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PUBLIÉE MENSUELLEMENT SOUS LA DIRECTION Dr EE N 1 M , -- PARTIE La sortie en corps astral à 1 G. PARTIE PHILOSOPHIQUE Un illuminé (1720-1792Ip.1 à 217). • • . • • • • . • . . La mort et fau-delà Han et sa ph,ilol.ophie Au pays des Vétat de rêve 247 à 253). PARTIE INITIATIQUE G. CJlUUlCU. Etienne Bellot. X... G. rllUllllllj!J. Ickartba'8SeD. Sédir. Léon Combos.
E'ieue Bellot. pratÎqlle de massage et de magnlHlsme et des sciences ocRevue des revues. Lettres ma,rrlQUeS JJa Kabbale "'''l,ti/IIU' PARTIE Noël (p. à 271) Le chant du cœur :172 et des sciences fout ce concerne la Rédaction et les doit être adressé rue de Savoie, à 8UI·1iO Agent pour et l'Au.triche, G. FICKER. 6, rue de Savoie, 12, Cructust, .\ 1\0\ \ 1LIBR IRIE INI "A ,: 1 If, 1 ! .. ." l' .1 1: ...
.. Les Doctrines matérialistes ont vecu. Elles ont voulu détruire les éternels sont l'cucnet de la de la et de mais elles n'oDt abouti vaines et stériles né,galtions. Science expenmentale a conduit les savants eU1( dans le domaine des forces purement par et la il distance. résultau de propres les Matérialistes en arrivent à les nier. L'Initiation est l'"....,...... nr;inc:in:al de cette renaissance liste dont les efforts tendent: DaDJI la à. constituer la en aplpli,quiant la méthode anciens aux découvertes des une base solide à la Morale par III découverte d'un ésotérisme caché au fona de tous les cultes. Dan8 la des méthodes métaDhvsiiQ\:les des à sortir des purement ph'l'sic:{UEIS des unir dans une Syntllés,e Scienc:e et et la et la l'Initiation adhère au de sociétés défendent contre l'al'billrailre, aujourd'hui en et luttent contre les deux fléaux et le sectarisme sous toutes leurs formes Enfin l'Initiation du de l'HypltlOtisllle connusetprllti<IUE!S (blitiatlttIue) contient les études de réllulièl'el1nelrlt du 15 au :&0 de mois el d'existence.- Abonnement: lofranc$ par an. collections des deux prlemièl'es épui!.ées.)
Le mois nous avons donné sur ce de la sortie en et nous étions arrivés à cette la sortie consciente était entourée de tant de et de était la tement mais s'oupour nous. non en mais de haut en nous n'aurons pas, comme dans la active et à êtres la vue seule dé1:errnirle des terreurs sans nom, mais nous sans 18
J9. L'INITIATION [DÉCEMBRE est donné par le fameux médium O.-O. Homé, dans son li re si intéressant intitulé: Révélations sur ma vie surnaturelle. Je crois intéresser nos lecteurs en leur en citant les passages les plus curieux, l'ouvrage de D. Homé étant aujourd'hui très rare. « Une fois, dit-il, je m'étais si profondément abîmé dans la pensée de la mort que je me sentis fatigué et cherchai du soulagement dans la prière et le sommeil. J'avais conlemplé une étoile avant de m'endormir, et dès que j'eus fermé les yeux, il me sembla qu'une perception sécrète s'éveillait en moi, aussi lucide que ma raison à l'état de veille. Je me demandai si j'étais endormi ou n()'l lorsque j'entendis une voix, qui me semblait si naturelle que je me sentis ravi en reconnaissant la voix d'une personne qui, en quittant la Terre, m'avait promis de veiHet"Sur moi. « e craignez·rien, Daniel, me dit-elle, je suis « près de vous, La vision que vous allez avoir est « celle de la mort, mais vous ne mourrez pas, votre « esprit retournera dans votre corps. Ayez confiance « en Dieu et en ses anges; tout ira bien, Ici la voix se tat, et j'éprouvai la sensation <fun homme frappé de cécité en plein midi (1). Mais cette sensation dura peu. Les souTeOirs du passé vinrent à moi avec une rapidité effrayante, mes pensées rewtirent les dehors de la réalité et chaque action me semblail une éternité. . (1) Tout ce qui suit est le récit exact des sensations éprou. 'fées l la mMt par la plupart des hommes. [l;qit;,ed byGooS'('
mon LA SORTII!: EN CORPS ASTRAL une sensation de dis,sernelr1t sur t,)ut mon sYI.tèlme nerveux devenait devenait actif. Il me ;,,,,,uu"" que je tonlba.is dans un et durant ma chute faite et que mon .nU"""'" masse inerte; toute PHANEG.
:D1ar1::l.u.:l.s1:e étrange fin du dix··huitiènle phiilos:oplnes et les graves écrivains s'applliql.1ai'ent et des contes
1 UN lLLUMll'lll; MARTJNISTE et de connaître par la littérature et sur- le salon de de ReauCOlltriHelJf 1',,,,,,,,,...10 à la Martini- Il dut vécut obSCtlre:s, mais aimé et consi· la Martin.iqu,e. Il revint à Paris peu pour et y des entre autres : deux romances, devinrent bientôt et dans se des;sinent déilà l'amour du et le commissaire. Dès cette il S'O(:CUI)a tout de courtt comme 1îttléralteulrs et des artlistes, mystiques de
L'INITIATION La intitulée : la Veillée de la bonne cOlmj:losée, a-t-on pour son amie d'enPoisslDnlrJier, nourrice du duc de denlanlié des chansolrlS pour l'enfant commence ainsi: Tout au beau milieu des Ardennes Est un chAteau, sur le bord d'un rocher, Où fantômes sont par centaines: Les n'osent apl>rol:her. ses tours Sont nichés les vautours, Ces oiseaux de malheur. Hl!las 1 ma bonne, hélas 1 que Tout l'entour de ses murailles On ouïr les hurler. On entend traIner des fenrail.les, On voit des feux, on voit du sang couler. Tout à la fois De très sinistres voix vous le cœur. Hélas 1 ma bonne, hélas 1que j'ai or.....il"n.."r ouvrir murailles, et aux l1enrlons, la écuen des cris de désesalors que sire revient veut dans ce château. Il se des récits des que lui racontent les habitants du pays, mange boit bien et se met au A minuit commence terribles font tremb,ler vent d'une extrême vicllellce avec en meuse, traverse la
, UN ILLUMINÉ MARTINISTE Une ombre le pOlursujt et lui dans le cœur. un comte sire demande à ces tristes Det:"SOIlle motif de leurs tnJ'IIM'lI'PFltc:: lui la la fille du maître de ce manoir. Ce monstre pOlJrsuis et le ciel à torturer S'étant de moi et ne me il inVO(]rlll le diable et se voua à pour en obtenir une Le tenta la belle au rose ench:anl:ée, que 1'aumtmier cueillit pour orner sa et la livra à ses mauvais desseins.
Le diable ensuite du cŒJpable et l'en· traina en enfer. Le dénoûment de est :"lue sire fait le de la croix et que tout dis.paral't. La romance, intitulée: les inimitables obtintun aussi succès. Plus 'de trente sont consacrés du page amoureux de la fille du son maître. eu connaissance de ses amours, le chasse et le sur terre et sur mer. • .< de toutes Ollivier se décide enfin à s'exiler et en Terre Sainte. Un tout il veut se suicider.
Un ermite du mont le lui et d'un verre sorte de mimSRique, ce se passe au chAteau de est assiégépllf les et c'est la tanlinl!!: \ i
200 L'INITIATION sa maîtresse, la fille du comte de Tours, languit dans un cachot et son enfant a été égaré dans les bois. Ollivier repasse généreusement en Europe, pour aller au secours de sa mahresse. Il arrive à l'instant même où la place va capituler et réussit à délivrer le comte de Tours de ses ennemis.
De retour à la Martinique, Cazotte reprit le sujet d'Ollivier et en fit un long poème en prose, entremêlant les récits chevaleresques d'aventures féeriques. La mort du frère de Cazotte, le grand-vicaire de Choiseul, le rappela une seconde fois en France. comme héritier de tous ses biens. Il songea alors à demander sa retraite, qui lui fut accordée dans les termes les plus honorables, avec le titre de commissaire général cie la marine.
Retour en France. Le « Diable amoureux ". 1 De retour en France, Cazotte s'établit avec sa femme dans la maison de son frère, à ,Pierry, près d'Épernay. . Il eut, vers cette époque,à soutenir un procès contre les Jésuites, ses anciens professeurs. Voici dans quelles circonstances: Pendant son séjour à la Martinique, il avait fait la connaissance du célèbre père Jésuite Lavalette, supé.. rieur des missions dans la contrée.
