujet déclare de suite entendre le tic-tac d'une montre.
Pour vérifier mieux encore que le physique n'en tend rien, je prie le docteur de me remettre ma montre, et fais ouvrir la bouche au sujet. J'y introduis la boucle de la montre, prie le sujet de serrer les dents et de porter toute son attention pour entendre quelque chose. Je prie ensuite le sujet d'ouvrir la bouche et je retire la montre. Il a vu l'objet, mais il n'a rien en tendu.
Les expériences d'audition souvent répétées avec tous les sujets dans les conditions les plus diverses, et en s'entourant de toutes les garanties possibles, ont toujours donné les mêmes résultats avec tous les sujets. L'Odorat. A l'insu d'Edmée, le docteur Pau de Saint-Martin présente un flacon d'ammoniaque débouché sous son nez; il le maintient là une minute environ, mais le sujet ne sent rien.
Quelques instants après, il pré sente le même flacon devant la face du double. — « Oh! dit-elle, en se détournant, c'est un flacon, ça sent mauvais. » Il retire le flacon sans bruit et met à sa place un flacon débouché contenant de l'essence de bergamote. — « Ça sent meilleur », dit le sujet à l'instant même.
RECHERCHES EXPÉRIMENTALES SUR LE CORPS ASTRAL 145 La même expérience est faite avec Léontine et donne des résultats qui sont encore plus précis. Le docteur Pau de Saint-Martin met le flacon d'am moniaque sous le nez du double. A l'instant, le sujet prend son nez avec sa main droite et se détourne en faisant la grimace.
«C'est de l'eau sédative », dit-elle; puis revenant sur cette affirmation, elle ajoute : « Non, c'est de l'ammoniaque. » Au bout de cinq à six minutes, et sans que le sujet puisse s'en douter, le docteur présente le flacon d'am moniaque débouché sous le nez du corps physique, le sujet ne dit rien et n'a pas Pair de sentir quelque odeur incommodante.
Questionné pour savoir s'il ne sent pas une odeur agréable ou désagréable, le sujet déclare qu'il ne sent absolument rien. Le docteur cherche à se rendre compte si la suggestion ne joue rait pas, malgré les apparences, un rôle quelconque dans ces manifestations. C'est de l'ammoniaque, ditil, que je tiens devant votre nez, depuis un moment : non seulement vous devez sentir, mais cette sensation doit vous être très désagréable.
Le sujet, comme vexé de ce qu'on ne le croit pas, répond avec énergie : « Je vous dis que je ne sens rien ; si vous ne le croyez pas, ça m'est égal. » Le docteur se retire et au bout de quelques instants il s'avance doucement vers le double avec le flacon de bergamote qu'il présente à portée de la place occu pée par la tête.
« Je vois, dit-il, que vous présentez un flacon à mon oreille ; c'est pour me faire sentir quelque chose » ; et il ajoute en souriant malicieu sement : « mais je ne sens pas par l'oreille. » Le doc 10
146 l'initiation teur place alors le flacon devant la partie occupée par le nez, et le sujet déclare de suite qu'il sent une odeur agréable. « Ça vaut mieux que l'ammoniaque », ajoute-t-elle. Les mêmes expériences sont faites avec Mme Vix, et donnent des résultats analogues : Le sujet ne perçoit rien et le double sent très distinctement l'ammo niaque.
En présentant au nez de ce dernier l'essence de bergamote, le sujet dit de suite que l'odeur n'est pas la même, qu'elle est moins désagréable, mais qu'il ne l'aime pas. Questionné à ce sujet après la séance, le sujet déclare qu'il n'aime pas l'odeur de la violette, de la bergamote et du patchouli. Le Goût.
Pour rendre intelligible la description d'un série d'expériences de cette nature, je suis obligé de trans crire textuellement les notes que je rédige après cha que séance. Sujet d'expériences, Mme Léontine ; Témoins, MM. Combe, Dubois et G. Durville. Nous sommes sous un faible éclairage. Je dédouble le sujet suivant le processus habituel, et me propose de vérifier si c'est le sujet ou le double qui perçoit les saveurs.
Pour cela, j'ai disposé deux fauteuils dans mon cabinet de travail, en face d'une table de forme allon gée, un sur lequel se trouve déjà le sujet, et l'autre pour le double, de telle façon que le sujet en avançant le haut du corps, puisse appuyer ses avant-bras sur la
RECHERCHES EXPÉRIMENTALES SUR LE CORPS ASTRAL I47 table sans être gênée. Comme le double prend natu rellement l'attitude du sujet, il viendra également reposer ses avant-bras sur la table. Une pile de livres est placée dessus, en face du double, et dans l'espace réservé entre les avant-bras. Cette pile s'élève jusqu'à la hauteur du menton du double, pour me servir de point de repère pour la bouche.
Le double étant à la gauche du sujet, à la place pré parée pour lui, lorsque la condensation me paraît suffisante, je prie le sujet d'avancer le haut du corps et de placer ses avant-bras sur la table, comme je viens de l'indiquer,, et j'invite le double à prendre la même position. Le sujet ne sera pas prévenu de la nature des sub stances qui vont être expérimentées. Ces substances, très peu odorantes, ne doivent agir que sur le sens du goût.
Première expérience. — Je mets dans la main du sujet un morceau d'aloès, le prie de le mettre dans sa bouche, de le croquer et de nous dire si il le trouve bon ou mauvais. Il croque le morceau et déclare que ça n'a pas de goût. Pour éviter une action purga tive qui pourrait se produire plus tard, je prie le sujet de recracher ce qu'il a dans la bouche.
II. — Je mets un morceau de sucre dans la main du sujet, le prie de le croquer, de nous dire si il- le trouve bon ou mauvais. La réponse est la même que la précédente. III. — Au moyen d'une pince, je prends un copeau de quassia et le place vers la partie inférieure de la figure du double, à la place que je suppose être celle
148 l'initiation de la bouche. Je prie le double d'ouvrir la bouche, de l'avancer pour que la chose que je présente se trouve dedans, et ensuite dela refermer pour chercher à per cevoir la saveur de cette chose. — « Ce n'est pas bon, dit aussitôt le sujet ; c'est amer. » Je retire la pince et le copeau avec précaution, mets celui-ci dans la main du sujet et le prie de le porter dans sa bouche pour le goûter.
Il le fait, et déclare qu'il ne sent rien : « ça n'a pas de goût », ajoute-t-il. IV. — Je prends avec la pince un morceau d'aloès et le présente vers la bouche du double en observant les mêmes précautions et en faisant les mêmes recom mandations. « Je connais ça, dit le sujet, mais ce n'est pas bon, c'est amer. » Après avoir retiré le mor ceau d'aloès, je le mets dans la bouche du sujet en l'invitant à le sucer.
Il le fait, et déclare ne rien sentir.
V. — Je mets quelques gouttes de sulfate de quinine dans une petite cuillère que j'avance vers la bouche du double en faisant les mêmes recommandations. — « Ce n'est pas bon, dit-il, c'est amer. » VI. — Je mets une pincée de noix vomique avec quelques gouttes d'eau dans une petite cuillère, et pro cède comme pour la dernière expérience. — « C'est mauvais, dit le sujet, c'est amer, c'est rêche à la lan gue. » VII. — Avec une pince, je prends un morceau d'orange et l'avance vers la bouche du double, tou jours en faisant les mêmes recommandations. — « C'est bon, dit le sujet, c'est de l'orange. » Je retire le morceau d'orange, le mets dans la bouche du sujet et
RECHERCHES EXPERIMENTALES SUR LE CORPS ASTRAL 149 le prie de nous dire ce que c'est. — «Je n'en sais rien, dit-il; vous venez de me faire goûter de l'orange, mais maintenant je ne sens rien. » VIII. — Je mets une pincée de sel dans une petite cuillère et la porte à la bouche du double, en faisant les mêmes recommandations. — « Ça, c'est du sel », dit le sujet.
IX. — Avec la pince, je prends un morceau de sucre et l'approche de la bouche du double avec les recommandations habituelles. — « Oh ! c'est du sucre », dit-il. Je le retire et le pose sur la table.
Au bout de quelques instants, voulant me rendre compte si la suggestion, malgré toutes les apparences, ne joue rait pas un rôle quelconque dans la production de ces phénomènes, je reprends le morceau de sucre et le mets dans la bouche du sujet pour qu'il le croque, en lui affirmant que c'est un morceau d'aloès.
Il le croque ; je lui affirme alors que c'est exécrable, et qu'il doit certainement le trouver mauvais. — « Si c'est mauvais, ça m'est égal ; je n'y sens absolument rien », répond-il. Les témoins de cette dernière série d'expériences sont bien persuadés que le corps physique ne perçoit aucune saveur par lui-même, que c'est le double qui perçoit, les transforme en sensations gustatives et les lui transmet.
LES ORIGINES DE L'ÉGLISE RÉSUMÉ DE L'Apostolat de l'apôtre Jacques de Jérusalem LA RÉSURRECTION DE JÉSUS Les premières apparitions. Apparition de l'Ange. Pierre et Jean courent au sé pulcre. Jésus apparaît à Magdeleine. Les femmes au tombeau. Jésus leur apparaît. Incrédulité des apôtres. APPARITION DE JÉSUS DANS LE CÉNACLE Les Quarante jours. Les Apparitions de Jésus en Galilée. Jésus sur les bords du lac de Génésareth.
Apparition de Jésus sur la montagne de Galilée. APPARITIONS DU SEIGNEUR A JACQUES, PREMIER ÉVÊQUE DE JÉRUSALEM L'Ascension. Les Apôtres retournent à Jérusalem. Jésus les réu nit une dernière fois dans le cénacle. Il monte au Ciel devant eux.
L'APOSTOLAf DE SAINT JACQUES I 5 1 Manifestations de Jésus au milieu du groupe des nouveaux Apôtres. La descente de rEsprit-Saint sur les Apôtres. Les Apôtres se réunissaient dans le cénacle où le Seigneur avait institué l'Eucharistie ; ils persévéraient dans la prière avec les saintes femmes, avec Marie, mère de Jésus.
