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14° VOLUME.. — 5me ANNÉE SOMMAIRE PARTIE INITIATIQUE... PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE... PARTIE LITTÉRAIRE.... 1» A* BIBLIOGRAPHIE........... EU_N°J_ Avant-propos.... (P- 1 à 4). Le Culte du Moi (p. 5 à 18). Mariage de l’Agneau.. (p. te, à 21). ' Traité d’astrologiegénétliliaque............... (p. 22 à 34). Le Périsprit............... (p. 34 à S;). Jvma...................... (p. 38 à 42). La Vie d’un Mort (fin) (p. 43 à 53).
Le Cœur....:............. (p. 53). zl la Recherche des Destinées de E. Nus (p. 54 à 66). Isis dévoilée ou l’Egyptùlogie sacrée de ErnesfBosc............... (p. 66 à 68). En Vitrine............. (p. 68 à 72). (Janvier 1892) La Direction. F.-Ch. Barlet. C. de Bodisco. Selva. G. Delanne. Vurgey. Lermina. Paul Marrot. Papus. Papus. Paul Sédir.
Groupe indépendant d’Etudes ésotériques. — Fraternité Lyonnaise et Catalane. ■‘-r Nouvelles diverses. — Avis à nos Abonni s (p. yat.ÿ. 77). ■able générale- des matières de F Initiation (12 premiers votumfes) (p. 78 à. 96). Rédaction : , rue de Trevise. 20 PARIS Administration. Abonnements : 58, rue St-A ndré-des-A ris. 58 PARIS
PROGRAMME Les Doctrines matérialistes ont vécu. Elles ont voulu détruire les principes éternels qui sont l’essence de la Société, de la Politique et de la Religion ; mais elles n’ont abouti qu’à de vaines et stériles négations. La Science expéri mentale a conduit les savants malgré eux dans le domaine des torces purement spirituelles par l’hypnotisme et la suggestion à distance.
Effrayés des résultats de leurs propres expériences, les Matérialistes en arrivent à les nier. L’Initiation est l’organe principal de cette renaissance spiritua liste dont les efforts tendent : Dans la Science, à constituer la Synthèse en appliquant la méthode analogique des anciens aux découvertes analytiques des expérimentateurs contemporains.
Dans la Religion, à donner une base solide à la Morale par la découverte d’«n même ésotérisme caché au fond de tous les cultes. Dans la Philosophie, à sortir des méthodes purement méta physiques des Universitaires, à sortir des méthodes purement physiques des positivistes pour unir dans une Synthèse unique la Science et la Foi, le Visible et l’Occulte, la Physique et la Métaphysique.
Au point de vue social, l'initiation adhère au programme de toutes les revues et sociétés qui défendent l'arbitrage contre ¿’arbitraire, aujourd’hui en vigueur, et qui luttent contre les deux grands fléaux contemporains : le militarisme et la misère. Enfin l’initiation étudie impartialement tous les phénomènes du Spiritisme, de l’Hypnotisme et de la Magie, phénomènes déjà connus et pratiqués dès longtemps en Orient et surtout dans l’Inde.
L’Initiation expose les opinions de toutes les écoles, mais n’appartient exclusivement à aucune. Elle compte, parmi ses 5o icdacteurs, les auteurs les plus instruits dans chaque branche de ces curieuses études. La première partie de la Revue (Initiatique) contient les articles destinés aux lecteurs déjà familiarisés avec les études de Science Occulte.
La seconde partie (Philosophique et Scientifique) s’adresse à tous'les gens du monde instruits. ’ •Enfin, la troisième partie (Littéraire) contient des poésies et des oi.tvelles qui exposent aux lectrices ces arides questions d’une manière qu’elles savent toujours apprécier. ¡...’Initiation paraît régulièrement le i5 de chaque mois et compte déjà trois années d’existence. —Abonnement: 10 franc mr an
L’Initiation du i5 janvier 1892 Principaux Rédacteurs et Collaborateurs de ï Initiation 1 PARTIE INITIATIQUE F. Ch. Barlet. S.\ I.'. — Stanislas de Guaita. S.’. I.-. — Julien Lejay, S.-. I.*. £ — George Montière, S.’. I.'. — Papus, S.-. I.-. 2° PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE Aleph. — Le F.'. Bertrand i8’.-. — René Caillié. — A. C. Tshéla. — Camille Chaigneau.— Chimua du Lafay. — G.
Delanne. — Delézinier. — Jules Doinel. — Fabre des Essarts. — Jules Giraud. — Horace Lefort. — L. Lemerle. — Donald Mac-Nab. — Marcus de Vèze. .— Lucien Mauchel. — ■Napoléon Ney. — Eugène Nus. — Horace Pelletier. — Philophôtes.— G. Poirel.— Quærens.— Raymond.— A. Robert.— A. de Rochas. — Rouxel.— H. Sausse. — Paul Sédir. — Selva. L. Stevenard. — Pierre Torcy. — G. Vitoux. — F. Vurgey. — Henri Welsch. — Oswald Wirth.
3» PARTIE LITTÉRAIRE Maurice Beaubourg. — E. Goudeau. — Manoël de Grandford. — Jules Lermina. — L. Hennique. — R. de Maricourt. — — Catulle Mendès. — Emile Michelet. — George Montière.— Léon Ristor. — Saint-Fargeau. — Ch. de Sivry.— Ch. Torquet. 4° POÉSIE Ed. Bazire. — Ch. Dubourg. — Rodolphe Darzens. — R. de Maricourt.— Paul Marrot. — Robert de la Villehervé.
L’initiation du i5 janvier 1892 Groupe Indépendant D’ÉTUDES ÉSOTÉRIQUES quartier général : 2g, rue de Trévise, Paris Membres. — Bibliothèque. — Salle des Conférences. — Salle des Cours. — Aucun droit d'entrée, aucune cotisation ne sont demandés aux membres. Les frais de la Société sont supportés exclusivement par les fondateurs et par les bénéfices de la Librairie adjointe au Quartier Général.
Tout abonné de I’Initiation ou du Voile d’Isis reçoit sa carte de membre sur sa demande. Diffusion.— 17 branches en France, 25 branches à l’étranger, 18 correspondants locaux. Etudes. — Etude impartiale des Forces encore inconnues de la Nature et de l’Homme d’après le Principe de la Division du Travail.
22 Groupes d’Etudes théoriques, pratiques et d’action, au Quartier Général. [Hypnotisme, Magnétisme, Spi ritisme, Magie, etc., etc.] Travaux accomplis. — En 14 mois, outre la constitution à l’extérieur des branches et des correspondants, les groupes d’études ont fait plusieurs découvertes importantes et enquêtes scientifiques sur la Force psychique, la Télépathie, le Spiri tisme, FHypnotisme, etc. — Huit ouvrages inédits ont été publiés au Quartier Général par MM. F.-Ch.
Barlet, Stanislas de Guaita, Papus, Julien Lejay, A. Chaboseau, A. Poisson, E. Michelet, G. ’Vitoux. Dix autres ouvrages d’études ont été publiés par les Branches du Groupe. Citons ceux de MM. Lefort [Sens], Nehor [Bruxelles], Vurgey [Bruxelles], Quærens [Mar seille], Èlie Steel [Lyon], B. Nicolaï [Lyon], Marcellus Leloir [Bordeaux], Dr Planténga [Amsterdam], H.
Girgois [La Plata], Journaux et Revues. — Revue mensuelle : V Initiation; journal hebdomadaire : le Voile d’Isis. — Prochainement pa raîtront deux nouveaux journaux dont : Psyché, revue littéraire mensuelle. En outre, le Bulletin de la Bibliothèque inter nationale des Œuvres des Femmes paraîtra régulièrement à partir du 15 novembre.
Sociétés adhérentes [principales]. — Bibliothèque interna tionale des Œuvres des Femmes, Suprême Conseil et Loges Martinistes, Fraternité de la Rose-Croix Kabbalistique, H. B. of L., etc., etc.
ÏI Initiation entre, avec ce numéro, dans sa cin quième année d’existence. Depuis son apparition elle a été l’objet d’une faveur toute spéciale de la part dupublic, et son tirage a pro gressivement augmenté. Ce succès, nous le devons autant aux efforts de tous nos rédacteurs qu’au dévouement et à la fidélité de nos amis de la première heure. Nous les en remer cions tous profondément.
Nous avons fait tout notre possible pour conserver à notre organe son caractère d’indépendance. Nous réalisons au fur et à mesure des demandes de nos abonnés toutes les améliorations nécessitées par le suc cès de notre mouvement. C’est ainsi qu’il y a cinq ans, lorsque nous avons commencé, le nombre des ouvrages relatifs à nos idées
2 l’initiation était assez restreint pour ne pas nécessiter une biblio graphie trop considérable. Aujourd’hui il n’en est plus de même, et la création d’une partie bibliographique est devenue nécessaire. Le soin et la conscience ap portés dans l’analyse des ouvrages qui nous intéres sent pourront être, espérons-le, appréciés de nos lecteurs. Que de chemin parcouru depuis ces cinq années !
Lorsque l’on songe que la seule société s’occupant d’ésotérisme qui existait alors en France, comptait à peine trente membres, sans local à elle, sans librairie, et sans autres moyens de propagande que des mau vaises traductions de compilations indigestes publiées dans un organe mensuel inféodé à une secte, on verra facilement les progrès réalisés.
On nous accuse souvent de manquer de modestie en parlant toujours du nombre de nos membres et de nos branches: mais que voulez-vous? c’est encore la meilleure réponse qu’on puisse faire aux « bons petits camarades » que ces chiffres agacent, pour ne pas dire plus. Aujourd’hui nous possédons une salle de confé rences dans laquelle peuvent facilement se placer cent cinquante auditeurs.
