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nitiation Revue philosophique des Hautes Études PUBLIÉE MENSUELLEMENT SOUS LA DIRECTION DE PAPUS i? 0. >I4 Docteur en médecine —- Docteur en kabbale 28° VOLUME. —- gm ANNÉE SOMMAIRE DU N°11 Août; (1895) PARTIE INITIATIQUE... Représentation du corps 1 astral (av. planche). . . (p 97 à 98) Adaptation du. Pater Nos— papus' ter . . . . . . . . . . . . (p. 98 à 102). Un Kabbalz’ste contempo rain . . . . . . . . . . . Sédir. (p. 103 à 107).
Stigmal‘es et stigmatisés, (d’ap. KARL DU PREL) . . B. Candiani. (p. 108 à 120). . PARTIE PHILOSOPHI- Horoscope de la Ré ubli— Eistibus Nitibus. QUE ETSCIENTIFIQUE que pour 1895-9 -97 . (p. 121 à 144). v L’Aérosome et le psycho Zone . . . . . . . . . . . D' Pugairon. (p. 245 à 150). Les Chimistes unitaires . Jollivet Castelot. . (p. 150 à 166). BIBLIOGRAPHIE. . . .... Traité d’astrologie judi ciaire . . . . . . . . . . Marc Haven. (p. 167 à 173).
PARTIE LITTÉRAIRE... La Vision d’Hermès ‘ (poème) . . . . . . . Maur. Largeris. (p.174 à 176). Groupe indépendant d‘études ésotériques. — Expérience d’envoûte ment. — L’acide formique et la germination. — Errata. —- Courrier bibliographique. — Les Somnambules. — Comité de défense. — Nou— velles diverses. — Nécrologie. Tout. ce qui concerne la Rédaction et les Échanges doit être adressé 42, rue des Perchamps, Paris.
Administration, Abonnements: 79, rue du Faubourg-Poissonnière — Chaume], éditeur. Le Numéro : UN FRANC. -— Un An: DIX FRANCS
PROGRAMME Les Doctrines matérialistes ont vécu. Elles ont voulu détruire les principes éternels qui sont l’essence de la Société, de la Politique et d'e la Religion; mais elles n’ont abouti qu’à de vaines et stériles négations. La Science expéri mentale a conduit les savants malgré eux dans le domaine des forces purement spirituelles par l’hypnotisme et la suggestion à distance.
Effrayés des résultats de leurs propres expériences, les Matérialistes en arrivent à les nier. L’Initian‘on est l’organe principal de cette renaissance spiritua liste dont les efforts tendent: Dans la‘Science, à constituer la Synthèse en appliquant la méthode analogique des anciens aux découvertes analytiques dés expérimentateurs contemporains. .
Dans la Religion,à donner une base solide à la Morale par la découverte d’un même ésotérisme caché au fond de tous les cultes.
Dans la Philosophie, à sortir des méthodes purement méta physiques des Universitaires, à sortir des méthodes purement physiques des positivistes pour unir dans une Synthèse unique la Science et. la Foi, le Visible et l’Occulte, la Physfque et la Métaphysique. ‘ ' Au point de vue social, l’Initiation adhère au programme de toutes les revues et sociétés qui défendent l’arbitrage contre l'arbitraire, aujourd’hui en vigueur, et qui luttent contre les deux grands fléaux contemporains : le cle’ricalisme et le sectarisme sous toutes leurs formes ainsi que la misère.
' Enfin l’Initiation étudie impartialement tous les phénomènes du Spiritisme, de I‘Hypnotisme et de la Magie, phénomènes déjà connus et pratiqués dès longtemps en Orient et surtout dans l’-Ihde. L’Initiatian expose les opinions de toutes les' écoles, mais n’appartient exclusivement à aucune.
Elle compte, parmi ses ' 60 rédacteurs, les auteurs leSplus instruits dans chaque branche de ces curieuses études. > La première partie de la Revue (lnitiatique) contient les articles destinés aux lecteurs déjà familiarisés avec les études de Science Occulte.
' -' - - ‘ La seconde partie (Philosophique et Scientifique) s’adresse à tous les gens du monde instruits. » Enfin, la troisième partie (Littéraire) contient des poésies'èt des' nouvellés qui exposent aux lectrices ces arides questions d’une manière qu’elles savent toujours apprécier. . . , L’Initiation parait régulièrement du 15 au 20 de chaque mois et compte déjà huit années d’existence. — Abonnement: Io.francs par an‘. ' (Les collections des deux premières années sont absolument épuisées.) . " .‘.
> _V >7' iL'lnitia'tîon du 15 août 1895 PRINCIPAUX RÉDACTEURS ET COLLABORATEURS’ DE [Initiation ' I° '” PARTIE INITIATIQUE F. CH. BARLET, S.'. I.'. ‘f{«— STANISLAS DE GUAITA, S.'. I.'. g,— GUYMIOT. —. MARC HAVEN, S.'. I.'. 313 -—JULIEN LEJAY, S.'. I.'. ,(3 — ÉMILE MICHELET, S.'. I.'. (C. G. E.) — LUCIEN MAUCHEL, S.'. I.'. (D. S; E.) MOGD, S.'. I.'. -- GEORGE MONTIER_E, S.‘. 1.-. {è e—PAPUs, S.'. l.'. & — QUÆRENS, S.'. I.'. (D. G.
E.) '— SEDIR, S.'. I.'."_“ . — SELVA, S.'. I.'. (C. G. E.) — VURCEY. \ . n PARTIE PHILOSOPHIQUE’ET SCIENTIFIQUE ABIL-MARDUK. —- AMELINEAU. — ALEPH. — BADAIRE. —- D” BARA DUC. — Le F.'. BERTRAND 30' — BLITZ BOJANOV. - RENÉ CAILLIE. —CAMILLE CHAIGNEAU.— CHlM_UA DU LAFAY. — ALFRED LE DAIN. -—- G. DELANNE. — FABRE DES ESSARTS.— D“ FUGAIRON. — DELEZINIER. — JULES GIRAUD. —HAATAN. — L. HUTCHINSON. -— JOLLIVET CASTELOT. — L.
LEMERLE. — LECOMTE. — NAPO LÉON NEY. — HORACE_PELLETIER. — G. POIREL. RAYMOND. — A. DE R. — D” SOURBECK E—- L. STEVENARD. — THOMASSIN. — G. Vl- > 7 roux. — HENRI WELSCH. —- Y_ALTA. 30 PARTIE LITTÉRAIRE 'MAURIEE BEAUBOURG. — JEAN DELVILLE. — E. COUDEAU. -— MA NOËL DE GRÂNDFORB. — JULES LERMINA. —'—-. L. HENNIQUE. n"— JULES DE MARTHOLD. —.CATULLE MENDES.— GEORGE MONTIÈRE. — LEON RIOTOR. — SAINT-FARGEAU. — ROBERT SCHEFFER. — EMILE SIGOGNE. — CH.
DE SIVRY. 40 .. POÉSIE CH. DUBOURG. — RODOLPHE DARZENS. -- JEAN DELVILLE. — YVAN DIET5CHINE. - MAURICE LARGERIS. — PAUL MARROT. — J. DE TALLENAY. — ROBERT DE LA VILLEHERVÉ.
L’INITIATION L’Initian‘on du 15 août 1895 ADMINISTRATION ABONNEMENTS, VENTE AU NUMÉRO DIRECTION . 42, rue des Perchqmps, 42 PARIS DIRECTEUR : PAPUS DIRECTEUR ADJOINT : Lueion MAUCHEL Rédacteur en chef: c: H A. M U E L 79, Ilue du Fanbourg-l’oissonn‘èœ F.—Ch. BARLE’I‘ Secrétaires de la Rédaction : FRANCE, un an_ [0 tr’ . — É . " ‘ “’ “ " " 331,,“ KÎ,,,,Ë,’_ "‘ ÉTRANGER, — m fr. RÉDACTION. —- Écumvcp: 42, rue des Perchamps. — Chaque ré dacteur publie ses articles sous sa seule responsabilité. L’indépen dance absolue étant la raison d’être de la Revue, la direction ne se permettra jamais aucune note dans le corps d'un article. Prière d’adresser tous les échanges : 42, rue des Perchamps, Paris MANUSCRITS. — Les manuscrits doivent être adressés à la rédaction. Ceux qui ne pourront être insérés ne seront pas rendus à. moins d’avis spécial. Un numéro de la Revue est toujours composé d’avance : les manuscrits reçus ne peuvent donc passé: au plus tôt que le mois suivant. mure IIDEPEIDAIT wnunes Ésmtmçù:a ‘ 1,600 Membres — 104 Branches et Correspondants — Groupes d’Études fermés Les Membres ne paient ni cotisation ni droit d’entrée. Pourtous renseignements, s’adresserparlettreà M. Paul SÉDIR, secrétaire, 4, avenue de l’Opéra, Paris, en joignant un timbre pour la réponse. Principales Sociétés adhérentes au Groupe ORDRE MARTINISTE ORDRE KABBALISTIQUE DE LA ROSE _CROIX. — ÉGLISE GNOSTIQUE nn...,,. .. i
v. wF‘4 lghYÎ-vuw l ’' ‘‘" ‘ ‘*m:r,_ I o I \ "J?" "jW:rî"ñï+, . ,‘" v. ‘ .' . \ n-w;rsw A" '::m .* \’f** " "" .r"' REPRÉSENTATION DU CORPS ASTRAL
o ' %fllflm“ La. reproduction des articles Inédits publiés par l'Inilialion est formellement interdite, à moins d’autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE vRep1r*éserrutaii1æ tlll crps astral (Explication dela planche ci-jointe) Comme corollaire à notre définition du corps astral publiée dans le dernier numéro de l’Inz'tiation, nous donnons aujourd’hui une gravure, dessinée d’après nos indications, par M. Ange Bossard.
Cette gravure représente le corps physique et le corps astral en lumière et dans l’obscurité. En lumière le corps physique est blanc, grâce à la lumière réfléchie, et le corps astral est invisible (ce qui est indiqué par sa coloration noire sur la figure). Dans l’obscurité et pour le voyant le corps phy sique devient invisible (coloration noire) et le corps astral lumineux apparaît dans toute sa splendeur.
La fête du corps astral (siège des impulsions passion— nelles) est localisée dans les plexus sympathiques de la poitrine et une émanation lumineuse unit le centre de l’Inconscient inférieur à la portion de l‘Inconscient supérieur, ou Idéal humain figuré par la flamme qui est au-dessus de l’être physique sur la gravure. C’est 4
98 L‘INITIATION cette flamme qui s’extériorisera après le corps astral dans les expériences de psychologie transcendante. Nous donnerons du reste tous les développements sur ce sujet dans un prochain ouvrage. PAPUS. ÿmmmms 1311 ÊATER i’Itsrrt Dans une étude précédente sur le Pater Noster paru dans l’Initz‘ation d’août 1894 (n° 1 I, 24° volume, 7° année) nous avions abordé l’Analyse de la prière \du Christ sous deux aspects.
1° La constitution de cette prière en elle-même. 2° Les divisions secrètes et leur raison d’être. Nous avions réservé l’étude des adaptations du Pater Noster. Nous avons en effet hésité longtemps avant de pu blier les résultats de nos recherches à cet égard; car jamais le travail ne nous semblait assez achevé, vu la grandeur du modèle pris comme point de départ.
Mais une considération importante nous permeu au jourd’hui de livrer nos essais à la publication: c’est l’assurance que, si ces essais sont imparfaits, ils indi queront du moins la voie à ceux qui, par la suite, voudront poursuivre une adaptation aussi curieuse qu’intéressante. Nous rappellerons donc que nous avions déterminé que les termes du Pater Noster constituaient une série de lois susceptibles d’applications variées dans les
ADAPTATIONS DU PATER NOSTER trois mondes. De plus, nous avions indiqué que cette admirable prière donnait la clef de l’action divine en elle—même dans le monde moral et dans le monde matériel et de la réaction de l’humain sur le divin au moyen de la grande loi du Pardon avec toutes ses conséquences occultes (I). Aujourd’hui nous allons laisser de côté toutes les considérations théoriques pour donner simplement le résultat de quelques adaptations des termes Père, Nom, Règne, Volonté, Terre, Ciel, etc., qui forment les lois générales sur lesquelles sont établies lesdites adaptations. ADAPTATION A L’IDÉAL (Image du Père dans le monde Moral) r Idéal réalisateur qui es dans mon Ciel intérieur, Que ton nom soit manifesté par le dévouement, Que ton influence évolutrice soit réalisée, Que ton domaine s’étende en mon corps comme il est étendu en mon cœur. Manifeste-moi chaque jour ta présence certaine. Excuse mes défaillances Comme je pardonne celles des faibles mortels, mes frères. (I) Voy. Initiation d’août I894, p. 102. l
100 L'INITIATION . L . - '-«'1‘ Préserve—moi des mirages de la matière perverse, mais délivre—moi du désespoir. Car tu es la Royauté en l’éternité et I’Equilibre de mon et la Force Intuition ADAPTATION A LA VÉRITÉ (Image du Père dans le monde Intellectuel) Vérité vivante _ qui es en mon Esprit immortel, Que ton Nom soit affirmé par le Travail, Que ta manifestation soit révélée, Que ta Loi arrive en la matière Comme elle est arrivée en I’Esprit. Donne-nous chaque jour l’Idée créatrice. Pardonne—moi mon ignorance comme je pardonne celle des ignorants, mes frères. Préserve-moi de la Négation stérile mais délivre-moi du doute mortel. Car tu es le Principe en l’unité et l’Equilibre de ma et la Règle Raison
ADAPTATIONS DU PATER NOSTER IOI ADAPTATION A LA SOUFFRANCE (Principe paternel de rédemption dans le monde Matériel) (I) O Souffrance bienfaisante qui es dans la Racine de mon incarnation, Que ton Nom soit sanctifié par le courage dans l’épreuve, Que ton Influence soit comprise, Que ton feu purificateur brûle mon corps comme il a brûlé mon âme. Viens chaque jour évoluer ma nature indolente Viens détruire ma paresse et mon orgueil Comme tu détruis la paresse et l’orgueil des pécheurs, mes frères! PréServe-moi des lâchetés qui pourraient m’inciter à t’écarter, car toi seule peux me délivrer du mal que j’ai créé. Car tu es La Purificatrice dans le cycle et l’Equilibrante de mes et la Rédemptrice existences ’ (I) Les versets positifs deviennent négatifs dans le monde matériel, et réciproquement.
102 L’INITIATION ADAPTATION KABBALISTIQUE O Iod créateur qui es en AlN-SOPH, Que KETHER ton Verbe soit sanctifié, Que TIPI—IERETH splendeur de ton règne émane ses rayons, Que lAVE Ta loi cyclique règne en MALCHUTH comme elle règne en KETHER. Donne chaque jour à NESCHAMAH l’illumination d’une des 50 portes de BINAH. Oppose la Miséricorde infinie de cnssso aux écorces que je créé en mon Imago lorsque, méconnaissant l’une des 32 voies de ' CHOCMAH, j’émane la rigueur de RUACH envers mes frères. Préserve N ESCHAMAH des attractions de NEPHESCH et délivre—nous de NAHASCH Car tu es nascu. Le Principe ou 524 EL T1PHERETH. La Splen— Dans les , , ou 7 IOD deur creatr1œ ÆLOHI M 1r.soo. La Matrice ou 7:: MEM PAPUS.
UN KABBALISTE CONTEMPORAIN 103 ., WWW—WtmË ? wrfl vb.r- H. . .-fi- lis lllll KABBAIIS‘IÏ’E ŒGI‘II‘EMPÛRMN Une nouvelle édition du Seuil du Mystère vient de paraître; nous ne saurions mieux faire ressortir le caractère et l'importance de cette réimpression qu’en donnant, en quelques pages, une vue d’ensemble de l’œuvre, déjà grandiose, de M. Stanislas de Guai‘ta. ne un M. de Guaïta est, parmi les chefs du mouvement oc— cultiste contemporain, le seul, croyons—nous, qui, avec Émile Michelet, soit venu à l’ésotérisme par l’esthé tique.
Ses deux premiers recueils de vers : la Muse noire et Rosa mystz‘ca montrent toute l’aspiration ardente et fiévreuse de l’artiste subtil vers ces tours d’ivoire où se repose la sérénité compatissante et active des initiés.
A cette époque déjà lointaine, son regard de pen seur avait déjà su percer l’illusion de la forme vide, et les rimes sonores des parnassiens lassèrent bientôt ce philosophe esthète; l’idée mystique le hantait, et sa Rosa mystica s’inaugure sur deux pièces où il pose le pourquoi du sacrifice volontaire des initiés .
Que l’on nous permette de transcrire en entier un de ces impeccables sonnets: Mon Seigneur'Jésus-Christl depuis dix-huit cents ans, La morne humanité vient manger et vient boire Avidement à ton calice, à ton ciboire, L’antidote sacré des instincts malfaisants.
104 LÏNITlATlON L'ère nouvelle a lui, riche en promesses vaines, Et le monde d’après vaut le monde d’avant. — Comme aux brises d'été l‘arome des verveines, Les effluves malsains roulent au gré du vent. 11 n'est d'espoir au ciel ni de bonheur sur terre, Et notre pauvre front sous le joug du mystère, 0 blond Galiléen, se courbe bas, très bas... Notre esprit, qui devant ta royauté s'incline, Voudrait enfin comprendre... et ne comprendra pas.
Pourquoi ton flanc divin saigne sur la colline l... La Providence voulut que de très bonne heure M. de Guaita lit la rencontre de Papus: une noble amitié s’établit de suite entre ces deux adelphes, tan dis que des projets de réalisation féconde s’élaboraient avec le concours d’initiés également remarquables sous d’autres points de vue.
Les années de préparation furent rudes, et leur la beur étonne les intimes du maître, qui peuvent ap précier jusqu’à quelle profondeur d’assimilation M. de Guaita a su arriver par l’étude et la méditation si lencieuse.
Ah! les douloureuses heures initiatiques où, dans la nuit sombre de l’âme, il faut étrangler les serpents du doute et de l’orgueil, comme elles passè rent vite pour celui que Saint—Yves d’Alveydre sa luait des titres de dwz‘dja et de yogi.
Comme dit maître Janus, dans Axe], « ces mots exhumés du vieux langage hermétique, et que l’on prend plaisir à réciter,... qui séduisent la jeunesse de l’intelligence par le brillant de leurs sons beaucoup plus que par ce qu’ils signifient,... qui ne suggèrent que de cérébrales sensualités », mots prestigieux de pantacles, d’élec— tuaires, d’élixir de longue vie, de poudre de projection, à l’aide desquels tant de puérils esprits s’illusionnent
...,y —,.,.A_.W ,...—_.«r—,_ ,.w,,p.,,æ...;fl"r— ".Id . ‘-- . «—5,‘ UN KABBALISTE CONTEMPORAIN 105 actuellement,... le vide de leurs phonétismes fut vite. assenti par celui qui devait se manifester un jour comme le successeur autorisé d’Eliphas Levi. Dès sa première œuvre écrite, M. de Guaïta avait choisi et trouvé la voie qu’il ne devait plus quitter: celle de l’enseignement intellectuel.
En effet, dans l’occulte, comme dans toute manifesv tation de la vie universelle, se retrouve, pour I’initié, les quatre polarisations du cycle quaternaire.
Parmi ses frères, il en aperçoit"tout d’abord de silencieux, d’ascétiques, perdus ou, pour mieux dire, résorbés dans le sein du Verbe; il en voit, à l’extrémité oppo sée de la spirale, d’autres, non moins sincères, non moins convaincus, aux prises avec l’hydre aux mille têtes de l'expérimentalisme, de la science positive.
Plus près de ceux—ci, exprimant leur état évolutif, travaillent, dans l’enthousiasme et dans l’amour, les magiciens, les illuminés, les réalisateurs ; tandis que, recevant les pures idées que leur envoient les « réin tégrés », les initiés dogmatiques enseignent la science occulte, exposent les enchaînements merveilleux de ses vies intérieures, démontrent les splendeurs de ses’ lois vivantes (I).
Messies \ Saints , Réintégrés Kabbahstes v Illuminés ThéOSOphgS Thérapem_ ‘ 11:SI u . . Phl’oso’m” y q 95 Savants profanes Maglcœns (Philosophes-Expérimentateurs) Moralistes \ (1) On peut schématiser cette classification en en disposant les termes, selon la méthode de F.-Ch. Barlet, sur une croix. _. ,.u ,. .au
I06 L’INITIATION .a..............t . v . C’est à cette dernière classe, croyons-nous, qu’ap partient M. Stanislas de Guaïta. Mais ce mouvement même de relations organiques entre ces quatre pôles de la vie occulte ne s’effectue pas sans passer par des trajectoires dont les points principaux se déterminent instinctivement au moyen de l’idée analogique des trois mondes et logiquement par l'étude de l’évolution naturelle (I).
C’est ainsi que, pour revenir à notre sujet, l'œuvre de M.deGuaïtaappartient,dansl'ordredelascienceocculte proprement dite, à la classe supérieure des kabbalistes.
Ces quelques considérations peuvent aider à en dégager plus facilement l’inspiration; pour nous, synthétistes par nature, une appréciation n’est pas une juxtaposition; c’est la réalisation, dans la conscience de l’observateur, de l’objet de son étude, de même que, pour un magicien, un accomplissement occulte est l’identification de son mental avec l’objet désiré.
