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Revue philosophique des Hautes Etudes - Punuáz MENSUELLEMBNT sous LA DIRECTION me ` PAPUS Î- Q 0- E* Docteur en médecine -_ Docteur kabbale ` I '57"'° 5VOLUME.- 16"° ANNEE __Î__Î SOMMAIRE DU N° 3 (Décembre 1902) __.4Î.. ' . PARTIE EXOTÉRIQUE ' Les Alyslères d'une feuille de papier (avec deux gravures) (p. 193 à zoo) ....... ..... C'° de Tromelin. Formes et astrazçx (pr 201 à 219) ...... ~. _ Tidíanenq.
PARTIE PHILOSOPHIQUE Quelques applications de la psychométrie (p. 220 à 251) .... ................ G . Phaneg. Gottlieb Latz. Gabriel Sacy. _ A. François. Au Pays des Esprits (suite et /in) (p. 261 à 267). . Notes sur la grammaire .de Pcînini (suite) (p. 268 a 273). . .... ............ _ . PARTIE |N|T|ÁT|QUE Les Évangíles (suite) (p. 274 à 278) ...... Les Areanes alchimiques (p. 232 à 244) ..... ' Le Babysme (p. 245 à 258) ...........
Un fait psychique (p. 259 et 260) ....... x. , Jåga. Zhora. * Rose Croix. - École fîermètique. - Ordre kabbalístique de la Société des conférences spiritualistes. - La mort de l`abbé Roussel. _ Bibliographie. - Livres reçus. - Revues et Journaux. Tout. ce qui concerne la Rédaction et. les Échanges doit être adressé 5, rue de Savoie, à Paris-VI°. Téléphone - 260-90_ .sumxis'r|m*|<îm _ .imNNi311§N'rs._ Axwoxcies ` |_|BRA|R|E mue.
OLLENDORFF -(P.-llîlï ~ 50, C/ILIIISSIÎC"(1y:Î./Zll.l1, 50 _ PAIHS p,4_ . '. - ,Î__î.__. Le Numéro 2 UN FRANC. - Un An 2 DIX FRANCS
PRQGRAMME i .ii Les Doctrine: matérialistes ont vécu. ' ` Elles ont voulu détruire les principes éternels qllî SGD! 1'¢SS¢D¢¢ de la Société, de la Politique et de la Religion; RIJIÎS elles 0'001 abouti qu'à de vaines et stériles négations. La Science expérimentale a conduit les savants malgré eux dans le domaine des torces purement spirituelles par l'hypnotisme et la suggestion å distance.
Eifrayés des résultats de leurs propres þÿ e x p e * i è a t § C ¢ S : 1% Matérialistes en arrivent à les nier. '._ Iflnitiatíon est l'organe principal de cette renaissance þÿ s p i  l ' Î I 1 liste dont les efforts tendent: Dans la Soienoe, à constituer la Synthèse en appliquan 18 méthode analogique des anciens aux découvertes analytiques d S expérimentateurs contemporains.
Dax!! lai Religion, à donner une base solide à la Morale par la découverte d'un même ésotérisme caché au fond de tous les cultes. Dans la Philosophie, à sortirdes méthodes purement métaphysiques des Universitaires, à sortir des méthodes purement physiques des positivistes pour unir dans une Synthèse unique la Science et'la Foi, le Visible et þÿ l ' O c c u l : t e , la Physique et la Métaphysique.
1 Au point de vue social, Plnítiation adhère au programme de toutes les revues et sociétés qui défendent Yarbitrage contre Farbitraire, aujourd'hui en vigueur, et qui luttent contre les deux grands fléaux contemporains : le cléricalisme et le sectarisme sous toutes leurs formes ainsi que la misère.
' þÿ E nû n Plnitiation étudie impartialement tous les phénomènes du Spiritisme, de l'Hypnotisme et de la Magie, phénomènes déjà connus et pratiqués dès longtemps en Orient et surtout dans l'Inde. lflnitiation expose les opinions de toutes les écoles, mais n'appa1-tient exclusivement à aucune. Elle compte, parmi ses 60 rédacteurs, les. auteurs les plus instruits dans chaque branche de ces curieuses études.
La première partie (Exotérique) expose aux lectrices ces questions d'une manière qu'elles savent toujours apprécier. La seconde partie (Philosophique en Scientifique) s'adresse à tous les gens du monde instruits. _ Enfin, la troisième partie de la Revue (Inítiatíque) contient les articles destinés aux lecteurs déjà familiarisés avec les études de Science Occulte.
V * Ijlnitíation paraît régulièrement du 15 au zo de chaque mois et compte déjà quatorze années d'existence.- Abonnement : tofrancs par an. _ _ (L¿es collections des deux premières années sont absolument eputséeaà ,
_ Ulnitialion du I.5 Décembre 1902 _ PÊINCIPAUX RÉDACTEURS ET COLLA-BQRATÈURS ~ DE ïlniíiation -Î-1 Î ~ PARTIE INITIATIQUE SAINT-YVES D'ALvEYDRE - Amo - F. CII. BÁRLET, S.°.*I.'.§ - GUYMIOT. - MARC HAvEN, S.'. Lag - JOLLIVET-CASTELOT. - JULIEN LEJAY, S.'. I.-. g - EMILE MICHELET, S.'. 1.7. (C. G. E.) - LUCIEN MAUCHEL, S.'. I.°. (D. S. E.) MoGD, Sn. I.'. - þÿ P A I : U s , Ss. I.'. - D' ROZIER. - SEDIR, S.*. I.°. '§. - SEI.vA, S.'. I.'. (c. G.
E.) _ A . . ,_ * PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE _ ABIL-MARDUK. - AMELINEAU. - ALERI-I. - AMARAVELLA. - D' BARADUC. - SERGE BASSET. - Le Fx. BERTRAND 3o* - ÊLITZ. - Bo:ANov. - ERNEST Bosc. - CJ. BRICAUD. - JAcQUEs ÊRIEU. - CAMILLE CI-IAIGNEAU. - CHIMUA DU LAFAY. - ALFRED .E DAIN. - G. DELANNE. - ALBAN DUBET. - A. ERNY. - FABRE DES ESSARTS. - L. ESQUIEU. - DELÉÎINIER. - JULES GIRÂUD. - D' FERRAN. - L. GOURMAND. - L. HUTÇHINSON. - E.
LEFEEURE. - L. LE LEU. - L. LEMERLE. - LECOMTE. - þÿ N A I : o L E o N NEY. - G" C. NOEL. - 'HORACE PELLETIER I- PI-IANEG. - G. PDIREL. - )UESTOR Vn'cE. - RAYMDND. - SADRUS. - L. þÿ S A T U R N I N U S : - )' SoURDEcx. - THOMASSIN. - TIDIANEUQ. - G.VI1*oUx.-YAI.'rA. 30 . PARTIE LITTÉRAIRE V _ MAURICE BEAUBOURG.- JEAN DELVILLE. - Es'rRELLA. - E. GoU~ DEAU. - MANOÊL DE GRANDEORD. - L.
HENNIQUE. - GABRIEL DE LAUTREC. - JULES LERMINA. - JULES DE MARTHOLD. - CATULLE MENDEs. - GEORGE MONTIÈRE. -LÉoN RIo'roR. - SAINTFARGEAU. - R. SAINIE-MARIE. - ROBERT SCHEEEER. - EMILE SIIDGNE. - CI-I. DE SIVRY. ' _ 4. L 5 P oEsI.E . G ARMELIN. - CII. DuDoURc. - þÿ R o D o L I : I ~ I E DARzENs. *JEAN G 1ELvII..I.E. - YVAN DIFTSCHINE. - E. GIGLEUx. - Cn. RDLLEAU. - MAURICE LARoERIs. - PAUL MARROT. - EDMDND PILON. - DE TALLINAY. - ROBERT DE LA VILLE!-IERVÉ. þÿ , íû
Ulnítiaiíort du 15 Décembre 1901 þÿ : HLIÎIEIATION ""såi'ÊL"å"E"" ` DIRECTION _ ADMINISTRATION 5, rue de Savoie, 5 ABONNEMENT, TÉI-"WWF " WH" ruanxclrrã: vnnrn au þÿ N u m a n o _ C D Limit-is Paul onnnnonrr rait I |. : _ DIIICTEUI mionrr : Paul SÈD IR 50' c"a""é°'dIA"u"' 50 - Rédacteur en chef : PA F.-Ch. BABLET Secrétaire: de la Rédaction : þÿ F R A N C E :un in- '° tr' J.
L.;.|Av - þÿ s ¼ a n u sÉTRANGER, _. iz tr, RÉDACTION. - Chaåue rédacteur publie ses articles 'sous sa seule responsabilité. L'in épendance absolue étant la raison d'être de la -Revue, la Direction ne se permettra jamais aucune note dans le corps d'un article. - , Prière d'adreuer tous les échanges: 87, boul.
Montmorency, Paris Mauuscrurs. - Les manuscrits doivent être adressés â la redaction.vCeux qui ne pourront être insérés ne seront pas rendus à moins d`avis spécial. Un numéro de la Revue est toujours comïosé d'avance : les manuscrits reçus ne peuvent donc passer au p us tôt que le mois suivant.
' L°Initiation est, en France, le seul organe þÿ o fû c i e l des centres suivants : Groupe Indépendant d`Études Ésotériques. x.6oo Membres, 104 Branches et Correspondants. _ Ordre Martiniste. ' Ordre Kabbalistique de la Rose + Croix. École Supérieure libre des Sciences llermétiques. Société Alchimique de France (avec la Revue l"Hyperchimie). . » Union Idéaliste Universelle. F. T.L. (section française). * Rite Swedenborgien (Loge INRI)
þÿ ( Î § g Q a Î ® Î 5 a Î 6 b Î í 3 Î ¿ a : , g : + Q Î Q Ö W Q C Ê Ê Î C D Î C D Î ¿> .&î9¿£2§?¿S9¿S9¿§Â9¿s AUAUÁÀÊ9 þÿ A î ã a ä a î PARTIE EXOTÉRIQUE v Les Mystères d'una fouille de þÿ ¼ a ¼ i u r Lettre à Monsieur le D' PAPUS 1-Î, Marseille, le 3 Décembre 1902. Mon CHER MONSlEUR,. Je viens de voir, dans le numéro de l'Initiation de novembre, la reproduction d'un essai, selon ma méthode, exécuté par M. et Mme P. F. B.
Permettez-moi de discuter ce dessin, qui ne me paraît pas du tout fait selon mes procédés.
En þÿ eû e t , ce qui caractérise mes productions, c'est : 1° qu'il n'y a pas de traits dans mes dessins; 2° que tous mes personnages, si petits qu'ils soient, se décomposent en d'autres personnages plus petits, jusqu'à l'extrême limite des ombres chinoises, qui donnent alors des personnages minuscules ; 3° que si on examine les contours de mes personnages quelconques 18 ...î-__
194 L'iNt1'Lu'ioN [DÉCEMBRE avec une forte loupe (grossissant cinq ou six fois), ces contours sont formés par de l'écriture, très difficile à lire, il est vrai, mais qui n`en existe pas moins; 4° que toutes les parties qui forment ombres ne sont que des groupes de petits personnages,et que ces personnages, grands ou petits, sont les caractères dont l'écriture est formée.
C'est ce qui explique pourquoi le buste d'un personnage est formé par une tête plus grosse, qui est elle-même un caractère ou plusieurs caractères. Il y a aussi, très souvent, des yeux doubles à une même þÿû g u r e , ou double regard. En outre, nos personnages, ont au besoin plusieurs bras ou mains accomplissant des actes dilïérents.
Ce sont des dessins parlant; 5° qu`en þÿ r eû v e r s a n t le tableau, ces groupes forment d"autres groupes, dontles sujets varientselon les quatre sens où l'on peut les regarder ; 6° que ceci est tellement général comme caractère décisif que les yeux mêmes d'une figure d'une dimension appréciable forment aussi des groupes de personnages en les regardant à cette forte loupe; 7° bref, pour qu`un dessin soit de mon école, la loupe forte doit décomposer les plus petits sujets en d'autres plus petits.
Sinon, ce ne sont plus des dessins de mon genre, car c'est absolument cette décomposition à þÿ l ' i nû n i qui constitue le réel caractère merveilleux de mes productions.
C'est ce qui empêchera absolument un dessinateur ou un graveur, si fortqu`il soit, de copier mes þÿ S u v r e s ; et c'est aussi ce qui a fait dire aux artistes qui les ont examinés à la loupe' et non þÿ s u p e : y * i c z ` e l l e m e n 1 , que ces dessins paraissent au-dessus 'du génie humain... Si vous voulez bien publier l'une de mes þÿ S u v r e s ,
1902] Las mvsrizm-:s DÎUNE þÿ n z u r ¼ u z na PAPIER 195 au lieu de cette petite tête þÿ i n s i g n iû a n t e , que vous avez publiée, et faite en quelques secondes et sans prétentions, vos lecteurs, les artistes et les graveurs, pourront þÿ v é r iû e r à la loupe tout ce que je viens d'écrire. cnrrroua nu massm ne Novrzmnm-: de l'Initz'ation. Dans le dessin que ce numéro renferme, on ne découvre aucun des caractères que fai rénumérés.
Mais cela ne m'étonne pas, puisque vos lecteurs n'ont rien vu de moi encore, et qu'ils ne savent pas ce que je puis produire. C'est tellement vrai que j'ai reçu aussi, de mon côté, un tas de lettres qui me demandent de combler cette lacune, et de montrer ce qui a été annoncé. J'ai reçu aussi douze dessins de différents amateurs, même de Pétranger. M. E. Amati, de Naples, m'a envoyé deux planches dans le genre de celle de M. et Mme P. F. B.
C'est bien comme début; mais on voit les traits, les hachures., Ce sont des dessins faits à la pointe d`un crayon très pointu ; et, si vous les regardez à la loupe, vous n`y voyez aucune trace de cette merveilleuse décomposition qui est le caractère exclusif de mes þÿ S u v r e s , qui feraient le désespoir des graveurs, si nous n'avions aujourd'hui la phototypie pour obtenir des reproductions. Étant mathématicien, je suis précis, et il n'y a pas
1g6 L'1Ni'r1A'r1oN un des petits détails indiqués par moi qui n'ait sa valeur obligatoire. Mes imitateurs doivent agir ainsi, sinon les amateurs qui me font l'honneur de vouloir marcher sur mes traces rfarrinferont à rien. J`ai déjà écrit à ces amateurs, qui emploient des crayons Conté n° 1 ou 2. ou des crayons pointus, qu`ils ne pouvaient pas m`imiter avec ces crayons. J'ernploie, je le répète, un énorme crayon Conté, appelé sauce, gros comme un fort cigare, et non taillé. Je ne cache pas mes méthodes, comme certains médiums; au contraire, je ne demande qu'à faire de nombreux prosélytes, parce qu'après les dessins, nous avons à étudier cette écriture divine, dont j'ai à peine parlé et qui est à elle seule toute une révélation. Je n'ai pas encore abordé le centième des résultats que je connais seul actuellement, mais que je dévoilerai au fur et à mesure que ma découverte sera mûre pour les nouveaux initiés. ' Sans la loupe, vous ne ferez et ne verrez rien : car c'est cet instrument qui dévoile le côté merveilleux caché dans mes dessins et l'écriture en énormes ou minuscules caractères. J'ai déjà dit que cette écriture secrète était formée par des lettres représentant des visages et des personnages. Dans le dessin que j'envoie à Hnítiation, vous en avez un exemple en haut, à droite : Voyez le mot secret. , - ' Comme les petits dessins ne sont que la reproducDigitized byGoogle
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uas Mrsràmas n`uN1-: FEUILLE nr: mprnn 197 tion des grands, cela explique comment les grandes þÿû g u r e s peuvent aussi être de l'écri_ture en gros caractères. Le dessin de novembre de Flnitialion ne renferme aucun écrit.
Sur le collier de fer enserrant le cou de la belle tète du supplicié, vous lirez en gros caractères : carcan, cadavre, cabale, cage, arêté, écarté, etc. En retournant : sorcier, sort, sortilège, réservé, 1535, fermeture, etc. D'où je conclus que ce supplicié a été exécuté en 1535, et que le patient était un sorcier accusé de sortilège; qu'il a été mis au carcan, etc. Ce simple mot est toute une phrase.
Mais, j'ai accentué les lettres exprès, au détriment des petits personnages qu'elles forment. .Si on examine cette tête, on verra que c'est tout un monde. 1° En regardant bien, on lui voit les yeux fermés, un regard voilé, les yeux ouverts et éteints, comme à un cadavre qu'il est.
Les rides que la soulïrance a formées sur son visage et les traits de sang coagulé forment quatre groupes de personnages petits, dont les quatre sujets changent selon le sens où l'on regarde. La femme d'en bas a les yeux doubles et deux -regards en haut. ll en est de même de Satan et de la vieille mégère, dont les yeux paraissent bouger en les regardant þÿû x e m e n t . Vous lirez mon nom dans les plis de son bonnet, à droite : Tromelin. Il y a aussi beaucoup de surprises, que~je laisse aux artistes le soin de découvrir. Pour en montrer le genre,
198 L'lNlTIATlON je me bornerai à indiquer que la vieille tientà la main un verre en forme de coupe, formée par le bas du visage de la femme masquée. Satan tient et conduit la main de cette mégère pour faire avaler le philtre à la femme masquée. L'oreille droite de Satan représente la tête d'un gros serpent, dont le corps est formé par les boucles de cheveux de la femme masquée.
Cette tête de serpent se décompose, dans tous les sens, en petits goupes de personnages minuscules. ' Voyez cette scène du Sabbat, au centre du dessin, et celui qui écrit sous le nez de la grosse tête... Enfin, pour ne pas m'étendre davantage sur la description de ce dessin, je dirai que tout, absolument tout, se décompose en petits personnages. même les mains, surtout en regardant à la loupe, sans laquelle on ne peut voir le côté merveilleux.
Je dirai que j'ai dessiné, en guise d'images, en haut, des groupes de petits personnages et, à gauche, un autre groupe un peu plus gros. Ceci a pour but de montrer que j'aurais pu faire toute la planche en personnages de l'une de ces trois grandeurs. Mais on voit que les petits comme les gros, se décomposent à la loupe de la même façon, car ces petits groupes ne sont que les sujets représentés en gros dans d'autres planches.
Voyez cet évêque qui bénit... cet enfant et croise ses deux mains sur le cou d'une petite þÿû l l e . Plus on regardera ce dessin et plus on y verra de choses imprévues. Il n'est cependant qu'une esquisse, faite pour les lecteurs de l'Ini'tz'atíon, où j'ai laissé à
Les MYSTÈRLS DYUNE FEUILLE DE PAPIER 199 dessein beaucoup de parties incomplètes, pour ne pas trop charger la planche et qu'on y voie plus clair. Je crois que cette þÿ S u v r e a un caractère tout à fait þÿ d iû é r e n t de la production de M. et Mme P. F. B-, dont* le dessin n'a rien, je crois, des caractères du mien.
C'est un débutà encourager; et, d`aîlleurs, rien encore n'avait pu les þÿû x e r sur ma maniere de faire, puisqtfils n'avaient vu aucune de mes productions. Je possède une collection unique au monde de dessins très différents les uns des autres, comme genres, tout en ayant Iesmèmes caractères fondamentaux que j'ai indiqués.
J'informe les amateurs que ces þÿ S u v r e s vont être éditées par la librairie du Panthéon, 5, rue þÿ S o u fû o t , où ils pourront se les procurer.
Leur étude à la loupe leur causera de profondes surprises. * Sans encore développer mes théories, permettezmoi, mon cher Monsieur, de ne pas accepter, en ce qui vous concerne, cette conclusion : * « Il est, du reste, évident que, les dessins produits semblent bien être en rapport avec la mentalité de Yopérateur, qui choisit d'instinct les figures qui correspondent à ses goûts esthétiques. » ` Tel n'est pas mon cas; car j'ignore absolument d'avance ce que je vais produire.
Je me borne à ne pas trop charger mon dessin, qui serait noir. partout sans cela. Au contraire, je tâche de supprimer beaucoup de þÿû g u r e s inutiles; et mon gros défaut, à l'heure actuelle, est encore de trop charger mes dessins. Je veux dire, en résumé, que le sujet qui sort de
zoo LÎNITIATION mes mains n'a aucun rapport avec mon état d'âme, vu que Pesquisse del'ensemble de mon dessin est faite en quelques instants, sans même que je sache ce que j'ai fait, et j"en suis le premier stupéfait. Il n'y a aucune inspiration, celle-ci étant d'avance dans le papier, sous une forme invisible que mon de crayon me révèle. Veuillez agréer, mon cher Monsieur, l'expression de mes meilleurs sentiments. "' COMTE DE Tkomsuw, _ 3, rue du Théâtre-Français, Marseille. o n 0
.FORMES & ASTRAUX Comme bien d`autres, la maladie me gagne et je frotte le fusain sur le papier mystérieux. Le lot n° 1 renferme mes premiers essais. Je crois ne pas avoir opéré sur le bon buvard, aussi mes résultats sont un peu différents de ce qui a été fait jusqu'ici. Je frotte légèrement, et, en regardant un peu obliquement, il me semble voir apparaître une ou plusieurs tormes. Je les accentue par quelques coups de crayon et quelques ombres.