Notre Quartier Général possède vingt-quatre Groupes d’études ou d’action à Paris, et plusieurs autres sociétés philosophiques se sont jointes à nous. Ces réunions d’études ne se tiennent pas seulement au centre; mais encore chez la plupart des directeurs de Groupes ; chaque mois nous enregis trons la fondation d’une ou de deux branches nou velles à l’étranger. Tout cela ne vaut-il pas mieux
AVANT-PROPOS 3 que les plus brillantes polémiques pour affirmer le succès progressif de notre mouvement? Sans compter que nos moyens de propagande ont augmenté dans de notables proportions. Ce n’est plus seulement une seule revue mensuelle, l’initiation, qui se charge de répandre nos idées, ce sont encore : i° Un organe hebdomadaire, le Voile d’Isis, qui vient de publier un numéro exceptionnel tiré à 100,000 exemplaires, tous distribués à domicile ; 2° Un organe mensuel consacré à l’Art et à la Lit térature. Psyché, sous la direction d’Emile Michelet; 3“ Un organe trimestriel, fort important pour la X>ro\>agand.e,\aBibliographie de lascience occulte (livres modernes), envoyé gratuitement. 4e Outre ces publications appartenant particulière ment aux groupes, nous devons signaler, la Renais sance Symbolique (organe franc-maçonnique men suel), et le Socialiste Chrétien (hebdomadaire de l’abbé Roca), publiés par la Librairie. Voilà pour les publications périodiques. Quant aux volumes, lorsque nous aurons dit que trente ouvrages, tous consacrés à la défense de nos idées, sont en cours de publication au Quartier Géné ral, nous aurons, pensons-nous, montré suffisamment la vitalité du mouvement. Croit-on que tout cela s’est réalisé sans lutte ? Certes non. Jusqu’à présent toutes les calomnies, toutes les attaques, toutes les oppositions occultes ou patentes faites pour nous nuire, n’ont pas réussi à arrêter un seul instant l’essor de notre succèsQuel sort nous réserve l’avenir? Nous l’ignorons.
4 l’initiation Quel qu'il soit, toutefois, nous aurons la conscience d’avoir pleinement rempli notre devoir vis-à-vis de notre cause. La Direction.
PARTIE INITIATIQUE (MORALE) ©B M®ï Plaidoyer d’office pour Maurice Barrés contre Quærens A Monsieur Quærens, Cher et estimé confrère.
Permettez qu’en vous adressant, après bien d’autres sans doute, toutes mes félicitations au sujet de votre vigoureux article du 2 novembre 1891, sur le Vrai fléau, je vous avoue que l’enthousiasme qu’il inspire s’est trouvé, pour moi, et pour plus d’un autre lecteur peut-être, troublé d’une impression pénible, à cause de l’œuvre que vous y mêlez.
Il m’a semblé lire une sentence magnifique en elle-même mais rendue par l’effet d’une erreur judiciaire. Laissez-moi, je vous prie, en appeler auprès de vous-même de ce juge ment, bien que je n’y sois nullement sollicité, si ce n’est par un vif désir de vous soumettre un ensemble d’arguments subtils peut-être, mais essentiels à mon
6 l’initiation avis, que cette cause emprunte aux doctrines qui nous sont chères. Contrairement à vous, en effet, cher et honoré con frère, j’estime que le culte du Moi appartient à l’oc cultisme le plus pur.
Vous n’avez pas eu, je pense, l’occasion de lire ce remarquable Examen qui précède la nouvelle édition de Soits l’œil des Barbares: vous y auriez vu que ce quevous jugez «une simple boutade littéraire, un para doxe pour l’amour de l’art », est au contraire une doctrine très sérieusement méditée, vigoureusement répandue par des conférences ou par la presse, et qui fait rapidement son chemin parmi notre jeunesse.
Les justifications de l’auteur vous auraient fait com prendre aussi combien sa doctrine mérite un pareil succès, combien nous devons nous en réjouir et l’aider. N’allez pas croire que je ne veuille avec vous flétrir l’égoïsme, principe de multiplicité, source première de toute souffrance. J’applaudis de grand cœur à vos justes imprécations contre cet esprit du mal.
Mais si, par la pauvreté de la langue, son nom est en tête de l’œuvre, ce n’est nullement de lui qu’il s’agit dans ces livres de Mau rice Barrés, pleins d’une si haute spiritualité.
Loin d’être ici en face de ce vrai fléau dont la brutalité hautaine provoque, implacables, tous les emportements des cœurs généreux, nous sommes dans cette atmosphère sereine des principes où la profondeur et la délicatesse des pensées ne se perçoit qu’au prix du calme le plus ferme de lame.
LE CULTE DU MOI 7 Dans le langage métaphysique de cette région, culte du Moi ne signifie plus du tout comme en bas, l’adoration du soi personnel, mais la culture du Moi de Fichte et de Schelling; de ce Principe universel qui se cache au fond de l’être humain comme en un sanctuaire, assailli, menacé sans cesse par le Non-Moi, par les Barbares, qui, en dépit du titre, sont ici les égoïstes véritables.
Cette dénomination même à'égoïsme ou égotisme s’explique aisément. Si chaleureux défenseur que l’on puisse être de la Fraternité, il est impossible de l’in terpréter comme une abnégation complète de notre personne en toute occasion. N’est-il pas certain que le dévouement doit avoir ses limites ?
Pour ma part, je n’ai jamais pu comprendre que comme une dégénérescence grossière cette légende qui nous montre le Bouddha (être surhumain qui a renoncé aux splendeurs du Nirvana pour instruire les hommes) terminant sa mission céleste en se livrant en pâture à la tigresse en quête d’une proie pour ses petits. Non : chacun de de nous a sa mission, son rôle {persona}, sa personne à jouer en ce monde.
Elle nous place au-dessus de toute une série d’êtres d’ordre inférieur contre la quelle nous avons à la sauvegarder ; la défendre de tout danger extérieur, écarter tout ce qui s’oppose à la plénitude de son expansion est donc un devoir. Ainsi il y a égoïsme et égoïsme ! L’un est agressif, absorbant; il se fait centre dévo rant; c’est l'égoïsme vulgaire, le néant en action ; voilà le fléau destructeur que vous vouez si justement à l’exécration’.
8 l’initiation L’autre, uniquement résistant, se fait d’abord inex pugnable pour devenir centre rayonnant; c’est l’é goïsme philosophique de l’Etre qui veille sur son essence même, la liberté. Du premier procèdent et le paupérisme et le mili tarisme ; la guerre hideuse de conquête ! la guerre du Barbare. Au second se rattache la pauvreté digne et forti fiante; la guerre purifiante de la défense, la protection de la Patrie, du Moi.
C’est l’Egoïsme barbare qui faitl’EgotismeduiWof; là est du reste la cause du mystère en occultisme. Si les Barbares font la guerre, c’est pour la satisfaction des désirs inférieurs ; tandis que le Moi que défend contre eux l’Egotisme est la source des plus hauts senti ments humains ; c’est l’homme intérieur, ce germe délicat qu’il faut cultiver sans cesse comme la raison d’ètre de l’homme actuel, et l’espoir de son futur.
Entendez sur ce point les déclarations si nettes et si élégantes de Maurice Barrés : « J’entends que l’on va me parler de solidarité : Le premier point c’était d’exister. Que si mainte nant vous vous sentez libre des Barbares et véritable ment possesseurs de votre âme, regardez l’humanité et cherchez une voie commune où vous harmoniser. ...
« Ah ! vienne l’instant où l’inconscient m’aura avancé si haut dans l’échelle des êtres, que j’embras serai l’Univers et que j’en prendrai conscience ! Alors j’aurai atteint à ce Moi qui est complet, qui est mon principe et ma fin et l’impulsion de ma culture. Je serai l’absolu conscient, je serai Dieu ! »
LE CULTE DU MOI 9 Et cette formule encore : « Un même besoin nous agite les uns et les au tres, défendre notre Moi, puis l’élargir au point qu’il contienne tout. » Ne sommes-nous pas là en pleine Initiation ? n’en voilà-t-il pas clairement indiqué et le but et l’effet préliminaire obligé ? Ne reconnaissez-vous point ce qu’en occulte nous nommons la culture psychique ? le TvwOt aeaurov des Initiés anciens? Savoir, vouloir, oser, se taire.
N’est-ce pas enfermer le Afoz dans la citadelle du for intérieur, à l’abri de l’assaut des Barbares, pour le cultiver en toute liberté ? Voyez du reste le code même de la fra ternité : l’Evangile ; combien d’exemples ne nous offre-t-il pas de cette défense du Moi ?
L’indignation contre les pharisiens ; les marchands chassés du tem ple à coups de fouet ; la mère même du Christ éloi gnée comme étrangère quand l’ésotérisme se dé ploie ; et l’ordre de quitter pour lui ses plus proches parents, et la déclaration que l'Evangile apporte la guerre au dehors avec la paix intérieure !
C’est que le dévouement, comme toute force dans la nature, ne devient largement fécond, n’atteint aux hauteurs magiques de la Fraternité qu’à la condition de s’universaliser. S’il s’individualise, s’il se laisse choir dans les filets de la pitié, il y périt au profit des forces de détail.
Rôle superbe, sans doute, par faitement propre à procurer ce que les bouddhistes appellent un riche Devakan ; mais non à nous élever jusqu’aux sphères sublimes de la Fraternité. Rappe lez-vous, cher confrère, cette belle fiction de l’initié
10 l’initiation Bulwer Lytton. qui a titre Zazzonz. A mesure que ce disciple de Medjnour, initié comme lui depuis des siècles, cède à la pitié pour Glyndon, puis à l’amour individuel, ses facultés transcendantes se troublent, s’évanouissent et finalement il meurt, tandis que l’implacable Medjnour, maître du Moi, survit pour continuer le grand œuvre.