On aura, je pense, un assentiment bien plus com plet de cette œuvre imposante si l’on jette les yeux sur son plan général tel qu’il se trouve exposé au commencement du Temple de Satan. LE SERPENT DE LA GENÈSE Chapitre I Le diable. l'° Scptaine — II Le sorcier. Le \ —- lll Œuvres de sorcellerie, Temple / — [V La justice des hommes. de — V Arsenal du sorcier. Satan —— VI Modernes avatarsdu sorcier. —- VII Fleurs de l’abîme. (1) Cf.
Barlet, le Zodiaque et les Géniesplane’taires (Initia tion, mars 1895, pp. 200—203). ._-.,. ..{. _...,,, , . .- -—.-.g.'
' UN KABBALISTE CONTEMPORAIN 107 , Chapitrel L‘équilibre et son agent. . ‘ — Il Mvstères de la solitude. ne septame\ —- III La roue du devenir. La Clef ', IV Force de la volonté. df«’ la , — V L’esclavage magique. Magie ”°”"’ — VI La mort et ses mystères. — VllMagie des transmutations. , Chapitrel Nahash, le tentateut‘ d'Eden. . i —— Il La chute d’Adam (involution). 3’ SÊP‘alnel — III La rédemption (évolution). bî, ; —— IV Embûches du voyage.
1”0 eme — v Le bûcher d’Héraklès. du Mal -— VI La résurrection d’entre les morts} —- VII Folies de I'Amour. Épilogue: Satan-Panthée s’évanouit en Dieu. Toute cette œuvre est basée sur les correspondances du Tarot, c’est—à-dire surles entraînements des ana logies universelles.
Nous attendons avec confiance la réalisation de ce projet colossal; son plan indique ' clairement aux yeux de l’initié cette sorte d’union mystique avec la lumière intelligible du Verbe, ce baiser formidable, au sortir duquel l’intelligence de l’initié, affermie par la pénétration de la Force des Forces, devient capable, par l’essor de son génie propre, c’est—à-dire par l’ac— tion de son principe ontologique, de réaliser complè tement l’Idée qu’il lui a été permis de contempler dans sa splendeur immaculée.
C’est une belle tâche que nous espérons de M. de Guaïta. Voilà, il me semble, le plus juste éloge qu’on puisse donner et de son ca— ractère et de son œuvre : c’est aussi le seul que la dis crétion nous permette de faire, la réserve la plus . grande s’imposant sur les actes du rénovateur de l’ordre kabbalz’stique de la Rose 714 Croix auquel nous avons l’honneur d’appartenir. SÉDIR.
108 L’INITIATION Ëi°8 fitigmates et les fitigmatisés‘” On appelle ainsi, dans l‘histoire de l’Eglise chré— tienne, les plaies que les fidèles, abîmés dans la con-— templation de la Passion du Christ, virent apparaître sur leur corps, en conformité avec celles reçues par Jésus: les trous des clous aux mains et aux pieds, les stries laissées par la flagellation, la déchirure déter minée par le coup de lance au côté, les traces de la couronne d’épines.
Tantôt la stigmatisation com porte tous ces phénomènes à la fois, tantôt elle est ré duite, généralement, aux plaies des extrémités. Tan tôt les stigmates ne sont qu’indiqués,comme dessinés à la surface de la peau, tantôt ils offrent tousles carac tères d’une lésion profonde d’origine traumatique, et leur plasticité va parfois jusqu’à montrer, dans les trous des mains et des pieds, les clous eux-mêmes figurés par des excroissances de chair.
On rencontre aussi des cas atténués, où les douleurs de la flagel lation, du couronnement d’épines et de la crucifixion sont simplement ressenties, sans que se déclare une véritable stigmatisation. Marguerite Columna avait des plaies du côté droit, mais du côté gauche rien ne trahissait sur la peau les douleurs intimement éprou vées. Blanche de Gazinan n’avait qu’un pied de stig— matisé.
Le Dr Carl du Prel,le plus profond et le plus érudit (I) Extrait avec l’autorisation de la direction de la Revue des Revues de I5 juin I895.
STIGMATES ET STIGMATISÉS 109 des mystiques de notre temps, s’occupe de la ques tion dans l’un des récents numéros de la Zukunft (n° 21, 1895). Pour lui, la stigmatisation sur l’orga nisme est l’une des plus claires sources où l’on puisse puiser des arguments contre le matérialisme. Celui-ci professe que la pensée n’est qu’une sécrétion cérébrale. On sait que le spiritualisme moderne renversela pro position.
Le Dr Cari du Prel estime que c’est, au con naire, l’âme qui est l’architecte du corps, et que celui c. n’est que l’instrument de l’esprit. Il insiste surtout sur le cas de François d’Assise, qui n’est pas seulement le premier en date (1224,) des stigmatisés, mais qui en est aussi le plus saisissant. On trouve chez lui l’expression suprême du phéno— mène de la stigmatisation.
Les trous de ses mains et de ses pieds étaient tels qu‘il les avait contemplés peu auparavant sur une image du Crucifié, et son côté droit était pqsitivement comme percé d’un coup de lance. Les plaies de ses extrémités béaient très nota blement et étaient sanguinolentes.
Dans leur milieu, on voyait des clous formés d’excroissances de tissu cellulaire, et ces clous étaient noirs et durs comme le fer, dont ils avaient la couleur; ils étaient pointus d'un côté et de l’autre ils avaient une tête rabattue, de telle sorte qu’entre elle et la peau on pouvait insi nuer un doigt. Ils étaientmobiles en tous sens, et, lors— qu’on appuyait sur l’une de leursextrémités, on voyait se redresser l‘autre.
Cependant, ils ne pouvaient être arrachés; même après la mort du stigmatisé, ce fut en vain que sainte Claire s’y efl’orça. La plaie du côté était longue de trois doigts, assez large et assez pro
I 10 L’INITIATION fonde, et fréquemment elle humectait de sang les vêtements du saint. Ajoutons que jamais aucun: de ces,plaies ne vint à s’enflammer, ni à suppurer, et que jamais aucun soin médical ne leur fut donné On peut citer, parmi Iesautres cas de stigmatisati n, ceux de Catherine Emmerich, de Maria Mœrletde Louise Lateau.
La grande majorité des stigmatités appartiennent au sexe féminin. ( L’Eglise catholique considère la stigmatisati comme un miracle destiné à bien établir que la versiï romaine du christianisme est la seule qui assure e salut. Il est difficile de s’en tenir à cette explication( D’abord, un miracle qui, tantôt s’effectue intégralel ment, tantôt ne se manifeste qu‘à moitié, et tantôi s’arrête dès la première phase, n’est pas un miracle.
Puis, la stigmatisation se rencontre dans l’histoire des‘ hérésies. Enfin, elle peut être déterminée artificielle- ' ment. ) .
Jacques de Voragine, l’auteur de la Légende Dorée (xnI° siècle), plus tard Corneille Agrippa et Giordano Bruno, le philosophe brûlé à Rome en 1600, estiment que la cause principale du phénomène réside dans la puissance d’imagination qui fait ressentir positivement aux sujets les souffrances du Christ, jusqu’à en faire '« transparaître les marques sur leur propre corps » .
Parmi les modernes, Gœrres, l‘auteur de la Mystique Chrétienne, et Tholuck n’ont pas une autre opinion, et le D’ Car] du Prel les en approuve. La science officielle d’à présent, qui ne reconnaît que l’influence exercée par le corps sur l’esprit, à l‘exclusion de l’action réciproque, est obligée de nier
STIGMATES ET STIGMA'I‘ISÉS I Il le 3hénomène de la stigmatisation. « Pour ces mes— sietrs, dit le Dr Carl du Prel, les frontières de la pos— siblité coïncident avec les bornes de leur mesquin hoizon; ce qu’ils ne comprennent pas, ou n’existe pas, ou n’est qu’œuvre d’illusion ou de mystification.
C’st ainsi que le Dr Karsch, étudiant la stigmatisa tic1 de la nonne Catherine Emmerich, la ramène à Il! pur tatouage; et son ignorance ressort bien de la dclaration par laquelle il conclut: « — Il est incon tstable que l’imagination ou la volonté sont inca pbles de déterminer dans les tissus organiques des prturbations aussi essentielles que celles requises par ‘apparition des stigmates. » De même Virchow, s’occu— mm de Louise Lateau dont il avait examiné les stig mates, affirme, au Congrès tenu à Breslau en 1874 par les naturalistes et médecins allemands, que ces stigmates ne peuvent qu‘être « ou une supercherie, ou un miracle ».
Or, depuis que Virchow a rendu son décret, la stigmatisation a été obtenue artificiellement par maints hypnotiseurs. Le Dr Carl du Prel constate qu’il y a donc lieu de ne plus tenir compte du solennel dilemme, et il propose une solution à son tour.
On peut croire que ce n’est pas celle imaginée par d’autres matérialistes, qui voient dans la stigmatisa tion un phénomène de perversion menstruelle, comme un médecin l’avait déjà avancé en ce qui concerne Catherine Emmerich. D’abord, dans toute l’histoire du christianisme, on ne rencontre pas un seul cas de stigmatisation affectant une périodicité plus ou moins mensuelle, et le phénomène se présente à toute âge,
1 12 L’INITIATION même peu de temps avant la mort par sénilité. Pu‘s, il ya une petite difficulté: les stigmatisés du sexe masculin, qu’en fait-on? Il faudrait supposer que François d’Assise ait été hermaphrodite, de mène que ses nombreux successeurs: Benoît de Rhego, Charles Sagic, Ange Del Pas, Mathieu Careri, Chéh bin d'Aviliana, Jacques Stephanus, Jean Graio, eç.
« Si Virchow avait bien voulu examiner Louise L.— teau avec une complète liberté d’esprit, il aurait ac) quis la persuasion que l’auto-suggestion, renforcé par une vive exaltation de la sensibilité, estcapablj d‘exercer sur le corps une influence plastique.
Il e1( aurait peut-être ensuite déduit qu’une suggestion étrangère peut obtenir le même résultat, et, décou vrant la stigmatisation hynoptique, il aurait ainsiI anéanti à la fois etl’explication théologique et l’explica- ’ tion médicale du phénomène. Mais il fautcroire qu’il a reculé devant l’effort.
N’a-t-il pas dit dans son rap— port que, « loin de se réjouir de la découverte d’un phénomène nouveau, on ne peut ques’en affliger, quand ce phénomène se trouve contredire les théories régnantes ». On ne peut avouer plus naïvement sa vénération pour la routine et sa haine pour tout ce qui peut venir déranger la douce quiétude des gloires consacrées. .
« La stigmatisation, comme beaucoup d’autres phé nomènes, prouve que l’homme possède dans son imagination le pouvoir d‘imposer à son être certaines des conditions sur lesquelles il fixe son attention dans un autre être. Le mot compassion (comme son équivalent allemand Mitbid) exprime du reste à
STIGMATES ET STIGMATISÉS l [3 souhait cette particularité de nos fOnctions psycho— physiologiques.
En règle générale, cette similitude de souffrance est restreinte à la sphère des sentiments, mais elle peut exercer une action spécifique sur les parties correspondantes du corps, puisque tous nos organes sont soumis, anatomiquement et physiolo giquement, à l’influence du système nerveux central. _ Toute cellule cérébrale, impressionnée par une sen sation imaginative, tend à la réaliser.
La compassion peut atteindre à une exaltation excessive, quand la sensation imaginative qui la suscite affecte une viva cité exceptionnelle, ou quand le sujet qui l’épreuve est d'une extrême impressionnabilité. Or les deux causes à la fois entrent en jeu chez les stigmatisés. Le DIF Wienholt a observé une somnambule dont I’impressionnabilité était telle, qu’elle ressentait posi tivement les souffrances d’autrui, rien qu’à les en tendre décrire.
Le cas était le même pour les saintes Colette, Jeanne d’0rvieto et Agnès de Jésus, qui se tordaient dans les mêmes angoisses que les martyrs à l’histoire desquels s’attachait leur méditation. Qu’en devait—il ‘ être alors des fidèles qui se représentaient la passion du Christ, surtout en des temps où le sen timent religieux était autrement développé qu’aujour d’hui?
Beaucoup de saints ont ressenti les douleurs de cette passion aux parties correspondantes de leur corps, sans que jamais y apparussent des stigmates même indiqués. Ce ne fut qu’au bout de trois à quatre ans de cette compassion que Catherine Emmerich de» vint une stigmatisée, c’est du moins ce que rapporte Schmœger. »
I 14 L’INITIATION En dehors de la vie religieuse, citons le cas, raconté par Zimmermann, de ce garçon de 14 ans, qui, ayant assisté à une exécution par la roue, présentait des bleus aux places mêmes du corps où le criminel avait été meurtri. Hecquet mentionne un homme qui, voyant une voiture écraser -les pieds d’un passant, sentit instantanément une violente douleur à ses propres pieds et en demeura boiteux jusqu’à la fin de sa vie.
Hack Tuke cite une dame qui, ayant vu un enfant passer .une porte et le vantail de celle-ci, qui était de fer, se refermer brusquement derrière lui, éprouva l’angoisse que les pieds de cet enfantnefûssent broyés.
Il n’en était rien. du reste, mais son impres— sion avait été si vive, qu’elle ne put qu’avec peine regagner sa demeure, et queses chevilles présentaient des marques rouges; le lendemain ses pieds avaient enflé, et elle dut garder le lit plusieurs jours. Maisl'impression sensorielle n'est pas indispensable à la production du phénomène.
La soeur d’un soldat condamné au fouet tomba, au moment même de l’exé— cution, dans une sorte de somnolence, et lorsqu’on l’eut portée dans son lit, ou constata qu’elle était pouverte de stries sanguinolentes semblables à celles produites par des coups de verges; or, le soldat était en garnison très loin, et sa famille ignorait encoreà ce moment le châtiment qu’il avait encouru (Perty).
Un homme qui revenait très las d’un voyage pédestre crut apercevoir, à la clarté de la lune, une bête quel conque qui rampait vers lui dans le fossé latéral à la route. Il fut pris d’une grande peur et il lui sembla que le monstre l’avait déjà étreint à l’épaule gauche.
STIGMATES ET STIGMATISÉS [15 Il courut à'son logis. Sur tout le côté gauche de sa poitrine se déclara une exsudation de la plèvre, dont il mourut au bout de quelques mois. (Griesinger.) Christine de Stommeln, raconte Wollersheim, avait été tourmentée par 12,000 diables, et elle portait la trace d’un coup de lance que lui avait donné l’un d’eux. Cela se passait pendant l’Avent de l'année I282.
Or, la veille de Noël, c’est—à-dire quand le cours de ses idées se détourna fatalement vers d’autres images que celles de l’Enfer, la plaie disparut.
Une des nonnes possédées de Loudun ayant été exorcisée, on considéra comme un indice de l’abandon de son corps par le diable, l’apparition sur sa poitrine des mots: Vive Jésus sur la croix!et du signe même de la croix, figurés par des ecchymoses, qui devaient demeurer vi sibles quinze années durant. (Esprit de Bosroger.) Hufeland a soigné une malade qui, ayant rêvé qu’elle recevait des coups, en porta la trace très nette sur son corps à son réveil du lendemain matin.
Saint Jérôme rapporte pareille chose de lui-même, à la suite d’un songe où il avait été fouetté en punition de sa trop vive prédilection pour Cicéron et d’autres écrivains profanes. Le Dr Billot dit à sa somnambule qu’un ange vient de lui imprimer le signe de la croix à la partie supé— rieure du bras. Aussitôt le sujet donne toutes les mar ques d’une grande souffrance, et le stigmate suggéré ne tarde pas à apparaître.
Carré de Montgeron parle d’un des convulsionnaires de Saint-Médard, qui était la vivante image de la Passion du Christ. Il tenait ses bras dans l’extension permanente de la crucifixion.
1 16 L‘INITIATION Une douleur intense, supportée avec une héroïque intrépidité, se peignait sur ses traits; ses yeux étaient ceux d'un agonisant, et il frissonnait de tout son corps. Puis son visage se couvrait du masque de la mort; ses paupières se fermaient à demi sur ses prunelles révulsées. sa tête tombait sur sa poitrine. Chez d’autres membres de la secte, ces plaies se formaient aux mains sous les yeux des spectateurs.
Deux cents convul— sionhaires environ présentèrent des stigmates ou ressentirent les douleurs correspondantes. Enfin le D'Arnhard a constaté que, chez les mahométans, la stigmatisation religieuse est aussi fréquente que chez les chrétiens. Elle porte alors sur la reproduction des blessures que le prophète a reçues, au cours des ba tailles livrées par lui pour l’expansion de sa foi. .
Du reste, nous disposons tous, à l‘état de veille, de la faculté, même indépendante de la volonté, de sou mettre à l’excitation nos nerfs vaso-moteurs et de déterminer des congestions, par la seule force des idées corrélatives. La honte, la colère, le plaisir, nous font rougir. Beaucoup de personnes peuvent localiser à vo lonté ces congestions. Leprofesseur Klugeaffirme que nombre de gens qu'il connaît sont dans ce cas.
Man tegazza, cité par M011, raconte que, pendant une certaine période de sa vie, il n’avait qu'à concentrer sa pensée sur tel ou tel point de sa peau pour la faire peu à peu devenir pourpre. La stigmatisation, en tant qu’émission sanguine, n’est en somme qu’une conges— tion de ce genre, accentuée jusqu’à une transsudation du sang accumulé. Louise Lateau était, dès son enfance, obsédée par . .' i “ A ‘ = —-- —-—--Llùa 1
STIGMATES ET STIGMATISÉS I 17 la Passion du Christ. En I868, elle commença à tomber dans des extases peuplées de visions religieuses. Puis apparurent les plaies, d’abord à la poitrine, ensuite aux extrémités et enfin au front. Quand elles saignaient, le sujet gisait comme sans vie. Son attitude etsa physionomie montraientqu’elleassistaitaudrame du Golgotha; la respiration était à peine audible, le pouls n’était plus qu’à 70.
D’autres stigmatisés pren— nent part à d’autres scènes de la Passion; ainsi ceux qui ahanent sous le poids de la croix, et ceux qui, subissant l’hallucination de la fiagellation, tiennent leurs mains dans leurdos comme si elles étaient liées par une corde, impression parfois si vive que c’est en vain que l’on s’efforce de ramener leurs brasà la posi tion normale. Ou bien les instruments de la Passion sont tous figurés sur leur corps.
Catherine Emmerich, depuis sa jeunesse, priait le Seigneur de lui imprimer sur la poitrine le signe de croix et les traces de la flagellation. L’un et les autres apparurent à l’état d’extase. Du reste, elle était somnambule. Souvent. la nuit, elle quittait sa cellule, et on la retrouvait. toujours endormie, le long des murs del’église ou dans le clocher, les bras en croix.
Elle voyait les effluves odiques s’échapper des mains et des pieds de tout le monde, elle avait des visions prophétiques, elle pra— tiquait intuitivement la lecture de pensée et était en communication télépathique avec son confesseur. Enfin elle avait sa «voix intérieure », son démon socratique. Une des preuves les plus topiques de l’ori— gine psychologique de ses stigmates, c’est ce fait que fréquemment il lui arrivait de demeurer sur son lit ou
l 18 L'INITIATION contre un mur, les bras étendus et les pieds rappro chés, et de crier alors, tandis que ses plaiessaignaient abondamment: « —- Délivez-moi! Je suis clouée! » On l’appelait, on l'encourageait à se déplacer, elle multipliait visiblement les efforts pour se débarrasser, de l’obsession, mais elle n’y arrivait pas qu’au moment où elle sortait de son extase.
Passons maintenant à la stigmatisation déterminée artificiellement par la suggestion étrangère. Nous avons déjà vu ce qu’a obtenu le Dr Billot. Liébault a produit par suggestion posthypnotique les douleurs de la Passion, aux cinq places voulues, et elles ont persisté tout le temps qu’il l’avait exigé.
Les D" Mes net et Dujardin ont observé une malade, sur le clos de laquelle se formaient des ecchymoses exactement conformes à un tracé légèrement indiqué au crayon sur la peau; des inscriptions en relief, qui ont per— sisté durant plusieurs heures, se sont ainsi comme soulevées devant eux. Ils appellent ce phénomène l’autographisme.
Le professeur dit: «Je suis parvenu, après avoir, avec une pointe mousse, dessiné de petites croix sur l’avat-bras d’une garde-malade, àdéterminer par quelques'minutes de suggestion une éruption ana logue àl’urticaire. » Les professeurs Bourru et Burot . ont obtenu parla suggestion l’épistaxis et la sudation sanguine, chez un hypocondriaque qui était affecté d’anesthésie du côté droit, consécutive à un accident.
Puis l’un deux, traçant son nom sur chacun des bras du malade avec un objet non pointu, prononça: c: Aujourd’hui, vers quatre heures après midi, vous vous endormirez, et les traits que je dessine là sur
STIGMATES ET STIGMATISÉS [19 votre bras rougiront. » A l'heure indiquée, le sujet s’endormit. Sur son bras gauche. les caractères se s'oulevèrent pourpres, et de certains traits, des gouttes de sang perlaient. Sur le bras droit rien ne se présenta.
