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PUBLIÉE MENSUELLEMENT SOUS LA DIRECnON DK PAPUS 1 U ---- ...._...0_ 1 -A - ....- PARTIE Le Mldium Sambor de PARTIE PHllOS,OPIUQllE x... E. Lefébure. d'Orient.. M. Franco. les 5 à 33) 33 à 51) L'Occulte à la cour de Louis XIV _ 52 à Les sciences "',-.fi",u,.a Au pays des et la Rédaction et leI Ecl:lanlÇfeS doit être adreBsé JI à Paris. - 690·50 Tout TJ!:LBlE"BCOI"E - ::8.
Les Doctrines matérialistes ont vécu. Elles ont voulu détruire les éternels sont l'essence de la de la et de mais elles n'om abouti vaines et stériles négRILions. Science eIperlmentale a conduit les savants eu't dans le domaine des forces purement par et la li distance. résultats de propres les Matérialistes en arrivent li les nier. L'Initiation est de cette renaissance sn:iri,tUllliste dont les efforts tendent: Dans la li constituer la en la méthode anciens aux découvertes des s'adresse à et des d'une années sont absolument 1; au 20 de mois et d'existence. - Abonnement: ra francs Philost.'phi:que et collections des <leux prlemiièlres l' H YPlt10tislIle et de la PrlltÎ<IU(!S Orient et surtout dans 'hritiati:on de toutes les aucune. Elle instruits dans 60 les auteurs les de ces curieuses études. La de la Revue (britiati:que) contient les articles destÎlilés aux lecteurs avec études de Science Occulte. La seconde tous les l'Initiation adhère au de sociétés défendent Contre aUÎ<)ul·d'lb.ui en et luuent contre les cle'rÎcali"l7Iie et le sous la li une base solide li la Morale par la découverte d'un même ésotérisme caché au de tous les cultes. Dans la à sortir des méta,. physilqules des li sortir des purement physilqules des unir dans une Scien,:e et et la
La repl'Od1Blltlolll du utlelu IIIHltlllllbU611l par l'lniliaeion ut rOl'lllleUemeat laterdUe, .. mola. d!allloriuUolll .,lIelale. cntepartk ut ré#rllh d l'exposé du idé. de la Dir«tiOA, da Membrll' du Comité:de Rédaction d Il la reproduction dei das,iqun al'ldfU.) LE (DE SAINT-PÊTERSBOURG) .... Pendant un de semaines à Saint- au milieu de bons amis la COlrdïaIe réc:epltio1n enchante encore nos été amené à un médium nous ont intéresser nos lecteurs. médilllm, du nom de à notre tout à fait usé pasà un
la et de cOlljuratiions. le très net se prc,duit : c'est voix d'enfant se entendre assez loin médillm, alors en. trance. fait nous semble dO à l'extériorisation de la voix médil.ilm, car le le autant que phé:nolDèrle nDvs;iotle et le ... produire. La voix gérniSlierrlenlt5 dus à l'é(:rituce en mkoic sur ua fermé- et très distant du médium. L'établissement de la séance est des Le est dans la I,;UIUUlt:. C:ha,curle mainsest tenue, sur sa par un bottines sont attachées par des emlpê,chE:nt le de sortir. L'assistance se comde deux familles et de tous au courant la et il ne aucun pOl.sit)le. Les soit en avons dans r du trarlspolrt du 8IlI!idÎ11i11D avec: SIl dWse d MJtœs a mais nous n'avons pour ne nous que des avons pu ptn,lIi,.,. J
LE IlIÉDIUII IAIIBOR 3 attriiliuellt à la one- eéJlèbr'e médiutn de L.OlJQlreS, nous avons étudié le mhDe rlon5e une voix 1i'!'}lOtnaaeJIlrJlalllta:ssez médil.ilm. Dans le cas Aucun velltril}o(lue prciessionn4el n"J'l UI,ma,!", duire dans l'obscurité ces avec la même w:a,Lç,'C. Nous n'avons pas eu l'occasion du la pr04:1uCll.ion nous ferons mière occasion, sur la petlldal!1t la et plulsieurs fois pour être autour est intéla main. l'assistanc;e, et ressant, c'est tous venant prend1re fant dans orelldre les disl)()si.tiOllS Or€:inlte de cette troisième fait est le à à du mé(liurn. trouvait une d'albums de
L'INITIATION l'intérieur l'un ces albums paysage et, peI1ldalllt gémlisSlJlit le dos été couvert de huit àdix palrfaÎiternellt et on voit concernant la santé du médillm, une a pourra imr",rfl'lnf à c'est que chllqule la exactement là d'un excellent médiulm, cafai ts très nets, même devant il n'est Enfin ce méà forcer les produiiserlt pas. S'il évite de s'user fréqluen:tes, il PAPUS. j
CHEZ LES JUIFS D'ORIENT Le ou la foi orimit:ive de l'humanité semble être la du XIX8 siècle. C'est à croire atavisme des croyances et du raments et de la chair. Na,tarlS à ce que, toutes ont soutenu notre s'est Il n'en sera pas ticisme dont les Jnifs bien que
prétlend. à , L'INITIATION et leurs ne suivaient d'autres le des Urientaux leurs reltlèdles Rlatéiriels Dur'ant des cenltaines d'anIllées, comme on le toutes ces sei.ences les quallifi1er doivent repara'itre tric>mphllOtles nos toutes ces sciences la Uni_ versité de - En Orient i,rao5· lite uniJll!rslI/lle n'a, pas encore ......,1 d·,I"",I..... les Juifs sont des fervents de ces croyances. 6 pas de effets de célestes sur la destiol!e h'umaine, pou'voir des
LES SCIENCES MYSTIQUES 7 au cœur de la HaI)yJA)De sonnages défunts. Sait-on am:déjà, le rassÎst,an<;:e a;ffirmait avoir et fameux que et des chi,rOlnalociens VUS en L'année del'nû:re, un savant faisait des à Pariset ailleurs sur l'enJfoûtement. Mais que des et aUIU!;;::>, Tzilgatles, exercent l'erlvot'ltementEm ses cOllficlences intimes de réalisées ou de ou les et les mJ'stè,res à résoulc1re ou à tirer au clair. D'llilleulrs pré:cé(lenl, dans le ne crut pas s'abaisser en consul· AlilÎoliml'hlui encore, :::in:lyrlne, ses murs un de ces V()'VllJttLI: Harbi :séJomo.>1que les hauts foncti()DIllaires l'Etat COllsultellt à l'envi la et en nro!vïrlICf!. Si il pourra raconter ambitlieu;rc:, d'illusions courtisans du paa été
8 L'INITIATION tant sur sa le Rabbi ha-Darschan ( Dans l'intérêt de la science en et Dellt-e:tre dans même convaincus de ou ne pour les manigances des devins et des il y àurait quelqlue utilité à étudier au moins sommairement ce l'historiell, en l'anaseront comme un mœurs d'Orient. .. .. Je 258 leulUets a texte, écrit S. M. 1. le Sultan actuel manuscrit hébreu J IIlJlz··l\..llosqlue, le un nommé Effendi Estu!nilZi, l'ordre rendre compte du contenu de ce livre. t:lI.''''''.'', on en conclut que c'était un de « Sci,enc,es :. oaert par tin rabbin li un
LES SCIENCES MYSTIQUES en caractères jucléo.-espajgnllls, est en un 9 ce J. Graziani. Ce dernier 15. Il se de en or<Hnaire, écrits sur le recto et le verso en caractères et en Ces deux ouvrages semblent se cOl:nplétler l'un des dans (1), de Rodosto manuscrit renordlimlire écrits sur le coillati<mnant les s'aperçclitque J. Graizialni qu«!sti1ons ct entre autres pat1ernité : la chilromianc:ie (1) Né à Rodosto en J. Graziani est décédé misérablement et sans enfants à en
10 L'INITIATION pOtlVal:1t être cO!lllpris Sciences ",,,·sll'Dues. sont au nombre de huit; savoir: SVltritÙm:le ou la conijuraticm traité des m-v'stères traité l'Art dÙ'inl%lo:ire ... : un traité de la Aftdecine au xva" siècle DU Les sciences my'stil=lUelS que ont : ou )'a(ljuratiion et la au ..""J ...... li) Ce traité comme l'ai d'une Je me réserve le droit ...,..,.""",.0"" ces sciences, non 18 dèS par l'auteur, mais l'ordre
LES SCIENCES MYSTIQUES f.Pll!rhiOn des sans l'hnpositio,n des mains; ALlSMAlNslemlployés comme la connaissance du caractère de l'avenir par les de la main; DIVINATOIRE au de ou l'iIltftuenc:eS\lr Ulde:stilt1ée humaine planèt,es et du Zo,!ia<lue. LE SPIRITISME ou L'ADJURATION ET LA CONJURA:TION DES ESPRITS LE SPIRITISME DANS LA BIBLE (1) aux est une chose je ne me trolmpe, rI'"".,,,,..;t'" dans la Bible au
L'INITIATION La pu dans huit circonstances différentes (1). chérubins armés fialmboYllOt,e, sont à la deux anges annoncent la de!.tnlctiion ::soclonle - un ange à à deux un ange arrête le d'Abraham sur le sacrifier Isaac; Jacob durant un et descendre des anges sur une échelle - un ange donne à serviteur des moutons tachetés; ce même Laban rencontre en route d'autres Dans il est fois qUlestilon· Un à dans le buisson ardent v. 2); - Dieu à deux aux un ange d'eux à où devraie,nt c.onqluérir la Pal,estilrle ....""1".,,,&1 eut fait le veau dit à en l'exhortant à la paltieIlce marchera devant toi» '"" " aux foi aU:!l:Olracles d'Ob et d' ydéon; xx, '"" " armé La Genèse, ch. III, v. 16 ; ch. III, v. 21 XllJU, V. 32. XlllI,V.1I8;
13 LES SCIENCES MYSTIQUES Comme si les auteurs de la Bible eussent eu une pour les anges Josué en vit un, intitulé le de rh'__"" à à dans la de Jéricho Pendant de per'sécuti'on, nent très souvent annoncer quelqlue à Ils le son assuje:ui!;selnellt à la chananéenne ; le très et 'Pail/ant Gédéon à contre les iVUIIUlllet à la femme du cultivateur Manoah la naissance de Samson (1). Le de met en scène le roi Saül consultalltla de ; et un ange de Dieu à détruire David commit le dresser une son armée pla,cerlt sous nos souverain de consulter l'oracle de le de exterminateur VI, XIII. XXVIII, et Samuel, Il, ch. XXIV.
L'IJIlITLlTlON LE SPIRITISME MODERNE
15 LES SCIENCES MYSTIQUES le sens de d'aiillelurs l'idée que .le malade en corps des derniers et de tépllrer le mal en mêtlle au notre auteur (1), au ou des cours au sommet des mcmt,ilgri,es, ..."'u........ cimetières. sous les traits d'un ou d'un ,,"uuu,... et est fatiaIelnellt en rép.rmdant en des Il existe ces adJiuriati()Ds (I) Ces détails résulteRt de divers àEimF,tet ul1lilqaé5 ùns les que Î* feui.llette.