N’allez pas craindre qu’une pareille doctrine puisse être défigurée en se divulguant au milieu des Bar bares: une si haute spiritualité n’est pas pour les toucher. On ne la peut goûter à moins de savoir, ainsi que Philippe, « se comprendre comme un ins tant d’une chose immortelle ». Il faut être «un Moi qui veuille se garder, se connaître, en face de la fantaisie, du goût, du plaisir, du vagabondage si vif chez l’être jeune et sensible ».
Il faut pour apprécier cette haute culture, savoir se dresser contre «ceux qui vivent comme dans un mardigras perpétuel, sous des formules louées chez le cos tumier à la mode»; il faut «savoir et vouloir faire effort pour croître ». Ce sont donc des âmes d’élite que Maurice Barrés nous prépare par le culte du Moi ; il crée la pépinière de cette humanité fraternelle qu’appelle de tous ses vœux votre âme généreuse.
Ses disciples sont les initiés de demain dont nous n’aurons été que les faibles précurseurs. Ce qui me fait penser qu’ils pour ront bien être aussi nombreux que nous le souhaitons, c’est que le culte du Moi ajoute à ses hautes qua
LE, CULTE DU MOI I I lités l’avantage de constituer la morale transcendante la mieux appropriée à l’esprit de notre temps et au mouvement providentiel du progrès. Les preuves de cette assertion remontent à des observations fort importantes que nous allons trouver i ndiquées parfaitement dans l’œuvre de Maurice Bar rés. Considérons d’abord le culte du Moi au point de vue philosophique.
Aujourd’hui une morale de pur sentiment n’est plus de mise, si élevée qu’en soit l’expression ; celle du bon sens n’est pas moins in suffisante. Mis en défiance contre tous nos instincts religieux ou intellectuels, nous ne voulons obéir qu’aux doctrines assises sur la science expérimentale.
Le positivisme, qui a été leur première expression, s’est transformé d’abord en utilitarisme avec Stuart Mili et Spencer, puis en pessimisme moniste avec Schopenhauer réhabilité et Hartmann, le philosophe de l’inconscient. Mais vous savez de quelles angoisses ces morales subtiles et froides nous tourmentent.
Semblables à certaines démonstrations mathémati ques, elles se prouvent sans nous persuader ; on di rait des automates qui vivent mais n’ont point d’âmes pour nous entraîner à leur suite ; elles avancent sans aller nulle part. Or cet esprit, cette chaleur qui leur manquent, le culte du Moi les leur donne, tout en synthétisant les formes de leur évolution. Par lui le pas fatal est ac compli, voilà franchi le seuil qui sépare le naturalisme
12 l’initiation du spiritualisme. Aussi, en lisant Maurice Barrés, on se demande si c’est encore Goethe, Spencer ou Hart mann que l’on entend; si ce n’est pas plutôt Spinosa, Shelling ou Wronsky.
Ecoutez ces lignes : Voici d’abord la raison d’être de cette morale scien tifique : « Les jeunes gens sincères ne trouvant pas, à leur entrée dans la vie, un maître, axiome, religion ou prince des hommes (i) qui s’impose à eux, doivent tout d’abord servir les besoins de leur Moi; le premier point c’est d’exister. » Voici maintenant leur résultat : «C’est nous qui créons l’Univers; telle est la vérité qui imprègne chaque page de cette petite œuvre.
De là les conclusions : le Moi découvre une harmonie universelle à mesure qu’il prend du monde une cons cience plus large et plus sincère.
Cela se conçoit, il crée conformément à lui même ; il suffit qu’il existe réellement et dans un univers qui n’est que l’en semble de ses pensées, régnera la belle ordonnance selon laquelle s’adaptent nécessairement les unes aux autres les conceptions d’un cerveau lucide. » Voici, enfin, le but, bien supérieur à celui du pessi misme : « Ainsi, à force de s’étendre, le Moi va se fondre dans l’inconscient.
Non pas y disparaître, mais (i) Trinité très remarquable que l’auteur a soin de souli gner; elle marque en effet les puissances qui se sont succédé dans l’histoire avec leur ordre chronologique qui donne la loi d’évolution.
LE CULTE DU MOI l3 s’agrandir des forces inépuisables de l’humanité, de la vie universelle. » Vous avez remarqué, sans doute, que le spiritua lisme de Maurice Barrés est tout Indien encore: il se rapproche plutôt de ce qu’on a nommé parmi nous le bouddhisme ésotérique ; c’est encore là un caractère de son opportunité actuelle.
Le protestantisme boud dhique est en effet, par la subtilité de sa métaphysique, l’intermédiaire tout naturel entre la philosophie posi tive et le spiritualisme ; la raison en est claire: il est négatif comme nos sciences, en ce sens qu’il songe principalement à recevoir pour son propre avantage ; mais en même temps qu’il a ainsi le pied posé sur notre égoïsme individuel, sa tête s’élève dans les plus hautes régions métaphysiques ; un grand occultiste l’a nettement défini du nom d’« égoïsme spiritualisé ».
Il faut s’élever à plus de détachement encore pour atteindre à cette spiritualité qui participe de la provi dence en s’oubliant pour la rédemption universelle. Il est bien difficile et bien rare d’y arriver directement du fond de notre analyse individualiste.
C’est pour quoi le bouddhisme ésotérique se répand plus aisément chez les peuples protestants qui ont plus étouffé le sentiment, ou parmi les savants que la précision pas sionne exclusivement (i).
Chez nous-mêmes, l’Inde attire par son positivisme mais repousse par sa séche resse ; Maurice Barrés l’anime en lui donnant l’acti vité consciente et la lui conservant jusque dans le Nirvana. ( i ) C’est ce qui explique les succès de la Société théosophique en Angleterre et en Amérique, et son échec en France.
l’initiation 14 Passons au point de vue sociologique : Les citations précédentes vous ont montré déjà combien il s’en faut que la doctrine philosophique de Barrés inflige un rude démenti à ses idées politi ques, mais il y a dans leur concordance des observa tions si intéressantes qu’elles méritent qu’on s’y arrête davantage. Remarquez d’abord en quoi cette doctrine est essen tiellement démocratique.
Revoyez la définition du Barbare, ce n’est pas du tout l’être inculte ; Barrés se défend vivement de cette hérésie : « Par quelle grossière obsession profes sionnelle séparerais-je l’humanité en artistes, fabri cants d’œuvres d’art, et non-artistes ?
Si Philippe se plaint de vivre sous l’œil des Barbares, ce n’est pas qu’il se sente opprimé par des hommes sans culture ou par des négociants ; son chagrin, c’est de vivre parmi des êtres qui de la vie possèdent un rêve opposé à celui qu’il s’en compose, fussent-ils par ailleurs de fins lettrés. » Le Barbare, c’est le pédant routinier, gonflé de la science mal digérée des autres ; c’est le « bonhomme système monté sur la bourrique pessimiste » c’est le satisfait qui étouffe sous le masque du convenu « sous les formules louées chez les costumiers à la mode » toutes les protestations de la nature opprimée à son profit.
« Leurs convictions, tous leurs sentiments ce sont manteaux de cour qui pendent avilis et flasques sur des âmes indignes ! — Ils contredisent l’incons cient en se dérobant à jouer le personnage pour leque
LE CULTE DU MOI I 5 de toute éternité ils furent façonnés! — Soldats, magis trats, moralistes, éducateurs, pour distraire les simples de l’épouvante où vous les mettez, laissez qu’on leur démasque sous vos durs raisonnements, l’imbécillité de la plupart d’entre vous, et le remords du surplus. » Or où les trouvons-nous répandus, ces barbares qui vivent dans, un mardi gras « perpétuel ».
Où ? sinon dans cette catégorie sociale qui aime à se procla mer, selon ses appétits, plus encore que d’après ses devoirs: la classe dirigeante ! Elle a eu, comme autre fois la religion et la noblesse, son heure de grandeur et de bon travail. Mais sa déchéance est pour la plus grande part dans la corruption de notre fin de siècle.
Ici apparaît la grande loi de l’évolution que Lejay va nous montrer dans son prochain livre : la succes sion des trois principes trinitaires sous la forme de noblesse, de bourgeoisie et de peuple, pour aboutir à leur synthèse.
Le cycle de la bourgeoisie se termine : c’est à la démocratie qu’est confié maintenant le flam beau de la civilisation, c’est par elle que doit passer actuellement la forme sociale pour s’approcher du règne encore idéal delà Fraternité.
« Lame populaire a le dépôt des vertus du passé et garde la tradition de la race ; en elle comme dans un creuset où tout acte dégage sa part d’immortalité, l’avenir se prépare. » Or, le Peuple n’est pas un Barbare, et d’autre part l’un des buts suprêmes du Moi dégagé de la barbarie, est de participer au bonheur du peuple.
Le culte du Moi est donc complètement démocratique : Le peuple n’est point Barbare parce qu’il vit selon l’instinct, spontané, naturel, vrai.
l’initiation 16 « Les hommes réunis par une passion commune créent une âme. Chacun la possède en soi, mais ne la connaît même pas ; c’est seulement dans l’atmo sphère d’une grande réunion, au contact des passions qui fortifient la science que, s’oubliant, lui et ses petites réflexions, il permet à son inconscient de se développer. « De la somme de ces inconscients naît l’âme populaire.
Pour la créer, seuls valent des ouvriers, des gens du peuple, plus spontanés, moins liés de petits intérêts que les esprits réfléchis. Elle est ana logue à chacun de ceux qui la composent, et n’est identique à aucun. Elle dépasse tout individu en sagesse, en sens vital. Ce qu’elle décide spontané ment, ce sont les conditions nécessaires de la vie. » Aussi comme Barrés l’aime cet esprit collectif! «Quelle est Pâme du peuple?