Le Dr Mabille, examinant ultérieurement le malade, constata que, dans chacune de ses crises, il répétait l’ordre qui lui avait été donné plusieurs mois aupa vant, et qu’aussitôt le tracé autographique réapparais sait et se mettait à saigner. Le Dr Bybalkin donne à un ouvrier peintre de seize ans cette suggestion: « A ton réveil tu auras froid, tu iras te réchauffer au poêle et tu te brûleras sur la ligne que je trace là sur ton bras.
Cela te fera très mal, ton bras deviendra tout rouge, et il portera une trace de brûlure. » Le sujet se réveilla grelottant, courut au poêle qui n’était pas allumé, poussa un cri de douleur. Son bras était pourpre et portait une grave trace de brûlure. Liébault a obtenu le même phéno— _ mène avec un sujet féminin.
Focanchon a déterminé par suggestion des vésications sous une feuille de papier à lettres, et sur le même sujet, une jeune fille, il a suscité des traces de blessures de clous là Où il avait, pendant l’hypnose, effleuré la peau avec le bout d’une‘gomme à crayon. Dumontpallier a fait surgir des congestions par l’application de timbr es—poste sur la peau d’un sujet, et, par le même procédé, jusqu’à des poches pleines de sérum. Il y a mieux.
On pose un vésicatoire réel au sujet endormi, et par la suggestion on peut empêcher la vésication que l’on a, un autre jour, déterminée par l’application d’une feuille de papier à cigarettes. Fo—
I 20 L’INITIATION canchon en a fait l’expérience avec des mouches de Milan. Pour contrôler exactement le phénomène, le vésicatoirc avait été coupé en trois morceaux, l’un posé sur le bras droit et l'autre sur le bras gauche du sujet, et le dernier sur un autre malade à qui la médi cation en question avait été prescrite. Le sujet fut en dormi et Focanchon lui suggéra que le vésicatoire du bras gauche n’auraitaucune action.
Il était onze heures du matin, et le sujet resta en observation jusqu’à huit heures du soir. Lorsque alors on retira les bandages, on constata que le bras gauche était parfaitement indemne, tandisque la poche normale s’était formée sur le bras droit. Quant au vésicatoirc appliqué au malade qui en avait réellement besoin, il avait fourni toute l’action qu’il fallait.
De l’ensemble de ces observations et expériences, le Dr Carl du Prel estime qu’il n’y a qu’une conclu sion à tirer, c’est que la stigmatisation est un phéno mène absolument nature], et d’origine purement psychologique.
« Lorsqu’en I887, le Dr Moll lut à la Société de médecine de Berlin un rapport sur la stigmatisation artificielle, obtenue dans l’hypnose par la suggestion étrangère, et qu’il formula l’hypothèse que les stigmates des extatiques religieux pourraient bien n’avoir d’autre cause que l’autosuggestion, il souleva une grosse hilarité. Tranquillisons-nous.
Dans quelques années, ces messieurs seront les premiers à rire des sceptiques qui persisteront encore à nier l’existence des stigmates. » R. CANDIANI.
üsraosonna ©RORIARIRIEE REVOLUTION D’HOROSCOPE DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE POUR 1895-1896 Indépendamment des grands malheurs, la Providence cache tou jours quelque amertume anticipée dans le bonheur même, comme pour avertir l’âme humaine et la préparer aux infortunes éclatantes, (THIER5, Hist. du Consulat et de l’Empire, t. V, p. 152, Éd.
Lheureux.) Nous étions à étudier la révolution d’horoscope onomantique de 'la République française, du 31 août 1896, lorsque nous avons reçu le numéro 7 de Un itiatio n . Les « révélations astrales » de Papus frappèrent notre esprit sans toutefois I’étonner. car nous sommes habitués à la profondeur des vues de notre Maître, et nous attendonstoujours de lui des découvertes nou velles dans le monde de l’Occultisme.
Son article où, parlant de Paris, il fait dire à son guide que cette grande ville « disparaîtra dans la révolte, l’explosion ou l’incendie probablement en
I2 2 I L’INITIATION I896, si ces visions ne sont pas de hideux reflets d’antér_iorités » nous poussa à anticiper d’un an l’horoscope de 1896-1897 afin de voir si nos yeux de sensitif ou d’intuitif évoqueront les mêmes images.
Quoique nous soyons persuadés que, comme tout organisme, la France est sujette à la dégénérescence, à la décrépitude, à la mort pour une renaissance plus ou moins intellectuelle, suivant la loi d’évolution de l’Individu, nous nous sommes mis à ériger l’horos cope de 1896-1897 avec le sincère désir de n’y trouver, pour longtemps encore, que succès et grandeur pour la République; mais de prime abord l’arcane XVIII qui se dégage de son sommet nous fit trembler pour la suite.
Cependant cet avenir, si noir qu’il semble paraître, n’est pas une irrémédiable fatalité. Couvrons-le pour le moment d’un voile « d’espoir », afin de jeter un regard plus serein sur la Révolution d’horoscope de 1895-1896. ' Au 3I août prochain finit pour la République fran çaise l’année 1894 et commence l‘année 1895. L’arcane qui se dégage du sommet de l’horoscope de cette année est le XVIII“"’, l’étoile des Mages, nombre 80, lettre Pilon.
Cet arcane majeur exprime, dans lemonde divin, l’immortalité; dans le monde intellectuel, la lumière intérieure qui éclaire l’esprit; dans le monde physique, l’espérance. Quoi qu’il advienne, lui dit cet Arcane, garde l’espérance et tu cueilleras les fruits de la foi qui te préservera « du doute assassin de l’enthousiasme national. »
ASTROLOGlE ONOMANTIQUE 123 Les « Poissons » en maison I, quoique favorables à la position, brouillent avec quelques puissances amies desquelles il faudra se défier. Ils annoncent des voyages certains, des dangers pour les citoyens et quelques pertes de biens par trahison d’amis.
Le signe de nativité en maison VII pronostique: danger de vol ou d’incendie, de discorde avec le pré— sident et les ministres, et annonce de grands change ments dans la position. Dans le numéro 7 de 1894, les lecteurs de l’Ini— tiation ont su, par notre essai astro-onomantique, que le document de la République française est: 155, 222, 9, 6, 1870.
L’année 1894 n’est pas encore terminée pourla Répu blique et nous ne pouvons pas relever tout ce qu’il y a de vrai ou de faux dans notre interprétation intuitive de son horoscope; mais nous sommes heureux que bien des malheurs aient été déjà évités, notamment celui qui aurait pu arriver à la démission du président Casimir-Périer, Jusqu’à présent, l’année 1894—1895 annonce un réel avancement diplomatique, scientifique, artistique et littéraire.
Les alliances ou associations d’intérêts de la République furent heureuses, et nous espérons beaucoup dans la sagesse des ministres, qui sauront toujours combiner les forces de l’Etat pour user peu à peu les obstacles et éviter, dans le triomphe de la République, de tomber dans un excès d’orgueil contraire aux bienveillantes relations qui se doivent entre nations, entre voisins surtout: 4c Si les nations veulent s’outrager les unes les
[24. L'INITIATION autres, elles ont toutes dans leur histoire de quoi s’offenser (I). » L'échelle généthliaque pour [89 5—1896 aura 1925 pour sommet, et son point de départ est l’arcane XL dans le cercle de la Lune qui régit cette année. Avec ce document, nous avons en maison I, qui est dans les Poissons: « Mercure » (2 fois). Il annonce: esprit, législation, acquisition de biens par alliance et par le commerce; amitiés de circonstance.
« La Lune. » Elle indique, en bien, de longs voyages sur mer, des chances heureuses, des amitiés de circonstance et une population progressive. En mai: Inconstance, alternatives de pertes de biens, ennemis nombreux: .
En maison [11, dans le Taureau, un rayon de « lune » ou l’arcane VI pronostique: indécision à propos d’union, d’association ou d‘alliance et conseil de joindre à la sagesse et à la rectitude de Jugement une prudente énergie, l’indécision étant en toutes choses plus funeste qu’un mauvais choix.
« Jupiter » en maison V, dans le Cancer, promet des biens, des amitiés puissantes mais peu durables, des honneurs, des richesses, de bons ministres et de bons généraux. Il protégera dans les voyages. En maison VII, dans la Vierge, signe de nativité, « Saturne» an nonce en bien : une forced’âme qui luttera contre les obstacles et les périls, une probabilité d’une double alliance ou d’un nouveau président.
Il présage enmal: des fatalités, un danger de perdre de grands (I) Thiers. Hist. du Consulat et de I’Empire, t. Il, p. 436.
ASTROLOGIE ONOMANTIQUE I2 5 enfants (ministres, générauxou dignitaires), des retards dans les associations, dans les alliances, le veuvage (perte ou démission du président). Il sera nuisible vers la fin du premier semestre. Un rayon de « mer— cure » indique: intelligence, sagacité, dangereuses relations, pièges, inimitiés. En maison VIII, dans la Balance, un rayon de « Mercure » promet des amitiés utiles et serviables, des chances heureuses.
Il donne l’esprit de justice et la science; mais il pronostique des ennuis à propos d’union, d’alliance, des discordes avec les citoyens ou les voisins et des inimitiés à propos de posses sions. En maison IX dans le Scorpion, un rayon de « Soleil » (arcane XVI) annonce des périls pour la position si l’on manque d’initiative.
Les périls seront: inimitiés de certaines puissances, dangers au delà des mers soit par des hommes armés, des reptiles ou des fièvres paludéennes. Le Scorpion, qui inspire une ardente affection pour soi-même, un sentiment d’or gueil exagéré ou de dignité blessée, peut créer des ennuis redoutables.
Le bien que l’arcane XIV peut faire, c’est de découvrir les pièges et les manœuvres des ennemis et d’avoir des chances de célébrité par des révélations scientifiques. ‘ En maison X, dans le Sagittaire, le « Soleil » donne l’élévation de fortune par son travail, l’amour de l’éclat, les arts grandioses, la célébrité en peinture et en sculpture. Il menace de perte prématurée de citoyens. l
126 L’INITIATION . « Mars couronné », symbole de la Fortune, pronos tique une position conquise par des luttes, de hauts grades militaires, du pouvoir, de l’autorité. Il présage en outre des dangers de blessures et de l’inactivité dans le premier trimestre. En maison XI, dans le Capricorne, « Vénus » promet des amitiés et annonce des ennuis. Elle peut abréger la vie.
Un rayon de « Mercure » donne de nombreuses relations, des amitiés utiles, du jugement, de l’esprit et porte à la mécanique. Il rend inconstant et donne des chagrins. En maison XII, dans le Verseau, un rayon de « Saturne » attirera la bienveillance des puissances par un esprit grave, prudent et pénétrant; mais il pourra susciter des inimités, des persécutions et des fatalités.
Un rayon de « Mars couronné » donnera l’énergie et l’audace nécessaire pour les luttes fatales. Il présage des dangers sur l’eau (rivières ou fleuves) par impru— dence ou par des actes de témérité. Il pronostique des pertes prématurées de citoyens et des blessures par mains d’hommes. Etudions maintenant les aspects. Il y a, en maison I conjonction de « Mercure » (2 fois) à la « Lune ».
Cet aspect donne la sagesse, le succès, la force d’âme, l’amour des voyages et l’in constance. En maison VII, « Saturne » est conjointà « l’ar cane X » (un rayon de Mercure). ' Il incline à la concentration, à la réflexion, aux l A.
ASTROLOGIE ONOMANTIQUE 127 sciences et à l’esprit d’indépendance. Il prive parfois d’énergie devant les épreuves de la vie. En maison X le « Soleil » conjoint à « Mars cou ronné » rend la position difficile à asseoir. Il menace de blessures par le fer ou‘ le feu et porte à l’incons— tance. En maison XI la conjonction de « Vénus » à un rayon de « Mercure » rend la vie troublée et donne des chagrins.
En maison XII, un rayon de « Saturne » conjoint à un rayon de « Mars couronné » présage des diffi cultés, des retards, des pertes de citoyens. De maison I à maison IX et vice versa, il y a: Trigone de « Mercure » (2 fois) au « Soleil » (arcane XIV). Il donne la célébrité par les sciences, l’esprit de justice et la réputation. Trigone de la « Lune » au « Soleil » (arcane XIV).
Cet aspect donne la gloire, les honneurs populaires, l’amour du peuple, l’esprit de bienveillance et de concorde. De maison I à maison V et vice versa, il y a: Trigone de « Mercure » (2 fois) à « Jupiter »; il présage des biens et du jugement. Trigone de la « Lune » (2 fois) à« Jupiter », il pré sage: célébrité, succès populaires, fortune, autorité.
De maison III à maison VII et vice versa il y a: Un rayon de « Lune » (arcane VI) en trigone avec « Saturne »; il annonce des biens, l‘affection des puissances, la gloire. Il donne la lecture dans les actes et des difficultés chez soi. r Le Trigone de « l’arcane VI » (un rayon de Lune) à Fu-«W .._..4._,,. -M‘a—— _.Wm_e M-æ-xm—w.“P. äe‘? ‘:;‘.nln :—;5» -r ‘
128 L’INITIATION un rayon de « Mercure » dans ces mêmes maisons, incline aux belles lettres, aux arts et donne le succès. De maison III à maison XI, il y a: Trigone d‘un rayon de « Lune » (arcane VI) à « Vénus »: union en voyages, succès populaires, honneurs passagers. Trigone d’un rayon de « Lune » (arcane VI) à un rayon de « Mercure » : belles-lettres, arts, "succès.
De maison V à maison IX il y a: Trigone de« Jupiter »au« Soleil »(arcane XIV) : richesses, bonne fortune, chance d’avenir. De maison V11 à maison à maison XI, il y a: Trigone d’un rayon de « Saturne » à « Vénus »; il pronostique: sagesse renommée paix et concorde ; mais il donne des retards et met en butte à des vilenies d’envieux, de gens de basse condition.
Trigone d’un rayon de « Saturne » à un rayon de « Mercure »: science, esprit, élévation, diplomatie. Trigone d’un rayon de « Mercure » (arcane X) à « Vénus »: protections, relations profitables, succès . De maison VIII à maison XII il y a: Trigone d’un rayon de « Mercure » à un rayon de « Saturne » : sciences, esprit, pénétration, diplo matie.
Trigone d’un rayon de « Mercure » à un rayon de « Mars couronné »; il annonce une intelligence qui saura tourner les écueils de l’avenir et donne l’apti tude aux sciences stratégiques et à la diplomatie. De maison I à maison X et vice versa, il y a : ’ Quadrature de « Mercure » (2 fois) à « Mars cou ronné »; elle présage : périls d’accusations dange—
ASTROLOGIE ONOMANTIQUE l 2 9 reuses, toute sorte de maux, d’obtacles et d’insuccès. Quadrature de « Mercure » (2 fois) au « Soleil »: relations avec de hauts personnages qui aideront à la posiflon et procureront honneurs et profits. Quadrature de la « Lune » à « Mars couronné » : danger de mort, nombreux périls, animadversion publique, pertes, dangers par le fer, le feu, par voya ges, par animaux ou par épidémies.
Quadrature de la « Lune » au « Soleil »: éléva— tion de fortune contrariée par des envieux, alterna— tives de bien et de mal. honneurs populaires. De maison [Il à maison Xll il y a : Quadrature d’un rayon de « lune » (Arcane VI) à un rayon de « Saturne »: elle gâte les voyages et présage des trahisons et l’isolement.
Quadrature d’un rayon de « Lune » (Arcane VI) à un rayon de « Mars couronné » : danger de mort, nombreux périls, animadversion publique, pertes, dan gers par le fer, le feu, par voyages, par animaux ou par épidémies. De maison V à maison VIII : Quadrature de « Jupiter » à un rayon de « Mer cure »: honneurs par son travail, discordes entre citoyens.
De maison VII à maison X: Quadrature de « Saturne » à « Mars couronné »: impuissante activité, chagrins, obstacles. Quadrature de « Saturne » au « Soleil » : Ren versement de position, discordes avec le président. Quadrature d‘un rayon de « Mercure » (Arcane X) à « Mars couronné »: accusations, maux, insuccès. 5
1 3 0 L’INITIATION Quadrature d’un rayon de « Mercure » (Arcane X) au « Soleil »: relations avec de hauts personnages qui aideront à la position et procureront honneurs et profits. De maison IX à maison XII .
Quadrature d’un rayon de « Soleil » (Arcane XIV) à un rayon de « Saturne »: renversement de position, discordes avec le président. _ Quadrature d’un rayon de « Soleil » (Arcane XIV) à un rayon de « Mars couronné »: adversité, péril de mort, luttes sanglantes, haines, infortunes. Il y a opposition (de maison I à maison VII) de la « Lune » à « Saturne » : vie anxieuse, guet-apens, danger de submersion .
Opposition (de maison III à maison IX) d’un rayon de « Lune » (Arcane VI) à un rayon de « Soleil » (Arcane XIV) : irrésolution, changement de position, brouille entre les ministres et le président, troubles, obstacles. Opposition (de maison V à maison XI) de « Jupi— ter » à « Vénus » : inconstance, déceptions dans les amitiés.
Opposition (de maison V à maison XI) de « Jupi ter » à « Mercure » : discordes, chagrins par de hauts personnages ou par ses citoyens. En résumé, ce thème astrologique pronostique, dans ses combinaisons, que la République française quoique douée d’un esprit loyal et juste, d’une belle intelligence, d’une aptitude scientifique artistique et diplomatique remarquable, aura, parfois, une incons tance de caractère, un défaut de réflexion qui sté
ASTROLOGIE 0NOMANTIQUE I 3 I riliseront ses meilleurs projets et ses meilleurs amitiés. Son esprit d’indépendance, de domination, un or— gueil, ou un amour-propre exagéré lui créeront des inimitiés sérieuses. Elle acquerra des possessions au delà des mers ; ce pendant ses guerriers sont menacés par le fer, le feu, les sauvages, les reptiles et les fièvres paludéennes. La première partie de l’année sera médiocrement fortunée.
Quoique la République ait des alternatives de pertes et de profits, elle,finira par acquérir des biens et des honneurs par son travail et par alliance.
Sa position, toutefois, reste menacée par de puis— sants ennemis, des trahisons publiques, des discordes entre citoyens et ministres, entre ministres et prési dent; mais ses alliances avec des puissances réelle— ment amies aideront à la préserver du danger et lui procureront, comme nous l’avons déjà dit, honneurs et profits. Bon nombre de ses citoyens lui seront nuisibles.
Les sociétés perverses qui fermentent en elle chercheront à lui porter préjudice ; elle aura à lutter contre des obstacles de toute sorte : envieux, fourbes, traîtres et voleurs; mais, pourvu qu’elle sache vouloir et oser, elle découvrira les pièges de sesènnemis et gagnera, par son discernement, sa raison et son énergique pru dence la sympathie des amis de l’humanité. La population en France sera progressive. Une double alliance est probable.
La présidence est menacée de veuvage. Un nouveau président pourrait être élu. \. ,. . x .. ‘\b-‘ a. w-‘ vus-h. ...;- . n'a. —.x
132 L'INITIATION w .__v 7 La République française doit lutter prudemment pour vaincre les difficultés sans nombre qui surgiront en I 89 5-1 896 et se préserver des fatalités de 1896-1897.
Qu’elle modère son esprit de domination et d’or gueil après les succès obtenus, et qu’elle n’oublie pas que par la paix. la concorde et une prudente diplo matie elle acquerra plus sûrement des honneurs et de la gloire, elle améliorera son avenir qui est mena çant.
La forme républicaine ne saurait être militante avec avantage sans un pressant danger qui, agissant sur la spontanéité, sur l'enthousiasme, concen‘trerait la volonté nationale pour une seule et mêmefin. Sa mission providentielle est entièrement pacifique pour être civilisatrice : Plus une puissance se moralise, moins elle devient apte à la guerre qui est une barbarie.
Les mages tout—puissants furent détrônés par la caste guerrière, « mais leur domination ne périt point. Leur pouvoir spirituel dégagé des soucis de la politi que active ne cessa de grandir à mesure qu’il deve— nait plus caché (I). » Les mages d’autrefois peuvent être les Français d’aujourd’hui et surtout les Français de l’avenir. Les amis de la République seront nombreux. et de circonstance.
Ses ennemis se déclareront ouvertement et leur ini mitié sera durable et dangereuse d’autant plus que bien de ses citoyens seront contre Elle. -‘ '! (1) Christian, Histoire de la magie.
ASTROLOGIE ONOMANTIQUE 133 Ses ennemis lui seront spécialement nuisibles dans les biens et le commerce. Ils ne pourront pas la faire tomber, car, malgré les fatalités de l’année, malgré toutes leurs embûches, la République française a dans son bilan de 1895-1896 plus de biens que de maux.
ASTROLOGIE ONOMANTIQ UE RÉVOLUTION D’HOROSCOPE DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE POUR 1896-1897 La France paraît plus que toute autre nation menacée par sa situa— tion même de tant de confusion, d’un tel désordre intellectuel ou moral que beaucoup de ses meil leurs citoyens semblent prêts à dé ‘ sespérer de son salut, de sa vie peut-être. F.«Ch. Barlet, Principes de sociologie synthétique.
