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'HJ T þÿ : « - f a v 3'->' þÿ ~ : - * -"Qk-ff *^'i* '*" Revue philosophiqueedes Hautes Etudes ruauún MENSUELLEM1-:NT sous LA numcnou ni PAPUS Î- U 0- '14 _ Docteur en medeeine - Docteur en kabbale :-:Î þÿ : ç < í _ . . . - _ _ . . . sv" VOLUME. - 16"' ANNEE ÎSOMMAIRE DU N° 1 (Octobre 1902) ' ,._Î..í. PARTIE EXOTÉRIQUE Les mystères d'unefeuille de þÿ ¼ píer (p. 1 a Cl zo). .... ......... ..... Papus.
PARTIE PHILOSQPHIQUE L'âge de'Kali-Yug (p. 21 à 30). ...... X. La foi qui guérit (p. 31 à 38) ....... Ernest Bosc. Notes sur la grammaire de Pâhini (suite) " (p. 39 à 56) ...... ........ ' X. Au Pays des Esprits (suite) (p. 57 à 82) . . X. PARTIE INITIATIQUE Les Evangiles (p. 83 à 89) ........ ; * Zhora.
Une lettre de Lavaterà Salzmann. - Conférences de l'École hermétique. - Nouvelles expériences en Psychophys-iologîe. - La mort du médium russe Sambor. - Bibliographie. þÿ - : - - Î . _ _ % -,Î___ _____.____.____ .___ ..._ _._._Î.. Tout ce qui concerne la Rédaction et les Echanges doit. être adressé 5, rue de Savoie, à Paris-VI°. Téléphone - 260-90 .-l>Àll|Î*Vl`l§ `Î`{l)§ .l}HÎÃÃ'ÃÎll'ÃÃ'lVF~ . .NÃ(lÎ`QÎQ'.§§¿¿ LÎBRÂTRÊÂÊ ÎÎÉQLÊL þÿ Ç ¿ Î . , .
L Ê . § ' Ã : ' î Î » Î ¬ F F l'l<l Eh Î JU! /z /N þÿ : QU. þÿ l , ` / ¢ L 1 t 1 5 sû 1 ' - c [ ' . * Î . _ f ! 1 1 ' H . 5 (7 >-* þÿ / " . 1 1 ' : ' / 5 * Á li I _i__i , _________Î Le Numéro : UN FRANC, - Un An:D1X FRANCS ' ...4-,_
~_í ` . i I A/»×0 »× 0 $¿}, .Q Les Doctrines matérialistes ont vécu. _: Elles ont voulu détruire les principes éternels qui sont l'essence de la Société, de la Politique et de la Religion; mais elles n'ont abouti qu'à de vaines et stériles négations. La Science expérimentale a conduit les savants malgré eux dans le domaine des forces purement -spirituelles par Fhypnotisme et la suggestion a distance.
Eifrayés des résultats de leurs propres experiences, les Matérialistes en arrivent à les nier. Ulnitiation est l'organe principal de cette renaissance spiritualiste dont les efforts tendent: Dans la Science, à constituer la Synthèse en appliquant la méthode analogique des anciens aux découvertes analytiques des ' expérimentateurs contemporains.
Dans la Religion, à donner une base solide à la Morale par la découverte d'un même ésotérisme caché au fond de tous les cultes.
Dans la Philosophie, à sortir des méthodes purement métaphysiques des Universitaires, à sortir des -méthodes purement physiques des positivistes pour unir dans une Synthèse unique la Science et la Foi, le Visible et l'Occulte, la Physique et la Métaphysique. y Au point de vue social, l'Initiation adhère au programme de toutes les revues et sociétés qui défendent Parbitrage contre Farbitraire, aujourd'hui en vigueur, et qui luttent contre les deux grands þÿû é a u x contemporains : le cléricalisme et le sectarisme sous toutes leurs formes ainsi que la misère. þÿ E nû n Plnitiation étudie impartialernent tous les phénomènes du Spiritisme, de l'l-lypnotisme et de la Magie, phénomènes déjà connus et pratiqués dès longtemps en Orient et surtout dans l'Inde.
Ijlnitíation expose les opinions de toutes les écoles, mais n'appartient exclusivement à aucune. Elle compte, parmi ses 60 rédacteurs, les auteurs les plus instruits dans chaque branche de ces curieuses études.
La première partie (Exotéríque) expose aux lectrices ces questions d'une manière qu'elles savent toujours apprécier. , La seconde partie (Philosophique et Scientifique) s'adresse à tous les gens du monde instruits. þÿ E nû n , la troisième partie de la Revue (Initiatique) contient les articles destinés aux lecteurs déjà familiarisés avec les études de Science Occulte. ljlnítiation paraît régulièrement du x5 au zo de chaque mois et þÿ ) c § : m p t e dé_]à quatorze années d'existence.- Abonnement: Iofrancs .p n fm . i 1 'Z(l:es collections des deux premières années sont absolument V epuiséesà * * `r
_ L'Ini!í¢ItiDnÀ du- 15 Ôctobre IQOÎ PRINCIPAUX~ RÉDACTEURS ET COLLABOFATEURS G DE l'1m'fiation Io PARTIE INITIÁTIQUE * SAINT-YVES DJALVEYDRE - AMO - F. CII. BARLET, S.°. I.'.;¿ - GUYMIOT. - MARC HAvEN, S.'. I.~.§ - JoLLxvET-CAsTELo'r. - JULIEN LEJAY, S.'. Lag -- EMILE MICHELET, S.'. I.'. (C. G. E.) - LUCIEN MAUCHEL, S.'. I.'. (D. S. E.) MOGD, S.-. I.~. _ PAPUS, Ss. I.'. gi - D' RozIER. - SÉDIR, S.: I.'. '§. - SELVA, S.'. I.'. (C. G.
E.) 10 PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE ADIL-MARDUK. - AMELINEAU. - ALEBI-I. - AMARAVELLA. - D' BARADUC. - SERGE BASSET. - Le Fx. BERTRAND 30' .'.- BLITz. _ BoJANov. - ERNEST Bosc. - J. BRICAUD. - JAcQUEs BRIEU. - CAMILLE CHAIGNEAU. - CHIMUA DU LAIIAY. - ALFRED LE DLIN. - G. DELANNE. -- ALBAN DUBET. - A. ERNY. - FABRE Dg; ESSAR1-5. _ L. ESQUIEU. - DI-:I.ÉzINIER. - JULES GIRAUD. - D' FERRAN. - L. GOURMAND. - L. HIITcI-I1NsoN.,- E.
LEFÉBURE. - I... LE LEU. - L. LEMERLE. - LECOMTE. - NAPOLÉON NEY. - Gl' C. NOEL. - HoRAcE PELLETIER - PI-IANEG. - G. PQIREL. - QuEsToR þÿ V r r S . - RAYMOND. - SABRUS. .- L. SATURNINUS. - D' Sounamcx. - THOMASSIN.* TIDIANEUQ. - G.VlTOUX.*YALTA. 3° PARTIE LITTÉRAIRE î MAURICE BEAuBouRG.- JEAN DÈLVILLE. ~ ESTRELLA. - E. GouDgAU_ - MANOÈL DE GRANDFORD. - L.
HENNIQUE. - GABRIEL DE LAUTR1-zc. - JULES LERMINA. - JULES DE MARTIIOLD. - CATULLE MIENDI-Es. -+ GEORGE ,MONTIÈRE. -LÉDN RIOTOR. - SAINTF^Rg|;¿U_ - R. SAINTE-MARIE. - ROBERT SCHEFFER. - EMILE SIGOGNE. î CH. DE SIVRY- . _ . 4. POÉSIE G. ÀRMELIN. - CH. DUBOURG. -- þÿ R o D o L I : I ~ I E DARzENs. -JEAN DELVILLE. - YVAN DIE'rscnINE. - E. GIGLEUX. - CII.
GROLLEAU. _ MAURICI LABcl:R1s. - PAUL MARROT. - EDMOND PILON. - DE TALLINAY. - ROBERT DE LA VILLEHERVÉ. _ Y _;_-ÿþÿ _ _ _ . . , , , . _ . . . :
U Lïnitiation du IS Octobre 1902 ' L'lNI«TIATION DIRECTION ADMINISTRATION 5, rue de Savoie, 5 ABONMHN-1-5 ` TÉ'~ÎP"°Nî _ "H" ruaucrráz vaut: AU þÿ N u m a n o ÊAPÎIS-VI' Librairie mi OLLÉNDOBFF 50, Chaussée-d'An(in, 50 Diuncreun 1 PAPÎJS Dinscrsun ADJOINT : Paul S ÉD FR Rédacteur en chef: F.-Ch. BARLET Secrétaires de la Rédaction : þÿ R A N C E :un an' '° 1' ' .|. LEJAY _sAar-us ETRANGER, - la ir.
REDACTION. - Chaque rédacteur publie ses articles sous sa seule responsabilité. Uindépendance absolue étant la raison d'être de la Revue, la Direction ne se permettra jamais aucune note dans Ie corps d'un article. ' Prière d'adresser tous les échanges: 87, boul. Montmorency, Paris Mimuscarrs. -- Les manuscrits doivent être adressés å la rédaction. Ceux qui ne pourront être insérés ne seront pas rendus à moins d'avis spécial.
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Société Alchimique de France (avec la Revue l*Hyperaiimie). ' Union Idéaliste Universelle. F. T. L. (section française). Rite Swedenborgien (Loge INRI). ÿ Hi _ _ __ _Î_.__.,._1«.
s?Zs9.L<9L<92s92t<:9.L<9L0¿> þÿ L < 9 L < : ¿ < 9 L < z a S Z s > 2 s X X z PARTIE EXOTÉRIQUE î___ Les mystères d'une « feuille de papier L1~:s LETTRES. LA THÉORIE. PROCÉDÉ DE DÉBUT Comme nous nous y attendions, la mise au jour de la découverte du comte de Tromelin nous a valu une foule de questions et de commentaires. Plusieurs même de nos abonnés ont obtenu du premier coup, avec du buvard blanc, des résultats très encourageants.
Nous ne doutons pas que les grands iournaux illustrés ne s'emparent bientôt de cette curieuse découverte. Aussi allons-nous préciser encore certainspoints! en publiant : 1° Une lettre du comte de Tromelin sur les lettres et une application de sa méthode à Fhoroscope de S. M. Édouard VII ; 2° Une étude très intéressante et très claire du doc- ' 1
2 L,lN ITIATION [OCTOBRE teur Rozier sur une théorie de ces faits et d`autres connexes; 3° Un procédé très simple d'obtention d'images pour les débutants. « |°' octobre xgoz.
« Mousnaun, _ « Le mystère de mes découvertes de dessins sur des papiers, etc., ne s'est point encore éclairci, quoique j'ai écrit jusqu'en'Angleterre et que j'y ai recueilli quelques renseignements assez précis, mais non prouvés. l « Quoi qu'il en soit, j'ai augmenté ma collection de planches merveilleuses dans de fortes proportions. « J'ai des planches absolument þÿ s t u p eû a n t e s !
Et ce qu'il y a de curieux, c'est que nombre de dessinateurs et graveurs déclarent que ces planches paraissent audessus du savoir du génie humain. ' « J'éprouve donc une grande jouissance à en admirer les beautés et à les étudier. Voilà quinze mille heures de consacrées à ce travail, qui me perd la vue malheureusement.
I ' « J'ai chez moi une très grande collection d'ouvrages sur le spiritisme, la magie, l'occultisme, etc., et je suis un familier de cette science, mais sans pouvoir y croire, la preuve me manquant. « C'est-à-dire que le haut spiritisme (genre Allan Kardec ou plutôt celui d'Hermès, précurseur majes~ tueux par son antique dogme, qui a survécu comme la religion du Christ), prend sa base dans la révélation des esprits eux-mêmes. Du moins Allan Kardec
1902] LES Mvsràarzs D'UNE FEUILLE DE PAPIER 3 le déclare, et jamais, malgré tous mes þÿ eû ° o r t s et þÿ t 0 u t ¬ S les séances que j'ai vues, je.n'ai jamais rien vu que des farces; car, quand j'ai voulu répéter ces expériences avec des compagnons sérieux, jamais je n'ai obtenu la moindre des manifestations!! l C`est cruel de la part des esprits (1)1 «Passons ce sujet qui m'attriste, car je suis toujours à la recherche de la Vérité.
«Je me rappelais, il y a quelquetemps, les célèbres prédictions du comte de Cagliostro (Balsamo) sur la mort de Louis XVI, de Marie-Antoinette, de la prin~ cesse de Lamballe, et sur la prise de la Bastille.
« Je puisais ces renseignements jadis dans l'ouvrage de Christian sur la magie à travers les âges, et j'étais autrefois à cette lecture consterné de ne pas pouvoir contrôler si ces prédictions avaient été réellement faites par un Sicilien étonnant.
« Comment en 1785 prédire le nom du bourreau de Louis XVI, celui de la princesse de Lamballe et même le nom de la petite rue des Ballets, où elle fut assommée i «Ce quiest encore aussi fort, prédire que la Révolution þÿû n i r a par le règne d'un Corse nommé Bonaparte Napoléon, et la þÿû n de Napoléon dans une petite île, etc. ' « (1) Remarque très importante : Vous savez que Jésus-Christ mort en croix est représenté avec Pinscription INRI au-dessus de sa tète.
Or, rapprochement très curieux que* j'ai fait, Hermès avait comme siège une croix entre les quatre branches de laquelle sont écrites les quatre lettres INRI dans cet ordre. N'est-ce pas là la grande prédiction hermétique des Mages attendant le Messie F I _M_, þÿ _ _ _ _ . ¿ î - n : * ~
4. 1.'mma*rioN þÿ « E nû n un tas de prédictions faites par un moyen très simple que je connais depuis longtemps : soit la science des nombres accompagnées de leurs lettres, écrites autour du cercle d`Hermès. «Comment savoir siréellement Cagliostro afait ces prédictions en 1785 à la loge maçonnique de Paris P « Qui pourra nous en donner la preuve certaine ?
« Ce qui n'empêcha pas le roi de mettre ce grand homme prophète à la Bastille pendant neuf mois. «Il me semble pourtant qu'il avait fait, peu de jours auparavant, une prédiction au cardinal de Rohan, qui se réalisa complètement quinze jours après. « Ce cardinaln'aurait-il pas dû être tellement émerveillé qu'il aurait dû s`agenouiller devant Cagliostro, si cette légende est véritable?
« Quant à moi, si je connaissais actuellement un homme doué d'un pareil pouvoir, je me prosternerais à ses pieds. « Pour arriver à mon sujet, voici donc un bien long prologue; mais il était utile pourdonner un exemple des preuves apportées par cet initiéà là science hermétique. « Bref, Cagliostro enseignait que Phoroscope d'un être est dans son nom à côté de sa naissance, qualité être, et sa raison en vaut bien une autre.
« J'ai donc songé, entenant compte de votre idée, que les intelligences supérieures du plan astral supérieur pouvaient þÿ i nû u e n c e r les dessins si curieux de mes papiers. « C'était une nouvelle géomancie perfectionnée et autrement importante comme vous le verrez.
LES MYSTÈRES D,UNE FEUILLE DE PAPIER 5 «Je n'avais pas d`ailleurs d`autres prétentions que de tirer des horoscopes par un moyen nouveau, qui valait bien celui du cercle d'Hermès, que j`ai appliqué moi-même. Bref, voici mon moyen : « 1° D`abord la science de Popérateur est toujours entrée pour une certaine proportion dans l'art de disposer les instruments du travail.
Un novice ne fer que des lettrespauvres, qui ne donneront rien, ou pas grand'chose; et un initié tracera les mêmes mots en caractères riches, c'est-à-dire pouvant prêter à de multiples interprétations; ~ ' « 2°` Uopérateur tient son crayon vertical et le tourne sur le papier, jusqu`à ce que chaque lettre se montre assez clairement pour lui.
Il peut ensuite isoler ces lettres en les passant seules au crayon rouge, bleu ou à l'encre; « 3° Les mêmes lettres, qui sont elles-mêmes composites, composées de plusieurs lettres, qui sont des caractères sibyllins, etc., vont donner lieu à la lecture de mots nouveaux non voulus par l'opérateur, qui composeront les mots de l`horoscope ; « 4° Notez que mon système a cet immense avantage sur le cercle magique, qu'il n'y a pas à chercher à composer les mots avec des lettres prises à droite ou à gauche; mais les mots apparaissent complets, et on doit les prendre dans l'ordre., en recommençant þÿ i n d éû n í m e n t jusqu'à complet épuisement de ce que l'on peut lire ; « 5° C'est là que la science de l'initié apparaît. Car là où un novice :ie verra rien ou ne verra plus rien, l'initié verra encore des mots complets ;
6 LIINITIATION -« 6° Dans cette géomancie il n'y a pas de trait inutile :tout a une signification, CAR remarquez que ces lettres appartiennent à des þÿû g u r e s þÿû x é e s dans le papier qui ont une forme définie et complète, toujours selon le degré de science de l'initié; « 7° L`art de tracer est le début de cette science, et il faut se conformer à un certain nombre de règles que ie connais pour obtenir des résultats riches et nets ; _ « 8° Notez aussi que ces mots contiennent tous les symboles de Phermétisme : cheval, femme masquée, tête de roi ou de reine, chien, corbeau, serpent, etc.; « 9° Tous ces symboles remplacent très avantageusement les lettres fatidiques (ou muettes) des cercles magiques, qui laissent réellement trop de cours à la fantaisie, tandis que les symboles sont þÿû x é s , etc. etc. « Je vous donne là un résumé de cette nouvelle science et je vais à tout hasard vous tracer en un instant la figure horoscopique d`Édouard VII, roi d'Angleterre,en caractères sibyllins, qui tous forment des figures ou visages humains.
GÉOMANCIE HOROSCOPIQUE : EXEMPLE sun Énouno vn « Je prends à tout hasard dans un paquet de cartes, prospectus, réclames, celle que je vous envoie, et au dos, avec mon crayon' spécial je vais écrire en gros _ EDOVARD SEPT « L'u va pour le v, - i pourj, - k pour q. « Je ne suis pas encore þÿû x é surla transposition des lettres ayant même valeur ; mais, comme en caractères
þÿ _ ¢ ; . f f : ; j g ï î ? ¿ ¢ ; _ _ ,f » - 'V þÿ : þÿ : ',ïf<'ïÊ'ë¿,;'?ÎÎ'fÉ _ tkI '_ §""'\. 4-'" = þÿ - a * > . î * * - þÿ : _ `_ A ¿ 73$ 1; _ ¿__ l _ _ .-* 1 þÿ : « : þÿ * . _ . 1 ç : : - : - - - 1 _:;= ÎÈ*g*Âï_*1 ff ' _ _K "Î \ _ ^ _, 23. $¢<,'"g§f'*" ~ ff* ' *7 r"'" * ~¿¿ ¿_ï fs_ ' é V _ f* W sy. _ *~ _ _ -\ ' g _ *I Z.. g^ þÿ , : ; _ ~ _ <1 .1 þÿ _ ï : ; î ; l § . f » J þÿ * : . , .:~ _; fu* _; .¢ _ V-* 1 .Q T ~ ** _ 1 A _ _; : * ' v * _-.. _ -' þÿ = a '*'. ` ' þÿ : 2. " »* ,¿,.; _ þÿ : - L a 1' { -_. _*~ \ah-1). ef _; _ _' þÿ = * : : *' -=: *fav « « w- *1-. ~ vf 2' _ * xa . _ «_» þÿ _ _ § ~ _ : <fx. w *_ -«__ . _ _ - .s =* _ ,«* » _, * __ _"._ 1 -, \ - _ . g ¿,_ 5 è., ,, ~ ` É . .___ *_ ._ _ _* _ Q ¿_,« .3 _» A -:_ -~ @_ gig; -` ,,o~ þÿ : ~ ~'* _..- þÿ , _ , . : þÿ ' ~ " : _ ' _* §-«EQ _? - Ê" , -' .__ , ~Á *i*?'¿__ _ _ R.. > 2. - 'à J..-5. 'ÈQ Z îîaw *F *ly ** _' =* " ' * ` 4 = « *f * i  «Î$ÎÎ`ÿ;` ;`í¿'Î x ' fi- = ' ~ I"k' :' * 'T _: .5 " J' _~ . `*~__ * «Ê " _ '¢è *ii þÿ ` a .-~ »rf§ -*-*' * v*'=.a-- Ô Q ` þÿ : V' ' £- ' t É, W 113I =*¢:1=§a þÿ : . þÿ a f _ "L ` ~ _ _, .§ ~,¿ `_ .¿$`._'gfu.-4, _ å¢~' ._ , _ _ ~_* -*»- þÿ : *f * av ._ * þÿ * ï ¼ _. J: _-..;;?,gÿ ` « .- ' > . * ' ' : --' þÿ :û w s : ' ; : _ * _`;"v ' . ` . . -< þÿ H a i j f l g *î1§;"I \-. . , ~_ w _ ' þÿ ' _ : × ; = _ * _ ` * _ 5 'ÎÎÎ' = È": = .j'Ê»' ~ __ * _ _ :_ _ ,*;_~; äff?-~ ~ ' -- * __f \j~}` 1* * ,W _;__.= ,_ -"" . _ il þÿ : _ , ; g þÿ ã * « : * * 5 »_ Ê *\ .ÊE _-f* * _ = _;1___ lv > _ _ _ 3; ' _ V », 5 = »£,,$ gd* _ _ . 11' ` * ' _ , _ ~¿_ _ *Á _, _ « _ *av @_ _ 9 _» 3; , ¢ f ^2§fT' fx' äir ' þÿ : î = , , _ U ' _____.1 *-Q.. le Dwgmzed byC008
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LES MYSTERES D`UNE FEUILLE DE PAPIER 7 sibyllins ces valeurs ont été fixées, Dieu me garde de rien y changer. « Ily a aussi plusieurs clefs pour lire que je connais; mais ce serait trop long, dans cette lettre, à expliquer. « Bref, je trace Édouard sept, en mettant ces deux mots l`un au-dessous de l`autre, et obliquement, la place me manquant. . « A.
