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' SOMMAIRE DU N» gg, (Février 1903) PARTIE EXOTÉRIQUE Les faits psychiques illustres. 7Les Apports (p. 97 et 98) ............... . ............ . PARTIE PHILOSOPHIQUE Notice biographique sur Louis-Claude de _ Saint-Martin (p. 99 à 1 16) .............. Estihus Nitihus. Surles anciensdíeuxde l'lrlande(p. 1 17à 127). Ernest Bosc. Nouvelles expériences sur le corps astral (p. 128 à 135) ........... ................ Alhelît de Rochas.
Les noces de Cana (p. 136 à 153) .... . .... X. PARTIE INITIATIQUE La Kabbale (p. 154 à IÖl).. ....... ......... Sédir. Traduction littérale de la Genèse (p. lÖ2 à 176). Fabre d'0livet.. __ PARTIE LITTÉRAIRE Acte defoi (p. 177) ......... ¿ ............... Jules de Marlhold. Papus.
Ordre Martiniste. - Société des com"ére1jces_spiritualistes. - Les femmes dans la M.*. - Documents h1stor1ques. -- Une maison hantée en Suisse. -_ Bibliographie. -- Revues et Journaux. - Table des matières de la Kabbale, de PA`1>us. - Tau: ce qui Èxãarne þÿ l a ` 1 a ã 1 2 2 a È . Î 2 È Î ¿ . § : L Î 1 a § e § Î i } : ' § a ' ¿ ¿ ¿ þÿ ' a u a ã - 5, rue de Savoie, à Paris-VI°.
Téléphone - 260-90 _ þÿ A 1 : I l l N l & » l l ï × ` i ` l < ) N þÿ ï l ; = s : : W i i : i . L 1 ¿ ï . | > 4 e þÿ A 1 ' 1 " § « _ : _ ( 1 l < . S V þÿ L l & . 3 E ï i ' & ? F ; a E þÿ F a u a i ï . 0LLî*`úïî*QF~?l'=`F þÿ I ' A l i ! » ° ¬ 50; 1:/¢«1;;ss¿c-fiälnzm, 50 _ þÿ 1 > . : 1 1 f 1 . s ' ` - ___Îï.Î-à Le Numéro : UN FRANC. - Un An; DI.: FRANcs
PRQGRAMME f Les Doctrines matérialistes ont vécu. Elles ont voulu détruire les principes éternels qui sont Pessence de la Société, de la Politique et de la Religion; mais elles n'ont abouti qu'à de vaínes et stériles négations. La Science expérimentale a conduit les savants malgré eux dans le domaine des forces purement spirituelles par l'hypnotisrne et la suggestion à distance.
Eiïrayés des résultats de leurs propres experiences, les Matérialistes en arrivent à les nier. t - L'Initiation est Porgane principal de cette renaissance spiritualiste dont les efforts tendent: , Dans la Science, à constituer la Synthèse en appliquant la méthode analogique des anciens aux découvertes analytiques des expérimentateurs contemporains.
Dans la Religion, à donner une base solide à la Morale par la découverte d'un même ésotérisme caché au fond de tous les cultes. Dans la Philosophie, à sortir des méthodes purement métaphysiques des Universitaires, à sortir des métliodes purement physiques des positivistes pour unir dans une Synthèse unique la Science et la Foi, le Visible et l'Occulte, la Physique et la Métaphysique.
Au point de vue social, þÿ l ' I n i t î a t i a : x adhère au programme de toutes les revues et sociétés qui défendent Parbitrage contre Parbitraire, `aujourd'hui en vigueur, et qui luttent contre les deux grands þÿû é a u x contemporains : le cléricalísme et le sectarisme sous toutes leurs formes ainsi que la misère. þÿ E nû n l'Inítiation étudie impartialement tous les phénomènes du Spiritisme, de l'l-Iypnotisme et de la Magie, phénomènes déjà connus et pratiqués dès longtemps en Orient et surtout dans'l'Inde. ljlnitíation expose les opinions de toutes les écoles, mais n'appartient exclusivement à aucune.
Elle compte, parmi ses 60 rédacteurs, les auteurs les plus instruits danschaque branche de ces`curieuses études. La première partie (Exotérique) expose aux lectrices ces questions d'une manière qu'elles savent toujours apprécier. La seconde partie (Philosophique et Scientifique) s'adresse à tous les gens du monde instruits.
' » þÿ E nû n , la troisième partie de la Revue (Initiatique) contient les articles destinés aux lecteurs déjà familiarisés avec les études de Science Occulte. ' Ulnitíatíon parait régulièrement du 15 au zo de chaque mois et compte déjà quatorze années d'existence.- Abonnement: iofrancs par an. V (I.¿es collections des deux premières années sont absolument épuzseeså À
lffnitiatíon du I5 Févríèr IQD3 .ÎPRINCIPAUX RÉDACTEURS ET COLLABORATEURS DE l'Initiation ' lo V PARTIE INITIATIQUE ' SAINT-YvEs þÿ I : ' A L v E Y D R E - AMD f Guvmor. - MARC HAVIN, S.'. I.-_ gi - JOLLIVET-CASTELOT. - JULIEN LEJAY, S.'. I.'. g - EMILE MICHELET, Sn. I.*. (C. G. E.) - LUCIEN MAUCHEL, S.'.I.*. (D. S. E.) MOGD, S.'. I.'. - þÿ P A I : U s , S.*. I.~. gg - D' ROZIER. - SEDIR, S.'. I.'. §'. - SELVA, S.'. I.'. (C. G. E.) V ` ' .
20 PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE _ ABIL-MAÉDUK. - AIIELINEAU. - ALEPH. -- AI/IARAvI:LLA. - D' BARADUC. - SERGE BASSET. -- Le FJ. BERTRAND '3Q' - BLITz. - Bo.IANov. - ERNEST Bosc. - J. BRICAUD. - JACQUES BRIEU. - CAMILLE CI-IAICNEAU. - CIIIMUA IU LAFAY.'= ALFRED LE DAIN. - G. «DELANNE. '- ÀLBAN DUBET. 4 A. ERNY. - FABRE DRS EssARTs. - L. ESQUIEU. - DELI-ÎZINIER. - JULES GIRAUD. - D' FERRAN. - L. GOURMAND. - L. HUTCHINSON. -"E.
LEEERURE. -_ L. 'LE LEU. - L. LEIIERLE. - LECOMTE. - NAPOLÉON NEY. - Gl" C. NÔEL. - HORACE PELLETIER - PHANEC. - G. PCIREL. - QUEs'roR VITCE. - RAYIICND. - SAERUS. - L. SATuRNINUs. - D' SoURIsECx. - TI1oIIAssIN. - TIDIANEUQ. - G.vlTOUX.* YALTA. . (30 A þÿ : ~ . PARTIE LITTÉRAIRE ~ I _ MAURICE BEAUnoURC.- JEAN DELvII.LE. - ESTRELLA. - E. GouDEAU. - MANOEL DE GRANDFORD. --L.
HENNIQUE. -7 GABRIEL DE LAUTREC. - JULES LERMINA. - JULES DE MARTI~IoLn. - CATÎULLE MENDES. - GEORGE MDNTIERE. -@LEON RIOTOR. - SAINTFARGEAU. - R. SAINTE-MARIE. - ROBERT SCIIEHER. - EMILE SICOCNE. - Cu. DE SIVRY. _ * - ` - 40 PGÉSIE 4 . G; ARMELIN. - CII. DUBOURG. - þÿ R o D o L I : I ~ I E DARZENS. --JEAN DELVILLII. - YvAN DIETSCHINE. - E. GIGLEUX. - CI-I. GROLLEAU.. - MAURICE LARCERIS. - PAIII. MARRDT. - EDMOND PILDN. - DE TALLENAY. - ROBERT DE LA VILLIHERVÊ.
þÿ L ' I n i t i a t i o : 1 ' d u 15 Février IQOÉ - UINITIATIO N þÿ " " " F } i Ê L " Ê a ' E " " _1__Îi DIRECTION ADMINISTRATION 5, rue de Savoie, 5 ÀBONNEUFNTS Tnmmü __ "Ho V PUBLICITÉ : vnwrl AU Nuuúno PAÈIs_VI¢ þÿ I a i b rû iû û P8111 OLLENDOBFF 50, Chaussée-d'Antin, 50 þÿ D m r cû u a : PAPIIS Dluc-nul Amonrr : Paul SÉDIR _ ,PARIS Secrétaires dela Rédaction : FRANCE, Ill GIL l 0 fl'- J. LEJAY- - saxsnus ETRANGER, - I2 ir.
REDACTION. - Chacãue rédacteur publie ses articles sous sa seule responsabilité. [Jin épendance absolue étant la raison d'être de la Revue, la Direction ne se permettra jamais aucune note dans le corps d'un article. ~ 'Prière d'adresser tous les échanges: 5, rue de Savoie, Paris Mzmuscrurs. - Les manuscrits doivent être adressés å la redaction. Ceux qui ne pourront être insérés ne seront pas rendus à moins d'avis spécial.
Un numéro de la Revue est toujours composé d'avanc_¢ : les manuscrits reçus ne peuvent donc_ passer au p us tôt que le mois_suivant. ' L'Initiation est, en France, le seul organe þÿ oû î c i e l des centres suivants : 1 Groupe Indépendant d`Études Ésotériques. x.6oo Membres, 105 Branches et Correspondants. - ' Ordre Martiniste. Ordre Kabbalistique de la Rose + Croix. École Supérieure libre des Sciences Hermétiques.
Société Alchimique de France (avec la Rev-ue l°Hyperchimie). Union Idéaliste Universelle. F. T.L. (section française). Rite Swedenhorgien (Loge INRI)
au t þÿ ã ÿ é a ï û v û v û ÿ û ê Q V Q V Q Q Î Y Ø V Q Î Q Q9¿S9ÁZ9ÂZ2ÊlÃ29A þÿ Á 9 . È 2 § Q ? Ã . Ê 9 Ã 9 Ã . Q 9 . : l Q 9 Á Î è S 7 PARTIE EXOTÉRIQUE LES Fms PSYCHIQUES 1LLusTREs Les Apports Parmi les phénomènes psychiques il en est peu d'aussi troublants pour Pexpérimentateur, que les apports.
On désigne .généralement par ce mot le fait _qui consiste à apporter dans un endroit et au moyen des seules forces psychiques des objets venant d'ailleurs et ayant traversé la matière des portes ou des murs.
Gabriel Delanne a donné, de la théorie de ces faits, une explication très ingénieuse en supposant un bloc de glace qui est transformé en vapeur d'eau pour traverser une serviette et qui est reconstitué à l'état de bloc de glace de l'autre côté de la serviette par réfrigération et congélation de la vapeur. A Tours, une expérience très curieuse a été faite, à ce propos, devant des expérimentateurs des plus sérieux. Voici les faits :_Les personnes assistant à une 7 _._...._._..___.,__.
98 L'lNlTlATl0N - ' séance se sont transportées toutes dans le jardin dela maison. Là on a choisi une þÿû e u r encore sur sa tige et, après l'avoir bien déterminée, tout le monde est rentré àla maison pendant que M. G... magnétisait le trajet de la þÿû e u r à la maison. Quand on a fermé à clef la porte vitrée deladite maison,tous les assistants ont pu se rendre compte que la þÿû e u r choisie étaittoujours sur sa tige. Après quelques minutes de séance, la þÿû e u r est tombée dans la chambre où avait lieu la séance et,en ressortant immédiatement, on a constaté que la porte était toujours fermée, que personne ne se trouvait dans la maison en dehors des personnes assistant àla séance et que la þÿû e u r é t a i t bien celle choisie, qui avait été arrachée complètement de sa tige. Les faits d'apport demandent donc à être très bien contrôlés, car ils sont très fréquents, et leur fréquence même pousse les sujets mal disposés à tricher. Personnellement, j'ai vu, à Paris, avec Mme Bablin et à Petersbourg avec le-médium Sambor, des faits d'apports absolument nets et faciles à contrôler. La figure jointe à cet exposé fera bien comprendre la théorie la plus géiÿralement admise pour l'explication de ces curieux phénomènes. » a PAPUS. *W <,.ï.."?_. __.
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þÿ Î ëû 7&È _@"A7@7_& @T PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute École sans aucune dtsnåcètion, et chacun :feux conserue la responsabilitå exclusive de ses es. .í. NOTICE BIOGRAPHIQUE SUR Louîs=-Claude de Saint=Martin Saint-Martin (Louis-Claude de), savant et profond spiritualiste, dit le Philosophe inconnu, naquit à Amboise, d'une famille noble, le 18 janvier 1743. ll dut à une belle-mère attentiveles premiers éléments de cette éducation douce et pieuse, qui le (it, disait-il, aimer, pendant toute sa vie, de Dieu et des hommes. Au collège de Pont-Levoy, où il avait été mis de bonne heure, le livre qu'il goûta le plus fut celui d'Abadie intitulé: 1'Art de se connaître soi-même; c'est à la. lecture de cet ouvrage qu'il attribuait son détachement des choses de ce monde. Mais destiné par ses parents àla magistrature, il s'attacha, dans son cours de droit, plutôt aux bases naturelles de la ,-.1
ioo i.'xNmArioN [Féviznza justice qu'aux règles de la jurisprudence, dont l'étude lui répugnait. Aux fonctions de magistrat, auxquelles il crut devoir donner tout son temps, il préféra la profession des armes, qui, durant la paix, lui laissait les loisirs pour s'occuper de méditation et de la connaissance de l'homme. Il entra comme þÿ o fû c i e r , à vingt-deux ans, au régiment de Foix, en garnison à Bordeaux. Malgré son goût pour la philosophie interne, une carrière non moins active que celle des exercices militaires s'ouvrit à lui.
Initié par des formules, des rites, des pratiques, à des opérations qu'on appelait théurgiques, et que dirigeait Martinez de Pasqual-is, chef de la secte dite des Martinézistes, il lui demandait souvent : « Maître, eh quoi ! faut-il donc tout cela pour connaître Dieu P þÿ : :Cette voie, qui était celle des manifestations sensibles, n'avait point séduit notre philosophe. Ce fut toutefois par là qu'il entra dans la voie du spiritualisme.
La doctrine de cette école, dont les membres prenaient le titre hébreu de Cohen (Prêtres), et que Martinez présentait comme un enseignement public sûr et dont il avait reçu la tradition, se trouve exposée, d'une manière mystérieuse, dans les premiers ouvrages de Saint-Martin, et surtout dans son Tableau naíurel des rapports entre Dieu, Fhomme, etc. Après la mort de Martinez, l'école fut transférée à Lyon.
C'est là que, muni des armes d'une doctrine opposée à celle des Encyclopédistes, qui ne menaçait que trop de se propager, Saint-Martin, destiné en quelque sorte à combattre l`athéisme philosophique, comme il devait un jour attaquer de front le matériaI LOUIS-CLAUDE DE SAINT-MARTIN IOI lisme révolutionnaire, publia son livre Des Erreurs et dela Vérité.
En détruisant les doctrines erronées d`une prétendue philosophie de la nature et de l`histoire, il rappelle l'hommeà la Vérité fondée sur le principe même de la science et sur la nature de l"être intellec~ tuel; mais il n'emploie les traditions de l'Écriture qu'à l'appui des preuves, ou énigmatiquement, pour ne pas trop heurter les lecteurs imbus des théories sorties de l'atelier du baron d`l*lolbach. l Cette même école de Pasqualis, dont les opérations cessèrent en 1778, vint se fondre à Paris, dans la Société des G.
P., ou dans celle des Philalèthes, professant en apparence la doctrine de Martinez et celle de Swedenborg, mais cherchant moins la vérité que le þÿ g r a n d - S u v r e . Saint~Martin fut invité, en 1784,àcette dernière réunion ; mais il refusa de participer aux opérations de ses membres, qu'il jugeait ne parler et n'agir qu'en purs francs-maçons, et non en véritables initiés (c`est-à-dire unis à leur Principe).
Saint-Martin suivait volontiers les réunions où l"on s'occupait de bonne foi d'exercices qui annonçaient des vertus actives. Les manifestations d'un ordre intellectuel, obtenues par la voie sensible, lui décelaient, dans les séances de Martinez, une science des Esprits; les visions de Swedenborg, d'un ordre sentimental, une science des Ames.
Quant aux phénomènes du magnétisme somnambulique, qu'il suivit à Lyon, il les regardait comme étant d'une ordre sensible inférieur; mais il y croyait.
Dans une conférence qu°il eut avec Bailly, l'un des comm_issaires-rapporteurs, pour lui persuader l`existence d'un pouvoir maioz L'lNITIA'l`lON gnétique sans soupçon d'intelligence de la part des malades, il raconte qu'il cita des opérations faites sur des chevaux que l'on traitait alors par ce procédé.
Baillylui répondit : « Que savez-vous si les chevaux ne pensent pas ? þÿ : :Amateur de tout ce qui pouvait lui faire reconnaître une vérité, surtout dans les sciences soumises à des principes exacts, l'étude des mathématiques dont Saint-Martin s'occupait pour y découvrir l'esprit qui pouvait recéler la connaissance des nombres, occasionna sa liaison avec Lalande; mais ils étaient trop antipathiques : elle dura peu.
Quoiqu'il ne crût pas à son athéisme, il le voyait néanmoins placé de manière à s'enfoncer de plus en plus dans ce système.
Notre philosophe s'estimait avoir plus de rapports avec J .-J. Rousseau, qu'il avait étudié. ll pensait, comme lui, que les hommes étaient naturellement bons; mais il entendait, par la nature, celle qu'ils avaient originellement perdue, et qu'ils pouvaient recouvrer par leur intention; car il les jugeait, dans le monde, plutôt entraînés par l'habitude vicieuse que par la méchanceté.
A cet égard, il ressemblait peu à Rousseau, qu'il regardait comme misanthrope par excès de sensibilité et voyant les hommes non tels qu'ils étaient, mais tels qu'il voulait qu'ils fussent. Quant à lui, au contraire, il aima toujours les hommes, comme meilleurs au fond'qu'ils ne paraissaient être; et les charmes de la bonne sociétélui faisaientimaginer ce que pouvait valoir une réunion plus parfaite dans ses rapports intimes avec son Principe. Aussi ses occupations comme ses plaisirs furent toujours conformes à cette disposition. La musique --- .
LOUIS-CLAUDE DE SAINT-MARTIN IO3 instrumentale, des promenades champêtres, des conversations amicales étaient les délassements de son esprit, et des actes de bienfaisance, ceux 'de son âme. Il n'avait rien à lui, tant qu'íl lui restait quelque chose à donner; et il recevait toujours en satisfaction plus qu'il ne donnait.
Dans ses entretiens, il trouvait aussi toujours à gagner. (Pest même à ses liaisons avec des personnages des plus distingués par leur rang (tel que le marquis de Lusignan, le maréchal de Richelieu, le duc d'Orléans, la duchesse de Bourbon, le chevalier de Boufþÿû e r s , etc.), qui trouvaient, avec raison, son spiritualisme trop élevé pour l'esprit du siècle, qu'il dit avoir dû la confirmation et le développement de ses idées sur les grands objets dont il cherchait le principe, en s'entretenant avec lui-même et avec les personnes les moins prévenues.
Il voyagea, dans cette vue, comme Pythagore, pour étudier l`homme et la nature et pour confronter le témoignage des autres avec le sien. C'était àlui que pouvait plus réellement s'appliquer la devise de Jean-Jacques : Vitam ímpendere vero.
Tout entier àla recherche de la vérité, le but constant de ses études et de ses ouvrages, Saint-Martin quitta þÿ e nû n le service militaire pour se livrer tout à fait à son objet, et au ministère, en quelque sorte spirituel, auquel il se sentait appelé.
Ce fut à Strasbourg que, par l'organe d'une amie, Mme þÿ B S c h l i n , il eut la connaissance des ouvrages du philosophe teutonique Jacob þÿ B S h m , r e g a r d é en France comme un' visionnaire; et il étudia, dans un âge avancé, la langue allemande, afin d`entendre et de
104 L,lNlTlATION traduire pour son usage, en français, les ouvrages de cet illuminé célèbre, qui lui découvrirent ce que dans les documents de son premier maître, il n'avait fait qu'entrevoir. ll le regarda toujours depuis comme la plus grande lumière humaine qui eût paru.
Saint-Martin visita l`Angleterre, où il se lia, en 1787, avec Pambassadeur Barthélemy, et connut Villiam Law, éditeur d'une version anglaise et d'un Précis du livre de Jacob þÿ B S h m . En 1788, il þÿû t un voyage à Rome avec le prince Alexis Gallitzin, qui dit àM.
Fortia d'Urban ce mot remarquable: «Je ne suis véritablement un homme que depuis quei'aiconnu M. de Saint-Martin. » De retour de ses excursions en Italie, en Allemagne et en Angleterre, il ne put se défendre d`accepter la croix de Saint-Louis, dont il ne se croyait pas digne, quoiqu`il la dût plus à la noblesse de ses sentiments qu'à ses services. * ' La Révolution, dans ses diverses phases, trouva Saint-Martin toujours le même, toujours allant droit à son but : juslum et tenacem propositi vírum.