Déjà en 1894, le ciel de la République avait des présage menaçants, comme nous l’avions entrevu dans notre essai d’horoscope onomantique et que la sagacité des hommes d’État sut paralyser en grande partie. En 1895, les menaces s’accentuent au milieu d’un succès apparent; et la fermentation sourde des prin cipes désorganisateurs d’anarchie semble vouloir enfin éclater en 1896-1897; Papus l’a bien dit : « La matière divinisée appelle
I 34 L’INITIATION la Force, le doute semé dans les âmes a détruit l’en thousiasme, a tué ce Dieu intérieur qui seul peut être plus fort que les sombres décrets du destin inexo rable. Les temps ne sont pas venus de la joie et de nouvelles douleurs doivent encore précéder le Triom phe de la Justice (I) ».
Et Barlet : L’esprit a perdu pour ainsi dire sa pro pre unité en disparaissant dans la multiplicité de l’individu; ce n’est plus lui qui peut agir, c’est à la spontanéité de chaque personnalité pour laquelle il s’est sacrifié qu’il appartient maintenant d’accomplir la synthèse suprême, et si ces personnalités échouent en cette tâche divine, leur société périt, tombe en poussière, se décompose.
A mesure que la spontanéité s‘accroît, la fata lité s’efface devant la volonté; les maladies se multi plient jusqu’à ce que l’intelligence, se formant à la rude école de l’expérience, aidée de la Raison Provi dentielle, se rapprochant des lois universelles, accom plisse elle-même l’Orientation Fraternelle de l’orga— nisme où‘ elle se développe (2) ».
Si la République française, convaincue des prévi sions de ses meilleurs citoyens, sait, par son esprit de déduction et d’analyse, se mettre sur ses gardes, elle contournera facilement les écueils de l’avenir, sera prête à vaincre les ennemis de la France et dompter, en bonne mère, ses enfants ingrats et rebelles. Mais 1896 sera-t-il tel que l’a pronostiqué le (I) Révélations astrales. (2) Principes de Sociologie synthétique.
ASTROLOGIE ONOMANTIQUE 135 théurge Philippe Olivarius. moine de Cîteaux? Ver— rous-nous « Paris et moult grandes villes détruites par le feu » P Nous ne le croyons pas. Il est vrai qu’il y a dans l’horoscope de 1896, que nous allons bientôt traduire, des pertes de biens, des pertes d’argent, des menaces de ruines, etc. ; nous ne pouvons, cependant. pas les interpréter d’une manière si désastreuse.
Pourtant ne nous illusionnons pas; ce sera une année terrible pour la République. Une année de malheurs comme l’indique la prophétie de Prémol. Le pressentiment des‘ voyants n’est pas à dédai gner entièrement; ne fût-ce que comme conseil, être averti d’un danger, c’est acquérir les moyens de s’en préserver, c’est agir avec prudence.
Toutes les prophéties modernes dont Saturninus a bien voulu donner, dans l’Inz‘tiation de mai, un abrégé clair et fidèle, ne démontrent-elles pas que « l’Invisible parlant par la bouche de ses prophètes, évoquant aux, yeux des sensitifs les sombres images, n’a pas d’autre but que d’éloigner du culte de l’argent et de l’adora tion de la matière les contemporains sceptiques? » (I) La République française, en 1896-1897, aura pour sommet d’horoscope, avons-nous dit, l’arcane majeure XVIII; le crépuscule, lettre tsade, nombre 90.
C’est dans le monde divin les abîmes de l’infini, dans le monde intellectuel les ténèbres de l’esprit sou— mis aux instincts; dans le monde physique les décep tions, les ennemis cachés. (t) Papas, Révélations Astrales. “w>_Tr_‘—.. r..——...\ .—.—Y._._. v._w‘ -»—‘.___.- ».. vw
I 36 L’INITIATION Fausse sécurité que la tienne, lui dit cet arcane; observe, écoute et agis prudemment; tout conspire contre toi. Le Verseau est en maison I. C‘est l’indice d’un danger pour la position, d’instabilité dans les biens par d'ennemis cachés, de relations nuisibles, de guet apens. Ce sera une période très dangereuse, la Répu blique étant née sous la Vierge. Le signe de nativité passe en maison VIII.
C’est le présage d’un danger éminent, de trahisons d’amis et de luttes. En maison II, dans les Poissons, il y a : La «lune » (deux fois) qui pronostique : Incons tance de fortune, détournements, spoliations, travaux pénibles, obstacles multipliés, popularité en voyages ou à l’étranger. « Saturne », ennemi des biens, menace de détresse, de pertes de citoyens, de ruines, il rend lent dans les actes et présage des dangers pour le Président.
En maison IV, dans le Taureau, un rayon de « lune » (arcane VI), embrouille-les affaires de la nation, gâte le commencement de l’année et rend in décis dans les amitiés. Il annonce des voyages,du jugement, la prospérité dans la conduite des affaires, l’augmentation de possessions.
En maison VI, dans le Cancer, « Mars » est favo rable aux armes, il donne de la témérité, pousse aux entreprises audacieuses et faitencourir à la république des dangers par une volonté changeante et légèreté d’esprit. Il pronostique des blessures par des enne mis cachés, des luttes, des serviteurs dangereux,
ASTROLOGIE ONOMANTIQUE 137 .y._.wg,u.T—- ‘-.‘.._.-.i, ,. a.an«. ..F -Æ ; r -:—"u «‘."IÇŒI."Œ'.‘Ï'F‘HÏT"' des malheurs inopinés et des citoyens nuisibles. En maison VIII, dans la Vierge, il y a : « Jupiter », biens imprévus, protections mysté— rieuses, sagesse, sciences, alliance mystérieuse, pertes d‘argent, deuils ou chagrins nationaux ou adversités. Il annonce une nouvelle ère pour la République qui sera plus riche que par le passé.
« Mercure » (arcane X), pronostique : Événements décidant de l’avenir, élevation des humbles et chute des altiers, intelligence et savoir. En maison IX, dans la Balance. la «lune» annonce de longs voyages, de la droiture. Elle donne l’incons tance de fortune et de conduite; elle peut compro mettre la position.
En maison X, dans le Scorpion, « Mars couronné» aide à la Fortune par quelques coups d’éclat et pré sage des luttes, des dangers sérieux par des ennemis cachés. . v Dans la même maison, le « Soleil » (arcane XIV, annonce de grands périls si l’on manque d’initiative, de décision; il incline à l’orgueil exagéré qui sera cause d’un changement de position et fait découvrir les pièges et les manœuvres des ennemis.
S’il donne la réputation, la célébrité, elles seront de peu de durée. En maison XI, dans le Sagittaire, « Vénus » pro— mets la bienveillance d’hommes puissants et pronos tique un veuvage prématuré (perte ou danger pour le Président). . & En maison Xll, dans le Verseau, un rayon de « Mars couronné » prépare la sympathie des gens
138 L’INITIATION de guerre et rend courageux, mais il présage des luttes, des dangers, des ennemis armés, des infortunes et des morts. Un rayon de « Jupiter » apporte, quoique tardive ment, du secours dans les moments difficiles et pro nostique des trahisons d’amis, des dangers pour la position. Un rayon de « Lune » annonce : dangers, haines populaires. menace de fin funeste.
Un rayon de « Saturne » annonce : ennemis, pertes, persécutions, danger de fin malheureuse, grandes afflictions. En maison Il la conjonction de « Saturne » à la « Lune » pronostique des adversités et unit à la'répu— blique. En maison VIII, celle de « Jupiter » à « Mercure » rend prudent, donne de bonnes idées, l’esprit des sciences et une grande ambition.
La conjonction du « Soleil » (arcane XIV) à « Mars couronné » en maison X, rend la position difficile, menace de blessures et d’instabilité. En maison XII, il y a conjonction : D’un rayon de « Lune » à un rayon de « Saturne »: adversités, nuit à la République. D’un rayon de « Lune » à un rayon de « Jupiter » : religiosité, bons voyages, santé, longue vie, richesses, protections.
D’un rayon de « Lune » à un rayon de « Mars cou ronné » : voyages, blessures graves, dangers de vio lence, courte vie. D’un rayon de « Saturne » à un rayon de « Mars
_ ASTROLOGIE ONOMANTIQUE 139 m ...... \.<.-. :::-51 .-*:r * couronné »: impuissante ambition, difficultés, pertes de citoyens. D’un rayon de « Saturne » àun rayon de « Jupiter »: bonne fortune, estime, élévation, retards. Le Trigone (de maison Il à maison IV et vice versa) de « Saturne » à « Mars » présage : biens honneurs militaires, dignités, accidents divers.
Dans les mêmes maisons, le trigone de la « lune » (deux fois) à « Mars » annonce la prospérité dans les affaires, des voyages et des vicissitudes. Le Trigone (de maison Il à maison X et vice versa) de « Saturne » à « Mars couronné » augmente les richesses, les honneurs surtout pour les militaires et menace de périls et d’accidents divers.
Dans les mêmes maisons le trigone de « Saturne » au « Soleil » (arcane XIV) donne quelques déceptions dans la position et promet le retour de la bonne_for tune, l’élevation et la renommée. Le Trigone de la « Lune » (deux fois) à « Mars cou ronné » annonce des voyages, des vicissitudes et la prospérité dans les affaires.
Le trigone de la « Lune » (2 fois) au « Soleil » (ar cane XI V) promet des hommes populaires,des alliances et donne l’esprit de bienveillance et de concorde. ' De Maison IV à Maison VIII et vice versa, il y a: Trigone d’un rayon de « Lune » (arcane VI) à « Ju piter »: célébrité, succès populaires fortune honneurs. Trigone d’un rayon de « Lune » (arcane VI) à « Mer cure » (arcane X) : sciences, succès par amitiés ou alliances. Le Trigone de « Mars » au « Soleil » (arcane XIV), 7 3 «7. . 2 n,..r,. A.)
140 L’INITIATION de Maison VI à Maison X, donne des honneurs, des richesses et une haute fortune militaire. De Maison VIII à Maison XII, il y a: Trigone de « Mercure » (arcane X) à un rayon de « Mars couronné » : intelligence qui saura réparer les disgrâces, sciences, gouvernement, prudence. Trigone de « Mercure » (arcane X) à un rayon de « Saturne » : sciences, intelligence, honneurs.
Trigone de « Mercure » (arcane X) à un rayon de « Lune »: belleslettres, arts, succès, inventions. De Maison Il à Maison XI, et vice versa. il y a: Quadrature de « Saturne » à « Vénus »: science, irrésolutions, persécutions et maux. Quadradure de la « Lune » (2 fois) à Vénus: biens, honneurs, scandales, périls et chagrins.
De Maison VI à Maison IX la quadrature de « Mars » à un rayon de « Lune » menace de nombreux périls et de l’animadversion publique. De Maison VIII à Maison XI, il y a: Quadrature de « Jupiter» à « Vénus »: incons tance de la part des alliés, probabilité d’une noùvelle alliance ou présidence. Quadrature de « Mercure » (arcane X) à « Vénus » : raison. discernement des vrais intérêts de l’avenir, arts, dangers par d’imprudentes amitiés.
La quadradure (de Maison [X à Maison Xll) : Du « Soleil» (arcane XIV) à « Jupiter », fait succéder à la fortune des inimitiés, des pertes; celle du « Soleil» (arcane XIV) à un rayon de « Saturne » pronostique des discordes avec le président, le renversement de position, la réputation menacée. . . -. .w .x«c-. .a.«aaü
ASTROLOGIE ONOMANTIQUE I4[ La quadrature du « Soleil » (arcane XIV) à un rayon de « Lune », dans les mêmes maisons, annonce l’élévation de fortune contrariée par des envieux, des honneurs populaires et des alternatives de bien et de mal. _ De Maison Il à Maison VIII il y a opposition : De « Saturne » à Jupiter : des malheurs durant le premier semestre, un peu de bonheur succédera à de cruelles épreuves, prospérité.
De « Saturne » à « Mercure » (arcane X) : sciences, pénétration sans fruit pour la fortune, esprit hautain qui se créera de graves embarras. De la « Lune » (2 fois) à « Jupiter » : force d’âme dans les épreuves, dignités contrariées par des puis sances. De la « Lune » (2 fois) à « Mercure » (arcane X) : perfidies, trahisons de la part des gens du peuple, séditions et pertes.
De Maison IV à Maison X, opposition : De la « Lune » (arcane Vl) au « Soleil» (arcane XIV): irrésolutions, changement de position, obstacles, brouille entre le président et les ministres, troubles. De la « Lune » (arcane VI) à « Mars couronné ». Danger de mort, chagrins, ennemis occultes, périls.
De Maison VI à Maison XII, il y a opposition : De « Mars » à « Jupiter » (un rayon de): amitiés qui se changeront en hostilités, inconstance de for tune, chagrins. De « Mars » à un rayon de « Lune »: danger de mort, chagrins, ennemis, périls. Bien que les présages de cet horoscope soient très , _
142 L’INITIATION alarmants, car les maux sont nombreux et terribles, nous ne devons pas désespérer de la République.
Nous avons confiance dans l’initiative des chefs de l’Etat, dans l’âme nationale et surtout dans la Provi— dence: « La volonté alliée à la Providence est la force su prême dans tous les mondes (I). » « Les plus grands génies ont beau vouloir, leur volonté, si puissante qu‘elle soit comme volonté d’homme, est à peine un caprice sans force, quand la Providence veut autrement (2). » Cependant la fatalité ou la Providence veut que la République française soit fortement éprouvée, malgré la rectitude de jugement qu’elle montrera presque tou jours dans la conduite des affaires; Malgré son intel ligence, ses adversités seront inévitables.
Ses ennemis seront nombreux; des discordes, des séditions éclateront entre ses citoyens. Ministres et Président seront souvent en désaccord. Le Président pourrait donner sa démission ou être révoqué.
Quelques amitiés se changeront en haine : « On a des alliés, comme des amis, qu’à la condition de mé— nager leur orgueil autant que leur intérêt; à la con— dition, en apprenant leurs torts, même en les sentant vivement, de ne pas s’en donner de pareils à leur égard (3). » (I) Papus, Révélations astrales. (2) Thiers, Histoire du Consulat et de I‘Empire, t. V, p. 400. (3) Id., Ibid., t. VI, p. 43I. . .—.—_ l' -- ='-- J-Lhfl
ASTROLOGIE ONOMANTIQUE 143 Que les chefs de l’Etat réfléchissent sur cette maxime profonde de Thiers, premier Président de la Répu blique actuelle. Les citoyens de la République lui nuiront plus que les étrangers; car, hors la France, après des luttes sans doute meurtrières et des périls sans nombre, elle prospérera; elle pourra même agrandir ses posses sions. Elle aura du succès par son génie militaire.
Dans le premier semestre, les dangers pour la posi tion seront sérieux. Le président en est menacé comme la République. L’irrésolution, l’inconstance, occasionneront la plu part des malheurs. ' Ce n‘est que par l’énergie unie à la prudence et au discernement que la République se maintiendra en faisant rentrer dans le calme, lentement sans doute, la France, par l’union de ses citoyens.
« L’énergie mise au service de la prudence est le plus beau des spctacles que puisse présenter la poli— tique (2). » 1896 sera donc, pour la République, l’aurore un peu orageuse d’un bel avenir, pourvu qu’elle sache lutter avec fermeté contre les adversités, plier sans tomber devant les lois fatales du destin, car bientôt les ténèbres qui l‘environnent se dissiperont, lui faisant entrevoir une ère nouvelle de prospérité, et l’arcane XIX en 1897—1898 répandra sur elle sa bienfaisante lumière.
« Voici que du haut du Ciel descend la lumière incréée, inspiratrice des dévouements et manifesta (I) Thiers, Histoire du Consulat et de l’Empire, t. IV, p. 152.
144 L’lNITIATION tion de la justice du Père; la Force victorieuse s’écroule sous ses propres lois, et c’est en France, dans cete France qu’on croyait à jamais abattue, que naît l’an rore des temps nouveaux (1). » Fluctuat nec mergitur... Oh ! t'abaisser n‘est pas facile, France, sommet des nations ! Toi que l'ldée a pour asile Toi, tu penses grave et féconde. La France est la tête du monde, Cyclope dont Paris est l’œil !
Te détruire P audace insensée I Crime! folie! impiété Ce serait ôter la pensée A la future humanité! Ce serait aveugler les races ! Car, dans le chemin que tu traces, Dans le cercle où tu les embrasses Tous les peuples doivent s‘unir! L'esprit des temps à ta voix change! Tout ce qui naît sous toi se range!
Qui donc ferait ce rêve étrange De décapiter l’avenir ? (2) Ainsi, chers lecteurs, espérons que d’ici à deux ans nous pourrons continuer nos études astro-onoman tiques sur la « République » sauvée de tous les dam gers qui l’entourent, pour ne plus trouver dans son avenir, si cela est possible, que bonheur, gloire et tranquillité pour la France et pour l’humanité. Le 11 juin 1895. E!STIBUS Nmeus. (i) Papus, Révélations astrales. (2) V. Hugo, le Retour de l’Empereur.
L’AEROSOME ET LE PSYCHOLONE 145 Â’flÊRI’ÆSÛME ET LE ÿsresussr Je tiens à résumer dans un numéro de cette revue la doctrine que j’expose tout au long avec preuves à l’appui dans un grand ouvrage actuellement en prépa ration.
Je ne produirai donc ici que des affirmations; les preuves demandant un espace bien plus grand que celui dont je puis disposer dans l’Initiation. l Les corps sont composés de monades, c’est-à-dire de points d’où rayonne une force répulsive (impéné trabilité) jusqu’à une limite très rapprochée de ce centre, déterminant ainsi une sphère insécable infini ment petite.
Chaque monade est, en outre, douée de la sensibi lité à son degréle plus bas possible, de la volonté aussi à son degré le plus bas et, par suite, de conscience tout à fait élémentaire, d'un rudiment de conscience. La matière et l’esprit sont donc les deux faces de la monade. L’impénétrabilité et le mouvement sont sa face externe ou matérielle, la conscience avec sensibi lité et volonté, sa face interne ou spirituelle.
La ma tière et l’esprit sont deux abstractions ; en réalité, il y a à la fois dans la monade l’un et l’autre. Au point de vue spirituel ou psychique, toutes les monades ne sont pas au plus bas degré de l’échelle, il y en a sur tous les échelons. De plus, en s’agrégeant
146 L’INITIATION "‘1'! pour former des corps, les monades se spécialisent. Elles se groupent autour d’une monade centrale. Celle-ci se spécialise alors au point de vue des pro priétés internes ou psychiques, les autres, à la péri phérie, se spécialisent au point de vue des propriétés externes ou physiques. Chaque atome chimique pos sède ainsi une âme et un corps. L’âme, c’est la monade centrale; le corps, ce sont les monades groupées tout autour.
C’est ce qu’a fort bien compris le P. A. Leray. Cela posé et pour abréger, passons de la constitu tion des atomes chimiques à celle des corps organisés ou vivants. Il Un corps vivant se compose d’une multitude de cellules et chaque cellule est un véritable individu, c’est l’individu vivant élémentaire.
Or, dans chaque cellule, il y a une monade centrale spécialisée au point de vue des propriétés psychiques et dont ces proprié tés ont un degré de développement plus grand que celui de l’âme des atomes chimiques. Cette monade centrale est l’âme de la cellule. Les autres monades agrégées qui la constituent forment son corps ou sar cosome.
Mais par suite des réactions chimiques qui s’y produisent, ily a dans la cellule des gaz contenant en suspension des particules de matières très atténuées qui constituent ce que j’ai appelé l’aérosome, lequel est électrisé tantôt en plus, tantôt en moins. Une cel lule ou individu vivant élémentaire comprend donc : 1° un centre psychique ou âme; 2° un aérosome ou corps aérien, gaziforme; 3° un sarcosome.
L’AÉROSOME ET LE PSYCHOLONE 147 Les cellules ou individus élémentaires s’agrègent entre eux pour former des individus plus complexes de 2e ordre qui ont un centre psychique supérieur à celui des cellules. Les individus de 2e ordre s’agrègent pour former des individus de 3e ordre qui ont aussi un centre psychique supérieur à celui des individus de 2" ordre. Ce centre psychique a donc sous lui plusieurs cen tres psychiques élémentaires.
Je montre dans mon livre que les vertébrés et l’homme, par conséquent. sont des individus complexes du 4° ordre. Je donne à l’ensemble des centres psychiques le nom de psycholone (de ll/UX'Ï], âme, et 1:2»ô’Aov, ensemble).
Un animal supérieur, l’homme, se compose donc : 1° Du sarcosome (réunion du sarcosome de toutes les cellules) ; , 2° De l’aérosome formé par la fusion des aérosomes de toutes les cellules; ' 3° Du psycholone, ensemble des centres psychiques; 4° De I’Ego, centre psychique qùi constitue notre moi, qui est au—dessus de tous les centres formant le psy ’ cholone et qui est l’âme des philosophes spiritualistes.
Cette constitution de l’homme est résumée dans le tableau suivant : ’ Ego système ) psychique .’ psycholone Homme force vitale, corps astral. aérosome système somatique sarcosoine
148 L'INITIATION [Il L’erreur des vitalistes occultz‘sles, c’est de réunir en un, c’est de confondre le psycholone avec l’aérosone, sous le nom de force vitale, d’âme (différenciée d’avec l’esprit ego), de corps astral, etc. L’aérosome est la moitié du double, il est lumineux, il s’extériorise.
