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þÿ yû E _... Ê § Q' _ Ê) A VL ! .1 §=:e;¿:=ff§,1fåeee.*ie þÿ _ . c . : . . .û . ¿ =_;~=_.l`¿w..aLë°:¢.;=L"ä./*üv'viL' ÀÀ , Revue philosophique des-Hautes Etude: PUBLIÊE MENSUELLEMENT SOUS LA DIRECTION PE 9PAPUS I. 91: o. þÿ : x < ' Docteuf en médecine - Docteur en kabbale 58"'° VOLUME. - 16"° ANNEE SOMMAIRE DU N° (Mars 1903) þÿ _ _ : . _ _ PART|E PHILOSOPHIQUE Une expérience de psychométríe (p. 192 à 199) Tidianeuq et Phaneg.
Pensée (p. 199) .._........................... Gl. de Saint-Martiñ. Exemple remarquable d'ataùisme aslral(p.2oo~ à 208) (avec þÿû g . ) ........................ P. Plambart.. . Pensée (p. 208) ...._._... ..........,.._ .'. Camille Flammarion. Les noces de Cana (fin) (p. 209 à 214). _. _. Estibus Nitihus. PARTIE INITIATIQUE Le Plan physique (p. 215 à 228) ............. D' Rozier.
Le Polygone de Grasset, lesfaíts psyclziqùes et Foccultisme (p. 229 à 255) .... u _ . . J .... _Papus. La Rose-Croix (p. 256 à 275) .... ._ > Sédir. ` PART1E LITTÉRAIRE _ ~ A la Femme inconnue .._.......... . . . ..... Philippe Garnier. ¢ École Hermétique. - Société des conférences spiruuali stes. -- Prédictions de Noslradamus.-`Fantômes pour souvera1ns.- Bibhographie. - Revues et journaux. .
Tout. ce qui concerne *la Rédaction et les Echanges doit être adresse 5, rue de Savoie, à þÿ P a r i s - V lû . Téléphone - 260-90 þÿ À É . ) Ê Î Ã N i ` Ê ' $ ` { È Î \ : Î 1 ( ) Î \ Î -- þÿ À Î Ê a V } Î * Ã Î * Î Î Î Ã Â Î É Î N T S È1\NÎ`{Á_?ÎÊF 12 LE;-I 53. å ï*` ÊÈÎÃ1, Cl Î..Ê.Î~Î ÎÎ Î' PA.Îî.1 S :* 50 'fu' -:sée - I`,~g`:;¿1`.~*¿, 7 -- Le Numáxo : UN FRANC; - Un An:D1X FRANCS
PROGRAMME Les Doctrines matérialistes ont vécu. . Elles ont voulu détruire les principes éternels qui-sont l'essenc de la Société, de la Politique et de la Religion; mais elles n'o abouti qu'å de vaines et stériles négations. La Science expér' mentale a conduit les savants malgré eux dans le domaine d forces purement spirituelles par l'hypnotisme et la suggestion distance.
Eifrayés des résultats de leurs propres éxpefiences, l Matérialistes en arrivent à les nier. _ L'Initiation est Porgane principal de cette renaissance spiritu liste dont les efforts tendent: Dans la Science, à constituer la Synthèse enappliquantl méthode analogique des anciens aux découvertes analytiques des découverte d'un même ésotérisme caché au fond de tous les cultes.« Dans la Re1igion,à donner une base solide à la Morale par la' Dans la Philosophie, à sortir des méthodes purement métaphysiques des Universitaires, à sortir des méthodes purement physiques des positivistes pour unir dans une Synthèse unique la Science et la Foi, le Visible et l'0cculte, la Physiqueet la Métaphysique. _ ~ Au point de vue social, Plnitíation adhère au programme de toutes les revues et sociétés qui défendent Parbilrage contre Parbitraire, aujourd'hui en vigueur, et qui luttent contre les deux grands þÿû é a u x contemporains : le cléricalisme et le sectarisme sous toutes leurs formes ainsi que la misère. þÿ E nû n Plnitiation étudie impartialement tous les phénomènes du Spiritisme, de l'Hypnotisme et de la Magie] phénomènes déjà connus et pratiqués dès longtemps en Orient et surtout dans l'Inde.
L'Inítialion expose les opinions de toutes les écoles, mais n'appartient exclusivement à aucune.
Elle compte, parmi 'ses 60 rédacteurs, les auteurs les plus instruits dans chaque branche de ces curieuses études. ` , La première partie (Exotéríque) expose auxlectrices ces questions d'une manière qu*elles savent toujours apprécier. ~ La seconde partie (Philosophíque et þÿ S c i e n t íû q u e ) s'adresse à tous les gens du monde instruits. þÿ E nû n , la troisième partie de la Revue (lnítiatíque) contient les articles destinés aux lecteurs déjà familiarisés avec les études de Science Occulte.
I./Initiation paraît régulièrement du 15 au zo de chaque mois et compte déjà quatorze années d'existence.- Abonnement: iofrancs par an. . - - (lfes collections des deux premières années sont absolument épuzseeaù _ ei* þÿû þÿ . ¢ ! p ¬ l ` l l ' 1 ' l 6 l 1 I 8 I ¬ U ! ' S C0l'lICl'IlpOI'8.ll1S.
_ Ulniiiaiion du IS Mars IQO3 i__¢ PRINCIPAUX RÊDACTEURS ET CÔLLABORATEURS DE ïlnifíation . lû . ' PARTIE INITIATIQUE SAINT-YvEs DIÁLVEYDRE - Amo - GUYmo'r. - MARC HAVEN, Sn. I.'. § - .IOLLIVET-CASTELOT. - JULIEN LEJAY, S.'. I.'. 5, -- EMILE MICHELET, Sr. I.'. (C. G. E.) - LUCIEN MAUCHEL, S.°.I.*. {D. S. E.) MOGD, S.'. I.'. - PAI=Us, S.-_ I.*. § - D' RozIER. - ÈÉDIR, S.'. I.'. §`. - SILVA, S.'. I.'. (C. G. E.) .
30 PARTIE PI-IILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE AEIL-MARDUE. -_AMEL1NI:AU. - ALEPH. - AMARAVELLA. - )' BARADUC. - SERGE BASSET. - Le F.'. BERTRAND 30° - ~5LI'rz. - BOJANOV. - ERNEST Bosc. - .l. BRICAUD. - JACQUES BRIEU. - CAMILLE CHAIGNEAU. - CHIMUA DU LAFAY. - ALFRED LE DAIN. - G. DELANNE. - ALBAN DUBET. - A. ERNY. - FABRE ass EssAR'rs. - L. ESQUIEU. - DEI.ézINIER. - JULES GIRAUD. - D' FERRAN. - I... GOURMAND. - L. Hu1*c1-uNsoN. - E. LEEERURE. - L.
LE LEU. - L. LEMERLE. - LECOMTE. - NAPOLÉON NEY. - Gl' C. NOEL. - HORACE PELLETIER - PI-IANEG. - G. POIREL. - OUESTOR VITCE. - RAYMOND. - SAERUS. - L. SATURNINUS. - J' SOURBECK. -- TI~IouAss1N.- TIDIANEUQ. - G.VITOUX.*YALTA. . jo _ I " PARTIE LITTÉRAIRE MAURICE BEAUBOURG.- JEAN DELVILLE. - Es'rRELLA. - E. GonDEAU. - MANOÊL DE GRANDEDRD. - L.
I-IENNIQUE. - GABRIEL DE LAUTREC. - JULES DE MARTHOLD. - CATULLE MENDEs. - GEORGE MoN'rIERE. - LEON RIOTOR. - SAINT-FARGEAU. - R. SAIN'IE-MARIE. - ROBERT SCHEEEER. -- EMILE SIGOGNE.¢ CH. DE Sxvrw. 40 POÉSIE G. ÀRMELIPI. - Cu. þÿ D U B O U R G : - RODOLPHE DARZÈNS. -JEAN DELVILLE. - YVAN þÿ D I E 1 ' s c I : I I N E . - E. GIGLEUX. - CH. GROLLEAU- - MAURICE LARcERIs. - PAUL MARRDT. - EDMOND PILON. - DE TALLINAY. - RDRER1' DE LA VILLEI-IERVE.
Ulnítiation du 15 Mars I9o3 L'INITIAÎI04N~ þÿ mû a ï a mû DIRECTION ADMINISTRATION _ 5, rue de Savoie, 5 ABONNWENTS ~ Taiwan: _ aw" PUBLICITÉ: vznrl: AU Nmuízno PAÉIS_V1¢ Librairie Îaul OLLENDOBFI' D PAPUS 50, þÿ C h a u s s é e - d ' A i : t l n , 50 IRKCTEUI Ê Dune-rnuí msourr : Paul SÉDIR PARIS Secrétaires dela Rédaction: FRANCE. un þÿû û -1° ffJ. |.:.|Av - þÿ s ¼ s n u sETRANGER, - Il ir.
REDACTION. - Chaque rédacteur publie ses articles sous sa seule responsabilité. ljindépendance absolue étant la raison d'être de la Revue, la Direction ne se permettra jamais aucune note dans le corps d'un article. - ' Prière d'adreuer tous les échanges: 5, rue de Savoie, Paris Mimuscmrs. - Le manuscrits doivent être adressés à la rédaction. Ceux qui nexpourront 'étre insérés ne seront pas rendus à moins d'avis spécial.
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Société Alchimique de France (avec la Revue l'HypeÃchimie). p Union Idéaliste Universelle. F. T. L. (section française). Rite Swedenborgien (Loge INRI) ___,__.___. ._ __ ~
_* ` ¢-.-- þÿ : - . * *Y 'I : T T PARTIE PHILOSUPHIOUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute École. sans aucune duttäêtxon, et cha.:un'd'eux conserve la responsabilité exclusive de ses: es. Une Expérience de Psychométrie _ De PHANEG Je tiens à relater une curieuse étude psychométrique, faite par Phaneg, sur un objet historique.
Elle est fort intéressante, a été exécutée avec tout le soin désirable; toute þÿ i nû u e n c e extérieure a été écartée. J'adressais à Phaneg, de la ville que j'habite (distante de x3o kilomètres de Paris), parla poste, sous pli fermé, par l'intermédiaire de Papus, un þÿ S i l l e t rouge séché avec une petite branche de fougère également séchée.
Ces débris étaient accompagnés d'un simple mot indiquant qu'ils avaient été témoins d'un événement historique survenu depuis 1870. C`était tout. Il ne pouvait y avoir eu communication d`idées. J'étais au loin. Je me servais d'un tiers comme intermédiaire, lequel ignorait ce que contenait le pli à remettre.
Envoyé vers le 26 décembre 1902, dès les premiers jours de janvier, je recevais de Phaneg la longue communication suivante, que je vais analyser en suivant l'ordre des divers paragraphes. 13
194 IÎINITIATION [MARS Mais, tout d'abord, je vais indiquer ce qu'était le fameux bouquet, et, quoique obligé de parler politique malgré moi, rassurez-vous, je ne ferai pas de politique! Ces þÿû e u r s provenaient du bouquet qui fut remis par Gyp, le 1" janvier 1900, à Paul Déroulède, alors détenu au Luxembourg et passant en jugement devant la Haute-Cour, qui devait le condamner le 5 janvier.
Après le départ du prisonnier, plusieurs personnes se partagèrent ces þÿû e u r s historiques et, en troisième main, à titre de curiosité, j`en eus un fragment, entouré d`une faveur tricolore. Je ne me doutais guère à quoi il servirait un jour! Les événements enregistrés vont être révélés par notre ami Phaneg, dans l'ordre inverse de leur enregistrement, les dernières d'abord. Il écrivit: 19 Endroit où est placé le bouquet.
Sorte de boîte en verre mise dans une grande armoire et quelquefois sur une cheminée ou au moins le bouquet a touché une telle boîte en verre. Depuis près de trois années que i"ai ce bouquet, il est placé dans une vitrine horizontale, pleine de divers objets de collection. Sous la vitrine et la complétant est une armoire, également vitrée, aussi remplie de bibelots.
Enfin, jusqu'en ces derniers temps ce bouquet reposait, dans la vitrine, sur une boîte d'origine chinoise, dont le couvercle est une plaque de verre. Donc Phaneg, qui n'est jamais venu chez moi, à, 130 kilomètres de distance, avait vu juste.
1903] UNE 1-zxpánisnce ne Psvcnomiãrait: 195 2° Une vente publique. Plusieurs hommes dans un large uestíbule dallé, encombré d'objets hétéroclites. Ce bouquet est parmi eux, je crois. Lorsque les cellules furent évacuées, tous les objets, vieux bouquets, cadeaux, meubles apportés pour meubler les cellules provisoires qui avaient été établies dans la bibliothèque du Sénat, durent être transportés dans une salle voisine, un vestibulc.
Le bouquet dut s'y trouver et c'est là que les fidèlesdu nationalisme durent le prendre pour en disperser les reliques l 3° Une salle de lecture. Cartons. Rayons de livres. Tables. Tapis vert. Un monsieurfaisant des recherches dans devieux documents.
Avant d'être porté aux débarras, le bouquet, peutêtre non encore þÿû é t r i , avait dû être placé dans un bureau, þÿ g r eû ` e , salon de lecture, d'autant plus que le matériel ordinaire de la bibliothèque du Sénat avait dû être mis dans une autre salle. 4° Une grande chambre. Rideaux sombres aux þÿû z n ê t r e s et au lit. Petits guéridons. Grands meubles peu confortables, une table en noyer ronde. Cages d`oz'seaux.
Petits tapis cirés sous lesfauteuils. Style sévère. Aspect général: froid et même monacal. Un grand lit aufond, enface desfenêtres.Dans le lit est couchée unefemme encore jeune. Ceci nous peint assez la cellule du prisonnier. Mobilier sommaire et réglementaire.
Ces cages d'oiseaux sont assez étranges, et si on veut consulter les documents de 'l`époque, on verra que les cellules construites dans la bibliothèque du Sénat avaient une ressemblance aux cages d'une ménagerie.
196 i.`|Nn'umoN En ce qui concerne la femme couchée, c`est plus délicat, c'est peut-être une des pensées pour ainsi dire objectivée, de celui qui habitait ces lieux. 5° Une grande salle sévère, hautes fenêtres donnant sur un jardin. C'est pendant l`hii'er. A ux murs, dwérentes cartes géographiques, des panoplies. Table ovale, recouverte d`un tapis vert.
Je vois entrer dans la salle un à un une dígaine d'hommes en habit, un seul est en uni/'orme (peut-être un uni/orme allemand). Il semble commander, une discussion s'engage. L'homme en uniforme est impassible. De temps en temps une personne présente se lève etlit un papier. A la þÿû n , des signatures sont données en double. Je vois des parchem ins à grands cachets rouges. Cest bien en hiver, puisque ça se passe en janvier igoo.
Le Sénat ouvre bien ses hautes fenêtres sur le jardin du Luxembourg. C`est, ou une scène d`une commission de la HauteCour, ou une réunion de partisans de Déroulède qui rédigent quelque chose qui va lui être adressé. Si on consulte les journaux d'alors, on se rendra compte de toutes les lettres, listes couvertes de signatures, bouquets qui lui furent adressés.
L`homme en uniforme est ou un garde, ou un commissaire, ou un fonctionnaire chargé d'assurer l'ordre. Jusqu`ici. avec une suite très logique, les images évoquées se rapportent donc bien å ce qu'a dû voir le bouquet en xgoo. Mais la suite est aussi curieuse, car nous n`a=ons
um: r¿:xi>Én11:Nc1: nr: 1>sYc1~1oMÉTR1r: 197 plus l'impression de scènes objectivées, mais bien celle de simples idées, de mobiles, de faits se rattachant à ce qui se passe en 1900, mais bien antérieurs et ayant existé avant le bouquet, ce sont de simples idées subjectives, et cependant ces idées sans corps ont laissé une trace matérielle. 6° Des tombes, un cimetière assez vaste.
Le cimetière est occupé par des troupes en uniforme sombre et un peu fantaisiste. Des soldats sontà cheval sur les murs et tirent. D`autres se glissent entre les tombes. Une lutte très vive aux portes. Ceci, c`est l`enterrement de Félix Faure, le 23 février 1899. Le cimetière gardé. Les uniformes fantaisistes sont peut-être ceux des centaines de Sociétés sportives qui prirent part au cortège.
La lutte, c'est le retour, la tentative de Reuilly,1'arrestation, la prison de la santé. Le procès de la Haute-Cour roulait sur la tentative dembauchage de l'armée au retour des obsèques de Félix Faure, forcément que des idées de souvenirs - ayant corps - et se rapportant aux faits énoncés. circulaient en foule dans cette cellule. Elles étaient une sorte de prolongement du prisonnier.
7° Un homme d'un certain âge, encore solide, aun: allures þÿ c f oû i c í e r , entre dans un cimetière. Il se dirige vers une tombe sur laquelle sefanent des _/leurs. Il sort un revolver de sa poche et se tue. Des oiseaux noirs voltigent au-dessus de la tombe. Tout le monde a reconnu le général Boulanger et son suicide au cimetière d`lxelles en Belgique. Or, le nationalisme de Déroulède était en somme la
198 LÎNITIATION suite du boulangisme. ll avait été mêlé au premier mouvement. Ses partisans de même. En grande partie les meneurs, ceux qui dirigeaient dans l'ombre dans les deux périodes avaient mêmes noms. Voyant l'échec de sa tentative, qui ne dit que Dãroulède n'eut pas des idées noires et que souvent la fin tragique du général ne hanta pas ses veillées ? Encore une idée qui prend corps et þÿû o t t e .
8° Un duel dans un salon dont on a oté les meubles. Un des combattants est vieux. ses cheveux sont blancs. Ceci est plus difficile à préciser. Cette époque fut fertile en duels. Déroulède en eut plusieurs. A cause des cheveux blancs on pourrait peut-être citer le duel Floquet-Boulanger. 9° Ces þÿû e u r s sont très aimantées, elles sont entourées d`un halo lumineux.
Deux personnages passent en se tenant par la main. (Impression d'un autre sujet qui voi! « objectivement ».) Rien d`étonnant ces þÿû e u r s ont assisté à une période très active de notre histoire. Les divers partis politiques étaient très surexcités. La guerre civile faillit peut-être éclater ou au moins Pémeute. (Champ de courses d'Auteuil.)Aussi on comprend qu'elles soient aimantées.
Les esprits étaient sous l'empire d'une haute tension. _ q Les deux personnages qui se tiennent par la main gagneraient à être mieux précisés. En effet, si on admet que l'un est Déroulède, on peut dire: « Cherchez l`autre »..., et alors on arriverait peut-être à résoudre un problème historique, qui ne l`a pas été et qui est le pendant du fameux : « D'où vient l'arþÿ $ $ ! - - u S ¢ ' - : a n .
1 . - . v : ; ¼ : - . » . . . . . - . . - __.....,.. _ UNE EXPÉRIENCE DE PSYCHOMÉTRIE 199 gent? » bien célèbre à un autre moment de l`histoire de nos jours. Courage donc, la psychométrie nous réserve encore bien des surprises. L'histoire, après avoir subi à dessein bien des accrocs, pourra peut-être þÿ e nû n être l`objet de judicieuses reprises. - PHANEG et TIDIANEUQ.
PENSEE Les vérités fécondes et lumineuses existeraien moins pour le bonheur de l`homme que pour son tourment, si l'al1raz`t qu'il se sent pour elles était un penchant qu'il ne pûtjamais satzsfaire. (LOUIS-CLAUDE DE SMNT-MARTIN, Tableau naturel des rapports qui existent enlre Dieu, l'Homme et l'Unívers.) ` %°
Exemple remarquable d'Atavisme astral Comme preuve de þÿ Y i nû u e n c e astrale sur l'homme, il n'en existe pas de plus nette que l'atavisme planétaire. Les exemples sont plus ou moins probants; mais il est rare de ne pouvoir y noter des ressemblances ataviques qui frappent au premier coup þÿ d ' S i l .
