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S' - > 7? ’ - < H. Durville. — Physique .magnétiquey, ayec .Portrait,-Signature, autographe <Üe ï’Au * ,.: -‘ teur,'Têtes de .chapitres,.-Vignettes àpëcîâlës ët 55 .Figures dans-île texte.'3-V-blumës^-' reliés. . . ... ... ..-. ■-, , -‘J.'.. . ....... ;• «¿¿L., 6.,'fr«'’f-? — Théories et Procédés, avec 8'Portraits, Tètes de chapitres, Vignette.s"ët'.55 Figures;- . 2 Volumes reliés.' . .
I "‘A’. ,; .1 6 ti; École pratique de Massage èt de Magnétisme, .fondée,-en 1893,.autorisée en 1895: ■ Directeurs: H.
DubVîU/b et.Ies docteurs-En causse (P apusJ/Moütin et’RîdetP 23, -rue. ”<■, •• Saint-Merri, Paris ; IV *;.-- ’ ' L'Ecole: forme deé. mas séurs e t des ■'.magnétiseurs-:exp érimêntés :dignës én tous • -.-pointe:•. delà confiance des malades et des médecins et met-la pratique-du Massage et dü'Mag'né- ;--; ':.*.; tisme à la portée'des gens .du monde, Les.cours ont lieu du 25 octob^eau:- i<'‘. juilïét:<ie.
" îà?' chaque année, . ■ \ ./ ' Pour favoriser son développementj -l’Ecoie est devenue un;Etablisseméût'de,la;Socïété\&1-’ii: .maynéiiqUe de.France,- fondée par ..M. H. Durville, en 1887..(Demander les.-statuts .'quVÆ;-':/ ■ sont-envôyês contre-K franc '- ■ Bibliothèque, du Magnétisme «Vde’s*. Sciences occulte s, .23, rue. Sawt-Afem,- Pa- .r,is,. IV«.
Bibliothèque roùlànte, prêté domicile. ‘ . -, Cette Bibliothèque se compose .d’environ 7.000, volumes .sur le Magnétismeet l’Hypno- - ; . tisme^ l’Occultisme, lé Spiritisme et ies diverses ; branches .du savoir, humain xjuî- sly rat * •: ’ tachent. Demander le catalogue ¿qui est envoyé contre 0 fr. 20 . . ’i''-' ' .
" Le Journal’du Magnétisme, .du ’ Massage et.. d e'. la Psychologie", -fondé par. lé -, -, baron du Potët’ ëo 1815, parait tous les trois mois en ua/fas.cicule- de_61 pages -grand -'. > in-8®, imprimé sur deux colonnesj sous la direction-, de H. Durville, 23, rue SaintMerri.
Ab. h francs par an pour .toute "Union Postale. - -' Lé service est-fait à titre de Pri.mç à tous-les- abonnés-fie-l'initiation qui; en-fontila, - --. demande, à la condition- de slàbbnner.directement à la LibrairieAiïitiàligue. : >' . La Revue graphologique pavait. fous, les mois sous la dir.ection'de.'A.UE Rochrtav- ’. Ab. ; France,'6 francs -par an /étranger, 8 francs; le numéro,;0 fr. 5'0, 23,. rué' Saint- , Merri, Paris.
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Heureux, .Fort; Bien portant et Réussir.en, Tout; Avec-Têtes dé-chapitres. Vignettes spéciales, Portraits. : . , :èt '32 . Figures explicatives. . Un'Volumè,«.reliure Souple, Deuxième Édition, . ' . .'-7 ' par Prix : lOfranos’, à. la prairie' initidligde,'^, rue Saint-Meçri, Paris-lVe. - Les annonces sont'Teçues àPadministration de l'initiation, 23, ruer Sain t-Merri, au prix de . 1 franc là ligne, Paris.— Imp..B; ARRAULTet 'C**,g;ru«N-ofoérDaiâ»-d3-Loretfo, p'.',
7t««‘ ,VOLUME. 2OBe ANNEE -3 ______ _________3/_______ =_________________ i_______ _ \ .. SOMMAIRE DÜN° 9 (Juin 1906) . ; Nouveauté sur l immortalité (p. 203 à 209 . . - -Les ‘erreurs’ d'un professeurd'histoiremaçon1 ' • ’ (p.'210 à 22î) . :Le .Monde des Esprits (p. 222 à 226) . - Les',Sophistes, de l'autre Mondé (p. 227 a 2 38). .. / Médeéin>e occulte chez les.Arabes (p. 2^9 à 243) .
PARTIE EXOTÉRIQUE • , -.Les, Miroirs Magiques (suite) (p. ig3 à ïg5) . G. Phaneg. PARTIE PHILOSOPHIQUE . •< Médiums déisinateurs (p. 196 à.202). . . , Tidianeuq. Williams. Téder. E. L. J.-A. L. . <t. PARTIEJN.ITIAT1QUE , • Le>T.emps humain et MRéincarnation (p. 244 ’^’■247-'’., . , " , ' Papus. .,'p"bap&a-bbale pratique (suite) (p. 2^8 à 259). ' . Eckartshausen. Bibliographie de la Rose-Croix (p.-iôo’à 274)., .
Marc Haven et Sédir. ’’Un Secret par'.mqis^ — Emplois-situations. L Le langage des ani- . /maux/-- Magie .pratique^ — .Bibliographie.— Revue des revues. ' Tout’ce qui concerne la Rédaction èt .les Échanges doit être adressé" \ 5, rue de Savoie, a Paris-Vt®. Téléphone — 818-50 *£'■”>?'.Tout ce qhi concerne 1 Administration': Ç<’..ABONNEMENTS-,' YENTÈ. A’ÇJiNUMÉRO;..ANNONCES Yp/’?.;-'' - doit être adressé à la,, - ■' > ; LIBRAIRIE IKITIATIQUÉ '? PAIRES ~ 23/ Rue Sairiî-Merri, '23/ L- PARIS - - Éie- Nutnéra -. UN FRANC. — Un
Les Doctrines matérialistes ont vécu. Elles ont voulu détruire les principes éternels qui sont l'essence de la Société, dè la?Politique et de la Religion ; mais elles n'ont abouti, qu’à de vaines-ét stériles négations. La-Science experi- < mentale a conduit, les . savants: malgré eux- dans ,1e domaine 4es.- ■ forces purement spirituelles; par l’hypnotisme et. la suggestion à ■distancé.'.
Effrayés'.des-'résultats de.leurs.propres-expériences, lés.. ' Matérialistes en arrivent à-les nier. ” . , . ' ' L’Initiationest l’organe principal de' cetterenaissance :spiritua-, ■■ liste dont.les efforts tendent: . .■ Dans la Science,••• à constituer la Synthèse en appliquant la '— ' méthode;analogique des anciens aux découvertes analytiques des expérimentateurs contemporains. ‘ ' , . ■ .
' Dains la Religion,-à donner une base solide à la Morale par la ' ' ■ découverte d'unméme ésotérisme caché àu-fond de tous les. cultes. .. ■ Dans là Philosophie, à sortir des- méthodes purement méta- . ' physiques, dés.
Universitaires, ' à sortir.d.e.s méthodes, purement .. physiques- d:es positivistes pour unir ..dans une Synthèse, unique . la- Science et la Foi, -le Visible et' l’Occulte, la .Physique et la • Métaphysique. / Au point de vue social, l’initiation adhère au programme de ■toutes les revues et sociétés, qui ...défendent.l'arbitrage. contre .
' . l’arbitraire,' aujourd’hui en vigueur, et qui luttent contre les, deux.- . -grands-fléaux contemporains : le cléricalisme et.le..sectarisme s.oüs toutes leurs formés ainsi que la: misère. ...
Enfin -l’initiation étudie impartialement tous les phénomènes. - -du Spiritisme, de ¿’Hypnotisme et de la Magie phénomènes .déjà . . : connus ét pratiqués dès longtemps en O rient, et surtout dans l’Inde. ■; - L’Initiation expose les' opinions de. toutes les écoles, mais .. ■ nîappaftient exclusivement a aucune...
Elle, compte, parmi ses. - ' 60 rédacteurs, les auteurs les plus-instruits dans, chaque branche - i de. ces curieuses études. ’ L .-’ J '. ■' ■■La:p.rèmièf:é'parti& fjExqtérîiûe),.expps'e aux lectrices ces ques- '■ tions- d’uné-manière qu’elles savent toujours apprécier; ' . j-;'-' .
La seconde partie (Philosophique et Scientifique) s'adresse à ■ ous les gens-du monde instruits. - -. .Enfin, la troisième partie.de là Revue (Initiatique), contient les / ' : .ârtiblé^'d’éstmés- aux lecteurs déjà -familiarisés avec les études de. ” , . Science Occulte;' ,'■" L'Initiation paraît régulièrement du i.5.a'u 20 de chaque mois et ' ■-. comptedéjàqüatorzeàhnéesd’exi.sience.—Abonnement: 10francs ;.. r. paraib.LL “ y. \ 'A-/?..F ■' / '. ' •. «(Lèsi.-cdltëctip^ ' sont absolument L ;'7.- ' épuisées.)' SL., '"7 ■ .
( <S. FICKER I I^itorairis Générale et.Internationale r. . ' JS, ", j PARIS VIe • rt *1 1 -|~J~JTrLrU\|fTrf1UVUt. • ' I VIENT DE PARAITRE : Ou Roman Vécu DAMS LES MïSTÈEES JE L'OCCULTISME Préface par le docteur PAPUS '• Un fort volume. . 5 francs. ' Librairie G> Ficker, rue de Savoie, 5, Paris ■ C’est un volume absolument indispensable pour tous ceux s’intéressant aux sciences occultes et à tous ceux h voulant s’initier et étudier ces sciences.
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L'Initiation. du i5 Juin 1906 - DIRECTION ADMINISTRATION ABONNEMENTS PUBLICITÉ t VENTE AU NUMÉRO 5, rue de Savoi e, 5 ' TÉLÉPHONE - 260-90 Directe«» Àiwoitrr : Paul S É D IR Secrétaires de la Rédaction ; L.BARCUS — SABRUS LIBRAIRIE INITIAT! QU E Rue Sairil-Mem, . - PARIS FRANCE, .. un an.. 10. tr.
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PARTIE EXOTÉRIQUE kes /Miroirs rnaSiqu^s (Suite.) PROCÉDÉS d’ENTRÀINEMENT. — DIFFÉRENTS VOYANTS. — RÉALISATION PRATIQUE.
Nous avons été amenés déjà plusieurs fois à cons tater que la clairvoyance dépend de la sensibilité de l’organisme astral et, dans cette étude spécialement, nous avons vu que les miroirs magiques sont un des plus puissants moyens pour arriver à cette sensibilité, i° parce qu’ils soutirent de l’œil du voyant la lumière physique, et 20, parce qu’ils concentrent en un point de l’espace une partie de la lumière hyperphysique. •Mais nous devons envisager la question sous un point de vue plus général.
Lorsque le débutant entend parler de la clair voyance et de l’Astral, il lui semble souvent qu’il n’a qu’à essayer pour réussir. Il faut bien qu’il sache qu’il n’en est pas ainsi. A partir du moment où il s’oriente vers l’invisible, où il entr’ouvre la porte du mystère, il crée en lui un vide qui peut être rempli par des in fluences de toutes sortes. Il faut donc qu’il soit sur ses gardes. De plus, une grande constance est nécesi3
*94 l’initiation [Juin saire,c’est une nouvelle vie qu’il commence. Pourbaser notre étude, souvenons-nous que l’homme, comme tout dans la nature, est triple.
Son centre intellectuel devra se développer par la méditation ; son centre animique devra acquérir le pouvoir de vibrer avec l’uni versel et de n’accorder que peu d’importance à ses pro pres épreuves; l’homme physique, enfin, devra dimi nuer l'activité de ses sens et s’abstraire du visible pour commencer à percevoir l’invisible. —Cette triple dis position doit être la base de tout entraînement régulier.
Vous voyez, du reste, qu’au moins les deux premiers de ces enseignements sont recommandés pour le développement spirituel de l’être humain ; c’est ce qui explique comment la clairvoyance est souvent le par tage des hommes évolués spirituellement. Pour diminuer l’activité des sens physiques, il faut s’isoler sur un tapis de laine dans l’obscurité et rester immobile. Cela pour le tact et le goût.
Pour l’odorat, on fera brûler un peu d’encens; pour la vue et l’ouïe, on fera l’obscurité et on tâchera d’opérer dans un en droit où les bruits du dehors n’arrivent pas. Notons aussi qu’on ne devra pas essayer de développer la perception en clairvoyance et en clairaudience à la. fois, par exemple; mais bien l’une après l’autre.
Pré venons encore les débutants, qu’une des grandes, difficultés à vaincre quand on regarde un miroir, c’est le clignement des paupières qui vient inter rompre et détruire tous les efforts faits. Cette sensation est purement réflexe et on peut, par quelques jours d’entraînement, la faire disparaître. Voici maintenant, d’après Papus, les changements qui se feront en cas
„ —.......Il Mll'l II m.^w! 1906] LES MIROIRS MAGIQUES iç5 de réussite. On verra d’abord le miroir prendre une teinte différente de celle qu’il présente habituellement; des effluves rouges, puis bleuâtres et semblables aux effluves électriques, se montreront, et les formes ap paraîtront. Passons maintenant à un autre aspect de la ques tion. Lorsqu’on veut commencer, il est bon de mettre tousles atouts de son côté.
Pour cela, il est nécessaire que je vous dise trois choses assez importantes. La première, que j’ai déjà dite et que je vous rap pelle ici, c’est que les miroirs dits Miroirs Noirs ou Saturniens conviennent aux jeunes gens; les miroirs en verre remplis d’eau ou lunaires, auxfemmes, et les miroirs composés de sphères métalliques aux voyants en général.
La deuxième est que, si l’on ne voit pas dans un miroir, on a des chances de voir dans un autre, et c’est pourquoi je vous en ai décrit un assez grand nombre. La troisième, est qu’une grande aide sera donnée par la connaissance des tempéraments et des influences planétaires.
Ainsi, les personnes qui sont d’une année de Jupiter, par exemple, et sous l’influence du Sagittaire ou des Poissons comme signes zodiacaux, devraient, lorsque Jupiters&ca. dans ces signes, essayer avec un miroir d’étain. Cela aug mentera beaucoup leurs chances.
Un renseignement assez exact est que les personnes au teint pâle, au visage rond, aux yeux gris, au front large, aux che veux fins et longs, souvent blonds, donneront de bons voyants passifs; leur sphère est magnétique. Elles réussiront bien avec les miroirs lunaires. (A suivre.) G. Phaneg«
PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute Ecole, sans aucune distinction, et chacun d'eux conserve la responsabilité exclusive de ses idées.
Médiums dessinateurs Sans revenir sur ¿'Art occulte du comte de Tromelin, qui a fait déjà l’objet de nombreuses commu nications dans cette revue, nous tenons à faire con naître à nos lecteurs que Y inventeur de cet art ne cesse de produire par intermittence de nouvelles œuvres qui sont de plus en plus parfaites. Nous reproduisons d’après une photographie (i) d’un Sabbat des plus étranges, des plus compliqués.
Ce n’est pas la scène classique du moyen âge, mais quelque chose qui se joue dans le rêve, dans l’astral, chez les Esprits. Les pendus ne sont pas des morts, mais des désincarnés qui subissent un supplice.
L’air, les nuées, la terre, les lueurs, tout semble animé, avoir des yeux, prendre des formes. (i) Le comte de Tromelin a autorisé son photographe, M. Marc Tully, rue Saint-Ferréol, 46, Marseille, à céder quelques épreuves de ses œuvres aux personnes s’intéressant aux ques tions occultes.
MÉDIUMS DESSINATEURS 197 Toutes les hypothèses ont été émises au sujet de la production de ces dessins. On les a attribués aux Esprits, mais la réalité de l’existence des Esprits reste à prouver scientifique ment, et le comte de Tromelin, tout en étant un de leurs partisans convaincus, commence cependant, si non à un peu douter d’eux, du moins à leur attribuer un rôle aussi prépondérant et exclusif.
S’ils agissent parfois, il croit que son inconscient pourrait bien être le grand facteur et cela a toujours été notre conviction. Du reste, la question n’en présente pas moins d’in térêt. Que le. médium devienne machine à dessiner sous l’influence et la direction d’une entité extérieure, ou qu’il agissede même sous la conduite d’un second lui-même, qui existe en lui et qu'il ignore ; pour l’ob servateur curieux, le cas est aussi palpitant.
On touche au but, il ne se passera peut-être pas dix ans avant que la science ait définitivement donné la vraie formule. D’un côté, l’atome, l’indestructible atome, est divisé, réduit en énergie, la matière se dématérialise, devient quelque chose de nou veau. Pour les savants qui sont vraiment soucieux de tout connaître, les cas de matérialisations deviennent article de foi.
Peut-être que Curie, si malheureuse ment enlevé à la science, allait faire franchir le pas décisif à la question, lorsque la mort l’a frappé. Il cherchait la relation qui pouvait exister entre la lumière émise par le radium et la constitution des fan tômes.
198 l’initiation La volonté est une force dont la puissance est peutêtre encore insoupçonnée. L’homme est un microcosme et en même temps le reflet de la Divinité; il possède donc en lui la faculté créatrice à divers degrés : le Verbe créateur. On prou vera que sous l’empire d’une volonté extériorisée peut se grouper de la matière première suivant des formes déterminées par cette volonté.
Les divers travaux des savants de toutes les écoles, sous diverses formes, ont suffisamment établi que l’homme est multiple. Il a des moi qu’il dirige et com mande et d’autres qui peuvent le diriger et le comman der, par contre. Dans les matérialisations, c’est ce qui se produit, le médium parfois produit ce qu’il veut avec son moi normal. Mais le plus souvent, ce sont les divers inconscients qu’il renferme qui influencent la manifestation.
Mêmes phénomènes se produiront pour les mé diums auditifs, à visions, à incarnations. Mais avec des médiums dessinateurs, qui laissent des traces vi sibles de leur état d’âme, le cas est comme pho tographié. Le second moi inconscient fixe son rêve, dessine ce qu’il aperçoit, reproduit les formes qu’il voit ou croit voir dans l’invisible.
Toute la gamme des souvenirs réels ou plus ou moins déformés est jetée sur le papier ; c’est du moins ce qui se passe avec les médiums dessinateurs ordinaires. Avec le comte de Tromelin, le procédé Miroir magique^ qui sert de point de départ à ses travaux, est si original, qu’on se trouve, ainsi que nous l’avons
MÉDIUMS DESSINATEURS 199 dit dans nos articles précédents, devant une manifes tation de l’intelligence inconsciente,'presque déconcertante et que l’on comprend fort bien que les sa vants spécialistes, qui ne craignent pas d’aborder ces troublants problèmes, assignent à la puissance de l’âme humaine une étendue presque illimitée. On n’ose
200 LINITtATION le dire, mais à l’homme matériel de notre époque succédera peut-être une créature toute de nerfs, de fluide, d’intelligence vive. Entre la tête de l’homme quaternaire et celles d’un Descartes, d'un Newton, d’un Curie, il y a eu un grand échelon de franchi ; si le saut futur doit être en core aussi grand, l’hypothèse émise n’est pas dépla cée: or, la formule du monden’est pas régression,mais progression.
Pour terminer, nous allons établir un parallèle entre deux médiums dessinateurs à des titres divers : le comte de Tromelin et Mérovac, si connu sous le nom de l’homme des Cathédrales. Ce dernier a décrit sa façon de procéder en faisant des confidences à plu sieurs rédacteurs de journaux, et ayant assisté à une de ses séances, grâce à ses explications, nous avons pu compléter nos renseignements.
Sur une grande feuille de papier, il fait quelques points au hasard, dans le haut delà feuille, puis de ces points, qui sont comme les sommets des flèches des différents édifices gothiques qu’il va dessiner, il se met à tracer sa Cité du rêve comme il le dit lui-même, employant la ligne seule et délaissant les ornements qui surchargent.
Il ne sait pas ce qu’il va produire et avoue qu’il des sine comme sous l’empire d’une force inconnue ; il fixe les visions qui lui passent sous les yeux. Il y a lieu de remarquer, et bien des lecteurs con naissent ses oeuvres, que ses productions, en appa rence variées, sont néanmoins d’un seul type.
C’est le gothique des cathédrales, — le genre primiMÉDIUMS DESSINATEURS 201 tif surtout — et ensuite des villes bâties dans le même système, Robida présente une oeuvre analogue mais infini ment plus ornée, c’est du rayonnant amplifié. Victor Hugo a également fixé par la plume à dessin ce qu’il fixa autrement par la plume à écrire. Mais ces des sins sont comme les silhouettes parlantes de ses écrits. Mérovac rêve, son architecture s’en ressent.