Décidés à ne point retourner à la Martinique, Cazotte et sa femme avaient vendu tous leurs biens, pour 50.000 écus, au père Lavalette, lequel s'était acquitté en lettres de change sur la compagnie des Jé1 UN ILLUMINÉ MARTISISTE 201 \ \ de Paris. J...UI::sqIJe C:az()tte les laissa proltester, pré:tendallt s'était livré à de Jésus. panlÎtre le récité les .IInlP'l'rnit tout à au travers une tête énorme chavuoi? » demande au par-attire sous une
202 L'INiTIATION ne revient pas de sa ment enlevée du théâtre de la l'elllc:e,UJU Le des éqlllipages rec()ndUISEm chezeux les convives. le page reste avec le homIne. Ce dernier veut le mais le se JÇ..:llU iO\ ses lui avoue est une femme et non un homme et le de le laisser de A le bien des hésitalliolJS il a la de chameau - consent. La danseuse du théâtre de la Fénice était devenue amoureuse du mais ce l'accompagne Elle finit par deviner son secret et, IUHJU"'''', d'un coup de Le page, blessé au est sauvé au bout de à force de et son est une sylphide amoureuse, se met en route pour aller demander à sa mère son consentement à leur mllrillO'f'_ En cours de ne trouvent dans une un certain seule chambre vacante. On devine que cette nuit sera fatale à la vertu de notre En à s'est-il à l'amour immense éclat de rire rem- et sur un de démon reparaît la tête de chameau. à la fin? lui le - Mon je suis le 1même pas·une dJa:blc$se - Hélas 1 non.
203 de cIOix. Tout horltetlX de l'aventure U:'i' ILLVl\i:NÉ MAHTII'ISTE UVlUI,UC alors fait un dis:parait, mais il est si finit par se faire Ctl!)uc:in. , L'Initiation. Le Diab!e amoureux, est resté un des meilleurs ouvrages de la littérature eut le succès méritait, On lut avec avidité ces pages brillantes et et de sur en emla pul)lic,aticlIl )a visite d'un aul'. traits manteau brun ""-Ai!<VL'C ne cacher son impatieno2. dit le mystéirie\IX crclvats que vous étiez des nôtres et .encore... - Je ne sais ce que vous voulez ; mais une aventure singuliè.l·e succès. On raconte que peu de du amoureux, Cazotte t :rieux personnage, au maintien et dont un 1
204 L'INITIATION - Mais alors, où donc avez-vous puisé les pensées qui dominent dans votre Diable amoureux? - Dans mon esprit, s'il vous plaît! . - Quoi 1 ces évocations dans les ruines, ces mystères de la cabale, ce pouvoir occulte d'un homme sur les esprits de l'air, ces théories sur les nombres. sur la volonté 1Vous avez imaginé toutes ces choses? - Absolument, j'ai lu beaucoup d'ailleurs... - Et vous n'êtes même pas franc-maçon? - Pas le moins du monde. - Eh bien, monsieur, vous avez soit par intuition, loit par hasard, pénétré des secrets qui jusqu'ici n'ont été accessibles qu'aux initiés de premier ordre et je dois vous dire qu'il serait peut-être prudent désormais de vous abstenir de pareilles révélations 1... - Quoi, j'aurais fait cela 1s'écria Cazotte effrayé; moi qui ne songeais qu'à divertir le public?
En lisant votre dangereux ouvrage,je vous avais pris pour un frère infidèle qui trahissait nos secrets pour un motif que j'étais curieux de connaître... Et puisque vous n'êtes qu'un profane ignorant, si vous le voulez, je vous instruirai, je vous ferai pénétrer plus avant dans les mystères de ce monde des esprits qui par l'intuition seule s'est déjà révélé à vous. Quel était ce mystérieux personnage? Nul ne sait.
Toujours est-il que cette conversation se prolongea pendant plusieurs heures. Si les biographes varient sur les termes, tous du moins s'accordent à signaler la révolution subite qui se fit dans les idées de Cazotte. Il dut opposer d'autant moins de résistance aux DiqitiZc>dbyGoogle
, UN ILLUMINÉ MARTINISTE 20S con:seils de rePl'éselllter à spiirituel et frivole amoureux sous le titre à maints enclroi.ts contes arabes aux \"lo.U<:;:>, tels que la Dame incomlue, mots de la célèbre proa tour l tour été affirmée est trop connue nous la ainsi la de ce pi : « Cazotte avait Ud de de la France au mi· avait semé son discours de de vraisemblance. conna mit dans sa Il au my.sticism:e. Il curieux de connaftre en ce n'avait dans son et aux instructions visiiteu:r. il ne pas à aernall- martinistes Pal;qtlallv sous .li
l:lNITIATION La Vie my:sti(l[ue. A la mort de MBlrtines de Saint-Domingue, les avait ouvertes en France ne surent conserver doctrine. un ICUlUC:>, avait cessé de les frélluenter, Martines de avec Philalèthe:s, Saint-Martin refusa d'entrer dans la nouLes de Cazotte l'écartèrent à son tour de la ::)ocjété et il dut s'en retirer parce cette tournait autrement n'avait une tendance politiqu,e à ses idées et mOinarch.iqlles. la fanliUeet exe:rca.it une inf][ueJtlce terribles oracles .avec les Doms et les circonstances fournis l'hiltOire elle-même. Et voilà Cuotte devenu pr<lpbète vouloir. Afin de ses ail fameull avait aUirmé que la comme Il!! raconte l..s Harpe
, UN ILLUMINÉ MARTINISTE 207 avenir de Cazolle. années rune des au rap,polrt de ses idées avec était en effet de Saint-Marnn .......ilLGULl'Ç ainsi avoir autour de lui toutes les conditions récits des pel"SOIi1nE!S connu à cette épc)qtle le montrent assombri des nuages au delà d'un horizon tootat des une que je SOlllle'oré comme le vent souD'ai ; le nous ore:SSfl de il 'J a là sans cesse amis de notre orc.cbent tanililière ment nous. Ma nous aYORS tous nbtres. ROS bonnes ou met en mouvement COl:re:spClDcl, comme chacun étmmle la coIolDDe .ru 100::1'1;, a raconté Elle rez··de··chllUsisée, embaumé du parfum d'une par Mme tt eUe nous montre Cazotte avec son mapl!8.U sa de vert brodé d'un souliers à bouts très avant sur le par une forte eXI)Osanl avec une extrême peiignait dans la douceur tendre de ses l \.
L'INITIATION Je service difficiles approdé1V'Olllait son je ne sais pas toupremu,r moment ceux vivent en ont apptlloù nous étions du TOllt-Puiss:ant, de vivants et de morts et tous je ne pollva:is dis:tinguler entre la vie et la mort; c'était une et un bons et les mllluvais est telle Ames regard.s,
, UN ILLUMINÉ MARTINISTE dans ses convictions melnlllrcl!li'ltues, fut ceux au retour la contre la fureur des réflub;licain:s. instant même le dalL1pJlin fut enlevé à Au milieu de la Cazotte à le retlrelrldl'e et le le remercia en La lettre à son est à ces événements: « - à la aes,cente « Et je me suis retiré « Le est le roi est rentré chez lui sain et me suis de mon mieux de la mission dont vous m'aviez Vous saurez pellt-fl:tre si a eu tout que vous en attendiez. je me suis de la sainte j et. en sortant de je me rendu;à l'autel de la où vers les commandements nécessaires pour mettre le de entier sous la des du Seignlenr « J'ai la contre laQluelle "1"""'''''''''' roi est remonté j Mllldame:Elisabel:h m'a même alors un d'œil a retlorlté toutes mes vers lè ciel; sous la de mes aC(:oIltlpllgrlé la voiture en dedans ; et le roi m'a et m'a dit: c'est vous que trouvé à Eperrlay ? 14
aiO L'INITIATION j,' c Le Champ de Mars était couvert d'hommes. Si j'étais digne que mes commandements et mes prières fussent exécutés, il y aurait furieusement de pervers de liés. Au retour, toos criaient; « Vive le roi 1» SOI le passaRe.
Le jour a été beau, et le commandeur .. c1it que, pour le dernier jour que Dieu laissait &l.l diable, il le lui avait laissé couleur de rose. e Adieu, joignez vos prières pour donner de l'efticacité aux miennes. Ne lâchons pas prise. J'embrasse maman Zabeth. Mon respect à Mme la marquise (do la Croix) ». A cette époque, Cazotte était en relations suivies avec le secrétaire de la liste civile, son ,ami Ponteau.
La qu'il lui adressait nous montre ses regrets de la marche qu'avaient suivie ses aDCiem frères martinistes.
Alors que les illuminés sah.l&ient ea la nouvelle ère politique l'arrivée du RéparaùJ/.r invisible qu'ils attendaient, Cazotte, toujours fidèle à la cause monarchique, croyait y voir le règne fatal de l'Antéchrist. .«Si Dieu ne susc.i.le pas un homme qui lasse finir tout œla mystérieusement, nous sommes exposés aœ plus grands malheurs ., éccivait-il. Il trouve que le roi Louis XVI paraît se reposer trop sur la Providence.
Dans une .autre lettre, il établit tout un plan d'évasion, pour le roi prisonnier depuis le retour de Varennes. Il trace l'itinéraire de sa fuite et lui offre sa propre m,aison de Pierry comme asile momentané. Avait-il à cette époque abandonné les pratiques occultes? Non, car dans un passage de sa correspon-
,, UN ILLUliUfiÉ :MARTINISTE ,obtenait des comlD'lljacobins et contre il qUlelq,ue succès; 11'U\ÏS fi d'illlul,iollS sur le de sa cause, d6::ourBRementfinÎt 'Par le tai'blesse et il en arrive à ma dernière lettre ait pu n'êtes pas ! RAIlpe.ez-'\l'oos le mot tOI 1... La œAtlaissance -des :est une .er d'où. l'on Cu:ottle. - Son amll8tliltio111. Sa mort. 10 aoM vint définhivement mettre fin ·aux illusions amis de la monlU- <hie.