Sans entrer ici dans les détails que nous avons donnés dans þÿ I nû u e n c e aslrale (1), nous prenons l'exemple le plus frappant parmi ceux qui y sont indiqués, en représentant la disposition planétaire des zodiaques de nativité. Chacun peut d'ailleurs la vérifier par la « connaissance des temps », ou par tout autre genre de tables astronomiques, telles que les éphêmérides de Raphaël.
Pour le mode de représentation astronomique adopté, nous renvoyons au Langage astral (2), où la * (1) Influence astrale (Essai d'astrologie expérimentale), par Paul Flambart. (2) Langage astral (Traité sommaire d'astrologie scientifique) par Paul Flambart (librairie Chacornac).
EXEMPLE D,ATAYlSl'lE ASTRAL 201 question est exposée en détail. Sans être même initié au langage planétaire, un simple coup þÿ d ' S i l sur les figures données montrera la ressemblance des deux thèses. Nous avons indiqué en gros traits les éléments semblablement placés. Les analogies ataviques portent sur les points suivants : - 1° Le milieu du ciel et l'ascendant sont situés aux mêmes endroits du zodiaque.
Autrement dit, l'orientation de ce dernier était la même pour les deux nativités, par rapport au méridien et à l'horizon ; 2° La Lune, Mercure et Saturne offrent les mêmes positions, et les mêmes aspects entre eux par conséquent; 3° Mars, dans les deux thèmes, est en même maison astrologique (maison VI) avec aspects majeurs sur les trois planètes précédentes; 4° Jupiter, quoique occupant deux places opposées, est également en double aspect de quadrature sur Mercure et sur la Lune dans les deux thèmes ; 5° Le Soleil et Vénus offrent le même aspect de semi-quadrature.
Sans se livrer au calcul compliqué des probabilités, pour se rendre compte de la valeur de ces coïncidences, il þÿ s u fû t simplement de se reporter aux durées approximatives des révolutions astrales dans le zodiaque: - Les points représentant le milieu du ciel (Mc) et l`ascendant (As), - points de Pécliptique situés dans le méridien et l'horizon, font naturellement le tour du zodiaque en une journée;
zoz L'iN|1'ui'rioN - La Lune met environ vingt-septjoursà parcourir tous les signes; - Le Soleil met un an; - Les planètes inférieures (Mercure et Vénus), qui précèdent ou suivent de près le Soleil dans son mouvement apparent, mettent donc à peu de chose près une année en moyenne; - Mars, qui fait sa révolution autour du Soleil en six cent þÿ q u a t r e - v i n g tû s e p t jours, présente des déplacements plus longs et plus compliqués; -- Jupiter met environ douze ans à faire son parcours zodiacal ; - Saturne, environ vingt-neuf ans et six mois; - Uranus, quatre-vingt-quatre ans environ; 1 - Neptune met près de cent soixante-cinq ans.
Cet aperçu général des variations planétaires du zodiaque dispense de tout calcul de probabilité. Le plus souvent, l'atavisme est donné par la Lune et surtout par le milieu du ciel et Fascendant, qui marquent les points les plus mobiles du zodiaque de nativité. Il est donc rare que, pendant un intervalle de plusieurs jours, une naissance ne puisse s'opérer sous un ciel donnant des facteurs d`hérédité.
Aussi, le fait, prouvé par l'atavisme astral, que «_l`on ne naît pas à n'importe quel þÿ m o m e n t : : , n'entraîne-t-il pas forcément des moments de conception possible ou impossible, bien qu`à d'autres points de vue la chose paraisse probable.
Dans l'exemple étudié, on voit d'abord que les aspects célestes des planètes présentaient des analogies ataviques très nettes et restant à peu près fixes penþÿ î u : _ u ~ . . - ° . - . . - ¢ - . . . . . ~ : - ` . , - . _ . . _ ¢ . . . . -__; -_._...- _..._._ þÿ : - ..-._.._`_ EXEMPLE D,ATAVISlllE ASTRAL 203 dant plusieurs jours, au voisinage de la nativité de l'enfant; qu`en outre la nature semble avoir attendu l'arrivée de la Lune à la position de celle de la mère pour augmenter la ressemblance, et que de plus la détermination locale des planètes, c'est-à-dire l`orientation du zodiaque due à l'heure et au lieu, s`est opérée de façon à produire le maximum de ressemblance atavique qu'on pouvait prévoir pour cette époque: l'année, le mois, le jour et l'heure précise, tout concorde ici.
De telles considérations sur l'atavisme astral, faites sur un grand nombre d'exemples, sont tout un enseignement pour l'astrologie. Elles prouvent d'abord par desfaits, mathématiquement exacts et vérifiables pour tous, la liaison des facultés humaines avec les planètes de nativité, c'est-à-dire þÿ l ' i nû u e n c e astrale sur l'homme. Elles indiquent ensuite - point très important pour 1'étude - les facteurs astrologiques naturels à employer.
Ces éléments astronomiques, transmetteurs de Thérédité, doivent être en þÿ eû ` e t indicateurs au moins *partiels des facultés humaines, et tonaliser celles-ci dans leur évolution comme dans leur orientement inné.
A C'est ainsi que Pobservation naturelle du ciel porte à admettre trois 'principales catégories de facteurs dans l'étude de Fastrologie scientifique, basée sur le système apparent des cieux: les signes du zodiaque, les maisons astrologiques et lesplanètes (voir Langage astral). La figure du ciel de nativité que nous adoptons
þÿ - ` - v ~ ¢ - ¢ : - ¼ - ~ 204 L'lNlTIA'I`lON n"est donc pas conventionnelle, mais a une þÿ s i g n iû c a - tion expérimentale parfaitement précise. La véritable astrologie astronomique, comme on le voit, ne consiste pas en formules empiriques à appliquer sans en connaître l'origine et la valeur.
C'est avant tout une science d'observation, du même titre que les sciences naturelles, dontles lois complexes se dégagent d`autant plus clairement qu'on en analyse plus d`exemples. Reconnaissons toutefois que notre méthode actuelle d`observation n'a rien de définitif, et que de nouveaux éléments astronomiques pourraient bien, un jour, þÿ l ' a m p l iû e r et l'éclairer. Nos procédés sont, en effet, basés sur le mouvement apparent des astres.
Il se peut qu'en considérant les planètes dans leurs positions réelles de notre système planétaire, de nouvelles déterminations soient préférables, mais rien ne le prouve à priori. En vertu de la fatalité mathématique du mouvement des astres, il est possible que le langage exprimé par les positions géocentriques contienne implicitement tous les facteurs de l'infiuence astrale.
Quoi qu`il en soit, l'étude des correspondances restera toujours semblable dans son sens philosophique, et nécessitera la multiplicité d`exemples à étudier et à comparer entre eux pour trouver les lois d`inþÿû u e n c e , qu'íl s'agisse de facteurs numériques ou géo métriques comme base cl'étude, et de tel ou tel système astronomique admis.
Les découvertesà faire sont infinies sous ce rapport, mais si elles sont de nature à compléter ou à éclairer les lois générales que l'obser- .___..._,._.....,--..-._ . -. -_ _.`__ _ __ _ _ ,_ "JÎ
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*Î 206 . tfmiruïion vation du ciel apparent nous enseigne, elles ne peuvent évidemment détruire celles-ci complètement. Aussi ne peut-on faire fausse route, à proprement parler, en procédant (avec prudence, cela s'entend), comme nous l'avons indiqué. Notre méthode scientifique nous a déjà permis de retrouver quelques remarques anciennes dont le discrédit n'a été dû qu'à leur expression démodée ou incomprise. La science astrologique nous a été transmise d'une façon si obscure qu'il nous semble préférable de chercher à arriver aux règles anciennes plutôt que d`en partir, si l`on veut lui restituer la place qui lui est due. Ijatavisme astral, dont le contrôle dispense de l'interprétation personnelle, qui ne peut se dérober aux controverses, nous paraît sous ce rapport contenir les points d'appui les plus sûrs, bien que les traités anciens l'aient passé sous silence d'une façon inexpli« cable. Une tendance fâcheuse, à notre avis, qui est à signaler chez les anciens astrologues, est de dédoubler inutilement les facteurs astrologiques. C'est ainsi que le point fictif nommé « part de fortune þÿ : :par Ptolémée nous a toujours paru négligeable, puisqu'il résulte des positions de Pascendant, du Soleil et de la Lune. La considération d'Uranus, de Neptune et des petites planètes, jusqu`ici non étudiées, nous semble autrement importante! _ Quant aux lois d'harmonz'e aslrale qui forment le fond même de Pinterprétation, elles sont enseignées expérimentalement comme celles de l'atavisme. Elles résultent avant tout de la comparaison du ciel de nati- /"S
EXEMPLE D,Á'l`AVISME ASTRAL 207 vité avec le ciel marquant une phase saillante de la vie de l'individu. Nous renvoyons à ce sujet à l'étude des transíts planétaires faite dans .le Langage astral, montrant qu'une phase saillante de la vie humaine coïncide, on peut dire toujours, avec des passages remarquables de planètes par rapport au ciel de la naissance. La condition qui est loin de suffire paraît du moins nécessaire.
Les harmonies et díssonances s'en déduisent pour l'évolution des facultés en même temps que pour Porientement inné de celles-ci. L'harmonie astrale, dans son essence, présente les mêmes lois pour le caractère que pour la destinée, et cela pour tous les plans où on l'envisage.
Autrement dit: la même þÿ i nû u e n c e astrale qui provoque un orage vital, quand elle a trait aux þÿ s i g n iû c a t e u r s individuels de destinée, produit, lors de la nativité, une disonnance de Porganisme, si elle a trait à ce moment-là aux þÿ s i g n iû c a t e u r s de caractère ou de santé.
Faculté dissonnante ou phase malheureuse «- comme Fobservation le prouve - résultent des inþÿû u e n c e s de même essence astrale, opérant soit sur l'organisme proprement dit, soit sur sesfacultés d'essor, qui peuvent être plus ou moins distinctes de ce dernier. Il en est de même de l'harmonie.
C'est peut-être la considération philosophique la plus précieuse qui découle de Yenseignement astrologique, car on entrevoit par là cette fameuse « unité des causes þÿ : :et ce critérium d'harmonie réelle nécessaire au jugement impartial des' facultés humaines. S'il n'est pas possible à l'homme de l'atteinclrc d'une
2o8 L`xNmn1oN façon absolue, c"est déjà un grand point d`en reconnaître Yexistence et de pouvoir s'en rapprocher par l'étude, - aucune opinion philosophique n"étant indépendante de ce Critérium-là". PAUL FLAJIBART, V Ancien élève de l'Ecole polytechnique. _ A quoi peuvent conduire ces études sur les problèmes psychiques, demande-t-on aussi P - A montrer que l'áme existe et que les espérances d`immortalité ne sont pas des chimères.
Le « matérialisme þÿ : :est une h_)pothèse qui ne peut plus se soutenir depuis que mous connaissons mieux « la matière þÿ : : .Celle-ci þÿ n ` r : _û " r e plus le solide point d'appui qu`on lui attribuait.
Les corps sont composés de milliards d'atomes mobiles invisibles, qui ne se touchent pas et sont en mouvement perpétuel les uns autour des autres; ces atomes þÿ i nû n i m e n t petits sont considérés maintenant eux-mêmes comme des centres deforce.
Où est la matière P Elle disparait sous le dynamisme. (CA1~m.u: þÿ F i A i V m A R 1 o N , l ' I n c o n : 1 u et les problèmes psychiques.) ' É xiLes Noces de Cana (Suite.) lll RÉALISATION L'Evangile, c'est Jésus-Christ trans figuré; c'est Fépopée de son admirable esprit, ce sont les miracles de sa morae représentés par les plus touchantes images. (Eliphas Levi, La Science des esprits.) Il est temps de résumer, suivant nos faibles moyens, nos méditations laborieuses.
Lfhomme spirituel qui a passé par les phases d'aspiration à une meilleure vie, de conviction, d'humilité, d'entraînement, d'obéissance et de doute, perþÿ s o n n iû é s , dans le chapitre I°' de l'Évangile selon saint Jean, par saint Jean-Baptiste, André, un disciple inconnu de saint Jean-Baptiste, Simon Pierre, Philippe et Nathanaël serait-il en opposition à l'homme de science, l`homme intellectuel P 14
2 10 IÎINITIATION ll n`y a pas de désaccord entre la Foi et la Science qui accueille la tradition, base de ses progrès et mère de la Foi, comme il n`en existe pas entre le þÿ c S u r et l'esprit, qui se plaît dansla compagniede Fimagination.
La Science qui respecte la tradition n'ouvrirat-elle pas toujours son domaine aux aspirations de la Foi qui donne une solution inattendue aux mystères de la science par des hypothèses analogues aux vérités démontrées ?
Et la Foi ne s'intéressera-t-elle pas toujours aux découvertes de la Science, « qui, par la manifestation partielle des lois dela raison éternelle, donne une échelle de proportion à toutes les aspirations et à tous les élans de l'âme dans le domaine de Yinconnu »? (Eliphas Levi, Clefdes Grands Mystères.) Le þÿ c S u r serait-il contraire à l'esprit où il voit l'imagination « qui a pour principe Féternelle et profonde affinité du beau et du vrai »? (Dict. des sciences philosophiques, art. Imagination.) Quand l'homme le mieux doué, celui dont la science humaine fête l`union avec la nature, se croit capable, avec ses propres ressources, de continuer à enthousiasmer la société d'élite qui l'entoure par ses élans vers la vérité, ne voit-on pas toujours ses efforts se ralentir, ses connaissances s`épuiser par les þÿ d iû i - cultés de son entreprise titanique P « Les idées sans la Foi, au lieu d'ètre Pexpression la plus élevée de la nature des choses, et ses conditions éternelles, ne sont, comme les déiinissait Kant, que des concepts vides et des formes stériles de notre pensée, que de vaines catégories. þÿ : :(Díct. des sc. phil., art. Foi.)
LES NOCES DE CANA 211 Dans cet état de choses, la tradition, la gnose ou Pimagination sont les premières à constater notre dénuement spirituel, car elles savent que l'inspiration ne s'acquiert pas, mais se donne, et que Fhomme ne peut aboutir à rien, dans le domaine spirituel, sans le secours d`en haut. Elles ne peuvent non plus attirer sur l`homme les grâces qui lui sont nécessaires, s'il ne les demande pas.
' Si la tradition naquit de la foi dans l'inconnu, si elle engendra la Foi parmi nous, elle n'est pas la foi. ll en est de même de Pimagination, issue de l'idéal qu'elle fait luire dans nos âmes, mais qui n'est pas l'idéal, car elle n'est qu'une faculté, qu'un moyen pour y parvenir.
Tradition et imagination sont donc .distinctes de la Foi et de l`Idéal, et ne peuvent qu'indiquer à l'humanité pensante la voie à suivre : « Faites tout ce qu'il vous dira. » Une fois que les facultés intellectuelles de l'homme obéissant à la voix de la tradition ou de Pimagination se soumettront à Celui qui peut, seul, leur venir en aide, elles sauront que tout progrès moral réside dans le travail de purification et d'amendement qui leur a été im posé de tous temps, comme une constante direction dans leurs joies et dans leurs douleurs, dans leur triomphe et dans leur défaite.
Par ce travail de régénération pour soi, et pour les autres, elles changeront la raison universelle du créé en dons spirituels, et comprendront que : 1° Uamendement, base de toute religion et de la création même (3) est þÿ oû ` e r t à notre moi en ce monde (ro) pour faire mourir le vieil homme et
212 L,lNITlATlON donner naissance à l'homme nouveau (3 + ro = 13) þÿ aû n de reconstituer notre force (13 = IV); 2° En réformant nos défauts, nous rétablíssons nos rapports avec le ciel (6).
Il nous sera possible, alors, d'évoluer (8) vers le but pour lequel nous avons été mis au monde, et qui est le retour à l'unité (6+ 8 = 14), lorsque nous aurons su dominer nos passions et nos vices, c'est-à-dire la matière rebelle (14 = V); 3° Initiés par Yamendement à désirer et à acquérir ce qui est bien, à combattre ce qui est mal, à reconquérir notre ancienne liberté par un travail moral et physique assidus (6), nous retrouverons notre équilibre, recouvrerons notre héritage d'enfants de Dieu (9 + 6 = 1 5) et rétablirons nos rapports avec le Ciel (15 : VI); 4" Parvenus, par son moyen, à-Pémancipationlde notre volonté qui nous fera dominer nos facultés (12), nous verrons Dieu dans l`humanité et Yhumanité en Dieu, en comprenant le véritable esprit de la création, lequel nous donnera la clef du ciel (4).
« Ce sera le royaume du ciel sur la terre, et les corps seront les temples de l'âme, comme l'univers est le temple de Dieu. Et le corps et les âmes, et la forme et la pensée, et l'univers entier seront la lumière, le verbe et la révélation permanente et visible de Dieu.
Amen l Qu'il en soit ainsíl þÿ : :(12 +4= 16.) Alors; nous aurons confirmé notre victoire par le þÿ s a c r iû c e , et nous deviendrons prêtres et rois, d'après le Christ, par l`esprit et par l`amour (16 = VII); 5° Enfin, en se corrigeant de plus en plus de leurs
LES Noces DE CANA 213 faiblesses, les_êtres seront réintégrés dans la possession absolue et complète de la vérité (15). Ils auront en eux Piutellígence et l'amour, ce magnétisme du bien, unique puissance sur la terre comme au ciel (15 + 2 = 17). Ils deviendront étrangers à l'esprit de secte, seront tout à tous, et regarderont les hommes comme les enfants d`un père commun qui veut les sauver tous.
Ainsi, ils évolueront vers le Père qui les fera participer à sa gloire, comme des enfants bien-aimés (17 = VIII).
De telles þÿ S u v r e s d'évolution morale craignent-elles les applications de la science Ioyale, juge intègre de leur manifestation sensible P Quoique la science humaine ne sache pas, souvent, par quelle mystérieuse procession intime elles ont été produites, et bien qu`elle ignore comment notre soumission au Verbe de Dieu peut donner un résultat aussi sublime, ne nous dira-t-elle pas toujours que c`est par là que nous devons commencer ?
« Ce qui peut être observé par la science, ce sont les phénomènes que produit la Foi, et elle peut, alors, suivant_la parole de Jésus-Christ lui-même, juger de l`arbre par les fruits. þÿ a : (Eliphas Levi, Le Grand Arcane dévoilé, XIV.) N'est-ce pas avec de telles þÿ S u v r e s que notre divin Maître a démontré combien l'action intérieure et active élève notre âme, quand, à la science, nous savons unir la tradition et la foi, lorsque nous parvenons, en un mot, à rétablir l`accord de l'esprit, de Fimagination et du þÿ c S u r P Mais, la foi dans le Verbe de Dieu, et, par lui, dans
214 L'xNmA'r1oN ce mystérieux inconnu qui ne tombe pas sous les sens, et qu'on ne peut scruter ni analyser, est tellement þÿ d iû i c i l e à être comprise par la science, que, comme aux noces de Cana, il n'y aura que ceux qui font de Jésus leur refuge, leur occupation, leur inspiration et leur soutien, qui croiront en lui, car la Foi rapporte toutes choses à une vérité universelle et absolue que Ia Science, avec son esprit d'analyse, ne peut embrasser.
« La grande chaîne qui réunit la Science à la Foi, c'est l'analogie. þÿ : : L'eau transformée en vin a été trouvée par le maître d'hôtel supérieure au vin précédemment offert aux conviés.
C'est tout ce que la Foi peut exiger de la Science, jusqu'au jour où, parvenues toutes deux à l'unité qui est leur but final, elles se trouveront réunies, par l'Esprit-Saint, l'Esprit de charité, dans la Jérusalem céleste où elles cueilleront ensemble les fruits de l'arbre de vie, et donneront, d'un commun accord, les feuilles de cet arbre pour la guérison des Gentils.