Comme moyen de production imprévu de dessins, c'est original, récréatif, cela constitue un gentil jeu de société pour petites villes paisibles, mais quant à y voir la main de l'Invisible, je reste sceptique, et en cela le comte de Tromelin, que la foi n`a pas encore touché, et qui se montre si incrédule pour les manifestations occultes, m'y engage : on ne doit pas être plus royaliste que le roi l .
L'inventeur a donné son procédé et a laissé à d'autres le soin d'en chercher la théorie. On en a trouvé non une, mais plusieurs, et ce n'est pas moi qui oserai les nier, car dans toute idée fausse, mais rai202 L'n~zi'r1A'1'roN _ sonnable, il y a des parcelles de vérité.
Je me contenterai de les discuter. _ Seulement examinons : chaque atome de matière a son âme individuelle; plusieurs atomes réunis fondront leurs âmes individuelles en une âme collective; ce sera un corps.
Mais comme les corps» s`édiþÿû e n t selon des lois particulières pour chacun, une âme plus matérielle se montre et les fait - vivre. - Jusqu'ici, c'est parfait; ce sont les principes de la Nature - Trois - appliqués aussi bien aux corps dits inertes qu'aux corps animés. Entre chaque molécule formée d'atomes il y a des vides. Ces molécules se groupent, suivent des agencements constants, formés de pleins et de vides.
Pourquoi les astraux ne se fourrent-ils pas dans une solution de sucre et ne la font-ils pas cristalliser, en laissant aussi leurs empreintes ?Vous me répondrez: la force -dite þÿ aû î n i t é - est si puissante qu'el1e réunit les molécules þÿ - : rejetteles astraux, qui s'échappentalors comme le ferait 1'eau d`une éponge que l'on serrefait, et, enfin, pour nepas être battu, vous me diriez : mais examinez tel morceau de sucre candi et tel autre, ils ne se ressemblent pas extérieurement; si les cristaux isolés sont semblables, Pensemblede leur groupement diíïère, les astraux ont þÿ i nû u e n c é þÿ l ' é d iû c e .
Or, ce qui a dû l'in* þÿû u e n c e r , ce sont mille causes: la quantité du liquide, la richesse en sucre, la température, la vitesses de Popération, les trépidations, l'état électrique, hygrométrique. etc. Voilà ce qui donne la diversité. On medit, « lorsqu'une matière broyée est entraînée à-l`état de pâte moitié liquide, les astraux se trouvent
- FORMES ET ASTRAUX 203 dans tous ses interstices. Que cette pâte soit arrêtée, les formes astrales restent ainsi fixées. » Pour þÿ i nû u e n c e r la matière, obtenir son déplacement, il faut une force, et en eílet vous leur en donnez une.
J'admets même qu'elle est relativement considérable ; mais encore, dans ces cas, je ne vois pas bien comment elle pourrait agir, y eût-il beaucoup d'ast'raux, dont les forces réunies seraient capables de mettre en place toutes les particules ténues qui les environnent. Les astraux sont partout, voyagent dans Pespace, c'est un second monde d'êtres formés, dissout dans notre monde visible (1). Quoique non palpables, ces êtres ont des dimensions.
Admettons les infiniment petits, ils auront des formes rudimentaires, géométriques, - ce sont les microbes de l'astral de Decrespe, - mais admis ainsi ils ne donneraient comme arrangement des molécules des corps que ce que nous révèle le miscroscope puissant: des organes à cellules deformes simples.
Il faut chercher autre chose et, de même qu'un végétal, un animal, un homme, malgré la complication de leurs formes, ne sont que des agencements de cellules diverses, ayant leur vie propre et de formes élémentaires, il a été admis que les þÿ i nû n i m e n t petits de l"astral se groupaient eux aussi suivant - la loi des Formes - (pour appeler par un nom quelque chose que nous saisissons sans en savoir les causes), et que la loi qui régit les groupements des cellules matérielles avait aussi son effet (x) D`après les théories de l'occultisme.
2o4 ' L'iNrrt1moN dans le monde astral et y produisait des þÿû g u r e s , des corps semblables aux terrestres. Le prouver est plus difficile, et je comprends qu'on soit tenté de s'élancer sur toutes les pistes qui donneraient certitude au problème et hâteraient sa solution.
Donc nos astraux sont groupés en corps; je l'admets, et, pour rendre la démonstration palpable. il nous faudra supposer que, serrés les uns contre les autres, ils þÿû o t t e n t dans l`espace comme un banc de poissons dans la mer, un amas de grenouilles, de têtards dans une mare. - Je prends ce dernier terme de comparaison et mets dans un bassin à fond mobile vingt poignées de têtards serrés les uns contre les autres, que i`enrobe dans une pâte argileuse ou autre, d'une þÿû u d i t é voulue; j'agite, triture, fais écouler le liquide, et, lorsque mon gâteau aura la consistance voulue, si je veux voir ce qu'il en résulte, je näurai qu'à pratiquer une section horizontale.
Or je n'apercevrai nullement les formes des têtards, mais des contours indécis, répondant à un amas de têtards, et de plus, suivant que les incisions faites seront plus ou moins hautes, les dessins obtenus changeront d'aspect, ce qui a lieu dans les gamahés. y J'insiste surtout, et il n'y a qu`à se reporter aux dessins déjà publiés par'l'1nitz`alz'on, - les astraux _ qui y figurent ont des dimentions très respectables, et, lorsque je prends un jeune têtard, je suisldans le vrai.
Il n'y a'pas même à chercher si loin, la nature s'est chargée de nous fournir de nombreux exemples lorsqu'elle a formé les marbres, les poudingues, les brèches, etc. Nous y voyons assez les empreintes laisrfomur-:s ET Asrawx 205 sées dans la pâte par les êtres réels qui y abandonnèrent leurs carapaces, ou þÿû r e n t échange de leur substance, molécule par molécule, avec le linceuil qui les entourait.
Mais là encore, aussitôt qu'il y eut amas d'animaux, les formes devinrent indécises. Ce qui coupera court à tout cela, c`est que dans le papier les þÿû g u r e s ne sont obtenues que par : 1° Les Saillies, les reliefs du papier non encollé et non satiné; 2° L'Inégalité dans le blanchiment de la matière première; 3° Les Défectuosités dans Fhomogénéité de la pâte.
Des parties de chiffons sont plus ou moins bien þÿ e fû l o c h é e s , triturées et en se déposant elles font saillies et grumeaux, interceptant la lumière, si on regarde le papier au jour. De sorte que, seules, pour ainsi dire, les forces combinées de la pesanteur agissent pour Pentrecroisement, la juxtaposition des particules inégales qui doivent constituer le papier.
Rien n'est dû au hasard, mais les astraux ne se placent pas entre les particules. C'est la pesanteur combinée avec les remous du courant d'eau qui fait le travail. Donc la découverte du comte de Tromelin, tout en étant très curieuse est néanmoins très bien en place dans l'Initz'ation, quoique dépourvue de merveilleux, parce qu'elle sert justement, à mon avis, à mettre en garde contre ledit merveilleux, que beaucoup voient partout.
V Mais des expériences semblables ont été faites pour nous tous: regardons un vieux mur, au bout de quelques instants toutes ses vertes moisissures prennent
206 L,lNl'l"lATl0S des airs de figures d'animaux; on y voit de vraies batailles. Qui, étant couché, n`a pas contemplé, en rêvantå moitié, sa vieille tapisserie de papier peint et alors les sections de þÿû e u r s , de feuilles, d'oiseaux deviennent figures, grimaces, monstres? Au crépuscule, ce sont les arbres, les saules qui prennent des formes fantastiques.
Or, dans les noircissures de notre papier, il en est de même, il suffit de différencier les reliefs. Ce n`est pas là que nous arriverons à résoudre le problème dela forme des astraux. Il y a une chose certaine, c'est que personne n'a jamais pu concevoir une forme en dehors de ce qui existe dans les productions terrestres. On a fait des monstres composites, mais leurs organes se retrouvaient par-ci parlå.
Voyez Paracelse, Callot, Berbiguier, les dessinateurs spirites, les voyants d'entités astrales, ce qu'ils produisent ou décrivent est toujours du connu; ça existe ou a existé aux premiers âges de l'humanité ou avant. Lorsqu'on a vu les dernières découvertes des rayons X et de la télégraphie sans lil, la photographie directe d'un astral, ou indirecte par un sensitif, me semblerait devoir donner des résultats plus probants.
Si elle ne peut agir directement, grâce à la transformation des énergies (électricité en chaleur, magnétisme en action photogénique, etc.), une vibration partant du cerveau pourra toujours être utilisée à inþÿû u e n c e r une plaque photographique. Il restera à interpréter le signe, le symbole qui viendra au révélateur. Áùa
FORMES ET 'ASTRAUX 207 L'expérience se résumerait à ceci: une personne pense, voit en pensée un cheval. Elle impressionne la plaque, l"image d'un cheval paraît. On ne l'a pas encore obtenu. mais dire qu'on ne pourra pas l'ob~- tenir pour moi est absurde. ' La même personne dort, mais rêve ; elle crie avec terreur; Pexpérience recommencée, on voit un monstre sur la plaque, la personne réveillée dit avoir rêvé au monstre.
Nous voici dans le domaine de Pimagination, de l'astral si on veut, mais c'est un être non _palpable et non plus un cheval visible qui a þÿ i nû u e n c é le cerveau. Certains voyants, même en plein jour, disent voir les astraux ; sont-ils l'objet dfune hallucination particulière ? Là est la question, toujours est-il que par ce procédé on pourrait enregistrer leurs visions. Com-, ment pourrait-on s'assurer qu'ils voient réellement?
En leur suggérant à leur insu d'autres formes, on verrait bien s'ils sont sincères ou si leurs impressions changent. En ébranlant l'espace qui est devant eux sans qu'ils s'en aperçoivent, le milieu ébranlé devant amener - la danse - du contenu. Des décharges électriques et des émanations gazeuses produiraient des effets analogues (se rappeler les poussières atmosphériques).
S'ils voyaient toujours leurs astraux aussi calmes qu'au premier moment, c'est qu'ils_ résident dans leur seule imagination. þÿ E nû n , preuve vraiment concluante: si à dix pas devant moi il y a un chien, et qu'à mes voisins de droite et de gauche je demande ce qu`il y .a devant moi, et que chacun me dise : un chien de ____Î_.__- %,_______.-. Îi_
208 L'1Ni'rlATroN telle manière, j'en conclus que j'ai bien affaire à un chien. De même, si à deux voyants, env désignant un meuble, je demande ce qu`ils voient dessus et qu'ils me disent: des astraux en tel nombre et de telles formes, j'en conclus, si i'ai pris les précautions nécessaires, qu`ils les voient. Mais si un me dit qu'il voit des híboux et l`autre un éléphant, j'en conclus qu`ils ne voient rien du tout ou n'ont pas les mêmes lunettes!
La question des formes est, du reste, de la plus haute transcendance et peut ne pas être ce que nous pensons. Elle est simple comme - l'Unité, - source de tout, et - Multiple - comme l'infini des combinaisons des chiflres; ses règles se réduisent à quelques formules, bases de þÿ l ' é d iû c e . Les applications eíïrayent, déroutent Fimagination par leur diversité.
Quelques lignes cherchant à nouer entre elles des idées bien diverses feront mieux comprendre ma pensée. La forme et la matière qui est chargée de l`exprimer, þÿ d ' i nû u e n c e r nos sens, ne sont assurément qu'une illusion de plus, comme la couleur, la chaleur, etc. Et un jour viendra où on démontrera qu'entre un rève et une scène réelle, il n'y a qu'un échelon de différence sur Péchelle de l'illusion.
C'est l'application du fameux triangle - base matière - au bas; - pointe immatérielle au sommet, - renfermant en lui tous les états de transition possibles. Le point, c'est la manifestation, - l'existence ; -il se déplace en avant d'une manière rectiligne -- c'est la'ligne droite, la multiplication. De la ligne droite découlera le plan, le cube. *Î
FORMES ET ASTRAUX 209 Mais, dès son déplacement en avant, le point peut se déplacer aussi latéralement, c'est la ligne courbe, qui deviendra circonférence, ou quelconque. Toutes les surfaces courbes et corps à surfaces courbes en découleront. Du mélange de ce que donnent la droite et la courbe résulteront toutes les formes *réalisées ou à réaliser elles se décomposent toujours en ces deux seuls éléments. La droite c'est le Lingam, se reproduisant, rigide, toujours égal à lui-même, le principe mâle. Le Yoni est la courbe, variant sans cesse, inconstante, donnant la Variété. C'est le principe femelle. Dans Pétrange livre les Incantalions, de Sédir, on voit des formes astrales de sons, de formules magiques, ce sont des constructions géométriques. On ne saisit guère les lois qui ont dû présider à leur formation. Cependant quelques lueurs viennent éclairer la question. La théorie atomique des corps, qui s'est imposée àla chimie, contrôlée par les parties les plus transcendantes des mathématiques (lecalcul suppléant ce que þÿ l ' S i l ne saurait découvrir), nous a fait voir un univers organisé de tout autre manière qu'il paraît 'être à la vue. Quand le grand principe énoncé : « Il n'y a qu`une seule substance en mouvement þÿ : : ,sera prouvé, nous aurons fait un grand pas dans la voie du progrès. Énergie et matière ne seront que les deux termes d'une même chose et les différents corps, dits simples, les divers aspects(illusions) d'un unique corps (d'une unique illusion). Prenez l'aile d'un papillon bleu, de petites écailles s'y trouvent incrustées, comme les briques sur un 14 7 -il-as- »_= 1
2 IO L'm'r11moN toit et donnent, ainsi placées, à l'animal des þÿ r eû e t s de saphir. D'un coup de canif, retournez-les, l'aile prend' un aspect noirâtre.
Il en est de même des corps, un changement dans le placement de leurs atomes les changent complètement, non seulement comme aspect, mais comme propriétés. C'est en découvrant, empiriquement le plus souvent, les moyens de faire varier les placements dans les atomes des corps que nous les transformons. Nous employons des moyens violents, détournés, demandant des dépenses énormes* d'énergie, et nous opérons toujours sur' le plan matériel.
Il est sûr que nous nous perfectionnons. L'antiquité (je parle de ce que nous connaissons de l'antiquité) n'avait guère pour agir sur la matière que la chaleur. Nous devenons plus éthérés, si j`ose m`exprimer ainsi, car nous nous adressons surtout maintenant à la mystérieuse électricité.
L'avenir sera en* progrès, il s'adressera au magnétisme terrestre, au magnétisme animal, il se raprochera de cette grande force appelée - l'Astral - par les occultistes. Là est l`avenir. La Volonté agira directement sur Ia matière par le Verbe créateur - le son sombre ou lumineux - et en cela la science sacrée hindoue nous aura précédés.
Il n'y a pour le saisir qu'à parcourir cette prodigieuse grammaire de Panini, dont Plnítiatíon résume quelques chapitres; c'est déconcertant et assurément qu'à la portée des cerveaux d`élite. Mais si on n'en comprend pas tous les détails on peut en saisir Pensemble, l'idée.
En résumé, à un son correspondent : une note, une couleur, des substances les plus dispaFORMES ET ASTRAUX 21 I rates entre elles, des corps organisés, des formes avec leur aspect terrestre ou plutôt objectivées, mais ayant leur répercussion en astral, sous forme de schéma simples, d`algèbre parlante.
En un mot, les signes des lncantations, qui sont comme une projection de la charpente des corps, tout en étant aussi la trace palpable laissée par le Verbe, le son créateur. C'est à la fois la trace du créé et du créateur, ou les deux termes d'un même tOut - Matière et Énergie - pour notre plan terrestre.
A première vue il est peut-être difficile de saisir cet enchaînement, il faut y être préparé, y avoir longuement þÿ r éû é c h i ; mais n'en est-il pas ainsi de tout P Qu'on se rappelle ce fameux roi indien, cité dans les Dé~ liees royales, auquel on présentait un échiquier en lui demandant de mettre un grain sur la première case, deux sur la seconde et ainsi de suite en doublant jusqu'å la soixante-quatrième.
Il fut pris, faute de þÿ r éû e x i o n , croyant en être quitte pour quelques sacs de blé. Il ne voyait pas que tout le grain qu'aurait produit ses États pendant des centaines de mille ans n'aurait pu y suffire.
Les choses qui nous surprennent le plus, les travaux gigantesques qui nous efïraîent, ont été résolus d'avance au moyen de quelques équations par le mathématicien, vrai mage en cette occasion, jongleur de symboles figurant les forces, combinant quelques lettres sur le papier suivant des lois fixes et dontles résultats se reproduiront en travail réel, en- édifices matériels.
Une pression d'un kilogramme agit ici, à roo mètres plus loin elle se transmet et ébranle une montagne; toujours la force
212 L'1NxmT1oN þÿ : mystérieuse du nombre savamment utilisée : un þÿ eû o r t minime transformé de manière à obtenir un résultat énorme. Le tout réside dans le choix de þÿ l ` eû ` o r t initial, la direction donnée, Paccumulation de la force se multipliant.
Or c'est là toute l'explication à donner aux puissants efforts de la force astrale - encore inconnue aujourd'hui - mais qui peu à peu þÿ s ' a fû r - mera, c'est la force vitale universelle; elle sertd`agent à la Parole créatrice.
Dans la grammaire de Pânini, on dirait que, passant de la constitution d'un corps composé aux lettres qui servent à énoncer ledit corps, il y ait relation parfaite, et cela démontré, aussi bien par les nombres correspondant aux lettres du mot, que par les nombres correspondant aux équivalents chimiques de la substance.
D'un autre côté, que l'énonciation des lettres produise soit comme sons, soit comme équivalencede chiffres, des arrangements analogues aux ,arrangements moléculaires des substances évoquées, on peut même généraliser, et c'est à cela que doit tendre cette haute philosophie, embrassant toute la nature créée sous un jour vraiment nouveau (quoique ces conceptions soient bien anciennes), et dire que l_es sons sont les créateurs.
Tout réside dans la manière de les proférer, de les combiner. lls ont été classés, et leur þÿû g u - ration constitue l'alphabet. Mais comme tout réside dans la puissance du nombre, chaque lettre asa valeur en chiffres. - Tout édifice matériel est basé sur le calcul; de même toutVerbecréateur ne peut engendrer que d'après la loi inexorable des nombres. A chaque son correspondent des substances, dont les atomes se 1
þÿ üû l a , roizmzs EF ASTRAUX 2 13 combinent suivant la loi des nombres; toutefois la substance en s'objectivant est régie par la loi des Formes. - Aussi = Son-Nombre-Forme = SOHI une trinité inséparable. Ces quelques lignes peuvent nous faire saisir comment, par exemple, le son I, proféré de telle manière en astral, donnera telle þÿû g u r e .
Par contre, le chlorure de sodium donnera, sinon une figure semblable, du moins une de la même famille. La conclusion à en' tirer est que le sel marin est un des corps de la famille du son I. (C'est une hypothèse.) La magie avait déjà soupçonné cela et de nombreux traités donhent des tableaux de correspondance entre les planètes, métaux, minéraux, plantes, animaux, organes, etc. (1).
Seulement ils n'ont pas le contrôledu nombre, qui seul est le vrai, le monde n'étant d'un côté que Mouvement cherchant à détruire l'Équilibre et de l`autre Inertie cherchant à rétablir cet Équilibre, ce qui ne peut s`obtenir que par Pobservation exacte des lois du nombre. Seules les vérités mathématiques sont vérités; elles seules peuvent entretenir l'harmonie.
Toute la résistance nécessaire, toute la forme à donner, l'épaisseur des matériaux à employer pour construire, par exemple, un pont de zoo mètres et d'une seule travée, jeté sur un ravin, s'exprimeront par quelques équations. Pour Pingénieur, ces quelques lettres, ces symboles, sont la figuration exacte des forces - occultes - qui équilibreront son pont. ll en est de même des corps et de leurs projections (i) Les Signatures.
2 1 4. L,lNlT!A'l`l0N astrales qui sont les = formules-symboles = de leur équilibre. A nous de les déchiffrer. C'est une science encore dans la première enfance. Mais si les corps inorganiques se groupent d'une manière relativement simple, pour les corps organisés, le problème paraît plus compliqué.
Cependant la physiologie, la biologie et les autres sciences naturelles commencent å mettre de l'ordre dans ces choses confuses, et les lois de la : :Cristallographie vivante = se dégagent.
Ce que je vais dire n'est peut-être pas exact et n'a peutêtre pas été þÿ v é r iû é , mais il ne serait pas impossible que telle substance (du cristal de roche par exemple), projetée en astral, donnât tel dessin (soit une suitede bâtons en croix) et qu`un roseau projeté aussi produisît un résultat analogue.