Le psycholone est l‘autre moitié du double; il n’est pas lumineux, mais il s’exte’riorise ; il est l’ouvrier ' caché qui construit l‘aérosome et le fait fonctionner ; il est, par conséquent, le conservateur des formes, le réservoir d’images.
L’aérosome change et se renouvelle comme le sar cosome. , Le psycholone ne se renouvelle pas, il est perma— nent; c’est lui qui fait l’identité individuelle et per sonnelle. ‘ L’ego et le psycholone qui lui reste toujours atta ché ont une double enveloppe : l’une subtile, corps subtil, corps aérien et éthéré, accumulateur dufluz’de éthéré, du fluide que remuent les astres, dufluz‘de as tral comme on peut encore l’appeler, c’est l'aérosome; l’autre solide, demLsolide, gélatineuse, charnue, c’est le sarcosome. - Lorsque l’ego et son psycholone s’extériorisent ou quittent définitivement le sarcosome, ils restent revê— tus de l’aérosome, lequel peut se renouveler indéfini , ment ou bien périr en majeure partie.
Dans le premier ‘ cas, l’ego et le psycholone peuvent manifester encore certaines de leurs propriétés et vivre de la vie_éthérée ; . . J..
L’AEROSOME ET LE PSYCHOLONE [4.9 dans le second cas, le psycholone se condense sur son ego, entraînant avec lui une petite partie de l’aéro some, ce qui constitue ce que j’ai appelé une molé— cule—germe, qui ne manifeste aucune propriété psy chique ou vitale.
Cette molécule-germe, placée dans un milieu favo rable à son développement, c’est-à—dire entraînée dans un organisme semblable, peut, de nouveau, s’y déve lopper, se dilater, se refaire un sarcosome et un aéro some. La force vitale véritable, c'est donc le psycholone: et comme nous venons de le voir, cette force vitale n’est pas une. comme le croyait Lordat, mais mul— tiple.
Il ne faut pas la confondre avec l’aérosome qui n’est que son instrument. Mais où les vitalistes ont raison, c’est quand ils distinguent la force vitale (psycholone) de l’âme des spiritualistes, notre ego, car l’ego n’a pas conscience de toutce que font les centres . psychiques du psycholone.
Je le répète en terminant, il y a deux erreurs dont il faudrait se débarrasser, c’est : I” de confondre le psycholone avec l’aérosome, de les réunir sous le nom de force vitale. corps astral ; 2° de croire que la force vitale est une, car elle est, au contraire, multiple. Il n’y a pas un centre vital, il y a des centres vitaux; et ces centres vitaux sont des centres psychiques ; c‘est en ceci seulement que les animistes ont raison. Dr FUGAIRON. Nous ferons remarquer à notre savant rédacteur, le Dr Fugairon, que les occultistes qu’il accuse ont tou f
I 50 L’INITIATION - -1“:'1‘ ‘ jours considéré deux portions du corps astral. Dans notre Science des Mages, il trouvera, pages 5 et 6, ces deux divisions sous le nom de Corps astral propre ment dit et d’Etre psychique. Mais, si cela peut l’inté resser, il trouvera dans les Égyptes de Marius Fon tanes et dans les travaux de M. Amelineau publiés par la Revue philosophique, la preuve que les Égyptiens de la XVIII° dynastie (I600 av.
J.-C.) connaissaient et enseignaient la théorie des deux principes du corps astral dont l’un est en rapport avec le corps physique et dont l’autre accompagne I’Esprit immortel dans ses transmigrations Pourquoi donc accuser les occultistes d’une erreur qu’ils n’ont jamais commise ? PAPUS. Œas Entnnsras iÛNII’JÏ‘AII’RËS AUGUSTE STRINDBERG et L.
EMlLE VIAL Le XIX° siècle a vu surgir quelques chimistes ardents défenseurs de l’Unité de la Matière, et leurs travaux, souvent dédaignés des pontifes officiels, ont pourtant révolutionné non seulement la Physique et la Chimie, mais encore les connaissances philosophiques de l’Humanité.
L’Univers s’est transformé aux yeux éton— nés des penseurs et du grand public; un courant nou veau secoue le monde anxieux quele xx‘ siècle éclairera de lueurs magnifiques, car l’impulsion est violente, une Ecole moderne s'impose aujourd’hui, tout en thousiaste et indépendante...
LES cnmnsres UNITAIRES 15 1 Les noms de (Jyliani, Louis Lucas, Tiffereau, A.
Poisson, sont trop présents à la mémoire des hommes, des intellectuels; l’histoire de leurs travaux fut trop souvent tracée pour que nous en parlions à notre tour; notre rôle est plus modeste ; nous voulons seulement attirer l’attention et la reconnaissance sur deux chi mistes unitaires de ces dernières années dont les utiles _ travaux ne sont point assez connus : Auguste Strind berg et L.- Emile Vial. Auguste Strindberg !
Personne n’ignore cet homme illustre, le premier littérateur de la Suède, dont la renommée en France grandit, à juste titre, de jour en jour. Dramaturge remarquable, romancier puissant d’une intense psychologie scientifique, c’est une figure étrange que ce Scandinave dont l’esprit s’est porté en mêmetem ps sur les plus grands problèmes dela Science qu’il aborde avec une rare originalité.
Chimiste et littérateur, il brille d’un vif éclat dans ces deux branches, et nous nous étonnons que ces tra vaux sur l’Unité de la Matière et la Transmutabilité des Corps ne soient pas connus davantage.
De ses oeuvres littéraires, nous n’avons rien à dire ici; qu'il nous suffise de rappeler ses principaux titres de gloire : Magda, pièce symbolique, jouée à la Renaissance de Paris, par l’incomparable M“‘° Sarah Bernhardt ; le Plaidoyer d’un Fou, livre d’un bizarre réalisme où l’auteur nous conte des mésaven— tures d’amour très fouillées — mais que nous souhai—
1 5 2 L’INITIATION terions moins crues; Sensations d’un Détraque’, étonnantes peintures d’une profondeur de pensée toute spéciale, mélange de rêve et de science, que le Figaro s’est empressé de publier, car il en a pressenti l’immense saveur et le succès. Antr‘barbarus. tel est le titre du principal essai où A.
Strindberg a réuni ses expériences et ses médita tions sur les métamorphoses de la Matière; un pre mier tome a paru, publié en allemand, et duquel nous parlerons un jour prochain, nous réservant d’en faire une étude complète que nous ne saurions aborder ici, car elle sortirait des cadres d’une esquisse générale.
Contentons-nous donc de présenter brièvement les grandes lignes des travaux que Strindberg exposa d’ailleurs dans le Figaro et où il voulut bien rappeler nos propres recherches sur ce sujet : Il considère le soufre comme une combinaison ter naire en parenté avec les résines fossiles et dérivant des carbures d’hydrogène. Il réfute l’idée des corps simples et confesse sa croyanceà la transmutabilité des substances, sans aucune restriction.
Ses soins ne portèrent pas seulement sur les points théoriques de la chimie; abordant les pénibles et diflicultueuses expériences, M. Strindberg s’attacha à l’étude du chlore qu’il croit proche parent du bioxyde d’hydro gène; il donne une nouvelle formule de l’iode : C"l—I“O". S’attaquant à l’azote, il le pense correspondre à l’oxyde de carbone atténué de moitié. Dissolvant « du cuivre pur en huile de lin », il ne retrouve plus le cuivre par analyse, mais du nickel.
LES CHIMISTES UNITAIRES 153 Ce serait donc une transmutation du cuivre en nickel. Encouragé par ces premiers résultats, le savant se livre à la fabrication artificielle de l’or; sa méthode diffère de celle de Tiffereau et de la nôtre; mais plu sieurs méthodes conduisent souvent au même but et il est fort possible que M. Strindberg arrive à produire couramment de l’or en partant du plomb et du soufre.
Le soufre! elles firent un bruit énorme, les recher ches du chimiste suédois sur ce corps soi-disant simple et qu’il envisage très justement, à notre avis, comme un composé d’hydrogène, d’oxygène et de car bone à l’état de graphite.
Dans une lettre qu’il nous adressait, Auguste Strind berg nous faisait part qu’à plusieurs reprises il avait trouvé du charbon dans le soufre; que, dès lors, il rangeait le soufre parmi les résines; il nous engageait à tenter aussi des essais sur ce chapitre, ce que nous nous proposons d’exécuter.
Mentionnons, avant de terminer l’histoire des idées Chimiques de M. Strindberg, sa loi des énergies an cestrales ou mémoire inhérente à la matière considé rée par lui comme vivante : « En sa qualité d'être vivant, elle subit la loi de l’hé— rédité, héritant des tendances des ancêtres comme nous héritons du vice et de la vertu de nos pères, » dit-il d’une remarquable façon.
On voit donc que, chimiste unitaire, M. Strindberg partage aussi nos idées sur l’hylozoïsme, accorde la mémoire, l’amour, la sensation au principe cosmique.
1 54 L’INITIATION Q4. Les ouvrages de M. Vial, presque ignorés, offrent de remarquables chapitres et nous ne pouvons corne prendrepour quelle raison ils demeurent dans l’obs curité. Nous regrettons de ne les point avoir connus plus tôt, car nous n’eussions pas omis d’en parler dans notre livre : La Vie et l’Ame de la Matière, et de leur rendre justice.
Certes, beaucoup de critiques se pressent sous notre plume; nous ne partageons point les idées de cet au teur au sujet de la formation des éléments chimiques; à vrai dire, M. Vial n’est pas un unitaire absolu ; ses préférences semblent vouloir scinder la matière en deux parties distinctes, si je puis m’exprimer ainsi ; c’est souvent une matière double qui nous est présen tée, l’une personnifiée par l’oxygène, l’autre par l’hydrogène; mais nous estimons qu'il ne s’agit là que ’ d’un malentendu sur lequel reviendra M. Vial, car dans le courant de ses travaux, il envisage parfois aussi l’oxygène ou l’hydrogène comme le premier élé ment d’où découlent les autres, et c’est ce qui nous a engagé à qualifier l’auteur du, nom de chimiste uni taire, puisque, somme toute, il aboutit à simplifier la chimie et à proclamer la transmutation.
La chaleur et le froid, éléments positif et négatif (+ et —) représentés par l’hydrogène et l’oxygène (t), (I) Vial définit l’hydrogène positif et l’oxygène négatif; nous ferons remarquer que la plupart des savants, d’après leurs expé riences, notamment A. de Rochas et Luys, considèrent I’H comme -- et I'O comme +.
LES CHIMISTES UNITAIRES I 55 <-.-_—1-w-_ tels sont, d’après lui, les agents universaux, causes de tous les 'phénomènes physiques et chimiques, entités distinctes et opposées.
Il consacre à cette étude ses trois mémoires : La Chaleur et le Froid; Attraction moléculaire et le P0 sitifet le Négatif. ‘ Parcourons-les avec attention : LA CHALEUR ET LE FROID; ATTRACTION MOLÉCULAIRE L’hydrogène et l’azote constituent bien le métal, d’après Vial ; l'eau est son père naturel. L’hydrogène est le divin principe de tout.
Il se doublalui—même en créant l’oxygène qui, plus condensé et double afin de pouvoir enfanter, devait être sa seconde moitié. La lumière provient de l’embrasement de l’oxygène et de l’hydrogène primitifs; de leur réunion aussi na quit l’eau. (Il est inutile de faire remarquer tout ce que présente de fantaisiste la première hypothèse...) Qu’est-ce que la chaleur? se demande M. Vial.
« La quantité de fluide vital perdue par la matière, quand, pour mourir et par des combinaisons de tem pérature décroissante suivies de densités croissantes, elle se rend dans le chemin d’aller de l’état gazeux à l’état solide, terme final de lacréation. » Qu’est-ce que le froid P « La quantité de fluide vital reprise par la matière, quand pour revivre et par des décompositions de tem pérature croissante suivies de densités décroissantes, elle va dans le chemin de retour de l’état solide à l’état gazeux, origine de la création. » _ . __. _,_,__._L..WW ML.”.-.._....._._,......L-..-..W.._m.,- ..- _.- ,... ._;
156 L’INITIATION -—vfiwm Il sautera aux yeux de tout le monde que ces défi nitions sont beaucoup trop radicales, vu l’état actuel de la Science: elles ne cadrent pas du tout d'ailleurs avec les récents travaux des physiciens ; on sait en effet qu’il n’y a point de Chaleur et de Froid absolus; en réalité absolue, il n’y a ni chaud ni froid, de même qu’en morale absolue, il n’y a ni bien ni mal.
Il existe seulement des degrés, des variations d'amplitude, perçus de diverses manières, suivant le tempérament, l‘échelle des individus; ce qui est chaud pour l’un de nous n’est que tiède pour un autre et serait peut-être très froid pour un habitant de la planète Vénus.
Ces états de la Matière sont causés par les vibrations moléculaires ou éthériques plus ou moins rapides, auxquelles correspondent (comme divers diapasons entre eux, ou imparfaite— ment) les sensations variées des êtres, dues à leur organisme s’harmonisant tout à fait, presque tout à fait. ou pas du tout avec les choses ambiantes et le milieu ; sensations dues aussi à leur éducation phy— sique.
Quant au fluide vital, il ne saurait plus être mis en jeu, surtout en de semblables recherches, car c’est un terme qui ne signifie absolument rien, qui entrave la marche. Cela ne nous explique point la Chaleur que de la définir la quantité de fluide vital perdue par la matière, et cela a le grand inconvénient d’in troduire, dans le domaine positif et matériel des sciences, des agents abstraits, immatériels, c’est—à dire métaphysiques ou impossibles. Et il est surtout vain de vouloir faire deux entités
LES CHIMISTES UNITAIRES 157 de la Chaleur et du Froid; nous voyons sans cesse qu’il n’y a point d’entités dans la Nature, point d’es pèces immuables; tout change, tout évolue, tout se transforme, rien n’est stable. L’Univers est une chaîne dont tous les anneaux se relient, une chaîne infinie; nous n’avons pas le droit d’en proclamer davantage...
« Tant qu’il y aura une double matière composée d’hydrogène et d’oxygène... » écrit l’auteur dans ce mémoire. Sans cesse il revient à l’hypothèse, parfaite ment inutile, d’une double matière. Est-il unitaire ou dualiste, on se le demande parfois, et lui-même semble se le demander.
La Matière, absolument une, s’impose pourtant, I’Ether lui servant de protolasme et enfantant l’hydro gène protogéniteur, lequel se condense en d’autres élé ments chimiques, etc... L’Eau crée l’Azote, d’après Vial, c’est-à-dire que l’Azote découle de l’Eau. « L’eau est le premier type double de l’Univers qui ait été créé par l’union de deux genres, l’un hydrogène, élément masculin, et l’autre oxygène, élément féminin...
« L’eau, en se dédoublant, reproduira l‘Azote, second grand type double de la Nature, qui,en s’unissant lui même avec ses deux auteurs, Hydrogène et Oxygène, aura aussi deux genres. « Créé par l’eau, l’azote sera suivi du carbone, du fluor, du chlore, du brome, de l’iode, du phosphore, dernier type double, et enfin du soufre qui répétera le point de départ. » l _ Ce que nous n’admettrons jamais, avant que l’an -.......“ ... v-«_.‘.. .. .... W .—..—..,M...... .A«.....- .... .....u.... .. .... L, _L_ q
15 8 L’INITIATION teur ne nous le prouve, c'est cette dualité de la Matière qu’il prône sans cesse et sans aucune raison valable.
Cet Hydrogène, élément masculin et positif, opposé à l’0xygène, élément féminin et négatif, nous semble une véritable monstruosité, tout ingénieuse que soit l’hypothèse. lngénieuse peut-être, mais inutile si l’on admet, ce qui est rationnel, que l’Ether, ce fluide universel, renferme les deux électricités + et —, c’est à-dire des particules polarisées, et si l’on se rappelle que les atomes eux-mêmes, les atomes principaux ou chimiques, possèdent des pôles + et —. qualité d’où proviennent l’Attraction et la Répulsion.
De cette façon, l’unité de la Matière s’affirme; nous n’avons point deux matières rivales, l’une hydrogénée et positive ou masculine, l’autre oxygénée et négative ou féminine; l’Ether, germe de goût, contient à l’état plus ou moins latent les diverses facultés directrices et les sexes. Cette doctrine, basée sur les données scientifiques modernes et expérimentales, semble d’ailleurs bien plus logique.
Puis, pourquoi l’Eau, en se dédoublant, reprodui rait elle l’azote? Il nous parait beaucoup plus vrai que l’Evolution ait lieu du moindre au plus, du simple au compliqué, et que l’azote en se condensant forme l’Eau. Quant aux types doubles de ces éléments, nous les repoussons bien entendu aussi, n’a_dmettant que la polarité de leurs atomes. Et pour ce qui est du cycle présenté par Vial, azote, carbone, fluor, chlore, brome, etc., sur lequel nous
LES CHIMISTES UNITAIRES 159 allons revenir, nous avouons volontiers qu’il peut être exact, quoique la Chimie ne semble point le prou ver, mais que pour le moment il est purement hypo— thétique et que rien ne nous autorise à classer ainsi les corps, les poids atomiques trouvés jusqu’ici indiquant des valeurs toutes différentes de celles nécessitées par la classification du Dr Via].
Il faut garder une très prudente réserve en ce cha-_ pitre de chimie. C’est pourquoi nous ne saurions re— connaître une réelle valeur au tableau suivant des corps chimiques, présenté par l’auteur qui cherche à en prouver la possibilité.
I Hydrogène sulfuré 2 0 Al C FI CI Br I Ph Il se peut que les éléments affectent un cycle sembla— ble; nous le croyons tout au moins analogue, mais, répétons—le, ce n’est là qu’une hypothèse, et les poids atomiques admis doivent être parfois très changés par M. Via] pour satisfaire la combinaison qu’il expose. Or il transforme ces valeurs pour le besoin de sa cause, mais sans nous apporter un seul exemple expé rimental.
Il admet en outre que l’hydrogène a dû faire 64 corps simples, dont 8 métalloïdes et 56 métaux, chaque métalloïde produisant une série métallique, parce que 8 + 56 : 64. / . _._.. ,M.....,. .... _.... ....«. ... .N..,- .,. ,.,__,_...j___q__.,g _ \. ‘__b
I 60 L’INITIATION " Les 64 « corps simples » représentent donc. d’après lui, « les 64 stations de la matière universelle depuis son état primordial gazeux jusqu’à son final solide, c’est—à-dire les 64 états de condensation de l’hydro gène..... » C’est toujours encore une hypothèse et celle-ci nous ne la croyons point nécessaire; nous considérons que l’hydrogène ne forme pas de stations radicales telles que des corps simples (en tout casil en formerait plus de 64; on ne saurait ainsi limiter la Nature).
Nous repoussons absolument, et pour cause, l‘idéede corps simples formés par condensation d’Hydrogène. Tous les éléments, pour nous, disons—le encore, sont formés par des atomes semblables, différemment agglomérés, orientés, en nombres divers, engendrés par l’Ether (l’Akâsâ).
Il n’y a qu’un Atome en espèce, sans doute, consti tué par les particules e’the’riques ; et, suivant les combi— naisons qu’il forme avec lui-même, suivant les con— densations de la Matière, il donne naissance à tous les ‘corps de l'Univers : Hydrogène, Oxygène, Soufre, Sélénium, Tellure, etc., mais dont nous ignorons encore 1’Evolution des étapes. ‘ Lodge, Berthelot, pour ne citer que deux célèbres savants, ont été conduits à admettre ce système, à la suite de leurs travaux sur l’Ether, 1’Electricité et les combinaisons chimiques (1).
L Après de longues dissertations très diffuses et jetées (I) Voir Lodge, les Théories modernes de l’Electricité; Berthelot, les Origines de l’alchimie, -,a.fl,.w._ _ .- ,.-N.-_W,M.L.L-N;N ,___, ,_
LES CHIMISTES UNITAIRES 161 pèle-mêle, comme pour éblouir le lecteur par une foule de termes chimiques, M. Vial abordela question de la Transmutabilité des Éléments et des Métaux, et ce n’est point la partie la moins intéressante de son très curieux et très suggestif ouvrage.
Il envisage le phosphore comme l’auteur de l’argent qu’on retire du plomb ou du mercure, et cela parl’action intermédiaire de l'arsenic ou de l’antimoine sur le calcium ou surle plomb de plus en plus transformé ; l’argent, pense t-il, doit relever du type phosphore.
L’or natif, il le croit dû à l’action de l’eau sur le sulfure de fer ; mais il expose très justement que, la Nature ne faisant point de saut, le fer ne passe pas à l’or sans y être amené par des intermédiaires; le cuivre, le plomb, le mercure ou l’argent alliés au soufre, au sélénium ou au tellure, en présence de sels ammonia— caux (ou azotés) ou cyanurés, sont les intermédiaires probables, et peuvent setransmuteren or,car plusieurs chemins conduisent au même but; nous souscrivons pleinementà ces paroles et nous rappelons que Tifl'e reau et nous—même supposons les composés onygénés de l’azote les importants agents, par leur présence, de la transmutation du plomb, du cuivre ou de l’argent en or.