16 un exemple entre eux à L'INITIATION car ils diffèrent FORMULE POUR L'ADJURATION DES ESPRITS est ta demeure et tral,pel.·tu (1) les êtres humains ? rép.ondlit: 0 le ô pro· et ma c'est le mClDtllgl1les. A la troisième netneuu hOll1l.Tle ou ne pas Je la ou les mains chaul:1e, est aussitôt de fhomme. loin (ch. IV. des Talismans.
LES SCIENCES MYSTIQUES Au moyen cette et de cette dit le malade ,-,,,,"W,.,!;; il existe formules pour ce de il le cas éclléa.nt, consulter dans ce Traité la formule au est a mauvais DU111JU1, Mépar le début la torlrnule - début absc)IuOlent iderltiqlJe adjuratioltls - que le sage par ex<:elllence, avait commerce avec les et ceux-ci à son auteur nous aplpre:nd noms de Ben COMMENT ON PEUT VOIR LES ESPRITS rl' ........ notre un el>l',ut:>. Je cite le texte: et un ecr'asEHes. réduis-les en et lro'tte·-tol avec cette : tu pourras ainsi voir les et causer avec eux. tu être une en te livrant à cette
18 L'nUTJATION Il LA RÉvtu.nON DE L'A,VUUR ET DU PAlISSÉ AU MOYEN DU CERCLE LE CDCLE FATIDIQUE
l1UlliJn::, Ô LES SCIENCES MYSTIQUES vase d'une de ocques de et metsfais venir un à trois «Kt:Zllehifl, /fttlbdlinJ \'OUS, ......,.,31''' '=a,lvl'nll.. tlaIY<7n• .. ..
20 L'INITIATION LA SUGGESTION OU LA GUÉRISON DES MALADIES PAR L'IMPOSITION DES MAINS LE MÉDI'!JM OU PRÉCJl.NTADOR Un en en même la dernière c'est la des maladies sans autres remèdes ou médicaments que l'Ïlnp,ositia,,, des sur tête du pal:ieIllt, cantar et le sutlstaiotif prt.fcalztalior voir dans cet acte ou ancialcluse, Maures. prtfCal'Ztal'/or ou Le précantadl')r s',approc!le tie enldolorie, J
21 la main le trois ou nombres troisou par'ticu:lière. Il que le hasoit là un qu,elquelois raison à ces SOJ·nlSarlt ancienne POIPullariité. mé:dec:ins, ce LES SCIENCES MYSTIQUES il étend droite sur la tête du dont il frotte cheveux. les yeux levés vers le dans une attitude et de cOI:npon,ctic)n, le cœur une dont on OPI!:RATICIN DU PRÉCANTÉ n'a un au dire même mjrsti.qu.es, certaines maladies telles que le cancer, la et des émoti()Os le bien .....l11Ul, c'est un étymoilog:iqlle du mot. rimée. des
22 L'INITIATION PRÉCANTÊ Bon pour une émlr:JtiGtn neN'eUBe assassin un couteau ci mancJlte TEXTE ESPAGNOL de jura pOl' WlI CQ'nilllO E1Icontré con U1I mancevico. Fiwre "stjdo Fierra CIÙMdlJ se elamava. cO"rllWé loù .odo de mal Je mtl:tta.ré_ y 4% Ioda lU {fenté Un conntlle, /iili. " oIJliJJ4ria •. cortaré todo modo de mal le nu';ttl..... COml1dlirioiPII, y y inckamon y 10 ecAen a mar la o1ldar 10. ,,,,"11ft na..,. bina rrilnJi1.r
LES SClENCBS MYSTIQUES hi!l:tnr'irnlp. iIlatltenldu. Je vais de je TIlADtlCTIOIi 23 ces les par toute sorte de En suivant un chemin, J'ai rencontré un Il était vêtu de Il était chaussé de Il se nommait me J'arrêterai du malade, le mal; Je un au roi AI.aulldre atMi as geu; Et il - le malade - oubliera son émotieIl • J'arrêterai Je te et de tout mal : et filUion; ... TOllt en cODtina.mt .a route, Je renc.oatrai un vleux : II était vêtu de JI érail dtlllllHi rer. n teaait i. la main Wl couteau .1 mlIIlld1e Doir. eu la le malade - 1. 1'lIU1IeUli et de toute lIIClIIl'te de fkuieuli'L le malade, De lui enlever tous ses maux Et de les jeller dan. _ mer INa pnlrfonde. sUJŒe:stiCtn sur du aerveux ou aux ' ..-
L'INITIATION LES T Al.ISMANS DESCRIPTION DES TALISMANS. - LEUR UTILITÉ Un talisman ne[)reIJ, ralement deux triangl1es iSlocèles sllper'posés confectioDlle le ou un feuillet de on inscrit
LES SCIENCES MYSTIQUES 25 de talisman où mots s'é<:he.lonnel:lt manière curieuse: EN Hhou On Je crois intéressant de transcrire deux autres de taliislI!alllS dont l'un nous fournit un la des lettres même mot. Je viens de dire que les s'écrivent sur du sur du ou la peau aussi COllfectÎC)OIler des talislI!al1lS avec (1) Mltraton. au Pluton des anciens Grecs.
'l:l ::l ri 'f l't , nUI'IV1 taliismaln et aux nornbreux : on les au mur de la Chatmtlre; cimetière pn:ue:s, avec un de avec des gre:nouilles ou même une colombe, etc. Dans tous cas, le mansest tenu ses versets et ses sur ces mêmes. A en croire notre
ne manqtle n;Ukl..Ul;;l ces mêmes le verset héLES SCIENCES ilYSTIQUES soient les mols teanscrire sur btaique, en UdiSnulmifu.es. Il existe en se resliemblent entreeux. .les transcris C1-lIDf'ese:n plaçiilnt caractères con·esplDncl<mts S8C:rarOeJlitel:s. ou, PREMJER ALPHABET «- - "'" = ... == 9 =j Observations. - 10 Lire dans le séns vertical, la precolonne est à droite. a' Le double ilJdilqul! 3· P ressemble à M., et Sadi! ressemble
L'INITIATION Observations. - 1° Le deuxième alphabet se compose de vingt-sept lettres au lieu de vingt-deux, car il contient les cinq lettres finales K, M, N, P, s. 2° Plusieurs signes du deuxième alphabet semblent avoir été empruntés au premier. 3° Je suis absolument incompétent pour soutenir si ces signes - ceux du premier et du deuxième alphabet - se rattachent par un lien quelconque à quelque alphabet antique, phénicien ou autre. DEUXIÈME ALPHABET =.j) :p ;:;. / I.-J "'-' =.1 \{V = y r :.s. M ; :=x =: J - :p == y X =:lJ AI == t1 oq ,. .p "0 l -, ;/ ..,., LJ J ,/\ t . , ;, \fi -"W :=I: r [Tj -li :;;;;- CL J1 Y r JJ o • -t:) J 1 ,
LES SCIENCES MYSTIQUES Il je d'avoir la corltel:tÎOIfi talismans pour que cela me de la les en caractères La clef de ces d'un nouveau genre étant connue, puisqlue nous voilà en de on aisément au besoin transcrire toute la Bible et le Talmud au de ces Je sel.Jllernerlt les lecteurs de me de leur senter le propre - suivant notre auteur - à découvrir les métaux dans une mine et à suppar mines et de mineurs. TALISMAN POUR LES MINES (1) aplatlls'I:e et ; écris dessus les et une que tu transcriras en caractères •"..,........ Prends un et attacllle celttelplslqule à son cou par un fil l'oiseau. CIlISJ,lUe monte sur un toit voir où le va se poser. Le d'atterrissement cette de (Il Pour découvrir et mine et faire monter à la !':1l1rface. .ceau en (1) Je traduis le texte dans toute sa naïveté. (li) On les verra tout à l'heure.
l,,'UllTIATIOM en 'V"""', fem:mes dans mon enfanoe, forme sacro--isail'rte1PO\llr rectani8U1Iairft, etc. un fil autour cou ; poi:trilae, sur la même. d'un
LES SCŒNCIS lIIYSTIQUES ,'en,rif'fJit ill.llf1,1:: Yiil,llli l'C;:xerguleJt$mots SW'lfaBis
t..'INITIATION rel10plit au ciel. écrit par l'ex.erg·ue,il y a un verset CHAPITRE V LA CHIROMANCIE la Science de la main Jehuda ressemble à ce ma.nci,!:', et par en UHIt::!!:::. J'avoue humblement que je ne pas non le exister entre certaines la main et le caractère ou la destinée être Le bon sens se refuse à adlnelttre dél::luc:tïoins que tirent sition de ces nervures. l'n,,hlii.. mais à raJlporter. d'une de la main: 1 0 La LIGNE DE LA VIE ET DU CŒUR ve delrni·<:ÎI'culaire contournant le ac<:ep!ter comme une en sont 1' nous décrit les que, bien pronoscOlodiiticms essentielles: du si ce
2" La LIGNE AU PAYS DES ESPRITS ET DE LA TABLE 33 ha·SchOlt/han) , 3" La LIGNE DE LA SciENCE La LIGNE DE LA 5" La LIGNE DE LA TêTE M. FRANCO. (A s
L'INITIATION reflets des les enJger.ldraient. à leurs opinions, ils m'ont cité la docSwede:nb,orgsur les granld nous assurant que une invariable tendance des mauvaises de s'habiller des formes d'animaux elles cOITel.pcmdlent. la fécondité de ces raisonneurs est surpour eux en la cristallisation de la en formes. les apparences que l'h()mme suffisent à tout ce oré:serlt que par le suraura, ne que les des hul'irnn:lense, l'infini univers n'a que notre planèlte terrestre, pour lui fournir ses pOI:mlati,on. Nul doute que nous "'"'U''''''' tht:ol,oglle matérialiste homme de son que le les étoiles n'étaient que des becs de gaz célestes, faveur de Selon revêt ne naturel. Les BonnesGens ou Fées les Fées ne sont que les habillés de vert. Les les l\.llDCI!U:S, etc., ce sont âmes d'hommes des pre- . Leurs sont ou selon les dimensions des fantômes sont censés Sur' la même élastHlue échelle des humaines sont classés les les les toutes les aplpariti()ns Mr::ln,t:fp, que l'on constate en tous pays, clima,ts, en tous Ces sont
AU PAYS DES ESPRITS 35 effet nous démontrent fixés dans le pur fiflJOal1nenlt, à le chemin de ce but de la crèatllon, l'Horrlmle. de ces plaidelJrs, en est ëtcmr:lan,le, 1""",...,';11" comment ces gra.ndir en tormes ale ou se rap,etÜ,ser en de comment se transformer en formes d'animaux cornus, ronds ou Cette facilité de nous assureIIHllS. n'est que pour certaines pa5.slolns, ou certains états de de dé1{eJ,ooIl est notoire que, les cas de po!;se!,sÎCm servés à en en I.A.'''';:';:''>;;, comme dans les relations de spéciallement dans la les sorciers et les célèbres étaient accusés de les actions des animaux.