Sa cité est inhabitée, il la colore en bleu ciel et en vert clair, un soleil couchant pâle l’illumine, le plus souvent la lune l’inonde de sa blafarde clarté. Pendant que la lanterne magique fait défiler ses compositions, au lieu d’explications, Fauteur accom pagne ses visions matérialisées par des compositions musicales dont il est le créateur et qu’il exécute sur le piano à défaut d’orgue, ce véritable instrument des sentiments élevés.
Mérovac, malgré lui, fut attiré par le moyen âge et tout ce qu’il a produit d’artistique. Rien ne put empê cher sa vocation et rien de ce qui ne se rattache pas à cette époque ne l’intéresse. Il est comme un de ces Prémontrés bâtisseurs égaré parmi nous, une réincar nation vivante d’un homme d’un autre âge.
Son moi véritable vit, agit forcément comme celui de tout le monde, mais il n’est pas le plus fort et l’autre, le tyran, domine et retarde de six siècles sur les idées, il est loin du modem-style et ce n’est guère dommage 1 Chez le comte de Tromelin, il y a aussi, à son insu, des idées dominantes. Toutes ses compositions se res-
-202 l’initiation sentent de visions occultes, ses personnages peuvent se classer en un certain nombre de types ; ici encore, nous avons l’inconscient fixant son rêve toujours re naissant, toujours déformé, on dirait une même subs tance, continuellement triturée, prenant des formes nouvelles comme les nuages qui s’amoncellent et s’étendent pour se reformer à nouveau.
Et dans les deux médiums dessinateurs, malgré la part d’incohérence qui semble paraître à première vue, •on sent qu’en étudiant avec soin, en disséquant l’œuvre, qu’au contraire, tout est solidement char penté et que l’inconscient bâtit avec des règles, un art, une logique, un sens occulte qui ne le cède en rien à ce que fait le conscient, seulement qu’élevant ses châteaux dans ^Invisible,c’est à nous de chercher les lois et la clef qui président aux oeuvres de l’imma tériel. Tidianeuq.
La Passion du Désir; le Désir est illusoire. Il existe un très grand nombre de personnes ne pensant que spéculations, mais, par contre, il n’en existe qu’un très petit nombre de spéculateurs vrai ment sérieux qui doivent leur connaissance aux plus grandes bagatelles de la vie. Un penseur savant, de mes amis, était accoutumé d’écrire toutes les pensées -qui lui venaient dans l’esprit à la vue de quelque atti tude singulière d’un homme, de quelque apparence de raison dans une bête, ou de ce qu’il trouvait digne de remarque dans tout autre objet. Il pouvait mora liser sur une tabatière, discourir avec éloquence sur un fichu ou une paire de manchettes, et animer à la pratique de la vertu à l’occasion d’une perruque. J’ai cru devoir faire ce détail pour servir d’excuse à mon ingénieux collaborateur et fus moi-même appelé à travailler sur le pouvoir de la pensée, la passion du désir, d’où je déduis que le désir n’est qu’illusoire. De ce fait, passons aux remarques. Il n’y a pas encore très longtemps que ma pensée se dirigeait sur un petit chat qui faisait mille tours de souplesse, et
l’initiation 204 autant de cabrioles, qui servaient à marquer la joie et à exciter la mienne, pendant qu’un vieux Rominagrobis, assis sur son derrière, avec l’air du monde le plus grave, paraissait insensible à tout ce badinage, l’envie m’a pris de rechercher quelle pouvait être la cause d'une humeur si opposée entre deux créatures qui ne semblaient différer qu’à l’égard de quelques années, et je n’ai pu l’attribuer qu'à la force de la nouveauté.
Si Ton examine toutes les espèces de créatures, on verra que celles qui ont été le moins dans le monde, paraissent les plus satisfaites de leur état ; car, outre qu’à l’égard d’un nouveau venu le monde a une fraî cheur qui le remplit de joie, l’existence elle-même, quoique dépourvue d’une grande variété de plaisirs, lui cause une sensation agréable.
Mais à mesure que l’âge avance, tout paraît le flétrir ; les sens se dégoû tent de ce qui les charmait autrefois, et l’existence devient fade et insipide. Nous en voyons un exemple dans le genre humain ; supposez qu'un petit enfant n’ait aucun mal qui l'incommode, et qu’il lui soit permis de changer de jouets, il se divertit de la moindre bagatelle.
Il n’y a rien qui trouble sa joie, à moins qu’il ne soit condamné à quelque peine ou à la solitude. La jeunesse a besoin d’occuper son feu à de violents exercices ; l’homme fait, dévoué à la pour suite des biens ou des honneurs, aime le tracas d’une vie active ; enfin, le vieillard, qui a perdu le goût de toutes ces distractions, devient un fardeau insup portable à lui-même.
On peut rendre compte, en quelque manière, de cette différence, si on l’attriNOUVEAUTÉ SUR L’IMMORTALITÉ 205 bue à la vigueur et au déclin des facultés; mais je croirais aussi qu’elle vient surtout de ce que plus nous avons joui de l’existence, moins nous y sommes sensibles, et plus elle a besoin de nouveaux amuse ments pour nous délasser du dégoût et de la fatigue qui l’accompagnent. La nouveauté est une influence aussi puissante qu’étendue.
Il y a longtemps que les philosophes ont observé qu’elle est la source de l’admiration, qui diminue à mesure que les objets nous deviennent plus familiers et qui s’éteint d’abord que nous en avons une parfaite connaissance.
Mais je ne sache pas qu’on ait remarqué communément que toutes les autres passions dépendent en grande partie du même attribut. Qu’est-ce autre chose que la nouveauté qui enflamme le désir, qui augmente la joie, qui provoque la colère, qui excite l’envie, et qui inspire l’horreur ? De là vient que l’amour languit dès qu’il possède son objet, et que l’amitié même a besoin de l’absence pour s’entretenir.
De là vient qu’on s’accoutume à voir des monstres sans en témoigner aucun rebut, et à regarder la beauté la plus charmante sans éprouver aucun transport.
Cette agitation des esprits animaux, en quoi consiste la passion, est l’effet ordinaire de la surprise, et pendant qu’elle dure, elle amplifie les qualités agréables ou désagréables de son objet ; mais aussitôt que l’émotion cesse avec le goût de la nou veauté, tout paraît sous un autre jour et nous affecte moins qu’on aurait dû s’y attendre naturellement, pour nous avoir trop frappés d’abord. Il ne sera pas inutile de rechercher jusqu’où l’amour
20Ô l’initiation de la nouveauté est un effet inévitable de la nature, et à quels égards il est ^proportionné à l’état où nous sommes ici-bas.
Il me paraît impossible qu’une créa ture raisonnable se contente de ses acquisitions, quel que vastes qu’elles puissent être, sans tâcher d’aller plus loin ; parce qu’après avoir atteint au plus haut degré où elle aspirait, son esprit a l’idée d’une infinité de choses dignes d’elle, et dont la connaissance ne saurait lui être indifférente, de même qu’un homme, qui à grimpé sur le haut d’une montagne élevée au milieu d’une vaste plaine, peut beaucoup plus étendre sa vue et les bornes de ses désirs.
De là vient qu’on ne fait pas tort aux esprits bien heureux, si on les croit occupés sans cesse à fouiller dans les secrets de la na ture et à pénétrer les profondeurs de la Divinité.
Il n’y a rien dans cette idée qui ne tourne à leur gloire, pourvu qu’on se souvienne toujours que leur envie d’acquérir de nouvelles connaissances ne résulte d’au cun dégoût qu’ils aient pour ce qu’ils possèdent, et que le plaisir qu’ils trouvent dans leur progrès n’est pas fondé sur sa nouveauté, ce qui est purement acci dentel, mais sur sa valeur intrinsèque et réelle.
Après avoir étudié, des milliers d'années, les ouvrages de Dieu, la beauté et la magnificence de ¡’Univers les remplissent de la même admiration et du même res pect, dont Adam fut saisi lorsqu’il ouvrit les yeux et qu’il contempla cette glorieuse fabrique. La vérité les captive par ses propres charmes, et tout ce qui leur a plu une fois, leur plaira toujours. A tous ces égards, ils ont un avantage manifeste sur nous, qui sommes si bien gouvernés par nos appétits
NOUVEAUTÉ SUR L’iMMORTALITÉ 20/ déréglés et variables, que nous pouvons regarder avecla plus grande indifférence du monde les étonnantes merveilles de la création, et admirer avec transport les chétifs essais de l’esprit humain ; abandonner les spéculations les plus sublimes et les plus importantes pour courir après des idées de nulle valeur ; nous, dis-je, qui nous lassons de jouir de la faculté, parce qu’aucune maladie n’en relève le goût, et qui préférons la lecture d’un livre nouveau, quoique peu. digne d’estime, à la seconde ou à la troisième d’un auteur plus ancien dont le mérite est reconnu.
Quoi qu’il en soit, le goût que nous avons pour la nouveauté sert à nous procurer bien des avantages dans cette vie. Il ne contribue pas peu à l’avancement des sciences ; du moins j’observe que ce qui dispose les hommes à essuyer la fatigue des recherchés philo sophiques n’est pas tant la grandeur des objets que leur nouveauté.
Pour exciter l’âme à une méditation assidue et la retirer de la paresse et de l’indolence où elle est plongée, il ne suffit pas que la campagne soit ouverte et qu’il y ait du gibier pour la chasse, ni que l’entendement ait une soif insatiable pour toutes sortes de connaissances; il faut d’ailleurs qu’il y ait un plaisir tout extraordinaire à connaître la vérité.
Ce plaisir est exquis pendant qu’il dure, mais, comme il s’éteint peu à peu, il arrive que l’esprit néglige lespremières idées et qu’il cherche à faire de nouvelles découvertes, dans l’espérance de renouveler. 11 en est des connaissances comme de la richesse, dont le plaisir consiste plutôt à les augmenter de jour en jour, qu’à revoir notre ancien trésor. Cette disposition est
2oS l’initiation sujette à quelques inconvénients, si l’on n’a soin de les prévenir, et en particulier à celui-ci, je veux dire que, par une trop grande ardeur de la nouveauté, nous n’épluchons pas une question avec toute l’exac titude requise; ou, ce qu’il y a de pis, nous croyons l’avoir bien approfondie, lorsque nous l’avons à peine effleurée, et que, pour me servir des termes d’un savant, nous voyons très peu de chose, nous présumons beaucoup de nous-mêmes et nous passons trop vite à la conclusion.
Un autre avantage qui nous revient de notre penchant pour la nouveauté est qu’il anéantit toutes les distinctions si vantées entre les hommes. N’enviez pas ceux qui sont au-dessus de vous: les titres pompeux, les superbes édifices, les beaux jardins, les carrosses dorés et les équipages ma gnifiques. En eflet, tout cela ne sert qu’à éblouir, celui qui est accoutumé à posséder tous ces objets de l’am bition n’y est presque pas sensible.
Il n’en reçoit pas des idées plus brillantes, ni plus de satisfaction que n’en goûte un homme d’une fortune médiocre qui n’a que tout juste ce qu’il lui faut pour mener une vie douce et tranquille. 11 entre dans ses chambres de parade avec la même indifférence que vous ou moi pouvons entrer sous notre petit toit.
Les belles pein tures et les riches ameublements ne lui servent de rien ; il ne les voit pas et comment y prendrait-il garde, puisque la plupart des hommes n’observent pas les étonnantes merveilles qui éclatent de tous côtés dans la vaste fabrique de l’univers, et que les étoiles, ces mondes d’une grandeur prodigieuse, brillent en vain à leurs yeux.
Grâce à la nature indulNOUVEAUTÉ SUR L’IMMORTALITE 209 gente, qui a mis tous les enfants au niveau et qui les y maintient encore, à la faveur du principe dont il s’agit, malgré toutes les distractions artificielles que l’on a introduites dans la société. En un mot, pour ne rien dire de plus de cette ardeur pour la nouveauté, qui nous dégoûte de tout ce que nous avons déjà, n’est-elle pas une preuve convain cante d’une autre vie ?
Ou l’homme a été fait en vain, ou ce monde n’est pas le seul pour lequel il était des tiné, car il ne saurait y avoir un plus grand exemple de vanité que celui de Phomme ici-bas, qui, depuis sa naissance jusqu’à sa mort, est exposé aux illusions et aux apparences trompeuses d’un bonheur chimé rique.
Ses plaisirs, quoique fort minces, s’évanouis sent à mesure qu’il les goûte, et ils ne se renouvellent pas assez vite pour en pouvoir jouir la moitié de la vie.
Lorsque je vois des personnes qui s’ennuient d’elles-mêmes aussitôt qu’elles n’ont pas quelque objet qui les occupe ou qui les distrait ; lorsque je les vois courir de la campagne à la ville, et retourner de la ville à la campagne, changer sans cesse de situa tion et diversifier les plaisirs autant qu’il leur est possible, certainement, dis-je en moi-même, la vie n’est que vanité, et il faut que l’homme soit stupide ou prévenu au delà de toute imagination, si des va nités de la vie il ne conclut pas qu’il est destiné pour l’immortalité. Docteur Williams, Ex-directeur de l’institut de recherches scientifiques. 18, rue des Clairistes, Marseille. 14
LES ERREURS d’un Professeur d’histoire maçonnique Vers la fin du dix-huitième siècle, un membre de l’Académie française écrivait : Il y a deux mille ans que l’on écrit et que l’on ment ; poètes, orateurs, historiens, tout a été complice de ce crime, et il n’y a pas un livre où il n’y ait des mensonges à effacer.
Cette vérité ne cesse de me revenir à la pensée depuis que, l’autre jour, j’ai failli m’abîmer les yeux à lire une interminable notice, précédant une petite lettre de von Baader sur les Enseignements secrets de Martines de Pasquali^.
Cette notice, manifestement inspirée par un person nage qui s’est fait connaître ailleurs comme 3oe, a été publiée il y a quelques années sous la signature ano nyme : Un chevalier de la Rose-Croissante, par le puissant Ordre maçonnique de Misraïm, sanctuaire où brillent de modestes savants n’ayant pas moins de ç5 degrés de savoir, ce qui leur permet, paraît-il, d’es calader très facilement la lune.
Jamais, au grand jamais, même dans les écrits des tinés aux avaleurs de couleuvres, comme par exemple les racontars maçonniques du bon vieux fr.-. Jérôme
LES ERREURS ffUN -PROFESSEUR 2:1 I de Lalande, je n’ai rencontré plus d’-erreurs que dans cette notice-là. Je dis.« erreurs »parce que je ne-puis me faire à l’idée qu’un Epopte, un Kadosch, un chevalier 3oe — l’académicien Lalande ne l’était pas — se posant en historien de son Ordre, soit assez peu soucieux de sa dignité pour fausser l’histoire et mentir sciemment à ceux qu’il prétend vouloir instruire.
Dans des cas pareils à celui qui se présente, j’aime mieux croire que je me trouve en face d’un ignorant, plutôt qu’en présence d’un menteur sans scrupule. Le malheur est que, souvent, les élucubrations d’une buse peuvent produire les mêmes effets néfastes que les impostures d’un faiseur de dupes. A cet égard, le fr.\ baron.de Montesquieu, de l'ancienne Loge de Bussy n° 90 disait : « .Éclairez .les dupés, il n’y aura plus de fripons »...
Pour être équitable, il faut nécessairement éclairer les victimes de l’ignorance présomptueuse, tout autant qu’on peut éclairer les dupes de la friponnerie; il faut effacer d’un livre les erreurs qui s’y étalent, de même qu’on en efface les simples mensonges auxquels elles ressemblent. On me permettra-donc de tenir compte, dans:mo.n sens, du conseil.de 1’111.’. auteur de V Esprit des.Loi s.
Je ne relèverai cependant pas tous les pataquès ni • tous les lapsus nés sous la plume de M. le chevalier de la Rose-Croissante : il me faudrait, pour ce faire, au moins autant d’espace qu’il ena généreusement donné à sa notice — et mes lecteurs m’en voudraient de devenir assommant à mon tour.
212 l’initiation Nous devrons donc nous contenter des quelques gerbes qui vont suivre ; elles suffiront, d'ailleurs, pour faire juger de tout le reste. + ¥ Page V. —«Le 12 août 1726, lord Derwentwater, qui avait reçu de la Grande Loge de Londres de pleins pou voirs pour constituer des Loges en France, constitua la Loge à Saint-Thomas, au nom de la Grande Loge de Londres. » Ceci n’est pas vrai et je mets M. le chevalier de la Rose-Croissante au défi de prouver ce qu’il avance avec tant de hardiesse.
Le lord Ch. Radclifte de Derwentwater, fervent catholique et partisan des Stuarts auxquels il était apparenté, fut condamné à mort le 18 mai 1716 pour avoir participé à l’affaire de 1715 contre Georges Ie1’ ; il parvint à s’enfuir de la prison de Newgatele 11 dé cembre suivant et il retourna immédiatement en France, où il avait fait ses études, dans l’entourage du fils de Jacques II.
Or, ce n’est qu’un mois après le traité francoanglais du 4 janvier 1717, par lequel le Régent s’en gagea à expulser de France le prétendant Jacques III, que quatre Loges schismatiques de Londres se cons tituèrent en Grande Loge dite df Angleterre, inféodée à la nouvelle dynastie usurpatrice.
On voit donc que la constitution de cette Grande Loge, d’ailleurs antiromaniste, n’eut lieu qu’environ trois mois après la fuite de Dertwentwater, catho lique romain attaché à l’ancienne dynastie.
LES ERREURS D’üN PROFESSEUR 213 Ce dernier, ainsi que son frère aîné qui venait d’être décapité, avait appartenu à l’ancienne maçon nerie légitimiste, celle dont parle l’historien Henri Martin, qui avait été introduite en France par les Stuarts dès 168g, et que les innovateurs anglais de 1717 considéraient comme romaniste.
Les Loges créées en France par Ch. de Derwentwater, lequel ne cessa pas d’appartenir àia maçonne rie fidèle à ses maîtres, ne relevaient en aucune façon de la Grande Loge de Londres dite d Angleterre. Les registres de celle-ci existent toujours, au moins depuis 1723, époque des nouvelles Constitutions rédi gées par le Révérend fr. *. Désaguliers, prêtre angli can, et le Révérend fr/.
Anderson, prêtre presbyté rien ; et la preuve a été faite par le fr.\ Gould que jamais Ch. de Derwentwater n’a reçu de ladite Grande Loge un seul pouvoir de constituer des suc cursales anglaises en France.
Son pouvoir de constituer des Loges venait d'ail leurs. * ¥ * Page V. — « Le 7 mai et le n décembre 1729, il fonda et constitua les deux Loges au Louis d’Argent et Arts Sainte-Marguerite, et, le 29 novembre 1732, la Loge dite de Bussy qui, après avoir initié le duc d’Aumont, prit le nom de Loge d’Aumont (1). » (1) J’offre deux sous à M. le chevalier de la Rose-Croissante s’il prouve que le duc d’Aumont appartint à la Loge de Bussy.
C’est pendant que le duc d’Aumont était ambassadeur à Londres, en 1713, qu’on avait préparé la rébellion de 1715 et il avait assisté les préparateurs de cette aflaire.
l’initiation 214 Autre erreur grave, La constitution de la Loge de Bussy, à laquelle appar tint le fr.\ de Montesquieu, date du 3 avril 1732 et figure au registre de la Grande Loge de Londres dite d'Angleterre.
Cette Loge de Bussy n* 90 fut instal lée dans l’Hôtel de Bussy appartenant alors à Louise Penhcët, dite duchesse de Portsmouth, grand’mère du fr.-. duc de Richemont, ancienne, maîtresse de Charles IL et ancienne femme.de police au service de Louis XIV (1). A la cérémonie d’installation prit part le Révérend fr.'. Désaguliers, ministre anglican et ex-pr.écepteur de Georges II ; cette installation eut lieu en septembre.
La liste, des- membres présents n’a. pas- disparu en Angleterre : le nom. de Derwentwater ne s’v trouve pas et n’a d’ailleurs pas besoin de s’y trouver. Le vrai fondateur de la Loge de Bussy n° 90 a été le fr. ’. duc de Richemond er.d:Aubig.ny, ancien;GrandMaître de la Grande Loge de Londres dite d'Angle terre et petit-fils adultérin de Charles II.
Page V. — « Les maîtres de ces quatre Loges et de quel ques autres (!!!) formaient, au commencement de 17-30, une Loge de direction française sous le nom de Grande Loge provinciale d’Angleterre dont lord Derwentwater était président et dont i’orateur était le fr.-.
Ramsay, pré cepteur des fils de Jacques Stuart... » (î) La duchesse de Portsmouth, qui résidait à l’Hôtel de Bussy et qui devait à l’Etat français tout ce dont elle disposait, ne mourut que le 14 novembre (734, à l’âge’ de quatrevingt-deux ans.
LES ERREURS d’uN PROFESSEUR 215 Tout cela est pure invention, puisque, d’abord, la Loge de Bussy ne fut, comme on vient de le voir, fondée qu’en 1732. Ensuite, certaines Loges françaises ne devinrent Grande Loge provinciale d'Angleterre qu’en 1743 : les fr'.-. Bésuchet et Ciavel eux-mêmes le reconnais sent. En 1730, le fr.’.