«En attendant, travaille et cherche, ô Science, mais respecte les oracles de la Foi. Lorsque ton doute laissera une lacune dans Fenseignement universel, permets à la Foi de la remplir. Marchez distinguées l'une de l`autre. mais appuyées l'une sur l'autre, et vous ne vous égarerez jamais. » (Eliphas Levi, Clef des Grands Mystères.) Esnnus Nmsus. ï
La roproduotlon des articles inédits publiés par Plnitintíon est formellement Interdite. l moins d'nntoi-lutlon spéciale. PARTIE INITIATIQUE þÿ ( C eû e partie est réserivée á Fexposé des idées de la Directíomdes Membre: du Comité de Rédaction et d la reproduction des classiques anciens.) ____Î Le Plan Physique Les occultistes étudient beaucoup le plan astral, un peu moins le plan kamique, très peu le plan mental, et pas du tout le plan physique. Cela se comprend, tout le monde connaît le plan physique, il ne paraît pas intéressanteton ne voit pas bien qu'il puisse fournir un sujet d'étude pour l'occultiste. On l'abandonne aux physiciens, aux chimistes et aux naturalistes. ll y a là une grande erreur, le plan physique est très intéressant à étudier et peu connu. Je peux dire en toute certitude que les savants n'en connaissent qu'une faible partie. V On divise le plan astral en astral supérieur, moyen et inférieur, on fait de même pour le plan kamique, pour le plan mental et pour le plan céleste. Le plan physique est généralement supposé unique, indivisible; on connaît divers états dans ce plan, mais une seule modalité. Cependant le plan physique se subdivise bien nettement en trois sous-plans, tout comme les autres plans 3 le plan divin seul est unique. Je vais donc donner un court aperçu des plans physiques inférieur, moyen et supérieur.
216 LYINITIATXON Le plan physique inférieur est celui dans lequel nous nous mouvons tous, c`est celui qui contient la matière telle que tout le mondelaconnaît, etqui est suiþÿû s a m m e n t étudiée par les savants. A ce plan physique inférieur correspond notre corps physique inférieur, celui que nous voyons et qui fait l'objet des études de l'anatomiste et du physiologiste; je n`en parlerai pas davantage.
Le plan physique moyen est très intéressant pour l`occultiste, c'est le plan dans lequel se meuvent les savants et certaines personnes évoluées, telles que les yoguis, les prophètes, etc. Le corps physique moyen, qui vit dans ce plan, possède des propriétés remarquables, en les décrivant, j'aurai décrit le plan luimème.
Le corps physique moyen ne diffère en rien, dans son apparence, du corps physique inférieur; mais il possède diverses propriétés qu'on chercherait en vain dans ce dernier: il peut se rendre invisible, il pénètre la matière, il peut l'éviter, il peut vivre sans manger, il peut manifester la bilocation et même l'ubiquité.
Seulement l'ubiquité complète n'appartient qu'au corps physique supérieur; pour le corps physique moyen, il n'y a en réalité qu'une multilocation. Toutes les fables qu'on raconte dans les Mille et une Nuits, les légendes comme celle de Panneau de Gigès, _sont basées sur des faits vrais, il y a eu de tous temps et il y a encore actuellement des hommes qui se rendent invisibles. En voici un exemple moderne.
Un jour, dans les Indes, trois hommes se trouvaient réunis dans une chambre possédant pour toutes ouLE PLAN PHYSIQUE 2l7 vertures une porte et une fenêtre; ces trois hommes étaient : un diplomate français, un missionnaire français et un yogui hindou. Le missionnaire disait que les miracles prouvaient la vérité de la religion chrétienne.
Le brahme répondit que les miracles ne prouvaient rien et conclut en disant: Voulez-vous que je vous en fasse un P On accepta et le brahme leur recommanda de bien veiller aux issues. On ferma la fenêtre, et le diplomate se planta devant elle; le missionnaire ferma la porte à clef et se mit aussi de planton pour en interdire l`accès.
Le brahme alors se mit à tourner sur lui-même, à exécuter une danse à mouvements de plus en plus rapides et tourbillonna avec une vitesse de plus en plus vertigineuse. A mesure que ses mouvements s`accéléraient, il devenait de moins en moins visible et, finalement, disparut entièrement.
Les deux assistants étaient à peine revenus de leur stupeur, qu'ils entendirent frapper du dehors, le misþÿ s a o n n a i r e ouvrit la porte et vit le brahme qui entra en demandant si les miracles prouvaient quelque chose.
Nous avons un exemple de bilocation remarquable dans l`épisode de saint François-Xavier se trouvant en même temps sur le pont d'un navire, exhortant le capitaine à prendre patience et à attendre l'arrívée d'une baleinière montée par quatre matelots, et qu`on croyait perdue et à bord de cette même baleinière, encourageant les matelots et leur disant de faire force de rames, les assurant que le navire était encore à la même place et que le capitaine les attendait. Ces matelots furent ainsi sauvés. Christina Mirabilis, àla fin de sa vie, fournit un þÿ ¼ ; r , ¿ § _ ~ y ~ 2. ¿_ *_ L
218 IÎINITIATION exemple de passage de la matière à travers la matière : « Quelquefois, en effet, en revenant le soir, elle passait à travers la maison, comme un esprit marchant sur la terre ; on avait peine à distinguer si c'était un esprit ou un corps qui passait, car elle paraissait à peine toucher la terre.
En effet, dans cette dernière année de sa vie, presque toutes les parties de son corps animal s`étaient tellement spiritualisées, que personne ne pouvait regarder son ombre sans trouble et sans terreur. » (Initiation, novembre 1897, p. 171. Histoire de Christina Mirabilis.) Cette même Christina Mirabilis présentait le phénomène de la lévitation à un haut degré. Elle pouvait aussi vivre longtemps sous l'eau, ou au milieu du feu, sans se brûler.
Son histoire entière est très instructive parce qu'elle présente un exemple remarquable d'un corps physique ayant évolué jusqu`au plan physique moyen, d'une manière complète. En lisant cette histoire, on verra la plupart des propriétés de ce plan, réunies comme pour une démonstration þÿ s c i e n t iû q u e .
Les apports, en spiritisme, représentent 'aussi des propriétés du plan physique moyen : transport rapide de la matière, sa dématérialisation, son passageà travers les murs et sa matérialisation. Une autre propriété du corps physique moyen, c'est de pouvoir vivre longtemps sans manger: Lidwine, pendant dix-neufans, ne mangeait chaque jour qu'une petite tranche de pomme, grosse comme une hostie, et pendant huit ans elle ne mangea rien du tout. Elle recevait avec joie l'hostie consacrée, mais elle ne pouvait supporter aucune autre nourriture. Un jour son J 1 1 E
þÿ _ f _ : __. I LE PLAN PHYSIQUE i 2l9 confesseur, soupçonnant quelque fraude, lui donna la communion avec une hostie non consacrée; c'était le jour de la Nativité de la sainte Vierge. Lidwîne neput pas l`avaler et la cracha.
Le prêtre lui þÿû t de fortes réprimandes, 1'accusa de sacrilège; mais Lidwîne lui dit : þÿ C r o y e z : v o u s que je ne sais pas distinguer le corps de Notre-Seigneur du pain ordinaire, puisque' je ne puis pas manger celui-ci, tandis que j'avale sans þÿ d i fû c u l t é la sainte hostie P La même chose arriva à Marie d'0ignies. - Sainte Rose de Lima ne vivait que de quelques pépins d'orange. -- Angèle de Foligno, þÿ s S u r Louise de la Résurrection, sainte Colette, Pierre d'Alcantara, et beaucoup d'autres ont vécu très longtemps sans manger.
Et cependant_tous ces saints, dans d`autres périodes de leur vie, mangeaient comme tout lemonde. Telles sont les principales propriétés du plan physique moyen et du corps physique qui lui appartient. Il n'y a qu'à exagérer toutes ces propriétés pour passer dans le plan physique supérieur.
Notre corps physique à tous est þÿ d e a i n é , à la þÿû n des temps, à faire partie du plan physique supérieur, en devenant ce qu`on a appelé le corps spirituel ou le corps glorieux.
Seule~~ ment il faut faire une distinction: malgré l`appel de Dieu à l'humanité tout entière, il est inévitable qu'il y ait un déchet, quelques-uns ne pourront pas entrer dans la gloire; il serait donc abusif de dire qu'ils auront un corps glorieux; mais on peutldire qu'ils auront un corps spirituel, parce que cette dénomination ne préjugc rien au point de vue du bon et du mauvais.
220 L'mmA1'xoN Pour ne pas laisser de confusion dans _l`esprit, faisons une petite digression et disons de suite ce que c`est que ce déchet.
Nous n`avons qu'à regarder autour de nous pour voir que nous ne naissons pas tous égaux, il y en a qui naissent avec une intelligence bornée et de très mauvais instincts; quand ils sont devenus des hommes, loin d'évoluer, ils s`enfoncent de plus en plus dans le vice et la dégradation ; tous les efforts qu`on peut tenter pour les relever ne servent à rien; quand ils sont arrivés à la vieillesse, ils sont pires que dans leur jeunesse.
Pour ceux qui croient à une seule existence, après laquelle notre sort est définitivement þÿû x é , ils ne peuvent pas avoir de doute, ces malheureux constituent bien un déchet. Mais ceux qui croient aux réincarnations peuvent avoir de l'espoir et dire que les progrès se feront dans une prochaine existence.
Cependant, si nous regardons en avant, nous sommes bien obligés de regarder aussi en arrière; nous verrons alors que ces malheureux ont certainement de nombreuses cxistences derrière eux et que, s'ils les ont si mal employées, on peut bien craindre qu'ils ne soient pas plus prudents dans les suivantes.
Il ne faudrait pas croire que ce ne soit qu'un petit inconvénient de perdre une existence en l'employant mal, on revient dans la suivante accompagné de plus de difficultés et de moins de chances de pouvoir se relever. Mais alors, n`y a-t-il plus rien à espérer pour les malheureux qui font partie du déchet P Au contraire, tant que le monde est loin de sa þÿû n , il y a beaucoup
LE PLAN PHYSIQUE 221 à espérer, car il faut compter sur l'action divine qui ne se lasse pas. Il serait trop long d`expliquer tout cela actuellement, je dirai seulement que, et c'est là Pexplication de l`enfer éternel, les irréductibles seront lancés dans un nouveau Manvantara, c'est-à-dire dans une nouvelle éternité, pour recommencer la lutte dans de meilleures conditions. Après cela Dieu sait ce qui arrivera, nous, nous ne le savons pas.
Un théologien me dira: Vous ne le savez pas, vous, mais nous le savons, nous, Notre-Seigneur a dit... Je ne veux pas discuter aujourd'hui, un autre jour je démontrerai que je crois aussi bien que les théologiens aux paroles du Christ, mais je ne me crois pas le droit de leur donner un sens que lui-même n`a pas voulu leur donner; ou plutôt, soyons prudents, que ma conscience m'indique qu'il n`a pas voulu leur donner.
La matière parfaitement évoluée, celle du plan physique supérieur, ne doit pas être confondue avec l'éther, et encore moins avec la matière astrale. L'éther forme à lui seul une sorte de sous-plan, 'qui est, non pas une modalité, mais un état de la matière physique. On peut considérer cinq états de cette matière: l'état solide, l'état liquide, l'état gazeux, l'état radiant de Crookes et l'état éthérique.
C'est par l`intermédiaire de la matière à l'état éthérique, ou éther, que le plan astral agit sur le plan physique. þÿ P r oû t o n s maintenant de ces connaissances pour expliquer ce qui s`est passé après la résurrection du Christ et pendant et après son ascension. Les chrétiens disent que Jésus est ressuscité en chair et en os, avec son véritable corps, celui qu'il
2 2 2 lfmirxario N avait quitté en mourant, et ils ont raison.
Les Evangiles racontent, et les chrétiens répètent, de quelle manière il apparaît à ses disciples, comment il se trouve au milieu d'eux, dans une maison dont les portes et les fenêtres sont fermées, comment il fait route avec les disciples d'Emmaüs, cause avec eux, entre avec eux dans une hôtellerie, rompt le pain et disparaît sur place au moment où ils le reconnaissent ; en outre, il mange avec les apôtres, se laisse toucher par eux et se montre tel qu'il avait été avant sa þÿ c r u c iû x i o n et sa mort, sauf les plaies qui sont visibles et lui donnent, pour ainsi dire, un brevet d`authenticité.
Les chrétiens racontent tout cela sur le même ton qu'ils racontent tout le reste; on croirait, à les entendre, qu'il n'y a rien là de plus extraordinaire que dans tous les événements antérieurs à sa mort. Et, par le fait, il n'y a en tout cela qu'une exagé- *ration des propriétés de son corps physique : jusqu"à sa mort il a été dans le plan physique moyen, après sa mort il est dans le plan physique supérieur.
Les spirites, considérant ces apparitions dans des chambres closes, disent que les apôtres ne voyaient que le péresprit du Christ, ce qui est la négation formelle de la résurrection. D'après eux, il y aurait eu un simple fait de matérialisation, comme dans certaines séances spirites; Jésus a mangé, cela ne les gène pas, on a vu des matérialisations manger et boire.
Cette explication est absurde, attendu que pour obtenir une matérialisation il faut un médium spécial; pendant toute la durée de la matérialisation le
Lx: PLAN PHYSIQUE 223 médium est immobilisé, indifférent à tout, diminue de poids et, presque toujours, tombe en léthargie; or, les apôtres ne sont pas médiums à matérialisations, tous sont debout et attentifs, il n'y en a pas un qui soit dans l'état léthargique, ou même dans un état d'anéantissement comparable à celui que raconte Mme d'Espérance.
Du reste il y a eu des apparitions en plein air, en pleine lumière et devant des centaines de témoins, ce qui ne s'est jamais vu dans les phénomènes spirites. l Du reste les exégètes eux-mêmes þÿ c o nû r m e n t indirectement la résurrection ; même ceux qui ne croient pas, mais sont des critiques consciencieux, conviennent qu"il est indéniable que le corps a disparu, et que cette disparition reste mystérieuse :_ la fable du jardinier qui le jette dans le Cédron parce que les disciples marchent dans les plates-bandes et détruisent ses choux ne tient pas debout. ll est impossible aussi de supposer que les prêtres aient fait disparaître le corps pour éviter que le tombeau ne devienne un lieu de pèlerinage. ll n'est pas plus admissible que les disciples aient enlevé le corps pour faire croire àla résurrection qui avait été annoncée, comme les prêtres ont essayé de le faire croire.
Il serait trop long de reproduire ici la discussion à l'aide det laquelle tout cela a été prouvé; mais nous sommes obligés d'accepter la réalité de la résurrection. Le Christ, ayant vaincu la mort, a repris son corps physique tel qu'il l'avait abandonné, a comparu devant le Père céleste et a communiqué à son corps toutes les propriétés de la matière transcendante. .¢-:_.-
2 24 L`INlTlA'I`l0N [l/lans appartenant au plan physique supérieur.
L'analogie avec l'histoire de Christina Mirabilis est frappante: elle aussi a comparu devant Dieu et est revenue prendre possession de son corps qui, de ce jour, a acquis toutes les propriétés transcendantes de la matière du plan physique supérieur, et il a fallu un miracle pour la ramener au plan physique moyen. .Vai dit qu`après la þÿû n du monde nous ressusciterions tous avec notre corps, qui sera devenu corps spirituel, corps glorieux pour ceux qui entreront dans le Paradis.
On pourrait croire, d°après cela, que j'accepte certaine théorie qui veut þÿ v o i r : Pimmortalité réalisée sur la terre, dans un corps physique perfectionné. Je suis convaincu, au contraire, que telle n'est pas notre destinée.
Nous vivrons un temps plus ou moins long dans notre corps glorieux, nous continuerons ainsi notre évolution sur un mode différent, plus élevé, et nous þÿû n i r o n s par nous affranchir complètement de tout corps autre que le corps céleste, dans lequel nous vivrons définitivement, en continuant à nous élever et à nous rapprocher þÿ i n d éû n i - ment de Dieu. Il nous reste maintenant à parler de l'ascension.
Voyons d`abord ce que nous «en disent les Evangélistes. Mathieu n'en parle pas, Jean n'en dit rien non plus; seuls Marc et Luc en donnent un récit. Marc dit: « Or, le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il est assis à la droite de Dieu. þÿ : : Ce passage fait partie des douze derniers versets du dernier chapitre; ces douze derniers versets passent pour ne pas être de Marc : ils manquent dans les deux
1903 u-: PLAN PHYsxQU1=: 225 plus anciens manuscrits, et on a le témoignage d'Eusèbe, de Jérôme, de Grégoire de Nysse et de quelques autres, que le chapitre XVI ne contenait de leur temps que les huit premiers versets. Mais peu nous importe, ces douze derniers versets peuvent être considérés comme reproduisant une tradition, et nous pouvons les accepter comme documents, d'autant plus que le passage qui nous intéresse est corroboré par Luc. .
Voici comment Luc raconte l`événement: « Mais il les conduisit au dehors, en Béthanie, et ayant élevé ses mains il les bénit. Et il arriva que, pendant qu'il les bénissait, il se retira d'eux et il était porté au ciel. » (Luc, XXIV, So-Si.) Dans les Actes des Apôtres, le même Luc est plus explicite : « Et lorsqu'il eut dit ces choses, eux le voyant, il fut élevé, et une nuée le déroba à leurs yeux.
Et, comme ils le regardaient s'en allant au ciel, voici, deux hommes vêtus de blanc se tinrent devant eux et leur dirent : Hommes Galiléens, pourquoi restez-vous à regarder le ciel? Ce Jésus qui a été enlevé d'avec vous au ciel viendra de la même façon que vous l`avez vu s'en aller au ciel. þÿ : :(Act.
I, 9-1 1.) þÿ E nû n Matthieu termine son Évangile par ces mots : « Et Jésus, s'approchant, leur parla disant : Toute puissance m'a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et les enseignant à garder tout ce que je vous ai commandé. Et voici, je suis avec vous pour tous les jours, jusqu'à la þÿû n des siècles. þÿ : : J'insiste sur le dernier 15 pq
22 6 L`INl'l`lATION passage, en grec : nal þÿ ï 8 : : t : ,þÿ ã ¼ b þÿ ¼ t ô ' þÿ û ¼ ã w þÿ z î ¼ t þÿ * z m i c n t a -cà; þÿû ¼ é p u ç fm; -rïlç auvtslsías *roïi alãwoe.
Luc, dans les Actes nous dit que Jésus redescendra sur la terre; Matthieu ne nous dit rien de l"Ascension, mais il nous rapporte soigneusement les paroles de Jésus: Je suis tous les ÿours avec vous jusqu'à la consommation des siècles, þÿ a w çzik þÿ « m v - : : : 7 t = í « ; -:oïi þÿ < × ï E : v v : < .
Il me semble que ceci est clair: si ça ne veut pas dire que Jésus est présent sur la terre, au milieu de nous, les mots n'ont plus de sens et il est inutile de parler.
Du reste, pourquoi toute puissance lui aurait-elle été donnée au ciel et sur. la terre, s'il n`est pas sur la terre en même temps qu'au ciel P Et qu'on ne vienne pas m'objecter qu'il s'agit de la parousie, il en est question ailleurs, quand Jésus dit qu'on verra le Fils de l'homme venir sur les nuées du ciel.
Voici donc comment il faut comprendre les divers passages que je viens de citer: Le Christ est venu sur la terre pour efïectuer þÿ l ' S u v r e de Rédemption et nous instruire des choses qu'il nous est nécessaire de connaître pour notre évolution.
Son þÿ S u v r e achevée, *il a souffert dans son corps physique jusqu`au moment où il a pu dire : consummatum est, tout est accompli. ll est mort au plan physique et il a passé une quarantaine d`heures dans l'invisible, pour une þÿ S u v r e dont je n'ai- pas à parler aujourd'hui. ll est revenu ensuite ranimer le corps physique qu'il avait momentanément quitté et l'a évolué au maximum.