Dans tous de ceci est un des traits les ma.rqli1és de la fureur De sont saisis de animales: ils miauJlent, aboiient, se contorsionnent en toutes sortes de formes bestiales. C'est une invariable que ces actes se rencontrent dans toutes les relations de de Ceux que nulle autre que l'influence hune se manifeste dans ces les des ne à mon tion de cette tendance invariable. On nous soutient les des dont des êtres humains
36 étaient si souvent états maladifs aUll:qtlels rement Je ne me sens nions tant de respec:tatlles ténloins, penseurs, comme il en ab()ncle rites sont, je défenseurs la théorie des Je me contenterai de soumettre existe de très nombreux téorloign,age:s, directs et cir'COI1!i'tl:lnc:iels, en faveur de la croyance en l'intervention autres que des I1UlrllallnS, dans les cas de posses- dans toutes les manioù se montrent la malice des tendances une méchante contre notre race.
Je ne m'aventurerai pas à mon témoide ni celui de tant d'autres ou à toutes ont voir les élémentaires et avec eux, comme une preuve de leur existence. et d'une manière ont, sans une certaine de vérité de l ... prétendeltlt que les basses des pa!;sicms trouvent leur dans des formes animales. En c'est :i un vue de vue de la /"Pftitlldp chose que nous nous si cette couvre tout le terrain des mami:lesltatiiools apparitic1nnelles.
OelJVlmt s'explliqliler par des cas d'épil,epsie ou autres Orientaux sont oalrti(:ulièAU PAYS DES ESPRITS des vues étendues sur l'existence et les grlldaltiolns de la vie élémentaire.
Il me suffira de pour le moment, que narrées au ont été dé,cril:es, et que résultats se conforment si étroitement aux d'un grlln(:i n,orribredevoy.an:ls, ajolutelrai-je simJ)lernerlt ici que, comme causes latentes de la se trouvent dans le monde que je n'ai pas le moindre concernant la nature exacte de l'influence s'exerdans le cas relaté.
La théorie des anciens mages et des du moyen s'accorde avec que la Fraternité m'avait concernant l'existence des élémentaires. Je me suis sur ce . Aussi si je crois 'Ul;r\llt"tii'h",; que les d'êtres une active dans la prod'erreurs hum,lin,es, die prc)plresvi<:s terrestres, je n'en suis pas moins de telles scènes se à l'intervention inférieurs d'élémentaires. A cesêtresexercentune influence que n'a notre étroite.
Et je crois que. démonstrations de cette grave vérité la proré,réhlticlOs spiritileilles, réservées à cette Je cOlrlclUf<lÏ ces remarques par un bref théories nous furent par quelq!UeS-Ulns nos concernant la philosolph:ie phy'sîqlue de la Les cOl1iditions,la:vor'ables
38 L'INITIATION au de Hères souvent aux à des sont en d'autres cas, le feI1nmleS, tous ceux, en ou nerveuse est ""."<lItn-", ment influenç.able. nerveux s'est anormalement cas, c'est gélrlér'al(:m1ent l'effet d'un hautement Dans ce cas, un trouble du a rendu le le soumet au contrôle d'escherchant à se réincarner dans des corps humains ou par syrnp,atheie, vers faiblesses physïqules des organismes En cas presque, les enclins à souffrir de cette terrible affliction sont les personnes délicates et les de pures et dont dont J...,Ul:>l,lUI;; la PO!;sc!;sicln affecte une en.. comme dans cité au pr€icéll1erlt elle est attribuable à un état ressortant à dans sa marche grllO(Hose, c1ep(me!arlt vaa tOtl}olt.lrS ressenti les effets des chanigernents solair'es, et astraux, la terre soit affec- par ces eUe tout rayon de lumière atteindre sa la revue du sublime de l'univers éthéré nous le montrera. Bien que ne le les astronomes avec calculs mathé- sont ies les COI1)0InCtions pllanlétaires et sur la réceotivilté
Ali PAYS,DES ESPRITS des terrestre. Il nous faut aussi considérer à laQluelle nous amène de combinée l'astronolTlie, savoir que: toutes les maladies merimorales ou affectant sous d'épiclén1ie:s, sont en lieu détermides corljorlCtllons ma:1ig:nes de situés rarlno'rt à la terre.
Des courants d'a:tm:oslph€:re, sp<!culletnelnt des courants 'Servent de vélliclLlles, de distributeurs à ces mllllig,ne:•• C'est se propage si souvent Se de nations en nations par vagues régulières, pléri lod:iq1.Jles.
Dans le même courant naissent les :'UIJUI:', glénéirat,eUl:s des instincts crimilrlel:s, des nions des des des coutumes, éclosent les floraisons de 1';<;;1111<;:', se dé'velop'peIlt les talents la vis-àvis de certaines de toutes sortes de fléaux. Un est d'abord "''l11;111l, par dans les états mentaux, par condans les états une un 015itfliCt entier succombent aux atteintes du du Alors s'établit la réaction.
J'ai narré notre aventure. au pfl:>fess(!Ur von Marx et à dans le cas de POss(;ssiion que nous observâmes en surtout pour montrer, utile dans de telles affection s l',,.. de la force tOllte-'puissanlte et désordres
se aux 40 tive merveilleux niaques,à servirent de mon ITlédiallinrtique pour humaine leur divine influence. von Marx fut physiquemient, car c'est contact les pauvres de son vil(Ollre'UX, salublie ITlag:né1tislne.
Je me demande si tous les cas ne n"",.,·",i"nt pas ainsi être instantanément et effectivement à de soumettre en même les combinées des éléments vrais des tuel et hurnain. me d'un qU4elq'ues alors que séll'iss,ait. terrible épidélnie de choléra aSiilltiqlue. était extraordinairement sernbJlait une de l'elfrayalnte mSilaclie.
Par une claire matinée, rais dans les rues mornes; strie l'azur éclatant du n'était visible. me firent voir une énorme collonine dont les sombres sur une distance de pluisieurs les districts de la reux de me de la nature de ce Dhlen<)' je me laissai envahir par un sommeil prcltolld. Hient(llt, je cette col10nriC
AU l'AYS DES ESPRITS 4 1 COl1l:lpclsée de mïlllio1ns, de miJlliards de créatures m(1,rI..,rn.. ; encore etllllerlt-lliS. en cours de formation. Lorsqu'ils o1pèrent sous des ou astlrales, ténus pour science viV'S1nlte'L enlgerldrées dans l'al:m()sphèl'e par une conjoncticln Irlalïigne et puissante de la terre et ueSi eu)ues.
Jec:oorlpr'ïs que cette avait eu pour convertir la matiêre de finalement ainsi étaient évildemrnelrlt être accessibles aux instruments de la urlllnlle épi<lIémie de choléra invité par queelques réIlan,dent, comme dans le cas une inper'nic:ielJSe à travers et où Hs sont eux des traces sous à l'épclque dont je viens personnes, au me à but était conditions fav'onlblces..fe ne mentionner noms des gens dans cette réunion. dirai seulement que tous étaient par leur savoir le dOlrnaine SClleDtlsais bien que je ne ceux n'ont pas eu mêmes facilités tion et que moi. Mais dans l'intérêt de la je veux ici un souvenir est pellt-etre, et
L'I!'iITIATION ce adlrnir'atilon, mon entholusiiElSnlen chalCUlle de ses répétitioois.
J'étais absorbé dans la corltelrnplatiion l'immende la de ce spE:cta.cle tOlijOIUrs nouveau, A un certain moment de la nous nous réfugiâtlileS dans un où nous de'vio!ns avoir le rare de faire des au moyen d'un immense construit sous la direction de mon tour vint de les travers ce de mécarlislne, le mes yeux me retint IOl1lgtf:m)S sans souffle. ne fut que la étend\le du firmament étoilé que je corlsidléraj, sentiment de terreur de saisit de l'observateur le iléchllnftela vue de la sombre volite de UUiUU", avec ses innombrables pour celle de la masse res:ple:ndlissan1te incendient la vue, à travers 1l1lI,YU:>, à travers la du transtlgulré, emlpo:rté, loin de ce monde de tétllèblres, vers un UIIJ!UU'C, non pas de fées ou n'"nm." mais de dieux et de vers des cieux de étincelants de millions de SOICU:S,lJIC de routes de murailles dont et le mortier sont de je et je devant cette merveille ma reste car ne m'a rassasié ni lassé; mon iailtqtle croître à , 1 tOl.:ajo\lrsptla,rieux, lorisque, environ qUiuante sec:on,des
AU PAYS DES ESPRITS assez de grm;sisseattridont le corps .......'.'''1''''"' je la mon pr<:mler dans le de je vis apl)araitlre une tache singulièl'e entre le verre de et la surface brillante du firmament, J'allais me que de était tombé sur le de lorsqlle je vis ce que cru être une tache prlmclre la forme d'un et se mouvoir dans l'p<:,,,,,,,'p entre l'ol)je':tif et l'azur du ciel. je conservai pour continuer mes vations. Je oui! je vis distinctement une face proportionnée, passer devant le verre de m'inter- la vue des se maintenant dans à une hauteur que je estimer à milles audessus de la de la terre. Tout en tenant du ment considérable du buer cette tête énorme eût une vaste éte:ndue vis pour la semblait avancer pel'pendiculairentleIlt dans los int,er<:eptaIlt le de vision de mon à la la lunette. Je l'ai la du corps devait en en ne vue raccourcie de ses traits. l'ai revue d'autres fois semblable au trainant à sa suite une énorme masse de nuées dont le passaRe sur l'ol)jel:tif
L'INITIATION comme une chevelure flottait ele:rnlère sa comme si la forme se m()U1/ait, à une blement dans un fort courant de vents con- je me rendis cornplte abs()lue du phénoDlène l'inistrulrlent, et membres de la . cOlnpagllie d'examiner mon de me dire comment HIe trouvait, « et li> me réI)Ol1ldiiton,d'un air ("lIri",-ny. interr'og,ati:f,« mais vous sernblez un peu savoir ce a pu vous troubler? li> Je ne rép,on,dis à minutieusement toutes ses ses ale:nt()Ur'S. Irl'ellorcallt vrir cause extérieure ce trement être de prendl:e pour une cination.