Ramsay, qui ne pouvait pas être orateur d’une Grande Loge provinciale n’existant pas, habitait d’ailleurs encore l’Angleterre. Il y vivait depuis deux ans, le plus souvent chez le duc d’Argyll, ennemi des Stuarts. Enfin, Ramsay, en 1780, n’était pas précepteur des fils de Jacques Stuart : il avait été, pendant quelques mois seulement, en 1724-25, attaché à la personne de Charles-Édouard, alors âgé de trois ans et demi 1 ! !
Pages V-VI. —« Cette Grande Loge provinciale ne fut définitivement constituée qu’en 1736, par lord Harnoues ter, lorsque lord Derwentwater ayant à se rendre à Londres, où il devait dix ans après périr sur l’échafaud, victime de son attachement aux Stuarts, eut transféré les pleins pouvjirs qu'il possédait, à son ami lord Harnouester. » Ceci est une erreur, mais le premier qui l’a répan due fut un imposteur à qui le fr.-.
Lalande, n’ayant que 3 degrés de savoir, a donné trop de crédit. Sachez, maçons, qu’il n’y a jamais eu dans l’uni vers un seul Harnouester; sachez, une bonne fois, que le lord Derwentwater n’ayant jamais reçu aucun pouvoir delà Grande Loge de Londres n’en a trans mis aucun de ce centre à un lord Harnouester n’ayant jamais existé.
216 l'initiation Enfin, la Grande Loge provinciale, sous le titre de Grande Loge anglaise de France, ne fut constituée par certaine maçonnerie qu’en 1743; or, je ne défie pas seulement M. le chevalier de la Rose-Croissante, je défie le Grand-Orient et tous les illustres historiens qu’il abrite de prouver qu'une correspondance quel conque ait jamais été échangée entre les deux contrées pour l’établissement, en France, d’une Grande Loge provinciale dépendante de la Grande Loge de Londres. * * * Page VI. — « Le nouveau Grand-Maître provincial (Harnouester) fit décréter, en 1736, qu’à l’avenir les Loges qui voudraient se constituer en France eussent à s'adresser directement (...) à la Grande Loge provinciale d*Angle terre et non à la Grande Loge de Londres. » Je demande à voir ce décret d’un Grand-Maître provincial qui n’existait pas en 1736 et d’un lord Harnouester qui n’a jamais existé.
Il fera pendant avec l’ombre du carrosse de Scarron. Page VL —« En 1737, lord Harnouester eut à retour ner en Angleterre... De même que lord Derwentwater, lord Harnouester devait périr décapité pour son dévouement à la cause du prétendant Stuart... » Toutes les familles nobles d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande sont connues.
Leurs noms et titres, exis tants, dormants ou éteints, se trouvent dans des Annuaires qu’on rencontre partout, même en France.
LES ERREURS ü’UN PROFESSEUR 21 J Les procès des partisans des Stuarts sont à la disposi tion de tout curieux au British Muséum comme à la Bibliothèque nationale. Eh bien, nulle part, si l’on veut se donner la peine de chercher, on ne verra qu’un lord Harnouester ait jamais été décapité dans le monde entier.
Depuis l’apparition de mes articles sur ce sujet dans Initiation, on a dû, parmi les lumières maçonniques, se rendre à l’évidence ; c’est ainsi, par exemple, que dans la Revue l'Acacia, on n’appelle plus Derwentwater et Harnouester que des gens hypothétiques (n° 22, octobre 1904, p. 178).
En vérité, je prends un malin plaisir à opposer le sentiment de cette Revue à l'ignorance loquace du professeur d’histoire maçonnique dont je relève les « erreurs ». Page VI. — « Avant son départ, lord Harnouester demanda à être remplacé et manifesta le désir de l’être par un Français. Le duc d’Antin lui succéda au mois de juin 1738. » Ce lord Harnouester qui n’existe pas demande à être remplacé par un Français.
Prouvez, Monsieur le chevalier de la Rose-Crois sante, prouvez. Où est la demande ? Il est bien vrai que le duc d’Antin, dont les meil leures qualités consistaient à être le petit-fils d’une odieuse fripouille et l’arrière-petit-fils de la Montespan, devint Grand-Maître en juin 1738. Or, comme pour être Grand-Maître il fallait être maçon, il reçut
218 l’initiation l’initiation et les trois grades symboliques en bloc dans une Loge occasionnelle tenue au château d’Aubigny, et c’est le duc de Richemond, à la veille de se rendre en Angleterre, c’est lefr duc de Richemond, propriétaire de ce château et fondateur de la Loge de Bussy n* 90, qui initia le personnage destiné à rem placer le faux Harnouester.
Je n’ai pas à dégager ici le pourquoi de toutes ces roueries — et je passe. * * » Page VI. — « Après la mort du duc d’Antin, arrivée en 1743,1a Grande Loge provinciale d'Angleterre nomma à sa place le duc de Bourbon, comte de Clercnont, et s’inti tula Grande Loge anglaise de France, reconnaissant tou jours la suprématie de la Grande Loge de Londres. » Continuation d’une imposture.
Faites voir l’acte de constitution de la Grande Loge provinciale d'Angleterre en France. A la Grande Loge de Londres, on a la preuve, par l’exa men des Archives, que jamais ce centre maçonnique n’a installé une Grande Loge provinciale d'Angle terre en France.
Avant l’innovation des quatre Loges de Londres, en 1717, il existait une maçonnerie en Angleterre et une en France, dans lesquelles ces quatre loges schis matiques s'intitulant Grande Loge n’avaient rien à voir. Les yeux habitués aux ténèbres ne tardent pas à distinguer parfaitement les motifs de la confusion
LES ERREURS D’UN PROFESSEUR 219qu’on a établie dans l’ancienne maçonnerie françaiseaux approches de 1744-45 et après. M. le chevalier de la Rose-Croissante se contredit lui-même : d’un côté il prétend que la Grande Loge de France en 1743, reconnaissait toujours (!!
1) la suprématie de la Grande Loge de Londres, et il affir mait tout à l'heure qu'un décret du Grand-Maître de la soi-disant Grande Loge provinciale d'Angleterre en France * décret de 1736 (II!), défendait aux Loges de s’adresser directement à fa Grande Loge de y Londres !
I ! * ¥ Page VII. — « On a prétendu que Ramsav se rendit à Londres en 1728 dans le but de fonder un nouveau sys tème maçonnique; mais Kloss établit, le contraire... » Ici, je ne suis plus en présence d’une erreur, je suis en présence d’un grossier mensonge, à moins que M. le professeur d’histoire maçonnique n’ait jamais lu Kloss et ait pris ses informations chez le concierge de l’Obélisque.
Ramsay se rendit parfaitement en Angleterre en 1728.Il y resta plusieurs années et fut même reçu docteur à Oxford en 1730. Il était intimement lié avec le Révérend fr.-. Désaguliers et la plupart des grands personnages anglais qui devinrent dans la suite Grands-Maîtres de la Grande Loge de Londres, laquelle changeait de Grande-Maîtrise tous les ans. $ . Et le fr.\ Kloss, contrairement à ce qu’affirme M. le Chevalier de la Rose-Croissante, a déclaré ceci
220 l’initiation « Il est clair que Ramsay introduisit à dessein de plus hauts grades; son but était de faire une sélection dans les rangs de la Fraternité, de réunir des partisans p our les Stuarts et de récolter des fonds pour le Pré tendant (i)... » Que Ramsay ait été sincère ou qu’il ne l’ait pas été, qu’il ait été fidèle aux Stuarts ou qu’il n’ait été qu’un allumeur au service de leurs ennemis : cette question n’a pas à être discutée ici, car elle est en dehors de celle qui me fait tenir la plume en ce moment. * * ¥ Page VIII. — « Nous ne savons pourquoi Findel donne au discours de Ramsay la date de 1740,puisqu'il a été imprimé pour la première fois à La Haye en 1738. » Ignorant l’histoire politique, M. le professeur d’histoire maçonnique est évidemment incapable de comprendre les sous-entendus de ce discours peut-être apocryphe.
Il ne prouvera jamais que celui-ci ait été imprimé en 1738. Mais je me fais fort de lui prouver que le discours attribué à Ramsay n’a été imprimé pour la première fois que dans V Almanach des cocus de 1741, sous le titre de «Discours prononcé à la réception de FrancsMaçons^ par M. de R..., grand Orateur de l'ordre ».
L'Almanach des cocus ayant été imprimé à la fin de 1740, pour 1741, on a pu en déduire, après avoir admis l’authenticité de ce discours, qu’il avait été pro- (1) Georg Kloss, Geschichte der Freimaurerei in Frankreich, Darmstadt, i85a, vol. I, p. 46.
LES ERREURS ü’UN PROFESSEUR 221 nonce dans le courant de 1740; mais ceci ne saurait être considéré comme une preuve qu’il ait jamais été prononcé par qui que ce fût. Que penser, ô mes frères, d’un ordre réduit, au temps de la Grande-Maîtrise de monseigneur le duc d’Antin, à n’avoir pour tout Registre que V Almanach des cocus ! Téder. Celui-là gagnera toujours quelque chose qui sera bien convaincu qu'il y a toujours quelque chose à j gagne?' et que., dans les sentiers les plus battus, il y a toujours du nouveau à trouver, pourvu qu’on le $ cherche avec ardeur et intelligence. J.-J. Rousseau.
LE MONDE DES ESPRITS Suivant les hypothèses kahalistiques et spirites. {Suite,) Le monde des esprits sera une transmigration et une transfiguration ascendante, et l’enfer sera le con traire. Jusqu’à ce que les justes arrivent au bonheur im muable et que les méchants soient balayés dans les ténèbres extérieures où dorment les débris informes de toutes les créations avortées. Car tous les esprits sont créateurs, mais leurs créa tions leur ressemblent et doivent être sauvées ou réprouvées. Dieu ne fait rien d'imparfait, les choses imparfaites sont l’oeuvre des esprits créés. Dieu se rend visible et intelligible pour tous, aux hommes sous la forme humaine et aux anges sous la forme angélique ; il vit dans tout ce qui vit et toute beauté est la sienne. Dieu fait la loi qui est parfaite, et dans la loi est la force et la force modifie la substance.
LE MONDE DES ESPRITS 2 23 La force sans loi ne produirait rien et détruirait tout et la loi est inconcevable sans Dieu. La substance est une. On la nomme esprit quand elle paraît produire les phénomènes de la pensée active, et matière, quand elle est soumise aux phénomènes de la subjectivité et de l’objectivité physique.
La force qui extériorise les apparences de la matière peut les supprimer instantanément, la matière ne nous est connue que comme phénomène ; en ellemême elle est aussi inconcevable que l’esprit, et son ■essence est absolument spirituelle. Le grand travail des intelligences et le but de leurs •efforts, c’est de deviner Dieu. Car cette divination est leur divinisation. Elle est hiérarchique, proportionnelle et progres sive.
Le monde des esprits est une hiérarchie monar chique et aristocratique. La force du pouvoir c’est l’obéissance. Celui qui commande sans obéir détruit sa propre autorité. Dieu n’est le pouvoir suprême que par l’obéissance suprême. Le père est le pouvoir, le fils est le devoir et le Saint-Esprit est la liberté ! Chacun sera jugé suivant sa manière de juger et sera divin de la divinité qu’il aura faîte.
Celui qui aime sera aimé, celui qui damne sera damné, celui qui sauve sera sauvé, celui qui afflige .sera affligé, celui qui console sera consolé, celui qui pardonne sera pardonné. Ce qu’on fait aux autres, on se le fait à soi-même,
224 l’initiation JUIN car les autres c'est nous, l’humanité est à la fois per sonnelle et collective. Et Dieu est dans l’humanité, de sorte qu’il est rede vable du bien que l’on fait au moindre d’entre les hommes. La loi de charité, c’est la solidarité, et nous sommes tous solidaires les uns des autres. Qui donne s’enrichit et qui accepte enrichit les autres.
Oublions notre salut et faisons le salut des autres, nous forcerons Dieu de penser à nous. Charité bien ordonnée ne commence pas par soimême, mais égoïsme bien entendu commence par les autres. Celui qui veut sauver son âme au détriment des autres la perdra, dit Jésus, et celui qui consentira à la perdre pour sauver les autres la sauvera. Aimer c'est être utile à soi-même, se faire aimer c’est être utile aux autres.
Dieu veut qu’on fasse le bien pour le bien même et non pour l’amour des récompenses, et c’est pour cela que Moïse dans sa révélation aux Hébreux n’a point parlé de l’immortalité de l’âme. Dieu seul est bon, et l’homme qui fait le bien prouve ainsi qu’il a Dieu en lui. Il peut se tromper à cause des mensonges des hommes et dire dans sa tristesse que Dieu n’est pas. Il est lui-même la preuve vivante du contraire.
Le dogme ne peut être que la raison déguisée ou la folie affirmative, c’est l’allégorie ou le rêve. Le dogme mystique a fait son temps, il faut main tenant un dogme scientifique.
1906") LE MONDE DES ESPRITS 2 25 Dieu dans la nature, la foi dans la science et la religion dans l’humanité. Mais on n’arrivera jamais à une religion raison nable ; ce serait alors une religion irréligieuse. La raison d’une religion, c’est d’être ultra-raison nable. Sa nature, d’être surnaturelle. Dieu est supersubstantiel. L’espace et la substance universelle sont l’infini. Dieu est au-dessus.
L’infini, c’est l’absurde qui s’impose à la science. Dieu, c’est la raison paradoxale de l’absurde, qui s’impose à la foi. La science et la foi peuvent s’équilibrer mutuelle ment ; elles ne peuvent s’amalgamer.
LES RELIGIONS SACERDOTALES Les initiateurs religieux, pour s’emparer 'de la volonté de l’homme, se sont adressés à ses passions les plus mauvaises : L’orgueil égoïste, la recherche de l’élection, du pri vilège, de la préférence, c’est-à-dire l’injustice.
Dieu se choisit un peuple et réprouve les autres ; il sauve un petit nombre d’élus, etc. // est jaloux de lhomme; le plus servile est celui qu’il préfère, etc., l’orgueil produisant l’inertie et la bassesse. L'amour cupide et désordonné, te piétisme et le priapisme ou la nymphomanie du cerveau. La nonne i5
22Ô l’initiation est amoureuse folie de Jésus-Christ, le moine est idolâtre de Marie (etc.) *, c’est l’onanisme spirituel, La paresse d'esprit, foi aveugle aux mystères et haine de la science et de la raison. La cruauté, le dévot consent à la torture éternelle de la majorité des hommes. La lâcheté, le dévot se laisse souffleter et s’en con sole en songeant que son persécuteur sera damné.
L'impureté, le célibat eh est la sentineetles dévots prêchent le célibat. Où tout cela les conduit-il ? A l’abrutissement et à la folie qui est la véritable damnation. Cherchons le vrai, aimons le bien, faisons ce qui est juste et aimons-nous les uns les autres. Préférons les bons, évitons les méchants et souffrons avec patience. Voilà la sagesse. E. L.
Partout dans la nature atissi bien que dans les Sociétés humaines, le spontané meut l'inerte et cherche à le façonner à son idéal. Debay,
(Suite.) Swedenborg nous fait assister à une conversation qu’il eut avec des sophistes de ce genre, dont les aberrations et les subtilités étaient présentées si docement que les auditeurs doutaient presque de leur propre raison. Comme ces pages perdraient de leur saveur à ne pas être citées en entier, je crois être agréable au lecteur en les reproduisant intégrale ment. 232.
Second Mémorable. — Peu de temps après, j’entendis de nouveau de la Terre inférieure (i) cès exclamations qui s’étaient déjà fait entendre : O/z, qu'ils sont érudits ! Oh, qu’ils sont érudits !
Et je regardai de tous côtés pour voir quels Anges étaient alors présents ; et voici, c’étaient des Anges qui, dans le ciel, étaient immédiatement au-dessus de ceux pour lesquels on criait : « Oh ! qu’ils sont érudits ! » Je m’entretins avec eux sur ce cri, et ils me dirent: (j) C’est une image. Cette terre inférieure désigne un plan inférieur de l’astral où se passent ces épisodes.
228 L'INITIATION « Ces érudits sont de ceux qui en raisonnant cher chent seulement si une chose est ou n'est pas, et qui pensent rarement qu'elle est de telle manière ; aussi sont-ils comme des vents qui soufflent et passent; ou comme des écorces autour d’arbres qui n’ont point de moelle; ou comme des coquilles autour d’amandes sans noyau ; ou comme la superficie de fruits sans chair: car leurs mentais sont sans jugement intérieur etne sontunis qu aux sens ducorps (i).
C’est pourquoi, si les sens mêmes ne jugent point, ils ne peuvent rien conclure. En un mot, ils sont purement sensuels, et nous les appelons Raisonneurs. Ils sont appelés Raisonneurs parce qu’ils ne concluent jamais rien, mais s’emparent de tout ce qu’ils entendent et dis cutent si la chose est, en contredisant continuelle ment.
Ils n’aiment rien plus qu’à attaquer les vérités elles-mêmes et ainsi à les mettre en pièces en les soumettant à des débats. Ce sont eux qui se croient dans le Monde plus érudits que tous les autres.
Après avoir reçu ces informations, je priai les Anges de me conduire vers eux ; et ils me conduisirent à une cavité d’où des degrés menaient vers la terre in férieure ; nous descendîmes et nous suivîmes le cri : «Ohl qu’ils sont érudits ! » Et voici, ils étaient quelques centaines qui se tenaient debout dans un même lieu, en frappant des pieds la terre.
D’abord étonné de cela, je demandai pourquoi ils se tenaient (i) A remarquer qu’il existe ici un corps. On verra plus loin quel il est t c’est le corps des animaux auxquels ces esprits communiquent l’influx de vie, et dont ils reçoivent des per ceptions matérielles du plan physique (naturel).
LES SOPHISTES DE L’AUTRE MONDE 22Ç) ainsi debout et frappaient des pieds la terre (i); et j’ajoutai : « Ils peuvent ainsi avec les pieds faire une excavation dans le sol ? A ces mots, les Anges sou rirent, et ils dirent : « Ils apparaissent se tenir ainsi debout, parce que, sur n’importe quel sujet, ils ne pensent nullement que la chose est ainsi, mais ils se demandent seulement si la chose est, et ils discu tent.
Et quand la pensée ne va pas plus loin, ils apparaissent seulement fouler et piler avec les pieds une motte de terre, sans avancer. » Mais alors je m’approchai de l’Assemblée. Et voici, ils m’apparurent comme des hommes d’assez bonne mine et décemment vêtus.
Et les Anges dirent : « Ils apparaissent tels dans leur propre lumière, mais quand la lumière influe du Ciel, les faces changent etles vêtements aussi. » C’est ce qui arriva ; et alors ils apparurent avec des. faces livides, couverts de sacs noirs. Maïs cette lumière ayant été retirée, ils furent vus comme auparavant.
Peu après, je parlai à quelques-uns de l’assemblée, et je dis : « J'ai entendu la foule qui vous entoure crier : Oh ! qu'ils sont érudits. / Qu’il me soit donc permis de discourir avec vous sur des sujets qui sont de la plus profonde érudition. » Et ils répondirent : « Dis ce qu’il te plaira et nous te satisferons. » Et je posai cette question : « Quelle doit être la Religion par laquelle l’homme est sauvé ? » Et ils dirent : « Nous diviserons la question en plusieurs autres, et (i) Ce geste est familier aux chevaux, aux ânes, à tous les équidés. On verra plus loin quel rapprochement on peut cirer de cette observation.
23o l’initiation avant d’avoir conclu sur celles-ci, nous ne pouvons donner de réponse.
Il faut d’abord mettre en discus sion: i’ si une Religion est quelque chose; 2° s’il y a salvation ou non ; 3° s’il y a une Religion qui soit plus efficace qu’une autre ; 40 s’il y a un Ciel et un Enfer; 5° s’il y a une vie éternelle, après la mort ; outre bien d’autres points. » Et je demandai qu’ils traitassent le premier point : si une Religion est quel que chose.
Et ils se mirent à discuter ce point par une foule d’arguments: Y a-t-il une Religion et ce qu’on nomme ainsi est-il quelque chose? Je les priai d’en référer à l’assemblée ; ils le firent, et la réponse com mune fut que cette proposition exigeait de si nom breuses recherches, qu’elle ne pourrait pas être réso lue dans la soirée. « Mais, demandai-je, pourrait-elle l’être en un an ? » Et l’un d’eux me dit qu’elle ne pourrait l’être en cent ans.
Et je dis : « En attendant, vous êtes sans religion. » Et il répondit: « Ne doit-il pas d’abord être démontré s’il y a une religion et si ce qui est appelé religion est quelque chose? s'il y en a une, elle sera aussi pour les sages; s’il n’y en a point, ce qui est appelé religion sera seulement pour le vulgaire.