Elevé par ses principes au-dessus des considérations de la naissance ou del'opinion, il n'émigra point ; et, tout en ayant horreur des désordres et des excès, soit de l'anarchie, soit du despotisme, il vit les desseins terribles de la Providence dans la Révolution française, et crut voir un grand instrument temporel dans Phomme qui vint plus tard la comprimer.
C'est à l'époque de 1793, où l'esprit de famille semblait être, comme la société, en dissolution, que Saint-Martin alla donner ses soins constants et rendre les derniers devoirs à un père
'.:.,.,.._.. 5 7 1 ' r LOUIS-CLAUDE DE SAINT-MARTIN j 105 þÿ i nû r m e et paralytique. En même temps, malgré l"état de gêne que sa modique fortune, dans cette circonstance, lui faisait éprouver, il contribuait, en qualité de citoyen, aux besoins publics de sa commune. De retour dans la capitale, mais compris bien tôt dans le décret d'expulsion du 27 germinal an II, contre les nobles, il se résigna, et quitta Paris.
Pendant que la plupart des hommes s'occupaient des intérêts politiques qui agitaient les nations, il correspondait sur des objets élevés et abstraits, mais importants par leur þÿ i nû u e n c e sur la destinée et la nature de l'homme, avec un baron suisse, membre du Conseil souverain de Berne (V. Kircheberger dans la Biographie universelle).
Vivant solitaire, séparé de ses connaissances, au milieu d`une mer de passions orageuses, il se regardait dans son isolement, comme le Robinson Crusoe de la spiritualité. Cependant, une prétendue conjuration d'une association religieuse, sous le nom de la Mère de Dieu, était alors exposée devantla justice révolutionnaire; il ne futpoint à l'abri d`un mandat d'arrêt. Heureusement, le 9 thermidor survint.
Sa correspondance avec le baron suisse, naturaliste et philosophe religieux, qui, porté vers 'les manifestations extérieures et sensibles, lc questionnait sur ces matières aurait pu le faire suspecter: le philosophe spiritualiste, à la vérité, ramenait toujours son ami au sens moral et intérieur, et le renvoyait à son chérissime þÿ B S h m . Ils se lièrent intimement, sans jamais se voir; et ils s'échangèrent réciproquement leurs portraits. Durant le discrédit total des assignats, le Français
_,_Î..__.. ..î 1 06 IÎINITIATION accepta du Suisse, mais seulement en dépôt, þÿ l ' oû ` r e d'une somme en numéraire, dont sa philosophie, ou plutôt la foi évangélique, lui avait appris à pouvoir se passer. Tout en estimant la fermeté de Jean-Jacques, il trouvait peu séant dans la bouche d`un homme qui prèchait tant la bienfaisance d'en arrêter le libre cours en refusant les dons.
Saint-Martin, de son côté, oíïrait généreusement au Suisse, dont la maison de Morat fut pillée lors de l`invasion française, plusieurs pièces d'argenterie qui lui restaient. Fidèle à ses devoirs publics comme à ceux de Pamitié, il acquittait alors personnellement son service dans la garde nationale. Il nous apprend qu`il mon» tait la sienne, en 1794, au Temple, où était détenu le þÿû l s de Louis XVI.
On l'avait compris trois ans avant sur la liste des candidats pour le choix d`un gouverneur du Dauphin. En mai 1794, chargé de dresser l'état de la partie donnée à sa commune des livres provenant des dépôts nationaux, ce qui l'intéressa surtout, c`est qu'il y trouva des richesses spirituelles. dans une Vie de la þÿ s S u r Marguerite du Saint-Sacrement.
Vers la þÿû n de la même année, quoique sa qualité de noble lui interdîtle séjour de Paris jusqu'à la paix, il fut désigné par le district d'Amboise comme un des élèves aux écoles normales, destinées à former des instituteurs pour propager Pinstruction.
Après avoir, comme Socrate, consulté son génie, SaintMartin accepta cette mission, dans l`espérance,disaitil, qu`il pourrait, à l'aide de Dieu,_en présence de deux mille auditeurs animés de ce qu`il appelait le spiritus
gp.-.:.. vt LOUIS-CLAUDE DE SAINT-MARTIN IO7 mundi,déployerutilementson caractère de spiritualité religieuse. et combattre avec succès le philosophisme matériel et anti-social. Requis de rentrer dans la capitale, il y vint en þÿ eû e t tout à propos pour défendre et développer la cause du sens moral contre le professeur de la doctrine du sens physique, ou de Panalyse de l`entendement humain.
La pierre qu'il jeta, ce sont ses termes, au front de l`analyste philosophe, ne fut point perdue; et elle retentit encore dans les débats dont le souvenir nous est resté.(Correspondance inédite de Saint-Martin avec Kirchberger, I9 mars 1795.) Retourne paisiblement et avec honneur dans son département, il þÿû t partie, en 1795, des premières assembléesélectorales ; mais il ne fut membre d'aucun corps législatif.
La paix entre la France et la Suisse rendit plus active avec Berne sa relation, qui lui servit d'intermédiaire pour une autre correspondance de prédilection à Strasbourg, suspendue par les circonstances. C'était aussi plus que jamais, entre les deux amis, un commerce d'explications pour l'un' sur le texte de Jacob þÿ B S h m et d'éclaircissements pour l'autre sur la doctrine de Saint-Martin.
Les écrits de notre philosophe en avaient besoin, même ceux où il paraît plus clair, et où les traits de lumière qu'il fait jaillir laissent quelquefois désirer qu'il se montre plus à découvert. r i Au milieu d'une révolution au sujet de laquelle il disait dans son langage spiritualiste, que la France avait été visitée la première et très sévèrement parce qu`elle avait été la plus coupable, il osa émettre des principes bien þÿ d iû é r e n t s de ceux qui étaient alors
ro8 i.`1NmA'rxoN professés, quoiqu'il donnât l'exemple de la soumission à l`ordre établi. Dans son Eclair surl'association humaine, entre autres, il montre la base lumineusede l`ordre social dans le régime théocratique, comme le seul vraiment légitime. Mais il n'avait nullement en vue de fonder une secte. Les écrits anonymes étaient toujours ceux du Philosophe inconnu: il les distribuait à quelques amis, et leur recommandait le secret.
Ses motifs, en remontant à Dieu comme principe de l`autorité, étaient simplement de ramener les hommes, depuis la houlette jusqu'au sceptre, à cette unité de principe dont le pâtre et le prince devaient trouver la loi en eux-mêmes, sans avoir besoin de recourir à aucun livre, ni même aux siens.
La vue intérieure et recueillie par laquellel'hornme cherche à opérer en lui la reconnaissance du principe même des réalités, vue bien supérieure à l'intuition purement rationnelle de Kant, est l'idée qui þÿû n i t par dominer dans les écrits de l'auteur, dans celui même dela forme la moins grave,sous laquelle il adérobé sa philosophie, lorsque le sujet pouvait prêter àla satire.
Un ton de gaîté, qui lui échappe et qu'il se reproche, était plutôt dans son humeur que dans son tour d'esprit méditatif et dans son caractère porté àla bonhomie. Il avait lu également les Méditations de Descartes et les ouvrages de Rabelais. Il aimait d`autant plus à visiter les lieux où ils avaient pris naissance, que leur contrée était aussi la sienne.
On explique ainsi comment sa gravité avait pu se dérider, en composant à la fois le Ministère de l'Homme-Esprit, ouvrage des plus sérieux comme des plus élevés, et le Crocodile,
LOUIS-CLAUDE DE SAINT-MARTIN IO9 poème grotesque des plus bizarres, même après Rabelais; c'est une þÿû c t i o n allégorique qui met aux prises le bien et le mal, et qui couvre, sous une ênveloppe de féerie, des instructions et une critique dont la vérité trop nue aurait pu blesser des corps scientiþÿû q u e s et littéraires.
Au milieu de ce roman énigmatique et obscur, se trouvent quatre~vingts pages d"une métaphysique lumineuse et profonde, concernant la question de þÿ l ' I nû u e n c e des szgnes sur laformatíon des idées proposée par l'Institut.
La discussion de cette question amène des résultats singuliers, parles notions tirées en partie de l'ordre spirituel, auxquelles elle touche, telles que le désir. antérieur ou supérieur à l'idée, etc., notions qu'il appuie des plus puissants motifs. ~ _ A cette époque, les vues et les sentiments élevés qui lui faisaient admirer son bon philosophe allemand se répandaient jusque dans les questions de l'ordre naturel qu'íl traitait.
D'après ses aperçus devenus plus féconds, porté à découvrir, sous la nature temporelle et visible, un monde intérieur et invisible qu`elle devait manifester selon lui par la culture à l'homme intellectuel et morl, il ne pouvait rester étranger à aucune science. li suivait le progrès des découvertes danschaque genre de connaissances, et en comparaît les données avec celles qu'i1 avait acquises dans Jacob þÿ B S h m et par ses propres þÿ r éû e x i o n s .
C'est en fouillant ainsi dans un monde inconnu qu'il composa et produisit l'Esprít des choses, où il s'efforce de soulever un coin du voile et de jeter quelques lueurs sur une nature qui lui semblait
_ _ uv ¢¢.g..,-.¿.-.......* ..._ .__ þÿ : 1 io L,lNITIA'l`lON n'avoir été dévoilée, par une sorte d'inspiration, que pour les regards de þÿ B S h m .
On conçoit, dans cette hypothèse, que les sciences, dont il avait parcouru le cercle, étant alors bien moins avancées qu'aujourd'hui, si l'on excepte ce que la connaissance del`homme intérieur avait pu lui révéler par la méditation, il a dû rester en arrière dans plusieurs de ses explications qui rie s'aecordent pas toujours avec les nouvelles découvertes, indépendamment de ce qu`elles s`éloignent nécessairement des opinions reçues.
Malgré l'étendue de ses connaissances et l'originalité de ses idées qui lui iaisait tout ramener à son spiritualisme, on admirait dans Saint-Martin un sens droit et une modestie simple et aimable. Son caractère liant et son esprit communicatif lui eussent acquis sans doute beaucoup de partisans; mais il ne cherchait point à faire de prosélytes : il ne voulait que des amis qui fussent disciples non simplement des livres, mais d'eux-mêmes.
Il tenait un journal de ses liaisons; et, de même que les traductions de son cher philosophe étaient des provisions pour ses vieux jours, il regardait ses nouveaux amis comme des acquisitions, et il se jugeait très riche en rente d'âmes. A voir son air humble et son extérieur simple, on ne soupçonnait ni la science profonde, ni les lumières extraordinaires, ini les hautes vertus qu*il recélait.
Mais la candeur, la paix de ses entretiens, et, l'on ose dire, Patmosphère de bienfaisance qui semblait se répandre autour de lui, manifestaient l'homme sage et le nouvel homme qu'avaient formé la philosophie et la religion. i ,_,_,. . uv. .M
þÿ - Ê i : " ~ LOUIS-CLAUDE DE SAINT-MARTIN III Les amis de la morale aimeront à se rappeler une conversation qu'eut M. de Gérando avec notre philosophe sur les spectacles(A rchív. littér., n° III, 1804). Saint-Martin les avait beaucoup aimés. Souvent, pendant les quinze dernières années de sa vie, il s'était mis en route pour jouir de l'émotion que lui promettait la vue d'une action vertueuse mise en scène par Corneille ou Racine.
Mais, en chemin, la pensée lui venait que ce n'était que l'ombre de la vertu, dont il allait acheter la jouissance ; et qu'avec l'argent il pourrait en réaliser Fimage. Jamais il n'avait pu, disait-il, résister à cette idée : il montait chez un malheureux, y laissait la valeur de son billet de parterre, et rentrait chez lui. On peut juger que les espérances d'un homme qui avait une faim si vive des réalités ne pouvaient que croître avec Pâge.
Aussi disait-il qu'entré dans sa soixantaine en 1803, il avançait, grâce à Dieu, vers les grandes jouissances qui lui étaient annoncées depuis longtemps. ll se félicitait d'avoir connu, quoique tard, l'auteur du Génie du Christianisme; ce qui consolait sa religion de la perte récente de Laharpe.
Il avait eu des avertissements d'un ennemi physique, le même que celui qui avait enlevé son père; mais il était loin de s'en þÿ a fû i g e r ; et la Providence, disait-il, l'avait toujours bien soigné pour qu'il eût autre chose que des grâces à lui rendre.
La vue d'Aulnay, près de Sceaux, où il possédait un ami, lui avait toujours þÿ oû e r t des beautés naturelles qui élevaient son esprit vers *leur modèle, et le faisaient soupirer, comme les vieillards d'Israël,
II2 ' L`INiTiA'rroN qui, en voyant le nouveau temple, regrettaient les charmes de l'ancien. Une semblable idée l'avait suivi dans tout le cours de ses années, et son þÿ v S u était de la conserver jusqu`au bout. Il semblait pressentir sa þÿû n .
Un entretien qu'il avait désiré avoir avec un mathématicien profond sur la science des nombres, dont le sens caché l'occupait toujours, eut lieu en effet avec M. de Rossel par Fentremise de l`auteur de cette notice. Il dit en þÿû n i s s a n t : « Je sens que je m'en vais, la Providence peut m'appeler, je suis prêt.
Les germes que j'ai tåché de semer þÿ f r u c t iû e r o n t ; je pars pour la campagne d'un de mes amis: je rends grâces au ciel de m'avoir accordé la dernière faveur que je demandais» Il dit alors adieu à M. de Rossel, et nous serra la main. Le jour suivant, en þÿ eû ` e t , il se rendit à la maison de campagne de M. le comte Lenoir de La Roche, à ce même Aulnay qu'il avait tant aimé.
Après un léger repos, s'étant retiré dans sa chambre, il eut une attaque d`apoplexie. Quoique sa langue fût embarrassée, il put cependant se faire entendre de ses amis, accourus et réunis auprès de lui. Sentant que tout secours humain devenait inutile, il exhorta tous ceux qui Pentouraient à mettre leur confiance dans la Providence, et à vivre entre eux en frères dans les sentiments évangéliques.
Ensuite il pria Dieu en silence; et il expira sans agonie et sans douleur, le 13 octobre 1803. Quoique Saint-Martin fût encore assez répandu, ce philosophe étaitgénéralement si peu connu dans le monde, que les feuilles publiques annonçant son
Y LOUIS-CLAUDE DE SAINT-MARTIN lI3 décès, le confondirent avec Martinez-Pasqualis, son maître, mort en 1779, à Saint-Domingue. Bien que le disciple ait passé pour le chef d'une doctrine religieuse, ses sentiments, comme on l'a dit, étaient bien loin d'être dictés par des vues particulières ou exclusives.
Tous ses discours et ses écrits avaient pour objet au contraire de montrer que la voie de la vérité pouvait s'ouvrir à tous les hommes vraiment chrétiens par la méditation; non que Saint-Martin, comme l'a avancé l'auteur des Soirées de SaintPélersbourg, ne crût pas à la légitimité du sacerdoce chrétien, mais il pensait que partout l`institution du Christ pouvait s'opérer par la foi sincère aux pouvoirs et aux mérites du Rédempteur.
Comment un écrivain professant un christianisme aussi indulgent avait-il pu* encourir, d'un autre côté, l'animadversion des prétendus apôtres de la tolérance et de la philanthropie P ' C`est que sa religion n'était ni politique ni feinte ; c'est que les clartés qui partaient de sa conviction, malgré les images dont il semble s'envelopper, þÿ oû ` u s - quaient les lumières du philosophisme.
Saint-Martin a beaucoup écrit: et ses livres développent toujours par degrés, avec plus de force et de netteté, les caractères religieux dont ils portent Pempreinte. Ils ont été, de plus, commentés et traduits en partie, mais principalement dans les langues du nord de l'Europe.
On va voir, par un coup þÿ d ' S i l général sur la doctrine de Pauteur, dont chacun de ses écrits offrira un point de vue particulier, qu'il n'est pas étonnant que des esprits égarés par la passion, ou livrés auxerreurs 8 Y
1 14 LYINITIATION des sens, n'aient pu l'entendre ni le goûter.
Mais il est permis de croire qu'à mesure que les idées morales et les sentiments religieux renaissants se simplifieront en s'épurant par þÿ l ' i nû u e n c e d'une culture de l`esprit plus étendue, on sentira le besoin d`opposer un spiritualisme éclairé et raisonnable à cette tendance des sciences naturelles vers un matérialisme qui attribue aux organes physiques des facultés et des fonctions, et quivfait d'agents passifs et aveugles le principe de l'activité et de Fintelligence.
Les ouvrages de Saint-Martin ont pour but non seulement d`expliquer la nature par l'homme, mais de ramener toutes nos connaissances au principe dont l"esprit humain peut devenir le centre. La nature actuelle, déchue et divisée d'avec l'homme, conserve néanmoins dans ses lois, comme Fhomme dans plusieurs de ses facultés, une disposition à rentrer dans l'unité originelle.
Par ce double rapport, la nature se met en harmonie avec Phomme, de même que l'homme se coordonne àson principe. Il suit de là que le Nosce te ipsum doit embrasser, dans l'idée du moi, la notion du moi rationnel et celle du moi spirituel. Cette connaissance n'est donc pas la simple théorie d'un type ou sujet de nos idées, que Platon conclut de la notion d'un archétype tirée elle-même des idées d'unité et d`objet.
Descartes et Leibnitz descendent aussi, par une idée commune, de l'abstrait au sensible, mais après s'être élevés du sujet à l'objet, le premier par voie de conception, le second par la voie d'aperception. Kant, ne dépassant pas la limite du sensible, sépare Pobjet abstrait d'avec le
LOUIS-CLAUDE DE SAINT-MARTIN I I 5 sujet, et le laisse dans le rang des notions générales dont sa raison intuitive ne peut se rendre compte. Suivant Saint-Martin, l'homme, pris pour sujet, ne conçoit ni n'aperçoit pas simplement l'objet abstrait de sa pensée; ii le reçoit mais d'une autre source que celle des impressions sensibles.
De plus, l'homme qui se recueille, et qui fait abnégation, par sa volonté, de toutes les choses extérieures, opère et obtient la connaissance intime du Principe même de la pensée ou de la parole, c'est-à-dire de son prototype ou du Verbe dont il est originairement.l'imagetet le type.
L'Être divin se révèle ainsi à l'esprit de l'homme ; et, en même temps, se manifestent les connaissances qui sont en rapport avec nous-mêmes, et avec la nature des choses. C'est à cette nature originelle, où l'homme se trouvait en harmonie avec son principe, qu'il doit tendre, par son þÿ S u v r e et son désir, en réunissant sa volonté à celle du Réparateur.
Alors, l'image divine se reforme; l'âme humaine se régénère; les beautés de l'ordre se découvrent, et la communication entre Dieu et l'homme est rétablie. On voit d'après cet aperçu de la doctrine de SaintMartin, que le spiritualisme, dont la voie lui avait été d`abord ouverte par Pasqualis, et ensuite aplanie par Jacob þÿ B S h m , n'était plus simplement la science des Esprits, mais celle de Dieu.
Les mystiques du moyen âge et ceux de l'école de Fénelon, en s'unissant par la contemplation/ã leur Principe, suivant la doctrine de leur maître Ruisbrock, étaient absorbés en Dieu par l'afl`ection. Ici c'est une porte plus élevée; ce n'est pas seulement
t 1 6 L,lNlTIATlON la faculté þÿ aû e c t a t î v e , c`est la faculté intellectuelle, qui connaît en elle son Principe divin, et par lui, le modèle de cette nature que Malebranche voyait non activement en lui-même, mais spéculativement en Dieu, et dont Saint-Martin découvre le type dans son être intérieur par une opération active et spirituelle, qui est le germe de la connaissance. GENCE.
Î_ Sur les anciens dieux de l'lrlande L'histoire de l`ancienne Irlande est environnée d'épaisses ténèbres. Reléguée dans la partie occidentale- et septentrionale de l'Europe, l'antiquité a peu connu ce pays. Aristote le nomme Iepvn (1), l'auteur de l'Argonotz`de (2), Iapwç; Diodore de Sicile, Ipm; et Stephan us Byzantinus , i Iouepvîa.
Cette racine Ipm est totalement irlandaise, à moins qu'elle ne soit celtique, quant aux termes grecs, ils sont dérivés de Plrlandais Eirín, Jarín ou Jr-ínnis, qui þÿ s i g n iû e l l e de l'Ouest. D`après Aristote, la découverte de l'lrlande aurait été faite par les Phéniciens`(3).