AU PAYS DES ESPRITS du télescol;>e m'était parfaitement fanli1iler si aisément satisfaits. coruiaiss.aiellt personmes manières dislPOS1és à je un proreg;arcla IJxelrnent, et d'un ton grave, prelssslnt, me demanda. « Ne pas nous dire si vous avez vu chose d'anormal? Nous une laisser tomber. L'un savant, les opi,ni()os fond It:l>!IJt:l,;l. je savais aussi son Au declans, au de pas que dans le ciel sans nuages, je ne pus trouver la moindre solution à ma Je me à le ·pnlénOlTlérlle du terme que je viens d'emà le mettre sur le COlnplte Mais mes amis ne d'entre eux d'intelli· à cette la fit le vers un où il tenait ses notes; il en tira un me remit en ces termes: <le Je ne sais encore, chlevailie:r, ce que vous avez voir cette nuit; mais comme dans que vous venez de
nirent ces en cette oCl:asiofl) les six derniers mois observations à cet à l'aide de ce ainsi de deux '..'INITIATION chose vous avoir nous de nous mettre à votre merci. vous voulez bien nous retourner la confiance que nous reposons en vous, nous vous soumettre ces notes vous convaincront nous, tout au ont vu, dans l'es'pace, Ai' <>nlr...." \,;Ul\.lS ut: des et des u",,·''''''''0;',," J'illterro,mlpis mon honorable pour lui u",.cr Il,,,. aussi exactement que je pus, la nature de ce vu. Je lui que je doutais de pOllvelirs d'observation me fier à l'ob- rln""","nt tout je des preuves corroboratives sa réalité. « donc ce mon cher ami 1» s'écria mon avec un trouble si que sa main tremblait tandis me les notes. Levant au ciel ses yeux, où brillèrent il murmura, ému: «Grand Dieu! c'estdonc vrai!» Je n'ose pas textuellement les notes '" me furent alors lues; Elles mêlées de tant de détails sur des données entrées dans le domaine que leur pourr'aIt servir à reconnaître ce que neJllernel:lt ororms de cacher. si
AU PAYS DES ESPRITS 4.7 droit au seà déslespE!rer du écoulés sans que de semaines s'étaient autres, à entières COllSécut.ive:melnt, même al)palraitrait à la fois. Les notes observations sont vraiment des voici extraits: « Ill... - Troisième nuit de surveilPris mon au à 1 1 h. avant 'minuit. A 2 comme ladernière vil)ration de résonnait miers contours la têtes'alPerçoivellt forme devait être directement peI'pendïcvllai:re, se montra, droit et net, l'obiectit.Je pus voir une le sommet la tête. La et traversa le verre en » etc., etc. 2. -« Je trois s'étant autres de moindre ils aVilient. diverses oc1caS;îOlr:lS, vu des humaines de oro.oo:rtioos traverser l'olDjelctit de leurs instruments, et cela presque de la même avec mêmes de et que que Une personne de la avait vu, certaine trois de ces lll(llln::s, p:llss:ant l'une et que passage avait avec de courts intervalles entre d'une Pendant les membres de ce' en des endroits les uns des heures des nuits si le pluisieurs personnes réSllltats de ces
L'INITIATION nouveau survînt me! observations. A 2 heures moins 10 minutes et 3 une sensation de intense me saisit. Je me à clore mes au moment où mon chrollolnètre sonnerait l'heure. - 2 h. 30. -- vient sa tète se montra exactement comme sonnaient 2 heures. Je mon en de afin de noter l'instant palraîltraiit. Je trouve son passllge a duré exactement Attitude hOlrizClOtllle, tête vue La note n° 3 dit sirnpleOlerlt «/8... à2 prc!cisies, passage en soixante et onze sec:onides et face de vers le ohs;ervlltirlns. rapportées par sur un Durant la Quinz:airle de nuits dans cet
à mes yeux. tacle enc,halltetlr resta infruc:tetJlse. J'allIaispl:endre ma:« rent en vue deux Ul(lcUl;:lt, la même l'une en avance sur la couvrant un peu de son ombre. sensi était leur je pus m'imaun moment, étaient immobiles. venue me si que sur le de me note AU PAYS DES ESPRITS l'pfl'',ulap fantôme passa Ul;'v,un Avec la de je changeai et continuai mon anxieuse autre instrument. La se<:orllde avec encore de de mes compagnons d'observation dilllêr'ents, pa:rtaf.'{èlienlt la sîo!gulièlie vision.
50 L'INITIATION anticillé stAr la marche des la récit presque à sur "H.t'!'ri"lic:tp que je m'émeut si chasser force de le lez,-mi:>1 SIJp€lrsltitieuJ!t. ou du vous ; toute cette histoire nous ouvre un si de s'OtlPOl,e à ce que je vous livre ces se rall,polrtaient à fut avant la venue du fléau et de ravages que tous nous les vîmes. nous ne les avons revues. du moins aucun de ceux de nous vivent encore. « avec le et vinrent avec lui. pensez-Tous pas aient pu être vrais anges exterminateurs? êtes un mysPOluvl:>ir me Pour tout le souvenir de cet efflray,ant années cette nuit je reçus une lettre de l'un des initiés à cet secret. Il m'accordait la que je de les circonstances que je de mais d'éviter mention des noms des témoins. demandé à mon corres· vu de nouveau le tormldalt>le ....Cl...:.L1C. il me réFlondit né,zativelnellt , mon » De nouveau. ments, je me suis écarté me sens tour, à des
AU PAYS DES ESPRITS 5i Ces mes amis les de mais ils attendirent en comme feront mes La crainte et vaine d'un monde railleur et rend muets bien d'autres que mes compad'él:udlBsastr<)Doimi.que:s, sur d'événements sont surtout sont sans Ils mesurent l'éternité au compas de leurs étroites la de ceux accueillent ces événements par le sarcasme ou la ntjgatiori. Les d'aussi m'auront au moins rendu l'excellent service de me laisser entièrement à leurs en cet comme en bien d'autres dans le cours de ce me ce sais sans avoir aucune sans apI)ro1bat.ion, Je ne pas tou"" ent:enjju, les événements La devise d'un ami très cher est devenue la mienne. « La vérité contre le monde» est le mot d'ordre continuera à me servir dans pages vont suivre.
verre des l'éclui'val,ent du étaitassez en pour Marivaux se soit de cette pradans son OpIJscule întîtu,lé le où il imagllne une sorte de reflétant non la mais l'âme. Le comte de l'ufaisait à Paris du miroir et : « Ne COllsul1te·t-clD pas tous les les Oracles verres ou des bassins; et aëriens dans des miroirs et sur la main dei moyen de d'eau correSIPO!1ld en à ]a malgic:iells ..."......"'''', au marc de' café et à la boule de am'lal:> (1 J. La manière de l'ernplloy,er est dévrl2t"Fue de nnitialion, juillet 1 p. 10.
L'OCCULTE A LA COUR DE LOUIS XIV 53 mais et c'est une faire des s'imlagirle, à « un une chiam.brle,mon « fils veut s'amuser de ce ; il va le et, entre « autres il lui combien de le roi a encore à vivre; ceci vous faire du reste» (3 mars 1 consultation avait dO en encore au bout de dix mois : ? Ne recouvre-t-on pas ainsi des et des montres dérobées? pas ainsi des nouvelles des Païs et ne voit-on pas les absens? »L'interlocuteur du comte lui '<;I-'VUY résulte donc de son discours « y a eu assûrément et que c'étoit les les rendoient et les rendent même tous les dans des verres ou dans des miroirs, Les ou les :SalaiiOalr1dl'eS, les Gnomes ou les le comte, li> Mais les kabbalistes se servaient aussi des mêmes pour des opéra,tiolns destinées à asservir les Elémentaux ( Le duc voulait tout et que les du montrent entoùré de chimistes et de devins ne manqua pas d'exp'érimE:ntler la vision dans l'eau: il eut pour cela recours à un semble avoir connu d'un dont Madame par discrétion ne que qUlelques mots: , « Ce rend si sérieux on ne
L'INITIATION tait du pour se trouva se à la mort minutieusement décrite de suite l'absence du duc de Bourgogne, de la duchesse de Bourf:ogne, et du duc de fils du comme le de Bourgogne, membres de la famille étaient vivants et bien de sorte que rien ne leur mort arriva avant VIICl:ilU:> voulut voir ensuite ce cr. Mada-ne, Lettres du 18 et 2 no\', 1 l , (:Il Cf. de$'Sciences P.-..rA,i"",..
fai:soi,ant voir un serait L'OCCULTE A LA COUR DE LOUIS XIV 55 de'i'ielildr'ait JUI-mleme. et l'homme lui fit raÎtre son sur le mur, de gnm,leuir nattlrelle. avec une couronne sur la sans doute comme remarque (1). On trouve une allusion à la vision de la couronne et du lit de mort, dans un roman en 1 et cité par G.
Brunet (2). une nuit il vit en songe une couronne et que mais s'éveillant ne que du bran. » - « Comment il étoit entouré de valticins, afllspiÎce:s et autres telles gens et lui bel avenir d'une bouteille,» (E}[pr,essiion à sens, 25 171 La réalité du récit fait par le à Saint-Simon ne saurait être que si l'on niait en même la bonne de est indliscutable mais cette aux yeux des terrible pour la du : il apl,ariaitl'ait alors comme des nombreuses morts annoncées le verre Si l'on en effet la divination' par comme la divination par cO!lljectllre ou par serait ici hautement imrraJLselmbclat,le, il croire que le voulait préparier 1',r>piniclQ par le récit fabuleux aurait tout en mettant sur le de la des morts Ses ennemis ne manimpul:er, celles-là et r .. A .... une dispute entre , Mémoires, édition Hachette, t. III, Ch.XXIV, pp. T. Il, pp.
56 Mme de Maintenon disant: « Est-ce que la Dauphirle n'est morte? --:- pas mourir sans moi? mon fils; était-elle ? » (10 nov.
1 6.) Il de la dUichesse SUJ:lpo:iait avoir été Les historiens représ1ent,ent comme un en cela avec Madame et avec ;:)amt-;:)lm<)n, en sa le à polliU<Jue et très secret, au contraire ne lui est pas tenait de bonne source à un certain moment du trône pagne au détriment de V, et le montre prenant ses en vue la mort de « à instant malade; que lui serait au ",,,',,,...fin il y toute aplparen<:e Mt:m1oires, ..,...,.... lui un mot «Ilsoutenait que l'honnêtehommeétait l'art de cacher ne l'est » On que le des empoi:sonnements attribués au conserve sa nOll1rt'Yl1j n'est du cr:rst'al-ga{ÎI2g. sait ce massacre de tant semble (1) Journal, édition t. l, pp. lU, u3 etc. N/moires, édition F. Barrière, pp. et :174.
U1lJ''-Ul.U:!. A LA COUR DE LOUIS XIV 74. cf. id. histo10lindl:e aux victimes trois autres rivaux du duc 81Pplllrtenallt à la des Condé.