On sait qué la religion est appelée lien ; mais on demande pour qui est ce lien ; si c’est seule ment pour le vulgaire, elle n’est pas en elle-même quelque chose; si c’est aussi pour les sages, elle est quelque chose. » Après avoir entendu cette réponse, je leur dis : « Vous n’êtes rien moins que des érudits. Car vous ne pouvez que penser si une chose est ou n’est
LES SOPHISTES DE L’AUTRE MONDE 231 pas, et l’examiner dans l’un et l’autre sens.
Qui estce qui peut devenir érudit à moins de savoir quelque chose avec certitude, et d’avancer dans cette chose comme un homme avance de pas en pas et successi vement dans la sagesse ? autrement, vous ne touchez pas même du doigt les vérités, mais vous les éloignez de plus en plus de la vue ; raisonner seulement si une chose est ou n’est pas, n’est-ce pas raisonner sur un bonnet sans jamais le mettre sur la tête ou sur un soulier sans le chausser?
Que s’ensuit-il, sinon que vous ne savez pas si quoi que ce soit existe, même s’il y a une salvatîon, s’il y a une vie éternelle après la mort, si une religion vaut mieux qu’une autre, s’il y a un Ciel ou un Enfer?Vous ne pouvez rien penser sur ces sujets tant que vous vous arrêtez au premier pas, et que vous y battez le sable sans porter un pied devant l’autre et sans avancer.
Prenez garde que vos Mentais, tandis qu’ils se tiennent ainsi en dehors du jugement, ne s’endurcissent intérieure ment et ne deviennent des statues de sel et vous des amis de l’épouse de Loth. » Après avoir ainsi parlé, je m’en allai. Et eux dans leur indignation jetèrent des pierres après moi, Et alors ils m’apparurent comme des statues de pierre dans lesquelles il n’y a aucune chose de la raison humaine.
Et je question nai les Anges sur le sort de ces esprits; et ils me dirent : « Leur sort est d’être précipités dans le pro fond et là dans un désert, et d’être réduits à porter des fardeaux. Et alors comme ils ne peuvent rien dire de conforme à la raison, ils babillent et parlent
232 l’initiation de choses frivoles. Et là, de loin (i), ils apparaissent comme des ânes (2) portant leurs charges. » 233.
Troisième Mémorable. — Ensuite un des Anges me dit : « Suis-moi vers le lieu où Ton crie : « Oh ! qu’ils sont sages ! » Et il me dit • « Tu verras des prodiges d’hommes; tu verras des faces et des corps, qui sont d'homme, et cependant ce ne sont point des hommes. » Et je dis: « Ce sont donc des bêtes ? » Il répondit : « Ce ne sont pas des bêtes, mais ce sont des bêtes-hommes, car ils sont tels qu’ils ne peuvent nullement voir si le vrai est vrai ou non, et cependant ils peuvent faire que tout ce qu’ils veulent soit vrai.
Ceux-là chez nous sont appelés Confirmateurs (3). » Nous suivîmes le cri, et nous arri vâmes à l’endroit.
Et voici une assemblée d’hommes, et autour de l’Assemblée une foule, et dans la foule quelques personnes de distinction, qui, ayant entendu qu’ils confirmaient tout ce qu’ils disaient et que, par un acquiescement si manifeste, ils leur (1) De près, sur le plan astral propre à ces esprits groupés, ils apparaissent comme hommes et vêtus décemment (voir plus haut).
De loin, ils apparaissent sur leur plan physique sous' la forme de l’espèce qu’ils gouvernent. Enfin sur le plan céleste, Swedenborg vient de les voir comme des statues de pierre sans intelligence. C’est un représentatif formé par les anges qui guidaient l’auteur et lui manifestaient ainsi leur opinion. (2) « Ils apparaissent comme des ânes. » Faut-il l'entendre au figuré seulement ? Tel n’est pas mon avis.
Ces esprits sont liés aux espèces qu’ils sont appelés à animer. Ils ne sont pas les ânes mêmes; mais iis sont leur influx instinctif, leur pas sionnel ; et quand, à la longue, ce passionnel est épuisé, con verti, l’espèce animale disparaît, le groupe des génies dirigeants est épuré par cet épuisement, et sa réintégration commence par l’échelle de l’humanité. Mais il faut des siècles qui parais sent une éternité. (3) Synonyme ici de démonstrateurs, afjîrmateurs.
LES SOPHISTES DE LOUTRE MONDE 233 étaient favorables, se retournèrent et dirent: « Oh, qu’ils sont sages ! » Mais l’Ange me dit : « N’allons pas auprès d’eux, mais appelons-en un de l’assemblée. Nous en appelâmes un, et nous nous retirâmes avec lui à l’écart. Et nous parlâmes de diverses choses. Or il confirmait toutes ces choses, au point qu’elles apparaissaient absolument comme vraies.
Nous lui demandâmes s’il pouvait aussi confirmer les choses contraires. Il dit qu’il le pouvait aussi bien que pour les précédentes. Alors il dit ouver tement et du fond du coeur : « Qu’est-ce que le vrai? Est-ce que dans la nature des choses il y a d’autre vrai que ce que l’homme fait vrai?
Dis tout ce qu’il te plaira, et je ferai que cela soit vrai. » Et je dis : « Fais vrai ceci, que la Foi est le tout de l’Église. » Et il le fît avec tant d’adresse et d’habileté que les érudits qui se tenaient alentour furent dans l’admiration et applaudirent. Puis je lui demandai de faire vrai que læCharité est le tout de l’Église; et il le fit.
Et ensuite que la Charité n’appartient en rien à l’Église ; et il enveloppa l’une et l’autre proposkion et les orna d’apparences, de sorte que les assistants se regardaient entre eux et disaient : « N’est-ce point là un sage ? » Et je dis : « Ne sais-tu pas que bien vivre c’est la Charité, et que bien croire, c’est la Foi ? N'estce pas que celui qui vit bien croit bien aussi, et qu’ainsi la foi appartient à la charité et la charité à la foi ?
Ne vois-tu pas que cela est vrai ? » Il répon dit : « Je ferai cela vrai, je verrai. » Et il le fit et dit : « Maintenant je vois. » Mais peu après il fit que le contraire était vrai, et alors il dit: «Je vois aussi que
.134 l’initiation cela est vrai. » A ces mots nous sourîmes et nous dîmes: « Ne sont-ce pas là des-contraires ? Com ment deux contraires peuvent-ils être vus vrais? » A cela-il répondit tout indigné: « Vous êtes dans l’erreur, l’un et l’autre est vrai, puisqu’il n’y a de vrai que ce que l’homme fait vrai. » Près de là se tenait quelqu’un qui dans le monde avait été ambassadeur de première classe.
Il fut étonné de ce qu'il venait d’entendre, et il dit : « Je reconnais qu’il y a quelque chose de semblable dans le monde; mais néanmoins tu déraisonnes. Fais si Tu peux qu’il soit vrai que la lumière est l’obs curité et que l’obscurité est la lumière. » Et il répon dit : «Je le ferai facilement. Qu’est-ce que la lumière et l’obscurité sinon un état de l’œil ?
Est-ce que la lumière n’est pas changée en ombre lorsque l’œil vient d’être exposé aux rayons du soleil, comme aussi lorsqu’on regarde fixement le soleil ? Qui ne sait qu’alors l’état de l’œil est changé et que par la suite la lumière apparaît comme ombre? Et que, vice versa, quand l’état de l’œil revient, cette ombre appa raît comme lumière?
Le hibou ne voit-il pas l’obscu rité de la nuit comme une lumière de jour et la lu mière du jour comme une obscurité de nuit, et alors le soleil lui-même comme un globe opaque et sombre ? Si un homme avait les yeux comme le hibou, qu’ap pellerait-il lumière et qu'appellerait-il obscurité ? Alors qu’est-ce que la lumière sinon un état de l’œil?
Et si c’est seulement un état de l’œil, la lumière n’est elle pas l’obscurité et l’obscurité la lumière? Donc l’un est vrai et l’autre est vrai. »
LES SOPHISTES DE L’AUTRE MONDE 235 Ensuite l’ambassadeur pria le confirmateur de faire vrai ceci : que le corbeau est blanc et non pas noir. Et il répondit : « Je le ferai encore facilement. » Et il dit : « Prends une aiguille ou un couteau et ouvre les ailes et les plumes du corbeau ; ne sont-elles pas blanches en dedans? Puis repousse les ailes et les plumes et examine le corbeau par la peau, n’est-il pas blanc ?
Qu’est-ce que le noir qui l’environne, sinon une ombre d’après laquelle il ne faut pas juger de la couleur du corbeau ? Que le noir ne soit que l’ombre, consulte- ceux qui possèdent la science de l’optique et ils te le diront.
Pulvérise une pierre noire ou du verre noir, et tu verras que la poudre en est blanche. — Mais, répondit l’ambassadeur, est-ce que le corbeau n’apparaît pas noir devant la vue ? — Quoi ! répliqua le confirmateur, tu veux, toi qui es un homme, penser quelque chose d’après l’apparence ! Tu peux dire, il est vrai, d’après l’apparence, que le corbeau est noir, mais tu ne peux le penser.
Ainsi, par exemple, tu peux, dire, d’après l’apparence, que le soleil se lève, monte, descend et se couche. Mais, comme tu es un homme, tu ne peux pas le penser, car le soleil reste immobile et la terre tourne. lien est de même du corbeau : une apparence est une apparence.
Dis tout ce que tu vou dras, le corbeau est tout entier blanc; il blanchit aussi quand il devient vieux, c’est ce que j’ai vu. » Ensuite nous le priâmes de dire du fond du cœur s’il plaisantait, ou s’il croyait qu’il n’y a de vrai que ce que l’homme fait vrai. Et il répondit : « Je jure que je le crois. » Après cela l’ambassadeur lui fit cette question:
236 l’initiation « Peux-tu faire vrai ceci, que tu es fou ? » Et il dit : « Je le pourrais, mais je ne le veux pas.., Qui est-ce qui n’est pas fou ? » Après cette conversation, ce Conürmateur univer sel fut envoyé vers les anges afin qu’ils examinassent quel il était.
Et après l’avoir examiné, ils dirent qu’il ne possédait pas même un grain d’entendement, parce que tout ce qui est au-dessus du rationnel était fermé chez lui et qu’il n’y avait d’ouvert que ce qui est audessous du rationnel. Au-dessus du rationnel est ia lumière céleste et au-dessous du rationnel est la lumière naturelle ; et chez l’homme celie-cj est telle qu’il peut confirmer tout ce qui lui plaît.
Mais si la lumière céleste n’influe pas dans la lumière naturelle, l’homme ne voit pas si ce qui est vrai est vrai, ni par conséquent non plus si ce qui est faux est faux. Or voir l’un et l’autre dépend delà lumière céleste dans la lumière naturelle, et la lumière céleste vient du Dieu du ciel, qui est le Seigneur. C’est pour cela que ce Confirmateur universel n’est ni homme ni bête, mais il est bête-homme.
Je demandai à l’ange quel était le sort de ces confirmateurs et s’ils pouvaient être avec les vivants, puisque la vie est chez l’homme d’après la lumière céleste et que son entendement vient de cette lumière.
Et il me dit que ces confirmateurs, quand ils sont seuls, ne peuvent rien penser ni par suite rien dire, mais qu’ils sont debout, muets comme des machines et comme plongés dans un profond sommeil, mais qu'ils se réveillent dès que quelque chose frappe leurs oreilles.
LES SOPHISTES DE L’AUTRE MONDE 237 Et il ajouta que tels deviennent ceux qui sont intimement méchants : la lumière céleste ne peut pas influer en eux par la partie supérieure, mais il influe seulement par le Monde quelque spirituel d’où leur vient la faculté de confirmer.
Après ces explications, j’entendis une voix venant des anges qui l’avaient examiné et disant : « Fais de tout ce que tu as entendu une conclusion générale. >> Et je fis celle-ci ; « Pouvoir confirmer tout ce qui plaît n’est pas le fait d’un homme intelligent, mais pouvoir voir que ce qui est vrai est vrai et que ce qui est faux est faux, et le confirmer, c’est là le fait d’un homme intelligent. » Je portai ensuite mes regards vers l’assemblée où étaient les confîrmateurs, et autour d’eux la foule criait : « Oh ! qu’ils sont sages 1 » Et voici, une nuée sombre les enveloppa, et là volaient des chouettes et des chauves-souris ; et il me fut dit : « Les chouettes et les chauves-souris qui volent dans la nuée noire sont les correspondances et par suite les apparences des pensées de ces confîrmateurs ; car les confirma tions des faussetés, au point qu’elles apparaissent comme des vérités, sont représentées dans ce monde-ci (i) sous des formes d’oiseaux de nuit dont les yeux sont éclairés en dedans par une lumière chimérique, d’après laquelle ils voient les objets dans les ténèbres comme dans une lumière.
Une telle lumière chimérique spirituelle est chez ceux qui con firment les faux au point de les voir comme des vrais (i) Le monde des esprits.
238 l’initiation et ensuite de les dire et de les croire des vrais. Tous ceux-là sont dans la vision postérieure et ne sont dans aucune vue antérieure. » (§| 232 et 233 ; Les Délices de la sagesse sur l'amour conjugal, traduit du latin par Le Boys des Guays, 1887.) Ainsi parle toujours Swedenborg avec un grand accent de vérité. Ces épisodes de l’Au-delà nécessitent quelques remarques sur le vrai relatif et sur le vrai absolu.
L’erreur de ces sophistes dans l’autre Monde repose sur la confusion volontaire ou involontaire du réel et du fictif, les fictifs ou abstractions générales étant ici ce qu’au moyen âge les scolastiques appe laient des universaux. Dans le réel, la vérité n’est pas « une »; autrement dit, dans la pratique, il n’y a pas une vérité mais des vérités, des vrais et des faux. Ces vérités sont diverses selon l’aspect des choses, le moment, etc. (A suivre.') J.-A. L.
Métte occulte et einpiriQue chez les Árate Momie. La momie (moumia) est très recherchée par lesArabes. Elle passe pour avoir des propriétés aphrodi siaques étonnantes. La vraie momie est introuvable, aussi utilise-t-on à sa place le bitume de Judée. Chirkh Siouti dit qu’il suffit de la mélanger avec un peu d’huile et de s’en frotter pour éprouver aus sitôt des sensations spéciales. A bd.
Erre^ag la regarde comme bonne pour gué rir tous les maux. Chirkh Daoud écrit : « Les Grecs utilisèrent les premiers le pouvoir conservateur de la momie. En Perse, la momie coule du plafond de cer taines grottes. Liquide comme le pétrole et noire, elle se fige à l’air ; il en est de même au bord de la mer, près du pays de Cordoue ; dans le Yémen, on en trouve en pierre ; en Syrie, on en tire d’un arbre ; la première est la meilleure.
On prépare aussi une sorte de mo mie avec un mélange de goudron, d’aloes, de miel et de vinaigre; cette momie servaitaux Romains pour la conservation des cadavres ; un médecin copte exer çant en Italie raconte que c’est la meilleure et qu’il
l’initiation 240 a guéri avec un roi atteint de nombreuses mala dies. La meilleure momie est celle qui est blanche, avec une bonne odeur et qui peut se conserver plus de quarante ans ; elle est chaude et humide au deuxième degré et sèche au troisième degré. Elle guérit toutes les maladies internes et externes.
On peut l’employer seule, mais il vaut mieux la mé langer avec d’autres médicaments variables avec le genre de maladie ; ainsi, pour la toux, on la mélange avec des jujubes ; pour les maux de tête, avec de la marjolaine ; pour les oreilles, avec de la conserve de roses ; pour le nez, avec du camphre ; pour le cœur, avec du gingembre ; pour la rate, avec de l’eau de cresson, et pour les maladies externes avec du beurre.
La momie, portée en amulette, guérit Tincontinence d’urine. Avec du miel, elle est excellente pour passer sur la langue de celui qui a la parole difficile et en gargarisme pour les maux de gorge. Il faut la prendre à la dose de 1 à 2 qirats (20 à 40 centigram mes).
Si on enlève la momie après un cadavre, il faut la détacher avec soin, sans enlever de viande ou d’os; sans cela, elle serait mauvaise et celui qui en ferait usage deviendrait aveugle. Homme (inessan). Chirkh Daoud écrit: « L’homme est le meilleur des animaux et c’est le seul d’entre eux qui pense. » Le meilleur est l’homme blanc avec un peu de rouge
LA MÉDECINE OCCULTE CHEZ LES ARABES 24 £ et sans trop de graisse; le plus mauvais est le noir. L’adulte est préférable au jeune ou au vieux. Sa na ture varie avec la saison, la région et le pays. Il ren ferme de nombreux remèdes. Les cheveux réduits en cendre sont bons pour cicatriser les plaies et, en boisson, pour l’oublieux.
Les médecins du couchant (Maroc, etc.) préparent une eau \rouge avec des cheveux de la façon sui vante : on met dans une coquille d’œuf ou dans une bouteille un mélange de cheveux, de chlorhydrate d’ammoniaque et de jaune d’œuf ; on ferme hermé tiquement ; on met le récipient dans du fumier pen dant vingt-un jours : on obtient, de cette façon, une liqueur rouge, bonne pour faire des pommades, des liaiments et pour éteindre le mercure ; cette liqueur n’est pas bonne pour l’usage interne; elle fait blan chir le soufre.
Le sperme est bon à l’intérieur pour combattre la vieillesse, les hydropisies, l'incontinence d’urine et comme contre-poison ; à l’extérieur, il est bon pour guérir les taches anciennes de la cornée et pour les maux d’oreilles.
Les excréments, mélangés à un poids égal de chlor hydrate d’ammoniaque, sont bons comme contre poison et pour les morsures des chiens enragés ; mé langés à de la conserve de roses, ils sont bons en onction pour les inflammations de la gorge et pour calmer les démangeaisons de la peau ; desséchés et pulvérisés, ils sont bons pour les plaies, pour arrêter les épistaxis et mélangés à du miel,pour le traitement des blessures. 16
l’initiation 242 La salive tue les scorpions et endort les serpents. La salive du jeûneur est bonne pour les verrues et les maladies de peau ; pour les dartres, il faut la mélan ger à de la fiente d’oiseaux. Une dent portée en amulette sur le bras gauche empêche les maux de dents, permet à une femme enceinte de bien arriver à son terme et empêche de rêver. Le fiel est excellent pour faire engraisser.
Le cérumen n’est pas très bon, surtout pour le ventre. Les os pris à l’intérieur en trop grande quantité font du mal et déterminent des troubles de la vision ; il ne faut en prendre qu’à la dose d’un daniq (envi ron 1 gramme) par jouret pendant trois jours. Le foie est excellent pour le foie. Le sang de rate est bon pour les dartres et les boutons. Le sang est bon pour les maladies du sang, pour le traitement des douleurs et des rhumatismes.
Le sang des règles est un poison ; pris à l’intérieur, il fait sortir des boutons ; il est bon pour le traite ment des yeux de perdrix, des verrues et le linge ' sali par les règles est bon en fumigations pour les fièvres. L’urine est excellente pour calmer la toux et avec de l’eau de lentilles pour la jaunisse ; son sel est bon pour les taches blanches de la cornée.
On réduit ses ongles en cendres, on les mélange à du miel et on fait prendre cette préparation à celui ou celle dont on veut se faire aimer; ces cendresagissen comme poison.
LA MÉDECINE OCCULTE CHEZ LES ARABES 2^3 La cervelle est bonne pour les toqués. La sueur est un poison ; des médecins racontent que le mélange de sueur et de sang de singe est un poison. Le lait de femme mélangé avec un peu d’un autre lait est excellent en boisson et en injection pour la ré tention d’urine. Pour ne pas dormir, il suffit d’accrocher un peu de ses cheveux au cou d’une chauve-souris ; il faut bien garder la chauve-souris, car, en fuyant, elle emporte rait votre sommeil. (A suivre.)
La reproduction dos articles inédits publiés par riniiiaticn est formellement interdite, à moins d’autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE Celte partie est réservée à l'exposé des idées de la Directionjies Membres du Comité de Rédaction et £ la reproduction des classiques anciens. Le Temps Humain et la Réincarnation Pourquoi nous figurons-nous qu’une seule exis tence terrestre est assez longue pour déterminer notre avenir spirituel? Parce que nous avons une notion toute humaine du Temps. Une journée nous semble courte, et cependant elle suffit à la naissance, à la vie, aux luttes,-aux souf frances, aux joies et à la mort d’un Éphémère. Or, devant l’Éternel,les 6oà8oans d’une existence terrestre humaine sont comme une seconde pour nous. Le cceur humain bat à raison deôo pulsations à la minute, soit une par seconde. En une minute, l’être humain respire 20 fois en moyenne. Toute journée humaine estmarquée par une période de veille et une période de sommeil. Tels sont les principaux éléments du Temps humain. La Terre, qui est un être vivant, possède une notion personnelle du Temps. Une rotation terrestre complète, qui demande
LE TEMPS HUMAIN ET LA RÉINCARNATION 246 24 heures, permet à la Terre de faire une aspiration et une expiration de fluide solaire, et, pendant ce temps, le cœur terrestre, sous l’action de qui se font les marées, a eu une pulsation de montée et une de des cente. Une heure pour la Terre correspond à un jour pour l’Homme. Un jour terrestre est marqué par le passage de la Terre d’un signe à l’autre ou par une révolution lu naire complète.
