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ini’lziaiiui‘ïi Revue philosophique des Hautes Études PUBLIÉE MENSUELLEMENT sous LA DIRECTION DE PAPUS I (J O. >I< Docteur en médecine — Docteur en kabbale ail. H<——-— 49“‘° VOLUME. -- 14"" AJ‘TNÈE SOMMAIRE DU N°2 ' (Octobre 1900) Numéro exceptionnel CONSACRÉ AU CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE DE 1900 PARTIE INITIATIQUE Congrès spirite et spiritualiste international de 1900 . . .
Rosabis. (p. 1 à 30) PARTIE PHILOSOhm _ Révélation de l’Aut0riié Testimoniale (suite). Marcel Jollet. (p.‘ 31 à 48) PARTIE LITTÉRAIRE Notesexplicaliue5 . . . . . . . . . . . . . . . . .
Eistibus Nitibus. (D49 à 76) N°5.Sravures. — Enseignement supérieur libre. — Bibliothèque gra— tülte- — Ï.-!s Congres. — Calculs cabalistiques sur les souverains d'Eufi9pb- -— L’électro-biologie aus États—Unis en 1855. — Biblio— graP le.— Revue des revues.— Livres reçus. — L’Union celtique. T°“t °Ê7 qui concerne la Rédaction et les Échanges doit être adressé . boulevard Montmorency, à Paris.
Téléphone — 690-50 ministralion et abonnements : 4, rue de Savoie.zRàëäIâakL (DE 2 A 5 HEURES) UNIT E'RSITI ‘ * 7. ‘\ ‘ Le Numéro : UN FRANC. /— Un An : DIX “k * \/ »
PROGRAMME Les Doctrines matérialistes ont vécu. Elles ont voulu détruire les principes éternels qui sont l’essence de la Société, de la Politique et de la Religion; mais elles n'ont abouti qu’à de vaines et stériles négations. La Science expéri mentale a conduit les savants malgré eux dans le domaine des forces purement spirituelles par l’hypnotisme et la suggestion à distance.
EHrayés des résultats de leurs propres expériences, les Matérialistes en arrivent à les nier. L’Initiation est l’organe principal de cette renaissance spiritua liste dont les efforts tendent: Dans la Science, à constituer la Synthèse en appliquant la méthode analogique des anciens aux découvertes analytiques des expérimentateurs contemporains.
Dans la Religion, à donner une base solide à la Morale par la découverte d’un même ésotérisme caché au fond de tous les cultes. Dans la Philosophie, à sortir des méthodes purement méta physiques des Universitaires, à sortir des méthodes purement physiques des positivistes pour unir dans une Synthèse unique la Science et la Foi, le Visible et l’Occulte, la Physique et la Métaphysique.
Au point de vue social, l’Initiation adhère au programme de toutes les revues et sociétés qui défendent l’arbitrage contre l'arbitraire, aujourd'hui en vigueur, et qui luttent contre les deux grands fléaux contemporains : le cléricalisme et le sectarisme sous toutes leurs formes ainsi que la misère.
Enfin l’Initiaiion étudie impartialement tous les phénomènes du Spiritisme, de l’Hypnotisme et de la Magie, phénomènes déjà connus et pratiqués dès longtemps en Orient et surtout dans l’Inde. L’Initialion expose les opinions de toutes les écoles, mais n’appartient exclusivement à aucune. Elle compte, parmi ses 60 rédacteurs, les auteurs les plus instruits dans chaque branche de ces curieuses études.
La première partie de la Revue (Initimique) contient les articles destinés aux lecteurs déjà familiarisés avec les études de Science Occulte. La seconde partie (Philosophique et Scientifique) s’adresse à tous les gens du monde instruits. Enfin, la troisième partie (Littéraire) contient des poésies et des nouvelles qui exposent aux lectrices ces arides questions d’une manière qu’elles savent toujours apprécier.
L’Initiation parait régulièrement du 15 au 20 de chaque mois et compte déjà quatorze années d’existence.— Abonnement: 10 francs par an 5/, '1(l,e's collections des deux premières années sont absolument epuisées.) “ '/ I V. ΑJ
L'Inüiation du 15 Octobre 1900 PRINCIPAUX RÉDACTEURS ET COLLABORATEURS DE 1’Initiation 10 PARTIE INITIATIQUE AMO,——— F. CH. BARLET, S.'. I.'.â -— GUYMIOT. — MARC HAVEN, S.-. I.'. g —— JULIEN LEJAY, S.'. 1.-. & -—- EMILE MICHELET, S.'. I.'. (C. G. E.) — LUCIEN MAUCHEL, S.'. I.'. (D. S. E.) MOGD, S.'. I.'. — PAPUS, S.'. I.'. {Q — SEDIR, S.'. I.'. — SELVA, S.‘. I.'. (C. G.
E.) 30 PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE ABIL-MARDUK. —— AMELINEAU. — ALEPH. — AMARAVELLA. — D’ BARADUC. —,- SERGE BASSET. —- Le F.'. BERÏRAND 30° — BL1TZ. — BOJANOV.-— BORNIA PIÉTRO. — J. BRICAUD. — JACQUES BRIEU. —- CAMILLE CHAIGNEAU. — CHIMUA DU LAEAY. — ALFRED LE DAIN. — G. DELANNE. — ALBAN DUBET. — A. ERNY. — FABRE DES ESSARTS. — L. ESQUIEU. — DELÉZINIER. — JULES GIRAUD. -— D' FERRAN. — L. GOURMAND. —— L.
HUTCHINSON. — JOLLIVET CASTELOT. — E. LEFÉBURE. — L. LE LEU. — L. LEMERLE. — LECOMTE. —— NAPOLÉON NEY. — Gle C. NOEL. — HORACE PELLETIER — G. POIREL. — QUESTOR VITŒ. — RAYMOND.—D“ ROZIER.— L. SATURNINUS. — D’ SQURBECK .. — THOMASSIN. —TIDIANEUQ. —— G. VITOUX. — YALTA. 30 PARTIE LITTÉRAIRE MAURICE BEAUBOURG.— JEAN DELVILLE. «— ESTRELLA. — E. GOU— BEAU. — MANOËL DE GRANDEORD. -—-— L.
HENNIQUE. — GABRIEL DE LAUTREC. — JULES LERMINA. — JULES DE MARTHOLD. — CA— TULLE MENDÈS. — GEORGE MONTIÈRE. —LÉON RIOTOR. — SAINT FARGEAU. — ROBERT SCHEF’FER. — ÉMILE SIGOGNE. — CH. DE SIVRY. 40 POÉSIE G. ARMELIN. — CH. DUBOURG. -—— RODOLPHE DARZENS. ——JEAN DELVILLE. — YVAN DIETSCHINE. — E. GIGLEUX. — CH GROLLEAU — MAURICE LARGERIS. — PAUL MARROT. — EDMOND PILON. —-— J. DE TALLENAY. -— ROBERT DE LAVILLEHERVE.
--/ I H 5 1’25 Ï s . a q.g-L’IN ITIATI 0 N (RENSËIËÎÎËÊ‘ENTS) 4772 % o L’Initiaiian du 15 Octobre 1900 ADMINISTRATION ABONNEMENTS PUBLICITÉ : VENTE AU NUMÉRO DIRECTION 87, boulevard Montmorency, TÉLÉPHONE — eau—50 PARIS‘AUTEUIL 4, Rue de Savoie DIRECTEUR : PAPUS DIRECTEUR ADJOINT : Lucien MAUCHEL (DE 2 A 5 HEURES) Rédacteur en chef: PARIS F.-Ch. BARLET Secrétaires de la Rédaction : FRANCE, un 81‘110 11‘. J. LEJAY — PAUL SÉDIR ÉTRANGER, __ [à 11-.
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Un numéro de la Revue est toujours composé d’avance : les manuscrits reçus ne peuvent donc passer ‘ au plus tôt que le mois suivant. L’Im'tz‘az‘z‘on est l’organe officiel des centres suivants : Groupe Esotérique. — Ordre martiniste. -— École supé rieure libre des Sciences hermétiques. —— Ordre Kabbalisti— ne de la Rose-Croix. — Union Idéaliste Universelle. — . T. L. (section française).
Glllllll’E IIIIEI’EIDAIT II'ETIIIIES ESIIÏEIIIOIIES 1,600 Membres — 104 Branches et Correspondants — Groupes d’Études fermés Les Membres ne paient ni cotisation ni droit d’entrée. ‘ Pourtous renseignements, s’adresserparlettreà M. PaulSÉDIR, directeur adjoint, 4, rue de Savoie, Paris, en joignant un timbre pour la réponse. (Reçoit le mardi de 5 à 7 heures).
Principales Sociétés adhérentes au Groupe ORDRE MARTINISTE ORDRE KABBALISTIQUE DE LA ROSE -1CROIX. —ÉGLISE GNOSTIQUE SOCIÉTÉ ALCHIMIQUE DE FRANCE
La reproduction des articles inédits publiés par l'lniliation est formellement interdite, à moins d’autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE Cette partie est réservée à l'exposé des idées de la Direction, des Membres du Comité de Rédaction et à la reproduction des classiques anciens.) C O N G R É S Ëpirite et Spiritualiste Ènter;naiiunal DE 1900 LE CONGRÈS Le succès du Congrès a dépassé les espérances les plus optimistes.
Des délégués russes, allemands, an glais, américains, espagnols, portugais, belges, rou— mains, grecs, hollandais sont venus spécialement et ont caractérisé l’aspect bien international du Congrès. Chaque section a vu ses séances se tenir devant une assistance plus nombreuse qu’on ne'pouvait l’espérer, à tel point que la section hermétique a dû demander des salles plus grandes, de même que la {section spi rite.
Enfin ce qui est important n’est pas tant le succès présent que sa continuité, et, à ce point de Vue, les ré— sultats les plus positifs ont été obtenus. C‘est ainsi que le Congrès a voté la création d’une orgamsaz‘z’on perma— l - vv “\ ‘ . r r», v, r-‘,.__. r‘ .. -v44 _w - .-«->væ. —..«iîm:. _:. .,A_\,»—\‘v_,._v,,v‘—.—n'v_iv.,. _>w_,‘_lwaæ.oyflî‘ . | ’.L.ÀJÏ',.
2 ’ L’INITIATION [OCTOBRE ,ifi_ï_,___,æ, ‘ nente formée des délégués de chaque section sous des Conditions particulières. Ainsi l’union de tous les spiritualistes se trouve affirmée parune création solide et appelée à rendre de grands services à la cause sans distinction d’écoles, pourvu que ces écoles aient parti— cipé officiellement au Congrès.
' De plus, les bases d’autres organisations particu lières ont été établies qui renforceront, s‘il est pos sible, l’unité du spiritualisme. Ce Congrès, tenu sans sectarisme,sansviolences de langage et avec la plus grande tolérance pour toutes les idées, a ému et troublé nos adversaires les plus irréductibles.
Le succès de ces représentants de plus de soixante mille spiñtualistes a faitfaire la grimace à bien des psychologues pédants qui s’efforcentde cacher leur dépit sous des airs prétentieux qui sont bien amu— sants pour la galerie. Appuyés sur leurs journaux et leurs écoles, unis par leurs délégués, les spiritualistes forment l'avant-garde réelle de la science future.
Qu‘ils laissent les railleurs et les envieux dans leur désert et qu’ils aillent de l’av_antsans crainte : l’Avenir est à eux. ' PAPUS. .../ NI,._‘..—..»— ,Nrncmw;g
agoo| CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE 3' RAPPORT DU DR PAPUS SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU CONGRÈS Lu à la séance solennelle du 27 septembre 1900 MESDAIj/IES, MESSIEURS, MES SŒUI<S, MES FRÈRES, Vous assistez àla clôture du Congrès, après douze jours de travaux ininterrompus que vous avez suivis si vaillants et si nombreux que nous en sommes en core tous charmés. Qu‘étiez-vous pour nos ennemis, pour le public ? Des rêveurs, des fous.
Ces fous se sont réunis, qu’ont-ils discuté ? Les plus hautes questions qui puissent intéresser l’humanité. Pourquoi sommes-nous sur terre? Pour nous ou pourles autres? Pour les autres d’abord; pour nous ensuite! y Mourons-nous tout entiers après la mort physique ou persistons—nous, I Nous persistons, comme l’a dit le plus grand et le plus divin des Maîtres : Jésus. La mort a perdu ses terreurs, le tombeau n’a plus d’épouvante pour qui est sûr de vivre et de vivre de l’autre côté.
4 L’INITIATION Sur quoi basons-nous notre Foi ? Est-ce sur de vagues affirmations dogmatiques? Est-ce sur un ensemble de superstitions i’ Est-ce sur de purs sentiments ? Non. Sur l‘expérience et sur l’expérience scienti fique. Voilà le premier grand aspect du Congrès. Ces rêveurs, ces défenseurs de l’immortalité de l’âme n’ont fait appel ni à la philosophie sans bases expérimentales, ni à aucune théologie.
Ils ont demandé à la science,- à celle qu’on leur oppose comme le grand adversaire, à cette expérience qui a fait du savantle véritable prêtre de la réalité na turelle, ils lui ont demandé de venir et de les aider. Et la science est venue. Dans la section magnétique, c'est à la théorie scien— tifique des ondulations que les expérimentateurs ont fait appel.
Dans la section spirite, c’est au contrôle des faits par les enregistreurs mécaniques'les plus perfectionnés que les rapporteurs ont fait appel pour asseoir leurs affirmations. C’est aux données les plus hautes de la science que les théosophes font appel et c’est dans l’espoir de joindre à chaque chaire analytique des contemporains une chaire de synthèse que les hermétistes ont abordé les problèmes scientifiq ues sous tant d’aspects.
Donc, idée principale qui se dégage de-tous les tra— vaux du Congrès: Appeler la science la plus rigoureuse à l’appui de nos affirmations communes ‘sur la survivance etsur les , transformations du Moi immortel après la mort.
CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE 5 , , v... —.5,.“.—.__,.. :.tr.gv a—...,w.;;. ;y=:::w W- ... «H Jetons un coup d’œil sur les travaux de chaque sec tion et nous verrons se confirmer cette première im pression. Voyez les magnétiseurs.
Leurs enfants les hypnoti seurs ont voulu les traiter de rêveurs ou d’êtres ar— riérés, ont tenté de leur barrer la route et, partant, de considérer le magnétisme comme une sorte d’astro— logie scientifique et n’ayant plus que quelques rares adeptes. Or, les hypnotiseurs sont incapables d’établir une théorie scientifique de leurs phénomènes.
Les mots de subconscient, de conscience sublimi— nale, d’automatisme psychique sont de grands mots sous lesquels se cache le vide d’une idée réelle, comme de magnifiques oripeaux recouvrant des figures de cire: de loin, pour les naïfs. c’est quelque chose; de près, ce n’est plus rien que fantasmagorie. ‘ Sans s’inquiéter des calomnies et des outrages, les magnétiseurs ont marché et ont apporté leur contri bution personnelle à l’œuvre des ancêtres.
A la théorie presque naturiste de Mesmer, aux décou vertes plus mystiques de Puységur et aux expériences étranges de du Potet, les travaux de Durville, tendant à faire prévaloir les théories de l’ondulation en ma gnétisme sur celles de l’émission, ont apporté un com plément et une base qui permettent au magnétisme, tout en affirmant ses tendances spiritualistes, d’aller de pair avec n’importe quelle science et de donner une théorie scientifique complète de ses phénomènes, ce que les hypnotiseurs ne peuvent pas faire. A côté de ces bases théoriques, la section magné
6 L'INITIATION tique et confirmé pleinement les expériences et les . découvertes d’un de ses présidents d’honneur M. le co— lonel de Rochas.
Cette justice et cet appui pour ses expériences que M. de Rochas aurait en vain cherchés chez les hyp— notiseurs ou les matérialistes qui l’ont systématique ment ignoré ou calomnié, il l’a rencontrée chez les spiritualistes qui savent toujours rendre gloire à tous les chercheurs età tous les vrais défenseurs de la vérité, même quand ils n’appartiennent pas à une de leurs écoles.
Et nul mieux que M. C. de Constantin, l’ancien présidentdu Congrès magnétique de 1889, ne pouvait indiquer, dans son poste de président d’honneur, le lien du magnétisme classique avec le magnétisme scientifique contemporain;nul mieux que M. Nor kowik Jodko, à qui on doittant, ne pouvait sejoindre aux deux premiers pour constituer une fructueuse tri— nité de l’idéal.
' Enfin, qu’il me soit permis de citer tout particuliè rement les expériences de M. Bouvier, qui a su nous charmer tous, hier, par l’exposé de ses recherches originales. Ce serait une ingratitude de ne pas vous signaler l’activité infatigable de M. Fabius de Champville, qui a su donnerà la section magnétique,avecl’aide de M. Desmarets, cette vitalité qui a été une des princi pales causes de son grand succès.
Je vous signalerai pour mémoire les efforts des hyp— notiseurs pour s’unir aux magnétiseurs dont ils' reconnaissaient ainsi la grande valeur, et la démons
CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE 7 . .. ... LDEN._ ....M., tration par la Section magnétique des faits d’extériori— sation, d‘action à distance et de dédoublement qui unissent cette section aux travaux de toutes les autres. M. Durville, son président, a bien mérité du ma— gnétisme et du spiritualisme et nous lui devons tous une vive reconnaissance pour l'appui qu’il a donné à noS idées les plus chères.
Avec la section spirite, nous abordons la masse la. plus compacte des congressistes. Le spiritisme est la base réelle de toute étude du Monde Invisible, et si, plus tard, la science fait amende honorable et se rallie à. la dôctrine de la survivance, c’est aux efforts persévérants des spirites que nous devrons ce résultat.
On considère trop, dans certains milieux, le spiri— tisme comme un ensemble de théories sentimentales destinées à panser les plaies des veuves trop affligées ou des mères désespérées. .
En consacrant onze séances à l’étude scientifique des phénomènes et quatre seulement à l’exposé des théories morales, la section spirite a fait justice de ces préjugés, en montrant que, si la certitude de la survi vance des êtres aimés et de leur constante assistance autour des vivants a une immense portée morale, _ c’est l’expérience délicate, c’est l’appareil physique enregistreur qui doit être appelé à l’appui de cet ensei— gnement qui a sauvé tant d’âmes et consolé tant de désespoirs.
.. 22:.21-< . v,,, 8 L’INITIATION Les livres de Léon Denis ont fait plus d’heureux que bien des traités pédants de philosophie, et bien des âmesdésenchantées ont puisé dans Après la Mort des certitudes que les déclamations des rhéteurs eussent été incapables de leur fournir.
Aussi c’està juste raison que je mejoins à vous tous pour acclamer et pour applaudir le grand charmeur d’Esprits incar nés et désincarnés auquel vous avez confié la prési— dence du Congrès, à l’unanimité. Qu’il me soit permis de regretter avec vous tous l’absence dans les discussions de notre cher ami Gabriel Delanne.
Après avoir été à la peine, après avoir travaillé à l‘œuvre ingrate de l’organisation, la maladie l’a empêché d’être à l’honneur; mais si son corps n’a pas été ici, son esprit a inspiré bien des résul tats et bien des communications.
Cette rigueur de méthode, cette discussion serrée des phénomènes, c’est à lui que nous la devons, et en souhaitant son prompt rétablissement, nous sommes heureux de constater son action réelle dans tous les travaux du Congrès.
Il serait ingrat de ne pas signaler les efforts de Laurent de Faget, de Baudelot, de Bouvéry, qui, cha cun de leur côté, ont aidé à notre succès, et per mettez-moi, pour ne pas être incomplet, de citer le nom du libraire spirite, M. Leymarie, dont la revue . a bien voulu annoncer avec sympathie le Congrès.
Et que je n’oublie pas la phalangedes docteurs qui, brisant avec les errements d’une Faculté qui fait tant de sceptiques, ont eu le courage de nous apporter l’appui deleur autorité et de leur savoir. Saluons tous le Dr Moutin, qui, seul, a été défendre “In
CONGRÈS SPIR1TE ET SPIRITUALISTE 9 . ..;.;.«.;.W«Ï le spiritualisme chez les hypnotiseurs et qui asu con duire à la victoire une grande section des forces du spiritisme. Rendons hommage aux Drs Bayol, Bonnet, Baraduc et Chazarain qui nous ont fait des communications si intéressantes et si rigoureusement scientifiques; au commandant Tegrad, dont les photographies ont ému lès plus sceptiques des matérialistes.