Ce serait quelq[ue chose d'aussi admissible que X par Louis-Phiimagiiné sans doute en souvenir de ""T'''''''P_ .....ulu ..""VI par le duc de BourLa eut bien à son 15o morts à sous Innocent mais c'était à Rome et avant le commencement du XVIIIe Une consultation du verre d'eau avait été faite dans des circonstances un peu la situation du futur personne oO!.itive_ ment crïlmirleUe, tesse Soissons et mère du une de ces nièces de Mazarin dont les aventures et les excentricités tant de en l'affaire de la la comtesse a pour de son mari le comte de fait un fort vilain por· l'elnpoisonnellse de la reine 'U' ...........", sacrifiée à la raison n'avait pas d'enfants. en la comtesse eut recours à la di· vination pour savoir ce que deviendrait son alors très malade ( et M. Ravaisson s'être fait pour la ce bien . Elle le savait sans doute
tain s'assurer L'INITIATION mais le verre d'eau servait de contrôle pour si les moyens réussissaient. emipoisonneUlrs cliOy,aiellt à la ; ils se faisaient souvent dans la main par Quelqlue devin pour voir s'il y avait une bière: ils allaient aussi « voir dans le verre », comme le de Valenle fit pour sa femme (1). fut sans le cas de la comtesse.
« Son mari étoit malade en Elle étoit «un soir incertaine si elle ou non pour l'aller « vieux de sa maison « lui tout bas de lui faire par un «monsieur le comte mourroit de cette Mm « Rouillon étoit avec M. de Vendôme et le «à maréchal de Villeroi.
Le geliltilh()mme « fit entrer dans le cabinet une fille de « ans, et lui mit à la main un d'eau « claire; il fit ensuite ses La fille «dit que l'eau devenoit le « dit tout bas à la alloit demander à « faire dans le verre un blanc «en cas que monsieur le comte dût et un « en cas dût en Il demanda aussitôt à « la fi lie si elle ne rien dans le verre.
«Ah 1 « le beau cheval blanc 1» Il fit « fois de suite la même et la « fille annonça la des marques toutes diffé- «rentes ou MmodeBouillon avaient « nommées tout bas au sans que la F. Ravaîssorl, ..\rchiJ'esdela llastille. v, pp. 220, 234. 25r 3 ct.:; et VI. p. 2%.
L'OCCULTE A LA COUR DE LOUIS XIV « fille les entendre.Ce est constant, et les trois « personnes le content à veut « » Voilà ce sonnage assez d'une de la cour à la semaine des peIlsicm de huit mille secret et par une de ces origirlalités lues que certains individus affichent pour masquer le vrai but de leurs actes, il des habits de ce l'introduisit dans la familiarité de si féminin de manières et de Dans la de l'ambassade de Siam (1 et c'est à propos d'un à ce se le biais d'une autre anecdote encore, le verre d'eau de la comtesse de Soissons.
Au moment de pour « mon ditme fit souvenir d'un certain où l'on m'aVOIt dit de choses me sont et il y avoit qlole je devais courir fortune sur l'eau. Je m'en et ; mais que, quoiclue ces sortes de cela me revint à lieues dans une nous du centre du monde ». Suit l'autre historiette n'est malheureusement très et dont l'authenticité douteuse à bien ne voie pas qu,elclu'un se serait amusé à (1) Mémoires, édition de Lescure, Il 88, t. 1, liv. Il, p. 63.
60 L'INITIATION « Je ne crois pas autrement aux sorciers et aux di- « seurs de bonne aventure, dit l'abbé: je n'ai « rien vu été phlsileuI's « fois assez pour voir. Un de mes « nommé Maniban du « sident de mon cousin issu de DI!I',rrnllin « étoit à chère et « venoit tous les dix ans, et mille « en six mois. chaise à por- « teurs de ses habits « ne vont pas bien loin.
Il me un « curé de lui avoit voir dans « choses : une à « Toulouse et son absence. Je voulus me «moquer sa crédulité. Il de me voir « de semblable. Je le au mot. Il « un souper, dont curieuses « devaient être; le curé y devait faire le « nage. J'arrive un avant se mette « à table: on Le sorcier fut tout bas à Maniban orésel1lce. On eut beau le me le « et, seroient « d'un je n'en voulus pas être cause « m'en allai.
Ils me pr()te:stèrel1lt le lendemain « avoient vu le ou qu,elquechllse d'a.pproc:hant. « Mais que de tous ces contes aucun ne m'a « que ce arriva chez la comtesse de « (1). » Il) Mêmoires. t. l, li'\'. VI, pp. 220-3.
L'OCCULTE A LA COUR DE LOUIS XIV 61 VI PRÉMONITIONS ronart l'a'verlÎr, il leur arrive bien aussi de se dévoiler tout seuls. sens ont beau pa:raitre UnIClIJement à l'univers le moindre suffire pour la comme le dé!,équiljibrlmt des masses én(WrrleSL les rayons d'un monde aussi réel se soudain vers nous à travers la dont la solidité n'est illusion.
Les anciens la même idée en disant que les vrais nous arrivent de l'au-delà par une La de l'au-delà est ouverte, ou et mainte belle dame du xvne ou du xvma siècle en a par Mlla de I.<·o:nta.ng·e, dont la destinée fut si brillante et si courte. « Avant de venir chez » dit Madame ra eue pour fille « elle avait rêvé tout ce « devait arriver en sa et un « lui avait son rêve. Elle me l'a raconté elle- « même avant ne devînt la maftrtsse du roi.
« Elle rêva une nuit était montée sur une « et sur le sommet fut « par un nuage . ensuite il vint « une si obscurité saisie de
62 « Elle raconta ce rêve à son lui dit: « Prenez à vous; cette est « la cour, où il vous arrivera un cet éclat « sera de très peu de durée; sj vous abandonnez « il vous et vous tomberez dans « nelles ténèbres » (19 fév. 1 La vision Mlle de un peu de comme celles que l'on raconte d'Anne de : la de femme d'un célèbre hongr()is, alors en eut une détaillée.
Voici ce Madame au la mort de cette pfI.ncess.e « gens gros, et forts ne vivent pas « que les autres; nous le voyons bien par « la pauvre de elle « fraiche et bien se fut « fait arracher une il lui vint un abcès dans la « bouche et de la on l'a deux fois au « bras et une fois au ; elle se trouva mieux un « moment ceUe mais ensuite elle dit: <Il; Je me sens mal », et elle a rendu « On l'a enterrée hier soir dans son couvent.
Les « m'ont raconté à son une chose toutà fait « extraordinaire; était à elle rêva « une nuit venait lui dans une « chambre n'avait vue; il lui « un verre et lui dit de boire; elle n'avait pas « du tout soif et elle refusa; il insista et lui dit « que c'était la dernière fois de sa vie buvait; « là-dessus elle Ce rêve lui resta tmljolJrs « dans la tête; vint elle
L'OCCULTE A LA COUR DE LOUIS XIV 63 en » La chose s'est étran:ge, maÎs il « dans un et, s'étant trouvée 4( elle demanda un médecin; on lui amena le doc- « teur est un des médecins du roi par « est un Hollandais; c'est un « homme et estimé.
Aussitôt l'a- « elle manifeste un comte « Schlieben lui demande la cause; elle «que docteur Helvétius trait pour « à ses yeux, l'homme a vu en songe à Var- « elle se mit à rire et dit: « ne mourrai « pas de cette car cette chambre n'est pas « celle que vue à vint « dans le couvent de Ltlalll!ot, « tement avait « à ses Rens : « Je ne sortirai pas en « c'est la que vue en « et où bu pour la dernière 4( en effet ; c'est vraiment « me semble que ces choses-là arrivent aux « de la maison de Hesse toutes autres per- <le sonnes. en est la raison?
Dieu le sait. Nous « autres, gens du nous sommes tout diffé- « rents; nous n'avons ni rêves» (21 fév. 1 Madame n'a pas recueilli d'autres songes véri- mais elle connaissait intéressantes. La Société anig1a.1Se de psychiqlles étudie au le la conscience de la mort: certaÎns faits rappar l\bdame se ranger dans une
;:,allOt·;:'lmOln raconte assez celle de la conscience du moment la mort (1). Cette n'est pas aussi rare rait croire: bien des si elle l'i[)télressé, ce n'est de son sort sur la morte d'autres termes, en 1 pelrséculteuir par sa victime: «Je dard de la. mort en mort » Les pS11'chitntes contiennent sieurs de ces visions : une dame notamment, Mwe était avertie ainsi des morts La a de meilleurs yeux nous, sait de même la mort ou en tout cas la maladie là où nous ne voyons rien, Au moins WirlI:ungen des a-t-il rapporté que la d'une dame accusa sur la pec'sorane des boutons de alors maladie n'existait pas encore et bout de deux ou trois p. 130. Cf. Tallemant des Réaux, Historiettes, t. X, p. VUlrnee. chant XX. Wenlo,cl; Christison, acte IV, scène 2, et pp. 3
L'OCCULTE A LA COCR DE LOUIS XIV sien; à nouavaient ôter: c'é· de non moins par le nerveux, et raçlpo:rt avec dont eUe posôsècle un on avait fait faire à la cour cire pour les et chacun avait le on les pour s'en veau, il s'en trouva deux dans le nombre un ne leur taient ceux et de WartiQl1lv tués à la en 1704 (1). Les cas de Madame sont La première était comme elle et peu aimée à la cour, n'avait pas même le droit malade: « On voulait la faire passer pour folle lors· se Une avant sa elle me dit: « Je montrerai je n'étais pas folle je me que je disais que malade »(6 17 Madame dans la lettre où il est de la de Bolug()gne) et de l'boro.sc()pe anlrlOI1lçaIlt la date de sa mort : elle dit à son je dois' à « « Elle en « mari: « Voici le oK mourir; vous ne « 'cause de votre répon<1it:« J'es· « assez pour vous « voir mourir; et, si ce devait je (1) Saint·Simon, édition Hachette, t. IV, ch. X, p. 200-1. 3
L'INITIATION « ne me rernalrieliail; ....... li,.n.. huit j,oulrs je vous géllérale en sera la prctphiétie se réalic'est la avait annon- ». Mac:1arrle rappelile Journal de Barbier, édition Cb,arpentier, t. l, p. 124. Papus, l'/rlitiation, septembre 1 p, 197. se à la eut lieu en 1712, pas très loin de Bélmu.ne, et amena en eflet le traité il a ici d'erreur manifeste que pour la date baltaillle, ceen la est oK car une très « corlsé1qulmce.