Voyez de suite les tas de þÿû g u r e s sorties, et les symboles : à la lettre E il y a un caducée. - Un serpent à la lettre D. - Une tête de femme couronnée à la lettre R. -- Un cheval (tête) à la lettre D (le dernier). - Une tête de chien à la lettre S, avec pattes de devant et à mi-corps, etc. etc. << Je me borne à vous indiquer les plus visibles. « B.
En outre, par la superposition des deux mots, des têtes et symboles se sont formés entre ces mots -- empruntant de 1`un et de l`autre. « C. Je vois de suile dans sept que dans l'E de sept se trouve un O ; et un R marqué dans le P. « Je lis donc immédiatement SORT. « D. Je lis aussi au-dessus destin, en commençant par le premier D. L'S est très grande. Elle mord le deuxieme jambage de V de cette façon.
« L'N est très visible et termine le mot Édouard. « Notez qu'il s'est formé deux D (au lieu d'un seul à la rigueur). J'oubliais, l'E de destin est au-dessus de l'O du .mot Édouard. «E. Voyez que le T de sept forme un homme à longue barbe portant sur son épaule une massue ou un sceptre. Dans le P il y a url personnage appuyé sur son coude, la main à sa þÿû g u r e . þÿ . » : - 6 - ¢ _ . . . : I l
8 L,lNlTlATION « Je n`insiste pas, car plus vous regarderez, plus vous verrez combien cette tâche est merveilleuse au fond et, en apparence, quelque chose þÿ d ' i nû m e dû *au hasard. Mais, au contraire, tout est très fin, même de très petits personnages ou sujets. « Cependant ce papier trop lisse se prête mal àces figures. «Q F. Je lis de suite un 2 dans l'S de sept et l'O qui suit forme 20; au haut des lettres PT je vois MAI -soit le 20 mai.
La lettre M apparaît, formée de ED, puis ORT, qui suivent - soit MORT. « Le mot ROY se voit très bien: R dans le premier D; puis O, et l'Y est formé par le V avec une grande queue. Soit roy mort. Le mot quatre commence à l`O d`Édouard, car l'O a une queue; on voit très bien QVATRE.
Le mot ANS commence àl`A du mot Édouard. - Cela fait : roy mort 20 mai dans quatre ans, ou 1906. l « Je vous laisse le soin de lire la suite. ll y a encore bien autre chose que ce que j'ai écrit, car queen est visible, et reine aussi. C'est la reine couronnée. On voit le mot guerre. Les mots mines d'or, deux ans, guéri, rhum, etc. ~ _ << Je m'arrête là.
Vous verrez ma méthode : elle me paraît surprenante de vérité et enfonce la chiromancie, les marcs, etc. Là, au moins, je me rattache à l'antique doctrine des Mages et des pratiques des Sibylles. . << G. Si on veut lire, faire abstraction des dessins. Si on veut voir les þÿû g u r e s et les symboles, faire abstraction des lettres. Regardez et observez ma méthode, -__ - .Î _:_- Îàîï
LES MYSTÈRES þÿ r : ' u N i : FEUILLE DE PAPIER 9 s'il vous plaît avec soin et donnez-moi votre opinion sur le tout. « Veuillez agréer, Monsieur le Docteur, l`expression de mes meilleurs sentiments.
« Comte DE Tnomzuu. þÿ : : t *É Sous ce titre, le docteur Papus décrit une découverte du comte de Tromelin et reproduit une planche contenant des personnages très bien dessinés; on croirait voir les essais d'un dessinateur pour établir les types qu'il veut faire figurer dans son tableau.
Soit qu'on regarde par transparence une feuille de papier, soit qu'on la barbouille avec un crayon Conté, on voit apparaître une multitude de figures d`hommes et d`animaux, des représentations d'objets, des paysages, même des lettres formant des mots et des phrases, le plus souvent en abrégé. Il faut une certaine habitude pour réussir la þÿû x a t i o n au crayon noir, et même pour voir les résultats.
Pour le tracé au crayon, le graphite ne vaut rien, le Conté est meilleur, le n° 2 réussit très bien. On peut aussi se servir du crayon sauce et même de fusain. Ces divers crayons laissant sur le papier des traces d'un noir mat, sans reflets et très foncé, font très bien ressortir les dessins qui préexistent dans la pâte du papier. On peut aussi employer de la sanguine ou des crayons à pastel. Il est nécessaire, si l'on veut avoir _ 'HH
1 o r.`1N1T1AT1oN des images bien nettes, de passer le crayon légèrement sur le papier, puis d`appuyer un peu aux endroits où les dessins principaux apparaissent. Si on appuie trop ou si on insiste trop, on empâte les contours. Il faut aussi appliquer le papier sur une surface bien lisse, autrement toutes les irrégularités du support apparaîtraient en lignes et points d'un noir foncé qui détruiraient le dessin véritable.
Le crayon þÿ e nû n ne doit pas être taillé comme pour dessiner: il ne faut jamais frotter le papier avec une pointe, la surface froitante doit être plane et assez large. Voilà pour Pexécution; maintenant, pour voir ce qui a été formé, la difficulté provient de l'accumulation des figures, lesquelles se présententdans tous les sens et ernpiètent souvent les unes sur les autres.
Mais il ne faut pas beaucoup de temps pour acquérir une assez grande habileté et voir du premier coup tout ce qu'i1 y a d'intéressant. Quant à effacer à la mie de pain les þÿû g u r e s qui gênent pour bien voir celles qu'on veut conserver, cela n"est bon que pour montrer aux débutants ou aux profanes; dans ce cas, il faut avoir le plus de netteté possible et se rapprocher dela þÿû g u r e schématique.
Mais, pour l'étude, il est préférable de laisser tout intact, parce que les þÿû g u r e s qu'on aurait effacées peuvent à un moment donné révéler des détails qui avaient passé tout d'abord inaperçus et peut4être .même use substituer en importance à celles dont on avait primitivement fait choix.
Maintenant, quelles sont la théorie et la signification de ces þÿû g u r e s P Y a-t-il là une simple amusette ou bien y a-t-il þÿ u n , p r oû t þÿ s c i e n t iû q u e réel à en tirer P .blu I
LES MYSTERES DYUNE FEUILLE DE PAPIER Il Il ya longtemps que je connaissais ces faits et bien d'autres dont jevais parler; je ne dis pas cela pour réclamer la priorité, c'est celui qui publie le premier qui y a droit, et je n'ai jamais rien publié à ce sujet, mais je me proposais d'écrire bientôt tout ce que je vais dire maintenant.
Vers la þÿû n de 1895, j'ai fait des expériences sur les miroirs magiques; au lieu de barbouiller un cercle au charbon sur le parquet, pour reproduire le miroir de Du Potet, je noírcissais une feuille de papier avec du fusain. Je m`aperçus alors qu'il apparaissait de nombreuses þÿû g u r e s très bien formées.
L'expérience souvent répétée donna lieu toujours aux mêmes constatations. et j"en tirai la conclusion que le procédé était mauvais e pour former un miroir magique, puisque les þÿû g u r e s préexistaient. Plus tard, chez Papus, j'eus l`occasion de voir la photographie d`une assiette ayant servi àla divination par le marc de café, résultat d'une opération de Mme Bailly.
Papus expliquait ces þÿû g u r e s par une précipitation astrale : les grains du marc de café se rangeaient sur le fond de l`assiette en suivant la direction des formes astrales, c'était un moyen de rendre visibles des clichés ou des images qui ne peuvent être perçus directementque par des voyants. Ce fut le second jalon qui servit à me conduire à la théorie que je vais donner. L`explication de Papus était vraie, mais incomplète.
Plus tard encore, sur une indication de Julia, je mis entre mes mains, pendant quelques minutes, une plaque Lumière au géiaiino-bromure, enveloppée þÿ i s - : - : i
1 2 L'mmA'r1oN dans un papier noir; au développement il vint le portrait en pied de Julia. Je l'ai montré à beaucoup de personnes, malheureusement l`une d`elles l`approcha un peu trop de la lumière et il fut détruit.
Enfin, après avoir obtenu un certain nombre de photographies sans appareil, je m'arrêtai au mode d'opération suivant: je prends une plaque au gélatino-bromure 6 1/2 X 9, je l`enveloppe dans un papier de soie, puis je la place entre deux plaques de verre de même grandeur, sans aucun enduit, et j'enveloppe le tout dans un papier noir ou rouge-orange. Toutes ces manipulations doivent être faites dans la chambre noire, naturellement.
J'ai mis un certain nombre de ces plaques sur le front d'une possédée et j'ai obtenu des clichés tout à fait remarquables.
Les deux plaques de verre me garantissent complètement contre une cause d'erreur : on pourrait craindre que la sueur, même la moiteur du front puissent souiller la plaque sensible et déterminer des images artificielles; cette plaque étant séparée de la peau par une lame de verre, cette imprégnation n'est pas possible. ç Le docteur Baraduc, sans prendre les mêmes préÊautions que moi, se contentant d'envelopper la plaque sensible dans du papier noir, a obtenu aussi un grane nombre d'épreuves très remarquables.
Voilà maintenant le point intéressant : toutes les þÿû g u r e s formées, celles du docteur Baraduc comme les miennes, sont limitées par des lignes qui ne sont pas simples : les lignes de contour, les ombres et les fonds sont formés d'une multitude de petites þÿû g u r e s ; au
Les MYs'rÈRss D,UNE x=|=.uu.u: or: PAPIER 13 lieu d`avoir un simple estompage amorphe, comme dans une épreuve photographique obtenue avec un objectif, on a des figures groupées en grand nombre et formant une image d`aspect moutonné.
Cela correspond exactement aux figures obtenues en noircissant du papier au crayon Conté ; le comte de Tromelin fait justement remarquer que les þÿû g u r e s obtenues sur le papier sont composées d'autres figures plus petites; il dit : « ...Mais, pour obtenir un sujet, on ne choisit que les têtes de même grosseur. - Car toutes les têtes se décomposent en plus petites, et ainsi de þÿ s u i t e . ` : : Si on projette de la poudre de lycopode sur un miroir, on obtient des þÿû g u r e s en haut relief; mais elles sont plus þÿ d i fû c i l e s à voir, parce que tout est de la même couleur. j Tout cela provient d`une cause unique.
Nous vivons dans un milieu astral rempli d'êtres vivants de diverses grandeurs, qui sont toujours en mouvement; ces êtres appartiennent à l'astral le plus inférieur; ils ont une intelligence rudimentaire et possèdent un corps éthéré, c'est-à-dire formé de la matière la plus subtile du plan physique; ce sont eux qui déterminent dans l'éther les þÿ m o d iû c a t i o n s qui donnent naissance aux forces physiques.
Les sensitifs les voient sous forme de têtes humaines ou quasi animales. Ils sont toujours très petits, quelques-uns même sont à peine perceptibles. Les uns ont pour fonction de transporter les idées, les sensations, etc. gleur vitesse est infiniment grande; ce sont les petits messagers; d`autres exécutent divers travaux, produisent des
I4 L'mr'r1A1'ioN phénomènes de toute sorte sur le plan physique, ce sont les petits ouvriers ; enfin une troisième catégorie, en général les plus petits, se groupent, s'agglomèrent de façon à former des êtres composés petits, moyens, grands ou gigantesques. Nous n'avons pas à entrer dans les détails de leurs fonctions ; nous ne nous occuperons que du rôle qu'ils jouent dans la formation des images.
Toutes les fois qu'une matière ténue en suspension dans un milieu quelconque, air, eau, etc., se dépose sur une surface, elle est entraînée dans le mouvement dont sont animés les petits êtres ci-dessus. Au contact de la surface solide sur laquelle a lieu le dépôt. tout est immobilisé et garde la forme qui lui a été communiquée et qui est la reproduction exacte de ce que pourrait voir le sensitif dans l'astral.
C'est pour cela que les þÿû g u r e s sont formées par des groupements d'autres figures plus petites. La pâte à papier se compose de parcelles ténues de chiffons, en suspension dans Peau; ces parcelles se déposent sur une claie en prenant les formesaque je viens de dire, de sorte que le papier est une agglomération de dessins en bas-reliefs, serrés les uns contre les autres.
Quand on le regarde par transparence, les parties les plus épaisses-font ombre par rapport aux moins épaisses, et on a un dessin comparable à ceux deicertains écrans et abat-jour de lampes, sur lesquels on a formé des ombres et des jours par des différences d'épaisseur. On conçoit alors que le cylíndrage et le satinage doivent détruire ce dessin en écrasant les caíllots et tendent à égaliser tout.
Les MYSTÈRÈS D,UNE FEUILLE m: PAPIER 15 Quand le marc de café tombe au fond d'une assiette il est forcé lui aussi de subir Fentrainement astroéthérique et de former des dessins.
Pour la photographie le mécanisme est un peu þÿ d iû é r e n t ; les tourbillons qui viennent au contact de la plaque sont les mêmes, mais il n'y a pas de poudre à précipiter, il a une substance chimique à décomposer, et Péther en vibration produit ce résultat; c'est ainsi qu'agit la lumière. Il n'y a donc là aucune þÿ d i fû - culté.
Enfin pour revenir au papier, on comprend que tous les groupes en bas-reliefs qui forment sa pâte produisent des élévations et dépressions. Si l'on passe un crayon sur cette surface, en appuyant fortement, on écrase tout et on ne produit qu'un noircissement uniforme; mais, si on passe le crayon légèrement, toutes les saillies se noircissent et les creux restent blancs, c'est ainsi que le dessin se trouve formé.
Si j°arrêtais là mes explications, on pourrait me faire une objection très sérieuse : d'après la théorie que je viens de donner, il ne pourrait jamais y avoir de dépôt homogène, et pourtantil en existe ; en outre, une plaque sensible devrait être impressionnée aussitôt après sa préparation, et on ne pourrait pas en conserver ni même en utiliser une seule.
Tout cela est très vrai; mais il faut se rappeler ce que j'ai dit plus haut : Les petits astrals ont un corps éthéré qui seul peut agir sur la matière physique; l'astraI agit sur l'éther et l'éther agit sur la matière physique. Commençons par la plaque photographique: tant que l'éther se meut sur cette plaque,
I 16 IJINITIATION quelle que soit la rapidité et la forme de son mouvement, il ne peut lui faire subir aucune modification ; seuls certains mouvements vibratoires peuvent exercer sur elle une action chimique.
Il est bien évident que les particules de matière sensible qui sont répandues sur la plaque ne peuvent pas être entraînées dans un mouvement mécanique, puisqu`elles sont fixées dans une pâte þÿ s uû i s a m m e n t consistante pour s'y opposer; elles ne peuvent subir qu'une action chimique; c'est bien encore un mouvement, mais un mouvement moléculaire.
Quand je mets la plaque sur mon front ou dans mes mains, les astrals pénètrent dans mon cerveau et y font naître des images semblables à eux-mêmes. Si je dors je perçois ces images en rêve. Que je dorme ou non, je projette ces images à l'extérieur, et elles sont absorbées par la plaque; seulement l'éther qui entrait dans leur composition a pénétré dans mon cerveau, animé d'un mouvement simple, et en a été projeté animé d`un mouvement vibratoire.
En þÿ eû " e t , un être astral sans éther impressionne mon cerveau astral, celui-ci communique cette impression à mon cerveau éthéré, partie intégrante de mon cerveau physique; un être astral, possédant déjà un corps éthéré, impressionne directement mon cerveau physique.
Dans un cas comme dans l'autre, mon cerveau exerce sa faculté de réversibilité: les vibrations de l'éther extérieur lui donnent la sensation d'image, inversement, l"idée d'image lui fait exécuter des vibrations qui se communiquent à l'éther extérieur et peuvent être enregistrées par la plaque photogra- --___
W LES MYSTÈRI-:s DYUNE FEUILLE nr: PAPIER 17 phique.
Cette faculté du cerveau de produire des vibrations de l'éther pour former des images est justement ce que tout le monde connait sous le nom d'imagination ; mais ce que tout le monde ne sait pas, c'est que ces vibrations et, par conséquent, ces images peuvent être projetées au dehors et in þÿû u e n c e r soit les cerveaux d'autres personnes, soit des plaques photographiques, ce qui est prouvé par les communications de pensée, les suggestions mentales, et les expériences du commandant Tégrad, qui a réussi à reproduire sur des plaques photographiques des images très nettes de divers objets auxquels il pensait fortement.
Cela est prouvé encore par bien d'autres faits dans le détail desquels il serait trop long d'entrer. Ces projections vibratoires peuvent impressionner une plaque simplement maintenue dans le voisinage de Pexpérimentateur, mais bien plus þÿ d iû i c i l e m e n t que s'il y a contact.
J 'ai fait des expériences à ce sujet; quelques plaques ont été þÿ i nû u e n c é e s ; le plus grand nombre ne l'a pas été. _ Pour le marc de café et le papier, et cn général pour toutes les précipitations de corps légers, le mouvement tourbillonnaire des astrals suffit, il n'y a pas besoin ici de, vibrations. Mais quand les dépôts sont trop épais, les images se superposent et on ne voit plus rien.
Si la poudre est trop lourde, comme dans le cas des dépôts ou précipités des sels métalliques insolubles, elle ne peut plus être entraînée par la force astro-éthérique ; c'est uniquement une question de masse : un vent léger soulève une plume et laisse une balle de plomb immobile. 2
1 8 L'mmn1oN Par la photographie, le marc de café, le papier, etc., on obtient la þÿû x a t i o n d`images provenant de l'ambiance ou des cerveaux des assistants. Pour le cas particulier de la photographie, les corps éthérés doivent être amenés à l'état vibratoire par un cerveau ou par quelque autre cause.
Nous avons vu que, dans ces sortes de dessins, une tête est formée par un groupement de têtes plus petites, absolument comme, parmi les minéraux, un cristal est formé de cristaux plus petits. Mais quelle est la force qui détermine ces groupements P Dans les cristaux, c`est l'âme du minéral ; dans les formes astrales composées, c'est aussi une âme particulière qui exige ces formes (1).
Je me contente de signaler ce fait, qui est bien connu des occultistes. Il nous reste maintenant à nous demander quelle est la þÿ s i g n iû c a t i o n de ces þÿû g u r e s . Tout ce que j'en ai dit montre suíiisamment que, pour celles qu'on voit dans le papier, il n'y a aucune bonne aventure à en (r) ll est bien entendu que par forme j'entends uniquement l'apparence extérieure, l'ensemble des contours.
Aristote et, après lui, les théologiens entendent par forme « le principe distinct qui donne une manière d'étre aux choses, qui leur donne leurs attributs ». (Littré, Diction.) « ...Dans Socrate, considéré en soi et distinctement de toute autre personne, l'âme de Socrate est la forme essentielle de Socrate. þÿ :(Aristote, Métaphysique.) C'est dans ce sens qu'on dit que l'åme est la forme du corps.
Cela est absolument vrai, mais il ne faut pas le restreindre à ïâme humaine; toutes les âmes sont des formes z l'Ame minérale est la forme du cristal, les âmes végétales et les âmes animales sont les formes des végétaux et des animaux. De même des multitudes d'autres âmes sont des formes déterminant des multitudes däipparences matérielles, telles que celles dont nous nous occupons.
LES MYSTERES DYUNE FEUILLE DE PAPIER 19 attendre, elles sont formées à l'avance et n'ont rien de commun avec ceux qui les font apparaître. Mais elles servent à étudier quelq ues-unes des formes qu'on peut rencontrer dans l'astral, et à ce point de vue elles sont précieuses. Elles peuvent aussi suggérer des modèles aux peintres: cela est déjà arrivé.
Le marc de café se groupe en formes qui sont en grande partie déterminées par le rayonnement du consultant ; on peut espérer y trouver des indications relatives à la bonne aventure. La photographie est plus précieuse : elle peut indiquer beaucoup de choses concernant un sujet, entre autres choses elle peut renseigner sur la situation de certains malades ou possédés; j"en ai quelquefois tiré parti.