Enfin, remercions tous M. Duval, qui apporte au Congrès et à tous les organisateurs ses merveilleuses qualités d’administrateur. A côté des emballements et des enthousiasmes, il représente la prudence et la persévérance.et nous devons bénir l’invisible de nous avoir permis de compter des hommes de cette valeur et de cette expérience parmi toute la folle jeunesse des organisateurs.
Il a rassemblé nos deniers et, chose plus rare, il les a défendus et protégés, et nous lui devons bien des économies dont nous saurons tous lui être profondément reconnaissants. Je ne puis quitter la section spirite sans vous ' signaler la très belle exposition à laquelle Delanne et ses amis ont pris une si grande part comme organisa— teurs et qui contribuera, j’en suis persuadé, au succès de la doctrine dans l’avenir.
Enfin, maintenant que j’ai parlé des personnalités agissantes dansle Congrès, laissez-moi vous rappeler l’activité de ces groupes et de ces travailleurs dispersés partout; laissez-moi signaler les patients organisa« teurs de nos succès passagers qui nous précèdent et qui nous suivent etpermettez-moi de saluer avec émo tion ces groupes comme celui de Mme Laffineur, ces W4 - : imam-w >>»" ‘ -—
Io L’INITIATION réunions anonymes comme celles de tantd’autres,où le monde visible s’unit au monde invisible dans l’amour 'et la charité des âmes souffrantes des deux plans. En terminant, permettez-moi de croire, dans l’im partialité que requiert mon rôle actuel, qu’il n’y a jamais eu d’hostilité entre le Kardécisme et la Science, pas plus qu’entre la lumièred’hier et celle de demain.
Et je salue avec vOus nos frères espagnols, qui, pour prouver la réalité vivante de la charité spirite, ont appelé cent cinquante pauvres des rues à partager avec eux le pain du corps en même temps que le pain de l’esprit.
Le drapeau d’Allan Kardec est celui de la charité et de l'amour universels, et ce sont là des principes qui ne peuvent ni changer ni vieillir et qui rendent la Science réelle, parce que c’est celle du cœur, et que celle—là est infaillible parce qu’elle est éternelle et qu’elle n‘a jamais trompé personne. 9 Que dirais—je de la section théosophique?
Elle n’a pas de président d’honneur sur ce plan, parce qu’elle en a un dans tous les plans en la per— sonne de H. P. Blavatsky que j’ai connu et pour la— quelle, quoi qu’On dise je professe une réelle admi— ration. J’exprimerai un regret, c’est de n’avoir pu la voir jouer le rôle auquel l’appelaient ses hauts enseigne ments.
La fatigue de son principal représentant, le Dr Pascal, les Occupations de l’homme affable et charmant que vous avez si justement élevé au titre de
CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE Il vice-président, M. Gillard, n’ont permis à cette section que de tenir une grande séance, dans laquelle ses enseignements, empreints de la plus haute spiritualité, se sont affirmés avec autorité.
J’aurais voulu la voir discuter cette question du végétarisme qui nous inté resse tous; mais j’ai tenu à la remercier du concours fraternel et dévoué qu’elle a apporté à notre Congrès et qui lui a permis d’être la véritable synthèse de tous les spiritualistes sans distinction d‘opinions.
J’ai aussi à parler de nous—mêmes, de cette section hermétique, à qui vous avez fait le grand honneur d’assister si L'nombreux à ses séances qu’elle a dû usurper la salle plus grande de ses frères spirites.
Nous nous sommes efforcés de vous présenter l’her— métisme sous ses aspects si multiples, nous avons dû vous le montrer dans ses multiples fraternités initia tiques, dans ses journaux, dans ses adaptations à la Mort et à la Survivance, à l’Alchimie, à la Kabbale, à laMéde ciné Hermétique et à l'lllu_minisme, dans ses rapports avec le Swedenborgisme et la Franc—Maçon nerie et en fin dans ses adaptations sociologiques et chrétiennes.
Qu’aurais-j e pu faire dans tout ce dédale de connais sances sans l’appui d’amis et de maîtres fidèles? Faut il vous rappeler les noms du Dr Rozier, de Barlet, de Sédir, de Jollivet-Castelot, du D! Chabaud, de S. U. Zanne, de Karl Nyssa, de Julien Lejay et de tant d’autres, comme M. Ernest Bosc, qui nous ont aidé de leur science et de leurs conseils?... ...—h
I 2 L'INITIATION Les applaudissements que vous leur avez prodigués pendant la session me dispensent de le faire, et je ne puis que me joindre à vous dans cette circonstance.
Mais si nous n’avons pu vous instruire comme nous l’aurions voulu, nous avons essayé de vous dis— traire et je garde un souvenir reconnaissant du grand bonheur que vous m’avez fait en venant si nombreux à nos promenades à l’Exposition et à la réception de la Société des conférences spiritualistes, à l’Hôtel des Sociétés savantes, ainsi qu’à nos loges martinistes dont la pauvreté est si peu habituée à de telles affluences.
Enfin, je remercie de tout mon cœur le président d’honneur de notre section, le Dr Nizier Philippe, de Lyon, et le comte de Népluyefi°, dont les noms brillent en tête de nos travaux et nous guident, comme les phares ramènent au port les navires perdus dans la tempête et dans la nuit. Voilà la revue des sections terminée. Parlons main tenant de nos aides dans tous les autres plans.
En tête adressons nos plus vifs remerciements aux présidents d’honneur du Congrès, qui nous ont illustrés du patronage de noms glorieux. Puis saluons avec reconnaissance le quatrieme état: la Presse, qui, malgré les exigences d’actualités plus intéressantes, s’est si activement intéressée à notre Congrès.
Remercions tout d’abord nos confrères mas culins et surtout la Nation, la Presse, l'Éclaz‘r, le Matin, le Journal et même le Temps des notes qui
CONGRÈS sexam: ET SPIRITUALISTE 13 nous ont été consacrées. — Si certains chroniqueurs ont iniænte’ en chambre leurs articles en Se donnant des airs réjouissants de pontifes, d’autres ont pris la peine de venir et de constater notre force réelle et notre union. Mais. à côté des hommes, que dire du vaillant journal des femmes : la Fronde.
Vous savez que dans le Spiritualisme nous rendons à la femme sa place légitime en la considérant comme la complémentaire de l’homme, ce qui indiquequ’elle n’est ni supérieure, ni inférieure, mais sur le plan d'égalité absolue avec l’autre pôle de l’humanité.
Eh bien! sans prendre des airs de psychologue grotesque, avec la modestie et la réserve qui accompagnent seules le vrai savoir, M“" Thécla, la rédactrice de la Fronde, a su donner chaque jour une idée générale des travaux de toutes les sections du Congrès. Je vous demande un vote spécial de félicitations pour la Fronde et pour sa vaillante directrice — qui ont donné une jolie leçon à bien des confrères orgueilleux.
C’est aux femmes que nous devons le succès de nos Congrès et c’est justement qu’on dit que celui qui a ' les femmes pour lui est sûrde la victoire. Ce sont elles qui, entre les sessions, préparent les réussites par leur incessant apostolat. Ce sont elles qui, abeilles infati gables, vont partout butinerle miel de la vérité.
Sachons ne pas être ingrats, en ce jour de joie, et rendons à la femme justice pour le succès de l’idée spiritualiste à travers toutes les classes sociales. Enfin, remarquons que le Congrès ne se terminera pas sans laisser des traces'vivantes de son action. Outre le volume que nous mettrons tous nos soins à
14 L’INITIATION préparer, vous avez voté ce matin, sur notre proposi tion, la création de délégués issus de toutes les écoles et dont l’existence nous assure contre toutes les attaques dans l’avenir, en nous permettant encore de prendre une vigoureuse offensive quand cela sera né cessaire. Au nom de la cause tout entière, je vous en adresse mes plus sincères remerciements.
Il reste à faire l’Union des directeurs de nos jour— naux dans tous les pays et j’espère que .le prochain Congrès trouvera cette - œuvre réalisée. Vous avez montré ainsi que la survivance existe non seulement. dans le plan invisible, mais aussi, de par ses œuvres, dans le plan visible.
Ce serait une ingratitude de ne pas joindre à nos remerciements l’assistance tout entière, ces délégués étrangers venus de partout pour illustrer notre Con grès et que nous avons tous été si heureux d’entendre etd’applaudir, et permettez-moi d’être injuste un peu en vous demandant une mention spéciale pour nos frères espagnols, alors que tous les autres délégués mériteraient une pareille et légitime égalité.
Voilà, mes sœurs et mes frères, ma tâche terminée. Je dois,en prenant congé devous qui m’avez tant gâté, remercier le Bureau du grand honneur qu’il m’a fait en me confiant les fonctions de secrétaire général, alors que tant d’autres en étaient plus dignes. C’est généralement la place des jeunes et vous avez sans doute voulu me permettre de saluerde loin,et pour la
CONGRÈS SPIRITE ET SPIRIÏI‘UALISTE I5 dernière fois, unejeunesse fuyant à grands pas. Merci de m’avoir encore permis d’avoir cette douce illusion. Mais je pense qu’il faut nous élever plus haut et, nous rappelant que nous sommes tous des serviteurs de l’invisible au même titre, constater que, soldats d’égal grade dans la bataille, notre humilité et notre courage dans les épreuves nous distingueront, seuls, de nos frères.
Rangeons—nous donc autour du drapeau spiritualiste et saluons tous en même temps le Père céleste qui montrera à nos adversaires comme à nos amis, qu’unis dans une même fraternité nous recher— chons tous avec un égal amour LA VOIE, LA VÉRITÉ, LA VIE, LE VERBE ET LA LUMIÈRE. ' SECTION HERMÉTIQUE . PROPOSITIONS & VOEUX Lundi 17 (matin). — Sur la demande du la :j: Ch.
Barlet, la section-adresséses plus vives félicitations au Mis de Saint-Yves d’Alveydre pour la prodigieuse dé— couverte de l’Archéomètre exposée par le Dr Papus. Soir. — La section émet le vœu de voir nommer une commission mixte de spirites et d’occultistes chargée de réaliser l’union des Fédérations spirites te
16 L’INITIATION des Fraternités occultistes par l‘envoi réciproque de délégués. Mardi 18. — Établissement d’une monographie dé— taillée des diverses phases du phénomène de la mort, par toutes les sections. — Étude des appareils desti nés à prouver la survivance par les recherches de la force psychique et ses diverses manifestations. — Re— cueil de faits établissant les diverses conditions de la Réincarnation.
Mercredi 19. -— Félicitations à la Société alchi— mique de France et àson président: Jollivet Castelot. — Voeu de l’étude sérieuse par les savants officiels de l‘AIchimie, considérée comme la vraie philosophie de la chimie. Jeudi 20. — Félicitations àl’Écolc hermétique pour l'établissement de ses cours gradués de Kabbale. — Vœu dei’étude approfondie du Babysme par les Occi dentaux.
Vendredi 21. — Étude par les hermétistes de I’Ho mœopathie. — Félicitations à la Société d‘Initiative homœopathique. Samedi 22. — Vœu de l’étude spéciale par tous les spiritualistes des œuvres de Swedenborg et de Louis Mic‘hel de Figanières.
Dimanche 23. — Étude impartiale de toutes les Re ligions. — Étude spéciale par les voyants des divers faits produits pendant l’exercice du culte dans le Christianisme. — Vœu du développement des véri— tables chevaleries chrétiennes laïques. —— Félicitations à M““’Lay Fonvielle pour les curieux et importants ré sultats obtenus par sa médiumnité. —- Félicitations au _r,,,__
CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE I7 \ Dr Philippe et à son école pour la méthode employée à Lyon et qui consiste essentiellement à donner la preuve expérimentale de toute affirmation se rappor— tant au’x forces psychiques. Lundi 24. -— Félicitations à M. S.-U. Zanne pour sa communication. — (Soir). Renouvellement des félicitations à Mme Lay Fonvielle.
Mardi 25. — Vœu de l’étude approfondie de la Sociologie par toutes les écoles hermétiques. —'Féli citations à MM. Barlet et Lejay pour leurs travaux. — (Soin) Vœu de l’étude suivie de la Psychométrie par toutes les écoles. Mercredi 26‘. —— Voeu de la diffusion des idées spiri tualistes dans la Franc—Maçonnerie. — Félicitations au Rite swedenborgien récemment établi à Paris pour son caractère nettement symbolique et spiritualiste.
DIPLÔMES D’HONNEU R La section hermétique, à l’occasion du Congrès, a demandé à l’OrdreMartiniste de décerner des diplômes d'honneur aux personnes dont les noms suivent : 10 A ses deux présidents d’honneur : MM. le D“ Nizier Philippe (de Lyon). Nicolas de Népluyefi‘. 2° Aux présidents et secrétaires des sections du Congrès : MM. Léon Denis; Gillard; Durville.
' ‘l 8 L’INITIATION ‘3° Aux membres dela section hermétique qui ont illustré de leur talent les séances de la section : MM. Barlet, Dr Rozier, Ch. Grolleau, Sédir, S. V. Zanne, Lejay, Ernest Bosc, Dr Chabaud, Sacy, Jollivet Castelot et Mme Lay Fonvielle. 40 Aux personnes dont les communications et les travaux ont illustré la cause du spiritualisme sans distinction d’école. MM. Le marquis de Saint—Yves d’Alveydre, pour son archéomètre.
Le Dr Baraduc, pour ses expériences pratiques sur le magnétomètre. ' Le Dr Bayol, pour ses recherches expérimen tales. ‘ Le Dr Girgois, pour son étude sur la volonté. A. Rosabis, pour son rapport sur Mm Lay Fonvielle. RAPPORT Lu à la séance de la Section Hermétique du 23 septembre 1900 ÉTUDES ET OBSERVATIONS FAITES SUR LE MÉDIUM LAY FONVIELLE La présente note n’a nulle prétention d’aborder l’étude de fond des phénomènes observés sur le mé
CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE [9' dium M“le Lay Fonvielle, et de la nature même de l’Esprit qui préside à ces manifestations. C’est seule— ment un relevé d’observations, de natures différentes, destinées seulement à contribuer à l’étude définitive du cas intéressant qui se présente.
Je rappellerai seulement ici que Mme Lay Fonvielle est un médium à incarnations, c’est-à-dire que, après un instant de trance, la personnalité de ce médium disparaît pour faire place à celle d’une enfant nommée Julia, qui peut ensuite elle—même être remplacée par d’autres, dans des conditions que nous indiquerons.
Nous diviserons notre examen en plusieurs parties : I° Examen de la réalité du phénomène et motifs à l’appui; 2° Examen du remplacement des personnalités, et mode opératoire; , 3° Rappel de quelques faits d’observation de di verses natures, et sur divers plans, avec les vérifica— tions ultérieures; 4° Étude de l’esprit lui-même, et recherche de sa famille.
1 ° Examen de la réalité du phénomène, et motzfs à l’appui. —— La première question qui se pose est d’abord de savoir si le médium fraude ou non; puis il faut voir si c’est un cas de somnambulisme lucide, ou visions simples par le sujet lui-même; enfin il reste à établir que c’est réellement une personnalité étran— gère qui se substitue à celle du médium. La question de fraude semble devoir être écartée d'une façon très complète par plusieurs observations
20 L‘INITIATION absolument concordantes: le médium éveillé a un accent méridional assez prononcé, qui disparaît tota lement pendant l’état de possession; le timbre de la voie change également, et enfin, lorsque la personna lité de Julia s’efface momentanément pour faire place à une autre, la voix, l’accent et le timbre changent encore.
Lorsque, comme nous avons pu le constater par nous-même, l’être qui remplace Julia est totalement inconnu au médium, sa voix est cepen dant reproduite avec une vérité absolue, surtout s’il s'agit d’une femme; les organes du médium ne pou vant, par leur constitution physique et leur élasticité limitée, se prêter avec autant de lacilité à la produc tion des tons bas et graves de certaines voix d’hommes.
Cependant, même dans ce cas, l’approximation est très suffisante pour permettre de reconnaître la voix etle timbre de voix caractéristique de l’être annoncé lorsque le consultant ou quelqu’un dans l’assistance l’a antérieurement entendue.
Lorsque le médium, à l’état éveillé, est souffrant, ce qui lui arrive assez fréquemment en raison des conditions danslesquelles il vit, il lui arrive d’être pris de spasmes et de vomissements d’origine nerveuse ; la face est pâle et un peu verdâtre, l‘aspect général indique nettement la souffrance.
Si à ce moment le médium entre en trance et laisse la personnalité étrangère prendre possession de son corps, toute trace de souffrance disparaît, la figure se colore de nouveau, toute trace de malaise disparaît, et cela tant que le médium n’est pas revenu à l'état de veille. A ce moment seulement, les malaises reparaissent, les
CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE 21 traits se contractent de nouveau et la pâleur réappa raît.
Pendant l’état de possessioh, le médium est parfai tement lucide, il lit la pensée même des personnes présentes, et nous avons un certain nombre de fois noté que, pendant que le médium était en train de répondre à une de nos questions formulée verbale— ment, il s’arrêtait brusquement et répondait à la ques— tion que nous voulions lui faire lorsqu’il aurait fini de répondre à la première, et avant que cette question suivante n’eût été formulee.
Ceci du reste ne s’est pré— senté qu'après un certain nombre de séances d’étude, mais nous parait suffisant pour éliminer toute trace de fraude.
Enfin, et comme d’ordinaire le médium après ré— veil ne garde aucun souvenir de ce qu’il a vu, entendu, dit et même ressenti pendant l’état de trance, seule la sensation de fatigue subsiste sans qu’il puisse en déterminer la cause, lorsqu’on lui a demandé un effort trop considérable ou un travail trop prolongé.
Sur le premier point, nous avons donc été conduit aux conclusions suivantes : Il ya réellement production de phénomènes étran gers à la volonté età la personnalité même du médium. Le médium ne fraude pas.
L’hypothèse d’un cas de somnambulisme lucide, avec visions directes par le médium lui—même, pour rait être soutenue, en raison d’un certain nombre de résultats d’expérience, si on les considérait seuls, dé— gagés des circonstantes environnantes; l’indication précise de la place d’un objet perdu ou égaré rentrerait
22 L’INITIATION dans cet ordre d’idées. La lecture du passé et de quelques probabilités d’avenir très proches, de faits en voie d’exécution sans que le consultant les connaisse encore, et vérifiés ensuite avec l’exactitude la plus complète, pourrait encore être invoquée, ainsi que la lecture directe des pensées au moment de leur forma tion, et avant qu’elles ne soient formulées.
On pour rait se croire autorisé, dans ces cas, à croire à un simple eflet de magnétisme, si on n’avait en plus de cela la modification complète de la voix, d’une part, et, comme nous le verrons ensuite, la vision d’êtres que ne perçoivent pas les somnambules relevant du magnétisme seul. De petits détails que l'on relève cou ramment lorsqu’on a un peu l’habitude des sujets magnétiques montrent bien ici que le cas est diffé rent.
En trance, le médium n’a plus aucune des idées, aucune des manières de parler, aucun des tours de phrase habituels à l’état de veille, et qui persis tent chez les sujets d’ordre magnétique ou somnam— bulique. Nous croyons, p_,our notre part, que le cas de som nambulisme lucide doit être absolument écarté, ainsi que toutemanifestation de l’esprit et de l’intelligence du médium lui-même, il ya donc ici autre chose encore et plus que cela.
Il y a donc à voir les causes qui mènentà admettre que l’esprit du médium est mis hors circuit pendant la trance, pour laisser la place à une entité extérieure .:_ou à plusieurs entités successives. Le fait de la subs titution d’esprit nous semble acquis par ce fait que, comme tout son entourage du reste, le médium éveillé
CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE 23 n’a que des notions assez vagues des sciences en gé néral et des sciences occultes en particulier. Les expli cations qu‘il donne à l’état de veille sur divers phéno mènes naturels diffèrent totalement de celles qu’il tournit à l’état de trance. Comme nous l’avons vu, la tournure d’esprit et les locutions habituelles diffèrent du tout au tout, indépendamment des’modifications de la voix.
On a très nettement l’impression d’une autre individualité, absolument distincte de la pre— mière.
Cependant, dans un examen comme celui-ci, les impressions personnelles doivent faire place à des faits, et c’est sur la modification de la voix, de la tournure d’esprit, des locutions habituelles et sur l’étendue des connaissances comparées du médium à l’état de veille et à l’état de trance que nous nous appuyons pour admettre la substitution de persom nalités.