Le avait les av.oir mis AmClrt1lesgalrdes-et ·déVOllés au roi. L'un des fils de CaEot'lte"t.. ................j 'ces derinier'S, daAS les llrml'ées On cherchait parltoU't les ·au :c:oEnpl'ot fe,valiste dit .des h dénoncé dans les du IO et 12 ao(it. :saisissant les ae la on délC01.1lWit avec son cr.ut 'Voir l• \. 1 !
1: 212 L'INITIATION l' 1 \ preuve de coopération aù complot; aussitÔt Cazotte fut décrété d'accusation et arrêté dans sa maison de Pierry. Interrogé par le commissaire de l'Assemblée législative s'il reconnaissait les lettres, il répondit: - Elles sont de moi, en effet. - Et c'est moi qui les ai écrites sous la dictée de mon père, s'écria sa fille Elisabeth.
Elle fut arrètée avec son père et tous deux, conduits a Paris dans la voiture même de Cazotte, furent enfermés à l'Abbaye vers la fin du mois d'août. Les prisonniers jouissaient encore dans cette prison d'une certaine liberté intérieure. II leur était permis de se réunir à certaines heures à la chapelle, où ils pouvaient parler, chanter, faire des discours.
Un matin, le lendemain de la prise de Longwy, les prisonniers étaient réunis à la chapelle, livrés A leurs conversations ordinaires, lorsqu'ils entendirent les rumeurs des bandes furieuses qui se portaient aux prisons. Tout à coup retentirent trois coups de canon et un roulement de tambour ajouta à l'épouvante.
Les portes s'ouvrirent, les guichetiers pénéo- dans la prison, firent monter les femmes dans une salle au-dessus de celle des hommes pendant que deux prêtres, d'entre les prisonniers, parurent dans une tribune de la chapelle et annoncèrent à tous le sort qui leur était réservé. Un silence funèbre régna aussitÔt dans l'assemblée; dix hommes du peuple entrèrent dans la chapelle, firent ranger les prisonniers le long du mur et en cinquante-trois. Un tribunal fut impro
UN ILLUMINÉ MARTINISTE 213 noms Jac:quces Cazotte. Maillard donna l'ordre au de les remonter. fut en son inattendue de cette l'héroïsme la rév,cillier en elle instincts #{élléreult. toutes Maillard hésitait encore. un des bourreaux versa un verre de vin et le tendant à dit: prouver au cltllve:n une la de l'esl::a.liler et où le terrible: « A En ce à rentrée de la un à un, de sutl[isalilt à aux lugements. minuit on cria le nom se devant le tril)Uflal. pré:sid.ait le tcr:rib.le N1laIllar(l, avec calme et fermeté. membres du fit aussi COlml'.arliI.Îtl·e les femmes. descendre dans la chllpeHe, mais re
L'UUTIATIOIli " iI:lu._ILJ.. .. la nation etau tri(>IDlpbe: de la La. courageuse lille but d'un dis:sant, fit pour 1'00 reconduisit i""f'ln'i!l, Le lendemain du le JIt:UVlIW, PlUliieurs le Un on Au cours !J"l';;;!"'), la in"nn'"" dernier n'eurent pas le même succès ,..n''''"'.....,''" du et sur le réqiuüritolire coodalloné à mort le 24 sep1tem.bre 1792', d'i:n1errogatoîre, pour crimes cOinplot contre - Vous voilà sauvé 1 - Pas pour ca souriant tristemenL.. Un moment avant votre arrivée:. eu une vision. vu un la de Pétion. J'ai été paru devant le maire COlNhJlire à la et, ré,rolllltionnaire. Mon est venue... Le i l il vit entrer chez lui l'homme geD:dar'me porltant un
1 UN ILLUMINÉ MARTINISTE Vous êtes V€r.rt-e'trefat;igué; d ,ous /JlY'nr,{pr - Je suu très là l'attention du me tient elt ce moment me met dans le soutenlfrle déb8t; rép<)Ddr'e, le secte dans latl_el.Ce des de Toutesles sectes sont ; mais dans ma lettre est celle des MARTtNISn:S. suis restéattaché de trois ans;' et Ai,fFh'PlIIt_ cmtses m'oltt il donner ma sacré cette victime peupn:, le tJlfCien membre. comme de la avoir lu la sentence de au cOlldalmllé Je suivant: « Ja f toi Je cœur ne fut pas assez pour le d'une liberté mais as prcluv1é, par fa sécurité dans que tu savais sacrifier ton existence le soutien de tM opinioD, écoute Jes tes t ton Ame le baume 1 en te ..
216 L'INITIATION d'autre elle de te condaOlmourir en chrétien; in.'.... """•• " moindres traces jusltementsenti t Enc:ore ner, sion. mais au moins COl1Scietllce, au moins vint leur rep!rerlds ton C01Jrage, rassemble tes sans crainte le n'a pas droit de ce n'est pas doit ettira\'er un homme tel que te sén:uer de la de la li.' Bun;!:. dans le sein de tu ne d'Il,pp;el€:r à ; vois ton ancienne opposer aux de ses vils autant de que tu lui as de léll,;iUl;L'o;. la loi eOt pu aurait à contre un de ta sorte, tes vieux ans, ne t'eût pas ; mais rassure-toi: si elle est sévère a le tôt de ses mains ; sur la qui la déchirer, sur ces cheveux blancs moment en toi le rep,entir core tes COtlnpllots, un mot: tu sache mourir en homrne,
l'écllataud, il il écrivit sur fidèle à Dieu et à mon chslrge:a son COIlfeliselJr de les UN ILLUMINÉ MARTINISTE 211 encoreattendre de toi 1". en initiation de StUpellT l'.ass:eulblée,' mais ne aucune pas!.age où le le remettre à sa Avant au SUI)pticel mots à sa famille; s'écria d'une voix très «Je meurs comme roi 1» c'est tout ce "fUl,avu Ce disc:OUI'S, zoue, imlprel.sioln sur Ca:1:otte, tentait de recourir au et fit un ses convictions.
Il dit ensuite à ceux savait méritait la mort i que la la (1) ». LOJ'sqtl'on reclOmlmaltlda de les septlemblre, à 1 Elisal>etll, mariée régilmelnt de d'une césarienne; éCl18J)pé comme par au massacre il mourut le 20 Les ouvrages été réunis titre: (1':up:res ba4rtt1ile$, mora/res. hÙ,ttll"iIJIJP," los()phiqu,es de I."U'[UUC:. ce nr.n.tp-'1tl! contre cette alfir de telles Elle du temps.
LA MORT ET L'AU-DELA D'après la Tradition Occidentale (1) A l'aurore du vingtième siècle et malgré les clartés éblouissantes que projette, on ne peut le nier, la science moderne dans l'obscurité de la pensée, le problème de la mort reste aussi insoluble, plus peutêtre, qu'il ne le fut jamais. Le savant, attelé à son labeur opiniâtre, cherche Il. surprendre les secrets de la vie. Le bien-être matériel de l'humanité, la diminution de la souffrance, c'est là son seul but. Aussi, faute d'étudier les principes, plus il analyse le corps humain, moins il comprend la mort. Ce problème est rangé par lui dans l'Inconnaissable, et il passe outre. Le philosophe se perd dans les espaces illimités du plan mental, rejette orgueilleusement les déductions de prédécesseurs, affirme que lui seul a percé les secrets de l'insondable nature, et ses travaux se bornent en réalité à des exercices intellectuels de peu f L) Conférence faite à la Société d'études de Nancy, dans sa séance du 4 octobre 1903, par M. G. PHAna.
219 leurs la l'homme une à la masse de l'hu!11tanité cesse nn LA MORT ET L'AU-DELA vrance. Les trnlubl,e, avec effroi: ils trelnbJent a tant de fois vainement dans leurs un logiqlle sur ce les cette vie. Il est donc incontestable que, le le et le sont dans l'illlC3lpac:ité absolue nous donner la sur ce L'obsreste entière. nous pasisio:l1ne:r, son nom seul est banni cOIl1vlersatilon:>, et il est mauvais dont on n'aime pas à se souvenir au milieu et du Le mal a fait de nos tant de non seulement le satistliit, est convenu d'alPpeller - oh ironie t -l'rn:urleuxde ce mo'no'e, montre de cette crainte mais même le par le des inlorl:unes, un désolalrlt en ce meilleure. ne corlsidlère réellement la mort COlnrrle ont Ames indications IaUISSt:S mort.