Cela fait un mois pour l’homme. Un mois terrestre comprend quatre phases : Prin temps ou matin de la Terre, Été ou midi delà Terre, Automne ou Soir delà Terre, enfin hiver ou nuit de la Terre. Le mois de laTerre répond donc à un an de l’homme.
Le soleil met, en chiffres ronds, 28 jours à tourner sur lui-même, c’est dire que le Temps du soleil est 28 fois plus long que le temps terrestre pour l’homme et 28 fois plus court pour l’habitant du soleil qui, malgré les apparences et les dires des savants de la Terre, ne supporte pas une température supérieure à 38° centigrades. Un jour pour l’homme est une minute pour le soleil. Un mois pour l’homme est une heure du soleil.
Un an humain est un jour de soleil ou ùn jour et une nuit des Dieux. Enfin un an du soleil correspond à 36o années humaines et forme l’unité de l’année divine. Les Indous ont calculé des temps encore plus con sidérables.
246 l’initiation L’année solaire comprend, nous l’avons dit, 360 an nées humaines, et ce nombre donne l’année divine. Un jour de Brahma comprend 12.000 années di vines ou 4.320.000.000 (4-milliards 320 millions) ^’années humaines. Un jour et une nuit de Brahma comprend le double c’est-à-dire 24.000 années divines ou 8.640.000.000 d’années humaines. Cette période forme un Kalpa (un jour et une nuit de Brahma).
Le Kalpa se divise en 4 périodes ou âges : Krita-Youga, Treta-Youga, Duapara-Youga et Kali Youga, de durées differentes. L’année de Brahma comprend 36o nuits et jours de Brahma. Comme Brahma vit 100 ans, cela donne le joli chiffre de 311.040.000.000.000 d’années humaines. Et cependant ce nombre d’années humaines repré sente: un clignement de l’œil de Vichnou ! ! !
On voit tout de suite ce que sont les 80 ans de la vie d’un homme pour un être de l’appartedent de Brahma, et ces êtres existent. Chacune des grandes périodes est accompagnée de transformations des continents planétaires, dont le détail serait intéressant, mais sortirait de notre sujet. La loi de Réincarnation enseigne la patience. Nous avons assez de temps devant nous pour ne pas trop nous presser.
L’important est de bien faire dans chaque exis tence ce que nous ne voulons pas être obligés de venir achever dans une existence ultérieure.
LE TEMPS HUMAIN ET LA RÉINCARNATION 247 On ne peut fixer un terme à la réincarnation comme on ne peut fixer un terme positif à la vie humaine. 11 est des êtres humains qui passent 2 ans sur la Terre avant de repartir et d'autres qui y passent 100 ans. De même, il est des esprits qui se réincarnent tout de suite après la mort et d’autres qui attendent 1.000 ans pour le faire avec toutes les données inter médiaires.
Il est donc inutile de fixer des chiffres, et ceux qui affirment qu’on est i.5oo ans avant de se réincarner disent une erreur dont ils se rendront compte plus tard. J’aipu voir un petit-fils qui étaitla réincarnation de son grand-père, lequel avait dit : « Après moi la fin du monde. » Il venait, comme petit-fils, récolter l'in térêt des ennuis qu’il avait causés à sa famille anté rieurement.
Mais un voile est placé sur les yeux des incarnés et il est interdit de savoir qui l’on a été. De la méconnaissance de cette loi découlent une foule d’erreurs. Les pauvres êtres terrestres qui étu dient cette loi de Réincarnation prennent souvent pour des souvenirs réels les mirages de leur imagina tion. Un enfant mort peut revenir dans sa famille à la demande de l’enfant et des parents, et nous en con naissons beaucoup d’exemples.
Ces quelques notions sur la réincarnation permet tront de ne jamais trouver le temps long, puisque nous ne savons pas ce qu’est le Temps et il y a comme cela beaucoup de choses que nous ignorons. Papus.
LA KABBALE PRATIQUE (Suite,) Les formes ne contiennent que trois dimensions ; et leur réunion avec le centre donne notion du qua ternaire incorporel. Le quaternaire naît par l’émanation du rayon du cen tre en ligne droite, et c’est Faction de la force centrale. La ligne courbe ne produit pas ; au contraire elle est un obstacle de Faction de la ligne droite. 4 est donc le nombre de la ligne droite : 1 4 0.
Il n’y a qu’un seul vrai nombre carré ; le carré comme image Q est le quadruple de la base, ou la la base quatre fois ; et le carré corporel est le sym bole de l’intellectuel, dans lequel le quadruple de la racine doit être ce qui est dans le corporel le qua druple de la base.
Aucun des nombres carrés, que les hommes ac ceptent comme tels, contient l’unité en soi ; mais le vrai carré a cette qualité; c’est pourquoi il n’y a qu’un vrai nombre carré qui a la racine en soi. Par ce nombre carré l’homme peut seul s’élever à
LA KABBALE PRATIQUE 24g la plus haute connaissance, par ce carré il aura la science de tous les objets du cercle terrestre. La circonférence est le cachot de l’homme ; elle le renferme dans l’espace du temps ; le carré est son moyen pour s’élever.
Mais qu’on ne prenne pas la chose sensuellement ; les progressions de l’intellectuel sont des progres sions intellectuelles, et celui qui ne peut pas pénétrer avec ces pensées dans ces progressions, qu’il mette le livre de côté ; mais celui dont l’esprit est capable de l’élévation des pensées, qu’il considère avec les yeux de son esprit le grand symbole du carré.
On trouve dans les écrits mystiques, que l’homme ne peut s’élever que par le Q que sa force, son retour au salut y reposent. L’explication en est celle-ci : 1,2, 3,4,Q. La première page montre la base du fondement et la racine des autres côtés. C’est l’image de l’éternel comme il se communiquait dans le temps, cette com munication est montrée par ce symbole-ci.
Le deuxième côté Q] est le signe de la manifes tation de forces spirituelles ; le troisième côté F] le symbole de tous les résultats et intellectuels et cor porels ; le quatrième côté Q est la répétition et le symbole du nombre, d’où tout a pris son commence ment. Le premier côté donne le point ; le deuxième la ligne; le troisième la superficie ; et le quatrième le tout et la profondeur. Dans le Q sensuel, hauteur, largeur, longueur, profondeur. Il ne faut jamais confondre le carré du temps et le
2Î0 l’initiation carré de l’intellectuel. Chaque solution en 4 fait par 3 3 est réalité. 4 apparition — variabilité. Les cabalistesenseignent : 3 personnes dans la divinité. 3 manifestations dans l’esprit. 3 commencements originaires dans le corporel. Qu’on ajoute l’existence et on aura le quaternairespirituel et corporel.
Dans le quaternaire spirituel et intellectuel des secrets si profonds reposent,qu’une langue humaine ne peut pas s’exprimer là-dessus; ce n’est que celui qui est capable de la considération, qui sent lesgrands secrets et qui adore la Divinité. Toutes les choses, qui existent dans le carré du temps, nous annoncent les secrets du quaternaire: intellectuel ; mais peu d’hommes entendent la langue de la nature et les paroles des choses.
Tout parle ce que la Divinité écrivait dans toutes les choses. On ne1 peut passer réfléchir sur cet axiome : Tout ce qui est là, parle, nous dit ce que la Divi nité écrivait dans toutes les choses. Si tu es attentif, homme, tu remarqueras que tout dans la nature a un lien qui relie les choses entre elles. 1 2 3 son oreille force de réceptivité 1 2 3 objet sens force de réceptivité 4 homme
LA KABBALE PRATIQUE 4 homme 2 5r. 1 2 3 fleur œil vue 4 homme 1 % 3 odeur de la fleur nez réceptivité d’odeur 4 - homme Comme les objets corporels agissent du dehors sur Pâme, l’âme agit du dedans sur les objets. force de réceptivité force d’imagination 3 4 mémoire âme Ainsi le chemin retourne aux organes.
Que d’ex traordinaire n’y repose pas pour le penseur. il faut que tout ait un lien, tout une faculté de se lier ; ainsi il en est dans le corporel, ainsi dans le spirituel. Sans lien, sans cette faculté il n’y a pas de liaison, pas d’unité. Toutes les forces agissent sur un centre. Dans le monde spirituel ce centre est : Dieu. Dans le monde des éléments : le soleil. Dans le monde intellectuel : l’intelligence, l’esprit.
Dans le monde moral : le cœur, la volonté. Tous les commencements corporels doivent être de même calculés par 3, car la racine de tout imma tériel est 3; tout le spirituel a 3 pour son calcul; tout ce qui est objet de l’âme et de l’esprit, a 3.
3 2Ô2 l’inïtiation ! 1 1 force effet 3 suite 1 i 1 passé présent avenir C’est la preuve que pour l’esprit tout est présence. L’esprit a une vue spirituelle, simultanée des pro gressions, comme 1,1, 1; © mais le corps, 1, 3, ou une vue successive des © progressions, qui font le temps. Ainsi il en est de même avec l’espace. Les objets du corporel se calculent par 4. Le 4 fait la force expressive, son maximum, la force contractive et son maximum.
Dans ces classes, quoi que ce soit peut être encadré. i 2 3 4 commencement durée décroissance décomposition vie santé maladie mort plantation croissance fruit flétrissure printemps été automne hiver. Tout ce qui existe dans le corporel est proportionné à ces forces.
Les lois de la nature y reposent; on en déchiffre le commencement et la fin des choses, les forces destructives et conservatrices, la cause des maladies et la manière comme on les guérit ; les qua lités des plantes, animaux, pierres, métaux; les causes des révolutions des Etats, pourvu qu’on sache
LA KABBALE PRATIQUE 2$ 3 classifier convenablement les choses et qu’on sache poser les proportions naturelles. Le tableau de pro gression reste toujours le même. Pour pouvoir employer justement ce tableau, il faut s’efforcer d’apprendre à connaître le langage de la nature. Tout ce qui est dans la nature est l’écriture de la divinité et une langue pour l’homme, qui lui montre les proportions éternelles.
Chaque sens peut entendre cette langue ; l’œil par la couleur et la forme ; l’oreille par le son; le nez par l’odeur ; la langue par le goût ; le corps par le senti ment, comme nous avons déjà supposé. Si l’homme ne sent l’objet que par un seul sens, ce sentiment lui dit à quelle classe du quaternaire l’objet sensuel appartient ; et s’il l’a mis dans sa classe, il trouve aussi sa force, son effet, sa suite.
Cette langue de la nature, les anciens la nommaient la signature des choses ; c’est pourquoi chaque objet a son nombre, et chaque cheveu sur sa tête, oh homme ! est compté par le Tout-Puissant. Avant de continuer, il faut que je suppose encore le suivant : 1 Lumière, materia, prima subHlis. Comme Dieu contient dans le spirituel tout, la materia prima contient comme type tout dans le cor porel.
Les petites parties de la matière sont pyramidales, triangulaires, tetera dodecedra — toujours image de l’intellectuel. Cet élément passe de nouveau 3 gradations.
■254 l’initîation La lumière et Pair ; la réceptivité des cinq sens y ■repose : vue, odeur, ouïe, goût, toucher. Lumière. La matière originaire de toutes les choses. Étonne ment, joie, beauté, immortalité. Ténèbres. Air, eau, terre, frayeur, tristesse, laideur, mort. La lumière agit du centre vers la circonférence. Les ténèbres agissent de la circoniérence au centre. Ces rapports éternels sont confirmés par la nature.
Tout ce qui naît se fait par trois actions, tout doit ..avoir un lien, et dans le spirituel et dans le corporel. 1 Pensée 1 Pensée Esquisse 2 volonté plan 0 action 3 action exécution D’où il résultait que quoi que ce soit qui existe, passe par trois nombres de la nature ou lois. Mémoire intelligence volonté Espérance foi amour Tous les calculs des commencements originaires sont donc 3, sul, sulphur et mercurius.
De là trois éléments, qui font par la sensualité ou 4 un corps. 1 11 3 . Qu’on ajoute l’existence 111 1 = 4‘ 1 — 4. Le quaternaire du temps consiste en ce 4 ; les deux forces comme force expansive et contractive en font leur partage selon le temps et l’espace. Qu’on partage donc ;
LA KABBALE PRATIQUE 255 force expansive = 1 — contractive = 1 temps = 1 maximum et espace = 1 minimum 4 Tout ce qui dans le monde des phénomènes peut •être calculé par ce quaternion ; l’existence, la ressem blance, la dissemblance et l’effet du corps entre eux par 4; l’intérieur des choses par 3; toutes les forces sympathiques, tous les effets ; l’art consiste seulement à pouvoir mettre les choses sous les forces convena bles.
Le tableau dans mon 2° volume des explications pour la magie en montre plus. Je trouve par exemple une plante inconnue ; je voudrais calculer sa force et son effet ; je considère ■d’abord la plante ou par rapport à la forme de la fleur ou par rapport à l’attouchement ou par rapport à la couleur de la fleur, avec un mot selon la règle de la signature des choses. Je la mets dans la classe convenable et j’écris, si •elle appartient à 1, 2, 3 ou 4.
La plante, 3. Dans cette classe je trouve en ligne droite toutes ses forces; en 4 tous ses effets ; en 1 tout ce qui lui est contraire ; alors je la calcule avec 3 et je trouve leurs parties qui la composent. Je continue de cette manière : Force de la plante ~ 3 effet = 4 _ .14 3 + 4 = 7, suite —. o
256 L INITIATION [JUIN Les exemples suivants doivent rendre la chose plus claire. Dans le quaternaire supposé, toutes les forces repo sent et toutes les relations de l’ascension et de la béa titude de l’homme. Dans manière : su père, 3oc moral, il est pose de cette Clft3 6’3 tn-iso»g homme, 5 o g « volonté ;, esprit La loi de L’unification, la double action, la force d’en haut y est contenue, père, fils, esprit, amour, rédemption, grâce.
La force d’en bas, force d’ascension, homme, cœur, volonté, foi, espérance, amour. De ce carré il se déchiffre pourquoi la doctrine des nombres nomme le nombre 15 le nombre de l’éléva tion spirituelle ou ascension spiritualis. 15 Car si on calcule ce carré avec 4, le nombre 15 en résulte. 4 2 3 1 .. . 1 ... 1 4 5 6 1 . . 1 ... 1 7 8 9 1 . . 1 ... 1 10 11 12 1 . . 1 ... 1 1 . .. 1 ... 1
¿afe 1906] LA KABBALE PRATIQUE 2$7 Comme il en est avec le quaternaire intellectuel, il en est aussi avec le quaternaire corporel, seulement avec la différence, qu’en déchiffrant les choses corpo relles ou dans les proportions des corps à corps, il faut toujours poser le carré de cette manière : 4 5 6 7} preuve (?) 4 Dans les proportions des corps au spirituel, il doit être posé de cette manière: 11 1 2 3 4} preuve : - ------- ) 2.
La cause en est parce que les nombres cités plus 22 haut donnent 22, c’est —■ et les autres 11, les rapports 4 du spirituel, commencement au corporel. Le premier carré dans le corporel est posé de cette manière : 1 2 3 soleil, chaleur, lumière. production, croissance, maturation semence, fleur, fruit. pensée, volonté, action force, effet, suite commencement, milieu, fin.
Le penseur, qui réfléchit sur les rapports des deux carrés, de l’un à l’autre, découvrira beaucoup de grand et de miraculeux et une harmonie du système créateur. Le calcul du premier quaternaire. Sans père, pas d’amour; sans amour, pas de foi. Sans fils, pas de rédemption ; sans rédemption, pas J7
258 l'initiation d’espérance. Sans esprit pas de grâce ; sans grâce pas d’amour. Il faut que l’intelligence soit au-dessous de l’amour, le cœur au-dessous de l’espérance, la volonté au-des sous de l’amour. Le père donne l’amour, l’amour la foi, la foi dirige l’intelligence. Le fils donne la rédemption, la rédemption l’espé rance, l’espérance relève le cœur. L’esprit donne la grâce, la grâce l’amour, l’amour gouverne la volonté.
On trouve dans ce carré intellectuel deux fois : l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Qu’on mette le thème de cette manière : 1 2 3 père, fils, esprit 4 5 6 amour, rédemption, grâce 7 8 9 foi, espérance, amour 10 11 12 intelligence. cœur, volonté 1 2 3 Dieu, homme, prochain 13 14 15 On trouve dans la première colonne amour dans le nombre montant 3, progression, 4.
Chez le pro chain, on retrouve l’amour; qu’on continue le nombre dans la progression, qu’on additionne 15 et 9 ou pro chain et amour et le résultat est 24; la double loi du
LA KABBALE PRATIQUE 25ç 24 quaternaire 2 et 4, dissous - 6 du double ternaire, 6 donc la nécessité de la double loi, la répétition des deux unités en 4, qui donne 4 ou amour. Un autre thème. Je demande : Comment l'homme obtient-il la béatitude suprême ? 12 3 homme, penchant pour la béatitude, béatitude intelligence, cœur, volonté foi, espérance, amour amour, rédemption, grâce Qu’on regarde la colonne de la béatitude, elle montre par la volonté l’amour et la grâce. Si on arrangé en colonnes toutes les triplicités de la nature et de l’intellectuel d’après l’harmonie éter nelle et l’ordre éternel des choses, on trouve tous les rapports spirituels : 1 1 père, 2 création, 3 amour, 4 paradis, défense, vie, 2 fils, rédemption, miséricorde, croix, péché, mortalité, 3 esprit sanctification grâce baptême ■ punition mort temps de la nature, temps de la loi, temps de la grâce. Eckartshausen.
BihiRte ffonvrases relatits ara Sose-Croii (Suite.) Hier Madathani. — Aureum seculum redivivum, 1621, in-8. Se trouve dans les Lehre... et plus, édi tions, en particulier Altona, 1788, in-folio et en anglais par le Dr F. Hartmann, Kloss, 2600. MichelMaïer.—Locusseverus, h.c. Tribunal æquum quo noctua, Regina avium, Phœnice arbitro, post variasdisceptationeset querelas volucrum earn intestantìum pronunciata et ob. sapientîam singulärem Palladi sacrata agnoscitur, Francf. 1617, in-4. La dédicace est daté 7bre 1616. Michel Maier. — Arcana arcanissima h. e. Hieroglyphica Egyptio Græca vulgo necdum cognita ad demonstr. falsorum apud antìquosdeorum heroum et institutorum pro sacrìs receptorum originem... S. L. N. D. (vers 1618), in-4, 6 ff., a85 pp. 7 pp. front, et titre gravés. V. Manuscrits. Michel Maier. — De circulo physico quadrato h. e. auro ejusque vìrtute medicinali seu duro cortice
BIBLIOGRAPHIE DE LA ROSE-CROIX 261 instar nuclei latente. Oppenh., 1616, 79 pp. in-4. Vignette sur le titre. Michel Mater. — Viatorium, h. e. de Montibus pla netarum septem s. metallorum Oppenh., 1618, nombr. fig. de Bry. 138 p. in-4, Rothomagi, i651 front, gravé, 224 pp. Michel Maier. — Symbolaaureæ mensæ 12 nationum h. e. Hermæa festa ab Heroib. duodeni! selecta, artis Chymicæ usu, sapientia et author. Paribus celebrata... Francof. typ. Ant.
Hummii, imp. Luc. Jennis, in-4, 1617-» frontispice portr. 12 vìgn. et qq. fig. sur bois, 621 pp. Michel Maier. — Lusus serius quo Hermes s. Mercuriusrexmundanorum omnium... judicatus et consti tutes est. Oppenheimìi, 1616, grav. s. c. sur le titre. ìn-4, 79 pp. Kloss, 2479, Nat. : Trad, allemande. S. A, in-8. Kloss, 2480. Michel Maier. — Virìdarium, chymicum, 1688, in-8. Kloss, 2544. Michel Maier.— De Rosea-Cruce.
Francof., 1618, in-4 (Borellius, p. 144). (L. du FresnoyJII, 229). Nous donnons ce titre sous toute réserve: doit être le même que le « Thémis Aurea ». Ces altérations de titres sont très fréquentes dans L. du Fresnoy. Michel Maier. — Septimana philosophica qua ænigmata aureola de omni naturæ genere a Salomone, Saba regina, et Hyramo in modum colloquii pro- • ponuntur.
Francof., Jennis, 1620, av. titre gravé, portrait, une planche pliée, nombreuses figures sur c. et sur b., 18 ff., 228 pp. 36 ff, Kloss, 2586.