Il est ainsi revenu au milieu de ses disciples dans un corps physique transcendant, appartenant þÿ d éû n i t i - _ _ " `1*Î_
LE PLAN- PHYSIQUE 22.1 'vement au plan physique supérieur. Pendant qua; rante jours il a donné à. ses apôtres ses dernières instructions et, enfin, il a jugé que le moment était venu de leur laisser commencer leur rôle d'instruc- 'teurs de l'humanité, sous leur entière responsabilité« Pour cela il a voulu les quitter_d"une manière solen. nelle et,.en même temps, symbolique.
Au.lieu de se séparer dïeux comme d'habitude, en. leur laissant l`espoir.de le revoir, il-sëst élevé au ciel sous leurs jyeux, pour qu`ils comprennent bien que désormais tout était þÿû n i : de disciples ils devenaient maîtres et ne devaient plus- compter sur lui d'une manière visible. Les disciples, attérés, conlinuentà regarder Je ciel de ce regard anxieux de ceux qui-restent et qui :suivent des yeux celui qu'ils aiment.
Deux anges viennent leur rappeler les dernières paroles du Maitre : Que' regardez-vous P Le ciel n"est pas dans le vide interplanétaire. Oui, celui que vous aimez est assis à la droite du Père, mais il redescendra sur la terre et restera invisible au milieu de vous. Allez à Jérusalem, commencez votre mission. En effet, et cela est bien consolant pour nous, .Jésus a promis de nejamais nous quitter, il vit invisible auprès de chacun de nous.
Il est au ciel et, en même temps, partout sur la terre, en vertu de son ubiquité. Nous ne le voyons pas de nos yeux, mais il gouverne son Église, il dirige la grande chaîne chrétienne et, de temps en temps, il se montre à quelquesuns de ceux qui l'aiment, à sainte Thérèse, par exemple, comme il l'avait déjà fait pour François d"Assise et pour quelques autres, comme il le fait u» þÿ ` : . L r : : | _ . ~ : .u _..
228 L'1N1mTioN encore, et plus souvent qu'on ne pourrait croire. Mais la condition indispensable de notre évolution étant notre entière responsabilité, notre liberté complète, il nous aide presque uniquement d'une manière invisible. Ceux qui sont attentifs à ce qui se passe en eux s'en aperçoivent bien. J'espère avoir montré que le plan physique, si négligé par les occultistes, est pourtant bien intéressant. Je vous ai montré combien son étude est utile pour comprendre ce que les théologiens croient être des mystères, faute de vouloir étudier. Et je n'ai fait qu'en esquisser l'étude, j'aurais encore bien des choses à en dire; peut-être un jour y reviendrai-je, et je pourrai encore expliquer d'autres mystères. Docteur F. Roztsa. .
LE PIILYBIIIE IIE BRISSET Les Faits Psychiques et l'0,ccultisme Le professeur J . Grasset, de l'Université de Montpellier, est un des premiers cliniciens avant osé aborder publiquement Pétude un peu approfondie des faits d'ordre occulte dans leur rapport avec la psychologie humaine. Dans son dernier volume, Leçons de clinique médicale faites à l'hôpital Saint-Èloi de Montpellier, avril 1898 à décembre 1902, il consacre en effet 197 pages å ces faits sous le titre : Le Spiritisme devant la science, à propos de Fhistoire d'une maison hantée. (P. 374 à 57i.) c C'est la première fois que les enseignements de Poccultisme concernant la constitution de l'homme et surtout le corps astral sont étudiés par un savant þÿ oû i c i e l de telle valeur, et il faut avant tout le remercier de la courtoisie et de la méthode vraiment impartiale avec lesquelles il s'efforce d'exposer ces théories. * e Sa leçon clinique est consacrée à ramener le Merveilleux dans des limites compatibles avec la science, et voici quelles sont les divisions de cette étude:
2 30 L,lNlT|ATION I. - Généralités sur le Merveilleux et son attrait à. notre époque (p. 374 à 380) avec rappel des travaux. de Paulhan, docteur Albert Coste, docteur Darieux,.
Charles Richet, Pierre Janet. docteur Encausse (Papus)* et son þÿ i nû u e n c e sur les cerveaux des líttérateurs. comme Victor Hugo, Victorien Sardou,Augusta Holmès, Paul Adam, Jean Lorrain, etc. « Dans le merveilleux, dans l'occulte, tout est-il þÿ s c i e n t iû q u e P Et si tout ne l'est pas, où commence et surtout où 's'arrête la science ? þÿ : §(P. 378.) i UU II. - Exposé médical du fait clinique qui servira de pivot à toute l`étude. (P.
379 à 4_r3.) ' « Vous verrez comme cette histoire fait surgir immédiatement et met aux prises les trois grandes théories, également fausses à mon sens si on veut les généraliser et en faire l'expIication universelle detous les cas semblables : la théorie de la fumisterie, la théorie du surnaturel et la théorie de Fextériorisation þÿû u i d i q u e ou du périsprit. þÿ : : þÿ : « Voilà les trois grands courants d'idée qui naissent immédiatement en présence des maisons hantées et des diverses manifestations du spiritisme: les sceptiques admettent que tout est tromperie, fon-- glerie, simulation, Fumisterie: les mystiques admettent des évocations de morts, d'anges et de démons, Pintervention des puissances surnaturelles; les spirite.: admettent des émanations extériorisées de force, qui deviennent pour eux Yobjet d'une vraie þÿ s c i e n S ~ þÿ s p é c i 1 a l e . ~ : } (P. 379.) ` ~ i
ua þÿ i : o L r G o N e ux: GRAssr:'r ,z3r. Suit l`exposé de l'histoire de la maison hantée dans ses rapports avec le médium Jeanne âgé de 15 ans. C'est là que se trouve la correspondance des victimes avec notre confrère Gaston Méry, de l'Éc/zo du Merveilleux, dont Grasset a changé le titre pour conserver le secret médical. Étude clinique du médium et diagnostic d'hystérie. (P. 4o7.) ' Conclusion que les faits de hantise sont dus à la jonglerie.
Discussion sur la part prise par les différents membres de la famille dans cette jonglerie. A propos de la þÿ s S u r de 8 ans et de son frère de 6 ans, l'auteur dit: (P. 41 r.) ' « Eh bien, ces petits ont vu le linge sortir de l'armoire et venir par terre.
En fait,"n'est-cepas, i_ls ont vu le linge par terre, ils ont vu les dégâts du jardin; mais ona tant parlé de tout cela, ils se sont tellement tous allumés dans la maison sur cette question qu'ils þÿû n i s s e n t par avoir vu le voyage du linge ou des légumes, le déplacement des objets.
« Quel danger pour la science s'ils avaient vu ainsi des lévitations de médiums spirites_et quel danger pour la société s'ils avaient vu de la même manière un viol ou un assassinat. » ~ Nous-voyons ensuite une analyse de la psychologie du coiffeur qui a été le correspondant de lïÈcho du Merveilleux. (P. 4I2.) Cette section se termine par un rapide coup þÿ d ' S i l . sur la psychologie des foules à propos de ces faits.
232 Ummxrxou 0 D! lll. < A la page 414 commence la discussion théorique des faits psychiques, dont la phrase suivante formerait bien Yépigraphe. « Il est certain que dans beaucoup de cas (le nôtre en est une preuve évidente), il y a jonglerie et tromperie, mais de là å dire que tout dans le spiritisme est jonglerie et prestidigitation, il y a loin. » (P.
41 5.) Résumé rapide de l'histoire du spiritisme contemporain pour aboutir à cette phrase: « Et ainsi le spiritisme, sous les divers noms d'occultisme, dc sciences psychiques... s'est étendu énormément eta ses revues, ses journaux, ses livres et ses sociétés savantes. (P.
4.2z.) IV. - L'auteur aborde þÿ e nû n la théorie pure de ces faits en disant (p. 423) : « Je me servirai, pour exposer cette doctrine þÿ s c i e n t iû q u e du spiritisme complet ou intégral, d'un d'un livre très récent et fort bien fait, du docteur Encausse (Papus) sur l'O.ccuItisme et le Spiritualisme. þÿ : : Suit l'analyse de quelques pages de ce volume et P- 429 1 « Dans cette partie, il y a des choses vraies susceptibles d'étude þÿ s c i e n t iû q u e ; telle est la notion du corps astral, qui est le cheval de Forganisme, qui est représenté par le grand sympathique, et qui dirige seul Porganisme dans le sommeil, quand le cocher dort. ll y a là une conception un peu spéciale 'de l`automatisme psychique, comme nous Pétudierons plus loin. » 1
LE Ponvooun: ne Gmssxar 233 Cette analyse de ce petit volume se termine par la phrase suivante (p. 430) : ' « Encausse déclare très nettement que tout le système s'appuie sur des faits qui « se rapportent à l'intuition, à la télépathie, aux rêves prophétiques, et aux transformations de la matière sous þÿ P i nû u e n c e de cette force émanée de l'homme et appelée psychique. » Or, rien de tout cela n`est encore établi þÿ s c i e n t iû q u e m e n t , quoique le même auteur déclare que, sur tous les points, « il faut se rendre à l'évidence », que « le corps astral est une réalité organique », et qu'il essaie de donner une base positive, anatomique à sa démonstration. en rappelant la distribution du grand sympathique.
La description des plexus est juste; mais il franchit un hiatus formidable quand il en fait les « centres organiques d'action du corps astral » susceptible de s'extérioriser.
« Ceci n'est pas démontré, et ceci est Pimportant et le nouveau. þÿ : : þÿ E nû r f nous trouvons, comme terminaison de cet exposé préliminaire, la phrase suivante, singulière pour ceux qui ont assisté aux séances du IV" Congrès de psychologie: (Page 43x, à propos du IV° Congrès international de psychologie, août igoo.) « Vous voyez qu'avec le plus grand et le plus légitime libéralisme, la tribune a été ouverte aux occultistes, et que les plus connus, les plus distingués parmi ceux-ci ont pris la parole, ont fait des communications. « Eh bien, la conclusion unanime a été que rien de --u-aueyvgs.
234 LÎNITIATION scientifique n`était encore établi, dans tout ce domaine de Pextériorisation en dehors des agents connus. » i J! V. - En poursuivant notre analyse (sans commentaires encore) de cette étude nous arrivons (p. 433) à l'explication de ces faits occultes par la théorie diteþÿ s c i e n t iû q u e de Pinconscient, adoptée par le professeur Grasset d'après les idées générales de Pierre Janet.
C'est là qu'apparait le polygone et ses adaptations. multiples avec de nombreux exemples, qui forment la base solide de Fargumentation du professeur et qui s'étend jusqu'à la page 487, soit 54 pages consacrées à ce sujet. VI. -- Grasset répond ensuite aux objections soulevées par les savants contre sa conception du polygone. (P. 4.87 à 5o5.) i UU Vll. - C'est eniin à cette page 505 que l'auteur s'écrie: (A propos du pendule oscíllnteur.) (P.
567.) « Les notions précédentes étant bien acquises sur* la fonction psychique inférieure, abordons l'étude þÿ s c i e n t iû q u e du spiritisme. » Nous citerons seulement quelques phrases de cette « étude þÿ s c i e n t íû q u e þÿ : : . « Il (Chevreul) conclut que la pensée d'un mouvement à produire peut mouvoir nos muscles, sans quenous ayons ni la volonténi la connaissance de ce mouvement. þÿ : :
LE POLYGONE on oiulssxar 23$ (A propos de la baguette divinatoire.) « Comme l'ont justement conclu, par de longues ex-- périences, Sollas et Edw. Pease: « Tout dépend de la perspicacité ordinaire du devin, et la baguette n'y est 'pour rien... L'action de l'objet caché ne porte pas sur la baguette, mais sur l'esprit du devin. þÿ : :(P.
51 x-.) (Expériences de transmissions de pensées.) (P _ 5 1 z.) « Ceci peut être varié à þÿ l ' i nû n i : on pense un acte à. accomplir, un numéro à trouver. « D'abord, il n'y a rien d'hypnotique, comme certains le croient. ll n'y a ni clairvoyance, ni vue å travers un bandeau. Ce peut aussi rïètre pas une jonglerie. « Cela réussit très bien, entre gens tous d'absolue bonne foi ; il y a encore là des mouvements automatiques et inconscients.
« Le sujet directeur concentre fortement sa pensée sur Pacte à exécuter et sa pensée passe alors dans ses doigts.
O du directeur pense fortement; alors son polygone entre en mouvement, à l'insu de O, et, par des pressions ou des attractions inconscientes et involontaires, dirige mécaniquement le sujet, qui a les yeux bandés. e« J'ai fait moi~même quelques expériences et, les yeux bandés, me suis très bien rendu compte des pressions ou des attractions que le doigtdu directeur exerçait à Pínsu de ce même directeur.
« Dans tous les faits de lecture de pensée dont nous venons de parler, et dont nous avons esquissé *la théorie, il y a toujours contact quelconque entre le directeur et le dirigé. « Dans les représentations(Pickmann etautres),~vous. -Îaï'
236 i.'mrrx/mon verrez aussi des expériences de cumberlandísme sans contact. Ceci est encore obscur, n'est pas justiciable des mêmes explications. Mais, comme cela n'a été observé encore que dans des représentations, il faut attendre que le fait soit plus authentiquement établi, avant d'en rechercher la théorie et l'explication. þÿ : : (P.
5r4..) í 0 VIII. - Page 518 commence Papplication de toutes ces idées aux « phénomènes scientifiquement établis du spiritisme ». Nous citerons encore les phrases suiVantes.
Page 524 : « Ainsi on a parlé de mouvements bruyants des orteils et de cette contraction du tendon péronier supposée par Jobert de Lamballe, et qui a fait tant de bruit à l`Académie. * « Le docteur Schift, appelé près d'une jeune Allemande, qui se disait obsédée par un esprit frappeur, a découvert le secret: il a reconnu que ce bruit se produisait au niveau de la cheville du pied, là où passe le tendon d'un des muscles de la jambe.
La jeune Allemande déplaçait à volonté ce tendon et le faisait retomber avec bruit au fond de sa coulisse. M. Schift, s'étant exercé à cette þÿ m a n S u v r e , était devenu d'une assez belle force. » « Dans cette phrase de Bersot, un seul mot est discutable: à volonté. 'Si elle déplaçait son tendon volontairement, c`était une fumiste. Mais, si elle était de þÿ _ ¢ î l Î - : - - : - ____._ï_.
tr: Poixoouz DE GRASSET 237 bonne foi, c'est polygonalement (c'est-à-dire involontairement et inconsciemment) qu'elle le déplaçait bruyamment. þÿ : : Dégustez cette définition « scientifique þÿ : :du médium: « Donc, chez le médium, il y a à la fois désagrégation suspolygonale et très grande activité polygonale. C'est le degré de cette activité polygonale qui fait la valeur du médium.
«Le médium est donc un sujet douéefune vive imagination polygonale en même temps que d'une grande puissance de désagrégation suspolygonale (p. 525). Nous trouvons encore plus loin : Page 526: « La séance, que nous croyons vraie, dans laquelle Jeanne a répondu, en médium, aux questions posées *sur la vieille, aété interrompue par une violente crise d`hystérie.
Janet cite de nombreux exemples analogues, empruntés à Mirville, Myers_ Silas, Baragnon... Charcot a publié Pobservation de toute une famille qui devint hystérique après des pratiques de spiritisme. « Si les expériences de spiritisme peuventêtre suivies de manifestations névrosiques, réciproquement on peut, par suggestion, dans certains cas, transformer une crise d'hystérie en crise de spiritisme, avec des actes automatiques.
« Plusieurs médiums finissent par laifolie, ce qu'Allan Kardec appelle la « subjugation þÿ : : . Page 53o: « Tout individu n`a qu'une personnalité physioÎrflåîï ` -v~_nr--UU
-238 L'lNlTLTl0ll logique vraie et normale, formée de Pensemble et de la synergie de tous ses centres nerveux, jusques et.y compris ses centres polygonaux et son centne O.
« Quand, dans des circonstances ou pour des causes diverses, on voit, chez un sujet, surgir pour un temps plus ou moins long une ou plusieurs personnalités nouvelles, ce sont des personnalités pathologiques fausses, incomplètes, apparentes. » Cette nouvelle section se termine (p. 532) par le 'tableau suivant, qui sert, lui-mème, de point de départ à une foule de développements même littéraires, :suivis du rappel des travaux remarquables du professeur Flournoy.
Page 532 : PSYCHOPHYSIOLOGIE DU MÉDIUM 1" Degré. - Le médium fait tourner la table, ou mouvoir un objet qu'il touche (pendule, baguette). Désagrégation suspolygonale, activité propre polygonale, très simple, sans intervention des assistants. 2° Degré. - Le médium obéit à un assistant dont il exécute les ordres; le polygone désagrégé (du médium) obéit à 0 de Passistant.
3° Degré. - Le médium obéit à un autre médium: cumberlandisme, liseurs de pensée; le polygone désagrégé obéit» au polygone désagrégé d'une autre personne; lepremier au 2° degré, le second au 1". 4° Degré. - Le médium répond à une question : le polygone désagrégé, au lieu d'exécuter passivernent
LE POLYGONE or: cimssizr 239 un ordre donné, répond en faisant acte d'activité propre; 5' Degré. -- Le médium répond, comme au 4° degré, mais il fait des réponses beaucoup plus compliquées, en parlant ou en écrivant. -6° Degré. - L'activité propre du polygone du médium est à son summum : spontanéité et imagination; romans polygonaux des médiums. Citons spécialement la phrase suivante : Page 552 : . « P.
Janet l'a admirablement fait ressortir quand *il dit, à propos des messages que les esprits plus ou moins illustres envoient à la terre par des médiums: «' Comment les lecteurs de ces messages ne se sonteils pas aperçus que ces élucubrations, tout eniprésen- 'tant quelques combinaisons intelligentes, sont, au *fond, hor_riblement bêtes, et qu'il n'est pas nécessaire d`avoir sondéles mystères d'outre-tombe pour écrire de semblables balivernes.
Corneille, quand il parle par la main des médiums, ne fait plus que des vers de Mirliton, et Bossuet signe des sermons dont un 'curé de village ne voudrait pas pour son prône. Wundt, après avoir assistéà une séance de spiritisme, se plaint vivement de la dégénérescence qui a atteint, après leur mort, l'esprit des plus grands personnages ;« «car ils ne tiennent plus que des propos de déments et de gâteux.
Allan Kardec, qui ne doute' de rien, évoque tour à tour des âmes qui habitent des séjours différents et les interroge sur le ciel, l'enfer et le purgatoire. Après tout, il a raison, car c'est là un bon moyen d'être renseigné sur des questions intéres-- L-_«._._..._»_____.
24.0 i.'mrrumoN santcs. Mais qu'on lise la déposition de M. Samson ou de M. Jobard, de ce pauvre Auguste Michel ou du prince Oran, et l'on verra que ces pauvres esprits ne sont pas mieux informés que nous, et qu'ils auraient grand besoin de lire eux-mêmes les descriptions de l'enfer et du paradis données par les poètes, pour savoir un peu de quoi il s'agit...
Ce serait vraiment à renoncer à la vie future, s'il fallait la passer avec des individus de ce genre. þÿ : : L'analyse des études de Flournoy nous conduit à la page 565, où nous tenons à souligner les déclarations suivantes : Page 565 : " « La doctrine du double psychisme et la connaissance de Pactivité polygonale expliquent bien des choses dans le spiritisme, mais pas tout.
« Je dois vous indiquer au moins ce qui reste en dehors et que je considère comme n'étant pas encore établi þÿ s c i e n t iû q u e m e n t . Je crois qu'il n'y a pas lieu de chercher encore l'explication de ces faits; il faut commencer par établir leur existence þÿ : : . Et voici, en résumé, la discussion de ces faits : Page 566 : I. - Suggestion mentale.