220 L'INITIATION le enseiglnenlents ol:liciels, ont bellUc:ouipyont réussi en d'hui le désir de vous donner une ce les hOJmnleS ont pu comnaÎlre sur notre future destinée. est ne me pas je moment de courir à ses pla.isilrs et à ses affaires pour -sont de nrlsU"uilre resteraient muets! Le lui dirait bien de se à une bonne mort par une bonne la mort nous de'llorlS pour être ou l'enfer nous attendent. Le thé:olcl,RHm eJnvlelopp1era.it cela de et ce serait tout. Le savant ne même pas. au il ferait de la et c'est tout dire. la situation ; elle n'a rien et les belles découvertes la science ne J'alnéllioreront pas si continuent la même voie. ce à que tout est et que le voile ne ce nous la apllelc)ns la Mort? Bien ne satisfaisaient chel"ché à l'a<:com1=llir,ai en entier. Il La Occidentale. Nous disions tout à tout à fait délaiSI>é que la science actuelle a de i le
221: civilis,atieln et une science terre dans un LA MORT ET L'AU-DELA malheureusemelDt en notre morts doivent extérieurs effort soit de .Io:uarlge ont constitué les sociétl!S vrai courage et une rare abnéjgat:joltl, nous adlreS!;er. veront tout au me une opinicln ant:\t:1c, mais je ne érois arriver à une en suivarlt sont tracée. n'est pas, en cerveau que nous pOlJ.velnS la mort j c'est est , f
L'INITIATION ses il mérite tout notre. resoect. celtte'véIlérable tradition je vais suivre d'él:lairer un le sombre de la mort. extrêmement lointain. s'est avec La dis:parition avait naissance. Elle a documents sur le n'a aucuneacti<m et. en s'esuransmise à un -certain \ .de sages, dont vivent encore aUl<>wrd'hui nous. Peu à peu, avec le cours Je de notre race, des bribes de cette science -ont été mises à la de l'humanité Tour à tour écoutés ettnél)fidé})ositai:res de la science sacrée ont POllrsllivi leur divine mission. ens:eiglnentlents sont déd.aigl:lés, ,.. faire double
trois mondes ne à LA MORT ET L'AU-DELA d'Î1ilsis:ter encore sur un L.'occultislte ne cornplrendre ce que de la science statue; il en cherche A 'nh",·A vie sont pas travers notre nous pouvons être momentanément en à avec le monde astral et même ressentir parl'influence divin. me soit mieux faire signilier cette division sc\l1pteuir veut faire une que douée pelrcclptilble pour nos sens a P ..... en devient ou moins conscient; il a devant lui une matière sur laquelle il veut tous son invisible. nécessaire et ce sont ses mains entre sa et la matière vivre. De le artiste 1,
disla travoir un peu astral dont je viens de vous L'INITIATION ou ; il admette un moment comme affirmer que ce étuldie:rollS ensllite la constitution hu:maine survivent au ce lui viendront à mais il faut attendre. Retenons donc tances de ces trois mondes et surtout celles d'un dit car c'est de lui nous aurons surtout à nous occuper pour ce se à la mort. Je vous ai dit en dition et sont prilncipllluX sur l'univers; nous la mort prClprlemlmt En somme, bien que dél:lutlllnts en terrestres y aient
c'est ce de rêve. Nous nous souvenons tous, en dans cet nous n'f:pr'I)U'VOIIS aucun étOlnl1lenleclt à nous trouver en même à Paris et à causons avec les morts d'un auteur; la extérieure d'une ses PUII::LII::l:i, etc.', etc, De même la nature visible tout entière doit être la natlire subtile ne tombe pas sous nos sens eteluelnClusnecoinn,aÎtlrions pas si pas manif€:stée, POUrl'iOlilS, sans le avoir notion auteur. découvertes de la scienc:e peuvent servir à nous admettre la de : les sont se ce LA MORT ET L'AU-DELA que les paysages astraux ceux la terre, tout y est en mouvement telJlenleclt ""P'''''', certains êtres vivent ce Deli1V€:nt leur forme avec tant vitesse novice est entièrement délrollité. Ceperldant, si la vision et pCIUvlmt être intenses et vivantes, raisonnements à la mentale des de la Un de nos maîtres a toujours une 16
exercices daRS nos pas VWD",!>, noyS sur terre l'idée nos. rêves est Déc,lS&i.lera.it un deœ voW& nous passons., un des de Dotre mlaislOA iD"isilblc:. nous. sommes tous astral. J
taines. dans a dans tout ce a
L'INITIATION sants, sur tous ceux les silence dont il est entour'é. (JIU'lmportent cet « homme des solitudes int:eUeetuellles vons de beaux vers où il se cornp.are dans un dont la sonne n'entrera L'i,rnl>rance de tOUI me pour tou3ltérile. Dan, le Jljde f4ttnd" heurewr:, mes bra, lertiltl. lui se prÉ:oocuI>er d'autre chose Il écrit et il pour se lui-même. Ëcoutorls-Jle : « Toute uu., "'''',. .,urlll" de moi revient vers un ma beauté sÙ2céril'é absolue; me mel'1Songe et de sa lâcheté. » la même cOlrlférerlce dans un mains se tenderlt un non un apl)}allJdisseme:nts ne le troublent pas, ni mures, ni colntrad:iction.s, et le le le laisse aussi .......0;;;..., car il ne veut pré:occ:up1er du sa nous vou/ons avoir une in- ...."" ..n sur nous et foranous vouHAN RYNER ET SA PHILOSOPHIE ti'il'ttelttiG'n est un LOrell{aCClo. On c'est teur /e sait ce de la pie 1 rHumeur In(FUiête tout une dispersée dans toute de ses livres : Les pO'vajl'es cette comme disent drions exposer ici. de:&'iennent les LG1rei'Z{tICcio et tOtlijollrs /e rôle .. _.fi..,,!.:'!,,,,,,,,, tuer fhclml71e. «Pour consentir à une /a est la la mauJlaise Il y a de tout, son œuvre méconnue. Il y a vers, déclare et que uns s'obstinent à admirer. n;y a des romans sont pal:lsic)n11érneltlt et vivantes. « Si , , géllératj,on,
un il aura tué toute vie.:. philoso])hie ne va pas contre etil est loin de 6 Brunede la science. Mais les de mise on lTt'\l'!':tèll"e bruit de tentatives doivent être toutes rentes. Le sent'iment cOlnquiert le 'Pent dans no!' relz,gieilx ou métaphyst'1ue ajfJrm'ltton. On ne soliidiji'e néR'atic)n du est détruite par rntl'n"m/rtH1H n'l"Pt"i.'11f1' sur la nature du mV'J:tji_ Et il de ne ce resttr -..,_ r . _ enlever au rêve sa DeltUlle, de son manteau ptlliombre :.. sans sy1itlbolilsme. Et
parn01'l1tmes là frol'4b/e's. 'hlrl'ztril!.f de m[:lral'es 'sont 'et une nréds;ion "ous lin des mtrtMl"e 'nOble ·ou scu,lptettrs "mAr/ants ou 'ftlnll HAN RyNEft 'l!:T S'A PHILOSOPHIE Il faut cepend.ant diS1cinA:uer ries. fi y a ici , 1
L'INITIATION dans des cotllférlences PlDPllilailres. ren,ou'vellée par une méthode elle Ç::lL, stoicisme absolu. ma- au et dOlmiIlislme, la morale de Nietzsont deux l'avoue ou non, ·se l'autre. On ne pas d'es- ni de maîtres sans esclaves. Incliv.id\llalismle sont les comla vérité morale. On n'a sans le est un individualiste. n veut que obc5iss:ioIIS non à des mais «à tm et ne me frat,erniité hlJmaiÏne. Il y a cepemdant être On n'a POllvoir si direct. Donc et l'histoire dérnorltre une attlention et
,, HAN RYNER ET SA PHILOSOPHIE nais-toi » Se donner A·A ...••A vaise méthode se réalise:r, dnl1nE!r à mensonges. Par "VI'''.'... r'p..lIli"l/·r' est la une valeur rence. » f'6'''''''i''''''de toitu se fuir Et le barbare n01nb,·ts. pottvait m:anl'lUer, tous su au néant et l'Un avec eux. » ....,",.,••".- un rencontré à PS'lldlocomment Dieu toutes ses créations. une inspiriilticm Sllblime
2"34 L'INITIATION t'agrandis, dans fespoir fou d'être le cercle qui sortira du cere/e. Mais Dieu, quoi qu'il fasse, est toujours partout. fi est le non-hre apparent qui cumplète toutes les apparences. Il est pour chacun tout ce qui ,'trend en dehors deses limites. Tu marches, ta vis, fu respires en Dieu. Tu es unet/ejlottante quect!tte mer inonde et transporte. Tu es un présent pauvre.
Mais il a pris déjà tous tes hiers et il possède tous tes de· mains. 'Tu as pour viatigue, dans ta course éternel1e, quelqlles misérables soupen;rs changeants. Il esttaas tes oublis, et toutes les prévisions qui te manquent. If est, dans (instant même que tu crois à toi, tout ce que tu ignores de toi. Dans la tête du taureau ou du fion, il est la pensée humaine quisouffre comme soaffre ail J'entre de la mère fenfant qui ,,'est pas encore...
Homme, animal, plante, pierre, voas 'ites tfapparen't6 sommeils deplus en plus profonds. Mais Dieu est, en chacunde vous, laveifle éternelle grâce à quoï le sommeil rêve et s'agite.
Par chacun de ses efforts imprns- ,rants vers le non-être, innombrlfblement, il EST... » Sur la destinée humaine, les méditations de Han Ryner ne sont pas d'un moindre intérêt : «Il y a des changements pour tes yeux, voyeurs de minces superficies, et chaque réalité porte dans réternité des vêtements innombrables.