D'autres disciples se joignirent à eux et bientôt cent vingt fidèles se trouvèrent ensemble dans le cénacle si intimement unis qu'ils se don naient le nom de frères. Descente de l'Esprit-Saint. Harmonies célestes. Première prédication de Pierre. Première prédication de Pierre. Les Apôtres devant le Sanhédrin. Miracle de Pierre et Jean (le boiteux de la Belle Porte). Seconde prédication de Pierre. Pierre et Jean devant le Sanhédrin.
Miracles des Apôtres. Empri sonnement et délivrance des Douze. Gamaliel prend leur défense. Ils sont flagellés. Pouvoirs médiumniques de Pierre. Pouvoirs médiumniques des nouveau» Apôtres. Union, piété, charité des premiers chrétiens. Ce fut dans les rangs des prosélytes d'Alexandrie que l'Évangile trouva le plus d'accueil. Union, piété, charité des nouveaux disciples de Jésus. Ce sera parmi les Spiritualistes que le nouvel appel de Jésus trouvera le plus cTaccueil.
i5» l'initiation LES DIACRES Les Apôtres réunirent les disciples et dirent : « Il ne convient pas, qu'abandonnant la parole de Dieu, nous servions aux tables. Choisissez donc, frères, sept hommes d'entre vous d'une probité reconnue, pleins de l'Esprit-Saint et de sagesse, à qui nous commet tions ce ministère.
Pour nous, nous nous applique rons entièrement à la prière et à la dispensation de la parole. » L'assemblée, agréant ce discours, élut Étienne, homme rempli de foi, et six autres avec lui. Ces fidèles, Grecs de nom, étaient apparemment tous Hellénistes. Pour les aider dans leur ministère, les nouveaux Apôtres choisiront parmi les Spiritualistes.
Outre les soins des pauvres et du temporel de l'Église, des fonctions toutes spirituelles leur furent confiées, Les premiers diacres devinrent les dispen sateurs de l'eucharistie, ils joignirent à cet office la prédication, car nous verrons bientôt le plus illustre d'entre eux, Étienne, martyr de la parole sainte et un autre, Philippe, évangélisant la Samarie.
Les sept subordonnés aux apôtres par leurs pouvoirs, ne montrèrent pas une moindre ardeur pour annon cer le règne de Jésus. « Ainsi la parole du Seigneur se répandit de plus en plus et le nombre des disciples augmenta fort dans Jérusalem. Il y avait aussi plu sieurs d'entre les prêtres qui obéissaient à la foi. » Des prêtres encore obéiront à la foi. La conversion de ces derniers fait voir quelle était alors la puissance de la grâce ; car entre tous les fils
l'apostolat DE SAINT JACQUES 1 53 d'Israël, il n'y en avait point de plus attachés que les lévites au culte d'où venaient la richesse et l'honneur de leur tribu. Si les chefs du sacerdoce, en particu lier la famille d'Anne, s'inquiétaient plus de politique que de religion, le commun des sacrificateurs n'avait rien perdu de son zèle pour la loi.
La fidélité des chrétiens aux observances mosaïques, leur assiduité dans le temple, la ferveur avec laquelle, trois fois le jour, ils priaient la face vers le sanctuaire, ne pou vaient manquer d'attirer l'attention des prêtres.
La ville, d'ailleurs, toute pleine de leur renommée, le peuple en vénération devant eux, Gamaliel prenant leur défense, tous ces rayons de vérité étaient pour éclairer les fils de Lévi ; sans plus tarder, beau coup d'entre eux, cédant à la grâce, entrèrent dans le royaume des cieux. PAUL DE TARSE.
SA CONVERSION Nouvel Apôtre Paul. paix de l'église Pierre profite de la paix de l'Église pour visiter les fidèles établis hors de la cité sainte : il parcourt la Judée, la Samarie et la Galilée. Pierre guérit un pa ralytique et ressuscite Tabitha. Ministère de Pierre. A Césarée, vision de Pierre (sur la terrasse de Joppé), Corneille, sa famille, ses amis, se convertis sent au christianisme.
1 54 l'initiation Conversion de plusieurs francs-maçons matéria listes. L'Esprit-Saint descendit sur les gentils et les pro diges du cénacle se renouvelèrent à Césarée. Harmonies célestes pour la franc-maçonnerie ma térialiste. Tandis que la foi s'établissait ainsi en Judée, les progrès de l'Église n'étaient pas moins rapides audelà des frontières.
Pierre vint à Antioche vers l'an 40, c'est alors qu'il y établit la chaire apostolique transférée à Rome deux ans plus tard. Ministère de Pierre. Pierre poursuit sa prédication au milieu des gentils. La gentilité s'ébranle vers Jésus. De même, lafranc-maçonnerie matérialiste s'ébran lera vers Jésus. Paul de Tarse vient à Antioche avec Barnabé. Paul et Barnabé engagent la lutte avec le paganisme.
Antioche devient, après Jérusalem, le second ber ceau du christianisme ; c'est de là que Paul prendra son essor, de là que pendant des siècles partiront les grandes missions qui conquerront l'Orient à Jésus. Ministère de Paul. LA PERSÉCUTION d'hÉRODE AGRIPPA Martyre de saint Jacques, frère de Jean. Pierre, dé livré par l'Ange du Seigneur.
l'apostolat DE SAINT JACQUES l55 LA DISPERSION DES APÔTRES Les grands disciples du Christ furent : Pierre, Jacques d'Alphée, Paul et Jean. Les grands disciples du Christ seront : Pierre, Jacques, Paul et Jean.
Quant au ministère des autres disciples quoique étant de moindre importance il fut néanmoins fécond : « Ils rendaient témoignage avec une grande force à la résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ et la grâce était grande dans tous les fidèles.
Tous les jours, ils ne cessaient d'enseigner, d'annoncer Jésus, dans les maisons, jusque dans les portiques du tem ple, appuyant leurs discours par beaucoup de pro diges et de merveilles. » La prédication les absorbait tellement qu'ils avaient remis aux diacres le temporel de l'Église, afin de va quer en toute liberté à la prière et à l'enseignement.
Dans ce dernier office, leur principal soin fut de garder l'unité recommandée par Jésus et de n'être tous que des « témoins ». Partout, les Apôtres appa raissent en collège pendant les douze premières an nées de l'Église. A partir de ce temps, les Actes ne la montrent plus uniquement dirigée par les Apôtres.
Quand Paul et Barnabé apportent les offrandes d'Antioche, ils les remettentaux(auxanciens) et ceux-ci prennent unetelle autorité qu'au premier concile de Jérusalem ils sont nommés avec les Apôtres comme chefs de l'Église de Jérusalem et juges de la Doctrine.
i56 l'initiation LE SYMBOLE DES APÔTRES Avant de se séparer, les Apôtres rédigèrent en com mun une règle pour leur futur enseignement, afin de ne pas exposer une croyance différente à ceux qu'ils appelleraient à la foi du Christ.
« S'étant donc réunis et pleins du Saint-Esprit, ils se communiquèrent leurs sentiments, composèrent cet abrégé des vérités qu'ils devaient annoncer (le Credo) et résolurent qu'on le donnerait comme règle aux croyants. » De même, les nouveaux Apôtres avant de se sépa rer, rédigeront en commun une règle pour leur futur enseignement.
Voici le Credo tel que Ruffin nous l'a transmis : Je crois en Dieu le Père tout puissant, Et dans le Christ Jésus son fils unique, notre Sei gneur, Qui est né de l'Esprit-Saint, de la Vierge Marie, A été crucifié sous Ponce-Pilate et enseveli, Le troisième jour est ressuscité des morts, Est monté aux cieux, Est assis à la droite du Père, D'où il viendra juger les vivants et les morts, Et dans l'Esprit-Saint, La sainte Église La rémission des péchés, La résurrection de la chair. On voit que cet antique formulaire diffère sur plu sieurs points de notre Symbole.
l'apostolat DE SAINT JACQUES l5j SAINT JACQUES DE JERUSALEM L'heure était venue de porter « jusqu'aux extrémi tés de la terre » le témoignage que le maître avait com mandé de réserver d'abord « à Jérusalem, à la Judée et à la Samarie ». Les apôtres résolurent de se sépa rer pour évangéliser le monde. L'Église de la ville sainte passa donc aux mains des « anciens » sous l'autorité de Jacques qui devint en ce temps-là l'évêque de Jérusalem.
De même le nouvel Apôtre Jacques, deviendra le chef de la réunion des fidèles de Paris. C'est ici qu'apparaît pour la première fois le gou vernement d'un seul pasteur sur un seul troupeau : à Jacques appartient l'honneur d'avoir été le premier évêquc de la plus ancienne Église.
Jacques y offrit le modèle de l'évêque : vie sans reproche, attachement aux traditions, autorité de la parole, dignité extérieure, esprit de prière, sainteté qui imposait à tous. Toutefois sous cette perfection chrétienne par tant d'endroits, on sent encore le judaïsme, et ce mélange donne au premier pasteur de Jérusalem une singu larité sans égale dans l'âge apostolique. Ministères de Jacques. La constitution de l'Église de Jérusalem, sous l'au torité distincte d'un seul pasteur, demeura longtemps
1 58 l'initiation un fait exceptionnel. Les apôtres, en effet, bien que dispersés à travers le monde, conservèrent une auto rité commune non sur une partie, mais sur l'en semble même des chrétientés. Dans cet ordre propre aux premières années, c'était assez des Douze pour gouverner, parce qu'ils avaient à cet effet une grâce souveraine, celle de l'apostolat.
Les privilèges qu'elle comprend suffiront à faire entendre comment ce don particulier suppléait toute hiérarchie. Dépositaires de la foi, docteurs infaillibles, pasteurs universels : tels sont les traits principaux qui distinguèrent les apôtres de ceux qui reçurent par eux le sacerdoce chrétien. Le dernier mot de Jésus s'élevantau ciel avait été : « Vous serez mes témoins », témoins de ma doctrine entière.