En résumé, M. le comte de Tromelin a trouvé et vulgarisé quelque chose de très intéressant, et il est à désirer qu'il se fasse des études sérieuses sur cette propriété du papier et autres faits similaires dont fai parlé plus haut: on pourra ainsi þÿû x e r une partie importante de l'histoire naturelle de l'invisible et comprendre la formation des gamalzés, dont l'origine est toute semblable. ` D' F.
Rozuan. * Ã-V* Procéde mécanique pour fobtentíon des images du papier d'après la découverte du comte de Tromelin. Nous avons cherché un procédé mécanique permettant aux débutants en ces recherches de se rendre þÿ ûû û ¼ a å _. _
20 L'iNmAr1oN compte de la réalité des images (astrales) formées dans la pâte du papier, et nous pouvons fournir à nos lecteurs un moyen simple et pratique de résoudre cette question : -_ 1° Vous prenez une feuille de buvard blanc et vous en coupez un morceau soit de 9 centimètres sur I2 centimètres, soitvde x3 centimètres sur 18 centimètres ; 2° Vous vous procurez un châssis photographique pour tirage de positÿc de la grandeur de votre feuille de buvard et muni d'un verre ; 3° Vous placez le buvard contre le verre et par-dessous une feuille de papier photographique au citrate d'argent (Solio ou Lumière) ou du papier Marion bleu.
Pour commencer il vaut mieux le citrate ; 4° Vous exposez le châssis au jour pendant un quart d'heure ou une demi-heure en suivant la venue de l'image; 5° Vous obtenez ainsi sur le papier photographique toutes les têtes et tous les dessins que vous auriez eu de la peine au début à obtenir avec le crayon-sauce; 6° Vous fixez alors le papier à þÿ l ' h y p o s u lû t e et vous l'étudiez; 7° C'est après quelques essais de ce genre que votre þÿ S i l est assez habitué pour aborder avec fruit le procédé du comte de Tromelin. PAPUS.
** f* 1*åàlålåm ä PARTIE PHILOSOPHIQUE» ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute Èeole. sans aucune dzstzäãtion, et chacun d'eux conserve la responsabilité exclusive de ses: es.
' TABLEAU* DU KALI YUG OU DE L'AG'E DE FER PAR WISCHNUÎDAS, TRADUIT DE IJHINDOUI PAR M. GARCIN DE TÁssY Osszavzmou. - Ce tableau, dont on trouvera le texte dans la Clzrestomathie hindoustaníe (hindî et hindouî), est tiré d'un poème inédit intitulé Su/arg Rohan, « l'échelle du ciel », poème dont feu mon élève Charles d'Ochoa avait rapporté de l'Inde un manuscrit qu"il m'avait obligeamment communiqué, et quiappartient aujourd'hui à la Bibliothèque nationale.
Il est dû à Wischnu-Dâs Kavi, c'est-à-dire le poète Wischnu-Dâs, dont William Price a publié dans ses Hindee andHíndoostanee Selections plusieurs chants devenus populaires. Son but est religieux: il prêche la réforme des Waïschnavas qui annonce la foi en Wischnu incarné et la nullité des þÿ S u v r e s de pénitence extérieure, par opposition à l'ancien culte des saïvas, où elles sont en grand honneur.
Mais Penseignement religieux est accompagné dans ce poème, comme dans beaucoup d'autres poésies waïschnavas, de maximes socialistes et de la þÿ g l o r iû - cation de la classe ouvrière ou des sûdras, au détri22 þÿ rû i u r r u m o u ment des hautes classes et de la classe moyenne, c'est-à-dire des brahmanes, qui équivalent à notre ancien clergé et à la noblesse de robe; aux kschatriyas, qui représentent la noblesse d"épée, et aux vaïcyas, qui sont notrebourgeoisie.
On croit entendre quelquefois un révolutionnaire de nos jours qui, tout en proclamant Pégalité de tout genre, attribue néanmoins toutes les vertus au peuple et tous les vices aux grands.
Le Kali yug, ou, d`après Porthographe hindouie, Kali iug et simplement Kali, que je traduis par 1: l`àge de fer þÿ : : ,signifie proprement Fâge noir. ll est le quatrième des quatre âges du monde : ilcomprend une période de quatre cent trente-deux mille ans, que les Hindous supposent avoir commencé le vendredi 18 février 3102 avant l'ère chrétienne.
Les autres âges sont le Saty, « l'âge de la vertu », nommé aussi Kfit, « Page de la création þÿ : : ,qui est le premier et qui équivaut à « l'âge d'or » des Grecs et des Latíns. Il comprend un million sept cent vingt-huit mille ans.
Le second, nommé Tret, « Page de la conservation þÿ : : , qui équivaut à « Page d'argent » et qui comprend un million deux cent quatre-vingt-seize mille ans. þÿ E nû n , le Dwápar, « Page du doute ou de l'incertitude þÿ : : , qui équivaut à « Page d'airain þÿ : :et qui comprend huit cent soixante-quatre mille ans.
La traduction que je donne ici est littérale, si ce n`est qu'il y a, outre quelques coupures, de rares déplacements de phrases jugés indispensables. C'est dans la bouche de Krischna qu'est placée la description du Kali, et elle est adressée au roi pandau JudisÎ-Î__
TABLEAU ou mu YUG 23 chtir ou Yudischtira. que Pauteur nomme souvent Däarm putr, expression qui peut signifier simplement « þÿû l s de Dharma », c'est-à-dire « d`Yama þÿ : : ,et qui peut aussi être considérée comme un titre métaphorique d'honneur signifiant « þÿû l s de la justice », c'est-à-dire «juste þÿ : : .On donne aussi à Jusdischtir, dans ce poème, le titre þÿ h o n o r iû q u e de Bal bârâ, qui signifie, à la lettre, « grand de force þÿ : : ,c'est-à-dire þÿ « v a i l _ l a n t : : .
Ce dernier titre rappelle celui de Bal hârâ, synonymede Balufân, « possesseur de force þÿ : : ,c'est-àdire « brave », donné, entre autres, au roi de Malwa. þÿû 1 U Dans le Kali la terre est bouleversée : les hommes renoncent à la vertu ; mais le chagrin les atteint. Les trois premiers âges ont passé, car tout ce qui se manifeste s`anéantit et c'est ainsi que nous mourrons tous.
Dansle Kali il n'y a plus de religion: hommes et femmes ne tiennent aucun compte des dieux. Le þÿû l s n'obtempère pas au désir de son père, il ne fait que ce qui lui plaît. Les enfants meurent avant leurs parents. Il n'en naît même que fort peu et l'on n'en voit pas arriver à Page des cheveux blancs. Dans le Kali, on n'ose pas témoigner de ce qu'on a vu, tandis qu'on n`hésite pas à affirmer le mensonge.. La nature elle-même est changée.
Le corps de Yhomme est réduit de moitié. La végétation est presque nulle, aussi beaucoup de gens meurent-ils de faim et l'on ne peut nourrir les vaches qu'avec les feuilles destinées aux pourceaux. Dans le Kali les sacrifices et les bonnes þÿ S u v r e s
24 L'iNi*rm'noN - sont rares; il n'y a pas d'ami; que dis-je, le père vend sa þÿû l l e vierge et ce crime est fort commun. Les brahmanes demandent honteusement de porte en porte, eux que devraient nourrir les offrandes faites aux dieux; aussi font-ils le service divin pour des 'gens de condition basse. Aucun d'eux n'a le sentiment de son devoir : ils se livrent tous au commerce et ils négligent les pratiques du culte particulières à la famille.
Ils se couchent sans faire leur prière du soir, ils n'ont aucun respect pour les Védas. Ils font violence au faible et ils traitent de criminel celui qui ne donne pas. Ils se moquent de celui qui leur reproche leur conduite, car ils ignorent les obligations qui leur sont imposées. Les Védas et les Purânas leur sont en þÿ eû ` e t étrangers, et ils ne s'appliquent qu'à se procurer de l'argent.
Il y a parmi eux beaucoup d"ignorants et de fourbes, mais on y trouverait diflicilement un homme de mérite. Sur cent personnes, une seule invoque Râma; aussi les crimes sont-ils nombreux, et personne ne reconnaît la dignité des brahmanes.
Toutefois, celui dont la dévotion à Râma occupe l'esprit est à l'abri des malheurs de Kali ; mais les insensés ne connaissent pas ces choses; ils ignorent même Pexistence de la ville d"Yamaà Les gens du Kali négligent le service de Hari; ils ont la ruse dans le þÿ c S u r et, sans crainte de la divinité, ils s'emparent du bien d'autruí.
Les brahmanes sont censés aller aux _lieux de pèlerinage pour leur salut, mais ce n'est en effet que pour s'y divertir. '
TABLEAU nu mu YUG 25 Quant aux kschatriyas, ils ne s'appliquent pas non plus à l'aumône ni à la justice. S'ils vont aux lieux du pèlerinage, c'est pour y faire le commerce. Ils négligent la connaissance des Védas et des Purânas ; mais ils écoutent volontiers la voix des bayadères.
Ils ne remplissent les devoirs que leur impose leur caste que lorsqu'1ls reçoivent des présents qui les y déterminent; et, tandis qu"on leur fait ces dons corrupteurs, on ne donne rien au pauvre volontaire. Dans le Kali, les savants tiennent au roi des discours futiles. Au lieu d'entendre la lecture des Védas, on écoute celle des romans érotiques. Les brahmanes étudient peu, et cependant ils manifestent beaucoup d'orgueil dans les assemblées.
I De leur côté, les kschatriyas commettent toutes sortes de vexations; ils sont þÿû e r s et n'ont d'égard pour personne. Ils prennent aux brahmanes leurs vaches pour les vendre, et non seulement ils persécutent les brahmanes,mais les bardes mêmes chargés de chanter leurs exploits; et on s'expose à la mort, soit qu'on s'oppose à leur tyrannie, soit qu`on veuille s'y soustraire.
Dans ce malheureux âge, les brahmanes ne reconnaissent pas d'impureté légale. Ils entrent sans scrupule dans la maison des gens de basse caste. Ils ne songent qu'à acquérir des richesses, quoiqu'ils n'y réussissent pas. Tout le monde se plaint que les marchands falsiþÿû e n t leurs marchandises sans qu'on puisse connaître leurs pratiques secrètes à cet effet. Ils sont gracieusement fripons et font avec aisance les choses les plus
26 L`rNi'r1ATxoN répréhensibles. Dans le Kali, on se moque de ses parents, on est même cruel envers eux. Au ,lieu de remplirles obligations qui leur sont imposées et de se livrer aux pratiques ordonnées, les brahmanes passent leur vie au vain culte du sâlgrâm et du tulcî. Or, tandis qu'ils négligent les règles de la pénitence et de Pablution, les sûdras connaissent mieux qu'eux leur devoir et ils font l'aumône selon leur pouvoir.
Mais écoutez encore tout ce qu'on se permet dans le Kali. On ne tient pas compte d'une bonne renommée, on fait aussi sans retenue les plus grandes injustices. Les méchants injurient publiquement les bons au milieu de la ville. Les gens de qualité sont en petit nombre et ils adorent les pieds des sûdras. Ils sont obligés d'aller demander de maison en maison, tandis que les gens des conditions les plus basses sont heureux.
Dans le Kali, les brahmanes sont sans instruction et sont obligés d'obéir aux sûdras. Ils font des choses blâmables ; aussi n`a-t-on pour eux aucune considération et, bien loin de les accueillir, les repousse-t-on dédaigneusement. lln'y a plus que les gens de la plus basse classe qui þÿ s a c r iû e n t aux dieux. Les prêtres de Nârâyan se taisent (quand ils devraient parler) et ils font leur société des bayadères.
Les kschatriyas sont sans intelligence; les rois ne s'entretiennent que de choses futiles. Quiconque tue un brahmane peut racheter son crime par la plus légère offrande. Dans le Kali, tout le monde ment; l'avidité règne partout. On ne respecte plus l'aîné de la famille ; on Î þÿ *û
TABLEAU DU KALI YUG 27 n'observe pas les fêtes, on déserte les pèlerinages. On renonce aux bains sacrés, on délaisse l`aumône. Le père n'hésite pas à vendre son fils pour satisfaire sa cupidité. Dans le Kali tout le monde est débauché et avide de richesse; on ne conserve de respect pour aucune chose, pas même pour l'arbre sacré des Banyans. Les rois se livrent à tous leurs désirs et ilsne songent pas à la gloire.
Ils ne rendent pas la justice et ils ne protègent leurs sujets qu'autant qu'ils en reçoivent des présents. Sans compassion pour les malheureux qui poussent des soupirs, ils s'attachent à inspirer la crainte. Plus de sagesse 'ni d'équité, mépris absolu des Védas et des Purânas. On se laisse aller à ses passions avec une telle violence que le þÿû l s , par exemple, tue sa mère à cause d'une courtisane.
Les vaches participent à la dégénération générale: elles ne donnent que peu de lait et elles finissent par abandonner leur veau. Dans le Kali, l`ignorance des devoirs est portée à son comble. Ainsi, les pères meurent et laissent leur fortune à leurs enfants, et ceux-ci prennent le bien de leurs parents et le dissipent follement avec des femmes.
Mais que dis-je, le beau-père enlève sa bru et en fait sa maîtresse ; on vit avec la femme de son frère aîné; on ne respecte plus ni père, ni mère, et les élèves jouissent de la femme de leur gurû. Telles sont les indignités qui ont lieu dans le Kali. Dans ce malheureux âge, les brahmanes laissent les six actes sacramentels et ne remplissent pas davantage le freste de leurs devoirs. Ils mangent sans þÿ _ Î . . í
28 ' L`INITlATlON se laver et ils ne tournent pas leur pensée vers le culte de Hari. La pratique des devoirs de famille leur est étrangère et ils se livrent à la débauche avec des bayadères. Tandis qu'ils négligent le service de Krischna, ils appliquent leur esprit aux mantras et aux sortilèges, car on ne leur donne que pour céder à leurs sollicitations, comme on ne donne aux atits que lorsqu'ils sont évidemment malheureux.
Les brahmanes, en effet, ne reçoivent pas dans le Kali les offrandes auxquelles ils ont droit; on n'honore que ceux d'entre eux qui sont poètes. Dans le Kali, on ne fait des þÿ s a c r iû c e s que de loin en loin; on se contente de prononcer le nom de Krischna. ll est tellement reçu de mentir, qu`on admet le mensonge à 1'égal de la vérité.
Il y a cependant beaucoup de sâdhs vrais adorateurs de Wischnu, mais personne n'en fait cas; car, tandis qu'on a de la considération pour Pimposteur, on n'a que du mépris pour les gens vertueux, qui d'ailleurs, dans le Kali, sont des sûdras. Dans cet âge de décadence, on s`attache à celui qui possède des richesses. Tout le monde est désireux d'en amasser, et celui qui ne veut pas donner s'expose à périr.
On ne traite avec bienveillance que celui qu'on aime beaucoup. On reconnaît les rois du Kali yug à ce qu'ils parcourent astucieusement leur royaume. Ils prennent pour s'enrichir tous les moyens, qu'ils soient honnêtes ou injustes; ils ne s'occupent jour et nuit qu`à satisfaire leur cupidité. 'Ils devraient savoir que l'amour de Harí n"impose aucune peine à l'esprit.
.TABLEAU DU KAL! YUG 29 Quand on le possède, on ne désire plus les biens du monde. Mais dans le Kali tout le monde est avide, on agit constamment avec ruse. Les enfants trompent leurs pères ; ils déploient à cet effet la plus grande adresse. On prend volontiers, mais on n'aime pas à donner; on pèche sans crainte contre les dieux. Dans le Kali, les serviteurs retiennent les sommes qu'ils touchent pour leurs maîtres livrés aux affaires.
Les rois dépouillent de leurs biens ceux qui ne veulent pas participer à leurs actes criminels; les brahmanes entassent l'argent des amendes qu'on leur paye, sans en faire þÿ p r oû t e r personne. Telle est la conduite qu`on tient en cet âge. On quitte le service de Hari, on laisse la droite et bonne voie pour s7égarer dans les sentiers tortueux et pervers.
On n'observe que bien rarement le onzième jour de la lune; bien rarement aussi on songe aux pèlerinages. La dépravation des þÿ m S u r s accompagne l'irréligion: les femmes se font avorter ; les veuves se font bâtir des maisons pour y habiter seules et elles vivent dans la débauche. Dans le Kali, les amis morts seuls sont ceux dont on n'a pas à se plaindre, car les amis vivants se querellent quand ils sont ensemble.
Dans le Kali, on fait le pûjà des dieux avec du riz seulement, tandis qu'on offre aux bayadères des þÿû e u r s d'un parfum exquis. Le meurtre est fréquent dans le Kali et on commet sans crainte tous les péchés qui conduisent en enfer. On ne donne que lorsque l'intérêt particulier détermine à le faire : ainsi, on ne fait pas attention au pauvre honteux de sa misère et qui n'ose la faire connaître; mais voit-on une jeune
30 L'ml'r1A'rxoN femme sans protecteur, on s'empresse gracieusement auprès d'elle. Dans le Kali, on n'a aucune satisfaction à attendre de la part des brahrnanes; ce n'est pas par leur entremise qu`on peut obtenir le salut. On n'ofire, dans le Kali, aucune espèce de þÿ s a c r iû c e ; on ne fait pas d`aumône. Ce ne sont plus les dieux qui descendent sur la terre, mais les musiciens du ciel d'Indra.
Les hommes corrompus de cet âge agréent ces incarnaþÿ t i o n a , mais ils méconnaissent les gens vertueux et les sâdhs. Quant aux pénitents, ils se retirent du monde þÿ aû n de se sauver, et ils effacent leurs fautes au onzième jour de la lune. a M J þÿ i ? : s 4 £ ä ' : : 1
La Foi qui guérit La foi, dit-on, transporte les montagnesl Tout le monde admet cette métaphore, parce que métaphore. Mais la foi, peut-elle guérir les maladies sidiverses de l'homme P C'est là une autre question.
Pour le croyant, pour le þÿ s p i r i t ¼ a l i s t e sincère, convaincu, la guérison par la Foi est un fait certain, incontestable Pour le matérialiste, la guérison par la foi est une utopie, une absurdité, une croyance tout à fait superstitieuse. Tel est l'état de la question, que nous nous proposons d'étudier ici très brièvement. Du spiritualiste ou du matérialiste qui a tort ou raison ?
On pourrait croire à fprernière vue que si l'un a tort, l'autre a raison, or il n'en est rien, et nous disons carrément au lecteur: « Tous les deux ont tort, et voici pourquoi: le spiritualiste croit à la guérison par le moyen du miracle, et il a tort; le matérialiste, qui ne croit pas à la guérison de la maladie par la foi. a également tort. þÿ : Entre ces deux extremes, il y a Phomme de science qui prétend que la guérison par la foi est possible, parce que c'est un acte de simple auto-suggestion; mais c`est la Science þÿ o fû c i e l l e qui parle ainsi; elle a tort également, parce que la proposition ainsi formulée est incomplète. - þÿ E nû n , il y a la science occulte qui donne en partie raison aux spiritualistes et aux matérialistes; elle pourrait dès lors, ce semble, concilier jusqu'à Aun certain point et unir ces deux frères ennemis (tout en apparence du moins).
Ces prémisses doivent faire supposer au lecteur que nous llons discuter notre thèse: La Foi qui guérit, d'une manière þÿ i I å l n . : u . * ¿ .
5 2 LÎINITIATION Locronan toute nouvelle, c'est-à-dire en dehors de la théologie et de la science þÿ o tû c i e l l e .
Ceci ne veut pas dire que nous avons la prétention d'admettre comme seule vraie, comme seule bonne, l'explication que nous allons donner, mais simplement qu'au dire des théologiens et des savants þÿ o fû c i e l s nous apportons une nouvelle contribution à l'étude d'une grosse question, laissant toute liberté au lecteur de choisir, en connaissance de cause, l'opinion qui lui paraîtra la plus admissible, la plus logique.
Et tout d'abord, dégageons l'opinion théologique : Dieu par lui-même ou par Pintermédiaire des saints peut parfaitement guérir les maladies de l'homme. - C'est là un article de foi, qu'on admet ou qu'on rejette en bloc. Ceux qui croient à la toute-puissance d'un Dieu et à son intervention dans les petites misères de l'homme, dans les bussiness de l`humanité, ne peuvent qu`admettre le fait, c'est-à-dire guérison surnaturelle par lafoi.
Passons aux savants þÿ o fû c i e l s ; .pour ceux-ci nous prendrons une étude fort rare, partant, peu connue du regretté professeur Charcot, étude consignée dans une brochure de 38 pages qui a pour titre 2 LA Foi QUI GUÉRYT (1).
