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I , o o o L 1n1t1at10n EN PUBLIÉIL MENSUELLEMEN1' sous LA DIRECTION DB VI$' Pneus I. u 0. þÿ S § Docteur en médecine - Docteur en kabbalo V ' 58"" VOLUME. - 'I6"" ANNEE 'SOMMAIRE DU N° 4 (Janvier 1903) 1 þÿ _ _ : 4 - _ A nos lecteurs (p. 1 ez z) .......... .... La Direction. PARTIE PHILOSOPHIQUE Une visite à I'EcoIe hermétique (p. 3 à 32). _ . . Tidianeuq. La Foi (p. 33 à 44) ............. ........... UIl Ingénieur.
L'Origit1e des Hauts Grades (p. 45 à 55)... _ John Yarker. PARTIE INITIATIQUE _ Une lettre inédite (p. 56 à 61) ..... .... . .. Claude de St.-Martin. Occultisme et Religion (p, 62 à 81) ..... D' Rozier. PARTIE LITTÉRAIRE * Amour et Haine sans merci (p. 82) .......... Philippe Garnier. Le Carillon (p. 83) .. .._.................... * André-A. Theuriet..
Ecole hermétique. - Ordre Martiniste. - Société des conférences spiritualistes. - Société d'Etudes Psycniques. - Correspondance. - Les. femmes dans la Fx. M.*¿- Une þÿ m a I S Oû hantée.- Un volcan sous le Boulevard. _ þÿ B i b l i o g r a p h S . - Revues et Journaux. « Tout ce qui concerne la Rédaction et les Echanges doit. ètreadreàsé 5, rue de Savoie, à Paris-VI°.
Téléphone - 260-90 .~\DMlNlSTRATl()N - ABONNEMENTS _ _-\NNONHILS LIBRAIRIE PÀUL ÔLLENDOFIFF 'I PARIS - 50, Chaussée-dfAnli(1, 50 - PARIS ' .Î__.i.:i- .._:__.¿-1 Le Numéro : UN FRANC. - Un An:D1X FRANCS
PRQGRAMME Les Doctrines matérialistes ont vécu. Elles ont voulu détruire les principes éternels qui sont Pessence de la Société, de la Politique et de la Religion; mais elles n'ont abouti qu'à de vaines et stériles négations. La Science expérimentale a conduit les savants malgré eux dans le domaine des forces purement spirituelles par l'hypnotisme et la suggestion å distance.
Eiïrayés des résultats de leurs propres experiences, les Matérialistes en arrivent à les nier. Ulnitiation est l'organe principal de cette renaissance spiritualiste dont les efforts tendent: Dans la Science, à constituer la Synthèse en appliquant la méthode analogique des anciens aux découvertes analytiques des expérimentateurs contemporains.
Dans la Re1igion,à donner une base solide à la Morale par la découverte d'un même ésotérisme caché au fond de tous les cultes. Dans la Philosophie, à sortir des méthodes purement métaphysiques des Universitaires, à sortir des méthodes purement physiques des positivistes pour unir dans une Synthèse unique la Science et la Foi, le Visible et l'0cculte, la Physique et la Métaphysique.
Au point de vue sooial, l'Initíation adhère au programme de toutes les revues et sociétés qui défendent Parbítrage contre Parbitraire, aujourd'hui en vigueur, et qui luttent contre les deux grands þÿû é a u x contemporains : le cléricalisme et le sectarisme sous toutes leurs formes ainsi que la misère.
Enfin Plnitíation étudie impartialement tous les phénomènes du Spiritisme, de l'Hypnotisme et de la Magie, phénomènes déjà connus et pratiqués des longtemps en Orient et surtout dans l'Inde. L'Initiation expose les opinions de toutes les écoles, mais n'appartient exclusivement à aucune.
Elle compte, parmi ses 60 rédacteurs, les auteurs les plus'instruits dans chaque branche de ces curieuses études. ~ La première partie (Exotérique) expose aux lectrices ces questions d'une manière qu'elles savent toujours apprécier.
La seconde partie (Philosophique et þÿ S c i e n t iû q u e ) s'adresse å tous les gens du monde instruits. þÿ E nû n , la troisième partie de la Revue (Initiatique) contient les articles destinés aux lecteurs déjà familiarisés avec les études de Science Occulte.
' , Ijlnitíation paraît régulièrement du 15 au zo de chaque mois et compte déjà quatorze années d'existence.- Abonnement: tofrancs par an. (lges collections des deux premières années sont absolument éputseesà _,..,_i'_'.__.,__.-...-i,,...._._..¿Î_Î
Ulnitiation du I5 Janvier 1903 Î.i PRINCIPAUX RÉDACTEURS ET CoLI.ABoRATEURs DE ïlniííation lo PARTIE INITIATIQUE SAINT-YVES D'ALVEYDRE - Amo - GUYMIOT. - MARC HAVBN, S.*. I.-. 5) - .IOLLIVET-CASTELOT. -- JULIEN LEJAY, S.'. I.~. 9 -- EMILE MICHELET, S.~. I.'. (C. G. E.) - LUCIEN MAUcI-IEL, S.°.I.*. (D. S. E.) MoGn, S.'. I.°. - PAPUs, Ss. I.'. 52 - D' RozIER. - SÉUIR, S.'. I.'. §'. - SILVA, Ss. I.'. (C. G.
E.) 20 PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE ÂBIL-MARDUK. - AMELINEAU. - ALEPI-I. - AMARAVELLA. - D' BARAUUC. - SERGE BASSET. - Le Fx. BERTRAND 30' - BL1Tz. - BoJANov. - ERNEST Bosc. - J. BRICAUD. - JACQUES BRIEU. - CAMILLE CI-IAIGNEAU. - CI-IIIIUA nu LAEAY. - ALFRED LE DAIN. - G. DELANNE. - ALBAN DUEET. - A. ERNY. - FABRE nEs ESSARTS. - L. ESQUIEU. - DEI.EzINIER. - JULES GIRAUD. - D' FERRAN. - L. þÿ G o U R I v I A N I : . - L. HUTCHINSON. -- E.
LEEERURE. _ L. LE LEU. - L. LEMERLE. - LECOMTE. - þÿ N A I : o L I - i o n NEY. - G'° C. NoEL. - HORACE PELLETIER - PHANEG. - G. POIREL. - QuEsToR þÿ V r r S . - RAYMOND. - SABRUS. -_ L. SATURNINUs. - D' SóURaEcx. - THOMASSIN. - TIIIIANEUQ. - G.VIToUx.-YALTA. 3: ` PARTIE LITTÉRAI RE MAURICE BEAUBOURG.* JEAN DELvILLE. - EsTRELLA. - E. GouBEAU. - MANOÊL DE þÿ G R A N n I f o R I : . - L.
HENNIQUE. - GABRIEL DE LAUTREc. - .JULES LERMINA. - JULEs DE þÿ M A R T H o L I : . - CATULLE MENDES- - GEORGE MoNTIERE. -LÉoN RIoToR. - SAINTFARGEAU. - R. SAINTE-MARIE. - RQBERT SCI-IEHER. - EMILE SI- <:ooNE. - CII. nn SIvRY. 40 P 0 Es I E G. ÀRMELIN. - CI-I. DUBOURG. - RODOLPHE DARZENS. -.II-:AR DELVILLE. - YVAN DIITSCHINE. - E. GIGLRUX. _ CI-I. GRoLLEAU. ~ MAURICE LARcERIs. - PAUL MARROT. - EDMOND PILoN. - DI TALLENAY. - RonERT nn: LA VILLEIIERVÉ.
Ulniriarion du 15 Janvier 1903 5 A - RENSEIGNEMENTS L INITIATIO N Um DIRECTION ADMINISTRATION 5, rue de Savoie, 5 -ÀBONNÉUWTS þÿ Tû m mû _ "Hu ruaucrrúz vzurz au Nuuúaf PA_ÈIS_VIe Librairie P6111 ÔIALENDOEFF 50, Ohauuée-d'Antln, 50 Dxucuun : PAPUS Diucnua Anxourr : Paul SÉIDIR PARIS Secrétaires de la Rédaction: FRÀNCE, Ill IDIO fl'- J. LLJAY - sAanua ETRANGER, - ia tr.
REDACTION . - Chaãue rédacteur publie ses articles sous sa seule responsabilité. L'in épendance absolue étant la raison d'être de la Revue, la Direction ne se permettra jamais aucune note dans le corps d'un article. Prière d'adre||er tous les echanges: 5, rue de Savoie, Paris Mmuscarrs. v Les manuscrits doivent être adressés å la redaction. Ceux qui ne pourront être insérés ne seront pas rendus à moins d`avis spécial.
Un numéro de la Revue est toujours composé d'avance : les manuscrits reçus ne peuvent donc passer au p ns tôt que le mois suivant. -Î L°Initiation est, en France, le seul organe þÿ o fû c i e l des Centres suivants : Groupe Indépendant d'Études Ésotériques. r.6oo Membres, 105 Branches et Correspondants. Ordre Martiniste. Ordre Kahhalistique de la Rose + Croix. École Supérieure libre des Sciences Hermétiques.
Société Alchimique de France (avec la Revue l°Hyperchimie). Union Idéaliste Universelle. F. T. L. (section française). Rite Swedenborgien (Loge INRI) 4 J
! O L-*~ Nt*ru.*r1oN A ses Collaborateurs. à ses Lecteurs 16° ANNÉE * 1908 _ Cmans Lucrsuks, Cursus CoLLAnoRArzuRs, Encore une nouvelle année l Depuis bientôt seize ans, Flnitiatíon donne, chaque mois, cent pages de texte å ses lecteurs. Elle est devenue la revue la plus complète et la plus technique de ces sciences encore si mystérieuses, que les Sociétés psychiques. répandues un peu partout, þÿ s ' eû ` o r - cent de pénétrer.
Son cadre lui a permis, presque seule de toutes les revues, ses þÿ s S u r s , d'entreprendre et de mener à bonne þÿû n les études de longue haleine qui formeront plus tard de précieux éléments de documentation. Cette þÿ S u v r e . Hnitiation n'aurait pas pu la mener à bonne þÿû n , si elle avait appartenu exclusivement à une idée ou à une secte.
Réservant notre partie initiatique à la défense du spiritualisme chrétien qui est notre grande raison d'étre, nous avons largement ouvert nos portes aux rédacteurs de toutes les écoles hermétiques et spiritualistes. Aussi avons-nous pu exposer à nos lecteurs les sujets les plus vastes et les plus nombreux, depuis les Arts divinatoires, en cours de publication. en passant par
2 i.'xN11*umoN ' cette si curieuse étude du comte de Tromelin, jusqu'aux adaptations les plus nouvelles de la Kabbale, de l'Hébreu et du Sanscrit. Ce qu'il faut, en effet, à une revue du genre de l'Initiation, c'est la variété des sujets abordés.
Nos lecteurs érudits nous ont fait de douces remontrances à propos des « Mystères d'une feuille de papier þÿ : ,tandis que nos nouveaux abonnés voyaient avec terreur les « Commentaires de la Grammaire de Pânini þÿ :qui, par contre, ravissaient les chercheurs avancés. C'est en nous efïorçant de satisfaire les goûts les plus divers que nous espérons augmenter encore notre rayon d`action.
La somme des nombres de l'année qui commence donne 13 (r,9,o,3). Cette année verra donc beaucoup de morts et beaucoup de renouvellements, surtout au point de vue des Sociétés.
Les nations d`Europe régleront peut-étre cette année leur vieil arriére de làchetés et d'infamies causées par l'amour du lucre, et « la moisson humaine þÿ : commencée aux alentours du champ : Cuba, Philippines, Transvaal et Chine, atteindra le centre et nous verrons les épis humains fauchés par les révoltes intérieures et les invasions étrangères dans nos propres contrées. Mais pourquoi s`inquiéter des « clichés invisibles þÿ :?
Nous ne savons rien de vivant et la volonté du Père peut toujours tout modifier. Attendons-la donc avec þÿ c o nû a n c e et espoir. En remerciant encore les lecteurs þÿû d è l e s et les dévoués collaborateurs de notre revue, nous les prions de nous aider tous de leurs remarques et de leurs observations. Qu'ils ne craignent pas de nous critiquer et de nous instruire: leurs observations seront toujours les bienvenues.
Et maintenant, que IQO3 apporte à tous plus de force pour supporter les épreuves et plus de þÿ c o nû a n c e en l'ineffable bonté du Ciel, dans tous les plans: visibles et invisibles. LA Dmncrrou. ,__
___- "* ' = I N* * þÿû û Îä,ee @'&þÿ Îû ï a ' PARTIE PHILOSOPHIOUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute École. sans aucune þÿ d x s t a z q t z o n , et cha.:un d'eux conserve la responsabilité exclusive de ses es.
MA VISITE I à l'EcuI| supirilun des scinncos harmitiquns Comme chaque année, pendant mon séjourà Paris, ie suis allé faire mon pèlerinage à l'École supérieure des sciences hermétiques et à la Société des conférences spiritualistes. Et c'est avec la joie au þÿ c S u r , que j'ai constaté que l'auditoire restreint des premières années s'était fortement accrû et avait des tendances à s'augmenter dans l'avenir. On est épris du merveilleux, dira-t-on.
C'est possible, mais le baquet de Mesmer et la carafe de Balsamo sont loin et si jamais les professeurs d"occultisme venaient à tenter une expérience quelque peu troublante, ce ne serait que devant un petit cercle d`initiés choisis ou plutôt dont les cerveaux seraient capables de résister aux redoutables forces de l'Invisible. Ce n'est pas une école de folie, ou tendant à la développer, mais bien un lieu d'apaisement moral,
4 L,lNlTlATlON [JANvu=:R où on s'adresse à l'esprit, à la raison, au þÿ c S u r , où en remplacement d'un matérialisme étroit et écrasant, on þÿ s ' eû ` o r c e de faire admettre aux auditeurs, l'existence d'un spiritualisme plus consolant. Les þÿû d è l e s des années précédentes reviennent écouter les enseignements déjà reçus; les nouveaux inscrits arrivent avec des espoirs divers et viennent mordre à la troublante science.
Si je la nomme troublante, c'est, qu`en effet, je sais les effets qu'elle produit et doit produire dans les débuts, sur un cerveau neuf à de pareilles impressions.
Dès les premiers enseignements, devant ces révélations inatterídues, ces hypothèses hardies, qui font écrouler la plupart de ses croyances antérieures, devant ce monde nouveau et invisible qu'il ne soupçonnait pas, le débutant se sent pris de vertige, il est désorienté, transporté dans le rêve, dans le lointain. Ses nuits sont agitées. Dans le jour, à ses oreilles, des doutes, des questions non résolues, semblent bourdonner.
Tout ce qu'il croyait noir devient blanc et inversement. Il est perdu et retourne à Penseignement pour essayer de dissiper son cauchemar. De nouveaux aperçus achèvent de mettre le trouble dans son âme. Des mots, des termes, des divisions de Pespace qui lui sont étrangères, augmentent la confusion dans son esprit. Sa dernière planche de salut s'éloigne.
Pareil à celui qui se noie, en vain cherche-t-il à se rattraper aux branches du rivage, elles cèdent. Son cerveau bat la chamade, refuse tout travail intellectuel, et les âmes faibles et sans volonté devant ? þÿ :
1903] MA visrrs A i.`Écou: SUPÉRIEURE 5 l'efi`ort se dérobent.
Voyant la lutte, elles se retirent et s'écrient : « Tout cela n'est que folie et incohérence. þÿ : :Retirez-vous, esprits faibles - ou forts, si vous le préférez, - dans une autre incarnation, vous accomplirez l'évolution a laquelle vous n`êtes pas encore aptes. ~ Mais si, avec calme, du doute envahisseur on pare la mortelle étreinte, si comme le postulant des Initiations antiques, on conserve le sang-froid, que l'on n'abandonne pas le fil conducteur, alors on surnage, on aborde, on prend pied.
Une ou plusieurs idées capitales se dégagent de ce semblant de fatras. Les mots techniques se dépouillent de leur armure barbare, on les apprivoise, on les possède. La clarté se fait dans l'au-delà et, phénomène étrange et réel, on sent que l'on est assisté, soutenu dans l'Invisible par les Aides réels qui l'habitent.
Plus tard, lorsque votre entraînement sera þÿ s u fû - sant, vous les sentirez même placés, un de chaque côté de vous, vous soutenant par les épaules.
Sansêtre sujet aux sorties en astral, on peut avec facilité parfois avoir certains dégagements partiels et vous constaterez, qu'à ce moment, on a la sensation d`un renversement, la tête penchée en arrière, les pieds s'élevant en avant; on pivote autour d'un axe passant par le þÿ c S u r et les deux aisselles, on est soutenu par deux mains astrales, à hauteur des épaules.
Les peintres peignent ainsi, par intuition et tradition les bienheureux qui montent au ciel, aidés chacun de deux anges, mais les artistes qui, pour raison d'harmonie dans Pagencement de leur composition,
6 L,lNlTlATl0N font monter leur sujet le dos le premier, comme les divinités de l'Olympe, sont dans l'erreur. L'ascension peut encore ètre verticale; une preuve tangible peut en être tournie par certaines expériences de takirisme. Abandonnez-vous à l'lnvisible et l'lnvisíble vous soutiendra, lentement vous initiera à son existence réelle, à son fonctionnement spécial.
Il vous fera comprendre par votre oreille et votre þÿ S i l intérieurs la part de vérité qui doit vous être dévoilée et qui est variable pourchaque humain. Le Caché ne se communique ni par force, ni même par persuasions, il faut le découvrir en soi.
Lorsqu'après une conférence, on s'adresse à un des professeurs des cours, qu'on lui pose une question sur un sujet, il vous donne comme réponse :une opinion, un avis, une tradition, mais rarement une solution exacte et définitive. - Pourquoi P - Parce que c'est un honnête homme et non un doctrinaire. L'Ecole hermétique pourrait s'appeler l'Ecole du libre examen.
Toutes les opinions sensées peuvent y être discutées, même celles prises aux textes les moins connus du Sanscrit et de la Kabbale. Le dogme, la foi aveugle du charbonnier, ont leur raison d'être pour les diverses religions; mais,de tous temps, des esprits désirant þÿ s ` aû r a n c h i r essayèrent de briser ce lien rigide qui les enserrait. Potence, gibet, souffrance, cachot, torture, bûcher eurent raison de leurs corps, mais non de leurs idées.
Elles survécurent; la semence jetée dans le champ immense de l`avenir ne devait pas se perdre, la moisson mûrisP _. -...meal-Ilï
.._,_ MA vrsrrn A L'ÉcoLr-: suváim-:uns 7 risait et en la récoltant, l`homme libre devait enfin recouvrer le droit de raisonner, de ne plus croire en aveugle. ll se mit à combattre le dogme monstre, stupide et imniuable; il l'a vaincu, il le terrasse, il l'achève.
1 Ce ne sera donc pas en cette école qu'on vous dira : « Vous avez cru jusqu'ici à ce qui vous fut en- « seigné dans le catéchisme de telle ou telle religion, «c`est faux, ce que nous allons vous dire est juste, « croyez. þÿ : : Non, on ne vous dira pas cela. Nous ne sommes pas des prêtres vivant de l'autel, mais des hommes vivant de notre métier respectif, bien matériel, bien positif, comme la plupart des professions qui font vivre_ leur homme.
Après le labeur quotidien, nous venons le soir pratiquer envers vous les vraies lois de la charité, en vous offrant des aperçus sur nos travaux spéciaux et le résumé de notre humble expérience. Nous dévoilons ce qui peut être dévoilé, ou plutôt à mesure que cela nous est dévoilé à nousmêmes. En*nous, pas de dépôt de secrets mystérieux, nous ne sommes que des porte-paroles.
Vous interrogez, on vous répond en vous disant : « Voilà, ce qui est le plus probable,et ce que dit cette école et telle autre. Voilà l`analogie entre ces deux méthodes. Voilà ce que l'expérience scientifique démontre. Voilà Fhypothèse la plus rationnelle, la plus conforme à l'opinion des maîtres. » Vous recevrez des conseils, jamais des ordres, on ne fera violence ni à votre raison ni à votre þÿ c S u r . Personne n'a vu Dieu; personne n'a vu' une årne; .-...î_»
8 r.'u~amATioN personne n'est en état, par une démonstration évidente, þÿ d ' a fû r m e r que l'âme est immortelle, et bien d`autres choses, plus basses encore sur l'échelle de l`Inconnu, ne sauraient être þÿ a fû r m é e s par lbxpérience directe.