Je veux frissonner avec elle, la comprendre par l’analyse du détail, et, par amour arriver enfin à en être la conscience. » , Ces sentiments appartiennent au troisième degré de culture du Moi : je rappelle les expressions qui. l’indiquent, car elles sont essentielles à un autre point de vue social. « Ce n’est pas assez que le Moi existe ; comme il est vivant, il faut le cultiver, agir sur lui mécanique ment (étude, curiosité, voyages).
« S’il a faim encore, donne lui l’action (recherche de la gloire, politique, industrie, finances). « Et s’il sent trop de sécheresse, rentre dans l’ins tinct, aime les humbles, les misérables, ceux qui font effort pour croître. »
LE CULTE DU MOI 17 N’apercevez-vous pas dans ce programme trinitaire la qualité essentielle faute de laquelle la démocratie périt presque toujours : la hiérarchie !
Non pas cette hiérarchie artificielle, tyrannique, que par instinct de conservation et, faute de mieux, nous empruntons au vieil héritage des civilisations passées, mais cette hiérarchie naturelle qui confirme l'égalité, assure la liberté et développe la fraternité, parce qu’elle est basée sur la croissance naturelle du Moi depuis l’instinct jusqu’à l’intuition. L’autorité correspond ici à la valeur réelle, essentielle.
Au bas le Moi qui se cherche, se cultive par action mécanique, ouvre ses germes — Le Travailleur. Au milieu le Moi bien dégagé, dans la plénitude de sa force, ardent au labeur social : à lui la conduite de l’État, la gloire, l’industrie, la haute finance, le gou vernement, la classe vraiment et justement diri geante de la société politique.
Au-dessus le Moi, qui s’élève jusqu’à l’amour des humbles et des faibles, qui s’oublie dans le dévoue ment, la vraie noblesse, celle de l’âme. Ajoutez-y cet état décrit ailleurs où « le Moi s’est élargi jusqu’à contenir Tout », n’aurez-vous pas à la fois, et les degrés principaux de l’Initiation, et les classes de cette Synarchie qui se base sur la science sacrée !
Telle est la portée véritable du culte du Moi, voilà comment il doit conduire à cette forme sociale dont vous appelez l’avènement, où le Barbare aura dis
l’initiation ï8 paru, où seront étouffées, je ne dis pas la guerre et la pauvreté (épreuves nécessaires pour bien des siècles encore), mais leurs hideuses caricatures : le milita risme par qui la force prime le droit, et le paupérisme, revers honteux de l’égoïsme opulent.
Il resterait à voir par quelles institutions on peut favoriser ce culte fécond du Moi ; mais je n’ose pas étendre encore ce trop long plaidoyer; vous l’avez aperçue du reste, je n’en doute pas, cette institution ; la vigoureuse satire de Maurice Barrés la dénonce assez bien aussi : C’est une éducation publique assez libre dans ses idées pour développer en chacun son originalité pro pre au lieu delà mutiler dans le moule universitaire; assez largement répandue pour s’offrir à toutes les ca pacités; assez complète enfin et assez synthétiquepour conduire chacun de ses élèves exactement au rang spécial dont il est capable.
Vous en démontrer la possibilité ne m’est pas per mis ici ; mais en voici beaucoup plus qu’il n’en fal lait, je l’espère, pour vous convaincre, cher et estimé confrère, que le culte du Moi doit répondre aux plus légitimes aspirations de votre générosité. F.-Ch. Barlet.
PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE Théorie de l’Involution et de l’Évolution de l’âme humaine basée sur des expériences spirites de maté rialisation et de dématérialisation pendant lesquelles il fut permis à l’Esprit de me communiquer que LA LUMIÈRE est la matière première du règne minéral, végétal et animal. L’âme humaine est éternelle. Elle n’a eu ni com mencement ni fin.
Elle n’a pas été créée, car sa créa tion admettrait un temps pendant lequel elle n’aurait pas existé. (i) M. de Bodisco, chambellan de S. M. ¡’Empereur de Russie, vient de faire paraître un très curieux ouvrage con sacré à la description de ses expériences touchant les phéno mènes spirites. (Traits de Lumière, i beau vol. in-8, avec planches en couleur, 5 fr.
Librairie du Merveilleux, 29, rue de Trévise.) En outre,M. de Bodisco nous communique un article très original que nous sommes heureux de faire apprécier par nos lecteurs.
20 l’init,iation Si l’âme n’a pas été créée, étant, d’après l’Évangile, de la même substance que Dieu, elle n’a pu être que différenciée. L’âme est un souffle. Un rayon de Dieu. Qui dit rayon dit lumière. Avant toute chose, selon l’Evangile, Dieu fit la lumière. Un souffle se produit par la respiration et par l’inspiration. Ce mouvement correspond à Ylnvolution et à YÉvolution.
Dans ce souffle divin l’âme angélique a été diffé renciée, composée d’intelligence et d’amour ; d’ici date le mouvement de la balance, l’Origine des sexes: car l’intelligence est le sexe masculin, l’actif, l’amour; le sexe féminin, le passif. L’intelligence et l’amour unis forment l’Ame angélique et Y Ame complète.
L’idée de l’âme complète m’a été confirmée par la voix de l’Esprit et par une écriture directe dans la quelle les expressions « d’âme sœur » et « je t’at tends toujours » ont été exprimées. L’âme complète correspond à Adam et Eve des Écritures avant leur chute ou séparation. Quand le masculin et le féminin de l’âme angé lique se sont séparés, l’Involution de la lumière com mence.
Le rayon de Dieu, la lumière, se cristallisant dans le minéral devient matière ou force. Cette matière minérale, grâce au mouvement inces sant de ses molécules, à sa vie antérieure, causée par le souffle divin, se modifiant à l’infini, rentre dans le domaine de notre science positive, qui admet et
MARIAGE DE L’AGNEAU 21 constate que le règne minéral passe au règne végétal pour continuer son évolution par le règne animal pour passer à l’homme. Dans l’homme, l’évolution s’arrête, et le rayon divin devient conscient et personnel, et alors com mence son évolution vers Dieu. Les sciences positives ne pourront jamais rien nous apprendre sur cette évolution.
C’est à l’occul tisme qu’il faut s’adresser, et dans le spiritisme trouver les voies transcendentales qui donnent la pos sibilité de se persuader que la force vitale qui rem plit notre corps ressemble à une lueur, visible à la vue.
Dans cette lueur gît notre Ego éternel dans son évolution vers la sphère angélique, où il passe s'il s’est imprégné, pendant ses évolutions terrestres et astrales, d’amour et d’intelligence, c’est-à-dire deux qualités primordiales et essentielles pour repasser dans la sphère angélique, d’où en se séparant, l’âme complète est sortie, et où elle s’unit à son âme sœur qui l’attend en reconstituant son Ego éternel, directe respiration ou souffle divin. La foi et la science se trouvent ainsi conciliées. C. de Bodisco. Saint-Pétersbourg.
22 l/lNITIATlON (ASTROLOGIE) Or si on voit une force telle que l’attraction — en prenant son existence pour démontrée — agir à des distances pareilles, sur des masses énormes comme le sont les corps planétaires, et arriver à les maintenir dans l’équilibre et dans l’ordre établi ; si on voit la puissance de l’attraction provoquer les phénomènes des marées et des perturbations du mouvement des planètes ; action profonde qui s’exerce sur la matière inerte — il paraîtrait déraisonnable d’admettre une autre force, émanant de ces mêmes corps célestes, mais d’essence beaucoup plus subtile celle-là, qui pût agir sur un organisme aussi fin et sensible que l’est l’homme?
On pourrait citer ici l’influence des phases lunaires sur les lunatiques. Mais, ne pouvant nier ces influences, on objectera qu’elles sont de nature purement physique.
Voyez cependant combien intimement sont liés le physique et le moral dans la seule question des tempéraments, et comme s’enchaîne le tempérament avec le carac tère, le caractère avec les idées, les idées avec les actes, et les actes, pris individuellement, avec le cours de toute une vie humaine. Cette dernière proposition ne doit cependant être
TRAITE D’ASTROLOGIE GÉnÉTHLIAQUE 2 3 considérée que comme un simple aperçu, non comme la conception même de l’influence astrale, qui porte rait ainsi un cachet par trop matérialiste.
A l’aide de ces raisons et de bien d’autres, on pourrait arriver sans doute à faire admettre par tout esprit non prévenu la possibilité d’une influence astrale, et par tant celle d’une science astrologique ; mais, dans un sens tout général, la possibilité scientifique d’une con ception n’entraîne pas la preuve de son existence réelle.
La preuve de l’influence astrale ne s’acquiert, comme nous l’avons dit, que dans une pratique cor recte de l’horoscopie; et, au point de vue delà théorie, par les enseignements de la science occulte.
Mais à vouloir pratiquer l’astrologie dans les con ditions requises, correctement et selon ses vrais prin cipes, l’étudiant se trouve en face de deux difficul tés principales, qui, pour celui qui ne possède pas la patience ni le sens critique voulus, deviennent les écueils où leur conviction vient se briser.
La première difficulté découle de ce fait que le mo ment précis où à lieu la naissance est très rarement noté avec une exactitude rigoureuse.
Si pour tous les éléments d’interprétation qui dépendent de la posi tion relative des corps célestes dans le Zodiaque, une erreur de quelques minutes dans la constatation de l’heure d’une naissance n’a que peu de valeur, elle prend cependant une importance capitale dans toutes les questions où la position apparente des corps cé lestes dans la sphère entre en ligne de compte. Cette importance se fera surtout sentir dans le calcul des Directions où une erreur de quatre minutes dans
l’initiation 24 l'heure donnée d’une naissance peut fausser d’une année entière certains calculs ayant rapport à l’épo que probable d’un événement.