« sera ; mais ce « est morte le «cés )Jo (2 mars 1 La préclictil)n historique « suivrais au tOlnbeall, «comme il «la mort son il est mort aussi. Ce « dis là n'est pas un conte, c'est la pure vérité. » « dit encore:« ben sire est certainement .. mort de la de son et il avait « en serait ainsi» (1 5 dnrin,atu)n, une Parisienne et même cette sans se tromaccoucherait d'une fille le vendredi saint et en mourrait 1721). «On m'écrit de Paris avait « de sa mort, et avait annoncé en «outre que cette année il y aura une « de BétltlUne,
L'OCCULTE A LA COUR DE LOUIS XIV les sauvages du il l'av·eni.r. Il y a dix ans a été du maréchal « le gerltillilollDme) «lui avait et s'ilsouffrait. « ne fit amèrement. LOIlg11eil « tant le lui: « me « à le car c'est toi que cela concerne, et non pas « moi. » que il par dire: « J'ai vu la que ton frère était assassiné en « tel endroit du par lui « nomma. se mit à rire et lui dit: « Tu es «devenu fou. » sauvage lui . «Je ne suis « du tout ; mets par ce que je t'an- « nonce, et tu verras si je me » êcri- « et six mois « il ql,1e la mort de son «vêe au moment exact et à l'endroit où le «l'avaitvu en l'air par la C'estune histoire très vraïe.)l,l)ansl1ne aU1trelettr'e, M,adalme exp1liqlle avec détails elle était si sur les sauvages « Je connais pal'faite- «·ment tout ce les sauvages, car « de chambre avait un «-dont biens étaient au et y a « années; m'a mis entièrement au
68 L'INITIATION « touteslescoutumes « taine de navire n'aurait « »déc. 1 avant rare. De deux de la sont d'excellents cas, Recherches car fille et du Peaude la Société des l'une et ont été ce est assez la personne les a recueillies ne malnQluait pas de sens dans d'autres cir'co:nsl:ance::;, les ne se réalisaient Maldame savait fort bien le remarquer. « disent les mourants n'est pas : la duchesse de Wolfenbuttelavait à son mari ne lui survivrait pas une année et ce n'est arrivé» mai 171 1). pour un n'a pas trait à la mort: « de La que je connais est venu me voir ce et m'a annoncé un malheur est survenu à que je connais bien », Mme du Elle voulait aller par mer de Gênes en ESI:>agne, pour rejoilldl:e son mari. « M. de La Varenne eut un arriverait ; il écrivit à sa fille de ne pas !';'em tllU'Olllf'r orétex,te que ce fût.» La dame dé!iobéit, en route par des corsaires alf:ériel1iS
L'OCCULTE A LA COUP DE LOUIS XIV VII FANTOMES DES MORTS Madame avait un faible pour les pn)ptléti.es, comme on a pu en ; eIle aimait les histoires de revenants, pour tout en se de n'avoir témoin de que ce soit en ce genre. pour ses lectetlrS, et ce ne l'est pas connaissait n'en raconte. Elle dit par à la date du 30 mars 1707:« Ma tante écrit que la comtesse de Zintzendorf sait de belles histoires de revenants; je les avec » Elle les a sans doute mais on ne pas dans sa au moins l'édition y a-t-il de détails dans la traduction ou dans les lettres par en 1862 ou bien dans l'édition de 1 1 ; on ne retrouve pas non . dans Brunet. deux histoires la duchesse fait aUiusi1on, le 30 mars 1719.« Jevous des deux belles histoires de revenants que vous me racontez_, m'amusent et me un de conversation avec Mme - « à laje n'ai pas »Le 24172 I, un
.....u,i:I.IU;:; de s'est imllgirlé il ne savait pas flît « morte, même il «venait recevoir une d'elle. Dans les endroits « où l'on croit aux revenants, comme à la cour de « » - elle oublie - « on en « voit sans cesse; chez nous où l'on croit pas, il « n'en est » Chez nous, c'est le Palatinllt ou la cour de et revenants pas: il est que la les « Il y en a, et belIUCOUP, dans le manoir de Heide:Jbe:rg, « TantÔt c'est de la gloriette ce sont les deux voit marcher à côté de la la frise inaccessible du ce sont les musiciens sifflent des airs dans c'est la Dame en 1 dans le ritterutlt10fl-,Hlenn au comte Frédéric de UeUX-l""lCln1ts la chute du Palatinat. Du des pase montrait fois souverains du pays devait mourir. ne revient pas pour les Bade.» La cour de ne laisse pas non eu ses Madame aurait bien voulu entrevoir quelquema:nil:estation. Ils hantaient les oalals. ce: aul"US le baron de
L'OCCULTE A LA COUR DE "LOUIS XIV 71 cOlllstaté pour Louis XV et et pour lE' à « me suis souvent la dit la du- « dans la du château de FOJrltaineble,au, disait que du feu roi 1er re- « mais le bon roi ne m'a « se montrer à moi; il ne rel'1:arclait « nos comme assez efficaces « et, en il « raison 1 revient sur Je même une lettre du 14 novembre où elle se de n'avoir rencontré ni 1er à ni Henriette d'Anmontrait dans la chambre où à Mais cette Madame aPl)aritioln du dernier fantôme: « avait fait faire aplparternellt au-dessus de la de « ; ses femmes de chambre étaient « cées de passer la nuit dans cette « disent ont vu le roi se promener « couvert robe de chambre verte et à fleurs; « mais il ne m'a fait l'honneur de se montrer « à moi; il faut je ne en faveur des « dormi dix ans dans la chambre où « est morte, ct je n'ai rien pu voir. La « queM.le »-îI du « mier « y sa .......,,"'••"'..,'" l'i1aclal1l1e, ( 1) l.a Réalité des p.60.
72 L'INITIATION « lui c'est Il « lui vint un besoin tandis : il se « se mit sur sa chaise était de « son et commença, sauf à satisfaire son « envie. Comme il était en il enten- / « dit ouvrir la menait au salon; le même « un avait été ce salon.
Il vit « arriver une dame bien un vêtement « une belle et sur la tête bCllUC:OU.p « de rubans ; elle avait la tête tournée vers la « M. le trouva c'était la « de il se mit à et en lui- « même cette dame serait efira1,ée 1.....·",....'",11...
« le verrait assis en il commença ainsi à tous- « ser, de lui faire tourner la tête et les yeux de ce « fit cette dame; mais au de la « ce fut feue vit « vue la dernière fois: au lieu « ce lui fut tellement « vanté de toute sa force dans le lit où « dormait Mme la ce mouvement « la et elle dit: « Mon- « de sauter ainsi? » Il je « vous le dirai demain. »M. le a soutenu « toute sa vie que cette histoire était vraie.
Ce que « ai cru, c'est que M. le avait l'ha- « de rester sur la chaise endormli. et a vu en rêve seulement tout ce « a raconté. » Il est peu teUe vue seulement en aussi
L'OCCULTE A LA COUR DE LOUIS XIV des eifE:ts pour de la mort de Mme de M()Otba:zOll, par,avalilt é"oquer l'ombre de la <Jlarrle tion sa 1'1'",.,...,&" meilleurs eXl'ériimEmtlll.te1ilrs on le rôle décrit de la chaise pel:cé1e(2), tenait d'ailleurs une si dans surtout à la cour, où l'on était crement délicat: une des teries du était de par avancer le avec le pouce étendu sur la chaise où l'on voulait s'asseoir. Pour un détails et en même ·Rel.ear'ch, le du pag.anisme. Il ne réussit pas sur le moment, sa connau;- sance arts mais il vit une fois l'avenue du château ne dormait certainement pas, « un au milieu s'éleva à une femme dévorée par les flammes» ; de peur, il courut se sur un exactement comme le Uaupllin ne cOlnprel1ld Ch,hellull,riand. Vie de cr. lettre du mai '716. Iiv. Il.
L'INITIATION des circonstances ; il slcientifiqlue d'une maison Gu.îldIof1d, dans le comté ...,u,,. "'.1> en 1 <II( Nous le thé « à la <II( en raison des preuves à de <II( côté. Si se mani- <II( je ne voulais pas avoir à en déduire <II( n'était l'effet par l'attefllte. « On me de me tenir <II( des chambres <II( mais ce fut absolument sans ré!;ultat.LI)rsqu.e <II( le mon hÔltes!.e me de m'endome:stlque. Je la suivis une minute de me faire aussi quelqiue besoin. Je n'avais pour le madans . Je suivis la direcnous étions venus, mais mon « et je revins du côté ma <II( chambre. En me retournant pour ce je vis <II( une arrivait vers à 20 <II( distance. Je m'arrêtai un moment à attendre <II( fOt la vue <II( basse - si c'était réellement mon hôtesse. « c'était était venu <II( le dîner. <II( invités. un manteau et « sa toilette de satin crème brillait à l'ellltre-billillerneltlt <II( de son manteau et elle avait des au bas du
L'OCCULTE A LA COUR DE LOUIS XIV par Madame tionner l'al>parition. hantise de la même pnnCieSS1e, bien des années que le bruit COtIraIt, que feue se montrait « costume était bizarre et la coiffure du « genre connu à nos sous le « nom de coiffure pour monter à Je me trouve « en une de ce genre, a environ cent « ans, et le m'en est tout à fait familier.
« La dame doit être intéressante et origirlalle, OlenS>8.1- « et je Juste moment de notre ren- « contre - alors pu la - elle « J'ai ensuite que la que « je viens d'en faire à d'autres « témoins avant et ont rencontré la « même (» On voit n'est pas besoin de s'endonnil:,c()mme le pour rencontrer monde.
Et même le fantôrrle de Henriette était alors un 'de ceux avaient la se montrer le aUÎlourd'ihui le de la reine t;llsat>etlt'l. .H••..>'."'....., le directeur bien connu la Revue des Repue, nous dans ses Staries que le ...."'1';"'... fut nommé à sa naissance duc de Chartres et non sur un avis donné à son apparit:ion de la ) Journal the Society p. :14-:15· Pn'chi'cal Research, février
Il ICI ante mortem du cadavre et de ses tUIlér:aHlles, nous aux croyances de était au service d'une dame pOl'taIlt écossais (1). de sorte était son cOlllpatr'Îote, ou tout au moins son Il est curieux de retrouver la même apltittlde de race à des visions genre déterdans une liste d'événements eXltraorl:lilliaÏlres imlnnrtpl_ fnllll'nif' A par avait une sœur Amon L'INITIATION fontaine où elle s'étaitassise dans les grllnCleS car cet est très frais. » Malheureusement le fantôme se trouva au moins à un certain moment, vieille femme l'habitude de se promeneravec un blanc sur la tête,piour s'arrms:er; fit mourir de peur un (17 nov. 171 Alilpara,rarlt, un avait failli amener le même funeste résultat pour un toujours au de vu, cette et de toute arme.» Et leduc d'Orléans se tuait. La mère de cette aurait été avertie d'une mort par un rouet se mettant à tourner tout seul et c'est encore une Cf. Madame, lettres du 18 février et du 13 A. Arcan" de /a l'ie JuJur, aepouc:.r, p. :l90-jOIi).