« Ceci est si près de la science vraie, que beaucoup de gens croient que c'en est une partie, je ne le crois pas pour ma part. <¿ Ochorowicz a consacré à cette question un gros livre, riche de faits. Dans la préface, Ch. Richet pose très bien le problème; il s'agit d'étab1ir ce fait: « En dehors de tout phénomène appréciable à nos sens
LE POLYGONE DE GRASSET 241 normaux, à notre perspicacité normale, si vive qu'on la suppose, il existe entre la pensée de deux individus une corrélation telle, que le hasard ne þÿ s u fû t pas à Pexpliquer. » «Ainsi posée, la question n est pas encore résolue par þÿ l ' a fû r m a t i v e . þÿ : : ` Page 567 : II. - « La clairvoyance n'est pas impossible; mais je ne la crois pas démontrée non plus. (J'entends par là la vision à travers les corps opaques.) (Cite expérience réussie de lecture à travers une ,enveloppe et _une feuille de papier d`étaîn.) << Mais une seconde expérience, instituée et menée par nous et par une commission de l`Académie de Montpellier, échoua complètement, et même des plaques sensibilisées furent trouvées voilées par la lumière, quoiqu'elles fussent sensées n'avoir pas quitté leur boîte. þÿ : : Page 568: III. - « La téle'pathíe est à première vue plus þÿ d i fû - cile encore à admettre.
' « Il s'agit de sensations éprouvées par un sujet et se rapportant à un événement se passant réellement à ce moment, mais à une distance plus ou moinsgrande, parfois très considérable. ` « Si jevous dis que la télépathie n'est pas démontrée, je ne veux pas dire qu'elle n'existe pas. Quand on a vu le télégraphe sans lil, on ne doit plus nier à priori une suggestion mentale, même lointaine. « Seulement, il laut une démonstration scientifique, et cette démonstration n'existe pas. » ' 16 7 .-. . - , åîn. _*
242 L`xN1r1ArioN Page 569 : IV4. - Je vous dirai þÿ e nû n encore la même chose des déplacements d`objets à distance, sans contact, et des phénomènes de lévitation. Q Il A notre tour, résumons l'étude du professeur Grasset, d`après les divisions que nous y avons établies, pour plus de clarté.
1° Généralités sur le merveilleux; 2° Le fait clinique: La maison hantée; 3° Discussion théorique el résumée des explications données par les écoles spirites ; 4° Analyse des théories occultistes ; 5° Théorie du polygone ; 6° Objectíons à cette théorie ; 7° Application de la théorie þÿ s c i e n î iû q u e auxfail: spirites (généralités) ; 8° Explication þÿ s c i e n tû q u e desfaits spirítes ; 9° Faits non explicables par la théorie du polygone.
Tel est le plan de cet *exposé que nous avons analysé de la manière la plus impartiale, et auquel nous allons maintenant consacrer quelques réponses, en faisant un þÿ eû ` o r t pour être aussi court que possible. REMARQUES Dès le début de son °travail, 'Grasset commet une confusion qui se retrouvera danstoute son étude; c'est la þÿ c l a s s iû c a t i o n erronée des écoles spiritualistes.
ua þÿ P o ¼ v o o x z nx: ormssrzr 243'ï Faute de patience pour se reconnaître dans un domaine, nouveau pour lui, le professeur va mêlerdans une même salade les occultistes, les spirites .et même les catholiques psychistes comme Gaston Méry.
C'est'* un peu comme si un Américain, chargé d'écrire une* histoire dela médecine en France, mettait sur le même* pied les allopathes, les homéopathes et les þÿ d o s i m è t r e s : sous prétexte qu'ils sont tous médecins. On voit lescris et les protestations des intéressés.
C'est sans doute* ce qui va se produire dans le cas présent, et j'attends-V déjà les récriminations que va s'attirer l'auteur, pour avoir donné un de nos ouvrages comme exposé de lai doctrine spirite!
1.1 Mais je suis un occultisle, cher professeur, une hor= reur d'occultiste en style spirite et lorsque vous dites» (p. 379) : «les spirites admettent des émanations exté-- riorisées de force, qui deviennent pour eux l'objet" d'une vraie science spéciale þÿ : : ,vous confondez nosdoctrines occultistes avec celles, toutes þÿ d iû é r e n t e s , des spirites, et vous agissez comme un clinicien qui» donneraitla méthoded'Hanemahn en exemple comme le type définitif de la doctrine des facultés officielles demédecine.
C'est là .une erreur de fait qu'il .faudra vite* corriger dans une nouvelle édition. Au sujet de la maison hantée et des faits qui s'y** sont produits, il y aurait beaueoup à dire; car .il est. commode d'invoquer la jonglerie sans expliquer en= détail comment cette jonglerie s`est effectuée, et s'il,- n`y a pas des cas où des faits réels n'o.nt pas eu lieu.. Pour que cette clinique, établie sur un fait seul, à. 1`encontre des habitudes scientifiques courantes, ait
144. ilmmnxou *pu recevoir tout son développement, il aurait fallu rapprocher de ce fait d'autres analogues, relatifs aux maisons hantées, et M. Grasset aurait vu alors son fragile échatïaudage bien .près de s'écrouler, en analysant les phénomènes de Cideville et ceux de Valenceen-Brie.
Mais je suis persuadé que Gaston Méry portera sur ce point assez de lumière, pour ne pas insister plus longtemps et pour en arriver à la théorie pure qui rn'intéresse davantage (p. 4.23 et suiv.). * 0 I! Avant d'égorger le taureau sacré þÿ oû e r t en holocauste, les prêtres anciens le couronnaient de þÿû e u r s .
Nous ne cacherons donc pas le chatouillement agréable àla vanité de l`auteur de Spiritualísme et Occultisme, produit par les phrases aimables du professeur Grasset à son égard. Heureusement que ces phrases représentent analogiquement les þÿû e u r s de Pholocauste, car Pégorgement suit de près l'éloge.
Ceux, en effet, qui ont assisté au lV° congrès international de psychologie, liront avec stupeur que la conclusion unanime a été que rien de scientÿîque ifétaít encore établi.
Nous nous amusons encore de Pahurissement de ce pseudo-savant, donnant comme originales et personnelles des découvertes faites cinq cents ans avant notre ère, et remis à sa place avec citations des textes par les occultistes, de cet autre qui invente une faculté de s'allonger aux neurônes, et qui proteste ensuite contre les « hypothèses des occultîstes þÿ : : l *
,_ _ ~,_ þÿ . . . . _ : . ; . . . . . . . - - ; : . . . us BOLYGONE DE Gnasszr 245 La vérité est qu'il n'a rien été répondu aux faits multiples présentés par les spiritualistes, et la clinique actuelle de M. Grasset est, au contraire, la meilleure preuve du succès des occultistes à ce congrès. i J 'l Laissons donc ces discussions subsidiaires, et abordons le grand cheval de bataille du professeur: le Polygone.
Comme on l'a vu, l'éminent clinicien admet, à la rigueur, l'existence du corps astral, en tant que principe de la vie organique, mais il se refuse absolument à accepter l'idée de Fextériorisation partielle ou totale de ce corps astral. f Son étude toute entière est consacrée à réfuter cette opinion et à la remplacer par l'idée d`un inconscient cérébral, schématisé dans un polygone.
Jusqu`à présent, en effet, la division entre le conscient et l'inconscient se localisait anatomiquement dans la distinction entre les centres gris de la moelle et du bulbe et ceux du cerveau. - Les premiers étaient Forigíne des reÿlexes plus ou moins développés; les seconds, les centres cérébraux, étaient uniquement réservés aux fonctions conscientes.
Avec Janet, le professeur Grasset þÿ s ' eû ` o r c e d'établir Pexistence de centres inconscients cérébraux situés Au-Dessus des þÿ r éû e x e s supérieurs des centres basillaires mésocéphaliques, et AU-DESSOUS du centre de la. personnalité consciente, et du Moi responsable qu'ilappelle le centre O. Ce sont ces centres inconscients.
24.6 L'lNlTlATlON de la substance grise du cerveau dont l`ensemble forme un hypothétique polygone, et qu'il appelle centres yolygonaux. Entrons donc dans quelques détails à ce sujet.
' Uexplication des faits psychiques donnée parle savant professeur est basée sur la classification suisuivante : L`ètre humain est divisé en deux grandes sections: 1°la section du Moi « personnalité consciente, volonté libre, moi responsable þÿ : : ,c"est le centre O ; 2° la section de l'inconscient qui renferme divers automates ou centres automatiques, savoir 2 : un automatisme supérieur, ou psychique inférieur, localisé dans le fameux polygone, dont nous aurons à reparler.
Puis, en descendant toujours, 3 des réflexes supérieurs for-- mant un automatisme inférieur, localisés dans les centres basillaires et mésocéphaliques; 4 des réflexes inférieurs sans þÿ s p é c iû c a t i o n s automatiques et locali- *sés dans l'axe bulbo-médullaire.
Voilà, paraît-il, la Science (avec un grand S)qui va* pourfendre la conception si peu þÿ s c i e n t iû q u e du corps astral, pour mettre à sa place une lngomachie prétentieuse* et enfantine qui a déjà bien fait rire les philosophes allemands et surtout VVundt. Mais n'anticipons pas et essayons d`expliquer en français compréhensible pour tous ce langage hiéroglyph-ique.
A la* suite- des travaux de Claude Bernard et de ses élèves, on détermina deux grands foyers d'activité nerveuse: 1° la moelle épinière; 2° le cerveau et ses annexes. . Î
LE PÔLYGQNE DE GRASSET 247 Une impression frappant la partie postérieure ou sensitive de la moelle pouvait aller mettre en activité *la partie antérieure ou motrice des centres gris de la moelle, et provoquer ainsi un mouvement des mus- -cles en dehors de toute intervention cérébrale. C'est là ce qu'on appelle UN ACTE þÿ i u ã r ¼ a x a .
Le caractère capital de cet acte þÿ r éû e x e , c'est, tout d'abord, de se produire en dehors de toute incitation cérébrale, et ensuite de ne jamais subir de retard en route. Dans lamoelle, en effet, toute incitation sensitive produit immédiatement une incitation motrice, alors que, dans le cerveau, il y a une foule de transformations possibles entre le moment d'entrée de la sensation et sa sortie sous forme de mouvement ou de pensée.
Charles Richet a, jadis, fortementinsisté sur cette distinction fondamentale.
Ce qui caractérise principalement cette transformation des centres gris de la moelle en noyaux du bulbe dfabord, puis en centres gris intracérébraux, surtout les corps striés et les couches optiques, c`est justement la présence d'une foule d'organes nouveaux n'existant pas dans la moelle, et indices de nouvelles fonc-, tions qui aboutissent à Fadmirable épanouissement des circonvolutions cérébrales.
Mathias Duval s'est surpassé dans la clarté avec la« quelle il a décrit cette constitution du plancher du qpatrième ventricule, dans ses analogies avec les centres sensitifs et moteurs de la moelle. Eníin la notion du neurône indépendant est venue préciser encore la question, en montrant Pindépendance absolue des neurônes les uns vis-à-vis des ..... .-
24.8 L'lNlTlATl0N autres. Je sais bien que cela gêne à tel point les pseudo-savants, qu'ils admettent tacitement que les neurones doivent communiquer, mais c'est là une hypothèse toute gratuite, au même titre que la suggestion mentale ou le corps astral aux yeux de M. Grasset, car je n'ai connaissance d'aucune expérience positive* qui montre que la découverte de l'isolement du neurône faite par Ramon et Cajal,ait été histologiquement contredite.
Si donc M. Grasset ou les autres psychologues veulent faire de la* vraie science psychique, il faut qu'ils* fassent aller de pair : 11 Une localisation anatomique rigoureuse en déterminant la place exacte de chacune des facultés' mises en jeu ; 2° Une détermination aussi rigoureuse des transformations biologiques et histologiques de chaque groupe de neurônes, sous þÿ l ' i nû u e n c e du travail psychique étudié.
Car ce n`est vraiment pas la peine que' Claude Bernard ait pris soin de démontrer que tout travail psychique est accompagné d'une hécatombe' de cellules nerveuses pour raisonner comme si chacune de ces cellules fonctionnait sans transformation* pendant dix ans ; ' ' 3° Enfin, c'est de l'unité d'action entre l'organe et sa fonction que résultera une conception claire et véritablement scientifique des faits psychiques. Voyons un peu si le fameux polygone de Grasset répond à cette notion. V
LE POLYGONE DE GRASSET 249" Hypothèse ' Hypothèse de prganes courante Grasset _ - Centre O centres SHS C _ (Conscience) onscience þÿ ( î ï a g f ã ä x Automatisme þÿ s u p é r í e uû p o l y g o n a l ) / Centres is Mésocé ha_ þÿ R éû e x e sä Automatisme ä qïques P supérieurs inférieur .ee 'ê 2 Bulbe þÿ R _û Ê e exes ,__ Ê Moelle inférieurs iîåâïãâîs þÿ : -(Centrcsgris) En résumé, et comme le montre le tableau précédent, toute la nouveauté du système consiste à imaginer un centre d`automatisme supérieur chargé d`endosser l'explication de tous les faits troublants pour les modernes psychologues.
Comme localisations anatomiques, nous trouvons dans l'hypothèse Grasset: i 1° ljaxe bulbo-médullairepourles þÿ r éû e x e s í n f é r i e u r s ; 2° Les centres basillaires et mésocéphaliques sont le siège des « réflexes supérieurs ».
Cela demanderait quelques explications physiologiques, mais passons encore; _ 3° Nous arrivons þÿ e nû n å « tarte à la crème þÿ : : le fameux polygone qui rappelle furieusement le polygone qui, jadis, servait de pont aux ânes à la chimie atomique de Wurst. *Ce polygone a comme localisation... « l'écorce cérébrale þÿ : : . . . et il partage cette localisation avec le centre O. (O combien centre l) . _ ___,...-u-_¢
'25O L'mmATxoN C'est grand « l'écorce cérébrale þÿ : : ,c'est comme s'il fallait chercher Jean-Pierre avec la seule notion qu'il habite quelque part dans. Paris. Mais en. analysantles éléments de ce polygone, peut-être allonsmous trouver þÿ e nû n quelque chose.
Poursuivons donc.: Nousytrouvons A, un centre auditif(sensation) ; V, un centre visuel (sensation aussi) ; T, un centre tactile ou de sensibilité générale (sensation encore) ; puis nous passons à K, centre kinétique, ou des mouvements généraux ; M, centre de la parole, et E, centre de l'écriture, tous moteurs. _ Si nous connaissons la situation anatomique de quelques-uns de ces centres, il en est d'autres, surtout parmi les sensitifs, que nous aurions plaisir à bien voir expérimentalement localiser..Et c'est là une la-« cune dans le suggestif schéma du professeur Grasset.
Car si c'est pour dire qu'il y a dans l'homme. une vie consciente et des centres inconscients, il n?y avait pas besoin d'un si joli dessin. Enfin, nous ne saurions trop protester contre ces exposés théoriques qui transforment le cerveau en une machine avec champ plus ou moins large de la. conscience, sans jamais tenir compte des données si précises de la physiologie.
Après le travail de la digestion, une grande partie des cellules épithéliales de l`intestin est expulsée et renouvelée; Claude Bernard. adémontré que les cellules cérébrales, les neurônes, comme on dirait aujourd`hui, meurent en masse après chaque travail intellectuel. L'organisme humain peut, en þÿ eû e t , être considéré comme une. machine, mais en se souvenant que les organes de cette machine se þÿ r eû
LE POLYGONE DE Gaassm' 251 nouvellent après chaque travail. Flourens n'a-t-il pas démontré que toutes nos cellules, même les plus dures en apparence, sont remplacées en moins de sept ans.
Or, cette notion, jointe à celle de Findépendance des neurônes, dont la communication par allongement momentané des prolongements est une simple «et naïve hypothèse, doit entrer en ligne de compte dans un travail psychologique qui vise à la Science (avec un grand S).
Faute de ces démonstrations expérimentales, -le polygone est une hypothèse verbale qui recule la difficulté sans la résoudre et. qui semblerait enfantine aux étages de « subconscients » et de « sur- -conscients » évoqués par les philosophes indous.
Aussi suis-je de l'avis de Wundt, quand il ne voit -dans cette évocation du polygone qu'une conception -mystique au mêmetitre que ses congénères occultistes : þÿ : «la seconde vue et la lumière surnaturelle».
Si nous osions, à notre tour, intervenirdans un débat soulevé par de si grandes autorités: médicales, nous aurions peut-être l"audace de prétendre que les uns et le-s autres ne tiennent pas þÿ s u fû s a m m e n t compte de la circulation et de la tension de la force nerveuse þÿ : d a . n s le cerveau.
Mon maître, le docteur Luys, qui passait pour assez bien connaître la physiologie cérébrale, attachait une grande importance à cette production de la force nerveuse par le cervelet. Oseraisje, aussi, recommander au professeur Grasset la lecture de la Médecine nouvelle, de Louis Lucas, ll y trouvera bien des idées neuves à côté d?archaïsmes_ þÿ E nû n , puisqu'il s'agit d'occultisme, je préfère encore `
252 L'xNn'xA1'iox notre notion du corps astral, traditionnelle et claire autant pour les Indous que pour nous, à ces prétentieux hiéroglyphes géométro-biologiques. Q I o Dans la þÿ c l a s s iû c a t i o n des faits spirites en faits admissibles parla science et en faits non encore admissibles, le savant professeur montre bien comment une théorie préconçue peut aveugler un esprit qui se croit impartial.
En effet, et tout naturellement, il se trouve que les faits spirites scientifiques sont ceux qui peuvent être expliqués parle polygone et les faits non þÿ s c i e n t iû q u e s sont... tous les autres 1 Le point le plus intéressant de cette discussion est la transmission de pensée. On sent que c`est là le point faible de la théorie du polygone.
Cette pauvre transmission de pensée (sans contact bien entendu) c'est comme le sabre de M. Prud'homme. elle sert å expliquer les faits spirites troublants sous la plume des critiques þÿ s c i e n t iû q u e s , et elle est énergiquement niée quand elle vient jeter la boule dévastatrice dans le jeu de quilles académiques.
En somm¢, si la possibilité d`action hors de l'être humain et sans contact de la force psychique, est une fois démontrée» lepolygone et ses þÿ m i r iû q u e s adaptations s'écroulenI aussitôt.
Cette démonstration est possible à la condition de sortir absolument des sentiers battus et de ne Ph" s'occuper pour l'instant des expériences de médiumâ meme faites en pleine lumière et devant témoins, Cel' M. Grasset a parfaitement raison de ne pas þÿ c 0û S l '
A LE POLYGONE DE GRASSET 253 dérer comme þÿ s c i e n t iû q u e s des expériences dont on ne connaît pas encore les conditions intimes de production pour pouvoir les répéter strictement à volonté.
Je ne citerai donc que pour la forme l'expérience du' château de l'Agnélas, si j'ai bonne mémoire, dans laquelle Eusapia Paladino ouvrit à 2 mètres de distance et en pleine lumière,plusieurs fois de suite, au commandement, une porte d`armoire fermée à clef. Ces faits sont exceptionnels et il n'en demeure pas d'autre trace que le récit des assistants, etlàM.
Grasset a raison, cela ne þÿ s u fû t pas pour établir le caractère vraiment þÿ s c i e n t iû q u e de ce genre de phénomènes. ll n`en est pas de même de la méthode employée par le commandant Darget, de Tours ; c'est Penregistrement photographique des images mentales, non pas d'un médium hystérique, mais bien de 7 personnes sur to prises au hasard.
Telle est la méthode dont les résultats sont capables d'être reproduits scienþÿ t iû q u e m e n t c'est-à-dire «à la demande des expérimentateu rs et dont la trace se trouve enregistrée mécaniquement et par d'autres moyens que les organes humains, si sujets à l'hallucination et àl`erreur.
A Pensez fortement àla forme d'un objet simple et usuel comme une canne ou une bouteille et appliquez sur votre front, pendant dix minutes environ, une plaque photographique enveloppée de papier noir, cu mieux enfermée dans un châssis métallique, et, au développement, vous constaterez Fapparition sur la plaque d'amas ombrés reproduisant la forme très nette des objets pensés.