Si la loi était exacte,en supposant que le roseau soit créé par le son A, le cristal de roche serait produit par le même son, mais proféré autrement. Et quelque étrange que cela paraisse, cela n`a rien d'absurde.
Nous classons bien les corps par famille, à leur aspect extùieur, et cependant nous voyons des corps chimiquement semblables avoir les propriétés les plus opposées, l'aspect le plus différent et, par contre, des corps qui se ressemblent êtrede propriétés contraires; nous nous basons sur des apparences, des conventions.
Pourquoi les ébranlements créateurs n'engendreraient-ils pas des corps, qui, pour nous, à première vue, sont sans relations apparentes, mais qui, au contraire, sont unis par des .liens très étroits, que nous n'avons pu découvrir encore. Les planètes se sont longtemps partagé l`honneur de k _ _ . * , ¿, ft» ** ' -. L i *' ~¢,.ÿ¿1:,« '~ "' *' " ' _ 1" ` *rf .V A 2
' FORMES ET ASTRAUX 2.15 gouverner chacune une fraction des corps terrestres .; .on pourrait aussi bien les remplacer par les sons, qui sont. ainsi .que l'admetla science hindoue, les créateurs des substances. La science se rapproche sans le vouloir de cette théorie : tout n'est en somme que combinaisons de quatre .ou cinq substances principales.
Que l'une prenne la tête et nous avons soit l'acide, soit la base, soit le neutre .; or l'acide (l'oxygène) correspond .à une lettre qui Pengendre, et tous les acides auront Fempreinte de Poxygène, en astralcommeen matériel. Si la théorie est exacte, on pourrait la comparer à un piano renversé.
Avec les doigts on frappe les -touches; en une mesure, on fait des ãarrangements combinés de touches qui se transmettent aux marteaux qui ébranleront les cordes et qui produiront des sons, lesquels, en se combinant, produiront une mélodie. Les sons sont les corps simples, l'harmonie le corps organisé ayant une forme.
Or, c'est le contraire qui se passe, le son impressionne la corde, Pébranlement fait lever les marteaux, tirer les leviers, abaisser les touches, dont les vides et les pleins qui en résultent produisent des combinaisons visibles et variables pour chaque mesure. Seulement observons la relation exacte et inuaríable qu'il y a entre la pression faite sur les touches et les sons émis .ou réciproquement.
Si le son engendre les corps, qui .se traduisent par .les formes, de même leur représenta- .tion symbolique, leur équivalence, devra* être immuable, et c'est à la connaissance de cela qu'il faut se consacrer, si on veut connaître la vraie science des
2 16 L'1m'rumoN formes, indépendante du temps, du lieu, des paroles, du langage, car ce sont des sons-racines ayant leur vertu en eux-mêmes et þÿ v i v iû a n t , animant l'astral, qui transmet à son tour l'ébranlement créateur à la matière indifférente ou la transforme.
Il faut doncdéduire que .les corps matériels vus en astral - projetés - n'y apparaissent pas avec leurs formes réelles, mais sous celles de symboles, de charpentes, analogues dans leur þÿû g u r a t i o n aux ébranlements sonores qui les ont engendrés. - A son tour, ce cliché astral pourra servir de matrice à la formation d'un corps semblable, il faudra de l'astral, de la matière.
A Les occultistes semblent être d'accord pour admettre que les manifestations de l'Au-delà ont lieu soit lorsqu'un - reste de vie - s'échappe de certains moribonds pour se manifester au loin (quelques êtres privilégiés ont le clou de ce dédoublement, de leur vivant), - ou lorsqu'une entité astrale s'imprègne du þÿû u i d e vital d'un médium ou d`un être vivant et se constitue un corps passager qui produit des effets - matériels. - Alors le fantôme occupe un espace réel et en lui une force aussi réelle.
Il peut laisser son empreinte sur un corps plastique, faire sentir son contact, déplacer un objet. J'ajouteraí de suite qu°il n'est pas nécessaire qu'une entité astrale apparaisse, et que les mêmes þÿ eû e t s sont presque toujours produits par le - Médium prolongé - à Fextérieur de luimème; le problème reste néanmoins bourré d'inconnues, car les sorties en astral se constatent sans s'expliquer clairement. IWC? axéþÿ _ q ¼ _
FORMES ET ASTRAUX 2 l 7 Notre être de l'Au-delà revêtu de son habillement terrestre se montre. Que l'écl-airage soit trop violent ou qu`une autre cause perturbatrice se fasse sentir, 1'équilibre est rompu; nouvelle bulle de savon, il crève. Mais aux autres astraux, je dénie des formes au sens propre du mot. Seuls, ceux qui ont la vue dans l'astral les saisissent; ils voient l'astral, avec leur þÿ S i l astral et nous dépeignent leurs sensations.
Sont-ils bien* sûrs de ce qu'ils voient P Sont-ce biendes êtres distincts, formés? ou n'est-ce ps une masse d'êtres élémentaires, groupés, þÿû o t t a n t s et changeants sans cesse P Ne voient-ils pas un nuage en astral qui varie sans trêve de contours et qui les illusionne P Ils prennent des formes þÿû c t i v e s , des ressemblances, des souvenirs, pour des êtres réels, þÿ d éû n i s .
En tout cas, et c'est là que je veux en venir, lorsqu'une entité de l'Au-delà se manifeste, elle emprunte un corps, une force vitale, occupe un espace, peut opérer des déplacements, faire une empreinte; mais les astraux qui sont des astraux purs, et que seuls entrevoient les sensitifs, sont- jusqu'à preuve du contraire-incapables de þÿû x e r , de déplacer, þÿ d ` i nû u e n c e r une particule organique, fût-ce le plus petit brin de chiffon, et, à plus forte raison, d'y laisser leur empreinte.
La conséquence de la grande théorie des trois plans est justement que sur chacun d`eux les faits se passent autrement tout en ayant entre eux des liens communs. Pour abréger, je dirai que pour qu'un astral opère sur le plan matériel il faut qu'il se matérialise, qu'il devienne palpable. ll ne peut le faire de lui-mème, 'HEM'-1.1 þÿ . , : _
218 L,lNlTlATl0I sauf peut-être dans certaines conditions non bien connues, et sur l`intervention de plans supérieurs. Durant une opération magique quelconque, les faits *sont bien différents, car elle lie toujours des êtres invisibles à l`astral terrestre, et à ce moment ils peuvent agir, se manifester.
Aussi serait-il possible, àla rigueur,qu'en employant .les incantations voulues, de la poudre légère, projetée sur une surface, donnàt lieu à la formation de figures, de contours d'êtres. - Même un médium, tireur d'horoscopes, peut aussi pendant son demi-sommeil assez s'extérioriser pour ébranler les êtres flottants qui l'entourent, leur donner une sorte de vie.Je ne dis pas que cela soit, mais cela pourrait être; il y a en ce moment, comme manipulation, ébranlement de l'astral environnant.
Toutefois, lorsqu'unc cuve à papier fonctionne, je n'aperçois rien de magique. .Pour terminer, je vous joins, dans le lot n° 2, une série de dessins que je ne crois nullement magiques. C'est Pamusement des écoliers.
Ils prennent un morceau de papier blanc plié en deux, y jettent quelques pâtés diencre, appuient, l'une sur l'autre, les deux parties du feuillet, et un dessin double apparaît. ll sufþÿû t d'accentuer les lignes principales et de faire quelques raccords.
Pour mon coup d`essai, je n'aî pas mal réussi, car je vous adresse: un papillon, Cléopâtre, reine d'Égypte; la déesse Kâli, la farouche Hindoue; une coupe dfun cerveau, des monstres japonnais, etc. On pourraitbien admettre que lesastraux sontdans la formation de ces dessins, car je vous assure qu'on J _
× 1-fomuzs ET umaux 2 I 9 ne sait jamais ce qu'on va produire, c`est"l'inconnu. Mais seule la pression exercée est le grand ouvrier en cette þÿ S u v r e . _ Interpréter les dessins, au point de vue de l'horoscope, me semble peu raisonnable : car, dans un amas de formes pareilles, on trouvera toujours tout, ou à peu près, ce qu`ox1 veut chercher. * ~ Celui qui a quelque peu étudié les symboles sait leurs significations multiples.
Un serpent þÿ s i g n iû e tout ce que l'on voudra: prudence, médecine, astral, vie, danger, morsure, venin, Satan, etc. Pour le soleil, la lune, on en ferait de mème, une croix à cinquante sens divers l Ensuite les figures qui doivent se manifester sous le fusain existent dans le papier, ne peuvent varier, elles sont dans son épaisseur, elles sont constituées par son grain.
Elles sont donc ínvariables et doivent répondre à tout ce qu'on leur demandera, c`est-à-dire qu'elles ne répondent à rien du tout. Tmumxzuo. þÿ l : 1 C'J')
Ze a PARTIE PHILOSOPHIOUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute École sans aucune þÿ d i â î a f å í è l i ûû , et chacun Jeux conserve la respouubxhtå exclusive de ses es.
Quelques applications de la Psychométrie I LA PsYcHoMÉ'rR1E AU þÿ m u s x a s Une des plus intéressantes pratiques de l'Occultisme est, sans contredit, la ,clairvoyance ou possibilité de voir à l'aide de nos sens hyperphysiques ce qui est hors de la portée des yeux de notre corps. Mon intention n'est pas de traiter aujourd'hui des méthodes spéciales de développement qui permettent d`obtenir la vue astrale.
Je voudrais seulement donner aux étudiants que la chose intéresse quelques idées d'expériences à tenter. V Presque tous les lecteurs de cette revue savent en quoi consiste la Psychométrie (1) et n'ignorent pas qu`elle est un des meilleurs moyens de percevoir, entre autres clichés, ceux de Phistoire de Phumanité. (x) La Clairvoyance psychométrique, par G. Palmes (Leymarie, éditeur). "T
QUELQUES APPLICATIONS DE LA PSYCHOMÊTRIE 221 La lecture de ces annales, lorsque le clairvoyant est très développé, donnerait des résultats merveilleux. C'est cette faculté élevée qui a permis à l`illustre Fabre d'Olivet de reconstituer la pré-histoire de la Terre avec une intense précision dont l`intérêt n`a pas été dépassé jusqu'ici. Mais cette vision demande une clairvoyance bien au-dessus de la moyenne, et nous ne pouvons songer à l'égaler.
La plus grande þÿ d iû i c u l t é , lorsqu'on veut essayer de revoir un fait quelconque du passé, est le manque de base. Lorsque l'ètre est arrivé à lire dans les parties tout à fait supérieures dela lumière astrale, où les þÿ r eû e t s sont perçus comme dans une eau calme, cette base est moins indispensable, mais elle le devient tout à fait dans les débuts de la clairvoyance. De là l'emploi d'un objet dans les expériences de Psychométrie.
Tout le monde sait aujourd`hui qu'une pierre recueillie à Pompéï peut aider un voyant à' percevoir une partie des clichés astraux de cette ville. J'ai pensé que des essais de ce genre faits dans les musées présenteraient un certain intérêt pour les lecteurs de l'lm`tiation ; pour eux seulement, car pour un sceptique peu renseigné les images perçues ne prouveraient absolument rien. Voici donc comment j'ai procédé pour les expériences suivantes.
J'ai amené un sensitif à peu près illettré dans une des salles du Louvre, sans lui dire laquelle et en lui recommandant de ne pas regarder autour de lui. Puis, Payant placé près d'une statue ou d'un sarcophage, je lui ai demandé de me décrire les images qui passeraient devant son regard interne. Voici le résultat de cette investigation dans le passé:
22.2 L'lNlTIAT1ON Salle des antiques au Louvre. - Le sujet décrit un temple, des colonnades; le pavé est en mosaïque de couleurs. Les proportions sont admirables. Le temple se détache sur un ciel d`un bleu pur. Dans le fond, une statue d'homme. L'atmosphère intérieure est rouge. Le voyant perçoit des hommes habillés de blanc,portant des couronnes de feuilles de chêne.
Plusieurs jeunes þÿû l l e s s'avancent, tenant un glaive de la main droite et jetant des baguettes de bois doré sur un trépied. (Le sujet était adossé à un morceau du temple de Jupiter Olympien.) Le Psychomètre décrit ensuite, après avoir été placé à un autre endroit, un dôme supporté parquatre colonnes de couleur bleue; au centre, un homme ou une statue portant une robe bleue et une couronne de feuilles d'or.
Dans la main droite il tient un globe semblant taillé dans une pierre précieuse également bleue. (Le sujet touchait une statue d'Apollon Delphique.) Une statue de bacchante que le Psychomètre n'avait pas regardée, je le dis une fois pour toutes, a fait voir le tableau suivant : Sur une prairie, une ronde de femmes échevelées.
Des musiciens, placés sur une sorte d`estrade, jouent d'une harpe triangulaire. ll y a aussi un instrument ressemblant à un tambour très long. Un tombeau représentant un homme couché, un combat sanglant, des glaíves brisés, sont évoqués par une statue de gladiateur. Une statue d'Apollon a ressuscité pour le sensitit une belle scène qui ferait le sujet d'une intéressante
þÿ u ï l l ¼ QUELQUES APPLICATIONS DE LA PSYCHOMÊTRIE 223 composition pour un peintre. Je n'ai pu la vérifier, mais elle est cependant digne d'ètre citée. Au premier plan, la mer furieuse; les þÿû o t s verdåtres et échevelés se précipitent contre les rochers d'une côte Sauvage.
Sur la falaise, des femmes en robes violettes, les bras nus, cerclés d'or, les cheveux blonds en désordre, se précipitent vers un homme divinement beau, habillé de blanc et tenant u-ne lyre d`or. Les yeux tranquilles et profondément lumineux, þÿû x é s sur les assaillantes, il attend la mort. Les furieuses s`emparent de lui, le déchirent et le précipitent dans les vagues.
Salle égyptienne. - Le sujet est amené dans cette salle et placé près d'une momie. Voici la scène qu`il dépeint. Sur un þÿû e u v e aux eaux bleues, vers le soir, il voit passer une barque longue et plate peinte en rouge et en noir. Le mât est doré. Les voiles sont carrées et faites d'une étoffe légère. A l'arrière, un homme, vêtu d'une longue robe étroite et blanche, estassis sur des coussins.
Ses yeux sont noirs et sur ses cheveux noirs est posé un diadème en pierre bleue. Les rives du þÿû e u v e sont plates et même désertes; à Phorizon, quelques palmiers. Par moment les eaux du þÿû e u v e sont jaunes. Dans un coffre placé près de l'homme, il y a de petites statues vertes, bleues, noires. Des danseuses jouent en dansant. Elles ont des bracelets verdàtres et dorés en formes de serpents.
Peu après, la scène change, et le psychomètre se trouve transporté sur une place. Au fond, un palais de granit aux proportions gigantesques. Dans la foule, il aperçoit des marchands d'oiseaux, des gardes vêtus de couleur rouge, etc.
2 24 IJINITIATION [néczmmz Adossé au bas-relief de l'obélisque de Luxor, le sujet décrivit le navire qui transporta en France ce monument de l'art égyptien. il dépeignit ensuite une scène étrange, et dont les détails ne seraient peut-ètre pas facilement trouvés dans les ouvrages spéciaux. Il se trouvait transporté dans une immense salle granitique.
Le long des murs entièrement sculptés, descendaient, de distance en distance, des bandelettes couvertes de caractères hiéroglyphiques dorés. Au milieu de la pièce coulait dans un canal une eau claire qui venait se partager en deux branches et tournait autour d`un bloc de granit noir, sur lequel était élevé un trône. Dans l'eau, on voyait de nombreux poissons qui portaient chacun å la queue un anneau d'or gravé de caractères étranges.
Le trône était d'or. Il était supporté par des pieds à griíïes de lion. Une queue de paon en or garnie de pierres précieuses formait une sorte de dossier. Sur le trône était assis un hommed'une grande beauté; il étaitvêtu d'une robe violette, étroite et transparente, brodée d'or; sa main droite s'appuyait sur la tête d'un lion apprivoisé, et il portait sur la tête une couronne d'or ailée.
Des serpents gigantesques étaient iigurés sur les murs et, de chaque côté du trône, un esclave tenait enchaîné une sorte de léopard. Le voyant décrivit ensuite des exécutions très curieuses. Le condamné était attaché à deux jeunes arbres courbés de force, qui, en se redressant, le déchiraient. :Li;^u¢-I
1902] QUELQUES APPLICATIONS ma LA rsvcnoménzm 225 ll LA PSYCHOMÉTRIE ET LES NOMBRES Parmi les nombreuses applications de la psychométrie, une des plus intéressantes ;est l'étude des nombres. La tradition enseigne que le nombre synthétise une idée, qu'il a une vie méta physique intense et qu'il évoque par sa propre puissance des formes, des images ou des couleurs.
Dans la Magie et I'Hy_pnose, Papus cite des expériences sur Faction du nombre vis-à-vis d'un sujet endormi. Les sensations du somnambule varient avec chaque nombre et prouvent parfaitement la vérité des enseignements initiatiques. J'ai pensé qu`un psychomètre développé pourrait obtenir des résultats identiques et peut-être même supérieurs, le psychomètre étant sur deux plans à la fois.
Après m`être placé dans de bonnes conditions d`expérimentation, c'est-à-dire dans une demi-obscurité et dans une atmosphère aussi aimantée que possible par la méditation et la prière, j'ai donné au sujet un nombre tracé sur du carton. J`avais pris soin de mêler les dix nombres de façon à éviter une transmission de pensée possible. Je suis certain que ni le sujet, ni moi ne connaissions le chiffre expérimenté.
Voici le résultat de ces essais : Le 1 donne la vision d`un cahos dans lequel agit un mouvement circulaire rapide, au milieu d'une éblouissante lumière. (L'unité c'est le pouvoir actif, le principe de tout, la puissance créatrice: Cette vision 15
226 i.`mrrm'ioN d'un mouvement circulaire agissant sur un cahos pour en faire sortir quelque chose, cette image en petit d'une création sont donc très intéressantes.) Le 1 a donné aussi la très curieuse sensation de la suppression de l`espace et du temps. Le 2 a fait voir une épée et un þÿ c S u r . Le 2, c'est l'antagonisme, le binaire, la lutte, bien synthétisée par l'épée.
Mais c'est aussi la femme, le principe passif, l'amour, représentés par le þÿ c S u r . Le 3 a donné l`idée de perfection, de maturité, de fruit. Le sujet perçoit une sphère (forme la plus parfaite dans la nature).
Or, le 3, c'est la résultante de l'action de Dieu sur la nature, c`est la Vie, l'Existence, la nature essence ; ce qu'il y a de plus parfait, c'estle nombre de _la Divinité ; c'est la Loi du Ternaire universellement þÿ r eû é t é e dans le Cosmos. - Se rapportantà cette idée de Dieu, le sujet a eu tout le temps la sensation de pitié et de miséricorde.
Le 4 a donné la þÿû g u r e suivante (création du quaEl ternaire par le ternaire peut-être) ; puis l'idée des éléments, terre, air, eau, feu, de quelque chose de matériel. - La tradition enseigne que 4 représente les quatre éléments des kabbalistes. Il est aussi l'harmonie, l'équilibre. Le 5 est le chiffre de l'homme - de la matière. Il a fait voir un homme gigantesque enchaîné sur un monde. - Pouvait-on mieux représenter Phomme après la chute ?
QUELQUES APPLICATIONS DE LA PSYCI-IOMÊTRIE 227 Le 6 a donné l'idée d'animaux domptés parla musique. - Il a fait penser à la lumière, àla prière. C'est, en effet, deux fois trois,_les deux triangles, l'involution et l'évolution, les rapports du ciel et de la terre ; c'est le chiffre de la lettre hébraïque vau, qui est le signe de Lumière. Le.7, c'est le 3 agissant sur le 4, Dieu agissant sur la matière.
Il a fait voir des images de richesse et de beauté. Il adonnél'idée d'un germe þÿ c o nû é à une matrice. Le 8 n'a pas donné de bons résultats, du moins en apparence. Le sujet a eu Pidée de captivité, de l'entretien de la vie matérielle, de malheur et de catastrophe. Le 9 a fait voir le tableau suivant: une plage; au fond, la mer furieuse sur laquelle un navire semble tranquille. Un grand nombre d'animaux; au milieu d'eux paraît le Christ.
Les animaux les plus près de lui sont les agneaux, et, par gradation, on arrive .jusqu'aux animaux féroces. Le 9 est le chiffre du Divin par excellence. Il exprime l'action du Verbe .sur les créatures. Ce tableau symbolique me paraît .donc assez intéressant.
Le 1o,Îqui représente Faction *de l'Être (1) sur le non-Être (o) a donné une synthétisation vraiment touchante de cette action en inspirant au sensitif .l'idée de pardon, et en lui faisant voir un Être qui semblait laver, nettoyer un monde. On le voit, ces quelques expériences que je cite, du reste, seulement pour montrer une voie nouvelle d'expérimentation, présentent un assez grand intérêt.