L'OCCULTE A LA COUR DE LOUIS XIV 77 est une tion à propos, mais en à une ne connaissait pas le à Saumaise traduisit eml)rUlltée à la de lettre Voici maintenant ce concerne « L'histoire le narrateur à vous; je la tiens doute la belle Jer1lDÎIlgs,veluve Halnillton, et d'une manière par le rouet de la (1). Comme l'histoire du page est peu connue, il y aura quelqlue intérêt à la donner "n'''''f"ti..nn.. autant à la des pr(:m,oniiticlns des dans la pn:mi.ère suite du comte les Génies 1 de aux le que l'abbé de Villars attribue aux élémentaux et les se trouvait en Irlande k m Il fit dans ce pays la connaissance d'un occultiste lui raconta un assez nombre àceux l'on rec:ue:ille maintenant dans le surnaG. Malet, rÊcho du MerveilleW/:, octobre 1 p. {2l Ma. de lettre du 24 mai
f L'IIC1TlATION sur le du moins ha(ltellf du Basnombreux et et . le que « et le a le triste « commencement. dame « comme vous sçavez, extrêmement attachée à feuê « ce me dans le Gh,evalier « ma,gnihqtle.l;ela « tems et pour le Il s'illl1agina « ces auroient eu des raisons « cette route, et le « cette il continua son chemin sans « s'arrêter et sans croire y e1Ît rien deSUI·natur'el. « fût où étoit il "'i,,,fnrn'>" dureroit encore : on lui dit « finir; il sort de « ment pour en avertir sa mais il « fût encore vis-à-vis du il remarqua «le encore à la même où il « n'avoit avancé ni reculé. « rendit curieux; il s'en oc: yeux sur cette Assernbllée, vi"",,,,..,, et « un cercuéiJ couvert et où il y « avoit un cadavre d'un suaire très
L'OCCULTE A LA COUR DE LOUIS XIV 79 et « si les trclis dCœlUis « sa mort que sa maladie. « sans doute témoin que cette « toute la cour en » 1 « flai1nbe,aux « « « à rencontré un de ses « je suis mort, je vais « me de dire à « est sur le de se de (.t à votre Tout cela fut exécuté: bien-tôt; il le trouva avec lui en dit cause, et de la mais il « secret, de peur « pour un visionnaire. » camarade mais les SUlne cessait pas et se il raconta à Madame HOliltOD. d'un moment lucide du malade pour lui faire «dire tout le son vision. « HmiltoD à de ce morales. y « et toutes deux ensemble crai· « chose pour parce « étoit alors et il « que son ne' devînt « désabusée à ses UI:1DI:IlS
L'iNITIATION Maréchal un ma.réc:bale raconta le attribuer en rêve« à toute autre à l'exaltation sens. fait « assez héltér1oclite,qlie.lleprclnl:ml;tlc:t j'ai vuuW:::••• « Le « son imagiina.tio,n « eX!=lliquée « avoient cOlodIUit:s, ancienne ainsi: « Auteur sublime» pré:tenld avertissements « cause; « pelildalot
L'OCCULTE A LA COüR DE LOUIS XIV 81 il doit être la nature, en Ut:'rUII'. sans que le nœud et 1 pas s'être rendu l'Ir.landais, car il de etc, les font sont déltendus, et de ces moments trans'élever .., sommet de sa « sUI>érieur'e,oiù réside la vérité éterne:lle"dansJlaquelle choses et « elle un lunlièr'edans le sein de la IUÎ est tOlljOl.Jrs de « préser:Ites « bas « rayons « infinie « découvre « comme vous le Le même interlocuteur ne aux raisonnements contraires de sur son idée dans le des Genies assistamts), de ;).ilnt-JVlal:'ttn « Divinité, « « « rRr\nrtée « sorte ne « tous les êtres « le centre, ne de'lI'ienn,ent « et ne participerlt à sa pUltlitiion
L'INITIATION demande eXI)lic:ation en car, pour en revenir aùx la questiion était et est encore de aplPu1far:lt sur l'autorité « du et du Docteur « cette est tellement propre et à notre que, si en étoit un seul moment, « elle retomberoit aussi-tôt dans Je néant d'où elle « est sortie. » même docteur (1) « compare notre « Ame à une de miroir. Le Verbe « se dans cette Glace et y prclduit « son et de ce dev ient <ft. tout et toute la <li; durée de cette et du fond sur elle est « en sorte que cette s'évanouiroit <ft. et cesseroit d'être si elle cessoit un « moment d'être et 231 Le comte de Gabalis avec une sur l'entendement attlribtle à et à Averroès (pourquoi Platon aussi n'est autre que la « Il dans le livre de la ReJ:ler!ltion des Animaux et dans ses que et l'entendement l'homme lui du et ne notre» Et : « Averentenet que cet les hommes; ( id., pp. des ; le NOUll1d Homme 1 (1800),t.l, p. 33-5,1
A LA COUR DE LOUIS XIV 83 de sous infinie ap«:rCllS est int,éressaltlt ou ne sont que des le moi à l'état retrouver ici la une manih:statiOllS et cOlnmiunicatiol1S en aplllarence surnaturelles émanent d'e:ssel!1CeS dela second. Il nos savoir si VIII RII:Il.UlQUES l'existence savaient aussi Ce DOllvoir ou rI'"....... le comte de Ga,balis. se transmettaient à leur en ne sont pas à la tout le mouule. ......",..'i ..... individu n'aurait pu redléc()uv'rir iso:lérrlent, l'art: sa vie même avec le secours à bon droit ne dOlrlmliellt lettre morte. Il faut trac!iÜon, sage, une initiation.
L'INITIATION ange dans sa fascina un crlllffiil'f_ et les savants tant de choses au vru:ans. tous ces avaient eu des maitres euxmêmes: ils devaient à de certaines corporations ou écoles ou moins comme par de Jacob fut dissoute à Paris en 1 lors du ou de l'abbé t'1.11';mlllll déll011ça comme de Il existait même une certaine entente entre les diverses comme on le voit au commencement du livre de l'abbé de montre les reliés entre eux et par pays à ce des gens de belles aussi; des dOl:tellrs, des des nonains ,.: de les uns en vOll1arlt les autres au les autres à aux les autres à la de nos maux,les autres aux astres, les autres aux secrets de la di'T1nité_ et tous à la ». Assurément le sages, kabbaalc:hilmi:ste:s, etc., était surtout en Al1lg1t:ter"re, d'un besoin prcKluit la A''-''lO..•·....IUlJ.. et officielle de la de Madame ne nous reusement rien sur le et il tault biel1l al·ors se contenter ce trouve dans cette cOlire:.poind.an,ce ce y trouve a son intérêt.
" L'OCCULTE A LA COUR DE LOUIS XIV 85 en l'on un coup d'œil sur l'ensemble des récits ou moins merveilleux que la duchesse a on se rendra assez bien de la manière dont les non c'est-à-dire le nomtIre, à la cour ce se la de Ils se trouvaient là en nrt·"..,,,r.. de deux ordres de les uns directement par la nature, les autres par l'art, de la déf'un't5 vers les comme la AnlnAI'ut. et comme tante du spo,rachqll1es et étaient sûrement les mêmes que ceux ont eu lieu de tous Suivant le des personnes, il se manifestait dans les moments de ces santes attirances une volonté ou même une vie à une autre, comme il arriva au duc de avec Mme de et au duc de avec sa D'autres soit pen· sOlnnlleiI, comme pour Mlle de et la Ragollsk:y, soit aux crises des maParisienne le soulevé de l'avenir mClmlent ou les circonstances de la événements en un individu sauvail'e. la claiirv()ValrlCe
, 86 L'INITIATION con:séqllent se per<:llaierlt. le mémoadmettait t<ranço.is 1.... ou Heinricme naient dans les ne lie met en et il bien se montrait assez gélrlér'alc:Dl'ent de bonne pos:itiCllD en matière. li n'en était de même vIs.-a-viS par : la sOf'celJerice nC)talnmicnttro'uvSiÎt des -inque la aux sorciers de v"" ..",,,,_ pOl!iSe:!iSeUrs de secrets avait été si les et décimés, n'osa:ient et ne pollvlliiellit plus leurs recettes, ville comme à la cour {slllrt()ut écbec du Parlement moins en moins l'efficacité de ces n'étaient connues là par et sièreté y faisait paraîtlre Mais les tion bien pasaux sorciers aux maigi(;îetlS au même. On des et même des les ne craignia.iellt cier un cOluriier, miers venus,
des poi.sonlS, 'OCCVI.TE A LA COUR DE LOUIS XIV furent comproou ""'wU''', montre de la la cour en se compliCluallt des procédlés pn::u-e:s.
S()UltlelJrS à bout de ressources, accoucheuses escrocs des de et noueurs reux sorciers noirs avaient pour but vices aristoiCr(lltiqlues, ils Mais pour ce se bornaient pas aux messes et aux amoureux, ils ne les manœ'UVflesa1borltives,le:scnlemises la IJvu.\,u ç dialnarllt, les les ressources subtiles de J'allchimie. aux mains des Exili et des ::'allnte-l..rOlX. reste aux archives dites de la Bastille Chambre des p0l5lons le de ne'VUA't:, e:ltpliique-t-·il d'une manière Jllius suffisante pOluq'uoi Louis XIV arrêta la en 168:l.
11 presque toutes les faallaient être par el!1droit. Lui-même avait été dans ses amours et que sa vie par les de la M()Ulteslpall, bien autrement à craindre que les messes noires céltébrtéeslsurle Vlentreciel,a avec:descallioes le déstenCll1aD.té et
88 L'INITIATION bigot, marié à Mme de Maintenon dès 1683, s'éteigmt longuement au milieu des siens, dauphins et bâtards, fils et filles du futur Régent, descendants des Condé et des Conti, entourage indigne du Roi-Soleil, vraie ménagerie de princes dégénérés, la plupart laids et méchants comme des singes. Madame, qui perdit le rire à voir les dessous de cette cour, en resta comme frappée d'une idée fixe.
Elle parle à chaque instant d'empoisonnements: à l'entendre, lesgrands et les ministres seraient presque tou morts par le poison, et Mme de Maintenon, sa bête noire, aurait été une Brinvilliers, une Voisin. Malheureusement pour elle, son propre fils, le futur Régent, encourut à son tour l'accusation qu'elle portait contre les autres, et fit d'ailleurs tout ce qu'il fallait pour se l'attirer, en se plongeant dans les études les plus ténébreuses.
Si ce fut à tort qu'on accusa de crime le Régent, ce • ne fut pas à tort qu'on le soupçonna de magie. Il n'évoqua pas le diable, comme il l'aurait voulu, mais il réussit tout au moins à pénétrer l'avenir par un moyen aujourd'hui mieux défini qu'alors et scientifiquement explicable, le cr)'Stal ga{ing.
Et la divination n'était pas le seul des arts occultes qui donnât des résultats, il s'en faut: le talisman de Mlle de La Force, l'apparition évoquée devant le duc d'Orléans, et la fascination du courrier de Lyon en sont les preuves. On comprend donc que l'attitude des esprits d'élite, en présence de pareils cas, ait été généralement la même que celle de La Bruyère.
En définitive, ces procédés empiriques de la sorcelL'OCCULTE A LA COUR DE LOUIS XIV 89 lerie et de la magie, pour grossiers ou baroques qu'ils semblent, avaient un fond tout aussi réel que celui de l'alchimie. Ils contenaient le magnétisme et bien d'autres choses alors mal connues.
Mal connues ou plutÔt non divulguées, car les Van Helmont, les Digby, les Bartholin, les Maxwell. les Robert Fludd et la société des Rose-Croix, héritiers d'un long passé, n.en savaient-ils pas à peu près autant que nos expérimentateurs contemporains?