La seconde difficulté provient de ce que, chez tous les auteurs, à part quelques rares exceptions, surtout parmi les modernes, les règles d’interprétation se trouvent extraordinairement surchargées et comme noyées dans une telle foule de complications et de restrictions — inutiles d’abord ; ensuite, selon nous, contraires souvent aux véritables principes de l’astro logie judiciaire, et partant nuisibles à sa vraie com préhension, — que l’étudiant, dès le commencement de ses études, ne sait plus comment sortir d’embar ras : et, lorsque, par respect pour la tradition, il veut observer toutes ces amplifications et toutes ces res trictions, il finit parn’y plus rien voir du tout.
Il n’est pas étonnant alors que beaucoup d’entre eux, déçus dans leur attente de « savoir», se retournent contre les soi-disant prétentions de l’astrologie et ne font qu’ac croître le nombre de ceux qui pensent et disent ^’astrologie est synonyme de fumisterie ou de chi mère.
Cette surcharge de complications, que nous venons de mentionner, nous paraît être due à une tendance fâcheuse d’après laquelle, non satisfait de trouver l’indication du caractère général d’un état ou d'un événement, mais désireux de trouver une explica tion aux moindres particularités qui les accom pagnent, on s’est mis à la recherche d’indications extérieures, dans les signes célestes, qui puissent y correspondre. Ne rencontrant pas cette correspondance
traité d’astrologie GÉNETHLIAQüE 2 5 dans la nature même des signes zodiacaux, des corps célestes et de leurs positions respectives, on est arrivé à vouloir imposer à ceux-ci des propriétés qu’ils ne possédaient point par leur nature, et à leur attribuer de force une signification souvent imaginaire et fan taisiste ; on est ainsi tombé dans le symbolisme.
Or, l’astrologie judiciaire repose, selon nous et d’autres, entièrement sur des principes naturels. L’influence astrale est une opération de la nature ; la définir n’est pas un tour de magicien ni le résultat de combinai sons cabalistiques.
L’astrologie, telle que nous l’enten dons ici, est une combinaison de plusieurs sciences ; en premier lieu de l'astronomie, puis de la science des propriétés naturelles des corps et phénomènes célestes, enfin de la science des rapports ou corres pondances entre le monde astral et l’homme, le macrocosme et le microcosme.
Bien que par son objet, la science divinatoire par excellence, elle n’a abso lument rien de commun avec les autres systèmes de divination en général, et en particulier avec les sys tèmes d’astrologie onomantique et kabbalistique. Là, de même que dans l’astrologie horaire, le symbo lisme n’est pas seulement à sa place, il en forme même la base, pouvant presque seul fournir les éléments d’interprétation.
La tendance que nous venons d’indiquer se trouve déjà fortement accusée chez Ptolémée, le premier as trologue dont nous possédions des écrits ; mais ce sont surtout les auteurs arabes qui ont poussé la chose au plus loin. On y est bientôt arrivé à confon dre les règles de l’astrologie judiciaire avec celles des
2Ô l’initiation autres systèmes astrologiques, et, faisant en première ligne besogne inutile, on est le plus souvent tombé, au point de vue de l’astrologie judiciaire, dans l’absurde et le ridicule, exposant ainsi la science qu’on voulait augmenter et élever, à des échecs constants et inévi tables, et ainsi au mépris (i).
Nous avons donc dans le présent ouvrage voulu nous attacher surtout à débarrasser les parties les plus importantes de la science généthliaque de ce qui, selon nous, est contraire à sa vraie nature et à son véritable esprit, et ce en retournant à ses prin cipes naturels, comme on remonte un cours d’eau vers sa source pour la trouver plus pure. Ce but paraîtra sans doute prétentieux de notre part. Après tout, il l’est peut-être.
Mais, si la crainte de paraître prétentieux devait toujours empêcher d’exprimer des idées autres que celles qui ont généra lement cours, on tournerait constamment dans le même cercle, ce qui serait entièrement contraire à la loi du progrès que nous enseigne cependant la nature.
Ce n’est du reste que de la discussion — la thèse sou tenue fût-elle démontrée fausse — que jaillit la lumière. (i)« ... ac ejus opus..... veris scienti® fundamentis destitutum, multis autem refertum vanitatibus ac ineptiis astrologorum Chaidteorum, ^Egyptiorum, Indorum et aliorum, ex quibus verum a falso discerni nequit. »(Morin de Villefranche. Astrologia Gallica.
Pr®t, apoi., p. iv.) « ... nugamenta Arabum, Chaldseorum, Indorum aliorumque circa nomina et vires constellationum Zodaíci, decurias planetarum, monomeria signorum, caiteraque figmenta ridi cula a Datinone potius suggesta ad hanc physicarum divinissimam scientiam diffamandam quam ab nomine rationali in ventara. » (Ibid., p. vn.)
TRAITÉ D’ASTROLOGIE GÉNÉTHLIAQUE 27 De toute manière, la science astrologique ne peut avancer que très lentement et à petits pas, parce que le plus souvent elle ne peut arriver à fixer ses règles que par comparaison, et ce sont les sujets de compa raison appropriés que l’étudiant rencontre la plus grande difficulté à se procurer.
Le chimiste, le physicien, l’ingénieur, le médecin, tous peuvent répéter, presque à l’infini, leurs expé riences et leurs essais : ils sont à même de reproduire à l’envi et de modifier à leur guise les conditions nécessaires ou favorables à l’expérimentation et à l’é tude d’un phénomène. L’astrologue, lui, en est réduit aux chances de la rencontre.
On ne lit pas sur la figure des gens si leur vie comprend tel événement ou telle suite particulière d’événements.
L’astrologue est donc obligé d’attendre parfois pendant des années, peut-être sans succès même toute sa vie durant, que le hasard lui fasse tomber sous les yeux l’horoscope dont la constitution possède le rapport voulu avec un problème qui s’est posé pour lui, qui le travaille et le harcèle ; et encore faut-il que l’exactitude de l’heure de naissance donnée par cet horoscope soit en même temps assez rigoureuse pour pouvoir lui en amener une solution ou du moins l’en approcher.
CHAPITRE PREMIER OBJET DE L’ASTROLOGIE. — FATALITE ET LIBERTÉ L’Astrologie est la science qui a pour objet de pré dire, par la position des astres au moment précis de la
28 l’initiation naissance d’un individu, les caractéristiques de son être physique, moral et intellectuel, ainsi que les évé nements importants qui l’attendent dans sa vie.
Les astrologues ont inscrit en tête de leur science cette maxime : Astra inclinant, non nécessitant. — « Nous touchons là à une des questions les plus dé licates que soulève l’astrologie : le fatalisme de la nais sance (i). » A première vue, l’astrologie paraît en effet enseigner cette fatalité. Comment l’accorde-t-elle avec le libre arbitre, et quelle est la part qu’elle fait à chacun d’eux ? « La fatalité (2) coexiste avec le libre arbitre.
Ce paradoxe apparent n’est qu’un cas particulier spécia lement intéressant d’une des lois générales qui carac térisent la vie universelle, la loi de l’harmonie des contraires, partout réunis, et non opposés, comme on le pense généralement. » L’homme est libre.
Cette liberté est le premier pos tulat de tout code de morale ; à la nier, la conception d’un effort individuel pour s’élever à une condition plus parfaite, devient une illusion ; sans elle, crime et vertu sont des mots vides de sens. Mais, dès que l’on considère l’homme aux prises avec les forces physi ques et morales, l’existence de cette liberté paraît être contredite par les faits.
Cependant, si l’on peut trouver une seule exception à son exercice, c’en est fait du principe. Il est permis à l’homme de s’exposer, à tout moment (1) Voir l’article de Ch. Barlet. déjà cité. (2) ¡b.
TRAITÉ D’ASTROLOGIE GÉnÉTHLIAQUE 29 et comme il lui plaît, à toute force de la nature, à quelque ordre qu’elle appartienne, à la condition qu’il subisse, à partir du moment où il entre dans la sphère d’action d’une force déterminée, l’empire iné luctable des lois qui la régissent.
11 peut choisir et modifier les conditions dans lesquelles une force doit opérer sur lui, augmenter telle puissance ou la mo dérer, ou même la neutraliser, en lui adjoignant ou opposant telle autre ; mais nulle part, et à aucun moment, il ne peut suspendre ni altérer aucune des lois de la nature, ni leur soustraire, dans le domaine qui leur appartient respectivement, une parcelle de son être.
Dans ces limites, l’homme peut, en obéissant à leurs lois, diriger les forces de la nature et les rendre tributaires de son intelligence et de sa volonté; que par contre il essaye d’entraver ces lois, ou que la direction d’une force lui échappe parce qu’il ignore ses principes ou qu’il n’a pas tenu compte de la faiblesse relative de sa propre nature, il en est sacrifié, culbuté, brisé, anéanti. — C’est ainsi que l’homme subit partout, et d’une manièreconstante.Ies conséquences déterminées par l’exercice antérieur de sa propre volonté.
Les lois de la nature sont au-dessus de l’homme, parce que c’est sur elles que repose le Monde et que par elles s’accomplit le plan de l’Univers dont l’homme ne représente qu’un chaînon. Comme partie constituante d’un ensemble harmonieux, l’homme ne peut nulle part s’en séparer; l’Unité qui forme le principe du grand Tout cesserait d’exister, l’harmonie universelle serait rompue. Force lui est de suivre la
3o L INITIATION marche générale de la vie universelle, marche progres sive vers la perfection et VUnité. Comme être cons cient, l’homme est libre, individuellement, de retarder ou d’avancer sa propre évolution, selon l’usage qu'il fait de sa volonté ; il n’est plus libre d’entraver ou d'arrêter la marche progressive générale de la nature: la loi universelle devient dès lors pour lui nécessité.
Il peut pour un temps s’échouer aux rives de ce grand fleuve qui est la Vie universelle, il ne peuten remonter le courant, ni le détourner; à un moment ce courant le reprend et l’entraîne à nouveau.