Strabon nous apprend que tout près de la GrandeBretagne il y avait une île, dans laquelle Cérès et Proserpine étaient adorées avec les mêmes rites qu'en Samothrace (4). (1) De Mundo, chap. Ill. (2) Vers 1240. (3) De mirab. auscult. (4) Snunon, L. IV, p. 137, éd. Casaubon. _Î,___ _, _ _Î___-,_ ,_ Á
1 18 L'INlTlATl0N D'après cet auteur, contemporain d'Auguste et de Tibère, maisiqui rapportait le fait ci-dessus d'après Arthémidore, qui vivait 130 ans av. J.-C., d'après Strabon disons-nous, il paraîtrait qu'à une époque fort ancienne, il y avait en Irlande unf culte particulier qui ressemblait þÿ s u fû s a m m e n t à celui des Cabires de Samothrace pour que Fanalogie ne parût pas douteuse aux Phéniciens (1).
Nous pensons que le culte primitif des Cabires était originaire de l'Irlande, qui avait été dénommée très anciennement Insula Sacra ; or la même épithète était également donnée à l'île de Samothrace. ' Des livres hindous dénommentles Iles Britanniques Iles sacrées de l'Ouest, et l'une d'elles est dénommée Hiranya; or ce terme a trop de ressemblance avec Eirín pour que nous n'y voyions pas la désignation de l'lrlande (2).
Ajoutons cependant pour corroborer ce qui précède, qu'autrefois l'Irlande était appelée en gaéliq ue Muc ou Muic-Innís, île de muc, terme qui paraît avoir été appliqué par Vallenceyà une divinité dont le nom était synonyme de sacré et de divin (3).
Les Colleclanea de rebus híbernicis était un journal publié en Irlande vers la þÿû n du dix-huitième siècle par Vallancey et quelques collaborateurs, ses amis. - C`est avec ce document allié à d'autres, que (1) Le culte des Cabires était-il originaire de la Phénicie, ou bien les Phénicíens Favaient-ils importé chez eux del'lrIande ?
Nous pencherions plutôt vers cette dernière hypothèse, nous qui ne pensons pas que tout nous vient de l'Orient. (2) Scniau., Sam. Gotth., p. 4.8. (3) Collect. de reb. Izibern., préf., t. II. ïi
Aucnsus nuaux nr: L,lRLANDE 119 nous mentionnerons dans le courant de cette étude, que nous allons reconstituer l'ancienne doctrine religieuse des Irlandais, qui nous paraît, sinon en tout point, au moins en bien des points, conforme à la doctrine religieuse des Druides, que nous avons tant étudiée.
Les divinités irlandaises forment une sorte d'association, un système de forces, Entités ou Puissances reliées les unes aux autres dans un ordre hiérarchique. ' En premier lieu nous trouvons la Force ou Puissance nommée Aîsar, Easar, Aesfhear et Aosflzear (1). Dans les anciens manuscrits irlandais nous lisons: .Esar I, Dia I, Logh, c'est-à-dire /Esar, f c'est-à-dire le Dieu suprême, c'est-à-dire le Feu intelligent, la Flamme (Logh) (2).
Ainsi ce dernier terme, logh, n'est pas le feu matériel, mais le feu principe, le feu idéal, l'Agni des Parsis. Si nous nous livrons à des recherches sur le mot Logh, nous voyons que, dans un grand nombre de langues, nous trouvons la même racine dans quantité de mots qui rappellent à l'esprit l'idée de feu.
Ainsi en sanscrit loch þÿ s i g n iû e lumière ; en teuton log, þÿû a m m e ; en irlandais et en danois' loge ; en allemand Lohe, en anglais light, lumière ; Lowe þÿû a m m e , en anglo-saxon Leoht, en allemand Licht, en latin lux (1) Dans ces deux derniers termes l'H ne se prononce pas. (2) Le signe l est une abréviation qui dans les anciens manuscrits irlandais þÿ s i g n iû e c'est-à-dire; þÿ l ' I S est des latins, en irlandais eadon ou mieux s'e sinre radh.
120 L,INlTIATION lumière, en provençal lun, lumière. Si nous passons dans la nombreuse famille des langues celtiques, nous trouvons en gaélique: Losgad/1, combustion, loísg, losg, brûler, LoícheadLes et Leos lumière, loíse, loígeana þÿû a m m e ; en gallois llug, foyer ou source de chaleur ou de lumière, d'où llosgi brûler, llosg llos, combustion.
En bas-breton nous trouvons une quantité de mots analogues, nous nous bornons à citer les suivants: losk, brûlure, de loski, leskí, brûler, être consommé par le feu, et même arder, être ardent ; lagermi briller, étinceler, þÿû a m b o y e r , etc., etc. Si nous poursuivons nos recherches dans d'autres langues, nous verrons qu`en arabe, layak, þÿ s i g n iû e þÿû a m m e , chaleur ; en persan, le même terme se désigne par lakhclzah ;le mot basque lucarroa veut dire brillant, et l'allemand Leuchten þÿ s i g n iû e briller.
Nous n'insisterons pas plus longuement, mais nous dirons que ces mêmes termes, suivant les mots auxquels ils sont reliés, représentent avec cette même racine des idées de vue, de vision, de voyance, de claire perception, de claire vue.
Passons au terme Esar, il signifie celui qui allume le feu et serait dérivé du verbe irlandais Asam, qui þÿ s i g n iû e la même chose que l'expression anglaise to kindle a þÿû r e , allumer le feu ; or en kaldéen le verbe Asa þÿ s i g n iû e allumer. Ce qui précéde démontrerait donc que /Esa ne serait que le principegénérateur du feu, l'essence active et par suite la puissance créatrice par excellence.
Cette dernière explication nous permet de donner une origine certaine, une explication plausible aux autres divinités, mais nous n'avons pas / ' - là'-ëïr.
ANCIENS DIEUX DE L,IRLANDE [21 encore épuisé toutes les étymologies et partanttoutesles significations de ce terme Esar, qui veut dire aussi magicien, parceque Fallumeur du feu est une puissance incomprise, celle qui relie l'invisible au visible, le caché au manifeste et qui amène à la vie ce qui n'existait auparavant qu`en puissance, en potentiel, dirons'-nous, pour nous servir d`un terme moderne.
L'allumeur du feu existait en þÿ cû e t avant le développement de la force ou puissance ; il est donc l'essence, le moteur de celle-ci et c`est pour cela que cette force occulte peut être considérée comme un pouvoir magique, d'où /Esar peut être considéré comme_ magicien, le grand magicien. Examinons maintenant si l`étymologie même du mot peut þÿ j u s t iû e r le fait.
Lestermes irlandais, Os, Oss et Ossairibh semblent tenir de fort près du mot /Esar, car l'O et l'A surtout à côté de l'E se substituent `souvent en gaélique l'un à l'autre; or les termes ci~dessus þÿ s i g n iû e n t , nous l'avons vu, magicien.
De plus, en gaélique Easarluidlzachd, Easarluzghac/zd ou asarlazghachd, décomposés en leurs divers éléments, þÿ s i g n iû e n t l'apparence d'Easar, la puissance d'Easar et þÿ s i g n iû e n t également magie et enchantement. Si nous étudions les racines luídam, ludhe, ludh, hudusach, ces termes signifient respectivement poser, position, mouvement, apparence et puissant.
Quant au terme luzgham, il nécessiterait à lui seul plusieurs pages d'explicatíon, mais nous nous bornerons à la suivante. Luigham signifie inciter ou exciter et, par extension, rompre, déc/zírer; c'est ~.e<«_ - . *_ . i þÿ . : _ ¢_. ~"Î';P1 " - ,. . 1 ¿..,_ __ "',_~á_¿__ - V _ *\ ` ×_'..v , , C _"=\: : Q- ` þÿ 1 ' - ^ { ' « . : " * '__-=;,-:, 32 *W-\,~ -~ =r._ «-«'..-:=-L, .;\ ,- lv z _ » : *§?ÊÎ$Ê?:."ta« 1-_,-.,.-it* ¿ 1 * - 7* 5, _., ~ -* * *
1 22 L'iNn'1AT1oN sans contredit ce terme qui a donné naissance à celui de Lingham, qui excite, rompt et déchire; or il ne faut pas oublier que Easar signifie créateur, donc Lingham et (Esar sont pour ainsi dire synonymes et nous conduisent l'un et l`autre à l'idée de þÿ m u l t z ) : l i c a t i o n , qui est inséparable de l'idée de manifestation.
De même Asam,créer,et Asam. allumer le feu, sont identiques pour l`idée aussi bien que pour la forme, de sorte que les deux mots s'expliquent l'un par l'autre. Nous retrouvons donc dans la racine Az, Aza, Azer, Azar, Azur, Ardur, c'est-à-dire soit en kaldéen en arabe, en persan, en Zend, le terme FEU, l'élément primitif, le parfait symbole de la Nature Primordiale, dont l'essence est de se précipiter vers la manifestation.
Or cette force active (conçue antérieurement à la manifestation) se dévore sans cesse elle-même, ce qui amène l'esprit à se représenter une idée de faim,d'appétence inextinguible, que l`on retrouve fort souvent comme l'un des attributs des dieux primitifs. - Et, fait digne de remarque, cette même liaison d`idées se ,retrouve dans la famille des mots à laquelle se rapporte le terme (Esar; nous avons déjà donné quelques mots à ce sujet, nous en donnerons ici d'autres. -Ainsi en persan Az désir, amour, en Arabe Aswar, désireux, avide, agi, violent, emporté, perçant; en allemand Essen manger, qui rappelle le latin Esuríre avoir faim, Esuries faim ; en bas-breton Egomm, avoir besoin, désirer; en gallois Yswr, celui qui dévore, yzw consumer dévorer. On voit que le feu exprime parfaitement le désir de manger, de dévorer ou de détruire; et toute création
ANCIENS DIEUX DE L,IRLANDE 123 ou manifestation présuppose le mouvement; or, si une force se meut avec rapidité, c'est sans contredit le feu, qui peut être considéré pour cela comme puissance créatrice première; or voici une analogie frappante. Chez les Persans et chez les Syriens, c'était le mois de mars Ager ou Agâr, qui commençait l'année.
Il en était de même chez les Romains: on sait que Romulus ayant fondé sa ville, après avoir tracé un fossé pour en délimiter l'enceinte, éleva un temple à Mars et donna le nom de ce dieu au premier mois de l`année, qui avant cela était dénommé Primus; et c'est au commencement de ce mois que les Romains rallumaient le feu sacré de Vesta, qu'ils avaient laissé s'éteindre à la fin de l'année, car c'eût été un sacrilège de le laisser mourir à toute autre époque.
On peut rapprocher de l'(Esar des Irlandais l'Aessufara ou Isu/ara des I-Iindous ; ainsi, nous lisons dans la Bagavad Gilâ : « Aswara réside dans tout être mortel et, par son pouvoir surnaturel, met en mouvement toutes les choses qui sont montées sur la roue universelle du temps. þÿ : : Aswar est donc ici considéré comme le moteur primitif, et le nom de Isa Isu/ara comporte l'idée de Maître, Seigneur et de Pouvoir créateur.
LA þÿ r : É s s s r ~ : mm: Au principe actif, au feu, les Irlandais opposaient un principe passif, sur lequel il pouvait exercer son activité ; c`est la déesse Eire, qui avait, comme nous allons voir, un grand nombre de noms, qui représen1 24 L'xNmAT1oN tait ce principe passif.
Cette extrême variété de noms peut faire supposer avec quelque vraisemblance que le culte de cette déesse a été des plus répandus sur la surface du globe et que certainement elle avait les caractères de divinités diverses, mais qu'elle passait toujours pour la Mère des dieux.
Voici les noms divers de cette déesse : Eiriu, Eireann, Eirin, Anu, Nana, Nanu, Anann, Nannam, Iath, lth, Anith, Eadna, Eoghna, Anonach, Tlachgo, Tlacht, Momo, Mumham, Ama, Ops, Sibhal, etc., etc. Indépendamment de ces noms, cette déesse porte des qualificatifs et des épithètes que nous aurons soins de donner dans le courant de notre étude.
Un très ancien glossaire irlandais, d`unc lecture extrèmement difficile, nous dit: Anu Nana Nannam : Anuíl robo mater Deorum ; c'est-à-dire : « Anu Nanu Nanam était la même que la Mère des dieux. þÿ : : Quelques-uns de ses autres noms confirment, du reste, cette qualité; tel Momo, Mamman, Muham, Nang et Ama, qui, tous, signifient Mère (1). Or, ces mêmes termes se retrouvent presque tous dans toutes les langues.
En hébreu Am signifie mère et origine; en arabe Umm veut dire cause première, racine, mère; en basque, Ama, Emea; en mongol, Enie; en mandchouri, Eme; en éviséen, Am et Ama; en permien, Mum, Mamo, Mumy; en mizdjeghi, Nana, etc. La mythologie chinoise reconnaît même une déesse (I) Collecteanea V, III, anc. topog. of Irel. V' Mhuman. þÿ - * : * - ***- *
_ANcn:Ns maux DE LÎRLANDE 125 Ama, puisque Lao-Tseu, 600 av. J.-C., nous dit : « Antérieurement au chaos, qui a précédé le ciel et la terre, un seul être existait, immense, silencieux, immuable et toujours agissant, c'est la mère de l'Univers » (1). ' C'est, on le voit, Plliranigarbha (2) des Hindous, la matière universelle : þÿ l ' S u f d'or, d'où est sorti l'ensemble des germes de Pexistence.
Chez les Hindous, c`est aussi Bhavani ; chez les Égyptiens, Hathor (3); chez les Gallois, Coridwen (4); Demeter, chez les Grecs, etc. Cette 'nature première,créatrice,dans son isolement du principe actif qui, seul, peut provoquer son développement, ne pouvait être conçue que comme une entité isolée et obscure qui cherche son complément, c'est-à-dire celui de sa propre existence, comme la nuit recherche et désire le jour; de là, sans aucun doute,,l`idée de pauvreté, de désir, attribut essentiel du principe féminin, que nous voyons désigné sous des noms divers.
C"est à cet ordre d'idées qu'il faut attribuer bien des dénominations de la déesse Eire. Ce nom de Eire et Eiru doit, d'après sa dérivation la plus probable, la plus vraisemblable, signifier la nuit, l'obscur, le désir, etc. Les termes irlandais Eírr, Ear, Earin þÿ s i g n iû e n t (x) Journal asiatique, t.
Ii, p. 9. (2) Sur ce terme voir le Dítionnaire d'orientalisme et d'occultisme ainsi que Addha Narí ou l'0ccultísme hindou, passim. (3) Voir Isis dévoilée, 2' édit., Paris, Chacornac, 1 vol. in-18. (4) Voir Bélisama ou l'0ccuItísme celtique dans les Gaules, Paris, Chacornac, et librairies des sciences psychologiques, 42,111$ Saint-Jacques.
1 26 r.'1Nrr1A'r|oN þÿ _û n , ce qui fuit en arrière, donc, ce qui est obscur, d'où les termes Iar, Iarar l'Occident, en hébreu hereb, c'est-àldire quelque chose, d'après Fabre d'0livet (1), qui rappelle Pobscur, l'éloigné, le disparu et dont les Grecs ont fait leur Epeöôç, leur Erèbe. ' En irlandais, Iar signifie noir, obscur, et comme préposition : en arrière, le post (après) des Latins.
En gaélíque, iarram veut dire chercher, demander, d'où les noms Iarraigh, Jarratas, Jarras, demande, désir, instance, cupidité même, d'où les termes Iarthoir, Iarrathoír qui désignent un mendiant. La racine hébraïque Jarasclz þÿ s i g n iû e être rongé par le besoin.
La racine hébraïque Rousch, être pauvre, fournit le terme Riosch, pauvreté, Or, en irlandais, Riach-danas veut dire indigence, besoin, RiachDanach pauvre, nécessiteux,de Riach et Dan, condition, destinée. Cette analogie avec l`hébreu est fort curieuse, aussi pensons-nous que le celtique pourrait 'bien être la langue-mère de l'irlandais, de l'hébreu et de toutes les langues, suivant Cailleux (2).
Nous aurions une preuve encore que Erin signifie nuit dans ce fait que les Irlandais, comme tous les peuples celtiques, comptaient le temps non par jour, mais par nuit. Beaucoup d`autres peuples faisaient de même (3). « Les Égyptiens, nous dit Creutzer (4), comptaient (1) Langue hébraïque Rest., part. II, p. 35. (2) Voir ses ouvrages : la Judée en Europe, la Langue celtique, Origines de toutes les langues, etc. (3) Cf. Histoire nationale des Gaulois sous Vercingétorix, par L. Bonnenière. - (4) Symboles et Mythes, t. IV, p. 251.
`....rn.-1 . ANCIENS DIEUX DE LYIRLANDE 127 en commençant par le soir, et le temps écoulé d'un soir à l'autre était pour eux ce que nous appelons un jour. Ils en agissaient ainsi, parce qu'ils regardaient Pobscurité (oxcrrov) comme antérieure à Parrangement de l'Univers et qu'ils considéraient la nuit comme la mère de tout ce qui existe. þÿ : : THÉOGONIE IRLANDAISE . Le Dieu suprême de la Théogonie Irlandaise se nomme BATH.
On croit que c'est un émigrant oriental miraculeux, Bartolam (1), qui colonisa l`Irlande. Une tradition nous apprend que lors de son expédition dans la verte Erin, il était accompagné de deux compagnons, qu'après avoir échappé à un déluge, il mourut dans la partie occidentale de l'lrlande appelée Sliabh Sheatha, mais en laissant deux þÿû l s , Dhna ou Addhna et Fenius Farsa.
Ce dernier eut lui-même deux þÿû l s , N ionnuall et Nioul, qui devinrent chefs de deux races ; les légendes et les mythographes irlandais nous montrent Fenius Farsa comme une sorte de législateur inspiré, un Moïse véritable. L`une des races qui peuplèrent l"Irlande, la race des Nemèdes, eut pour Divinité principale MoughRuadha, c'est-à-dire Mough à la chevelure d`or, Mough la Rouge.
Nous pourrons en parler un jour en étudiant l'occultisme irlandais. Eizmzsr Bosc. U) Guerrier qui, 800 ans après le Déluge, conduisit une colonie en Irlande.
Nouvelles Expériences RELATIVES AU CORPS ASTRAL ET AU RAPPORT MAGNÉTIQUE L'hypothèse du corps astral est, de toutes celles qui ont été proposées pour expliquer les phénomènes psychiques, la plus ancienne, la plus répandue et la plus rationnelle.
Cependant elle est combattue à la fois par les matérialistes, n'admettant ni l'âme, ni le corps « astral qu'ils n'ont pas rencontré sous leur scalpel » et par les théologiens qui, se fondant sur les décisions de, je ne sais quel Concile, nient l'existence d'un intermédiaire entre l'åme et le corps. On conçoit donc tout l`intérêt que présentent les expériences ayant pour but de prouver la réalité de cet intermédíaire.
Je demande au lecteur la permission de lui rappeler, en quelques mots, celles que j'ai déjà publiées, pour lui permettre de comprendre celles dont Je vais lui faire le récit.
Si l'on magnétise avec des passes ou si l'on endort, au moyen de courants électriques convenables, certains sensitifs, on détermine chez eux l'extériorisaEXPÉRIENCES SUR LE CORPS ASTRAL 129 tion de l'agent qui paraît être le véhicule de la sensibilité, de sorte que le sens du tact peut s'exercer à des distances plus ou moins grandes de la peau suivant l'énergie de Faction et la sensibilité des sujets.
Chez quelques-uns cet agent, que j'appellerai þÿ l ' o r : à la suite de Reichenbach et de Carl du Prel, est projeté vers l'extérieur normalement à la surface du corps et semble soumis aux mouvements rythmiques de Forganisme (la respiration et les battements du þÿ c S u r qui n'ont point des périodes de même durée),de manière à présenter des maxima et des minima formant d'abord des enveloppes concentriques dont la sensibilité diminue avec l'éloignement.
A mesure que Popération se poursuit, l'od semble se þÿ r a r éû e r devant et derrière le 'sujet pour se condenser sur les côtés et y former deux pôles analogues à ceux d'un aimant. Cette condensation þÿû n i t par devenir assez intense'pour former à droite et à gauche du sujet deux fantômes lumineux reproduisant d'une façon plus ou moins nette les moitiés correspondantes de son corps.
Enfin, les deux demi-fantômes, qui sont à peu près à 1 mètre du corps physique se réunissent entre le magnétiseur et le sujet pour former un fantôme complet qui doit être le double des Égyptiens, le corps astral des occultistes. J'ai eu l'occasion d'observer récemment une dame chez qui ce processus de formation était notablement écourté.
L'od þÿ a ' e x t é r i o r i s a i t bien; mais, dès qu'il était sorti du corps physique, il remontait le long de ce corps et allait former le double au-dessus de la tête. Cette dame, qui voyait l'od, comparaît sa marche à 9
`Î"'|I' vn 1 io L,INI'l`IA'l'lON' [Fivmzn celle de l'air chaud qui monte le long d'un tuyau de poele (1). Dans tous les cas, le corps astral, que le sujet peut déplacer en faisant un effort de volonté, est relie au corps physique par un lien þÿû u i d i q u e qui est sensible et semble devenir plus tenu à mesure qu'augmente la distance entre les deux corps.