228 |.'mr'mmoN Elles semblent prouver une fois de plus la réalité des enseignements traditionnels. Ill LA PsYcHoMÉ1'Ru~: rr Les cuucràazs þÿ m a m u l î o v t - : s Les quelques essais dont je viens de donner une idée ayant réussi, je fus naturellement conduità l`idée d'expérimenter les caractères de la langue hébraïque, qui, ayant conservé sa pureté primitive, doit donner une clef universelle.
D'après la Kabbale, chaque lettre correspond à un nombre, à une forme età un symbole. De plus, toute la tradition enseigne qu'un caractère hébraïque est un être réel ayant un corps, une âme et un esprit. Si donc on trace un caractère sur une feuille de papier, on évoque pour ainsi dire un Être et son royaume. Les voyants perçoivent la lumière qui se dégage en astral lorsqu'on écrit une lettre hébraïque.
La psychométrie peut servir à vériþÿû e r ces données. Le carré de carton où est tracée la lettre remplace l'objetqu'on donne d'ordinaîre comme base. Les conditions d'expérimentation sont les mêmes que pour les nombres. Pour abréger cette étude déjà longue, je ne donneraihque les concordances les plus frappantes des images symboliques perçues avec le sens donné à la lettre d'après Fabre d'Olivet. Je crois aussi inutile de donner tout l'alphabet. Je citerai seulement quelques lettres. ...an-nu
QUELQUES APPLICATIONS DE LA PSYCHOMÉTRIE 229 L'N, symbole de l'Un unique, du pouvoir créateur,a donné au sujet la sensation de se trouver dans une immensité sans borne, au sein d`une lumière éclatante, et de voir Faction d'un tourbillon circulaire resplen- ,dissant faisant naître la vie sur son passage. Le 5, qui signifie déploiement, exaltation, a faitvoir un homme les bras levés dans Pattitude de la prière.
Il a donné l'idée d'un éclatement éblouissant. Le 1. qui a le sens général de lien, de relation, a causé la vision d'une échelle aux échelons innombrables et a donné l'idée d'évolution, de quelque chose qui unit les êtres à leur Créateur. .
La puissance active du D, qui est le symbole de l'action providentielle du Verbe sur une création, a été þÿ m a g n iû q u e m e n t synthétisé par la belle vision suivante: La mer en furie, les cieux noirs et sillonnés d'éclairs. Tous les signes de la dévastation. Puis le ciel devient bleu à un endroit ; une quantité de þÿû e u r s tombent sur les þÿû o t s , qu'elles calment instantanément.
Le D, signe _du principe passif, souvent symbolisé par Peau, la mer, la mort, signe également du mouvement tendant à former des êtres nouveaux, a fait voir un puits dans lequel tombaient des-êtres de toute espèce, des animaux, des débris qui s`en allaient vers la mer et s`y décomposaient. De cette décomposition on voyait sortir des oiseaux qui s'envolaient.
Le D, image du mouvement qui se limite lui-même, d'une circonscription, a fait voir un espace entouré de barrières et une lumière arrêtée par une ombre. Il a fait voir aussi un serpent enroulé autour d'un bâton
230 L,lNlTIATlON (l'hiéroglyphe du Samech est un serpent qui se mord la queue). Le Y, signe de protection et de matérialisation des etres, a fait percevoir au sensitif un chevalier tout armé et l'épée à la main, semblant veiller et vouloir défendre quelqu`un. ll a fait voir aussi un lac séché par le soleil et laissant paraître tous les poissons morts (symbole de ce que devient un être quand la passion le matérialise).
Le p, symbole de la force compressive, et qui, au dire de quelques grammairiens, viendrait du verbe naqaph (il frappa, il tua), fait naître, pour le psychomètre, le tableau suivant : un être énorme, rouge, laisse tomber des boules de feu sur des navires chargés d'hommes qu'il brise et fait couler. Il a aussi donné des idées de souffrance, d'écrasement des êtres.
Le 1, qui dénote quelque chose qui s'écoule et qui, décomposé, þÿ s i g n iû e la lumière des êtres, a fait voir un fleuve, puis un homme très beau et très grand qui tenait une épée et une balance; une foule l'entourait et semblait en recevoir des lois. Le ï, signe de lutte, þÿ d ' eû ` o r t , qui a pour hiéroglyphe une þÿû è c h e , a fait voir un combat acharné, des þÿû è c h e s .
Le 12, qui est le symbole de l'inanité des choses, ce par quoi on constate que tout est illusion et a été synthétisé pour le voyant par les belles et strictement justes images suivantes: une croix brisée, des þÿû e u r s jetées au vent, une couronne et une épée rompues en plusieurs morceaux. _
QUELQUES Appucarxons ma LA þÿ r : s Y c H o M É * r a n : 231 Le W, signe de la matière rejetée et abandonnée à elle-même, a fait voir un cadavre dans un cercueil! On ne pouvait mieux dire! Je pense que ces quelques expériences þÿ s u fû r o n t pour faire voir quelques-uns des résultats auxquels peut conduire la clairvoyance à l'état de veille ou psychométrie. Je prépare un travail sur la psychométrie des þÿû e u r s qui, j'espère, donnera également dïntéressantes notions sur l'étude synthétique de la nature invisible. G. PHANEG .
Les Arcanes alchimiques Les arcanes sont: x. Acidum sulphuricum; 2. Ferrum ; 3. Natrum carbonícum; . Natrum nitricum ; . Liquor ammoniaci hydrosulphurati _ Nous nommons celui-ci simplement Líquor hepatis, parce qu'il s'agit de foie de soufre ammoníacal (lzepar); 6. Ijunion de Hydrargyrum oxydatum rubrum avec Sulfur auratum. Nous appelons cet arcane: Pulzris solaris ruber ; ' 7. L'union de Hydrargyrum oxydatum rubrum avec Stibium sulphuratum nigrum þÿ l S v i g a t u m . Nous appelons cet arcane : Puluis solarís mger. Quant aux deux derniers arcanes, nous les appelons pulvis, parce que c'est en forme de poudre qu'on les emploie. Nous ajoutons Fadjectif solaris en raison de Finterprétatîon métaphysique de la table d'émeraude. ' Nous désignons l`une des puluis solaris par ruber, 4 5
Les Ancxuzs Arcmmourzs 233 à cause de sa couleur rouge orange en général et dela couleur rouge orange du Sulphur auratum en particulier. L'autre pulvís solarís est appelée nzger à cause de sa couleur noire, et en particulier à cause de la couleur noire du Stibium sulphuratum nigrum.
Acidum su{phurícum. - L'Acidum sulphuricum, ou acide sulfurique, est fabriqué aujourd'hui par l'industrie et existe dans le commerce sous deux formes : l'une est l`acide sulfurique anglais, l'autre, celui de Nordhausen. Les alchimistes le tirèrent généralement du vitriol vert ou sulfate de fer. Celui-ci se trouve dans la nature par suite de la décomposition du gravier sulfureux.
Pour tirer l`acide sulfurique du sulfate de fer, on le chauffe à l'air. De cette manière il se transforme en oxyde de fer sulfureux et perd une partie de son eau de cristallisation. On distille ensuite ce vitriol ainsi transformé, et on obtient l'acide sulfurique; l'oxyde de fer reste dans la cornue. L'acide sulfurique obtenu de cette manière est brun et fume à l`air. C'est l'acide sulfurique fumant.
Pour en extraire la préparation pour la médecine, il faut distiller de nouveau, þÿ r e c t iû e r , et on obtient ainsi l'Acidum suÿvhuricum depuratummectÿîcatum, medícinale. Une manière particulière de préparer l'acide sulfurique se trouve seulement chez les alchimistes occidentaux. On fait fondre la þÿû e u r de soufre, on l`allume et on la couvre d'une cloche en verre. Il se forme alors une buée sur les parois de la cloþÿ : _...,
234 . L'lNlTIATl0N che, qui devient liquide, et ce liquide est l'acide sulfurique. Beguin dans son Tyrocinium chymicum fait la description suivante : Ponatur sub campana vitrea vas terreum cum sulphure, quod accendatur. [ta vero vas subjectum ad campanam adaptetur, ne fumz' egredientes /Iammam þÿ s uû o c e n t , sed líbere in illam subuecli in liquorem densentur, qui in scutellam appositam destillet.
« Posez sous une cloche en verre un vase en terre rempli de soufre, et allumez-le. ll faut donner àce vase une position telle que la vapeur ne puisse pas þÿ é t o uû e r le feu, et qu'elle puisse monter librement dans la cloche, où elle se condense pour retomber en gouttes dans un petit récipient. þÿ : : Le procédé se base sur ce que, en brûlant le soufre à l'air, il se forme de l'acide sulfureux, qui, par l'entrée de l'air, en absorbant l`oxygène, se transforme en acide sulfurique.
Cette suroxydation de l'acide sulfureux par l`accs de l'air, qui transforme l'acide sulfureux en sulfurique, nécessite un certain temps. Pour cette raison, on fabrique en grand, en portant l'acide sulfureux qui se forme en brûlant le soufre, en contact avec l'acide nitreux. L`acide nitreux abandonne à l'acide sulfureux une partie de son oxygène.
De cette manière on fabrique l'acide sulfurique anglais, qui est à la préparation alchimique (spirítus sulphuris Beguiní, spirítus 'sulphurís per campanam, etc.) ce que l'acide obtenu par le premier procédé est à l'huile de vitriol de Nor_ uzs Ancmxas ALCHIMIQUES 235 dhausen.
Pour son emploi en médecine le produit doit toujours être rectifié. þÿ : FERRUM Duferrum (fer) les alchimistes ont fait plusieurs préparations. ` Le caractère fondamental du fer est qu`il garde sa propriété curative de n'importe quelle manière qu`on le prépare. Qu'on le donne au malade là où il est indiqué, et la nature agira, sans s'occuper de la préparation, et cela parce que nous y trouvons le vitriol.
NATRUM CARBONICUM _ - Le Natrum carbonicum, carbonate de soude,prend; naissance des roches et de la terre. On peut l'extraire aussi de diverses plantes qui naissent au bord de la mer, par Pincinération. On le trouve également dans certaines sources et lacs. On le tire de même du sel de cuisine. Ce dernier se transforme par l'acide sulfurique en sulfate ,de soude, après quoi on le mélange à du carbonate de chaux et de la poudre de charbon.
En le chauffant à rouge, on le transforme en carbonate de soude, qu'on extrait par l'eau et qu'on fait ensuite cristalliser. Les alchimistes se servaient de préférence du car_bonate de soude naturel, qu'ils devaient nettoyer pour pouvoir être employé en médecine, et aussi du carbonate préparé au moyen du sel de cuisine. þÿ 4 ~ :
2 36 1.'|m1'mT1oN NATRUM NITRICUM Personne n'aurait auiourd'hui l'idée de préparer le nitrate de soude artificiellement, puisqu'on en introduit des quantités de l`Amérique du Sud. Le salpêtre de Chili n'a besoin que d`être netto)é pour pouvoir servir en médecine. Les alchimistes le préparaiem artificiellement soit par le sel de cuisine, soit par le carbonate de soude.
Pour l'extraire du sel de cuisine on arrose ce dernier d'acide nitrique et on en extrait l'esprit de sel par distillation. Les résidus qui restent dans la cornue se traitent par lavage et cristallisation. Pour produire l'azotate de soude par le carbonate de soude, on porte ce dernier en contact avec l'acide nitrique. Le nitrate de soude se forme par le dégagement de l'acide carbonique.
Quand, plus tard, les médecins de l'école commencèrent à faire plus souvent usage des produits chimiques, les alchimistes ne leur donnèrent pas les arcanes, mais des produits qui ne leur ressemblaicnt que vaguement. Ils guidèrent l'attention des médecins de l`école vers ces produits et loin des arcanes, de sorte que les médecins se figuraient souvent posséder un arcane, quand ils n'en avaient qu'une contrefaçon. 4 Au lieu de Natrum carbonicum et Natrum nitricum, on ne leur recommandait et livrait qu'une série de sels neutres.
LES ARCANES ALCHIMIQUES 237 LIQUOR HEPATIS Le plus simple pour produire cet arcane, c`est de passer Phydrogène sulfuré par l'ammoniaque. Cette méthode fut employée plus tard par les Occidentaux. ~ Les anciens alchimistes ont employé une méthode bien plus compliquée.
Ils produisaient la Liquor lzepatís par la distillation du soufre, de la chaux et du sel ammoniac. ~ Les alchimistes occidentaux appelaient la Liquor hepatís, non pas par euphémisme, mais plutôt par plaisanterie, Balsamum; au lieu de lui donner un nom qui aurait indiqué qu'il sentait mauvais, ils l`appelaient Balsamum, ce qui veut dire : « qui a bonne odeur þÿ : : .
Ce nom a servi de point de départ pour donner aux médecins de l'école des produits autres que la Líquor lzepatis. C'est aussi la raison du nom « Baume þÿ : :en pharmacie. La þÿ s i g n iû c a t i o n du nom Balsamus n'est pas bien déterminée dans les nouveaux livres ,pharmacologiques : Balsamus,en pharmacie, veut dire« huile éthérée ».
Mais l"huile éthérée ne constitue pas complètementle Balsamus, il faut encorey ajouter le corps constitutif des baumes. Ce corps c`est : la graisse. l'huile grasse, la résine, la cire et même le miel, mais non pas, comme certains pharmaciens croient, l'esprit-devin. De ceci, il résulte que, par exemple, le Balsamus þÿ v i t S þÿ H aû m a n n í n'est pas un baume, mais plutôt une _.. ..... þÿ ¼ ¢ . . . . :
238 L'lNlTlATl0!( solution d'huiie éthérée, à laquelle on ajoute du baume du Pérou dans de l'alcooI. Quand le mélange d'une huile éthérée avec un corps gras est naturel. le baume est naturel; dans le cas contraire, il est þÿ a r t iû c i e l . Le baume du Pérou est naturel parce que l'huile éthérée se trouve avec la résine. Le mélange de l'huile de bergamote avec l'huile d'amandes est un baume artificiel.
Aux dix-septième et dix-huitième siècles, les médecins avaient une prédilection pour ces baumes artificiels et les donnaient intérieurement. Ceci provient de ce qu`ils croyaient posséder le baume des alchimistes, la Líquor Izepatís. Un médecin de notre époque emploierait difficilement ces baumes þÿ a r t iû c i e l s pour usage interne.
Pour l`usage externe, on les emploie encore aujourd'hui, par exemple ; l'Unguentum Rosmarini composilum, la dissolution de diverses huiles éthérées dans l'huile d'amandes douces, etc. Les alchimistes poussèrent à cette interprétation.
Ayant en vue la fabrication de la Liquor lxepatis selon la méthode des Occidentaux, ils disaient qu'il s'agissait d'une solution de soufre dans un alcali liquide; mais ils appelaient l'huile: alcali liquide; Líquor hepatis serait donc une solution de soufre dans de l'huile. Si on dit que la Líquor hepatis est une solution de soufre dans de l'huile, il peut s'agir aussi de la solution de soufre dans la potasse ou la soude.
Pour être plus précis, on disait qu'il ne s'agissait pas d'une huile quelconque, mais d'une huile déterminée, « l`huile d'ammoniaque þÿ : : .Pour s'approcher encore plus de Pammoniaque, ils disaient qu'il s'agissait d'une substance d'une très forte odeur; et _: ,_ .* þÿ ' - , « 2
LES ARCANES ALCHIMIQUES 239 pour dire que la Liquor hepatis est la solution de soufre dans de l'huile, ils disaient : « Líquor hepatís est la solution de soufre dans de l'huile à laquelle on ajoute une substance odoriférante. » Cette définition de la Liquor hepatis prêtait la mainàla mystiíication des médecinsdel`école. L`huile, comme solution ammoniacale devint une huile grasse et l'odeur devint une huile éthérée.
Ainsi, on fit une Liquor hepatis trompeuse de la solution de soufre dans une huile grasse en y ajoutant de l'Oleum Juniperi, þÿ T e r e b í n t h i n S , etc., etc. Quelques médecins aiment encore aujourd'hui ces compositions, et il y a des contrées où on se jette avec avidité sur la divine panacée, « l'huile d'l-larlem þÿ : : , qui se compose de soufre, huile de lin et huile de térébenthine. u Les alchimistes ne s'arrêtèrent pas là.
Craignant que les médecins puissent arriver à découvrir la vérité sur l'huile, ils pensèrent à en éliminer aussi le soufre. Ils se dirent que, si les médecins n'avaient plus le soufre dans de telles mixtures, il ne pourrait plus leur venir à l'idée de le dissoudre dans les huiles minérales au lieu d'huile grasse. Ils dirent : Vous aurez du baume, mais qu'est-ce que c'est le baume? Une chose qui sent bon.
Mais estfce qu'un mélange de soufre, huile grasse et huile éthérée sent bon? Nous sommes sûrs du contraire. Mais pourquoi cette mauvaise odeur ? A cause du soufre. Enlevons le soufre, laissbns l'huile grasse et l'huile éthérée. Et de cette manière on obtint les baumes de la pharmacie et l'huile simple devint, par extension, ce que nous
240 IJINITIATION avons appelé plus haut le corps constitutif des baumes. Mais ils þÿ m y s t iû è r e n t les médecins encore d'une autre manière sur la Líquor hepatis, en cachant qu'il fallait du soufre ammoniacal et en leur donnant du soufre simple au lieu du soufre arcane. De cette mystification vient que Christ Ludw. Haíïmann croyait avoir trouvé un arcane dans le Calcaria sulplzurato-slibiata, qu`il vendait comme tel.
PULVIS SOLARIS RUBER ET NIGER Pour ces deux arcanes nous devons considérer : 1. Hydrargyrum oxydatum rubrum; 2. Sulphur auralum; 3. Stibium sulplzuratum nígrum. I. Hydrargyrum oxydatum rubrum. - Celui-ci se produit de deux manières : Pm:MiÈm:mANiÈxu-:. - Production parl'acidenitrique.
On digère du vif-argent dans l'acide nitrique et on obtient ainsi un oxyde nitreux de mercure; on fait évaporer, et,en continuant à chauffer, l'acide nitrique s'élimine, et il reste un oxyde de mercure, qui est le Hydrargyrum oxydalum rubrum. On pourrait se contenter de ce procédé, mais il y a un tour de mains, qui était déjà connu des alchimistes d`Alexandrie.
Au lieu de continuer à chauffer seul le produit sec, qui est l'oxyde nitreux, on- le triture avec du vifargent, et onchauffe ce mélange. Le mercure s'oxyde et forme le Hydrargyrum oxydatum rubrum. _ _ _. __.
"WV ' LES ARCANES ALCHIMIQUES 24.1 Le produit ainsi obtenu, pour être employé en pharmacie, doit se broyer très þÿû n avec de l'eau distillée et s'appelle Hydrargyrum oxídatum rubrum þÿ l S v z g a t u m . ` Qu'on þÿ r éû é c h i s s e sur les faits suivants, très importants en alchimie. ljacide nitrique contient de l'azote et de Poxygène.
Par la formation de *l`oxyde de mercure, l'acide nitrique se décompose en ces deux parties, et par Foxydation de Fazote il se forme un gaz d'oxyde d'azote qui s'échappe. Cet oxyde d'azote se mélange, dès qu"il devient libre, avec l'azote de l'air et forme des vapeurs rouges, qui sont des sous-nitrates.
D'un autre côté, comme on obtient cet oxyde de mercure d'une solution de mercure dans l'acide nitrique, les anciens croyaient que cet oxyde de mercure était un précipité. De là vient le nom : « Précipité rouge de mercure ». Ils se þÿû g u r a i e n t qu"obtenir le produit par Pévaporation voulait dire: obtenir le précipité d'oxyde de mercure de la solution du mercure dans l'acide nitrique.
Dsuxiàm: Mamàmz. - Elle est plus simple mais exige plus de temps et se réduit à Pintroduction du mercure dans une cornue à long cou qu'on fait chauffer. Uoxydation du mercure se produit, et on obtient le Hydrargyrum oxydatum rubrum. Pour différencier le produitainsi obtenu du premier produit Mercurius þÿ p r S c z jû t a t u s , on l`appelait: Mercurius þÿ p r S c i p i t a t u s per se. Les Arabes préparaient le 1-Iydrargyrum oxydalum rubrum de cette manière. ' x6
242 |.'iN1'r1A'rioN II. Sulphur auralum. - On prend du Stíbíum nigrum de la þÿû e u r de soufre, Nalrum carbonícum dissous dans de l`eau, du lait de chaux, et on fait cuire le tout. De cette manière on obtient le sel de Schlippe. On y ajoute de l'aeide sulfurique dilué, et le Sulplzur auratum se précipite avec dégagement de vapeurs d'Hydrot/zion gas.
On peut produire la solution du sel de Schlippe aussi par voie sèche, en faisant fondre dans un creuset þÿ d u S l í b i u m , s f : u f r e , N a t r u m carbonicum etducharbon. Il est mieux de produire d'abord le sel de Schlippe très pur, de le dissoudre dans l'eau et de précipiter le Sulphur auratum par l`acide sulfurique dilué. Nous appelons l'attention sur le point suivant, et nous y reviendrons par la suite souvent.