La fatalité se présente donc pour l’homme, comme nous venons de le voir, sous le double aspect de la marche progressive de la Nature et de la'réaction de la volonté humaine provoquée par son exercice anté rieur; mais, en face de cette fatalité, comment l’homme peut-il sauver le principe de sa liberté morale? En se soumettant volontairement, consciemment, à ce qui par sa nature constitue pour lui une invincible néces sité.
De l’accord de sa Volonté avec la Nécessité naîtra le bien, de leur antagonisme sortira le mal. Ceci établi, examinons la part que fait l’astrologie à la fatalité et à la liberté de l’homme.
« A conclure de l’état des astres au moment de la naissance à un tempérament déterminé et à certains événements futurs, on ne prétend pas que les astres, par une sorte de caprice bienfaisant ou nuisible, im posent ces événements ou ce tempérament ; on dit qu’ils en sont la preuve, non la cause; c’est par la réaction fatale de ses antécédents que l’enfant naît à ce moment, dans ce milieu qui, par sa disposition,
traité d’astrologie généthliaque 3i correspond à de telles conséquences non moins fatales de la vie supérieure (i). » Ainsi l’entrée de la monade spirituelle dans la vie terrestre ne s’opère que lorsque les positions sidérales et planétaires sont en harmonie, par les propriétés spéciales attachées à l’influx de chaque astre dans telle position, avec les circonstances extérieures réunies qui sont réclamées par l’état de son karma pré-natal, pour l’évolution de la monade sur le plan terrestre.
Ces circonstances sont réalisées objectivement par l’action des lois de l’hérédité et du milieu. Voilà comment, à ne considérer que l’influence radicale et constante de ces deux facteurs, on a pu dire que l’homme, pendant sa vie sur la terre, n’est, dans une très large mesure, que ce que l’ignorance ou la sagesse de ses ancêtres l’ont fait.
Il y a donc une corrélation exacte entre les ten dances imprimées par l’hérédité et le milieu, et celles produites par l’influence astrale telle qu’elle se mani feste lors de la naissance.
A partir du moment où cesse l’action directe des générateurs par laquelle s’opère la transmission des caractères héréditaires sur l’organisme en formation, où le nouvel être com mence à vivre de son existence propre, l’influx astral reprend pour ainsi dire et continue cette action, qui, quant au résultat à produire correspond à la sienne propre: mais les astres apportent en plus l’indication des éléments qui concourent à la formation des carac- (i) Ch. Barlet, article déjà cité.
32 l’initiation tères individuels, non transmis par l’hérédité, que doit acquérir le sujet. Arrivé à l’exercice conscient de ses facultés phy siques, morales et intellectuelles, l’homme décide ses actions dans la vie extérieure selon son meilleur savoir. Généralement il croit y faire preuve de liberté morale, alors même qu’il ne fait qu’obéir à l’influence des astres.
Car, si cette influence, comme nous l’avons dit, n’a pas, en elle-même, la nature d’une nécessité inévitable (1), cependant les astres prédisposent, in fluencent et« suggèrent » dans une très large mesure. Et ainsi bien souvent celui qui ignore leur pouvoir, leur obéit par cela même avec servilité.
L’homme étant, d’un côté, sollicité par ses ins tincts, ses penchants, ses désirs et ses passions ; de l’autre, retenu par sa raison ou par sa conscience, les décisions auxquelles il parvient, sont presque toujours le résultat d’une lutte intérieure, le plus souvent inégale. Encore lorsque la sagesse l’emporte, a-t-elle besoin de s’appuyer sur une volonté forte pour voir ses décisions réalisées.
Et combien souvent celle-ci ne lui vient-elle à manquer? Par la loi des causes et des effets, toutes choses, qu’elles existent sur le plan physique, moral ou intellectuel, s’enchaînent avec une rigueur constante. La volonté seule — mais la volonté éclairée, soute nue — peut imprimer une certaine direction au cou rant qui en résulte.
Voilà dans quel sens on peut (i) « Omnis prædictio astrologide rebus non necessario futuris, semper intelligenda est, nulla causis cælestibus resistente altéra causa.» (Morin de Viilef'ranche. Op. citât., p. vu.)
traité d'astrologie genéthliaque 33 dire que l’homme est le fils de ses œuvres, et qu’avec Aristote, l’astrologie proclame cette autre maxime : Homo sapiens dominabitur astris. Aussi en magie, la volonté est-elle Varcane suprême de la puissance. Mais pour pouvoir user de cette force, l’homme a besoin, avant tout, de connaître les lois auxquelles obéit sa nature.
11 en résulte que l’ignorant suit iné vitablement la pente naturelle où l’entraînent ses ten dances héréditaires ou acquises : pour lui les présages de l'horoscope sont autant d’arrêts empreints de fa talité. C’est ainsi que l’ignorance devient la source des trois quarts des maux qui s’abattent sur l’huma nité.
Nous nous trouvons ici en présence de la tâche la plus délicate et la plus difficile qui s’impose à l’astro logue pour l’interprétation correcte d’un horoscope : définir avec exactitude et avant tout quel est le plan mental de l’individu, et quel usage fera-t-il de sa vo lonté ?
Nous devons avouer que dans l’état actuel des con naissances astrologiques, les règles expérimentales seules sont insuffisantes pour la résolution complète de ce problème d’une si haute importance. Ainsi donc c’est pour l’homme faible ou ignorant seul que les présages fournis par les astres ont un ca ractère de « nécessité » ; l’homme qui « sait », l’homme qui « veut » ne doit y voir qu’un avertissement.
« Potest qui sciens èst multos stellarum effectus avertere, quando eos novent, ac seipsum ante illorum eventum prœparare (Ptolemœi centiloquium, aphor. 5). Si, averti des événements qui le menacent.
l’initiation 34 l’homme ne peut pas absolument éviter ceux qui re posent sur une loi nécessaire et générale, il peut du moins se préparer à soutenir leur choc, ou, par l’usage d’une volonté sage et forte, atténuer ou amortir l’effet de ceux qui ne répondent pas à une nécessité de la nature. Là est aussi la moralité de la pratique de l’astrolo gie.
Selva. (Suite.') On peut se faire une idée des phénomènes successifs que les différentes incarnations déterminent dans le périsprit, en supposant une forte source de lumière, un foyer électrique par exemple, qui serait produit dans un ballon de verre renfermant une épaisse vapeur lourde et noire formée par une énorme quantité de petites particules solides.
L’éclat éblouissant de la flamme serait si atténu é par ce voile opaque qu’il ne répandrait aucune lu mière au dehors ; tout au plus verrait-on une faible lueur, seul indice de la puissance rayonnante de l’arc lumineux. Le foyer électrique c’est l’âme; la vapeur si dense, si opaque, c’est le périsprit dans les premiers temps de la vie terrestre.
LE PÉRISPRIT 35 Supposons maintenant que, par suite de manipu lations diverses, telles que le refroidissement du bal lon, la compression de la vapeur qui est contenue à l’intérieur, etc., on amène un petit nombre de parti cules solides à se déposer, la lumière pourra déjà se manifester avec un peu plus de facilité, son rayonnement sera un peu plus fort ; on ne pourra pas encore l’appeler de la lumière, mais enfin il y aura progrès sur ce qu’elle était précédemment.
En renouvelant cette expérience très souvent et en supposant que chaque fois la vapeur ne s’éclaircisse que d’une quantité très minime, on aura une idée approchée de ce qui se manifeste pour l’âme et son en veloppe tant qu’elle parcourt la série animale.
Les fa cultés supérieures que l’on constate chez les vertébrés ne se font remarquer que momentanément: elles n’ont pas de continuité, on dirait des éclairs qui traversent rapidement la nuée obscure, ce n’est guère que par venu à l’humanité que le principe spirituel a assez ma nipulé son organe fluidique pour que ses facultés prin cipales ne soient pas sans cesse entravées, éteintes.
Mais que de travail encore avant d’arriver à l’épuration parfaite de cette vapeur, que de luttes pour dégager le fluide universel de ses molécules grossières et pour que l’âme puisse fulgurer dans toute la splendeur de son magnifique rayonnement !
La lumière, comme chacun le sait, est due à un mouvement vibratoire de l’éther, mais combien plus rapides sont les ondulations du fluide périsprital de l’Esprit supérieur, et ce n’est pas une métaphore, mais l’expression exacte d’un phénomène réel lorsque les
36 l’initiation médiums voyants décrivent les âmes pures comme des foyers étincelants, des étoiles chatoyantes des plus merveilleuses couleurs. Cette théorie est-elle simplement une conception de l’imagination ? Non, car les découvertes de la science nous prouvent que tous les phénomènes peuvent se ramener au mouvement, ainsi que nous allons l’établir d’après les physiologistes modernes (i).
L’erreur gigantesque du matérialisme ou du mo nisme est toujours et partout de prendre l’effet pour la cause. C’est consciemment, volontairement que ces philosophes attribuent au système nerveux des facul tés qui ne lui ont jamais appartenu et ne lui appar tiendront jamais. Ils ont pour principe de nier obsti nément toute réalité qui ne tombe pas immédiatement sous les sens; de là leur parti pris et, conséquemment, leur erreur.
Mais, comme les faits observés par eux sont exacts, il suffit de montrer que c’est pâme et son enveloppe qui jouissent des facultés dont on veut doter la matière, et alors tout devient clair et compré hensible.
Autant il est difficile et même impossible d’expli quer logiquement ce que serait par exemple une mé moire organique, autant cela devient évident et incon testable si l'on admet qu’elle réside dans le périsprit comme nous le ferons voir.
Ceci dit, commençons donc notre étude. (i) Voir Claude Bernard, les Tissus vivants; Rosenthal, les Muscles et les nerfs; Longet, Physiologie ; Charles Richet, Essai de Psycholo gie générale ; Del b œuf, Psychophysique; Féré, Sensaiion et mouve ment.