Ce serait le magnétisenr qui fourniraitl'od permettant Pextension du lien þÿû n i - dique, car le sujet demande toujours la continuation des passes quand son double doit s'éloigner, et il dit généralement quela rupture de ce lien aurait sa mort pour conséquence immédiate.
Chez certains sujets, le corps astral se comporte comme s'il était très dense et ne peut s'élever; il reste au ras du sol (z)'; ce qu'on peutconstateren explorant la sensibilité de l'air autour du corps physique.
Chez d'autres au contraire, il tend toujours å s'élever ;tous ceux-là, sans exception, manifestent une véritable béatitude quand ils ont atteint les régions supérieures qu'ils ne veulent plus quitter pour rentrer dans« leur misérable loque ». (1) Je suis porté à croire que ce mode dïxtériorisation est propre aux sujets dont la mentalité est très développée ; je l'avais déjà rencontrée, mais sans me rendre compte du processus, chez une autre dame extrêmement intelligente. (2) Suivant les cas, le sujet aperçoit son corps physique seul, ou son corps astral seul, ou tous les deux à la fois.
Un autre sujet voyant prétendait voir une sorte de Hamme brillant, dans le premier cas, dans le corps physique; dans le deuxième, dans le corps astral; dans le troisième, dans le lien þÿû u i d i q u e qui les unit. Cette þÿû a m m e serait l'åme. (Voir pour plus de détails un article que j'ai publié autrefois dans les Annales des sciences psychiques sous le titre: Les fantômes du mma.)
þÿ : ~ . ¢ 1903] ExPÉRn~:NcEs sun LE þÿ c o m : s ASTRAL 131 Cet accord dans les affirmations des sujets a certainement u-ne grande valeur, surtout quand on a pu constater que leurs indications sur la position de leur c'orps astral sont toujours confirmées par les réactions qui se produisent sur leur corps physique quand on agit sur les points de l'espace où ils disent qtíe se trouve leur double; mais, jusqu'à présent, je n'avais fait ces constatations qu'autour des sujets, dans les pièces où l'on pouvait supposer qu'ils suivaient mes mouvements et qu'ils réagissaient consciemment on inconsciemment pour appuyer leurs þÿ a fû r m a t i o n s .
Il y a quelques semaines, des circonstances favorables m'ont permis de faire une expérience plus rigoureuse.
J'avais fait venir Mme Lambert, le plus ancien et l'un de mes meilleurs sujets, dans ma maison de campagne de l'Agnélas: je désirais þÿ v é r iû e r avec elle les phénomènes que je venais de constater près de Paris avec le médium romain Politi au sujet de la transmission des contractures à l'aide des cours d'eau et des rails de chemin de fer.
V Un soir, quelques amis me prièrent de leur montrer comment þÿ s ' eû ` e c t u a i t le dégagement du corps astral. Après avoir amené Mme Lambert dans l'état extatique dont j'ai parlé précédemment, je la laissai, suivant son désir, dans cet état et je continuai la conversation sans m'occuper d'elle.
Il me vint alors l'idée de þÿ v é r iû e r si le lien þÿû u i d í q u e reliant son corps physique à son corps astral, qu'elle disait þÿû o t t e r alors dans les airs å une grande hauteur, traversait réellement les étapes supérieures et, sous un prétexte quel132 LÎNITIATION conque, je quittai le salon du rez-de-chaussée où nous nous trouvions.
Je montai, à pas de loup, au premier étage ; je me rendís dans la chambre qui se trouvait au-dessus du salon, et avançai, avec de grandes précautions, ma main jusqu'au point que je jugeais être sur la verticale de la tête du sujet.
Quand je redescendis, je trouvai les spectateurs en grand émoi; pendant mon absence, Mme Lambert avait tout à coup bondi sur sa chaise, en poussant un .violent cri de douleur et en joignant ses mains au-dessus de sa tête. Tout son corps était contracturé, les mouvements du þÿ c S u r et de la respiration étaient arrêtés.
A Ce ne fut qu'au bout de quelques minutes que, par des þÿ i n s u fû a t i o n s chaudes sur ses pfineipaux points hypnogènes, jelui þÿû s reprendre connaissance. Elle se plaignit alors þÿ d ' aû ` r e u s e s douleurs de tête que j'essayai vainement de soulager par des suggestions énergiques. On dut transporter la pauvre femme sur son lit, où elle resta sans pouvoir manger ni dormir, pendant toute la nuit et une partie du jour suivant.
Il s'était produit comme une fracture cérébrale par où l'od s`échappait en grande abondance; tout objet se rapprochant de sa tête lui était insupportable et elle avait les extrémités inférieures glacées.
Je ne parvinsådiminuer ses souffrances qu'en lui faisant plusieurs fois par jour et pendant longtemps des passes descendantes pour dégager la tète et charger les jambes (1). (1) C'est par ce moyen que j'avais déjà þÿ g u é r i : L i n a chez qui une maladie analogue s'était déclarée å la suite des séances de la Bodinière avec M. Jean-Bernard.
zzxmâmiancss sunuz cours Asrim.
133 En réfléchissant à ce qui venait de se passer, je me suis demandé comment pareil accident ne s`était pas produit depuis plus de dix ans où j'ai déterminé, des centaines de fois, l'extériorisation du corps astral de divers sujets, soit chez moi, soit dans des maisons dont les étages supérieurs étaient habités par des étrangers.. ` Mais, rapprochant ce fait des expériences que je venais de faire avec Politi et Mme Lambertlsur la transmission des contractures (1) et me rappelant que,_ chaque fois que j'avais eu Poccasion de constater l'action d'un étranger sur le corps astral ou le lien þÿû u i - dique, j'avais, par précaution, guidé moi«même la main- de cet étranger ou suivi avec beaucoup d'attention ses mouvements, je fus* amené à supposer que la substance astrale d'une personne vivante ne pouvait être impressionnée que par des agents en rapport avec cette personne.
Je vérifiai du reste l'hypothèse en constatant que le jet þÿû u i d i q u e qui s'échappait du vertex de Mme_Lambert et qui était si .douloureux quand je le touchais, était insensible pour une autre personne tant qu'elle n'était pas entrée en rapport avec moi par un contact ou un regard.
Il est probable que, si un étranger restait exposé pendant quelque temps (1) Ces expériences qui n'ont été encore publiées que dans des revues italiennes ou allemandes, ont montré qu'en se servant d'un conducteur convenable je pouvais déterminer, à des centaines de mètres, par un léger eiïort musculaire des contractures chez des sujets avec qui je m'étais mis en rapport permanent ,au moyen de manétisations préalables. þÿ L ' eû ` e t était nul quand þÿ F eû o r t était produit par un autre, mais il me suffisait de toucher ou même simplement de regarder avec þÿû x i t é cette personne pourlui communiquer mon pouvoir. f__,_L*_ ___"____ --i*'-*
134 i.'n¢rru'no:¢ å un de ces jets þÿû u i d i q u e s , il þÿû n i r a i t , ainsi, par entrer en rapport avec le sujet et à déterminer chez lui les mêmes sensations que le magnétiseur. En présence de l'état douloureux où j'avais mis Mme Lambert, je n'ai pas voulu tenter fexpérience.
Les intérêts de la science ne doivent pas faire oublier les droits de l'humanité. _ Le rapport magnétique, dont Pexistence n'est pas douteuse parce qu'ellea été constatée par tous les magnétiseurs de tous les temps et de tous les pays, mais que la science þÿ o fû c i e l l e a tóujours hésité à admettre å cause de ses propriétés en apparence merveilleuses, a besoin d'être étudié avec méthode aujourd'hui où l'on a constaté des phénomènes analogues dans les cohéreurs de la télégraphie sans þÿû l et finsensibilité de l'organisme humain pour des courants électriques non compris dans certaines limites. ll me parait devoir donner la clef d'une foule d'autres phénomènes psychiques et de beaucoup de pratiques magiques.
Ainsi on peut, grâce à lui, concevoir pourquoi la télépathie ne se produit pas chez tout le monde, c'està-díre pourquoi il n`y a que très peu de gens percevant les ébranlements psychiques rayonnant dans tous les sens autour de Pagent actif.
C'est peut-être aussi pour déterminer le« rapport þÿ : : que les sorciers recueillaient, avec soin, le sang, les dents, les rognures d'ongle, etc., des personnes qu'ils voulaient blesser en projetant sur elles leur propre corps astral qu'ils savaient extérioriser. . 1 ~*<</.LÊ þÿ ' a å V _ * , » - ,_' « . _ ~ __ -- 5 L i Hο¿_;.: ~ @ Ê þÿ c * , . : . 5 _~; ¿ þÿ : ¿ : _ ¿ _ _ _ _ _ . ¿ u . - `u
-n... EXPÉRIENCES sun LE coms Asrnm. 135 Très certainement les faits ont dû être þÿ a m p l iû é s et þÿ d éû g u r é s ; mais toute légende a un fond de vérité, et, dès maintenant, nous avons des lueurs qui peuvent nous guider 'dans ces régions brumeuses où, pendant bien longtemps encore, il faudra se garder þÿ d ' a fû r ~ mations trop précises -à Pégard de phénomènes extrêmement délicats dont l°aspect est aussi vague et aussi instable que les nuages du ciel. ALBERT DE ROCHAS. Lisbonne, 1°' décembre 1902. W (Revue scientÿîque et morale du S;ríritisme.
Les Noces de Cana l muncxvz (Les Noumuzs) Eternel, j'élève mon âme à Toi. Ps. xxv, 1. ¢ Le nombre est écrit dans les astres, sur la terre, dans l'intelligence de Phomme, dans son corps, dans la vérité, dans la fable, dans l`Évangile, dans le Talmud; dans les Vedas, etc. þÿ : :(J. de Maistre, Soirées de Saint-Pétersbourg.) I V Le nombre, d'après Corneille Agrippa, est la raison première de l'enchaînement des choses. « Le nombre est un témoin qui n'appartient qu"à Phomme et par lequel il peut arriver à la connaissance de la parole. » (Balzac, Louis Lambert.) Tout, dans notre culte, dit Eliphas Levi (Cl$ des Grands Mystères), rappelle les nombres de Pythagore. « Les membres sont les enveloppes invisibles des -Î ' ._ ¢.:.;ÃÀ;.2j=2;
Les Noces nr: cms I37 êtres, comme les corps en Sont les enveloppes sensibles. » (Louis-Claude de Saint-Martin, Tableau naturel.) Aussi, commencerons-nous à méditer sur les nombres pour essayer d'entrevoir un des sens cachés du récit des noces de Cana. Le kabbaliste chrétien qui a fait commencer ce récit au chapitre II, et l'a partagé en onze versets nous paraît avoir été réellement inspiré.
En effet, du premier au onzième verset, c'est le binaire qui déroule þÿ m a g n iû q u e m e n t s e s lois à l'esprit, au þÿ c S u r et à l"imagination. Le binaire n"est-il pas le nombre de la femme, épouse de l`homme (on faisait des noces) et mère de la société? (Et la mère de Jésus s`y trouvait.) C'est, aussi, le nombre de la Gnose.
C`est celui de la conciliation des deux Principes. (Et Jésus fut invité.) C'est le nombre de l`enseignant et de l`enseigné (Jésus et les serviteurs de l'époux) qui nous donnera les lois du mouvement progressif, contenues dans les six vaisseaux de purification, pour nous permettre l`échange de vie évolutive toute renfermée dans l`ordre donné par Jésus d'emplir et de vider le senaire.
En arrivant à comprendre la loi de cet échange, en la mettant en pratique, le véritable croyant se trouvera à même de voir se renouveler, en toutes choses, le miracle de Cana, dont le résultat sera pour lui de se soumettre toujours, avec þÿ c o nû a n c e , aux inionctions du Verbe incréé. Si, de bonne foi, nous recherchons le sens profond et mystique du récit des noces de Cana, nous sommes
1 38 i.'ismxnos bien loin de nier la véracité historique dece récit, car ce qui est matériellement vrai estl'image de ce qui est vrai spirituellement.
La vérité, sous quelque aspect qu'elle se présente å nous, n'est-elle pas une dans les trois mondes, et la preuve la plus évidente de sa réalité n'est-ce pas lorsque son triple aspect þÿ s ' u n iû e harmonieusement, puisque ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d'une seule chose ?
1 « 3 jours après on faisait des noces à Cana, en Galilée, et la mère de Jésus y était. » Le nombre i de ce verset indique, å notre esprit, sujet, toutefois, å l'erreur, une seule et même alliance : Des époux entre eux. ' Des époux avec la mère de Jésus. De l'esprit et de l`âme. De l'esprit et de l'åme avec Plmagisens moral. nation. De l'esprit de recherches et ' de la nature.
De l'esprit de recherches et sens philosophique. de la nature avec les connaissances traditionnelles. Cette alliance se þÿû t après la création de l'Être sensible, moral et intellectuel. Le nombre 3 étant celui de la création nous suggère, ici, l'idée de la création nouvelle d'où sortiront le véritable culte de l'épouse et de la mère et les aspirations des élus aux noces christiques. 2 « Et Jésus fut aussi convié aux noces, lui et ses disciples. þÿ : : sens matériel. þÿ : þÿ _ × : ~ . ¢
Les Noczs DE CANA ` 139 ~Le nombre 2 est celui de l'équilibre qui est .la résultante de deux forces. « Jeschouah » a pour nombre 326 qui additionné théosophiquement donne le nombre 11. ` 326, c'est le ternaire enseignant les lois de Pévolution vers l'abso1u. ir est le nombre de la foi, de la lutte, du martyre et de Fénergie. rr = 2 : le binaire qui est le nombre de ce verset.
3 « Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit: Ils n'ont plus de vin. þÿ : : Le nombre 3 n'est-il pas, en ce verset, le nombre du verbe humain et de sa création limitée Pl Jaïn (vin) a pour nombre 70: l'âme servie par la nature. 4 « Mais Jésus lui répondit : Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi P Mon heure nfest pas encore venue. þÿ : : « Le nombre 4 est celui de la Force qui ne reconnaît qu'elle-même pour agir.
C`est celui de la liberté et du progrès en raison directe de la résistance.
Il exprime le mouvement absolu de la vie, le résultat de deux tendances contraires qui ne sont jamais opposées, mais qui permettent de trouver, par le travail incessant, leur centre moral. þÿ : :(Eliphas Levi.) « Le quaternaire est la source`de toutes les combinaisons numériques et le principe de toutes les. formes. þÿ : : 5 « Sa mère dit à ceux qui servaient: Faites tout ce qu'il vous dira. » Em (mère) a pour nombre 41 = 5. « Le quinaire est le nombre religieux, car c'est le
140 LÎNITIATION nombre de Dieu réuni à celui de la femme; c`est la croyance àla raison suprême. » (Eliphas Levi, Clef des Grands Mystères.) 6 « Or, il y avait là six vaisseaux de pierre mis pour servir aux þÿ p u r iû c a t i o n s des Juifs, et qui tenaient chacun 2 ou 3 mesures. þÿ : : « Le nombre 6 était, dans les mystères anciens, un emblème frappant de la nature. þÿ : :(Ragon, Maçonnerie occulte.) « Le nombre 6 renferme la source de notre bonheur spirituel et temporel. þÿ : :(Ragon, Maçonnerie philosophale.) C'est le nombre de l'Initiation par l'épreuve. ll n'est donné à l'homme d'en retirer un véritable profit qu'en reconnaissant sa faiblesse et en se liant à Dieu.
Le senaire a été marqué du sceau de la création même, parce que, comme elle, il est une progression þÿ i nû n i e , et, comme « le nombre des temps que Phomme doit subir pour accomplir son þÿ S u v r e est proportion né au nombre des degrés, au-dessous desquels il est descendu; car, plus le point d'où une force tombe est élevé, plus il lui faut de temps et þÿ d ' eû ` o r t s pour y remonter » (1),`ainsi le senaire de l'Évangéliste semble proportionner, dans chacune de ses unités de pierre, (Eben = 53 = 8), les lois de la régénération des êtres.
Le senaire d'évolution de l'Évangéliste contient 2 ou 3 mesures dans chacune de ses_ unités, conséquemment les lois du binaire et du ternaire. Si une de ses unités a 3 règles de conduite et les 5 autres en ont zchacune, celle-là nous donnera le ternaire (i) Louis-Claude de Saint-Martin : Tableau naturel, VI. . _' ¿ ,_-_-¿` '/J» þÿ . : - ' : »' ia ,g«w,*r«~ ., _ . , . _ , ./..4 . __.;1- ._ * þÿ - 1 - * ï - « r -
` uzs Noces ma, cam l4I et celles-ci offriront le denaire à nos þÿ r éû e x i o n s . Le ternaire et le denaire ,réunis nous feront méditer sur l`Arcane XIII, qui se réduit, théosophiquement, en quaternaire : esprit, âme, imagination, foi.
Ainsi, nous aurons: I)(3=3 SX2 3+-Io 2X3=-Ô 4)(2 6+8 3X3=9 3>(2 9-|-6 4)(3=12 2X2 *I2-|-4 5)(3=x5 IXZ 15-}-2 30 = 3 C'est-à-dire 5 rayons de l'étoile þÿû a m b o y a n t e où les trois rois mages avaient, peut-être, entrevu la venue d_u Messie, et où le divin Jeschouah a inscrit sa vie, ses þÿ S u v r e s , sa mort, sa résurrection, sa gloire et sa tri~unité avec le Père et le Saint-Esprit.
Cinq rayons virtuels que nous tâcherons d'approíondir dans la troisième partie de notre essai « qui, se combinant avec la justice de Dieu, ne cessent d'en diriger Faction vers le plus grand bien des êtres, qui est leur retour à la lumière þÿ : : .(De Saint-Martin, Tableau naturel.) 7 « Jésus leur dit: Emplissez d'eau ces vaisseaux, et ils les remplirent jusqu'au haut. þÿ : : « Le nombre 7 représente le pouvoir magique dans toute sa force. » (Eliphas Levi, Dogme de la Haute Magie). ll ne þÿ s uû i t pas de comprendre ou de respecter les lois virtuelles du senaire, il faut les mettre en action, agir en accomplissant la volonté divine « qui mesure
142 tftxrrunoit etdispoxe þÿ t o u t e s l e s f o r c e s e t t o u S s lespuissances sur la règle de sa propre gloire. þÿ :(De Saint-Martin, Tableau naturel, Vll.) Pour agir, il faut vouloir. La volonté est essentiellement réalisatrice; nous pouvons tout ce que nous croyons raisonnablement pouvoir.
« Dans sa sphère d'action, l'homme dispose de la toutepuissance de Dieu; il peut créer et transformer. » (Eliphas Levi, le Grand Arcane dévoilé, Vll, 2.) Maï (eau) a pour nombre So = 5. « Le nombre So þÿ s i g n iû e la rémission des péchés, de la servitude et la liberté...
C'est un nombre de grâce, et est attribué au Saint-Esprit. þÿ : :(Desbarrolles, Les Mystère: de la main.) Le nombre 5 est celui « de la domination de l'esprit sur les éléments. Armés de ce signe, et convenablement disposés, vous pouvez voir þÿ l ' i nû n i à travers cette faculté qui est comme þÿ l ' S i l de votre âme. þÿ :(Eliphas Levi, Dogme.) 8 « Et il leur dit: Puisez-en maintenant, et portez-en au maître d'hótel.
Et ils lui en portèrent. þÿ : : « ljoctenaire est le nombre de la réaction, et de la justice équilibrante.
Toute action produit une réaction, c'est la loi universelle du monde. þÿ : :(Eliphas Levi, Clyde.: Grands Mystères.) 9 « Quand le maître d'h6tel eut goûté l'eau qui avait été changée en vin (or, il ne savait pas d'où ce vin venait, mais les serviteurs qui avaient puisé l'eau le savaient bien) il appela l`époux. þÿ : : Le nombre 9 est celui des þÿ r eû e t s divins, de«l'exal_ þÿ , : _ ffr44 em
u-:s Noces ni: cam 143 tation de la foi et de sa réalisation; c'est le nombre du dogme qui cache, sous une forme énigmatique un sens éminemment raisonnable.
C'est le nombre de l'initiation par son propre travail qui donne à la raison humaine sa valeur relative et son infaillibílité personnelle, en les rattachant à la raison suprême par la chaîne des analogies; c'est, þÿ e nû n , le nombre du «sens parfait de tout verbe, la raison d'être de toutes les formes. Ascher al baith (maître d'hôtel) a pour nombre 1.013 = 5 ; I _ Le pentagramme humain qui va juger þÿ P S u v r e du quaternaire (5 + 4 : 9).
10 « Et il lui dit : Tout homme~sert d'abord le bon vin, et ensuite le moindre, après qu'on a beaucoup bu; mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu'å présent. » « Le nombre ro est le nombre de la création tout entière, þÿ l ' S u v r e et le miroir de Dieu, la preuve de la raison suprême, la conséquence formelle qui nous force de remonter aux prémices virtuelles.