Dans le sens d"une chimie patriarcale, les productions du Hydrargyrum oxydatum rubrum et du Sulphur aura ium suivent une marche parallèle : des deux côtés nous voyonsun dégagement de vapeurs; la vapeur rouge du Hydrargyrum oxydatum rubrum est composée du sous-oxyde nitrique, et la vapeur du Sulphur auratum est du Hydrothion gas.
De mème, il se forme des deux côtés un précipité, car l'Hydrargyrum oxydatum rubrum est considéré comme un précipité,et le Suÿzhur auratum en est un. III. Stibium sulfuratum nigrum. À- L'Antimonium crudum se trouve à l'état naturel comme antimoine gris. On le fait fondre et on obtient le Stibíum sulphuratum nigrum. On l'épure, et il en résulte le Stibium sulplzùratum nigrum þÿ l S m g a t u m . þÿ , . . ; . ¼
LES ARCANES ALCHIMIQUES 24.3 On le produit aussi en faisant fondre du métal d'antimoine (Regulus anlimonii) avec de la þÿû e u r de soufre. On peut couvrir la masse d'un lit de sel calciné. Les alchimistes occidentaux appelaient le Pulrís salaris: Begoardicum, Begoardicum minerale, Begoardicum solare. En opposition avec le Begoardicum minerale nous avons le Begoardicum animale, qu'on dit être fait avec des serpents.
Ces serpents ne sont autre chose qu'une þÿ m y s t iû c a t i o n . Ce Begoardicum animale est appelé aussi le Begoardicum animale simplex, pour le distinguer du Begoardícum animale compositum, qui se compose de: Pulvis Serpentum, Rad. þÿ V a l e r i a n S , Rad. þÿ A n g e l i c S , Rad. þÿ P i m p i n e l l S , herba þÿ R u t S .
Le Rad. þÿ V a l e r i a n S , comme þÿ m y s t iû c a - tion, joue ici le rôle de l`antimoine dans le Pulvís solaris. Le nom de Begoardicum conduit à celui de Begoar, très prisé par les médecins. Le nom de Begoardícum animale nous a déjà fait voir de quels moyens les alchimistes se servaient pour induire les médecins en erreur.
D'autres þÿ m y s t iû c a t i o n s furent employées: au lieu d'Hydrargyrum oxydatum rubrum d`un coté, et de Suÿahur auratum,on donnait d'autres produits de mercure ou d'antimoine.
Pour donner encore plus de certitude à ceux qui étaient moins confiants, et qui tenaient à avoir la couleur rouge dans le Pulvis solaris ruber, on mettait dans les préparations mercurielles du Kermes, au lieu du Sulplzur auratum, ou on gardait même le Sulplzur auratum dans la mixture.
Sur cette dernière base repose le Pulvis alte244 L,lNlTlATION rans Plummeri, qui est fait de Calomel et de Sulplmr auratum, et qui n'est autre chose qu'une þÿ f a l s iû c a t i o n du Pulvis solarís ruber. . On conseillait aussi à ces médecins de distiller le mercure avec Pantímoine.
On leur donnait des préparations mercurielles sans antimoine ou de Pantimoine sans mercure, ou une préparation mercurielle quelconque,et au lieu de l'antimoine on y ajoutait du salmiac, de la chaux, etc. On laissait aussi l'antimoine sous n'importe quelle forme et, au lieu du mercure, on ajoutait un métal, par exemple, du fer, du zinc ou du plomb.
Nous mentionnons également l'Anthecticum Paterií, qui est du Stannum et de l'Antimonium, et le Sudorÿerum magnum Faberi, un mélange de Stannum, Antímonium et Plumbum. Nous avons déjà parlé de la substitution du Hydrargyrum oxydatum ruber par 'des serpents, et de Pantimoine par des plantes. Les þÿ f a l s iû c a t i o n s étaient donc très nombreuses. Docteur GOTTLIEB Lxrz. Q O -vy-1 _ . '
LE BABYSME Depuis que tous les révélateurs précédant par groupes, dans les divers peuples de la Terre, le Christ, venu seul pour tous, ont établi le lien du visible et de l`invisible, corribien de systèmes de philosophie n`ont-ils pas vu le jour et atteint la décrépitude þÿû n a l e . Mais combien peu de véritables religions ont illuminé la Terre l * C`est à propos du Babysme que ces þÿ r éû e x i o n s naissent en nous.
Qu`est-ce donc que ce Babysme ? Une religion révélée (vers 1865) qui compte des milliers de Martyrs et des centaines d'Apotres, une religion qui prêche la divinité du Christ et qui arrive à ce résultat prodigieux: la réconciliation effective et vivante de l'lslam et de la chrétienté. Or une brochure vient de paraître qui expose et met en lumière bien des points obscurs du Babysme.
C'est à ce travail que nous allons emprunter les pages suivantes. (N. D. L. D.) Aussi Notre-Seigneur Jésus-Christ avait-il raison de dire à ses disciples : « Vous aurez des þÿ a fû i c t i o n s dans le monde; mais prenez courage, j`aivaincu le monde. þÿ : : (S. Jean, xvi, 33.) Et ailleurs, tandis qu'il était traduit comme un crimineldevant ses juges : « Désormais lé _ ,._l_.¿ _ _ _, .--»-
246 L`lNlTlATlON Fils de 1'Homme sera assisà la droite de la puissance de Dieu. þÿ : :(S. Luc, xxu, 69.) . Eh bien, c`est cette force surhumaine surtout qu'il s'agit d`observer. Lorsqu`il aurait rendu la vie à une personne enterrée depuis dix ans, ou qu'il aurait mis en deux le soleil, en admettant que ces actes nécessitent l'emploi d'une force égale à celle qui a servi à avancer Phumanité, ces actes auraient-ils été aussi utiles ?
Venons aux faits : Le mercredi, 5 Djamad Awal 1260 = 22 mai 1844, Mirza Aly Mohamed, jeune homme de vingt-cinq ans, dela descendance du Prophète Mahomet, déclara à Chiraz, sa ville natale, qu'il était le Bab promis. Le même jour est né à Téhéran, à Bahaoullah, dont il sera parlé plus loin, son þÿû l s aîné, Abdulbaba Abbas, qui réside aujourd`hui à Saint-Jean-d'Acre.
Lorsque le Bab eût eu dix-huit adeptes, il leur donna le nom de « lettres de Haï þÿ : : .(C'est un mot arabe qui þÿ s i g n iû e vivant et dont la valeur des deux lettres qui le composent est 18.) Il les envoya ensuite dans l`Iran et l'Irak annoncer aux Ulémas que le Bab s'était manifesté. ` Avec la propagande commencèrent, comme on le pense, les persécutions des Babystes sur l'instigation des Ulémas, très þÿ ' i nû u e n t s à cette époque, qui ne voulaient pas reconnaître le Bab.
Vers la þÿû n _ de la même année, à l'époque du pèlerinage, il se rendit dans les Lieux-Saints de l'Islam et, après avoir accompli les actes de dévotion selon Pusage, il se déclara être le Bab. . _' __}
Lx-: BABYSME ' _ 247 Les Ulémas de Chiraz et ide Bouchir ont sans doute eu vent de la chose, attendu qu'à son retour à Bouchir, tandis qu'il se dirigeait vers Chiraz, les agents du Gouvernement l'ont rencontré sur la route et l'ont accompagné jusqu'à Chiraz.
Là, le gouverneur de la province le þÿû t garder à vue pendant quelques mois, lorsqu'une épidémie cholérique s'étant déclarée, il le relâcha àla condition de quitter la province sans retard. ll partit donc pour lspahan après en avoirprévenu le gouverneur de la province de ce nom. Celui-ci lui þÿû t donner, par égard, l'hospitalité chez l'Imam-elGomaa de la ville, et invita les Ulémas à venir discuter avec le Bab þÿ aû n de vider la question.
Ceux de ces Ulémas qui n`avaient pas répondu à l'appel du Bab, et ils étaient de beaucoup les plus nombreux, refusèrent tous cette proposition, sauf deux. Ils donnèrent pour raison qu'il ne leur est permis d'entrer en discussion que dans le cas de doute, tandis qu'ils sont parfaitement sûrs qu'il s'agit d'un dévoyé. lls défendirent ensuite à qui que ce soit d'approcher le Bab, et le condamnèrent.
Le gouverneur fit semblant de l'envoyer à Téhéran sous escorte, en vertu d`un ordre impérial qu'il aurait reçu; mais, à la faveur de la nuit, il le fit revenir secrètement chez lui. Ce gouverneur étant mort quatre mois après, son neveu lui succéda et obtint l'ord re d'envoyer le Bab à Téhéran.
Celui-ci écrivit à Mohamed Shah que, s'il voulait bien l`admettre en sa présence, il en serait satisfait et pourrait être guéri du mal incurable dont il était atteint à la jambe. Mirza Akasi, premier ministre du Shah,
248 L'mn'1A'rioN décida ce dernier à lui répondre qu`étant sur le point de partir en voyage, il valait mieux qu'il se rendit dans la province d'Azerbayajan, d'où il l'enverrait chercher à sa rentrée à Téhéran.
Avant donc d'arriver à Téhéran, le Bab fut dirigé sur le Fort de Makou, où il était bien traité, et de là on l'envoya au fort de Jehrik, sur Pinstigation des Ulémas, d'où il vint à Tibriz, capitale de l'Azerbayajan, où il était également mis à l'étroit, pour être interné de nouveau dans ledit Fort. Dans l'entre-temps, Mohamed Shah meurt et Nasserel-Din Shah monte sur le trôneà la date du xo septembre 1848 = Dimanche 12 Chawal 1264.
Ce dernier, âgé de 19 ans, eut pour premier ministre Mirza Taki Khan, qui avait pour principe de tout dompter au moyen de la violence, sans se douter le moins du monde, que, lorsqu'il s'agit des convictions, surtout religieuses, elle ne sert qu'à les raffermir et à augmenter le nombre de ceux qui les partagent au lieu de le diminuer.
Jusque-là les persécutions dont souffraient les Babystes étaient surtout þÿ l ' S u v r e des Ulémas, tandis que les gouverneurs des provinces, usant de la grande latitude qui leur est laissée, n'y prenaient qu'une part très minime, surtout que l'ancien Grand Vizir était fort perplexe, se prononçant tantôt dans un sens tantôt dans l'autre.
A partir de ce jour, le Gouvernement, grâce au nouveau premier ministre, se trouva parfaitement d'accord avec les Ulémas sur Fextermination des Babystes. Ceux-ci, privés des conseils du Bab, qui était toujours
LE` BABYSME 249 en prison, crurent devoir se défendre. Mulla Hussein, surnommé le Bat du Bab, pour avoir le premier répondu à l'appel du Bab, fut attaqué chez lui'à Khorassan parla populace. L'ayant repoussée à l'aide de ses partisans, le commandant des troupes lui proposa de le laisser partir avec ses hommes et leurs armes s`ils voulaient quitter la province.
Ils partirent donc pour Barferouche, Là ils furent attaqués par la populace sur Finstigation de Saïd-el-Ulémas et eurent quelques morts. Ils se concertèrent alors pour quitter la contrée et partirent pour Amrache, accompagnés de quelques hommes de troupes pour leur indiquer le chemin.
Arrivés dans une forêt, près de Sari, capitale de Mazendaran, ils se disposaient à se disperser lorsqu'ils entendirent des coups de feu et virent quelquesuns des leurs jonchant le terrain. Mulla Hussein, ayant compris le truc, rassembla ses hommes. dont quelques-uns seulement savaient se servir des armes, et se réfugia avec eux dans un cimetière qu'il convertit en fort.
Il put ainsi þÿ i nû i g e r plusieurs défaites aux troupes malgré les renforts en hommes et en canons qu'elles reçurent dans l'intervalle. Leurs provisions épuisées, les Babystes ont été réduits à manger la viande et les os des chevaux età boire de l'eau saurnâtre.
Enfin, ayant perdu leur chef, le Mulla Hussein, ils acceptèrent la proposition du commandant de se rendre avec leurs armes après que lui et le Vali auront juré, le Coran cacheté en mains, qu'aucun mal ne leur sera fait. Le pacte conclu, tandis qu'ils se disposaient à prendre la nourriture qu'on leur avait préparée, ils furent fusillés à bout portant par les
250 L,lNl'I`lATlUN troupes, sauf un tout petit nombre qui furent envoyés à Sari, où on les exécuta. Les mêmes faits se répétèrent à Zanjan et à Niriz de Perse. Les exécutions partielles partout ailleurs en Perse ne se comptaient pas; mais de Babystes, il y en avait toujours. Le premier ministre, croyant pouvoir en finir avec le Babysme parla mort du Bab, ordonna, sans l'assentiment du Shah, porté plutôt à la prudence, de le faire fusiller.
On l'emmena donc du fort de Jehrik à Tibriz, où il fut suspendu sur la place, attaché avec des cordes. Un régiment arménien composé de 8oo hommes tire. Les cordes se rompent et le Bab n`est pas'atteint. La fumée de la poudre est intense. On þÿû n i t par trouver le Bab dans la caserne, au mur de laquelle on l'avait suspendu, en train de parler avec un de ses adeptes qui l'avait accompagné.
Emmené de nouveau sur la place on l'entend parler et on croit qu'il aurait dit : « La preuve de la part de Dieu estmaintenant complète; vous pouvez faire de moi ce que vous voulez. þÿ : : On le suspend de nouveau et on met par terre audessous de lui -son serviteur, Mohamed Aly. La tète de ce dernier était près de la poitrine du Bab. On invite le commandant du régiment arménien à donner ordre à ses troupes de*tirer. ll s`excuse.
Il y avait là un autre régiment kurde. Il tire. La poitrine du Bab fut transpercée de balles, mais la face était à peine éraþÿû é e . Son serviteur tombait à ses pieds. Cette exécution eut lieu le lundi 28 Chaban 1:66 : 8 juillet 1850. Le Bab était né le mardi 1 Moharrem 1235 = IQ octobre 1819. ' . þÿ . > . s . a
___._ LE BABYSME 25 x Un laissa leurs corps sur le sol, et le lendemain le consul de Russie a þÿ p ¼ en prendre le croquis. Le surlendemain, des Babystes vinrent à Tibriz et, grâce au concours du maire, ils purent emporter ces corps, qui sont aujourd'hui en lieu sûr. Le Bab disparu, le Babysme prit, à la stupéfaction du premier ministre, un nouvel essor.
Les persécutions continuèrent donc avec plus d'acharnement, lorsqu'un jeune homme qui était au service du Bab eut en 1268 = X852 la malencontreuse idée de venger la mort de son maître sur la personne du Shah. Heureusement que pour mettre ce projet, qui est une tache dahsl'histoire du Babysme, en exécution, il n'a employé qu'un pistolet chargé de petits plombs, de sorte qu'il n'a pu que blesser le Shah`.
Ce fut tout de même le signal d'un soulèvement général contre les Babystes, et avec l'assentiment du Shah cette fois on emprisonnait et tuait à droite et à gauche sans la moindre enquête. Au nombre des victimes était même une femme du nom de Korrat-elAïn, qui fut étranglée et jetée dans le puits d'un jardin privé à Tehéran.
A un autre Babyste du nom de Hadj Soliman-Khan, on mit des bougies allumées dans des incisions pratiquées sur son corps, jusqu'à ce qu'il mourût ainsi brûlé. þÿ E nû n , dans les seules années de 1267 et 1268 - 185x et x852, près de quatre mille Babystes trouvèrent la mort d'une façon plus ou moins atroce. A Mais Pattentat précité marqua l'entrée en scène de Bahaoullah. Retournons un peu en arrière pour la clarté du sujet.
2 5 2 1.'1N1'1'1AT1oN Bahaoullah, de son nom Mirza Hussein Aly, est né à Téhéran le mardi 2 Maharrem 1233 -_ 1 1 novembre 1817. Son père Mirza Abbas Bozork-el-Nouri, d`une famille très connue en Perse, était un des grands ministres de Fath-Aly Shah.
Le Bab dès la première heure avait eu soin de répéter à ceux qui voulaient l'entendre, que Bab ou Mahdi, le nom importait peu, il n'était qu'un rayon du soleil de la Vérité qui se trouvait au milieu d'eux, qu`il en était mû et s'en inspirait, et qu'eníin, ils verraient ce soleil après «Hin ». C'est un mot arabe qui signifie temps, et la valeur des trois lettres dont il se compose est 68.
Il voulait donc dire après 68, c'est-à-dire après l'an 1268, soit l`an 1269.
Pour ne pas laisser le moindre doute sur l'objet de sa mission, il écrivit dans ses livres, « qu'il est Pannonciateur de la manifestation prochaine du sauveur glorieux et de l'entrée du monde dans une phase nouvelle. » Et de fait, dès que Bahaoullah eut eu connaissance de l'attentat commis en 1268 = 1852,il partit immédiatement à la rencontre du Shah, qui était en villégiature près de Téhéran.
Aussitôt arrivé, on le mit en prison, chargé de fers, et on þÿ c o nû s q u a ses biens sur Pinstigation d'un ennemi de sa famille qui faisait partie de la suite du Shah. S'agissant toutefois d'un personnage très connu, þÿû l s d'un ancien ministre, on ne put faire moins que de Yinterroger devant un tribunal composé de ministres.
Il leur dit que tout le monde le connaissait pour un homme intelligent, que s'il avait voulu faire commettre cet attentat dont il n'était d`ailleurs pas accusé par le coupable, il aurait _,.«~.¿,, |
LE B/uavsmz 2 5 3 su mieux s'y prendre, et þÿ q u ' e nû n cet attentat ne pouvait être que þÿ l ' S u v r e d'un jeune homme exalté et non le résultat d'un complot. On le relàcha donc après Penquête, qui a duré près de quatre mois, et on lui proposa de lui restituer quelques biens.
Ayant trouvé qu'il n'aurait plus assez pour continuer à habiter Téhéran, il demanda l'autorisation d`aller dans l'Irak. ll fut escorté dans sa route par des soldats persans et des cosaques de l'ambassade de Russie, et arriva à Bagdad le jeudi U" novembre 1269 = 14 octobre 1853.
En dehors de sa famille, quelques Babystes l'ont accompagnéà Bagdad ou suivi, d'autres s'y trouvaient déjà, et tout le monde croyait ainsi pouvoir échapper en pays ottomans aux persécutions dont ils étaient l'obiet en Perse. ll n'en était rien, les Ulémas persans à Bagdad les faisaient persécuter de plus belle et envoyaient contre eux en Perse rapports sur rapports.
Leur inimitié avait d'autant plus de prise que beaucoup de Babystes étaient tombés dans la dépravation.
Privés du Bab qu'ils n'avaient même pas vu pour la plupart, n'ayant pas en mains ses enseignements, bien qu'il eût laissé à sa mort une vingtaine de volumes écrits à la main, mais non imprimés, à cause des persécutions. et une quantité infinie de missives, ils ont cru qu'il n'y avait plus rien d`illicite. þÿ E nû n , dès son arrivée à Bagdad, Bahaoullah commença à les redresser, mais deux ans plus tard, il quitta Bagdad à l'insu de tout le monde et s'en alla dansle mont de Sargalou de la chaîne de Solimanieh, où il s'établit dans une grotte. _ (`
2 54 L'1NmA1'xoN Lui parti, la plupart des Babystes retombèrent encore plus bas dans la perversité. Quelques-uns voyant que leurs coreligionnaires étaient si dépravés ont cru avoir fait fausse route et sont retournés à la foi de leurs pères, et les autres enfin attendaient tranquillement la réalisation de la promesse du Bab, qui ne devait plus tarder longtemps.
Les choses allaient de ce train lorsqu`une circonstance fortuite þÿû t découvrir le lieu de retraite de Bahaoullah après deux ans d`absence. Il était temps, car sa présence était devenue bien nécessaire pour les Babystes. Il commença de nouveau à les mettre dans la voie droite; mais, à mesure'qu'i1s s`amélioraient, la haine des Ulémas augmentait.
Il n'y avaitplus devices à leur reprocher, mais leurs croyances, ce qui était aux yeux des Ulémas plus impardonnable. Voyant que les Babystes augmentaient en nombre et en force, les Ulémas persans de Bagdad, d'accord avec leur consul, ont décidé en secret de convoquer les Ulémas du voisinage pour décider Pextermination de tous les Babystes en un jour donné.
Le plus grand Uléma de la contrée, Sheikh Mortadi, convoqué sans savoir le pourquoi, dità ses collègues que n`ayant pas reconnu la fausseté de la religion babyste faute d`examen,il ne pouvait' pas prendre part à leur décision.
Son refus fit avorter le projet et les porta à inciter avec plus d'acharnement le peuple à persécuter les Babystes au point que beaucoup de ces derniers ont opté pour la nationalité ottomane þÿ aû n d'échapper aux coups de leurs ennemis. Les choses s`envenimaient tous les jours davantage * þÿ « . . ; : - ~ . .