Mais, sous le8 Jl4tements que lui enlè"e sa serpante la mort, ou sous les vêtements dont la couvre sa servante la naissance, elle elle-même. » Par contre, s'il croit i Uternité de la Pie, Han Ryner ne semble pas croire à une "ie éternel/e. «'0 poyageur vitefafigui, s'écrie-t-i1, qui prerrls·
, HAN RYNER ET SA PHILOSOPHIE PhiliJrJpe la merde ta en rl'pfpr'1itp d'une Ame. Il et les uns dans les autres. entre comme des ltres et des c1zosf!S zml%glner'rel71p,rissent tous Le il est pas, ou d'inn.nrlUU'i!!l. » Il voir dans le veilleuse unité et la nature Il L'I',/,Mf::S, tout le ta maison la vrémlière tu n'as de maison et il route que des 0 de rabsolu 1 ap,prémds-[,e. n'est que la somme des et ta demeure éterm!lle du cercle entier des Comme1l! y aurait·il une "ie el que les autres"ies r Je suis "ivant dès tlUilHlrllr1l1'.l.i ia"jaur:!. Me voici au bard d'un peu ric1ze et un peu sommet où me sourit un peu de lUtllU';'r,. mon embrassera un vavs,ure doux un noupel ragera mon âme. » de encore il tlU:ldralt citer 1Mais toutes ces citations sont sortes de les du et ta te texte les sYlll1belles
Di,cép'ha,ies, comment actuallité tout en poétiQlle des abslurdles matérisllistles ou Et les vie au rebours la avenir et le Ah 1comme ing:énieus:ement
r, HAN RYNER ET SA PHILOSOPHIE ils nous essayer, par do,ctrine sur trois dimensions du senrlblent abs:urcies, et en lisant vous y trouverez des satires
E:;Cfraits du ."..,.....,.1 de John Capendish LlU,"',,"'L f!sq. de Londres. « Je de très peu. vous est très limité. fils court un PENDANT NEUF JOURS Nil: i,'APPELEZ PAS; NE CHBRCHEZ 1'.AS A SOif D&'ï>TIN. Aussitôt. je reviendrai vallS. et vous dirai ce y aura. à torts envetS Le sont très et ment, âme et.
J ) AU PAYS DES ESPRITS atroo:sptlériq'le ». lorsrapidemellt: « M. pas une âme protess:eur 1 nous arrivâmes à la leversé. Le professeur DIe à 6 heures du sa.vue; progre:ssi'J'ement à nos courez vers son ie crains soit ! Il est mort. Je suis sOre est mort" et chevalier est seul sur la terre 1» 6man.- nous sép,arAlnes imlméiiial:ement je viens de résumer et, notre pré:sidlent... volonté 1 assi,staltlts. en une agil:atic)Q parCOl.llrUI'ent la en tous sens. Je n'avais pas l'elldr'oit où avait de nos gnemlents résonnèrent mosphlère devint SW:IOClilntle... tout cela 'l » s'écria un Je ne rester dit un autre. un IU::'UUJL,
rec1lerc:her le L'INITIATION 240 ra dans la chllmlbre a vu, mais son UU1..lUlt:. Pour ma je me vraiment nous avons le droit de lever le la matière de La moitié du je suis en'tol1lré, ;';",... n"", vivants suis extrêmement sur le sort mais je n'ose pas commencer les rec:herclles les soient écoulés. Il mars. - Aucune hornmles d'affa.ires me pressellt HIe trouva mort et méldicllUX lui avaient été prodiguéS do.-:teurs avaient d's:po!plexie et de de cœur. 10 mars. - devienttrès on le soir la mort est venu et a monté un mot. Le matin il avait <Ii""""'11 sans sonne. ne sait ni même comment il a un m'lrstè:re. héritier du mencent à s'étonner teurs eux-mêmes me de ma persuadés que par le Marx. Je ne CeIlendallt pas nOnf'l1llOi je suis résolu à ne commencer
, AU PAYS DES ESPRITS mes rec:herctles tenu deux séances au 241 Nous avons 1 visions somnambules sont pa!.shrité nécessaire. sont toutes d'avis le est encore vivant et destiné à sortir de l'état où il est et à une haute éléval:ioll. 15 mars. soir notre va cesser et à 10 le cercle se réunira pour s'entendes sur dérn"vi,,.nt de retrouver notre ami. Parmi toutes sortes d'e:nI1tUi:s. fidl:lerneIlt obéi aux ordres du et cette la neuvième nous saurons attenlire de l'aide du monde invisible; si ce secours nous manque, dès demain nous. commencerons nos que par flammes collorélesdes brasier'S. Autour de les miroirs COlmonerlcerellt à des lumineuses. avec un mE:laIlge s'él;eignirent bierltOt. La chamblre ne fntn1r',,,, éc:lairée remplis, et les parfuorls d'oluvelrtur'e. on coolme:nça unu""".. nlre!':llue aussitôt baissèrent en tremblotant indliqllie tClujolurs la des et 16
; 1 1 un spectlres; tours 242 L INITIATION de flammes et des appllfaislsaient à un instant dans rair et dis;parai:ssaieo,t granous observAlmes Clue en vive que comme par un déc:ou1{rlrnes aude somaux robes obscures. aux concomme un arrlptlittléâtre dans le dans la ces spe:ctrles ne cachaient bri.llaient Atravers eux, cOlmp!arllDt mes notes avec des me:ml)res. jeconstate ce que je viens pid.ementavait été par tous de la même témoins cette scène car aucun mot ne serait ......,ITI.... de terreur sur cette immense réunion d'ombres <;ans et sans nom. maintenant la mort et je assister à d'éIDOu.varnat>!es catastr'opll1es, rien n'éJ;:alelra reur de cette réunioln de me souviens encore nettement scène que le n'a
r, \ AU PAYS DES ESPRITS un im:me:nse ressemtllait à' la le sittllement SOn244 L'INITIATION sera effectuée. Mis à part pOlir être un révélateur, éparRné pour prendre sa part dans la construction du temple de la nouvelle religion, le vrai labeur de son existence va commencer avec votre aide, John Dudley. Que le Seigneur et le maitre de la vie, le Père Universel, vous rende au centuple ce que vous ferez pour ma victime, mon enfant 1 Et maintenant partez sans perdre un instant, hâtez-vous, hâtezvous 1» Les derniers sons semblèrent mourir en un prolongé et étrange gémissement. Les fantÔmes parurent vouloir reprendre leur première attitude, mais, au contraire, ils s'enfoncèrent dans le sol avec un long soupir, et disparurent à nos yeux. La lumière jaillit des brasiers; les tentures et les draperies s'agitèrent le long des murs, de doux parfums se répandirent dans la chambre pendant un instant. Quelques sons harmonieux et lointains frappèrent nos oreilles; puis tout redevint tranquille et reprit son aspect habituel, comme si cette scène n'avait été qu'un rêve agité. Minuit sonnait aux horloges de la cité. Estelle, Lord V... et moi nous montâmes dans ma voiture trarnée par quatre de mes meilleurs chevaux. La nuit était orageuse et menaçante, de lourds nuages obscurcissaient de temps en temps la lune, et jetaient leur ombre noire sur la route que notre attelage traversait au galop. Notre clairvoyance, plongée dans un sommeil profond, nous dirigeait. Deux domestiques montés nous suivaient. Nous traversâmes Hampstead Heath, et, guidés par notre admirable somnambule,
, , AU PAYS DES ESPRITS resta pour un moment me fit craindre ait dans tant pé[libJement ches ..h ....." le lointain et moment, un cri ",."·..,,n nous arrivâmes DOUS trouvâmes .c..Sl,eue,
êtait la L'INITIATION mottes de terre et aultref"ois si malheureux
, , un exc:ess.if aux anailogues au dépendlaieJllt enâmes sirrlple:s, tOtljOlilrS été très fortement physiol1ogiqlues et scientiligu1es uns ont sang AU cerveau ou tièrenilerlt de la Pour certains -cru à l'inlpoirtalllce ; on potlrra.it le """,H'I1'·" dieux se sommeil sacré des ternp.les et rien de sans consulter <:royance aux rêves -on doit ......,,-1 ........1> l'incré<iulité on Conférence faite le li octobre 1904 l la SlKi&é4'l1ftllléla de par M. G. \
doit la vue à distance et tant ma,nitestent pellidailt le somlilI,;UU'=, une totlcti,on .......OI-SqllC sont un est un vér'itable toutes pas. est mallgre la récente invention tél,épslthile et la subconscience. Mallheu,reusement, la connaislsan,ce du