Ijénigme dont le mot est Dieu, c'est-à-dire raison suprême et absolue. þÿ : :(Eliphas Levi, Dogme.) Isch (homme) a pour nombre 401 = 5, la raison de l'homme. W En ajoutant à ce nombre la raison de Dieu, nous aurons le nombre xo de ce verset. M « Jésus commença ainsi à faire des miracles à Cana, ville de Galilée, et il manifesta sa gloire; et ses disciples crurent en lui. » V Le nombre II est le nombre de la force, du grand'
144 L'lNlTlATl0N , agent magique. C'est le nombre du triomphe du. Verbe qui a su fixer et mouvoir. leschouah (Jésus) a pour nombre, avons-nous dit, 326, qui, additionné théosophiquement, donne 11. Il se réduit en binaire, et nous fait penser que si la science produit la science, la foi produira la foi..
C'est probablement pourquoi, après ce miracle, il n'y eut que les disciples de Jésus qui crurent en lui. ll þÿ A n A | : ' r A r 1 o N (le texte).
Une source, quoique renfermée dans un fort (petit es ace est plus abondante et þÿ o u r n i t a p l u s de ruisseaux de quoi couler et s'étendre dans un long cours qu'aucun de tous ces ruisseaux qui, tirantd'elle son origine, traversent tant de pays; ainsi le discours de vos écrivains sacrés, qui doit fournir à une þÿ i nû n i t é de personnes de quoi parler de la vérité, en contient,en eu de mots, des sources inépursabîes, d'où chacun tire et eãprime par des discours plus éten us_ce qu'il y lpeut remarquer de vrai et de so ide, l'un une chose, et l'autre une autre. (Saint Augustin, les Confessions, XII, a7.) Reprenant nos méditations sur les noces de Cana, nous allons essayer de retirer du texte même un des sens cchés que les nombres nous ont permis d'entrevoir, et nous poursuivrons notre tâche, non seulement en nous basant sur les nombres, mais encore sur la ¢$
uzs Noces na CANA 145 valeur et la þÿ s i g n iû c a t i o n des caractères de certains mots rendus en langue sacrée. 1. « Trois jours après... þÿ : : Nous les interprétons, d'après la signification du ternaire divin, par : Après la création de l`humanité croyante, après l`lnitiation christique. Schlosch (trois) a pour nombre 63o=g: l'Initiation.
Les lettres schin, lamed, schin de schlosch nous donnent le sens de durée relative du mouvement expansif des idées élevées se rapportant au but proposé. « On faisait... » . On. Ce pronom þÿ i n d éû n i nous permettra de continuer à donner au récit un sens mystique. « Des noces... » Noces.
Si nous ne nous trompons pas, en traduisant ce mot par « Arasch », nous aurons, en considérant les lettres aleph, resch, schin comme signes: Principe (aleph) renouvelant son mouvement propre (resch) vers le but proposé (schin).
La valeur numérale d'Arasch est 501, qui donne le nombre 6, l'union du ternaire divin et du ternaire humain, de l'actif et du passif, la présence de Jésus invité, et le motif pour lequel les six vaisseaux de purification se trouvaient dans le local des noces.
« A Cana, en Galilée... » Si Cana vient de Canà (coph, noun, ain), nous aurons þÿ l e : s e n s , d ' a b a i s s e r , d'humilier, et si Galilée vient de Gelilot (ghîmel, lamed, iod, lamed, tau), IO
146 x.'mrrumoN nous aurons l'explication d'un pays circulaire, d'environs, d'alentours, ce qui nous donne à entendre que ce principe, renouvelant son mouvement propre vers le but proposé, était méprise du voisinage et peu apprécié. En effet, d'après Stapfer (la Palestine au temps de Jésus-Christ), les orthodoxes de Jérusalem méprisaient les Galiléens, et ne pouvaient souffrir de les voir aimer les idées hardies et les croyances nouvelles.
En approfondissant le sens caché de Cana en Galilée, d'après la signification des lettres qui composent ces noms, nous trouvons, aidé par les* Eléments d'hébreu de Sédir, l'idée d'un centre intellectuel qui reçoit et rend toutes les formes (coph), suivant l'individualité (noun) et Fentendement de chacun (ain), pour entourer les idées dérivant des sens (ghimel) d'un enseignement plus idéal, plus expansif (lamed) qui serait la preuve de la manifestation potentielle des facultés personnelles (iod), et de leur développement (lamed) durable (iod) dans la perfection (tau). þÿ E nû n , la valeur numérale de Cana étant 140 et de Galilée 483, nous donne le nombre XX: la vérité appropriée aux usages de Phumanité.
La volonté raisonnable et libre à qui rien ne résiste. La foi qui sauve. La vingtième lame du Tarot symbolise, dans le monde divin, le jugement des consciences au grand jour du réveil spirituel; dans le monde intellectuel, la révélation du génie; dans le monde physique, Pélévation inattendue. Les noces de Cana ne contiennent-elles pas toutes ces choses P « Et la mère de Jésus s"y trouvait... » _ ..._
LES NOCES DE CANA 14.7 Em (mère). La puissance (aleph) formatrice (mem) yétait. Quelle est la puissance formatrice de Jeschouah .(îésus): de la puissance ordonnatrice (iod) qui a .Pêtre (hé) dans un but (-schin) mystérieux (vau) de vie (hé)?
N'est-ce pas, dans le sens mystique ou moral, la gnose, la religion oula faculté .esthétique par excellen.ce, Pimagination P Elle se trouvait auprès du principe renouvelant son .mouvement propre vers le but proposé, comme formatrice, parce qu'elle le 'trouvait apte à se perfectionner moralement, à parvenir à la splendeur du *vrai qu'elle a conçu par þÿ S u v r e divine, et enfanté pour le salut de Phumanité.
Elle est mère de Jésus, comme imagination, car Pimagination «incarne et þÿ p e r s o n n iû e l'essence inexprimable et incompréhensible de la divinité ». (Ad.
Franck, Dictionnaire des sciences philosophiques «article Imagination.) Elle est mère de Jésus comme gnose, « qui est essentiellement 'un ensemble de connaissances acquises par des voies mytérieuses échappant généralement aux, procédés d`instruction connus ». (Papus, Traité méthodique de science occulte.) Elle est, þÿ e nû n , mère de Jésus., comme religion, parce que la religion est la connaissance des rapports qui existent entre lïhomme et la divinité, connaissance qui engendre pour Phumanité la Foi, ce principe qui donne à l'être un but mystérieux de vie, la Foi, cette vertu surnaturelle par laquelle nous croyons fermement tout ce que Dieu a révélé.
148 Umm/mon 2. « Et Jésus fut aussi convié, lui et ses disciples. » Et la Puissance ordonnatrice qui å l'ètre donne un but mystérieux de vie fut invitée avec ceux qui en connaissent les lois (Talmid) : avec ceux qui font de la loi leur refuge (tau), leur occupation (lamed), leur inspiration (mem) et leur soutien (daleth). La religion est innée dans l'homme, qu'elle forme à une meilleure vie.
Si elle entoure l'humanité de ses soins maternels,si elle se trouve mêlée à sesjoies etàses peines, il n'en est pas de même de la Foi qui s'acquiert. La foi est un acte de Fintelligence, « une adhésion de cette même intelligence aux idées divines ». (Lacordaire, Conférences.) Mais, où la religion existe, la foi peut-elle ne pas être conviée? - 3. « Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit: ils n`ont plus de vin. » Iain (vin).
La puissance potentielle individuellement manifestée (iod) dans l`être þÿ r éû é c h i (noun) ayant manqué, la gnose, Pimagination ou la foi s'en aperçoit. La gnose, qui comprend que tout savoir vient de Dieu, remarque, la première, la faillite des connaissances de l'homme le mieux doué. I./imagination, qui perçoit le caractère du beau, sent combien nos moyens sont þÿ i n s uû i s a n t s pour entrevoir Pldéal, sans le secours d'en haut.
La religion constate le dénuement de l`humanité pensante livrée à ses propres forces. lls n`ont plus de vin : Ils n'ont plus d'intuition, de pensées fécondes, de dons spirituels! La nature est rebelle àleurs efforts 1 ' þÿ - l u 1 . - . : _ _.. .. . - a.. .._
LES NOCES DE CANA 1491 Pourquoi ils P Si l'âme ne se manifeste que par ses facultés, ce sont elles qui démontrent sa richesse ou son dénuement. Ce sont les servantes de notre âme, et comme notre moi n'est perçu que par elles, ce sont elles, en þÿ eû ` e t , qui manquent de dons spirituels, pour accomplir leur devoir. 4.
« Mais Jésus, lui répondit: Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi P Mon heure n'est pas encore venue. þÿ : : La puissance qui à l'être donne un but mystérieux de vie lui répondit : Ischscheh (femme), *c'est-à-dire puissance dominatrice de la terre (iod) qui a un but (schin) animateur (hé), oublies-tu 'ce qui nous distingue P Le devoir de la gnose est d'instruire et de diriger.
La mission de Pimagination est d'entraîner l'homme vers l'Idéal. - ' La religion est destinée à nous rapprocher de Dieu.
Tant que l'homme ne reconnaît que sa propre force, tant qu'il n'a foi qu'en lui, et qu'il se fait illusion sur son mérite, l'heure du secours divin n'est pas encore venue pour lui I . ~ 5. << Sa mère dit à ceux qui servaient : Faites tout ce qu'il vous dira. » ' La puissance formatrice de la Foi inspira aux facultés intellectuelles de celui qui renouvelalt son mouvement propre vers le but proposé, de faire tout ce que Jeschouah leur commandera.
« Aux mystères de la kabbale, un homme n'est admis que s'il accorde une confiance totale, ferme et de tous instants, à son maître et à ses enseignements, ..-_ _,._
x.5oL'mx1'umoN bien plus, que s'il ne discute jamais ses paroles et en prend Pengagement. » (Sédir, la Cabale.) La Foi, ainsi que la Kabbale, étant la science des mutations, il faut que ceux qui s'en occupent aient de quoi réaliser par le sensible Pintelligible, pleinement soumis aux volontés du maitre. 6.
« Or, il y avait là six vaisseaux de pierre mis pour servir aux þÿ p u r iû c a t i o n s des Juifs, et qui tenaient chacun deux ou trois mesures. þÿ : : Or, dans ce centre de réalisation del'intell~igible par le sensible les arcanes immuables dela régénération de l'homme étaient un objet d`études pour les « l'houhim » (lesluifs), c'est-à-dire, pour la manifestation potentielle (iod) de l'être (hé) spirituel (vau) abondant (daleth) en action extérieure et passive (mem).
Ces arcanes renfermaient chacun sch'naim (deux) ou schalosh (trois) schalish (mesures). Sch`naim schalisch (deux mesures).
La direction (schin) produite (noun) par la manifestation potentielle (iod) féconde (mem), comme moyen (schin) þÿ dû é l é v a t i o n (lamed) spirituellement durable (iod), objet du but proposé (schin) ; ou bien schalosh schalish (trois mesures): La direction qui s'élève vers le but proposé et est un moyen d'avancement spirituellement durable vers ce but: « Schalosh » a pour nombre 630 et « Schalish » 64.0 = IQ = io.
« Sch'naim » a pour nombre 4oo et « Schalish þÿ : 640 = 14 = 5. to + 5 = 15 =-6 : Les six vaisseaux de þÿ p u r iû - cation. . " þÿ : s , þÿ : :__* .;:s. ,, » _,- . Q *~;z-1*-ï'_Î_,*Î _` i . _¢_«, þÿ - * . . : * . ' . þÿ * : ¿ a ^ : r ' f þÿ l . * 3 ¿ Ç å j jû *J " ' " þÿ . . _ _ : ¿ «,*j}':'*ã;""-È '^-:""*f; .Î
LEs Nocss DE CANA 151 7. «Jésus leur dit: Emplissez d'eau ces vaisseaux ; et ils les remplirent jusqu'au haut. » La puissance ordonnatrice qui à l'être donne un Hut mystérieux de vie commande aux facultés intellectuelles de l`être perfectible de remplir d'eau (maï) c`est-à-dire de passivité féconde et formatrice (mem) de toute manifestation potentielle (iod), les arcanes immuables de la régénération de l'homme.
Cette passivité dans l'amendement, n'est-ce pas Pinitiation humble dans la vie du devoir, dans le progrès moral, par l'épreuve et le travail, n'est-ce pas la soumission absolue à þÿ l ' S u v r e de Dieu en faisant sa volonté i' Quand les facultés intellectuelles de l'être qui évolue vers ses þÿû n s remplirent entièrement la tâche commandée par le divin maître, 8. « Il leur dit : Puisez-en maintenant, et portez-en au maitre d'hôtel.
Et ils lui en portèrent. » . Retirez les prémisses de votre travail intellectuel, et soumettez-les au « Ascher al baith » (maître d'hôtel) : au maître (aleph) qui a un but (schin) à lui propre fresch), en matéríalisant (ain) le mouvement expansif (lamed), pour que l'action intérieure et active (beth) se manifeste (iod) avec perfection (tau). Et ils les lui soumirent. 9.
« Quand le maître d'hôtel eut goûté Peau qui avait été changée en vin (or, ilne savait pas d'où ce vin venait, mais les serviteurs qui avaient puisé Peau le savaient bien), il appela l`époux. » Quand l'hom me de science eut approfondi la raison universelle régénératice du créé qui avait été changée î .
þÿ : . - ¼ m . . - - i52 x.'n~u*riArioN en dons spirituels (or, il ignorait la source de ces dons, mais les facultés intellectuelles qui s'étaient servies de cette raison universelle d'amendement savaient comment le changement s`était opéré), il appela l'époux^ (Hhathan) 1 l'équilibre de l`être (heth) se perfection-- nant (tau) par sa propre réflexion (noun). 10.
« Et lui dit : Tout homme sert d'abord le bon vin, et ensuite le moindre, après qu`on a beaucoup bu, mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu`à présent. þÿ : : ll lui dit : Tout homme (isch), c'est-à-dire tout maître (aleph) qui coordonne ses idées vers un but (schin) ou bien tout « Adam þÿ : :: tout maître (aleph) abondant et nourricier (daleth) et formateur (mem), expose, en premier lieu, ses plus belles conceptions, ses meilleures inspirations, pour arriveràdes idées de moindre importance, après qu'on l'a beaucoup écouté, et qu'on a beaucoup þÿ r éû é c h i , mais toi, tu as gardé tes meilleurs dons intellectuels jusqu'à présent.
M. «Jésus commença ainsi à faire des miracles à Cana, ville de Galilée, et il manifesta sa gloire: et ses disciples crurent en lui. » Ainsi, la puissance ordonnatrice qui, à l'être, donne un but mystérieux de vie þÿû t , au milieu de ceux qui reçoivent et rendent toutes les formes, suivant leur propre individualité pour arriver à la manifestation de leur potentialité et de leur degré de perfectibilité, son premier miracle (Pêle), c'est-à-dire démontra le principe de l'action intérieure et active (phé), qui élève (lamed) l'être (aleph).
Pêle a pour valeur numé-_ rale ur = 3 que nous avions trouvé dans la première partie de cet essai, en réduisant les arcanes contenus ---¢.,. þÿû î J
Las Noces DE CANA 153 dans les six vaisseaux de deux ou de trois mesuresl Trois: le ternaire créateur moral composé de la science, de la tradition et de la foi, ou le ternaire humain de l'esprit, de Fimagination et du coeur. Il manifesta ainsi sa gloire (Cabod) : Passimilatíon (coph) de Faction intérieure (beth) mystérieuse (vau) et abondante (daleth), et ceux-là seuls qui font de lui leur refuge, leur occupation, leur inspiration et leur substance, crurent en lui: Esrxnus Nmnus. (A suivre.) WW ~/
9 W '@ @Qi »*' Ô IA reproduction des articles inédit: publiés par l'Ini¢ia¢ùm on fornollouelt interdite. ù nolu fnltorinüon spéciale. PARTIE INITIATIQUE (Ccttepartie ui réservée å Feaïost du idée: de la Direclio,d¢Membrn du Comité de Rédaction ei Ia reproduction des classique: anciens.) :íÎ LA KABBALE "' Papus vient de publier une seconde édition de son livre sur la kabbale, devenu introuvable depuis dix ans. J'ai relu ce livre, amplifié et développé, et je voudrais, puisque les circonstances m'ont donné le dangereux honneur de parler de l'occulte en public, faire part aux lecteurs qui voudront bien ètre bénévoles, des þÿ r éû e x i o n s que m'a suggérées cette lecture. Le nom de la kabbale évoque irrésistiblement à l'esprit celui de son premier maître, de ce géant spirituel, à qui les hommes et les génies obéissaient, qui maniait d'une main également puissante la foudre et les þÿ c S u r s : je veux dire Moïse. On a beaucoup écrit sur Moïse ; mais personne, sauf Stanislas de Guaita, n'a osé s`aventurer dans les profondeurs de sa pensée pour y rechercher la nature de l'Ètre dont il se proclamait le serviteur. Ce n`est pas «que je veuille le faire; à revoir les noms sacrés, les (1) 1 gr. vol. in-8* avec nomb.illustrat. Prix: 8 fr. Chacornac, -éditeur. _~_: __ __ __
.Î- ÎÎ .LA KABBALE 1 55 animaux saints, les sephires, les lettres et les nombres,-je me suis étonné de Foutrecuidance qui, dans les premières années de mes études, me faisait prononcer les invocations claviculaires pour faire obéir à ma curiosité les gouverneurs des planètes ou les princes des éléments, moi dont la volonté þÿ s ' eû a r e encore lorsqu'el.le Sent le battement d'ailes du plus petit des invisibles.
C'est là une leçon aussi fructueuse .qu'humiliante; il m'a fallu dix ans de travail pour la comprendre, et en déclarant des opinions que, strictement parlant, je devrais garder pour moi, je n'ai d'autre désir que d'épargner à d'autres étudiants une perte de temps ou un long détour.
Savoir l`hébreu, connaître les règles de Thémurah, de Gématrie ou de Notarikon, analyser les soixantedouze noms, deviner le sens des couronnes, ne sont pas des choses pernicieuses par-elles-mêmes; mais la faiblesse' de l`homme le fait chanceler sous le poids de là lumière que découvre leur compré.hension.Donner des viandes à un nourrisson est folie; l'esprit de l'homme est ce nourrisson; mais avec un désir d'iníinî, de vérité, de certitude que son Ego-ïsme dévie presque toujours, il perd patience; il oublie que toute þÿû e u r demande un temps pour s'ouvrir; il s'enferme. dans cette serre intellectuelle qu'est Pinitíation du plan mental, et les þÿû e u r s qu'il fait croître à grand'peine se fanent et tombent au premier vent de la vie.
Un maître me disait un jour,répondant à ma question : « Les bons livres sont ceux qui apprennent la patience. » Parole profonde et forte ; Phomme est toujours pressé; il place son être dans les cadres étroits 1 þÿ : - : Î _ -->
156 L'INlTlATlON du temps et de l'espace terrestres; il sent que ces moyens d'action lui échappent, il se ronge d`impatience fébrile et il ne produit que des þÿ S u v r e s incomplètes ou des pensées chancelantes, qu'il lui faudra parfaire et consolider avec beaucoup de peine. C'est dans ce sens que le livre de Papus est bon :si on veut bien. le lire avec la même simplicité et la même sincérité qu'il a été écrit, on apprendra la patience.
L'auteur le déclare lui-même, il n'a pas voulu former de kabbalistes, mais montrer à ceux qui veulent s`instruire que la lumière a été offerte, et l'est encore, à tous les hommes, quelle que soit leur race; et que, pour nous qui sommes, religieusement parlant, les fils de la Bible, cette lumière est sous notre main et non pas dans des temples inaccessibles.
Ce qui m'a frappé dans þÿ l ' S u v r e en question, c'est qu'en somme, elle ne fait qu'énoncer, avec toute la clarté que Papus sait introduire dans les complications intellectuelles, les difficultés de l'étude de la kabbale. _ D'abord la langue, le côté mécanique des calculs, des transpositions, des abréviations mystérieuses,puis la compréhension philosophique d'idées, semblables au fond, mais que chaque rabbin revêt de la couleur de son propre esprit; puis l'efïort d'intuitíon obligatoire, quand les textes,les calculs et les commentaires ne suffisent pas; puis et surtout þÿ l ' eû ` o r t moral et volontaire quand l'envie nous prend de voir quelque chose par soi-même.
En effet, la science des livres est semblable au récit d'un voyageur ; si le touriste est doublé d'un écrivain, s'il sait observer, si sa plume est complétée par le ï._..______._ .. Î...Î_î_ Îî-_ ' ' 1«.- þÿ :
LA KABBAL1: 157 crayon, son récit s'approche de la réalité; et en le lisant le soir, au coin du feu, on peut rêver, la nuit, des pays étranges et des grands horizons exotiques. Mais, comme sensation. comme expérience, le lecteur n'arrivera jamais à Pintensité de notion que l'explorateur a obtenue, au prix de mille fatigues, il est vrai.