2° Examen du remplacement des personnalités et mode opératoire. — Nous avons à examiner ici les cas suivants : Remplacement de la personnalité du médium par celle de l'esprit habituel, Julia; Remplacement de J ulia par une autre personnalité déjà venue se manifester dans le médium; Remplacement d’une des individualités habituelles par une autre venant pour la première fois se mani— fester dans le médium.
La première modification constitue l’entrée en trance proprement dite, elle se fait rapidement.Après quelques instants de prière, le médium renverse la
24 L'INITIATION 1.-»..— tête en arrière, les mains se joignent et les bras s’al longent en se raidissant pendant que le corps du mé dium est secoué de quelques tremblements, les traits se convulsent, le médium a deux ou trois inspirations saccadées et successives, puis l’expiration‘ de l’air se produit, les bras redeviennent souples, les yeux sont fermés, le médium s’amoindrit et se ratatine pour ainsi dire, et Julia annonce son arrivée en disant bonjour.
La voix est celle d’une enfant, l’accent légè rement traînant, le timbre frais et très jeune; le phé nomène persiste tant que Julia est présente. La sortie de trance et le réveil du médium repro— duisent exactement les mêmes phénomènes, mais en sens inverse, lorsque Julia et dit bonsoir ou au revoir; on retrouve alors le médium telqu’il était auparavant, l’accent méridional a reparu.
Chacun de ces passages dure en tout de dix à vingt secondes. —- Le remplacement de Julia par une autre person— nalité accoutumée, c’est-à—dire qui s’est déjà mani festée dans le corps du médium. se fait plus rapide— ment encore, par une simple secousse; c’est plutôt l’effet produit par une personne nouvelle entrant dans la conversation, qu’une substitution d’esprit comme dans l'entrée en trance.
Julia revient ensuite prendre sa place lorsque l’entité appelée a été congé— diée ou s’est retirée. — Le remplacement de Julia par une personnalité non accoutumée est, la première fois, toujours accom— pagnée d’une nouvelle trance reproduisant exacte— . ment l’agonie réelle de la personne morte que le con o. A — = A.., I l l l
CONGRÈS serrure ET SPIRITUALISTE 25 sultant appelle. Nous avons pu vérifier par nous-même l’exactitude de cette transformation. Nous avons assisté en effet à la venue de deux êtres appelés pour la première fois.
Pour l’un d’eux, à la mort duquel nousavions per sonnellement assisté, la reproduction de l’agonie a été absolument exacte, et très douce, le passage s’est fait sans souffrance, et après un moment de silence le médium s’est redressé, rallongé, et à ce moment la voix, le timbre et les locutions habituelles reprodui saient exactement les mêmes quantités chez la per sonne appelée.
Des choses dites quelques jours avant la mort ont été rappelées, ainsi que des détails abso lument inconnus du médium, et que nous n’avions jamais donnés à personne.
Il y a lieu ici d’écarter la suggestion mentale, les premières paroles prononcées après la trance, par cette voix connue, nous ayant pendant un instant surpris et ne nous ayant pas en suite laissé assez de temps pour rassembler nos sou venirs et pouvoir exercer, même inconsciemment, une suggestion sur le médium.
Une expérience de cette nature nous semble devoir suffire, même en l’absence des faits antérieurs, à con vaincre toute personne de bonne foi, opérant avec les garanties nécessaires pour s’assurer de la réalité du phénomène. La venue du second des êtres appelés s’est produite dans les mêmes conditions d’exactitude en ce qui con cerne les derniers moments.
N’ayant pas assisté à la mort, nous n’avons pu vérifier cette fois par nous même l’exactitude de la reproduction, mais elle a mw..mmm— :Il-l'l..
26 L'INITIATION été certifiée conforme par une personne présente, qui avait vu la mort de l’être appelé. Cette fois l’agonie a été longue et difficile, elle a duré environ dix à douze minutes, pendantlesquelles le médium n'a pas cessé de souffrir. Les mains et la figure étaient ruisselantes' de sueur, le visage convulsé, et on a dû à plusieurs reprises essuyer une écume blanche légèrement rosée qui s’échappait de la bouche, entre les dents serrées.
Ici encore, la voix était encore une fois changée, et a été reconnue par les personnes qui l’avaient anté* _ rieurement entendue. A la suite de cette expérience, après réveil du mé— dium, ce dernier était brisé de fatigue, ce qui n’a rien d’extraordinaire étant donné les souflrances en— durées pendant la trance secondaire provoquée par la venue de la personnalité appelée.
3°Rappel de quelques faits d’observation de diverses natures. — Nous indiquerons ici, et seulement à titre de renseignements, quelques faits d’observation con— trôlés qui permettront de se rendre un peu compte du degré d’exactitude qu’il est permis d’attendre des indi cations données par Julia.
Au cours d’une consultation, comme une des per— sonnes présentes parlait d’un parent, non présent à l’expérience, le médium dit immédiatement : « Oui, cette personne est dans un endroit au bord de la mer, avec des tas de gens qui ne parlent pas français, » et elle donne des nouvelles de sa santé. La personne en question était en effet en voyage à l’étranger, et une lettre arrivée le lendemain donnait confirmation , ».r "nuaw"‘nrW :—-. .= .
CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE 27 exacte des renseignements fournis la veille par Julia, par l’entremise du médium. Personnellement, et pour éviter toute fraude, nous avons demandé où pouvaient bien être deux objets que nous avions cherchés chez nous, depuis plus d'un mois, sans les trouver, et que nous estimions 'perdus.
Julia nous a répondu qu’ils n’étaient pas chez nous, mais chez une personne à qui nous—les avions prêtés, ce qui était vrai, nous croyions même «qu’elle nous les avait rendus depuis longtemps. Julia nous adit l’endroit exact où ils se trouvaient chez cette personne, aajouté qu’il n’y avait pas beaucoup d’ordre chez elle, mais qu’elle les ferait retrouver et rendre dans trois ou quatre jours.
Dans le délai fixé, ces objets étaient retrouvés et nous étaient-rendus avec excuses de ne pas l’avoir fait plus tôt. Priée d'intervenir pour faciliter un travail difficile qui devait avoir lieu le lendemain, elle a répondu qu‘elle ferait son possible. Au moment voulu, les dif— ficultés disparaissaient un instant, juste le temps né cessaire pour travailler, ‘et recommençaient ensuite.
Dans ce cas, comme dans tous les analogues, il faut y mettre du sien et avoir un peu de patience, l’aide promise se fait parfois un peu attendre, mais elle arrive toujours au moment nécessaire. A côté de ces quelques faits d’ordre matériel, il’ faut placer aussi la vérification faite de l’état d’éléva— tion d'esprit de certains êtres et de certaines entités, vus par Julia de la même façon que plusieurs voyants et contrôlant leurs indications. La forme, l’aspect et la luminosité de ces êtres sont www-‘MW ...«.u.r w-s...c _ «-..q-g,«.fl—wäq<œ“m‘—wfi«m‘M-wekme
2 8 L’INITIATION 11 vus ensemble par Julia, qui indique également l‘effet produit par leur présence, attraction ou répulsion, et le degré d'intensité de ces impressions. Les divers voyants, selon le plan dans lequel ils voient, per çoivent en effet un même être par différentes qualités; Julia, au contraire, indique toutes les qualités séparé— ment perçues par les autres voyants.
Dans l’ordre animique, Julia donne beaucoup de consolations et de tranquillité, et il est rare qu’on revienne sans rapporter en soi un peu de confiance, un peu de paix ou un peu d’espérance, elle agit réelle ment et effectivement sur les esprits qui souffrent, et si cette vérification échappe au mètre ou à la ba lance, elle en n’est pas moins faisable pour tous ceux, et ils sont nombreux, qui ont des jours d‘inquiétude.
Personnellement encore, nous avons pu vérifier le fait, à date récente et d’une façon très sensible et très rapide. 4° Étude de I’Espril lui-même, et recherche _de sa famille. — Tout d’abord, l’Esprit qui se manifeste dans le médium étudié est absolument chrétien,sans faire de ce terme une expression désignant une con fession religieuse plutôt qu’une autre.
Julia està un très haut degré remplie de l’Esprit du Christ, Esprit de consolation, de paix et d’amour de tous ceux qui souffrent, sans exception et sans distinction. Elle reconnaît le Christ comme Dieu, et n‘en parle qu’avec une vénération et un amour profonds. Comme famille générale d’Esprits, elle est donc d’un ordre pur et très élevé, et c’est à cette élévation "k .—
CONGRÈS SPIRITE E;I‘ SPIRITUALISTE . 29 même qu’elle doit très certainement sa puissance de consolation . Elle possède comme autre caractéristique une façon de parler toute spéciale qu’on retrouve quelquefois parmi les hommes, mais seulement parmi ceux qui ont l’esprit et le cœur tout particulièrement ouverts. Elle ne dit jamais :« Je ferai », elle dit :« Je deman— derai qu’On fasse ».
Humble et douce, elle aime et elle prie, et ceux qui prient avec elle obtiennent beaucoup. Elle ne ment jamais, contrairement à beaucoup de soi-disant Esprits qui ne sont que des manifestations ,de l’esprit même du médium, ou d’entités d’ordre inférieur.
Dans l’évaluation des probabilités d’avenir, elle reste toujours très réservée, en m‘indiquant les faits que lorsqu'ils doivent réellement arriver; elle sait qu’un homme prévenu peut modifier dans une cer— taine mesure les faits à venir et elle en tient compte, elle ne fait donc pas seulement la lecture des clichés d’avenir, mais elle sait encore distinguer leur inten sité et leur force, c’est-à-dire le degré de probabilité deleurréalisatîon.
Elle sait que la terre tout entière est sous la garde d’un Esprit unique, qui est le chemin par lequel passent toutes les prières des hommes pour arriver au Christ. Elle le connaît etle décrit comme un être parfai tement bon et miséricordieux, mais aussi parfaitement juste, et connaissant les raisons cachées des choses que les Esprits eux-mêmes ne savent pas. Elle l'appelle le Père de la famille, l'Ami de l’Ami ou le Chien du , _‘,,. r_,.__..\......,c.-...e.m mais“.
30 L’INITIATION Berger. Elle reconnaît et distingue les êtres et les hommes des diverses familles spirituelles, qu’elle sait classer par hiérarchies montantes ou descen dantes, et dans l‘ordre spirituel elle doit, en raison de toutes ces facultés, appartenir à une famille ou chaîne d‘Esprits d’un ordre très élevé, constituant des esprits directeurs de groupes ou de collectivités.
Résumé. — Les phénomènes manifestés par le mé dium Lay Fonvielle sont réels, exempts de fraude ou de supercherie. Ils sont dus à la manifestation par l’entremise du médium d’un Esprit extérieur qui prend le nom de Julia. Cet Esprit est doué de pouvoirs spéciaux au point de vue moral. Il est d’un ordre très élevé, auquel il doit toute l’étendue de ses qualités, et son pouvoir de conso lation. Il est essentiellement chrétien. ROSABIS. Paris, le 21 septembre 1900. M 4=" ., wr l—-—_B——_.....y __;, ÏA
""" PARTIE (Cette partie est ouverte aux écrivains de toute eçole, sans aucune distinction, et chacun d'eux conserve la responsabztzte excluswe de ses idées.) RÉVÉLATION DE L’AUTORITÉ TESTIMONIALE (Suite) Cela ressort de la thérapeutique spirituelle, que les représentants du culte avaient cru‘pouvoir monopoli ser et qui leur échappe chaque jour parce qu’ils ont éloigné de leur esprit ces deux phrases du sermon de la Montagne : « On n’allume pas une chandelle pour la mettre sous un boisseau, mais on la met dans un chandelier et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
« Gardez-vous des faute prophètes qui viennent à vous en habits de brebis, et qui au dedans Sont des loups dévo rants. n ' ' C’est ce que le gros .bon sens populaire,» uo;c populi, uoac Dei, affirme en disant: ce n’est pas l‘habit qui fait .le moine.
Mais c’est surtout ce que l’épopée christique sanctionne en cette grande édiction, preuve physique de l’existence de Dieu : «Nul n’arbitre la sphère où il évolue. » Il existe des lois optiques, qui président à la percep tion des couleurs, dans lesquelles les jeux de lumière apportent leur vertu génératrice, leur valeur produc tionnelle. _ ..«_...x.__ —‘{‘..4..\- \—“‘."“Uï“'>"_"
32 L’INITIATION [OCTOBRE C’est ainsi que de la valeur rouge, seulement, peut sortir la valeur blanche; c‘est-à-dire la Iranssubslantia lion, absolument comme le Christ a mis à exaltation l’humanité eucharistique par l’ohlation celtique de l'hostie sanglante, absolument comme le pape blanc sort du conclave des cardinaux, qui sont des hommes rouges, absolument comme dans le jeu le gain sort entre la noire et la blanche.
C'est ainsi que la valeur métisse, roux violet, nuance composée de rouge et de noir, produit elle—même les cardinaux, sortis de l’assemblée des évêques, hommes violets métis, qui sortent eux-mêmes de la masse noire, les prêtres. De même en est-il dans la grande famille humaine: noirs, métis, rouges, blancs. Or, en la loi physique, nulle valeur ne saurait se dégager en typq individuel, collectif, général, sans compression.
Les martyrologies de toutes les croyances, même celles.des anarchistes, n’ont jamais eu d‘autres raisons physiques que celles-ci. Mais comme ils n’admettent pas de hiérarchie dans le dégagement génial, ils cherchent vainement leur voie directionnelle dans les ténbères, viatica, uatican, le lieu d’où partie jalon directeur. C’est que le retard du progrès social provient de l’incompréhension des mœurs dynamiques.
C’est de l’ignorance du régime incommutable (les mœurs dyna— miques que provient la soufirance sociale, en son sens le plus généralisé et le plus particularisé a la fois. La réside le germe des principales maladies ané miques et organiques, dont la solution reste solidaire de la pénétration la plus étendue du régime électro magnétique.
« Donnez—moi les mœurs des forces, les mœurs dyna miques, disait un jour M. Gustave Trouvé, et je ferai leur régimination. »
Œ""‘"“ 1909] RÉVÉLA’I‘ION DE L’AUTORITÉ TESTIMONIALE 33 Nous répondrons au célèbre électricien que les mœurs dynamiques ont été données dans toutes les écoles philosophiques, eu égard à l’appropriation de possibi lité pratique de leur temps, école celtique, hébraïque, indoue, grecque, romaine, arabe, chrétienne.
La ter reur en apparaît toute lumineuse dans toute la méthode doctrinaire de Jésus, qui, les ayant établies en sa qualité de Verbe Éternel, au nom du Père prin— cipe souverain dont il procède, ne cessa jamais de s‘en autoriser dans l’accomplissement de ses œuvres en sa qualité de possesseur des ressorts fonctionnels des lois harmoniques, à l’aide desquelles il a pu canaliser l‘évolution des dynamismes sociaux.
Canaliser, c’est régiminer des forces qui. s’excentri cisent.C’est en cela que réside toute la vertu tant insoupçonnée de la thérapeutique animo-organique, mise en échec depuis assez de temps par l’ingérence néfaste dans le tourbillon humain des ‘excentricités nerveuses, dont on peut se rendre maître par l’applica tion caloristah‘que.
C'est là que repose l‘énigme de la santé et de la mala die, de la paix et de la guerre, des aliénations et des conquêtes, des intériorisations et des extériorisaiions, des inanimismes et des exanimismes, dont la coïnci— dence d'action simultanée ou successive, mais tou— jours complémentaire, a pour but d’établir une série de commutations dynamiques dont la résultante tend vers la réalisation de l‘harmonie.
De même qu‘au point de communication entre tout générateur de forces et le récepteur mécanique qui en canalise l‘énergie, doit toujours être ménagé unvolant régulateur pour en modérer les excentricités, de même tout élément qui excentricise outre mesure des forces vives, en même temps qu’il perd intérieurement la notion de sa conscience sociale, éprouve fatalement, à certains moments, le besoin physique de régulariser le jeu extérieur de ses ondes excentricîsées en se cher 2
34 L’INITIATION chant un point d‘appui de résistance et de recentricité. C’est en l’application de ce régime incommutable de la grande physique universelle que consiste toute la gravitation astrale, édictée par lsaac Newton, et très nettement discutée et expliquée par Eugène Turpin, dans ses intéressants travaux de la prison d’Étampes, et par M. Denis Cochin, dans le Monde Eælérieur.
Là se trouve le secret de tous les rythmes de flux et. de reflux, d‘attraction et de rétraction, de projection et de retour, la l’énigme de tous les exodes, de toutes les migrations, de toutes les errances. Tel est l’état d’âme des races israélites et anglo saxonnes, suggestionnées par les édictions de Jésus et d’lsaac Newton. Telle est l’énigme de la guerre de 1870.
Telle celle du conflit anglo-boer, telle celle du heurt sino-européen, — traduisez Caïno—Abe‘lique. — Telle celle de la question d’0rient, sphyme social multiple et multit‘ace, nœud gordien de tous les temps, dont le dénouement prochain appartient à l’instauration cons— ciente de l‘Internationalisme. Liaison des nations entre elles et du Sionisme, complément fonctionnel de l’An— tisémilisme et du Sémilisme.
Tel est l’état d’âme de l’humanité, en passivité plus 011 moins consentie dans se chaos social des contrastes en gésine de génération harmonique. La grande loi tendant à la réalisation harmonique, qui ne peut se produire sans compression, c’est donc le dégagement génial. Quand l’énigme estréve‘lée, la compression diminue, son jeu s’harmonise, c’est l’œuvre de pondération, la lumière approche. .
Et s’il est une étude qui puisse contribuer à la solu tion du grand problème social, c’est assurément la connaissance approfondie des lois harmoniques. L’harmonie est une langue universelle parce que la vérité qu’elle porte une fois dévoilée apparaît illumi— néepour tous. " t
RÉVÉLATION DE L’AUTORITÉ TESTIMONIALE 35 !""‘" Elle a des lois mathématiques dont elle ne saurait dévier. Il existe une gamme dans toute évolution qui tend à ‘ l’harmonie, dans toute conception artistique et scien tifique, comme dans toute conception religieuse, so ciale et politique.
La gamme y constitue une échelle où les graduations se succèdent avec une régularité parfaite, quand elle revêt la qualité chromatique, nom que l’on a donné par analogie aux lentilles de l’eau la plus pure qui assimi— lent le mieux les rayons lumineux.
' C’est en cela que consiste la loi des namérateurs, dans laquelle le diapason est fourni par le dénomina teur, car l’harmonie est une génération perpétuelle, et nulle génération ne saurait s’effectuer sans accord coïncident entre. ces trois éléments : ' Organe, milieu, adaptation.
Nous nous trouvons ainsi conduit à la conception d'une fraction qui s’achemine vers l’entier, xarra‘nô’lov, vers la réalisation catholique dans laquelle, par con séquent, le dénominateur représente l’apogée, et le nu— mérateur tend à équivaloir au dénominateur, de ma nière à constituer l’entier ô’lov.
Dès lors, en la conception respectueusement cons ciente de la vertu divisiotrinitaire: Le Père est au dénominateur; Le Fils est au numérateur; L’Esprit est au trait de fraction. Et l’Esprit évolue entre les.deux en consensus harmo- ' nique. . Cette conception du consensus harmonique nous con duit à l’idée d’une quatrième valeur, l’accord, qui unit les notes de la gamme, de même qu’il unit l’action du Père, du Verbe et de l’Esprit. 4 ,C’est la sublime pensée de Joubert que nous avons citée dans notre proclamation des Charcutes:
56 L’INITIATION « Plus une parole ressemble à une pensée, une pensée à une âme et une âme à Dieu, et plus tout cela est beau. » C’est, en perspective réconfortante de restitution de la planimétrie sociale, l'équivalence respectivement complémentaire de l’action humaine et de l'action di vine. .
C’est la mise au point, en réalisation conceptive et applicative, de la grande harmonie. _ Dans la musique dégamme‘e, pourrions-nous dire, en quelque sorte, la séparation des notes n’est qu’appa rente. Les notes sont toujours reliées entre elles par les ondes musicales, et le plus ou moins de coloration de ces ondes au sens de leur sonorité constitue la plus ou moins grande qualité harmonique.