2Ô2 L'INITIATION Michel Maier. — Tractatus Ulysses seu tractatus pos thumus, id est, sapientia seu intelligentia tanquam cœlestis scintilla beatitudinis : una cum annexis tractatibus de Fratribus Roseæ-Crucis. Francof-, 1624, in-8y. Jenn. Lucæ, 274 pp. Kloss, 2612. Michel Maier. — Thémis aurea, hoc est de legibus Fraternitatis Roseæ-Crucis. Francof,, 1618, in-8, sumpt., Lucæ Jennis, 192 pp. Francof., 1624, id., Kloss, 2546. Trad. allemande de R.
M. F. Frcf., 1678, in-8, 242 p. Kloss, 2547. Michel Maier. — Silentium post Clamores seu trac tatus apologeticus revelationum fratrum RosæCrucïs et silentii eorum. Francof., 1617, 124 pp. : 1618, 1624, in-8, Kloss, 2620. Trad. allem.deR. M. F. Francof., 1617, in-ï6, igo pp. KlOSS.
2521. ¿Michel Maier. — Apologeticus quo causæ ciamorum seu revelationum fratrum Roseæ-Crucis et si lentii sive non redditæresponsionisuna cum malevolorum refutatione traduntur. Francof., 1617, in-8. Michel Maier. — Examen fucorum pseudo-chymicorum detectorum et in gratiam veritatis amonitium refutatorum. Franco!., Th. Bry, 1617, 76 pp., in-4, une fig. grav. s. c. sur le titre.
Michel Maier. — Atlanta fugiens, id est Emblemata nova de secretis naturis. Oppenh., 1617, in-4, fig. s. c. de Th. de Bry. Oppenh. 1618, réédité sous le titre: Secretioris naturæ secretorum scrutinium
~ ,"-itsr^R ± .’V??,"<~i. -»‘i’.-! BIBLIOGRAPHIE DE LA ROSE-CROIX 363 chymicum.Francof., 1687,10-4,4 ff. iSo pp. 5o em blèmes gravés. Kloss, 2Ï43. Michel Maier. — Verum inventum hoc est Muñera germanice ab ipsa prîmitus reperta et reliquo orbi communicata. Francof., Nie. Hoffmann Lucas Jennis. 1619, in-8, 8 ff., 249pp. Kloss, 2568.Trad. allem. (Les deux premiers mots du titre sont con servés en latin par M. Geo. Beatum. Frankf., 1619, in-8.
Kloss, 256g. Frater Crucis Rosatae, Rosen Creutz Bruder, das ist fermerer Bericht wás für ein beschaffenheit es habe mit den Rosen Creutz Brüdern, welcherley Leut sie seyen, sonderlich welcher unter orden seyn könne und welcher nicht. Sámpt angehengten noch zwoen Fragen : i.Ob und wie einer mit gutem gwis' sen umb Dienst in der Kirchen zu dienen könne oder sollen anhalten. 2. An theologia sit argumen tativa? Negatur. Durch M. A. O. T.
W. beschrie ben. S. L. 1617, 5i pp. Kloss, 2494. M. A. 0. T. W. — Synopsis qua fraternitatis R. C. généralissime adumbrara est in hoc tractatu, 1 ff., in-40. Kloss, 2493. M. A. O. T. W. — Fraternitatis Rosatae-Crucis Con fessio recepta, d. i. Kurtzer nicht unwolmeinen der, doch kurtzer gründlicher Diseurs betreffend furnehmlich der Fr. R. C. confession oder glau ben. Mense Martio, 1617, S. L,, in-8% 44 ff Kloss, 2491.
Joseph Aloysius Mayer (ancien Jésuite). — Uber Je2Ô4 l’initiation suiten, Freymaurer und Deutsche Rosenkreutzer. Lpzg., 1781, in-8°. Meder (David) (Osterfedens. Theol u. Pastorem zu Nebra a. d. Unstrut.). —Indicium theologicum.
Christ und kurtzes Bedencken von der fama et confessione der Bruderschaft des ordens des Rosenkreutzes : Ob ein Christ mit gutem gewissen und ohne Verletzung der Ehren Gottes sich in dieselbe Fraternität begeben könne... an alle gestellt, so der magiæ naturali ergeben sind. S. L., 1616. in-16, 29 ff. Kloss. 2465. Nat. : refusé. (Melchinger G.-W.). —Authent. geschichte d. Bruder Gardians (M. Fuger) eines worgebl abgesandten d.
Rosenkreutzer zu Grundlegung einer Kolonie in Schwaben. Kosmopol is, 1789. Kloss, 2679. F.-G. Menapius. — Cento virgilianus et ovidianus de fratre Rosæ Crucis S- L. 1618, in-8J, 6 ff. Kloss, 253g. Nat. : refusé. On a proposé diff. noms pour ce pseudonyme : Joh Val. Andreas, Joh. Procopius, Franc. Gentdorp Georg Odaxus; qqs-uns l’assimilent à Ireneus Agnostus. F.-G.
Menapius. — Avrizpitns ad Responsum Floren tin! de Valentîa oder kurtze Duplic auf die Replie oder Confutation der Missiven von F.-G. Menapia wider besagten Florentînum (datée de Coin., 1617, 29 novembre). S. L., 1618, in-8% 16 ff. Kloss, 2524. Nat. : refusé. Id. — Decas Epigrammatum ad Col. Lan. 1615 fratribus, Strenae loco transmissa. d. — Decas alia, 1616, 1617.
BIBLIOGRAPHIE DE LA ROSE-CROIX 205 Id. — Dodecas alia, 1618. Id. — Decas Vito del Capo de la Bonne Speranza missa. Id. — Dodecas Fiorentino de Valentia, loco salutis missa. Mersenne (Fr.-Marin). — Quæstiones ad VI priora libri Geneseos capita. S., 1628, in-P. [F.
Fry von Meyer]. —- Die beiden Hauptschriften der Rosenkreuzer die Fama und die Confession : kritisch geprusterText mit Varianten und dem seltenen latei nischen original der zweiten Schrift : nebst Einlei tung angeh ängten Verzeichis einigen andern R.C. Schriften. Francf. Brönner. 1827, in-8°, XII495 pp. Kloss, 2432. Nat. : refusé.
Georges Moltheri, M. D. — Relatio de quodam pere grino qui anno superior Weltzlariam transiens se Fratrem Roseæ Crucis confessus est et Mira fecit. Francof., 1616, in-12. Kloss, 245g. Nat. : refusé. L’édition originale est en allemand, 1615, in-8°, sous le titre Wahraftige historié so sich u. s. w... Cf. Kloss, 2458. Egalement refusée à la B. nat.
Montanus (Ludwig Conr.). — Anweisung zu der watwen hermetischen Wissenschaft; aus einem sehr alten Bambergischen Mss. an’s Licht gestellt von Joh. Ludolph ab Indagine. Franckf.et Leipzig. 1751, in-8. C’estune réimpression d’Ervius ; la préface en est in complète. Montanus st von Bergen. Petri Mormii. — Digraphe anonymi Roseæ Crucis Arbor Pansophiæ Roseæ Crucis Arcana arcanis-
■206 l’initiation sima Mormii de F. R. C. 1617, cité par Lenglet du Fresnoy, p. 282, sans autre renseignement que « en allemand » « ouvrage très rare ». Kloss suppose que ce sont là trois titres d’ouvrages différents réunis en un seul. Le premier serait : Diagraphe fratribus R. C. dictata 1667. Kloss, 2624. Petri Mormii. — Arcana totîus naturæ secretissima nec hactenus usquam détecta, a collegio Rosiano in lucem produntur. Lugd.
Batav., i63o, in-24. Vgl. 25i5; Kloss, 2519. Nat. : refusé. In Hermipp, redivivus p. 94 note 1. L’auteur est cité sous le nom de P. Morenlus. S. Mundus Christophori. — Roseæ Crucis Frater <• Thrasonico Mendax. Dast ist Verlogener Rhumbsichtiger Rozenkreutzbrueder oder Verantwortung an die scartecken Speculi Constantiæ so newiichwider den catolischen tractat : Speck auff der Fallen... beschrieben durch s. Mundum Christo phori F.
Theosophiæ ac Pansophiæ amantem. S. L., 1619, 5 ff. 134 pp., in-40. Kloss, 2554; Vogel, 2570. S. Mundus Christophori. — F. Speck auff der Fall. Das ist List und Betruch der neuenststandenen Bruderschafft oder Fraternitet dem vom Rosencreutz, mit welchem sie durch Verheissung grosser Kunst, Reichthumb und ihr Parergon, das Goltmachen, sawol die Häupter Ständt und Gelehrten als auch andere in Europa an ihren Ketzer. Glauben zuziehen und al sodas Bapstumb gantz und gar aufzureiben sich understehn. S. L., 1618, 85 pp.>
BIBLIOGRAPHIE DE LA ROSE-CROIX 267 in-4% 3 iT. et Ingolstadt, 1615, in-4. Kloss, 2525, Nat. : J. 6112. (Munter). —Chrysophirons Reden und einige Pflich ten der Gold und Rosenkreuzer alten Systems. Münich, 1792, in-12. Stiller, 199. Hr. Von Murr. — Uber den wahreng Ursprung des Rosenkreuzer und des Freymaurerordens. Sulz bach, i8o3. Kloss, 2425. ■•(Pseud. Henri Neuhaus).
Advertissement pieux et très utile des Frères de la Rose Croix, à sçauoir s’il y en a ? quels ils sont ? d’où ils ont prins ce nom ? et à quelle fin ils ont espandu leur renomée. Trad. du latin. P. iÔ23, in-8. Idem. — Le Mascurat. P. 1624 et i65o, in-8. (G. Naudé). — Pia et utilisssima admonitio de fratribus Rosæ-Crucis nimirum : An sint? Quale sint? Unde nomen illud sibi asciverint et quo fine ejusmodi famam sparserînt. S.
L.‘ 1618, 63 pp. in-12. Gabriel Naudé. — Instruction à la France sur la vérité des frères de la Rose-Croix. Paris, Julliot, 1623, 12 ff., 117 pp. Kloss, 2610. Brunet, 22493. Nat. : 16936-37. Naxagoras, Ehrd. de. Aureum Vellus oder Güldnes Vleis das ist ein Tractat welcher darstellet den Grund und Ursprung des uhralten güldenen Vliesses. Ed. 11°. Cum supplemento aurei velleris. Mit 1 col. Kupfer. Frankfurt 1733. 8. rare. Henrici Neuhusii. — Pia et utilissima admonitio de Fratribus Roseæ-Crucîs nempe an sint, quales
208 l’initiation sint, etc... S. L., 1618, in-8°, 63 p. Francf., 1621, îri-8‘. Dantzig. 1622 et 1628, in-8û. Kloss, 255o. Nat. : Recueil de mém. Z 2284,2F 156 (à vérifier). Trad. Franc. Henri Neuhaus de Dantzig. Avertissement pieux et très utile. 4 ff., 46 pp. Paris 1623, p. in-8 * (Brunet 22491) Paris, 1624, in-8°. Kloss, 25 51. Nicolaï Einigef. — Bemerkungen, üb. d. Ursprung u. die Geschichte d. Rosenkreuzer u. Freymaurer. Avec tables.
Berlin, 1806, în-8. Christ Nigrinî.—Sphinx rosæca darinnen desRozenkreutzes, ordens anfänger und autores glaubensbekanntnîss Mysteria und characteres entdecket werden. Frei., 1618, chez Simon Schaumberger, in-8°, 8 ff., 120 pp. Id. — 1619. Id. — Kloss, 2564. Nat. : refusé. Orvius (Ludovic Conr.). — Occulta philosophia, oder Cœlum sapientium et Vexation stultorum (alle mand). En file du Contentement, 1787, in-8. V. Montanus.
Fludd] Rud Otreb. —Tractatus Theologo-Philosophicus in libros très distributus, quoruml. de Vita II, de Morte III, de Resurrectione, cui inseruntur nonnulla sapientiæ veræ, Adami infortunio superstitis, fragmenta : ex profundiori sacrarum literarum sensu et lvmine. etc. collecta, Fratribus que a Cruca Rosædîctis dedicata. Oppenheimii (1617), front, gr. de Bry. 126 pp., in-4. Kloss, 2485. Très rare. Théophile dePega(BecmanaFrcf s/oder). — Syllogean
BIBLIOGRAPHIE DE LA ROSE-CROIX 269 hostia sit veras cibarius a fr. R. C. donata Rbumelio et Puello per Th.de Pega. Hanaviæ, 1618, in-8, typ. Weckel. Kloss, 2649. J. Wilh Petersen bibliothecar. — Leben J.-Val. An dréas. Stuttgardt, 1782, in-8°. Kloss, 2416. Christiano Philadelpho. — Eulogistia e symbolopatris primarii Roseæ Crucis qtiæ dicitur cujusnam sint religionis a... Francof., 1616, in-8° ap. Io. Brin * gern. Borelli.Bibl. Chem., p. 66.
Kloss, 2466. Nat. : refusé. Euchario Cygneo Philadelpho. — Conspicilium Notitiæ oppositum admonition! Henrici neuhusii ab... S. L. et A. in-12 (1619), 1618 et 1619, in-8’, 3ç pp. Kloss, 2552. Nat. : Recueil d. mémoires Te i56, Z 2284, Z F, i56. EugènePhilalethe(Th. Vaughan). — Fame and confes sion of Rosie-Cross; translated by... London 1652, in-8°, rééd. in 1658 et i65g ibid. Kloss, 2435. Nat. : refusé. Eugène Phiialethe (Th.
Vaugan).— Lumen delumine oder ein neues magisches Liecht, geoffenbaret und der Welt mitgetheilet durch... trad. de Fanglais p. J. R. S. M. C. Hamb, 1693, front, gr. 6 ff., 122 pp. et 3 ff-. Phoe bron (Schleiss Hofrath). — Derim Lichte der Wahrheit Stralende Rosenkreutzer allen liebenden mit. menschen auch dem Hn. mag. Pianco-zum nutzen hingestellt. Lpzg., im Hilscherischen Ver lag, 1782, in-8". Kloss, 2652.
l’initiation 270 P.-K. — Sendschreiben an die von Gott hoch erlenchtete Männer des Frat. des R. C- von P. K. Kloss, 244Ôb, Ketmia Vere (Plumenoeck). — Der compass der Wei sen von einem mitverwandten der innem Verfas sung der ächten u. rechten Freymaurerey beschrie ben... Berlin et Lpzg. chez Chr. Ulrich Rungmacher, 1779, in-8% grav. s, cuivre. Kioss, 2646. 2e édition avec comm. et révision d’Ada Mah Booz.. Berlin, chez Fried.
Mauer, 1782, in-8'. Pianco (Plumenoeck). — Der Rosenkreutzer in seiner Blösse zum nutzen der Staaten hingestellt durch Zweifel wider die wahre Weisheit der sogenannten Freymaurer oder goldenen Rosenkreutzer des alten svstem von magister Pianco... Amst., 1781, in-80.. Kloss, 2Ö5i. Le nom de l’auteur est Ecker von Eckofen. Il a écrit, sous le deuxième pseudonyme surtout et sous celui de.- Vere Ketmia CL Weller. Index.
Cari Hubert Lobreïch von Plumenock. — Geoïfenbarter Einfluss in das allgemeine wohl d. Staaten d. ächten Freymaurerey aus d. wahren Entzweck ihrer ursprungl. Stiftung erwiesen kreutzerischen. astralpulwer... Amsterdam, Regensburg, 1777, gr. in-8». Amsterdam, Regensburg, 1779, gr. in-80.. Kloss, 2644. Nat. .’refusé. L’auteur est Ecker von Eckofen. Cf.
Pianco, Vere Ket mia. (Polycarpus Chrysostosmus). — Missivan die hocher leuchtete, Brudershaft des Ordens des Goldenen u.
BIBLIOGRAPHIE DE LA ROSE-CROIX 27 l Rosenkreutzes. Nebst Verzeichnis von 200 Ro senkreutzer Schriften v. 16140/5, 1783. Lpz., 1783,. in-8, 126. Kloss, 2423. In Jîne du premier ouvrage se trouvent ia date 1710 et. la signature ; Polycarpus Chrysostomi s. Mi chael Potti er. —Philosophia pura... accessit j udicîum de Fratribus Roseæ-Crucis. Franco/,, 1619 et 1629,. in-8. Nat. : R. 47.322. Le jugement sur les frères de la R.
C. se trouve aussi et c’en est la première édition à la suite du : Novus tractatus chymicus (du même auteur). Francof... ap. Hartm.Palthenius, 1617, in-8,79 pp. Kloss, 2600,. P. P. P. —Denen Widergebornen und durch den hei ligen Geist ernaveten Bruder R. C. Friede in Freude, Segen, und Heil durch den, der da war,, ist, und kommen Soll. P. P. P. (1617) in-8. A la fin, le sigillum trinitorum de Hermann Bildtz. Kloss, 25o5.
Contenu également dans : antivort der Hochw... Bruderschaft, 1617, in-8. Kloss, 25op. Ratichs Brotoffer.— Authic, aut.mesquam. Elucida rías major oder Erleuchtung über die Reformation der Welt F. R. C. aus ihrer chymischen Hochzeit und sonst mit viel andern Testimoniis Philosophorum. Lüneburg, 1617, in-8, 234 pp.2 ff. Wien., beyJ. P. Krauss, 1751, in-8, 240 pp., 188 sans le Theophrastus, titre rouge et noir. Kloss, 24872488. Nat. : refusé. Radtichs Brotoffer (Rothart Christoffer).—Elucidar! us Chymicus oder Erleuchtung und deutl. Erklerung,
272 l’initiation was die Fama fraternitatis von Rosenkreutz für chymische sécréta de lapide Philosophorum in ihrer Reformation d. Welt mit verblumbten Worten versteckt haben. Gosslar, 1616, in-8, 2e éd. chez Hans und Heinrich Stern, in Lüneburg, tijre, 84 pp., 1617, in-8. Gosslar, 1717, in-8, 74pp.T.et ff. final. Vienne, 1751, 188 pp. in-8. Kloss, 2486 et 2478. Nat. : refusé.
Ratichs Brotoffer. — Theophrastus non Theophras tus... am Ende ist ein appendix hinzugettran darmit den filiis doctrinæ, noch ein sonderliches Licht angesteckt wird, samt Erörterung einer Frage von der Fraternität R. C. Gosslar, chez J. Vogt, publié par Hans et Heinrich Stern, Lunebourg, 1617, in-8. Id. — Wien., J.-P. Krauss, 1751, p. 189-240 del’edition de l’Elucidarius major de cette date. Nat. : refusé.
Regnault-Warin. — Spinalba oder offenharungen aus d. Rosenkreutzorden, trad, du français et abrégé par Fr. v. Oertel. 2 parties en 1 vol., Lpzs., 1804. Kloss, 3983. Marci Friedrich Rosenkrentzer (Fr. Ritter). —Astronomia inferior d. i. Erzehlung u. Erwehlung d. 7 irdischen Planeten als da sind. Bley Bin Eisen. Nürnb., 1646, chez Chr. Endter, in-8, grav. sur bois. Kloss, 2627. Nat. : refusé. 2e édition, titre latin, même endroit, chez le même éditeur. 1674, in-8.
BIBLIOGRAPHIE DE LA ROSE-CROIX 2y3 Catal. de plus de 200 ouvrages relatifs à la frat. des R. C. Geo. Rost. — Prognosticon theol. oder theologische Weissagung vom jüngsten Tage darinn mancherley Fragen was von den Computation der Rosen kreutzer, und Pauli Nagel prognos. astrol. cabalist. erötert werden. Rostock., 1621, 104 pp. in-4 (non coté dans Kloss). L’auteur était prédicateur du duc de Mecklembourg.
Rost (Geo.}. — Heldenbuch vom Rosen Garten. Ros tock, 1621, in-4. Kloss, 2607. Jac Schalling Winschern Franci. — Ophtalmia sive disquisitio hermetrio galenica de natura oculorum dem hochl., ordens des R. C. zum Urtheil und censur untergebet und präsentiret. 9 avril i6i5, in-f% 5 i65 pp., fig. sur bois. Kloss, 2450. Rééd.
Erfurt, Birkner, in-f‘, 1617. (Hofrath Schleiss) Phcebron. — Der im Lichte der Wahrheit Strahlende Rosenkreutzer allen Mit menschen auch magister Pianco (Frhr. Ecker von Eckhofen) zum Nuzen hingestellt. Leipzig, 1782. Kloss, 2652. Theophil! Schweighardi (de Constance). — Sub umbra alarum tuarum, Jehova.
Pandora sextæ ætatis, sive Spéculum gratiæ d. ist, die ganze kunst und Wissenschaft der hocherleuchteten Fraternität Christiani Rosenkreutz.,etc.(1 Jun. 1617).Nürnberg, 1617, in-8, 74 pp., une grav. s. c. et S. L. 1617; in-12. Kloss, 2495. Nät. : refusé. Th. Schweighart.— Spéculum sophicum Rhodo-Stau18
l’initiation 274 roticum d. i.weitläuffige Entdeckung des Collegii und axiomatum von der sondern erleuchten Frater nität Christ. Rosen-Creutz; allen den Wahren Wei sheit begingen Expectanten zu fernerer Nachrich tung, den unverständigen Zoilis aber zur un auslös chlicher Schandt und Spott. S. L., 1618, in-4, 2 pl. cuivre, id. S. L. 1616, in-40 en latin. Th.