r ) L'ÉTAT DE RtVE nécessairement entre le souvent, m!me devons donc quer tous faits et nPI'tmlvr·ir lois que nous ne connaître sans eux. encore, vous l'avez à la occidentale que nous np"Mr,.r dans ce ",."",;!.,.,. vous faire voir avec suis aux ('htlm,inité dans les siècles à venir. sommeil. renqu'apI>liquer ses d'a.nallogie aux néc:es:sailre ; voyons encore une éc1llÎrcissc:me'nts et la science comme certains le erolien.t, s'en au cOl!1trair,e, de cas et je la L'état de rève ést le aussi intense que vie se Dhvsiau'e. Avant comment et pOlurcJuc)i en sont Je viens vous dire que derlnan,der à l'occulltisnle des OCI:uJlte ne m.l'nri"p la science offlicielle. dans réce:nte que !:lur le phe:nolrnèlle 1
250 L'INmATlolll physi.ol()gi1e, il est nJ;cessaire au cerveau par le sUI=léri,eurj à et au syrnp'llthiqllc par le TI sera se syn:apathiJ;Il1e. 'Au nombre d'heures de travail sinon épluisée, le courant le cerveau et se du mais nous le verrons, rv ••"'... .. certaines observaltiolDS, le et roule à son tour facile maintenant humain est en <Il\,;I.IU1.l. en au cerveau et une est mise en les tout à fait adlnisles ojfficlielliemlent, dans le r<"r"l7<"lf·t_ organes
, que notre Corp-s instrument mO notre l d'acier d'une IOC:OUlotive le méc:anil::ien L'ÉTAT DE RtVE vive soit par le aOUDlie aussi être
L'INITIATION et mainte:nal:1t à du (Joul!:)l. continuer de se dans un til. Ceci étudions dormeur; le corps corps le la que comme dans un dif,fére:nts actes soumérite de nous de notre existent par s'est on ne cerveau. l'orgaIliÏsnle physiiqtle nous au Si nous dormieur, nous verrons passer sur son in<!iqUellt bien une consA prO!;:lrenlent constatons astral inf4!rie:ur, à l'aide du sys.tènle contintlle, que à faire fonctionner le les enfin tout ce n'est dance de la volonté. Le cerveau arrêter un moment. ont mêmes. Du saurait à l'in:collsciienc:e albsolue Dans Je sommeil OrClV{)Ollé le donne conscience. Les mains se pOlrteIlt traits n'existe n(\I""'"'' f cience et surtout conserve le cerveau ou moins dans le monde venir au réveil; est la raison souvenirs sont si rares, et si trc)Qcluéis,
, 1 / L'tTAT DE RÊVE hOmrllleS ne faisant rien
« Mon enliant, « toi-même; retrouve ton haleine. que tu aimes- n'est i'l est en c'est vrai; il a ennemis nombreux; mais seul se procurer la victoire loi ml" 1UI-memre se tourner vers la droite 00 vers la gallcJ:1le que, a choisi un de fnlVI"1"'C:'P savait pas y rencontrer des et des A hlrll nitp'l ? n'arrive à que par sa volonté. Ce que l'fioimnle inutile etmauvais aU1:re le cet enfant assis sa de la il à son camarade des billes ou autre afin de nOllvlnir saura-t-il sa au et son iJ"{norance écl,atel:8
, , LETTRES MAGIQUES (oC tu aimes réellernerit A.nareas, neSl)Ullai:te arrivecomme à 1''',."li.... pareSSelJX. la force et la lutltlièl:e ne pas te sub,stituer une en vue instruments né'ceSisaiire:s. est autre. (oC an:x:iélté t'a ; et t·oo1: un instant tu la <:ontrée, sont en tu polivais voir les trouverais pas sur mille aient que tu la cherches; et sur ces serais de connaitre trois ou être ne se que d'une chose: OOllrrl)nt forcer l'es256 L'INiTIATIOll' av€:ullles au ? ne voient-ils pas la dis(:orcle et la dans rAme et dans le qu€:lqlle émanation de tiennent le suggesllionner un adverSllLire. un indifférent. à commettre ce pui.sqlletout l'effort volon- tend à l'un au n";",,.,,,'il,,, essaient a été créé au cœur encourent ces aVEmll'Ies préciipice ? crime de l'autre; de Ièsi!!-divinité. en faisant servir servir dans « Ces le de le raniment en l'aU:isallt en lui dOl1lDallt « si la comme ils sont donc
LETIRES MAGIQUES cor·rornpt oreSQl.Jle toutes je me souviens un ami mYi;tiques. De en lui le germe de certains pouspiritlilel:s, il n'a rien eu la bientôt; un homme de bien les défendit vernement ; il ; il mille ,etrclfts à conserver à ces pauvres Qu.illité ; mais ce la loi hu:maine humain le fit i fils de ces travailles et Doukillot>ors, car c'est d'eux que je d'un un:iverse.lle. sont arrivés à la l'aliénaltion melltale.. à la dén:atur,er ces graiines préc:ieus:es en POulvoirs pl:rs(mnels, hYI=.notisme, en suggesltion,s. « là une raison de comme toi ont cOlJnpr'is qll1ell(lue se résignent 11
« Dertda:nt « « L'HUTlATlON AN:DN!:.ü A STELLA. affillent à ma mélnoilre l'autre
penilO1UUlRe dnI cei>endallt si et non est toudé(lui!'e de COlTlporte t cOt:lsidlère les actes reviendra pas à des pas un recherches que je sOllhalite « Le chl'ist:ianisltle a sur son eOlrnp>te les eUl[- mêmes ont haussé je leur ai dit LETTRES MAGIQUES tort ne pas vivre en s'eiSsaval1t soi·même ; si ces hOlml1!1es mis une minute de côté , ) 1
... . Il traitée du SPÜ"itUilSpiritulalbime et leur OOUliaJl(e, car il l'al)or,der dans toutes ses acceptions. la m'Ant"lA ..lllft surtout le tion sociale? Voilà. certes une qUlesti.on nos revues où l'on s'o'cctJloe de Ce),endalllt, cette queisticln prclchlun, et nous féli.citc)ns sincèr,ement de cette revue tain COllrlijte la français,e, les Martinistes eurent à se prE!oc,cul:ler tement de ce et dans le sile idées spiritllaliistes, et c'est cN:lys'tiqllles»se retrouvèrent tOlljOlllfs en (1) lA Spirittlafi,rme moderne, de Beaudelot.
, SPUUTUALlSII4E ET SCIENCE SOCIALE de march,andtage et tout sociaux se pr«!parerlt maintenant a<1lmu;e ou moins intlensil malrlÎfester d'un terlriblle de sera le n,sr'inl1l... de domination du matérialisme sera à ce moment. carnages et Il ministres des cultes faolili.al pourra subsistler s'exerceront à le
L'INITIATION féliCitl=r bien vivement nos pre:nn1ent à cœur joul'nal et spirittllalï:stes vers la voie léC,oD<le ment des altruisfneJ,
, ) ,
L'INITIATION est 9, et 9 se com360 3 9 6 9 {} 1!9619 1 !I 9 8 tlS9! 9 nous VOIllollS nOlnblres, et nous avancer avec cette nOltllbres. comme: 1 lumière = 1. preolière émanatilon = t.
1. 1 LA KABBALE PRATIQUE prenlière prOli{fes:sion = i. i. Dieu = i. materia ::.. i. le =t. mic:roc:oslrne. le cœur t.. Il lumière =!. =!. :SOUlrce (les intellil!tenc:es = t. LurnleJ'e, téll1èbr'es = t. = 1. Appirocltlement. éloi,pten:lent = t. 265
= t. =51. = t. eau = !I. i. = 1. consiste dans le suiivant. 1 1 1 soi 1 3 = 3. va à a. = 3. = 3. diviisibilité = 3. position = 3. la Pro1duct.ion, croil;sanl:e, maturlltÎon = 8. = 3. ......'n."··.. vol()Qt,é. action = 8. challeur.lumière= 3.
exellDple, je faire avancer LA KABBALa PRATIQUE De ce peu on ce l.i.3. dans la nature. je mets donc Cl1l1ql.lle sa je trouve aussi ses et trouver ces nrClnOrtilln!ll call:ull!t avec nombres de la nature. rellldrlont la chose de ceux faut calculer (;on1rnerlt est-ce ? 1, 1 3 prCx1tleti,on - croissance - maturation 1 semence 3 Crolissalnce = i on a A n1l"r,l1n i Ii"P A la t. A la maturation 3. la maturation pour la produ(:tioll1.
L'INiTiATION est prolXlrtionnée à si nous ya: 3 la le déclom}:lOsé. ftcllraiisOl1.l'eftet ; le sont: le conlpoisé 1 mailsons se conlpo:se le avons cor:nplèteliJlCllt e][pli;(lué comme la mllltulratiion La semence est la suite.
PARTIE LITTÉRAIRE N"OEL! Minuit 1... Sur le vieux monde ob planent les ténèbres, Voilant d'un noir linceul la misère et les pleurs, Ob la neige revêt de blanc les champs funèbres, Les cloches tristement exhalent leurs douleurs... Hélas 1 Le temps n'est plus, ob, lentes théories, Les fidèles allaient prier le Créateur; Ob la terre écoutait les douces sonneries Des cloches annonçant à tous le Rédempteur.
Par la glèbe que l'astre inondait de caresse Et de frissons d'argent moirant l'immensité, Les falots des chrétiens se rendant à la messe Projetaient dans la nuit leur mouvante clarté; Des cantiques sacrés montaient dans les ténèbres, Obies pieux flambeaux s'éclipsaient par moment, Et l'on eClt dit, de loin, les exodes funèbres Des Ames se rendant au dernier jugement...
Ces temps se sont enfuis 1 La chapelle est déserte Et les champs, sous la neige ob tout sombre sans bruit, Ne tressailliront plus sous la démarche alerte Des fidèles allant aux messes de minuit 1 . .. . .. .. . . .. . .. .. . .. .. . .