Si nos organes terrestres réclament la lumière du soleil pour voir, - et que d'hommes n'ont que des organes terrestres, tout en se croyant des intellectuels de premier choix, -- notre double astral, notre double spirituel parfois entr'ouvrent aussi leurs paupières respectives,pour explorer avec rapidité, chacun leur domaine.
Pour leur malheur, nos doubles immatériels sont comme les poissons qui, organisés pour vivre dans l'eau, suffoquent rapidement lorsqu'on les en retire, ne pouvant s'assimiler l'oxygène actif de Pair. Notre sensibilité extra-matérielle n"est que peu adaptéeà son milieu, dans lequel elle ne s'exerce pas encore d'une manière consciente aussi est-elle ébloui : ct ne perçoitelle que quelques faibles lueurs des splendeurs de l'Au-delà.
Pauvre chrysalide que nous sommes, lorsque nous aurons renvoyé à la poussière ce qui vient de la poussière, libres de son étreinte, nous nous baignerons dans l'astral. Comme les poussières légères dans un rayon de soleil, nous vibrerons *suivant les ondulations rythmiques d'une vie nouvelle. Nous boirons des sensations, nous nous bercerons, non sur des raisonnements sans issue, mais dans des solutions évidentes, lumineuses par elles-mêmes ! Si les religions diverses ont la prétention de vous
MA vxsnr: A 1.`ÉcoL1=: SUPÉRIEURE 9 faire faire votre salut, surtout par Pabstinence, les þÿ m o r t iû c a t i o n s et autre régime barbare, la faculté hermétique tend au même but. mais par des moyens plus doux, plus rationnels.
Elle essaye de vous aider à sortir de cette matière qui vous enrobe; elle élève votre partie subtile vers les sommets lointains, vers les sphères qui échappent au gouvernement despotique du prince de ce monde, qui n'est pas le diable. C`est en forgeant qu'on devient forgeron et c`est par le continuel effort que fera l'esprit pour sortir du fourreau qui Penveloppe, qu'à l'essor þÿû n a l , il se préparera.
Il faut, qu`en nous, le spirituel arríveà commander au matériel ; or, l`inverse est le cas général. Pour beaucoup, l'Au-delà est effrayant. Cette mort est leur cauchemar perpétuel. A force d'y penser sans cesse, mille fois ils meurent, pour ainsi dire, avant de le faire þÿ e nû n une bonne fois.
Vous n'avez ni tué, ni volé, alors rassurez-vous; et même l'eussiez-vous fait,que tout ne serait pas perdu, car les enseignements consolants, - je dis enseignementset non dogmes, - del`occultisme de la plupart des écoles sont d'accord et tendent à démontrer que tous nous devons être sauvés, même Judas. Ce n'est que question de temps variant pour chacun.
Tous, nous devons réintégrer successivement l'Ame collective, et lorsqu'elle sera à nouveau complète elle devra ètre þÿû n a l e m e n t absorbée par le centre d'Emanation de toutes choses. Lorsque, plus tard,vous passerez dans l'Au-delà, _
io i.`1z«numoN vous vous y accoutumerez et vous continuerez à vivre et à évoluer. Enfer, purgatoire, tout cela peut exister et bien d'autres lieux; vous y êtes même plongés, pour certains, en ce moment. C'est mêmeQ.le motif de vos souffrances, de vos peines extraordinaires.
Du moins vous avez l'illusion d'y ètre, le monde matériel n'étant qu'une illusion, et l'âme - sans poids - n'étant seu_le que la réalité; son évolution complète: le but þÿû n a l . Si je vous dis tout cela, je ne þÿ l ` a fû r m e pas, car alors je serais comme un prêtre qui en impose; mais þÿ r éû é - chissez-y, tâchez de vous en convaincre, après mûr raisonnement, et en vous le calme renaîtra.
En voyant venir la mort, ou plutôt en sentant venir votre moment de délivrance, vous aurez du dégoût, mais vous pourrez dire: « Ne tremble pas, carcasse. þÿ : :þÿ L ' eû ` e t sera purement nerveux. Cependant je vous souhaite, le plus tard possible, la sensation de ce petit frisson.
En Fattendant, n'ayez pas la hantise de la terrible íaucheuse, qui ne fauche rien du tout, qui, pareille à une habilleuse de théâtre, vous débarrasse galamment d'encombrantes loques, pour vous revêtir d'un complet tissé de rayons d'astral; puis vous envoie, promener sur des sentiers aussi immatériels que vos nouveaux habits, à moins de vous faire reprendre sans répit un nouveau costume de terre glaise, et de vous faire ainsi aussitôt accomplir une petite réincarnation terrestre.
Pour nous, la mort ne doit rien avoir de terrible, sauf que nous pleurons en voyant les êtres aimés que nous . þÿ : ) __ þÿ - . _ : _ , _ . . _
MA vrsm: A r.`Écou: SUPÉRIEURE Il abandonnons, qui, à leur tour, gémissent de nous voir nous éloigner d"eux. En cela seul la mort est triste. Même, quelque paradoxal que cela puisse paraître, la mort, comme entité spéciale, n`existe pas. Les régions invisibles peuplées d`ètres variés, n'ont pas un génie spécial, tel que nous nous le þÿû g u r o n s , chargé de mettre þÿû n àla vie de chacun : la divinité fatale de l'antiquité.
Des êtres spéciaux coupent bien les liens astraux qui nous lient aux liens matériels, mais ils sont nombreux autour de nous. Le prince de l'éternel silence est un mythe, la mort n'a été vue qu'en imagination. La mort, c'est la vie. Elle n'existe pas plus que Satan, ce principe, dit du Mal, auquel certains attribuent une puissance presque égale à Dieu.
Il n'y a, en réalité, que le prince de ce monde (qui n'est pas l`Esprit de la terre), qui tâche de nousretenir dans ses liens ; qui nous incite à accomplir les actes de ,basse matérialité, pour nous mieux plonger dans la matière. Il þÿ s ' eû ° o r c e d'empécher le spirituel de se dégager de son enveloppe.
D'autres puissances retardatrices soumises à son empire, ne tendent aussi et réussissent que trop à nous détourner de la voie qui doit nous conduire à la lumière. Tous les moyens leur sont bons pour nous faire faire ce que nous nommons le mal, quoique l'acte en lui-même soit indifférent, I'intention étant tout. Par contre, elles nous forcent ainsi à þÿ P eû o r t , nous inspirant le désir, qui demande Paccomplissement de Pacte pour être assouvi.
Nous avons ainsi l`occasion d'exercer notre libre arbitre, d'unir notre propre -volonté aux lois de notre destin et aux secours que
12 L'lNlTlATION nous donne la Providence, et il s'ensuit qu'ainsi nous tissons de ces þÿû l s mélangés, la trame de notre vie morale, qui se continuera sans interruption pendant nos différentes vies, jusqu'à la finale évasion de notre être spirituel, þÿ e nû n þÿ p u r iû é de toute enveloppe, même astrale.
Satan, c`est l`aiguillon de la nécessité, qui avive les besoins de la chair, mais aussi force l'homme au travail duquel dépend le réel progrès qui marche sans arrêt, cela en dépit de l'opinion de certains qui proclament la faillite de la science. ll pousse l'homme à dérober au ciel le feu du savoir, qui doit le régénírer.
Satan, c'est le mouvement, le tourbillon de la vie des atomes ; la force qui brise tout pour tout faire renaître sous des formes changeantes, c'est le char indien qui écrase en aveugle, mais féconde le sillon tracé pour une superbe récolte. Ne craignez ni la mort ni Satan, mais surtout craignez de mettre trop longtemps à moralement vous perfectionner.
On nous accuse de propager le dogme de la réincarnation, même beaucoup le confondent avec celui dc la métempsycose, età force d'en rire, d'un gros rire de bête, ils paraissent déjà avoir subi cette seconde transformation. 'Non, on n'impose rien, on cite la théorie des voies successives.
On tient le raisonnement suivant : Le pur matérialisme ne conduit à rien; on perçoit avec lui þÿ l ' eû ` e t , mais non la cause et il vous conduit au dieu Hasard. Le spiritualisme a placé la cause en dehors de þÿ l ' eû ` e t , elle est dirigée par une volonté intelligente. Mais avec les religions, dont þÿû û n n i å .
e MA visma A L'ÉcoLE SUPÉRIEURE 13 il est Pessence en somme, il vous force à croire que de notre passage sur la terre, et de l'observation de certaines lois, dépendra notre avenir pour l'éternité : qu`avec mille difficultés un paradis, assez vague, pourra nous recevoir après notre m0t'I, mais par contre, qu'un enfer, muni de tout un arsenal de tortures, à coup sûr nous guette, nous tient déjà.fOn est toujours en état de péché mortel; l'absolution à peine reçue, on a déjà fauté à nouveau.
L'École hermétique, s`appuyant sur des opinions, des bases sûres, n'ayant rien de caché, vous initie donc aux croyances plus consolantes de la réincarnation ou des vies successives en des mondes différents, matériels aussi bien.qu`éthérés. C'est tout. A vous de réfléchir. Une porte d'espoir, de consolation, vous est ouverte.
Si vous êtes de bonne foi, grâce aux preuves qui vous seront avancées, vous serez sinon convaincus, du' moins près de l'être; on ne vous þÿ i nû u e n c e r a pas davantage. Si la réincarnation venait à manquer, ce serait regrettable. Pour mon compte, je préférerais ces petits voyages successifs, malgré tous leurs désagréments, à l'éternelle marmite chauffée à blanc, comme le veulent les douces conceptions religieuses.
Il me semble sentir Moloch m'étreindre dans ses braäde fer, et j'en sens le roussi. Un occultiste, en bonne religion, ne peut manquer d'être brûlé. Ce qui me console, c'est que le docteur Rozier doit nous démontrer qu'en se servant des quatre évangiles, on y trouve bien relaté le dogme, c`est le cas de le dire, de la réincarnation. Voilà de quoi apai14 L,INlTlATION ser bien des scrupules de consciences dévotes et hésitantes.
Quand un jour vous aurez þÿ e nû n un peu vu dans 1-'Au-delà, cette mort que vous redoutez tant, ellelaissera alors quelque répit au cours de vos idées, vous prendrez un avant-goûtdu caché, vous aurez mis pied dans l'Invisible, et c'est alors que vous comprendrez l'utile de nos enseignements.
D'autres personnes espèrent dans ces réunions entendre dire des choses étonnantes, y voir s'accomplir des actes sinon merveilleux, du moins empreints de mystérieux, être à même d'écouter de troublantes révélations.
Non, c'est plus loin, et hors de chez nous, que se célèbre la messe noire, qu'un néo-Baphomet se fait adorer, que des crapauds vêtus d'habits de velours cramoisi s'engraissent de la haine de leurs. þÿû d è l e s , que la poix et la résine fument et remplacent la cire et l'encens, que les envoûtements rituels et les philtres d'amour se manigancent. Ici, ce ne sont que des cours, des enseignements, des conseils.
Souvent la personne déçue dit : « Mais tout cela est dans Platon, dans Aristote, dans un Tel ou un autre. Parfaitement, rien n'est nouveau sous le soleil, et antérieurement à Platon même* on avait parlé comme lui. Avant le premier homme cela existait quelque part, þÿû o t t a n t en germe, demandant à s'épanouir.
Les vérités sont toujours bonnes à entendre, et comme dansvla suite des temps, elles ont été exprimées, sous des formes diverses, en ce cours d'hermétisme, qui n'a de caché que le nom ; on þÿ s ' eû ` o r c e d'en donner une synthèse spiritualiste, résumant Peffort
MA v1srrr~: A i.'Écou-: suránuzunrz 15 fait par l`intelligence humaine pour arriver à comprendre le but þÿû n a l de la vie. Si vous voulez des cours de philosophie bien faits, bien secs, bien officiels, allez à la Sorbonne, au Collège de France, on ne fait pas mieux dans le genre.
On parle au cerveau, on vous enseigne ce que, depuis que le monde est monde, les divers penseursont trouvé de mieux pour préparer Phomme à soutenir avec plus ou moins de scrupules le combat pour la vie. Place aux forts, malheur aux faibles! sonne le clairon du Temple.
A la Faculté hermétique, tout en vous enseignant la philosophie de Faction, car, pour arriver à ses þÿû n s , l'homme est obligé de matérialiser ses efforts, on vous enseignera surtout la philosophie de la Charité. On vous fera entrevoir que les systèmes chinois, hindous et bien d'autres ont aussi leur propre grandeur et que, tout en diiïérant absolument du système occidental, néanmoins ils"le complètent.
On vous répétera : « Plus vous donnez, plus vous ètes riche. þÿ : :Non seulement lorsque vous donnez votre or. mais surtout lorsque vous prodiguez ce que vous avez de mieux en vous-même : votre savoir, vos soins, votre expérience. On vous enseignera à servir, à secourir, aussi bien votre ennemi que votre ami. Le premier de préférence, car alors vous vous violentez et avez du mérite.
Avec le second, souvent vous n'éprouvez que du plaisir, le mérite est faible. Il n'existe pas au monde deux morales, et l`occultisme ne sauraiten prêcher une spéciale, mais il indique et démontre pourquoi le renoncement aux biens et _.. _.- i._.__Î._...__.
t6 |.'1NmATxoN aux plaisirs de la vie est compensé, chez celui qui pratique l`abandon, par une acquisition très forte de biens spirituels. Lorsque le moi a donné, en se manifestant, sa plus haute puissance de volonté, s`est élevé à son maxi~ mum þÿ d ' eû ` o r t , il faut qu'il rentre en lui-même, pour disparaître tout à fait : c'estl'évolution suivie de l`involution. ' La vie du cloître rend la chose sous une forme sensible.
Le grand savant, le grand guerrier, le grand homme d'action, après avoir été les gioíres actives de leur époque, parfois renoncent au monde, vivants s'enterrent, perdent leur individualité, à leur mort même sont enterrés sous un nom d'emprunt. Sans être astreint à pousser les choses si à fond, il faut dans la vie savoir faire alterner l'acte viril, la poussée en avant avec l'acte d'humilité, la complète abnégation, la retraite volontaire.
L`orgueil est le seul péché d'ici-bas; il renferme en lui tous les autres. ll engendre le désir qui, pour se satisfaire, pousse par l'envie à toutes les basses actions, et l`orgueíl indompté l'attise sans cesse. Dans ces cours, au bout de plusieurs années, forcément se présentent des redites, mais n'oublions pas qu'aux débutants de chaque année scolaire il faut servir les premiers éléments.
Ifoccultisme est très chargé; il embrasse toutes les sciences, plus certaines qui ne sont pas dans les nomenclatures des sciences officielles : Pastrologie, l'alchimie par exemple.Si respectivement ces deux scienMA vxszrn A L'Éco1.E supáxnzuma I7 ces contiennent l'astronomie et la chimie, la réciproque n'est pas vraie.
Dans les classes de mathématiques, les élèves se divisent généralement en deux parties : ceux qui voient dans l`espace et ceux qui n'y voient pas. A ces derniers, ne parlez pas de géométrie descriptive, de projections, de plans se coupant,de sections coniques ou sphériques s'emboîtant, ce serait en pure perte. Ils n'y voient rien ; tout au plus sont-ils en état de comprendre un dessin d'arpenteur, un plan bien plat sans nivellement.
Dans le genre humain, d`une façon générale, il en est un peu de même. Il se divise en deux camps: l'un contient tous ceux qui croient sur parole, qui ne voient que lfécrit, le palpable, ils ne sauraient voir dans l'espace. Pour eux, le Bon Dieu est un homme très vénérable, à longue barbe blanche, la tête auréolée d'un triangle de lumière.
L'ange Gabriel a l'aspect d'un beau jeune homme. avec une tunique en drap d'or et tient un lys àla main.Le Diable (s'il existait), eux l`ont vu cornu, bossu, þÿ g r åû u et Tbiscornu !..., et ceux qui pensent ainsi sont légion. Et après tout, certains spirites tiennent .bien conversation avec Jésus-Christ ou vous font voir de l'écriture de saint Pierre (qui, je crois, ne sut jamais écrire) et autres choses aussi étonnantes.
Pour le second clan, pour ceux qui voient dans l'espace, ils peuvent surtout, s'ils s'aclonnent àun certain entraînement, arriver à d'autres résultats. Ils parviendront facilement à se figurer ce qu`est un corps dans l'espace, sans effort à le voir þÿû o t t e r ; par 2
1 8 LÎINXTIATION Pimagination, ses lignes þÿû c t i v e s seront réalité. Aussi, habitués à raisonner sur l'immatériel, þÿû n i s s e n t - i l s par concevoir ce qu'est un être dépourvu d'un corps, un être éthéré, un pur esprit. Ils conçoivent les forces dirigeantes, les clichés astraux, et il ne leur arrivera pas de demander où est Jésus-Christ.
Puisque Jésus» Christ n'est pas une partie de Dieu, mais une des Personnes, un des Aspects de Dieu, il est partout. Jésus-Christ fait homme s'est dissout. Jésus-Christ Dieu est retourné d'où il venait et d'oû il n`avait jamais cessé d`être.Jésus-Christ est en vous, si vous êtes charitable, et par charité encore en vous, même si vous ne l'êtes pas. Jésus-Christ, comme Parole de Vie, est partout, puisqu'il est le Verbe.
Il est la vie dans le Plan céleste; donc la vie dans le plan terrestre, puisqu'elle est le þÿ r eû e t de celle des plans supérieurs. Mais pour celui qui ne voit pas dans Pespace, Jésus-Christ reste un jeune homme blond, þÿû o t t a n t à þÿû e u r du sol, tenant son þÿ c S u r , bien rouge, dans sa main bien blanche.
Ce que pareille vision a hanté et hantera encore de pauvres recluses,qui en fait d'amour céleste ne pratiquent, sans s`en douter, qu'un amour moitié cérébral et moitié charnel pour un époux divin, qu'elles croient pur esprit, tandis que leur faible cerveau l'a þÿ c o r p o r iû é e et que leur þÿ c S u r dévoyé s'empare avec avidité de cette passion hors nature.
Pour beaucoup de personnes, il faut qu'elles fassent un effort considérable pour arriver à se libérer de cette habitude qu'elles ont contractée, de donner des formes matérielles à tout ce qui peuple l'lnvisible. Cependant' þÿ r éû é c h i s s e z . Une pensée vous vient,
MA visma A 1.'Écor.z SUPÉRIEURE I9 vous la développez, vous la nourrissez, vous la projetez dans le monde. Elle grandit, elle agit, elle produit un résultat voulu ou imprévu. Tout immatérielle qu'elle soit, elle est cependant quelque chose, vous la sentez bien en votre tête, elle vous frappe le front. La voyez-vous ? Est-elle entourée d`un gaz des plus subtils?
Ce n`en est pas moins quelqu'un, un être distinctif et bien vivant, à moins que vous ne préfériez admettre que ce soit le simple jeu de vos organes matériels, donc inintelligents, qui l'aient produite. C'est faux, car une idée se déplace, peut aller au loin frapper un autre cerveau. Les idées vous saisissent d'une manière soudaine, vous viennent, dit-on.
Or, une idée est bien un germe dans l'espace. il se lance sur votre cerveau,et comme une graine,y prend racine pour sly développer. Même il est à remarquer que les bonnes graines choisissent de préférence les bons cerveaux... question de terrain !
Il en résulte que si nous devons, pour agir, recourir àla dure nécessité d`employer le plan matériel, c'està-dire si nous sommes contraints à la loi du travail , de même les êtres astraux pour se manifester à nous sont, eux aussi, forcés d'emprunter à notre plan les éléments nécessaires et les plus éthérés; ils se corpoþÿ r iû e n t momentanément, ce qui, pour eux, constitue aussi un travail très pénible.
Quant aux êtres du plan céleste, nous sentons leur influence, mais ne sauripns les voir; cela nous est réservé pour plus tard. Ce qui n`implique pas que toutes les apparitions soient des mensonges, mais le
20 i.'1NirumoN plus souvent, elles ne sont que le résultat d'hallucinations ou d'autosuggestions, de choses vues à l'état de veille et qui s'objectivent dans l'extase. Fréquemment, comme dans les diverses manifestations du plan astral, c'est þÿ l ' S u v r e d'êtres très inférieurs qui se jouent et empruntent les traits d'un être céleste.
La vision réelle d'un être du plan supérieur ne peut se traduire que par un éblouissement intérieur ; c'est un envahissement spécial de lumière, que seul, þÿ l ' S i l intérieur parvient à discerner. ll se peut, cependant, que certains centres physiques soient en même temps ébranlés, ce qui donnerait _lieu à la formation, due au souvenir, de certaines images que þÿ l ` S í l véritable croirait saisir et qui ne serait qu`un corollaire de la véritable manifestation ; des impressions perçues antérieurement par le sujet ont vibré, d`où projection d'image.