Il existe donc une influence latente, mais non moins effective de l’accord, qui, par sa répétition d’aboutisse ment final de la première note DO, nous ramène encore au nombre 4 : Accord montant: DO-MI-SOL-DO Accord descendant: DO-SOL-MI-DO Servant de trait d’union évolutive entre les notes de la gamme montante et de la gamme descendante.
Comme il faut un cinquième nombre de soutien d’har— monie, nombre quiniesseniiel, qui puisse permettre l’ascension musicale ; 'ce nombre nous est fourni tout naturellement au sortir de la cinquième note (SOL)par la dixième qui est le la qui signifie en interprétation littérale des caractères berbère-celtiques, puissance du principe de vie, que nous nommons noie diapasonique et qui implique légitimement l’idée d’harmonie.
Il importe de faire remarquer que l’accord de quarte, dit accord parfait, ne peut provenir que de la transfor mation de la tierce et de la quinte, dont l’union donne l’octave, car si on élève la tierce d’une mesure, mensura, ..‘—n—æ... ........ .
RÉVÉLATION DE L’AUTORITÉ TESTIMONIALE 37 UÏIIÏW d’un degré, on a la quarte; si on abaisse la quinte d’un degré, ou a la quarte, de nouveau. En fonction réversible, la quarte diminuée donne la tierce, augmentée elle donne la quinte. La tierce et la quinte sont donc qualitativement et quantitativement les éléments constitutifs de l‘accord, ce qui explique que leur union produit l’octave.
Ce qui fait concevoir que, si le nombre 3 est au ciel, le nombre 5 doit être à terre, et réciproqhement. Toute la conscience crucique est enfermée dans cette considération.
Nous ne pouvons ici traiter cette question si impor— tante de la Conscience de loi Croise, qui date en notre entendement de Clermont-Ferrand, 12 novembre, hôtel de la Paix, et qui est liée étroitement à l’interprétation des tifinars berbères trouvés par Morès à Alger et in— terprétés par Francis André sur l’autorisation pontifi cale dans le Novissimum Organon de Paray-le-Monial.
Nous y reviendrons tout particulièrement. il importe seulement de faire remarquer que, si nous appliquons, au sens du régime musical, généralement usité de nos jours, les lois d’harmonie, au contentieux judéo-biblique, nous nous trouvons toujours en pré sence de deux normes au point de vue religieux, so cial et politique. .
Norme judéo-maçonnique: appuyée sur la concep tion de la tierce. ‘ Norme galiléo—christique : appuyée sur la conception de la quinte. - ' Nous croyons opportun ici de signaler ce rapproche ment remarqué par nous dans l’étude récente de notre confrère Aurès Mundus sur la grande société secrète chinoise, que la dite société, à laquelle doit être attri— buée selon nous toute la perturbation actuelle, a été fondée en 1734, soit exactement-cent ans, unèiècle avant la venue de lord fleuri Brougham à Cannes, par cinq moines bouddhistes du couvent de Shao-Lin. Ces “enfin 1“"«‘w "
38 L’INITIATION moines avaient été miraculeusement sauvés de la des—1 truction complète de leur monastère et du massacre de cent vingt de leurs confrères, l’incendie et le massacre avaient été exécutés par un haut mandarin impérial dans le but de s’emparer de leurs richesses ; ils réor ganisèrent cette Société connue sous les noms de -« Brûleurs d’encens », « Lotus blanc », « Association de Hung », « Taï-Ping », r< les trois Societés unies », parce que l’association est fondée par la jonction du Ciel, de la Terre et de l‘Homme.
Cette Société prit dès lors un but politique bien dé fini: l‘exterminaiion des Tartares Mandchoux, la des truction de la dynastie des Tsing — croix radieuse de génération harmonique — la restauration de la dy nastie des Ming, — multiplication génératrice d‘har— monie, —— et la domination universelle.
L’analyse littérale indique que les deux dynasties sont complémentaires, mais que la Société secrète est gardienne des signes qui peuvent seuls légitimer la dynastie régnante. Car la grande Société secrète chinoise a très nette— ment la conception de la quinte, puisque son drapeau, dit drapeau de la charité et de la justice, a la forme d’un carré et au milieu est écrit le mot « Commandant ».
Autour de ce mot et en cercle sont placés les noms des cinq vertus: Charité, Équité, Égalité, Sagesse et Foi. Évidemment un pouvoir occulte ressenti de part et d‘autre, mais insuffisamment analysé, désunit ces deux valeurs complémentaires.
C’est ce qui existe chez nous entre les partisans de la monarchie qui ont usurpé la fleur de lys populaire que le peuple revendique aujourd’hui pour que puisse être légitimée la République de France, Lys LS prin cipe de vie spirituelle (I). (1) Lire à ce sujet la Loi salique, par C.-B. Favre, Nouvelle Revue du I5 avril 1899. -
RÊVÉLATION DE L’AUTORITÉ TESTIMONIALE 39 w‘F .... -- , . . . . .. ..-. .. rr-r-Av.mr—wu1Œ-v—Mlfÿm;äx îflffii}\h Voilà pourquoi surl’encadrement du haut du drapeau chinois se trouve écrit: « La cour céleste est le mo dèle de l‘Empire, à droite tous ensemble nous vivons en harmonie. n Cette Société a aussi la conception de la puissance numérique 4‘)< 9 : 36 = 3 + 6 : 9.
Cette société nous paraît posséder assez complète ment le secret des nombres qui lui fournit de grandes figurations testimoniales. Ce sont bien deux vertus complémentaires en gésine de génération harmonique.
' Fermant cette digression que nous avons crue d’inté rêt primordial, faisons maintenant remarquer que, pour aller de la tierce 3 à la septième 7 qui est le nombre de tout système divin, il faut traverser la quarte: 3 + 4: 7 et que, pour aller de la quinte nombre 5 à l’arbitrage d’harmonie nombre 9, il faut encore traverser la quarte: 5 + 4: 9. Dans l’un et l’autre cas, il faut donc passer par la croix.
Nous avons montré tout à l'heure que la tierce et la quinte étaient les éléments constitutifs de l’accord. Nous montrerons, de même, que le nombre 7 et le nombreg sont les éléments constitutifs de l’octave d’har monie, provenant de l’addition et de la soustraction d’une mesure:8—1=æ8+ 1:9. . Si maintenant nous doublons la quinte, nous avons. 5 + 5 : 10.
Nous atteignons la haute puissance 10 que nous trou vons indiquée dans les dix doigts de la main, comme force préhensive, qui est elle—même arbitrée par le nombre 11, lequel indiquela conception de deux grandes ' unités complémentaires: l’unité terrestre et l’unité ce’ leste.
' ' Il convient donc de faire remarquer que, de même, la tierce et la quinte sont les éléments constitutifs de l’accord, de même la puissance 9 est fournie par l’élé "ùat... ........
40 L’INITIATION vation ou l'abaissement d’une mesure. Si nous opérons avec les nombres 9 et 10 comme nous avons lait avec les nombres 7 et8, nous remarquerons que la puis sance 10, diminuée d’une mesure, nous donne 9 et ang mentée d‘une mesure nous donne Il.
Voilà donc nou— velle conception apparente à l‘horizon de la double »quinte et de la puissance suréminente II, qui arbitre les deux forces complémentaires: l’unité terrestre, l‘unité céleste; ou en figurant organiquement leurs colora tions respectives, la nuance jaune pour la terre, la nuance bleue pour le ciel se résolvant en vert, nuance espérance.
Le nombre 10 nous apparaît comme le terme d‘abou tissement d’une nouvelle échelle musicale composée de dix notes soutenue par un onzième nombre d‘arbi trage de suréminence, dans laquelle la note diapaso— nique la marquerait exactement la moitié de la course dans l’ascension de suréminence.
Ce serait en figuration organique les deux mains avec les dix doigts arbitrés dans leur action par notre vo— lonté. ” . \ C’est aussi, à un autre sehs de restitution politique, l’énigme coercitive du jeu de là Poulette dont le nombre apparent est 36 : 3 +. 6 = 9, mais dont le nombre réel lement actif y compris le 0 est 37.: 3 + 7 : 10.
Le nombre double serait donc comme .'{0mbPe apparent 72 : 7 + 2 = 9 composé des 64 notes ‘{nuSicales coy ronnées par l’octave d’harmonie, commè nombre réel lement actif, il serait 74 = 7 + 4 : 11 composé des 7, notes musicales couronnées du nombre puissant 10.
Il y a la une perspective des plus intéressantes Oll verte sur des avenues encore insoupçonnées (‘_Tui aSSÎmÎ leraient les sociétés dejeu et surtout Monaco ——‘«M0WI MOV unique image — au fonctionnement missionnel que nous venons d’indiquer à propos de la grande société de la Terre et du Ciel. Monaco paraîtrait être le nouveau jardin des Hespé
RÉVÉLATION DE L’AUTORITÉ TESTIMONIALE 4.1 _T,._ —-z-.: ...N«1. t.,.——n_..y-;fi: , rides, gardien inconscient et farouche du nombre de suréminence dont la pénétration explicative est né— cessaire pour la réalisation du passage du Fils de l’Homme.
Telle paraît être l‘énigme de ce pouvoir magnétique du nom, du lieu et du nombre qui git dans cette appel— lation magique de Monte-Carlo, — le Mont de l‘Arc, — l'Arc du Mont, — dont la roulette n’est, en réalité, que la figuration de méthode eucharistique, au sens du rapport constant et complémentairement harmonique des doctrines nominalistes, réalistes, universalistes et catholiques.
Dans cet ordre d'idées, c’est ainsi, au sens des con— ceptions harmoniques, que l‘on peut comprendre la haute mission du Christ venant révéler à l'humanité sa possibilité de transsubstantiation quintessentielle, en ascension de notre nature humaine et humano—divine. En dépassant le nombre 11, on comprendra aisément que toute la Conscience de la Croix: est enfermée dans cette considération.
Ainsi le nombre 12, qui est le nombre apostolique, est aussi le nombre de la croix. . On comprendra alors que le nombre 13 estle nombre du Christ lui-même, le nombre de médiation, dont la distribution numérique fournit l’accord 1 + 3 = 4. Voilà pourquoi l‘occultisme, faisant de ce nombre le nombre fatidique entre tous, en avait fait un signe d’ef froi pour les esprits faibles.
Par suite, le nombre 14 sera le nombre d‘autorité et de légitimité dont la distribution donne le double de l’esprit divin rappelant aussi le nombre des stations de la croix, et reproduisant analytiquement la quinte 11 + 4 = 15. ' Nous ne pouvons épuiser ici ce champ d'investiga— tions s'intéressant de l‘analyse des dynamismes numé riques. Nous en ferons l‘objet d’une note spéciale dont nous généraliserons toute laqportée. %. .t .
42 L‘INITIATION La musique, nous venons de l’expliquer, relève donc de toutes les lois dynamiques, et le grand développe— ment dynamique c’est l’Éleclricilé, produit résultant des f0rces harmonisées en accord de potentiel d‘en Haut et d’en Bas, puisque sans agent immédiatement apparent elle arbitre la pesanteur.
Il est donc de toute logique d’employer sa méthode pour l’explication comparative des organismes sociaux et pour leur réalisation dynamo-statique. , L’Électricité est soumise aux lois d’harmonie, les l‘ul gurations et les crépitations révèlent un défaut d’accord harmonique et trahissent toujours des déperditions dans la distribution mécanique des ondes dyna miques.
Voilà pourquoi un système électrique bien agencé est le seul moyen, médium. mécanique qui puisse réa— liser l’application de la gamme musicale, et puisque nous venons de donner l'explication fonctionnelle en in terprétation de la langue semnothéique des caractères berbéro-celtiques, du la orchestral et de l’accord, il ne nous parait pas sans intérêt d’en faire autant pour l’oc— toue et pour le mot gamme, aussi bien que pourchacune des notes musicales qui contribuent à la composition de l’octave.
G A M 1M E Harmonie de puissance en double multiplication génératrice de l'esprit. . v DQ distribution de forme RE en mouvement de +— SOL un rayonnement de forme élevée. souffle. LA du principe de puis— MI en multiplication ac— sance. tive. SI du souffle actif. FA du secret de puisD0 en distribution de sauce. -<— forme.
Pour quiconque a le sentiment musical, on peut très bien percevoir le mouvement coloré des ondes gam miques reliées entre elles par l’accord.
RÊVÉLATION DE L’AUTORITÉ TESTIMONIALE 43 Du reste, si nous avons vu qu’en prenant l’octave 8 et en agissant ainsi que nous avons fait pour l’accord, nous avons d’une part le nombre divin 7 et le nombre d’arbitrage d’harmonie 9, nous avons pu en conclure que les deux nombres 9 et 7 sont des éléments consti tutifs de l’octave d’harmonie.
C’est le jeu du témoi gnage et du témoin. ’ En considération de la grande évolution création— nelle, on peut dire que l’homme est le témoin de Dieu, et que l’animal est le témoin de l'homme. En considération du sélectionnement édénique, l’homme est le témoin de Dieu, la femme est le témoin de l’homme, le serpent est le témoin de la femme. Car l’homme fut sélecté de Dieu, la femme fut sélectée de l’homme, le serpent fut sélecté de la femme.
C’est donc le serpent qu’il fallait s'appliquer à péné trer. En considération de l’arbitrage d’harmonie, Dieu, @so’ç, le poseur est le témoin du suréminent, puisque la va— riation numérique du 7 au 9 autour du 8 produit le nombre divin 7, le nombre harmonique 8 et le nombre arbitral 9.
En interprétation musicale, le manque d’accord han monique provient de ce que les ondes sonores restent en partie en chemin et ne parviennent plus au tympan qui éprouve ainsi une sensation de cacophonie. Plus un instrument a de qualités vibratiles, puis il: est apte à produire des sons attachants. Telle est la théorie de la palette harmonique dans l’art musical. Et chaque branche artistique, faisons—le remarquer, a sa palette correspondante.
Ce que nous disons la pour la musique, nous le ré péterons pour la peinture, pour la sculpture, pour la poésie, pour la littérature, pour la physique, la chimie et la mécanique universelles, pour l’évolution création nelle de la nature, en un mot, pour toute conception, application et interprétations dynamiques. ‘
44 L'INITIATION « Du jour etde la nuit, dit magistralement notre cher maître, le Dl” Henri Favre, dans ses Batailles du Ciel, du feu et de l’eau cosmiques, du fiat lus: et des dispo— nibilités prénombriques, Dieu tire les fils mystérieux qui sous la navette et le battant du tisserand éternel forment le canevas sans fin des genèses infinies, la toile à double face qui s’enroule et se déroule et se colore de mille nuances que lui imprime le pinceau divin, de teintes chatoyantes et mortes que la poésie de provi dence dépose de cycle en cycle à travers les âges qui se suivent et ne se ressemblent guère. » Si Dieu tire du rien informe l’ensemble du quelque chose, c‘est que le Créateur est ce qui est, c‘est qu’il a ce qui est, c’est qu‘il se complaît dans ce qui peut être.
Que toujours donc la créature soit l’harmoniste du Créateur ! Mais, ne l‘oublions pas, lorsque dans ce monde les chaînes de vitalité sont rompues entre l’essence du Créateur et la disponibilité de la créature, l’interven tion artificielle devient nécessaire. De même le corps est le tabernacle de l’âme. De même l’œuvre est le reflet d’aspiration de l‘art. De même à l’œuvre, on reconnaît l‘artisan. De même au tableau on reconnaît l'artiste.
Car le geste est la traduction libre (le la pensée. Nul ne saurait être artiste génial, s’il n’est bon har moniste, et derrière tout harmoniste se cache un mé canicien et réciproquement. . Les uns et les autres sont des élèves de la Nature, la grande maîtresse enseignanIe dont la science peut seule nous fournir l’énigme du simple, ce pourquoi de toutes choses, en la Foi souveraine des visées su— prêmes en le temps pour l‘Éternité.
Car Dieu, le maître de la Nature. est le simple absolu harmonique omniscient et omnipotent. C‘est lui l’Arbitre éternel. _,
mww RÉVÉLA’I‘IÔN DE L’AUTORITÉ TESTIMONIALE 45 Ainsi qu’il est écrit dans le livre de la Sagesse qui dit de la souveraine Sapience : 0mnia disposaisti in numero pondere et mensura ! Gloria ergo in eaccelsis Deo ! Et Pans tecum ! MARCEL JOLLET, Celte Erram‘ et JuifErrant. A bon entendeur salut Cannes la Nazaréenne, mai—juillet 1899, Hôtel du Gourmet et du Commerce. Paris, juillet 1900. 10, rue Dupleix.
APPENDICE NOTES EXPLICATIVES Dans'cette étude, toute la partie qui traite des {lois d‘harmonie proprement dites est du 18 mai, trois mois après l’avènement de M. Émile Loubet qui nous appor tait le nombre 8 au numérateur de la fonction gouver nementale, aussi bien qu’au dénominateur,déterminant ainsi, comme nous l’expliquerons, le point catholique, 510v, l'entier. .
Nous donnerons, dans une note prochaine l’explica tion légitime de l’édification de la nouvelle église de Sion, et nous mettrons en pleine lumière la raison d‘État d’intérêt international de toutes les épreuves et passions sociales, en prenant comme exemple le cas de la France. Toute la Science provient des idées et de l’applica tion de l’idée. .._... .-iñ_. - "——
46 L' INITIATION . Les idées, les choses, leurs produits et leurs rapports: tels sont tous les éléments de progrès dans la science théorique et pratique. La ronce que l'on trouve au buisson du chemin Nous indique parfois le secret du destin. L’épine que porte la ronce est l’emblème de la pas sion nécessaire au dégagement génial. Nulle vertu missionnelle ne saurait se dégager sans compression et sans souffrance.
Lorsqu'elle ne peut se réaliser sur terre, elle meurt, c'est-à -dire qu’elle explore et dépasse presque toujours le but, s‘il ne se trouve personne pour recueillir ses influences, pour les clas ser, pour les distribuer, pour les harmoniser, pour les arbitrer. ' La couronne d‘épines du Christ restait le gage de son auréole de gloire.
Elle était le symbole de sa passion divine, et sur la tige de l'épine devait se greffer la fleur de Rédemption de la Religion éternelle. L’Humanité, créée à l’image de Dieu,_ne saurait se réaliser génialement et généralement que par la pas sion sociale qui précède toujours chaque grande révé lation. ‘ A chacune des périodes de la grande gamme passion nelle, on trouva un sélectionné.
' Adam Noé David Abraham Jésus Moïse Morès Tels sont jusqu’à présent les sept témoins élus. Et ce nombre correspond exactement à celui des présidents de notre République de France, comme il corres— pond également au nombre des sept sélectionnés de la distribution processionnelle de la Croix sur lesquelles se trouve appuyé le quintuple jeu de la Conquête. Aussi apparaît—il de cette double constatation que
RÊVÉLATION DE L’AUTORITÉ TESTIMONIALE 47 notre Patrie, Fille aînée de l’Église, a conquis le droit de son ascension géniale par ses sept passions sociales qui consacrent l’élection de chacun de ses présidents. D0 1' Passion terrienne: Spoliaçion de la guerre franco _ allemande. RE 2° Passion constitutionnelle: Baptême sanglant de la Commune“ MI 3° Passion des Patrimoines: Krack de l’Union géné rale.
FA 4° Passion de l’épargne : Catastrophe du Panama. SOL 5° Passion du patriotisme: Abandon de Fashoda. LA 6° Passion de la race: Affaire Dreyfus. , SI 7' Passion du libre arbitre: Inconscience sociale. Voilà ce qu’on peut appeler les sept témoignages de la Patrie, il n’y manque que l’appoint du do majeur qui ne peut venir que de la même source que le do mi neur.
Telle estla septuple couronne d’épines dontles pointes cruelles ont endolori notre République de France depuis bientôt trente ans, la maintenant dans un assoupisse— mentdouloureux, passion qui reste pour elle, à l’exemple du Christ, le gage immortel de sa légitimité.
Telles sont les sept passions que devait traverser notre France pour équivaloir les sept doubles stations de la croix, et le5‘sept douleurs de Marie, telle était l‘épreuve qu’elle devait subir pour se rendre [digne de recevoir son messire immortel, celui que Jeanne d’Arc nommait son Souverain et droicturier Seigneur.