1" LE BABYSME 2 5 5 à mesure que les Babystes devenaient de taille à se défendre. Bahaoullah, craignant un soulèvement des uns contre les autres, malgré ses recommandations aux Babystes de se tenir toujours calmes, pria l'ambassadeur de Perse à Constantinople d'aviser. Les Ulémas de leur côté ne cessaient pas d'envoyer des rapports au Gouvernement de Perse contre les Babystes.
Cet état continua quelque temps encore et, finalement. sur la demande de la Perse à l'Empire ottoman, Bahaoullah fut mandé à Constantinople. 'En quittant Bagdad, Bahaoullah se rendit tout près dans lejardin de Negib Pacha, où il resta douze jours, du 3 31114 Zilkède l279=dU 21 avrilau 2 mai 1863. Pendant ces douze jours, il proclama pour la première fois ses enseignements à ses amis.
Après quelques mois de séjour à Constantinople, on l'envoya à Andrinople, qu`il appela « Terre du mystère þÿ > : .Il y arriva en Rajab 1280 :décembre 1863, et déclara tout de suite à qui voulait l'entendre qu'il était l'Éducateur du monde attendu par le monde.
C'est là qu'il écrivit ses missives dans ce sens à Pie IX, à Napoléon Ill, à la reine Victoria, au sultan Abdulaziz, à Nasser-el-Din Shah, etc., etc., et attendit le moment opportun pour les leur envoyer. Les Babystes, dont les persécutions n'avaient servi qu`à en augmenter le nombre, prenaient par masses le nom de Bahaïs.
De nouvelles conversions se faisaient même parmi les partisans de Zoroastre, les chrétiens et les Juifs, que les persécutions atroces depuis les premiers temps de l'Islam jusqu`à nos
256 1.'1N1rumoN [DÉCEMBRE jours n`avaient pas fait renoncer à la foi de leurs pères. On aurait dit que la perspective de nouvelles persécutions les attirait. þÿ E nû n , la Sublime Porte finit par se décider à envoyer Bahaoullah avec les siens, à Saint-Jeand'Acre, sur la demande de la Perse.
Il y arriva le I2 Djamad Amal I285 = 30 août 1868, donna à cette ville le nom de « Terre de celui à qui on s'adresse » et envoya tout de suite après,.au Pape et aux souverains, les missivesqu'il leur avait préparées vers les derniers temps de son séjour à Andrinople. Dans la missive au Shah, Bahaoullah développait toute sa doctrine, et il la lui envoya par Mirza Badii Khorassani, qui savait cependant ce qui l'attendait.
Il partit de Saint-Jean-d'Acre à Téhéran à pieds *et remit, en présence du Shah qui se trouvait en villégiature tout près de Téhéran, la missive dont il était porteur pour lui. Bien que le Shah ne fût pas d'avis d'employer une sévérité excessive envers -le messager, son entourage le décida à lui faire subir des souffrances atroces et þÿ e nû n la mort.
Le voyant très calme au cours de ces so uffrances, on þÿû n i t par prendre sa photographie dans cet état. Cette photographie existe. Peu de temps toutefois après ce martyre, le Shah ne voulait plus entendre parler d'exécution de Bahaïs.
Depuis cette époque, le Gouvernement central de Perse les protège même plutôt, ce qui n'empèche pas les Ulémas d'en faire tuer par-ci par-là, et ces exécutions partielles se continuent jusqu'aujourd`huieet se continueront demain. `=.,--« '__
I 3021 LE BABYSME 257 Bahaoullah continuait aussi à asseoir le Bahaïsme de concert avec Abdulbaha Abbas, son þÿû l s aîné, qu'il appelle dans ses livres « Le rameau qui procède de ce Lignage ancien ». Il engagea par testament les Bahaïs à se rapporter à lui dans la suite, ce qui a eu pour conséquence que son frère d'un autre lit, Mírza Mohamed Aly, lui voua une haine aussi implacable que celle que son oncle, Mírza Yehya Azal, voua à Bahaoullah.
Dans ses livres, qui forment plusieurs volumes, il a fait une loi civile, politique et religieuse complète. Rien n`y est omis, depuis Parbitrage obligatoire entre les nations en cas de différend jusqu'aux soins de toilette et de propreté. Les questions sociales les plus ardues sont tranchées, et rois et citoyens n'ont qu'à suivre la loi qui assure aussi bien le bonheur aux grands qu'aux petits.
A sa mort, survenue à SaintJean-d'Acre, le samedi 2 Zilkédé 1309 = 28 mai 1892, il n'avait rien, absolument rien laissé en suspens, sauf, en quelque sorte, les règlements purement locaux et qui doivent nécessairement différer d'un pays à l`autre. Depuis lors, Abdulbaha Abbas þÿ é d iû a le Bahaïsme, qui devient tous les jours plus þÿû o r i s s a n t . De Bahaïs il y en a aujourd'hui dans le monde entier, même en Chine et aux Indes.
C'est naturellement en Perse où il y en a le plus grand nombre, mais il y en a partout en Amérique et dans toutes les grandes villes d'Europe. Cependant, en Perse, les Bahaïs se recrutent tout le long de Péchelle sociale, tandis qu'en Amérique et en Europe, c'est surtout dans le plus grand monde. Et 7 |7
258 þÿ xû m m ¼ r x o u dire que tout cela s'est fait en si peu de temps! Maintenant, si le Père n'est pas encore venu pour Pétablissement de son règne et celui de l'Agneau, quand viendra-t-il et à quels signes le reconnaîtronsnous ? La réponse viendra toute seule à celui qui, se détachant de tout ce qu'il aura appris par lui-même ou des autres, suppliera sincèrement Dieu de Péclairer. C'est du moins la voie que j'ai suivie. GABRIEL SACY. Le Caire, le lzjuin 1902.
Fait psychique Au mois de mars 188...,alors que je n'avais aucune connaissance des théories explicatives (ou non) des faits psychiques, je vis une chose troublante, - pour un profane. A cette époque, j'eus la douleur de perdre un proche parent dont la dépouille mortelle fut déposée au cimetière du Sud, voisin de fappartement que fhabitazls.
Or, quelques jours après les funérailles, étant couché seul, dans une chambre parfaitement close, et complètement éveillé, je vis, tout à coup, le corps þÿû u i d i q u e ou plutôt le buste éthéré du décédé pénétrer dans ma chambre en traversant la fenêtre fermée et garnie de doubles rideaux.
Cette apparition, les yeux clos, la tête découverte paraissant dénuée dïntellzgence, passa, en glissant, au-dessus de mon lit et vint se placer devant une montre ayant appartenu au défunt. Après quelques secondes d'immobilité, le spectre se retourna, glissa de nouveau au-dessus de ma cou260 L'1Nx'rumoN chette et disparut par la même fenêtre, en me laissant l'impression d`une forte odeur cadavérique.
J'allumai une bougie, il était exactement deux heures du matin. . Le lendemain, je racontai cette aventure à quelques personnes qui, presque toutes, me dirent: « C'est une hallucination. » Cependant, l'une de ces personnes m'engagea. secrètement, à lire certains ouvrages spéciaux qu'elle me désigna. Je lus et j'eus alors la surprise de reconnaître que j`avais été témoin d`un fait qui, bien que peu ordinaire, est absolument naturel. C`est ainsi que je þÿû s mes débuts dans l`étude des sciences occultes. l A. Fnmçois. -....7.,,_¿,
Au Pays des Esprits (Suite). ' Une partie de la populace ayant appris quelque chose de l'histoire du fakir, et ayant conclu que Pemprisonnement et la mort de la pauvre femme étaient causés par les enchantements*de l'aventurière Mme Laval, avait entouré sa maison, et sans s"inquiéter si leur action était bonne ou mauvaise, avait brûlé complètement cette belle demeure.
Tout cela avait déterminé dans les. rues un bruit qui aurait troublé tous les sommeils, sauf le SIEN l et toutes les douleurs, sauf la mienne. Mais la tempête rugit au dehors, et au dedans NOUS xénons Tous TRANQUILLES ETÇALMES. Je sortis la nuit suivante, vers neuf heures, de ma maison - qui n'était plus un « home þÿ : :désormais - accompagné par Graham, et le colonel M..., noble gentleman et mon ami.
Nous traversàmes la partie la plus basse et la plus obscure de la ville et nous arrivâmes àla hutte misérable que, Graham et moi, nous avions déjà visitée ; c'était Phabitation d'Anine. La porte était fermée à l'intérieur; mais, à mon signal, Nazir l'ouvrit et, après l'avoir soigneusement fermée, nous conduisit à travers
262 L,llîlTlA'l'lON des cours et des bâtiments en ruines, iusqu`à la porte qui donnait accès dans le hall, témoin des scènes de magie noire que j'ai décrites. Nous nous arrètâmes devant l'entrée de la chambre intérieure.
Je voulais prendre le temps de recueillir mes forces, pour ce qui allait suivre; mais, pendant que j'étais appuyé sur la porte, j'entendis les voix abhorrées des maudits qui avaient causé mon malheur, une terrible altercation s'était élevée entre eux. Je n'hésitai plus et j'entrai aussitôt. Sur le seuil, Anine nous attendait. Les deux magiciens avaient, paraît-il, cherché un abri, ne voulant pas s`exposer àla colère d'une populace en délire.
Ils étaient assis à une table sur laquelle on voyait des rafraîchissements; mais l'autel, le leu et les abominables accessoires des rites fétiches étaient abandonnés et en désordre. A notre vue les coupables tressaillirent, et Hélène Laval laissa échapper un cri d`eil`roi. Notre plan était fait et nous l'exécutåmes sans perdre un instant.
Graham et le fakir s'emparèrent de Perrault, le colonel M ..., plaçant sa main énergiquement sur le bras d'Hélène, lui dit froidenïent que la moindre résistance leurcoûterait la vie à tous les deux. Quant à moi, je déchirai mon fatal portrait et celui de leur victime - qu'ils avaient récemment suspendu sous le mien. - Je brisai et écrasai les images de cire et je détruisis tous les instruments de leur magie infernale.
Anine, alors, amoncela le tout dans un large et sec bassin en pierre et y mit le feu. Je fis tout cela sans hâte ni passion. J'étais très calme, et la plus profonde attention préside à mon travail. Lorsque tout fut þÿû n i , 1.____..Î _.._î "Î"'§úi -?_,,...
' AU PAYS nes 'nspnrrs 263 *j'ordonnai au takir et à Anine de se charger de Mme Laval, que je n'avais pas regardéeune seule fois, bien qu'elle se fût adressée à moi d'un ton suppliant. Je fis signe à mes amis de se rendre dans une cour déserte et d'emmener leurs prisonniers.
Arrivés à notre destination, le colonel M... s'adressa à Perrault et, sans s'étendre sur le mal que lui et ses complices avaient fait, il lui dit simplement que l`heure de rendre ses comptes était arrivée. Il rappela aux deux misérables qu'ils étaient entièrement à notre merci, qu'un destin terrible les attendait, si nous nous décidions à les livrer, mais que j'avais résolu de me conduire avec lui, Perrault, comme s`il était un gentilhomme.
En résumé, que j'étais disposé à lui donner' la seule chance de vie qu'un combat mortel pouvait lui laisser. Sans lui permettre de répondre, le colonel le plaça en face de moi et rapidement, mais avec la courtoisie militaire qui ne l'avait jamais abandonné, le présenta à Graham, qui avait consenti avec une extrême répugnance à servir de témoin à Perrault.
Complète* ment abattu, le lâche criminel prit la place désignée, échangea quelques mots pour la forme avec Graham, reçut de lui un de mes pistolets et tira sans attendre le signal. Je fus atteint légèrement au bras gauche. Furieux de cet acte incorrect et frisant Passassinat, mes amjs saisirent Perrault chacun par un bras et, me criant de le tuer, attendirent bravement mon feu.
Je résolus de ne pas me charger d'un meurtre pour un être si þÿ i nû m e et de Pestropier seulementpourla vie. Je =ti*rai, et avant de tirer, -Je savais que ma volonté _.Î.. î -.___
264 IÎINITIATION allait s`accomplir. ll tomba blessé seulement, pour son malheur. Après ce châtiment, mes amis et moi nous quittâmes pour toujours ce lieu maudit. Mon intention était de partir immédiatement pour l'Angleterre, emportant avec moi. pour les remettre à Lord Dudley, les restes de sa þÿû l l e chérie enfermés dans un splendide sarcophage.
Mais j'avais abusé de mes forces et, pendant plusieurs semaines, je demeurai entre la vie et la mort, brûlé par une þÿû è v r e ardente.
Le vicomte et sa femme voulaient me faire transporter à leur résidence des champs; mais mon ami Nanak-Rai me réclama, et, suivi seulement de mon þÿû d è l e domestique arabe Ali, je fus conduit àla demeure du brahmin, qui veilla sur moi avec la science d'un médecin et le dévouement d'un tendre père. _ Grâce à la remarquable habileté de mon ami, je revins à la santé au bout de quelque temps.
Dans cette maison paisible, je me réconciliai avec moi-même, avec ma destinée et avec les anges que j'avaís un moment si follement repoussés. Tous mes pouvoirs spirituels, tous mes enthousiasrnes me revinrent, mais j'éprouvai aussi une plus profonde sensation de cette camaraderie que seuls peuvent donner les esprits des bien-aimés connus sur la terre.
Combien de fois, pendant mes longues nuits de souffrance et d'ínsomnie, ai-je entendu les pas légers de ma petite fée courant à travers la chambre, comme lorsqu'elle voulait me surprendre et s'arrêtant tout près de moi! Doucement, son rire argentin résonna encore, quoique très adouci, à mes oreilles; ses tresses _ -_:-¢',_.¢.
AU PAYS DES ESPRITS 265 d`or frôlèrent mon front brûlant, et sa tendre voix murmura des mots de consolation, finissant toujours par la promesse du repos dans le ciel auquel elle était parvenue. Oh! divin père des esprits, quelle profonde ingratitude, quel_ triste mépris d`eux-mêmes accablent les pauvres mortels qui rejettent les précieuses vérités de la communion spirituelle !
Le récit de ma vie pendant trente ans que j'ai tenté d'esquisser a démontré, j`espère, les abus et les usages des énormes pouvoirs cachés dans l*homme et l`univers invisible. Mais quels que puissent être les dangers, les terreurs et les mystères de l'Occultisme, l'humanité souíïrante peut être sûre qu'elle trouvera toujours un soutien venant du Créateur.
Pour moi, si un pouvoir suprême n`avait jeté un pont sur le þÿû e u v e Léthé qui me séparait de tout ce que j`avais aimé sur terre, je serais peut-être revenu à la santé, mais ma raison aurait fui son trône renverse pour toujours. Un à un* j'avais vu tous ceux en qui j`avais placé mes plus vives affections, les plus vrais, les plus aimants, les meilleurs disparaître à mes yeux.
Avec un þÿ c S u r passionné, dissimulé sous l'extérieur froid de l`ascétisme, j`avais assisté successivement àla ruine de tous mes espoirs terrestres. _ J'avais tendu mon mental avec une si terrible énergie, que je serais devenu fou, si j`avais tourné vers l'avenir mes regards désespérés, et cherché en vain mes amours évanouies.
A travers les yeux de mes bien-aimés, lorsqu'ils revenaient vers moi, un à un. avec les détails qui me donnaient l`assurance que la mort est seulement un
266 LÎNITIATION changement, je pouvais voir au-dessus des esprits de laterre, des anges lumineux, et deviner un Dieu en qui devait se reposer mon âme tremblante. Une fois de plus la vie et la force spirituelles me furent montrées; une fois encore le plan de l'Univers et la philosophiede l`existence furent déroulés devant moi.
Je recommençai à connaître que j'étais un anneau entre les mondes inférieurs et les mondes élevés, et j`appris en même temps à modérer les élans de Fintelligence en leur opposant la matière et le mystère; autrement l'áme, pénétrant trop loin dans l'Au~delà sans limite, se perdrait dans les immensités de l'Être, trop vastes pour que l'humanité puisse les comprendre. Je sais que je n'ai pas toujours appliqué ces salutaires leçons.
Loin des sages et philosophiques conseils de mon excellent ami le brahmin, rendu à la santé et réconcilié avec mes anges et mon destin, mes aspirations déréglées m'ont jeté dans les plus profonds royaumes de l'occulte. J'ai plongé dans les abîmes s'ouvrant sous mes pieds et je me suis élancé dans les hauteurs s'étendant au-dessus de ma tête.
J`ai suivi le chemin des étoiles et j'ai pénétré dans les régions mystérieuses, bien au delà des sages limites à imposer aux hommes. En franchissant ces eiïrayants degrés de la connaissance, j'ai fait des chutes terribles et supporté bien des pesantes expiations.
Toujours je suis revenu de ces effrayants pèlerinages, l`âme blessée et meurtrie; mais i'ai trouvé, chaque fois, le repos, la paix et la consolation dans l'amour de mes amis de la terre þÿ aû r a n c h i s par la mort. J'ai appris que la communiAU PAYS DES ESPRITS 267 cation entre les habitants de notre planète et les sphères spirituelles constituait le plus élevé, le plus pur et normal exercice des' facultés religieuses de notre âme.
Les folies, le fanatisme, les erreurs et les impostures, qui ont déshonoré le mouvement faussement appelé spiritualisme, ne peuvent donner aux mortels qu`une très imparfaite idée de cette vérité sublime.
Ce mouvement spirite n'a servi qu'à faire ressortir les côtés obscurs de l'humaine nature, mais a cependant indiqué les trésors inconnus, cachés derrière la possibilité de la communication entre les vivants et les morts, seulement tout cela est encore trop humain, se ressent encore trop de þÿ P i n s u fû s a n c e de notre nature.
Je n'ose pas m'arrêter même pour résumer ce que nous pouvons espérer de la communion spirituelle, lorsque son modus operandi sera compris par la science, et que ses révélations sublimes seront reçues avec un respect religieux. Je pense que ces pages doivent þÿû n í r ici. Dès que mes forces de corps et d`esprit furent complètes, je quittai la paisible retraite de mes nobles amis, avec toutes les bénédictions d`un þÿ c S u r reconnaissant.
Une fois de plus, je me trouvai sur le pont d'un vaisseau. saluant encore le groupe des chers amis qui avaient foulé avec moi, dans l`Inde, le dur chemin de la vie. Bien des yeux humides suivirentle sillage du bateau dans la mer ; j`entendis encore les mots « bon voyage» et je partis pour commencer de nouvelles recherches dans les royaumes de Pexistence spirituelle. FIN
NOTES Grammaire de Pâninil" (Suite.) lfindigo est le Fils solaire, le Premier-Né. les 1065 Prajåpati.Aioutons au 641 le 424 de «tâmra þÿ : : , cuivre complétant le 4.065 . ta, 401 +a, 3-}-ma. 7+ra, 13 = 424. Voici pour le þÿ r eû e t cuivre; le reste du carbone couvre le tout de bleu noiråtre.
641, de pîtàmbaras, est le nombre, degrés deux et trois, numérique sanscrite du grec Xpmóç, « Christ ». (sans l'accent) Xa, 45 + pa, 14 -|- 1, 6 + em, 62 + ra, 401 + 0,10 + q, 103 = 641. Le grec appelle le beurre féminin yuwíl, femme. Numérique sanscrite, degrés deux et trois, sans Paccent : -ya, 6 + v, 5 + va, 901 +~q, 8 = 920. Ceci, Féquivalent atomique octodécimal, base et þÿ a fû x e s . L'î long compté 8 comme dans pîtâmbaras.
Le sanscrit l'ap- (1) Nous publierons *prochainement les errata et les compléments de l'auteur, qui mettent au point certaines lacunes de ces ¢ notes þÿ : ,qui n'étaient pas rédigées pour la publication immédiate. (N. D. L. R.)
NOTES SUR LA GRAMMAIRE DE PANINI 269 pelle Çrî, félicité, nom de Vénus qui vaut en quatre degrés : Ça, 75-|-ra, 14.-{-î, 84. = 173. Le Ça,divisé en deux, augmente 2 molécules d'oxygêne, ici d'une et même de deux unités, donc 174. et 175. Çrî est le premier nom du Soleil, Ganéca (Dieu ça, des armées, gama) de la Bhagavadgîtâ, qu'il þÿ i d e n t iû e avec Jehovah. i Le symbolisme du Beurre est le même que celui du Vin.
Dans les degrés deux et trois, le nombre de Çrî est celui de Féquivalent pondérable de l'alcool : H°OC* ça, 24+ ra, 14-{-î, 8 = 46. i *VO Dernier exemple : Le Soma, l`Arbre-Lune parfumé, est l'indigo et le beurre ; il est aussi la chair, le Sacrifice de la chair. Lieberkühn a trouvé pour Palbumine, la formule Hm O" Az" SC", soit 1.612 en poids.
M. Troost, le savant chimiste, membre de l'Institut, donnait cette formule dans les anciennes éditions de son excellent petit Traité de Chimie. (G.