L’eau, voilà le grand minéralisateur et le réducteur des métaux, ainsi que le proclame très bien M. Vial, dont nous allons examiner à présent en quelques pages les autres mémoires moins profonds que celui-ci... ' La Chaleur et le Froid, tel est le titre du livre paru en 1884, le premier en date, mais que nous exami m: 1 - . -. .C. A,_>s... _.... .—,...—.. .._.....ae.n« .»æ.,«u- .4n« ..,.—.. \I_h(.e‘\‘. >ç.--u 6
162 L’INITIATION nons le second, car il présente moins d’intérêt pour les travaux qui nous occupent aujourd’hui. M. Vial y étudie trois chapitres de physique: l'attraction ter restre, l’attraction moléculaire et l’attraction céleste.
De cette dernière nous ne parlerons point, car elle nous entraînerait en dehors des limites assignées à une étude de ce genre; puis, disons-le avec franchise, l’hypothèse cosmogonique de M. Vial nous semble quelque peu puérile; d’ailleurs, elle n’est qu’ébauchée et nous attendrons, pour en parler, que l’auteur ait développé ses formules; expliquer par la chaleur et le froid les lois de l’attraction et de la répulsion nous paraît un essai d’une excessive simplicité ; le problème n’est point éclairci et nous ne savons pas davantage ce qu’est l’étrange gravitation; les termes seuls sont déplacés.
M. Vial considère, nous l’avons déjà écrit, la chaleur et le froid comme deux entités bien dis— tinctes et la matière comme double; l’électricité et la chaleur, il les veut des forces ennemies, très distinctes l’une de l’autre. Quant à la force centrifuge, ce n’est qu’une conséquence des forces d’attraction et de ré pulsion qui ne sont elles—mêmes que les forces résul tantes de la chaleur et du froid...
Nous croyons plus rationnel d’expliquer l’attraction par l’électricité, d’accord en cela avec Turpin et Lodge. Nous renvoyons le lecteur, pour les détails sur ce sujet, aux ouvrages en note (1) et nous abordons l’attraction moléculaire. (I) Lodge, Théories de l'électricité; Turpin, la Formation des Mondes; Jollivet Castelot, la Vie et I’Ame de la matière.
LES CHIMISTES UNITAIRES 163 L’auteur s’étend sur la constitution des atomes, des molécules, sur leur mariage et leur divorce, comme il appelle avec justesse et poésie leur union et leur désunion. Il cherche à montrer que l’attraction molé culaire en physique et l’affinité moléculaire en chimie 'relèvent des mêmes causes, la chaleur et le froid.
Mais il est beaucoup plus probable, pensera-t—on sans doute avec les savants les plus autorisés, que la chaleur et le froid relèvent des intensités de l’attrac tion moléculaire.
L’hydrogène, déclare M. Vial, est le facteur chaleur avec une flamme pour attribut; il est le représentant du fluide électrique négatif; l’oxygène est le facteur froid avec un aliment pour attribut; il est le repré sentant du fluide électrique positif (ici les attributs sont renversés). —— Et il'crée ainsi le dualisme de la matière, dualisme qui nous eût empêché de classer ce chimiste parmi les unitaires, s’il n’avait affirmé par ci, par-là, que l’oxygène, premier fluide, fluide gla— cial, s’était dédoublé pour former l’hydrogène.
Dans d’autres brochures, il attribue à l’hydrogène la prio rité, le considérant père de l’oxygène qu’il créa en se doublant lui-même. C’est là une contradiction ; mais elle laisse entrevoir certains doutes de l’auteur au sujet de la matière; il la veut à la fois double et une. Notre avis est qu’il a raison lorsque son esprit penche vers l’unité.
Nous ne voyons rien d‘autre à signaler dans cette brochure dont une longue partie reproduit les mêmes développements que la précédente. . De la troisième étude: le Positifet le Négatif(tSg ) nous aurOns également peu de chose à dire. Elle offre
164 L’INITIATION de curieuses pages sur toute sorte de sujets jetés pèle mêle par malheur, ce qui rend pénible, la lecture de l’ouvrage Il est question toujours de la chaleur et du froid, de l’oxygène et de l’hydrogène envisagés, hélas! comme deux éléments distincts,spéciaux, opposés, en fantant deux matières rivales, deux forces contraires(ll) une force blanche et une force noire (il!).
Il n’est plus guère question de science ici, et l’au teur nous promène sans méthode à traversles dédales de son imagination certes très puissante, très ingé— nieuse et souvent aussi, je me hâte de le reconnaître, très prophétique.
Seulement il est impossible d’attribuer une valeur positive, rationnelle, à son histoire de la Genèse de l’Univers ; nous la croyons tout à fait fausse, sur tout à cause de cette perpétuelle opposition de deux Éléments contraires.
M. Vial abîme quelque peu les unitaires absolu ment unitaires, au début de son mémoire; nous lui répondrons par ces quelques lignes ci-après au nom de notre École : Le Dualisme apparent ou la Complexité apparente de l’Univers ne peuvent s’imaginer, si l’on remonte à l’origine absolue du monde.
A cette origine que l’on ne saurait accorder qu’à chaque nébuleuse individuellement (puisque l’origine absolue de la Nature semble être une hypothèse in— concevable, attendu qu’Infinie, la Nature l’est dans le Passé comme dans l’Avenir), figurant chacune un monde, l’Unité seule pouvait exister, unité progres— sive qui était et qui est : I’Ether père de I’Hydrogène
LES CHIMISTES UNITAIRES (65 d’où proviennent l’oxygène, l’azote, etc. (combinai sons dues aux vortex éthériques). L’Hydrogène est, était réellement bien hermaphro dite, enfantant le Dualisme, la Trinité, la Multipli cité, par ses groupements , ses condensations crois santes ou inégales.
En résumé, telle pourrait s’imagi— ner la Genèse ; Ether —« (forme élémentaire de l’Elec tricité à l’état latent, c’est-à-dire —(— et —; forme em bryonnaire de toutes les Energies) Hydrogène précédé peut-être de l’Hélium, phosphore, azote ou amo niaque, carbone, oxygène, chlore, soufre, sélénium, tellure, etc. (combinaisons polymériques de l’hydro gène si l’on veut ou de l’hélium, mais mieux encore de 1’Ether évolué...) De plus, chaque atome, et par conséquent donc chaque atome d’hydrogène est, doué des propriétés -i— et —, verticalement et axialement comme le + montre la figure : _ O + L’hydrogène peut donc être considéré comme An drogyne, de même que l’erreur.
La matière apparaît ainsi radicalement Une! ' * x-v N’oublions pas de citer, parmi les chimistes uni taires modernes, M. Le Brun de Virloy, ingénieur de mines métallurgiques, qui s’est également occupé de la Transmutation des Corps; il aurait obtenu du cuivre artificiel, à plusieurs reprises.
166 L’INITIATION N. B. — Nous tenons à remercier publiquement et de tout cœur la Revue de l’Est qui veut bien s’occu per de nos travaux sur I’Hylozoïsme et la Dynamo chimie ; elle nous aide, par l’appui de son autorité et le concours de sa grande publicité, à propager les doc trines auxquelles nous avons voué notre vie, à ré pandre dans la foule des germes qui fructifieront un jour.
Disons à ce propos que nous serons très heureux de recevoir de nos lecteurs toutes les communications qu’ils voudront bien nous faire au sujet de 1’Hylo goi'sme et de l’Alchz’mr’e; les traductions, les extraits d’articles ou d’ouvrages, les manuscrits. les expé riences de transmutation, les essais, les projets d’évo lution chimique, etc., etc., seront accueillis avec re connaissance et utilisés s'il y a lieu, mis au jour par nos études.
Nous lançons un chaleureureux appel à tout le monde et prions que l’on adresse les travaux à M. F. Jollivet Castelot, chimiste, 19, rue Saint-Jean Douai (Nord). Il est temps de faire triompher la vita lité et l’Unité de la Matière l \ F. JOLLIVET CASTELOT (1). (Mai 1895.) “si? (1) Nous serions reconnaissants à M. Jollivet Castelot d’ana— lyser à ce point de vue La Chimie synthétique de F.-Ch. Bar let. ' N. D. L. D
BIBLIOGRAPHIE' ËRAITÊ D’ÆSI’RŒLUGIŒ JUDItIAII’IE PAR M. ABEL HAATAN De toutes les sciences occultes, l’astrologie est celle qui a été la moins étudiée par cette phalange de cher— cheurs qui, depuis dix ans, exhument et révèlent les trésors du savoir oubliés parmi les ruines du moyen âge.
Pourquoi le creuset découvert éveilla-t—il la cu rieuse attention et le labeur d’un fier ouvrier ; pour quoi les nécromants et leurs prodiges eurent-ils leur délicat historien ; l’illuminisme, son rénovateur; alors que l’astrolabe immobile, le parchemin pous— siéreux du thème généthliaque attendaient l’évoca tion d’un respectueux interrogateur?
Celui qui fraya toutes les autres routes où le suivent aujourd’hui de nombreux disciples, Papus lui-même, semble avoir laissé sur ce chemin plus de travail à faire, plus d’ini tiative à prendre. Or, voici que par une de ces inconscientes genèses d’idées qui se font simultanément en des esprits frères, émus des mêmes espoirs, deux ouvrages ont vu le jour où se formulent les principes, les lois et les faits
168 L’INITIATION de l’astrologie; d’une part le profond travaildu maître Barlet (I); de l’autre, l’ouvrage solide, ferme sur ses bases, bien conçu et bien réalisé de M. Abel Haa tan (2).
Ce n’est pas une comparaison entre ces deux œuvres qui fera le sujet de cet article;outre que la matière des deux travaux est différente, les méthodes opposées, j’estime que ces sortes de commune me— sure appliquées à deux individualités sont de stériles procédés de critique.
Les lecteurs de l’Initiation ont d’ailleurs leur jugement fait sur le travail magistral de Barlet et les rares qui ont pu complètement assen tir la pensée de l’auteur, comprendront sans peine combien des éloges adressés à lui seraient déplacés de ma part.
Au contraire, bien que M. Abel Haatan ne soit pas un inconnu pour l’Initz’ation où il a publié déjà d’excellents et savants articles, le lecteur ne con naît pas encore son Traité d’astrologie et l’honneur m’est échu de le lui présenter.
Ce traité se compose de deux parties : l’une, fon damentale qui rattache l’astrologie à la tradition, et se réclame du Bereschith; l’autre d’application, pure ment technique et documentaire qui emprunte aux plus grands noms de cette science, aux maîtres les plus fameux leur autorité et leur enseignement. Il s’adresse donc à la fois aux occultistes déjà fermes dans la voie, aux adeptes et aux néophytes, aux pro (1) F.-Ch.
Barlet, « Le Zodiaque et les Génies planétaires », dans I’Initiation de mars 1895 et suivantes. (2) Abel Haatan, Traité, d’astrologie judiciaire; Paris, Cha— muel, éditeur, 1895, 1 vol. in-8, 216 pages.
TRAITÉ D’ASTROLOGIE JUDICIAIRE 169 fanes même, qu’il appelle à l’épreuve du fait, à la science, à la croyance. Il est des signes pour les voyants; ce n’est pas aux adeptes que je prônerai l’œuvre qu’ils devineront bien 'vite fraternelle; aux versets de la Torah gravés sur son fronton, aux lumières zohariques courant parmi les chapiteaux, parmi les architraves, ils reconnai tront que l’édifice est consacré.
Mais les néophites in certains encore, les profanes incrédules et satisfaits, les étrangers ont besoin d’être instruits ou rassurés: je m’adresse donc aux débutants, aux sceptiques surtout. Beaucoup de travailleurs formés par les méthodes modernes viennent à l’ésotérisme, le compas et la ba— lance en poche, décidés à tout mesurer et peser comme ils ont fait dans leurs études chimiques, physiques ou mécaniques.
Avides d’ajouter à la connaissance de faits anciens quelques faits nouveaux, un gaz de plus en leurs ballons, un fluide de plus en leurs nomen clatures. Pour ceux-là, les livres des expérimentateurs, les planches coloriées, les appareils enregistreurs nou veaux sont d’un intérêt puissant; pour eux, un pro grès rectiligne emporte l’humanité d’un passé enfantin vers une maturité prochaine.
Souvent déçus après une superficielle enquête de ce genre dans le domaine de l’ésotérisme, ces esprits, d’ailleurs estimables, quittent bientôt la partie. S’ils ouvrent le livre de M. Abel Haatan, n’y trouvant ni au début, ni à la fin surtout (en cette admirable Conclusion où s’entend mêlée à la sienne, la voix des maîtres anciens) (1), (I) Nous voudrions citer en entier ces pages si simples, si pleines de vérités. Mais nous dépasserions les limites d’un
170 L’INITIATION aucune théorie très nouvelle, aucune hypothèse as tronomique d’outre-Manche ou d’outre-Rhin qui serve de compromis entre l’astronomie classique et l’astrologie, pas d‘analyse spectroscopique des pho tosphères, qui mette l’astrologie au courant de la science moderne; bref aucun mot de leur langage, aucun souci de leurs écoles, mais en revanche un res pect de vieilleries dont paraît-il, le temps a fait justice comme le récit de la Genèse et les enseignements d’Hermès ; l’énoncé de doctrines contraires aux hypo— thèses reçues et l’évocation d’un monde de forces in connues au milieu d’une_matière dont ils connaissent les dernières molécules et les plus complexes Vibra tions, ces obstinés chercheurs fermeront le livre à la page entr’ouverte, et, réclamant encore des faits nou - veaux, passeront sans avoir vu monter ,en ce lieu même le flot des pensées nouvelles, sans avoir com pris pourquoi nulle apparition inconnue, nulle forme vivante ne pouvait se manifester à eux dans le cime tière de leur esprit.
Avant de passer cependant, avant de rejeter à ja mais le livre comme futile, l’enseignement comme erroné, savants, réfléchissez encore à votre science ! Quels principes, quelles lois vous a-t-elle jamais en seignés?
Et si vous ne lui demandez ni lois, ni prin cipes, s’il vous suffit des phénomènes qu’elle apporte sans cesse et de son encyclopédique travail, rappelez vous combien de faits étranges, contradictoires s’amassent tous les jours, impossibles à coordonner : compte rendu; nous prions le lecteur de nous pardonner ces ' lacunes et de les réparer en se reportant au texte, pages 2 I 5, sq_ —* = k
TRAITÉ D’ASTROLOGIE JUDICIAIRE I 7 I pas d’expérience qu’une expérience nouvelle ne puisse venir, ne vienne le plus souvent infirmer le lende main; pas de loi physique qui demeure; pas de con— trée battue où quelque nouvel explorateur ne trouve sans cesse des régions inconnues; et, dans ce heurt de faits hétérogènes, opposés, multiples, variés, vul— gaires ou surprenants, rappelez-vous combien vous ont frappés par leur étrangeté ; mais leur simple énoncé évoquant en vous les œuvres de la magie, de la science des astres, et semblant confirmer, comme à regret, ces doctrines démodées, vous les avez rejetés avec un sourire dans la masse de l’inconnu; souve— nez—vous-en aujourd’hui.
Sans doute, il n’est pas de cycles astraux, d’heures planétaires ; mais les fleurs, aux heures successives du jour, s’ouvrent, se ferment, répandent ou concentrent leurs parfums, oxydent ou réduisent, donnent la vie ou la mort. Aux diverses saisons, aux diverses lunai sons elles renferment les sucs précieux que l’herbo riste leur demande; àd’autresjours, elles en sont pri vées.
En des époques, en des années régulières, et d'après un rythme dont l’historien impartial découvre la fatalité, de même la sève monte ou descend aux races, aux sociétés humaines, de même elles s’émeu vent ou s’apaisent, vivent et meurent. Dans le cas, sur la terre, aux phases lunaires, les fluides, attirés, obéis sent: les marées atmosphériques comme les marées de l’océan révèlent les mouvements de la lune.
Des signes—— on dit aujourd’hui des taches —apparaissent dans le soleil, et les éléments du monde sublunaire sont déchaînés..., mais, dit la science, les astres n’agissent
172 L’INITIATION pas et la seule fantaisie des poètes et des diseurs de bonne aventure a parlé d’actions occultes, d’astres hos— tiles, d’étoiles favorables. Au septième jour le médecin attend la crise : il sait la fièvre du soleil couchant, la fièvre del’automne, la fièvre du matin, les sympathies des organes; mais que nul ne parle de nombres, de rythmes ou d’influences caries livres n’en parlent pas.
Rappelez-vous ces faits difficiles à oublier, et tant d’autres évocateurs d’un trouble précieux : méditez sur eux et déjà vous serez moins hostiles à ceux qui les ont, comme vous, étudié. Mais ce n‘est pas tout encore. Méditez dans les bois, dans les blés, dans la prairie; vivez avec les pensées la bonne et saine vie, dans le bruissement et le fourmillement des champs. Écoutez, parlez, regardez, aimez surtout.
Livrez-vous sans restriction ni crainte à la nature, confiez-vous à elle, fuyez en elle, et bientôt vous sentirez émaner de toutes les choses comme des effluves, des caresses, des baisers; la nature vous rendra au centuple l’amour et la vertu que vous lui aurez donnés.
Laissez-vous aimer un peu par tout ce que d’habitudevous forcez à vous maltraiter; votre âme alors s’éveillera et si quelque soir à l‘heure où se mêlent au ciel clair du crépus cule, les eaux du jour et celles de la nuit, si quelque soir vous apparaissent ou l’harmonieux réseau des rayons sidéraux ou l’immense effarement des roues astrales, suivant les lieux, les âges et les esprits, reve nez alors, ô néophyte.
Reprenez les livres d’antan et dites que! est celui qui vous parlera plus vraiment des choses que vous savez, des pays que vous aimez sans les connaître encore et de ceux que vous avez vus, ou
TRAITÉ D’ASTROLOGIE JUDICIAIRE 173 votre ancien maître d’école, ou l’adepte jadis dédai gné, élève comme vous et fils de la Nature. Reprenez maintenant le livre de l’astrologue — M. Abel Haatan ne m’en voudra pas de l’appeler ainsi — reprenez le livre de tous ceux qui ont puisé la loi à sa source vive, vous les comprendrez et vous les ai merez comme nous le faisons.
Nouvel homme, les faits. les idées tout deviendra nouveau pour vous et sur la route où vont les Frères de la lumière ( 1). Vous accompagnerez leur fier pèlerinage de votre marche, de votre geste et de l’entrain de votre chanson. Voilà l’exode à faire, la voie à suivre pour qui veut sincèrementjuger et savoir: alors seulement les lettres des livres magiques deviennent lumineuses.
Il paraî tra sans doute à plusieurs que c’est demander beau coup comme préparation à la lecture de ce Traité d’astrologie, et j’accorde que l’on pourrait à simple et première lecture en retirer quelque fruit sans cela comme de tout ouvrage scientifique.
Mais la Provi dence m’ayant accordé le bonheur d’avoir vécu dans l’intime amitié de l’auteur et d’avoir pu apprécier toute la profonde et discrète sagesse qu’il a su enfer mer en quelques pages de son livre, il m’a paru que l’on ne pouvait trop demander de sincérité et de natu rel désir à qui voulait se pénétrer de son enseignement et que, par ces exigences, je rendais à l’œuvre et à l’homme un hommage plus réel et plus précieux que si je les eusse comblés d’éloges conventionnels et de banales félicitations. - MARC HAVEN. (I) D’Eckartshausen, la Nuée sur le sanctuaire, traduction françaiseanon.;‘ Paris, 1819, 1 vol. in-12,II° lettre, p. 50, sq.
PARTIE LITTÉRAIRE sa marron ®°äIÆIIERMÈS Oui, je vois dit Hermès sept {ones d’Univers Et du Verbe de feu les sept rayons divers. Mais comment s’accomplit la traversée immense Des âmes, ô Seigneur P — Vois—tu cette semence Lumineuse tomber des vastes profondeurs Dans la septième sphère? Oui! Ce sont les ardeurs De l’Et/zer qui bientôt seront des germes d’âmes.
Elles vivront d’abord sans chagrins et sans flammes Ignorant leur bonheur; puis par de lents accords Elles vont s’isoler et revêtir des corps De plus en plus grossiers; ainsi de sphère en sphère Leur involution par degrés va sefaire ,' / Leur attrait pour En—Bas toujours augmentera Et puis le souvenir du Ciel s’atténuera Pour ces âmes hélas! que la volupté tente; Et dans leur fou désir et dans leur morne attente, Par le détroit de la Douleur,flen la prison
LA VISION D’HERMÊS 17 5 Terrestre, elles viendront gémir, sans horizon. Telle est cette existence, où (pourtant pâle et brève) Le Divin apparaît tel qu‘un très vague rêve... » - Peuvent-elles mourir, ces âmes demanda Herme‘s tremblant. Alors Osiris regarda Le Néophyte et dit: « Oui! car dans la descente Mainte âme qui pourrait, étoile éblouissante Plus tard resplendir, doit des épais tourbillons De la matière, hélas! engraisser les sillons.