Une fois toutes choses mises au plus juste point d’ac cord, il ne subsistera plus aucune confusion dans le jeu complexement harmonisé des Pouvoirs d’en Bas et des Puissances d‘en Haut. - C’est perspective ouverte sur la réalisation d’accord des deux testaments par une troisième et intégrale tes tamentation en application mathématiquement catho lique du grand symbole trinitaire. Et cette palliation est due à l‘interprétation des documents de Morès: MRS, Morès, sérom, sérum social.
48 L’INITIATION ,__, ..__, C’est l’avenue de la grande ère de Révélation par le magnétisme, ou du grand mot de sainte Thérèse : « Sa tan cesserait d'être méchant, s’il pouvait un jour ai mer. » MARCEL JOLLET. De La Mothe-Saint-Héray (Deux-Sèvres). P.
S. —— Au moment de clore ce travail, la voix de la Presse nous signale l’assassinat, à Monza, du roi Hum' bert, l’assassin se nomme Angello Bressi; Monza, c’est la montagne; Humbert, c’est multiplication féconde en message de la croix. Quant à l‘assassin, son nom a une indication suffisamment précise. D’après nos pères de l’herméneutique transcendant, ce qui se passe en Bas est même chose que ce qui se passe en Haut, mais en sens Contraire. La mort de l’au tocrate italien va ouvrir à la Péninsule l‘ère républi came. 30 juillet 1900. M. J
NOTES EXPLICATIVES DU SCHÉMA DE L’ÉVOLUTION DU CRÉÉ VERS L’ABSOLU n (Tan) Éternel, que mon cri vienne en ta présence!
Rends-moi intelligent selon ta Parole. (Psaume cxxx, 169.) Confiant en la médiation de Celui qui donne la paix aux hommes de bonne volonté, et dont nous contem plons avec Foi, Espérance et Amour la triple Lumière, du fond de l’abîme de nos imperfections, nous allons tâcher de donner des explications acceptables de notre schéma, aussi clairement et succinctement qu’il nous sera possible, en attendant que nous puissions déve lopper, un jour, un peu mieux notre pensée, si Dieu nous le permet.
Les saintes Écritures nous ont servi de fil conduc— teur dans le labyrinthe de latradition que nous avons tenté d’explorer en partie, appuyé sur le Bâton de la cause unique de toute manifestation, éclairé par la Lampe que le Verbe donne à tout homme qui vient au monde, et enveloppé du manteau de la méditation qui concentre l'esprit et le préserve de toute influence étrangère au but qu’on se propose.
50 L’INITIATION Et nous portons les prémices de nos réflexions à l’Autel des offrandes, comme un tribut de Louange, d’Adoration et de Soumission au Verbe Incréé qui donne la Foi aux faibles et fait exalter sa gloire par la bouche des ignorants, « afin que nous n’avancions pas comme l’herbe, et ne fieurissions pas pour être exterminé éternellement » (Psaume XC1, 8). n5n SÉLAH Comme on le voit, notre schéma est divisé en 41 parties.
41 = 5, le macroprosope. Il y a 7 planètes à droite et le même nombre, ren versées, à gauche. L’astral est partagé en purgatoire et enfer. Le cercle composé de représente q) — —— — .‘: n' I... 7 spirales... le règne minéral. .; Ë n°2... 7 — -— animal. “ä"" n° 3... 7 — — végétal. g_ n° 4... 7 -— . . . l'époque d‘Adam. n°5... 7 — —— de Caïn. 3 n°6... 7 — — de Seth. _ 'ä n° 7... 7 —— la génération de %, ; Ë. Seth. ‘g‘; n' 8... 7 — l’époque de Noé.
0‘ n°9... 7 — — de Cham. g n' 10.. 7 — -—— de Sem. a E yb n‘ II.. 7 — -— deJaphet. ‘“ g n‘ I2.. 7 —— — d’Abraham. " m I 3. . 7 —— . .. la génération de Cha3 naan. 'Ë n°14. . 7 — . .. l'époque d’lsaac. 5 5;, n° I5.. 7 — — deJacob. \T‘gÏ® n' 16.. 7 — -- de Moïse. 0‘
NOTES EXPLICATIVES 511‘ Le cercle composé de représente n' 17.. 7 — l’époque de Pharaon_ I) n- 18.. 7 - . . . l’époque d’Aaron. '25} n° 19.. 7 —-— -—- du peuple 51,) à +0 d’lsraël. Ë n“ 20.. 7 — l'époque de Jésus6‘ Christ. n° 21.. 7 — l’époque de la syna gogue de Satan. D n° 22.. 7 — l’époque des apô- .ä tres. % E m m 23.. 7 — l’époque des disci- :ä pies du Christ. à n" 24.. 7 - l'époque du Saint Esprit. n' 25..
7 -—- . . . l'époque du dragon. n- 26.. 7 — . .. - de Michaël. .ë n" 27.. 7 — . . — des enfants . c: de la femme. 1 É Q no 28.. ' 7 —— l’époque de la Jéru- ::î .salem céleste. Ces 28 cercles nous offrent le symbole du monde visible et de la manifestation de Dieu ici—bas : 28 = 10. .
Leurs 196 spirales dévoilent à notre pensée : * l’unité (1), la raison d’être des formes (9) et notre cor— respondanceavec le Ciel (7), ou bien : 196 = 16 = 7: l’âme servie par la nature. Le monde angélique de notre schéma, composé des séphiroths correspondant aux membres mystiques auprès des orthodoxes d’après la table du denaire kabbalistique par Kircher, nous représente encore, par le nombre 10, Dieu et la Création invisible. Ces dix spirales jointes aux 196 du monde visible
52 L’INITIATION ont 206 spirales. Le binaire (2) du créé (0) et ses rap ports ascendants (évolution) et descendants (involu tion) (6). Si nous ajoutons à ces 206 spiralesle ternaire divin, nous aurons 209 spirales : toujours le binaire (2), dans le créé (0), mais avec des reflets divins qu1 expliquent sa raison d’être (g). 209 = 11 = 2 : Le monde visible et le monde in visible,l'lmage de Arich-Amphin et de Seir-Amphin.
« L’Image divine est double: il y a la tête de lu— mière _et la tête d’ombre, l’idéal blanc et l’idéal noir, la tête supérieure et la tête inférieure... « La tête lumineuse verse sur la tête noire une rosée de splendeur. «Ouvre-moi, ma bien-aimée, dit Dieu à l’intelligence, parce que ma tête est pleine de-rosée, et sur les boucles de 'mes cheveux roulent les larmes de la nuit.» (Éliphas Lévy, le Livre des splendeurs).
«Avec les 7 planètes nous aurons pour total 2 16, le binaire, encore, et l’unité de ce qui est en haut et en bas, ou bien : 216 = 9 : l’idée divine dans toute la puissance abstraite (Papus). « Voulons—nousjoindre les 7 planètes renversées P Nous aurons 223 : la lutte de Michel contre le Dra gon, du bien contre le mal, de l’homme contre la bête utilisées pour la vie éternelle. Ou bien 223 = 7 le septenaire divin, le Repos.
«Il nous reste l’Astral, purgatoire et enfer. 223 + 2 —.— 225. Toujours la lutte, mais qui aboutit au penta gramme divin, à TII'NJV : Jésus. « Et le verbe était Dieu! « Conséquemment, 225 = 9.
NOTES EXPLICATIVES 53 « Ce nombre,ainsi que nous l’avons déjà dit,exprime l’idée divine dans toute la puissance abstraite. « Il me dit encore : C’en est fait; je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin. (Apocalypse, xxx, 6). « Alpha = I. Oméga; 800.1—j— 800 = 801 :9. «Une explication bien plus détaillée nous paraît nécessaire.
V « D’après le système des kabbalistes.les âmes,comme tous les êtres particuliers de ce monde, sont destinées à rentrer dans la substance divine. Mais pour cela il faut qu’elles aient développé toutes les perfections dont le germe indestructible est en elles.
Si elles n’ont pas rempli cette condition dans une première vie, elles en commencent une autre, et après celle—ci une troisième en passant toujours dans une condition nouvelle où elles trouvent les moyens d’acquérir les vertus qui leur ont manqué auparavant. Cet exil cesse aussitôt que nous sommes mûrs pour le ciel. » (Dic tionnaire des sciences philosophiques de Ad. Franck, art. Métempsycose‘.
D’après certaines traditions de l’Occultisme, dit Papas en son Traité méthodique de sczence occulte (166, 167), le' développement du corps physique et de ses sens demande plusieurs générations, puis d’autres races sont encore nécessaires pour donner naissance aux divers principes de plus en plus spiri tuels qui constituent chaque homme. « Cela suppose que le courant de la force généra— trice d’humanité revient plusieurs fois, c’est-à-dire
54. L’INITIATION que le principe immortel de l'homme est susceptible de subir diverses réincarnations. » Nous avons représenté en notre schéma ces diverses réincarnations ou évolutions jusqu’à la fin des temps par 28 cercles de septspirales ou degrés de perfection nement terrestre formant sept quaternaires de prin cipes de plus en plus spirituels.
Ainsi, chaque ternaire d’évolution a pour quater naire la manifestation de son individualité : Adam, Noé, Abraham, Moïse, Jésus, Saint-Esprit, Jérusalem céleste et de la bonté divine qui récompense, soutient, corrige et châtie.
Nous avons représenté cette influence divine sur chaque quaternaire des mondes visibles en évolution par un de ces médiateurs que l’Astrologie nomme Saturne, Jupiter, Mars, Soleil, Vénus, Mercure, Lune et qui correspondent à L'moual Ieve,Meborak, Nora, Ararita, Samach, Uzzial de la kabbale.
Si nous avons placé les 7 planètes renversées sur la même ligne des cercles de gauche, c’est pour indiquer que l’imagination perverse du « cœur » des hommes comprend l’œuvre divine à rebours. Le premier quaternaire a pour médiateur : L’moual '7N'iï‘l‘7, l’Instructeur, le Correcteur. « Puis il les avait fait venir vers Adam, afin qu’il vit comment il les nommerait, et que le « nom » qu’Adam donne rait à tout animal iût son nom. » (Genèse, Il, l9).
L’moual renversé : c’est l’élève qui s’imagine pou voir devenir aussi grand que son maître en connais sant le bien et le mal. C’est l’Instructeur qui punit son élève en l’aban
NOTES EXPLICATIVES 55 donnant à lui-mêmez«Tu mangeras le pain àla sueur de ton visage, jusqu’à ce que tu retournes à la terre d’où tu as été pris, car tu es poudre et tu retourneras en poudre. » (Genèse, 111, 19.) Saturne, c’est la lune dominée par les éléments, les retards de l'évolution matérielle, les choses cachées et le mal des choses. Le deuxième quaternaire a pour médiateur mm levé ou Ioah.
L’être qui est, qui fut et qui sera. — L’Éternel Bien. Ioah ou levé renversé. L’Éternel Mal des choses. Alors‘on commença à appeler du nom de l’Éternel et de l’homme . Enfants de Dieu, enfants des hommes. Jupiter : la suprématie de Dieu. Jupiter renversé : la suprématie de l’homme. Jupiter ce sont les éléments dominés par la Lune en bien et en mal, spirituellement et matériellement. Le troisième quaternaire est celui de : Meborak "mm.
La bénédiction.
« Et je te ferai devenir une grande nation, je te bénirai, et je rendrai ton nom grand et tu seras Béné diction. » (Genèse, xn, 2.) Mars : c’est la partie ignée du signe zodiacal agis sant sur le soleil :-la bravoure. ‘ ' Et ayant partagé ses troupes, il se jeta sur les rois durant la nuit lui et ses serviteurs, et les battit, et les poursuivit jusqu’à Hobar, qui est à la gauche de Damas. (Genèse, xv, 15.) Meborak renversé : malédiction.
56 L'INITIATION « Maudit soit Chanaan, il sera serviteur des servi teurs de ses frères. » (Genèse, 1x, 25.) Mars renversé, c’est la violence, la colère, l’injus tice, le cynisme. « Siméon et Lévi sont instruments de violence dans leurs demeures. «Que mon âme n‘entre point dans leur conseil secret; que ma gloire ne soit point jointe à leur assem blée ; car ils ont tué les gens en leur colère et ils ont enlevé des bœufs pour leur plaisir.
« Que leur colère soit maudite, car ellea été violente; et leur fureur, car elle a été rude! Je les diviserai en Jacob, et les disperserai en Israël. » (Genèse, xux, 5, 6 et 7.) « Où sont ces hommes qui sont venus cette nuit chez toi. Fais-les sortir, afin que nous les connais sions. » (Genèse, XIX, 5.) , Le quatrième quaternaire est celui de Nora N‘fi:>, le fort : Dieu avec les hommes.
Et Dieu dit : «Va, je serai avec toi; et tu auras ce signe que c’est moi qui t’ai envoyé : quand tu auras retiré mon peuple hors d’Égypte, vous servirez Dieu près de cette montagne.» (Exode, In, 2.) « L’Éternel est ma force et ma louange, et il a été mon libérateur : c‘est mon Dieu fort, etc.» (Exode, I xv, 2.) Le soleil : le principe actif, le feu divin, l’élévation divine.
« Alors Dieu dit à Moïse :je suis celui qui suis. » Il dit aussi : « Tu diras aux enfants d’lsraël : Celui qui s’appelle Je suis m’a envoyé vers vous.»
NOTES EXPLICATIVES 57 Dieu dit encore à Moïse : « Tu diras ainsi aux en fants d’Israël : L’Éternel, etc.» (Exode, m, 13 et 14..) « Et l’ange de l’Éternel lui apparut dans une flamme de feu du milieu du buisson et voici que le buisson était tout en feu, mais il ne se consumait point.» (Exode, m, 2.) Nora renversé: Dieu contre les hommes.
« Enfuyons-nous de devant les israélites, carl’Éter nel combat pour eux contre les Égyptiens. »_(Exode, xrv, 25.) Le soleil renversé: soleil terrestre, le soleil noir, l’élévation humaine : Pharaon. « Mais Pharaon dit : Qui estl’Éternel que j’obéisse à sa voix, pour laisser aller Israël P Je ne connais point l’Éternel et je ne laisserai point aller Israël. » (Exode, v, 2.) Le cinquième quaternaire est celui de Dieu miséricordieux, Ararita sunmrz.
« Mais allez et apprenez ce que signifie cette parole: Je veux la miséricorde et non pas le sacrifice ; car ce ne sont pas les justes que je suis venu appeler à la repentance, mais ce sont des pécheurs. » (Saint Ma1hieu, 1x, 1.1..) Vénus, c’est le soleil dominant les éléments, c’est l’amour.
« Etil fut transfigure’ en leur présence; son visage devint resplendissant commele «soleil » et ses habits devinrent éclatants comme la lumière. » (Saint Ma— thz'eu, xvn, 2.) « Personne n’a un plus grand « amour» que celui de donner sa vie pour ses amis.» (Saint Jean, xv, i3.)
5 8 L’INITIATION .:.«»aà«. -. i-: -.« "vy « Ce que je vous commande, c’est de vous « aimer » les uns les autres. » (Saint Jean, xv, I7.) « Comme mon Père m’a « aimé », je vous ai aussi « aimés » ; demeurez en mon amour. » (Saint Jean, xv, 3.) Ararita renversé signifie : Rigueur.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il sera jeté dehors comme le sarment; il sèche, puis on le ramasse et on lejette« au feu»et il « brûle.» (Saint Jean,xv,6.) Vénus renversée : la haine, le soleil dominé momen tanément par les éléments.
'« Mais ils criaient : Ote—le, ôte—le, crucifié-le! » (Saint Jean, X1X, 15.) « Vous serez bien heureux lorsque les hommes vous haïront, qu’ils vous retrancheront de leurs synagogues, qu'ils vous diront des outrages et rejette ront votre nom comme mauvais, à cause du Fils de l’homme.» (Saint Luc, V1, 22.) « Le soleil s’obscurcit et le voile du temple se déchira par le milieu... et il se fit des ténèbres sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure.» (Saint Luc, XIII, 45 et 44.) Le sixième quaternaire est celui de l’appui divin : Somech, JD‘lTD.
Celui qui soutient. « Lorsque le consolateur sera venu, lequel je vous enverrai de la part de mon Père, savoir l’Esprit de vérité, qui procède de mon Père, c’est lui qui rendra témoignage de moi. » (Saint Jean, xv, 26.) Mercure est la science divine, « synthèse de tous les signes précédents : il contient en lui le soleil, la lune et les éléments. » (Papus.)
NOTES EXPLlCATIVES 59 « Mais le consolateur qui est le Saint—Esprit, que mon Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous remettra en mémoire toutes celles que je vous ai dites. » (Saint Jean, xw, 26.) Somech renversé, c’est celui qui détruit ou qui tyran— mise.
« Et quand ils auront achevé de rendre leur témoi gnage, la bête qui monte de l’abîme leur fera la guerre et les vaincra et les tuera. » (Apocalypse, xr, 7.) Mercure renversé est la science humaine qui pré— tend tenir lieu de la science divine : « Et on lui donna une bouche qui prononçaitdes discours pleins d’orgueil et des blasphèmes, et on lui donna le pou— voir de faire la guerre pendant quarante—deux mois. (42 : 6 le sixième quaternaire 6 x 7 : 42 : durant tout le septenaire du mal du sixième quaternaire).
Et elle reçut le pouvoir de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. On lui donna encore la puissance sur toute tribu, sur toute langue et sur toute nation.
«Et tous les habitants de la terre dont les noms n’ont pas été écrits « dès la création » du monde dans le livre devie de l’agneau qui a été immolé l’adorèrent. » (Apocalypse, X111, 5, 7 et 18.) Le septième quaternaire est celui de Uzzial bmvy, la puissance de Dieu, ou de ‘1W, Azzaz, le secours.
« Après cela,j’entendis dans le ciel une grande voix comme d’une multitude de personnes qui disaient: Halleluiahl Le salut, la gloire, l’honneur et la puis— sance appartiennent au Seigneur notre Dieu. » (Apocalypse, XIX, 1.) « Et ils criaient à hautevoix : Le salut vientde notre
60 L’INITIATION Dieu qui est assis sur le trône de l’agneau. » (Apoca lypse, vu, 10.) . « La lune: l’emblème du principe passif, de la fem— me : l’Éternel a créé une chose nouvelle sur la terre : la femme « environnera » l’homme.» (Jére’mie, xxxr, 22.) , Le principe qui fut cause de la perdition des hommes sera celui qui les sauvera. C’est celui des mutations, des changements.
« Je vis ensuite un ciel nouveau et une terre nou velle; car le premier ciel et la première terre étaient passés et la mer n’était plus. » (Apocalypse, xxt, I.) Uzzial renversé : puissance du dragon.
« Et on adora le dragon qui avait donné son pouvoir à la bête; on adora aussi la bête en disant: qui est semblable à la bête et qui pourra combattre contre elle. » (Apocalypse, XIII, 4.) «Car Dieu leura mis au «coeur » d’exécuter ce qu‘il lui plaît et d’avoir un même dessein et de donner leur royaume à la bête jusqu’à ce que les paroles de Dieu soient accomplies. » (Apocalypse, xvu, I7.) Azzaé renversé : la détresse.
« Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous et cachez-nous de devant la face de Celui qui est assis sur le trône et de devant la« colère » de l’agneau.» (Apocalypse, v1, I6 et I7.) La lune renversée : Babylone détruite.
« Et il cria avec force et à haute voix et dit : « Elle est tombée, elle est tombée(deux fois) la grande , Babylone; et elle est devenue la demeure des démons, et le repère de tout « esprit » immonde et de tout
NOTES EXPLICATIVES 6»l « oiseau » immonde, et duquel on a horreur.» (Apo— calypse, xvm, 2). SPHÈRES DU MILIEU L’évolution de ces sphères (n°9 2, 4, 6, 8, 10, 12, 14., 16, 18, 20, 22, 24 et 28) est soutenue en sa marche incessante par l’influence du verbe de Dieu dirigeant le verbe soumis de l’homme.
C’est la balance universelle des choses, la femme assise entre « deux» colonnes, la postérité de la femme à qui il fut dit :« Cette postérité t’écrasera latête et tu la blesseras au talon. » (Genèse, 111, 15.) C‘est enfin la réalisation de l’œuvre de Dieu : L’aspir et le respir du créé en s’élevant vers l’absolu.