Ils l'avaient reçue, cette doctrine du Maître, pendant son ministère et les quarante jours qui sui virent sa résurrection, ils la reçurent encore à la Pen tecôte et toujours, car, selon la promesse du Sau veur, l'Esprit-Saint achevait de les instruire. Non content d'éclaircir celle des paroles de Jésus qui res taient obscures dans leur mémoire, il les guidait pas à pas à travers la vérité et leur annonçait les choses à venir.
L'ensemble de ces révélations, qui durèrent toute la vie des apôtres, constitue le dépôt de la foi, dont ils sont les organes authentiques, et qu'ils ont transmis à leurs successeurs. Us étaient députés pour répandre dans le monde ce trésor : de là, leur nom d'apôtres, d'envoyés, ayant, pour accomplir leur mis sion des pouvoirs si éminents, que jamais ils ne son gèrent à les communiquer de leur autorité propre. Paul ne s'éloignait jamais d'une de ses Églises sans
l'apostolat DE SAINT JACQUES 1 5g redouter pour elle quelque épreuve: les dissensions intérieures, des écarts de doctrine ou de morale. Mieux que personne, en effet, il sentait que, chez nombre de convertis, le baptême n'avait pas entièrement effacé les stigmates du péché, qu'au fond des cœurs demeu rait un secret attachement à des erreurs dangereuses.
Il trouvait néanmoins un motif de se rassurer dans la facilité avec laquelle ces semences de corruption étaient généralement étouffées ; sa parole, une lettre, le bruit de sa venue y suffisaient. Mais, lui captif, qu'allait-il advenir des germes impurs auxquels libre champ était ouvert ? Ce fut là son plus grand souci dans la prison de Césarée.
Sans doute pendant ces deux ans, il par vint encore, par des messages, à contenir le désordre sur quelques points, mais ailleurs l'esprit ancien se réveillait au grand péril des âmes. Une lettre de Jac ques écrite vers la fin de cette captivité ne laisse aucun doute sur ce point.
Elle nous montre que, dans les Églises dispersées en terre païenne, les Chrétiens, Juifs d'origine, relevaient de tous côtés la tête et portaient de graves atteintes à la pureté de l'Évangile. Un groupe spiritualiste. V
LES RÊVES PROPHÉTIQUES M. Georges Pinçon, le voyant doublé d'un augure dont nous allons entretenir nos lecteurs, présente ceci de particulier que tout, dans la plus vaste acception du terme, semblait devoir le préserver des manifes tations d'ordre surnaturel dont, depuis près de neuf ans, soit depuis mai 1899, ^ continue d'être non pas seulement l'involontaire objet, mais bien la victime, puisque, et pour jouir actuellement d'une enviable santé qui lui est revenue comme par enchantement, il faillit en mourir.
Au surplus, nous engageons vivement ceux de nos abonnés qui, piqués dans leur curiosité, désireraient se faire une opinion sur ce prophète malgré lui, à lire la très intéressante brochure qu'il a publiée l'été dernier sous le titre d'actualité : D'un nouveau Mode de Suffrage Universel (1).
Cette courte présentation terminée, il reste à diviser l'étude que nous nous proposons de consacrer à M. Georges Pinçon, en trois chapitres correspondant eux-mêmes aux divers genres de phénomènes dont (i) Paris, Librairie Lahure, 9 rue de Fleurus (VI*); prix : 2 francs, et par la poste, 2 fr. 25.
LES RÊVES PROPHÉTIQUES l6l il est devenu le trucheman et que, dans son ignorance de la langue du Merveilleux, il classe ainsi : i° Songes; i° Visions; 3° Menaces ; Coups ; Matérialisations ; lesquels authentiqués par une correspondance ad hoc, nous fourniront le texte d'articles séparés. CHAPITRE I Songes.
Ces songes se déroulent toujours dans le sommeil léger du matin, soit lorsque le corps libéré par un premier repos du travail de la digestion, ne saurait influencer l'esprit; il se produit, toutefois, dans la majeure partie d'entre eux, des changements de tableaux plus instantanés si possible que ceux des cinématographes qui en fournissent néanmoins l'exacte impression.
Voici dans quels termes nous a été raconté le premier de tous : « Sortant de chez mes parents pour joindre une rue de mon village natal, je fus fort surpris d'apercevoir dans le ciel bleu des fusées qui éclataient mais qui, au lieu de s'épanouir en gerbes de feu, lançaient de l'eau très pure, à telle enseigne, que ce feu d'artifice d'un nouveau genre continuant, je pris la parti de m'asseoir face à lui, en l'espèce, regardant le nord, sur l'appui d'une fenêtre afin de le mieux contempler; n
1Ô2 l'initiation [février quand, soudain, m'apparut le Christ crucifié, en grandeur nature, mort, car sa chair avait déjà pris des tons cadavériques; puis à sa droite, soit à ma gauche, une double ligne au moins de guerriers bardés de fer en avant desquels se trouvait, immobile, un géant, leur chef apparemment, tenant, de la main droite, une massue d'Hercule abaissée que, le Christ disparu, il souleva pour décrire des moulinets ter ribles contre d'invisibles ennemis ; enfin, au bout de quelques minutes, cessant son manège, il me lançait, d'un geste autant superbe qu'assuré, cette massue sur les genoux, où, malgré sa grosseur et l'énorme dis tance qu'elle venait de parcourir à la façon d'un bolide, je la reçus sans ressentir aucun choc. » Si son Symbolisme prêtait, comme il advint, à différentes interprétations, celui qui en était l'ob jet y vit un encouragement à la continuation d'une plaquette de vers que L'affaire qui boule versait tous les cerveaux lui avait inspirés ; opinion que, pour en demeurer interloqué, ne fit que confirmer le songe suivant, troisième en date : Soudain, je vis descendre à pic, bloc floconneux, Un bel ange bouclé, la robe immaculée, Sur le sommet de l'Arc (i) ; rapide et lumineux Sillage qui zébrait la nue en faisant place A la clarté céleste : Alors, couronnément Tel que mon esprit qui, pour n'être point de glace N'ait pu l'imaginer, m'apparut vivement (i) L'Arc de Triomphe de l'Étoile.
I908 j LES RÊVES PROPHÉTIQUES l63 En la splendeur de sa chrétienne apothéose, Le Fils de Dieu fait homme appuyé sur la croix, « Comme un géant en sentinelle, « Couvrant la Ville de son aile « Dans quelque attitude éternelle « De génie et de majesté ! » Agenouillée à ses pieds, dans une humble pose La Vierge, de blanc seul vêtue, avait des droits Que lui conféra sa maternelle souffrance Tendrement invoqués, non sans verser des pleurs Obtenu chez son Fils, le pardon de la France Que ses Gloires couvraient de lauriers et de fleurs.
Chose bizarre, si l'auteur avait lu dans ce songe d'ailleurs merveilleusement beau, une promesse de succès ; par contre, il taxa d'impossible sinon de ridi cule le dénouement qu'il fournissait à sa pièce Noël de France, et cette manière de voir persistant, ce fut en quelque sorte contre sa volontéqu'il le traduisit à une telle place.
Or, simpliste en toutes choses, et partant de ce principe : Qu'à remonter aux Puissances célestes, qui veut la fin doit fournir les moyens; s'estil, en face du refus d'éditeurs qui devait lui servir de pierre de touche, décidé à laisser Colères, c'est le titre de sa plaquette, inédites.
Comme le Passé ne présente qu'un intérêt rétros pectif, et que, d'autre part, le lecteur connaît mainte nant l'origine sinon la cause des phénomènes étudiés, nous nous bornerons à citer, pour cette période, les prémonitions suivantes qui suffisent à expliquer l'in
1Ô4 l'initiation térêt, par nous accordé aux vaticinations sur l'Avenir que M. Georges Pinçon a plus ou moins justement déduites de ses songes. Il lui a été donné en effet d'assister, plusieurs mois avant qu'elle ne fût livrée, à la bataille navale de Tson-Schima, ce Trafalgar de la flotte russe.
Outre qu'il lui partit plus de deux cents coups de canon dans les oreilles, et quels coups ! nous disaitil ; il distinguait parfaitement, au travers de l'atmo sphère enfumée de combat, les coques de deux navires figurant les adversaires, se faisant cette réflexion que le bâtiment victorieux s'empresserait de hisser son pavillon.
Les choses se passèrent ainsi qu'il l'avait prévu puisque du navire de droite beaucoup plus élevé sur l'eau que celui de gauche, partirent à fort peu de dis tance deux fusées qui, décrivant une courbe comme pour atteindre le bâtiment ennemi, éclatèrent au-des sus, en rayons rouge sang.
Mais, oubliant que l'éten dard japonais se compose d'un disque de cette cou leur projetant ses rayons dans tous les sens, il ne vit dans ces fusées, cependant bien symboliques, qu'un moyen, chez le vainqueur, de s'enquérir des coups portés ; d'où sa prudente réserve à n'annoncer à son correspondant d'alors : qu'une grande bataille na vale. Or, curieux rapprochement, la revue américaine.
Me Curés Magasine écrivait récemment à propos de l'Armada qui vogue vers le Pacifique, que : « Parmi toutes les folies commises par les Russes et que mit en évidence la grande bataille de Tson
LES RÊVES PROPHÉTIQUES l65 Schima où fut scellée la destinée de la guerre russojaponaise, l'une d'elles dépassa toutes les autres par sa grandeur exceptionnelle.
« Les navires de guerre russes, quand ils entrèrent en bataille, étaient à tel point surchargés que la cui rasse protégeant leur ligne de flottaison était au-des sous du niveau des vagues. » La seconde prémonition est ainsi consignée dans une lettre du 7 septembre 1905 : « M. Loubet, assis dans un fauteuil-liseuse à équi libre, entouré de trois messieurs masqués en tenue d'enterrement comme il sied à des conspirateurs sé rieux, jeté à bas de sa liseuse, derrière par-dessus tête, sans qu'il ait eu le temps de se reconnaître ainsi que l'indiquait sa mine effarée. » Or, il est aujourd'hui de notoriété publique que seule une de ces intrigues de Palais dont fourmille La Troisième, empêcha le prédécesseur de M. Fallières de briguer une deuxième fois le mandat prési dentiel.