Parfois la vision du plan céleste a peut-être pu emprunter un cliché astral et le rendre lumineux, car le voyant peut moralement être très pur, d'une évolution spirituelle avancée (le curé d'Ars par exemple), tout en ayant un cerveau très ordinaire, peu cultivé, incapable de saisir l'ab:-traction de la matière.
Comme la puissance supérieure a le choix des moyens pour arriver le plus sûrement à son but, elle peut faire croire à quelqu'un qu`elle s'est fait voir et le critérium sera que celui qui voit verra toujours une vision en rapport avec ses connaissances : un pâtre français voit une vierge blanche avec une robe d'or ou d`éto(Ie blanche. Un paysan russe la voit rutilante de pierreries. Un Chinois converti, avec un
MA vrstrs A x.`Éco:.E þÿ s r _ : 1 : É r « 1 i : u R t - : 2l teint jaune, des cheveux noirs, des yeux bridés. Danc. sauf pour une élite, il faut à notre cerveau des impressions matérielles, ce qui ne comporte pas du tout l'idée de matérialité pour un être du plan s.périeur. En astral, c'est différent, toutes les formes possil. les sont réalisées. C'est le dépôt des plans de la future et successive architecture matérie_lle de l`Univers.
La matière va au ventre, l`astral au cerveau, le plan divin frappe au þÿ c S u r . Matière et science, ou ventre et cerveau, périront ; seul, l'amour subsistera, c'est-à-dire le þÿ c S u r spirituel,l'amour pur, immatériel. Beaucoup d'imagin_ations ont des þÿ d i fû c u l t é s àatteindre de si hautes envolées; aussi le cours de l'École hermétique, grâce au docteur Phaneg, nous montre les facultés de l`âme d'une façon' tangible.
On n'a plus þÿ d ' eû ` o r t à faire pour saisir les manifestations psychiques, on ne les voit pas encore, mais on les sent. Vous fûtes témoin de ses remarquables expériences de psychométrie. L'Iniliatz`on de novembre 1902 a relaté la théorie probable de ces phénomènes ainsi vulgarisés.
Pendant près d'une heure, Phaneg nous a tenus sous le charme de ses expériences, devinant presque toujours juste et donnant des détails, souvent très exacts, sur les objets qui étaient soumis à sa clairvoyance. Je ne veux pas relater ici en détail ces travaux; cela a été fait en dehors de cet article, mais remarquez qu'à dessein j'ai souligné le mot presque.
22 L,lNlTlATl0N En þÿ eû e t , pour qu'une expérience réussisse, il faut que les conditions dans lesquelles elle se produit lui soient favorables, surtout lorsqu`il s'agit de choses aussi délicates qu'une perception astrale. Il faut opérer avec calme, avec méthode, sur des objets peu nombreux. Ce n`est pas le cas dans une expérience publique où les objets en expérience sont beaucoup trop nombreux.
Vous souvient-il de cet Anglais q-ui suivait partout un dompteur, non pour constater les progrès par lui accomplis dans le dressage de ses fauves, mais avec le féroce espoir de le voir þÿ e nû n un jour dévorer par eux. De par le monde, il existe beaucoup de pareils Anglais. Aussitôt qu'un sujet, qu'un médium, qu'un voyant, qu'un sensitif esf signalé, ils accourent saturés de leurs bonnes théories matérialistes.
Ils ont peur qu'une vérité spiritualiste triomphe, qu'on puisse voir(c`est le mot) une vraie manifestation astrale, qui ne pourra être ni analysée, ni pesée: ils ne viennent pas pour s`instruire, tâcher de voir la lumière ; non, une seule chose les préoccupe : surprendre le sujet en faute, lui faire commettre une erreur, þÿ l ' e m : barrasser et triomphalement s'écrier, en faisant s'épanouir leur face prud'hommesque: « Quelle farce, mais nous avions þÿ l ' S i l et étions là pour dévoiler la tricheriel » Ils ignorent les premiers éléments des phénomènes psychiques, ne se doutent pas qu'une þÿ i nû u e n c e contraire, le plus souvent, peut s'opposerà leur production; que les vibrations du son, de la lumière, du magnétisme peuvent neutraliser les formations
MA VISITE A i.'Écou: supánisumz 23 astrales ; qu'elles apparaissent dans l'échelle« des vibrations,surtout lorsque les autres ébranlements se taisent. Voyez-vous un. marin qui voudrait faire des expériences avec une boussole et mettrait un gros morceau de fer dans sa poche ?
Il affolerait l'aiguille et serait ensuite étonné qu'elle ait perdu le nord l Or, les expériences de notre ami Phaneg réussissent lorsqu'il les fait dans de bonnes conditions. On lui donne un objet quelconque, il vous dit : Ceci, cela.
Lorsqu'il a terminé, la personne, parfois, répond : « C'est bien possible que ce que vous venez de dire soit exact, mais je ne connais pas l'histoire de l'objet. » Si vous ne le savez pas, comment voulez-vous contrôler P Vous avez fatigué le cerveau de notre ami, en pure perte. D'autres arrivent avec des objets mystérieux, venant des antipodes ; ils regrettent de n'avoir pu aller les prendre dans la lune ou même dans Sirius.
Ils ne sont pas þÿû x é s , même approximativement, sur l'emploi de ces objets exotiques! Ils ricanent dans leur barbe et en eux se disent: «Je vais lui jouer un bon tour; s'il devine ce que c'est, il sera malin. þÿ : : Or, le sensitif n"a rien à deviner. Donnez-lui un bracelet 'qui provient du boulevard des Italiens, ou un anneau de bras originaire de la Patagonie: pour lui, c'est un cercle de métal.
L'objet importe peu, l'essentiel est qu`il ait été le témoin de scènes et de faits saillants. Certains morceaux de pierre, d'un aspect bien ordinaire, mais ayant vécu des événements histo2.1.
1.'mmAr1oN riques considérables, par exemple, les quatre pierres sur lesquelles s'élevaient.les quatre montants de la guillotine, en 1793, sur la place du Carrousel, en révéleraient plus long que le fameux diamant du Régent, mollement installé sur le velours du Louvre et qui, interrogé, ne pourrait que s'écrier: « D'un boutdel'année à l'autre, je vois þÿ d éû l e r devant' moi une grande foule, toujours semblable, mais surtout composée de badauds, qui s'extasient devant moi et ne savent apprécier les merveilles qui m`environnent. þÿ : : La sonnette du président de la Chambre des députés, témoin impassible de toutes nos luttes et scènes de pugilat parlementaires, enregistre entre ses molécules de bronze sonores des souvenirs autrement durables que ne pourrait le faire le saphir le plus précieux, de la plus belle eau, mais qui croupit au fond du palaisid'un rajah fumant son éternel narghileh, entouré de ses bayadères indolentes.
La clochette est dans nos murs, le saphir bien au loin; l`une enregistre des airs successifs, variés, parfois mêlés de trop d'éclats; l'autre n`a guère à travailler. C`est l'éternelle et uniforme mélopée qui le berce. Le choix de l'objet, tout est là. Il faut, comme dans *un procès, que le témoin ait vu.
Alors il peut parler. il faut qu'il ait été spectateur ou acteur actif -- pour ainsi dire þÿ : - du drame passé et non se contenter d'être monsieur tout le monde, celui qui croit avoir entendu dire à un autre; le' bavard qui reste_ toujours dans le vague. Le petit train-train quotidien s`imprime bien, mais Î._._._.Î._ .._._ 1__Î . -.___.._.__«_.._.è.______
MA vtsm-: A IÎÊCÖLE SUPÉRIEURE 25 il ne donne, plus tard, que des indications insigniþÿû a n t e s , comme vue d'une chambre, d'un bois ; seules les fortes secousses changent l'amplitude des vibrations et marquent. A mesure que les impressions vieillissent, elles pénètrent dans l'objet,.de manière qu'elles se manifestent au sensitif dans;l`ordre inverse où elles ont été produites : les plus récentes d'abord, les plus anciennes ensuite.
Comment cela peut-il se faire P L'astral n'a pas de dimensions et n'a pas besoin d'espace pour se loger, pour enregistrer les manifestations, qui sont des âmes sans corps. Un cliché peut pénétrer dans un autre. Dix mille ne formeront qu'un seul tout sans dimensions. Au premier abord, on ne se rendïpas bien compte comment cette superposition d'ébranlements a pu se produire, s'enregistrer.
Remarquons qu'en astral un événement se traduit par une þÿû g u r e , le plus souvent d'aspect géométrique, qui peut impressionner le plan physique et ainsi matérialiser ce qui doit se produire.
Par contre, ce signe peut avoir son correspondant, tracé sur un objet terrestre (c'est la signature), qui, grâce à certaines pratiques magiques, qui le rendront actif, ébranlera soit le cliché astral correspondant, soit les êtres astraux qui y sont attachés et les forcera à Faction. C'est Panalogue de_1a photographie avec son négatif et son positif. C'est en somme la théorie du talisman qui, grâce `,___._.--__`._.___.í._ _.. J _..
26 1.'mmA1'ioN à des signes choisis, devient actif, différant en cela de l'amulette, qui n'a que des qualités passives. _ Seulement on ne saisissait pas bien comment le talisman pouvait acquérir une vertu active, donc supplémentaire, après consécration suivant le rite voulu. Or la psychométrie va nous permettre de compléter les diverses théories admises.
Nous acceptons toutes celles reçues jusqu'ici et qui en' font un objet spécial, consacré; seulement nous pourrons ajouter : le talisman a enregistré en lui des vibrations spéciales : incantations, prières, pactes, serments, qui ont bien leur signe visible, gravé sur la surface de l'objet magique, mais ont surtout sa forme invisible, þÿû x é e dans l'astral del'intérieur du talisman, lequel vibrera lorsqu'on emploiera les forces (formules) nécessaires.
Tout le monde a entendu parler des applications des courants multiples sur un même þÿû l télégraphique, découverte fort bien complétée en ces derniers temps.
Plusieurs dépêches peuvent être lancées sur le même þÿû l , grâceàdiíïérents courants ondulatoires agissant ensemble, sur une section métallique bien réduite. ll n'y a pas confusion, les courants sont distincts; presque insensibles sont les intervalles qui les séparent; si faibles, que nous ne saurions les concevoir vibrant l'un à côté de l'autre. Or, il en est ainsi des ondulations successives qui s'emmagasinent dans les substances diverses.
Elles se mêlent sans s`enchcvêtrer. Bien entendu que ce n'est qu'une théorie; et qui dit théorie dit supposition qui répond à la réalité des
MA vismz A L'ÉcoLE SUPÉRIEURE 27 faits observés jusqu'ici, mais que de nouvelles observations, plus pénétrantes, pourront þÿ m o d iû e r . A notre cerveau encore bien matériel, il faut des images matérielles pour qu'il comprenne.
On admet donc les vibrations, les ondulations, sans être bien certain qu'elles existentî; et même existeraient-elles, qu'il serait þÿ d i fû c i l e de se rendre Cûmpte comment et pourquoi elles se produiraient : on voit toujours les þÿ eû ' e t s , jamais la cause. Ã Depuis quelques années, le cri général est : l'histoire est à refaire. C'est vrai, en général, elle a surtout été écrite pour les besoins de causes diverses.
On ne l'a pas écrite, on l'a faite. Il faut la réédiñer, les documents en main. En ce qui concerne les périodes relativement récentes, nos bibliothèques et nos archives regorgent de vieux papiers authentiques qui ne demandent qu'à être consultés; mais. à mesure qu'on remonte le courant des siècles, l'obscurité se fait, à peine découvret-on une inscription par-ci, un monument par là, et c'est tout. Pour la pré histoire, rien n'est sûr, on tâtonne.
Certains voyants érudits, surtout l'étonnant Fabre d`Olivet, par intuition, par vision réelle dans le passé, ont précédé, même en les devançant fortement, les savants modernes dans leur manière de reconstituer les migrations des peuples primitifs. Nous voyons le courant en marche venir de l'est pour aller à l'ouest, puis rétrograder ensuite vers l'est (cycle de Ram).
Ce qui est étrange et coníirmerait cette manière de voir, c'est que les remarques de ce jour, qui servent de base --__iiî
28 L'is1TiA'r1oN pour étudier les déplacements des centres commerciaux du monde (travaux du port de Gênes, percement du Saint-Gothard, etc.), constatent que le mouvement, cette fois-ci de l`est à l`ouest, recommence. Le cercle se fermait, mais il ne se soude pas.
Le cercle fermé indiquerait arrêt, et c'est spirale qu'il faut dire; car alors le mouvement devient alternatif et continu, c'est la règle dans la nature. þÿ E nû n , lorsque l'Europe se sera ainsi jetée sur l'Asie, à son tour la raceljaune - bien modifiée - se relancera et débordera vers les terres du couchant. Le péril jaune n'est pas détourné, mais pour longtemps ajourné.
Si la plupart des solutions historiques se trouvent enfermées dans les vieux parchemins, pour résoudre les autres, il faudra s'attaquer directement aux témoins - muets - des époques en question. Grâce à la psychométrie, tout n'est pas perdu, et notre ami Phaneg qui doit expérimenter cette branche, nous a déjà donné et nous promet encore des renseignements sur sa méthode.
Voyez-vous un sensitif sincère, n'ayant jamais approfondi l'histoire, c'est-à-dire dont le cerveau n'est pas bourré d'idées préconçues, s'entraînant d'abcrd à bien interpréter les images qui lui sont suggérées par le contact des objets? ll sera aidé dans ses expériences par des personnes sincères qui lui procureront des objets - historiques autant que possible - dont elles connaîtront le passé et même les lui feront parvenir, par des tierces personnes autant que possible, nullement au courant des souvenirs auxquels . ,,¿/?¿2Ê;5î*,,v*
MA vism-: A x.`Écou~: SUPÉRIEURE 29 ils se rapportent. Cela afin que þÿ l ' i nû u e n c e , la transmission de la pensée, même d`une manière involontaire, ne puissent être invoquées. Vous voyez d`ici si l'entraînement pourra être proþÿû t a b l e . Notre sensitif sera même capable de classer les objets, non d`après leurs formes diverses mais d'après la nature des substances qui les composent.
Sédir nous disait qu'il existe des condensateurs d'astral, de même, les métaux, les pierres sont peutêtre des enregistreurs de vibrations -- d'événements, -- préférables aux plumes, aux étofïes, aux papiers, etc. Il y a là une étude spéciale à faire. Reste aussi à savoir si les trop vieilles impressions ne finissent pas par disparaître.
En astral certains clichés se précipitent, se þÿ m o d iû e n t ; le lien qui peut les lier au plan terrestre se trouve donc rompu et les sensations enregistrées dans un objet peuvent à leur tour se désagréger. Rien n`est immortel en notre monde, ni même en astral. _ Ce grand travail d`entraînement fait, on peut attaquer l`histoirc.
L'E:ole des chartes donne toutes les règles à observer pour qu'un document soit réputé irréfutable : collationner, comparer, colliger, retrancher le douteux, trier dans ce qui diíl`ère,etc.,c`estune vraie science mathématique basée sur les probabilités avec la plus petite chance d`erreur.
En employant la psychométrie, il faut agir comme si on opérait avec des documents écrits. ll faut que Fobjetexaminé soit présenté à divers sensitifs,queleurs expériences aient lieu dans des en droits diíïérents, que leurs impressions respectives soient contrôlées avec
30 ilmmarion la même rigueur que celle déployée par les archivistes. Alors seulement on aura une base exacte, presque þÿ o fû c i e l l e . Les voyants ne perçoivent pas tous de la même manière, les uns ont des visions de scènes animées, les autres de symboles seulement.
Pour bien faire saisir la méthode, je vais prendre un exemple et supposer que, dans un château historique, il y a deux cents ans, un grand seigneur dont le nom est célèbre dans l'histoire est mort d'une manière mystérieuse. Y a-t-il eu suicide, assassinat, em» poisonnement, coup de feu P L'histoíre est muette, les documents font défaut. Son corps fut trouvé dans une chambre qui existe encore.
Au-dessus de la cheminée est þÿû x é un médaillon de Watteau,entouré d'ornements de ieuillage en bois laqué blanc qui sont de l'époque. Une de ces þÿû e u r s , en bois, est détachée pour Pexpérience, elle a vu le drame, elle peut parler.
Le 1" sensitÿ' répond : Unepièce éclairée, un homme lit. - Jeune, blond. - Derrière une tenture est caché un homme. _ ll est masqué. - Je ne puis voir sa þÿû g u r e . - Une lutte. - L'homme blond roule. - Un poignard. - Du sang. - Une échelle de corde se balance. - Trois hommes fuient. - Un cadavre étalé.
Le 2° sensitÿ répond : Bataille. - Sang. - Obscurité. - Au loin, chevaux. - Lune fait briller à terre un objet, une arme. _ Le 3° sensitif. - Une forme noire près d'une table. - Une autre .forme s`élance sur la première. - Des éclairs d'acier. - Des choses brillantes paraissent et disparaissent. - Une fuite. - Un corps qui tombe. - Derrière une porte, un homme semble écouter. Le 4~sensitzf répond : Meurtre. - þÿ C S u r percé. - Sang qui coule. - Assassin. - Plusieurs. - Vengeance.
MA VISITE A L,ÉCOLE SUPÉRIEURE 31 Remarquons d`abord: 1° que ces quatre déclarations concordent ; 2°que la succession des événements coïncide; 3° logiquement, les impressions devraient être inversées, mais pour un même événement, arrivé dans un temps relativement court, la révélation se traduit sans inversion. Les voyants n" 1 et 3 aperçoivent des scènes, les. n°' 2 et 4 des symboles, des figures qu"ils interprètent.
Établissons donc un tableau et nous pourrons exactement déduire la valeur des visions : 1° La victime : 1° Un homme jeune et blond lit; 2° Bataille (donc ils sont deux) ; 3° Une forme noire près d`une table; 4° Meurtre (donc il y a une victime). On peut donc conclure que, lorsque la victime a été frappée, elle travaillait à sa table. 2° Uassassin : 1° Un homme est caché derrière une tenture ; 2Bataille ; 3° Une autre forme s'élance ; 4° Meurtre.
On peut déduire qu'un homme (peut-être masqué) était à l'avance caché dans la pièce. 3° Uassassinat: 1° Lutte ; 2° Bataille ; 3° Corps à corps; 4° Meurtre. Nous avons bien affaire à un meurtre. Dès le commencement, la victime se. défend. 4° L'arme: 1° Un poignard; 2° Lune fait briller, etc. ; 3° Formes brillantes, etc. ; 4° þÿ C S u r percé (donc une arme). Poignard, dague, épée courte.
5° La mort : 1° Dans les 4 visions, on voit du sang ; 2° Corps qui tombe ; 3° þÿ C S u r percé ; 4° Cadavre. ll a donc été tué.
32 x.`mrrurioN [Jmvxx-:R 1903] 6° La fuite : 1° Une échelle de corde, trois hommes fuient ; 2° Obscurité. Au loin, des chevaux ; 3° Une fuite ; 4° Assassins, plusieurs. On peut conclure que l'assassin a fui... Des complices Fattendaient avec des chevaux. L'échelle de corde vue par un seul est moins certaine. _ 7° Le traître : 3° Seul, des trois sensitifs, il voit un homme derrière une porte.
La preuve n'est pas sûrement établie ; tout au plus peut-on conjecturer que quelqu'un, un traître, a favorisé l'entrée de l'assassin et, anxieux, écoute se dérouler le drame. Est-ce un serviteur ou celui qui fait assassiner? La chose a son importance mais ne peut être ainsi nettement résolue. - ll faudrait au moins le contrôle de 2 sur 4 voyants. 8° Le mobile : Seul le 4° voyant dit vengeance.
C'est qu'il interprète les symboles, peut voir le signe de la vengeance que ne peut saisir celui qui voit des scènes vécues. Telles sont les quelques réflexions que m'ont suggérées mes visites, malheureusement trop peu nombreuses, àla Société hermétique. Aux professeurs je dis courage et fraternel remerciement pour leur labeur désintéressé. þÿ : « Plus on donne, plus on est riche» est leur devise, ainsi que Papus nous l'a_rappelé. Tmumzuo. þÿ f »û
LA FCI Parmi les lecteurs de l'Inílz`ation, plusieurs ont fait l'observation suivante: Dans beaucoup de familles le père est rationaliste ou libre penseur; la mère dévote ou mystique; les enfants, instruits dans la religion par un rabbin, un prêtre ou un pasteur adoptent facilement ses dogmes et ses croyances puis, à l'école, ou à l`université, au choc de la logique, de la philosophie ou de la science, ils ne parviennent pas à mettre d'accord leur raison avec leurs croyances et bien souvent ces dernières þÿ s * ' eû ` o n d r e n t .