Je cite les expériences du commandant Darget et non les recherches, également impor254 IÎINITIATION tantes,du docteur Baraduc, de Paris, parce que ce dernier poursuit un ordre de travaux tout à fait spécial au point de vue théorique, mais je ne voudrais pas qu'il se crût oublié pour cela dans la liste des chercheurs qui s'etïorcent de remplacer les sens humains par la plaque photographique directe.
Le commandant Darget est parvenu à obtenir sur une plaque des 1nots dom la forme avait été pensée. Ces mots étaient entourés d'images également *pensées. De plus, des expériences faites avec des animaux soumis à de violentes émotions, comme la vue de l'abattoir, ont permis d'obtenir aussi des résultats positifs dans Fimpression des plaques.
Il est évident que je signale ces faits comme le moyen le plus certain de répondre victorieusement aux objections courtoises de M. Grasset. Car il .est bien curieux de remarquer que la plaque au gélatinobromure réagit aux réactifs d`une manière analogueàla substance nerveuse elle-mème. Les alcalis l'irritent et la développent, le bromure la retarde, la morphine lui donne une élasticité prodigieuse.
Nous conseillons donc à tous les expérimentateurs en psychologic de se préparer à fournir des expériences de ce genre aux membres des futurs congrès, C'est là -un moyen tout àfait scientifique. .puisqu'il est évocable à volonté, de répondre aux demandes *des psychologues. polygonaux. Quoi qu'il en soit, nous devons remercier le professeur Grasset de son courage et de sa loyauté. Un des premiers il a abordé de front ce problème des faits spirites qui menace .de produire un schisme entre les .-ÎÎ
LE Pourcoma ms cmsssr 255* mondains éclairés et les savants; un des premiers, il s'est þÿ eû o r c é de parler dans une leçon clinique des expériences de Crookes et des recherches du colonel' de Rochas. Il a nommé le corps astral et il a même* été jusqnïx prétendre que lesfonctions physiologiquesqui lui sont attribuées méritent qu'on s'y arrête. Si: Grasset, après tout cela, aime autant son polygone et son automatisme de l`écorce cérébrale que nous aimons nos astraux et nos élémentals, ce n'est pas à nous de lui jeter la pierre. Le temps se chargera de nous mettre tous d'accord et de nous montrer que la Scienceet la Foi ne sont que les deux pôles de Pimmuable et éternelle Vérité. Pinus.
LA ROSE-CRO IX Par Sánm. INTRODUCTION On ne trouve nulle part d'étude complète sur .la fraternité mystérieuse de la Rose-Croix ; ceux qui en parlent au dix-septième siècle le font dans un style trop allégorique pour être compréhensible; au dixhuitième siècle on les méconnaît en abusant du prestige de leur légende;au dix-neuvième, des érudits comme Bühle ou des occultistes, comme les écrivains anglais récents, n'ont présenté qu'un côté de la question. Seurler les a étudiés avec l`intérêt d'un sociologue et d`un curieux de la nature: il était bon chrétien et tenait l'alchimie pour une science respectable et pleine de découvertes utiles. Bühle nes'est intéresséaux Rose-Croix qu'en simple érudit. Il pense que Francs-Maçons et Rose-Croix ne faisaient qu`un à l'origine, mais qu'ils se sont séparés pour propager, quant aux premiers, les idées phiosophiques, la philanthropie, la liberté religieuse, le cosmopolitisme; quant aux seconds, pour continuer
Les Rosi:-cnoix 257 les rêveries cabbalistiques, alchimiques et magiques de leurs prédécesseurs.
Bien que professant une doctrine interprétative du christianisme, beaucoup plus pure et plus haute que celle des prêtres, les Rose-Croix, à l'existence desquels le moyen âge et la Renaissance crurent généralement, étaient tenus par toutle monde comme magiciens et sorciers d'une grande puissance. ll faut bien constater que la science þÿ o fû c i e l l e toute entière professe, sur les doctrines des sociétés secrètes des opinions aussi remarquables par l`ignorance que par l'animosité qu'elles clécèlent. þÿ L ' E n c y c l o p S d i a Britanníca reconnaît aux RoseCroix, pour tout mérite, celui d'exprimer les idées les plus incompréhensibles dans le style le plus obscur et le plus étrange (1).
Pour rester dans le vraisemblable, il faut reconnaître à ces illuminés plusieurs caractères : celui de gardiens de la tradition ésotérique; celui d'interprètes de la lumière des Évangiles ; celui de médeci_ns des corps, des âmes et des sociétés ; celui, enfin, d'éclaireurs, d`annonciateurs de la venue du Saint-Esprit.
« Vous imaginez-vous, dit Mejnour, dans Zanoni, qu'il n'y avait aucune association mystique et solennelle d`hommes cherchant un même but parles mêmes moyens, avant que les Arabes de Damas, en 1378, eussent enseigné aun voyageur allemand les secrets qui servirent de fondementsà l'institution des RoseCroix ?J'admets cependant que les Rose-Croix for- ...î-1-:rv (il *Hargrave Jennings, The Rosicrucíam, etc. Al
2 58 LEINITIATION IMARS maient une secte dérivée de la première, de la grande école. Ils étaient plus sages que les alchimistes; mais leurs maîtres sont plus sages qu'eux (1). « Un halo d'une poétique splendeur, dit Heckethorn (2), auréole l'ordre des Rose-Croix; la lumière magique du fantastique ioue autour de leurs rêves gracieux, tandis que le mystère dans lequel ils s'enveloppent prète un nouvel attrait à leur histoire.
Mais leur splendeur fut celle d'un météore. Elle fulgura soudainement dans les royaumes de l'imagination et de la pensée, puis disparut pour toujours, non cependant sans laisser derrière elle des traces durables de son rapide éclat...
La poésie et le roman doivent aux Rose-Croix plus d'un type original; la littérature de tous les pays d'Europe contient des centaines de þÿû c - tions basées sur leur système de philosophie, depuis q_u`il n'occupe plus l'attention des savants. þÿ : : Quant au rôle particulier joué par le Saint-Esprit dans la fraternité rosi-crucienne, Guaita seul l'a fait ressortir, parmi les écrivains spéciaux, à propos des théories peu orthodoxes qu'elle professa sur l"Église de Rome. .
« Le vocable des Rose-Croix ne porte pas bonheur aux ultramontains; par prudence, tout au moins, ils devraient s'abstenir d'y toucher ..... Des Jésuites ne sont-ils pas les auteurs du grade maçonnique de Rs. C.'. (18° de l'actuel Ecosismé). -- C'est un fait connu. Par cette innovation et quelques autres, les. .Î.__-i (1) Zanoni, t. ll, p. 18. (2) Secret Societies of all Ages and Countries, cité par Waite.
1 9o3L Las nos|:~caorx . 259 Jésuites espéraient, en donnant le change sur leurs intentions, accaparer en mode indirect les forces vives d'un ordre þÿû o r i s s a n t . Ce sont d'habiles meneurs que les jésuites.
Mais l'abstraít du nom ainsi exploité fut plus fort que ces politiques sournois ; cet occulte agent s`empara de leur þÿ S u v r e et lui þÿû t faire volte-face; en sorte que le grade maçon de Rose-Croix, fondé par les Jésuites auidernier siècle, étoile actuellement de sa quincaillerie symbolique la poitrine de leurs pires ennemis I Et, comme c`est une loi de nature que la réaction soitproportionnelle à Faction, Pagnosticisme ultramontain des fondateurs afait place à Fagnosticisme matérialíste de leurs héritiers du jour.
« Sans le savoir, les jésuites avaient évoqué le fan_ tôme lointain d`Élie Artiste. Elie Artiste parut un instant, retourna leur institution comme on retourne un gant, puis disparut aussitôt, laissant þÿ l ' S u v r e de ces fanatiques en proie à Fenvahissement du fanatisme contraire. » I-largrave Jennings a écrit une page magnifique sur le caractère des Rose-Croix considérés en tant qu`adeptes de l`antique et vénérable lmagie.
« Leur existence, dit-il, quoique historiquement incertaine, _est entourée d'un tel prestige, qu'elle emporte de force l`assentiment et conquiert Padmiration. lls parlent de l'humanité comme infiniment au-dessous d'eux, leur þÿû e r t é est grande quoique leur extérieur soit modeste. Ils aiment la pauvreté et déclarent qu`elle est pour eux une obligation, q.uoiqu'ils puissent disposer d`immenses richesses.
Ils se refusent aux affections humaines ou ne s`y soumettent que comme à des obliþÿ , / . _ « ' - ¢ _ - - - - Î - Î : - Y - Y - * * * ** ***- * " 4'
260 L'lNITlA'l`lON gations de convenance que nécessite leur séjour dans la société. Ils se comportent très courtoisement dans la société des femmes, quoiqu`ils soient incapables de tendresse et qu`ils les considèrent comme des êtres inférieurs à l'homme. Ils sont simples et différents à l`extérieur, mais la þÿ c o nû a n c e en eux-mêmes, qui þÿ g o nû e leurs þÿ c S u r s , ne cesse son rayonnement qu'en face de þÿ l ' i nû n i t é des cieux.
Ce sont les gens les plus sincères du monde, mais le granit est tendre en comparaison de leur irnpénétrabilité. En face des adeptes, les monarques sont pauvres; à côté des théosophes, les plus savants sont stupides; ils ne font jamais un pas vers la réputation, parcequ'ils la clédaignent ; et s'ils deviennent célèbres, c'est comme malgré eux ; ils ne recherchent pas les honneurs, parce qu'aucune gloire humaine n`est convenable pour eux.
Leur grand désir est de se promener incognito à travers le monde ; ainsi ils sont négatifs devant l"humanité, et positifs envers toutes les autres choses; autoentraînés, auto-illuminés, eux-mêmes en tout, mais prêts à bien faire autant qu'il est possible. « Quelle mesure peut être appliquée à cette immense exaltation ? Les concepts critiques s'évanouissent en face d'elle. L'état de ces philosophes occultistes est le sublime ou l'absurde.
Ne pouvant comprendre ni leur âme, ni leur but, le monde déclare que l'un et l'autre sont futiles. Cependant, les traités de ces écrivains profonds abondent en discours subtils sur les sujets les plus arides, et contiennent des pages magnifiques sur tous les sujets: sur les métaux, sur la médecine, sur les propriétés des simples, sur la _È__i_Î_ -~ *_---: .V -.__c_--_ þÿ à _ . _ _ a . . _ . . _ _ . . _ . _ : - . _ .
LES ROSEfCROlX 261 théologie et Fontologíe ; dans toutes ces matières ils élargissant à þÿ l ' i nû n i Phorizon intellectuel (1). » Cette esquisse, dessinée de main de maître, ne montre cependant qu'un des aspects du 'type initiatique de la Rose-Croix. [Jhomme est ainsi fait, le plus sage' même et le plus savant, qu'il emploie toujours, pour réaliser son~idéal, les moyens diamétralement opposés àcet idéal.
L`idéal du chrétien est la douceur et l'amour; aussi nulle religion n'a versé le sang avec plus d'abondance, nulle n'est plus dure envers l'amour. Ijidéal du bouddhiste est Fimmutabilité froide et adamantoire du Nirvana; aussi est-il doux et humble comme un agneau. L'initiation antique, la Magie faisait de ces hommes semblables au type décrit plus haut, au maître Janus d'Axël ; son symbole est la þÿû e u r de beauté, la Rose.
La véritable initiation évangélique, si peu connue après dix-neuf siècles, qu'à peine deux cents personnes la suivent en Europe, cette doctrine d`immolation constante dont le þÿû d è l e marche comme ivre d'amour parmi les malades, les pauvres, les prisonniers et les désespérés, a pour symbole la croix froide et nue. La réunion des deux symboles est la rose crucifère. Telles sont les idées que nous voudrions exposer à nouveau et développer.
Sans savoir si nous réussirons cette tâche, nous l'avons entreprise avec un peu de témérité; remercions ici ceux qui nous ont fourni les matériaux de cette þÿ S u v r e , les patients érudits des siècles passés; ceux qui, avec un désintéressement rare (1) Hargrave Jennings, ch. IV.
262 L'lNlTlATlON nous ont légué le fruit de leurs longs travaux, comme le docteur Marc Haven, à qui nous devons tout le côté archéologique et bibliographique du livre ; comme l'adepte qui se dissimule sous le pseudonyme de Jacob; ceux enfin grâce auxquels quelques lumières de l'esprit sont venues jusqu'à nous, nos maîtres morts et notre maître toujours vivant.
LES SOCIÉTÉS SECRÈTES On a beaucoup écrit sur ce sujet, et on s'est très peu demandé pourquoi il y a eu et il y a partout des sociétés secrètes. Sans avoir la prétention de répondre complètement à la question, no_us essaierons de l'élucider en étudiant Pontologie de ces formes sociales' sous deux points de vue: celui du corps social et celui de Findividu.
Les membres d'une société sont toujours répartis en trois classes: Le peuple ; La bourgeoisie, ou tiers-état ; Les classes dirigeantes. Dans le peuple se recrutent les éléments matériels de toute la société ; dans la bourgeoisie, se trouve le système circulatoire du sang social: le commerce, qui fait circuler l'argent. Dans les classes dirigeantes, comme leur nom l'indique, le système nerveux social.
De plus, le peuple est préservé des attaques extérieures par l'armée, comme le foie fait dans le corps individuel; il est préservé de ses poisons propres par la magistrature (rate).
uzs Rosi:-cnorx 263 Le commerce se développe par le mouvement qu'il donne, soit à la matière travaillée par le peuple (industrie), soit à la pensée, religieuse ou þÿ s c i e n t iû q u e , rendue sensible à la foule (par l'artiste). _ Le Gouvernement, enfin, dirige le tout, aidé soit par les découvertes de la pensée (science), soit par les lumières morales (religion).
D'où le tableau suivant: Foie Estomac Rate Armée Peuple Magistrature ` Poumon þÿ C S u r Poumon ` 6 Industrie Commerce Art L_..____i__ iii: ._î._....._.__ !
Yeux Cerveau l Oreilles 1 Université Gouvernement V Clef-ge Le lecteur qui s'intéresse à ces rapprochements, trouvera sans peine les organes de l`homme social que représentent la police, les paysans, les ouvriers, les capitalistes, l'armée de terre et celle de mer. les diverses classes d`artistes, les inventeurs, les explorateurs, les moines, etc., etc. ' On remarquera de même que tout ce travail matériel, cette richesse þÿû n a n c i è r e et*cette pensée, - lym phe, sang et force nerveuse du corps social, - appartiennent exclusivement au plan physique, soit par l'utilisation de la matière, soit par Fobservation des lois qui la régissent.
Mais les relations de l`invisible avec Phomme, reconnues de tous quand il s'agit de l'indi264 L'INlTlATl0N vidu, sont ignorées quand il s'agit du collectif.
Dans une société parfaite, la gérance de ces rapports du collectif invisible au collectif visible est þÿ c o nû é e au clergé; mais, malheureusement, dans les sociétés terrestres, les clergés, quels qu'ils soient, ne possèdent plus guère que la notion de l'invisible, au lieu d'en avoir la connaissance.
De sorte que, dans leur fonction de médiation, ils ne remplissent plus que la partie organique des fonctions du cervelet: à savoir la tonalisation et la régularisation des mouvements de la vie végétative; en un mot, ils essaient que les cellules sociales ne s'entre-dévorent pas trop. Mais ils ne savent plus faire passer dans le collectif social confié à leurs soins les forces vitales vivantes qui se présentent pour le nourrir.
C'est pour suppléer à cette lacune que furent instituées et que se fondent encore journellement les sociétés secrètes. Les amis des clergés remarqueront ici que nous ne disons pas que ces associations occultes remplissent intégralement leur rôle. 0 U! Étudions maintenant la genèse de la société secrète au point de vue de l'homme personnel.
Le travail a été fait par þÿ H S n é Wronski ; nous nous contenterons de présenter sous une forme moins mystérieuseles schémas que donne ce géant intellectuel, en les accompagnant de quelques modestes explications. Le principe 'de l'homme, d'après lui, est la réalisation þÿû n a l e d e l a liberté créée ; en outre, lui sont donnés : Un élément éleuthérique, la personnalité ; Un élément physique, Panimalité.
Les ROSE-CROXX 265, Ces trois éléments réagissent les uns sur les autres. La liberté agissant sur la personnalité donne l'âme ; La liberté agissant sur l'animalité donne le corps. L'âme faisant fonction de corps développe la stase psychique. Le corps faisant fonction d'âme développe la stase somatique. A la stase psychique appartiennent le songe, la fureur ou Penthousiasme, le ravissement.
A la stase somatique appartiennent le pressentiment, la prévision, la divination. La première se cultive par la thaumaturgie; la seconde par le somnambulisme magnétique. Ces principes posés, il faut voir comment se développent dans l'homme les pouvoirs d'extase.. de thaumaturgie et 'de magie. Notons que le principe divin de liberté reste témoin impassible des mouvements coordonnés de la personne et de l'animal humains.
Ijéquílîbre de Forganisme et du psychisme, c`est la veille. Leur dispolarisation, c'est l'extase. Leur dépolarisation, c'est la léthargie. Si la veille agit sur Fextase, il y a exaltation. Si elle agit sur la léthargie, il y a sommeil. Quand l`hom me, par une suite d'entraînements, parvient à recomposer ces quatre pôles: Extase, Léthargie, Exaltation, Sommeil, p de manière à ce qu`ils coexistent dans la veille, il s'est
266 LYINITIATION libéré de la matière, il est capable de thaumaturgie. Le facteur de ce dernier art est Pesprit; Phomme n'est pas capable d'être à tout moment pénétré par l'esprit ;, il y a donc une limitation de capacité spirituelle entre un + (prestation) et un - (privation). L'art d`utiliser ces ondes spirituelles dans toutes leurs variabilités constitue la magie.
Sont compris sous ce terme: pythonîsme, fascination, inspiration, prestige, enchantement, divination et magnétisme éleuthérique. Mais l'esprit, grand facteur magique, n'est lui-même que le pôle + de la vie, dont le pôle - est le néant: OO Vie - + Néant Esprit.
Si 1'hornme.appelle la vie dans l'esprit, il obtient l'évocation des agathodémons; s'il appelle la vie dans le néant, c'est Pévocation des cacodémons. -La conjuration de ces deux sortes de puissances amène leur collaboration ( théurgie ou goétie) : ces actes constituent la pratique du mysticisme ou de la théosophie, l Or, quelles sont les þÿû n s des associations mystiques, «ou sociétés secrètes ; ce sont: 1° Participer à la marche de la création en limitant, matérialisant, ou incarnant si l'on ose dire, la réalité .absolue par Pexercíce des sentiments et des actes surnaturels; * ~ * L. . _.¢.íÁ:HLâ5`hh__,
Les nos:-:-cnorx 267 à° Participer en particulier sur la terre à cette marche de la création, en dirigeant les destinées de notre planète, tant religieuses et politiques qu'économiques et intellectuelles.
Voici ce qu'avance textuellement Wronski à ce sujet: << Le but principal de l'association mystique résulte immédiatement de la détermination théorique du mysticisme, telle que nous l'avons donnée plus haut, comme consistant dans la limitation mystique de la réalité absolue, en observant que la limitation forme en général la neutralisation entre la privation et la prestation de la réalité. » Et c'est en suivant ce but principal que les sociétés mystiques, pour prendre part à la création, cultivent les sentiments et les arts surnaturels, tels que l'autopsie, la poésie télétique, la philosophie -hermétique, les guérisons magnétiques, la palingénésie, etc., et certains mystères de génération physique.
' « Ne pouvant pratiquer ni discuter publiquement les efforts surnaturels que fait Passociation mystique pour prendre part à la création parce que, pour le moins, le public en rirait; ne pouvant non plus diriger ouvertement les destinées terrestres, parce que les gouvernements s`y opposeraient, cette association mystérieuse ne peut agir autrement que par le moyen des sociétés secrètes.