Ce double souvenir rendu au Passé, occupons-nous maintenant de l'Avenir et, pour ne point quitter les personnalités en vue, annonçons, toujours d'après notre vates et en lui empruntant ses expressions : i° La Chute irrémédiable de Jaurès. Traduction adoucie, nous a-t-il déclaré, d'un songe symbolique, c'est-à-dire dans lequel le sujet n'est pas représenté sous des traits humains et que, pour cette raison, il se borne à interpréter. 2" La fin d'Edouard Drumont.
1 66 l'initiation De la crête des glacis verdoyants d'un vieux fortin, notre interlocuteur expliquait à un monsieur fort brun, moustachu, qu'il n'a jamais vu mais qui, dans sa pensée, représentait M. Léon Daudet, le méca nisme de machines-outils flambants neuves — sans doute, nous fit-il remarquer, une allusion à son Mode de Suffrage universel qui, conçu, n'était point encore divulgué — quand Édouard Drumont survint en trombe à telle enseigne que tous deux, des plus sur pris, le prièrent vivement de modérer une fougue tout à l'honneur de son âge mais dangereuse puis que emporté par son élan, il disparaissait avec un fra cas épouvantable de ferrailles comme s'il eût, dans sa chute, brisé les machines, si bien que toutes leurs recherches pour retrouver son corps restèrent vaines.
Quoique n'y attachant aucune espèce de créance, mais parce que Satan y joue un rôle précis, M. Pin çon a tenu à nous remettre l'extrait ci-après d'une lettre du 26 septembre 1905 concernant Paul Déroulède.
« Donc m'est apparu, la figure terreuse, teinte fré quente dans les songes sataniques qui présentent toujours quelque chose de disgracieux, d'outré sinon de grotesque, un Déroulède monumental, vêtu du tra ditionnel mac-farlane, coiffé d'un feutre tyrolien blanc gris, et trônant à la presque extrémité gauche d'un balcon de théâtre ; puis peu après, dans le trou noir de la scène, comme suspendue horizontalement et de biais dans le vide, à la hauteur de ce balcon, Belzébuth, costume noir de Méphisto, le masque encore plus rageur que narquois, me faisant en grin
LES RÊVES PROPHÉTIQUES 167 çant les dents, — une mâchoire d'Anglais, — force grimaces. Peine fort inutile que Satan dont il sera longue ment question dans notre troisième article, prenait là, nous a-t-il ajouté, attendu que les lauriers de M. Déroulède ne Font jamais empêché de dormir.
Du reste, que ces messieurs se rassurent car, dans sa bonne foi à nous documenter, notre prophète s'est empressé de déclarer qu'il avait déjà été mystifié, ce dont, entre parenthèses, il ne parvient pas à s'expli quer la raison vu, qu'étranger aux sciences occultes, il n'a par conséquent jamais cherché à soulever même un simple coin du voile de l'Avenir.
Et comme preuve, il nous fit part de la déconvenue que lui causa le songe dans lequel M. Doumer lui apparaît, au milieu d'un ciel noir il est vrai, hissé sur un globe rouge lumineux puisqu'on distinguait les statuettes religieuses : vierges, sacrés-cœurs, dont, pêle-mêle, ce globe était rempli ; songe qui semblait annoncer l'élévation de l'ancien gouverneur de l'Indo-Chine à la Présidence.
Toutefois, comme frappé à notre tour par l'image de ce globe transparent, nous lui demandions s'il ne symboliserait pas les effets de la nouvelle loi de dévo lution ; notre augure nous répondit en riant, que n'ayant point encore reçu la visite p. p. c. de M. Fallières, il regrettait de ne pouvoir satisfaire notre curiosité.
Par contre, il tint à nous faire constater que dans une lettre du 7 novembre 1904, il déduisait des pré monitions, vraies ou fausses, dont il est assailli, et S.
i68 l'initiation G. D. G, selon sa formule : que les églises seraient dépouillées en hâte de tous leurs ornements religieux y compris les autels, se trouvant par là même trans formées en halles à moins que ce ne soit en temples protestants.
Or, immédiatement en dessous, nous lisions : « L'Invasion allemande tellement rapide et bru tale qu'elle sera, pour la masse, une surprise sans nom ; la défaite complète, vous le concevez sans peine, mais non le démembrement puisque, chose qui vous étonnera certes beaucoup moins que moimême, c'est votre serviteur qui, en déplorant amère ment qu'on ait refusé de l'entendre, traitera des con ditions de paix avec Guillaume II en personne, vêtu de l'uniforme de circonstance des cuirassiers de Bis marck, non sans lui annoncer toutefois que, pour victorieuse, l'Allemagne disparaîtrait à jamais en tant que nation. » Et de nous avouer que, quelque impossible qu'une telle destinée lui puisse paraître, comme il ne faut jamais être pris sans vert, ses proclamations dont il garde, pour cause, le texte secret, étaient rédigées.
Sans vouloir aucunement présager de l'avenir en ce qui le concerne, M. Georges Pinçon rattache ce songe datant de juillet 1904 et qui avait été lui-même pré cédé d'une autre manifestation psychique représen tant des escadrons de cuirassiers franchissant la bar rière en chantant à pleins poumons, sans l'accompa gnement d'un orchestre militaire, un hymne guerrier se terminant par le cri de : « Vive la République ! », le songe qu'il eut, dans la nuit du 3i décembre igo3
LES RÊVES PROPHÉTIQUES 169 et qui est relaté, dans une lettre du 9 mai 1904, en ces termes : « Dans un jour de nuit, si j'ose dire, m 'apparut le fort du Mont-Valérien bien reconnaissable à la dis position de ses casernes se détachant en blanc sur le noir du ciel ; puis, par un changement de tableau instantané très commun dans ces sortes de rêves, je vis sur le faîte d'une hauteur également, une rangée de maisons formant comme le côté d'un boulevard avec l'église du Sacré-Cœur de Montmartre au bout et à droite.
Or, ces maisons éclairées de lueurs grandis santes où le violet dominait, ce qui me fit tout d'abord croire à quelque magique illumination, com muniquaient bientôt, véritable traînée de poudre, le feu au Sacré-Cœur, d'où cette exclamation : Tiens, le Sacré-Cœur qui brûle 1 « Et de fait, le monument attaqué de tous côtés par les flammes qui atteignaient des hauteurs fantasti ques, ne tardait pas à s'écrouler, dans une immense gerbe d'étincelles avec toutes les maisons, pour faire place à la nuit noire.
Si d'autre part, le songe que notre vates eut au matin du jour des dernières élections municipales, semble montrer combien chaude sera la lutte, car, étranges antithèses 1 Adossée à un rocher surmonté d'une tour démantelée se profilant sur un ciel bleu étoilé, et baigné par une mer calme, une femme toute ruisselante de sang ramenait avec les mains ce sang à ses pieds pour s'en inonder à nouveau le vi sage ; il lui a été donné en outre d'assister, puis, quelque incroyable que la chose paraisse, de diriger
170 l'initiation la bataille d'une semaine entre l'archange saint Mi chel et Satan lorsque ce dernier tenta une nouvelle fois de forcer la Porte du ciel, bataille que relate l'extrait ci-dessous de sa lettre du 7 septembre igo5. « Tout d'abord je vis S. Ex.
Belzébuth qui, sans doute pour m'ouvrir l'intelligence, s'était amusée quelque temps auparavant à trépaner, accroupie sur mes épaules, ma boîte crânienne à grands coups de sa fourche dans un entrain de tous les diables, c'est le cas de le dire, s'arc-bouter, les jambes pliées sous le ventre, contre un obstacle invisible dont un écran noir de jais sur lequel, à la façon d'une porte qu'on voudrait enfoncer, elle usait toutes ses forces, vrai semblablement la séparait.
Ce manège dura trois joursde suite, puis le 1 5 juillet, changement de décor; à Satan, toujours dans la même posture de lutteur acharné, venait s'opposer l'archange saint Michel soutenu par des légions d'anges en masses serrées — spectacle magnifique entre parenthèses — occupant derrière leur chef, la gauche du tableau.
« L'Archange qui avait désarmé Satan le frappait de sa propre fourche à coups redoublés, sur la tête et dans les yeux, sans cependant, malgré le sang ainsi répandu, vaincre son âpre résistance.
C'est alors que, de simple spectateur m'improvisant directeur du com bat, je criai à l'Archange : Frappe aux testicules ! ce qu'il fit immédiatement tandis que pour le mieux soutenir dans sa lutte, j'ajoutai : Allons les Légions! qui, sur le champ, serrèrent leurs rangs permettant ainsi à de nouvelles lignes d'ange d'apporter leur secours.
LES RÊVES PROPHÉTIQUES 171 « Le 16 juillet, le combat recommença dans les mêmes conditions, ce que voyant, je dis à l'archange de frapper simultanément aux testicules et aux reins, là en un mot où réside la force de l'homme (sic) ; conseil qu'il suivit de suite et qui eut pour résultat de visiblement affaiblir cet inestimable Belzébuth.
« Enfin, le 17 juillet, fin du combat ; mais cette fois l'archange saint Michel, toujours soutenu par ses légions, avait délaissé la fourche de son adversaire pour se servir de son épcc flamboyante en forme de spirale, symbole de la victoire, car bientôt l'archange se contentait de tenir la pointe de son épée sur la tête de Satan ; toutefois, afin d'être bien fixé, je de mandai à l'archange de faire tourbillonner sur la pointe de son épée le corps de Satan qu'il enleva in continent comme une guenille vidée pour, après quel ques tournoiements en tous sens, disparaître avec ses légions. » Est-il besoin de souligner que M. Pinçon ne s'est longuement appesanti sur ce songe qu'à cause de son extraordinaire et, en ce qui le concerne, unique continuité puisque, dans son ignorance de l'art de la guerre, il ne saurait lui venir à la pensée de jouer les stratèges.
Du reste, notre aimable interlocuteur, d'accord en cela avec mainte prophétie, ajoutant foi à sa prémo nition du 5 novembre de la même année, lui annon çant la venue d'un chef militaire; c'est dire qu'en admettant qu'il soit dévoré par une ambition sans bornes, ce qui n'est point son cas comme la conclu sion de sa brochure le prouve, tout au plus lui se
172 l'initiation rait-il permis de caresser l'espoir d'en devenir le premier serviteur. Songe du chef.