Dans cette brochure, nous voyons que le savant professeur de la Salpètrière reconnaît que la foi a guéri bien des personnes, mais qu`il faut attribuer ces guérisons à l'autosuggestion. þÿ Lû o p u s c u l c s'ouvre sur une préface de M. Bourneville portant en épigraphe ces paroles memes de Charcot: Nous ne pouvons rien contre les lois naturelles.
Ce qui revient à dire qu'on ne saurait ajouter foi aux miracles, qui sont en contradiction avec lesdites lois naturelles. C'est fort bien, mais pour savoir si un fait est contre les lois naturelles, il faudrait connaître toutes les lois naturelles; or l'homme actuel les connaît-il P Certainement (1) Broch. in-18, aux Bureaux du Progrès médical, 14, rue des Carmes (V°).
1902] LA Foi QUI GUÉRIT 33 non. Les connaîtra-t-il touîes, un jour ? D'où une première difficulté pour admettre ou rejeter la foi qui guérit. Voici le début de la brochure mentionnée: « La New Review, prenant texte du récent voyage d'un littérateur célèbre à un centre religieux et des discussions qui se sont élevées à cette occasion, me demande mon opinion sur la faith healing (la foi qui guérit).
La question n'est pas de celles qui puissent me laisser indifférent. Elle intéresse d'ailleurs tout médecin, le but essentiel' de la médecine étant la guérison des malades sans distinction dans le procédé curatif à mettre en þÿ S u v r e . Dans cet ordre d'idées, la faith healing me paraît étre Pidéal à atteindre, puisqu'elle opère souvent lorsque tous les autres remèdes ont échoué.
C'est pourquoi depuis longtemps, en présence :de certains cas déterminés, j'ai cherché, après bien d'autres, à pénétrer autant que faire se peut le mécanisme de sa production, þÿ aû n d'utiliser sa puissance, et c'est l'opinion que je me suis faite dans ces conditions que je vais exposer en quelques mots. þÿ : Les lignes qui précèdent prouvent que le docteur Charcot admet, a priori, la foi qui guéritlafaith healing pour employer l'expression anglaise qui lui paraît chère. - Mais poursuivons la suite de l'étude du professeur; il ajoute:«'Les faits que dans ma pratique spéciale déjà longue j`ai eu l'occasion d'observer ne sont pas isolés, tant s'en faut, car la faith healing et son aboutissant, le miracle (sans attacher à ce mot aucune autre signification que celle d'une guérison opérée en dehors des moyens dont la médecine curative semble disposer d'ordinaire), répondent à une catégorie d'actes qui n'échappent pas à l`ordre naturel des choses.
Le miracle thérapeutique a son déterminisme, et les lois qui président à sa genèse et a son évolution commencent à ètre sur plus d'un point sufñsamment connues pour que le groupe des faits qu`on englobe sous ce vocable se présente avec une allure assez spéciale pour ne pas échapper tout à fait à notre appréciation. Il y `a tout lieu de s'en féliciter, d`ailleurs, puisque par la compréhen3 Un-I Flop;
34 j L'mmA1'ioN sion plus nette de cette détermination, nous mettons de plus en plus å notre disposition les grandes ressources delafaith healing et que, dece fait, la maladie nous trouve de moins en moins désarmés devant elle. þÿ : Nous ne poursuivrons pas plus longuement la citation de cette brochure, et nous dirons que le docteur.n'admet là qu'un simple fait d'auto-suggestion et pas autre chose; que, du reste, le domaine de la foi qui guérit est limité et qu'aucune intervention ne peut faire franchir ses limites, car, ajoute Charcot: < nous ne pouvons rien contreles lois naturelles.
On n'a jamais, par exemple, noté en compulsant les recueils consacrés aux guérisons dites miraculeuses que lafaith healing ait fait repousser un membre amputé.
Par contre, c'est par centaines qu'on y trouve les guérisons de paralysie; mais je crois que celles-ci ont toujours été de la nature de celles que le professeur Russel Reynolds a þÿ q u a l iû é e s du terme général de paralysie depen~ dant on idea, c'est-à-dire dépendant de l'idée. þÿ : Ainsi, d'après l'opinion de Charcot, dans toutes les guérisons religieuses, dirons-nous, il n'y a qu'auto-suggestion pure et simple.
Ainsi formulée la proposition n'est vraie qu'en partie, car il y a aussi autre chose, comme nous le verrons plus loin, et du reste le docteur le suppose lui-méme, puisque sa conclusion est þÿ c e l l e : c i : « Est-ce à dire que, dès à présent, nous connaissons tout dans ce domaine du surnaturel, tributaire au premier chef de la faith healing et qui voit tous les jours ses frontières se rétrécir, sous þÿ P i nû u e n c e des acquisitions þÿ s c i e n t iû q u e s ?* Certainement non.
I_l faut tout en cherchant savoir attendre.. . » Donc l'auto-suggestion ne satisfait pas le célèbre professeur l... En résumé, voici l'avis de la science þÿ o fû c i e l l e au sujet de la guérison par la foi; voici ce que les savants officiels. disent et répètent à tout propos et à tout venant; au sujet des guérisons, par exemple, de N. D. de Lourdes. - Les miracles de la grotte de Lourdes ou autres sanctuaires ont 'zi*vi
.¢. _i -1 .__ LA Foi QUI Guiâaxr 35 prouvé, une fois de plus, qu'il n'y a pas de miracle, mais qu'une certaine catégorie de malades peut trouver dans la foien leur guérison un remède à leurs maux et à leurs souffrances. Du reste, il n'y a là rien de nouveau, nihil sub sole Noví, ces guérisons soi-disant miraculeuses viennent ajouter aux ressources d'une thérapeutique très ancienne, connue des peuples de Fantiquité.
Il est aujourd'hui parfaitement démontré, il est, disent-ils, classiquement démontré que certains troubles hystériques, que certaines attaques d'hystéro-épilepsie, de paralysie, de contractures datant depuis des mois et des années et ayant résisté à tous les traitements et moyens de guérison sont complètement guéris par la suggestion.
Aussi ne doit-on pas s'étonner que certains de ces malades qui assistent en longues théories aux pèlerinages aux grottes et aux basiliques sacrées, ou qui sont plongés dans les piscines saintes, se trouventsubitement guéris, et cela, au moment même où, dans un mouvement de suggestion psychique, la pensée atteint son maximum d`intensité et de tension nerveuse. - Le milieu est des plus propices, ajoutent-ils, car leurs yeux extasiés par un enthousiasme général, mettent ces malades dans un état de réceptivité étonnant.
Voilà ce que disent nos scientistes modernes à la téte desquels se trouvent les médecins þÿ o fû c i e l s . Ils disent aussi (que ne disent-ils pas) que les nombreux cas de guérisons religieuses survenuesàune époque où on ne soupçonnait pas alors l'origine des maladies nerveuses ont été constatés historiquement pour ainsi dire.
Ainsi les Jansénistes, å. l'époque des plus beaux jours de Port-Royal, avaient eu le miracle de la Sainte Epine. lls mentionnent également ce qui suit, tiré de l'Histoire de France d'Henri Martin, à savoir que, dans les dernières années qui précédèrent la mort du cardinal de Noailles, plusieurs faits commencèrent à étre signalés à l'attention publique; c'étaient des guérisons soudaines de maladies invétérées. La plus saillante de ces cures fut celle d'une femme guérie þÿ I lû u a ; þÿ . : ^ . L
36 IJINITIATION d'une paralysie et d'un þÿû u x de sang, pour s'ètre prosternée devant le Saint-Sacrement dans la procession d`une paroisse janséniste, située faubourg Saint-Antoine. Même parmi les témoins qui signèrent le procès-verbal de constat, on peut y lire le nom d'Arouet de Voltaire.
Le même historien, à propos des convulsionnaires de Saint-Médard, nous apprend aussi que: ¢ des malades, des impotents, transportés d'une foi ardente, se faisaient étendre sur le tombeau du diacre Paris et ces malheureux, tourmentés de crises nerveuses, y trouvaient un calme ínespéré ; des paralytiques, des boiteux au contraire, après de violentes crises, se relevaient et marchaient.
On a même prétendu que des affections d'une tout autre nature et complètement étrangères au système nerveux, des chancres et des ulcères avaient disparu subitement, ce qui paraît inexplicable à Henri Martin, et qui n'a rien de surprenant pour l`ocultiste, comme nous le verrons bientot.
Du reste, tout dernièrement, il y a environ un an, estce que tous les quotidiens de France n'ont pas raconté qu'un ambulancier-postier, un nommé Gargam, si nos souvenirs sont þÿû d è l e s , lequel ambulancier avait été atteint de paralysie à la suite d`un accident de chemin de fer, fut instantanément guéri à Lourdes, quand le Saint-Sacrement a passé devant lui.
Les journaux nous ont appris qu'il se dressa tout à coup d`un grabat qui avait servi à le transporter; puis il suivit à pied la procession. On dit même que des plaies qu"il avait aux pieds ou aux chevilles se cicatrisèrent bientôt, ce qui peut faire supposer qu'elles provenaient certainement de troubles trophiques d'origine nerveuse.
Or, on sait parfaitement aujourd'hui que les ulcères provenant d"hystérie traumatique, bien que présentant les symptômes d'une lésion de la moelle, sont radicalement guéris par la suggestion mentale, par la ferme volonté de guérir, surtout dans un milieu favorable, comme *un foyer, un Centre de foi, qui devient, par cela méme, une station de psychothérapie, dirons-nous.
Nous venons de prononcer un néologisme, pour désiLA 1-*ot QUI GUÉRI1* 37 gner un établissement hospitalier, qui est certes destiné à. devenir prochainement une réalisation, car au fur età. mesure que l'homme progressera dans la spiritualité, très certainement, il ne se contentera plus des stations balnéaires, de cure d'air, de petit lait, de raisins, ou même des Sanatoria, tout cela ne lui þÿ s u fû r a pas: il lui faudra habiter une station de psychothérapie établie, comme dans Pantiquité, dans les environs d'un sanctuaire vénéré et autant que possible situé au sommet d'une montagne.
Ayant passé en revue l'opinion des théologiens et des hommes de science officielle, nous n'avons plus qu'à étudier la guérison par la foi, expliquée par les occultistes.
Ceux-ci admettent évidemment l`auto-suggestion, mais ils admettent encore, sinon le miracle, du moins une opération qui yressemble, qui remplace le miracle, aux yeux du vulgaire, et qui est constituée par une sorte de magnétisme suprà-naturel, qui peut avoir raison non seulement des maladies relevant du système nerveux, mais de tout autre genre de maladies. Explíquons-nous, ce sera notre conclusion.
L'homme possède en lui un magnétisme capable de guérir bien des maladies humaines; la meilleure preuve, c'est que certains médecins poursuivent à outrance les magnétiseurs professionnels pour exercice illégal de la médecine.
On peut donc considérer comme certaine, incontestable, la guérison des maladies par le magnétisme humain, magnétisme qui est très considérable dans les centres de pèlerinages; c'est un magnétisme collectif qui aide puissamment à la guérison des personnes ayant foi en Dieu, à des saints et aux heureuses þÿ i nû u e n c e s que peuvent exercer les þÿû u i d e s condensés dans ces milieux de piété et de foi ardente, je dirais même de fanatisme, si l'on veut; mais ici le mot ne saurait être un blâme.
Ce qui sauve l'homme, ce qui soulève les montagnes, c'est la foi, c'està-dire Fenthousiasme; or Penthousiaste est sincère, et c'est cette force d'expansion, qui accomplit de véritables miþÿ : . .
38 þÿ rû t u m x r x o u racles, de ceux qui transportent les montagnes, c'est-à-dire qui accomplissent des choses qui paraissent merveilleuses aux yeux de la foule, mais qui ne sont que très naturelles aux yeux de l`occultiste, qui connaît les grandes lois inconnues aux savants þÿ o fû c i e l s .
C'est ainsi que l`occultiste connaissait les rayons þÿ R S n t g e n bien avant leur découverte puisque les voyants voient bien plus loin qu'à travers le corps humain, les murs ou n`importe quel corps opaque, et cela à n'importe quelle distance. ll y a plus de vingt ans nous avons vu un clairvoyant nous détailler les intestins d'une personne et nous signaler ceux qui étaient sains et ceux qui étaient en mauvais état.
Enfin, l'occultiste sait que dans tous les milieux sacrés ou consacrés, dans les milieux fréquentés par les pèlerins ou dans de grandes assemblées publiques, il se produit un phénomène d'aimantation considérable, ce qui donne une force des plus actives, non seulement pour guérir les maladies, mais encore pour produire des effets de toutes sortes; mais nous ne saurions entrer ici dans de plus longs détails, parce qu'il nous faudrait développer des idées qu'il n`est pas permis d'exposer, sans courir soiméme de grands dangers, car il n'est pas permis d'ap' prendre le moyen d'utiliser des forces à celui qui n'est pas mûr pour ne s'en servir exclusivement que pour le bien général.
Nous devons donc nous arrêter ici, mais nous dirons comme conclusion dernière: La guérison par la foi peut dans certains cas étre en partie un acte d'autosuggestion, d`auto-magnétisation d'autrefois ; mais ces actes sont complétés surtout par le milieu dans lequel l'auto-suggestionné se trouve; þÿ q u ' e nû n des entités de l`astral, de l'Au-delà, ce que certaines religions dénomment des Anges (des aides invisibles), peuvent aider parfois d'une manière trèseífective à ces guérisons par la foi, merveilleuses, mais non miraculeuses pour l'occultiste qui sait. ERNEST Bosc. l þÿ « í * É : 3
NÔTES Grammaire de Pânini (Suite.) Ainsi, tandis que le nom sanscrit du citron, kéçarâmlas (kéçara þÿû l a m e n t , amla acide), fournit dans ces deux degrés l'équivalent en poids de l'acide citrique HS0"C", ka,2z+ e,7+ça,z3+ra,13+a,3+ma, 7-l-13, 14 + s, 103 1192, le grec þÿ ¼ n k a u (méléa, ou plus rationnellement mîléa), pommier, donne, mêmes degrés et numération sanscrite, Péquivalent en poids de l'acide þÿ H ° O 5 C ° : parent de l'acide citrique, caractéristique du pommier : ma, 7 +î, 12 +1,14 + e, 7+ a, 2 +accent aigu, 92-l-134.
Tandis que le fameux « yod-hé-vau-hé þÿ : :donne 26 pour le kabaliste moderne et þÿ n ' oû " r e ainsi que l'équivalent du cyanogène, il est bien plus clair dans les deux degrés conjoints: yod,1z +hé, 6 -|- vau,7+ hé, 6 : 31, -^Hí:';.;:' .
40 L'INITlATION car alors þÿ i d e n t iû c a t i o n avec la Déité primordiale du Véda, Kâma, l' « Amour þÿ : :: lea, 22 + a, 3+ ma,6:31. Cette Déité primordiale est la vie de l`Univers. Or le chimiste et le biologiste ont constaté que le phosphore, équivalent 31, indispensable à la vie cérébrale, l'est aussi àla vie physique et que, selon leur terme, la « dénutrition þÿ : :chez l'homme; l'animal et la plante vient de son absence.
Il faut noter que 31 est une fonction, n'indique pas que les corps de cet équivalent en poids, tels le phosphore et la méthylamine. Autre exemple des deux degrés: Le mètre, mesure occulte, donne 136 pour la somme des hauteurs des tours de Notre-Dame de Paris, puisque 68 mètres chacune.
Ceci correspond au principal équivalent en poids des parfums (H"*C*°, essence de térébenthine et isomères), est le nombre des pages des dix-huit chants de la Bhagavad Gîtâ. Le sanscrit l'appelle kusumâkara, « le Printemps Fleuri þÿ : : , ka, zz+u, 5 +sa,61 +u,5+ma,6+a,3+ka, 21 +ra, 13: 136.
Pour faire concorder l'équivalent en poids de l`indigo avec le sens externe et le nombre du mot « Krskna» nous avons retranché 5 au poids de la molécule de carbone. Le même procédé réduit l'équiva1ent en poids des parfums à 86. C'est le nombre du latin rosa « rose þÿ : : , numération sanscrite: ra, 13 + o, IO +sa, 61:85.
NOTES SUR LA GRAMMAIRE DE PANINI 41 Le sanscrít divise en deux le caractère O, ce qui lui donne une valeur supplémentaire de i et même de 2. Ainsi «rosa þÿ : :86. L'hébraïque donne ce nombre très Rose-Croix (surtout dans l'équivalent correspondant d'éther) aux Dieux Constructeurs, les fameux Elohim. Dans le troisième degré, le kabaliste compte Aleim : aleph, 1 + Iamed, 3o+ hé, 5+ yod, io + mem,4o : 86. Et dans les deux degrés ? - demandera-t-on.
Observez... ' aleph, 3 + Iamed, 'li + hé, 6 + yod, ll +mem, 41 + virâma sanscrít, 42 : 134. De plus, une unité pour prononcer l'hé avec le Iamed, une autre pour prononcer le yod avec le mem (a-le-ym); par conséquent 136. Pourquoi 134 d`abord, puis x36 P Observez la géante hypostyle de Karnak : Cent trente-quatre colonnes plus deux piliers carrés.
La formule yod-hé-vau-hé met en relation les fonctions 26 du cyanogène et 31 du phosphore; de même le sanscrít Kâma. Précisément le chimiste a trouvé que le cyanogène, gaz incolore, se transforme en un isomère ou polymère ; le paracyanogène, poudre brune, de la même façon que le phosphore blanc se transforme en phosphore rouge. Transformation semblable est encore trouvée dans les composés du cyanogène. Dans le premier chapitre de la Genèse, Jéhovah est qualifié d'Élohim. Si la formule des Élohim est celle ..1.~-
42 L'INITIATl0N des huiles essentielles, quel est donc le rapport avec Ja-Ève P Le troisième degré de Jéhovah est le nombre des molécules de l'essence de térébenthine: 16, hydrogène + 10, carbone = 26. Le seul remède connu contre Pempoisonnement par le phosphore est Fessence de térébenthine, qui Pempêche de s'unir à l`oxygène du sang, comme elle lui ôte, dans l'air limité, la propriété de s'oxyder.
Dans ces cas, la térébenthine constitue, pour ainsi dire, la robe du phosphore, ce qu`enseigne l'ordre des termes de la Genèse : Ja-Ève Aleym. Il faut que le chimiste se mette à l'étude des fonctions des nombres naturels.
Qu'il observe, par exemple, que le soufre, équivalent 32, très þÿû u i d e de 113° à_ l2O°, et qui devient visqueux quand on élève davantage la température, jouit de la même propriété que l'alcool méthylique H^*OC, c'est-à-dire équivalent 32, dont 1'ébullition difficile se fait avec soubresauts.
Que l`argent, équivalent 108, dissout, fondu, 22 fois son volume d`oxygène (22 lettres hébraïques P) et que la même propriété se trouve dans l'acide oléique, quià l'expérience lui ayant faitattribuer la formule H3'*O*C"*, 34 + 2 + 18 : 55 molécules, ou un multiple de 54 peut être 54 X 2, soit 1o8.
Nous lisons que cet acide dissout environ 20 fois son volume d"oxygèr1e; nous faisons observer au chimiste que le sanscrit fait passer dans l'optíon, le 20 au 21 et même au 22 ; que, par suite, le zo et le 22 dissous dans les corps précédents sont homogènes.
NOTES SUR LA GRAMMAXRE DE PANINI . -F C ll est peu de termes plus connus du sanscritiste que ceux de « Rshi » et « Arhat », équivalents du terme « Mahâtman », « Grande (Mahâ) Ame (Atman), ou Ame Universelle. Les deux termes sont trouvés très fréquemment dans les littératures brahmanique et bouddhique. En effet, les Védas et leurs affixes, Upanishads, ont coutume d'énoncer le Rshi (Révélateur) de l'hymne ou du chant.
D`autre part, le boudhisme, sans oublier le terme Rshi, est, comme on sait, prodigue dé celui d'Arhat et þÿ q u a l iû e le Buddha lui-même d' « Arhat parfait ». ~ ' Nous avons dit à propos du sûtra « taparastatkâlasya » que, contrairement à la croyance du pandit moderne et du sanscritiste, il n`y a point de technique dans la grammaire sanscrite, que tout y est loi métaphysique et mathématique, qu'en conséquence le sûtra þÿ s i g n iû e partout: ta; et ce qui suit, existence pendant le temps de ce qui précède ta.
Appliquons. Supprimons le t d'Arhat, qui þÿ s i g n iû e seulement « existence pendant le temps d'Arha þÿ : : ,tman de Mahàtman, qui þÿ s i g n iû e « du temps du Mahâ þÿ > : ,et comptons: Rshi - r, 66 + sha, 54. + i, 42 1162. Arha - a, 21 + ra, 15 + ha, 126 = 162.