Ces âmes troublées cherchent alors un terrain solide pour y jeter l`ancre de leurs espérances, et nous avons de nombreuses lettres qui montrent à quel point beaucoup de jeunes gens et de jeunes þÿû l l e s ont besoin d'un guide sûr capable de leur montrer ce que doit être la _/oi du vrai croyant, quelle que soit son étiquette religieuse.
C'est à ces âmes sincères, maistroublées, que nous voud rions soumettre quelques þÿ r éû e x i o n s qui nous ont été suggérées par un discours 3
34 L'lNl'I`lATlON dans lequel a été traité l'important problème de la foi. Qu'est-ce que lafoi? Qu'est-ce qu'étre croyant? Voilà des questions que tous les siècles ont posées et résolues différemment. Nous savons quelles étaient les divisions qui agitaient la Grèce, Rome et Jérusalem. Nous savons aussi ce qu'étaient celles de la primitive Église. « Je suis de Paul! þÿ : :disaient les progressistes, et ils rejetaient la loi de Moïse.
«Je suis de Céphas l » disaient les réactionnaires, et ils maintenaient la loi de Moïse. « Je suis d'Apollos ! » disaient les beaux esprits, et ils puisaient leur sagesse auprès des sources de la philosophie hellénique.
Au deuxième et au troisième siècle, vous entendez dire d'une part: « Je suis de l'école d'Alexandrie,disciple d`0rigène. þÿ : : * D'autre part: « Je suis de l'école de Carthage, disciple de Tertullien. þÿ : : Au quatrième siècle, les uns diront : «Je suis Athanasien ; je crois que le Fils est égal au Père. » Et les autres : « Je suis Arien; je crois que le Fils est semblable au Père. þÿ : : Au cinquième siècle, on s'écriera à droite : « Je suis d'Augustln ; je croisà la prédestination þÿ : :et à gauche: « Je suis de Pélage ; je crois au libre arbitre. » Au moyen âge, de nouveaux clans surgissent: « Je suis Franciscain þÿ : : ,disent les uns.
«Je suis Dominicain », répondent les autres. Pendant le siècle de la Réformation, ces trois mots d'ordre imposent silence à tous les autres: « Je suis
LA Fol 35 Luthérien », « Je suis Calviniste », « Je suis Zwinglien »... et aujourd'hui ? « Je suis Orthodoxe þÿ : : ,«Je suis Rationaliste », « Je suis Libéral », « Je suis Mystique þÿ : : ,« Je suis Piétiste », « Je suis Moraliste ». Et nous, lecteurs, que sommes-nous ?
En face des divisions, qui déchiraient son Eglise bien-aimée de Corinthe, l`apôtre Paul adresse à son troupeau cette exhortation : « Examinez-vous vous-mêm es pour voir si vous êtes dans la foi, c'est-à-dire si vous êtes cnor/mrs. Être croyantl Voilà la seule ambition de Paul pour lui-même et pour son Église. Un croyant! Rien de plus... car cela þÿ s u fû t . Rien de moins... car cela ne sufíirai* pas.
Mais encore une fois qu`est-ce qu'un croyant? Qu'est-ce que la foi P Écoutons d'abord la profession de foi des principales tendances religieuses; puis, sans juger les hommes, nous jugerons leurs idées; þÿ e nû n nous chercherons ce que l'on doit considérer comme la juste notion de la foi.
I Voici un premier groupe qui nous dit : « La chose principale, c'est d'avoir une notion exacte de la vérité et de formuler d'une manière adéquate les doctrines qui ont rapport aux choses divines. þÿ : : La fonction de `l'esprit qui est avant tout en jeu chez ces croyants, c'est la Raison. Aussi pouvons36 i.'iN|'riA1'loN nous les appeler, dans le sens le plus large du terme, des ratíonalistes.
Dans ce groupe de personnes qui cherchent à saisir l'objet de la foi, principalement par la raison, il y a une infinité de nuances ; nous nous contenterons d'envisager les deux extrêmes. A DROITE se trouvent les adhérents du confessionalisme rigide, qui font dépendre la valeur du croyant de son adhésion à la doctrine de son Église telle qu'elle est formulée dans un symbole.
S'il se trouve que la doctrine de son Église est en contradiction avec sa raison, il faut, disent-ils, porter le sacrifice de la raison ; car avant tout, la « saine doctrine þÿ : : ou, pour employer l'expression grecque, Porthodoxie.
L'orthodoxie est, à vrai dire, une espèce de rationalisme, parce qu'elle s'adresseà la raison, dont elle demandel'assentiment; aussi pourrions-nous nommer cette tournure d'esprit d'une manière paradoxale : le rationalisme orthodoxe. _ A l`extrême GAUCHE nous avons le rationalzls*me libéral, dont la devise est : « J e ne crois que ce qui est conforme à ma raison þÿ : : ,et qui raye impitoyablement du corps de la doctrine religieuse :tout ce qui semble contraire à la raison humaine, oubliant que notre pauvre intelligence n'est qu`une sonde bien imparfaite et þÿ i n s u fû s a n t e pour scruter les profondeur de Pocéan de la Vérité.
Uorthodoxie et le libéralisme arrivent sans doute à des résultats dogmatiques diamétralement opposés ; mais le fait est que leurs méthodes sont les mêmes.
LA roi 37 Ils font, de part et d'autre, de la religion, un ensemble systématique de doctrines et assignent le rôle principal à la RAISON, dont le rationalisme orthodoxe demande la soumission et dont le rationalisme libéral proclame la souveraineté. Voici un deuxième groupe, que j`appellerai les Mystiques. « La chose principale, nous disent-ils, ce n'est « pas de raisonner sur l'invisible, mais de se nourrir « de l'invisible.
Peu importe que vous ayez pesé à la « balance de la logique les diverses subtilités dogma- « tiques, pourvu que l'âme, fille de Dieu, se délecte « des ineílables jouissances que procure la commu- « nion avec le père des esprits.
Contemplerison « amour, vivre en lui, écouter sa voix qui parle dans « les profondeurs de l'âme : voilà la seule chose né- « cessaire. þÿ : : Pour caractériser d'un mot cette catégorie de croyants, nous dirons qu'ils placent la religion avant tout dans le domaine du SENTIMENT. Voici, þÿ e nû n , u * n troisième groupe que nous appellerons les Moralísles. « Lachoseprincipale, disent-ils, c`est FACTIVITÉ. « A quoi bon les dogmes?
A quoi bon votre béati- « tude? Le monde n'en deviendra pas meilleur. « La religion est chose pratique et ne peut être ren- « fermée ni dans un système dogmatique ni dans un « doux nuage de rêverie mystique. L`essentiel,c'est « de partager son pain avec celui qui n'en a point. « Voilà pourquoi il est absolument indifférent que « l'on soit bouddhiste, israélite, catholique, musul38 LYINITIATION « man, protestant ou libre penseur.
Toutes les reli- « gions sont bonnes si l'homme est bon. La reli- « gion... c'est vouloir le bien et faire le bien. þÿ : Ces croyants moralistes assignent à la VOLONTÉ la fonction principale en matière religieuse.
Il Après avoir entendu le « Credo þÿ : :des rationalistes, des mystiques et des moralistes, recherchons les qualités et les defauts de ces trois manières de concevoir la religion, en suivant l'ordre observé tout à þÿ l ' h e u r e . : Le rationahlsme orthodoxe a son côté lumineux dans le zèle qu'il met à maintenir, au sein des Églises, Pintégrité des grandes vérités révélées par Dieu.
Mais, vu Pimportance qu'il attribue surtout au caractère doctrinal de la révélation, il court le danger de dégénérer en intellectualisme rigide et même en intolérance, allant jusqu'à lancer des anathèmes.
Le rationalisme libéral, malgré les ravages qu'il a pu faire à certains égards, a eu cependant un «rôle providentiel à jouer dans l'histoire de l'humanité; car tous les phénomènes religieux, même ceux que l'Églíse nomme hérétiques, sont autant d'anneaux de la chaîne de l'évolution dogmatique.
Dans toutes les époques où Pintolérance religieuse a dégénéré en inquisition, mème dans les Églises qui proclament la liberté de conscience, c'est le libéraLA Fox 39 lisme qui est venu rappeler le principe de la tolérance. Mais, pas plus que l'orthodoxie, le libéralisme n'a échappé à un dangereux écueil.
Partant du principe qu'il ne faut croire que ce qui est conforme àla raison, il sïest souvent complu à nier sans rien þÿ a fû r m e r , à démolir sans reconstruire... et là où il a rebâti, tombant de Charybde en Scylla, il asubstituéà un système de doctrines révélées un catéchismede vérités rationnelles.
En matière religieuse la Raison a son mot à dire; mais elle deviendra despote si le Sentiment n`intervient. * - Le Mysticísme, religion du sentiment, a toute notre sympathie parce qu'il a protesté contre la suprématie de la pure raison en donnant une large place au sentiment; aussi a-t~il produit d'admirables piétés et créé des centres de vie dans des Églises qui seraient mortes sous le sceptre de la raison.
Mais voici l'écueil : le mysticisme, plaçant trop souvent le sentiment au-dessus de la raison, peut se perdre en rêveries et ouvrir la porte à des idées extravagantes. Car le sentiment, s'il n'est conduit par la raison, déraille: De plus, certains mystiques n'ont pas toujours porté un intérêt þÿ s uû i s a n t aux grandes actualités qui agitent le monde et au-dessus desquelles leur âme plane comme l'aigle, loin des luttes de la terre.
Le mysticisme est la religion du SENTIMENT; mais le sentiment se perd dans les nuages s'il n'est retenu sur terre par la VOLONTÉ. __ __.. _ __ þÿ : _ _ ~ WW - wÿ'» _
:i 40 L`lNl'I`lATlON C'est là que le Moralisme a son mot à dire. Ses qualités et ses défauts sautent aux yeux. Les beautés de cette conception religieuse réside dans son caractère éminemment pratique et actif, qui empêche la foi de se þÿ p é t r iû e r en système ou de s`évaporer en rêverie. Mais voici son écueil: le moralisme nourrit dans l'âme l'indifl`érence religieuse et la justice propre.
On devient « Phonnête homme », qui, faisant ii de la grâce de Dieu, prétend puiser ses forces dans sa propre réserve.
Or, en face des grandes tentations, des grands devoirs, des insupportables épreuves, des þÿ s o uû r a n c e s du corps, de l`âme ou du þÿ c S u r et à Yapproche 'de la mort chacun de nous éprouvera le néant désespérant de notre :volonté -naturelle, incapable de nous soutenir si Dieu ne vient suppléer à notre faiblesse. ` Le moralisme a raison de faire appel à la VOLONTÉ de l'homme; mais il aurait tort d'en rester là et de ne pas satisfaire les besoins légitimes dela RAISON et du COEUR qui soupircnt après Dieu.
Ill Telles sont les qualités et les imperfections de ces trois formes principales de la Religion. Et à présent il nous reste à nous écrier comme Pilate: « Quest-ce que la Vérité P þÿ : : ^'" La Vérité est dans la combinaison de ces trois conceptions, qui apparaissent comme les trois côtés du triangle de la vérité. _ _ 4._ __ï._ _.,<t
LA Foi 4.1 Ne soyons pas religieux par un côté seulement; mais soyons-le, comme le disait Jésus, à l'instar de dàå ¢ o ~ oå* þÿ : 0 ii fé" <>,*'¢ã*~ Q? þÿ § : 1% gg? » LAFOI 4 ig MOUVEMFN1' Volonté (loralinu) l'antique Deutérono, de toute notre pensée, de tout notre þÿ c S u r , de toute notre âme, ce qui revient à dire traduit en langage moderne : soyons religieux de toute notre raison, de tout notre sentiment et de toute notre volonté. - Ne séparons pas ce que Dieu a uni, ne divisons pas la trinité de nos énergies spirituelles.
Donnons-lui notre raison sans tomber dans la crédulité; notre sentiment, sans pour cela devenir sentimentals, notre volonté, sans négliger le côté essentiellement « religieux » de la religion. En retour, Dieu produira en nous une lumière nouvelle pour éclairer notre raison; une chaleur nouvelle dans le sentiment et un mouvement nouveau pour animer notre volonté.
Mais comment doit se faire ce don de nous-mêmes P En orientant nos énergies psychiques individuelles en Dieu, un peu comme la boussole s'oriente dans le plan magnétique. « Il y a dans l'univers un þÿû u i d e mystérieux qui, lorsqu`on le fait passer par des organes appropriés, se manifeste sous trois formes différentes, comme lumière, comme chaleur, comme mouvement. ll en est I
42 þÿ iû n u r r n x o n de même pour lafoi, qui est un courant sympathique ou une induction psychique qui s`établit entre notre âme et Dieu par le moyen des organes appropriés: raison, sentiment, volonté, pour produire en nous un þÿ a fû u x divin de lumière, chaleur et mouvement.
En résumé, nous disons donc que la foi est une vibration synchrone de notre :âme avec Dieu, produisant: La lumière dans la raison ; La chaleur du sentiment; Le mouvement de la volonté. Sans doute, selon les tempéraments, l`une ou l'autre des fonctions de notre organisme psychique prédominera ; il y a peu de personnes chez lesquelles existe un parfait équilibre des différentes énergies mentales.
L'un sera surtout raisonneur, un autre sensitf un troisième actf Mais, malgré ces nuances naturelles et inévitables, il ne faudrait pas que l'une des trois notes se tût complètement dans l`accord parfait des fonctions de l`âme. Chacun sait qu'un accord parfait est susceptible de renversements. La tonique, la médiante et la dominante peuvent alternativement occuper la place supérieure, sans toutefois effacer þÿ F eû e t des deux notes inférieures.
V A cet égard nul exemple n'est plus instrhctif que celui de saint Paul. dont la foi a été une consécration à Dieu de l'être tout entier. Il est à la fois le plus grand des rationalistes, des mystiques et des moralistes du siècle apostolique. S'agit-il de raisonnements P Uélève de Gamaliel n'est éclipsé, dans son Épitre aux Romains par aucun
__ ..` 1... LA Fox _ 43 des rabbins de la Synagogue, par aucun des philosophes d'Athènes. S'agit-il de sentiment ? L'auteur du XllI° chapitre de la I'° Építre aux Corinthiens s`élève à une sublimité lyrique où nul Thomas a Kempis n'a pu le suivre. S'agit-il, enfin, d'un effort de volonté P Cet homme dont. selon son expression, une écharde labourait constamment la chair, nous þÿ s t u p éû e par son infatigable activité et par son indomptable courage. Saint Paul possédait la plénitude de la foi, c'est-àdire qu'il se trouvait vis-à-vis de Dieu dans le rapport normal; carla foi indique un rapport psychique entre l`homme et Dieu. (Le mot foi vient du latin Fides qui signifie þÿ c o nû a n c e . ) CONCLUSION On le voit, pour nous le motfoi n'a pas le sens de croyance ou de doctrine ou de rite, qu'on lui donne improprement. ' 4 Les adeptes de toutes les différentes confessions religieuses peuvent donc avoir exactementla même foi, bien que leurs croyances varient à þÿ l ' i nû n i , suivant leur race, leur tempérament, le milieu ambiant et, surtout, la phase de leur évolution dogmatique; car il n'est pas þÿ s u p e rû u de constater que toutes les grandes religions se þÿ m o d iû e n t lentement, en tendant, elles aussi, vers une unité qui domine toujours davantage, la foi invariable, terrain neutre et divin, sur lequel
44 L.lNl'I`lATION tous ceux qui mettent leur confiance en Dieu peuvent se tendre fraternellement la main. Cette foi doit être la base de toute éducation religieuse. Si elle est confirmée par Pexpéríence rien ne risquera plus de l`ébranler, et la jeune fille ou le jeune homme prévenu dcs dangers auxquels il est exposé, pourra s'en aller seul dans le monde, au milieu des tentations : il ne lui arrivera aucun mal. UN INGÉNIEUR. U se Q'
_ f.. _. ..__. . ,.. þÿ f . . - : . . .,..,...»_.....,._......_-....~.-.,-- FEUILLES MAÇONNIQUES L'origine des Hauts Grades Par le Fr.'. John YARKER « Nous avons parmi nous, trois classes de confrères: les novices ou apprentis, les compagnons ou profès, les maîtres ou parfaits.
« Nous expliquons aux premiersles vertus morales, aux seconds les vertus héroïques, et aux derniers les vertus chrétiennes, de telle sorte que notre enseignement englobe toute la philosophie des sentiments, et toute la théologie du þÿ c S u r .
« Cette union a été établie d'après l'exemple des lsraélites, qui, lorsqu'ils þÿ é d iû a i e n t le second temple, se servaient d`une main, de la truelle et du mortier, tandis que de l'autre ils maniaient l'épée et le bouclier. « Les fatales discussions religieuses qui troublèrent l'Europe entière au seizième siècle tendirent à faire
46 L,lNlTlATION oublier la noblesse de son origine. Elles changèrent, déguisèrent, supprimèrent quelques-uns de nos rites et usages, qui étaient contraires aux préjugés du temps. » A. de Ramsay, 1737.
Beaucoup d`erreurs, en ce qui concerne la Maçonnerie et les Hauts Grades, circulent journellement: elles proviennent d'une part de Pignorance, car très peu ont étudié ce qu'était autrefois la Franc-Maçonnerie, et d'autre part, d'une calomnie préméditée.
Quoi qu`ait été la Maçonnerie en Ecosse, et nous ne pensons pas qu'elle ait beaucoup différé de celle du nord de l'Angleterre, il est illogique de comparer les règlements écossais à Yorganisation de l"Angleterre, qui n'avait pas de règles.
Du reste, si elles avaient existé, elles n'auraient contenu aucune trace de cérémonial secret, car le serment et la vraie moralité des Maçons étaient tels, qu'il y avait danger même à laisser soupçonner un tel cérémonial.
La Maçonnerie, dans le nord de l'Angleterre, comprenait, avant 1717, trois degrés: 1° les apprentis inférieurs, simplement inscrits; 2° les apprentis initiés, oulibérés ; 3°les compagnons élus, qui constituaient l'élément héroïque.
En dehors de cela, chaque pays avait ses « Fraternités de Maîtres, appelés en France « Prud`hommes », ou hommes sages. _ L'Allemagne avait ses maîtres maçons, et six vieux maîtres: ces derniers étaient les présidents de l`Arche de la dernière classe. L'Angleterre, en 1356, avait ses « Aînés de la MaLYORIGINE DES HAUTS GRADES çonnerie þÿ : :; six d'entre eux fondèrent la Compagnie des maçons de Londres.
Certains districts de l'Ecosse, du moins Edimburgh, Kilwinninget Stirling, avaient leurs six hommes d'ancienne mémoire. Ces fraternités de Maîtres avaient ordinairement un* autel àquelque église à la construction de laquelle tous les membres contribuaient. Findel possède deux interdictions des Conseils des Églises d'Avignon et de Rouen, en 1189 et 1326.
La dernière établit formellement que les fraternités avaient leurs cérémonies, -leurs signes, et un président. . Nous ne savons pas au juste si le chevalier de Ramsay fut initié à Kilwinning, à Edimburgh ou à Ayr, mais son système est celui du nord de l'Angleterre, c`estêà-dire celui de Swalwell, Co Durham (1690-1725). Il est certain que Ramsay, étant né à Ayr en 1686, avait 31 ans, quand la Grande Loge fut établie àLondres, en 1717.
Uantichristianisme de la Maçonnerie commença à Pépoque de la République, et atteignit son point ultime sous Anderson et Desaguliers, en 1717.
Ainsi, les vieilles charges constitutionnelles qui avaient fait originairement l'autoríté ou le pouvoir des fraternités de Maitres, comme Fétablissent les statuts de Strasbourg en 1459, et qui devaient, d'après les règlements primitifs, commencer par une invocation à la Sainte Trinité chrétienne, et þÿû n i r par un serment « par tous les saints » ou « par mon saint Patron », remplacèrent ces invocations, pendant la République, par
48 IÎINITIATION celles de « Dieu Tout-Puissant» au « Dieu 'I`out-Puissant de Jacob ». ll existe un comté en Angleterre où nous pouvons faire des recherches mieux que partout ailleurs, pour avoir la þÿ c o nû r m a t i o n des dires de Ramsay sur 1737, c`est le comté de Durham, christianisé par les moines de Culdee, qui étaient les maîtres d`école et les architectes des temps antérieurs à la conquête (1068).