Seulement ce qu'ils savaient, il ne leur était guère permis de le dire bien haut, et l'on doit ce bienfait aux plus grands adversaires de l'occulte, les philosophes du XVIIIO siècle, qu'en réclamant la tolérance pour eux, ils l'ont acquise aussi pour les autres: c'est assurément Voltaire et Diderot qui ont donné la parole à Mesmer. E. LEFÉlIURE. Alger, ,amedi 12 nOJlembre 18g8. Bientôt va paraître un nouveau volume de Papus sur la Vie de L.
Claude de Saint-Martin. Ce volume renferme plus de cinquante lettres inédites du philosophe inconnu qui montreront tous les détails de l'organisation du Martinisme à cette époque. Ainsi se trouvera définitivement. résolue une question ridicule soulevée par quelques jeunes gens mal informés et sans autorité que le succès croissant du Martinisme gêne beaucoup dans leurs projets.
la durée de l'Ordre Martiniste séances li toutes TCllnlCS, et in'litera à ces séances les des rites il l'Ordre. Une salle spli!ci,ale à cet elfet.
La Velléda a inaugli1ré ses tenues par une conférence avec sur en prleniUlt comme Notre La prlemièl"e réunion ce genre a obtenu succès. de un vif Les nouveaux rituels administratifs sont il la dlS,POiSltion de nos en feront la demande. à S heures et demie du :ioclètès savllntes, conférence contr'adictoir'e sur le nouveau volume de Camille rion.
Cette causerie sera de la remise des dil,lômEls d'honneur aux conférenciers ont, cette apleur concours à la ;:,oclI:'re. Voici chose sur des envoûtements arabes et d'autres Une de mes connaissances, à la Comamis JiUG1E: ARA.BE 91 Bâine,.Guelma, la conversation m'a raconté faits suivlIlDts réfruliièrl!m,ent formulée. des ses ell:ceUent!l états de et sa rél!,ultatiion honnête.
La surveillée étroitement et défense lui faite de continuer ses relations amoureuses. Notre Arabe essaya mais il ne put, sa conscience du coml'amour lui l'idée recours d'un douar voisin. En secret notre homme fut consulter le mage noir. lui demanda des cheveux de la souvenir po:ssèdellf tous les le nom de éCI)Dl:luiit, le nom leurs deulI: mères.
Cela op,ératellir uo les rela cire du sceau de il. la écrivit fOI'mll1le en arabe sur la et au-dessous les deulI: il. deux des des amoureux, leurs noms. Un les entourait comme cartouche et même me semble me m'a dit que les lettres des noms se deux il. deux un délié. Il remit l'œuf et lui de en à son amour et d'aller il.
UDe certaine de nuit enterrer ainsi sur le chemin que la fille suivait en sortant car nous avons omis de dire habitait hors ville. n toutes les formalités AU fut la voir deux toute surveillance et venir se donner à son ancien fiancé. Le même Ali raronorté qu"an'térieurernellt à ce dans sa d'une cruelle par un autre à la
L'INITIATION eune fille était Maltaise. Un le sachant mordu au cœur en mai· et ell de se procurer un ayant touché par une eut un souvent mis dans la nOltl"llnl'! par Maltaise et avait donné à Le sorcier inscrivit le nom et celui d'Ali entrelacés sur un lambeau du prononça des formules tendant à établir un lien encore le contact de avec la visée. conseilla à mon amoureux de une en à son amour et désirant le tenant morceau d'étoffe dans sa main et de l'attacher ensuite avec un fil noué de nœuds 11 la cime élevée d'un arbre Il ondulation de l'étoffe au vent la fille sentait son cœur troublé Elle serait venue pour la souffrance s'offrir aussi d'elle-même. troIsième Ali m'a affirmé pour in· cOlmnl0cler faut des ou "nn",rt..nn et les mettre dans la enterre le batracien sur le malléljcié, la bête crève et la 1'","''''1''' association .._....,,,- sorcier donne au CrllpSiUd de la personne visée. Il faut rendre un service au rompre le charme ou lui faire du bien découvrir les sources, les Arabes prennent une sUl,pEmdlue par sa chaine entre le et l'index à pas lents dans le à examiner ce que la montre oscille comme un et u'eHe·memie au bout de la chaine. On creuse l'oscillation et on trouve l'eau. Maltais et incliglènfls des de acbètent des denrées chez un maren billets de Le marchand voit les les examine et les serre à clef dans son tiroir, l'Arabe n'a se du cOlrnp'toiir lIlasquJ5 par les Un moment le
MAGIE ARABE commerçant veut effectuer un pa:ienJerlt il ne trouve du ment Il un à un son sac, et, notre offrande Il ne laissait toucher au meux, ce croire à un presl:Îgle. son circulaire ne nullement. Tunis, janvier Igoo. tous. ser'pelnts veniPROBST-BIRABEN. ID.
94 cette sut'tiliité, tous les (comllU à nous le CTISJ"'J,D!Um « le constate,.. En c transparents PCIUT session dél!lllOIPliaqulJ. 1 très beau PHiLiPPE-THtOPHilASTE t"AiRA<::BLIIlE, in : iSa.lra)" édit. Mich. T __."4". Francfort-si-Mein, Liv. ch. v, f" 1 58. R. Yvz PLBSSIS.
Essai d'une et vaisonnée de la !ltO,rclI'lIl1rie Préfacé a.vec 7 hors texte: la ft_ Nous ne saurions recommander à tous les chercheurs sérieux la mine inc:oIDp'luiâblle de matériaux leur fournit M. Yve Plessis dans ce travail lui PAPUS. le honneur. a trait à la noire et à la sOI·cellerie a été en 1 numérlls dont la sont annotés l'auteur. sept sections: 1" gélléraUtés et traités l'enfer et le diable; 3" du démons; 4" milice du les sorciers 5" la chasse aux sorciers; 60 œuvres d'huagitlatilon ;7" De nombreuses sous-divisions écllailrerlt encore cette vient comI>léter très heureusement celles parues.
Enfin sept en illustrent très heureusement une édirion luse sur beau et COm!lOI;ée de Cet ouvrage mérite à tous les lé@;lt1me succès. La RelijfioiPt par o fr. 60. L'auteur ne s'adresse pas '!lUX savants, mais aux personnes adhérer simultanément aux dog!TleS cal:holiq'ue5 et àux cfoyances Par une
etil valu montrer que Kardec n'était au lieu de citer des en termes obscurs. En outre, demandé si un être vivant peut être po,ssl!dc!, seulement un mais un ne serait un démon.
Il y a peu de sachant que des âmes peuvent être en sOllfflraIllce et pour un certain temps dans l'atmclspJl1èr'e terrestre: il y en Il bien moins encore se soient demandé si une âme subir des éternelles dans cette même Enfin M. R..,rr"'lnd n'BlOlJlrofoIIdit la la réincarnation et les de la à celles du ..ni..iri..mp caltiste non ne trouvera donc rien dans cette brochure. G.
LIVRES REÇUS d'Allan n.a1raec, mauvais excitait l'h••",,,,..iI radical obscur à était démolir.
M. Bertrand traite élucubrations attribuées à saint saint Louis, etc. il contradictions et admet du Christcoflcel-nallt pour tout le reste. des citations bien Chli>isiies, qUle S'lII"e(:lelllborll;lmseilll:nades théories anllloll{lHlS r..Slraec, et fut par un Le COIDpllerendu des sur,hUlmainl1,lesi beau livre d'Emile Ml:chelet, ",""'.,itr'"dans un prlClcllain numéro. de les notes Ce trayail
L'INITIATION On se souvient du gros succès remporté par hl Mère de Judas, cet acte si émotionnant du Comte de Larmandie. Le même auteur publie chez Bricon une tétralogie évangélique: LE MYSTÈRE DE LA RÉDEMPTION, qui complète très bien son œuvre première, Nous recommandons tout spécialement ce petit volume à nos lecteurs.
Camille Flammarion vient de faire paraître sous le titre: L'INCONNU ET LES PROBLÈMES PSYCHIQUES, un volume appelé à un très grand retentissement. Nous consa.:rerons à cet ouvrage une étude détaillée dans notre prochain numéro. ... Vient de paraître, dans la série des éditions de l'Hyper· chimie: L'Idée Alchimique, bro:::hure très claire et très bien résumée, que nous recommandons à tous nos lecteurs (3, rue de Savoie, Paris). OI••Il.
'''.'TI IT .....T.AL••TI DI .IDO SECTION HERMÉTIQUE ouve//es souscriptions reçues: M. A. Françoi$ o. • • • • • • • • 12. francs M. Fouly , . . . . . . . • 3 francs La liste des souscriptions restera ouverte jusqu'au mois d'aoOt. Nous prions nos amis de collaborer par leur souscription au succès de la section. nricROLOGIJI 1 ous apprenons la mort de M. Axel Sabro, de Christiani .
Il avait aidé puissamment à la diffusion du Maninisme en Norvège et nous prions sa famille d'agréer l'expression de notre frater.lelle et respectueuse sympathie dans cette pénible épreuve. Le Gérant: ENCAUSSE. TOUliS. - IIIP. E. AItRAULT ET c", 6, IIUE DE LA PlltFECTUII&.
POUR L'ÉTUDE DE L'HERMÉTISME POlir [es abonnements s'adresser: 3, rue de Savoie PARIS IniitÙz/i"n, revue mensuelle de 100 pages. 60 rédacteurs. - 13" année. Publiée sous la direction de PAI'US. C'est la revuede fonds des études publliallt les gros articles et les études de et l'organe officiel .les fraternités initiatique:s. Abonnements. tOfr. par an; t2fr. revue mensuelle sous la direction de CASTEl.OT et consacrée à l'alchimie et à la chimie hern:létiqlle. Abonnements, - 4 Cr. par an 5 fr. La organe mensuel SOUIi la direction ENCAUSSE et à la médecine et à l'hon:lœ'opluhie . •4bonnements par an. - 2 fr.; FtrllfU'E'.. 3 fI'. revue bimensuelle L'Echo de l'Au-delà et illustrée. /I,bonnements. - 7 fI'. par an Revue \ elles intéressant toutes D.recteur: VARNEY. Secrétaire de la Rédaction: ÛURDECK. 8 Cr. nounombre des abonnepar an. mensuel tiré à très nombre à la maRepr,oduCltion des cours <;t,;'nc'll"rllnhit;!< revue mensuelle par un comité de et de PhilosOlphl:S et consacrée aux études hi!aoriaues. irlitiali1qul:S et sYlrnb1oliiqu,es,
et de 808 de CONTEMPORAINS F.·I:H. BARLET ••••• } S'fANISLAS DE GUAITA PAI'US. , ••••••• ,'1t,rohnio'l1 de l'Idée. l'Occultis,me dévoilé. Al.IlltRT POISSON. . \. FAIlRE D'OLIVET. • •• 1 11 humain. Théories et Symtlolles des Alchimistes. _ ..================= PARIS - rue de •1 Occultisme -' Divination - ENVOI FRANCO OU CATALOGUE sur les de Sc,lonces