Ces quatorze sphères nous donnent l’image de l’Église militante et triomphante d’ici—bas, àqui il est promis et réservé : 1° de manger de l’arbre de vie qui est au milieu du paradis de Dieu ; 2° la couronne de vie; 3° la manne cachéeet le caillou blanc sur lequel sera inscrit un nouveau nom, que personne ne connaît que celui qui le reçoit; 4.° l'étoile du matin ; 5° les vête ments blancs et son nom inscrit éternellement au livre de vie; 6° d'être fait une colonne dans le temple de Dieu, etc. ; 7°de s’asseoir avec le verbe de Dieu sur son trône.
SPHÈRES DE DROITE ET DE GAUCHE Les sphères de droite, 3, 7, 11, 15, 19, 23 et 27, nous représentent l’Église souffrante, le monde des faibles qui reconstituent leur force sous la triple in
.v,zi" 62 L’INITIATION fiuence du verbe, des âmes des saints et de leurs frères militant par le repentir, l’épreuve et l’amendement, afin de reprendre leur évolution interrompue en ren trant dans les sphères du milieu,cette porte étroite qui mène au ciel. Les sphères de gauche sont les lieux ténébreux ter restres où la lumière du verbe se rétracte à travers « l’imagination du cœur des hommes, mauvaise dès leur jeunesse » (genèse, vut, 2i\.
Elles sont l’emblème du travail humain livré à lui— même, sacré comme Gain qui en est la base, toléré par Dieu pour ses desseins, comme la bête qui en est le sommet apocalyptique. En ces cercles, avancer, c’est reculer en bien, c’est devenir les adorateurs de l’être inférieur : Abadon 'I’NDJ = 131 = 5 :le microprosope, la chute de la bril lante étoile du matin. ' Difficile est leur retour au bien ; cependant, il n’est pas impossible.
Il est vrai que ceux qui s’y trouvent, parce qu’ils l’ont voulu, sont moulés sur les formes de leur vie précédente. Mais tant qu’ils ne seront pas convaincus par le « consolateur », de péché, de justice et deiùge— ment; tant qu’ils ne pécheront pas, en dernier lieu, contre le Saint-Esprit, ne devons-nous pas espérer que Dieu leur fera miséricorde, puisqu’il « ne prend point de plaisir à la mort de celui qui meurt » ? (EiéChi€l, xvm, 32).
Le repentir peut les régénérer, si leurs lampes fu ment encore, et alors « il y aura dans le ciel plus de joie pour l’un d’eux que pour quatre-vingt-dix-neu 1 r_Ïîl J
NOTES EXPLICATIVES 63 justes qui n’ont pas besoin de repentance. » (Saint Luc, xv, 7). L’ASTRAL Les sphères de droite et de gauche s’ouvrent dans l’Astral, « ce plan de formation de tout ce qui est ma tériel » (Papus), ce feu qui punit, ce mystérieux ou vrage « en plusieurs volumes» où les actions répréhen sibles des hommes sont inscrites et qui sera ouvert à la fin des temps.
Nous nous imaginons que, dans cet abîme, les es— prits des éléments et des hommes restent dans l’agi— tation du devenir, dans l’inquiétude, le désespoir ou la résignation jusqu’à ce que la vague de vie, par ;la volonté divine, vienne les rejeter dans une nouvelle existence, où, inconscients du passé, ils se remettront à évoluer suivant la forme qu’ils s’étaient créée dans leur vie précédente et qu‘ils retrempèrent en bien ou en mal dans l’Astral.
L’humanité des deux dernières sphères (25 et 27) n'aura plus à attendre une nouvelle incarnation : « elles ne ressusciteront pas jusqu’à ce que les mille ans soient accomplis. » (Apocalypse, xx, 5). Jusqu’à ce que l’unité (I) du créé (000) soit accom— plie en Dieu. LES CERCLES DU MONDE VISIBLE La première sphère est celle des minéraux ou plutôt de l’élément du créé visible: la matière avec son septenaire de combinaisons diverses, d’évolutions
64 L’INITIATION [OCTOBRE multiples qui forment l’essence du second règne sphère n° 3). Les végétaux. Nous avons placé cette sphère à droite, car la Genèse place entre la création de la terre et la production des végétaux une époque dans laquelle Dieu dit: « Que la lumière soit! » et nomma l’étendue «cieux ». ' Ainsi, notre deuxième sphère serait la porte des cieux.
Nous y avons placé le règne animal qui évo luant mènera l’homme, sa quintessence, vers l’absolu. Le règne animal étant, d'ailleurs, la combinaison des deux premiers règnes, leur sert de trait d’union ou d’équilibre. Ce règne contient donc la vertu génératrice de la terre que la Kabbale représente par Resch ‘I et la vie sensitive schin w RESCH w 1 LES PAUVRES!
Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux. (Saint Mathieu, v, 3.) ‘l Resch a pour valeur numérique 200 W Schin — — 3OO Total . . . . 500 (5) La quintessence du règne minéral (O) et du règne animal (o). Le suc de la terre et des plantes; leur sang 73 'I Dam! La quatrième sphère est celle d’Adam.
1900] NOTES EXPLICATIVES 65 7231 N ADAM L’étymologie de terre rouge donnée généralement à ce nom ne nous semble pas exacte. ' Nousnous inclinonsà croire,comme Leigh,qu’Adam pétri de poussière aurait dû être appelé “1533:Aphar, poussière. N’est-il pas plus probable que son étymologie vienne de L) R El Force (N par synérèse) etde 73 '1 Dam, sang?
Force du sang, quintessence du sang. ’ Dieu défend à Noé et à ses enfants de manger du sang, parce que c’est l’âme des animaux. ’ Comme chaque monde évolué donne, à notre avis, ’ son essence au monde qui suit, Adam devient l‘essence de son monde. Cette essence de l’essence aboutit au monde des invisibles, véritable multiplication de la pierre philo sophale qui finit par s’évaporer.
Aleph signifie 1’Être Daleth — la Base Mem — Création et des— truction. N a pour valeur numérique 1 7 — ' 4 73 — 40 1 L’Unité. 4. La Stabilité, l’Harmonie. 40 Le Dieu-homme dans la création. _ E._îLe principe de toutes les formes (4) et la _ domination de l’esprit sur les éléments. 3
66 L’INITIATION ;i 7 ’45 = 9 L’initiation du verbe humain,parla culture de la raison (Adam donna des noms à tous les ani maux), par la liberté bien comprise: « Tu mangeras « librement » de tout arbre du jardin.
Toutefois, pour ce qui est de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras‘ pas; car, au jour que tu en mangeras, tu mourras de mort» (Genèse, I I, l'Ô' et 17); par la force: « Croissez et multipliez et rem— plissez la terre et l’assujettissez, et dominez sur les poissons de la mer, etc. » (Genèse, I, 28.) La cinquième sphère est celle de Caïn '('l|_î Kai‘n PAC quis.
Kop/z: Les mixtes p = 100 Iod: Le principe 1 = 10 Noun: Les changements '( = 50 100 := L’unité (I), la création animique (o), la créa tion matérielle (o). 10 = L’unité (I), la création (0). 50 = L’âme dominant les éléments et la création. Æ: L’unité (I),la liberté et le-travail (6) et la créa _ tion. 160 2:7: L’esprit assisté de toutes les puissances élémentaires. Gain n’est-il pas l’acquisition du principe passif que domine le principe actif?
Le fruit (I) du travail et de la liberté (6) dans le monde (0) par la volonté du principe des principes P « Or, Adam connut Ève sa femme et Elle conçut et enfanta Cain et Elle dit: J’ai acquis wnwnp Kaniti, un homme à l’Éternel. »
NOTES EXPL'ICA‘I’IVES 67 fl"""“”' ' " Qu’est-ce qu’un homme? Un esprit assisté de toutes les puissances élémentaires, essentiellement libre de ses actions. «Si tu fais bien, ne sera-t-il pas reçu? Mais si tu ne fais pas bien, la peine du péché est à ta porte». (Genèse, w, 7). Caïn représente, avons-nous déjà dit, le travail humain sacré par principe: l’homme doit récolter ce qu’il a semé. Le travail est, en conséquence, immor— tel.
« Partant,quiconque tuera Gain sera puni sept fois au double. Et l’Éternei mit une main sur Gain afin que quiconque letrouverait ne le tuât poing, » (Genèse, W, 15.) La sixième sphère est celle de Seth. SCHETH t'llU LA COLONNE Schin : La Vie sensitive 217 = 300 Tau: Le Résumé du tout l"! = 400 300 = Le mouvement qui fait équilibreà la création animique et matérielle. 400: La stabilité l’harmonie dans la création ani mique let matérielle.
Æ: L’Esprit dominant les éléments, et la création animique et matérielle. Gain, l’esprit humain livré à lui—même, ne domine que sur le matériel. Seth joint les deux royautés et reconstitue la lignée adamique dévoÿée par Ève, sa sagesse, sa force, son travail. Avec Seth, la Genèse nous fait entendre qu’Adam
68 L'INITIATION avait repris son pouvoir: Seth n’est pas le fruit d’Ève, mais son propre enfant, l’enfant de sa Pensée et de son Verbe. Et Adam « engendra » un fils à sa ressemblance et « il» lui donna le nom de Seth. (Genèse, v, 3.) La septième sphère est celle des descendants de Seth: Enos (I), Kenan (2), Mahaléel (3), Jered (4), Henoc (5), « le pentagramme ».
Henoc chemina avec .Dieu et il ne parut plus, parce que Dieu le prit (Genèse, v, 24), Methusela (6), I.emec (7), qui engen drant un fils l'appela Noé, en disant: «Celui-ci nous soulagera de notre œuvre et du travail de nos mains, sur la'terre que l’Éternel a maudite. (Genèse, v, 29.) La huitième sphère est donc celle de Noé. NOAHI—l l'l'Dî LE REPOS Nonn: Les Changements de la Vie tou jours nouvelle et toujours la même.
' 3 = 50 Vau : La Combinaison, l’Équilibre. 1 = 6 Het/z : Attrait et Répulsion. :1 = 8 50 = L’esprit dominant les éléments de la création. 6 = Les rapports du ciel et de la terre. 8 = Le mouvement perpétuel et régulier de l’univers. 64 = Les rapports du ciel et de la terre basés sur la = vérité. 64 = 10, l’unité dans la création. La clef occulte: Un Dieu, un autel, ou un culte, une arche, une
NOTES EXPLICATIVES 69 alliance. Dieu donc regarda la terre, et voici, elle était corrompue. _ Fais-toi « une arche » de bois de gopher. (Genèse, VI, 12, 14). Et Noé bâtit un autel à l’Éternel (Ge nèse, VIII, 20). Je mettrai « mon arc » dans «la nuée » et il sera pour signe de l’alliance entre « moi » et « la terre ». La neuvième sphère est celle de Cham.
HAM :1 .'I: LE BRULÉ ou L’ALLIÉ Heth : Attrait et Répulsion n 8 Mem : Création et destruction 73 = 40 8 = Le mouvement perpétuel et régulier de l’Univers. 40 = La stabilité, l’harmonie dans la création. 4_: : La stabilité et l’harmonie ressortissent du inou _ vement perpétuel et régulier de l’Univers. 12. L’unité et le binaire. 3. Le pendule qui va tantôtà droite et tantôtà gauche pour « équilibrer » et « faire mou voir » (Papus).
48 12 « Et Cham, père de Canaan, ayant vu la nudité de son père, « sortit» et le rapporta à ses < deux»frères. » deux»frères. » Alors, « Sem et Japhet » prirent « un manteau » qu’ils mirent sur leurs « deux épaules» et, «marchant» en arrière, ils couvrirent la nudité de leur père, etc. (Genèse, 1x, 22 et 23). La dixième sphère est celle de Sent.
70 L’INITIATION SCHEM 73 12: LE DISTlNGUÉ Schin: La Vie sensitive W = 300 Mem: La Création et la Destruction 13 = 40 300 = Le mouvement qui fait équilibre dans la créa tion animique et matérielle. 40 : La stabilité, l’harmonie dans la création maté rielle. _Îq = 7. L’homme pontife et roi ; l‘âme servie par la —— nature. La suprématie religieuse.
Noé demande à Dieu que dans « les tabernacles » «de Sem loge Japhet et que Canaan soit fait leur servi '.teur. (Genèse, 1x, 27). La onzième sphère est celle de Japhet. JAPHET .‘nD’ .: LE DILATÉ Iod: Principe 7 = 10 Plié; Effusion de la Pensée D : 80 Tau : Le Résumé du Tout 11 : 400 410 = L’unité et la création. 80 = L’attrait et la répulsion dans la création ma‘ térielle.
5. _o = La stabilité, l’harmonie dans la raison d‘être des formes de la création. 490 = 13. L’unité et l’utilisation de la lutte des bi— t maires. 13 = 4. La stabilité, l’harmonie. « Que Dieu attire en douceur (I) Japhet (2) et qu’il
NOTES EXPLICATIVES 71 loge (3) dans les tabernacles de Sem (4). » (Genèse, 1x, 27-) La douzième sphère est celle d’Abraham. nm:m: PÈRE DE LA MULTITUDE Aleph: L’homme, la Récipiendaire N = r Beflz : Le Sanctuaire : = 2 Resch: La Vertu génératrice dela terre 1 = 200* Hé : L’Enseignement n = 5 Mem : La Création et la Destruction 7:3: 40h 1 = L’unité. 2 = La lutte. 200 = Le binaire animique et matériel. 5 = L’esprit dominant les éléments.
40 = La stabilité, l’harmonie dans la création. g_Î_8 = La lutte pour la stabilité, l’harmonie dans le ‘— m0uvement perpétuel de l’univers. 248: I4. L’unité dans la stabilité, l’harmonie. 14 = 5. La domination de l’esprit sur leséléments.
Partout où Abraham se dirige, il domine, s’enrichit, et se fait respecter, car le Verbe divin lui avait dit: «Je: suis le Dieu fort, tout-puissant, marche devant ma face et en intégrité et je ferai alliance avec toi, je te mul tiplierai très abondamment. » (Genèse, xvn, r et 2.) La treizième sphère est celle de Canaan. C’NAAN 1313 :‘ LE snavms CapIr: La Force 3 = 20 Noun: Les Changements de vie J = 50
72 L’INITIATION _, . ..-.-M. -‘...‘. .:,-4»_—-—-.-.. Ain : Les Altérations :7 = 70 Noun : Les Changements de vie 1 = 50 20 = La lutte dans la création matérielle. 50 = L’esprit dominant les éléments matériels. 70 = L’esprit assisté de toutes les puissances élémen taires dans la création matérielle. 50 = L’esprit dominant les éléments dansla création matérielle. = L’unité du principe de la raison d’être des formes dans la création matérielle.
Iläl 190 = [0. L’unité dans la création matérielle. La Genèse (xv, 19, 20 et 2I) représente ce denaire par les Kéniens, les Kéniziens, les Kadmoniens, les Héthiens, les Phéréziens, les Réphaïns, les Amor— rhéens, les Cananéens, les Guirguasciens et les Jébu siens.
Celui qui a partagé ce denaire en deux ternaires et un quaternaire devrait être, à notre avis, un kabba liste, ou providentiellement inspiré, car nous entre voyons, ainsi, la vie du monde de Gain, celle du monde de Cham, toutes deux distinctes l’une de l’autre, puisque Cham est descendant de Seth et non pas de Gain, mais unies à l'évolution du monde de Canaan. 3 + 3 +4 :10. La quatorzième sphère est celle d’Isaac.
ITSHAK run : LA RAILLERIE, LE RIRE nprut ou DE NY'I DIVULGATION, SORTIE, NAISSANCE ET PflDÉFINIE La naissance et la vie d’Isaac renferment ces deux étymologies. ,,,--- ----.-.--- - - _ L .N ,,,; ä J
NOTES EXPLICATIVES 73 Les saintes Écritures affirment la première dans la profondeur de leur conception : « Et Sara dit: Dieu m’a donné un sujet de rire; tous ceux qui l’apprendront riront avec moi. » Elle dit aussi : Qui eût dit à Abraham que Sara allai terait des enfants P Car je lui ai enfanté un fils en sa vieillesse. (Genèse, xxr, 6 et 7.) Quoiqu’elles révèlentla seconde étymologie, elles la cachent, l'éparpillent, comme à dessein, en deux cha pitres, car elle n’est pas la plus nécessaire à com— prendre: ‘ « Mais j’établirai mon alliance avec lsaac » que Sara t’enfantera (naissance) dans un an, en cette sai— son » (définie) (Genèse, xvn, 21.) « Et un d’entre eux dit :_Je ne manquerai pas de revenir vers toi dans un an en ce même temps où nous sommes (définie), et voici: Sara, ta femme, aura un fils (naissance). » (Genèse, xvm, 10).
Abraham, la pensée humaine soumiseà Dieu, sourit en entendant cette prédiction; elle connaît sa faiblesse. « Naîtrait-il un fils à un homme âgé de « cent » ans ? Et Sara, âgée de « quatre-vingt—dix » ans, aurait—elle un enfant? (Genèse, xvn, 17.) La réflexion d’Abraham (Sara) en rit de même, à la porte de la tente {de l’entendement humain), laquelle est derrière le Verbe divin.
Abraham et Sara rient de leur impuissance et de leur stérilité, ils se voient si faibles, si misérables qu’ils ne peuvent comprendre, sans la foi, comment ils servi ront d’instruments à la volonté divine. Mais il n’y a rien de caché et d’impossible à l’Éternel
74 L'INITIATION qui révèle, justement, ses mystères à ceux qui recon naissent leur fragilité. Jod... : Principe. 1 = 10 Tsade : Lumière réfléchie. ! = 90 Hé... : Attrait et Répulsion. n = 8 Cap/z. : Les Mixtes. p = 100 10 = L’unité et la création. go = La base de toute raison dans la création. 8 = Le mouvement perpétuel de l'Univers. 100 = L’unité de la création animique et matérielle.
5—0—8= La lutte animique dans le mouvement perpé —_ tuel de l’univers. ' 208 = 10. L’unité et la création. « Et Abraham donna tout ce qui lui appartenait à Isaac. » _ La vie d’lsaac est essentiellement une vie d‘unité et de soumission. Il 'ne reconnaît qu’un Dieu, celui de son Père. Il se soumet à son Père jusqu’au sacrifice de sa personne pour suivre la volonté de Dieu.
Il n’a aimé que sa mère et n’en est consolé de la mort qu’en aimant sa femme unique Rebecca. Il n’a qu’unebénédiction, etc. La quinzième sphère est celle de Jacob. JACOUB DPVÎ LE TALON, CELUI QUI SUPPLANTE lad... : Le Principe. ‘I = 10 Aïn.. : Les Changements. y = 70 Cap/z : Les Mixtes. p = 100 Beth. : La Loi. 3 = 2
NOTES EXPLICATIVES 75 ' wwr, ' ‘ L _. :*-=_î:à—a 10 = L’unité dans la création. 70 = L’esprit assisté de toutesles puissances élémen taires dans la création. 100 = L’unité animique et matérielle. 2 = La lutte. E = L’unité du mouvement perpétuel de l’Univers -— dans la lutte. 182 = 1 1. L’unité animique et matérielle. 11 = 2. La lutte. « Un homme lutta aveclui jusqu’à ce que l’aube fût levée et parla lutte qu’il eut avec Dieu et les hommes Jacob fut nommé Israël. » (Genèse, 24, 28.) La seizième sphère est celle de Moïse. M05cheh (m‘a), le sauvé, l’élu, le sauveur. « Et quand l’enfant fut devenu grand, elle l’amena à la fille de Pharaon qui « l’adopta » pour son fils ('lection) et le nomma Moïse, parce que, dit-elle, je l’ai « tiré des eaux ». (Eu-ode, 11, 10.) Maintenant donc, viens, et je t’enverrai vers Pha raon, et tu retireras mon peuple, savoir, les enfants d’lsraël, hors d’Egypte. (Exode, 111, 10.) Mem.. : Domination. : = 40 Schim :_Vie végétative. w = 300 Hé..... : Enseignement. n = 5 40 : La stabilité, l’harmonie dans la création. 300 = Le mouvement qui fait équilibre dans la créa . tion animique et matérielle. ’ 5 = L’esprit dominant les éléments. 375 : Le mouvement qui fait équilibre par mm et. par l’esprit dominant les éléments.