Ce comté, ancien siège d'un évêque, comprenait Durham et le Northumberland, comté palatin dont le comteévêque, depuis les Normands jusqu'aux évpoques récentes, avait la même autorité dans son palatinat « que le Roi dans tout le þÿ R o y a u m e : : ; si conservateur, que pendant des siècles après la suppression des monastères et des ordres de chevalerie (1538-1560), il comprit une plus grande proportion d'observateurs des vieuxdogmes religieux,et qu'ils y furent moins persécutés que dans d'autres comtés; c'est parmi eux qu'étaient les ancêtres de celui qui écrit ces lignes, et c'est là que nous devons chercher ce qui a été perdu.
Pendant la durée de þÿ l ' i nû u e n c e de Culdee et l'inþÿû u e n c e normande,il y eut une corporation d'hommes attachés à la construction des églises et des cathédrales, et qu'on nommait Hali warch folc (gens du travail saint). L'éminent antiquaire, Frs.
Vm Hutch inson, auteur de l'Espril de la Maçonneríe,dit qu'il a en sa possession plusieurs chartes faisant allusion à ces hommes, et exprime sa croyance qu'ils étaient les francs-maçons de cette période. Un historien encore plus éminent, Surtees, dans son travail intitulé Durham, cite une de ces chartes,écrite par un évêque
L`0RlGINE DES HAUTS GRADES normand en 1 102, adressée aux « Gens du Saint Travail » et aux Français. Cette charte reconnaissait ce que le premier auteur pensait, c'est-à-dire l'exemption du droit de frontière reconnue aux Frères, comme gardiens du patrimoine de saint Cuthbert. Le Fr.'. R. F. Gould lui-mème,dans ses commentaires sur les anciennes institutions maçonniques (1370-1400), appelées « Régius M. S. », leur attribue une origine culdeeénne.
Il pense qu'elles furent transmises oralement dans cette partie du pays et qu'elles peuvent représenter un rituel dont tout s'est écarté, saufla tradition artistique. . _ q Il est prouvé que les évêques de Durham ont continué à délivrer des chartes, par une charte du 24 avril 1671, datée de Gateshead et autorisant la fondation d'une compagnie ou fraternité pour faire des Maçons, ou autres artisans, des Hommes libres, des Maîtres Élus, des Gardiens, etc. Cette charte fut accordée à deux gentilshommes, deux architectes et maçons bien connus,'et à d'autres. , Le premier nom mentionné est celui de Myles Stapylton, et, nous référant à la généalogie de cette famille, d`après Burke, nous trouvons que Myles Stapylton, troisième þÿû l s de Bryan Stapyiton, de Myton C" York, était þÿ v é r iû c a t e u r et bibliothécaire de l'évêque de Durham et juge de paix; la famille était aussi entachée de « non conformité þÿ : : .Deux maçons du nom de Trollope, étaient de York.
Nous ignorons ce qu'il advint de cette loge de Gateshead; il est possible que ce soit elle qui se réunit à la Grande Loge (8 mars r735-6),*supporta les temps troublés de la rébellion E
50 L,lNlTIATl0N de 1745,et fut rayée en 176o, puis de nouveauen 1768. A Swalwell, à environ 4 milles de Gateshead, était. une vieille loge active qui est supposée avoir été fonf dée à Winlaton en 169o,et s'être transportée à.Swalwell en 172-5, époque où commencent ses minutes.
C'est la plus parfaite organisation de cette sorte qui existe, et nous pensons, par conséquent, qu'elle était du même système que celle de Gateshead, établie par le bibliothécaire de l'évêque.On y initiades apprentis, qui furent liés, par une sorte de contrat, à quelques membres de la loge et, sept ans plus tard, la liberté fut conférée à la Société. Le 3 mars 1735 la Grande Loge de Londres nomma le Frs.
Joseph Laycock. de Winlaton, grand maître du comté : celui-ci constitua la « Swalwell Lodge » membre de la Grande Loge, le 24jUll'1, 1735, et þÿû t de même pour une loge à Gateshead, le 8 mars 1736.
Mais quoique la Swalwell Lodge (qui existe encore à Gateshead), se soumît à la Grande Loge, elle ne changea cependant pas ses formes, n'altéra aucune de ses règles, et continua même à initier des apprentis liés par un contrat, jusqu'en 1776.Quoiqu'elle ait continué à faire ses rapports àla Grande Loge, conférant les degrés ordinaires, ses membres demeurèrent de. vrais Maçons, liés par serment, très þÿ d iû é r e n t s r des. non-conformes d'aujourd'hui, qui, en aucun cas, ne font de minutes, pas plus que ceux d'Alnwick, 1701, et de York,,chez lesquels on ne trouve aucune allusion à un rituel secret (on nfy trouve que de simples listes de noms). *
þÿ 1 . ' o 1 : .
1 G 1 N 1 : mas HAUTS GRADES ll 51 ll est souvent fait mention, dans le comté de Durham, des « Harodim », formés des Harod, les princes et gouverneurs de la Maçonnerie.lls étaient le troisième degré de Ramsay, la Fraternité de Maîtres, de vieille date, ayant la garde du rituel, unissant les sections « Domatic » et Géomatic » et chargés,comme juges, du règlement de toutes les discussions entre membres ; dans ce but,ils voyageaient par groupes de trois.
Tout Maître de Loge pouvait ouvrir un chapitre d`Harodim, mais ceux qui n`en étaient pas membres devaient se retirer devant une « conférence appropriée» du maître de cérémonies. Neuf membres devaient être présents pour les réceptions, mais six membres et troiscandidats pouvaient þÿ s u fû r e .
Les «Six Maîtres » de Kilwinning remplissaient ces mêmes fonctions,et une minute de 1659 nous fait voir qu'ils s'assemblaient annuellement à Ayr pour juger les délinquants.
Il est certain que Joseph Laycoch était un Harod, avant de se mettre en relations avec la Grande Loge de Londres ; pour y introduire le nouveau rituel cérémonial. il abandonna les « Harod þÿ : : et devint un « Révélateur þÿ : : ,car il donne douze lignes exactement de ce qu'il appelle « vieilles stances þÿ : : ayant trait à l`usage de l'épée et de la truelle.
Ces stances furent imprimées dans le livre M. à Newcastle, en 1736, et on les trouve encore, mot pour mot, dans le rituel des Harodim Rose-Croix, ainsi que dans le 46° degré du rite de Mitzraïm. Les anciens membres en seraient sans doute scandalisés; ils étaient mécontents des innovations ap-
/ / 52 L'1N11*1A'1'1oN portées par Laycock en 1743 et avant, car ils ne þÿû r e n t plus de minutes pour rien. Ils formèrent des I-larodim d'unegrandelogeindépendante de Laycock, et, en 1746, 8 noms d'anciens membres et 3 de can - didats furent donnés. Un règlementdu 1°'juillet1746décrètequ'àl'avenir les «Maîtres anglais» formant le 3° degré de la Grande Loge, et qu'on soupçonnait de légèreté, devraient ètre faits « Harod » moyenant 2 sh.
6 d. et Dnmalícan ou Étranger, moyennant un paiement de 5 shilling.s Treize nouveaux membres furent admis, y compris les trois de la première liste. Comme Craveley et C° amenèrent des travailleurs de l'acier de Solingen, ils s'y rapportent sans doute comme Damaticans ou Étrangers. La contestation des Jacobites,en 1738, en France avait pour objet l'acceptation de la requête par laquelle ils demandaient d'être réglementateurs des « Aînés ».
La Grande Loge anglaise refusa en 1743, mais en 1754 elle dut accepter et ainsi multiplier les hauts grades, comme on le réclamait, à l'aide des 7 grades " extraits du þÿ c S u r même d'Albíon "_ Dans le sud, il y avait également, en 1743, une grande loge des Harodim, datant alors d'époque immémoriale; elle se servait de trois points, et son rituel n'a pas varié pendant cent soixante ans.
Cependant, il y a une certaine quantité de correspondances qui semblent établir que le rituel de Durham était plus ancien et de forme plus imparfaite; qu'il a été revisé à Londres et attribué aux Stuarts. .ãåa
. "' ' ' "_ .eï-v-""""*- L'omc;mr~: mas murs GRADES 53 En 1750 son Grand Maître (les officiers étaient précisément les mêmes que ceux de Durham) appelle son chapitre « Le Sanhédrim » et parle de son « sceau de Prieuré ». Le Rituel désigne les moines de Culdee comme son fondateur, et dans toutes ses formes et dogmes il correspond au manuscrit « Régius þÿ : :déjà mentionné.
On y trouve, d`abord, une série de conférences sur les maçons; en second lieu, le Passage du Pont, par Zerubabel ; en troisième lieu, le cabinet de la Sagesse, ou Rose-Croix primitive. þÿ E nû n , dans le Sanhédrim la description d'un ordre de chevalerie, en plus moderne þÿ v e r s iû c a t i o n , indique la cause de l'alliance de l'Épée et de la Truelle. ' Les Harodim þÿ s ' aû ` a i b l i r e n t graduellement.
La loi civile s`annexa leurs pouvoirs judiciaires; les frères eurent comme premier degré leurs explications morales, la Croix-Rouge et l'Arche ou Passage du Pont comme second degré, la Rose-Croix d`Heredom comme troisième degré, et les Templiers comme degré de chevalerie. ' Je suis porté à croire que, parmi les nombreuses sociétés de Rose-Croix, quelques-unes étaient purement maçonniques et avaient ainsi écarté de bonne heure les Harodim.
Leurs écrits font souvent des allusions àla Rouge et à la Rose-Croix, qui se rapportent à nos plus secrètes cérémonies maçonniques. L'Arche royale anglaise est sans doute une combinaison des secrets maçonniques avec la cérémonie du passage du Pont;et de cette forme fantaisiste surgissent d'autres versions sur l`Arche. Sans doute, Parmée þÿû t quelque chose pour répandre les hauts degrés : no us
54 L,lNl'l`IATlON voyons des tracesà Bath et à Salisbury, en 1746, de la «Maçonnerie Écossaise» et la vieille loge de Longnor raconte que leur façon spéciale de conférer les degrés secrets vient de l'armée rebelle de Derby, en 1745. Kloss nous donne en 1763 l'opinion du Fr Pollet, d'après qui l' «Arche » aurait commencé en France avec le régiment écossais d'Ogilyy, en 1746, et serait semblable au degré anglais.
Mais la description qu'il donne est celle du Passage du Pont, ou Croix-Rouge, et aussi celle des Rose-Croix Harodím, et même de la verte et de la rouge. Le Parfait Maçon, que le Fr Findel nous dit avoir paru en 1744, montre clairement à quoi le Fr Pollet faisait allusion. Uaccaparement du grade de Chevalerie par la plus haute classe des « Maçons Domatic » n'est pas extraordinaire.
Dans les six plus anciens rituels de Paris, les maîtres etgardiens étaient écuyers, et leurs prévôts, chevaliers. Ramsay, cependant, n'a pris aucune part à la multiplication des rites ; son système était simplement la vieille Maçonnerie de Durham.
Ce sont les Français qui furent des innovateurs et, graduellement, commencèrent à rassembler les degrés des vieilles sociétés mystiques, des sociétés variées de Rose-Croix, Hermétîstes, Cabalistes, etc. Une loge d'opérations de Hollande, avant 1726, s'amalgama à l'époque de son introduction en Autriche, avec une autre Société -nommée « Les Amis de la Croix þÿ : : ,et une médaille fut alors frappée représentant la Nouvelle Jérusalem. Nous devons forcément accepter les hauts grades avec leurs innovations modernes; sans eux toutes
_.... . þÿ . . ~ : . _ _ ¢ . _ - . v L,ORlGINE mas HAUTS Giulnias 55 recherches *surles frères maçons ~ne peuvent qu'aboutir à un cul-de-sac dont on ne saurait s'échapper. Telle est Porigine de tous les hauts grades z 33° Écossais (1762-1802), 90° de Mitzraïm (177818o5), 95° de Memphis (1816). Comment un Maçon consciencieux -peut-il s'opposer à ce que nous en dévoilions la série entière, comme une fraternité de Maîtres, à tous les hommes bons et sincères, quelles que puissent être leurs vues religieuses? John YARKER. Q» X þÿ _ . _ _ . - î . . v . . . - _ . < . . . . , , . = = _ _ = . . - . . = - f : = ; = - ; ff; þÿ î ; - : _ ~û - - _ . _ * * - r _ f * *.*: 1 * ff * *1:';, ' 'v' - -`,-v
La reproduction den ertlelee Inédits plhlleu par Plníliazíon en formellement Interdite. ù molnl tfnlltoriutlun |p6ellle._ PARTIE INITIATIQUE (Cette partie vs! réservée å Fezgvoré des idées de la Direction ,des Membre: du Comite de Rédaction et Ia reproduction des classiques anciens.) Î.1_1_ Copie d'une lettre de Louis-Claude de Saint-Martin à Monsieur Ehrmann, docteur en medecine, å Francfort Paris, le 2 juillet 1781. Puisque vous me permettez de vous parler franchement, Monsieur, je vous représenterai que les principes exposés dans les 5 paragraphes de votre lettre me paraissent contraires à la vérité. I Vous ne voulez pas croire que la chute ait été la cause de l'arrêt de mort lancé sur la postérité de l'homme. Quand même vous prendriez cette mort au moral (ce qui serait très vrai) elle se réalise également ******^**************** *****e****fïee,,..¢.s ~ e ___ . 'E *;.'m.'-§
UNE BELLE counumz 57 au physique; et sans le premier crime, ni la mort physique ni la mort morale ne nous seraient connues, car un des grands principes qui doit servir à toute vraie connaissance de l`homme, c'est que par sa nature, il n'est pas fait pour avoir un corps matériel et clorruptible tel que celui que nous portons. Les preuves en sont trop longues pour trouver place ici.
II Vous faites Dieu auteur du mal, comme du bien, ce qui répugne à l`idée naturelle que nous portons en nous de cet Etre suprême qui n`est autre chose qu'amour et bonté; ce qui répugne également au sentiment de notre liberté sans laquelle Phomme n'est plus rien, à moins qu'il ne soit Dieu, ou une pierre.
Quelque diflicile que cette liberté soit à concevoir et à vous démontrer par la poste, elle n'en est pas moins constante, pas moins le signe caractéristique de notre être et celui qui nous rend semblables à Dieu en pouvant nous faire faire des þÿ S u v r e s analogues aux siennes; mais qui nenous rend pas pour cela égaux à Lui,parce que nos þÿ S u v r e s sont toujours inférieures aux siennes, et que nous avons le' funeste pouvoir de nous égarer; pouvoir qu'll n'a jamais connu et qu'Il ne connaîtra jamais.
5 8 L'miTu'rmN Ill Je vous accorde que l'homme avait nécessairement un corps lors de sa première origine ;mais ce corps matériel dont pa-rle Moïse n`est que le second, n'est que celui qui a suivi la chute. Ce sont ces peaux de bêtes dont Dieu le couvrit (Genèse, III, 22). ll y a des inversions dans le texte, tous les théologiens en con~ viennent, et les principes en fournissent la preuve.
Quant à l'explication de la formation du monde élémentaire, elle est très régulière dans Moïse. Le reste de ce paragraphe est une erreur continuelle et de la .plus grande importance. Le mal .ne se connaît que par =l'ojpposition aubien, ie l`*accorde,1mais je nie que le bien soit dans le même cas ; sans quoi, voilà lacoéternité des deux principes, le Manichéisme, etc. Oubliez, je vous prie, toute cette doctrine.
Le péché de l'homme ne futpoint nécessaire, aucun mal ne le sera jamais. Le mal þÿ : n ' é t a , i t point le premier pas de Dieu pour notre éducation pour l'LEternité. Nous étions 'dans l'¢Eternité ; c'est1emal-qui 'nous en mchassés, c`est1a gråcede Dieu et les þÿ eû ` o * r t s de notre volonté qui peuvent «nous y faire rentrer. =lV Ne vous réjouissez pas tant, je vous ipriefquand vous voyez les hommes devenir pires, *chaque jour. Il leur en coûtera si cher pour venir que la peine passera le plaisir. þÿ : , . .
um: BELLE coivnuxn: 59 V Vous couronnez vos paragraphes par Farianisme le plus formel. Jésus-Christ était l'homme-Dieu et Divin, quoi qu'en puisse dire toute la logique des humains.
Cette doctrine de la divinité de Jésus-Christ se récligerait en vain en corps de science, elle ne se prouve bien que par Yexpérience que donne la foi, l'exercice des vertus divines dont Jésus-Christ nous a donné l'exemple, et une méditation attentive sur notre état de privation absolue, ainsi que sur les moyens universellement puissants qui sont employés pour nous en délivrer. þÿ L ' S i l de matière ne verra jamais rien à ces vérités, et cet þÿ S i l de matière a cent mille -couleurs toutes désignées dans nos livres évangéliques, qui indiquent tous les défauts qui empêcheront Phomme d'ent.rer dans le royaume de Dieu.
«Consultez donc moins votre raison réactionnée par .les livres et les réflexions de vos semblables, que votre raison réactionnée par les douces þÿ i nû u e n c e s que l'Es« prit de Dieu nous envoie par la prière, par le dépouillement du vieil homme, par le sentiment de la grandeur de votre âme, qui, émanée directement de la Divinité, resterait pour 'toujours dans ses abîmés, si elle n'en était retirée directement par elle.
L'Ecriture dit aux hommes, qu`ils sont commedes Dieux. Mais si vous êtes des Dieux dégradés, quel fautre qu'~un Dieu vous 'rendra donc ce caractère snprème qui vous manque? Monsieur, cette doctrine de l'Arianisme a pris naissance lorsque le Christiaw
60 ifmn limon nisme a suspendu l'action qui lui était propre, lors de son institution. Elle a þÿû l t r é de nouveau dans l`église de Jésus-Christ dans laquelle mille erreurs, mille absurdités ont étouffé pour ainsi dire le germe même.
Reprenez donc l`idée de l`action qui était destinée à l`homme, et que toutes les traditions de la terre, mythologiques, fabuleuses, théogoniques, etc., n'ont cessé de faire sonner à nos oreilles, et vous sentirez par vous-même qu'il y a de meilleures vérités à connaître que celles qui sont en honneur dans les livres, dans les sectes, dans les Écoles et dans les diverses Églises publiques enseignantes.
Je conçois, Monsieur, que ces réponses peuvent vous agiter un peu. Il n'y a pas grand mal à cela. Mais ce qui me fâche, c'est que d'ici à quelque temps il me sera difficile de venir à votre secours. Je ferai probablement au premier jour un voyage d'une demi-année, dont les diverses stations sont trop peu þÿû x é e s pour que je puisse vous les indiquer.
L'ami Tieman vous fera part cependant Je celles où je resterai assez longtemps, pour que j'y reçoive de vos nouvelles, car j`espère le rencontrer dans mes courses, j'espère même passer quelques mois avec lui à Rome.
Je ne présume pas cependant partir de Paris avant le mois d'aot`1t; et si vous aviez quelque chose de pressant à m'écrire, vous le pourriez encore, pourvu que ce ne lût pas plus tard que le 24 ou le 25 juillet. afin que la lettre pût encore me trouver ici. Mais ce dont je vous préviens, c'est que des lettres me paraissent de plus en plus insuffisantes pour rectifier pleinement les principes dans lesquels vous êtes -.QQ _ rf/ in;
UNE BELLE CONDUITE 61 nourri. Si vous n`y suppléez par votre intelligence et votre courage ce sera comme si je ne faisais rien ; et même je puis si peu faire par lettres! C'est vous seul qui aurez la gloire de cette entreprise, comme vous en aurei le profit. Adieu, Monsieur, je þÿû n i s sans cérémonie en vous demandant votre amitié et vos prières (1). SArN*r-MARTIN. (1) C'est Tieman, l`ami de Saint-Martin et son compagnon dans le voyage de Rome qui l'a décidé à écrire cette lettre. o 9
OGGULTISME & RELIGION Conférence faite à la Société des conférences spiritualisies, rue Serpents, Ie 27 novembre 1902. (RÉSUMÉ) / Si j`avais à vous parler de ,physique ou de chimie, voire même de psychologie, il vous importerait peu de savoir si je suis catholique, protestant, musulman, bouddhiste ou brahmaniste, libre penseur, athée ou déiste. Quand je prendrai entre mes mains un bâton de résine et que jele frotterai avec une peau de chat, il s'électrisera quelle que soit ma religion. Il devrait en être de même pour l'OccUx:rism:. Malheureusement ce mot est très mal compris en général, surtout par le clergé, et il est devenu absolument nécessaire de bien le þÿ d éû n i r . Beaucoup de personnes, et parmi elles la plupart des prêtres, ne voient pas de différence entre Occultisme et Magie, et ne veulent y voir qu`une þÿ S u v r e diabolique. Demandez à un prêtre ou à un moine ce que c'est
' OCCULTISME sr mzuciou 63 que Poccultisme, neuf fois sur dix il vous répondra : « Qu'est-ce donc que l`Occultisme?