Mahâ - ma, 8 + ha, 126 + a, 2I + þÿ a fû x e de l'â long, 7 = 162. (Nous avons vu à propos de Panunâsika que l'â long jouit d'un þÿ a fû x e de 7.) _,- _- ----- þÿ : : þÿ _ - _ » - - Î - - * * - : - - - : .H ' É.:.zu -
4,4 L'lNITIATl0N Ainsi, les termes Rshí, Arhat et Mahâtman sont équivalents entre eux et à s; ils expriment, comme cet þÿ a fû x e - c i , l`être, la volonté; dans leur cas, c'est la Volonté kosmique.
Ils sont équivalents au latin « ego », numération sanscrite : e, 13 + ga, 53 + 0,91 + þÿ a fû x e de l`o, 5 = 162. (L'affiåe de l'â long, celui de l'o, sont indiqués aux sûtras des pragrhya, c'est-à-dire des « maintenus þÿ : :et « non-maintenus þÿ : : . ) -M. le chimiste Schunck a trouvé que l`indigo bleu résulte de la fermentation, dans la cuve du jus de feuilles d`indigofera, de l'indican, qui se dédouble en indigo et ind'oglucine : I-l"O3'*Az*C°* rl- 4(H*O) = 2(Hf'OAzCS) + 6(H*°O"C°) indican + eau : indigo bleu + indoglucine L`étude des Textes Sadrés prouve que les états critiques sont aussi importants que les états þÿû x e s .
Comptons les molécules de l'indican critique, c'està-dire combiné avec l'eau : indican (62 + 34 + 2 + 52) + eau (8 + 4) = 162. Ceci exprime l'Ego kosmique, ou Brahma. L'équivalent en poids de l'indigo bleu est : H' X 5+ O*°-|-Az"+C"')( 8= 131. Mais Péquivalent de 18 atomes - le Lucifer l'a montré - n'est pas rigoureusement égal à I`équivalent en poids.
C'est Phydrogène, 18 atomes pondérables, qui þÿû x e Péquivalent des 18 atomes; mais Poxygène a 290 atomes et non 288, comme le ferait croire l'équivalent en poids; l'azote 261, soit l'équivalent en poids
NOTES SUR LA GRAMMAIRE DE PANINI multiplié par 18 plus 9 atomes þÿ a fû x e s . Ces nombres du Lucifer sont corroborés par le sanscrit, dont le calcul exige que le carbone ait, d`atomes, Péquivalent en poids multiplié par 18, plus 9 þÿ a fû x e s . L'indigo bleu, par suite, a þÿ d ' aû i x e s : 0,2 + Az, 9 + C°,72 = 83, soit en équivalence þÿ a a = 4,611. .
Au total 135,61 Il - valeur très proche de l'équivalent en poids des parfums -- pour Péquivalent, sur 18 atomes, de l'indigo bleu. * Cet indigo est double (voir dédoublement de l'indican) ; par suite l'indican émet: 135,61 Il X 2, soit 271,222 d'indigo bleu.
Dans les deuxième et troisième degrés conjoints la valeur d`s, quand þÿ a fû x é , est : _ 1 s,61 + virâma, 42 = 103. - Le premier degré consiste dans une unitépar lettre (la barre horizontale au-dessus de chaque lettre sanscrite semble le représenter). « S » 6 lettres; par suite valeur IO9 en trois degrés.
Cette valeur 109 serait, par défaut, égale à la valeur en degrés de deux des angles de Ia section principale d"un rhomboèdre de spath d'Islande(1o9°,8' - Cours de physique de l'École Polytechnique, t. Ill. f. Ill, p. 382). La division du cercle en 360° est occulte, d'après le sanscrit et la chimie.
109 serait donc la fonction de ces angles du spath d'Islande, une des formes cristallines du carbonate de chaux et jouissant de la propriété de polariser la lumière, c'est-à-dire de þÿ : l ü i ä 1 . ; r ,_¢
46 L'lNlTlATION la diviser en deux. dans sa section principale. ll est curieux que kha soit en sanscrit, comme nom, l'Espace, comme lettre la lettre essentielle d'un des noms de la craie, þÿ e nû n que le Taj-Mahal, qui semble une des représentations architecturales du 162, soit de marbre blanc. Le Taj-Mahal l... l`(Euvre du vieux mendiant fakirl... Poème de marbre, a dit Bayard Taylor... Quel symbole adéquat ce serait pour la hiérarchie de Vénus l... la hiérarchie des Christ, des Arhats !... Luil... la Fleur la plus belle des Fleurs de l'Architecturei... la Perle rare de ses Trésorsl... plus gracieux, sous le ciel hindou pur, que la neige du cygne sur le saphir du beau lacl... Que l'Européen, si þÿû e r de sa civilisation, compare avec la médiocrité de la bâtisse de Saint-Pierre de Rome. Qu'il lise aussi Hue sur les Apelle et les Praxitèle qu'il vit, moines au Kounboum. Nous n'avons malheureusement que des mesures approximatives du Palais Céleste, qui semble bien, d'après ses détails, le Palais-Lune de Bhakti-Yoya - dans son Jardin Enchanté. Le phénomène de la lumière polarisée doit entrer, c'est notre conviction, dans Pexplication des lettres hébraïques. Nous avons dit que le quatrième degré de la numération sanscrite produit les sept, en þÿ r éû é c h i s s a n t les trois premiers dans la matière; par suite les sept degrés d"s valent : 162 +169 = 271, 'Î 3- ___
NOTES SUR LA GRAMMAIRE DE PANINI c'est-à-dire par défaut Véquivalent atomique sur 18 de Pémanation de l'indican. V Comment se fait-il -~ dira-t-on - qu'en quatre degrés « s þÿ : :montre la somme des molécules de' l'indican... en sept un équivalent atomique de -Pindigo?
Nous ne nous chargeons nullement d'expliquer un système qui, avec toute la Nature, semble embrasser la totalité des langues anciennes et des Grands' Arts. En voyant dans la science moderne les þÿ i n s i g n iû a n t s résultats de la mathématique des Newton et des Abel, on peut admettre que la résolution du problème est d'une immense þÿ d i fû c u l t é .
Langues et Arts étaient enseignés dans les Mystères, et les anciens les considéraient comme « Révélés ». Nous constatons leur sys-- tème. ¢ oi Ainsi þÿ l ` a fû x e s exprime à la fois l'lntellect et la Volonté kosmiques (indican), Pintellect et le vouloir humains (indigo), ceux-ci þÿû l s de ceux-là. Mme Blavatsky rapportait l`Ego humain, qu'elle compare à Pindigo, à la hiérarchie de Vénus.
Le processus chimique et la déclinaison sanscrite font ajouter que Fémanateur est de la même hiérarchie. Cosmiquement, dit le sanscrit, le rayon cyprique est le Fils. Aussi voyons-nous Jésus (Ananda, le disciple très doux si cher au Bouddha ?... qui dormait sous le même manteau que le Maître...) dire de lui qu'il est l'ÊtoiIe du Matin.
Ce fils est le mystérieux Dévarshi, þÿû l s de Brahma, le Causeur de querelles, Nârada, que la Bhagavadgîtâ nomme Dhrtarâshtra, que le Maha4.8 L'mi'r1AT1oN bhârata fait, sauf erreur, le père du Chef des Adversaires (1), les Kuru. « Ne croyez pas que je sois venu pour la paix þÿ : : ,s'écrie Jésus, « je ne suis pas venu pour la paix, mais pour la guerre.
Je séparerai le fils d'avec le père, la þÿû l l e d`avec la mère; et l`homme aura pour ennemis ceux de sa propre maison ! » Le nombre des degrés deux et trois de Dhrtarâshtra est fort important à retenir, et Rabelais, grand savant sous son apparence de prince des pornographes, en composait la variante (même corps chimique mais les aiiixes en plus) dans le nom de « Pantagruel », le Très illustre þÿû l s de Gargantua.
Le bon Rabelais, très þÿû n , n'eut garde de þÿ s o u fû e r mot au lendemain des temps terribles de l'Inquisition, un lendemain bien dangereux encore, sur la nature de la « scientifique moëlle» qu'il annonçait dans l' « os þÿ : :de son þÿ S u v r e ; il þÿû t celle-ci d'une forme à survivre aisément dans la grossièreté de l'époque.
Tandis qu'aujourd'hui et bien qu'ignorant parfois sa numérique, et dans l'immense majorité des cas ne la comprenant pas, le kabaliste sectaire s'imagine que-Phébreu est la meilleure ou même la seule langue occulte, _le bon Rabelais composait soigneusement ses noms de « Gargantua þÿ : :et de « Pantagruel » à la fois en nombres kabalistiques et sanscrits, chose qui fait penser qu'il fut non seulement kabaliste mais peut-être Initié.
Son nom de « Pantagruel þÿ > :notamment est si bien réussi, qu'il (i) Il est vrai que le nom du Chef des Kuru þÿ s i g n iû e ¢ mauvais guerrier », .mauvais ennemi, donc presque ami? chimiquement. Nous supposons qu'il est le sodium, base à réactions plus douces, chimiquement, d'action beaucoup plus douce, physiologiquement, que le potassium. li;
-ULIS' ' ' NOTES SUR LA GRAMMAIRE DE PANINI donne en nombres sanscrits le nombre principal peut-être de ceux qui résultent du calcul du Kétu (drapeau ou frange de lumière) du corps chimique dont Péquivalent est fourni par le même nom numérique hébraïque. Le nombre de Dhrtarâstra et le calcul du Kétu ne rentrent pas dans le plan de ces notes.
Le physicien sait que la lumière, par certaines dispositions expérimentales, se divise en franges; les franges sont de plus d'une espèce ; il sera, c'est évident, ravi plus tard d'apprendre quelque chose-sur elles. Uéquivalent en poids de l'indican critique est 1330. Comptons les atomes þÿ a fû x e s : 038,76 atomes + Az2,18 + C52,4Ö8 = 562 atomes, soit, équivalent, 3I,222.
Ainsi l'équivalent atomique total, octodécimal, est : 1.330 + 31,222 = I.36l,222. C'est le nombre de « Xatriyas þÿ : : ,« guerrier », quatre degrés : xa, 674. + ta, 4.13 + ra, 14 + i, 42 + ya, 57 + s, 162 : 1.362. La Volonté relie l'Àme au champ de combat, la Matière. L'Ame est haute, la Matière basse.
Leur relation et leurs caractères sont indiqués dansl`accent circonflexe dont une moitié (Panini, L. l, ch. ii) est aiguë, l'autre grave. * Comptons les degrés deux et trois du nom grec de l'accent þÿ c i r c o nû e x e , la þÿ f é m i n i n eû w e p z a - m ¼û v e . Numération sanscrite : 1r,82+e, 7+ p, 13 +¢, Ô-I-<r,Ö2 -I-*r:,8I þÿ + u : , 4
50 LÎINXTIATION 93 + þÿ ¼ , 6 +e, 7+v, 901 +-4, 12 + accent aigu, 92 = 1.362. « Svarita », dit le sanscrit de l'accent þÿ c i r c o nû e x e Ciel (svar) et lutte (ta, ita, iti), si vous voulez.
« Svariténâdhikâra » dit le Grammairien Divin, au nombre de l'ellipse aux deux pôles, la figure géométrique qui dut être pour Pythagore l'emblème de la lutte, et qu'il opposait, sauf erreur, au stable cube, emblème de la paix- au nombre 1 1 - - un chiffre fatal pour le Juif, du chapitre 1i1 du premier livre. Laissons de côté le sens que Paphorisme contient pour la grammaire ordinaire et traduisons : le svarita fait kâra; le « je »,.adhi.
En quatre degrés adhi vaut : 21 +106 +42 = 169. - Qu'est-ce ? * - Le 162 d"s plus þÿ l ' a fû x e 7 de l'â long du virâma d's. Que signifie « svariténâdhi þÿ : : ,une audace stupéþÿû a n t e pour Porientaliste? La Volonté (adhi), instrument (éna) du Ciel (svar) ..., le Christ, le Mahåtmâ, instrument messager des dieux, de Dieu.
Ce sûtra est plus rationnellement expliqué, du moins en apparence, par Péquivalent complet : impondérable + pondérable; mais le calcul de l'éther outrepasse la brièveté de ces notes. Voyons maintenant comment Vitruve trace le 1. 362. (Nous voudrions bien voir le malin des malins... le seull... le premierl... l'unique qui sera l... celui qui depuis Newton a crescendo, et très brillamment dès 1%-fig; aqr
NOTES SUR LA GRAMMAIRE DE PANINI 51 le début. illuminé la Voie Lactée, qui auparavant était entièrement sombre (nous tenons le fait d`un habitant d'Arcturus descendu ces jours-ci dans nos parages). Du milieu des Soleils d'Instituts _ .. nous voudrions bien voir le savant moderne faire, avec ses découvertes, des grammaires comme celle de Pânini des arts comme les arts grecs!
Dans la Bhagavadgîtå Krshna, le Dieu-Soleil est représenté la chevelure séparée en six boucles.
Ces boucles et deux des quatre bras du Dieu correspondent aux huit raies noires principales du spectre solaire, aux huit sons þÿû x e s de la lyre grecque, à huit acides ou producteurs d'acides, aux huit Gardiens du monde, aux huit faces triangulaires des pyramidions de la paire d'obélisques, etc. Notons qu'il y a trois Logos, trois hiérarchies d'Arhats, et qu`une d'elles correspond au Soleil.
Une partie des boucles de Krshna s'enroulant en volutes, étudions Vitruve sur la volute ionique, ornement d'un ordre dont le savant architecte comparait les proportions à celles d'une femme. Le tracé de la volute est perdu, avec toutes les autres þÿû g u r e s de Vitruve, mais le texte informe qu'elle se trace au compas et, par suite, il est facile à reconstituer.
Bien des auteurs se sont efïorcés de comprendre, de reconstituer, ont estropié Vitruve; Perrault y a posé lourde la main qui fut d'une exquise légèreté dans la'belle partie de la colonnade du Louvre. On a, par quatre centres, tracé des volutes dont les éléments circulaires ne sont pas toujours tangents et qui, par suite de ce défaut et de leur enroulement trop comî þÿ . u h ¼ u v
52 LYINITIATION pliqué, relèvent autant de la pâtisserie montée que de l'architccture. Si, þÿû d è l e , on suit Vitruve jusqu'où il conduit (sans estropier le texte naturellement), puis qu`on s'aide de l'équivalent chimique, on trace le joug 1.362 par deux centres seulement pour la volute. et celle-ci, simple, composée d'arcs tangents, est extrêmement élégante.
De toutes façons, comme disait Jésus: « et mon joug est léger! » « Tune ab summo sub abaco inceptum in singulis telrantorum anconibus dimidiatum oculi spatium minuatur, donicum in eumdem tetrantem, qui est sub abaco, veniat » est le passage capital où les commentateurs se sont fourrés, extrèmement contents d'euxmêmes, probable (ils ne perdent guère l`occasion de se montrer bien plus savants que Vitruve, qui cependant en savait cent fois plus qu'eux) le doigt dans þÿ l ' S i 1 Voici Vitruve sur le chapiteau ionique, d'après Maufras : Les nombres Sacrés sont des fonctions; plusieurs sens majeurs sont trouvés dans un seul nombre, une seule lettre ; nous venons de voir qu'u þÿ s i g n iû e à la fois le þÿû u o r et Fhydrogène, le 162 nous a fait considérer Pindigo, il va nous conduire au Beurre Sacré, aux Saintes Huiles et au sacrifice de la"Chair.
I un Le terme Rshi avec þÿ l ' a fû x e s du nominatif singuliera pour valeur 162 + 162 = 324. Ceci est l'eau et sa correspondance parmi les aliments, l'autre grand
__ þÿ ~ = : : þÿ _ _ . - . - : . L _ . « - . , .« .ft þÿ ¢ : - r f «,,~ NOTES SUR LA GRAMMAIRE DE PANINI magasin de chaleur, le beurre féminin. La molécule d'eaua 324 atomes de base, 2 d'aHixe. On peut réduire le 162 de þÿ P a fû x e sau 161 de « Soma þÿ : : ,quatre degrés: sa, 63+o, 91 +ma, 7 = 161. « Soma þÿ > :signifie la lune d'eau. Nous avons compté uöwp 1.3o4, dans la numération grecque.
En réalité, il eût fallu compter 1.305 (une unité en plus pour prononcer 8 avec w) et retrancher une unité au 1oo du p, comme nous le faisons au 1oo du virâma sanscrit. Pour la légitimité du procédé, renvoi aux nombres de Pânini. Rshi + 161 = 323. Voici comment la stéarine, le meilleur, le plus hydrogéné des trois corps gras alimentaires, stéarine, margarine, oléine, fournit le 323.
Que le lecteur note bien que nous ne nous basons pas ici sur une chinoiserie, mais sur l'autorité des Livres Saints. Faisons des calculs de hiérarchies atomiques que Pexpérience ne peut séparer pour le chimiste. L'équivalent dela stéarine est H"°O°C57 = 890 en poids. L'une des valeurs du nom deJésus, avec lesAnciens, était 888, soit Péquivalent en poids de la stéarine en ne prenant qu'une décade sur le I2 de la dernière molécule de carbone.
Un savant kabaliste, cité par le grand écrivain de Secret Doctrine, a montré que 888 est la somme des troisièmes degrés, numérique hébraïque, du nom de /
þÿ îû w = = f ' & . . : w - r " ' . ; _ . . _ . * -*-1 54. IJINITIATION _ Moïse (345) (1) et du nom de Jéhovah dans le troisième chaptire de l`Exode : « âhjyé asher âhiyé þÿ : : .4: Je suis celui qui suis þÿ ( ? ) : : (543). Il semble que le nombre du nom de Moïse a aussi un rapport fondamental avec celui de la stéarine. Suivons un procédé kabalistique.
Faisons les valeurs par l'addition des chiffres dans le système décimal, des équivalents de Fhydrogène, de Poxygène et du carbone. Hydrogène . _ _ . . 1 =1 Oxygène.... . . 16 = 7 Carbone .......... I2 = 3 Multiplions les nombres des molécules de la stéarine par les valeurs décimales correspondantes et sommons : - Hydrogène .... 110 X 1 = 110 Oxygène . . . . 6)(7= 42 Carbone .....
57 X 3 = 171 323 C'est lenombre du nom d'Aphrodite, Kúnptç, numération sanscite, degrés deux et trois : K,22+x, 5 +1!,82 +p, l3+1, 6-|-ç,- 103 + accent aigu,92 = 323. Ce nom est remarquable; déduit l'accent aigu, sa valeur est 231, le nombre des Portes de Connaissance dans le Sepher Yetzirah. Le beurre féminin, avons-nous dit, correspond à (1) Le 345 de Moïse est la valeur, iq, degrés, du sanscrit bràhmana, brahmane.
þÿ qû . _ __¿... Nonas sun LA GRAMMAIRE un PANINI 55 l'eau. LesGnostiquesdivisaientson 323 en 18 +18+... c'est-à-dire en séparaient d'abord deux hiérarchies atomiques de même fonction numérique que la molécule d'hydrogène pondérable.
De même qu'aux Indes le mystique avait les Cinq Mots de Brahmâ, de même ils þÿ a fû r m a i e n t que sur la Robe de Jésus étaient écrits : C ZAMA ZAMA QZZA PAXAMA QZAI _ cinq mots que Porientaliste a traduits: « la robe, la robe glorieuse de ma force ».
Comptons dans les degrés deux et trois, numérique sanscrite. ll est assez clair pourquoi les Cinq Mots de Brahmâ sont les Cinq Mots de la Robe du Christ, avec les Gnostiques, quand on analyse en numérique sanscrite le nom de Péquivalent hébreu du mâle-femelle Brahmâ, le duel Jéhovah, Ya-Ève : (4 degrés) ya, 58 + e, 13 + o, go + e, I2 = 173, soit le nombre des molécules dela stéarine, 110 + 6 + 57 = 173.
Vitruve rapporte, au chapitre 'de Phydraulique, quel respect immense les prêtres égyptiens professaient pour l`eau. Lui-même exalte ses bienfaits auprès de l"inutilité de l`or et de l'argent et l"appelle un trésor.
C'était l'opinion des Grecs ; comptons þÿ 6 - f ¼ m u p ó ç « trésor þÿ : : ,numération sanscrite, depuis deux et trois : 00532 -l-11, 12-l-aa, ÔI +u,4+pa, 13 +o, IO + ç, 1o3 + accent aigu, 92 :_ 327, soit 326 plus une unité comme à l`une des molécules þÿ d ' u 8 « : p . L'eau pure très profonde, dans le lac de Genève par exemple, est d`un bleu foncé. Sa couleur exacte n'est _..___..-..__._e._-._ ____..-. _ ___î__,í
*èvv 56 IÎINITIATION pas bien connue et ne peut guère l'ètre par défaut des -conditions qu'exige le sens net : grande épaisseur, extrême pureté, calme parfait, éclairement favorable, absence þÿ d " i nû u e n c e þÿ m o d iû c a t r i c e venant des instruments. On a vu le professeur Hassenfratz lui attribuer une couleur rougeâtre.