La même différence, et bien plus grande encore, sépare celui qui n'est initié que par les livres, si profonds et si mystérieux soient-ils, et celui qui a eu le privilège de passer de l'autre côté du voile. Mais combien de fatigues ce passage ne demande-t-il pas P Les kabbalistes disent que pas un sur dix mille ne peut soulever ce voile.
Etl'Israélite était, au temps où les écoles de prophètes þÿû o r i s s a i e n t , gardé par le triple bouclier d'une législation admirable, d'un culte rigide et d'un atavisme soigneusement entretenu; si donc, après avoir fourni les preuves de sa capacité, il s'essayait dès ce monde à franchir les portes de la mort, il trouvait une multitude d'amis de l`autre côté, pour recevoir son esprit, le réconforter et le conduire jusqu'au seuil des cités invisibles du mystère.
Il n'en est pas de même pour nous, modernes étudiants de l'occultisme ; nés dans une société désunie, résultats du croisement d`un grand nombre de races, nous cherchons, pour la plupart, la route du mystère parce que nous avons rejeté les mystères traditionnels de notre religion ; si notre esprit s'élance avec trop d`ardeur vers les sommets, souvent, il ne trouve que peu d`amis pour calmer sa þÿû è v r e et guider ses premiers pas.
Il est *donc plus prudent de prendre patience : le désir de l'homme porte en lui-même sa réa158 x.'1NmA'r|oN lisation; comprenons que les noms dïvins, que les nurnérations, ne sont pas uniquement des sphères de splendeur qui tournent avec des harmonies indicibles, quelque part au delà du zodiaque ; que Ie þÿ c S u r d'un artiste s'émeuve au spectacle de la beauté et la traduise en couleurs ou en musique: ciest là Tiphereth; qu'un père pardonne à son enfant: il vit dans la sphère de Gedulah; qu'un jardinier sème des graines: il est le prolongement des forces de Jesod ;_ et ainsi de suite.
C'est là le grand enseignement de Ia kabbale; tout est vivant dans le monde ; si pauvres, si aveugles que nous soyons sur cette terre, nous sommes emportés par les pulsations du grand þÿ c S u r de l'Univers; nous participons à son être ; et rien de ce que nous accomplissons ici-bas, nous ne pourrions le faire, si cela n'existait tout d'abord dans les trois autres mondes au-dessus de nous. Il ne faut demander à personne plus qu'il ne peut donner.
La kabbale nous montre une ordonnance magnifique de l`Univers visible et invisible ; elle fait passer devant nos yeux les armées des correspondances entre la terre et le ciel; ses clavicules et ses talismans restent les formulaires les plus précis de cette grande science naturelle, qu'on appelle la magie; dans un plan plus haut, elle établit sur de nouvelles et ingénieuses preuves la Trinité et la Rédemption; voilà déjà beaucoup de choses.
Il ne me þÿ s u fû t pas d'avoir en main un manuel de chirurgie pour être un bon opérateur. Dans les arts occultes, il ne þÿ s u fû t pas non plus d'un bon rituel pour réussir ; la force spirituelle du pouvoir magique est indispensable, et cette force ne croît dans l'âme de l'homme
LA KABBALI-1 159 que selon la mesure où il se débarrasse de ses péchés, où il brûle ses écorces. ' Toutes ces þÿ d i fû c u l t é s , sans la notion desquelles 1'étudiant se fourvoie irrémédiablement, le livre de Papus les énumère et les explique.
Après avoir exposé les divisions de la kabbale, divisions dues à son développement historique aussi bien qu'à la variété des objets qu'elle embrasse, il établit d'une façon claire et succincte les principaux enseignements de la tradition sur Dieu, l'homme et l'unive1's, synthétisés dans les travaux de chercheurs contemporains.
Puis il entre dans le côté technique en reproduisant des traductions et des analyses des textes principaux : le Sçfer Yezirah, le Zolzar, des tables de révolutions, etc. ll convient ici d'appeler l'attention sur les travaux originaux consacrés à la restitution et au commentaire du Livre de la Formation ; le Zolzar est représenté par des extraits de la paraphrase qu'Éliphas Levi en a donné dans son Livre des Splendeurs; Lenain y est également mis à contribution; þÿ e nû n un appendice, qui n'est pas la moindre curiosité du livre, reproduit en grande partie une brochure rarissime du che-- valier Drach, cet Israélite converti au catholicisme, qui consacra toute sa science à prouver à ses anciens coreligionnaires que rien, dans le vrai judaïsme, ne s'opposait à l'Evangilc.
Ceux qui n'ont _pas le loisir' de feuilleter les ouvrages originaux des kabbalistes trouveront, dans cet opuscule, de nombreuses traductions de traités hébraïques, par lesquelles ils pourront prendre connaissance du tour symbolique de la pensée et des subtilités de l'expression ésotérique. þÿ E nû n , il
L60 L'lNlTl/TION [Féviuzn faut donner une mention toute particulière à un travail énorme dû pour une part à l'auteur lui-même, et .pour l'autre au docteur Marc Haven : c`est une bibliographie des plus complètes des ouvrages talmudiques, rabbiniques ou dérivés de l`inspiration kabbalistique; il y a là des titres de livres à occuper toute une existence; c`est une lacune comblée, entre beaucoup d'autres, que le mouvement créé par Papus aura contribué à faire disparaître.
Telle est, en résumé, la substance de celivre. Quant à son essence, il faudrait pour Pénoncer un penseur plus haut que moi. Seuls, parmi les savants, les travaux encyclopédiques de Saint-Yves d'Alveydre quaþÿ l iû e r a i e n t ce maitre pour donner une appréciation générale sur Penseignement kabbalistique.
Les amateurs de choses mystérieuses seront ravis de trouver une longue lettre de ce grand défenseur du passé, où il esquisse, en quelques traits, fontologie de l'occultisme sémitique. Je ne puis que renvoyer au texte de cette lettre, à la valeur de laquelle mon approbation n'ajouterait rien.
Si, dans son principe, la kabbale se rattache aux plus hautes révélations et þÿ s ' i d e n t iû e à l`Evangile, dans ses formes diverses, elle devient souvent un panthéisme très élevé, mais qui ne connaît pas plus haut que ce que þÿ B S h m appelle la sixième forme de la nature, le son. Son dieu est le Tétragrammaton de Moïse, cet incommunicable sur le chemin duquel l`extase seule peut conduire.
Tout mon désir est que Papus, après cet exposé général, reprenne dans leurs détails les données kabbalistiques; montre dans l'homme et dans le monde le fonction-
*~l ___Î..___ 1903] LA KABBALE 161 nement des Sephires ; dénombre les mouvements des noms divins; þÿ c l a s s iû e et transcrive en termes clairs Péquilibre du macroprosope et du microprosope, la chute des rois d'Edom, le rôle du roi, de la reine et toutes les autres allégories de Siméon Ben Jochaï; þÿ q u ' e nû n il fixe le sens des lettres et celui des nombres, qu'il en montre la puissance et l'action par des exemples. ` Beaucoup d`étudiants comme moi souscriront à ce þÿ v S u ; c'est, je crois, le meilleur éloge qu'on puisse faire du livre de Papus. Séom. þÿ Q ) ' : Il
Treiluetien littérale de la Genèse (Manuscrit inédit.) Iotimot :lo la lottxopoureorvixà établir la traduction de la laure. CHAPITRE PREMIER V. i. - En créant le mouvement en la puissance en durée relative de la puissance potentielle réciproque - créa le mouvement en puissance- la puissance qui répand la vie par une puissance potentielle multipliante - la puissance réciproque de la vie en durée relative multipliant toutes les puissances potentielles - et la puissance réciproque de la vie de la puissance qui, par son mouvement, arrive à une forme. V. 2. - Et la vie de la puissance qui,par son mouvement arrive à une forme - vie puissance potentielle réciproque de la vie - en réciprocité de la vie en convertissement - et créant la vie en convertissement et l'existence élémentaire en durée relative d'assimilation - matérielle d'épanchement - faisant paraître Pindividualité en la puissance potentielle- en réciprocité de vie lumière multipliante. - Et le mou~ þÿ * - - - - - - : - - : _ : . . . . . _ _ . _ . _ _ . . . . , _ _ . . _ _ _ _ _ _ _ , _ _ , _ _ _ ___ _, 'L î-
¿ _ -.- --.a-. þÿ . - . : . : _.-` _...r ~..u~u~:: 'raanucnou L1'r'rÉRALi: nr: LA GENÈSE 163 vement de convertissement en existence élémentaire -_d'Elohim-multipliait le mouvement en l'existence élémentaire prête à paraître en réciprocité - matière en épanchement - faisant paraître l'individualité de la puissance potentielle - de la vie multipliant toutes les puissances potentielles. , V.
3. -- Et la puissance potentielle,puissance multipliant le mouvement -- Elohim - puissance potentielle de la vie de la puissance potentielle -puissance de lumière en mouvement et» puissance potentielle de vie en la puissance potentielle- puissance de lumière en mouvement. _ * .V.
4. - Et puissance potentielle en mouvement de puissance. - Aîlohim -- la puissance réciproque - de la vie en puissance de la lumière en mouvementassimilant la puissance potentielle - protégeant la lumière créée. - Et puissance potentielle créant Fabondance divisionnelle en l'épanchement -- Elohim - créa la puissance potentielle individuelle --de la vie de la puissance de la lumière en mouvementet créa la puissance potentielle de l'individualité - de la vie de Fexistence élémentaire en durée relative assimilatrice.
V. 5. - Et la puissance potentielle comprima le mouvement en la puissance - ./Elohim '- épanchant la puissance dela lumière en mouvement -- de la puissance potentielle lumière multipliante-puissance potentielle épanchant l'existence élémentaire en durée relative assimilée - comprima le mouvement en puissance - épanchant la puissance potentielle en épanchement de vie - et puissance potentielle vie en 1* þÿ 5 - : - r ' ~ : | ¿ . v u U v ù ~ : - I
164 l.'lNlTlA'I`l0N _ puissance potentielle - matière en mouvement de création - et puissance potentielle vie de la puissance potentielle - créa la compression du mouvement - de la puissance potentielle lumière multipliante - de la puissance de la puissance élémentaire née de l'abondance divisionnelle. V.
6.- Et la puissance potentielle par la puissance multiplia le mouvement- Elohim - puissance potentielle née de la puissance potentielle - mouvant la compression de la puissance potentielle matérialísée - créa la réciprocité de la lumière assimilée - vie multipliant toutes les puissances potentielles - Et puissance potentielle vie de la puissance potentielle - multiplia la création de Fabondance divisionnelle en épanchement- créa la puissance potentielle individuelle- multipliant toutes les puissances potentielles - épanchement du multipliant en toutes les puissances potentielles.
V.
7. - Et la puissance matérialisée en durée relative-/Elohim -la puissance réciproque de vie mouvant la compression de la puissance potentielle matérialisée- et la puissance potentielle créant l'abondance divisionnelle en épanchement - créa la puissance potentielle individuelle - vie multipliant toutes les puissances potentielles - puissance en durée relative du mouvement- multiplia la réciprocité de l'existence élémentaire réciproque - épancha le mouve~ ment comprimant la puissance potentielle en matière - Et créant la puissance individuelle de la vie multipliant toutes les puissances potentielles- puissance en durée relative de mouvement multipliant la maaw "_
` '¿«..&f þÿ - ~ : þÿ ' r n a n u cû o n u'r'rÉRAu-: DE LA Gr~:NÈse 165 tière en épanchement - épancha le mouvement com*- primant de la puissance potentielle matérialisée - et puissance potentielle vie de la puissance potentiellede Passimilation individuelle. r V.
8.- Et puissance potentielle comprima le mouvement en puissance - Alehim - épancha le mouvement de résistance de la puissance potentielle matérialisée - en durée relative multipliant toutes les puissances potentielles. - Et puissances potentielles vie de la puissance potentielle créant la compression (résistance) du mouvement -- en la puissance potentielle lumière multipliante- et durée relative de l'individualité en la puissance potentielle. _ V.
9. - Et puissance potentielle puissance multipliant - Alehim - puissance potentielle comprimant le convertissement du convertissement - vie mul-tipliant toutes les puissances potentielles- multiplia la réciprocité de l'existence élémentaire en réciprocité -- vie en durée relative - le multipliant de toutes les puissances potentielles - puissance épanchement - multipliant la résistance en la lumière multipliante - puissance de l'existence élémentaire en abondance divisionnelle.- Et réciproque du mouvement de la puissance de la vie - vie en la puissance potentielle créant la durée relative de vie - et puissance potentielle - lavie de la puissance potentielle - assimila Pindividualité. _ V. ro. -V Et la puissance potentielle comprime le mouvement en puissance - Alehim - épancha la puissance potentielle créée en durée relative de vie - puissance de mouvement à une forme-et épanchant -*îí
166 Umtrinxon le multipliant en la résistance du mouvement de vie -- þÿû t vivre le multipliant en toutes les puissances potentielles - comprima le mouvement en puissance - puissance potentielle multipliant toutes les puissances potentielles - et puissance potentielle par le mouvement en sa puissance. - Elohim - assimila la puissance potentielle - protégeant la lumière créatrice. V.
11. - Et la puissance potentielle par sa puissance multiplia le mouvement-Alehim-[réciproque Pabondance divisionnelle en la durée relative de la puissance] - þÿû t vivre la puissance qui par son mouvement arrive à une forme-abondance divisionnelle en durée relative de puissance - matière en durée relative de création -- multipliant le lien du «mouvement créateur _ puissance potentielle matérialiséeLia le mouvement en la matière - matérialísa la forme - þÿû t paraître le mouvement en la puissance potentielle - matérialisa la durée relative de la vie - þÿû t paraître le mouvement en la puissance potentielle -- épancha le multipliant en la puissance potentielle individualisée en convertissement- puissance en durée relative du mouvement - Lia le mouvement matérialisant la lumière [créant la lumière] - matérialisa l'épanchement- fit vivre la puissance qui par .son mouvement tend à une forme- et puissance potentielle vie en la puissance potentielle assimila Pindividualité.
' V. 12. - Et réciproquant la lumière formée parla puissance - þÿû t vivre la puissance qui par son mouvement arrive à une forme, abondance divisionnelle en _íí,_Îà____ii______Î__î__._.:Î__i1_,î_
TRADUCTION 1.1T'rÉRA1.i; ni: LA GEBÈSE 167 durée relative de puissance - matérialisa la durée relative en la création - multiplia le lien du mouvement en la puissance potentielle matérialisée -lia le mouvement en la matière, épancha le multipliant en la puissance potentielle - individualisée dans la vie de la lumière _ et matérialisa la forme - matérialisa la durée relative en la vie - lit paraître le mouvement de la puissance potentielle - puissance en durée relative du mouvement- lia le mouvement en la ma-1 tière de la lumière - créa le convertissement. - Epancha le multipliant de la puissance potentielle individuelle en la yie en convertissement. - Et puissance potentielle par le mouvement en sa puissance -- /Elohim - assimila les puissances potentielles - protégeant la lumière créée.
V. 13. - Et puissance potentielle la vie de la puissance potentielle - matière en mouvement en création. - Et puissance potentielle la vie de la puissance potentielle - création comprimant le mouvement - puissance potentielle lumière multipliante - en durée relative d'épanchement en la puissance potentielle en durée relative de la puissance potentielle. V.
14. - Et la puissance potentielle puissance multipliant le mouvement -- /Elehim - puissance potentielle - la vie puissance potentielle - multiplia la puissance en la lumière réciproque - créant le mouvement de résistance comprimé de ia puissance potentielle devenue matière - þÿû t vivre en durée relative le multipliant toutes les puissances potentielles - répandant la vie créatrice par l'abondance divisionnelle en la puissance potentielle épanchée - créa la puissance
168 _ L,lNlTlATl0N potentielle individualisée - vie puissance potentielle lumière multipliante - et créant la puissance potentielle individualisée -dans la vie Pépanchement la puissance potentielle épanchée dans Pépanchement dela vie - et lit vivre la puissance potentielle en convertissement -.répandant la puissance réciproque réciproquement convertie - répandant le multipliant de la lumière matérielle en l'abondance divisionnelle de toutes les puissances potentielles. - Et répandant la puissance potentielle multipliant toutes les puissances potentielles. - Et en durées relatives individualisa toutes les puissances potentielles.
V.
15. - Et la vie en la puissance potentielle convertie - répandant multiplication de la puissance lumière en mouvement réciproque - créant le mouvement de compression en la puissance potentielle devenue matérielle - la vie en durée relative multipliant toutes les puissances potentielles - répandant Ia vie puissance potentielle en mouvement - matière répandant la vie de puissance qui par son mouvement arrive à un but. - Et puissance potentielle vie puissance potentielle - assimila Pindividualité.
V.
16. - Et puissance potentielle il matérialisa la durée relative - /Elehim - puissance réciproque - durée relative individuelle puissance potentielle - fit vivre le multipliant la puissance du mouvement réciproque - la vie organique de l'abondance divisionnelle en Fépanchement en toutes les puissances potentielles - puissance réciproque la vie multipliant la puissance lumière enmouvement - þÿû t vivre la vie organique de Pabondance divisionnelle en le répan- 'T'
'rrumucrxon u'rrÉnAi.a DE LA þÿ c i m - a s e 169 dant - répandant le multipliant du multipliant en durée relative de Pépanchement réciproque - þÿû t vivre *la puissance potentielle lumière multipliante - et puissance réciproque la vie multipliant la puissance lumière du mouvement - fit vivre à la résistance de protection de Fexistence individuelle - épanchant le multipliant du multipliant en durée relative de l'épanchement réciproque - fit vivre l'épanchement en la puissance potentielle épanchant la vie - et puissance réciproque - la vie assimilant la lumière assimilée créant toutes les p_uissances potentielles.
V. 17. - Et puissance potentielle réciproque individualisée - puissance réciproque multipliante - /Elehim - créant le'mouvement de compression en la puissance potentielle matérialisée - la vie en durée relative multipliant toutes les puissances potentielles multipliées - puissance potentielle en mouvement - matérialisant Pépanchement de la vie puissance qui par son mouvement arrive à une forme. . V.
18. - Et répandant le multipliant en durée relative de Pépanchement - créant la puissance potentielle lumière multipliante - et créant l'épanchement de la puissance potentielle répandant la vie - et répandant la vie créant Pabondance divisionnelle de la puissance potentielle individualisée - la vie puissance lumière en mouvement - et créant la puissance potentielle individualisée - la vie de Pexistence élémentaire en durée relative assimilée - et la puissance potentielle par son mouvement en puissance - Aîlohim - puissance répandant la vie par une puissance potentielle sur la multiplicité des êtres - assi1 70 L'iNi'run'ioN mila la puissance potentielle - en protégeant le convertissement de la création.
V. 19. - Et la puissance potentielle vie puissance potentielle - matière en mouvement de création - et puissance potentielle la vie puissance potentiellela création comprimée dans son mouvement - puissance potentielle lumière multipliante - mouvement créant la puissance potentielle en la matière et potentialité -- et fut occident et fut orient du jour. 4° Manifestation phénoménique.
V. zo. - Et la puissance potentielle par sa puissance multiplia le mouvement - /Elohim -- de la puissance potentielle en durée relative du mouvement terminatif convertissant- la vie multipliant toutes les puissances potentielles - en durée relative du mouvement terminatif - individualisera le faisant paraître de durée relative - l`existence élémentaire puissance potentielle la vie - et matérialisera la lumière prête à paraître - puissance potentielle lumière faisant paraître la création apparente - matière c`hcz Pépancheur - la vie puissance de mouvement à un but - matière répandant faisant paraître individualisée la puissance potentielle matérialisée - *vie en durée relative multipliant les puissances potentielles toutes. _ V.
21. - Et puissance potentielle il produisit créant le mouvement de puissance - Aîlohim - la puissance réciproque de la vie réciproque individuelle - puissance potentielle individuelle-puissances potentielles toutes multipliantes -- la vie organique abondance divisionnelle divisant Fépanchement de la. ' i-¢~. .po ___ V ' ` 3'5§.(,.`
*riumucrxon LITTÉRALE ma LA þÿ c i z u a s s 171 puissance potentielle toute multipliante _ et une puissance réciproque - assimilant Pépanchement de l`individualité - création faisant paraître prête à paraître en durée relative- la vie existence élémentaire puissance potentielle de la vie - la vie du mouvement multipliant la durée relative en la réciprocité -- puissance en durée relative du mouvement - en durée relative de mouvement arrivant à un but convertible - la vie multipliant les puissances potentielles à þÿ l ' i nû n i -répandant le multiplianten la puissance potentielle individualisée en la vie multipliant þÿ à l ' i nû n i - et la puissance réciproque - assimilant Pépanchement en la matière prête à paraître - assimilant l`individualité prète àparaître- répandant le multipliant de la puissancepotentielle individualisée de la vie convertible - Et puissance potentielle en mouvement de puissance - /Elohim - assimila les puissances potentielles - en protégeant la lumière de la création. _ V.