Schweighart. — Prodromus Rhodostauricus Parergi Philosophie!, oder Vortrub und Entdeckung der Hocherleuchten Bruderschaft vom Rosenkreuz. S. L., 1620, in-8 (Heidelberg). Theoph.Schweighardt.—Menapius Rosese-Crucisd.i. Bedenken der Gesambten societet von dem verdekten und ungenannten scribtore (sie). F. 0. Menapio ober pro fratre zu halten. Citation desselben an unsern wolbestelten.
Definitiv-Rath in Schmehjurien wider Florentinum de Valentia Peremptorial vocation aller R. C... publiciret von Th6ophilo Schweighardtord. bened. Grafiren (im april). 1619, in-8, 28 ff. Kloss, 2558. Semler (J. Sal). — UnparteischeSammlungen sur His torie der Rosenkreutzer. 3 parties en 1 vol. Lpz., 1786-88. J. Sab. Semler.— Von achter hermetischer Arznei. An Herrn Leopold Baron Hirschen in Dresden. Wider falsche Maurer und Rosenkreuzer. Leipzig, 1786. Rare. Marc Haven et Sedir.
UN SECRET PAR MOIS Pour prendre facilement des oiseaux, prenez de la glu de chêne et piacez-la sur une branche d’arbre à laquelle vous suspendrez une aile d’hirondelle. Mettez sur les branches alentour des graines qui auront trempé 24 heures dans un mélange de lie de vin et de ciguë. Tous les oiseaux qui auront été rassemblés en cet endroit et qui auront mangé de ces graines seront faciles à prendre à la main. Albert.
EMPLOIS - SITUATIONS On sait que le Syndicat de la Fédération française des voyageurs de commerce fonctionne utilement depuis plus de vingt années ; que son but principal est de procurer gratuitement des emplois à ses membres participants; qu’il procure aux négociants, industriels, fabricants ou autres intéressés, des voyageurs, représentants, courtiers ou agents en titre ou à la commission, munis de bonnes références ; qu’à chaque changement de saison, il dispose de nombreux emplois ayant trait au commerce et à l’indus trie, tant pour la France que pour l’étranger.
Enfin, l’association vient de créer un service spécial de renseignements divers pour les personnes désireuses de s’installer à Paris pour y gérer des succursales ou dépôts,
l’initiation 276 acheter un fonds de commerce, ou qui sont à Sa recherche d’une situation quelconque. Les statuts, tarifs et conditions, sont adressés gratuite ment à tous ceux qui en feront la demande. Pour plus amples renseignements, écrire ou s’adresser au Syndicat des voyageurs, a5, faubourg Saint-Martin, Paris.
LE LANGAGE DES ANIMAUX L’Amérique a la spécialité des histoires extraordinaires, et il semble qu’Edgar Poë a fait école aussi bien parmi les journalistes que parmi les savants. Le Thinker raconte par exemple que dans l’Alabama oriental, entre Wedowe et Rockdale, vît un garçon de six ans, Howard Erwin, dont la singulière faculté de comprendre le lan gage et les désirs des animaux met en émoi les psycho logues.
Bien portant et entièrement normal, ce garçon a de longues conversations avec les vaches, les mulets, les chevaux, les chiens, chats, brebis, etc., et même les vo lailles ; et il rend compte à son père ou à d’autres des plaintes, maladies ou désirs de ces animaux. Cette faculté est innée chez lui et il ne se rend pas compte de son mécanisme.
Sauf pour son chien Trace, iJ ne montre pas, plus qu’un autre enfant de son âge, un engouement spécial pour les animaux. Les nègres le crai gnent et l’admirent en même temps. D’ailleurs sa faculté est en décroissance et disparaîtra sans doute d’ici quel ques années. Ce garçon, dès son enfance, lisait dans la pensée de son père, de sa mère et de sa sœur Lizzie, avant même de pouvoir parler.
La mère constata, de prime abord, qu’elle n’avait pas besoin de parler quand elle désirait quelque chose de lui. Lorsqu’elle voulait le coucher et que cela
LE LANGAGE DES ANIMAUX . 277 lui déplaisait, il se mettait à crier et à se débattre pour protester, avant qu’elle eût parlé.
Voici quelques faits intéressants concernant ses collo ques avec les animaux : Un soir le père était couché, fatigué du travail de la journée, quand Howard arriva et dit : — Papa, Jem (la mule) m’a dit que son genou lui fait mal, qu’elle se l'est foulé aujourd’hui en labourant. — Je crois bien, dit le père, que la mule a menti, qu’elle est simplement paresseuse et ne voudrait pas travailler demain. — Elle a dit qu’elle ne pourrait travailler demain, répliqua Howard, sa jambe est si sensible que le contact même du sol lui fait mal.
Le père ne voulut rien entendre et il fit travailler la mule le lendemain, mais avant midi, son genou était tel lement enflé qu’il fallut la ramener à l’écurie, et pendant plusieurs semaines on ne put la faire travailler. Le père n’y comprenait rien, car il avait, dès le matin, examiné le genou et n’avait pas trouvé de trace de lésion ou d’enfiure.
Un jour, Howard dit à sa mère que Trace (le chien) avait eu grand plaisir à tuer des brebis la nuit précédenteen compagnie d’un autre chien. La mère ne voulut pas y croire : mais on trouva les carcasses de deux brebis appartenant à un voisin. Elle dit alors à Howard : — Dis à Trace que s’il recommence, c’est lui qu’on tuera. Peu après Howard revint dire que Trace avait promis de ne plus tuer de brebis.
Mais l’autre chien fut surpris un jour mangeant une brebis et fut abattu. A l’âge de cinq ans, la faculté de Howard parut être à son maximum. Tous les planteurs le faisaient venir quand ils avaient des animaux malades. 11 se plaçait alors à côté de ranimai, mettait sa main sur sa tête et disait exacte ment de quoi il souffrait.
Un jour qu’un taureau était devenu furieux et ne laissait approcher personne, courant tout autour du pâturage comme frappé de folie, l’enfant s’approcha de lui tranquil lement et revint ensuite, disant : — Le taureau dit qu’il y a quelque chose qui lui blesse le pied et que c’est la douleur qui le rend furieux.
l’initïation 278 Les nègres s'emparèrent alors du taureau au moyen du lasso et l’on trouva un clou enfoncé dans une fente d’un sabot de devant, en train de se rouiller, avec, tout autour,, une plaie envenimée.
Une autre fois le petit Howard fut appelé auprès d’un cheval de prix dont les vétérinaires ne pouvaient découvrir le mal; il dit que le cheval se plaignait du mal de dents ; on fit i’extraction de la dent malade et le cheval se remit aussitôt. Même les animaux sauvages s'approchaient sans crainte de l’enfant, semblant savoir qu’il les comprenait.
Cesdétails sont empruntés à un rapport du professeur Shaw, qui constate la disparition graduelle de la faculté du petit Howard. MAGIE PRATIQUE TABLE DES MATIÈRES (Suite) Chapitre VII. — Réalisation de la volonté. De L'Éducation du Regard...................................... 176 Miroir magique. — Magnétisme....................... 176 Le Verbe.............................................................
179 Le Geste............................................................. 181 Les Talismans.................................. 196 La Marche..................... 199 Entraînement total de L'Etre humain ...... 201 Chasteté.—Amour.......................................... 201 Résumé.............................................................
204 Bibliographie...................................................... ao5 Chapitre VIII. — Réalisation de la Nature. Eléments d’astrologie astronomique ...... 207 Les Signes du Zodiaque.................................. 208
MAGIE PRATIQUE 279 Amitiés et inimitiés................................................. 214 Position respective des Planètes.............................. 2i5 Aspects. — Conjonction. — Quadrature. — Opposition..................................................... 2 1 5 Des relations qui existent entre les planètes et les signes du Zodiaque...................................... 216 Maisons planétaires..........................................
216 La lune dans ies 12 signes............................... 217 Des autres Planètes.......................................... 221 Soleil : Agenda magique.................................. 221 Pour l’amour..................•............................... 222 Pour se rendre invisible.................................. 224 Des heures attribue'es aux Planètes............... 226 Astrologie naturelle..........................................
228 Chapitre IX. — De l'influence des planètes dans les trois règnes de la nature sublunaire. Règne minéral ................ 229 Métaux divers..................................................... 229 Pierres................................................................. 229 Pierres attribuées aux Planètes....................... 23o Traditions curieuses concernant la vertu de cer taines pierres ...... ........
230 Saturne......................................... 2jo Jupiter................................................................ 231 Mars ......... .......... 231 Soleil.................................................................... 232 Vénus.................. 232 Mercure ............................................................. 233 La Lune................................. 233 Les Herbes magiques (règne végétal) ......
233 Correspondance d’un végétal ........ 234 Saturne................................................................ 2^4 Jupiter................................................................. 235 Mars ..................................................................... 236 Le Soleil............................................................. 2 36 Vénus..............................
238 Mercure ,......................................................... 238 La Lune............................................................. 23p Règne animal............ ..... 240
280 l’initiation Traditions de la Magie des Campagnes au sujet des animaux planétaires.............................. 241 Saturne..................................■........................... 241 Jupiter, — Mars, — le Soleil, — Vénus . . . 242 Lune.................................................................... 243 Action des Planètes sur P Homme....................... 248 Action des Planètes sur le Microcosme..............
246 A. — Intellect..................................................... 246 B. — Corps physiques...................................... 246 Influence des signes du Zodiaque et rapports. 25o Tableau général des correspondances plané taires tiré des œuvres d’Oger Férier, fixant la tradition au seizième siècle................... 253 Bibliographie.....................................................
2$4 Chapitre X. — Résumé d’Astrologie kabbalistique. Saturne.................................................................. 267 Jupiter.................................................................... 269 Mars....................................................................... 2C2 Soleil...................................................................... 264 Vénus..............................................................
267 Mercure.................................................................. 270 La Lune. . . . 274 Saisons de l’année...................... .*.................. 278 Résumé.................................... 280 Bibliographie........................................................ 284 TROISIÈME PARTIE ADAPTATION Chapitre XI. — Aimanter.
L’Adaptation (Préliminaires)..................................- 287 Des pratiques personnelles ............................... 289 De la Prière....................... 289 La Chaîne magique............................................. 292 Le Laboratoire magique.......................................... 294 La Chambre......................................................... 295 L’Autel................................................................... 298
MAGIE PRATIQUE 281 De l’Eau.................................................................... 299 Du Sel et de la Cendre......................................... Soi Des Parfums et du Réchaud.............................. 3o5 De la Lampe magique............................................ 3o5 Le Miroir magique.................................................. 3o8 Des Talismans . ......................................................
3n De la matière des Talismans........................... 312 Dessins de talismans sur le parchemin ou la peau........................................................................ 3i5 Etablissement de l’horoscope à l’opération . . 318 Résumé..................................................................... 32î Bibliographie............................................................ 322 Chapitre XII. — Concentrer.
Adaptation, 2e phase .............. 323 Les sept Oraisons mystérieuses ......... 320 Chapitre XIII. — Rayonner. Adaptation, 3* phase . .................................................. 335 Lecture des signatures........................................... 337 Le Magiste et la Religion.................................. 35.2 Le Magiste et la Patrie......................................
355 Bibliographie................................. ■.................... 358 Chapitre XIV. — Le Magiste et le Micrososme. Le Magiste et P Hypnose ............ 35g Hypnotisme et Magnétisme.................................. 36o i° Etat de réceptivité......................................... 361 20 Hypnotisme du sujet....................................... 362 3° Détermination des phases.................................
364 Les Etats profonds de PHypnose.............................. 36y Etat de rapport...................................................... 870 Etat de sympathie au contact..................... . 372 Etat de lucidité ....................................................... 374 Etat de sympathie à distance............................... 375 Réveil du sujet. ....................................................
381 Les Sorciers et le Magnétisme ......... 383 L'Envoûtement......... . ....... 3g3 L’Alphabet sympathique.............. 399 Bibliographie.............................................................................. 400
282 l’initiation Chapitre XV. — Le Magiste et le Macrososme. Des Evocations ................ 401 Evocations d'après les grimoires. . . .................... 413 Bibliographie............................................................. 418 Chapitre XVI. — La Médecine hermétique. Allopathie. — Homéopathie.— Hermétisme. . . 419 De ¡’Obsession.....................................................
428 Traditions de médecine hermétique conservées dans les campagnes....................................... 427 Chapitre XVII. — Synthèse de l'Adaptation. La Grande Opération....... . ...... 431 Objets nécessaires pour les opérations de l’art. 434 Du Livre............................................................... 448 Du Cercle magique..............................................
445 Régime ................................................................. 449 Bains...................................................................... 45i Les Expériences magiques du groupe indépendant d'études ésotériques ........... 472 De l'Extériorisation du corps astral....................... 477 Conclusion .................. . 490 APPENDICE La Cérémonie magique. La Cérémonie magique. . ..................................
497 Coup d’oeil historique.......................................... 497 1. — Involution de ¡’Evocation magique . . . 504 2. — Bibliographie résumée . . ....... 5o8 A. — Traités de pratique courants............... 509 B. — Grimoires. — Colportage....................... 5:3 C. — Traités didactiques.................................. 5 16 Des Philtres d'amour........................ ......
523 Vn Grimoire de sorcier ........................................... 518 Petit Dictionnaire magique .......... 535 Défense contre l'Envoûteur. ... . ...... 555 Première partie. — Rituel..................... 555
BIBLIOGRAPHIE 283 Le charbon........................................................... 5 55 Les pointes.......................................................... 5 56 Les photographies .............................................. 556 La prière et le nom du Christ............................ 558 Deuxième partie. — Les faits...................... . 55g Le sorcier envoûteur...........................................
55g Expériences d’envoûtement.............................. 56 r La Maison hantée de Valence-en-Brie.............. 565 Le charme du chien noir.................................. 672 La prière du sel.................................................. 573 Le château de Belle-garde................................. 573 Errata bibliographique ............ 5y5 Table des matières ...............
677 BIBLIOGRAPHIE Tola Dorian. — Ames slaves, 1 vol. in-18, Beaudelotr éditeur, 36, rue du Bac, 3 francs. Ce recueil de nouvelles est certainement l’un des meil leurs qui soient sortis de la plume de Mme Tola Dorian. Le choix des sujets était de nature à faire ressortir sesgrandes qualités de poète et d’amarite de la nature.
Elle aime profondément sa patrie; les grands horizons des steppes herbus, les forêts profondes, les villages pit toresques enchantent ses yeux.
La décevante diversité del’âme slave l’attire aussi ; mais entre la cruauté élégantedes seigneurs et la douceur résignée des paysans, l’auteur n’hésite pas ; quoique, dans sa préface, qui est une mer-' veille de style et de psychologie, elle sache atténuer e excuser les vices des deux classes sociales que son livre * nous présente.
Ces récits pathétiques touchent de près au merveilleux ; ou plutôt le merveilleux, l’occulte en est comme l’âme secrète, et nos lectrices trouveront dans ce beau livre une mine de réflexions originales et de senti ments exquis. Sédir.
284 l’initiation REVUE DES REVUES L'Echo du Merveilleuxdonneun intéressant article dans lequel G. Méry constate que, malheureusement, les con gressistes médicaux ont prouvé qu’ils étaient résolus à se montrer sectaires et intransigeants. Il est clair que les mé decins ne pensent qu’à leur intérêt particulier, et comme la médecine est la science la plus indécise de toutes, les pré tentions des membres du Congrès sont insoutenables. G.
Méry montre avec beaucoup d’humour que le public se dira sûrement : « Pour que les médecins soient si jaloux des empiriques, il faut que les empiriques en sachent plus qu’eux. » C’est la réflexion logique qui vient à l’esprit, et c’est pourquoi tant de gens, abandonnés par le docteur, vont au simple guérisseur, au magnétiseur, au rebouteux. G. Malet a trouvé dans l’œuvre d’Ibsen des traces nom breuses de merveilleux.
II cite même un dialogue tiré d'Empereur et Galïléen dans lequel on trouve des applica tions très justes des théories occultes sur les apparitions. A citer encore la reproduction d’une étude du grand savant italien C. Lombroso sur les maisons hantées.
Il raconte un certain nombre de faits observés par lui en pleine lu mière et conclut en disant que s'il a eu le tort de nier les phénomènes sans les avoir vus, il n’aura pas à se reprocher de les avoir niés parce qu’il ne pouvait les expliquer. C’est là un aveu courageux et qui prouve un véritable savant.
On trouvera enfin dans le numéro un grand nombre de faits intéressants : Vision dans le cristal, Dames Blanches, etc., etc. La Vie Nouvelle publie la suite de la longue et instruc tive étude du docteur Foveau de Courmelles sur le Bilan scientifique du dix-neuvième siècle. Il en est à l’électricité et à la lumière. C’est une revue très complète des inven tions du siècle.
Sous un titre amusant : Histoire de Fantômes d'une Femme et de cent Savants, le docteur Bécourfait avec beaucoup d’es prit et de science l’intéressant résumé des expériences d’E.
REVUE DES REVUES 285 Paladino, le fameux médium italien depuis quinze ans. Il établit de curieuses et instructives comparaisons entre les phénomènes d’E. Paladino et ceux de Home. Au sujet des phénomènes de matérialisation, il cite le fait suivant qui est certes un des meilleurs possible: « Un employé de ministère recueillit une orpheline, enfant d’un ami mort. Cette enfant de 7 ans, ayant contracté la variole, fut en voyée à l'hôpital.
Deux jours après, ces gens, instruits en spiritisme, furent à une séance chez une amie, Mme B...f à Paris. Le médium fut entransé dans son salon, en pré sence d’une dizaine d’amis ; la lumière étant baissée, tous virent apparaître une petite fille en pleurs que les enfants même de l’employé du ministère reconnurent pour la pe tite malade. — Pourquoi pleurer ainsi ? Je suis morte depuis ce ma tin à 7 heures, dit-elle, et elle disparut.
On alla s’informer à l’hôpital et c’était réel. A citer encore dans cet intéressant périodique le récit de nouveaux phénomènes observés à la .villa Carmen.
On lit, entre autres choses, cette déclaration formelle : « J’affirme, d’une façon absolue, que l’entité qui s’est montrée (maté rialisée) à quelques centimètres de mes yeux, qui m’a parlé et donné la main, n’a rien de commun avec les trois mé diums endormis que j’apercevais sur leurs sièges, en même temps, dans le cabinet. Cette constatation est intéressante, car toutes les précautions avaient été prises.
Dans la Renie du Spiritisme^ Delanne, avec sa logique accoutumée, établit qu’un fait peut être scientifique sans que pour cela on puisse le répéter à volonté. Il cite la chute des aérolithes qui est devenue un fait scientifique, bien qu’on ne puisse le reproduire. Les phénomènes spi rites, dont la réalité est incontestable pour tout homme de bonne foi, sont donc scientifiques.
Il fait ensuite une très bonne étude du caractère et de la médiumnité d’Eusapia. M. et Mme Letort font, dans ce même numéro, un eu rieux récit d’une séance avec le médium Peter. Ils insistent surtout sur un fait bien connu de ceux qui se sont occu pés de clairvoyance, c’est qu’on entend souvent épeler un prénom dont la personne qui consulte ne se souvient qu’assez longtemps après.
286 l’initiation La Revue spirite continue la publication des impor tantes études de Grimard et dé Senex sur des sujets à peu près identiques, ¡’Evolution religieuse, M. Grimard ap puyant davantage sur le rôle du christianisme. 11 aborde l’étude du Christ.
Je n'ai ni le désir ni la compétence de discuter ces théories, mais nos lecteurs pourront y voir; une fois déplus, la presque impossibilité qu’ont les rationalistes à identifier le Christ en tant que principe, en tant que Verbe, et la forme humaine que ce principe a choisie comme support pendant une certaine période de temps physique.
Ils ne peuvent admettre que le principe de toute étendue se soit limité, et cependant, pour celui qui est en dehors du Temps et de l'Espace, ici ou la-bas, ■c’est la même chose et l’Absolu était toujours l’Absolu, bien qu’animant un organisme humain surterre. Une autre erreur dans laquelle est également l’auteur de l’Evolution du Christianismeest facile à reconnaître quand il parle de la naissance du Christ en nous.
Celui qui es le chemin, la lumière et la vie ne naît pas en nous mais sa Bonté fait éclore le petit germe qui est dans notre âme, comme le soleil visible fait sortir de terre la petite graine qui aspire à lui.