Ainsi, comme on le conçoit actuellement, c`est dans la scène du mysticisme que naissent toutes les sociétés secrètes qui ont existé et existent encore sur notre globe, et qui, toutes, mues par de tels ressorts mystérieux, ont dominé et continuent encore, malrélesgouvernements, à dominer le monde.
268 _ L'lNl'I`lATlON « Ces sociétés secrètes, créées à mesure qu`on en a besoin, sont détachées par bandes distinctes et opposées en apparence, professant respectivement, et tour à tour, les opinions du jour les plus contraires, pour diriger séparément, et avec þÿ c o nû a n c e , tous les partis politiques, religieux, économiques et littéraires, et elles sont rattachées, pour y recevoir une direction commune, à un centre inconnu où est caché le ressort puissant qui cherche ainsi à mouvoir invisiblement tous les sceptres de la terre. » .
Par exemple les deux partis politiques, des libéraux, droit humain, et des royalistes, droit divin, qui partagent aujourd`hui le monde, ont respectivement leurs sociétés secrètes dont ils reçoivent l`impulsion et la direction; et, sans qu'elles puissent s'en douter,,ces sociétés secrètes, les unes comme les autres, sont ellesmêmes, par l'habileté de quelques chefs, mues et dirigées suivant les vues d'un comité suprême et inconnu qui gouverne le monde.
' La condition de possibilité des þÿ S u v r e s mystiques consiste dans un ordre de vie élevé, que nous avons déjà mentionné plus haut, en annonçant que nous le désignerions du nom de stase uitale.,Tout se réduit donc à savoir jusqu'à quel point la nature humaine, c'est-à-dire la nature de l'être raisonnable sur la terre, sur notre globe, est susceptible de rehausser sa stase vitale pour s`élever aux régions des þÿ S u v r e s mystiques.
Et cette question décisive ne peut être résolue qu'à posteriori ou par le fait. ll en résulte, pour la philosophie, deux conséquences majeures. La première est que, par le pres- . .gr wa!-I»
Les Ross-cnoxx 269 sentiment que l`homme a de cette vocation mystérieuse de sa nature, vocation qui vient þÿ e nû n d'être légitimée par la raison, il ne peutrefuser absolument toute foi aux þÿ S u v r e s mystiques; et que, par suite decette disposition humaine, d'innombrables fourbes et imposteurs, abusant d'une si ineffaçable crédulité, ont sans cessetrompé les hommes par de prétendues þÿ S u v r e s mystiques.
La seconde conséquence philosophique est que nulle þÿ S u v r e de mysticisme, fût-elle de la moindre valeur, par exemple un simple fait de magnétisme éleuthérique, ne doit être admise comme telle qu`avec la critique la plus sévère et que, pour obvier à de graves inconvénients, il est plus profitable à la raison humaine de méconnaître les véritables þÿ S u v r e s mystiques, s'il en existe sur notre globe, que de se livrer à_ une trop grande crédulité à leur égard. þÿ E nû n , pour ne rien oublier, rappelons que ce n'est pas seulement parmi les intelligences d'une capacité supérieure que les sociétés secrètes se recrutent ; au contraire, la grande masse de leurs adhérents vient d'en bas, des couches profondes.
La foule de ceux qui peinent pour un salaire dérisoire, des serviteurs que la nécessité soumet à des humiliations constantes, de ceux dont Fexaltation sentimentale est brutalement rabaissée à chaque pas qu`ils font dans la vie, et qui essaientd'échapperà leurs douleurs ou bien par l`abrutissement volontaire, ou par la résignation que leur procurentles secours dela religion, ou þÿ e nû n par cette espérance de Flmpossible, par cette intuition de l'Audelà, secret mobile de tous ceux qui s'adonnent à l'étude des sciences occultes.
270 IÎINITIATION Dans ce dernier cas, ils ont choisi une route encore plus dure ; ils oublieront leurs premières souffrances en se vouant àd'autres et plus cuisantes douleurs. Car le voile qui sépare l'Occulte du Patent se lève sur deux abîmes: celui de la lumière et celui des ténèbres.
La plupart du temps, c'est dans ce dernier que les malheureux dont nous parlons seront précipités; car les premiers hiérophantes que l'on rencontre sur la route du Temple sont des êtres de volonté, dont l'exaltation personnelle fait toute la force; ils apprendront à leur disciple à gouverner quelques parties du moi physique ; ils prendront les forces de l'égoïsme, et quelquefois même celles de sa passion, pour les rayonnements d'une pensée soi-disant libre.
Souvenons-nous que l'action de la société secrète est liée au rattachement de ses membres à l'invisible, et que dans l'invisible se déroule une bataille entre les soldats du Christ et ceux de l`adversaire ; les événements del`histoire mystique sont le résultat matériel des incidents de cette bataille; il suit de là qu'à la porte de tous les appartements du temple il y a des corrupteurs à þÿ l ' aû ` û t des arrivants, et qui font tous leurs þÿ eû o r t s pour les jeter dans la voie de gauche, par la séduction ou par la violence.
Or, comme les soldats du mal sont puissants dans le royaume de l`ombre, et que les rites des sociétés secrètes s'appuient forcément sur la lumière noire, ainsi que toute magie cérémonielle, þÿ lû e s p r i t du Christ s'est retiré peu à peu des caractères, des invocations et des pentacles. Aujour_Q'hui les sociétés secrètes sont, quoi qu'en disent leurs chefs, dans la période de vieillesse, tout au
LES ROSE- CROIX 271 moins dans nos "pays ; les peuples sont lentement transformés dans leurs organismes collectifs et deviennent peu à peu capables d`établir au grand jour, dans leur conscience, des communications avec l'invisible. Ces développements sont destinés à s'accroître sans cesse jusqu'au jour où le nom du Père sera sancþÿ t iû é surla terre comme au ciel..
4: 4 Q Il est bien entendu que tout ce que nous venons de dire s'applique aux véritables sociétés secrètes, celles dont le recrutement ne þÿ s ' eû ° e c t u e pas par de la propagande ou des appâts matériels, mais dont, au contraire, les membres répondent, en s'y enrôlant, à l'appel d`une puissance invisible. L'initiation, bonne ou mauvaise,en est toujours réelle et non pas symbolique ou simplement orale.
Tels sont, dans notre Occident, les centres d'Illuminisme, christiques ou antichristiques, et les fraternités orientales qui ne font pas exclusivement de la politique. La suite de cette étude montrera dans les Rose-Croix les défenseurs dévoués du Christ et les chefs de son Église intérieure.
LES PRÉDÉCESSEURS Avant toute chose, il faut se rendre compte d'un fait qui domine, pour ainsi dire, l'histoire de l'esprit humain : c'est la perpétuation de l'Ésotérisme à toutes les époques et chez tous les peuples. Nous laisserons de côté ici la légende de l'histoire des Rose-Croix 1 nous nous en occuperons àla þÿû n de notre étude.
2 72 L,lNlTlATION Dans notre Occident, à partir de l'ère chrétienne on peut distinguer avec Papus trois courants traditionnels : 1" Celui du gnosticisme, continué parles Cathares, les Vaudois, les Albigeois et les Templiers, et dont le génial interprète est Le Dante ; ' 2° Celui de l"Église catholique (les moines) ; 3° Celui des initiés hermétistes et alchímistes, parmi lesquels il faut compter beaucoup de juifs kabbalistes.
Le courant Maçonnique, dans ses origines, est dérivé de la fusion des gnostiques (sous leur forme templière) et des hermétistes. Le courant Rosi-Crucien est la synthèse des trois traditions. Les GNosT1QUEs Les théories gnostiques sont des débris de l'ancien polythéisme et, en particulier, des Chaldéens et des Kabbalistes, reviviliées par l'Évangile.
Pour les saisir dans leur développement, il ne faut pas, comme Pont fait les savants, les étudier à Pépoque de leur chaos, pendant les premiers siècles de l'ère chrétienne ; il iaut attendre que le temps les ait muries, que leurs imaginations excessives se soient þÿû é t r i e s , que leurs aberrations se soient réduites. Leur épanouissement le plus parfait est la Divine Comédie.
Bossuet dit que c'est à l`époque où l'Églíse s`établit à Rome, au temps du pape Sylvestre et de l`empereur Constantin, que les Vaudois prétendaient « s`être reti- .-- :Ê-'
Lus Rosi;-caozx 273 rés de l'l-Îglise romaine; prétention si ridicule, ajoutet-il, qu'elle ne mérite pas d'être réfutée (r) ». Notons simplement, sans la qualifier, cette prétention comme la plus ancienne trace de l'attitude que les futurs Rose-Croix auront contre l'Église de Rome.
« On a multiplié les commentaires et les études sur þÿ l ` S u v r e de Dante, et personne, que nous sachions, n'en a signalé le principal caractère. þÿ L ' S u v r e du grand Gibelin est une déclaration de guerre àla papauté par la révélation hardie des mystères.
L'épopée de Dante est joannite et gnostique, c'est une application hardie des figures et des nombres de la kabbale aux dogmes chrétiens, et une négation secrète de tout ce qu'il y a d'absolu dans ces dogmes; son voyage à travers les mondes surnaturels s`accomplit comme l'initíatíon aux mystères d'Eleusis et de Thèbes.
C`est Virgile qui le conduitet le protège dans les cercles du nouveau Tartare, comme si Virgile, le tendre et mélancolique prophète des destinées du þÿû l s de Pollion, était aux yeux du poète þÿû o r e n t i n le père illégitime, mais véritable, de l`épopée chrétienne.
Grâce au génie païen deVirgiIe, Dante échappe àce gouffre sur la porte duquel ilavaitlu une sentence de désespoir, il yéchappe en mettant sa tête à la place de ses pieds et ses pieds àla place de sa téte, c'est-à-dire en prenant le contrepied du`dogme, et alors il remonte à la lumière en se servant du démon lui-même comme d'une échelle monstrueuse; il échappe à l'épouvante à force d'épou- (i) Histoire des variations, XI. p. 490. 18
274 L'1NmA'r1oN vante, à Phorrible àforce d'horreur. L'enfer, semblet-il dire, n'est une impasse que pour ceux qui ne savent pas se retourner; il prend le diable à rebroussepoil. s'il m'est permis d'employer ici cette expression familière, et s'émancipe par son audace. C'est déjà le protestantisme dépassé, et le poète des ennemis de Rome a déjà deviné Faust montant au ciel sur la tête de Méphistophélès vaincu.
Remarquons aussi que l'enfer de Dante n'est qu'un purgatoire négatif.
Expliquons-nous : son purgatoire semble s`être formé dans son enfer comme dans un moule, c'est le couvercle et comme le bouchon du gouffre, et l'on comprend que le titan þÿû o r e n t i n , en escaladant le paradis, voudrait jeter d'un coup de pied le purgatoire dans l`enfer. - « Son ciel se compose d'une série de cercles kabbalistiques divisés par une croix, comme le pantacle d'Ezéchiel ; au Centre de cette croix þÿû e u r i t une rose, et nous voyons apparaître pour la première fois, exposé publiquement et presque catégoriquement expliqué, le symbole des Rose-Croix. » (El.Levi, Histoire de la Magie.) Il résulte des consciencieux travaux de M. Aroux (1) que.le Dante a vécu en relations intimes avec des sectes gnostiques d`Albigeois; c`est dans leur enseignement qu`il a puisé sa haine contre la papauté et l'Ég1ise de Rome, ainsi que les théories occultes que (i) E.
Aroux, la Comédie de Dante, traduite en vers selon la lettre et commentée selon Pesprit; þÿ s u íû í e de la clé du langage symbolique des Fidèle: d'Amour. Paris, Renouard, x856, z vol. gr. in-8. :iîÎÎi--_
Les aosia-cnoix 275 l'on retrouve à chaque ligne de son épopée. Le même érudit nous laisse entrevoir les mouvements profonds que les restes de l'ordre du Temple provoq uaient dans le peuple. L'Enfer représente le monde profane, le Purgatoire comprend les épreuves initiatiques, et le Ciel est le séjour des Parfaits, chez qui se trouvent réunis et portés à leur zénithlintelligence et l'amour.
Les Cathares avaient, dès le douzième siècle, des signes de reconnaissance, des mots de passe, 'une doctrine astrologique ; ils faisaient leurs initiations à Yéquinoxe du printemps; ils y employaient trois lumières; leur système þÿ s c i e n t iû q u e était fondé sur la doctrine des correspondances: à la Lune correspond la Grammaire à Mercure - Dialectique à Vénus - Rhétorique à Mars - Musique à Jupiter - Géométrie à Saturne - Astronomie au Soleil - la Raison illuminée, ou Arithmétique. SÉDIR. -_(A suivre.) *ee
5 gf f yz JK, þÿ : ; ' . ~. , N uw / _, "L . .. . þÿ : , . V < :_ . . _ þÿ : , _ ._: -Q )v'¢ ' V ` `-Ê . .~ _- »,- v A - - «J . *er I 'H - ÎP' þÿ : , f 0, . - `= ' ,-.... . A Q: ~ " - / Q- , * .3 «-,H _ V» ..-rvvv-ff vvvv-rv-.-v~~ ~¢- þÿ _ , , « a : . . - -û w - - - = ..*....w*rvv;*;;._. .1 þÿ : ."vn PARTIE LITTÉRAIRE r _í A L2-I FEMME INGØNNUE Êv 'ltup Pour Béatrice.
La Vie en moi s'épand nouvelle et rajeunie Sous l'ombre et la fraîcheur de ta þÿû è r e Beauté, Printemps épanoui, délicieux Léthé l Car ton charme est sans borne, et bien fou qui le nie l Planant très haut, bien loin de toute vilenie, Tu verses l'espérance à mon þÿ c S u r hébèté Par le poison de mort dont il fut entêté, O Toi par quila Force èchoit à mon génie! Tu es la source claire où va puiser mon âme.
Je t'aime et te bénis pour ton Amour, 6 Femme Qui redonnes à l`étre meurtri sa vigueur. Tu vas faire þÿ q u ` e nû n je rentre dans la lice, Et, te yoyant si bonne et tendre sans rigueur, Éperdu, je vais boire à ton ardent calice ! þÿ P m r . r | : P x : GARNIER.
Ecule iiiiiélieiire libri des Sciences Heimitiqies Les cours, professés les lundi, mardi et mercredi de chaque semaine, ont un succès toujours croissant. A signaler les expériences si curieuses de psychométrie, de Phaneg, que le professeur fait répéter à ses élèves. Un cours de Sédír, sur les maîtres de la tradition, appuyé, d'autres jours, par la lecture des passages des þÿ S u v r e s les plus célèbres de ces maîtres.
Le cours du docteur Rozier sur la Haute Magie.
Les causeries si profondes de Papus, suivies de discussions entre les auditeurs et le conférencier, selon la méthode de l`école, qui ouvre le champ à toutes lesopinions,et þÿ s ' eû " o r c e de les concilierenmontrantqu"elles ne sont souvent que les différents aspects d'une même chose, ayant entre eux des liens inéluctables dont la soudaine compréhension donne un sentiment plus profond des connaissances déja acquises. (Inscriptions chez _M.
Papus, 5, rue de Savoie).
Société des Conférences spírítualistes Les auditeurs eurent le mois dernier un double régal, Sédir parla des miroirs magiques et de la clairvoyance en général; mais s'il en indiqua les procédés et la théorie, il n'en conseilla pas, en principe, la pratique, qui peut mener à des extravagances, ou provoquer des troubles phy~ siologiques, quand il y a viol de la nature: tout le monde, ne peut pas devenir voyant, ceux-là seuls qui y sont pré278 L'1Nmn1oN disposés peuvent cultiver une faculté existant chez eux, mais cette faculté ne se crée pas.
Papus, faisant ensuite une application de cette clairvoyance si bien exposée, nous a présenté quelques idées sur la réincarnation, qu'il admet Parfaitement, et qui est du reste donnée à entendre dans les Evangiles euxmêmes. Inutile de dire que l'un et l'autre orateurs ont été très applaudis. La prochaine conférence aura lieu le 26 mars. L. B.
Les prédictions de Nostradamus Un rédacteur de l'Écho du Merveilleux, Nébo, qui nous. avait développé, il y a quelques temps, un quatrain de Nostradamus se rapportant aux époques actuelles, entre dans, de nouvelles explications (les quatrains de Nostradamus. étant, par eux-memes, très obscurs, et sujets à des interprétations variées). ¢ En particulier, pour þÿû x e r une date spéciale, le zx juin 1907 parait devoir réunir les plus malfaisants de tous les aspects.
On y constate la conjonction de Neptune å la fois avec Jupiter et le Soleil, c'est-à-dire avec les deux astres les plus þÿ b é n éû q u e s , qui apporteront à la plèbe un succès à peu près certain.
Uranus, en opposition avec la conjonction précédente et en conjonction lui-même avec Mars, la planète fatale, est aussi fortement þÿ m a l éû c i é que possible : les bourgeois paieront la casse. » De plus, Saturne est en quadrature tant de la triple conjonction de Jupiter, de Neptune et du Soleil, que de la. conjonction d'Uranus avec Mars, dont il surcharge encore la mauvaise signification.
« Avec de semblables aspects on peut s'attendre pour cette date à toutes les calamités possibles; indépendam-~ _:*~- -* * - * --**-***ÎÎ*-*i-i- i
_...._._.
Les PRÉDICATIONS DE Nosrkanamus 279 ment de tous les vols, pillages, massacres, incendies, et de toutes les atrocités renouvelées de 93, cette époque correspondra vraisemblablement à l'établissement _d'un système social basé sur Fégalité stricte et sur le communisme, où la valeurindividuelle sera comptée pour zéro, où toutes les personnes ayant quelque bien ou quelques économies seront dépouillées au þÿ p r oû t de la"plèbe,.qui essaiera d'installer un régime rigoureusement niveleur, c'est-à-dire le plus þÿ a n t i s c i e n t iû q u e et le plus contraire au progrès de tous les régimes. þÿ : Mais il faut arriver å l'année IQI4 pour trouver des aspects réellement favorables.
A cette époque on entre dans la deuxième période de Nostradamus et des cycles astraux, et, là, les dispositions deviennent plus souriantes. En effet, vers cette date, Uranus a cessé d`etre en opposition avec Neptune, ce qui indique un apaisement dans les luttes sociales et religieuses. .lupiter arrive en conjonction d'Uranus qu'il þÿ b é n éû c i e a son tour.
Au mois de janvier 1914, en particulier, Uranus est en conjonction à la fois avec Jupiter et le Soleil ; il est donc fortement avantagé.
Cette triple conjonction est de plus en trigone de Saturne et de Mars, ce qui l'améliore encore. ll y a donc lieu d'espérer que c'est vers cette époque que commencera le rétablissement de l'ordre; on peut penser qu'elle correspondra à l'arrivée de celui qui doit rétablir en France le règne du bien et efïectuerla destruction des méchants. Cette date répond en effet, après une période de 114 ans, au 18 brumaire et à la création du Consulat.
De plus, en 1915, Jupiter sera dans le signe des Poissons, tandis que Saturne sera dans le Cancer ; c'est justement la disposition inverse de celle qu'ils occupaient en 1789, en 1848 et qu`ils auront en 1907.
Il y a donc lieu d'espérer que þÿ l ` i nû u e n c e elle-même sera inverse et déterminera la þÿû n de la domination plébéienne. ll est à remarquer, d'ailleurs, à l'appui de cette manière de voir, que le 18 brumaire 1799, au moment du coup d`État, Saturne était précisément dans le Cancer. Nébo a-t-il bien su interpréter Nostradamus, que ses prédictions réalisées ont fait décréter prophète ? l.'avenir ÎÎÎ.
280 L'INl'I`IA'I`ION ' nous le dira. Remercions-le, en attendant, de la peine qu'il s`est donnée pour nous traduire en langage clair et précis des oracles incompréhensibles. FANTOMES POUR soUvERAiNs La dame noire deWindsor.- La. « balayeuse þÿ :das rois de Prusse. Le petit homme rouge des Tuileries. Je ne sais si le roi Edouard est favorisé de la visite du fantôme qui hante le palais de Windsor.