Ayant laissé s’enfuir la divine Etincelle, Leur substance incréée dans ce torrent ruisselle Et là se désagrége. » —- Or, Hermès frissonna Un lugubre murmure aussitôt résoizna Les sept zones enfin à ses yeux s’éclipsêrent Et des spectres hideux devant lui s’avancêrent Avec des cris d’horreur et des gémissements ; Des monstres après eux traînaient des ossements.
Tel est, dit Osiris, le destin de ces âmes Qui n’ont pas su garder les célestes dictames Et que le mal vainquit sans retour et brisa. Plus d’une, par les sens à trop vivre, visa, Et leur rentrée au sein de la matière inerte Est le terme de leur martyre et c’est leurperte.... Mais, vois se dissiper, Hermès.’ la Vision Efiroyable du Mal! Vois l’évolution Des âmes essayant de monter vers la Lune. Les sept cieux maintenant se sont découverts.
L’une De ces âmes paraît s’afiaisser vers le sol Comme l’oiseau sous un grand vent. L’autre en son vol Par bonds audacieux atteint la haute voûte. Celle-ci désormais a retrouvé la route
176 L'INITIATION Qui conduit jusqu’à Dieu. Ce n’est plus cette fois Le Rêve du Divin, c’est la suprême voix, Qui résonne elle-même en l’âme transportée De bonheur et d’amour sans borne. La portée De sa joie est égale à son labeur ancien Et l’Esprit de Dieu même est redevenu sien.
Ne tremble plus, Herme‘s que ton cœur se rassure Car, tu le vois, pour ces âmes, la route est sûre, Et comme elles tu peux t’élever et franchir Les mondes : il suffit de ne jamais fléchir. Chacune, sans faillir, s’attache à son génie Et nage dans des flots de paix et d‘harmonie Jusques au sein du Père où tout chante : Beauté Justice, Amour, Splendeur, Gloire, Immortalité!
MAURICE LARGERIS. fiRŒUPE ÊNDÊPENDANT D’ÉTUDES ÉSOTÉRIQUES Quatre nouvelles Branches du Groupe viennent d’être constituées à Genève, à Saint-Jean-de-Maurienne, à Chambéry età Nice. Un poste de correspondant est éta bli à Castres. Nous tiendrons nos lecteurs au courant des travaux de ces divers centres. GROUPE N° 4 ÉTUDE DU SPIRITISME Séance du 8juin 1895 Cinq personnes présentes : M“ B., médium; M. 8., MM. A. F. et L. F. L’esprit L. rappelle, qu’à l'avenir, les séances ne de vront avo1r heu que sur son avis; il donne quelques
GROUPE INDÉPENDANT D’ÉTUDES ÉSOTÉRIQUES 177 communications par l’écriture mécanique et par clique tis aériens, puis dépose (pendant la séance obscure) un message destiné au chef du Groupe. L’enveloppe de ce message est semblable à celles qui contenaient les messages apportés, en plein jour, chez M. A. F.
La communication incluse est écrite en lettres capi tales disposées en triangle; elle est relative à une révé lation qui doit être faite au chef du groupe dans un délai de vingt—sept jours. A. FRANÇOIS.
Les lecteurs de l’Initiati0n se souviennent sans doute que pendant la séance du 8 juin 1895, l’invisible corres— pondant du Groupe n°4. apporta un message annonçant que, dans un délai de vingt-sept jours, une communica tion importante serait faite au chef du Groupe. Cette promesse a été réalisée avant le délai fixé.
J’ai reçu le 26 juin, vers trois heures de l’après—midi, unegrande enveloppe, scellée du sceau de Salomon, con tenant, outre un message confidentiel des plus impor-' tants : - 1° Une bague en cheveux (souvenir de l’esprit L.) (I_ 2° Une médaille en cuivre de 32 millim. de diamètre. Cette médaille (souvenir de l’esprit M) ieprésente d’un côté la Vierge Marie, de l’autre un couvent avec la date : 1835.
3° Une grande épingle en cuivre doré représentant saint Michel terrassant Satan. En raison des circonstances qui ont précédé cet ap port et des révélations contenues dans le message apporté, je déclare renoncer aux pratiques du Spiritisme et me soumettre à l’Église catholique, apostolique et romaine. A. FRANÇOIS. P.-S. Le papier de l’enveloppe et de la lettre apportées paraît avoir été fabriqué au commencement de ce siècle.
Le type de la signature est de la même époque. Papus recevra tous les renseignements voulus sur la (1) Sur le chaton de la bague se trouvent gravées les trois vertus théologales.
178 L'INITIATION manière dont l’identité de l’esprit qui se présente sous le nom de L. a été constatée. Juillet I895. . . Nous croyons devoir faire suivre cette importante communication de la lettre que nous adresse M. Fran çois.
Elle montrera à tous nos adversaires comment l’étude du spiritisme peut conduire au catholicisme et elle sera une preuve de plus pour mettre à néant les calomnies bêtes de ceux qui disent que le spiritisme est l'œuvre de Lucifer. N. D. L.D. *J C 24 juillet 1895. CHER MONSIEUR PAPUS, Vous trouverez sous ce pli, avec l’assurance de ma meilleure amitié, notre dernier compte rendu.
Je tiens à vous remercier en même temps de la bien veillance que vous m’avez témoignée en toute occasion. J’espère conserver votre amitié. D... vous donnera verbalement tous les renseignements voulus sur la manière dont l’identité de deux esprits a été contrôlée. Ces esprits étaient complètement inconnus du médium, de mon entourage et de moi. L’Inconscient ne peut donc être mis en jeu.
D’autre part, les cirœnstances qui ont précédé l’ap port de ce dernier message (son contenu), ne peuvent me laisser aucun doute sur son origine. Je vous serre affectueusement les mains. A. FRANçOIS. EXPÉRIENCE D‘ENVOŒITJËMIËNÏI‘ MON CHER MONSIEUR PAPUS ET FRÈRE, Depuis très longtemps je voulais vous envoyer un pentagramme qui pourrait servir de pantacle aux dix Sephirots.
EXPÉRIENCE D’ENVOUTEMENT 179 En effet, le pentagramme se compose de dix triangles égaux cinq par cinq. Pour représenter les 3 premiers Séphirots j’ai choisi les 5 grands triangles, peints de différentes couleurs afin de les bien saisir à l’œil. Les 5 derniers Séphirots découlent deux à deux des 5 pre miers, formant ainsi les petits triangles, qui chacun appartiennent à deux des premiers Séphirots.
Le pentagone central est formé par la base de tous les triangles et dans chacun de ses cotés par trois par ties de trois différents triangles. On pourrait dire que le pentagone est composé de l’essence des trois premiers Séphirots, qui projetaient les autres en dehors comme une émanation.
Il y aurait beaucoup de combinaisons très suggestives à tirer de la modification des noms des Séphirots des grands triangles et de la modification des petits triangles. P.-E. Kether forme les deux petits triangles Malkut et Tipheret qui appartient elle aussi à Geburah et Malkut à Gedulah. Le tout compris dans En-soph. Je désire que cela puisse suggérer quelques idées. J’ai lu votre brochure : Fenton envoûter?
A ce propos je vous envoie deux faits qui ont été étudiés au Centre Esctérique ( Luz ) : Un charpentier français, habitant Buenos-Ayres, attri buait une partie des difficultés qui venaient àchaque instant paralyser ses entreprises, à un ouvrier qu’il em ployait.
La raison qu’il donnait de cette supposition était que sa malchance avait commencé lors de la ren tré de cet ouvrier dans ses ateliers, qu’il avait un regard mauvais, et n’était jamais content de rien, enfin que plusieurs fois il l’avait entendu marmotter des paroles incompréhensibles et enfin qu’il avait l’habitude de sortir le dernier de l’atelier,où pour un prétexte ou pour un autre il restait seul aussi souvent que possible.
Il n’05ait le renvoyer, craignant d’exciter davantage sa vengeance en l’irritant. Cet état de gêne durait depuis plusieurs mois quand par un membre de nos centres spirites il sut que dans un centre spécial nous étudions ces questions. Je notais' en lui les signes d'une volonté énergique quoique ébranlée par la lutte contrel’inconnu, je résolus de la mettre à profit, tout d’abord pour me
l 80 L’INITIATXON .1. rendre compte si réellementl'autre était un envoûteur. Je lui ordonnais de ne pas craindre. de retourner dans son atelier, de ne pas éviter le regard de son ouvrier, comme il le faisait toujours, mais au contraire de le fixer, sans cependant le faire avec affectation, de vouloir l’empê cher de nuire et, quand les regards se croiseraient, de fermer les poings en y enserrant les pouces.
Je vis à ses yeux qu’il doutait de l'efficacité de ce moyen, en me disant : Oh! alors vous n'êtes pas si sorcier que lui, il fait certainement des charmes. Sa volonté chancelante, amoindrie encore par le doute, n’aurait rien produit. Je lui proposai alors de lui donner un talisman très puissant, qu’en faisant ce que je lui avais dit et en portant sur lui le talisman, certainement nous serions plus forts que le Sorcier.
Ce fameux talis man était simplement un morceau de parchemin sur lequel j’appliquai le cachet martiniste, sans volonté au— cune. Après lui avoir demandé le temps nécessaire pour la consécration du talisman, il fut convenu que le ven dredi suivant il commencerait l’épreuve, ne devant pas ce jour-là se trouver en présence de son ouvrier avant d’être protégé par le talisman. Je vis que sa volonté était ranimée et que je pouvais espérer le succès.
En effet, il se présenta à l'atelier et sans paraître faire plus attention à l’un qu‘à l’autre, il vint se placer en face de celui qu’il soupçonnait; aidé de la pratique recommandée par moi et fort de sa foi au talisman, il le fixa, voulant se détendre de son influence mauvaise.
Le choc fut ter rible, l’ouvrier commença à chanceler, à balbutier, puis, pleurant à chaudes larmes, il tomba à genoux et demanda pardon à son patron, que sa foi au talisman rendait fort et, généreux, le laissant sortir sans rien lui dire. Le lendemain, l'ouvrier ne reparut pas à l’atelier ; ce que j’ai regretté, parce que j'aurais aimé à savoir où il avait appris ces pratiques de magie noire.
Peu à peu les affaires du charpentier reprirent leur cours normal et il n’entendit plus parler de l’ouvrier. Le 2° cas : blessures à l’astral. C'est aussi par un des Sociétaires que je suis inter venu dans cette affaire qui a paru si étrange à beaucoup. Un petit propriétaire était continuellement ennuyé chez
EXPÉRIENCE D’ENVOUTEMENT 181 lui par des animaux qui détruisaient ses fleurs et met taient tout en désordre; il voyait surtout très souvent dans sa maison un grand ,chat maigre, sans pouvoir se rendre compte comment cet animal hirsute pouvait y entrer. Au moment où il y pensait le moins, ce chat se promenait dans sa chambre, et disparaissait presque toujours sans que portes et fenêtres fussent ouvertes.
On consulta des spirites, qui y virent comme toujours des Esprits! Les médiums en transe conseillèrent des priè res, etc., rien n’y fit. Ce fait fut raconté à un centre spi— rite affilié au centre ésotérique qui m’envoya ce persé cuté, fatigué de prier en vain les bons Esprits.
Naturellement, je l’interrogeai sur sa vie, ses relations, les haines qu’il pouvait avoir, etc., il ne voyait rien qui pût motiver une vengeance, soit de mortel soit de désin carné : il était devenu spirite. Enfin, après bien des demandes, il me dit qu’un mulâtre, proche voisin de sa maison lui avait demandé plusieurs fois de la lui ache— ter, et qu’après plusieurs refus de le faire, il l‘avait menacé de l’obliger à le faire.
Ici comme dans l’ancien coloniage, sans doute à cause des souffrances de l’ancien esclavage, tous les nègres sont un peu et même beau coup sorciers. Je ne doutais pas que ce ne fût le désir de se rendre propriétaire à bon compte d’une propriété qu’il ambitionnait qui poussait ce mulâtre à mettre en pratique son savoir magique.
Je savais aussi que chez les sorciers, tant est vif1eur désir de faire le mal, l’astral sortait inconscient pendant le sommeil, obéissant ainsi à une habitude. Ceci me fut confirmé par la victime, car si, pendant la nuit, assez tard, il voyait le chat, celui—ci le fuyait moins, disparaissait moins vite et paraissait agir avec moins de précaution que pendant le jour; évi— demment, l'astral obéissait moins à la volonté défiante du sorcier endormi.
Je résolus alors de lui faire admi nistrer une forte leçon et voici comme : Pendant environ une dizaine de jours, j’habituai le maléficié à vouloir que son propre chat ne bougeât plus. Ceci afin de pouvoir obliger, au moins pendant un cer tain temps, l’astral du sorcier en sommeil à obéir à sa volonté. Pour lui donner plus de foi dans l’efficacité des moyens employés pour se débarrasser de ce voisin
182 L’INITIATION incommode, je lui fis couper magiquement (??) plusieurs jours d'avance une forte canne de bambou, d'environ 2 m. 50, employant cérémoniellement un couteau neuf et Opérant au coup de minuit. Malgré tout cet appareil suggestif, mon bonhomme hésitait encore; je voyais bien qu'il voulait quelque chose, mais quoi ? Enfin poussé à bout de questions, il me demanda le Talisman, il con naissait le cas du charpentier.
Vous devez supposer que bientôt il fut en son pouvoir; alors, complètement rassuré et se croyant suffisamment protégé, il fut tout disposé à rouer de coups le chat magique. Une fois certain que sa volonté était assez entraînée, je lui donnai le conseil d’aller le soir, le plus tard pos sible, chez le Mulâtre, — il est épicier, — afin de lui laisser pour son sommeil une forte impression de haine, en le revoyant.
Ce qu’il fit; le mulâtre lui offrit encore de lui acheter sa maison et, sur le refus de le faire, le menaça de nouveau.
En sortant de chez le sorcier, il brûla des parfums dans toute sa maison; comme il était très spirite, je lui conseillai une prière aux bons Esprits; il devait, aussitôt l’apparition du chat, prendre en main un cierge, allumé d’avanCe, et, armé du bâton enchanté, obliger le chat à obéir à sa volonté. de le charmer par des promesses de lui vendre la maison afin d’end0rmir sa prudence; enfin, quand il serait assez fort, de lui administrer autant de bons coups de canne qu’il le pourrait, sans toutefois lâcher le cierge, utile seulement pour neutraliser un bras, craignant qu’emporté par la colère ou par le succès il finit par le tuer.
Le résultat fut ce que j’espérais..., l’astral vint presque inconscient et il eut beau jeu. Le lendemain, mon homme, satisfait, vient me raconter l’aventure, regrettant d’avoir été obligé de conserver le cierge en main, que sans cela certainement il en aurait fini avec le chat. Il ne savait encore rien de l’état du mulâtre, ne se doutant pas (je le lui avait caché), qu'en frappant le chat c’était le sorcier qui recevrait les coups.
Je lui affirmai que si c’était, comme j'en étais sûr, le mulâtre qui lui jouait ce mauvais tour, celui—ci devait être très malade et blessé. Il ne pouvait me croire. Je l’accompagnait, et, sous un prétexte d'intérêt pour la
L’ACIDE FORMIQUE ET LA GERMINATION 183 santé de son voisin, nous entrâmes à l’épicerie. Quel ne fut pas son étonnement d’apprendre que le mulâtre était très malade et très fortement blessé et contusionné; nous insistâmes pour le voir et nous le vimes couvert de compresses et en très piteux état. Dès notre visite, qu’il ignorait, il commença à trembler et nous supplia de le laisser tranquille, qu’il ne ferait plus de mal.
Il tint parole, au moins pour son voisin. Vous devez noter que, dans ces deux cas, la Volonté développée, soit par l’entraînement, soit surtout par la foi, a suffipour dominer ces envoûteurs et sorciers et leur faire perdre leur pouvoir. Agréez mes salutations fraternelles. GIRGOIS D. G. E. L’ACEDE FÛRMIQUE & LA GERMINA'I‘ION Lille, le 30 juillet 1895. Monsieur le Rédacteur en chef de l’1nitiation, à Paris.
Curieux de répéter l’expérience de germination hâtive dont parle L.
Jacolliot dans son volume, au pays des fakirs, je me suis conformé aux indications que le D“ Fu gairon donne à ce sujet dans le numéro de l’Initiazion de mai dernier. , Un préparateur au laboratoire de chimie de l'Institut industriel de Lille m’a fourni de l’acide formique chimi— quement pur que j’ai mélangé avec de l’eau claire dans les proportions de I/I500, soit un gramme d'acide pour un litre I/2 d’eau.
J’ai pris un lot de graine dont j’ai fait trois part: une part a été mise à tremper pendant une heure dans la solu tion; une deuxième part a été jetée dans l‘eau claire pen dant le même laps de temps ; enfin la troisième part a été semée directement sans aucune préparation. Parallèlement à ce service, j‘en ai établi un autre où la graine provenant du même sac, a été jetée en terre sans aucune préparation.
I& L’INITIATION Deux fois chaque jour les lots numéros 1, 2, 3, ont été arrosés au moyen de l’acide formique étendu, alors que le lot numéro 4 l'a été en même temps au moyen d’eau claire naturelle. La germination s’est faite d’une façon tout à fait nor— male et en même temps pour toutes ces graines. L’acide formique n’a donc joué dans cette expérience aucun rôle appréciable. La solution est-elle trop faible?
C’est question qui fournira matière à études nouvelles. Agréez, Monsieur, l'expression de mes sentiments dis— tingués. J. FARDEL. ERRA'ÏI‘A DU MÉMOIRE SUR LA PORTE MAGIQUE DE ROME Pages au lieu de 2.23 la statuae dit Diosco bola scoperta velle. 226 Il la pria en route. 231 Qui potentis. Naturae Arcana. 232 le IN SYLVÆ. 237 le Potageos. » trahando. 244 Q Mercure (nerveux). 245 car M. Ch.
Gaetano Mo rani. volume G. » erudizione stovica-ec clesiastica. 248 de l’herbe alchimique. 249 la Carte e la societa. 250 l'entrée (P) de cette ville. » note auguri fat at mie. » me ne rincresee. ) (Ca me déplaît. 251 il saura déjà ressorti. 252 note 11 Gatessi. lire la statua ciel dioscobolo sco perte nella. Il la pria en outre. Qui potenti. Natura arcana. HIC IN SYLVÆ. les Potagers. tranando. ç Mercure (mercure). car M. le ch.
Gaetano Mo rani. volume C. erudizione storico-ecclesias tica. de l’herbe alchimique). la Corte e la società. l’entrée (P) de cette villa. auguri fate al mio. Me ne rincresee. (Ça me déplaît. il sera déjà ressorti. Galletti.
COURRIER BIBLIOGRAPHIQUE I 253 né à Milan), en 1727. né à Milan, en 162;). 254 à la paraphraser. à le paraphraser. 255 Gentis Burnorum. Gentis Burrorum. » Strasbourg, 1660). Strasbourg, 1660; 256 degne di curiosita. degne di curiosità. » molti segneti bellissimi. molti segreti bellissimi. 256 Francesco Giuseppe Francesco Giuseppe Bono. Bora. 258 le 18 décembre 1627. le 18 décembre 1626.
258 note de Science mau— de Sciences maudites. dites. ‘EWRRlER ÈlBLlDGRAPHI@UE J. DE TALLENAY. — Treize Douleurs. Paris, P. Ollendorf, 1825, in-18, 3 fr. 50 Ce nouveau livre de M“ de Tallenay marque une maturité plus complète de son talent; plusieurs nouvelles qui le composent ont déjà paru avec un certain éclat dans des périodiques français ou belges.
On peut recon— naître à travers tout le livre le même courant d’idées et de sentiments mystiques qui font de l'auteur une des plus ferventes adeptes des doctrines de l’ésotérisme. Plu sieurs de ces histoires, en particulier celles intitulées Vision Astrale, Création, symbolisent de la façon la plus frappante quelques—unes des lois fondamentales de la Magie.
Cependant, ce livre ne me satisfait pas entièrement, et, toutes réserves faites quant à la portée de mes opi— nions, je souhaiterais, en raison de la puissante spiri tualité de l'auteur, une écriture plus vivante, plus harmo nieuse, plus plastique. La femme n’est pas née pour réaliser intellectuellement la Beauté; c’est dans toute l'harmonie de son être qu’elle doit accomplir ce grand œuvre.
Et lorsqu’une créature privilégiée se rencontre, unissant à tous les dons de la splendeur physique, la volonté et l’intellectualité d’une adepte, ses devoirs de travail se haussent singulièrement. La voie pour l’écri
1 86 L'!NITIATION vain des Trei:e Douleurs, c‘est l'illumination, c'est l’enthousiasme de l'extase solaire. Ce que je dis là pourra par iitre bien hardi: je prierai respectueusement Mm" de Tallenay de n'y voir que la franche et fraternelle liberté d'un condisciple de cette grande école qui s’appelle l'Esotérisme. SÉDIR.
LIES S©MNAMBUILES Nous avons annoncé dans notre dernier numéro que le monde des somnambules était en émoi à cause des poursuites exercées par la préfecture de police contre certains cabinets magnétiques. Les journaux de magnétisme annoncent aussi un livre de boucliers de certains syndicats médicaux émus par la décision de la Cour d'appel d’Angers qui a reconnu aux magnétiseurs le droit de traiter les maladies par les passes.