LE PÉRISPRIT 37 FORMATION DES ORGANES DES SENS, RÔLE DU PERISPRIT. Tout d’abord nous nous bornerons à montrer som mairement comment ont pu se former les premiers organes des sens, c’est-à-dire les premiers linéaments du système nerveux sensitif et parallèlement du sys tème nerveux moteur, car ils sont inséparables, puisque la sensation se traduit toujours par un mouvement, comme nous allons le constater (i).
Ceci bien com pris, il deviendra facile de se figurer, par analogie, comment les autres parties du système nerveux ont pris peu à peu la direction de la vie végétative et or ganique. Ce sont donc les fonctions de la vie de rela tion des êtres vivants qui doivent nous occuper en premier lieu. Gabriel Delanne. (A suivre.) (i) Richet, Psychologie générale (1887).
Nous suivrons de près cet auteur en le citant librement, car son exposé trèsbien fait de psycholo gie physiologique, résume les dernières vues de la Science sur le sujet qui nous occupe. Voir aussi Vianna de Lima, Exposé sur les théorie? transformistes.
PARTIE LITTÉRAIRE 0 VM A « ... quelque allégorie... » Les Proiesseurs. « ... d'une côte d'Adam... » L’Exotérisme. Au Temple esseulé, En des fuites scandées par le jeu de colonnes du grand escalier circulaire, de dos d’abord, je La vis.
Elle lançait, en quintes plaintives, l’appel Jaho! d’une voix qui, évidemment, ne tenait rien de l’en tonnoir buccal, mais devait toute la pureté de sa vibration, ni « cristalline », ni autre, au zéphyr d’amour qui traversait Son cœur. Elle fumait — je ne sais de quoi — adoucissant d’un voile — par le léger nuage, violacé et tendre, qui La suivait, Lui mettant comme des ailes — la blan cheur de Son corps sur la blancheur des marbres. Ses cheveux — pour qu’en cette beauté communé ment naturelle de la nudité se révélât la féminité du
JVMA 3g soin — étaient coupés droits, à l’horizon précis de la taille, célébrant par l’arrêt subit de leur chute, l’éclat d’ivoire des hanches propices. Après des successions aussi rapides que nom breuses de ces passages où elle semblait en même temps se dérober et chercher, aérienne sur les marches, pâle comme un soleil d’hiver, Elle descendit, rayon nant de la joie de me trouver.
Tout Elle disait son exaucement, depuis' la sou daine lenteur de sa progression (ne parvenait-Elle pas au but que se proposait naguère sa course ?) et la pla cide ondulation de Ses jambes qui La portait en Son Olympe, jusqu’au calme, visiblement récent, épanoui dans le repos de Son sourire.
Par-dessus tout, le signe m’en fut manifesté dans l’inattendu redressement de Sa coiffure en couronne où je lus, tressées, la royauté plastique, le carguer des voiles et l’intime attention de rendre tout à fait confortable Son abandon prochain par la perfec tion de Son galbe offert et l’intégral modelé de Son dos, — ce dos d’abord entrevu dans Ses fuites scandées par le jeu des colonnes du grand escalier circulaire et qui, à cette heure, la fugitive — quêteuse abordant, opposait à mes yeux, au lieu de Sa poupe, la proue mena çante de Ses seins dont l’éperon fulgurait vainqueur.
Aussi, la fanfare glorieuse sonnée par l’or tantôt éployé de cette prestigieuse modification (d’ailleurs, si ingénument méthodique) s’atténuait-elle maintenant à chaque degré, en de complémentaires lointains, tellement qu’au terme — après soi indéterminable — de Son approche, l’appel si douloureusement votif
l’initiation 40 Jaho! était devenu un murmure confus de choses désormais plutôt musicales que littéraires, vague bruissement d’aveux inutiles où passait l’écho du souffle augurai. Jaho ! Là-Haut L’Amour Toujours. Jaho ! Si haut Tout là-Haut ! Oh!!... Si haut H ! L’involonté allait-elle couvrir de sa nuit ma cons cience ? Au moins la solennité de l’occasion com mandait-elle de ne point le permettre absolument.
Oh ! saveur inoubliable des crépuscules ! Je dois à vos lumières ce souvenir d’hymen. Quand, à quel moment de cette reconnaissance nous étreignîmes-nous? En vérité, dès que Nous Nous vîmes (n’eus-je pas l’anticipation de Son dos ?) Nous fûmes touchés, toute ambiance cessant hors l’entreNous.
Cependant, aux culminances de cette sensation, mon épiderme fut enthousiasmé d’un si improbable laitage ambré, que Sa chair, décidément hyperbolique, avait pris la consistance même du rêve. C’est alors que, blonde toute, comme une crème où serait tombé le myosotis d’yeux fidèles, la narine haute, la tête — depuis l’instant de sa seconde élo quence— pleine du hasard de volcaniques torsades, Elle m’apparut baignée d’une lourde et longue fusion
JVMA 41 de perles alanguies, aux subtilités profondes, aux douceurs infinies, dans laquelle d’impondérables satins auraient passé lafluidité de miels envahisseurs. Elle se dressa, éperdue dans la richesse de ce halo nuptial où, irrésistiblement, l’amplexion des laves répandues jetait le grappin de ses parfums.
Le solaire apanage ardait au feu de Notre immédiate solitude, m’éblouissant, au plus aigu de ces flambois, de l’or giaque arc-en-ciel d’insoupçonnées nuances. Sous l’acier du regard historique, que seul tamisait le vitrail de séculaires erreurs, sans qu’il pùt différer, d’impalpables damasques enserreraient dans l’écrin de conformes assouvissements, Nos appétits dardés.
Déjà, sertis de giroyantes buées d’une rose imper turbable qu’irradiait, par éclairs, le rehaut vermeil des lèvres abouchées, Nous subissions le joug — en fut-il plus irrévocable ! —• de l’aimant mystérieux qui noue les destinées. Enfin, l’aurore de Son être s’aviva de l’aurore de Son geste, et, tout au bord de ma vie, une fleur surnagea, rivée à mon plaisir par le diamant du sexe.
Je souhaiterais ici des mots transgresseurs qui fran chissent le calvaire de ma plume, car il venait de se passer quelque chose qui terrasse de silence : plus qu’inouï, plus qu’étrange, terriblement.
En effet, lorsque, d’une voix qui, évidemment, ne tenait rien de l’entonnoir buccal, mais devait toute la pureté de sa vibration, ni « cristalline », ni autre, au zéphyr d’amour qui traversait son cœur, Elle m’eut fait sentir plutôt qu’entendre (mes moelles en furent plus affectées que mes tympans) que ce qu’Elle fuyait était :
l’initiation 42 tout autre désir que mon consentement, et que, simultanément, Elle m’eût présenté, avec la supplique de Ses vœux, le trésor des hommages par Elle rebutés, je constatai — oh ! comment ? je flottais dans l’équi libre de tous les paroxysmes — qu’à mon toucher par tout s’exaltait Sa forme (ainsi qu’à mes autres percep tions s’accentuaient Ses subjectivités correspondantes) pour atteindre, désorbitée, l’intensité exactement égale a celle de Son spectacle, dont le mirage, noyé de mu tuelles délices, m’imposait Sa triomphale splendeur.
Complètement et pareillement donc, tous mes sens, à la fois, La possédèrent entière, si bien que, pour Nous retenir à la terrienne mission, je dus articuler quelque parole — banale, quelle ait-elle été. Cette catastrophe, qui me rendait aux habituelles réalités, vint parfaire d’une certitude aussi transcen dante qu’inimaginée le bonheur de Ses dilections.
Rentrés, dès lors, dans l’espace et le temps, Nous Nous repliâmes en Nos égoïsmes, rompant le charme d’Absolu que Nous venions de goûter en cette vitale communion. Puis, sensiblement aussi, chacun de Nous fut seul.
Mais toujours, Au temple esseulé, Parmi le jeu de colonnes du grand escalier circu laire, s’étire lascivement l'appel Jaho ! d’une voix qui, évidemment, ne tient rien de l’entonnoir buccal, mais doit toute la pureté de sa vibration, ni « cristalline », ni autre., au zéphyr d’amour qui traverse les cœurs. Septembre 1891. Vurgey.
LA VIE D’UN MORT 43 (Suite.) Autour de cette clownerie grognante, la foule s’amassait idiote... d’autres astraux s’enlaçaient aux astraux de ces stupides curieux, et les affolaient de terreur et de dégoût : de cruauté aussi. Quelques-uns criaient : Il est enragé, il faut le tuer. Un autre qui avait la face rasée comme un cabotin ou un prêtre, prononça le mot de deliruim tremens, un liseur hurla : Vieux Coupeau !
On courait à la recherche de sergents de ville. Cependant l’astral de l’ivrogne, soudain rappelé par les volontés réflexes de son propriétaire normal, s’efforcait de rentrer dans son domaine et de chasser l’intrus qui avait usurpé sa place...
Mais Durand tenait bon: il avait pour lui droit de conquête et il entendait en user, d’autant que, chez l’alcoolique, les appétits érotiques commençaient à se surexciter et à satisfaire les voracités du mort... — Ah ! le cochon ! cria un enfant. Et il jeta au cynique dénudé une pierre qui l’attei gnit en plein front... il y eut du sang...
La secousse produisit un effet imprévu: Durand, goulu de sang, se jeta sur la place rouge, et dans ce mouvement, débarrassa un instant l’issue de péné tration régulière... et l’astral du pochard, à l’affût, soudain réintégra, expulsant l’étranger en une lutte
l’initiation 44 furieuse qui faisait horriblement trépider l’homme, devenu champ de bataille ou ces deux choses psy chiques se pignochaient, à la façon de deux duègnes qui s’écrabouillent le chignon. Durand vaincu, s’enfuit...