Le mot l'indique, une doctrine et des pratiques secrètes, visant à faire renaître parmi nous les mystères du paganisme, ou plutôt de la Gnose antique. » Or voici ce que c'est que la Gnose : « En résumé, sous le couvert de certaines formules chrétiennes, la gnose antique conservait, par l'évocation des démons, toute l`essence du paganisme comme condensée et raffinée : telle aujourd'hui elle tend* à reparaître, en pays chrétien, sous le nom d'occultisme.
A « Remarquons tout d'abord qu'en se dénommant ainsi, l'Occultisme se condamne lui-même; il se met en contradiction formelle avec la doctrine catholique þÿ : :(1). - Eh! bien, tout cela n'a qu'un. défaut, c'est de n'ètre pas vrai.
Et ici admirez la puissance des mots : Occultisme vient évidemment du mot latin occultum, ce qui est caché; on en conclut immédiatement que nous nous cachons pour étudier des choses que nous neînous communiquons qu`entre initiés, sous le sceau du secret.
Certes, si nous nous cachions, on pourrait supposer tout ce que l"on voudrait, on pourrait nous accuser de toutes les noirceurs et de toutes les infamies : les premiers chrétiens se cachaient, et on ne se privait pas de les accuser de se livrer à des orgies (x) Dom B.-M. Maréchaux, bénédictin de la congrégation Olivétaine, Le Merveilleux divin et le Merueílieux démoniaque, B, Bloud. -
64 ifmmnrou [J A NVIER innommablcs et d'égorger des enfants pour les manger dans leurs agapes. Mais nous ne nous cachons pas, nous enseignons ce que nous savons à ceux qui veulent bien nous faire l'honneur de venir nous écouter, nous avons des journaux dans lesquels nous faisons part de nos études et de nos travaux à tous ceux qui veulent nous lire ; ces journaux ne sont pas vendus en secret à ceux qui donnent le mot de passe. : les lit qui veut.
Bien mieux, nous faisons des conférences et nous avons une école dans laquelle nous faisons des leçons publiques, et, dans ces leçons, non seulement nous parlons sans restrictions devant tous ceux qui veulent nous enten¿ dre, mais nous les invitons à nous poser des questions pour élucider les points qu'ils auraient mal compris.
Il est donc bien inutile de nous dire que : * « L'Église de Jésus-Christ, _en effet, n'est pas une société secrète; elle est, suivant la þÿ d éû n i t i o n du Sauveur, la cité bâtie sur la montagne, visible à tous, ouverte à tous. Elle n`abrite pas dans son sein des conventicules fermés, elle n'enseigne pas à certains initiés des secrets qui resteraient inconnus au commun des fidèles. Elle n`a rien à cacher, parce que tout en elle est lumière.
« Je n`a: rien dit d'occulte, protestait le divin Maître, in occulto locutus sum níhíl. þÿ : :(Joan., XVIII, zo.) L'Église répète avec énergie la même affirmation .... . þÿ : : _ Et, comme conclusion : « .... _ Par suite, une doctrine qui s'intitule l'occuItisme ne saurait avoir rien de commun avec l`Église dans son credo et dans sa discipline. » I
1903] occuurisma ET Rsucxou 65 Qu'est-ce que tout cela prouve ? Tout simplement que l'auteur du livre que je cite n°a rien compris à la signification du mot occultisme. Et il faut bien dire que la plupart des membres du clergé partagent son erreur. , Mais cela prouve encore autre chose, c'est ce que le chanoine Brette appelle la mauvaise foi littéraire.
En effet, le Christ n'a jamais dit qu`il n'avait rien dit d`occulte; nous avons là un exemple de l'abus que les prêtres, notamment les prédicateurs, font des citations. On prend un pasage isolé de son contexte, et on lui fait þÿ s i g n iû e r toute autre chose que ce qu'a voulu dire l`auteur. Ce procédé est tellement réputé licite qu'il a un nom, il s'appelle interprétation par accommodation. Voici quelle þÿ d éû n i t i o n en donne le P.
Lallemant, un auteur justement estimé : « ..... L`Écriture, dis-ie, outre ces quatre sens, en souíïre encore un cinquième, qu'on appelle d'accommodation, lorsqu'on se sert de quelque sentence ou de quelques .paroles de l'Écriture, pour exprimer quelque chose qu'on voit bien que le Saint-Esprit n`a point prétendu þÿ s i g n iû e r par ces paroles du texte sacré.
Saint*Bernard prend souvent l'Écriture en ce sens-là; et ceux qui ont le goût de la parole de Dieu aiment extrèmement ces sortes d'expressions. » Il ne faut rien exagérer, cette interprétation d'accommodation est bien permise dans certains cas, elle n'a rien qui choque quand on prend des paroles connues et qu'on n'a aucune prétention de prendre l'auteur à témoin de ce qu'on þÿ a fû r m e ; mais ici ce n'est pas le cas : le P. Maréchaux, l'auteur du livre que je 5 .
66 L,lNlTlATlON ` cite, a bien la prétention de prendre Jésus à témoin de son þÿ a fû r m a t i o n , tandis que le contexte prouve qu`il était à cent lieues de faire allusion å l'Occultisme.
Caïphe lui demande quelle est sa doctrine, et Jésus lui répond qu`il n'a qu`à interroger ceux à qui il l'a prêchée : ` « J'ai ouvertement parlé au monde, j'ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple où les Juifs s'assemblent toujours, et je n'ai rien dit en secret.
Pourquoi m'interroges-tu? interroge ceux qui ont entendu ce que je leur ai dit; voilà, ils savent ce que j'ai dit. » (Joan., XVlIl, zo-21.) Il est bien évident qu'il ne se défend pas d'avoir enseigné en secret, il indique seulement que son enseignement est suffisamment connu pour qu'il soit inutile de l'interroger; il préfère que ce soient ses auditeurs eux-mêmes qui renseignent le grand sacriþÿû c a t e u r , þÿ aû n qu`on ne puisse pas l'accuser de parler actuellement pour les besoins de sa cause.
Dans un instant je vais dire exactement ce que c'est que l'0ccultisme, mais auparavant je voudrais ne pas fermer le livre du P. Maréchaux sans avoir fait encore une remarque.
Je m'en prends à ce livre parce qu'il contient de très bonnes choses, qu"il est intéressant et instructif de lire, et qu'il représente très bien l`état d'esprit de toute la partie du clergé qui nous est hostile, et c'est la plus nombreuse; en le réfutant, j'aurai,en réalité,réfuté tous ceux qui nous attaquent. Examinons donc la question de Penseignement secret.
Est-ce une chose bien abominable que d'enseigner à quelques-uns ce que l'on cache au plus " '***** þÿ * i : - - *_ «1L.ys¿au«
OCCULTISME ET RELIGION grand nombre?
Autrement dit, est-il criminel d'avoir un enseignement ésotérique et un enseignement exote'rz'queP ll est bien entendu que ces deux enseignements ne doivent pas se contredire, il ne fait doute pour personne que nous n'avons pas le droit d'enseigner des choses fausses, de dire la vérité aux uns et des mensonges aux autres. ~ Cette question est de première importance et je vais essayer de dissiper les malentendus qui, seuls, empêchent de la juger sainement.
Dans toute science il y a deux parties: l'étude des causes et Pétude des effets; c'est ce qu'on connaît sous les noms de théorie et pratique. Quand on connaît les effets sans avoir aucune idée des causes, quand on est capable de réaliser ces effets sans en connaître la théorie, on fait de l'empirisme.
Tous les hommes n'ont pas les mêmes aptitudes; il y en a beaucoup qui sont capables de réaliser, avec plus ou moins d'habileté, les données de la science, mais il y en a moins qui soient capables d'en comprendre les théories. y ` C'est pour cela que dans toutes les sciences il y a des traités élémentaires contenant un minimum de théories et des traités supérieurs comprenant tous les développements que comporte l'état actuel des connaissances. ` Mais ce n'est pas tout, dans les traités élémentaires on n'enseigne que les parties de la science qui ne réclament pas un trop grand þÿ eû o r t d'intelligence et on néglige celles qui sont purement spéculatives et, par conséquent, plus difficiles à comprendre. Un
68 |.`1N|'ru'rroN traité supérieur contient tout et explique tout, il n'est limité que par Fimpossibilité de tout savoir. Aujourd'hui il n'existe pas d'autre ésotérisme que celui-là : l'ésotérisme pourrait s'appeler Théoricisme ou enseignement supérieur, et Pexotérisme prendrait le nom d'empírisme ou enseignement élémentaire.
Seulement il est juste d'ajouter que ces mots : ésotérisme et exotérisme avaient autrefois une þÿ s i g n iû c a - tion plus étendue. L'ésotérisme représentait bien ce que je viens de dire, mais il justifiait- son nom de doctrine du dedans en opposition avec l'exotérisme qui était la doctrine du dehors.
La doctrine du dedans n'était donnée qu'à un petit nombre d'hommes qui avaient subi des épreuves souvent redoutables et sous la condition expresse de ne la révéler à aucun profane; et il y avait à cette condition une sanction terrible : la peine de mort.. Supprimez cette violence et vous avez l'enseignement supérieur d'aujourd'hui. La doctrine qui était ainsi enseignée sous le sceau du secret était connue sous le nom de mystère.
C'est pour cela que ce mot est devenu synonyme de caché. Primitivement þÿ ¼ u o tû p z o v signifiait enseignement, de þÿ ¼ u é S enseigner, et non, comme certains le prétendent, de þÿ ¼ ó m serrer, fermer.
Mais, comme l'enseignement n'était communiqué qu'à ceux qui s'en étaient montrés dignes et conférait certaines prérogatives, þÿ ¼ u a t - : a vite pris le sens plus spécial d'enseigner les choses sacrées, par suite secrètes, de consacrer, d'initier. Ce même mot þÿ ¼ u í t » est la racine du mot mystique, mystiþÿ : * . : å e î * - & È .
OCCULTISME _ ET RELIGION cisme, et il faut bien savoir que ce mot ne veut pas dire autre chose que initiation. Pendant longtemps on a eu des raisons pour s'entourer ainsi de mystère. Aujourd°hui l`enseignement est public; est-ce un bien? Est-ce un mal?
Je ne veux pas trancher cette question aujourd'hui, je me contenterai de faire remarquer que le Christ disant : Locutus sum nilzil in occulto, a tellement peu voulu dire qu`on doive tout enseigner à tout le monde, que, dans d`autres passages, il dit formellement le contraire : Ne jetez pas vos perles devant les pourceaux ; ou bien encore : ll vous est donné de connaître le secret du royaume de Dieu; mais à ceux qui sont dehors, toutes choses se traitent par des paraboles, þÿ aû n qu'en voyant ils voient et n'aperçoivent point, et qu'en entendant ils entendent et ne comprennent point; de peur qu'ils ne se convertissent et que leurs péchés ne leur soient pardonnés (Marc, IV, 9-xa).
Je n'ai fait cette digression que pour montrer que, si nous enseignions certaines choses aux uns et que nous les cachions aux autres, nous serions moins coupables que ne le croit le clergé; mais, en réalité, nous parlons pour tout le monde et nous n'enseignons rien en secret. ll peut y avoir des groupes qui aient la prétention de conférer certaines initiations; pour mon compte, je ne connais qu`une seule initiation, et aucun homme n'est capable de la transmettre, c'est l'initiation mystique, celle dans laquelle nous recevons tout de Dieu et non pas des hommes. Mais enfin, qu'est-ce donc que Foccultisme? - Comme le dit très bien le P. Maréchaux, son nom
70 L'lNlTlATl0N l'indique assez. Occullum veut dire ce qui est caché; seulement, contrairement à Pinterprétation de cet auteur, nous ne cachons pas nos connaissances, mais nous cherchons à connaître ce qui est caché. Tandis qu'on nous accuse de mettre ce que nous croyons être la vérité sous le boisseau, nous faisons juste le contraire: nous étudions les choses cachées pour les faire connaître au monde.
Les choses cachées sont ce que nous appelons aussi PINVISIBLE. Un occultiste n'est pas un homme professant une doctrine particulière qu`on appelle l'Occultisme ou la doctrine occulte; il n'existe pas de doctrine occulte, on est occultiste uniquement pour ce fait qu'on étudie l'invisible.
Mais alors, me dira-t-on, qu'est-ce donc que l'É'coIe occultiste? - Ma réponse sera bien simple : Je n`en sais rien; ou plutôt je sais qu'elle n'existe pas.Je connais des occultistes, mais je ne connais pas d'école occultiste; cette école est uniquement une invention de nos adversaires, et je vais vous en donner l'explication. ll est bien naturel que ceux qui étudient un même ordre de phénomènes se groupent pour se communiquer les résultats de leurs études et essayer, par ce moyen, d'augmenter leurs connaissances.
Mais il est bien inutile pour cela d'avoir une doctrine commune. Aujourd'hui il ÿ a encore beaucoup de savants qui ne croient pas à l'invisible; il en résulte que ceux qui y croient et l'étudient forment une catégorie à part. C'est là le seul lien commun, en dehors duquel chacun reste libre de ses opinions. _ ÊÎ__.._-______ _ _________ _____ ,,,. þÿ s s ÿ i ã a a a
OCCULTISME ET RELIGION 71 Il y a une autre erreur à éviter : on n`est pas occultiste parce qu'on a des communications avec l'invisible :cela ne þÿ s u lû t pas, il faut l'étudier et s'en faire une théorie. Il n'est pas indispensable non plus d'avoir de ces communications pour être occultiste.
Les théologiens qui nous attaquent et nous prennent volontiers pour des suppôts de Satan, sont eux-mêmes des occultistes ; les mystiques peuvent être des occul-» tistes, ils peuvent ne pas en être; il en est de même des magiciens et des sorciers: la magie et la sorcellerie font partie des études de l'occultiste, mais uniquement au point de vue théorique.
Un occultiste peut être ou ne pas être un magicien, celui-ci peutêtre ou ne pas être un occultiste. Le prêtre étudie les vices, les crimes, les péchés en général, pour pouvoir confesser;il n'est pas obligé de mettre en pratique toutes ces choses qu'il a étudiées. De même Poccultiste est obligé d`étudier la magie, même la magie noire, il n'est pas le moins du monde obligé de la pratiquer.
Voilà pourquoi les occultistes peuvent appartenir à diverses écoles; ils peuvent même se grouper pour enseigner sans que les divers professeurs aient une doctrine commune. Je vais vous en donner immédiatement un exemple typique.
Vous connaissez tous la théorie des réincarnations; on croit assez volontiers que cette théorie fait partie de ce qu'on se plaît à appeler la doctrine occultiste, et on dit que les occultistes enseignent la théorie des réincarnations. La vérité est que parmi nous il y en a beaucoup qui ne croient pas aux réincarnations, qui nient même leur possibilité.
72 l.,lNlTlATl0N Il faut donc prendre Fhabitude de considérer les occultistes comme formant plusieurs écoles et pouvant même n'appartenír à aucune. Il existe un certain nombre de ces écoles. Les principales sont : l`école Théologique, l`école Mystique, l`école Théosophique, l'école Hermétique et l`école Spirite. Et encore, il y a bien des subdivisions à faire.
J 'ai parlé de l`école Mystique, et cependant j'ai ditqu'un mystique n'était pas forcément un occultiste, pas plus qu'unoccultiste n`est forcément un mystique. On peut, en effet, mener une existence entière de mysticisme, sans s`être jamais préoccupé d`étudier les causes des phénomènes qui se produisent en soi. ` Enfin je vous demande la permission de vous parler de moi-même et de répondre aux attaques dont je suis Vobjet.
Il est, du reste, convenable que je vous dise à quelle école ÿappartiens. Je dirais volontiers que j'appartiens à ma propre école, mais je préfère prendre untitre qui étonnera beaucoup les théologiens, qui ne se doutent pas du tout qu'en tirant sur nous ils tirent sur leurs propres troupes; j'intitule mon école l`Occultisme chrétien. Ces deux mots paraissent hurler de se trouver ensemble, et cependant rien n'est plusvrai.
Je vais donc, pour terminer cette conférence, vous dire aussi brièvement que possible ce que c'est que l'Occultisme chrétien. Dans tout ce qui constitue la matière de mon enseignement, il y a des choses que tous les prêtres acceptent sans difficulté, mais il y en a d`autres qu'ils croient devoir refuser; cependant je prétends rester dans une parfaite orthodoxie. Cela tient à ce que les
OCCULTISME ET RELIGKON prêtres confondent trop facilement la doctrine chrétienne avec les opinions de leurs supérieurs et de leurs docteurs. Quand on discute avec eux, ils vous cassent les reins à coups de saint Thomas, de saint Augustin, voire même de Tertullien qui, pourtant, était un hérétique, un montaniste. Quand ils ontunelettred'un pape à un évêque à vous opposer, ils la brandissent triomphalement.
Mon Dieu ! tout cela est très respectable et je suis loin d"en faire fi, mais ça ne prouve qu`une chose, c'est que je ne suis pas de leur avis, et je prétends en avoir le droit.
Je suis chrétien parce que je crois complètement à Fenseignement chrétien, et je suis occultiste parce que, au lieu de me contenter de pratiquer ma religion, je l'étudie jusque dans ses mystères les plus cachés et je cherche à expliquer ce que les prêtres font et ne comprennent pas. .Vétudie l`invisible tel qu'il se présente à moi sans me préoccuper d'autre chose que ce que je vois, tout comme je fais en étudiant la physique oula chimie.
Si ce _que je vois contredit une opinion reçue dans le clergé, je donne tort au clergé en me rappelant qu`il a eu beau faire, il n'a pas empêché la terre de tourner, ce que du reste il ne conteste plus aujourd'hui. þÿ E nû n je suis occultiste chrétien parce que j'ai beaucoup étudié, j`ai comparé les diverses initiations les unes avec les autres, et j'ai acquis la certitude que toute la vérité se trouve dans la doctrine chrétienne et qu'il n'y a que dans cette doctrine qu'elle se trouve en entier, sans mélange d'erreur. Je sais bien que ce que je dis là est bien gros et que j'aurai de la peine à vous le faire accepter, du moins
74 L'lNlTlA'l'lON å quelques-uns d'entre vous. Mais, si vous voulez bien tenir compte de ce fait important: que ce que ÿappelle la doctrine chrétienne provient exclusivement de Penseignement du Christ, vous me croirez peut-être plus facilement. ' Est-ce à dire pour cela que toutes les autres religions ne soient qu'un tissu d'erreurs ? C'est bien là ce que disent certains fanatiques, mais cela n`est pas vrai.
Bien plus, je prétends qu'il est impossible de comprendre complètement le christianisme si l'on ne connaît pas les autres religions.
Le Paganisme, le Masdéisme, l'Hindouisme sont des clefs précieuses; il n`y a pas jusqu'aux religions rudimentaires et fétichistes des peuples à civilisations inférieures qui ne jettent un jour appréciable sur le christianisme, envisagé de telle sorte qu'on puisse l'appeler la Relzÿon, sans phrases, la Religion universelle. Maintenant, voyons comment ceux qui nous combattent lisent nos écrits et comment ils les comprennent. Le P.
Maréchaux, après avoir cité un passage d'un des articles que fai publiés dans l'Initiation, le commente ainsi : « ..... Donc le plan astral, qui serait comme le réservoir commun de toutes les prédictions, est un mythe absurde. Et d'ailleurs ce plan astral, qu'est-il P Matériel ou spirituel P Pourquoi Dieu se trouve-t-il comme nécessité à y imprimer ses desseins, avant que de les mettreà exécution ?
Ces questions sont insolub les « Ces théories, à les considérer de près, renferment un élément de fatalisme et de panthéisme.
occuurismia nr mzuoiou _ 75 Dieu n'est plus, d`après elles, cet être souverain dans son absolue indépendance, qui agit quand et comme il lui plaît ; il se trouve lié à la création. A plus forte raison l`homme est-il sous l`empire d'une fatalité qui ne lui laisse que l`illusion d`être libre. « La doctrine catholique affirme la suprême liberté de Dieu, tout en reconnaissant Fimmutabilité de ses desseins.