« Remplie d'un feu incandescent qui tranchait sur l'azur dans lequel elle se trouvait suspendue, une boîte carrée d'environ 40 centimètres de côté, por tant au milieu de sa paroi droite un étroit orifice muni d'une sorte d'entonnoir guidant, dans sa course, chaque étoile qui s'en échappait à intervalles précipités quoique réguliers, pour se projeter métho diquement sur la voûte céleste dessinant ainsi, monté sur son cheval, un chef militaire bardé de fer à l'instar des chevaliers du moyen âge et tenant verticalement, dans sa dextre, l'épée nue, symbole du commandement; le tout, homme et cheval, d'une suprême élégance de lignes en leur pureté de fresque. (A suivre.) ■
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LE VOYAGE DE KOSTI (Suite.) « Les sciences progresseront, mais les gouvernemen ts ne feront rien pour que l'éducation du cœur, qui est l'essentiel, progresse de même, afin que la semence de la connaissance ne tombe pas sur un terrain inculte, et ne produise pas de la mauvaise herbe nuisible, au lieu des fruits désirés.
L'éducation sera généralement négligée; dans l'instruction populaire il n'y aura pas d'harmonie; les actionsdes États, l'exemple des grands et des puissants, même celui des serviteurs de la Di vinité seronten contradiction d'une façon remarquable avec les principes qu'on voulait enseigner, et le ré sultat sera l'erreur, l'aversion pour les maîtres et l'in crédulité.
Le penchant pour la liberté et le bonheur germera dans le cœur des ignorants, et les hommes tomberont nécessairement dans l'erreur : ce sera le résultat d'une culture mal comprise. Beaucoup de grands, de puissants et de prêtres, faciliteront même l'entrée de l'égoïsme dans les cœurs ; ils persécuteront
1 74 l'initiation des vérités qui se trouveront en travers de leur intérêt, et conduiront les hommes dans de plus grandes er reurs encore.
« La manière de vivre des cours, où souvent le plus honnête n'est pas reçu, le plus juste est opprimé, le plus loyal ne peut se défendre contre les cabales; la perte intérieure du gouvernement où il n'y aura ni honnêteté, ni loyauté, ni vertu, enchaîneront les hommes, pour faire des contre-cabales et des partis adverses.
Ainsi se formeront toutes ces sectes secrètes et ces factions des constitutions gouvernementales cor rompues, qui conduiront les hommes dans les pires erreurs, qui dégénéreront en extravagances nuisibles à cause de la mésintelligence et du vif sentiment de la pression du désordre. « L'intelligence sansl'éducation du cœurest un cou rant sans conduite, qui forcément inonde et détruit tout.
La conséquence du jugement faux est le désordre et la révolte. Il est tout naturel que l'intelligence prenne de faux chemins quand le cœur est rempli de passions et choisit pour son but les moyens les plus destructeurs.
« Où dominent les passions, le doux langage de la philosophie, la voix divine de la révélation ne seront plus entendues; la passion se fera jour comme un feu enfermé et son éruption sera d'autant plus terrible que la pression sera plus grande. « Le plus petit nombre d'hommes sera accessible à la vraie culture et à la vraie religion; mais la grande masse se partagera en deux forces effrayantes, l'incré dulité et la superstition. Toutes deux voudront do
LE VOYAGE DE KOSTI 175 rainer, toutes deux seront animées du plus furieux égoïsme. L'incrédulité renversera tout l'un sur l'autre, trônesetautels,etse servira, poury arriver, des moyens les plus bas ; elle s'emparera des cœurs des peuples par les égarements de la raison.
La superstition sera défendue par ceux qui connaissent la terrible et puis sante croissance de l'incrédulité; mais ils seront euxmêmes des ennemis de la Vérité et de la Religion, étant enchaînés par l'égoïsme et l'intérêt personnel; leur intention n'est autre que de maintenir les peuples dans l'ignorance, pour atteindre leur but d'autant plus sûrement.
« Ceux-ci travailleront, avec des forces opposées, contre l'Ordre réel des choses, ils éloigneront des États la vertu et le bonheur humain, et entretiendront le feu de l'incrédulité par une pression immodérée. « Entre ces deux forces se trouvera le véritable ami de la religion et de la vraie culture.
Attaqué par les deux monstres, — de l'incrédulité et de la supersti tion, — leurs efforts seront presque entièrement vains- ' Leurs forces s'useront l'une par l'autre, et le triste état des choses passées sera la base des siècles futurs. Toutes deux auront un grand nombre d'adhérents, toutes deux seront guidées par des passions violentes, toutes deux voudront régner et se serviront, pour ar river à leur but, de moyens bas et défendus.
Sous ces deux puissances se trouvera le petit nombre des rai sonnables, — les amants de la vraie religion et de la vraie philosophie. Mais leur langage angélique ne sera pas entendu à cause des cris de «Allah » des tur bulents, et chaque fleur qu'ils planteront, et qui de
176 l'initiation vrait croître pour le bien de l'Humanité, sera foulée aux pieds par ces meurtriers. * L'incrédule nommera superstition tout ce qui-nc sera pas incrédulité; et le superstitieux nommera in crédulité, tout ce qui n'est pas superstition. Malheur à celui qui dans ces temps troublés parlera des droits de la Vérité et des Lois de l'Ordre éternel ! — L'état des gouvernements sera pitoyable.
Ces deux partis chercheront à éloigner des trônes tous les sujets loyaux et bien intentionnés, pour établir leur despo tisme. « Il est vrai que ces deux forces s'useront réciproque ment; combien de temps dureront ces orages ? Quelles tristes conséquences ils produiront? Celui-là seul le sait, qui conduit les destinées des hommes. Les pas sions, le désordre, les abus, sont, dans le monde moral, ce que les orages sont dans le monde physi que.
La psychologie explique comment ils se sont formés dans le monde de l 'âme; l'histoire et l'expé rience enseignent à l'humanité combien ils sont utiles pour arriver à des buts nécessaires. La philo sophie et la religion convainquent l'homme que du chaos des partis se formera finalement l'ordre et l'harmonie du Tout; mais ceux qui vivront dans la période où ces forces se détruiront subiront une triste destinée.
Le Mal succombera sûrement, car il existe dans l'absence de la Réalité et de l'Ordre, et il est d'une telle nature qu'il se détruit de lui-même. Kosti voulait lire davantage, mais un Génie invi sible ferma le Livre de la Raison. « Veux-tu régner heureux ? dit-il. Écoute les paraboles que je te dirai,
LE VOYAGE DE KOSTI 1 77 pèse les vérités qui s'y trouvent, et deviens intelligent par l'exemple des fautes d'autrui. « Il était une fois un père de famille, qui possédait de grandes propriétés. Il les partagea en lots, et les laissa administrer par des fermiers. Il leur recom manda d'observer le plan qu'il avait l'intention de réaliser sur toutes les terres qui lui appartenaient. Le bonheur et le bien de tous était le but de ce plan.
A cette fin, il donna plein pouvoir aux fermiers, et le sanctionna avec l'autorité qu'il leur conféra. « Les fermiers discutèrent entre eux sur la manière d'administrer des terres qui leur étaient inconnues, et crurent faire pour le mieux en partageant leur gou vernement en intérieur et extérieur. Le premier devait être la mesure de l'autre, et dans l'intérieur serait conservé le grand plan de gouvernement du père de famille.
« L'un des points principaux était que tous les ter rains incultes devraient être ensemencés avec du blé que le père avait distribué à tous. « Les fermiers employèrent à cette besogne différents serviteurs, mais bientôt ils ne s'en inquiétèrent plus, et au lieu de s'occuper de leur exploitation, ils se livrèrent à la volupté ; au lieu de travailler les champs, quelques-uns consommèrent le blé, et d'autres le semèrent sur des champs non labourés.
Alors vinrent les oiseaux de proie qui mangèrent le blé, si bien qu'il ne poussa que des chardons et des épines. « Les serviteurs, paresseux et débauchés, se parta gèrent le grain que le père avait envoyé; les hon nêtes durent se nourrir de racines et d'herbages qu'ils
178 l'initiation trouvèrent sur les champs, parmi la mauvaise herbe. « Ainsi agirent les fermiers de l'extérieur. Ceux qui avaient en main le sage plan intérieur du père de famille se laissèrent séduire par eux, et voulurent partager avec eux puissance et prestige.
Au lieu de les ramener tous à l'ordre, ils contribuèrent euxmêmes au désordre général; ils soutinrent qu'il était en leur pouvoir de changer le plan du père ou de s'en dispenser, et le désordre augmenta d'autant. « Par ce mauvais exemple, le désordre des serviteurs paresseux alla si loin, qu'ils prétendirent que le père de famille n'existait pas, et qu'ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient.
« Ils n'obéirent plus aux fermiers, et ils se multi plièrent de jour en jour comme la mauvaise herbe et les épines qui couvrent les champs. « Chaque fleur plantée parun travailleur fut étouffée sous la mauvaise herbe, et chaque champ inculte fut abîmé par des bêtes sauvages qui établirent leur demeure parmi les mauvaises herbes et les épines.
« Comme le plus beau terrain n'était pas labouré, et que les nécessités entre les fermiers augmentaient toujours, ils cherchèrent à se fruster et à se duper mutuellement, et ils firent une science de ces vices. «Bientôt le désaccord éclata parmi eux; l'un cher chait à tromper l'autre, les serviteurs agirent de même. Souvent, des querelles survinrent et ils s'entretuèrent.
« Deshommes honnêtes et bons prédirentaux autres que cet état de choses ne pouvait durer longtemps; car le temps d'affermage écoulé, le père de famille
LE VOYAGE DE KOSTI 179 exigerait un compte sérieux. Mais on se moqua d'eux et on les méprisa comme des fous. «Alors ils s'adressèrent à ceux à qui était confié le plan intérieur; mais ceux-ci s'accommodaient du désordre des autres, et taxèrent de menteurs et rebelles ceux qui faisaient appel au plan du père de famille, et les persécutèrent jusqu'à la mort.