270 L'llHrlATIO:-l No!!ll C'était la nef recuei.Uie Au de l'autel d'or de en un frisson et doux comme au front pur le chaste défilé 1 EUes frOlant le sol de leurs Joigmlnt leurs blanches mains sur leur sein innocent.•, On elit à les un lent concert tI'pt"ill.. Des anges attendant une Ame trépa:ssa.nt. Puis sous la volite oil montait la Exaltait en des chants rEnfant-Dieu Et l'on alors des ie lumière Descendre sur les fronts était beau le Dieu dans sa milgnClnl1ie les blancs comme les Tandis le à la fraîche Les à genoux vers lui les bras1 était belle aussi la mère immaculée à ses côtés et Sa aux bruns che'feux nimbe aUlréo!lée, Sur son nls souriant et bercé par SOIl chant 1 .. /1 .... " .... Nol!1 1hélas! Nol!J Où le doute a tué Où rien ne survit que le blll:sphèlrne imlmond1e, Montrant aux cieux son Tout ici-bas n'est mots creux et chimères: L'Amour est un l'wnneur est le Les fils vont insultant les rides de leurs mères, Et l'homme n'a pour lui que haine et que La Vie est un fardeau refuse ou Au bord même du faltait Dal'courir. Et l'on maudit le sein posa sa tête: J:\oIIrOIlO; vivre et souffrir ....ni'."',,·il nous faut mourir 1
NOEL o c'est vous seuls fCltes les COllpsible:s Vous avez la ! Mais vous avez brisé les ineffables l'immortalité seule entretient en nous; Vous nous aYez ôté notre Ame de lumière En sondant le tréfonds des cœurs et des cerveaux ; Nos rêves ne vont pas loin la pOlussièrl'. Et nous ne voyons pas au delà Nos pallsiclDS que rien ne sarlctifie. Ne sont qu"i1hlSi()lJS sans ombre de renlords, Vivants, notre en nous se puuc,uc, Et nous sommes cadavre avant la mort! Nos Dans ob sans but Carvous avez brisé les deux de tlamme nous à Dieu pour toute éternité ! LEON COMBES. (L.e,tSoufjles de
Pour le cher ami 1 ., Les et les Sont beauJ: de la Mais encore êtres attlmdriss.aI11ts, les vêt de lunuere, beaux sont les rêves puissanlts ault visions Coullmt au nous en de confus ........1••", couronnés des roses dressent comme s'a(:cr()chant aux aubes violetl:es, belles encor que les lieux touffus D'étoiles n'est de tons sur les pal:eu,es, Ou de cris dans les chants des bois vibrant au Et de sortis de pures cassolettes. pal:1UlinS, consumés avec les en nos Ames : vit en nous sans nul u,"'n1ln_ nous sOllgeAmles,
LE CHANT DU cœUR Un autre lui-même a fait le même aveu, Il en est reflet telle la Concrétant la vian"",,. L'Idéal du sculpt,eur vibre devant le voile cèle la statue et cachant seins nus et son oil rayonne une étoile. la est en nous, ce sont nos nerfs cherchant manifester dans l'obscure inc:on:sci,en,ce, Troublant notre nous-même; à travers y marchant. La dont chacun sait la sill:nillarlce N'est rien sans ta 0 1 Et tout même sans la science. Si vaste est ce l'œil voit sans émotiion, Plus vaste est créant la créature; Et sans lui s'étendrait la Dévastation 1 Le silence est du son ta seule arc:hil:eclturie, Sans lui de et de même le ton Voit et s'ouvre et s'aventure. Se en lui; le cœur "';r,,,,,r<>.. Pour distancé Avec ceux que l'amour indlocile, u"'tI"UC:' dans la du VULIJU1r, le ferment Consumant encor mieux de feux ine:xtioguil>le:s. Et de ses proiror:ldellJrS, plelDesCl"asl:res 'UII.nlUll, Comme de leurs zéniths faits d'ombres inc:es!.ibles, Les voix et les à deux le Cherchent la vie aux des imrisilbles. Vers les étoiles d'or tOtljOIllfS prenant leur vol 1 EnSNNII: BBLLOT. 18
Les cours sont suivis avec une telle assiduité que, nommément les une dizaine d'auditeurs restent. debout en de la Le cours d'hébreu se termine le 15 décembre. - Les mardis seront ensuite par six conférences sur l'alchimie. Le cours d'hébreu ne sera r6sumi est extrait en totalité de la hélttraIqlle d'Olivet et de celle de M. L'Ecole de et de li. rouvert ses cours pour la Ile La d'ouverture avait lieu le vendredi l8 heures et demie du et les Cours ThA"...""...., seront ensuite continués les et à la même Les Cours ont fieu toute soat conIe Il heures du matin. OBJET DB L'acou:. forme des pnltïc:leEls en tGUS de la confiance des malades et mél:leciins, et l mettre la du Malm!le al>plilqué l l'art à la
HENRI DUl\VILLE. l'I.J4 Saiat.-Muri. aOULAK'IE.- A BOKICILI Les anciens ne se trouvent que dans Jes. gnlni:le5 bil)licltbitqtleS, et les noaveu:ax sont trop nombreux s'intéresRnt au puisslmt se les ptVcurer. de Hypnoüsme, Soilriti:sme. cultisme el autres Sci.en'ces Cette se compose ujOU'lFd'lllUÎ 1° D'environ 7.000 volumes notism.e, la le Ma!.sage. r()C4:lutiSme. tÎsme et les diverses branches rattachent;
consti· DOiculmelllts sur rattachant .. L'INITIATION la collection de presque tous les Journaux et ont paru sur ces et surtout ceux frainçaise, allemande et plèt1ement à Journaux et Revues est mis <:00'1disipositilon du peut, moyennant locatic:>n. les emporter l domicile. Les ouvrages de Mllgl1iétistrle dont il a les autres ouvrages rares. ceux ont été offerts avec dédicace et tous ceux 11l0nt à un titre ne sont et ne sontcommules hommes et les ces qu,estiions. ces doc:ullnerlts, classés tuent un véritable du et des ::iclfen,ce, occultes. Une ........... <u...". que les j01JlrnllUX et autres Documents. rou/antl! est Livres et de sont presque tous reliés, mêthodiqluemclnt par ordre HENRY DURVILLIIf. JI:.....':J::o.:l1::la1:eur Tous les abonnés de l'Initiation sont pourront désormais recevoir 1'1tlitiattl'ur. mClyellJDllnt vol de s francs à la
BIBLIOGRAPHIE la Ré,dal:tj()D, s'adresLA. DlIlECTION• PrDUralftff,l4!des derniers numérol parus: no : Notre prc)grarrlm,e, berrnéti,que. Lac:ath,êdra,le de Strasbourg. Paris. nos lecteurs. Bibli Avis li. nos membres. Novembre r nO S : Notre Sédir. La de mois. Le convent de Paris bli,ogr'apll1ie. Pensées. Revues. - Pour tout ce ser li. M. 14, rue Girard.ou. •... sans enfin, défene,eu:rs pour une l'étude récemrell:larquillbles par leur scienti· philos()phie de leurs travaux et Il montré en conclure d'une certaine la survivance entité intellectuelle li. 1. mort du corps. Il a cherché li. établir par des observations et des dans conditions ces entités entrer en communication avec les vi· vants. a la prouver la dans la Phiilos:opltlie, les deux Puisaue. on a Cait tant d'efforts intellectuels tion d'une
fr.lSO' pour rbolée, œuvre auie.u.se ent&e de feu René.M.ar.c Smest .si par ÙUta.ftu: ..."......... ne st:roas c fi des absurdes et grimalrllDi1eS raclles 1Toute s!8,&csu De. doit-.e11A1l pas. palU ,sur 'Un sourire? « PuilSOtle péJrOlè,on si vraie et en même i1UipiJ:'éa, vient de nous en les j li> l'atte. nolIS ramène nos Car il faut observer
nous expose les Le OU'II_.I:. c:oDltaalgenitill1lomilDe amp.... 'Yite satiscotlquète, de viaMo Gaston BIBLIOOIlAPHIE Allemaglle d'avant Bismark et celle d'eamit imllgÏfler, 800 pu en atfectueult en même prÏlw:essece Dom très doux: cœur Toutefois étroitement hi l ses YC::>IJ'UL,. BismMk apport.e dans l'alflO\lr une telle maltfÏae ....t-m.emle et une teUe horreur du vague, Ü Plus d'une page de sa et de à «sa fiancée et femme. Bi3mare!a', seille Braut und est pour neus 6diAffaire de ... nlltu:reUe, semble t-il. -ques distinctes: suite.
L'INITIATION s'est sentia fait du popuilatiion est avec le mllrillge Chllpitre méidillet, mais écrit avec une un tact meilleurs Tout l'abondance des est aisé à cOlopc'eoclre, agrléable surtout à La Famille et la Vie en AJlemaglle le les Mœurs et la Pessimisme el l'Amour honteux; écrivains et des « l'Escholier leur cachet On de La avec agr,émEmte et à pre:mière un livre avec tant et la lecture à nos de la Ils avec et le de chacun ne pourra car cette retient le assez rare chez nos écrivains cOI:lteml>oraillls, en fasse cas on la rencontre Je n'abuserai pas des ciUltia,ns, néllnrnoiil.1s rêter un avant de terminer cette c l'Escholier livre Le livre ·avec awmtion, cer de cOlnplren,dre avoir notes ne sauraient conclure son ses hal>ittldes, sa d'entendre 1 travail el ses rapports avec ses martres... Dans
BIBLlOGPAPHlE toute on maintient én,erll:iqllellnellt cerveau tient à influencer la haute culture de toute J'élite et la masse. , M. Gaston tel de le cbarme César une de la exercent leur influence sur les milieux universitailres.
Bismarckisme se avec l'autorité d'un QOI!lm1e... le libéralisme se . l'escholier baisse et re· devient Il se désintéresse pour ainsi dire de aussi bien des blèmes de et d'histoire sociales; a l'air conclure c tout est pour le mieux dans le meilleur des Pas de latin en l'étudiant a de c corps ». corps vit dans sa a sa couleur de casquette et son Les se vident iL de Le sens du respect, disiciIllillte aomme toute autre considération.
Voici un curieux dois citer: « La jeulnesse universitaire des bords de a à sa dispositilon UDe des salles de lectures. La en qUlestiion est les salles de travail offrent tout condésirable... de 5.500 sont, 335 étudiants seu· prclfit1ent de cet avantage... la au roman dranllaIulrges, à SUlliulnallln, Il Maeterlinck. roman est éclectisme même décevant: il va de Tolstoï à de Prévost .. en les Gon.. coun.•• et Sul! 1 Ah! ces Parill...