On lira encore avec intérêt un article du colonel de Ro chas sur la régression de la mémoire, un cas récent d’iden tité par le docteur Howard et une très bonne étude dans laquelle M. Moutonnier recherche les phases les plus im portantes des phénomènes psychiques. Il cite des cas où le fait révélé n’est connu ni des assistants ni d'aucune per sonne vivant sur terre. La Revue du Spiritualisme moderne est comme tou jours fort bien faite. Le docteur de Farémont y continue son travail sur les Anges.
Il recherche cette fois et résume les idées sur les anges que l’humanité a créés aux diver ses époques de son histoire. Il donne un procédé pour arriver à voiries anges, qui me paraît assez dangereux car on pourrait arriver très bien à objectiver des formes men tales et, de plus, nous n’avons pas à demander une chose que le Ciel ne nousapas encore donnée. Il sait mieux que nous ce qu’il nous faut.
M. Chevreul signale l’importance énorme des expé riences de M. de Rochas sur l'extériorisation de la sensiREVUE DES REVUES 287 bilité. Il est certain que puisqu’on a établi « une distinc tion entre le lieu occupé par l’organe physique et celui où l’excitation est ressentie, on a réellement isolé le corps psy chique du corps matériel. Il n'y a plus d’identité possible entre la cellule et la fonction ».
Tout est là ; arriver à prou ver expérimentalement que notre corps matériel n’est nul lement indispensable pour que nous sentions, que nous agissions, que nous vivions, en un mot, et, certes, le fait non encore admis officiellement est cependant bien certain aux yeux des gens informés. Un ami de M. Beaudelot lui écrit une fort intéressante lettre sur de nouvelles séances à la villa Carmen. Cette lettre est à lire et à méditer. .
La Paix Universelle consacre son numéro à une con férence de M. Delanne sur la Matérialisation des Esprits. En ouvrant les revues étrangères, j’ai eu ce mois-ci l’agréable surprise de trouver l'édition anglaise de notre Initiation qui paraît à Nottinghjim, sous le titre suggestif: I-N-R-rl. C’est, dit l’éditeur, un organe de mysticisme sym bolique et il a pris comme titre le plus haut des symboles.
Voici les principaux articles de ce n° 2 : La Venue d’Isis, par W.-T, Norton ; Clairvoyance, par John Yarker; Louis Claude de Saint-Martin, par Gencé; la Rose-Croix, par Sédir, etc. Nous souhaitons, de tout cœur, longue vie et prospérité à l’I-N-R-L Nous avons reçu aussi Oriflamme, revue maçonnique allemande, et le Lighl, toujours à la tête des revues spi ritualistes étrangères. On nous prie d’annoncer un petit volume de Th.
Darel intitulé : De la Naissance spirituelle ou Nouvelle Nais sance, publié à la bibliothèque Chacornac. C'est d'unmysticisme un peu mental, un peu philosophique, mais non dénué parfois de quelque lueur d’intuition ou de foi. C’est
288 l’initiation un excellent ouvrage pour ceux qui hésitent entre les deux voies. U peut leur faciliter le passage entre la discussion et la vie. G. Phaneg. LIVRES NOUVEAUX Histoire de l'astrologie, par Vanki, i volume in-8 carré. — Bibliothèque Chacornac, 11, quai Saint-Michel, Paris. — Prix : 5 francs. Tout 1-e monde connaît plus ou moins l’astrologie, cette science qui permet, d’après l’examen des astres, au mo ment de la naissance d’un individu, d’établir quel sera son destin futur, mais peu nombreux sont ceux qui savent que cette science est peut-être la plus ancienne pratiquée dans le monde et connaissent le rôle important qu’elle a joué dans la vie des plus grands peuples de l’antiquité : Babyloniens et Égyptiens. Bien qu’astrologue, l’auteur a écrit cette histoire très impartialement; il a puisé ses documents aux sources les plus autorisées de la science officielle. Son ouvrage com prend d’abord l’histoire de l'astrologie à toutes les épo ques, celle des astrologues célèbres depuis le quatrième siècle avant notre ère ; ensuite sont données une série de prédictions astrologiques célèbres, des anecdotes cu rieuses, ainsi que les polémiques engagées entre tous les savants et philosophes des diverses écoles, tant anciennes que modernes. La dernière partie contient un abrégé des théories astrologiques suffisant pour donner au lecteur une. idée des bases sur lesquelles s’appuie l’astrologie. L’ouvrage est à la fois scientifique et intéressant. Le Gérant : Encaisse. Paris. — Imp. E. ARRAULT ût Cie, g, rue N.-D.-de-Lorctte.
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IB RAI RIE ’ ïliiSrÎÀT" .--■ 23-, rue Saint-Merri, Paris, -4 * ■ OUVRAGES DE PROPAGANDE ■■ ■■«yg Collection illustrée des « Pour Combattre»l « Pour Devenir Pour faire » é Un franc le volume. s.iî'/La .Collection des Pour Combattre, Pour Devenir, Pour.
Faire, illustrée de: portraits,' , figures,.'têtes de chapitres et'vignettes spéciales; traitent surtout de laiMédecine-usuelle... $ y ■. .du Magnétisme — Rayons N d'aujourd’hui — des Sciences qui s’y rattachent- et de leurs .■'r/Applications. ■- ' ■'fcXes'Pour Combattre traitent spécialement de la: guérison des diverses maladies par ' •-■'des'moyens, tirés-du -Magnétisme, ,du Massageet déJ *Hygiène !-quj presque,partout sont <. . ^gratuitement à' la disposition de -tout.le.monde.
Après;avoir décrit: lanature, là.cause, --les'isymptéines des maladies, l’auteur;.explique. les procédés?A employer pourTes'éyiter ; - èt les^guérir; C'est la•-.médeci ne. de-.là; famille.. Avec elle,-lerma’ri dey ientdé .médecin de.: ' - ■ sa'femme, celle-ci, le médecin de son.nïan et de ses-enfants.
'. * -. , Les-Pour Devenir, Pour Faire constituent de'véritables.traités-techniques;-théoriques : ou pratiques. - 1 '-Rédiges dans, un .style simple et concis, ayec-des;.Co.nseils.et.. des-Exemples *'ces' zo'uvrages de:.Propagahae,et de .Vulgarisation.rendront,d'immenses services :;aùx.malades, • aUx itaédecins-et aux-.chercheurs. .- < ■ . , . • ■ - - 'Voici'ld liste des-ouvrages parus f - - ■■"Pour combattre .les Maladies par ¿’Application de.l’Aimant, T3 * Édition, avec .
9.Portraits,et 19 Figures,-par H. Durvillb. , • Pour combattre. les Maladies par le-. Magnétisme. Notions générales pour- ceux •qui.ont des malades a guérir,-avec 5 F.ig,, par H.
Durvill-e, Pour combattre les Maladies par le Magnétisme de la' Terre et le Magnétisme de.la Lumière, avec 1 Fig., par H. Durvjlle. ' ' b . . J 'Pour combattre les Maladies parles Simples, — Etude sur les propriétés-médicinàlesde 150 plantes les plus connues et. les plus usuelles, d’après une Somnambule, ■¿avec’Notions de thérapeutique et des»Indications sur les ’préparations médicinales, par ; . X.-A.
Cahagnet, 2» Edition, avec Notes-biographiques.-et Portrait de, F Auteur.. - • : . ’ './Pour combattre-les Maladies par Suggestion et Auto-Suggestion, se débarrasser ■ . -jde'ses mauvaises'habitudes, prendre oe ¡'Energie et de la Confiance en,soi; dominer . ■ . les âutres(et éviter leurs Suggestions., avec 3 Figures,'par.H. Dürvillb., . ' Pour combattreia Mortalité infantile.- —. Le.
Livre des Mères, Conseils de'Médecine ■" . -, et .¿’Hygiène pour la santé-dé lamereet -de 1,’ehfant. Ouvragé, couronné' au Concoure' ■ universel de tEnfance^par le. docteur J. Gérard, 2‘ Edition, avec Portrait de l! Auteur.,' Pour-combattre les maladies .du Cœur, Péricardite, Endocardite, Myocardite,- Hyper.-.. 1 - trophie,- Angine de poitrine, Palpitations, Syncope, Défaillance, avec 2Figures; par • .
H;DpRvnxB. . • Pour combattre-la Dilatation de. Pestomac,.avec 1 Figure, par HL Durvïï,i.e. . Pour combattre les Hémorroïdes et les Phlébites, par H; Durville. - Pour combattre i’Hy-dropisie, Aussarque, Ascite, Hydarthroèe, Hydrocèle^ Hydre- • • ’■■ ¿éphalie, Hydrothorax, CEdème, par H.
Durville. ' Pour-combattre la Méningite ei la Fièvre cérébrale,Traitement-curatif,, Traitement ■’ .préventif, par H. Durville. • , - ■ ■’Pour combattre la Neurasthénie, le-Nervosisme, -l’Etat nerveux, avec-i .Figure, par ■ \ H, ÜOR VILLE.'X a- . - - . : Pour combattre les Paralysies. — Anesthésie, Hémiplégie, Paraplégie,-.Paralysie' ■ agitante, faciale, infantile, etc., etc,, àyec 1 Figure,-par H.
Dur ville. . - - .Pour combattre les maladies de la Peau.-—Les Dartres : Herpès, Zodô, Eczéma, Acné,-' . -Impétigo (gourme), Urticaire,. Psoriasis, Pemphigus, Prurigo, Teigne,-• Fayùs, Pelade, '■ avec 2 Figures, parH, Durville. / - -, ; . Pour combattre la Pei^r,'la Crainte, ¡’Anxiété, .la Timidité.,*; développer la. Volonté (et ' guérir ou soulager' certaines maladies, au moyen de la Respiration profonde, avec.? Fig., - ■ ; par..H..
DnKviLLEr - Pour combattre-.la Toux et les -Maladies inflammatoires des.Foùïnons, dé la Plèvre - ; et des Bronches.-— Rhume, Bronchite-, Catarrhe pulmonaire. Fluxion de poitrine,-Pieu- -, résie, Phtisie pulmonaire, etc.,-avec 2-Figures, par. H..D.uayxL-LB;' > -Pour combattre- le Rhumatisme.'Rhumatisme articulaire ou musculaire -aigu, Riïü- ■ ■malisme chronique,par. H. Dvrviwe. . ■ _.
' Pourfcombattre la Tumeur blanche (Arthrite'.fôg'gueuse), par H/D.uxyiLLK, ; 'L -, Pour'combattre les Varices^ l’Ulcère,yariquejix.et lé .Varicocèle,-par;H-, T)uèyil,le>-. -, Pour la Liberté de la Aiédecjne. Arguments das inédecins, Documems recueilliti .par H, Durville. • (• .- '• : . ,\ - t ? -J "J
Pour la Liberté de la Médecine, ^QïigTèis âe Î6Ù3. (Compte rendu.) ;7i^i , ■ Pour la Liberté- dela.Mëdecîne,’Prâtigue médicale che^ les Anciens et -les Modernes^B parRùuxRL. .. .. ‘ Pow la-pr.atiqûe .du :Massage:et du Magnétisme par les Masseurs et les Magnétiseurs^^ï Arguments des Médecins.
Documents recueillis’ par H.pDùbville. ■ Pour la pratiqùe dù Massage et du Magnétisme par les Masseurset les Magnétiseurs^^ Arguments des savants, Hommes de lettres, Hommes politiques, Artistes et -Nôta^’-^i - bilités diverses. Documents recueillis par H.
Durville. ■ Pour devenir'Grop'hoïagvLQ,' Graphologie élémentaire- Etude du Caractère et-des; Aptitudes d’après l'Ecriture, par A. de Rochetal, avec - Portrait de: T Auteur -et.-iss * 200 Figures. ■ ■ . ” Pour devenir Magnétiseur, Théories et Procédés du Magnétisme, avec 8 Portraits.- et 39 figures, par il. Durville.
Pour devenir Physionomiste. — Etude sur la Physionomie, avec un-Portrait de il , Lavater et 24 figures. - Pour devenir Spirite. — Théorie: et Pratique dti Spiritisme. Consolation à Sophie.-^ . L’Ame humaine..Démonstration rationnelle et expérimentale oe son Existence, de son 3 Immortalité et dé la Réalité des communications entre les Vivants et les Morts, par Rouxel, 2« édit., avec 2 portraits et 5 figures emblématiques. . .
' Pour distinguer le Magnétisme de ^Hypnotisme. Analogies et Différences, par -; J.-M. Berco, 2’édition, avec 8 Ponraits. .. Pourrconstater la réalité'du Magnétisme. Confession d’un ¿hypnotiseur.: Extériorisa- 1 tion de-la Force neurïque ou Fluide magnétique, par le docteur A.-A.■ Liébeault,■ avec Notes biographiques, un Portrait et trois Lettres inédites de l’Auteur. ■. POur faite le Diagnostic des , Maladies par l’epamen des- Centres nerveux, avec-. 17 Figures, par H. Durville.
Pour faire un Horoscope. Éléments d’Astrologie, avec 5 Figures, par Joànnÿ Bri- . ■ - caud. ■’ -y ■ •' ... ' ' :■ ■■ :■ • . . ' ' ‘J? Pour transmettre sa Pensée, Notes et Documents sur la? Télépathie ou Transmission $ .de Pensee, par Fabius de.Champville, 2’-Edit., avec Portrait de l’Auteur. ' .. Divers à 1 franc • Albert (d’Angers). — Magnétisme et Guérisons, avec Fortran de l’Auteur. Amaravella.
Le Secret de (’Univers, selon le Brahmanisme ésotérique.'Le Brahmada ou Univers intégral., ' Docteur Foveaü de Courmelles. —Le Magnétisme devant la , loi. Mémoire lu au Congrès magnétique de 1889, avec un post-scriptum ajouté en 1897. Docteur Gérard.Mémoiresur Télat actuel .dû Magnétisme. Communication -.au-: Congrès de 1889. .Lecompte,—Les Gamahés et leurs Origines, avec 32 Figures. ' . ' .
A, Poisson. . — L’Initiation ' alchimique. — ■ Treize Lettres inédites sur la partie, du Grand Œuvre, avec Préface du docteur Marc Haven. Porte du Trait. — Etudes magiques et philosophiques. .Théories diverses de l’Envoûtement, Corps astral, Extériorisation de la: sensibilité, l’Ame humaine. ■—L’Envoûtement expérimental. Etude scientifique. . — Le Renouveau de.Sathan. ’ - y : Société, magnétique DE France.;— Nouveaux statuts.
Rapport' du Secrétaire général sur l’état de la Société en'1906. — Ecole pratique de Magnétisme et de. Massage. Histo rique, But, Programme. Réglement et Documents divers, avec Figures. A 75 centimes' ' ■ . ’ ' ..... Marius Df.crespe. — Recherches sur les conditions d'expérimentation personnelle en physio-rphysiologie.
' : . ■■ - A 60 centimes Albert (d’Angers). — Différences entre le Magnétisme et (’Hypnotisme au point de vue thérap< étique, avec 1 Figure. M. Haffn eu. — Comment on endort.
Revel. — Lettres au docteur Dupré sur la Vie future au point de-vue biologique. Com plément du sommaire des Editions de 1881-90-92.— Rêves et Apparitions. A 50 centimes' .æ Joanny Bricaud. —Dutoit-Memt»rini (un: disciple de SainuMartin), d'après-des docU’ ll . ments inédits. ' /yy.. ■'f Pelletier. — L'Hypnotiseur,pratique. ■ ... ' -'1 Saint-Yves d’alvéydre. — Notes sur la tradition cabalistique. . ' .■< .. Docteur.
Tripier. >— Médecine et Médecins.
Un coin de la crise ouvriêre. au dix-neu- ■ ■ viéme siècle. y-, ; : Zhora.— Etudes tentatives^ ou Essai sur les Mystères de Pâme humaine■ et de U Prière, avec Lettre-Préface da Fapua. g| ■1 4 J ■3 '■ ’ A 30 centimes : Albert {dangers). ^.tLéMagnétisme quràtif devant-l’=E.g.lisé:..f ■... r ïsGH.ÊÎàNAiSr.-T^e: T-résor ÿu^foyer.-GôntéaiQt „ une Toute ;de ■ ;repettes; d’u.tiê .appJiÇfiHçû .1 lôurûalièré,.-des .Conseils-pour éviter et guérir un g’rànd.nombrede maladies, ejc;.
'?_■ >■ ?■'Deboissouze, A. Guérison immédiate de la peste, de'toutes les-maladies infectieuses.. ;.et' au très' maladies aiguës et chroniques, 2‘ Edition.- . . 1 >.‘H. Durville. — Le Massage et le Æfaynétisme.sous l’empire de la loi-du 30 novembre •4902 sur l'exercice dé la médecine.-’ •’ ' ■ ■ •— Le.Magnètisme considéré-comme agent lumineux, avec 13 Figures’. — Le Magnétisme des animaux. Zooth.érapie.
Polarité. ■ &’ ’ LuciejG rangé. — Manuel de Spiritisme. . . ’ . ■ - ■ Graphologie-pour Tous. — Exposédes principaux signes permettant trèsd’aoilément? -’-’dé’ connaître-les Qualités ou les Défauts des?autres par l’examen de leur Ecriture^ etc , ’ •avec figures; ’ -. »,■.■-■ ?? .'¿. ^Lèbéll.Éssai-d’Initiation à la Vie spirituelle,. ?:/ ’?■ ■ t”.;-.MoüKb.üX; — Le Magnétisme et la. justice française devant'.les Droits del'hojnme,.
Mon. ■ Procès. ■ •' ■■ 1’ -, -Psychologie expérimentale. — -Manifeste ..adressé .au Congrès spiritualiste de ... c.-Londres,;par--le.Syndicat-de la-Presse.spiritüalisté de-'Franee.. ” • . -/.T.-. A • 20 centimes. '■? ?.?■?■' ’ . ? ;?’’? :;Daniàud..—. ï. L’Art médicàli — II- Note sur ¡.‘Enseignement et-ila--pratique-.de la 'médecine-en Chiney par un Lettré ^chinois. —-III.
Extrait de la Correspondance-(Con~ \ ■ ¡grés du libre exercice’de là-médécine)?.— LV. Articles.de journaux .sur’le même sujet?. • '■■■ F. db-Champvillé. —La Science psychique, d'apréél’œuvre de M. Simonin, avec lFig. . ■ Jounet.—.. Principes généraux de Science psychique. - - -i?-7- La. Doctrine catholique et le Corps psychique. ¿'/ipAPüs.— ■ L’Occultisnxe. • ' <■ '—Le.
Spiritisme. ’ , . .-???; Rouxel.—La Liberté de la médecine,.-Pratique médicale chez les Anciens. ; \- Bibliothèque i>u-M'àgnètisme et; des Sciences occultes (Bibliothèque roulante.) Prêt ■c À,domicile. Cataloguè-des ouvrages.de langue française. . PORTRAITS ’ ' ■y? . Photographies et Phototypies à 1 franc . <■ Allan Kardec, Cahàgnet, ColAvida,- Deleuze, H. Durville, G;..Flammarion, Lucie ■. ’ ■ Grange, Vàn Helmont, le Zouaùe, Jacob, Luvs, Papus,.
Ricard, Rostan,Sàlverte. - -, Le Professeur H. .Durville dans, son cabinet de.travail. .. <■ ”:Le. Tombeau,d‘Allan-Kardec.-.—divers .-Portraits rares. ■ y- ?. . En Photogravure à 50 centimes :. . L . ’. ? Agrippa, Allan Ka-rdec, Apollonius deThyane, Bertrand, BRÀiD,BüÈ,’CAGDidsL.- f .TRoi Cahagnet, Charcot, Charpignon, .W/ Crooiees, Delanne, Deleu^-e, Léon Denis;- • Dùrand (de Gro’s), Durville en.
1901, Durville en IS72, f-SU/L- 191)1', 1903.BliphAs s ;Lévï,'G. FariüS; de Champville, Greatrakes,' Van?/Helmont?;.KjRÇHÈR,:l?abbéJuqioy^S?- ■ Lafontaine,- Làvater, Liébeault, Lu i'S,-.Mesmer.
Mouroiix; PlMoutin^.Pa'pus,- Para-’ ■” . ”?’CELSE, Petetin.. du Pot-et. lé .marquis, de, Puysé.gur,..Iùca.rp,' 'Dr Rochas;-Roger - ’. Bacon, Saint-Yves d’Alveydre, Surville,'Swedenborg, Teste.
V, , i i' .,’ ..;Hota. —A lâ condition d-'être: demandés- directement à-la Librairie initiatique,^,¿tue-;--’-' '■■■ Saint-Merri, tous Jes Ouvrages de-propagande, ainsi que les-Portraits et Photogravures' 'sont vendus avec les réductions suivantes : 'Par 500 exemplaires, assortis ou non,-50.0/0 de remise; ; ‘ 100 .- — ' . — — . ■ ■40 '0/0'. / a. . p- ? ’ ’ . 5C- ' - ■ , ’■ — ’ .8’3 0/0 ; ' -<-> - - 1 ' 2b 25.0/.0. — - ’ . ' 10 100/0’ •- ’ ■ •