Si l'on examine le voile humide de la lisière des bois, on est tenté de lui attribuer la couleur de l'indigo et du bleu de Prusse : bleu foncé avec þÿ r eû e t de cuivre. Ceci paraît avoir été l'opinion des Grecs. Platon (Timée) appellerait ãpçvtvoc, sombre, un mélange de noir, de rouge et de blanc (jaune P).
Et le nom générique des Grands Initiés, °0p(mème (mème racine), qui þÿ s i g n iû e sombre, foncé, a pour valeur dans le troisième degré, numérique sanscrite, 323. o,6-|- pa, 12 + 149,100 -|-e, 5+u, 3 + ç, 100 +accent aigu, 90 + spiritus mineur, 7 = 323, ou 32Ô en articulant l'esprit doux avec l'o, le ou avec le pa, l'e avec le qu. - (La forme de l`esprit doux est celle du 7 sanscrit.) L'indigo bleu pondérable est divisible en deux parties : l'une positive, hydrogène + oxygène + azote, l'autre négative, carbone.
La première a 641 atomes (90 + 290 + 261). Le sanscrit l`appelle pîtàmbaras, vêtement jaune : (degrés 2 et 3) pa, 82 + î, 8 + ta, 4o1 +a, 3 +ma, 7 + ba, 24 + ra, 13 + s, 103 = pî, go de l'hydrogène + 551$ 641. (L`î *long sanscrit a d'abord, indique sa forme, la valeur 8; il passe ensuite à 12.) (A suivre.)
msi' .. .QHK Î' 1-|---1* Au Pays des Esprits (Suite.) Lorsque mon visiteur nocturne eut disparu, je passai machinalement la main sur ma tète et je découvris l'endroit où une mèche de mes cheveux avait été coupée. - Comment P quand? C'était aussi mystérieux que la façon dont elle était venue entre les mains de l'Esprit. Environ une semaine après cet événement, je devais dîner chez le vicomte R.
Lorsque je pénétrai dans le salon, lady Emily y était déjà. Elle me tournait le dos et regardait par la fenêtre. Je connaissais sa sensibilité, et, en peu de temps, je la mis en somnambulisme.
Je la þÿû s s`asseoir sur un fauteuil devant moi et jc commençai à Pinterroger. - Lady Emily, dites-moi à qui mon portrait fut donné, lorsque je quittai l`Angleterre? - A Blanche, ma nièce. - Pour quelle raison ? - Elle désirait :le copier, car c'était une þÿ S u v r e d'art. ' f .
58 P 1.'1NmAT1oN - Pour qui P V - Pour elle-même.
Elle me þÿ c o nû a l . s o n désir de posséder cette copie et je consentis à demander la miniature comme pour moi. - Où est cette copie, maintenant P Lady Emily se mit à trembler violemment, mais répondit, quoique avec þÿ d i fû c u l t é : « Chez Hélène Laval. » - Comment y parvint-elle P - Hélène demanda Poriginal à Blanche pour le copier, et Blanche, qui ne peut rien lui refuser, fut obligée de la satisfaire. - Comment Mme Laval savait-elle que Blanche possédait cette peinture P - Cette femme sait tout!
Elle 'possède un empire complet sur Blanche et peut lire les secrets de son þÿ c S u r . - Et du vôtre aussi, lady Emily P - Pas aussi bien. Elle a magnétisé Blanche, mais n'a jamais agi sur moi I - Ne pouvez-vous pas user de votre autorité pour éviter cette intimité P - J'essaierai; mais j'ai peur d'Hélène.
Elle peut venir en esprit où et quand il lui plaît P - Avez-vous quelquefois vu son double? - Très souvent, au moment où il sortait de þÿ l ' a p : partement de Blanche. -4 D'autres personnes l'ont-ils vu P - Certainement; la femme de chambre, le vicomte et le maître d'hôtel. P - Pourquoi Blanche voulait-elle mon portrait P
WP- "r"" Ê ...nl AU PAYS DES ESPRITS .J e me blâmai moi-même en posant cette question et cette hésitation brisa le rapport avec la somnambule. Je vis qu`elle était indécise, et je termín ai la séance. Je démagnétisai mon sujet et me présentai à lui comme si je venais d'arriver. Lady Emily sursauta, et s`écria: « Comment Louis! Est-ce possible que vous m'ayez surprise en train de faire un somme?
Je suis encore étrangement alanguie. » Les devoirs de ma charge me forcèrent à rester plusieurs mois dans les environs de Calcutta, et l'intimité constante qui régna entre mes amis anglais et moi me permit de découvrir trois choses. D'abord, que lady Dudley était entièrement au pouvoir de Mme Laval.
Puis que M. Perrault était amoureux de la belle Blanche et avait conçu Paudacieux projet de s'approprier cette précieuse þÿû l l e , malgré le haut rang de ses rivaux.
Je me convainquis chaque jour davantage qu'il essayait de charmer la pauvre créature par d'autres artifices que ceux de ses attractions personnelles. þÿ E nû n , en troisième lieu, je demeurai certain que la þÿ s S u r de ce gentleman dirigeait contre moi une attaque par des moyens occultes et que toute ma science n'était pas de trop pour lutter contre elle avec avantage et annihiler son action.
Je ne me disposais pas une seule fois à m'endormir sans voir errer autour de moi son « Esprit atmosphérique ». Exorcismes, concentration de la volonté, tout fut inutile; je ne pus me débarrasser de cette terrible hantise. Le spectre n'arrivait pas à me toucher ou à me magnétiser, mais cette femme était un adepte si puissant, si téméraire dans ses alliances avec les
60 1.'n~u*r1u'1ou plus forts élémentals, que je réussissais seulement à me préserver pendant la journée des charmes qu`elle lançait contre moi. .Pavais bien à ma disposition les moyens de briser complètement ces sortilèges et de les renvoyer sur leur auteur, mais il aurait fallu laisser la malheureuse Blanche sans protection contre les lâches attaques de cette femme et de son frère.
Je me déterminai donc pour le bien de cette innocente enfant et à cause de ma réelle amitié pour son père, àla défendre secrètement, silencieusement et sans relâche.
Malheureusement lady Blanche était déjà complètement esclave à mon arrivée à Calcutta, et quand j`essayai de þÿ m o d iû e r sa þÿ c o nû a n c e illimitée en Hélène, elle exprima son étonnement de me voir prendre en aversion une aussi charmante personne, et me demanda tristement si je voulais lui enlever sa seule amie. - Vous a-t-elle dit cela, Blanche, demandai-je, malgré tous vos amis et tous vos courtisans P - Que sont-ils pour moi P Une sincère amie vaut mieux qu'une légion çl'inconnus intéressés.
Hélène est franche. - Elle seule me comprend. - A quelle autre pourrais-ie me confier? - N`avez-vous pas þÿ c o nû a n c e en moi, Blanche, demandai-je avec hésitation ? Elle devint aussi rouge que les roses pourpres épinglées sur sa robe blanche et répondit: « Hélène, avant votre arrivée, m"a prévenue que vous ne la comprendriez pas, et que vous essayeriez de me brouiller avec elle. Elle a su cela par les puissants esprits qui l'entourent. Elle m'a dit encore que bientôt je ne pourrai
1 AU PAYS DES ESPRITS 61 plus compter que sur elle. Le moment n'est-il pas venu ? » On sentait une désolation profonde dans la voix de cette belle et jeune créature, ses petites mains se crispaient, et ses yeux þÿû x é s devant elle faisaient songer à la biche haletante cherchant un dernier abri.
Ce silencieux appel trouva le chemin de mon þÿ c S u r et je me serais enchaîné dans les liens que je craignais par-dessus toute chose, si une idée heureuse ne m'avait été inspirée. Je me souvins tout à coup de la lettre de lord Dudley, et je me sentis entièrement sûr que, dans les circonstances présentes, il m`aurait une grande reconnaissance de le remplacer auprès de sa þÿû l l e , et de la renvoyer immédiatement sous la garde paternelle.
Je connaissais trop bien les terribles dangers qu`elle courait et, bien qu`il me fût impossible de faire comprendre à cette pure enfant la force des enchantements et la puissance de la Magie, je réussis à la convaincre des périls auxquels elle s`exposait en se soumettant plus longtemps à þÿ l ' i nû u e n c e possible d'Hélène, en faveur de son audacieux frère, Paul Perrault. Cette fois, j'avais touché la corde sensible.
Lady Blanche aimait Hélène mais détestait- son frère. Les prétentions de M. Perrault ne faisaient aucun doute pour elle, mais elle pensait que þÿ F i nû u e n c e d'l-lélène sur elle ne serait jamais assez forte pour changer son dégoût en tolérance. Cependant mes arguments agirent irrésistiblement sur son þÿ c S u r . Je lui donnai tant de bonnes raisons þÿ aû n de lui prouver la nécessité de son
62 |.'1NrrrA'r1oN retour, pour son père, pour elle et pour moi, hélas! que, plaçant ses deux mains dans les miennes et fixant sur les miens ses beaux yeux avec tout le dévouement d'une sainte pour _la Divinité, elle murmura : « Ordonnez, j`obéirai. » - Plus résolu que jamais à l'arracher de ces lieux où aucun être humain n'était digne d`elle, je la quittai pour entreprendre la tâche difficile et ingrate de persuader à ses parents qu'elle désirait rentrer en Angleterre par le plus prochain paquebot.
CHAPITRE XXIII mcm Nom: Ce fut avec une hésitation considérable que je me décidai à communiquer au vicomte nos intentions au sujet du départ de sa nièce pour l'Angleterre. En efïet, je n'avais comme excuse que la lettre de lord Dudley et le désir de Blanche elle-même. Il m`écouta froidement et me répondit qu'avant de rien conclure, il voulait causer de cette affaire avec sa femme et sa nièce.
Il ajouta que puisque j 'avais cru devoir lui soumettre un projet concernant le bonheur de lady Dudley, il pensait le moment opportun pour me parier d'un autre aspect de la question qui ne manquerait pas de m'intéresser particulièrement. Alors, en se servant de la phraséologie þÿ o fû c i e l l e , e t d'un ton protecteur,il þÿ m ` oû ` r i t formellement le main de Blanche.
Il reconnaissaitque je n'avais pas recherche cette alliance, mais ne pouvait naturellement pas supposer ma répugnance pour
Ê' .AU vus nes Esvmrs 63 un manage que tant de hauts personnages désiraient. ll était évident en outre que Pétablissementde la jeune dame rencontrait un puissant obstacle, puisqu'elle refusait sans hésiter tous les splendides partis qu`on lui offrait.
Il me suppliait de ne pas me méprendre sur ses intentions s'il me disait que j'étais, àson avis, le principal obstacle en question ; que c`était en un mot pour rnoi que Blanche Dudley repoussait tant þÿ d ' oû r e s brillantes. I Je remerciai_lord R... pour cette proposition vraiment þÿû a t t e u s e , et je lui expliquai avec franchise les motifs pour lesquels je ne pouvais regarder Lady Blanche que comme une þÿ s S u r chérie.
Je lui þÿ a fû r m a i qu'entièrement pris par une idée þÿû x e , livré à des études étrangères au butdu mariage,je me sentais incapable de contribuer au bonheur de Blanche .et que c'était surtout à cause de cette situation que je lfavais prié de permettre son retour dans son pays natal.
Cachant mal son humiliation et sa colère, lord R. me pria, avant de le quitter, de daigner perdre un moment de mon précieux temps à saluer les dames au salon; je le suivis en silence dans le boudoir de lady Emily, où nous trouvâmes Blanche assez souffrante, étendue sur un divan.
Je murmurai un de ces conseils banaux qu'on donne en pareille circonstance et j'étais sur le point de prendre congé lorsque la jeune þÿû l l e s e leva subitement, rejeta en arrière ses longs cheveux d'or, et s'éçria : « Hélène me guérira, elle m'appelle, je sens déjà son influence bienfaisante. þÿ : : Pendant un instant, elle resta immobile, évidemment magnétisée par quelque invisible pouvoir, dans ' þÿ . . . . . : . . - __... _ _ ___ __ ___î__,__.- ...._f_. _
64 i.'mr*riA*r1oN [ocromuz l'attitude d`une pythonisse attendant Pinspiration. Puis, le somnambulisme augmentant, sa figure, déjà si belle, se þÿ t r a n sû g u r a . Tous, nous la regardions avec admiration, lorsque, tout à coup, elle commença un chant si tendre que nous ne pouvions retenir nos larmes.
Cette improvisation musicale m`était adressée ; elle exprimait une adoration sans espoir et semblait me prévenir qu'un malheur allait fondre sur moi. Il me fut bientôt possible de distinguer l`esprz`t atmosphérique d'Hélène Laval, debout auprès de la somnambule et l'inspirant.
Le vicomte, bien qu'assez artiste pour jouir de cette merveilleuse harmonie, déclara que puisque sa nièce était sujette à de pareils accès de prophétie musicale, elle ne pouvait réellement être mieux que sous le toit paternel, et cela le plus tôt possible. Lorsque Blanche fut revenue à elle, je lui demandai doucement si Mme Laval avait l`habitude de la magnétiser.
«Ohl oui, répondit elle; très fréquemment elle me guérit mes migraines et peut m"appeler à elle de n`importe quelle distance. Nous avons essayé très souventcette expérience et je suis sûre qu"elle pourrait ainsi me faire venir,fut-ce du bout du monde. Je regardai le vicomte et me levai pour partir. Il me suivit et me serrant très cordialement la main, il me dit : « Chevalier, vous avez raison.
La place de cette pauvre enfant est avec ses parents. .I 'ai eu tort de permettre ces dangereuses pratiques de mesmérisme; et puisqu'elles ne peuvent finir si elle reste ici, qu'elle parte donc, sans retard. þÿ : :
'F' 19oz.] AU pus pas Esvmrs 65 « Oui, répliquais-je, il est bien regrettable qu'une personne pure et impressionnable comme Blanche ait été soumise à la pernicieuse þÿ i nû u e n c e de Madame Laval. » Le vicomte rougit et je pus me convaincre, en l'entendant essayer de défendre cette femme fatale, que lui aussi n'avait pu résister au charme que «l'enchanteresse» répandait autour d'elle.
Il fut entendu entre moi et lord R. que Blanche partirait pour l'Angleterre dans dix jours et qu'en attendant lady Emily l'enmenerait à sept mille de Calcutta, à leur résidence dans la campagne. Je devais aller la voir aussi souvent qu`il serait nécessaire pour préparer son voyage dans les meilleurs conditions de confort.
Tranquille de ce côté, je me trouvai libre de songer à mon ami Graham, auquel j'avais promis de le conduire cette nuit-là chez une femme Vaudoux, qui pourrait, pensait-il, l'aider à réaliser son désir, maintenant presque sans espoir. J'avais en vain essayé de l'en dissuader. Graham ne voulait pas ou ne pouvait pas voir le caractère de celle qu'il aimait frénétiquement.
Les charmes que, par sa puissance magique, elle avait dirigé contre lui et ceux qu`elle voulait fasciner, avait conduit mon ami à penser qu'un peu d'énergie de sa part ferait pencher þÿ e nû n la balance en sa faveur. Il avait beaucoup entendu parler d'une femme Vaudoux, de Calcutta, nommée Anine, qui à sa connaissance avait réuni plusieurs couples dont il me cita les noms. J'avais justement à mon service un fakir nommé Nazir Sahib dont l'habileté était prodigieuse, surtout 5
66 L'nu'm'rroN dans les actes occultes produits pendant l'extase du mouvement. Les fameux derviches tourneurs avaient été ses professeurs en Egypte. Ce fakir était malais, et Anine la sorcière Vaudoux était sa þÿ s S u r .
Je ne l'avais vue et ne désiraís pas du tout sa connaissance; mais, comme mon petit fakir m'était très attaché et qu'il aimait beaucoup me raconter les hauts faits de sa þÿ s S u r , je devins le dépositaire de certaines curieuses confidences dont mon ami pouvait peut-être tirer parti. ' Après m'ètre concerté avec Nazir, je choisis une certaine nuit pour notre visite à Anine et voici quel en fut le résultat.
Nous nous dirigeâmes versla partie la plus éloignée de la « Cité noire » ; nous arrivâmes vers minuit à une maison basse. Là, je m'arrètai pour prévenir Graham qu'il devait marcher fermement derrière moi et le plus près possible, ne pas se retourner et rester muet. J'ajoutai que personnede ceux que nous rencontrerions ne nous adresserait la parole, parce que nous serions invisibles et qu'on ne nous entendrait pas.
Si mes lecteurs me demandaient jusqu'à quelpoint j'étais sérieux en disant cela, je leur répondrais que je l'étais complètement. S'ils désiraient savoir comment je pouvais disposer d'un tel pouvoir, je leur dirais que c'était par les moyens dont se servent les fakirs hindous pour saturer leurs corps de force vitale et en soumettre tous les éléments physiques à la puissance de leur esprit.
On acquiert cette faculté par de longs jeunes et des pratiques ascétiques poursuivies pendant des années jusqu'à ce que les changements survenus
AU pus DES ESPRITS 67 dans tout Porganisrne de l'Initié aient' rendus iles rapports entre lui et le monde des esprits très étroits et intimes, presqu'un esprit lui-même ; il peut alors s"entourer aisément d'acasha (essence vitale appartenant à son corps astral) et tout en gardant ses moyens d'action sur les objets physiques, il devient invisible.
Il serait aussi inutile de décrire à un Européen sybarite les procédés qui permettentà un Oriental d`arriver à ces états spirituels, que de s'attendre à voir un Life~guard anglais voler dans l'espace. Et cependant un Irdha~pada qui a passé sa vie à s'exercer et qui a hérité en outre un organisme approprié peut facilement s'élever dans les airs.
Je me contenterai donc de dire que je possdais ce pouvoir et que des esprits nfaidaient à en faire profiter mon compagnon. ~ Après avoir dépassé les dernières habitations et traversé une succession de cours désertes, nous arrivâmes à un vieux temple en ruines ; je me dirigeai vers une porte de la crypte qui s'ouvrit à mon signal et apres avoir descendu quelques marches nous pénétrâmes dans une grande chambre en partie creusée dans le roc.
Au centre se trouvait une citerne, et les objets nécessaires à Faccomplissement d`anciens rites étaient préparés. Sur un banc de pierre trois femmes voilées étaient assises et leur toilette prouvait qn'elles attendaient une dame importante. « Ne faites pas attention à elles, dis-je tout haut à Graham, marchez comme je vous l'ai dit; elles ne nous verront pas. En þÿ eû e t , nous étions près du groupe et nous parlions sans précaution, mais aucune des m- ,
68 L'lNITlA'l`lON femmes ne nous regarda. Nous passâmes par une seconde portequi s'ouvrit comme lapremière,nous étions dans une salle un peu plus grande, ou devaient se faire les cérémonies. Mon compagnon et moi, nous nous assîmes sur une pierre au pied d'un péristyle brisé, et la scène suivante se déroula devant nous.
Une bande de fakirs à moitié nus parmi lesquels je recon nus Nazir, commença à danser et tourner autour d'une femme qui, habillée en blanc, les pieds et les bras nus, les cheveux noirs tombant presque jusqu'à terre, se tenait les bras croisés, au Centre du cercle formé par les danseurs. Chaque extatíque tournait avec une telle rapidité qu'il ressemblait plutôt à une colonne qu'à un être humain.
L'immense quantité d'acasha et de magnétisme qu'ils dégageaient se répandait peu à peu dans la pièce et pouvait presque être perçue comme une vapeur. Graham serait certainement tombé évanoui si je ne l'avais soutenu en voulant fortement qu'il fût calme. A l'autre bout de la chambre, on voyait un autel couvert de signe cabalistiques sur lequel étaient placés trois brûle-parfums.
Devant l'autel, autour d'un feu de charbon qu'elle entretenait et sur lequel elle jetait de violentes odeurs, se tenait la þÿ s S u r de Nazir,une belle créature aux yeux étincelants, portant une sorte de tunique courte, brodée de caractères, et une couronne brillante également ornée de pentacles magiques.
Cependant la danse avait cessé; les fakirs s`étaient tous arrêtés subitement, comme sfils avaient été changés en pierre par la baguette d'un enchanteur. Ils levèrent tous leurs bras maigres et dirigèrent leurs
AU PAYS mas 1:si>m'rs 69 doigts sur la femme placée au centre. Graham put alors reconnaître Mme Hélène Laval ; son horreur et son épouvante furent telles qu'il manqua de briser les þÿû u i d e s dans lesquels je le tenais renfermé; heureusement, il revint à lui et reprit sa place à mon côté.
Les fakirs continuaient à tenir leurs mains tendues vers Hélène Laval; ses traits prirent bientôt une expression si sublime, que mon admiration þÿû t taire un moment mon dégoût, je la regardai' réellement avec intérêt.