«Ainsi il arriva que dans une de ces terres, les ser viteurs, parmi lesquels il n'y avait plus aucun ordre ni aucune discipline, se révoltèrent. Nous tuerons nos fermiers et massacrerons leurs partisans. « En effet, ils s'unirent, tuèrent un fermier et ses amis, et se partagèrent les biens.
Les autres fermiers s'écrièrent : « Voyez, amis, dans cette contrée, les « domestiques ont assassiné leur fermier ; il pourrait « nous en arriver autant, nous devons être sur nos « gardes. » « Ils parlèrent ainsi, mais ils ne réfléchirent pas à la cause pour laquelle les serviteurs avaient commis ce crime, ce qui ne serait pas arrivé si le plan du père de famille avait été observé.
« Les fermiers allèrent avec leurs valets dans le pays où leur compagnon avait trouvé la mort, et demandè rent qu'on rendît compte de son sang. Ils se disaient : « Nous voulons tuer ces serviteurs infidèles, et nous « annexer cette admirable ferme.
«Alors les serviteurs crièrent : « Celui qui veut manger, doit semer lui- « même. » Mais la foule répondit: «Nous n'avons pas « de semence, car nous avons tout fourni à la ferme, « et le sol est couvert d'épines, comment pouvons- « nous semer ? »
i8o l'initiation «Alors vinrent des milliers de gens rassemblés par la faim ; dans leur désespoir ils couraient à travers les champs redevenus sauvages, etalors débusquaient des buissons d'épines, des loups, des renards, des serpents, de vilains crapauds, et la confusion était à son comble, car un loup mangea l'autre, un renard mordit l'autre, et le sol fut jonché de cadavres. - « Les cris de misère ne firent aucune impression sur les fermiers ; ils virent les huttes embrasées, et au lieu de les éteindre avec de l'eau, ils versèrent dessus des tonneaux d'huile, dans l'ivresse de leur passion.
Le feu gagna du terrain et commença à atteindre leurs frontières.
« Quelques sages leur dirent encore une fois : « Dé- « truisez la mauvaise herbe, labourez les champs, ne « faites pas d'usure avec les semences, au contraire, « mettez-les fidèlement dans le sein de la terre pour « qu'elles fructifient et réalisent ainsi le plan du père « de famille. » « Mais on traîna le sage en prison, et l'on traita comme un obstiné et un agitateur celui qui voulait apporter des innovations parmi le peuple; l'on con tinua d'agir d'après l'ancienne manière.
Au lieu de semer le blé, on le porta chez les mauvais serviteurs, et ceux qui avaient des mains pour arracher et dé truire la mauvaise herbe, furent massacrés et exter minés. « Dans cette confusion, quelques mauvais serviteurs des fermiers rirent en cachette et sentirent dans leur âme une joie maligne. Ils se cachèrent dans la mau vaise herbe et profitèrent du désordre pour s'enrichir,
LE VOYAGE DE KOSTI l8l ils volèrent le bien d'autrui et ils tuèrent... quand tout à coup le père de famille apparut. « Rendez compte, fermiers intérieurs et extérieurs « de votre administration, cria-t-il, et rendez compte « du blé que je vous ai donné. » « Mais ils ne voulurent pas rendre compte ; les fer miers s'opposèrent, et soutinrent que la ferme qu'on leur avait confiée était ieur propriété.
« Le seigneur sourit de leur entreprise, se fit sou- « mettre les comptes dans lesquels il trouva : « Pour ceux à qui la gestion était confiée, i .000 bois seaux et 10 minots. Pour celui qui habite la maison dans laquelle se trouve le plan, 1.000 boisseaux et 10 minots. Pour celui qui montre tous les 5o ans au peuple le plan enfermé dans une caisse, 1. 000 bois seaux et 10 minots.
Pour celui qui porte la caisse dans laquelle se trouve le plan, 400 boisseaux et 4 minots. Pour celui qui fait trois fois par semaine le tour de la caisse dans laquelle se trouve le plan, 100 bois seaux et 3 minots. « Et quelle récompense à celui qui « exécute le plan ? » cria le père de famille... « Ils ne purent rien répondre, car personne n'avait songé à agir d'après le plan.
« 0 perfides et bornés que « vous êtes ! continua le père, quelle bonne récolte « vous auriez pu faire si vous aviez seulement jeté le « tiers de la semence dans la terre labourée I Mais vous « avez laissé les champs les plus fertiles se transformer « en repaires de bêtes sauvages qui vous déchireront. » (.4 suivre). Eckartshausen.
PARTIE LITTÉRAIRE A ALTA DOCTEUr EN SOBBONnF. Sur son livre « l'Évangile de l'Esprit » Votre livre est profond et pur comme un beau ciel ; Vous avez commenté saint Jean de telle sorte Qu'il semble que du texte, à chaque mot, ressorte L'interprétation du mystère éternel.
De votre œuvre, en effet, tel est l'essentiel ; Sur le sens littéral le sens caché l'emporte, La Parole vivante est sous la lettre morte, Comme, dans son écorce, un fruit substantiel.
Car le disciple aimé, d'en haut, vous illumine ; Son génie est en vous, brûle votre poitrine, Vous pénétre, est présent partout en votre écrit ; Et votre verbe ailé, mais soumis à la règle, Monte, tout frémissant du souffle de l'Esprit, Jusqu'aux sommets où, seul, plane le vol de l'aigle. Charles Dudouhg.
UN SECRET PAR MOIS Pour attirer les poissons en un lieu. Prenez de la marjolaine et de la sarriette de chacun 3 drachmes, d'écorce d'encens, de myrrhe, de la farine d'orge, détrempée dans du vin épicé, 8 drachmes ; du foie de porc rôti, 3 onces ; de la graisse de chèvre, 3 onces ; d'ail, 3 onces. Pilez chaque chose à part, mèlez-y un peu de gravier lin et jetez-en une heure ou deux avant de pêcher. Florent. Défense contre l'envoûtement.
Nous étions au commencement de novembre 1907, lors que j'appris par M. X... fils le récit suivant : « Tu le sais, mon père est malade depuis fin août » ; nous avons essayé, du moins les médecins ont essayé toutes les drogues imaginaires. J'ai dit les médecins, car, après le docteur P... (c'est le docteur B... qui soigne mon père), il paraî trait donc que tout cela c'est de l'envoûtement.
Comme je t'ai vu faire des expériences de magnétisme, j'ai pensé à te raconter ceci dans l'espoir que quelquefois tu pour rais nous être utile. « Le docteur vint voir mon père et au cours de sa visite, il nous demanda à brûle-pourpoint si nous n'avions pas d'ennemis.
Mon père répondit que non, mais ma mère se souvint alors de plusieurs lettres anonymes que nous avions reçuesetdans lesquelles liguraientcertainesprières à réciter pour éviter la maladie. Comme ces lettres à nos yeux étaient sans importance, nous les avons brûlées. M. X... Tient une maison de commerce à Chauny, ayant pour voisins, à droite, diverses personnes habitants de garnis ; c'est dans ces garnis que loge l'Envoûleuse. »
184 l'initiation Après que le docteur eut demandé à M. X... s'il n'avait pas d'ennemis, les idées de batailles lui vinrent à l'es prit, et il se remémore les disputes qu'il a entendues involontairement par-dessus le mur de sa cour entre deux locataires voisins (habitant les garnis), dont l'envoûteuse est une antagoniste et il cite les paroles adres sées par cette dame à une autre femme de son espèce : < Oui, tu n'as rien de bon en toi, tu veux ne faire que du mal, tu as voulu faire mourir Mlle X... le jour de son mariage, mais tu n'y as pas. réussi et mnintenant c'est à M. X... que tu veux faire du mal.
Que fabriques-tu donc avec ces pots remplis de cœurs et de crottins, etc. ? « Vous connaissez la personne qui a dit ces paroles >. dit le docteur. M. X... « Oui, je la connaissais, mais elle a quitté Cbauny depuis huit jours et je ne sais où elle est partie. > Depuis ce jour le docteur ne reparla plus de cette ques tion ni ne donna aucun remède contre l'envoûtement pro prement dit.
Je me déterminais donc de suite à agir et j'allais voir M. X... et lui indiquais les moyens pour combattre l'en voûtement : fixation d'un cristal, doigts dirigés en pointe, forte volonté par auto-suggestion et lui recommandais spécialement la prière comme très efficace. Tout d'abord, M. X..., après avoir essayé ces remèdes, se dit : Est-ce bien vrai, tout cela ?
Quant à moi, je crois que c'est de la blague et que tout ce que vous me racontez est balivernes, mais je voux être fixé sur la réalité des faits et j'ai écrit à ma fille qui habite T. qu'elle consulte pour moi une somnambule, et alors je serai fixé. Sa tille lui répond que dans la ville et les environs où elle habite, il ne se trouve pas de somnambule, qu'elle ne peut donc accéder aux désirs de son père.
Je voyais que X... n'avait pas confiance en moi, il me connaissait depuis longtemps, mais il commençait à avoir confiance aux somnambules, confiance que je ne cessais de faire accroître. C'est alors que je donne à X... l'adresse d'un médium bien connu à Paris. X... le consulte et ce médium lui ordonne tout ce que j'avais indiqué moi-même. Depuis ce jour, X.~. a confiance et fait scrupuleusement
EST-CE UN RÊVE PRÉMONITOIRE X85 les indications prescrites. Il brilla ainsi, au commence ment d'une crise (il est à remarquer que ces crises allaient sans cesse en augmentant de force), le charbon qu'il portait sur lui, c'était vers le 15 novembre, à minuit. Le résultat nèse lit pas attendre, ilentenditdistinctement, partant du logement de Yenvoûteuse, des cris déchirants ainsi que des aboiements de chien.
Cette femme commen çait sans doute ses pratiques nuisibles à la santé de M. X... et celui-ci, instruit de ces pratiques et surtout sur ma recomma dation, tente de brûler le charbon au commencement de ses crises; il exécuta mes recomman dations et c'est ainsi que cette femme ressentit des dou leurs sitôt que le charbon brûla.