Et cette liberté est la garantie de la nôtre ..... _» On þÿ a fû r m e bien facilement que le plan astral est un mythe absurde, on ne donne aucune preuve de cette absurdité ; il ne þÿ s u fû t cependant pas qu'une chose soit inconnue des théologiens pour qu`elle soit absurde. Le planqastral n'est pas le réservoir commun de toutes les prédictions, il y en a qui se lisent dans d'autres plans.
On croit nous embarrasser beaucoup en nous demandant si le plan astral est matériel ou spirituel ; il serait absurde de le supposer spirituel, l'esprit seul est spirituel, c`est une vérité de La Palisse. Le plan astral est matériel, mais c'est de la matière sous une modalité différente de celle du plan physique.
Il serait trop long d`expliquer cela ici, mais si on se donnait la peine de lire nos écrits. on trouverait toutes ces explications, j'en ai longuement parlé dans l`Inz`tíatíon. - Dieu ne se trouve pas nécessité à y imprimer ses desseins, nous ne prétendons pas qu'il soit nécessité en quoi que ce soit gseulement nous constatons un phénomène : les décrets de Dieu se réalisent dans le plan astral pour de là réagir sur le plan physique où ils ont leur complet accomplissement. Ceci n`a pas lieu parce que Dieu est forcé d'agir _,_,_>_____i
76 |.'xxt'rtn|us ainsi, mais c`est apparemment parce que cela lui plaît ainsi; c`est un fait, voilà tout. Vous trouvez que ces questions sont insolubles, cela n`est pas étonnant, puisque vous les avez incomplètement et mal étudiées. Quant au panthéisme et au fatalisme, nous le nions de toutes les forces de notre âme.
Jamais la doctrine catholique þÿ n ' a fû r m e r a la suprême liberté de Dieu avec plus de force et de conviction que nous. þÿ E nû n le P.
Maréchaux dit, dès le commencement de son livre, page 49, quelque chose qui pourrait lui servir de conclusion : « L`occultisme, lui, dans ses chefs et dans ses adeptes. ne reconnaît aucunement l'autorité de l'Église. ll se place hors de son sein. ll est þÿ l ' S u v r e de chrétiens qui ont renié leur baptème.
Il n'a été rendu possible que par la triste apostasie de nos temps calamiteux. þÿ : : Vous le voyez, nous ne reconnaissons pas l'autorité de l`Églisc et nous nous plaçons hors de son sein ; si les pouvoirs publics n`avaient pas apostasié dans nos temps calamiteux, le P. bénédictin nous livrerait volontiers au bras séculier.
Un jour viendra que nos adversaires nous connaîtront mieux et regretteront amèrement la guerre qu`ils nous aurons faite; ils comprendront alors quels auxilini:es précieux nous sommes pour eux ou, pour mieux dire, pour la Religion. Nous étudions les choses cachées et ils nous accusent de cacher nos études. Nous vulgarisons la connaissance des pièges occultes pour mettre le public en garde contre des dangers réels, et ils nous ac__à____ _ Î- ï_Î.
occuixrisma sr nzuciou 77 cusent de tendre nous-mêmes ces pièges. Nous ramenons les hommes à Dieu en montrant ses þÿ S u v r e s jusque dans les choses cachées, et ils nous accusent de limiter les pouvoirs de Dieu et même de le nier. Quant à renier notre baptême, c'est une accusation bien gratuite, je ne la relèverai pas.
Je n'en_ þÿû n i r a i s pas si je voulais énumérer toutes les erreurs qu`ils commettent sur notrecompte gheureusement que les malheurs des temps nous mettent hors de leurs atteintes et nous garantissent au moins la_vie sauve. Car, enfin, il faut bien le dire, ce n'est pas l'autorité de l'Église que nous méconnaissons, mais un grand nombre de théologiens confondent trop facilement l'Église avec eux-mêmes.
Et cette confusion est la cause d'une erreur extrêmement préjudiciable à la Religion; beaucoup de bons esprits reviendraient vof lontiers au christianisme, ils sentent qu'ils y trouveraient la paix de l'âme, mais ils craignent l'esclavage. - Pour être chrétien, croit-on. il faut se soumettre aveuglément à la volonté d'un clergé intolérant, ne penser que'par lui, n'agir qu'avec sa permission, et, en þÿ d éû n i t i v e , abdiquer toute dignité humaine pour se laisser mener par des hommes auxquels on ne reconnait aucune supériorité scientifique ou autre.
' Il est trèssvrai que beaucoup de chrétiens, véritables nids à scrupules, se croiraient perdus s'ils pensaient autrement que leurs directeurs ne leur permettent.
78 IÎINITIATION Mais la religion ne demande pas cela, bien au contraire; l'Église, non pas le clergé, mais la vraie Église chrétienne, veut que vous soyez libres, absolument libres, car sans la liberté il n'y a pas de responsabilité. Du reste, saint Paul, celui que les théologiens appellent par excellence « l'Apôtre þÿ : : ,dit (II, Cor., III, 17): ubi autem spiritus Domini, ibi libertas.
La liberté est voulue de Dieu, il nous l'a donnée et c'est un péché que de vouloir nous la supprimer. On peut donc être un excellent chrétien sans tenir compte des opinions d'un clergé qui, sans aucune étude préalable. a la prétention de se poser en censeur. Ce clergé, qui pourrait jouer un si beau rôle, se transforme en épouvantail et devient un véritable gardien du seuil.
Je m'empresse néanmoins de dire que tous les prêtres ne répondent pas à ce signalement, j'en connais qui sont véritablement dévoués et charitables, pleins de compassion pour les misères humaines et d'indulgence pour nos faiblesses. Si tous leur ressemblaient, tout le monde voudrait être chrétien. En résumé, l'occultisme est le complément indispensable dela Religion.
Nous sommes entourés, dans Pinvisible, de puissances redoutables, de diverses natures(1)- Aujourd'hui, ces puissances se remuent, il (1) ll y a des hiérarchies de puissance, auxquelles l'homme peut avoir recours. On peut les diviser en deux catégories : les puissances magiques et les puissances religieuses.
Les puissances magiques se divisent en inférieures qui appartiennent au plan astral, moyennes qui appartiennent aux plans karmiques et mental inférieur, et supérieures quiappartiennent exclusivement aux plans mental supérieur et mental
occuurismiz ET m~:LiGioN 79 se livre dans l'invisible des batailles acharnées, le monde traverse une phase extrêmement dangereuse. La France n'est pas la seule menacée, mais elle est une des plus menacées. Déjà, en 1898, elle était particulièrement visée, un moment même, en janvier, les mauvais clichés avaient pris contact avec le plan phymoyen.
Les puissances supérieures sont aussi appelées Génies. ll y en a de très bons, de bons, de mauvais et de très mauvais. lls peuvent commander aux puissances moyennes et inférieures. On commande aux puissances inférieures, on subit les puissances moyennes et on invoque les puissances supérieures.
Les importunités des puissances moyennes constituent une des formes de la tentation; le commandement aux puissances inférieures et l'invocation aux puissances supérieures sont la partie la plus importante de la magie.
Le véritable mage, celui qui pratique la Haute-Magie, n`invoque aucune de ces puissances, il peut traiter avec les unes et commander aux autres; en général, il entretient de bonnes relations avec les bons génies et repousse les mauvais.
Les puissances religieuses sont, elles, du plan céleste; elles sont hiérarchisées,et personne, sur la terre,ne leurcommande Dans l'invisibIe, elles commencent aux anges et þÿû n i s s e n t à Dieu, qui se trouve lui-même dans un plan supérieur, le plan divin qu'il occupe seul. ` Entre les puissances magiques et les puissances célestes, on peut ranger une autre classe, les dieux, auxquels on a rendu un culte dans l'antiquité; mais on serait coupable de le leur rendre aujourd'hui.
Cependant, il y en a encore qui le font. J'ai déjà donné des développements sur ce sujet dans une autre conférence.
L'homme religieux, qui aime Dieu et qui ne veut relever que de lui, n'a que faire de toutes les autres puissances ;il peut les connaître, les voir agir, il ne les méprise pas, il sait qu'il y en a parmi elles de très bonnes, mais il n'accepte rien p'elles, il aime Dieu uniquement et ne veut recevoir que de ui., Du reste, ceux qui ont recours aux puissances magiques courent de grands dangers, physiques et moraux; mais ie n'aurais pas le temps aujourd'hui de vous les signaler; j'en ai du reste parlé longuement dans mes leçons et j'en parlerai encore dans le cours de cette année.
80 L'lNlTlATl0N sique; les prières ont été multipliées. Papus a déjà eu l'occasion de vous montrer un des moyens qui ont été employés pour les provoquer; un délai a été obtenu, les catastrophes ont été reculées jusqu'en I903 et 1907.
Au mois de mai dernier, la catastrophe de la Martinique est venue, comme avant-coureur, nous avertir que nous arrivions'à l'échéance, Depuis ce temps, la terre est constamment agitée, on sent que les éléments Sont en révolte. Les évènements politiques et sociaux vont commencer bientôt à compléter la matérialisation des clichés.
Nul homme n`est assez puissant pour résister, la Religion seule peut nous donner quelque espoir, et l'occultisme peut nous expliquer tout cela. En mars 1897, la catastrophe du bazar de la Charité a opéré un transfert; depuis quelque temps une vingtaine d'àmes pieuses ont accepté de souffrir, de plus les prières se sont encore multipliées; quelques symptômes me font espérer que cette tois encore nous obtiendrons un délai.
L`année 1903 sera moins mauvaise qu'elle ne devait l'être. Priez donc, vous tous qui m'écoutez: plus il y aura de prières, plus nous pourrons compter sur un nouveau délai, et chaque délai amène une atténuation du mauvais Karma. Je vous le répète, nous sommes actuellement entourés de dangers formidables, collectivement et individuellement; mais si vous vous donnez à Dieu, vous ne risquez rien: en Dieu seul vous trouverez la force et la liberté. Vous voyez bien que je ne vous enseigne pas le fatalisme. La religion est l'instrument mis à notre disposition
OCCULTISME ET RELIGION 81 pour communier avec le divin ; Poccultisme nous donne Pexplication des choses que la religion est obligée de laisser à l'état de mystère. La religion pure et simple est largement suffisante pour tout le monde, mais Poccultisme est indispensable pour les esprits inquiets, qui ont besoin de comprendre. Il n'y a donc pas d'antagonisme entre la religion et l'occultisme,bien au contraire`l'un complète l'autre.
Et, comme je ne trouve de sécurité que dans le christianisme, comme je ne trouve la vérité complète que dans les þÿ A 6 - ¼ m du Christ, l'occultisme que ÿenseigne est Poccultisme chrétien.
Les libres penseurs, les hommes qui appartiennent à n'importe quelle religion peuvent suivre mes cours, je ne choquerai jamais aucune conviction parce que je les estime toutes, pourvu qu'elles soient sincères ; je dirai plus, je les aime, car la Vérité, tout en étant une, a plusieurs aspects, et je puis dire que j'aime passionnément la Vérité et que je suis fanatique de Liberté.
Les chrétiens aussi peuvent venir sans crainte, car c'est leur cause que je défends. J'aime le Christ pardessus tout et j'ai voué le peu de temps qu'il me reste à vivre à le faire connaitre et, par conséquent, à le faire aimer ; car, quand on le connaît, on l'aime. D' F. Rozuan. 6
1 _ gi ,./s ._ § _ I 8.1. = ~* V / v « . þÿ : , 0' = 'I y r . , _ , .5.,` þÿ : 11il ,~ V / Lg - » 'Q / _; 1 ;.,¿- 9 ^ ~ '~ ~ þÿ . :.e «H f 9% ` _ _ I H _ _ _ _-_¿_1:__r"_'_" þÿ _ _ _ _ Vû û _ _ _ _ ' '~f'-r/,.,,. þÿ . : . . = . .1 þÿ . . : . . . .. . - . .~.«..«.. .. .. nu PARTIE LITTÉRAIRE Amour et Haine sans merci Pour Dante. 0 Dante! Ton génie en moi s'es1. abattu Comme un aigle au long vol s'abat sur une proie l Permets-moi de crier ici l'ardente joie D'avoir lu ton exemple à guider ma vertu! Cet aigle qui planait au-dessus de matète, C'était ton þÿû e r courage, incompris des humains Cloués au sol fangeux des douloureux chemins Où l'Esprit veut en vain triompher de la bete. D'un coup d`ailes puissant, il me gîte en ses serres, Pour m'emporter bien loin, dans le cercle des sphères, Vers le clair Paradis de mon rève en émoi ; Il terrasse le doute affreux, le < Doute-Roi þÿ : ; Et m'explíq_uant þÿ e nû n la gloire des mystères, ll exalte mon þÿ c S u r . ll me verse la Foi! PHILIPPE GARNIER. þÿ _ ~ : A.__.. ____i_À-_.__...___
LE CARILLON LE CARILLON 1% Le carillon qui résonne Trouble mon þÿ c S u r , qui frissonne ; Et quand le vent, le triste vent, Y mêle son air discordant, Son air toujours monotone, Triste comme un soir d'automne, Mon âme alors sÎépanouit. Plein d'allégresses étranges, Je crois voir les mauvais anges Qui se disputent dans la nuit... ` ANDRÉ o À -A. þÿ Tû s u r u m -
Eeele superieure liliee des Seieneee Heneetiueee Les 'conférences de l'école sont en plein fonctionnement dans les deux salles réservées à cet effet. Les lundi, mardi et mercredi il y a conférences de Phaneg, Sédir, Papus et du docteur Rozier dans la salle du 51, rue de la Harpe, et tous les deuxième et troisième jeudis, réunions ouvertes dans la grande salle du 36, rue du Bac.
Le succès des conférences est complet, et nous sommes heureux de constater également le succès des réunions de conversation données rue du Bac. Nous pensons organiser bientot une série de promenades conférences un dimanche par mois. =°¿'~ ORDRE MARTINISTE .
ANGLETERRE. - Un poste de délégué général a été créé à Nottingham en Angleterre et plusieurs groupes sonten vole d'organisation, gràce au dévouement du nouveau délégué, placé sous la haute inspiration du souverain délégué général John Yarker. ÉTATS-UNIS D'AMÉn|QUE. -- La petite crise provoquée par quelques malentendus aux États-Unis est entièrement conjurée, grâce au dévouement de notre distinguée inspectrice générale, Mrs Margaret B. Peeke.
Uapplication intégrale des règlementsgénéraux de l'0rdrea permisd`obtenir un succès inconnu jusqu'ici.
C'est ainsique, outreles délésoc1É1*É mas CONFÉRENCES sP1Rn't;Aus'rEs 85 gués nombreux nommés dans chaque ville, voici la liste des États munis, chacun, d'un délégué général de l`Ordre: New-York State; New-Jersey; Arizona; Washington; Idaho; Massachusetts; North Dakota; Missouri; Nebraska; Pensylvania ; South Dakota; Virginia; Iowa; Colorado; Minnesota; Texas; Wiscontin; Oregon; California; Illinois; Utah; Nevada; Louisiana; Kentucky; Mississipi; Alabama; Montana; Kansas-; Arkansas : Michigan; Indiana; Tennesee ; Ohio ; Florida; Georgia; North Carolina;South Calorina; West Virginia; Maryland; Maine ; New-Hampshire; Vermont; Rhode Island; Connecticut ; Wyoming.
Société des Conférences spíritualistes þÿ : La conférence du mois de décembre a été tout à fait d'actualité. Papus nous a parlé des «Mystères de la Noël þÿ : qui tiennent une si grande place dans tous les cultes.
Avec son langage imagé si impressionnant, il nous a développé les lumineuses analogies de la Renaissance de la Nature, prenant son élan pour sortir de son sommeil, avec la Renaissance de l`Homme Esprit sortant de la Mort spirituelle où la chute l'avait plongé, au contact de l'Amour þÿ v i v iû a n t que lui apportait le Christ.
Il s'est étendu ensuite sur la réalité de cette incarnation du Fils de Dieu, que toutes les anciennes religions avaient annoncée et décrite n'ayant qu'à la lire dans l'Astral où elle était imprimée depuis des siècles, car un tel acte a une répercussion profonde dans toute la création et s'annonce par des manifestations incessantes, ce qui nous fait juger les prétentions de certains médiums, qui se donnent comme des réincarnations du Christ, incognito; Cette unanirnité dans le récit métaphysique des fondateurs des anciennes religions a fait que leslntellectuels incapables de concevoir avec le cerveau ce qui est du doþÿ i * : * ~ ' ? :
8 3 L'lNlTlA'l`l0N maine du þÿ c S u r , n'ont vu dans lfhistoire d'lsis-Osiris, de Chrishna et þÿ e nû n du Christ, qu'un simple mythe solaire. Ces ¢ mythes solaires þÿ :qu'on a appliquésà l'alchimie et qui sont la clef du symbolisme Maçonnique prouvent du moins une chose, la réalité de cette loi d'Analogie de ce qui est en Haut, avec ce qui est en Bas, qu'enseignent les Occultistes.
Inutile de dire quel succès a obtenu cette conférence, faite dans une salle plus que pleine. L. B. .._i ._. í.i:. Société d'Etudes Psychiques Lille, le 6 janvier 1903. La Société d'études psychiques vient de faire à Lille des expériences très intéressantes sur Fextériorisation de la sensibilité, gràce à un sujet qui présente ce phénomène d'une façon tout à fait remarquable.
Ce sujet va ètre amené à Paris, où les expériences seront renouvelées et complétées devant le groupe de la Société d'études psychiques qui réside å Paris. A ce propos, nous avons demandé si des personnes étrangères à la Société seraient admises à voir ces expériences. ll nous a été répondu qu'en principe, les réunions expérimentales étaient absolument réservées aux membres de la Société.
Toutefois, à cause de la rareté des phénomènes que présente le sujet actuel et des nombreuses demandes qui existent déjà, quelques séances supplémen taires seront organisées.
Les personnes qui voudront y assister devront adresser une demande å M. le vice-président de la Société d'études psychiques, rue Lécluse, zo, Paris. l Des conditions particulières seront faites pour vos abonnés; ils feront donc bien de joindre une bande imprimée du journal à leur demande. ____ "`_'Î*-Î _.___.__Î
cokmzsroumucn 87 CORRESPONDANCE A la suite de la mort tragique de M. Albert Guelle, le D' Papus a adressé la lettre suivante au directeur de l'Écho du Merveilleux, M. Gaston Méry* : þÿ : MoN cx-mk Am, A propos de la mort malheureuse de ce pauvre Guelle, il a couru dans la presse des nouvelles fantaisistes auxquelles on me mêle plus ou moins directement.
Je fais appel à la publicité dont vous disposez, pour vous prier de déclarer: 1° Que je n'ai pas l'honneur de connaître personnellement ce pauvre jeune homme, que je n'ai jamais vu et avec lequel je n'ai été en relation que par correspondance; 2° Quejustement, cette correspondance s`est bornée de ma part à accepter pour ma revue une étude de Sanscrit, et à lui conseiller énergiquement, comme médecin, de ne pas mettre en pratique ses prétendues découvertes sur les anesthésiques.
3° M. Albert Guelle ne faisait, à ma connaissance, partie d'aucune société occultiste. C'était, autant que j'ai pu le supposer d'après ses écrits, un chercheur indépendant de haute valeur, et qui a eu le très grand tort de vouloir poursuivre seul, et sans conseil autorisé, des recherches non pas occultes. mais médicales, sur les anesthésiques, que ses études antérieures ne lui permettaient pas de poursuivre sans danger.
Je regrette vivement de n'avoir pas connu ce jeune homme personnellement, ear j'auraís peut-étre pu lui donner des conseils pour éviter cette absurde expérience. Recevez .... . Parus. On peut lire dans l'Ècho du Merveilleux du 15 janvier des documents intéressants au sujet de cet événement, qui a été raconté de bien des façons.
88 IJINITIATION Les Femmes dans la F.°. Mx. ' un þÿ D o c u r n z rû ' HISTORIQUE MONSIEUR ut þÿ V t N í m : . n 1 . z , C'est avec le plus vif regret que je me vois forcée de vous adresser ma démission, ma santé ne me permettant plus de passer les nuits, et peu de sortir de chez moi. ll m'est bien pénible de renoncer à une sociétée (sic) dans laquelle il es (sie) si doux de vivre. C'est un þÿ s a c r iû c e qui me coûte þÿ i nû n i m e n t .