22. - Et puissance potentielle créa le mouvement d'assimilation - en la puissance réciproque multipliante - Aîlohim - répandant la puissance du multipliant du mouvement - faisant paraître le mouvement convcrtible et le mouvement en la création convertible - et multipliant Pépanchement de la puissance convertible _ puissance réciproque -- vie multipliant les puissances potentielles multipliantes - et la vie matière prète à paraître -- puissance po-~ tentielle mouvement de la création - créant la puissance qui par son .mouvement arrive à un but. V. 23. _ Et la puissance potentielle la vie de la _ ___.._..-.__7
I72À L,lNlTlATlON puissance potentielle- la matière mise en mouvement par la création - et puissance potentielle vie puissance potentielle - la création comprimée dans son mouvement - puissance potentielle lumière multipliante - la vie [existence élémentaire] multipliant la puissance potentielle en durée relative de la puissance potentielle. 5° Manifestation phénoménique. V.
24. - Et puissance potentielle puissance multipliant le mouvement - /Elohim -la réciprocité de la lumière parvenue à une forme puissance - la vie puissance qui par son mouvement arrive à une forme - individualité prête à paraître en durée relative - existence élémentaire puissance potentielle en vie - répandant le multipliant puissance potentielle individualisant la vie - et mouvement multipliant en durée relative - et existence élémentaire puissance potentielle en réciprocité de lumière - puissance qui par son mouvement arrive à une forme- répandant le multipliant en la puissance potentielle individualisée de la vie - et puissance potentielle la vie puissance potentielle - assimila l'individualité. * V.
25. - Et puissance potentielle matérialisa en durée relative - Elohim - la puissance réciproque - l'existence élémentaire puissance potentielle en réciprocité la vie - puissancequipar son mouvementarrive à une forme - répandant le multipliant en la puissance potentielle i-ndividualisant la vie - et la puissance réciproque de la vie créant la vie - multipl~iant la vie - répandant le multipliant en la puissance potentielle individualisant la vie - et la puis____î_1__Î__ _ ___ _______________ï_
TRADUCTION t.rrrí-:RAL: nr: LA Genèse 173 sance réciproque - assimilant Pépanchement _ du mouvement multipliant en durée relative - la vie puissance divisionnelle multipliant la vie -- répandant le multipliant de la puissance potentielle individualisant la vie convertible -- et la puissance potentielle en mouvement la puissance - /Elohim - assimila les puissances potentielles -- en protégeant la lumière de la création. V.
26. - Et puissance potentielle par sa puissance multiplia le mouvement - Aîlohim - de l`individualité matérielle endurée relative de vie - puissance divisible et multipliante - créant la fin le terme de l'épanchement - du multipliant de Pindividualité convertissant - et puissance potentielle en mouvement de division convertissante - créant la division organique réciproque - la vie puissance potentielle multipliées - et créant la matière de la lumière prète à paraître - vie en durée relative multipliant les puissances potentielles toutes - et créant la création dela vie multipliant la vie -- et créant Passimilation de l'épanchement - de la vie puissance qui par son mouvement arrivé à une forme -- et créant l'assimilation de Pépanchement de la vie du mouvement multipliant en durée relative - la matière en l'épanchement- en la vie en la puissance qui par son mouvement arrive à une forme.
V. 27. - Et puissance potentielle créa le mouvement en puissance -- Elohim - de la puissance réciproque - de la vie en la puissance division multipliante - créant le terme de Pépanchement du multipliant - en la puissance de Pépanchement de la <..,ç
1 74 L`mm.n1ox vie puissance potentielle multipliante - créant le mouvement en puissance - en la puissance réciproque de lumière - démontrant Passimilation du mouvement - et Findividualité comprimant la création en la vie - créant le mouvement de la puissance - en la puissance réciproque multipliante (en toutes). V.
28. - Et puissance potentielle créa le mouvement d'assimilation - en la puissance réciproque multipliante -- Aîlohim - et puissance potentielle puissance multipliant le mouvement - répandant la vie toutes multiplantes - /Elohim - þÿû t paraître le mouvement convertissant - et le mouvement créant le convertissement - et multipliant Pépanchement en la puissance convertissante - la puissance réciproque - en la vie - puissance qui par son mouvement arrive à une forme - et assimilant la création -en durée relative de la vie - et mouvement de l`abondance divisionnelle convertissant -la création divisant Porganisation réciproque -- en la vie de toutes les puissances potentielles et créant la matière de la lumière prête à paraître -en la vie en durée relative multipliantes les puissances potentielles toutes - et créant Passimilation en l'épanchement de la vie de la puissance potentielle de la vie - vie du mouvement .du multipliant en durée relative réciproque -de la matière de Pépanchement - de la vie de la puissance qui par son mouvement arrive à une forme.
V. 29. - Et puissance potentielle puissance multiplia le mouvement -4- /Elohim - de la vie individuelle de la vie -individualisée réciproquement en réciprocité de la puissance. potentielle répandant l.'as¢-
'rRAnUc'rrox LI'l"l`ÉRALE.DE LA GENÈS1: 175 similation toutes en multipliante - de la puissance réciproque --assimilant l'épanchement de la matière en durée relative créée - démontrant liant le mouvement dela matière - puissance en durée relative de mouvement - matière répandant le faisant paraître de Yindividualité en la 'puissance potentielle - assimilant Fépanchement - de la vie qui par son mouvement arrivé àun but - et la puissance réciproque - assimilant Vépanchement - de la vie matérielle terminée -- puissance en durée relative de convertissement - prêt àparaître du mouvement de la puissance potentielle - matière_terminée - démontrant le mouvement de la matière -- de l'épanchement de toutes les assimilations - puissances potentielles de la vie - puissance potentielle de la vie -- répandant la puissance de Passimilation de Pépanchement de la vie.
V.
30. - Et répandant l`assimilation de l`épanchement - en Pexistence élémentaire de la puissance potentielle réciproque -- de la vie de la puissance qui par son mouvement arrive à une forme - et répan~ dant l`assimilation de Pépanchement - en la matière lumière prète à paraître Â- de la vie en durée relative multipliant toutes les puissances potentielles - et *répandant Passimilation de Pépanchement- du mouvement multipliant en durée relative - de la matière épanchée ¿- de la puissance qui par son mouvement arrive à un but -- puissance en durée relative *de mouvement - créant la lumière - individualisé prêt à paraître en durée relative - de la vie puissance potentielle de la vie - puissance réciproque - assimiâ 1 76 L`mrrurr1oN V lant Pépanchement - 4 de la puissance potentielle mouvement comprimé - matière en durée relative de mouvement - répandant la puissance assimilée de l'épanchement de la vie - et puissance potentielle de la vie puissance potentielle - assimilée d'individualité l V.
31 . - Et la puissance potentielle par le mouvement de sa puissance-Aîlohim - la puissance réciproque assimilantl`épanchement- de la puissance en durée relative de mouvement- matière en durée relative de la vie - et la vie individualisée - dans la vie - protégeant la lumière créée - multipliant la puissance de la lumière divisante -- et puissance potentielle de la vie - puissance potentielle - matière par le mouvement de la création - et puissance po~ tentielle de la vie puissante potentielle - la création compriméedans son mouvement- puissance potentielle lumière multipliante - vie en durée relative de la puissance potentielle en durée relative de la puissance potentielle. 6° manifestation phénoménique. FABRE n'Ouvz'r. ' (A suivre.)
2; A Q' .fr _ þÿ 1 f ~ f : p » 4 þÿ , . : þÿ ' ; : þÿ ' - : , "' - 'T' § Y ta" vr V' I H* . ` ._¿,ä I 'ki L | ' *' E .
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Car sachant la splendeur de l'immuable loi Qui régit l'unîvers, la nature clémente, Et devinant le but de tout ce qu'elle enfante, J'attends le renouveau de la mort sans effroi. O ! sublime Inconnu, c'est toi que l'homme nie; En te faisant cruel, c'est toi qu'il calomnie.
Quand je vois tressaillir la terre en Floréal 9 Y Et léternel amour à létre donner l'ètre, þÿ L ' S i l toujours vers le beau, l'åme vers l'idéal, Je me sens þÿû e r de Dieu comme on l'est d'un ancêtre. Juus on Mnamotn. I 2 _;--'**' -Î*_*-É
"' 1 178 i.`im1'un'ioN ÔRDRE MHBTIMSTE Sur la demande de plusieurs délégués de province, le suprême Conseil de l`Ordre étudie le moyen de rendre plus actifs les liens de ces diverses formations entre elles. A cet effet, il est question de créer un petit organe mensuel réservé aux communications de l`0rdre et aux études symboliques.
Ce journal ne þÿ S c e v r a i t . pas d`abonnements, mais seulement des dons et serait ainsi libre d`inscrire à son service les seuls intéressés. Les délégués et les membres que cette question intéresserait sont priés de s'adresser sans retard au directeur de l`Inítz'ation, 5, rue de Savoie, Paris. socitnî nas com-*àaauczs þÿ s i : x a | ' r u 1 u . t s 1 ' z s La prochaine réunion aura lieu le jeudi 26 février, à Fhótel des Sociétés savantes.
Nos lecteurs y sont spécialement invités. ï_Î _ Société des Conférences spiritualistes La conférence de janvier, faite par Papus, avait pour titre: « þÿ Q u ` e s t : - c e que la Femme ?
Qu'est-ceque þÿ l ' A m o u r * ? : Le sujet, à première vue, pouvait sembler léger et scabreux,` pour des spiritualistes; mais il fut présenté à un point de vue si élevé, que les sourires légèrement narquois qui attendaient certaines allusions qu`on pensaient inévitables, furent transformés en une admiration sincère pour la hauteur des vues que l`orateur présentaità son auditoire. Voici, en résumé, les deux réponses aux questions posées.
La- Femme n'est pas seulement ¢ un être en jupon þÿ : ; cet être en jupon est la manifestation, dans un plan spécial, d`un principe universel existant dans la divinité meme, ce R /_*--: '._._ þÿ - _ _ i , _ . . . : 7.
LES FEMMES DANS LA F.'.-M.'. 179 qui fait qu'il peut y avoir de la Femme jusque dans les hommes. Quantå l'Amour, voici quelle þÿ d éû n i t i o n nous en fut donnée: l`Amour est Fattraction des complémentaires au moyen du magnétisme universel, et en vue d'une création spirituelle ou matérielle.
Telles sont les deux idées fondamentales, dont le développement comporte une foule d'idées accessoires et de sujets secondaires, tel que l'amour platonique, très bien étudié. Tout cela forma une longue conférence, aussi belle dans le fond que par la forme élégante que sait donner Papus à sa parole. L B LES FEMMES DANS LA F.'. M.'.
DGGUMEN T8 HIS TDRIQUES Ulnitiatíon du mois dernier a publié une lettre du 17 décembre 1814, dans laquelle, s'adressant à «Monsieur le Vénérable þÿ :d'une Loge, la baronne Janin le prie d`agréer sa démission et de présenter ses: sincères regrets à Madame la Grande-Maîtresse þÿ : .
Ceci nous montre qu'en décembre 1814 il y avait des femmes dans la Maçonnerie; mais la chose n`a rien de bien surprenant, car on voit dans une foule d'ouvrages maçonniques la preuve de Pexistence d'une Maçonnerie des Dames, avant, pendant et longtemps après la Révolution, le Consulat, l'Empire et la Restauration. Joséphine, femme de Napoléon-Bonaparte, appartenait à l'ordre maçonnique avant 1789. L'ill.'. fr.*.
Bésuchet, et 33' þÿ o fû c i e r du Grand-Orient, la porte en bonne place dans son Précis híst. de l'0rdre de la Frs.-Maç.'. (Biographie des membres de l'Ordre, tome ll). ¢ Joséphine, ¢ dit-il, est la première souveraine ( P P F1 l !) qui ait paru « à leurs assemblées (des francs-maçons). Dons le voyage « qu'elle þÿû t å Strasbourg en I805, elle assista à la loge
r8o UINITIATION 4 d'adoption que donna dans cette ville la Loge des a Francs-Chevaliers, Orient de Paris, réunie aux Loges de « Strasbourg. La loge était présidée par la baronne de Die- « trich, femme du maire, grande-maitresse titulaire. L'im- ¢ pératrice vit admettre aux mystères de l'lnitiation ma- « çonnique sa dame d'honneur, Mme de Canisy, qu'elIe c avait elle-méme désignée...
La Loge de Sainte-Joséphine, ¢ Orient de Paris, et la Loge de Joséphine, Orient de Milan, 11 doivent leur nom a cette auguste þÿ s S u r . þÿ : Le méme fait est rapporté par l'ill.'. fr.'. Clavel, qui ajoute :« Une féte non moins remarquableeut lieu à « Paris, en 1807. dans la Loge de Sainte-Catherine, sous « la présidence de la duchesse de Vaudemont. L'assem- « blée était des plus nombreuses.
On y remarquait... la « princesse de Carignan, les comtesses de Girardin, de « Roucherolles, de Croix-Mard, de Montehenn, de La- « borde, de Narbonne, de La Ferté-Mun, d'Amburgeac, 4 de Bondy, etc. þÿ : Clavel rapporte aussi l'initiation de Mme de Xaintrailles dans la Loge des Frères-Artistes.
Puis il mentionne l'installation, en ISÎQ' de la Loge Belle-et-Bonne, par la marquise de Villette et le comte Lacépède : « Outre, dit-il, 4 l'élite des þÿ s S u r s françaises, la duchesse de La Roche- « foucault notamment, on y moyait aussi lady Morgan et c plusieurs autres þÿ s S u r s étrangères, distinguées par leur « naissance ou par leur talent. þÿ : Dans la partie biographique de son ouvrage, l'ill.*. fr.-.
Bésuchet ne manque pas de porter le nom de la marquise de Villette, et il fait remarquer, en parlant de la Loge Belle-et-Bonne, que la comtesse Guilleminot remplissait les fonctions de þÿ s S u r inspectrice, et que la baronne de La Rochefoucault était þÿ s S u r dépositaire.
A En 1820 et 1826, on voit encore des fetes de maçonnerie féminine de ce genre, et d'ailleurs, en 1844, Clavel, en écrivant son Histoire pittoresque de la Franc-Maçonnerie. nous donne une idée du cérémonial alors en usage. Nous savons aussi que l'ill.'. fr.*. Bazot appartint, en qualité de frère-maître, à une loge de l`ordre des Fendeurs, fondé en 1747, et qui existait encore au commencement de la Restauration. . Il s`agit ici de l`ill.*. frs. Bazot, auteur du Manuel du íþÿ . s a - å g
LES FEMMES DANS LA F.'. MR. l8l Franc-Maçon, et d'autres ouvrages, tels que : Contes maçonniques dédiés aux frèreset aux þÿ s S u r s , |845. Dans son Manuel de 1846, onlit un Discours sur une Loge d'adoption, et, à l'article Maçonnerie des Dames, il écrit: 4: Moins e austère que la Franche-Maçonnerie, elle n`est pas moins e utile à l'Humanité et à la Morale þÿ :_ à celà près que l'ill.'. ,fr.'.
Clavel assure, en 1844, que le but de cette Maçonnerie est le « banquet et le bal þÿ : .Mais ce but peut avoir aussi un autre but - très politique. Bref, dans un nombre considérable d'ouvrages maçon niques qu'il est inutile de citer, les informations abondent - et les rituels aussi - qui font voir les femmes dans la Mx.
Mais voici un document qui, à l'heure actuelle, mérite, une mention spéciale ; je le tire du Journal officiel de la Commune, numéro du 30 avril 1871, p. 427. Il s`agit de la fameuse manifestation maçonnique qui (après une assemblée de I.8OO maçons au Châtelet, où le fr.'.
Floquet þÿû t certaine proposition qu`on adopta), eut lieu le zg avril, malgré les protestations du Grand-Orient et du Supreme Conseil du Rite Ecossais (1). e Les Maçons, dit le Journal of/icíel dela Commune, « alors rédigé par le frs. Ch. Longuet, se forment par « rangs de quatre; la musique militaire joue la Marseil- ¢ laíse ; le þÿ d éû l é commence.
« Cinquante-cinq loges sont représentées, bannières dé- « ployées. formant environ 1o.ooo citoyens de tout Age, e de tous rangs, tous, suivant leur grade, porteurs de « larges rubans de diverses couleurs... Une Loge de femmes « est particulièrement saluée de cette foule émue par ce « spectable unique dans l'Histoire de la Franc-Maçonne- « rie (1) þÿ : n:Îi. (1) Les protestations furent rendues publiques.
Le 28 avril, la Nation souveraine publia un document signé par l'i|l.'. frs. Malapert, orateur du Sup.'. Consx., et, le 29 avril, plusieurs journaux de Paris publièrent une communication þÿ o fû c i e l l e du Conseil du Grand-Orient. þÿ : (2) Le méme fait est rapporté dans la Troisième défaite du Prolétariat français, par le fr.'. Benoît Malon, de la L.". Le Lien-des-Peuples.
1 8: Ummniou ll y avait certainement une toute petite exagération dans ce chiffre de io.ooo francs-maçons, représentant 55 loges, et devenant, quelques lignes plus bas. un corps de |4.ooo frères devant l'Arc-de-Triomphe.
Mais je signale simplement ce fait qu`en 1871, sous la Commune, il y avait au moins une Loge de femmes dans Paris, et que cette Loge prit parfaitement part à une manifestation maçonnique irrégulière conduite, à travers les rues, parles FF.'. Thirifocq, Monière, Beslay, Lefrançais; Vallès,Allix, Ranvier, Félix Pyat et autres. Je m`arrète ici - mais je pourrais continuer.
D. :I: IIIE Illãlll IIIITÉE EI SIIISSE De l`É!oi1e, 23 décembre Q < Il s'agit d'un coquet petit chalet suisse, situé dans le canton des Grisons, tout près de Coire, et qui reste inhabité depuis 1863, tant sa réputation est mauvaise.
Et on va voir s'il l'a mérite: ll avait été construit en ISÖ3 par un ingénieur de mérite, M. Lambeley, qui, ayant amassé une petite fortune, méditait de þÿû n i r ses jours dans la montagne: mais il comptait sans son hôte, comme dit le proverbe. Et cet hôte fut de mauvais esprit. e Le soir qu'il avait pendu sa cramaillère, et comme la soirée, très gaie, tirait å sa þÿû n , quelqu`un proposa de faire du spiritisme.
On éteignit les lumières, et le'petit salon du rez--de-chaussée, où se passa Pévénement, resta éclairé par la lune. A peine avait-on mis les mains sur la table, que celle-ci s`éleva violemment dans la pièce, jusqu`a heurter le plafond, où elle resta suspendue.
Un des assistants, M. Groumeau, ancien fonctionnaire de l'Enregistrement, ayant demandé qui produisait ces phénomènes, des coups furent frappés dans un mur, et, un langage conventionnel ayant été établi, on apprit que cet ètre invisible était l'àme d'une femme nommée Corita, une pauvre pécheresse sourde et muette que la þÿ s S u r du propriétaire de la mais-on
--,- þÿ , . - f i v gû n - : - * ' '1um: Maison HANTÉH EN suisse 183 avait autrefois connu dans l'île d'Oléron, et à laquelle elle était bienloin de penser. Un desassistants, Louis Phanuel, ayant fait une plaisanterie de mauvais goût, reçut une paire de þÿ g iû e s que tout le monde entendit, puis il fut pincé douloureusement par des doigts invisibles et secoué sur sa chaise jusqu'à en perdre l'équilibre.
Pris de terreur, il enjamba la fenêtre, poursuivi par un personnage þÿû u i d i q u e transparent, hideux, mi-homme, mi-animal, aux yeux sortis des orbites, à plusieurs bras, sur la physionomie et la structure duquel tous les assistants s'accordèrent ensuite. Phanuel, se voyant poursuivi, voulut rentrer dans le chalet; mais, comme il essayait d'ouvrir la porte, le fantome l'y pressa pour Vétouffer.
Tout le monde entendit le bruit de l'horrible lutte, les efforts et les cris de Phanuel. On se «précipita pour tàcher de lui porter secours, mais quand on ouvrit la porte (qui fut nommée depuis Porte fatale), le fantôme avait disparu. On trouva sur le seuil le cadavre de Phanuel, rendant le sang par la bouche et les narines. lnutile de dire que la famille Lambeley déménagea le lendemain. Depuis lors, la maison est restée inhabitée.
Les locataires qui ont été tentés par la grâce du chalet et par Pagrément du site, ont été écartés, les uns par le.souvenir du drame fantômal, les autres parles phénomènes inquiétants dont ils étaient témoins.
En 1892, une famille hongroise voulut faire la brave ; mais la première nuit où elle coucha dans la maison hantée, ce ne furent que trépidations. bris de vitres, fauteuils renversés, objets projetés et cris sinistres, parmi lesquels on distinguait nettement le nom de << Corita þÿ > : .En 1898, un pasteur anglais, homme de caractère froid et d`imagination rassise, tenta aussi d'y loger. Le lendemain matin il était fou.