Mais sa mère, la reine Victoria, quitta, dit-on, à plusieurs reprises sa royale résidence pour échapper aux plaintes et gémissements de cette ombre mécontente. Il y a quelques années, le lieutenant Glynn, de service au palais, était assis dans la bibliothèque, lisant un magazine, quand il vit une femme en noir passer à coté de lui et entrer dans la pièce voisine.
Les traits de la visiteuse étaient voilés par une ample dentelle. þÿ U o fû c i e r , espérant quelque bonne fortune, se leva pour suivre l'inconnue. Il souhaitait la rencontrer dans le petit salon où elle s'était réfugiée. Il ne la retrouva pas. Or, la pièce où il pénétra n'avait pas d'issue autre que la porte ouvrant sur la bibliothèque. Le lieutenant Glynn conta cette singulière apparition.
Et on lui fit remarquer que, du temps de la reine Elisabeth, le petit salon communiquait avec un escalier dérobé.
D`ailleurs, il est detradition que l'ombre de la þÿû l l e de Henri VIII se plaît à ,reparaître dans cette partie du château de Windsor. þÿ L ' o fû c i e r avait surpris le mystère de quelque rendezvous d`outre-tombe l ' Mais je ne crois pas que le spectre élégant d'Elisabeth puisse inquiéter I'ancien prince de Galles, Parisien gouailleur. Et s`il entend des gémissements, la nuit, ce sont
Fauïomzs POUR souvnaams 28 1 plutôt les plaintes des petits soldats d'Angleterre sacrifiés au Transvaal pour des intéréts de banque. Les ¢ dames blanches þÿ : . L'Allemagne n`a pas de dame noire, mais bien des cohortes de dames blanches. C'est le pays des revenants. La plupart des grandes familles allemandes possèdent une dame blanche; elles pourraient faire peindre un fantôme sur leur blason.
Naturellement, la famille des Hohenzollern a sa dame blanche... et une fameuse l Elle apparaît toutes les fois qu'un grand deuil va se produire à la cour. On la vit la veille de la mort de Guillaume I", la veille encore du décès de Frédéric Ill, père de l'empereur d`Allemagne actuel. Elle l`emporte sur toutes les autres dames blanches d'Al lemagne, comme Guillaume l`emporte sur les roitelets des principautés du nord de l`Empire.
C'est une jeune þÿû l l e géante. Dans ses voiles blancs, on taillerait des robes de mariées pour une douzaine de Parisiennes. Et ses longs bras décharnés poussent un balai. Le peuple la nomme, d'ailleurs, la balayeuse des Hohenzollern. Moins grotesque, plus discrète aussi se montre la grande dame blanche des Habsbourg. Elle se Cúntente d'errer autour du Palais, à Vienne, quand un décès doit mettre la cour en deuil.
Peu de jours avant le suicide de l'archiduc Rodolphe, þÿû l s de l'empereur, on la vit faire sa ronde blanche. Dans la famille de Hesse-Darmstadt, la dame blanche est une petite personne, vêtue par la légende de toute la poésie des romans de chevalerie. Fille d'un duc de Clèves. Béatrice est assise, pensive, attristée, près de l'une des fenêtres de son château de Nimègue, au moment où son duché va passer en d'autres mains.
Plus d'armée pour défendre son bien. Pas un frère, pas un ami pour lui venir en aide! Soudain, sur les þÿû o t s de la Waal apparaît une nacelle tirée par un cygne. Un jeune homme est debout dans l'esquif, tenant à la main un glaive d'or. ll prie la belle désolée d'écouter sa chanson d'amoureux L
282 t."mt'r1A1'1oN passant, lui promet, si elle veut devenir sa femme, de dé fendre le duché menacé. ll est certain de vaincre. Toutefois, sa þÿû a n c é e ne devra jamais s'enquérir d'où il vient. Qu'elle cherche à savoir et il la quittera aussitôt et ne reviendra jamais. (C'est à cette naïve et pure légende que Wagner doit Pinspiration de son Lohengrin.) Béatrice accepta les olïres du bel inconnu.
Le jeune homme au cygne lui donna trois þÿû l s dont l'un reçut en partage le landgraviat de Hesse. Or, après vingt-quatre ans d'union, la princesse. heureuse, eut la tardive fantaisie de vouloir connaitre les origines du père de ses enfants... Le sauveur venu sur les þÿû o t s de la Waal disparut par enchantement. Et Béatrice trépassa de chagrin.
Depuis. cette poétique þÿû g u r e de morte quitte l'inconnu (comme son époux, autrefois) þÿ aû n de prédire à ses descendants les événements qu_i intéressent la destinée de sa race. Le revenant des Tuileries. _ Mais pourquoi nous gausser des spectres étrangers ï' Nous en possédions un au centre de Parisl ll logeait aux Tuileries, à 50 mètres de la Statue de Gambetta.
Seulement, þÿ aû n de nous distinguer des peuples voisins, nous_avons_ choisi pour fantôme national un petit homme rouge. Ce diable écarlate apparut à Catherine de Médicis peu de temps après la construction du palais. Catherine était, comme on sait, une maîtresse femme; mais, superstitieuse en tant qu'ltalienne, elle céda la place au « petit monstre rouge þÿ :et s'en fut 4: travailler þÿ :ses sortilèges autre part.
Le petit homme rouge se révéla de nouveau aux Parisiens la veille de la mort de Henri IV, et il voulut bien prendre part aux troubles de laFronde. On ne le rencontra. ni dans les carrosses du Grand Roi ni chez les favorites de Louis XV. C'est le revenant qui ne se montre qu'aux heures rouges. ll reparut à la veille de la Révolution, qui devait renverser la vieille monarchie française.
Puis, lâcheur en politique comme un Parisien, il passa au service de Napoléon. _ Un historien a mentionné la visite qu`il þÿû t à Pempereur avant la campagne de Russie. _, .1
þÿ n 1 n u o G m 1 : H x s 2 83 Napoléon était assis dans son cabinet devant des cartes, préparant sa gloire. On le savait seul. Pourtant, de la pièce voisine, on l`entendit parler à un visiteur mystérieux.
Ceux qui étaient là crurent comprendre que le personnage admis dans l'intimité du grand conquérant adjurait Napoléon de ne pas entreprendre une campagne désastreuse. << Ilest trop tard, s`écria Napoléon en se levant, tout est décidé. þÿ : La porte s'ouvrit, livrant passage à un homme vétu de rouge, qui s'esquiva rapidement et disparut par le grand escalier. Depuis, l'homme rouge est revenu. Louis XVIII l`a vu à. l'heure de sa mort.
Et l'impératrice Eugénie, - mystérieusement documentée, sans doute, - redoutait que l'on évoquàt devant elle le spectre des Tuileries. Peut-être at-il encore déconseillé la guerre de 1870. Saluons ces derniers fantômes! Seuls, les palais impériaux possèdent encore des apparitions. De notre temps, les logis changent d'h61es si fréquemment que les revenants n'osenf plus revenir... pour veiller sur le destin d'uné lignée, d'une famille.
Ils ne sauraient à qui parler. Cette histoire, que nous extrayons d'un bon journal de famille, Mon Dimanche, ext écrite sur un ton quelque peu ironique, mais lesfaits relatés n'en sont pas moins réels. _.__Îl . þÿ B i bû o g r a p h Qu'est l'Occultisme et comment obtient-on des forces occultes? par HANS BÎERLIN, édité à Berlin. Tel est le titre d'un petit livre qui vient de paraître.
I./auteur y dit ce qu'est l'occultisme et ce qu'il n'est pas, en s'appuyant sur les différentes autorités qui ont traité ce sujet, avec indication des sources. Il passe brièvement en revue toutes les branches de Foccultisme, dit de quelle manière on peut obtenir des forces occultes etles développer. Le lecteur nous saura gré de faire quelques extraits et nous espérons que l'auteur ne nous en voudra pas.
284 1.'mn'n'rxoN L'occultisme est le but le plus élevé que l'homme puisse poursuivre, car il þÿ s i g n iû e le développement pratique de la nature supérieure de l'hom*me.
Quand l`homme commence à pénétrer dans le domaine de l'occulte et à s'y mouvoir, il aperçoit devant lui un avenir merveilleux et il comprend comment, par des vies successives sur cette terre, il lui sera possible d'en escalader les hauteurs les unes après les autres, en développant en lui toujours de nouvelles forces, qui y étaient cachées. ll y a peu de gens qui ignorent complètement qu'i[s possèdent une nature supérieure.
Les hommes de toutes races connaissent à þÿ d iû ë r e n t s degrés la conscience,et tout homme qui en a entendu une seule fois la voix, a entrevu sa nature supérieure. Peu d`hommes prennent la peine de þÿ r éû é c h i r d`où la conscience peut venir,et ceux même qui y þÿ r éû é c h i s s e n t se contentent de très vagues réponses.
' Le véritable occultiste ou celui qui veut le devenir doit savoir beaucoup de la conscience, car elle n'est pas un fantome, mais bien une partie réelle du soi, et une partie bien plus réelle même qu'un membre du corps physique. Un examen de soi prouve que la conscience n`est pas seulement une chose réelle, mais qu`elle conduit à d'autres réalités de la nature, et qui sont autant de merveilles.
La nature supérieure consiste dans les trois principes supérieurs de l'homme(t), et la conscience est l'un de ces principes immortels. La religion chrétienne les appelle les principes chrétiens car, en þÿ eû ` e t , Jésus-Christles possédait en lui dans leur plus grand développement. Ce principe chrétien existe à l`état latent au fond de tout homme, et l`occultisme enseigne comment il faut le développer et le sortir àla lumière.
Voyons commentl`occultisme procède. ll est évident que Pévolution humaine doit s'élever de la connaissance des quatre principes inférieurs (2) à la . Sr; Manas, Buddhi, Atma des Théosophes, Esprit des Occu ustes. (2) Corps physique et corps astral des Occultistes, etRupa, Prana, Linga Sharíra et Kama Rupa des Théosophes. (Note du traducteur.) 5 5J¢n
mar.1oGRAi>Hn~: 28 5 connaissance des principes supérieurs, et le sentier qui y conduit est l'obéissance à la conscience. Le premier résultat de cette obéissance est que la voix de la conscience se fait entendre de plus en plus clairement, et que cette voix exige la mise en pratique de ce qu'on a appris.
L'occultisme apprendra ainsi que l'humanité n`est pas composée de diverses unités, mais que tous les hommes ensemble forment un tout, et que l'homme ne peut pas arriver au bonheur complet tant qu'une partie du tout est malheureuse.
Plus loin. l'auteur, en parlant de la façon dont on obtient des forces occultes, s'appuie sur un article du « Pfad þÿ : . lls y a, dit-il, une règle de fer qui veut que chacun travaille lui-même pour obtenir ces forces. Ces forces obtenues et prêtes à l'usage sont encore comme les roues d'une boîte à musique : il faut remonter la boîte pour qu`elle marche. Ici il faut la clef du maître.
Le développement de l'homme intérieur se fait par l'éducation de Feãprit, par la méditation et la concentration : c'est ce que ans l'lnde on appelle « la Yoga þÿ : : .Les Yogas principales sont la Hatha-Yoga et la Raja-Yoga. La Hatha-Yoga consiste dans la þÿ m o r t iû c a t i o n du corps, par laquelle on développe certaines forces. lls`agit de prendre certaines positions, ou de respirer d`une certaine manière.
La Hatha-Yoga développe l'homme matériel et semi-matériel, par conséquent toutes les forces acquises se perdent à la mOrI. La Raja-Yoga développe la partie spirituelle et se pratique au moyen de l'éducation du corps astral. Le corps astral a ses organes spéciaux, mais il est difficile de faire une ligne de démarcationentre les organes extérieur et intérieur : les deux étient souvent intimement liés.
Dès que l'éducation de l`esprit a commencé, les organes intérieurs se réveillent, et la faculté de perception de l`homme double de force. Les facultés extérieures ne sont ni diminuées ni changées, car la faculté nouvelle s'exerce sur un autre plan. On remarque souvent que certaines parties du corps intérieur se développent plus que d'autres.
Souvent c'est la tête intérieure qui se développe seule, et celui-ci peut alors voir et entendre ; tantot c'est plutôt une main que
286 L`INlTlATlOX l'autre. Si c'est la main droite, l'homme aura des perceptions qui correspondent au plan de la main droite, c'estå-dire å la perception et au toucher positif. Ces anormalités proviennent surtout de l'éducation défectueuse. Si c'est par exemple þÿ l ' S i l gauche intérieur qui seul s`est développé, le plan de cet þÿ S i l ne sera pas le méme que celui de la main, et son propriétaire sera un clairvoyant d'une certaine espèce.
Si l'éducation de l`esprit se poursuit régulièrement, la masse éthérée qui s'est formée gagnera en cohésion, et les divers organes se développeront. Il faudra en faire usage aussitôt. l.'homme éthéré doit procéder comme Fenfant, il doit se traîner avant de marcher et courir, et ordinairement il pourra voir et entendre avant de pouvoir s'éloigner du corps. Il se présente des obstacles desquels il faut tenir compte.
Quelquefois on aperçoit le corps extériorisé comme distendu, déformé et méme déchiré en morceaux, présentant la tendance de vouloir rentrer dans le corps physique. Ceci provient de mouvements de colère, chagrin, jalousie ou envie.
Si ces sentiments sont plus violents, le corps éthéré peut se dissoudre et rentrer complètement dans le corps physique, et il faudra un temps considérable pour un nouveau développement. ll ne s'agit pas ici que la colère soit þÿ j u s t iû é e ou non, la colère, jalousie, etc., sont des forces qui agissent.
L'envie peut arréter le développement du corps astral, et dans ce cas il se produit, avant la dissolution, une pourriture du plus dangereux effet pour la santé. On peut développer les forces par la Yoga. Il y a plusieurs Yogas, les principales sont: Mantra~Yoga, Hatha-Yoga, Bhakti-Yoga, Laga-Yoga, Amanarka-Yoga, Raja-Yoga. La Mantra-Yoga consiste dans la répétition d'un mot ou d'une phrase. La Hatha-Yoga est la régularisatien de la respiration.
La Bhatki-Yoga est la Yoga de la dévotion extérieure. La Raja-Yoga consiste dans l'union directe du Manas avec l'Atma, de la connaissance particulière et de la connaissance du tout. l.'auteur fait connaître plusieurs des systèmes employés þÿ * : ' . l : - @ I r _
- Revues r~:'r Joumuux 287 et fait ensuite une mention des écoles en France sous la direction de Papus, ainsi que des écoles aux Etats-Unis d'Amérique.
Comme on peut voir par l'extrait que nous venons de donner, le livre est à recommander, et l'esprit qui l'anime fera partie de la collection des guides. _ " Dokac. _1 î REVUES ET JOURNAUX L'Echo du Merveilleux reproduit, en plusieurs numéros, l'étude du docteur Grasset sur le spiritisme devant la science, réservant pour plus tard ses commentaires.
Nous «conseillons a ceux qui veulent bien comprendre ce sys- 'tème original de se reporter ainsi au texte. Rosa Alchemica reproduit des cours de Sédir et de Papus, donnés l'année dernière à l'école hermétique. Jollivet-Castelot fait une savante étude sur la ¢ Chimie indienne þÿ : ,ce qui nous montre un coté généralement inconnu de l`lnde ancienne. Voir aussi une très bonne analyse de la Zone frontière «de Sage.
La Revue ancienne, revue des revues, contient une longue biographie de Mme Blavatsky (Une Magicienne moderne). Nous en recommandons la lecture à ceux qui «étudient les ouvrages de cette femme extraordinaire. On 'comprendra mieux dans quelles dispositions d`esprit et sous quelles influences elle a composé ses ouvrages. Le Moniteur des Etudes psychiques indique une « Méthode d'expérimentation des phénomènes psychiques þÿ : : .
Cela peut rendre service aux sociétés psychiques qui pèchent généralement par le manque de méthode, indispensable cependant à toute étude propre à amener de nouvelles découvertes.
22 E þÿ | . ' : r « r r u .û : s La 71: þÿ r : _ : ¢ | ; : : . ' ¢ :aziz: 2: :ès I: .: zizi.: .is Pa; .1 et *Se M. þÿ J e f n zû . un þÿ . ` I : a : * . : ¿ : þÿ å e l z z a s a g ü e 5: in z,,e'z r.}'::ot gum et les ètzzs nèrrzçáígzä þÿ : _ þÿ f lû í t 4" Az. ír.;;t da ia þÿ c c . . z ë - z z z i zû 5: ztisae ezãzr. avant. montre la musique :ass :: fo: þÿ a c * ; f S a . : : » : 4/ff'/:last des pmpúézès pr; :L:-nnzzes. à::1 2`1;;`î:zí:n þÿ n é m ¼ w des þÿ w s n a î s s a n S s tres précises. X:z:eîLem¢::: ciiez ne sont qu':n¿.:',ué¢s. mais cas izdiczïi-ons þÿ ¼ u v e n : mettre sur une mie très fertile en dézourenzs importamex. íios Bon). '77 G._ La Le Gérant : Eucwsss. Purls. - Imp. E. ARRAULT et Cie. 9, rue N.-D.-de-Lorette.
* ÎÎ"'!?"'§ "'1 :J s? «s -un _. .Shu-7 1v'¢--ki JJÂCIQB . " F* .9 9 Q" - fm 1 fa f-M-?"~=* rx* naf n 9; -L.-1.4 þÿ ) . í J . . = § : w a . L _ : ; ¿ _ % : * S n = . ~ ä a « a ¢ % f TM ` rw _¿ 'Y . «z 'F 21 .W Um */1 « ;.~.ï .1 B .vd F LÂÉ Êfïiw I)`I'|îIyÎ< Î,_,Î "ÎHʧC>SOPHÎE CHRETIENNE NOUÎ`]*IT.ï.E ÎÎDTTION - Pub!/'Ju avec pré/Lzce þÿ e x l L : l z ` c a 1 1 ' : : c '*T LF? ` þÿ : x : : f þÿ P . A I : ' U s Sizîvic :ic þÿ i î a i m l e þÿ a z m a y í í q u e d'un Aíhannr Alchímíque ._1__.._.-._ Pmx= 3, rmmcs * PARÎS Li¿*z*¢1i/*in (hf/z«*1*aic des S«*í«*/:cvs 0<*r*uZl<^s þÿ a v i v . ; , = = . L » I o * 1 * 1 = 1 _ È e ; § U ' ;û > c;HA<:C>HNA<: 11, QÎÃÎ S;lN'["'1ÎICIÎi'§Î.., 11 þÿ n l i ¼ m z x z nû 1902
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AVIS A NOS LECTEURS Les þÿ S u v r e s de Louis-Claude de Sainl-Martin onl'élé réédilées sous la direcíion de l'Ordl'e Martilliste. Chacune de ces réédilions esl absolumenl conforme à l`ori_qi!iàl. Il esl donc inulile de payer 25 ou 3o francs des volumes qu`on_peul avoir å bien meilleur compte dans leur þÿ l e S l e intégral. _ i - . On lrouvera à la Librairie Paul OLLENDORFF, 50, Chaussée d`Anlin : ` LE TABLEAU NATUREL Des rapports qui existent entre 'Diei1,'l'Homme et l'Univers Un v0lume_in-8 au prix _de 7 ll'al1CS ET ' LÎI-lommee de Désir Ces réédilions sonl lirées à pelil nombre þÿ d " e S e m p l a el seroní vile épuisées. Nos lecteurs doivenl donc se presser. .____ .. _¿._¿ __ _.._ . .___Î Îîi. A Prime auX Lecteurs de I'INITlATl0N Conlre remise de ce bon, le volume « le Tableau Nalurel» sera vendu cinq þÿ í r a n c a au lieu de sept, por! à la charge de l'ac/zeleur. A , A A _ . . l.Î__._ Paris-Tours. - Imp. E. Arrault et Cf', 9, rue Notre-Dame-de-Lorette.
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