Pendant les quinze jours qui suivirent, cette femme ressentit sur elle certains malaises, elle d'un tempéra ment si robuste. Si bien, qu'à partir de ce jour, elle dut abandonner ses maléfices, car X... ne ressentit plus de crises, sa santé allant sans cesse en s'améliorant et peut être considéré maintenant comme sauvé (j'écrivis cela sur mes notes, le 3I décembre 1907). EST-CE UN RÊVE PRÉMONITOIRE?
« Mon cher Maître, « Ci-dessous un rêve qui m'est personnel. Est-il pré monitoire ? Ce sera à vérifier. « La nuit dernière, un esprit sans doute, en tout cas une ombre drapée de nuit m'est apparue en réve se déta chant sur une grande clarté blanchâtre. Nullementétonué, je lui posai diverses questions que j'ai oubliées. Je ne me souviens que de la dernière. Je demandai à l'ombre à quel âge je mourrai.
Le spectre ne me répondit pas, mais leva et abaissa quarante-quatre fois le bras. C'est parfait. Notez le fait pour constater s'il se réalisera. J'ai aujourd'hui trente et un ans. Dans treize ans vous verrez si mou réve est réellement prémonitoire. J'ajouterai que, lorsque le spectre m'eût répondu de cette façon, j'insistai
i86 l'initiation et lui demandai s'il De se trompait pas, si c'était bien à quarante-quatre ans que j'irai le rejoindre. Alors le spectre me lit plusieurs grands gestes d'approbation et disparut. Je m'éveillai aussitôt. € Votre tout dévoué, « Combes Léon. > BIBLIOGRAPHIE Journal d'une Fille perdue. Recueilli par Maug. Boehme, Traduit par H. Rousskt, in-16, chez Bosc et Cie. 3 lr. 50.
Toutes les femmes liront ce Journal d'une Fille perdue, par une morte > qui conserva un jugement sain et un cœur d'élite jusqu'au fond du bourbier où la pré cipita l'excès même de sa sensibilité.
Margarete Bohme nous dit dans sa préface qu'en publiant, sans y rien modifier, ces notes que le hasard fit tomber dans ses mains, elle n'eut d'autre but que d'apporter une contribution authentique à l'étude d'un problème social de la plus poignante actualité.
Puisse la lecture de ces pages nous amener à consi dérer avec moins de mépris et moins d'indifférence cer taines déchéances où la part du destin est bien souvent plus grande que celle de la volonté ! La pauvre Thymian alors n'aura pas en vain fixé les dates de sa vie manquée... Peut-être même sa vie n'aura-t-elle pas été tout à fait « perdue »... L'apparition de cet ouvrage en Allemagne a fait une impression profonde dans tous les milieux.
Son succès du reste, très symptomatique, va sans cesse croissant, et en quelques mois le livre a dépassé le centième mille. Notre ami Rousset a fait là une belle et bonne œuvre, digne de son cœur de poète; trop peu nombreux sont les littérateurs soucieux de compassion; en France, ou
BIBLIOGRAPHIE 187 craint le ridicule de paraître humain; on se cache pour faire le bien; souhaitons beaucoup de livres comme celui-ci, qui apprennent aux femmes favorisées du sort la pitié, la bonté, l'indulgence; et c'est œuvre utile, dans une civilisation aussi intellectuelle que la nôtre, d'aider à la diffusion des livres bons et beaux.
Nous recommandons vivement ce Journal à nos lec teurs et à nos lectrices; outre la simplicité et la clarté du style, il abonde en descriptions fines et pittoresques, tout imprégnées de cette bonhomie qui est le charme de la vieille Allemagne. Le Verbe de Dieu, par S. Bernard, brochure in- I2, prix : 1 franc. — Bibliothèque Universelle Beaudelot, 36, rue du Bac, Paris.
Le verbe de Dieu, ce verbe de saint Jean qui vient de Dieu, qui est Dieu, qui a tout fait, qui est la Vie et la Lumière, c'est le souffle créateur, c'est l'Amour de Dieu. Le Saint-Esprit est l'ancien dogme féminin, l'Amour, que S. Bernard tente de faire revivre et de réhabiliter dans cette éminente esquisse : le Verbe de Dieu.
L'Esprit est l'àme-femme du monde, le principe vivifiant et fécondé, source de lumière et de vie, jamais souillé, fécondateur et se puriiiant par lui-même, inaltérable dans ses profondeurs, infini et éternel. Jésus est venu annoncer le règne de l'Esprit. Après les siècles d'intolé rance, symbolisés par le reniement de saint Pierre ap paraîtra, apparaît déjà l'ère de rénovation ésotérique et d'émancipation intégrale de l'Humanité.
Saint Jean, le disciple que Jésus aimait, symbolise la permanence de l'Esprit au-dessus de la Lettre, de la Religion essentielle et universelle au-dessus des religions orthodoxes, celle qui est véritablement la promesse du Christ, le royaume d'Amour que pressent et revendique l'àrae féminine des grandes initiées.
188 l'initiation CONFÉRENCES Quatre causeries intimes sur le psychisme seront faites par Mme d'Orino et M. Rouxel, dans la salle de réunions, 8, rue de Ménilmontant, le 28 février et les 6. 13 et 20 mars à 8 heures et demie du soir. Entrée libre et gratuite. La première et la troisième causeries seront faites par Mme d'Orino, auteur de plusieurs ouvrages psychiques.
M. Rouxel, publiciste, ancien professeur à l'Ecole de Magnétisme, continuera à traiter les mêmes sujets dans les deuxième et quatrième causeries. REVUE DES LIVRES Collection des « Comment on défend ». Bibliothèque de Médecine usuelle à i franc le volume.
La collection des Comment on défend, qui appartenait au docteur Labonne, est devenue la propriété de la Li brairie du Magnétisme, tout en restant placée sous la direction scientifique de son ancien possesseur. C'est une série d'ouvrages de propagande ayant pour but d'apprendre aux gens du monde ce que chacun de vrait connaître relativement aux maladies usuelles.
Dans la série des Pour combattre, les auteurs indiquent aux malades des moyens de guérir en dehors de la méde cine officielle, tout en observant les règles de l'hygiène. Les Comment on défend, exclusivement rédigés par des médecins, dont plusieurs sont professeurs dans nos Écoles de médecine, indiquent les moyens classiques les plus sûrs pour arriver au même résultat. Ce sont des mono graphies admirablement condensées, expliquant d'une
REVUE DES LIVRES façon précise ce. qu'il faut faire dans chaque cas et aussi ce qu'il ne faul pas faire. Les Comment on défend et les Pour combattre ne font pas double emploi lorsqu'ils traitent du même sujet, mais ils se complètent l'un par l'autre. Voici une courte analyse de quelques-uns des premiers : Comment on se défend du rhumatisme. Lutte contre les douleurs et l'arthritisme, par le docteur H. Labonne. Brochure de 48 pages.
6* édition, avec 8 ligures dans le texte. Librairie du Magnétisme. Le rhumatisme et l'arthritisme sont par excellence des maladies de notre époque, qui doivent leur développe ment à une hygiène mal comprise.
Le docteur Labonne indique les causes de ces aflections, leurs parentés morbides, l'influence du régime sur leur genèse, leurs principales formes, leur évolution, leurs complications et surtout les meilleurs moyens clas siques à employer pour obtenir la guérison. Comment on se défend contre le diabète, par le doc teur Monin, chevalier de la Légion d'honneur. Bro chure de 48 pages.
Le diabète est une affection rebelle, très répandue, que l'auteur, d'après sa propre expérience, aflirme être très souvent guérissable, et toujours susceptible d'être sé rieusement améliorée sans modifier considérablement son régime et ses habitudes.
Après avoir établi les causes de la maladie, déterminé les symptômes, la marche et le pronostic, l'auteur ex plique d'abord comment on peut l'éviter ; et lorsqu'on l'a laissée se développer, il indique le régime alimentaire, l'hygiène physique et morale, le traitement médicamen teux ; et enfin, le traitement des complications toujours possibles, que l'on doit suivre pour obtenir le résultat cherché.
l'initiation Comment on défend ses cheveux. Lutte contre la calvitie, par le docteur Labonne. Brochure de i8 pages, avec 8 figures dans le teste. Les cheveux constituent pour l'homme et surtout pour la femme un superbe ornement; mais en dehors de cet agrément, ils ont encore leur très grande utilité. C'est pour cela que tous tiennent tant à les conserver et que le plus grand nombre voudraient aussi conserver leur cou leur naturelle.
Le charlatanisme, tablant sur le désir des chauves de retrouver leur chevelure, a lancé dans le commerce de& produits innombrables, presque toujours sans eflets utiles et souvent dangereux: S'il est toujours impossible de faire repousser les cheveux tombés depuis longtemps, il est toujours possible, avec une hygiène convenable, de conserver ceux que l'on a, et même de les empêcher de blanchir.
C'est ce que l'auteur explique dans ce petit ou vrage. Comment on défend ses intestins. Lutte contre les maux de ventre et l'appendicite, par le docteur Labonne. Brochure de 56 pages,avec2 planches hors-texte, 3e édi tion. L'intestin est sujet à un nombre considérable de mala dies, dont presque toutes sont mortelles si on ne peut pas en arrêter le développement.
Avec une bonne hygiène, on peut éviter à peu près toutes ces maladies, et avec un traitement approprié, on peut en guérir le plus grand nombre. C'est ce qu'indique l'auteur après avoir décrit l'intestin grêle et le gros intestin, expliqué ce que c'est que les coliques, les différentes formes d'entérite, la dy senterie, le choléra, l'appendicite, la tuberculose, le can cer, etc., de cet organe indispensable à la vie.
REVUE DES LIVRES Comment on défend sa virilité. Lutte contre l'impuissance et l'anaphrodiste chez l'homme, par le docteur Monin.
Brochure de 37 pages, 3e édition. < Toute médecine est nulle, aveugle, inintelligente, si elle ne commence pas par la confession complète », a dit Michelet ; c'est l'exergue que l'auteur a placé sur la cou verture de cet intéressant petit ouvrage. ll ne laut pas, en effet, comme le dit si bien l'auteur, « par une pudeur aussi fausse que déplacée, dédaigner le traitement ration nel de l'impuissance, d'autant que le simple affaiblisse ment de sa vigueur génitale rend l'homme triste et hypochondriaque ».