Veuillez, Monsieur le Vénérable, présenter mes sincères regrets å Mme la grande Maîtresse ainsi qu'à toutes les aimables þÿ s S u r s et frères et les assurer que je n'oublieraig jamais les moments agréables que j`ai passés parmi eux. .Vai Phonneur d'être avec respect votre dévouée. Mme LA B"' Janin. P.-S. - Si je suis redevable de quelque chose à la loge, veuillez me le faire savoir et aussitôt je m'empresserai d'acquitter.
Le I7 décembre l8l4.À Une maison hantée L'Avenír de la Haute-Loire raconte, en s`y étendant très longuement, des phénomènes de hantise qui se déroulent depuis quelques semaines au moulin du Perbet, dans la Haute-Loire. Voici le résumé de ce récit.
Maison HANTÉI: 89 C'est il y a un an que les phénomènes commencèrent à se produire: les événements ne sont donc pas tout récents; ils disparurent tout à coup, et viennent de reprendre ces temps derniers.
M. le curé reçut, le 6 décembre dernier, la visite du meunier Etienne Joubert, fou de terreur, déclarant que tout était sens dessus dessous dans sa demeure, où un vacarme mystérieux se produisait; M. le curé se transporta dans l'habitation pour la bénir, n'ayant pas d'autre droit, et. au cours de sa visite, fut témoin de phénomènes étranges; il entendait des bruits sonores, vibrants, qu'on aurait cru produits par le choc violent d'objets divers sur un plancher vermoulu. ll vit le couvercle de la table, qui est un pétrin, se soulever à deux reprises, et retomber avec bruit alors que personne n`était près de lui.
Un examen minutieux ne lui tit trouver aucune trace de supercherie. Voilà ce qu'il a vu et entendu : mais on lui a rapporté bien d`autres choses. La population environnante ayant voulu se rendre compte de ces faits qui leur causaient tant d'émotion, quarante hommes vinrent passer deux nuits consécutives au moulin, et ces gars, qui`ne sont pourtant pas des trembleurs, auraient entendu les memes bruits sans pouvoir se rendre compte de leur origine.
Peut-on mettre sur le compte d'une hallucínation le récit unanime de ces quarante personnes, et celui du meunier, de la meunière et des enfants ? Mais il y a encore mieux: la petite Marie, une des þÿû l l e s du -meunier qui a été marié deux fois, sa première femme étant morte, dit qu'elle a vu « une affaire noire au milieu þÿ d ' f I 1 ¬ ombre blanche þÿ : .Ça avait l'air d'une femme.
Elle avait sa coiffe de nuit...` elle m'a touché, moi j'avais peur, je lui ai demandé : 4: Que þÿ d e m a n d e z : v o u s de la part de Dieu ? Elle n'a rien répondu. þÿ : Cette vision ne pouvait avoir lieu que dans Pobscurité. De plus, Marie et une de ses þÿ s S u r s þÿ aû i r m e n t avoir été bousculées, poussées contre terre, par une main invisible, mais froide. Un voisin, M. Antoine Chambon, qui était venu passer la soirée chez les Joubert, pour les rassurer un peu par sa 1
go L'lNITlATlON présence, reçut tout å coup au mollet un violent coup de sabot, sans pouvoir comprendre de qui il venait, et il vit avec stupéfaction un morceau de savon carré voler å travers la pièce, et venir l'atteindre au visage. En même temps, les pierres s'abattaient un peu partout., spécialement sur l horloge dont elles brisaíent le verre, et maltraitaient le cadran. A propos de ces pierres, on a fait une remarque intéressante.
C'est qu'après leur chute, elles ne Sonî ni froides ni brûlantes, mais tièdes, comme si elles avaient été conservées dans lapoche de quelqu'un (ceci n'est qu'une þÿ c o m : paraison, nous ne voulons pas dire que telle soit notre opinion, loin de là).
' De plus, affirment les témoins oculaires des faits, les pierres décrivent une trajectoire des plus bizarres, qu'il serait impossible à un homme de leur faire décrire: elles volent en zigzags, sans ricocher sur les murs, en ligne brisée, comme un éclair.
Ceci est lumineux pour Finterprétation et l`explication des phénomènes; il y en a encore d'autres: c`est une bouteille qui se brise; une lettre, à faire suivre, qu'aucunfacteur n'a apportée, et qui, lorsqu'on veut la portera destination. a disparu comme elle était venue.
Nos lecteurs, qui veulent s'éclairer sur la théorie de ces phénomènes, peuvent lire la brochure intitulée 1 La Maison hantée de Valence-en-Brie, qui est le cas typique et classique de ces phénomènes. UN VOLCAN SOUS LE BOULEVARD Du Figaro : ' ¢ En dépit de leur douceur proverbiale, les savants n'hé sítent pas parfois lorsqu'ils'agit de la Science,à commettre les pires atrocités.
C'est ainsi que l'un deux, froidemenb va jeter pour jamais la terreur dans la capitale. ' e Dénonçons-le tout de suite à la vindicte publique: c'est _
BIBLIOGRAPHIE 9 I. M. Stanislas Meunier, professeur au Muséum. et le premier géologue de France.
« Ne s'est-il pas avisé de découvrir un volcan en formation sous le sol parisien ? _ ¢ Dans une communication qu'il vient de faire à l'Académie des Sciences, M. Stanislas Meunier a démontré d'irréfutable façon, après étude de débris provenant des travaux de terrassement que l'on exécute en ce moment rue Meslay,qu'il existe une « soufrière þÿ :sous le boulevard Saint-Martin et la place de la République. ¢ Cette soufrière naissante est pour l'instant inoffensive.
Mais n'entrera-t-elle pas un jour ¢ en activité þÿ : , - comme celle de Saint-Vincent ou comme le mont Pelé ? ¢ Cruelle perspective! þÿ : Cruelle perspective, en effet, car cela rappelle la prédiction de Louise Polinière, faite en 1897, d'une catastrophe de volcan en un endroit dont le nom commence par Mar... Le cliché annoncé ne s'est déjà que trop réalisé à la Martinique.
Voudrait-il s'incarner encore une fois en plein boulevard Saint-Martin P Bibliographie Docrsua BERGMANN. - Die Will/:ürliche Zeugungvon Knaben oder Mädcheni. Br. in-8, chez Ernst à Leipzig. Ce petit opuscule traite d'un sujet qui a besoin de toute la science du spécialiste pour étre pris au sérieux.
Le moyen de procréer à volonté des þÿû l l e s ou des garçons, comme disent bonnement les vieux recueils dc recettes, est encore aujourd`hui du domaine de l'utopie ou de celui de la superstition. le docteur Bergmann introduit dans cette recherche un élément nouveau : Faction de la volonté qu'il déclare atteindre son apogée dans l`acte sexuel.
Remarquons icí que, dans ce cas, ce ne serait que la volonté électro-magnétique qui agirait ; d'ailleurs la vie et la volonté ______.ïii
92 L`m'r1A1*iox sont présentées comme identiques en elles-memes; elles sont aidées dans notre développement par l'intellect; ainsi l'idée est revêtue d`une force plastique; la volonté doit donc þÿ s u fû r e pour, au moment de la conception, déterminer IE sexe de l'enfant à naître; au moment de l'orgasme, l'homme a, dans Fimagination, le type féminin, et la femme le type masculin: celui donc des deux époux qui possède le plus de force idéo-plastique imprime donc son sexe au futur embryon.
On le voit, l'idée n`est pas neuve : on la trouve dans les traditions de certaines sectes musulmanes de la Syrie, dans le Talmud, dans les þÿ S u v r e s de Randolph et dans le petit livre édité il y a quelques années par Chamuel sous le titre de Vénus magique. Néanmoins la brochure de M. Bergmann est à lire : les derniers chapitres surtout sont très neufs. E. þÿ S 1 * u A R 1 ~ P H z L l : s . - Au delà des Portes, traduit de l'anglais par Ch.
Grolleau, Paris, Ch. Carrington, in-18. Ce livre est tout simplement admirable. C'est un roman, et il ne traite d'aucun adultère; c'est une légende, et il n`a rien de puéril ; c'est un poème, et ceux qui savent peuvent dire qu'il n'a rien d'imaginaire ou très peu de chose. Ou sait assez qu'ici, nous estimons beaucoup Swedenborg, mais nous croyons qu'il y a en lui des vues incomplètes, des erreurs.
Ce livre prend place dans la littérature que ce voyant a inspirée à coté du Seraphitus, Seraphita de Balzac; il rend admirablement compte des horizons invisibles où a vécu ce surhumain. Il représente le côté familier de ce plan dont Balzac décrit le côté héroïque.
Pardessus tout, il émeut et conquiert le lecteur par la force de la vie expérimentale, du sentiment tendre, de l`amour perçu dans un plan où il est assez intense pour être vu, respiré, subodoré, goûté par les sens de ses habitants.
On respire, en lisant ce livre, un autre air que celui de no:re monde; puissent tous ceux qui souffrent par le þÿ c S u r y puiser le réconfort et la paixl On pourra discuter certaines des théories que les péripéties de la légende développent; par exemple, le rôle des parents dans notre vie d'outre-tombe, celui des anges que la Gnose appelle les receveurs; ne vaut-il pas mieux laisser là ces controverses et lire dans la paix un livre qui a été écrit pour la paix ? S uma.
BIBLIOGRAPHIE Langage astral. Traité sommaire d'astrologie þÿ s c i e n t iû q u e avec un recueil d'exemples célèbres, par PAUL FLAMBART, ancien élève de l`École Polytechnique. Un vol. in-8 avec de nombreux dessins de l'auteur, chez Chacornac, Paris.
Prix, 6 francs. _ Ce livre fait suite à Influence astrale, où l'auteur avait montré quel'astrologie véritable n'est pasune croyance, mais bien une expérience, malgré la réputation qu'elle a encore aujourd'hui. Le Langage astral indique la voix expérimentale àsuivre pour le vérifier.
L'ouvrage, dont la partie mathématique est aussi réduite que possible, n'est pas écrit pour quelques-uns ; il s'adresse à tous ceux qui, librement, cherchent la vérité et désirent expérimentereuxmémes. L'auteur n'a pas plus cherché à occulter la science qu`à la vulgariser en la faussant. Son seul but est d'exposer, avec des exemples à l'appui,des vérités qu`il a contrôlées, et d'indiquer à d'autres la marche à suivre pour la faire.
Uantique faveur que cette science-là trouva jadis auprès des gens d'étude et des intelligences d`élitc doit légitimer toute recherche sérieuse surla question.
Uastrologie a toujours eu ses ennemis et ses défenseurs, et le petit nombre de ceux qui la þÿ v i v iû e n t n'a jamais altéré la preuve des vérités qu'elle contient. ¢ Science immense þÿ :comme a osé l'appeler Balzac, elle préoccupe de plus en plus l'esprit moderne qui hésite entre l'aveu génant d'une duperie de deux siècles qui l'ont condamnée, ou une négation ironique qui n'a plus guère de prise aujourd`hui sur les esprits sérieux etlibres. p Le Langage astral expose avant tout l'outillage nécessaire pour trancher la question autrement qu'avec des bons mots, mais n'impose de dogme à personne.
Patrice Lux, by the butte ET oucuess or 'routuumz aun DANGLAS. Ce livre a une grande originalité: il est écrit en un mélange dîanglais et de français des plus harmonieux, qui fait ressortir les beautés si différentes de ces deux langues.
94 L.lNlTlATlON Sous forme autobiographique, les auteurs expriment leur idéal, qui est l'alliance écossaise-française, et nous montrent, en nous faisant voyager dans ces deux, pays, leurs affinités réciproques 1 ils nous transportent ensuite au Transvaal, au moment de cette guerre affreuse qui a provoqué un cri d'horreur chez les Français et chez cette classe spéciale d'Anglais que vise l'auteur.
Ce livre, þÿ e nû n , e s t une þÿ S u v r e d'art enthousiaste; on sent passer dans ses pages un þÿ s o u fû e d'idéalité et d'amour de la vie: et c'est une bonne fortune que de pouvoir lire cet ouvrage qu`on trouve å Londres, Grant Richards, 48, Leicester Square, W.-C. Compte rendu des travaux du 2° Congrès International des (Euvres d'lnstitutions féminines, tenu au Palais du Congrès del'Exposition universelle de tgoo, par Mme PÉGarin.
Ouvrage élaboré avec le plus grand soin et qui a demandé deux ans de travail. Nous en recommandons la lecture àtous ceux qui s`intéressent aux questions de sociologie. Extraits de Communications médianimiques (anonyme). Récits dfexperiences psychiques, et théorie des phénomènes de somnambulisme, de spiritisme, de télépathie, donnée par des Esprits à l'aide du crayon médianimique et de la table classique.
Personne n'est mieux placé, certes, pour parler savamment de ces choses. Le Serment d'un Rêve, par Mn<Eu.Ls ua Ksamoa.
Ceci n'est qu'une toute petite brochure; mais sa lecture nous a ému; et nous désirons très ardemment que nos lecteurs partagent cette émotion en lisant le Serment d'un Rêve, qui est, en somme, la conscience par un étre d'une mission que nous sommes tous appelés à remplir, chacun à notre façon. (Rouen, imprimerie Leprévost-Chénot, 29, rue des Charrettes. Prix, o fr. 25.) A
' REVUES ET JOURNAUX 95 REVUES ET JOURNAUX La Revue du Bien (dans la Vie et dans l'Art) publie depuis deux ans des chroniques, des poèmes, des contes et nouvelles, des variétés, des études sur toutes les þÿ S u v r e s de philanthropie, de solidarité, de prévoyance ou d'éducation, des biographies des maîtres d`aujourd'hui et de demain dans la peinture, la sculpture, la musique, etc. Elle contient dans chaque numéro, des gravures de choix, documentaires ou artistiques, portraits, vues, _ þÿ S u v r e s d`art. Elle peut - elle doit -- étre mise dans toutes les mains. _ On s'abonne à la Revue du Bien, lio, rue du Bac.
Paris, depuis le 1" janvier ou le 1" juillet au choix, pour 5 fr. (Paris et Seine-et-Oise) ; 6 fr. (Départements) ; 8 fr. (Colonies et étranger). Une remise de 33 p. xoo est faite ux instituteurs de la province. - On reçoit un numéro spécimen contre o fr. 25 en timbres-poste.
Le Spiritualisme moderne: reproduit deux conférences : une de Phaneg, sur la Mort et l'Au-delà, et une de M. Lamy, intitulée : « Christianisme et Spiritisme þÿ : .Cela þÿ s u fû - rait à recommander ce numéro, qui contient encore bien d'autres choses intéressantes.
Dans l'Ècho du Merveilleux, M. Gaston Méry publie une très intéressante étude sur le supra-physique, où il soutient, à son insu sans doute, toutes les théories occultistes sur les phénomènes psychiques. Nous ne pouvons, du reste, que l'en féliciter, mais pour þÿ v é r iû e r notre assertion, on n'a qu'à lire la brochure de Papus, parue il y a plusieurs années : « Lumière invisible, Médiumnité et Magie þÿ : .
Le Moniteur des Études psychiques est très documenté au point de vue des faits psychiques, et contient de savants articles sur la direction à donner å leur étude raisonnée et ___,_,_._--
96 1.`u~a rrumox méthodiquc. ll est agrémenté d'une nouvelle très curieuse : « La Hachette d'Argent þÿ : ,à base magique.
Le Bulletin de la Société d'Études psychiques de Nancy contient un travail original sur la Physionomie, par un ancien élève de l'École polytechnique, travail très sérieux et pratique, basé sur les types planétaires, qui permettent une minutieuse analyse, et de subtiles difïérenciations; nous préférons cependant la simple classification en S. N. B.
L., qui peut être poussée très loin dans ses combinaisons, et qui est cependant plus claire ; mais, lorsqu'on possède bien cette clé, on retire alors grand þÿ p r oû t de l'étude des types planétaires. A La Revue scientifique et morale du spiritisme défend plus spécialement la doctrine spirite pure, d'une façon très lumineuse d`ailleurs.
Parmi les revues étrangères, Anubis, revue encyclopédique des sciences occultes semble devoir obtenir un grand succès. .i Le Gérant: Eucaussis. -_i._.Î Paris. - Imp. E. ARRAULT et Cie, 9, rue N.-D.-de-Lorette.
þÿ - n ¼ . « - - DÉJA PARUS ; ERNEST DAUDET POSTE RESTANTE lRorn.a.n Un vol. gr. in-1S_j¢fs11s. Relié. P1-ihr _' 3 50 .l.-ll. ll()SN' LES DEUX FEMMES i Boxnan _ Un vol. gr. in-18 jésus, Relié. Pi*z'.r: 3 fr. 50 PIERIÈE VALDAGNE LA OONFESSION DE NIOAISE Rolnan Un vol. gr. l.Il~lS _/'(;8IlS, Relié. I'/*ir _' 3 /in 50 RENE M/xlzlcnm* TROP .|OL.lE Etorn.an `- Un vol. gr. l'Il~l8 jésus. Relié, Priw : 3]r.
50 JEAN RAMEAI7 LE ROMAN DE MARIE Rornan X Un vol. gr. i/1-18'/lisais. Relié. 1)I'l..I7I 3 /in 50 ANTONIN þÿ L . A " E l a ( a N E .IEAN COSTE ou 1'Instituteu.r de Village Un vol. gr. in-18 jésus. Relié, Prix : 3 /`r'. 50 . LE LIVRE RELIE A 3 FR. 50 (fest une heureuse innnvation que vient de faire la Société d'Editions Littéraires et Artistiques, en lançant ses Romans Reliés au prix ordinaire de 3 fr. 50.
On peut considérer cette tentative comme devant transtbrmer la librairie française- il y a longtemps que les Qnglzlis, tnujuurs plus pratiques et plus soucieux de satisfaire lt puhlir, avaient commence. Nuus ne verrons donc plus bientôt ces pauvres livres mollement hrochês, þÿ r -û ' < - u i l l é s sali<_ roulés ù la première lecture, bons tout au plus à rester sur la hanquette du vagrwn un .lc la voiture.
Le succès «Tune pareille initiative est certain. puisque tout le monde. maintenant, aura ses volumes tout reliós pour le mfm: prix que les anciens volumes brochós. et wuþÿ n i l i l i i n l i è i ¼ i e ne manquera pas de variété. puisqnu- l'nmemonta_tion et les nuanves dillêre- *ont suivant les titres. (§'e<t une révolution en lihrairie
En mt: à la lihrairlu Paul IILLEIIIIIIIFF. il), Ghaussúu-¢|'l||lin _ ÉDITIONS DE L'INITIATION ÎÎ ALBERT PCHSSON Ijlnitiation Alchimique Treize lettres inédites sur la pratique du þÿ G r a n d - C E ú : : r e , avec réface du D' MARC HAVEN et un portrait d'Albert Poisson, gs pages............... 1 franc ._.LÎ.i_.-Î1 M.FRANCO Les Sciences Mystiques _ LES JUIFS D`C)RIENT 68 pages ............... 1 fr. 50 SEDIR Le Bienheureux Jacob þÿ B S h Le cox-doxqxqîer-philosophe RELATION VÉRIDIQUE DE SA VIE ET DE SA MORT DE SES UEUVRES ET DE SES DOGTRINES D'après les Récits ~ D,ABRAHAM voN FRANKENBERG mas D" Conmauus Wmssuza, Tonms Kosma, ni: MICHEL Cuaîz ET ou þÿ C o u s z x ¼ u z n Hsoisrwrlus
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AVIS A NOS LECTEURS Les þÿ S u v r e s de Louis-Claude de Saint-Martin ont été rééditées sous la direction de l'Ordre Martíníste. Chacune de ces rééditions est absolument conforme à Porigínal. Il est donc inutile de payer 25 ou 30 francs des volumes qu`on peut avoir à bien meilleur compte dans leur texte intégral.
On trouvera à la Librairie Paul OLLENDORFF, 50, Chaussée d`Antin : LE TABLEAU NATUREL Des rapports qui existent entre Dieu, l'Homme et l'Unívers Un volume in-8 au þÿ p r i S de 7 francs ET L'Homme de Désir Un volume in-8 au prix de 7 francs. Ces rééditions sont tirées à petit nombre þÿ d ' e S e m p l a et seront vite épuisées.
Nos lecteurs doivent donc se presserÿ ._.1._ Prime àux Lecteurs de I'lNlTIATION Contre remise de ce bon, le volume « le Tableau Naturel þÿ : : sera vendu cinq francs au lieu de sept, port à la charge de Pacheteur. ' Paris-Tours. - Imp. E. Arrauk et C", 9, rue Notre-Dame-de-Lorette.