Masson, éditeur. - Nous osons le recommander.Toutle monde devraitavoirlu la chimie ; la physique est secondaire.) Il supprime cette formule dans la dernière édition : « La constitution des matières albumínoïdes, nous y dit-il, ne peut être établie que parlaconnaissance exacte de tous les produits de leur dédoublement. þÿ : :C'est un tort : la formule de Lieberkûhn est exacte. Mais quand le
270 L,lBIITlA'l`l0N savant professeur ajoute, dans la même édition.: « On peut donc admettre que les matières albuminoïdes sont des uréides complexes.. . þÿ : : ,il a raison.
Au point, déjà élevé d'ailleurs, où le chimiste est parvenu, puisqu'iI semble avoir trouvé, bien qufil n`ait pas classé la hiérarchie, la correcte division septénaire des composés organiques, il a grand besoin de Ia science sacrée pour comprendre ses découvertes et s'aider dans les cas difficiles. Le public s'irnagine trop aisément que la méthode du savant moderne est sûre. On est déçu, parfois, quand on le lit dans le détail.
M. Wurtz, dans son Dictionnaire de Chimie, relate que M. A. maintient que la formule pour le corps X est y tandis que pour M. B. elle est 4. Rassurons les deux champions. Les alcalis organiques dont une partie sert à intensifier le travail cérébral ou physique, la concentration nerveuse, ont en sanscrit la formule « karanopâdhis », c`est-à-dire karana, concentration (kara, main; upàzlhi, base, alcali: alcali de concentration).
Cas: le nominatif, le « je þÿ : : .Valeur : 294 et 296- l'o,, lettre divisée en deux, susceptible d`une et même de deux unités en pius. Par suite, la formule de M. A., poids 296, est exacte, au moins radicalement.Ce qui.n*empêche pas que celle de M. B. ne le soit !... nous ne voyons pas dïnconvénient à. ce que dv'autres conditions d'expérience. þÿ a fû x e n t à la formule de* son partenaire. M..
A. atrouvé pour le beurre masculin, la lécithine, la formule 4.84 O* Az.Ph C". Nous lui recommandons, sur la foi de Pânini - qui fonde* les rayons
Norrs son LA casmmine ns PANINI 271 solaire et mercurien sur le beurre masculin Force 1 'I les rayons cyprique et terrestre sur le beurre féminin, Grâce --- la formule de Rabelais, Pantagruel : H" 0° Az Ph C e comptantl'u « y þÿ : : ,comme on peut faire del'i grec. Les Romains, importantletermegrec, traduisaient l'i « u z et « y ». Le sanscrit transforme l'u en ya.
Quant à la chlorophylle (un corps si important !), que le sanscrit appelle peut-être palâça, << vert, acide, cruel » (palâcin, arbre), elle a j,usqu'ici. laissé sur le carreau - du moins nous ne sommes pas informé du contraire - tous les chimistes qui se sont eíïorcés de la pincer dans les Fourches Caudines de þÿ D o s i m é t r i e : la terre chimique des cornues, citrouilles, tubes malins et petits pots, même le savant auteur du Rubis q< þÿ s c i e n t gû q u e þÿ : : ,M. Frémy, directeurde la publication de la Grande Encyclopédie chimique.
Énonçons, suivant la Bhagavadgîtâ, les cordes de la Lyre de Lumière, ou Prakriti; et plaçons en 'regard de cespetites correspondances qui sont dans la mé» thode de Poccultisme et qui, tout en n'ayant l'air de rien, sontplus éloquentes parfois en deux lignes qu'un énorme volume de science moderne. 'hill VÉIUS Inu npànqnr (mental ms num TREE! hrun (mntal M101-A VAYII KIA. IBIS BIIDDII AHÀXÀB-A Blur Vort Jun þÿ O r u ¼ .
Baup Violet lum-mu ILES Asrmmrs mlm sirlmn IIBLIIIS mrunx Khan lthmrûpa Chlyå Prius Buddhi Ahúlrn (nmtdin (forma (ombre (e corps um _ Intl: _ . , ` _ A 'P ( '( ) mpénonr) inférieur) trumontal) de désir) utnlo) physique) phynlque)
27 2 i.'1NmA'r1oN Avec les deux corps supérieurs, Sa (Soleil), Buddhi (Mercure), nousavons,jusqu'au corps physique inclus, les neuf corps que disait Shakespeare - comme Rabelais kabbaliste ou initié = dans cette þÿ S u v r e admirable, Roméo el Juliette, qu`il établit sur un plan de nombres ocultes : Mr-:ncuno A TYBALT « Rien de plus qu'une de tes vies, si tu en as neuf, pour en parler, et après, selon que tu te conduiras, je verrai àépuiser les huit autres... þÿ : : Avec l'infra-rouge violet, l'urée, - cosmiquement Neptune, qui,quel que soit son mystère, bon ou mauvais, est une forme d'urée, -- nous avons dix corps pour l'univers, dix I le nombre qui, pour Pythagore, exprimait l`univers!... à la fois dans le macrocosme et le microcosme ou homme.
Le corps physique est appelé Buddhi. Comptons : ba, 107 + u, 18-l-da, 21-*-dhâ, 106+ i, 42 = 294. - Qu'est-ce P - L'albumine exprimée parle noyau azote+ soufre sur lequel ses autres éléments sont concentrés. Nous avons vu que 294 est le nombre de karanopâdhis, base de concentration. Comptons les équivalents pondérables de 1`azote et du soufre de l'albumine.
Az*8,'252 + S,32 = 284 en poids; 284, rappelons-le, est la somme des vibrations des sept notes de la gamme. L'azote a, le soufre paraît avoir, 9 atomes þÿ a fû x e s par molécule; ce qui fait une þÿ a fû x a t i o n totale de 9 équivalents 1/2. Par suite, le noyau de conden_ í¢s.;¿enAÉI¢II
NOTES SUR LA GRAMMAIRE DE PANINI sation de l'albumine a un équivalent atomique octodécimal de 293 I/2, Buddhi par défaut. L'urée est appelée ahakâra, terme signifiant « ce qui fait » (kâra) « le moi þÿ : :(aham). Le pronom aham, « je », vaut dans les degrés deux et trois: a, 3+ha,1o+m,48= 6r. - Qu'est-ce F' - L'équivalent atomique octodécimal de l`urée H* ()£z*(I.
' ~t Comptons ahakâra, quatre degrés (Fanusvâra est un zéro, avons-nous vu) : a,21+ha,126+ha, 43 -}-a, 21 + ra, x4=225. - Qu'est-ce P - - Le nombre des molécules de Palbumine 112 -|- 22+ 18+ I-{-72 = 225. - Et alors P -- L`albumine est ce qu'a trouvé le chimiste, bien qu'il n'ait pu tout à fait comprendre... une forme d'urée.
Le corps _physique de l'homme est une urée positive, ses refus sont des urées négatives, des formes n'ayant pas conquis l`Éternel,le Nirvâna (nir, hors de, vâna, feu, þÿû è c h e , urée). Le rayon de Vénus est, avons-nous dit, un rayon de son, caractérisé par le 283. Nous voyons que le rayon mercuríen ou uranique (d'où P) est aussi caractérisé par ce nombre. JAGA. þÿû ã i a ' 18
F) 'U @ Ô .v.l~_ ¢Îl lêfí þÿ { : 3 ? ë Î ' * * : ' Le reprodnetlon dee ertlelee lnedlte publiée par Hnítiation est formellement Interdite. A moin futorieetlon epeelale. PARTIE INITIATIQUE (Cettepartie est réservée ni !'e.-Tou des idées de la Dírectíomdes Membre: du Comité de Rédaction et la reproduction des classique: anciens.) ÉVÀNGILE DE SAINT JEAN U) TRADUCTION ni: Lznaisras ne sAcY D1-: X759 ci-uwmus Pnsmn-:R (Su ite). 4 32.
Et Jean rendit alors ce témoignage en disant: J'ai vu le Saint Esprit descendre du ciel .comme une colombe et demeurer sur lui. 33. Pour moi je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit: ¢ Celui sur qui vous verrez descendre et demeurer le Saint Esprit est celui qui baptise dans le Saint Esprit. þÿ : 34. Je l'ai vu et j'ai rendu témoignage qu'Il est le Fils de Dieu. 4. 35.
Le lendemain, Jean était encore là avec deux de ses disciples. 37. Ces deux disciples l'ayant entendu parler ainsi suivirent Jésus. 38. Alors Jésus se retourna, et voyant qu'ils le suivaient, il leur dit: Que cherchez-vous P Ils lui répondirent : Rabbi (c'est-å-dire Maître), où demeurez-vous i* 39. Il leur dit: Venez et voyez. lis vinrent et virent où il demeurait, et ils demeurèrent chez lui ce jour-là.
Il était alors environ la dixième heure du jour. 40. André, frère de Simon-Pierre, était l'un des deux qui avaient suivi Jésus. 41. Et ayant trouvé le premier son frère Simon, il lui _ _ ».=¢z¢.1eaï00
V ÉVANGILE 275 dit: Nous avons trouvé le Messie, c'est-à-dire le Christ. 42. Il l'amena à Jésus. Jésus, l'ayant regardé, lui dit: Vous étes Simon. þÿû l s de Jean; vous serez appelé Céphas, Cest-à-dire Pierre. 43. Le lendemain, Jésus voulant s'en aller en Galilée trouva Philippe, et lui dit:' Suivez-moi. 44. Philippe était de la ville de Bethsaède, d'où étaient aussi André et Pierre. 45.
Philippe ayant trouvé Nathaniel lui dit: Nous avons trouvé Celui duquel Moïse a parlé dans la loi; et que les prophètes ont prédit, à savoir Jésus de Nazareth, þÿû l s de Joseph. 46. Nathanaël lui dit: Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth P Philippe lui dit: Venez et voyez. 47. Jésus voyant Nathanaël, qui venait le trouver, dit de lui: Voici un vrai Israélite, sans déguisement et sans artiþÿû c e . 48.
Nathanaël lui dit: D'où me connaissez-vous ? Jésus lui répondit: Avant que Philippe vous eût appelé, je vous ai vu, lorsque vous étiez sous le þÿû g u i e r . 49. Nathanaël lui dit: Rabbi, vous êtes le Fils de Dieu vous étes le Roi d'lsraël. .__Î PREMIÈRE rmnucrrou 32.
Et le fruit de la femme attesta alors disant; .Vai vu la lumière divine qui est en lui se diviser sur sa tète,venant d'en haut, et de-* meurer vers lui, comme un ange qui a des ailes. 33. ` Ce qui est de mon corps, il ne l'aurait pas connu, mais celui en moi qui vient du Père, et qui agit de sa part, me l'a` rév lé, disant : Celui-là sur lequel vous verrez subsister, en toute son intégrité, la sphère de paix qui souDEUXIÈME 'manucrron 32.
Et l'ami de l'Époux, rendit témoignage, parlant et disant : 4: J'ai compris en mon etre, que ce qui vint sur Lui_vint du plus haut que moi, et j'a1 vu que l Esprit du Très-I-laut reposait sur lui. 33. Car ma chair ne l'aurait point distingué parmi les autres ; mais celui qui me dit : 4: Forme-toi au sein de ta mère en ces lieux et va, agis dans leur atmosphère þÿ : ,me donna aussi cette promesse, « Celui qui viendra à toi en silence aura
276 IÎINITIATION lève, est Celui qui agit en elle. 34. Alors je Fîperçus et je parlai et je ren is gràce disant qu'il était le premierné, sans commencement. 35. Le jour suivant le fruit de la femme était encore à la même place, et ayant deux de ses suivants à ses côtés. 37. Alors ses deux suivants, l'ayant compris, s'en allèrent après Celui qu'il avait appelé le Oint. 38.
Et Jésus se retourna les voyant, et son þÿ c S u r s`ouvrit vers eux, et Il leur dit: Que cherchez-vous P Ils lui répondirent : Maître, pouvons-nous aller plus loin? , 39. Il leur dit: Tachez, si vous le pouvez, et ils le suivirent, et ils furent avec Lui tout ce laps de temps. ll était alors Faccomplissement du temps à venir. 40. Celui qui était le frère de l`éprouvé était le second qui avait suivi Jésus, son sauveur.
41. ll vint reprendre son la Vie, et moi je parlerai en Lui et au-dessus de Lui et tu verras mon feu, de ton air natal, se plaire avec et se conformer à Lui, c'est celui duquel je t'ai dit : ¢ Il agit dans la Lumière, qui est aussi en Lui._ þÿ : : 34. Alors je le reconnus et j'élevai ma voix pour prononcer, énoncer et pour parler, en établissant ce témoignage qu'il était réellement le Central venu du centre remier. A 35.
Ba fois suivante, le centralisé était encore là, avec deux de ceux qui le suivaient. 37. Ces deux disciples, l'ayant entendu parler ainsi, suivirent Jésus. 38. Alors le Central revint sur ses pas et ramena ceux qui étaient attachés à Lui, disant: « Que voulez-vous de moi P þÿ :Et ils lui répondirent : « Sauveur, où est votre foi? þÿ : 39. ll leur'répondit 2 ¢ . Approchez et éprouvez þÿ : .
Alors ils s'en vinrent avec Lui et virent qu'il était bon et doux, et plein de sa grâce, qui les remplit ce jour-là, car l`heure du Royaume leur avait sonné. 40. André, le frère de celui qui est le rayon þÿ v i v iû é par la souffrance, était le second de ceux qui avaient pu, sans malice, soutenir son regard. 41. ll fut trouver son 'TÎ
ÉVANGILE 277 frère Simon en lui parlant de son Maître, le_Messie attendu, qui fut le Oint. 42. Il l'amena aussi vers son Maître, et celui-ci le regardant lui adressa la parole disant : Tu es le rayon éloigné, þÿû l s de mon ami aimé, mais tu seras appelé: fondation, ce qui veut dire base. 43.
Or ce fut le lendemain que Jésus voulant aller dans la contrée moindre trouva Philippe son fervent, þÿû d è l e en son âme, secrètement, sans être connu mémeà luimème, ni à personne d'autre, et lui dit: Le moment est venu, viens. 44. L'ardent venait du milieu de Bethsa`íde, ce qui veut dire « trouvez-nous þÿ : . d'où étaient aussi André et la base. 45.
Alors l'ardent ayant trouvé Nathanaël,celui ui cherche sans cesse, (lui parla, disant :Nous avons mis la main sur Celui duquel il est dit : C'est Lui, et dont les esprits ont parlé disant: Il vient, à savoir Jésus, þÿû l s de la paix. 46.
Celui qui cherche toujours þÿ r éû é c h i t en luimème disant: d'une contrée tombée peut-il venir ami, qui était son frère, Simon de nom, ce qui veut dire, d'après le son extérieur, aveugle intérieurement, et il lui dit : « J'ai vu Celui, ui nous est promis de la (Lumière.
42. ll l'emmena par la main et le Centre sur cette terre, l`ayant vivifié de Son regard, lui ad ressa Sa voix, disant: « Vous étes au crépuscule, þÿû l s du fruit de la terre, mais vous deviendrez Lumière, ce qui veut dire : commencement. þÿ : 43.
Ensuite le Centre voulut connaître le lointain du pays abandonné, mais en route -Il trouva Philippe, Son þÿû d è l e serviteur, qui Fattendait dans le,secret de son âme, et il l`intégra dans son lieu qui était son Sauveur et son prix de repos. 44. -Le fidèle, Philippe, venait de la ville qui était dans Pemplacement de la base d'où venaient aussi André et Pierre.
45. ll alla prendre Nathanaël, qui était le lumineux intérieur, lui disant: « Nous avons convergé avec Celui qui est le pivot des lois entières, et qui est en même temps le soutien de ceux qui en sont libérés, - Celui qui est Jésus, le þÿû l sdu commandement, sortit en Nazareth (qui veut dire aussi : Poubliée). 46. Alors le lumineux, soumis à lui-mème, répondit à l'ardent fidèle disant: de la contrée dévastée et
278 - LÎNITIATION quelque chose d'élevé ? Mais l'ardent lui répondit: Venez et chercbez_; fouillez É-otre âme pour voir si c'est ui. 47. Alors le Oint vit venir àlui son serviteur attaché et Il seprononça sur lui disant: oici un véritable retrouvé (qui veut dire Israélite), sans arrière-pensées, ni malice intérieure aucune. 48. Lelumineux répondit, sentant la vérité de son être vibrer en lui-méme :d'où m'as-tu pris ainsi fortement ?
Et Jésus le tranquillisa disant: Plutôt encore que tes recherches et tes rencontres, je t'ai façonné de mes propres mains,lorsque tu étais encore en l`état de devenir, qui est incomplet. 49.
Et le chercheur, lumineux, intérieur, le reconnut, l'appelant par son nom et lui disant: Maître, tu es mon Dieu vivant, tu es le Roi de mon etre tout entier. oubliée peut-il venir un esprit du Très-Haut P Et Philippe répondit au lumineux intérieur, disant encore : 4: Approchez et voyez si votre lumière approuve de son éclat. þÿ : 47.
Le Centre vit alors qu un de ses enfants venait à Lui et ll dit de cet étre, se sentant ému de son affection pour lui : ¢ Voici un véritable racheté, retrouvé par mon amour; il n'est en ui point de fausseté ni de tromperie, ni aucune de leurs traces n'habite en lui. 48 .
Le chercheur se tourna vers le Centre , comme une plante vers le soleil, demandant ses rayons et disant: ¢ De quel terrain m'as-tu tiré et fait passer? þÿ :Le Centre lui expliqua de suite, disant : « Avant ãue tu ne fus conscient e toi-méme, ni de la recherche que j'ai mise en toi de mes mains ; voici meme lorsque tu étais encore moins qu'une empreinte quelconcäue, þÿ u n iû é , je t`ai vu, esprit estiné à la Lumière. þÿ : 49.
Alors son étre toucha le Ciel de ses branches, et il dit à son Créateur revenu vers lui :< 0 Maître incarné, tu es la Vie de mon Dieu, tu es l'Esprit de Vérité. þÿ :
1&1r.r`r'1r&1_1 .|.Y&Y.!.I%|.1& _¿- - -1 -/-./-/; - - - - - -/- Nous prévenons nos lecteurs que la rédaction de L'INI'I'IA'I'ION` es* transférée 5, rue de Savoie, Paris (VIG), où M. Papus a maintenant son domicile. Nous serons reoonnaissants aux revues Iaisant Péchange de noter cette nouvelle adresse. École supérieum iesSciencesherméIi|111es « Le succès des conférences de l'École a dépassé toutes les espérances les plus optimistes.
Le nombre des auditeurs réguliers est, en effet, de plus de cinquante, et cela sans aucune publicité. A dater du zo décembre et sur la demande de plusieurs auditeurs, l'École ouvrira une salle nouvelle, 51, rue de la Harpe, salle de soixante places mise àla disposition des professeurs par un groupe d'élèves et d'amis, et réservée aux cours ordinaires.
La grande salle de la rue du Bac, qui peut contenir zoo auditeurs, sera réservée aux grandes réunions des Loges,des séances de conversation et des réunions spépiales qu'organísera bientôt l'Ordre kabbalistique de la Rose-Croix.
Ordre kabbalístíque de la Rose=Croix Nous sommes heureux d'annoncer à tous les Délégués de l'Ordre Martiniste que la Chambre de direction de l'Ordre kabbalistique de la Rose-Croix a décidé de donner une impulsion spéciale à l'étude et à Penseignement du symbolisme dans ses diverses adaptations. De plus, à dater du X9 décembre xgoz, l'Ordre sera :île: ,
280 L,lNlTIATION dirigé par un comité de trois membres, sans qu'aucun d`eux ait le titre de président. Ce titre sera dorénavant réservé à Stanislas de Guaita. Les Délégués qui désireraient des détails complémentaires sont priés de s'adresser au directeur de Flnitiation. Société des Conférences spirîtualistes Devant une salle archicomble, le docteur Rozier a inauguré la nouvelle année de conférences le jeudi 28 novembre dernier.
Tout le monde était content de se retrouver dans cette salle de l'h6tel des Sociétés savantes, après trois mois d'abstention.
La conférence, intitulée « Occultisme et Religion þÿ : , a eu un réel succès, et,à la demande de plusieurs auditeurs désireux d'en conserver un souvenir inaltérable, le docteur Rozier veut bien en faire un résumé, qui paraîtra dans le numéro de janvier de Plnítiation. ïÎ. -Î La mort de l'Abbé Roussel Tout le monde a entendu parler de l'abbé Roussel, le directeur de l'CEuvre de la Première Communion d'Auteuil.
L'abbé Roussel recueillait les jeunes gavroches qui couraient les rues et qui n'avaient pas reçu une instruction chrétienne. A Pendant trois mois l`abbé Roussel les catéchisait et les préparait au grand acte qu'ils devaient accomplir. Cette période terminée, la maison tåchait de procurer un emploi à l'enfant régénéré. Pendant près de quarante ans, le vénérable prêtre se dévoua à l'enfance. Trois années avant de mourir, il céda son þÿ S u v r e aux Frères de Saint-Vincent-de-Paul.