Quel est ce traitement, ou mieux, quels sont les agents qui donnent les plus beaux succès curatifs? Quelle hy giène faut-il suivre? Ce nouvel opuscule va l'apprendre aux lecteurs. Comment on défend ses organes intimes, par le docteur J.-L. Moba. Brochure de 15 pages, avec figures.
Étude succincte, mais suffisamment complète des diffé rentes formes des maladies vénériennes, y compris la syphilis, et l'exposé du traitement hygiénique et médical à y opposer, aussi bien chez l'homme que chez la femme. Comment on se défend contre les maladies sexuelles con tagieuses. Leur guérison rapide par le docteur Lénard. Brochure de 60 pages, 2» édition. Sujet analogue à celui du précédent ouvrage, qui le complète sous plusieurs rapports.
L'auteur indique aux jeunes gens, aux étudiants, aux soldats, les meilleurs moyens de prophylaxie pour ne pas devenir avariés. Sou vent, par une sorte de pruderie déplacée, on laisse la jeu nesse aller, faute d'avertissements salutaires, à une ruine morale et physique. Ce livre est donc une bonne œuvre, car il donne les conseils suffisants pour éviter cet immense danger.
192 l'initiation Enfin, ceux qui n'ont pas eu la chance de doubler sans accident le cap des tempêtes, seront heureux d'y trouver des formules efficaces et un traitement aussi rapide que possible. LIVRES NOUVEAUX Du docteur Papus. — Conférences ésotériques sténo graphiées et publiées en 9 fascicules. Série entière, 10 fr. Le fascicule, 1 fr. 50. S'adresser à M. Paul Veux, secrétaire, 5, rue de Savoie. Batailles de l'idée, par O. de Bezobrazow.
Roman scientifique, spiritualiste, féministe. Librairie des Sciences spiritualistes, 42, rue Saint-Jac ques, Paris. • • L'Analyse raisonnée de l'astrologie, par Alfred H. Barlky. 2 francs. Publications astrologiques, 9, rue Jouvenet. Ponr combattre le mal de dents et les maladies de la bouche. — Prix : 1 franc. Dur ville, 23, rue Saint-Merri. Premiers éléments d'occultisme, par Joanny Bricaud. — Prix : 1 franc.
Durville,23, rue Saint-Merri, Paris. La civilisation pharaonique, par Albert Gayet. — Plon-Nourrit, éditeurs, 8, rue Garancière, Paris. Le Gérant : Encausse. Paris. — Imp. E. ARRAULT et Cie, g, me N.D.-de-Lorette.
A 60 centimes H. Durville. — Le Massage et le Magnétisme sous l'empire de la loi du 30 novembre 1892 sur l'exercice de la médecine. Joanny Bricaud. — Dutoit-Membrini (un disciple de Saint-Martin), d'après des docu ments inédits. Pelletier. — L'Hypnotiseur pratique. Saint- Yves d'Alveydre. — Notes sur la tradition cabalistique. Docteur Tripier. — Médecine et Médecins. Un coin de la crise ouvrière au dix-neu vième siècle.
Zhora. — Etudes tentatives, ou Essai sur les Mystères de l'âme humaine et de la Prière, avec Lettre-Préface de Paptu. A 30 centimes Albert {d'Angers). — Le Magnétisme curatif deoant l'Eglise. Chesnais. — Le Trésor dix foyer.
Contenant une foule de recettes d'une application journalière, dos Conseils pour éviter et guérir un grand nombre de maladies, etc. Deboissouze. — Guériaon immédiate de la peste, de toutes les maladies infectieuses et autres maladies aiguéB et chroniques, 2' Edition. H. Durville. — Le Magnétisme considéré comme agent lumineux, avec 13 Figures. — Le Magnétisme des animaux. Zoothérapie. Polarité. Lucie Grange. — Manuel de Spiritisme.
Graphologie pour Tous. — Exposé des principaux signes permettant trèB facilement de connaître les Qualités ou les Défauts des autres par l'examen de leur Ecriture, etc , avec figures. Lebél. — Essai d'/niliation à la Vie spirituelle. Mouroux. — Le Magnétisme et la justice française devant les Droits de l'homme. Mon Procès. Van Obbergen. — Petif catéchisme de Réforme alimentaire.
Psychologie expérimentale. — Manifeste adressé au Congrès spiritualiste de Londres, par le Syndical de la Presse spiritualiste de France. A 20 centimes D' H. Boens. — Art de oiure. Petit Traité d'Hygiène. Daniaud. — I. L'Art médical. — H. Note sur l'Enseignement et la pratique de la médecine en Chine, par un Lettré chinois. — III. Extrait de la Correspondance /'Con grès du libre exercice de la médecine). — IV.
Articles de journaux sur le même sujet. H. Durville. — Rapport au Congrès sur les travaux de la Ligue. Appréciation de la presse, arguments en faveur du Libre exercice de la médecine. Elyuss. — Tout le monde magnétiseur et hypnotiseur, ou l'art de produire le magné tisme, l'hypnotisme et le somnambulisme sans étude ni travail. K. de Champville.— LA Science psycliique. d'après l'œuvre de M. Simonin, avec 1 Fig. Fanau. — Cours abrég de Spiritisme.
Jounet. — Principes généraux de Science psychique. — La Doctrine catholique et le Corps psychique. Papus. — L'Occultisme. — Le Spiritisme. Rouxel.— La Liftirié de la médecine, Pratique médicale chez les Anciens. Traité sur l'obsession. Bibliothèque nu Magnétisme et des Sciene.es occultes (Bibliothèque roulante.) Prel A domicile. Catalogue des ouvrages de langue française. Secrets de ia Cuisine américaine.
A 15 centimes Léon Denis. — Pourquoi la vie.? Dunoan. — La Chimie des Alimenls. Van Odeeroen. — Notes sur le Nettoyage. Le Fruit comme moyen de Tempérance. PORTRAITS Photographies et Phototypies à 1 franc Cahaonet, Colavida, C. Flammarion, Lucie Grange, Van Helmont, le Zouaue Jacoe, Lafo.ntaine, Luys, Papus, de Puysègur, Ricard, Rostan, Salverte. Le Professeur H. Durville dans son cabinet de travail. Le Tombeau d'Allan Kardec. — Diuers Portraits rares
En Photogravure à 50 centimes Aorippa, Alun Kardrc, Afollonius de Thyane, Bertrand, Braid, Bue, Caoliostro, Cahaonbt, René Caillié, Charcot, Charpignox, W. Crooees, Dei asm-. Deleuze, Léoh Denis, Durand (de Gros), Durvillb en 1901, Durvillb en 1812, 1887, 1901, 1903. Eliphas Lévi, G. Fabius, de Champville, Greatrakes, St. de Guaita, Van Helmont, Kircher, l'abbé Julio.
Lapontaine, Lavater, Liébeault, Luys, Mes mer, Mouroux, D' Moutin, Prentice Mulford, Papus, Paracei.se, Petetin, du Potet, le marquis dePuvsKOub, Ricard, Db Rochas, Roger Bacon, Saint-Yves d'Alveydre, Surville, Swedenborg, Teste.
Nota — A la condition d'être demandés directement a la Librairie initiatique, 23. rue Saint-Merri, tous les Ouuraaes de propagande, ainsi que les Portraits et Photogravures sont vendus avec les réductions suivantes : Par um exemplaires, assortis ou non, 50 0/0 de remise: 100 — — — 40 0/0 — 50 - - - 33 0/0 - 25 — — - 25 0/0 — 10 - 100/0 - H.
Durville. — Physique magnétique, avec Portrait, Signature autographe de l'Au teur, Têtes de chapitres, Vignettes spéciales et 56 Figures dans le texte. 2 Volumes reliés 6 Tr — Théories et Procédés, avec 8 Portraits, Têtes de chapitres, Vignettes et 55 Figures. 2 Volumes reliés 6 fr. — Magnétisme personnel. Education de la Pensée, Développement de la Volonté. Pour être Heureux, Fort.
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L'Ecole forme des masseurs et des magnétiseurs expérimentés dignes en tous pointa de la confiance des malades et des médecins et met la pratique du Massage et du Magné tisme à la portée des gens du monde. Les cours ont lieu du 25 octobre au 1" juillet de chaque année. Pour favoriser son développement, l'Ecole est devenue un Etablissement de la Société magnétique de France, fondée par M. H.
Durville, en 18S7. (Demander les statuts qui sont envoyés contre 0 fr. 60.) Bibliothèque du Magnétisme et des Sciences occultes, 23, rue Saint-Merri, Pa ris, IV: Bibliothèque roulante, prêt A domicile. Cette Bibliothèque se compose d'environ 7.000 volumes sur le Magnétisme et l'Hypno tisme, l'Occultisme, le Spiritisme et les diverses branches du savoir humain qui s'y rat tachent. Demander le catalogue qui est envoyé contre 0 fr.
20 Le Journal du Magnétisme, du Massage et de la Psychologie, fondé par le baron du Potet en 1815. parait tous les trois mois en un fascicule de 61 pages grand in-8*, imprimé sur deux colonnes, sous la direction de H. Durville, 23, rue SaintMerri. Ab. 4 francs par an pour toute l'Union Postale.
Le service est fait à titre de Prime à tous les abonnés de t'/nifiation qui en l'ont la demande, à la condition de s'abonner directement A la Librairie initiatique. La Revue graphologique parait tous les mois sous la direction de A. de Rochetal Ab. : France, 6 francs par an ; étranger, 8 francs; le numéro, 0 fr.
50, 23, rue SaintMerri, Paris. , Mme Berthe, Somnambule lucide, 23, rue Saint-Merri, Paris, Reçoit le jeudi et le di manche de l0 heures à midi ; les autres jours, de 1 à 4 heures. Les annonces sont reçues à l'administration de l'Initiation, 23, rue Saint-Merri, au prix de 1 franc la ligne.