Depuis lors, il ne s'est plus présenté d'amateurs. '¢ Nota. - Voilà une histoire de hantise qui n'est pas banale. « Nous savions depuis longtemps qu'il n'est pas bon de faire du spiritisme pour rire et de se moquer des esprits, bien des lousticsl'ont appris à leurs dépens, mais ici la punition d'un mauvais plaisant dépasse toute mesure. Et puis, cet être þÿû u i d i q u e , mi-homme, mi.-animal", c'est dfu nouveau. Jamais les photographies spirites ne nous ont rien révélé de pareil. »
1 84 |.'m rrutnou C I Voilà un cas curieux et rare. Lahantise des maisons provient généralement d'un médiuminconscient. mais ce n'est pas le cas: il y a action directe d`un de ces êtres de l'invisible que Poccuitisme décrit bien, mais que le spiritisme n'admet guère, les élémentals.,Aussi l'on comprend l'étonnement causé par cet étre inattendu, qui, si on ne l'avait pas insulté et mis en colère se serait fait passer pour ami gésincarné d`un assistant, à défaut d`une ancienne célérite. 1 B1b1iograph1e` Gan.Lo'r ne Givav. - Lourdes, un vol. in-18. 3 fr. 50. Ce livre mérite mieux qu'une simple mention bibliographique. C`est une þÿ S u v r e écrite avec science et conviction. La première partie présente à l'occultiste une réunion merveilleuse de textes pris chez les philosophes antiques, les pères de l'Eglise, les mystiques, les kabbalistes, les orientaux, et concernant l`essence céleste de la Vierge Marie; il ya dans ces pages une foi catholique et une érudition de l'OccuItisme trop rares malheureusement à notre époque. On peut ne pas partager les opinions religieuses deM.de Givry: mais la belle tenue de són þÿ S u v r e réclame l`étude et commande l'estime. Tout chercheur doit posséder ce volume. Sântn. Professeur Geass:-:-r, de Monpellier. - Clinique Médicale, " 1900-1902. | fort vol. in-8. Masson,éditeur. Nous signalons à nos confrères spirites dans ce volume une section de près de zoo pages, consacrée au « Spiritisme devant la science þÿ : .Les idées du savant professeur demandent une discussion approfondie que nous comptons faire sous peu. P. - .-ai.
BIBLIOGRAPHIE 185 La Mort du Ré:/e, par P.-N.
Romana- Un livre inouï qui voudrait pour le commenter des dictionnaires, toute une Divine Comédie à rebours,une comédie maudite-d'une religion plus désolée que celle de Baudelaire. Roinard, que conduit une infernale Béatrice, parcourt les cercles de ses sept chants, touche le fond. Là il s'assied et clame en vers tragiques, beaux comme du Shakespare, l'horreur de vivre.
Le rideau tombe sur le néant. ll n'y a plus autoul' de l`homrne que les deux immortels compagnons de son exil: d'une part, le souvenir: Pareil à þÿ l ' i nû n i dont rien ne peut þÿû n i r ; De l'autre, l'Espérance. Le Reve est mort, mais c'est comme le phénix, pour renaître de ses propres cendres. Dans ces pages turnultueuses il y a la vie innombrable, il y a tout.
Le poète se fait chirurgien d`âmes, il erre, un scalpel dans les mains, à travers l'hópital de son livre; il fouille les þÿ c S u r s , ouvre les ventres, sonde les reins, fait jaillir la vérité du maljusqu'au ciel. La Mort du Rêve, c'est Dieu blasphémé, l'amour raillé, le ciel nié. La Mort du Rêve, dont le titre est un découragement et un mensonge, c'est un livre maudit.
Mais n'est-ce pas que le poète, dont le cerveau fut assez vaste, le þÿ c S u r assez profond pour fen concevoir le plan, en dresser la matière, est quelque chose de grand ? Le Pèlerin d`amóur, par V.-EMILE MICHELET. - Un délicieux et profond symbole qui raconte en vers charmants, simplement et tristement, la vie, où þÿû e u r i t l'illusion, juste le temps de la voir se faner.
C'est au lever du rideau, le pèlerin Lélio qui aborde à Cythère, en quéte de la bien-aimée, jeune de toutes les espérances, de tous les reves. Et tout de suite, le passé lui apparaît, dresse à ses yeux ses ruines tristes, s'érige comme le poteau indicateur des heures révolues, des lieux défunts.
Puis c'est la femme qui émerge, Faïs, la fausse femme, non point Elisabeth ni Sophia, mais une ame de femme mensongère et poudrée, déjà vieille; tout de suite elle ment. Lui qui ne sait pas, qui ne sait rien, court à elle en souriant, la croit. Il lui jette, d'un joli mouvement spon1 86 rfmrrumon tané, sa jeunesse, sa foi, sa vie. Elle ramasse tout cela, mais les manie un peu rudement. ll faut étre jeune pour aimer, Faïs ne l'est plus.
Aussi, quand le passé l`interroge, elle lui répond, elle se confesse, elle ne peut oublier sa vie, et Lélio embusqué entend tout. C'est þÿû n i , le charme est rompu, Lélio partira. Vainement la femme joue le repentir, fait l'innocente; l'ingénu, dévirginé de sor: rêve, s'en détourne, le Pèlerin reprendra son bourdon.
Mais, en fuyant Cythère, le rire amer de Fais le poursuit: « Tu reviendras vers moi þÿ : ,crie-t-elle avec l'assurance de la passion qui connaît la puissance ténébreuse de son centre, tandis que le Pèlerin s'éloígne sans détourner la tête, dans la bure de son chagrin. Tel est ce délicieux poème que l'Odéon, ces jours derniers, a applaudi.
Avec un art infini le poète a répandu un voile de tristesse douce, une _brume moitié de sourires moitié de larmes, dans ce décor à la Watteau. Le Pèlerin d'amour, c`est la tombée du soir à Cythère. La métrique vraiment originale de Victor-Emile Michelet a pénétré le public, l`a conquis ; elle convenait si bien par son rythme caressant à la douceur des costumes, à la joliesse un peu surannée des ciels.
Il me semble qu`on pourrait dire du poète de la Porte d'or ce que Victor Hugo disait de Baudelaire : « Il a créé un frisson nouveau. þÿ : RAOUL GAUBERT.
ERRATUM : Dans l'article intitulé 'la Porte d'or, page 284 de l'1nitiation de décembre, 6° ligne, au lieu de 4 cette poussée þÿ : ,lire « celle poussée þÿ : : . Entretiens Spirites, par les auteurs des Origines et des Fins, suivis des Plans de l'Espace. Librairie des Sciences Psychiques, 42, rue Saint-Jacques. Reproduction de conversations très intéressantes sur les sujets les plus intrigants.
D'où que viennent les réponses, elles n'en sont pas moins très fécondes en. enseignements. La Zonefronlière entre I' « autre monde » et celui-ci, par M. Sacs. - Voici le meilleur ouvrage qui ait été écrit depuis longtemps, parmi ceux où l`on cherche à établir par des preuves positives la survivance de l`âme àla mort ___...Î__.__,-_, ~ ai; _. -*W ' "'_!-
aravuzs ET JOURNAUX 187 du corps. L°auteur, qui n`est pas spirite et qui ne croit qu'à la science, est sévère pour ceux qui ont remplacé l'expérimentation ou Pobservation rigoureuses par les fruits de leur imagination.
Mais il est sévère aussi pour les savants à vues étroites qui, cantonnés dans leur spécialité, voudraient y cantonner l'univers entier avec eux. þÿ E nû n , il est impitoyable pour les religions, qui n'ont qu'un but : empêcher l'humanité de penser pour mieux pouvoir l'exploiter ensuite. lfouvrage est bourré de faits, pris aux sources les plus sûres.
Nous croyons que l'auteur a démontré victorieusement trois grandes vérités: 1° l'existence de l'od, « char de l'âme », comme disait Pythagore : 2° la toutepuissance de la pensée. quand elle sait se concentrer et s'isoler; 3° la possibilité pour une âme de percevoir directement la pensée d'une autre âme sans Fintermédiaire du langage. Et tout cela se lit comme un roman, sans la moindre fatigue, tant le style est imagé. lumineux -et simple.
Ce livre sera, pour les sciences psychiques, un point de départ nouveau : il annonce» et prépare les découvertes les plus étonnantes. . Révélation astronomique résoluant les, þÿ d í fû c u l t é s de la Création. - Cette révélation a été faite par le plus grand voyant de l`Orient.
Elle est publiée en vue de l`accomplissement d'un devoir humanitaire; son but est d`éclairer et de guider les astronomes, les géologues, les philosophes, les occultistes, et tous ceux qui s'intéressent aux problèmes qui ont préoccupé les penseurs de toutes les époques. REVUES ET JGURNAUX Rosa Alchemica (I'H_y'perchimíe).
Son dernier numéro est consacré tout entier à un savant article de M. JollivetCastelot, la Science alchimíque, article faisant suite à d`autres déjà parus, et à. une traduction d'un passage de Pouvrage célèbre de þÿ B S h m , De Sígnaturâ rerum.
188 t.'1NmA'r1oN Dans l'Écho du Merveilleux du i°f février, Gaston Méry rapporte une conversation qu'il eut avec feu Augusta Holmès, et il nous donne venant de sa propre bouche, la conclusion que la célèbre artiste a tirée de tous les phénomènes bizarres qu'elle a constatés dans sa vie. Cette conversation est très intéressante.
A lire aussi : une étude originale, résultat d'interviews, sur les Chiromancienites; puis, une enquéte (reportage dans un fauteuil) sur Brigitte la Thaumaturge, dont on retrace l'histoire, et dont on montre Faction; þÿ e nû n , divers cas de documentations sur les phénomènes psychiques.
La Revue spirite þÿ s ' eû " o r c e , comme elle l`a toujours fait. de présenter et d'expliquer d'une façon claire et plausible les idées d'Allan Kardec et de ceux qui devinrent ses disciples.
Quoique certaines idées, certains détails ne soient pas toujours d`accord avec ceux de notre école, le but à atteindre est le méme, et nous espérons voir un jour tous les spiritualistes arriver par leur chemins spéciaux à la même synthèse et aux mêmes connaissances.
Dans son numéro de février, le Mercure de France publie une analyse des livres zfésotérisme nouvellement parus, et il s'étend longuement sur l'Occu!tisme et le Spiritualisme de notre cher directeur Papus, livre dont, entre parenthèses, une nouvelle édition est devenue nécessaire.
Il commente également le volume sur Louis-Claude de Saint-Martin, et à ce propos nous voulons faire une petite remarque: il reproche à Papus 4: de vouloir scinder l'homme en accordant toute la place au þÿ c S u r , au sentiment, à l`émotion, et en négligeant l'exercice de la raison et de Fintelligence, produisant ainsi des étres anormaux þÿ : .
Ce reproche nous étonne, car Papus a consacré justement tout un chapitre intitulé la Voie mixte dans lequel il recommande de corriger les impressions ou les élans du þÿ c S u r et de Pimagination, en les faisant marcher de front avec les indications précises fournies par le mental.
Il ne nous dit pas., loin de là, de dédaigner la raison et la science qui est de son domaine; mais il les ramène àe leur role d`instruments, de moyens, pour arriver à connaître mieux et à sentir davantage les bienfaitsde la vie, dont Pexpression universelle est l'Amour, et c'est en ce sens-là que Papus accorde la priorité à la voie cardiaque et aux
TABLE DES MATIÈRES DE LA KABBALE 189 émotions sur la voie mentale et les raisonnements. La Vie musicale est un très beau journal hebdomadaire, qui s'est fait les annales de la musique et du théâtre. Les plus grands artistes y contribuent, nous relevons dans le numéro du 5 février, par exemple, le nom de C.
SaintSaêns, auteur d'un article sur les Oratorios de Bach et de Haendel; et dans la partie musique, nous découvrons une composition inédite de Chaminade, la Chanson du marinier, qui est un bijou.
L'Épreuve est la plus belle et la plus artistique des revues d'art européennes; chaque numéro mensuel reproduit en gravures hors texte, grand format, plusieurs chefsþÿ d ' S u v r e anciens ou modernes, dont la collection formera un merveilleux musée d'art. Le numéro de ce mois contient une étude sensationnelle de M. Victor Thomas sur l'exposi1ion projetée des Primitxfs français, qui laissera loin derrière elle celle des Primitifs flamands ; cette étude est accompagnée de reproductions du plus haut intéret artistique.
C'est la meilleure réponse aux critiques étrangers, qui prétendent que Part primitif français n'existe pas. Ce numéro exceptionnel contient, en outre, une étude sur Frans Hals, des gravures hors texte de toute beauté et une eau-forte inédite de Clzarrot, d'une valeur de 15 francs. Le numéro est envo éfranco contre a francs adressés å l'administrateur de I' preuve, 30, rue Bergère, Paris.
Abonnement: un an, 16 francs pourtous pays. (A partir du 1" février, le prix d'abonnement sera de aofrancs pour la France et 24 francs pour Pétranger.) Dans la méme branche de l'art, nous recommandons la Plume, qui contient toujours de très beaux dessins, à l'appui des enseignements qu'elle donne. L. B. Voici la table des matières de Youvrage réédité chez Ghacornac. LA KABBALB,pa.r Papua dont.
Sédir a lait. un long compte rendu, queiques pages plus haut.. þÿ P nû r a c a un LA 2° Énmou. . ' V luraonucrrou . . . . . 4
IQO LÎNITIATION Lettre de M. Ad. Franck ål'auteur.... I Lettre de l'auteur à M. Ad. Franck...... 1 . 9 Lettre de I'auteur au Marquis de Saint-Yves .... 5 Notes sur la Tradition Cabalistique, par Saint-Yves d'Alveyd re .............. 6 PREMIERE PARTIE LES mvrsrous oi: LA KABBAL1: Chap. I. - La tradition hébraïque, et la þÿ c l a s s iû c a - tion des ouvrages qui s'y rapportent . IT § 2. -- La Mashore . .... `......
21 § 3. - La Mischna Î * ......... 22 §4. - La Kabbale . . . 25 DEUXIÈME PARTIE Les Eusnrcntmzurs on LA KABBALE Introduction. - Eléments de Kaboale. - Dix leçons de Kabbale, par Eliphas Levi. . _ 37 Résumé de Kabbale. par Sédir . . 52 Chap. I. - Division du sujet......... 68 Chap II. -- L'Alphabet hébraïque....... 74 Chap III._- Les noms divins ........ 84 Chap IV. - Les Sphiroth. - Constitution des tableaux séphírotiques ...... H7 Chap.
V. - La Philosophie de la Kabbale .... 137 Chap VI. - L'Am*e d'après la Kabbale . _ . . . 161 I TRois1EME PARTIE LES 'nzxrzs § I. - Le Sepher Jésiralx reconstitué .... 175 Chap. I. - Exposé général . . ; . . . . . IM . ,na-un-q-._ ` . 111.4-È
Chap. Chap. Chap. Chap. Chap. § H TABLE DX-ZS MATIÈRES DE LA KABÈALE ll. - Les senhiroth ou les dix numérations . 'lIl. - Les vingt-deux lettres (Résumé général) lV. - Les trois mères......... V. - Les sept doubles ........
Vl. - Les douze simples . _ . _ 1. - Tableau des correspondances . _ . - Dérivés des lettres ..... . _ . - Résumé général ...... . . - Les 50 portes de l'Intelligence . _ . § 2 § 3 §4. - Remarques. _ ; _..... . § 5 § 6 . - Les 32 voix de la Sagesse. . . . . _ § 7. - La date du « sepher ietzirah » .... § 8 . - Extraits du Zohar (Notes sur l`origine de la Kabbale) .......... § 9. - La Kabbale pratique: les 172 génies.('l`arot Chap.
Chap. §1 §2 §3 §4 §5 §6 Chap. §1 §2 §3 §'4 gi ga §3.- et Clavicules) ......... QUATRIÈME PARTIE þÿ n r n L r o o a : . 1 = r - u a aâsumta na La xanax.: l. - Introduction à la bibliographie de la ' Kabbale........__. - Préface...._ ........ Z - Principales bibliographies kabbalistiques . Nos sources ...........
Il. - þÿ C l a s s iû c a t i o n paridiomes ..... - Ouvrages en langue française . . . - Ouvrages en langue latine ...... - Ouvrages en langue allemande..... - Principaux traités en langue hébraïque. . - Ouvrages en langue anglaise ..... Ouvrages en langue espagnole _ _ _ . lll. - Classiñcation par ordre des matières . Traités concernant la mischna .... Traités concernant le targum .....
Traités concernant le talmud ..... - Traités concernant la Kabbale en général . 1 9 1 184 186 189 191 193 195 195 196198 203 205 209 218 235 265 265 266 270 273 273 277 284 285 288 289 290 290 290 291 291
1 92 þÿ xû m r n a r x o n . § 5. - Traités concernant les sephiroth .... § 6.` - Traités concernant le Sepher .lesirah . . ' § 7. - Traités concernant la Kabbale pratique. _ ÀPPENDICE ............... Table alphabétique des auteurs cités dans la bibliographie ............... Table alphabétique des Ouvrages cités dans la bibliographie . . .* ......... . : . Bibliographie des ouvrages concernant la Ka bbale, par le docteur Mac Haven.........
Bibliographie .............. Résumé de la Kabbale par le Chevalier Drach (Reimpression partielle d'un ouvrage rarissime) . . . §1. - La loi écrite et les deux lois orales, l'une légale, l'autre mystique ou kabbalistique §9. -_ Principaux docteurs de la Kabbale.
Le Zohar ............ § 3. - Traités et livres complémentaires du Zohar ............ § 4. - Règle pour citer le Zohar ...... § l. -- ljémanation de la Kabbale et les dix sephiroth ou splendeurs.
Les trois splendeurs suprêmes ........... §2. - Les sept splendeurs comprises sous la dénomination connaissance. ou les attributs divins .......... § 3. - Les sept esprits de l*Apocalypse, l, 4 . . § 4. - Les sept lumières éclatantes dans l'Apocalypse IV, et les sept yeux de Jéhova, dans Zacharie, IV, 40....... § 5. - L`arbre cabalistique, et Nolíto tangere. . § 6. - Eatraits des livres cabalistiques .... ii ii Le Gérant : Encaussx. Paris. -4 Imp. E. ARRAULT et Cie, 9, rue N.-D.-de-Lorette ______î_
OÉJA 'PARUS ; þÿ R n xû s r DAUDET RESTANTE PQSTEIîonlaxl I'n lvl/. 5//'. lil)-I5 _/Uszzs. Relié. /*HF 5 3 50 _ÎÎîhΧ_____"_~__W W .J.«Il. H *S LES DEUX FEMMES ÿ * un U , ` .Elo111z11 I Il þÿ 1 * « : / . 5//*_ />/1-|N_/'<-sf/.<. Relié. /'.'*/`.¿ _ 3 /7; 50 l'll*ÃI'Hîl*l þÿ \ | , l _ : l;Ii 5 CONFESSION NIGAISE ' -A DE fîonlalx I n þÿ 1 ' « : [ . gr. I/I*-15 _/«;xu.s. Rehfë. I'/*zV': 3 /}*.
50 * HILNIQ IV îlliltfxï A ' Plonnan V 11/1 þÿ / * z : { . 5//*. in 15 J¢*.su<. Rellè, I'/-ic . 3//'. 50 L JEAN HA)HLL l.lE þÿ F ! C )û û I I I IDEE þÿ Rû l l l i l i î ' _ .Eo111:;.n. ~ l II rol. 5//'_ 1/1-18 _}«f§u.s. Relié. l{l`l..fl.Î . 3 /}*. 50 , N [U N I _' l._ V þÿ E l î ü a IL ou' 1`I11stitu_te1.1r dev V illage I Il lv»/. y//*. þÿ z / 1 : 1 _ / < ; . × / c x . Relié. /'/'U' :- 3 /72 50 ` LE LIVHE nE|.|É A 3 Fn.
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Lg þÿ : u c c ~ ' ~ s <l'unc pgm-illu inili.xL1'c ust Lv.-rtuiu þÿ p u i v l uû nul le monde.xnnixtlcnnn£`Z1U!'ïl fu þÿ v o l u m e a tout rcli.1× /nur I:"mf/ur þÿ / : r i . r quv lc~= au-*icns nvhunvw þÿ h r o c h S - ~ M ce-tt' ,n,110¢).¿;qu¢ nu m;mqucra p:× dv ;r=.'-H. þÿ , : ~ | * × ~ ~ « - - þÿ l ' « - f u c x u * . - x x u t iû n þÿ : - *Vf* n"f"**'s «\W" uivant lvs titrús. *2'~"lu'iuxC'1 þÿ l : ' z ^ 1 a . 5 ` I -*HC S ¢"v~.r uvvff r J
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On trouvera-à la Librairie Paul OLLENDORFF, 50, Chaussée d`Antin : - LE TABLEAU NATUREL Des rapports quiexistent entre Dieu, l'l'lomme et l'Univers Un volume in-8 au prix de 7 írancS A ET A ¢ L'Homme de Désir Ces rééditions sont tirées à petit nombre þÿ d ' e S e m p l a i et seront vite épuisées.
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