*I S ïëlî LA Mom* nx: IJABBÊ Roussxzr. 281 Après avoir pris toutes ses dispositions, l'abbé Roussel quitta Auteuil et se retira à Billancourt, pour y passer les dernières années de sa vie. Presque au lendemain de sa démission, l'abbé tomba malade, mais, doué d'une constitution vigoureuse, il ne resta pas longtemps alité et fut bien vite remis sur pied.
Il y avait un an qu'il était guéri quand ses amis apprirent tout å coup que le vénérable prêtre venait de mourir, emporté par un mal imprévu. Lié de longue date avec l'abbé Roussel, j'avais été très ému par cette disparition soudaine.
Un jour où j`allais rendre visite à une dame d`Auteuil qui s`occupait beaucoup de l`(Euvre de la Première Communion - Mme Fanny Dubois-Davesnes -je lui demandai comment était mort l'abbé Roussel. ` « l..'abbé Roussel est mort dans des circonstances extraordinaires, me répondit cette excellente personne, dont le souvenir vit encore dans la mémoire de nombreux habitants d`Auteuil.
« L'abbé Roussel habitait le premier étage d'une maison dont le rez-de-chaussée était occupé par un ménage. Uhomme était attaché à l`abbé Roussel comme domestique, et la femme servait de concierge. « Une nuit, la femme fut réveillée en sursaut par des chants étranges. Elle prêta l'oreille. Une voix mystérieuse modulait sur l`air de la Préface des mots que la concierge ne saisit pas tout d'abord.
La cantilène recommença, plus distincte; voici ce qu'elle disait : c Allez réveiller l'abbé Roussel et prévenez-le qu`il va ¢ mourir dans deux heuresl » , « La femme X... se crut victime d'une hallucination et voulut se rendormir, mais elle n`y réussit pas.'Le même avertissement lui fut donné, mais cette fois sur un ton si impérieux, que la concierge se leva. ¢ ll est bon de dire que cette femme, bien que profes. sant des sentiments religieux, n'était rien moins que dévote et n`avait surtout aucune tendance au rnysticisme.
' « Poussée, pour ainsi dire, par une force surnaturelle, la concierge alla frapper àla porte de l'abbé Roussel.Celui-ci dormait profondément. Il fallut plusieurs coups de son- 'nette pour le réveiller.
._Ut=uu: .__.._..i_ ****_ 282 IÎINITIATION et introduite dans la chambre du vénérable prètre : - « Levez-vous bien vite, Monsieur l'abbé, s`écria la ¢ malheureuse, une voix vient de m'avertir que vous allez ¢ mourir dans deux heures. þÿ : - < htes-vous donc folle, répliqua l'abbé Roussel, en « éclatant de rire.
Jamais je ne me suis mieux porté; allez ¢ vous coucher bien vite et rendormez-vousl þÿ : ¢ La concierge obéit; elle rentra chez elle et se recoucha. Mais à peine avait-elle éteint sa lampe, que la même voix se þÿû t entendre et la harcela de la même injonction. ¢ Nouvelle démarche auprès de l'abbé qui, trouvant la plaisanterie mauvaise, se met en-colère et prie sa domestique de déguerpir immédiatement. ¢ Cette scène se renouvelle trois fois.
Enfin, n'y pouvant plus tenir, la concierge þÿû n i t par dire à l'abbé Roussel : c Vous me mettrez å la porte si vous voulez, mais je vais ¢ aller au presbytère de Billancourt chercher M. le curé ¢ pour qu'il vienne vous confesserl þÿ : ¢ Et la bonne femme partit. Vingt minutes après, le curé de Billancourt se présentait chez l'abbé Roussel, qui, pour mettre un terme aux instances de sa concierge, consentait à se confesser.
A peine la confession était-elle terminée que le respectable ecclésiastique entrait en agonie et expirait au bout d'un quart d'heure. þÿ : Tel est le récit très authentique que nous a fait Mme Dubois-Davesnes, professeur de scul ture à Auteuil. (Extrait de I' cho du Merveilleux.) 1__Î- -ÎÎ Eibliograjphie La Tradition Cosmique, 1" partie, Le Drame cosmique, t. I, x vol in-8°, 7 fr. 50.
Les théories métaphysiques sur la chute originelle considérée comme origine du mal sont nombreuses et prétendent chacune étre la seule expression de la Vérité. L'anonyme auteur de ce roman philosophique ne manque pas 'TT
arBLroGRAPHr1=: 283 à la douce habitude de ses devanciers, et il nous présente son concept comme le seul bon teint. Ce qui semble ressortir de ces pages massives, auréolées de noms de héros et de principes plus barbares les uns que les autres (mais cela regarde l'auteur et non pas nous), c'est que nous avons þÿ e nû n une défense du serpent de la Genèse par lui-même ou par quelqu'un de ses émanés.
Cet excellent Nahash voulait donner à l'homme la ¢ Science du Bien et du Mal þÿ :qui lui aurait permis d'étre immortel dans son corps physique et d`étre un vrai Dieu se sustentant sans aliments matériels autres que ceux contenus dans l'atmosphère en ses quatre ou sept plans, et voilà qu`un méchant principe chippe la toupie vitale métaphysique de l`être humain, et celui-ci se laisse rouler par le Maître de la Maison d'en face, celui que Moïse appelle leve et que l'auteur du volume semble ne pas porter spécialement dans son þÿ c S u r .
Maintenant, n'étant pas familier avec ces ioujoux imaginatifs du plan cérébral, j`ai peut-être mal compris ce roman, qui dégage une atmosphère intense de désespoir et de découragement. C'est peut-être le principe cosmique caché sous des noms multiples en cette histoire qui veut cela.
Aussi ne donnons-nous notre opinion que comme provisoire et attendrons-nous la suite de la bataille entre Bra, Pa, Ia, Dévo, Zoy, Maub, Chi et quelques autres seigneurs de plus ou de moins grande importance.
Anatole France, à la page 173 et suivantes de Thaïs, a merveilleusement, selon sa coutume, résumé ces traditions ophites où la prière est considérée comme une coutume malsaine des ¢ Adorateurs de Dévo þÿ : , où l'on n'ose pas prononcer le nom du Christ, dont on cherche à þÿ d éû g u r e r þÿ l ' S u v r e dans l'invisible et surtout dans le visible. Mais n'est-ce pas le Christ qui nous recommande de ne pas juger?
Si Dieu a permis l'existence de Nahash, comme frein du Cosmique, c'est qu'il est utile que cette existence se manifeste, et s'il lui plaît d'expliquer son expulsion des centres divinsà sa façon, c'est que le plan d'illusions mentales a encore bien des appartements à ouvrir avant d'en revenir à la vie réelle, humble, discrète et simple, qui est claire comme un lever de soleil. bonne comme une mère pour son enfant et tolérante comme le Père céleste, qui nourrit même
284 LÎNITIATION Nahash alors que ce dernier l`accuse et le calomnie. Ne jugeons donc pas et attendons. PAPUS.
La Porte d'Or. - Je ne croyais pas que depuis les Fleurs du Mal, il put arriver un livre comme le poème d'Emile Michelet, livre qui sera décrié parce qu'il ne sera ni lu ni compris. , Michelet comme Baudelaire a contre lui la foule et non pas cette poussée en plein vent, sans culture, mais bien cette foule des lettres qui se vante de þÿû e u r i r en serre, qui n'a pas la franchise del'autre, mais qui en a la médiocrité.
C'est cette roture de la pensée, assemblage de démocrates et de parvenus, et, ce qui est fait peut-étre pour étonner quelques naïfs, de bourgeois, qui va encombre: de ses crachats le seuil de la Porte d'Or où elle est de trop mauvaise mine pour entrer. 4: En art, a dit Victor-Emile Michelet, il n'y a pas de démocratie þÿ : ,parole bien faite pour étre rappelée dans nos temps de socialisme voltairien, de bourgeoisie cléricale.
C'est qu'en elïet, Michelet est un hautain. ll devra àcela un succès discuté. mais une gloire qui ne pàtira pas, parce que c'est l`élite qui _le décerne, et que c'est la mort qui la þÿ c o nû r m e . La Porte d'0r en humiliera beaucoup, elle en déconcertera quelques-uns. Verlaine a dû à son poème de Sagesse la gloire sans égale de se voir donner le Dante comme parrain. Michelet mérite plus que Verlaine cette gloire.
Je cherche vainement pour la Porte d'0r d`autre lignée : la force, caractère principal de la Divine Comédie, ce sceau qu'imprime le dogme au þÿ c h e f - d ' S u v r e italien a bien des traces dans quelques sttophes de Baudelaire, mais comme un soleil couchant qui rase les þÿû o t s de ses rayons plutôt qu'il ne les pénètre, il a illuminé les Fleurs du Mal, mais ne les a fait ni croître, ni germer.
Au contraire, dans la Porte d'0r, cette force qui a sa source dans le dogme impérieusement conçu est la vie des vers. C'est que Michelet est non seulement un artiste puissant, un cerveau de savant, mais, selon l'enseignement occulte de Péquilibre, il est aussi un athlète. Né Breton, ÿallais dire marin, il a gardé l'amour de la vie, la foi dans Féternelle jeunesse des éléments, foi qui éclate en _« . * þÿ « : * , . A ; ¿ ` f *util l
þÿ m B u o G 1 u n : H 1 1 : 2 8 5 tant d`admirables pages des Contes surhumains, mais jamais si bien que dans la Porte d'Or. Il a eu ce don rare de comprendre que, pour entrer en communion avec la vie, il fallait avoir la vie en soi; de là son enthousiasme pour l`harmonie physique et sa passion de gymnaste pour le mouvement.
Cette passion sincère, Michelet la garde, elle anime son þÿ S u v r e : les Grecs et les Latins la lui ont transmise comme une initiation. Comment aimer les corps, s'éprendre du nu, le comprendre sans chercher le mouvement à qui la ligne doit son apogée. N'est-il pas remarquable que tous les vénusiens profonds-et le poème de la Porte d'Or est éblouissant de Vénus - les musiciens de la volupté aient été àla fois des Marsiens ?
Est-ce que la Vierge n`est pas toujours guerrière comme les androgynes de Villiers ? Aussi bien ce naturalisme, en donnant à ce mot son essentielle acception, est-il aussi différent de l'obscur matérialisme de Zola que l'art de Phidias est distant de l`anatomie d`un Charcot. Toute la Porte d'Or respire la force, et cela n'est pas fait pour la faire vendre en ces temps d'humanitarisme imbécile à qui il ne manque que la charité.
De là cette colère, cette envie, ce dédain affecté - trop affecté pour étre sincère - qu`ont soulevé les Contes surhumaíns et que déchaînera la Porte d'Or. Tous les dégénérés dont Zola demeure le protagoniste se sentiront humiliés. _ De là aussi ces étonnements, ces cris de gens qu'on jette à l'eau devant des vers comme ceux de cet admirable Dialogue de la vie et de la mort, à quoi je ne comparerai rien dans aucune langue.
Victor-Emile Michelet a une métrique autour de laquelle on s'est déjà beaucoup battu. - Disons par parenthèse que ce n'est ni celle de Kahn, ni celle de Verhaeren. - Elle va faire geindre les abonnés du Mercure, ceux qui lisent Henri de Régnier; elle n'en est pas moins la métrique de l'avenir, née du mariage de la force et de l'inspiration; et qu`on en étudie bien le mécanisme : on y trouvera sous d'apparentes licences la science compliquée du vers.
Les niais appellent de la décadence ce qui est de la synthèse. Mais, pour comprendre la poésie de Michelet, il faudrait savoir la lire ; or lire des vers, et surtout ceux-là, est difficile à des gens qui n`ont rien de commun avec le poète
286 L'lNITIA'l'lON qui les a écrits : ils n'habitent ni dans le même siècle, ni dans le même pays. En dehors de ces bourgeois de lettres qui encombrent les salles de rédaction, il y aura le grand public, gens å préjugés qui vivent loin de leur âme. La poésie de Michelet s'adresse aux recueillis; elle sera lue en silence, dans la solitude; ceux-la qui la comprendront en parleront peu comme les amants véritables qui ont la pudeur de leur amour.
La poésie de Michelet est une femme de vingt ans å la fois robuste et légère ; elle a dans les veines le méme sang que Villiers donnait à ses héros : Axet et Sara. Elle est née de l'Océan comme la femme primitive, en a gardé la sauvagerie, la hardiesse et la timidité. Toute nue, elle est demeurée chaste. Sans doute, elle habita des cieux bien loin de nous pour ne pas avoir plus honte de sa beauté.
Elle a la saveur des fruits verts que seules les dents d'enfant sont assez fermes pour mordre. Balzac l'aurait appelée Séraphita, et Phidias Minerve casquée. Merci au poète qui a su, au-dessus de nos temps de veulerie, de concession et de désertion, élever cet idéal de grâce robuste, de jeunesse savante. Sa poésie, il l'a faite si grande que ceux-la qui n'auront pas la taille pour-_ l'atteindre ne pourront que lui baiser les pieds.
Le livre de Michelet reste en somme plus qu'une belle þÿ S u v r e , c'est une grande action. RAOUL Gauaanr. Au delà des Portes, par Srtmu' PHaLx>s. Traduit de l'Anglais par CHARLES þÿ G a o ¼ t m u . Sous forme d'histoire vécue, ce livre expose des idées qui se rapprochent beaucoup de celles de Swedenborgsur la mort et son lendemain.
Une jeune þÿû l l e gravement malade croit un matin se réveiller alors qu'elle abandonne sa dépouille terrestre; et le récit commence de ce qu'elle fait et de ce qu'elle voit, récit frappant par sa concordance avec les pensées intuitives que donnent la méditation de ces insondables sujets : la Mort, laVie. Nos lecteurs savent que Swedenborg est le voyant qui s'est le plus attaché ù décrire i'état de l'homme après la _ _ . þÿ . ~ . ; : . t ~ = ¬ ¿
JOURNAUX ET REVUES. 287 mort : Phaneg nous a montré(x) que lè récit de ses visions confirme Penseignement de tous les occultistes, et en particulier celui de ¢ Pistis Sophia þÿ : ,l'Évangile des gnostiques. On croirait, en lisant Au delà des Portes, voir une adaptation à une vie humaine de ces profondes théories.
Du reste, le traducteur n'est pas un inconnu : M. Grolleau est un des professeurs de l'Ècole hermétique, où il þÿû t l'an dernier un cours d'hébreu très suivi. Son choix de ce livre, parmi tant d'autres sur le même sujet, est un sûr garant de la haute valeur de cet ouvrage. (Chez Carrington, éditeur, 13, faubourg Montmartre.) ` LÉoN Bovnn. LIVRES REÇUS Manuel de magie, par Boni: de VILLIERS, chez Chacornac (compte rendu prochainement).
Le Socialisme dualíste, par Iosnei-1 Smart, chez 1'auteur, à Saint-Georges-d'Espéranches (Isère). Aperçu philosophique d'un socialisme conçu dans l'esprit chrétien, et s'appuyant d'une part sur les lois religieuses, d'autre part, sur les lois þÿ s c i e n t iû q u e s . Cet ouvrage est très clair, et les idées, assez originales, sont très bien exposées.
Une seconde édition, devenue nécessaire, des Miroirs Magiques de þÿ Sû n m , vient de paraitre chez Chacornac. ¢.l REVUES ET JOURNAUX » ¢ Ex Oriente Lux. þÿ :Union internationale des Orientalistes de Phémísphère pacz:/ique. _ Cette Union est organisée pour Pavancement des re- (I) Numéro de novembre 1902 de Plnítiation.
288 LYINITIATION cherches scientifiques, Fencouragement des études systématiques, la comparaison des documents, la propagation des découvertes, et tout ce qui peut offrir quelque intérêt aux spécialistes comme aux autres personnes .
L'Union favorisera l'organisation de Congrès, etc., en vue d'exciter et satisfaire l`intérét public, et aider l'investigation, la publication et l`étude des religions et des cultes, de l'ethnographie, la géographie politique et physique, la géologie, la botanique, la philologie, la littérature, Phistoire, les arts, les þÿ m S u r s , les légendes et tous autres sujets ayant des rapports avec les côtes asiatiques et américaines, les pays adjacents et les îles, leurs habitants d'autrefois et d'à présent de l`Hémisphère pacifique.
S`adresser à l'Union internationale des Orientalistes. Monsieur C. Pfoundes, Kobe (Japon). ' L'Écho du Merveilleux, dans son numéro du 15 novembre,raconte un fait curieux que nous reproduisons plus haut (la mort de l`abbé Roussel).
Nous recommandons à nos lecteurs désireux de se tenir au courant du développement des faits psychiques, de plus en plus nombreux, le Spiritualísme moderne (36, rue du Bac), la Revue Spiríte, le Bulletin du centre d'études psychiques de Marseille (tout récent), la Revue scienti_/îque et morale du Spirítisme, ete. L`Écho du Merveilleux est un excellent journal de documentation : tous les faits du jour y sont reproduits et commentés.
' La Revue (ancienne Revue des Revues)'et. le Mercure de France, dans un autre ordre d'idées, ont un grand intérêt: ce sont véritablement les Annales de l'effort intellectuel et littéraire de la France. Nous regrettons seulement de ne jamais voir même le nom de l'Initiation dans la Revue, qui s`est pourtant fait une spécialité de l`analyse de tous les périodiques intéressants. _i Le Gérant: Encausse. Paris-Tours. - lmp. E. ARRAULT el; Cie, 9, rue N.-D.-de-Lorette.
DÉJÁAPARUS ; EnN|«:sT DALZDIQT PO$TE RESTANTE l Boxnan Un rw/_ gr. Iill-IS jésus. Relié. Pr*z'.r' . 3 50 .l,-||. HUSNY QEUX FEEÎYÉIEÊ _ A È\C>1'l18«I1 (fn ml. þÿ g ¼ - . /'/1-|H_/Uslls, Relié.1'r1`.z*.* þÿ 3û ' . 50 0 l'll*Illli|*l þÿ \ ' . \ l , l : . \ { i  l £ LA* COHFEÊÎÈJQN DE NlCAl$ -I-*olilan ' Un xml. 5/r. 1'1z-|8_/'«f§11.w, Relié. Pr~[.*r: 3 fr. 50 _ Î HICNIC Âl.\IZl~]|ll)\i . TROP .IOL E' '_ ÊOIÎIIEII I."/1 ml. 5//*. in-|S _/'«f.<11.<.
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' u r . c L ( - , p u 1 : q u u þÿ l ` ¢ : r n e m L * m . . | l i L : n et les uuanucs dillemmnt suivanl lu-s Litn-<. (fest une révolution en librairie. LIE;
si mt: a la mma. mi uumunrr. so. cnmaH|'mi| ÉDITIONS DE L*1N1T1AT1oN " _Î_ ALBERT PCHSSON Ulnitiation Alchimique Treize lettres inédites sur la pratique du Grand-(Eurre, avec préface du D' MARC Haven et un portrait d'Albert Poisson, 55 pages.............. -. 1 franc M.FRANCO Les Sciences Mystiques LES JUIFS D`ORIEN'1` j 68 pages ....... ' ........ 1 fr. 50 SEDIR . Le Bienheureux Jacob þÿ B S h m Le þÿ c o r d o m q i e r - p h î l e s e p lû e RELATION VÉRIDIQUE DE SA VIE ET DE SA MORT - DE SES (ÈUVHES ET DE SES DOCTRINES D'aprês les Récits ' ' n'AnaAHAM voN FRANKENBERG nx-:s D" CORNELIUS Wusswuz, Toams KoBzR,.m: MICHEL Cunrz _ ET nu þÿ C o u s s x ¼ u z a Hzciauinus
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AVIS A NOS LECTEURS ' Les þÿ S u v r e s de Louis-Claude de Saint-Martin ont été rééditées sous la direction de l'Ordre Marlilliste. Chacune de ces rééditions estabsolument conforme zi l'original.
Il est donc inutile de payer 25 ou 30 francs des' volumes qu`on peut avoir å bien meilleur compte dans leur texte intégral. _ On trouvera à la Librairie Paul OLLENDORFF, ; 56, Chaussée d`Antin : ' LE TABLEAU NATUREL Des rapports qui existent entre Dieu, þÿ Pû o m m e et l'Univers i A Un volume_in-8 au þÿ p r i S de 7 francs | I ` ET _ ! ' i I L'I-Iomme de Dêsirm Un volume in-8 au prix de 7 francs.
A ` Ces rééditions sont tirées à petit nombre d'eçnempluires et seront vite épuisées. Nos lecteurs doivent donc se presser. _Î. -_ Prime aux Lecteurs de /'INITIA TION Contre remise de ce bon, le volume « le Tableau Naturel þÿ : : sera vendu cinq francs au lieu de sept, port à la charge de l'ac/zeteur. i Paris-Tours. - Imp. E. Arrault et CH, 9, rue Notre-Dame-de-Lorette. . . _ þÿ ; . _ , : 7-5 . _» : _.,-pû v -» -< - ¢mûAúmhÊfl¿, ~ .I