Il n'y a aucune exagération à dire qu'en ce moment le þÿû u i d e lumineux qui sortait des fakîrs brillait comme de petites langues de þÿû a m m e et la somnambule entra dans de tels transports qu'elle leva les bras, et poussa des cris sauvages, puis elle bondit en l'air et y resta suspendue pendant plusieurs minutes, àcette vue les extatiques commencèrent à crier et, levant les bras, ils se prosternèrent et demeurèrent immobiles jusqu'à la fin de la séance.
Anine s'approcha alors d'Hélène Laval toujours élevée de terre et se mit à chanter une sorte d'invocation monotone aux esprits de Fair, pendant que ses gestes de commandement faisaient descendre peu à peu la médium,qu'elle conduisit þÿ e nû n par la main jusqu`à un siège placé dans un cercle tracé sur le sol.
Puis elle commença une série d'invocations aux exprits des éléments,sans de tourner autour de Pautel et du feu dans lequel elle jetait des parfums dontl'odeur aromatique se répandait dans 1 chambre. ' Ce phénomène de lévitation n étonnera pas beaucoup les spiritualistes, mais mon récit, je le sais bien H*-«*`
70 L'mmA1'roN ne leur donnera pas la moindre idée de la scène lugubre et magique que j'essaie de décrire.
Comment dépeindre en effet la sombre et antique solennité de cette caverne creusée dans le roc, l'aspect étrange des fétiches qui nous entouraient, la sauvage démoniaque apparence des fakirs prosternés, la maîtresse des rites, à moitié folle, et surtout l'air surnaturel de l'extatique en robe blanche dont la suspension dans les airs, narguant toutes les lois connues, étaient dusà des pouvoirs incompréhensibles ou à de êtres aussi terribles que la sorcière dont ils étaient les esclaves P Tout cela était si nouveau pour Graham que je ne fus pas surpris de voir ce soldat d'une bravoure éprouvée serrer ma main, devenir froid comme la mort, et trembler comme une feuille en s`appuyant sur mon épaule.
Voici une traduction très imparfaite des vers que chantait la sibylle, en tournant autour du cercle magique : þÿ : 0 belle Créature de feu, Enveloppe cette mortelle de ton ardeur E Que la þÿû a m m e de sa vie jette à ses pieds toutes les créatures, Que son pouvoir les brûle, Et réduise en cendre, en poussière ceux qui ne s`in-' clinent pas devant elle ! V O esprit de feu! Esprit de la chaleur!
Esprit de la þÿû a m m e , Esprit des éléments embrasés, écoute et obéis i Enfin, ces abominables invocations se terminèrent. L'air était étrangement troublé autour de nous; tout
AU PAYS DES ESPRITS 7[ notre organisme et le rochermême dans lequellachambre avaitété creusée semblaient vibrer. Nos oreilles percevaient quelque chose ressemblant à un long soupir ou au gémissément du vent; de grotesques formes d`yeux étincelants s'esquissaient dans l'ombre, et des langues de þÿû a m m e s brillaient au-dessus de nos têtes.
Graham et moi nouséprouvions une sorted'oppression morale touchant de très près au désespoir et je suis sûr que tous ceux qui ont assisté comme auteurs ou témoins à une scène de vaudouisme ne me démentiront pas. J'ai connu bien des voyageurs à qui cela est arrivé et les moins impressionnables d'entre eux ont ressenti cette sorte de désolation d'abandon de Dieu, qui s`empara de nous en cette occasion.
La Malaise s'inclina profondément,quand tout fut terminé, devant Mme Laval. Puis, croisant les bras sur sa poitrine, elle se tint immobile et lui dit : -- Qu`ordonne encore à son esclave la þÿû l l e d'Indra P Elle est maintenant plus belle-que Parvati, plus puissante que le Taureau sacré, que veut-elle encore? - Anine, répondit Mme Laval, j'ai déjà essayé votre pouvoir sur tous les hommes que je connais, sauf un, le seul que j'aime!
Et lui seul/ a résisté! Et je sais même, je sais trop bien, qu"il me hait ! - Il en aime une autre, dit froidement la Malaise. N'est-ce pas assez ? - Ne me le dites pas! je ne veux pas le croire encore. Écoute-moi, femme, tu as un þÿ c S u r "dans ta poitrine, malgré ton indifférence, ne peux-tu rien faire P N'y a-t-il pas encore quelque chose à tenter ? þÿ È ï ¢ : _ - a k ' . :
72 L`lNlTlATlON - Ne vous ais-je pas avoué que le Maître des esprits est plus fort que moi ? Même il me semble que je ressens maintenant son influence. Cette chambre est pleine de lui, il annihile mon pouvoir. Il ne vous reste plus qu`un seul moyen, blessezéle physiquement, tuez presque son corps et vous pourrez alors toucher son âme! Tout en parlant, Anine avait contourné l'autel et écarté u_n rideau noir.
Je fus moins surpris que Graham de voir que ce voile dissimulait mon portrait assez bien exécuté et une image de cire qui me ressemblait un peu. Mon ami tressaillait à la vue de ces objets; pour la première fois, la vérité complète lui_ apparut.
Aussi, lorsque Mme Laval, avec des sanglots passionnés, des prières et des malédictions,s`adressa à ces images dans un langage qui ne permettait aucun doute, le pauvre Graham, complètement hors de lui, faillit m'échapper et je fus obligé de le maintenir soliclement. » - Partons, chevalier, murmura-t-il, quittons ce lieu d'horreurl Est-ce là le Vaudouisme?
Je frémis en pensant dans quel abîme pouvaient me pousser mon désir impie et mes téméraires intentions! Que Dieu me pardonne mon crime involontaire l C'était bien inutile d'essayer de le calmer et de le retenir plus longtemps; il en avait assez vu pour être guéri de sa folie et rendu à l'honneur. Quant à moi, je n'ignorai pas ce qui allait se passer et j'étais4sûr de n'avoir rien à craindre. Mes lecteurs savent certainement pourquoi, car j'ai déjà écrit bien souvent que
ilçrr' *-at.. AU PAYS DES ESPRITS le succès de tout rite magique réside dans þÿ l ' eû ` e t psy? chologique qu'il peut avoir, autrement dit, dans le pouvoir d'un cerveau sur un autre. De plus, il faut que l'action soit ininterrompue.
Si on peut atteindre la personne visée, sans se heurter à aucun courant contraire, la réussite est sûre ;t mais lorsque la perf sonne envoûtée connaît le travail qui est fait contre elle, et si elle est gardée par une volonté forte et un pouvoir spirituel plus grand que celui du magicien, alors le charme est rompu, et tout est manqué.
D'après les idées de convention sur lesquelles sont fondés les récits d'imagination, les romanciers -qui se croient en général forcés de défendre ce qu'ils appellent les «intérêts de la morale » þÿ : - font toujours éclater à la þÿû n le triomphe de la vertu sur le vice. S'il en était ainsi dans la réalité, les tentatives occultes des Vaudoux ne réussiraient jamais.
Malheureusement, les lois physiques et psychologiques ne se soumettent pas à la morale. Les êtres les -plus purs et les meilleurs partagent la destinée des méchants dans le vaisseau qui sombre ou dans la maison en þÿû a m m e s . Les parents aiment autant, sinon plus, les enfants pervers que les bons. La fatalité est inexorable, qu'elle soit dirigée dans l'intérêt du vice ou de la vertu. Ne confondons pas les lois avec les principes.
La loi de þÿ l ' eû ` e t psychologique est une loi de force, de puissance magnétique, de réciprocité positive et négative. Les principes du bien et du mal opèrent d'une façon toute þÿ d iû i é r e n t e . Ainsi les enchantements des Vaud'oúx pouvaient agir sur la pure, 'Pinnocente Blanche lütüih-e¿« ×
þÿ , : .,gr 74 L'xNn'1A1'ioN Dudley, parce qu'elle était sans défense contre le magnétisme auquel elle avait cédé une fois. Sur moi, au contraire, ce pouvoir n'avait aucune action, parce que j'étais positif, par rapport à l`envoûteur et que, de plus, j'étais entouré par des þÿ i nû u e n c e s impénétrables. Laissez-moi maintenant essayer de þÿ d éû n i r le Vaudouisme.
Tous les spiritualistes expérimentés avoueront que des mauvais esprits d'hommes et d'élémentals assistent à ces scènes et aident à produire les phénomènes. Les rites eux-mêmes, chants, invocations, parfums, blessures, déchirures faites à des portraits,à des images, ou à d'autres objets inanimés, seraient absolument sans effet pour le bien ou le mal, s'ils n'excitaient le magicien jusqu`à le faire arriver à un extatique délire.
La véritable þÿ e fû c a c i t é de ces rites est dans Pintention, dans la quantité de pouvoir mental émise, dans la force de volonté extériorisée, et surtout dans le plaisir que de mauvaises entités éprouvent àÿaider les hommes à accomplir des actes avec lesquels ils sont en harmonie. On me demandera peut-être : Que font donc nos Anges gardiens ? Pourquoi ne s'interposent-ils pas pour nous sauver?
Je réponds qu'ils sont.toujours près de nous, disposés à nous aider et à nous inspirer; mais l'hîstoire est là pour prouver qu'ils n'y réussissent pas toujours. Les esprits grossiers et matériels sont peut-être plus rapprochés de la terre que les Anges? Quelle que soit la cause réelle, c'est réellement frivole de nier un grand nombre de faits pour avoir le plaisir d`établír une théorie morale qui
_ AU PAYS mas ESPRITS 75 n'a de valeur qu'autant qu'elle est pratique. Le meilleur moyen de nous préserver des mauvaises þÿ i nû u e n c e s en général, c`est de développer en nous la pureté qui est en elle-même une force très grande pour repousser le mal.
Mais, lorsque cette pureté a succombé sous une þÿ i nû u e n c e magnétique, notre devoir impérieux est de ne plus nous occuper des lois morales, mais des lois du magnétisme,qui dépendent de principes entièrement étrangers àla morale. Nous devons adopter les principes de la Nature comme nous les trouvons, non d'après l'idée que nous en avons, ou d`après les suppositions que nous faisons sur eux.
Nous ne devons pas croire que notre ignorance nous mettra à l'abri de tout danger. .Fai entendu bien des gens affirmer que, ne connaissant pas la magie, ils n"avaient rien à redouter ; ils semblaient imaginer que leur sécurité dépendait de leur ignorance. Dans les chapitres que fai donnés sur la possession,j"ai prouvé bien souvent le contraire. Presque tous les obsédés que j'ai vus étaient attaqués sans aucun égard pour leur innocence.
De petits enfants devenaient fréquemment sujets à Pobsession, et je pourrais citer une quantité énorme de pures et tendres femmes tombées victimes deslâches attentats des envoûteurs, tandis que des personnes bien moins élevées avaient échappé parce qu`elles connaissaient le danger couru. * La réelle sauvegarde est donc la compréhension de la nature des þÿ i nû u e n c e s occultes, des lois qui les gouvernent et des moyens de les combattre. Il peut paraître très satisfaisant d`ignorer la présence des î-iiî î_.__.-«-~ _ , Î
a-Ø? 76 IÎINITIATION voleurs autour de notre maison, pourvu qu'ils ne profitent pas de notre; sécurité mais, si nousconnaissons leur présence, nous nous garderons bien mieux contre leurs attaques : CONNAISSANCE EST POUVOIR; IGNORANCE, FAIBLESSE.
Voilà pourquoi je voudrais amener les vrais penseurs à étudier l'Occulte et à reconnaître dans le grand réservoir des lois naturelles ,les différentes sources du bien et du mal, qui sans cesse nous entourent. Le manque de temps et d'espace m'empêche de m'étendre davantage sur ce sujet.
Contentons-nous de savoir aujourd'hui ce que Phumanité expérimentera certainement tôt ou tard, c'est-à-dire que la volonté est la puissance souveraine qui dirige la création pour le bien et le mal. Tant que nous ne serons pas éclairés sur les usages et les abus de la faculté psychologique, nous continuerons à être victimes,que nous le sachions ou non, des forces aveugles que nous manions.
Les asiles d'aliénés se rempliront d'obsédés; les prisons, de pauvres gens trop faibles pour résister à la Contagion de la criminalité, et nos maisons, d'hommes et de femmes pervers, dont les passions mauvaises sont nourries par l'atmosphère même qu'ils respirent. Que la connaissance et la science viennent donc à notre aide: la connaissance de l'Occulte et la science de Påme!
|.-H 1'_8 -_ i _ AU PAYS mas Esrmrs 77 . CHAPITRE XXIV Psvcnonoom La veille du jour fixé pour le départ arriva enfin. Dans la matinée je me rendis à la maison de campagne du' vicomte pour rendre Compte àBlanche de mes derniers préparatifs et lui demander si elle désirait quelque chose de plus.
La pauvre enfant comprenait très bien que j'étais la cause de son exil ; néanmoins elle me remercia simplement pour mes soins fraternels, et m'assura qu`elle était prête à partir. Pendant toute la conversation, son air rêveur et distrait me troubla étrangement. Ce n'était pas de la froideur,mais une sorte de dualité, si je peux employer ce terme, qui me donnait l'impression d'un esprit étranger se servantde ses organes.
Lorsque je lui parlais, elle écoutait, mais c'était une autre voix que la mienne. Dans ses réponses, il y avait une hésitation, une réserve qui m'étonnèrent et me peinèrent au delà de toute expression.
Voulant la soustraire à cette sorte d'égarement, je détachai quelques þÿû e u r s du bouquet que j'avais apporté, et j 'essayai de les arranger dans ses cheveux, comme je l'avais déjà fait souvent; mais, pour la première fois, je pense, elle me repoussa et, s`éloignant. de moi, comme une biche efïrayée, me íit de la main un signe d'adieu, et sortit dela chambre. Je quittai la villa sans l'avoir revue. 4:
78 L'lNlTIA'l'lON Je dois reconnaître que je suis sujet à des impressions diverses dont je ne puis donner une explication satisfaisante aux autres ou à moi-mème. .le m'aperçus cette nuit-là même qu'une étrange et occulte þÿ i nû u e n c e s'emparait de moi. Impossible de restercalme; toute société me devint insupportable et ma solitude fut peuplée de visions fatigantes.
Vers minuit,las d`errer dans les jardins de ma résidence, sans pouvoir deviner ou analyser mon triste état mental, je me retirai dans ma chambre, et j'essayai de vaincre l'occulte force qui pesait sur moi, en m'occupant de comptes et de détails vulgaires. Tout fut inutile: je ne pus ni lire ni écrire. Je ne réussis pas même àrester assis; je revins aux jardins de la vieille et autrefois splendide villa que j'habitais.
Je me promenai sans but et sans trouver aucun soulagement. Mes serviteurs s`étaient assoupis en m`attendant; leur présence ne íit qu'augmenter ma souffrance et, je les renvoyai en hâte. Je me décidai alors à forcer, si c'était nécessaire, le sommeil que je désirais, tout en le redoutant. J'étais à moitié déshabille lorsque l'accès revint avec la même sensation d'une présence invisible autour de moi.
Je savais que plus l`esprit est troublé, moins est grande sa lucidité. Pour atteindre un haut degré de spiritualité, le contrôle le plus complet des impulsions, des passions ou des émotions est nécessaire. On m'avait enseigné et j'en avais maintenant la preuve, que les plus hauts grades spirituels exigent une vie chaste et une domination complète sur les passions, les biens sociaux, les désirs. Il faut être maître de soi pour être maître des autres
AU PAYS mas iaspmrs 79 et atteindre cet équilibre parfait qui soumet à l'adepte la nature et ses royaumes occultes.Impulsif passionné et impressionnable je ne serais jamais arrivé à cette élévation spirituelle, si je n'avais possédé naturelle« ment ces dons de l'esprit que je n'aurais jamais eu le courage de conquérir. Cependant j'avais fidèlement pratiqué les exercices ordonnés comme épreuves.
J'avais acquis une puissance sur moi-même à laquelle peu de jeunes gens de mon âge seraient parvenus, et c'était bien rarement maintenant que la pauvre faible nature humaine triomphait de la volonté de l'adepte. » Dans la circonstance présente, ma défaite mentale était complète, et, comme pour celles qui l'avaient précédée, je devais la payer bien cher l A la fin, je résolus de ne pas m`épuiser plus longtemps dans cette lutte et je prononçai mentalement ces paroles : « Que les puissances du Mal agissent, je n'y prends plus garde ! þÿ : : Je me jetai sur mon lit et m'endormis presqu'en touchant l'oreiller.
Lorsque je m'éveillai, la lune était basse dans le Ciel et les étoiles pâlissaient. Un bruit, dont je ne m'expliquai pas d'abord la nature, attirai mon attention. Les yeux demi-clos, je me levai sur mon séant, attendant que le bruit se renouvelât. .Pentendis bientôt un soupir de douleur, si plaintif, si déchirant,que je tressaillis.Plusieurs fois,il se répéta.
Je ne rêvais pas; je fus bientôt convaincu, qu'il venait de laíterrasse extérieure, et qu'il se rapprochait de plus en plus. Un moment après un léger bruit de pas se mèla aux plaintes et par la porte vitrée laissée þÿ Iû h k . . « . ; =
80 i.`rNmATioN ouverte, j'aperçus la forme de la malheureuse Blanche Dudley l Ses longs cheveux d`or tombaient sur une robe de soirée déchirée, tachée comme s'il elle avait traversé une route pleine de pierres et de ronces. Un seul coup d'ceil me suffit pour reconnaître qu'il n`y avait aucune pensée dans ses yeux fixés dans le vide.
Elleétait mortellement pâle ; elle marchait comme une somnambuleprofondément endormie et ses petits pieds évidemment blessés avaient taché de sang ses souliers blancs. Ses mains pendaient le long du corps. Dans son sein, je reconnus les þÿû e u r s que je lui avais apportées le jour même.
La pauvre enfant n'avail qu'une robe légère pour s'abriter contre Pair froid de la nuit, qui, dans cette saison et à cette heure, est souvent plus piquant dans l'Inde que dans des latitudes plus septentrionales. Blanche traversa la chambre et, s'arrètant au pied de mon lit, elle poussa un cri et se renversa sur le sol où elle resta immobile comme de la neige fraîchement tombée.
En un instant je me débarrassai des rideaux qui défendent le dormeur contre les insectes dans ces pays tropicaux et je pris dans mes bras le corps de la pauvre enfant en apparence privé de vie. Mais au moment où je me relevais, presque paralysé d'étonnement et de frayeur, la pièce s`éclaira tout à coup, et sept ou huit Brahmines appartenant à une des sociétés occultes dont je faisais partie parurent sur la véranda.
Les uns entrèrent et d'autres restèrent au dehors, me regardant sévèrement. _ - Au nom du Ciel,m'écriai-je indigné,que voulezvous, Messieurs?
r***"" AU PAYS mas ESPRITS 81 -- Nous sommes ici pour nous assurer de la véracité de vos accusateurs, Louis de B., répondit un de mes visiteurs, le noble Gouron, à qui j'avais promis d'observer pour un temps l`ascétisme le plus strict en pensée, en parole et en action. - Comment, répliquais-je, avez-vous donc le droit de pénétrer dans mes appartements privés pendant les heures sacrées du repos ?
J'avais posé sur un divan la malheureuse femme et je me tenais entre elle et les nouveaux venus. - Louis, dit celui qui avait parlé le premier, nous avons été informés que, par vos enchantements,vous avez attiré cette dame et l`avez amenée ici pour la perdre.
Vous connaissez les terribles châtiments que vous méritez pour avoir rompu vos þÿ v S u x ; mais l'honneur même dû à notre ordre n'est rien en comparaison du devoir que nous,vos` pères spirituels,nous remplissons en essayant d'empêcherl"action vile dont vous êtes accusé. - Qui m"accuse P demandai-je. - Un néophite de notre association, dit le Gouron. « - Ferdinand Perralult, ajouta une voix douce à coté ce moi.
Je tournai vivement la tête; la forme voilée du Byga Chundra ud Deen était devant moi. ' Avant qu`il ne me fût possible de l'appeler à mon aide, il glissa jusqu'à un groupe de statues, ornées de roses et de plantes des tropiques, qu'on avait placé au fond de la chambre, et on entendit s'écrier de sa voix douce et perçante : Voici Penchanteresse 1 En même 6 þÿ l i l ï i z gû ï . : «
82 i.'mx'nArioN temps, il tirait à lui, plutôt par sa force de volonté qu'autrement. une femme masquée et voilée qui s'était cachée à cette endroit. Cette personne, malgré sa terreur visible et sa résistance achamée, fut bientôt au milieu du cercle des Brahmines.
Je retirai rapidement le voile et le masque, découvrant, comme j'en étais sûr, les traits pâles et encore orgueilleux d'Hé1ène Laval ! - Voyez combien vous m'avez mal jugé, Messieurs, m'écriai-je avec emportement. Voici.le démon qui a tout fait!
Voici Penchanterresse dont l'art criminel et sans pitié a conduit ici son amie confiante, celle qui toujours la défendait, son sujet enfin, et qui vous a invités à être les témoins de la honte et du désespoirl Qui ne comprendrait maintenant tout le complot?