L'INITIATION ..• moins d'un France et Possible 1mais ce mal-Ià est tcot iDquiétllDt chez DOS voisins k. ÎnstlW1'er letlif puissa.nce et fonder tollle sur le de la. Il'.a,ul''(mt pas mb trente ans pour entamer leurs éBergiles et les malaises d'uDe 4... On aUill";""', 'nier 19°0, c Je suis il dit avec L.
BQcluler, unt volume: c Les succès grl!nelloses sur les de son éducatioR politiq:ue. a fait au dél::ouragemeot pour se Desse &ILe:m:ancle était vers le milieu du 11lèCfe OOiDr la liberté et l'unhé de la Patrie voient avec rétal actuel.
GrAce à cette ÎlIdifférence et au HrIIie1Ultrs k la bureaucratie et le pal'!eIDeiDtlll;.- risme out seuls transformations S'eftOt'- jeuDe!15e, au lieu de s'end!osseul but: arriYer le .. conclut M, Gaston Tout en le féW::i. tant vivement de leI l'b:itÛltioa .. recommande chaudement la lecture à tous ses abonnés et lecteua. J:I décembre 1904. TRBBLJmA. ql1e ttsent les éluBtI<CIDllIIlII, A railror'<It 4u lIikit!. Traduction ... doctemps. NNIIIItU.
REVUE DES REVUES Cotrelspondillot médical du 15 décembre J 904, bou'" Portrait: 8i1)Ii()graphie du docteur Encausse ID••An.\ par le docteur Vai:ou'ay. Voici une curieuse l tenter pour ceul: de ROll lecteurs la Prenez un 'ride... le SIIIm briser. Pu l'orifice de la "J'''''''., '1"'''' \"OtIli aurez recueillie en surtout vers le mois de mai. Si vous votre œuf au soleil A wmsle verrez s'élever dans Si on Il ÇIIIIi'tal,oa peut soulever l'œuf bAton. du Merpeilleux du 1er décembre donne un int6ressant article de G. sur la Vision dans le cristal. Les conclusions de l'auteur soot que c nomène Il ét4 cbnstaté de tout et est iable. Les lecteurs de sont tous au courant de ces rentrent dans les théories de l'Occultisme et la Vision en astral. ne manque d'érudition sur ces dODnera le numéro pb,ênc)mlènEis. Je les le moil. Malet consacre son CI re!lortaflt de ce mois aux plliiUrl!S d'amour et un peu
L'INITIATION certaines recettes à ce A lire encore qlllelcluElS dictions sur 1 Mme de Thèbes. Des notes intéresliantes sur une et des faits curieux terminent la revue. que les être terldrait 1 accorder 1\ maladies des l'homme sain 1 M. Maxwell étudie l'état d'un savant entend de pour la fois et cherche 1 les ren .. trer dans les lois connues. nous lisons avec un certain intérêt la suite des essais de sur une théorie de la force On y peut constater une étude sincère de réellement 01.1 leurs lois de prCldlllction. He)ri;rotu' de la science et de la sur le pS]1cbisrllle. en tous les frais. belluc:olllP de vrai n'élProluve pas métaliliqlle dans sence des découvertes cl veau 1.. ',..,:r.",,,, Notre intelli,gefllce, t
REVUE DES REVUES la science moderne retrouve une à une de sciencol En somme, bonne revue les savants chose en dehors leurs études; revue surtout en ce peut être un trait d'union entre l'Occulte et la an,alv'tiQlue moderne.
La ReYUe du de G. aussi bien donne cette fois des récits sur la visibilité la force dans l'obscurité et sur les diverses de à différents de matérialisation ont pu être témoins certains mentateurs tels que Crookes et Mrs Ma:rn'at. M. tout en disant croit aUll du médium termine en conseillant l'étude sincère des phén.omlènes. - A citer aussi la continuation du récit des matérialisations obtenues à la villa Carmen par la géllérale Noe!.
Si ces sont exactement et sincèrement ils sont certainement fort curieux. côté de faits bien observés on en seliaie11t bien facilement la fraude exemple ce battant de se La V,e NouIJelie un article du docteur Foveau de Courmelles dans le savant médecin résume tous peut demander à l'électricité dans les directement et pour tél.égraphie sans des ou des cata- Rlariltirrles. Bea,uc()uP de détails intéressants et utiles.
Le docteur Bécour les de transmis· sion de du docteur Oc:ho,ro'wic:z relève un me nomène, Le bien que ne connaissant pas le reproduit les par le m8jgnétise:ur.
L'INITIATION tout histoires soB1 sur la différenœ l'éternelle et les pr/!telldi.reIH et encore 1.a senter sur cette terre. C'est ce que l'auteur ne fait pas assez à mon sens. certainement po:ssili>le,mais des exc:ep1ion:nels. ses résumés H. Comtant son plaidoyer lisme pour lesliuels mais en n'(lUt>lilmt modesvu en derne.
Dans le numéro de décembre de la même la continuation des articles et travaux de Gu:im:arc:l, et nous remarquons un très curieux résumé des. séances médium et surtout la d'identité obtenue Mme Na:ggeratb. médisinÎlniqlue reproduisant le traité même temps par un médium voyant, fut trouvé ideintiiq'llte l une de put se prc.culrer. U Il à dire contre cette pteuve, si tout enct dans le récit de ces faits.
La Revue de novembre consacre ses articles li Le:ymarie. M. Guimard . travail sur la réincarnation. bien pre:serltéllS et de bonnes DreUVllS IIlorale:s, 1 soit donner en tafeur de cettè adllllil'able et consolante doctrine.
Secret consacre phlSilaws. à l'histoire de l'évolution Le Concile de: et l'établissement du la Divinité du Chris.l:. y sont bien étudiés. - Comme autres spilritualisl:es, la Revue donne le cas du chien vu en rêv avant sa mort par son martre. fi li je un ca& intéressant non seulement de ce mais encore de illatluaJislblle. la ReJAue de FI. n a pas de mort. Je Ce livre restera comme un belles du spilritualisme
REVUE DES REVUES tmljours avec curiosité les extraits de commuAtpal:aisl&ellt dans ceue revue. soit la source, est certain a Ill. une orilgillalité et une connaissance très des lois manip,ulatioll1S de la astrale.. Spiriltua'lisme moderne est à sans distinction pelut--êtlre aux élevés spirihlellem,ent qU"Ïl1l;trllits et veulent d'un spiritlJaliismle lm.pol:tallce intellectuelle dans le numéro d'octobre les belles P6I1emlorlt,l'bistoilre d'une Le, belle et en moi-même: Heureux ceux lillllple5, car il leur sera donné l'infini Amour. M. Chevreu!l continue avec succès ses de l'ellseigrlenlerlt traditionnel au et li. l'Ame. respe,eté et aimé par de l'Initiase retrouve dans cette revue. Tous cOlnplimlents li. M. Beaudelot cette collaboration. revues dansle TheosoIYllIIH'aS, le commencement d'un très curieux de M. sur les anciens Il paraltrait les bases de ce travail seraient dues li. des souvenirs nets de vie antérieure. Je crois de certaines choses de nos vies antérieures n'est pas possibh!, mais je ne pas y ait sur terre beaud'êtres lire couramment et sans erreurs le de leur Dans le novembre nombre de fort curieux
L'INITIATION rai le discours pr<)ncmc;ê à l'état de tral1ce par M. lIa sur la vie la mort. n a là un certain nombre neuves et fort belles. intéressant article à citer sur l'occulte dans c'est la li. été choisie et avec raison pour cela. En terminant tous nos remerciements pour l'envoi de d'études en et de F. PHANEG. POUR PARAITRE LE 1er JANVIER Il IICICIIUIteSlIlslllllntetll. 1° Commat 011 d6termlne .. clwlc:e; Z· Comment 011 flIe la cuac:e; 3" Commeat oa fait revalr la CUIlc:e dlllpil'lle. 50 Prix: 1. LIBRAIRIE 4, place SalDtorMlcbel. - PARIS
chez ... S. rue de Sa;vo:l.e PARIS Il J..SiIl. Cru.:I."UL.... 'LEIPZIG ROH.tN le Docteur lIn gros volume in·18 . Prix 5 Ir. .Voles manuscrites sur rlnde (Lrè" rares} . .Yoles manuscrites sur l'Initiation Brahmanique . 'votes manuscrites \Vronslii ". 1 volume dc 1237 pllgCi! Jfonde de la française, pllr COI'IIT d,' llIlJl:u:-: [;Ève raris..ime OUnllll;e ,1" • .le l'lu:· (introuvable] . lanon/, pal' B. LYTTOS, oU\'l'lIge inlrounlhle. 2 \'oIUIII<''';. Traduclion française ,relitls) .. Trois ,Innées. Revue Spirite, Le>' Troi . 30 fI"• ISO 10 t6
ltéplllb1i1lue. PARIS. VOUS vous srrez lecture des ordinaires, LISEZ e l el vous vous distrairez. 3C.Off. Elles les !'i UIB.II!'es. méme avec les OBJECTIFS les communs. Il est tOllllolll''' IIlplrltue. EllES SONT SANS RIVALES 1 à Beauvais est un de nous recommandons tout à nos lecteurs. Demandez un numéro spécîulen servi /i{ra:tuitC[IleIlIl. P A RIe EASTMAN KODAK _/7 de 60 à 80 Ir. la de .!l25 litres UNE OFFRE REMARQUABLE Un HOROSCOPE pOUl' !l fl'anell