76 L’INITIATION 345 = 12. L’unité dans la lutte. I2 = 3. 3 utilise la lutte des binaires et a, lui, le - mouvement qui est la vie (Pabus). Le monde de Moïse n’a pas eu d’autre vie. « L’absolu, qui se revèle par la parole, donne à cette parole un sens égal à lui—même, et crée un troisième lui-même dans l’intelligence de cette parole. » (Éliphas Lévy, Dogme de la Haute magie.) « Et l’Éternel dit à Moïse : Voici,_je t'ai établi pour tenir la place de Dieu vers Pharaon. » (Exode, vu, I.) (A suivre.) 6 -y-—g _ L A,
riez! vl’ f ‘11 a “v4! ‘iÎr4 G M, me 0 r: G' up ‘7‘" a; n; 4.4"— u..—- *4. J; f ‘Jä‘ (we , . w..w “ )_“ i 25‘
nos GRAVURES Nous donnons aujourd’hui en supplément quelques gravures se rapportant à nos études sur l’Occulte à l’Ex .posr‘tion. . Ce sont les Aissaouahs qui font l’objet de la présente publication. Nous avons tenu à présenter à nos lecteurs des photographies de la troupe entière des Aïssaouahs de l’Exposition, troupe qui s’est disloquée par la suite. Grâce à notre initiative, de nombreuses études ont été faites sur ces singuliers sujets et nous en sommes très heureux. Mais la priorité de nos recherches nous a per— mis de posséder, seuls, l’ensemble de la délégation en— voyée d’Afrique et noslecteurs seront heureux de pouvoir se rendre compte du travail fait par ces sujets dans leur vrai milieu à l’Exposition. —— Les photographies toutes prises au 1/120 de seconde sont l’œuvre de notre ami Rosabis opérant avec un appareil Siegriest et un objec tif Lacour. Nous possédons du reste en vue de nos conférences de l’année prochaine des clichés originaux de toutes les manifestations de l’Occulte à l’Exposition : temples, doles, fétiches, etc. L’Initiation a été ainsi fidèle à son programme en traçantla voie à tous les chercheurs. Ensarenananr Sueäanaua Mana ÉCOLE SUPÉRIEURE LIBRE DES SCIENCES HERMÊTIQUES SESSION 1900—1901 Direction : D“ Papus, directeur. Directeur adjoint: Sédir‘.
78 L’INITIATION Administrateurs : Rosabis, Lucien Mauchel. Secrétariat général : Sabrus. Secrétaire adjoint : Edgar Jégut. Trésorier : Ariel. CORPS ENSEIGNANT Conseil des professeurs : F.—Ch. Barlet, président. ‘ Professeurs titulaires : Papus, Sédir, D' Rozier, Rosa bis, Saturninus, Jollivet Castelot. Professeurs adjoints : Phaneg, Ch. Grolleau, Edgar Jégut, Schin, Sabrus, Ernest Bosc.
Professeurs adjoints, délégués des autres écoles: Gabriel Delanne, Durville, D” Montin. Maîtres de conférences : Applancourt, Klein, Férard, M. Corvus, Iakin, R. Sainte-Marie. Répétiteurs : Durin, Defort, L. Dru. l°" TRIMESTRE Cours de première année . Éléments d’hébreu : M. Grolleau, professeur adjoint, deuxième et quatrième mercredis,à 8 heures très précises du soir.
Éléments de sanscrit : M. Edgar Jégut, professeur ad joint, deuxième et cinquième vendredis, à 8 heures du son. Éléments généraux d’0ccultisme (Lectures et discus sion des classiques de l’Occulte) : MM. Schin, Sabrus, Applancourt, Klein, Férard (maîtres des Conférences et professeurs adjoints), deuxième et cinquième ven dredis, à 9 heures du soir.
Psychométrie et étude de l’Inui‘sible : M. Phaneg, pro-V fesseur adjoint, dauxièmeetquatrième mardis,à gheures du soir. Nostradamus et la Prophétie : M. Saturninus, profes seur titulaire, deuxième lundide chaque mois,à 9 heures du soir. Le Bi0mètre et la Biométrie : Dr Baraduc, professeur
ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR LIBRE 79 adjoint, le quatrième mercredi de chaque mois,à 9 heures du soir. 1“-' TRIMESTRE Cours de seconde année (Ouverts aux élèves de première année'à titre d’auditeurs) Les Facultés occultes de I’Ètre humain : D' Papus, pro— fesseur titulaire, les premier et troisième lundis, à 9 heures du soir. Les Traditions et la Kabbale : Sédir, professeur titu— laire, premier et troisième mardis, à 9 heures du soir.
La haute Magie et l’Occultisme. Constitutionde l’Homme et de l’Univers : Dr Rozier, professeur titulaire, premier et cinquième mercredis. Les Nombres : Rosabis, professeur titulaire, premier vendredi. Alchimie : Jollivet Castelot, professeur titulaire. ÉLÈVES L’École hermétique comprend deux classes d'élèves : 1° Les élèves titulaires ,; 2° Les élèves libres.
Les élèveS‘titulaires reçoivent une«cnrté spéciale après le, paiement d’un droit fixe et unique d’immatriculation fixé à 10 francs. Les cours, les conférences de l’année à laquelle appar tient .l’élève lui sontouverts sur la présentation .de sa carte. Il n’a rien à payer dans le cours de l’année, tous les frais étant couverts par la Direction de l’École.
Lescartes d’élèves titulaires sont-délivrées par la Direr» tion sur la présentationd’un professeur. Les élèves titulaires peuvent, seuls, subir les examens etreœvoir les diplômes de l’École. Les.élèves libres sont admis, à titre d’invités, à suivre centainscours. Leur carte est délivrée gratuitement par un des’ professeurs qui la demande à la Direction.
Nul n’est admis à l’École sans une carte nominatùæ et portant les cachets de l‘École et la signature du directeur. l __7_..J ,
80 L‘INITIATION EMPLOI DU TEMPS Les cours comprennent trois années : La première année, destinée aux élèves nouvellement inscrits (deuxième et quatrième semaines de chaque mois, jeudi et samedi exceptés). La deuxième année, destinée aux élèves ayant déjà subi le premier examen et ouverte à titre facultatif aux élèves de première année(première et troisième semaines de chaque mois).
La trozszème année réservée aux membres des loges martinistes et dont les enseignements sont donnés tous lesjeudis. Enfin, le samedi est réservé aux réunions particulières des comités et aux réunions contradictoires du corps enseignant de l’École. AVIS AUX NOUVEAUX ÉLÈVES Les cours de la session t900-190I commenceront le lundi 5 novembre 1900. L’École est ouverte a tous les élèves sans distinction.
Les femmes sont admises, au même titre que les hommes. Les cours sont gratuits et professés gratuitement. Les élèves titulaires ont à payer un droit unique d’im matriculation de 10 francs. Les inscriptions sont reçues tous les jours non fériés, de 2 heures à 5 heures de l’après—midi ou à 8 heures et demie du soir, au siège de l’École, 4, RUE DE SAVOIE, Paris. ' Toutes les cartes doivent porter le millésime 1901.
La direction se réserve le droit de refuserl'immatriculation à toute personne dont la présence pourrait entraver la liberté des cours. Avis important. — Les élèves titulaires de l’École her métique et lesmembres titulaires de la Société des confé rences spiritualistes sont admis respectivement à entrer, sur la présentation de leur carte, aux réunions des deux centres.
BIBLIOTHÈQUE GRATUITE 8 1 unenora‘anus senteurs Le transfert de‘l’administration de notreRevue au n°4rue de Savoie et la présence permanente d’un employé, nous permettent de satisfaire un voeu exprimé par plusieurs de nos membres et d’organiser une Bibliothèque gratuite ouverte à nps élèves et aux membres de nos sociétés.
Cette bibliothèque sera organisée complètement sous peu et nous serons heureux alors de donner des détails complémentaires à nos lecteurs. Tous les abonnés de l’Initz’ation y seront admis. LES (Ël©NGRÈÆS C’est avec raison que nous avons conseillé à nos amis d'observer la plus grande prudence vis—à-vis du Congrès de l'Humanité. La magnifique idée d’Agz o;a été exploi tée entravestie de singulière façon.
Des matérialistes, des athées, des sectaires de tout acabit ont envahi ce congrès et ont hué tous les orateurs essayant d‘exposer des idées fraternelles ou quelque peu spiritualistes. La délégation russe, et, en tête, le président d‘honneur du Congrès M. de Nepluyefl’, a donné sa démission motivée Let: s’est dégagéeÂde cette bande de politiciens sectaires.
Ce piteux échec ne fait que ressortir davantage le succès du Congrès spirite et spiritualiste. Un aspect du Congrès. —— Pendant le Congrès spiritua liste. soit dans les séances de section, soit dans les séances générales, chaque fois que le nom ou l’œuvre du Christ étaientrappelés, des tonnerres d’applaudissements éclataient partout. Nous sommes heureux de voir, comme Martinistes,combien le spiritualisme se dégage La T:
82 L’INITIATION des erreurs cléricales, pour s‘orienter dans un sens vrai— ment chrétien. Nous sommes persuadés qu’avec le .temps cette tendance ne fera que s’accentuer au grand profit de tous. Calculs cahalistiquas sur les Souverains d'Eumpn Dans son ouvrage sur les Rois devant le Destin, publié chez Dentu en 1884, M. Magon de Grandselve avait calculé que l’astrologie annonçait un danger à Humbert 1'1 pour le commencement de juillet 1900.
Il est vrai que M. de Grandselve s’est trompé dans ses calculs sur la dernière année de tous les autres souverains, et que Humbert I“r a étéfrappé à la fin de juillet 1900 : M“° Couédon avait annoncé qu’il serait frappé. Pour certaines gens, M. Ma _gon de Grandselve a pourtant prophétisé. Les calculs cabalistiques sursa date de naissance signa laient l’année 1900 comme une de celles,qui pouvaient lui être fatales.
On sait que ce roi était né en I844, La somme des chiffres de I844:1 + 8 + 4 + 4:: 1,7. d844 1 '7 1852 1 7 l860 1 il 186ä3 (Naissance d’un fils à Humbert.) 7 1876 1 7 1884 1 7 1892 1 7 1900 ...-.a.. ..uJ
CALCULS CABALISTIQUES 83 Faisons un calcul du même genre sur les années fati diques des autres souverains : Guillaume Il(né en 1859) a pour années remarquables!864, 1869, 1874,1879, 1884, 1889, 1894, 1899, 1904, etc. Notre constitution de 1875 : 1875 = 21 : et 1875 + 2 + 1 :1878 = 24, etc...; 1902 est une année fatidique : 1875 1 8 7 5 “ïssg 1+8+9+6:24 4 1903 Nicolas II: 1873, 1878, 1883, 1888, 1893, 1898,.
1903, etc. (comme Victor-Emmanuel III, né aussi en 1868). ‘ Le même calcul donnerait pour dates notables au duc d'0rléans (né en 1869): 1875, 1881, 1887, 1893, 1899, 1905, etc. Son mariage a eulieu en 1896. 1 8 6 9 1896 1920 Or la somme des chiflres de 1869=24 1892 4 1902 1 1 8 8 6 9 9 6 1902 1902 , 1926 1926 Pour le roi de Suède Oscar Il (né en 1829),]es années 1901, 1 903, 1905, etc., sont fatidiques. Pour l'empereur d’Âutriche, ce sont les années 1899, 1902, etc.; pour le
4 L’INITIATION roi de Danemark et la reine d’Angleterre, 1899, 1909, et peut-être faut-il ajouter un etc. ‘ Si aucune des années en question n’est marquée, pour chacun de ces souverains, par la mort ou par un événe— ment important, la règle traditionnelle sera en défaut. D’autre part, il serait intéressant de vérifier ce que peuvent donner pour eux les calculs astrologiques et d‘authentifier les résultats en les imprimant dans l’Inz’tia lion.
Je fais appel aux astrologues, pour vérifier si leurs travaux concorderont avec ceux que j’ai effectués sur des quatrains de Nostradamus, etqui me permettentde signa ler l’année 1903 comme devant être des plus tragiques. SATURNINUS.
L'âlactro-biolagio aux États-Unis en 1855 « L’électro-biologie est l’observation des phénomènes qui se manifestent dans l’organisme humain soumis à l’action simultanée et combinée de l’électricité minérale et de l’électricité animale... (On place le sujet... sur un siège commode; on lui pose dans la main un disque composé de cuivre et de zinc; on l'engage à fixer son attention sur le disque et à. écarter de son esprit toute préoccupation étrangère à l’ex périence.Ce travailde concentration doit durer de quinze à vingt minutes.
Le sujet ainsi préparé, la sensibilité magnétique se développe chez lui au plus haut degré. Alors le magnétiseur s'approche et le touche avec une baguette de métal, et, par la seule action de la volonté, se rend maître des nerfs qui régissent tel ou tel mouvement chez le sujet... Le maître de la baguette ordonne à une personne de bégayer. Elle ne peut plus articuler nette ment un seul mot...
Pose-Lil la baguette sur l’organe de la bienveillance, aussitôt le visage du sujet s’empreint de la plus affable expression... » (Journal pour tous, 7 juillet 1855.)
BIBLIOGRAPHIE 85 BIBLI©GfiABEEE AD. VAN BEVER et PAUL LÉAUTAUD, Poètes d’aujourd‘hui, 1880—1900. Un vol. in-18, 3 fr. 50, à la libr. du « Mer cure de France ». MM. Ad. van Bever et Paul Léautaud ontfait une œuvre excellente, en publiant un recueil de morceaux choi— sis des principaux poètes appartenant au mouvement littéraire ditsymbolisle.
Cette œuvre vaut, non seulement par les très belles pièces qu’ils ont cueillies dans les jardins de trente-quatre poètes, mais aussi par les notices biographiques. Ces n0tices renferment des ren— seignements inédits très précieux sur les origines, la vie et le caractère des auteurs, des jugements judicieux et pénétrants sur leur manière, et des anecdotes origi nales et piquantes.
Elles sont suivies d’une partie biblio— graphique et iconographique qui comprend, pour chaque ' poète, la liste : 1° des œuvres parues et à paraître, avec, pourles premières, la date des éditions; 2° des livres et des principaux périodiques äconsulter,‘ 3° des portraits: peintures à l'huile, pastels, aquarelles, eaux-fortes, lithographies, dessins, croquis, masques, charges, cari catures, etc.,«que sa notoriété ou sa célébrité lui a valus.
On voit que, sous le rapport de l’information et de la documentation, le livre de MM. Ad. van Bever et Léautaud ne laisse rien à désirer.
Grâce à cet ouvrage, le lecteur, le moins au courant, pourra, sans trop de peines et sans de longues lectures, se faire une idée générale, suffisamment exacte et complète, sur le mou— vement poétique dont l’originale et caractéristique em. preinte marqua si spécialement la littérature de ces vingt dernières années.
De plus, la tâche des biographes et des critiques futurs sera considérablement réduite, et, peut-être aussi, plusieurs des noms cités seront sauvés de l’oubli. , Dans cette anthologie, qui aura sans doute une suite, 7 les auteurs, du moins, le laissent quasi espérer, —
.-.—.. . 86 L’INITIATION nous nous Sommes plu à relever les noms de Paul Ver— laine, Laurent Tailhade, Albert Samain, Jules Laforgue, Maurice Maeterlinck, Jean Moréas, Henri de Régnier, Pierre Quillard, Adolphe René, Arthur Rimbaud, Émile Verhaeren, Francis Vielé-Griffin. Ça nous a été un délas— sement et un plaisir bien doux de lire ou plutôt de relire quelques-uns de leurs beaux poèmes ou de leurs strophes charmantes. J. BRIEU.
Jésus-Christ d’après l’Éuangz‘le, par ALBERT JOUNET (Ré— futation du livre de STRADA: Jésus et l’nre de la. Science).
Voici un ouvrage très intéressant pour nos lecteurs, en l’esprit de qui s’agitent ces problèmes éternels et re naissants de la foi et de la science, et de la divinité de Jésus.A bien de bons esprits philosophiques on pourrait dire ce que M. Jeunet dit à son ami Strada: « Hanté d’une conception systématique, mon ami ne voit pas, hélas! l’âme généreuse qu’il attaque, ilcombat un spectre de Christ qu’il a créé. » Il donne cette définition de la foi: « c’est l’acceptation d’avance, sous le voile du mystère, de la vérité infinie, telle que Dieu la connait, et l’efiort à se sanctifier pour mériter de connaître un jour la vérité infinie. » Et il montre comment la foi est compatible avec la recherche indépendante, et comment l’essence morale de la foi est trop souvent confondue avec son essence intellectuelle.
Une très belle page sur l’Inquisition, qui, outre le crime contre la Charité, commet contre la Foi celui de croire les bûchers et les bourreaux plus efficaces que la force sans cesse active de la Grâce et de l’Amour divin.
Puis plus loin : ( Homme de foi tout ensemble et de positivisme, le chrétien doit aller plus loin dans le posi tivisme que ceux qui, se figurant en devenir plus positifs, rejettent la foi. » Il faut connaître un fait plus profond, plus réellement vivant, que le fait apparent, superficie qui suffit au positiviste, pour pénétrer le sens de l’Evan gile. « La Mystique chrétienne admet que, dans certains états exceptionnels, l’âme voit, par éclairs, la substance ’
BIBLIOGRAPHIE 87 divine et comme un aperçu du réel absolu et de la vérité du Paradis (lire la Mystique Dinine,par le chanoine Ri bet). Mais il serait téméraire de compter sur ces états exceptionnels. Dieu les donne sans qu’on puisse se pro mettre d’être de ceux à qui il les donne. « Bornons-nous à faire observer que ces états consis tent à voir la substance divine et à percer complètement jusqu’à elle, à traversla pensée.
Ils sont, par conséquent, dans la logique de la méthode proposée ici, bien qu’ils dépassent cette méthode et qu’ils soient l’aurore de la vi sion béatifique, supérieure à la recherche indépendante et aussi, du reste, à la foi et les remplaçant dans le Ciel. » Suivent des éclaircissements sur les effets de l’obses sion systématique qui aveugle le philosophe et l‘amène à se satisfaire de tout fait superficiel qui favorise son ob session, en l‘empêchant de poursuivre plus loin ses re cherches. _ En définitive,après avoir étudié et scruté les Evangiles selon les méthodes de la rechercheindépendante et réfuté un à un les arguments spéciaux du matérialisme, le chrétien reparait, humble, et dit : « Après,avoir travaillé de toutes nos forces à l’avènement de l’Eternel, faut enfin le laisser accomplir lui-même son avènement, pour que le Règne de Dieu sefonde par Dieu seul. » Nous ne prétendons pas donner ici un aperçu complet de cette œuvre de lumière et de paix spirituelle.
Nous désirons seulement en signaler l’importance dans le dé bat très actuel des esprits. La lecture en sera bénéfique à plusieurs et incitera la plupart à des méthodes plus vastes et mieux éclairées. L’ouvrage se divise en trois parties: I°la Vie de Jésus; 2° la Doctrine et l’Ame de Jésus} 3°la Divinité de Jésus— Christ.
L’auteur examine successivement: l’lncamation et la Vie cachée, la Vie publique (qui contient un chapitre d’un intérêt capital sur la Tentation, et un autre sur le Rendez à César...), les Miracles, la Mort et la Résurrec tion, réfutant clairement les erreurs et doucement les ca lomnies, remettant en place les idées désordonnées et les hypothèses sans appui, avec un esprit de sincérité et
88 L’INITIATION d’amour qui éclaire sa minutieuse analyse et qui apporte la lumière dans les intelligences impartiales et véritable ment scientifiques. SABRUS. La Guerre des Mondes, par H.—G. WELLS, traduit de l’anglais par HENRY D. DAVRAY.
Ce roman d'imagination, qui conte l’invasion de toute une partie de l‘Angleterre par les Marsiens, repose sur des données occultes, peut être seulement à demi conscientes ou avouées, et devi— nées par une géniale intuition ; mais certainement l'au teur a un sens profond de l’analogie, qui donne la vie, une vie intense de passion et d‘intérêt nerveux, à ses conceptions'imaginatives.
En deux mots, les Marsiens sont jetés sur la Terre dans des espèces d'obus énormes qui s’enfoncent dans le sol et dont le couvercle se dé visse, livrant passage à des êtres fantastiques, tripodes de métal, hauts de trente mètres, dont le mécanisme meurtrier est dirigé par un Marsien niché au sommet.