Nous publions l’appel adressé par M. Auffinger et ses amis. Cet appel brille plus par les idées que par le style. Les auteurs auraient dû veiller cependant à la rigueur de la forme, vu le but poursuivi. Quoi qu’il en soit, nous nous associons de tout cœur à l’effort tenté et nous prions nos amis d’aider M. Auffinger dans sa tâche. L.
GÛMITÉ DE DÉFENSE des intérêts professionnels et des sciences spiritualisles PÉTITION pas PARTISANS DU SOLINAMBULISME LUCIDE Adresse'e à la Chambre des Députés, en Novembre 1895.
Considérant que le paragraphe 7 de l’article 479 du Code pénal contenu dans la loi du 20 février 1810, pro— mulguée le 2 mars 1811, qui interdit de prédire l’avenir, est une atteinte à la liberté individuelle et à la liberté du travail, et que de plus, il est une entrave apportée au . ,' n '«,«.«.,æ».»fl-,N'wwwq-—vr»fwwuæmnwp_fl, . . '
COMITÉ DE DÉFENSE i 87 progrès et au développement des sciences spiritualistes et occultes que représentent les personnes qui les pro fessent; Considérant que cet article, qui remonteà l8IO, alors qu’on n’était ni en République, ni en Liberté, et que le télégraphe, le téléphone et le phonographe n’étaient pas encore connus, est tombé en désuétude depuis long temps; Considérant que le somnambulisme, qui est le phéno mène naturel et inévitable du magnétisme, c'est-à-dire d’une science et d’un art en même temps, reconnus aujourd’hui par l’Etat, et qu’il est impossible de magné tiser les malades sansle rencontrer.
Considérant que pour l’interdire il faudrait supprimer le phénomène lui-même, ce qui ne se peut, pas plus qu’on ne peut supprimer le magnétisme, l’hypnotisme, la fasci nation, la suggestion, etc. ' Considérant que le somnambulisme lucide, passé depuis longues années dans les mœurs de la civilisation française, est consacré par le temps et l’usage et par les nombreux services qu’il a déjà rendus dans différents cas de notoriété publique en faisant retrouver des objets perdus, des personnes disparues ou des criminels.
Considérant que prédire l’avenir par le somnambu lisme n’est pas faire de la médecine et que par consé quent les médecins n’ont pas à s'en émouvoir ni à s’op poser à son exercice.
Considérant que si l’on maintient l’interdiction des cabinets somnambuliques qui, en réalité, ne sont autres que des cabinets d’afiaires où chacun va, moyennant une modique rétribution convenue d’avance, demander des conseils etrenseignements,il n’y apas de raison pour ne pas interdire également les cabinets d'affaires plus ou moins véreux, les agences de courses vendeuses de pro nostics malhonnêtes et immoraux, les agences d’achats et de ventes de fonds de commerce, les bureaux de placement et les maisons matrimoniales qui, le plus souvent, per— çoivent des deux côtés et n’abandonnent leurs victimes que lorsqu’elles sont complètement réduites à la misère et au suicide; Considérant que le somnambulisme lucide, au con
I88 L'INITIATION traire, est une chose morale et consolante, sage et utile, qu'il relève le moral des plus découragés en leur mettant souvent une lueur d’espérance au cœur, en évitant bien des suicides, bien des crimes ou en faisant découvrir qu‘il faut qu’il vive.
Considérant que si sa clientèle n’en était pas satisfaite elle aurait bien vite fait de le délaisser sans qu’il soit nécessaire aux pouvoirs publics d'intervenir pour en interdire l’exercice.
Considérant que le somnambulisme professionnel peut être réglementé et soumis à la rigueur à des examens de contrôle physiologique et psychologique dans nos Écoles de médecine, devant une commission composée de mé decins, de magnétiseurs et de physiologistes pris dans les sociétés de magnétisme ou ailleurs ; Considérant qu’une patente imposée aux somnambqles de profession pourrait rapporter chaque année à l'Etat une centaine de mille francs au minimum; et si l’on y comprend la pratique de la cartomancie, de l’astrologie, de la chiromancie, de la phrénologie et de la graphologie, le joli chiffre d’UN MILLION; ce serait un million trouvé pour le Trésor.
En conséquence, les soussignés, professionnels ou non, zélés adeptes et partisans convaincus de la cause, sollicitent de MM. les Députés : l’abrogation du para graphe 7 de l’article 479 du Code pénal de la loi du 20 février 1810; son remplacement par une réglementa tion bien entendue; et l'établissement d’une patente qui sera pour ces praticiens et praticiennes la consécration officielle de leur honorable profession, cette loi surannée privant une nombreuse et intéressante classe de travail leurs de leur gagne-pain, et portant un préjudice consi dérable au progrès et au développement des sciences qu’ils représentent.
' Ils espèrent que Messieurs les députés voudront bien prendre cette importante pétition en considération et y donner la suite qu’elle mérite et comporte (I). (I) M. Auffinger, 15, rue du Four, Paris, tient des listes de souscription à la disposition de nos lecteurs. 3 . . L 4———.-2An..‘_
NOUVELLES DIVERSES 1 Nouveams nvaa_sas Le mois dernier, nous avons eu l’avantage de passer quelques instants avec le D“ Gibier de passage a Paris pour quelques jo’urs seulement. Nos lecteurs savent que le Dr Gibier dirige aujourd’hui un Institut Pasteur à New—York. Ce jeune savant a fait connaître et estimer à sa valeur la science française en Amérique.
Il dirige une importante revue scientifique, et le succès matériel a répondu à ses efforts autant que la gloire. Tout cela était bien dû à l’auteur de l’Analyse deschoses. .44 Notre ami Chamucl s’est rendu à Londres accompagné de nos amis Vitoux et Marie _Anne de Bovet. Il a pu retrouver tous les manuscrits encoreine’dits d’Eliphas Lévi qui forment la valeur de trois gros volumes et qui seront successivement publiés.
Toutes nos félicitations à ce sujet au vaillant pionnier de l’occultisme. t ce UNE QUINTUPLE PERSONNALITÉ Les journaux spiritualistes anglais et américains racon tent avec force commentaires l’histoire de Miss Molly Faucher, de Brooklyn (U.-S.-A). Pendant le jour le corps de Molly est occupé par une entité, et quatre autres en prennent successivement possession pendant la nuit. Ces phénomènes commencèrent en 1864 à la suite d’une chute de cheval.
Sa clairvoyance est extraordinaire. Chacune de ses personnalités s’est développée succes— sivement, et elles se'manifestent aujourd‘hui journelle— ment, séparées par une période de transe spasmodique. * Atæt Le Courrier Diplomatique (de Paris), en son numéro du 28 juillet dernier, a publié tout un remarquable tra vail de M. Henri Provins sur Louis XVII et Charles XI, son héritier.
190 L’INITIATION La vie de Louis XVII au Temple, puis son évasion après la mort de l'enfant qui lui avait été substitué et qui fut: enterré d'une façon clandestine si probante; les soins pris par Barras et Joséphine de Beauharnais pour cacher l’enfant royal dans Paris, puis en Suisse, puis dans les États de l'Église, d’oùil s’échappa pour revenir en Suisse et gagner l'Allemagne; M. Henri Provins n’a rien négligé dans sa lumineuse exposition de l’histoire de la malheu reuse jeunesse de cette victime des ambitions de celui qui fut Louis XVIII.
Les protestations desgénéraux Bonneret,dela Puissaye, Charette ; celles de Joséphine de Beauharnais, puis de sa fille Hortense, mère de Napoléon III; l’empoisonnement de Joséphine et, de I 795 à 1830, la mort violente de toutes les personnes qui prirent une part directe quelconque à la revendication de ses droits; M. Henris Provins a tout rappelé, tout expliqué, tout prouvé.
L'arrivée de Louis XVII en Prusse; ses entretiensavec M. Lecocq, maître de la police royale; son établisemsnt à Spandau, où, sur la garantie du ministre de l'Intérieur du Royaume, on lui accorda la bourgeoisie, sous le nom de Naundorff, sans qu’il fournit le moindre état civil; son mariage autorisé aussi par l'Etat prussien, sans aucune justification publique; les tentatives d’assassinat dont il est l’objet; les persécutions extraordinaires dont il sort toujours à sa gloire: son voyage en France, où il est encore frappé de six coups de poignard, puis dé pouillé de 202 pièces de son dessier;son expulsion, son refuge dans les Pays-Bas; la maladie étrange qui l’em— porte en trois jours; son agonie pendantlaquelleil retrace de mémoire à un entourage officiel tous les faits de ses premiers ans; son autopsie probante de son identité; enfin, son état civil accepté alors par le ministre de la Justice et établissant que le décédé est le fils du roi Louis XVI et la reine Marie—Antoinette d’Autriche—Lor raine; M. Henri Provins a tout exposé clairement en quelques pages.
Mais, ce qui est d’un poignant intérêt au milieu de ces événements dramatiques ainsi esquissés, c’est le récit de l'attitude de M“ la duchesse d’Angoulême, trop tard repentante, à l’égard de son infortuné frère; c’est l’exposé wraMM.4pwfl..“.æc .,w..—<.æ»;»ÿnn-ä N“nW‘ ' '"
NOUVELLES DIVERSES 19 I des relations épistolaires qu'eut Louis XVII avec son cousin le duc de Berry qui, naturellement, mourut assas— siné, lui aussi!... C‘est enfin l’émotionnant tableau de la vie actuelle du fils de Louis _XVII, Charles XI, à Teteringschen-Diik, près Bréda. L’histoire se revise a mesure qu’elle s'éloigne des évé nements, a dit très justement le fils du malheureux Naundorf’f.
' C’est faire une bonne action que de faciliter cette revi sion en cherchant à répandre, d’une manière aussilarge que possible, un travail entrepris avec autant de cons— cience que celui de M. Henri Provins. * ‘1'. PROGRAMME DE L’Union Médite’rrane'enne PUBLIÉ POUR LA PREMIÈRE F015, EN _1881 La présence des Anglais à Gibraltar, Malte,Chypre.
Alexandrie, Port-Said — et l’établissement prochain des commis du Zollverein Germanique àTanger,Port-Mahon, Trieste, Salonique, Constantinople, Césarée, Tripoli, — nécessitent un contre—poids immédiat. Si on ne l‘établit,c’en est fait de l’équilibre européen : les Anglo-Saxons et les Allemands prédomineront par-— tout sur les peuples arméno-gréco-latins, follement oc cupés à de ruineuses aventures coloniales ou à des luttes fratricides.
La création d’un Zollverein Méditerranéen, —'- en d‘au tres termes d'une UNION DOUANIERE MÉDITER RANEENNE, — sauverait d'une ruine complète le commerce et l’industrie des peuples méditerranéens qui sontà la veille de perdre toute possibilité d’échanges faciles et fructueux avec l’Asie et l’Afrique, dont les né— gociants d’Angleterre et d’Allemagne veulent monopoliser l’exploitation. ‘ ' ’ Cette UNION DOUANIERE MEDITERRANEENNE — en attendant mieux — devrait allier économiquement les habitants du Portugal, de l’Espagne, de la France, de l’Italie, du Monténégro, de la Grèce (augmentée de I’Epire, de la Thessalie et de la Crète), de la Bulgarie nouvelle, de la Roumanie, de l’Arménie (dont nous espé
192 L INITIATION rons voir l'indépendance), de l’Egypte (qui va retourner aux Égyptiens), de la Tripolitaine, de la Tunisie, de l’Algérie et du Maroc, — ainsi que toutes les colonies, actuelles et futures, de ces pays méditerranéens, réunis autour du bassin magique d’où sortit la civilisation, — sur les rivages sacrés où s’est fait entendre le cri: Homo sum, et où les plus sublimes génies, Homère et Moise, Platon et Térence, Socrate et Jésus, Dame et Rabelais, Cervantes et Voltaire, Camoéns et Vict0r Hugo, se sont reconnus, confondus avec Mahomet, dans ce grand PAN que les contemporains appellent Humanité!
Les intérêts économiques ont leur classement, comme toutes les choses humaines. Ils ont leurs affinités spon tanées, dépendant du climat, du relief et de la nature du sol, de la distribution des eaux, des entraînements his toriques. C'est sur ces affinités que doit se régler, pour être féconde et forte, toute cristallisation nationale.
La bonne politique des Etats qui ne veulent pas rester de simples expressions géographiques, à la merci du hasard, est de se conformer aux lois de la distribution de ces courants sociaux.
Eh bien! cette alliance,nati0naie éco nomique, — préface de la formation des ETATS UNIS MEDITERRANÉENS, — s’obtiendrait aisément en're tous ces pays, quels que soient la forme actuelle et le noms de leurs gouvernements, au moyen de l’adoption synallagmatique, dans tout le territoire de ladite alliance, de certaines mesures d’ordre purement administratif qu’il appartient à la presse de commencer 'à propo ser, et dont j’ai déjà fourni quelques exemples depuis 1865.
Voici quelques-unes de ces mesures nécessaires : BASES DE L’UNION MÉDITERRANÉENNE : I. — Uniformité d’adoption du calendrier grégorien, pour supprimer la difficulté de nos relations avec nos amis slaves et nos associés musulmans.
Il. —Adoption du méridien international de Jérusalem (proposé au monde savant par l’Académie des sciences de Bologne) comme méridien initial universel; — appli cation immédiate de l’heure universelle, conjointement avec l’heure locale, à la télégraphie et à la téléphonie in» ternationales. ') _,,y, , ,.,..,.,_._ .,_ ,, ,. , _...,-e.,,.-,rs.,....,..-...,ä.. -. _ œæ..m,,wi .h-u—‘w>—w* u,..,...._, u”myw,m—ujäm“ . . > .t ,.
NOUVELLES DIVERSES 193 III. — Uniformité des poids, des mesures, des mon naies d’après le système métrique décimal, pour empê ' cher dans l’Orient la suprématie de l’or anglais, celle du _ thaler de Marie-Therèse et celle de la piastre aléatoire ët variable.
IV. e Uniformité des tarifs postaux et des timbres poste : dans tout le domaine de l’Union Douaniêre Mé diterranéenne,'on devrait pouvoir employer (comme en Suisse) : pourles cartes postales, des timbres de 5 cent.; pour les lettres, des timbres de 10 cent. par poids de 15 gr.; pour les imprimés, des timbres de 1 cent. par 1 poids de 50 gr. . . > V. —- Uniformité des tarifs télégraphiques; 50 cent. les premiers dix mots, et 2 cent. par mot supplémentaire.
VI. — Liberté de la pêche et du cabotage le long des côtes méditerranéennes, et gratuité des débarquements dans tous les ports de ce littoral pour les bateaux et les navires appartenant à la marine des pays riverains alliés autour de la Méditerranée, devenue pour eux un lac neutre central dont la mer Noire fait partie.
' VII. — Uniformité du prix kilométrique de transports, par kilogramme de marchandises confiées aux message ries de terre et de mer, entre les confins du pays de l’Union — et uniformité des tarifs ferroviaires et des tarifs des paquebots, pour les voyageurs et les passagers.
VIII. — Abolition de tout passeport et des péages, des octrois, des douanes à l’intérieur de l’ Union Méditerra— néenne : — c’est-à-dire pleine liberté de communications personnelles et d’échanges entre les habitants des pays composant cette Association internationale économique "des Amis de la Paix. Voit-on bien le champ immense ouvert alors à l’activité des peuples arméno-gréco-latins, si industrieux?
Voit-on bien l’impulsion donnée à leur fièvre commerciale? Voit on surtout quel formidable front de résistance opposée de la sorte à la si néfaste influence, à l’invasion ruineuse des Anglais et des Allemands. ' Ne fut-ce point, jadis,à l’abolition des douanes prov1n ciales que la France moderne dut sa prodigieuse cohé sion? Ne fut-ce point, hélas! l’établissement de la libre pratique commerciale entre tous les petits États de la
194 L’lNITIATION Confédération germanique qui occasionna, qui permit l'unification politique de l'Allemagne? Frédéric List, le père du Zollverein, n’a-t—il pas été l'auteur véritable de la puissance actuelle de Bismarck i’ Un lien. économique unissait tous les pays de la Confédération avant leur ab sorption par la Prusse victorieuse: Bismarck n’a pas eu de peine à les unir politiquement, les bases du système fiscal restant les mêmes.
Slavo-Latins! unissez-vous économiquement, tandis qu’il en est temps encore, si vous voulez pouvoir vous unir un jour politiquement! _ ' Associez—vôus pour travailler, acheter, vendre, trafi— quer, si vous voulez pouvoir vous associer un jour pour vous unir fédérativemcnt. .
Je vous le répète encore: C’est par l’Union douanière des morceaux épars de l’ancienne Confédération germanique que l’Allemagne a commencé l’œuvre de son unification, à laquelle on a pu dire que le Zollverein de List avait plus sûrement et plus puissamment servi que Ssdowa et Sedan.
Je vous le répéterai toujours : C'est en jetant sur le globe entier un épervier de places fortes commerciales, en ameutant contre leurs rivaux la coalition des petits États entraînés de gré ou de force dans l’orbite d’Albion; c'est en se faisant les rouliers de' la mer, les intermédiaires obligés et les banquiers inter-’ nationaux, que les Anglais sont devenus les maîtres du marché du monde. _ Oui, en affaires comme en politique et comme à la guerre, l’union fait la force.
Isolées, les nations sont à la merci du premier venu. Associées pour l’expansion col lective, elles s’assurent réciproquement la sauvegarde et la fortune. ' > Slavo-Latins ! unissez-vous et constituez-v0us en une sorte de Syndicat d’intérêt .’ Opposez raison sociale à rai son socialé, si vous voulez tenir tête aux négociants d’outre-Manche et d'outre—Rhin...
Répondez au Zollve— _,rein germanique par le Zollverein méditerranéen : la fe‘ dération vous sauvera! ‘ M.-A. GROMlER. Publié, pour la première fois, à Florence, en 18é_[ ; puis un peu partout, et à Paris en 1888. ' -t _ ‘..
NÉCROLOGIE ‘ 1.9 5 NÈŒË.©L©GZE ROBERT Le mois dernier est mort, ainsi que nous l‘avons suc cinctement annoncé, le magnétiseur Robert, auteu r de plu. sieurs ouvrages très curieux et de nombreux articles sur le magnétisme. Robert, bien connu de tous les occultistes, avait poussé très loin l’étude de tous les phénomènes occultes et avait obtenu d’importants résultats.
A Nice, chez Ml“? la duchesse de Pomar, il obtint, avec un lucide, l’empreinte en relief sur le bras d’une assistante d’un cachet ésotérique,'présenté au lucide. C’est également chez Robert que nous fûmes mis à même d’étudier en compagnie du Dr Gibier la précipitation d’écriture en pleine lumière.
Dans ces dernières années, Robert était devenu un enthousiaste disciple du célèbre théurge lyon nais Philippe, dont nous aurons bientôt l’occasion d’en tretenir longuement nos lecteurs. Robert laisse une autobiographie et des notes que“ nous nous ferons un plaisir et un honneur de publier dans I’Initiation. _ " . .
Que M"“’ veuve Robert reçoive, au nom de toute la rédaction, nos plus sincères compliments de côndoléance. ‘ PAPUS. t Robert est mort dans la plus profonde misère et n'a dû qu’à des amis dévoués les adoucissements de ses der niers jours.
Notre collaborateur M. L.-M. Bazalgette vient d’avoir la douleur de perdre son père; nous le prions d'agréer, au nom de la rédaction et du groupe, parmi les membres desquels il compte de nombreux am‘s, l’expression de notre bien sincère et bien sympathique condoléance. Le Gérant: ENCAOSSE. TOURS. -— IMP. E. ARRAULT ET C", RUE DE LA PRÉFECTURE, 6.
"‘U' Principaux Ouvrages rec0mmandés pour l’étude de l’OCCULT13ME et de ses applications CONTEMPORAINS F _CH BARLET _ . { L’Évolution de l’Idée. ' ' ' ' ' L'Instru:tion Intégrale. ' STANISLAS DE GUAITA _ . ( Le Serpent de la Genèse. l Le Temple de Satan. PAPUS . . . . . . . . . . Traité élémentaire de Magie pratique La Science des Mages. > Ésotérisme et Socialisme. Dieu et la Création. A. JHOUNEY . . . . . . . RENÉ CAILLIÉ . . . . . .
CLASSIQUES ELIPHAS LÉVI . . . . . . SAINT-YVES D’ALVEYDRE FABRE D’OLIVET. . . . . ALBERT POISSON. . . . . La Clef des Grands Mystère;. Mission des Juifs. ’ ' La Langue hébraïque restituée. Théories et Symboles des Alchimistes. LITTÉRATURE ( La Magicienne. JULES LERM1NA. . . . A Brûler. BULWER LYTTON . . . l zanom' v' ( La Maison Hantée. MYSTIQUE p SÉDm , Jeanne Leade. . . . . . - Jacob Bœhme et les Tempéraments.
Traité méthodique de Science Occulte. POUR DÉTAIL ET PRIX, S'ADRESSER: il la librairie Clllllillll. 79, rue (il! Faubourg-Poissonnière, PARIS Envoi Franco du Catalogue. c‘eût.- TOURS, lMP. E. ARRAULT ET CIE êl-u. O v...