Bien longtemps avant d`avoir en vue ce lâche dessein, Mme Laval s'est Souvent vantée de son pouvoir magnétique sur Lady Blanche et, pendant ce qu'elle appelait « d'intéressantes expériences psychologiques », elle a attiré plusieurs fois vers elle son inconsciente et innocente victime, qui se trouvait à d'assez grandes distances.
Ces pratiques, faites d'nn côté par une personne intéressée à la Science occulte et de l'autre par une pure et aimante jeune lille, ne semblaient pas devoir se terminer par la perte de la paix et de l'honneur de cette dernière, sans parler de la honte et du malheur dont on avait liintention de m'accabler. ~ (A sm'ure.).
, La reproduction des articles inédits publiée par l'lnitîation. est formellement interdite. A moins d'autoi-lsatlon spéolnle. ..._-_ PARTIE INITIATIQUE Cette partie est réservée à Fexposé des idées de la Dlrectiomdes Membre: du Comité de Rédaction et á la reproduction des classiques anciens.) IXÉVANGILE .Vaurais bien voulu commencer par le premier évangile, celui de saint Mathieu, þÿ aû n de pouvoir les parcourir tous selon leur ordre biblique.
Mais, hélas! Celui qui nous dit à tous : « veillez », estime que le temps est court, et ce sera le dernier évangile seulement, celui de saint Jean, qu'il va nous être donné d'exposer, une fois de plus, selon la compréhension intérieure.
Il me serait impossible de transcrire trop souvent ici les paroles du Christ :* « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende! þÿ : : ,car je suis bien assumé que beaucoup crieront à la confusion, sinon au crime, en lisant ces articles projetés, et un petit nombre seulement trouvera peut-être quelques graines ajoutées aux semences anciennes ou bien quelquesunes des anciennes prêtes à porter fruit en vue de la moisson. 11 nous est dit par saint Paul lui-même, qu'il fut inconsciemment élevé ÿusqu'au septième Ciel, et, en Îï -ùu?II"'î I
84 IÎINITIATION effet, ríos évangiles ne comportent en eux-mêmes que sept sens, dont un apparent, capable de compréhension extérieure première, et six autres plus intérieurs, dont chacun appartient à un de ces sept Cieux, ou appartements du Père, desquels aussi le Christ a parlé. ' Ils sont tous supérieurs l'un à l'autre, en parfaite harmonie entre eux et avec l'ensemble des Cieux. Ils ne sont point matériels, puisqu'ils sont paciliques.
Ils sont compréhensibles, étant paradisiaques. Ceci n'est point à dire qu'il n'y est rien au-dessus des sept Cieux évangéliques, car ils ne sont eux-mêmes que les expressions de quelques-uns des appartements du Père, mystérieux pour nous, que le Fils a révélés lors de sa première venue; ils ne sont point les appartements du Fils, ni encore moins ceux de l'Esprit.
Le Christétait en lui-même le Dieu Tri-Un, maisIl ne nous révéla que la première personne de sa divinité.
Celui qui nous révélera le Fils sera également inhérent aux trois Principes générateurs, mais sa mission à notre égard, étant plus développée ou Tapprochée de notre centre. nous paraîtra, en raison de sa proximité spirituelle, bien plus ample que la précédente : le Christ ayant dit lui-même : « Il prendra de ce qui est à moi et vous l'annoncera. » (Sum JEAN, ch. xvi, v. x5.) Il nous convient à présent d'étudier en nos propres þÿ c S u r s ces paroles du Sauveur : « Mais, quand le Fils de l'homme viendra, pensez-vous qu'il trouve de la foi sur la terre ? þÿ : :(SAINT Luc, xvn, 8.)
iyîn. 1-J «_ . i _ LYÉVANGILE '85 ÉVANGILE DE SAINÎL JEAN . TRADUCTION DE LEMA_I_S'I`RE DE SACI DE . CHAPITRE PREMIER. 1 . Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu; et le Verbe était Dieu. 2. ll était au commencement avec Dieu. 3. Toutes choses ont été faites par Lui ; et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans Lui. 4. En Lui était la Vie, et la Vie était la Lumière des hommes. 5.
Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise. 6. Il y eut un homme envoyé de Dieu, qui s`appelait Jean. 7. ll vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, þÿ aû n que tous crussent par lui. 8. Il n'était pas la lumière, mais il vint pour rendre témoignage à celui qui était la lumière. 9. Celui-là était la vraie lumière, qui éclaire tout homme venant en ce monde. 10.
Il était dans le monde, etle monde a été fait par Lui, et le monde ne l'a point connu. II . Il est venu chez soi, et les siens ne l'ont point reçu. 12. Mais il a donné à tous ceux qui l'ont reçu le pouvoir d'étre faits enfants de Dieu; à ceux qui croient en son nom. 13. Qui ne sont point nés du sang. ni de la volonté de la chair, ni de la vonté de Phomme, mais de Dieu mème.
14- Et le Verbe a été fait chair, et il a habité parmi nous; et nous avons vu sa gloire, sa gloire telle que le Fils unique devait la recevoir du Père ; Il a, dis-je, habité parmi nous, plein de gràce et de vérité. 15. Jean rend témoignage de lui, et il crie. en disant ; « Voici celui dont je vous disais : « Celui qui doit venir après moi, m'a été préféré, parce qu`il était avant moi. þÿ : .=..... _
þÿ : - . . . . .L 86 _ 1.`1N ITIATION PREMIERE TRADUCTION 1. La vie a toujours été (existé). Son mobile était Dieu. Et Dieu c'est la vie. 2. Dieu n'avait pas encore agi. 3. Toutes choses ont été faites par le mobile premier, c'est-à-dire par le terme de la vie. 4. ll fut vitalisé encore et de son Être procéda une ombre vivante, 5. Qui est autour de la maison, mais qui ne peut y pénétrer. ^ 6.
Un esprit, ange du Père, vint et s'appela Jean, c'estå-dire l'ami. 7. Il vint du pays que l'0int connaissait, afin de dire qu'i.l connaissait l`Oint au pays de son Père. 8.11 n`était pas provenu du Germe lui-même, mais il vivait dans l'appartement connu du Père _et du Fils aussi.
9.LeFilsestlevraiGerme, car Il est le seul Inconnu qui germe en tout être venant à grandir. . - _ DEUXIÈME TRADUCTION t. ll était au centre, et le centre fut central, et les deux centres intérieurs s'unirent. z. lls avaient été unis avant leur union extérieure volontaire. 3. De leur union jaillit la vie, car elle avait été auparavant en eux-mêmes. 4. En eux était le Centre; Celui qui þÿ s o u fû a dans l`homme. 5.
Et le Centre pèse sur la circonférence; mais la circonférence ne comprend point le Centre. 6. Il y eut un petit germe mûr, qui s'appela le fruit de la femme; aussi, 7. Il naquit de nouveau sur terre : de la création, parmi la création, þÿ aû n que le créé crût par ce qui était également à lui aussi. 8. Il n'étaít pas du Centre, mais il revint þÿ aû n de testiþÿû e r qu'il avait connu le Centre qui venait, à ce moment, de Dieu. 9. Celui-là est le véritable Feu, venant du Centre, qui éclaire tout être qui peine dans les ténèbres créateurs.
1.'ÉvANG11.E 87 10. Son Esprit était dans la création, et tout ce qui vit vit par le Père, et la création ne l'a point vu. 1 1. Il s'est matérialisé comme eux, et ceux qu'il avait façonnés l'ont répudié de parmi eux. 12. Ceux qui leconnurent virent d`où il venait, et il leur permit de le suivre chez son Père Unique. 13.
Ce n'est ni à cause de leur partie en l'homme universel, ni à cause de leur chemin personnel,ni d'avantage à cause de leur reproduction extérieure charnelle et permise, mais à cause de ce qui en eux avait reconnu Celui qui est en Lui. 14.
Et le Verbe fut rendu Germe humain, þÿ aû n de prendre l'homme par sa nature; et il se þÿû t que le créé vit l'Eternel en germe humain. ll vit la vie supérieure, mélangée à la vie inférieure qu'elle éleva et þÿû t monter par Lui jusqu`au Père. 15. Le fruit de la femme s'exclama de Lui, disant: ¢ Je le vis aussi, assis au 10.
Le monde avait un centre qu'll avait fait de ses mains,maisl'homme enleva l'Esprit de cet être en le rejetant au loin et perdit son équilibre intérieur. 11. Le Centre revint chez soi, mais l'homme avait brisé tout rapport existant auparavant en son sein. 12. Le Centre vécut parmi les débris et remit un lien de vie aux parcelles, qui se ressouvinrent de son Être. 13.
A elles aussi, qui ne dépendent point des circonstances temporaires, ni des époques du temps marqué, ni des époques du temps achevé définitif et þÿ d éû n i , ni à celles non plus qui se reproduisent d'ellesmèmes et de leur propre accord; mais à celles qui sont en Dieu, à travers le temps, en dehors d'ellesmêmes aussi bien qu'en dedans intérieurement. 14.
Le Centre se répartit en parcelles vivantes et vint au centre du désordre; et là le désordre s'émut de son avènement. et se sentit de son Harmonie qu`il ne connut point, car elle était céleste comme celle de la Lumière et unique comme celle de l'Esprit. 15. Mais une parcelle, centralisée déjà auparavant, éleva sa voix et posa son þÿ . u ¼ b _,:«` '1 I i
88 Uxnirixrion trône du Père lorsqu'il me créa, et son image s'est þÿ r eû é t é e parmi nous. llacheva son þÿ S u v r e avant que je ne fus et me suivit, étant assis au haut du trône et se þÿ r eû é t a n t parmi nous. þÿ : empreinte, criant : ¢ Voici Celui duquel vient la Vie éternelle que j'ai connue, car j'ai dit: ll vient après moi, étant Celui qui fut avant moi, et le plus Fort est le plus ancien sans nombres ni dénominations, car l'Eternel Dieu le þÿû t sans aide, ni voir, ni entendre, parce qu'Il était Dieu en Lui-méme, et qu'll était Lui. Je regrette vivement pour nous tous qu'il me soit absolument impossible de rendre les autres quatre sens des mêmes paroles. Il est difiicile de mettre déjà ces deux premières à exécution. Si toutefois les lecteurs ne trouvaient point de satisfaction à parcourir ces lignes, je discontinuerai complètement cet essai de traduction en notre langue si peu intelligente, car nous l'avons faite telle, même de ces deux premiers résidus des pays éloignés. Ce n'est point que je ne sois pas moi-même désireux de travailler de mon mieux à la compréhension d'un sujet si vivant; mais il existe des choses qui doivent être demandées, avant d'être recueillies par quelquesuns d'entre nous. Le temps est-il arrivé que nous en sachions davantage sur nous-mêmes et sur Dieu ? Nous verrons cela d'après la mesure en laquelle se fera jour la demande du public intéressé à ces ques, tions.
'IUT L'ÉvANGn.1: 89 Tous ceux qui, ayant lu ce premiei article, désirer ont la publication de la suite, n'auront qu'à adresser un mot à cet þÿ eû ' e t à la correspondance du numéro de l'Inz'tiàtz`on du mois suivant. i ' ZHORA. Q þÿ _ Q f : .*,._.;_,
Nous prévenons nos lecteurs que la rédaction de UINITIATION est transférée 5, rue de Savoie, Paris (VIB), où M. Papus a maintenant son domicile. Nous serons reconnaissants aux revues laisant Péchange de noter cette nouvelle adresse. IIHE LETTRE IIE LIVITEII I SILZIIII Hégi, le io janvier 1775. Ah l si longtemps sans vous répondre, et, cependant, je voulais toujours le faire.
Je me suis réfugié à la campagne pour liquider - þÿ e nû n - une partie de mes dettes épistolaires. Mais il faut que je prenne des mesures. Chacun de mes correspondants devra se contenter de dix pour cent. Ainsi, seulement, deux mots, mais de þÿ c S u r à þÿ c S u r . Toute prière est exaucée que nous croyons devoir être exaucée. Mais vous ne pouvez pas toujours avoir la foi. Dieu la provoque lorsqu`il veut exaucer.
Ce n`est pas par le raisonnement qu'on obtient la foi : écoutez d'un þÿ c S u r simple les témoignages de Dieu ! les Saints de l'Écriture nous diront les uns après les autres comment, personnellement, il les a approuvés; comment leurs prières furent exaucéesl Parcourez ensuite votre propre viel Que de fois Dieu vous a aidé! - Et votre foi grandira. Le besoin seul ou la détresse donnent la foi et apprennentà prier.
Froid et impassible, on ne peut réellement prier. Priez seulement pour ce dont vous aurez besoinl Continuez ensuite en allant du plus pressant au plus pressantl Ne discutez de cela avec personnel La discussion tue la foi, alors même qu'on a raison. Dieu vous montrera, vous enseignera de plus en plus combien sont vraies les promesses du Christ.
J'ai fait à cet égard d'incroyables expériences. - Toute prière plaît à Dieu si vous avez la ferme conviction qu'elle sera exaucée, et votre foi s`accroitra dans la mesure où vous suivrez les paroles, les enseignements et les préceptes de Jésus. .î_Î
þÿ Âû ù ¼ þÿ c o u r r a m - : N e s s ni: IÎÉCOLE HERMÉTIQUE QI Demandez avant tout la sagesse. Celle-ci vous apprendra pourquoi vous devez prier. La foi, non plus que l'amour, ne saurait s'imposer, mais il faut Péveiller, l'entretenir, la réchauffer 1 Si Dieu, si l'Amour vous presse de demander la conversion de votre þÿ s S u r , il est aussi certain que votre prière sera exaucée, qu'il est certain que je vous écris en ce moment.
Dans mes Aperçus, j'y parle à plusieurs reprises du règne de Mille Ans. J'ai remarqué depuis que cet ouvrage contenait quelques pensées erronées. ll est,du reste, probable que le Christ viendra sur la terre mille ans avant le jugement dernier, et qu'íl habitera Jérusalem avec les enfants de la première résurrection dans une splendeur toute céleste, mais modérée. Je ne puis pas en dire davantage maintenant. Les Saints participeront à ce royaume.
Tout ce qui appartient à la Cour du Christ ressuscitera et régnera avec lui : Sa Fiancée! - Les autres bienheureux de la deuxième résurrection seront ses serviteurs, ses sujets. Ses élus seront ses co-régents et régneront avec lui.
Que Dieu vous fasse croître chaque jour dans la grâce et dans la connaissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ. îÎ__ï i__ CONFÉRENCES de l'École hermétique î ' Les conférences de l'Ecole hermétique reprendront dans le courant de novembre. Tous les auditeurs de l`année dernière recevront une circulaire à domicile leur indiquant lejour des conférences.
Les conférences seront faites au début par Phaney, Sédir et Papus. ljentrée de la salle sera absolument interdite à toute personne non munie d'une carte spéciale délivrée par Fadministration de l"École sur paiement du 1" trimestre (5 fr.). Chaque auditeur muni d'une carte aura sa place attitrée et réservée. Le conférencier et la direction distribueront des cartes d'invitation personnelle pour chaque séance. _-».»....__
92 ` IJINITIATION Les auditeurs nouveaux peuvent s'inscrire par lettre adressée à M. Papus, 5, rue de Savoie, Paris (6°), ou venir personnellement à cette adresse, le mardi, de 2 heures à 5 heures. * X-* La féte spiritualiste nécessite de tels détails d'organisation qu'elle sera donnée seulement þÿû n novembre.
Nouvelles expériences en Psycluulysiulugie On se remue beaucoup en Amérique depuis quelque temps pour répandre des expériences destinées à jeter quelque lumière sur l'étude des relations entre l'esprit et le corps. C'est, entre autres, un professeur, M. A. Macdonald, qui fait parler de lui en ce moment.
La base de ses expériences est la déclaration suivante d`une Auronlrà en matière psychologique : L'idée de mesure est une des idées primordiales de la nouvelle psychologie. Aussi le laboratoire de M. Macdonald est-il un véritable musée d'appareils de mesures psychiques.
Il y a par exemple Palgomètre, pour la douleur, Polfactomètre, le cardiomètre, le sphymographe, le laryngographe, etc. etc. Voici en résumé en quoi consistent les exercices mentaux : La faculté d`attention est d'abord développée chez les jeunes enfants pardes jeux appropriés; puis on les habitue à enregistrer une grande quantité de conceptions géométriques en leur faisant placer des morceaux de bois dans une boîte percée de trous de différentes formes.
On continue par des entraînements qui ont pour but de donner le sentiment exact des distances. Cela fait, la faculté de perception rapide des couleurs est développée à l'aide d'ingénieux appareils électriques. L'action mentale volontaire est ensuite enseignée et s'applique aux défauts qu'on veut diminuer.
Le professeur dit que les cellules cérébrales peuvent étre augmentées, en largeur et en nombre par l'exercice. _ Par contre, la portion du cerveau où une mauvaise habir' ' ._ _ þÿ ~ .û hû ' LA Mom' nu Mzâmum Russia smnon 93 tude est enregistrée peut diminuer si on la laisse sans exercice. En tenant active au contraire la partie où sont enregistrées les bonnes habitudes,on Faugmentera continuellem'e`nt. Voilà qui est singulièrement matérialiste.
G. PHANEG. La mort du médium russe Sambor Le 18 juin 1902, est mort, dans la ville de Radomysl, près Kiew, le médium russe bien connu, M. S.-F. Sambor. Il était très aimé dans les milieux spirites russes, où il se faisait remarquer par sa grande persévérance et son amour pour la cause. Il pouvait persister, pendant toute une série de nuits infructueuses, dans l`attente de phénomènes occultes ; sa patience était extraordinaire.
La bonne volonté avec laquelle il se soumettait à tout contrôle raisonnable lui gagnait beaucoup d'amis, et cela donnait aux expériences qu'on faisait avec lui une haute valeur þÿ s c i e n t iû q u e . Le 23 février 1902, dans une séance tenue à SaintPétersbourg, chez M. F.-F.
Erfurth, on assîsta à une série de phénomènes intéressants (tels que des voix directes) et dont voici le principal: Dans un cylindre de fer, préparé tout exprès, on avait mis, avant la séance et devant témoins, un morceau de papier blanc et un crayon, puis on avait soudé le cylindre. Après la séance on y trouva un morceau de ruban, et, sur le papier,une écriture directe.
Dans beaucoup d'autres séances, il sortait souvent du corps du médium une main jaunåtre qui exécutait plusieurs manipulations. Les examens corporels du médium ne découvraient jamais rien de suspect.
Souvent, en sa présence, des chaises de Vienne furent suspendues sur les bras des assistants, ceux-ci formant chaîne; et les expériences des þÿ n S u d s de þÿ Z S l n e r réussissaient également. Ces phénomènes de passage de la matière à travers la matière I .»~».
94 L'lNlTlATl0N ne peuvent pourtant pas être accueillis d'une façon absolue, ainsi que le prouva récemment, après un minutieux examen des expériences de Sambor, M. Petrovo-Solovovo, l'un des plus profonds investigateurs des phénomènes psychiques. ' Sambor était employé aux télégraphes de l"Etat; il quitta cet emploi en 1894, pour s'adonner complètement aux expériences médiumniques, d'abord à Kiew, ensuite à Saint-Pétersbourg.
Le directeur du Rebus (de Saint-Petersbourg) M. W.-.L Pribycttkoff, et le directeur du Dgiwa Zycia (de Varsovie) ont l`intention de recueillir et de publier des documents sur sa médiumnité.
Les grands chefs de l'lnstitut Général Psychologique de Paris avaient l'intention de faire venir Sambor à Paris, þÿ aû n de le soumettre à l'exarnen du -x groupe pour l`étude de phénomènes psychiques þÿ : .C'est du moins ce que l'on déclara après la mort du médium. (Revue des Sciences Psychiques.) L/Ecole pratique de Massage et de Magnétisme rouvrira ses cours le lundi 3 novembre.
Fondée en 1893, autorisée par l'Etat en 1895 et classée avec les grands établissements de Fenseignement supérieur libre, l'Eeole forme cles praticiens dignes en tous points de la þÿ c o nû a n c e des malades et des médecins, et met la pratique du Massage magnétique à la portée des gens du monde.
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-*clame BIBLIOGRAPHIE 95 logic devant la science, Adhanari, Isis dévoilée, etc., tous les ouvrages d'occultisme de ERNEST Bosc sont aujourd'hui à LA Ltnnnmm Cmtcormsc, ii, quai SaintMichel, Paris (V°).
LIBRAIRIE DU PANTHÊON 5, Rue Souf/lot, PARIS Locarxon DE uvnns concernant l'Hermétisme, l'Occu.ltisme, l'Alchimie, l'Astrologie, la Kabale, le Spiritisme, l'l-listoire des Religions, les Traditions, les Sociétés secrètes, etc. Nous prévenons notre clientèle que pour faciliter Pétude des Sciences occultes, nous avons établi un service de location de livres pour Paris et la Province.
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