Un grand nombre de ces monstres se répondent dans la campagne avoisinant Londres, semant la terreur et la mort au moyen du Rayon ardent quidessèche et brûle les plaines les plus vastes et fait bouillirl’eau des rivières “de la Fumée Noire qui s’étend lourdement et asphyxie, etc. Une végétation ronge, d’une luxuriance envahissante et vénéneuse, pousse au passage des Marsiens. Un for— midable combat naval a lieu.
La population de Londres s’enfuit, affolée, de toutes parts, vers le Nord. L’exode de ces six millions d’individus est traité magistralement, avec une vision pénétrante de la vie des foules et des sentiments qui l’animent.
Les Marsiens, maîtres de Londres désert, ont compté sans un ennemi terrible pour eux: les microbes de l’atmosphère terrienne, qui vien— nent à b0ut des derniers colosses hurlant de douleur dans les solitudes de la cité dévastée. M. H.-G.
Wells a le sens de la vie universelle et des communications possibles des mondes entre eux par le moyen d’un cinquième élément, qu’il pressent, une cin quième dimension de l’espace, comme il nous l’a montré dans la Machine à explorer le Temps. Ce cinquième élé ment désiré et nécessaire à l’explication des phénomènes -:«2» W"
BIBLIOGRAPHIE 89 pressentis de vie invisible, montre beaucoup des proprié tés de la lumière astrale. Une nouvelle, parue récem ment dans le Mercure de France : Un Étrange Phéno mène, est la narration d’un cas de vision à distance: les faits se passant sur des mers lointaines sont décritsà Londres par un honorable gentleman quel’on croit fou, ‘ et sont vérifiés quelques mois plus tard.
L’imagination et le talent de l’auteur donnent au récit un intérêt capi ta]. Et ce qu’il importe de signaler surtout, c’est la joie de lire ces œuvres dans un français de style pur, imagé, très vivant et parfaitement adapté au texte anglais. M. Henry D. Davray traduit littéralement, ne paraphrase pas et donne à ses traductions l’attrait d’une œuvre ori ginale. Il y a une communion évidente et lointaine entre les cerveaux de ces deux auteurs.
SABRUS. Le monde catholique s’inquiète fort des progrès de l’Oc cultisme. L’Initiaï1’on n’a pas voulu paraître l’ignorer. Elle a in séré des comptes rendus impartiaux de ces brochures que M M. Blondel et Banal éditent depuis deux ans.
Faits surnaturels et F0rces surnaturelles, par le comte DE LA BARRE; -— L’Occultisme ancien et moderne; — La Sorcellerie; — La Religion spirite, par M. l’abbé BER— _ TRAND;——- Où en est le spiritisme P — Où en est l’hypno tisme 'P —- L’Hypnotz’smc et la Science catholique; — L’Hypnotisme transcendant, par M. JEANN1ART DE DOT; —— L’Hypnotisme et la Stigmaiisal‘ion, par le D" IMBERT— UOMBEYRE ; — L’Hypnotismefaux et l’Hypnotz‘sme vrai; ——Le Diable dans l’Hypnotisme, par le D“ CH.
HEL0T;— Qu’est-ce que le miraclez’par l’abbé EMMANUEL C05TE: — Les Trois Formes du surnaturel, par l'abbé PIERRE VAL LET; — Le Bouddhisme, par l’abbé THOMAS, etc. Les traits communs de ces pieux opuscules, c’est que leurs auteurs ne citent jamais l’Initi.ztion ni les œuvres de ses collaborateurs. Bien rares, en effet, sont les catho liques réellement au courant de ce qu’écrivent les cher— cheurs indépendants. ' Cette lacune est comblée par l’apparition d’une nou-.
go LÏNÏTIATI‘ON’ velle brochure, l’0ccultisme contemporain, dont nous re parlerons dans notre prochain numéro. L’abondance des matières nous a empêchés, jusqu’à présent, de rendre compte de la brochure que vient de publier Mme la générale Carmencita Noël (1). Nos lecteurs se souviennent qu’une femme du monde a bien voulu donner l’exemple, à Alger, d’une nouveauté que nous ne saurions assez encourager.
Dans la salle du Petit Athénée, société nouvellement formée pour développer, dans la jeune capitale coloniale, les lettres, les arts et les sciences, M'“ la générale Noël a osé faire une conférence sur le Moderne Spiritualz‘sme. Le président, M. Rouannet, et le Conseil d’administra tion, qui ont pris une pareille initiative, en ont été ré— compensés par un succès brillant, qui a dépassé de beau coup toutes leurs espérances.
Il eût été regrettable qu’il ne fût resté de ce beau dé but qu’un souvenir charmant. Aussi sommes-nous heu reux d’annoncer que cette conférence vient d’être impri— mée; et nous conseillons à tous de la lire. Nous le conseillons aux amis, parce qu'ils y trouveront un plaisir extrême. Aux tièdes, parce qu’ils y verront comment sait écrire une des nôtres.
Aux adversaires mêmes, parce qu‘ils y découvriront qu’on peut croire aux esprits tout en ayant et du goût et du jugement, et tout en comprenant que le mot de la fin doit rester à la Science! Le Vice suprême, que vient de réimprimer l’éditeur Flammarion, reste une date de l’histoire littéraire: ce fut le livre de réaction idéaliste et wagnérienne contre le réalisme alors triomphant.
En vingt années le nouveau qu’apportait le Sar Pala dan est entré dans la circulation: magie, sorcellerie, an drogyne, gynandre, perversité et mysticisme. Mais l’au (I) En vente chez Chamuel, éditeur, 5, rue de Savoie, Paris. --. Prix: 1 fr. 50.
REVUE DES REVUES 91 teur de l’éthopée n’en fut pas moins un précurseur, ne serait-ce que par ce titre, la Décadence latine, qui, en 1880, étonne. Vingt ans avant. M. Brunetière, il déclara Wagner le plus grand dramatiste du siècle et resta tou jours fidèle à la psychologie d’exception, n’animant que mages et princesses.
Le grand public ne l’a pas toujours suivi, dans ses poèmes hautains et hardis; mais le Vice suprême a été accepté de tous les lettrés et mis à la suite de son maître, Barbey d’Aurevilly. Nous reviendrons surce livre extraordinaire à propos de la Vertu suprême, quatorzième romande l’éthope’e qui est sous presse et termine cette œuvre d'un efi’ort considérable.
Toutes n05 félicitations au journal la Nation (157, rue Montmartre, Paris), qui a commencé une série d’articles sur le spiritualisme, écrits par les membres les plus émi nents du Congrès spiritualiste. BÉV]ŒÊ DES E‘BE‘NDE8 La Thérapeutique intégrale (juillet). — Le D' G. En causse exprime ses Réflexions sur le congrès homœopa thique international, qui vient d’avoir lieu.
Il en déplore l’inutilité ; aucune question importante n’a été envisagée, aucune décision n’a été prise: ce fut un congrès mor .tuaire, selon la spirituelle remarque du D' Encausse. Le D'Encausse avaitproposéla création d’un secrétariat permanent, mais le temps manquait pour étudier ce sujet. Aussi propose-t-il de constituer ce secrétariat interna tional avec les seuls efforts de tous ses disciples.
Ce sera, dit—il, la première manifestation de la Société homœopa thique d’initiative. Le Dr Conan indique, en quelques lignes de Souvenirs et Abstentions, la cause de sa non-participation au Con— grès homœopathique : dès que l‘on parle avec franchise, les adversaires s’élèvent, puis décrètent la conspiration du silence.
92 L’INITIATION Ce numéro de la Thérapeutique intégrale renferme encore un article très net et très condensé du D“ Encausse sur les médicaments et les méthodes del'Électro-Homœo— pathie, ainsi que le début d’un important et fort rare volume, réimprimé en hors texte: Abrégé de la Doctrine de Paracelse et de ses Archidoxes (I724). Cetouvrage est une véritable mine d'or pour les chercheurs avisés.
L‘ Hyperchimie (Rosa Alchimica)(septembre). — L’Eu rope et la Chine: L’auteur démontre la nécessité de coma menter l’ésotérisme de leur tradition,de leurs cultes, aux . races différentes : ésotérisme judéo-chrétien pour les' peuples blancs, ésotérisme théosophique pour les peuples jaunes. Les initiés unifient, synthétisentles symbolismes au moyen de l’hiéroglyphisme de la langue sacrée univer selle. F.-Ch.
Barlet termine sa superbe étude: l’Astrologie. Il établit la base des thèmes généthliaques et des calculs afférents aux diverses pasitions de planètes par rapport aux signes zodiacaux qui sont: l‘horloge céleste de la Nature. Il définit l’action des puissances kosmiques: Destin, Volonté, Providence. < Vaincre le Destin par la Volonté selon les vues et avec l’aide de la Providence, telle est la formule de la vie normale.
L’Astrologie nous avertit des fatalités entassées sur notre tête. > Le D’ Fugairon achève son beau mémoire sur l’Hylo— {0ïsme et la transmutation. Il expose les chapitres ayant trait à la Transformation des atomes chimiques, à leur Évolution ; enfin, il note la pratique de la transmutation. A notre grand regret, nous ne pouvons même résumer, ici, ce travail : la place nous fait défaut. Mais on doit lire ces pages.
Journal du Magnétisme (août-septembre). —Une bio graphie du médium à la mode: Mme Lay-Fonvielle. Il parait que cette dame offre des phénomènes curieux de double personnalité, accompagnés de cas hyperphy .siques remarquables. M. G. FABIUS DE CHAMPVILLE: Contribution à l'étude des phénomènes ou des sciences connues, etc. — Les \
REVUE DES REVUES ' 93 sciences occultes livrent une partie déjà assez considé rable de leurs apparents mystères qui, se désoccultant, prouvent leur « naturalisme ), si je puis ainsi m’expri— mer. L'extra-naturel, appelé surnaturel, par les supers titieux ou les ignorants (ce qui est tout un), devient le naturel tout courtlorsqu’il est bien connu et bien classé.
L’occulte, c’est la réserve de l’avenir, la science colos sale, occultée par nécessité-ou par ignorance; l’occulte, c'est tout ce qui dépasse notre humanité, mais nullement l’humanité et encore moins les au—delà. Le Misanéz’sme, par WILLY REICHEL ; La Bénédiction des Papes, par A.
ERNY. _ Annales des Sciences physiques (juillet-août). — Les réflexions dont je viens d'accompagner l'article de M. Fa bius de Champville s’appliquent au mémoire ( lumi neux » du colonel de Rochas: La Physique de la Magie. _ Karl du Prel, qui vient de mourir, avait écrit ce livre: La Physique de la Magie, dans lequel il étudiait minu— tieusement les phénomènes dits magiques.
La magie, c’est la science Vaste, infinie, la science non seulement des forces, mais des essences, des puissances animatrices et intelligentes. Voilà ce que l’on ne saurait trop redire. Le mystère, c'est l'inconnu; le connu devient la science. La synthèse des sciences s’appelle l’hermétisme. ou l’ésotérisme, ou la religion. Quatre hiérarchies y surgis sent: magie, alchimie, astrologie, théurgie, qui se re lient.
L’une mèneà l’autre ; leur ensemble lut commenté, professé dans les sanctuaires de jadis. Mais au-dessus de cette synthèse, après tout encore humaine, il y a la syn thèse des mondes spirituels.
L’adepte même n’y parvient plus: les êtres supérieurs, les races surhumaines des « anges », ou ( archanges >>,ou ( séraphins », etc., qua lificatifs purement symboliques, considèrent à leur tour cette synthèse comme la science, et ainsi de suite dans l’infini de l'espace et du temps! La Revue spirite (septembre); Tout est substance, vie et amour, par P.-G. LBYMAR1E. —- Très bonne étude de l’hylozoîsme, de la vie et de l‘âme de la matière, des mi
94 L’INITIATION néraux, des éléments chimiques, premières étapes de l’évolution universelle et éternelle des univers. La Revue du monde invisible (15 août). — Un article inapte de M. Méric sur les Possessions. C’est à la fois enfantin et douloureux.
Satan, Satan, rien que Satan, velu, crochu, sulfuré, grimaçantl M. Méric évoque sans arrêt le démon du moyen âge, grotesque et torturant, il 'le fait le rival de Dieu, son égal, toujours en éveil pour supplicier un pauvre être quelconque. Et le Dieu de M. Méric regarde cela du haut de son ennuyeux para dis!
Quel spectaclel Et quel métierl Ah ouil quel vi— lain métier d’être Dieu 1 Par bonheur, il n’y a plus guère qùe des enfants pour croire à ces contes de nourrice hystérique, mais il faut guérir ces pauvres enfants. Ce bon M. Méric —— plaisanterie à part — est un en fant qui a peur du diable et de ses cornes l LIVRES REÇlUS Le Chancelier defer de l'antique Égypte, de J.—W. Ro CHESTER.
Roman à la fois émouvant et fort documenté que nous recommandons vivement à nos lecteurs. Chamuel, éditeur, 5, rue de Savoie, Paris. Mortelle Chimère, de Pierre GUÉDY, chez E. Flamme rion. Roman d’une littérature subtile et aigu d’étude. L’Unirers réel, série de conférences de Mm Maria CHENU. C’est une intéressante tentative de synthèse cos mique sur laquelle nous reviendrons. — Chez Henri Jouve, 15, rue Racine.
L’Initz‘e’e, de THÉMANEYS, est une œuvre qui témoigne d’un grand effort d’art et d'une forte personnalité. — Chez Floury, 1, boulevard des Capucines.
w- --=-» l ' L’UNION CELTIQUES 95 i l4‘ l l<‘ 1 l L’Union €eltique . Dans un précédent manifeste de l’Un.i0n Celtique, il a été dit que cette Société appelait dans ses rangs tous les Français et tous les autres Celtes sans distinction de condition sociale, et qu’elle n’était point destinéeà être exclusivement composée d’hommes de lettres, d’hommes de science et d’artistes.
Considérant que l’expression (1’ Union Celtique n’a pas toujours été, et pourrait ne pas être comprise dans le sens étendu que nous lui avons attribué, nous croyons devoir l’expliquer et la justifier. L’expression (1’ Union Celtique résume tout notre pro gramme. Nous l’avons adoptée : 1° Parce que les Français sont Celtes. D’après des savants des plus compétents en ethno— graphie française, commç'M. d’Arbois de Jubainville, linguiste, et M. A.
Bertrand, archéologue, arrivés tous deux au même résultat par des voies différentes, le sang français est pur, dans les proportions de dix—neufparties sur Vingt. Nous devons presque tout notre sang à une seule race. On a pu donner à cette race, généralement appelée cel— tique, des noms divers, mais on reconnaît que la base de notre civilisation, de nos traditions, ést celtique.
2° Parce que nous avons voulu par suite affirmer notre opposition morale à ceux qui, prétendant que les Fran çais actuels sont le résultat d’un inextricable mélange de races, où ne domine aucune race, en concluent que nous n’avons pas de tradition basique.
' 3° Parce que nous voulons fixer un point de départ et donner un point d’appui aux traditions nationales de la France. ‘ 4° Parce que nous voulons rattacher à ses origines l’évolution de la France, rompue par l’erreur et le despo
-.’\ -—-r 96 L’INITIATION tisme jacobins, nous proclamant, sur ce point, disciples de Taine. 5° Enfin, parce que le but del’Union Celtique n‘est pas seulement de contribuer à donner son essence au Natio nalisme franç1is et à éclairer sa voie, mais aussi de pro voquer l’Union des Celtes appartenant à diverses natio nalités.
Ce qui s’appelle aujourd‘hui la France a touiours été dans l’antiquité, le cœur des Confédérations de la Cel— tique. - La France doit reprendre cette tradition. C’est d’elle, comme centre, que doivent rayonner les Sociétés Cel tiques. 4 j....:.:.!.‘ .' s. .-.‘.—-— Actuellement elle reste en arrière, et se laisse distan cer par l’Angleterre dont les Sociétés Celtiques envoient des missionnaires en France. LE FONDATEUR. Juin [900.
S‘adresser, pour les adhésions et demandesde renseigne ments, au Dr Maun‘ce Adam, 20, rue de Navarin, Paris. |n') \..',:-.._ Le Gérant: ENCAUSSE. TOURS. — IMP. E. ARRAULT ET c“, 6, RUE DE LA PRÉFECTURE. x _..‘.n.--. . . As—uu.nî‘i.'.täm
k _.»j I ! I I I -. w fivfismm mmmnmnfi mÿwe ..‘ d::ksL=l-HiUElÀ ‘l.EUÆ ‘ÉÆaæJliLlhhliläêâ Nous sommes heureux d’annoncer ài nos lecteurs que l'Im‘tïation a repris son autonomie administrative àdater du I5 septembre 1900, et que l’Administration es“! ‘rransférée au n° 4, rue de Savoie, où un employé spé— cial se tiendra à la disposition des lecteurs tous les ity,1yq de 2 heures à 5 heures, excepte le dimanche. ‘ 7 l][nïtiation crinlinuera ainsi à conserver son carac— tère exclusivement doctrinal en evitzint. comme par le passé, de se ihèl€i‘ de toute affaire commercialg NOUS prions donc nos amis qui auraient quelque réclamation à faire, ou quelqueé idées à nous sou— mettre, de nous écrire au n° 4, rue de Savoie, Paris (6”), ou de venu. flous y rendre visite le lundi. de 5 heures 11 7 heures. Le Direc/ezzr de lÎ « Initiation », PAPUS.
BIBLIOTHÈQUE DE PROPAGANDE OGGULTISTE Publiée sous la direction de l’Ordre Martiniste Illll Tllll HÊTRE HUMAIN? Le Corps — L’Astral — L'Esprit et leurs correspondances Les Auras humaines - Clef des Constitutions à. neuf, sept et cinq éléments l PAR Le Docteur PAPU‘S , . DIRECTEUR DE L‘ECOLE SUPÉRIEURE LIBRE DES SCIENCES HERMETIQUES OFFICIER DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Petit résumé entièrement inédit, avec 3 tableaux et 20 figures PRIX: 25 CENTIMES PARIS ÉDITION DE L’INITIATION CHAMUEL, ÈDITEUR 5, RUE DE SAVOIR, 5 1990
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Écrire à M. ROSEN, 9, rue Chappe, Paris pour recevoir renseignements et catalogue ’a Parmi les ouvrages qui composent cette importante bibliothèque nous signalons les ouvrages suivants : ALBERT LE GRAND : Les Admirables Secrets. — ALBERT LE PETIT: Secrets mervezlleux. — ALBERT MODERNE : Nombreux Secrets —— BEDARRIDESZ L’Ordre maçonnique de Misrai‘m. — J. BELL0T: Œuvre. — D.
CALMET: Traité sur les apparitions des esprzts. —— CLAVEL : Historzque pittoresque de la F.'. — DARUTY: Recherchessur le rite écossais. — DES ETANGSZ Archives et Œuvres maçonniques. — ELIPHAS LEVI: Ouvrages divers. —— DE GENLIS : Arabesques mythologiques. -— JOUAUSTZ Histoire du G.'. O.'., Histoire de la F.'. en France. — KAUFFMANN et CHARPIN : Histoire philosophique de la F.‘. M.‘., — le Véri— table Dragon rouge, le Grand Grimoire.
Physique occulte. — MARCONISI Le Rameau d’or d’Eleusis. — NAUDET : Ouvrages sur la magie. —‘PORTA : Magz’æ naturalis. — RAGON : Œuvres complètes sur la F.'. M.'.. — ROBIN (l’Abbé): Initiations an ciennes et modernes. — DE SAINT—ANDRÉ : Lettres sur la magie, Lettres réponses. —SAINT-MARTIN : Les Erreurs et la Vérité, etc. —— SYBILLINA Oracula, Oracula magica Zoroastrz’s, Oracula metrica. — TCHOUDY! L‘Étoile flamboyante. — LOUIS LUCASZ Le Roman alchimz‘q’ue, la Chimie Nouvelle, etc. '
v« ',__,.. Louis-Blaude de SAINT-MARTIN TABLEAU NATUREL @es rapports qui existent entre @ieu, l’ÿamme et l’@niver_s Réédition publiée par l’Ordre Martiniste absolument conforme à l’original et comprenant 22 chapitres correspondant aux arcanes du Tarot. Préface de PAPUS PRIX : 5 FRANCS PARIS CHAMUEL, ÈDITEUB ' 5, RUE DE SAVOIE, 5 Tours. ——Imp. E. Arrault et C“ M, fln... -é—-.q—J.fiu._x, 4—4» î--“-"—