Discrets, chausàonnant leurs pas, arrondissant le dos comme marguilliers entrant en sacristie, deux à deux se rencontrant devant la porte cochère noire et serrant les lèvres avant de sonner, puis, le cordon tiré, se faufilant à travers la cour striée de raies sales de gaz, coulant sous les curiosités railleuses de la grosse concierge dont la face plébéienne se collait aux car reaux, puis montant, presque respectueux du craque ment des marches et pétrissant la rampe avec des attouchements d’ecclésiastiques, anhélant aux paliers, comme oppressés par le dieu, de braves gens venaient, troublés, deux fois chaque semaine chez la dame du quatrième dont ils ne prononçaient le nom qu’avec des tremblements vocaux, signes pharyngiens du respect.
Avant de cogner à l’huis — pourtant impatient de les humer — ils se penchaient l'un vers l’autre, et dans un murmure poussif d’émotion contenue, l’un disait à l’autre : — Pourvu que ces chers esprits... — Oh! comme la dernière fois, saint Vincent de Paule!... — Oserons-nous encore le déranger?... D’en bas, dans la cage obscure de l’escalier, mon tait le bruit de la porte vestibulaire refermée par de nouveaux arrivants...
LA VIE D’UN MORT 45 Les deux premiers frappaient, la porte béait, les avalait, se refermait, tandis que, grandissant avec la montée effectuée, des voix de femmes grasseyaient des papotages sentimentaux. — Cette fois, je veux parler à ma petite Adèle... — Pardon, mais j’ai promesse devoir le capitaine. — Les chers esprits auront pitié de nous deux... Est-ce que nous aurons M. le comte ? Quel homme délicieux !... — Et de si bon ton !
L avez-vous entendu converser avec Jean-Baptiste ? Vrai, on dirait deux frères... Et la porte, de son panneau à gonds, ingère les arrivantes, puis d’autres, puis d’autres. Dans un salon, meublé de velours grenat, avec, aux dossiers des chaises et des fauteuils des crochets protecteurs, la Dame de la maison est debout, cau sant avecM.
Frédéric, maigre, noir, avec les cheveux collés à rebrousse-poils sur le crâne en pointe ovoïde : M. Frédéric a l’œil sombre, très cerné, la bouche est large et la lèvre grosse.
Les doigts sont très longs, à ongles courts, dont une bordure noire délimite la spa tule. il est grave : il se plaint que Madame, trop in dulgente, ait laissé pénétrer des incrédules. — Que voulez-vous, dit-il sévèrement, que pensent de nous les chers désincarnés, si nous les arrachons à leurs sphères de lumière pour les exposer à l'insulte? — Mais, monsieur Frédéric, personne ne s’est per mis... — Je vous dis, madame, que Fénelon a été très mécontent... et que saint Siméon a déclaré qu’il ne remettrait plus les pieds chez vous...
46 l’initiation — Monsieur Frédéric, je vous en prie, dites bien à saint Siméon... Mais M. Frédéric n’écoute plus. Une forte dame, aux mamelles projetées, vient d’entrer, accompagnée d'un spectre, d’un fil pâle et nocturnal : — Ah ! chère sœur, s’écrie M. Frédéric, que vous êtes bonne d’être venue, et votre chère enfant...
Le spectre est une jeune fille de seize ans peut-être, pâle, étique, avec, dans un crâne diaphane, des yeux immenses, sans regard. Elle ne voit pas M. Frédéric, mais de sa voix morte interroge : — Mon maître bien-aimé n’est-il pas là ? M. Frédéric a, au muscle zygomatique, une con traction nerveuse : — M. le docteur D..., mille regrets, mais nous ne l’avons pas encore vu !
La forte dame et M. Frédéric ont échangé un coup d’œil. — Il faut vous ménager, ma chère enfant, susurre M. Frédéric. Mais elle le foudroie de ses deux yeux subitement allumés, disant d’un accent dur : t— M. le docteur est mon maître...
Languissante, une femme de trente ans, toute nei geuse de chlorose, ondule vers Madame et lui prend les deux mains dans ses doigts moites : — M. le comte ? — Justement le voici...Venez, ma belle que je vous place... Puis, à l’oreille de la dame blanche :
LA VIE D’UN MORT 47 — N’oubliez pas de lui parler... au nom de ces chers esprits... il est si généreux. Autour du salon, on s’est assis, fauteuils très proches : il y a des tassements de jupes et de jambes... Madame, contente, s’est installée auprès de la che minée et, souriante, — elle est très brune avec aux lèvres une obombre de moustache, — elle dit : — Monsieur Frédéric, croyez-vous que nos chers esprits nous seront favorables ?
Sérieux, s’étant blindé l’œil d’un lorgnon fumé pour moins être distrait par les contingences mon daines, M. Frédéric s’est approché du guéridon, après avoir légèrement baissé la mèche de la lampe : — Esprits, chers esprits, dit-il d’une voix de gorge assez solennelle, pardonnez à notre témérité... mais nous sommes gens de foi, et notre suprême bonheur est d’entrer en communication avec les morts bienaimés.
Dites, manifestez s’il vous plaît de venir à nous... On entend un fort craquement de meuble... — Mademoiselle, dit M. Frédéric à la jeune élève du docteur absent, vous plairait-il nous aider à in terroger les esprits ?...
Immobile, livide, elle semble d’abord n’avoir pas entendu : mais sa mère tout bas lui parle à l’oreille, elle tressaille, se lève et va d’elle-même vers la table : elle s’assied auprès, sans la toucher : — Éteignez la lampe, dit-elle. M. Frédéric a eu un clignement d’œil significatif : il va y avoir des phénomènes... Sur l’ordre de M. Frédéric tout le monde fait la
48 ■ l’initiation chaîne, les mains se lient, la lumière s’éteint, le silence est absolu, la nuit complète... En tous ces personnages, lentement une déséquilibra tion s’accomplit. Des respirations retenues, la conten tion pousse hors de l’être les astraux libérés.
Dans la pièce surchauffée par ces halètements, une atmosphère se forme, faite de morbidités et de névroses, que de pin sentent les élémentaires en quête de revivifi cation passagère, les élémentaux goulus d’effluves vitaux. Et sous le plafond bas, c'est, invisible, la giration flottante des Psychies de l’au-delà, traînant leur boulet passionnel, des entités de l’En-deça, haineuses de n’être pas.
Les astraux des vivants, inconscients, vaguent, désertant partie de la coque qui est leur domaine : chez l’élève du docteur la sortie de l’Astral est complète... Durand a flairé, de son coin d’ombre sinistre, cette chair de vierge, macérée de pratiques énervantes, et il s’est glissé là, attentif, avide... la lumière éteinte le libère de la torture redoutée.
Encore lourd de vices, il est plus fort que les autres, les bouscule, s’effile vers le cœur de la jeune fille, vrille et entre... On entend des soupirs souffrants, quelque chose comme des gloussements de spasmes... — Voici les esprits, bruit M. Frédéric. Les mains de la chaîne ne serrent plus fort : il y a de l’éréthisme partout. Les hoquets orgastiques s'accentuent : — Chère sœur, prononce M. Frédéric, les esprits viennent-ils à nous ?
LA VIE D’UN MORT 49 Un silence ! puis quelque chose comme un rauque ment : Une lueur bleuâtre monte dans l’air, s’évanouit en une dilution floconneuse. Le sujet gémit maintenant : Durand lui mange l’être. — Chère sœur, répondez-nous. Evoquez un esprit... D’une voix toute changée, grinçante entre les dents qui se frottent, elle répond : — Oui, je vois un esprit... là au-dessus de nous... — Demandez-lui qui il est. — Esprit, qui es-tu ?
Deux fois elle répète la question, puis : — C’est Victor Hugo... 11 y a dans l’auditoire des souffles de fierté. — Suppliez l’âme du grand poète de nous dire quelque chose... La jeune fille de sa même voix strangulée dit : — Je l’entends bien... — Et que vous dit-il ? — Merde ! Petits cris dans la chaîne.
M. le comte est froissé, mais M. Erédéric a compris : — Souvenez-vous, dit-il, ce mot héroïque, notre vénéré poète l’a écrit dans les Misérables... Maintenant, la jeune fille parle, en une volubilité effrayante., des mots odieux, obscènes sont crachés par ses lèvres... Durand débagoule toutes les ordures encore en lui contenues...
Madame a donné un ordre, la lampe a été vivement rallumée... la jeune fille, raidie, les jambes allongées, les mains au buse, la tête en arrière, mâchonnant encore des argotismes indé
5o l’initiation cents, rappelle l’attitude des pires convulsionnaires : M. Frédéric la prend dans ses bras et l’emporte dans une autre pièce, suivi de la mère dont les seins flot tent de terreur... — Il y a des esprits farceurs, dit Madame en sou riant au comte. Lui, qui bégaie et est à demi sourd, jette des mots entrecoupés : — Je n’ai., n’aime pas... qu’on... se f.. L. iche de moi !
La dame blanche argumente : il y a peut-être là des incrédules... — Un occultiste? menace Madame en promenant sur l’auditoire son regard moustachu... — Revenons à la table, dit une petite voix. Appe lons saint Vincent de Paule... — Avec ça, dit Madame, rogue, que ce grand saint va venir... ça ne serait pas à faire... — Essayons toujours...
M. Frédéric rentre, très animé : — II y a des gens —je ne veux juger personne — qui sont de grands coupables... — Le docteur... — J’ai dit queje ne nommerais personne... mais soyez tranquille, pareille scène ne se renouvellera plus... désormais c’est moi qui parachèverai l’éduca tion de cette jeune fille... Madame a un tressaut de ravissement et poussant M. Frédéric du coude : — Tu y es arrivé, vieux malin ! Cependant l’ordre se rétablit, Durand s’est épuisé
5i LA VIE D’UN MORT en l’effort brutal... la lumière l’obsède... pourtant il veut rester encore : on s’est mis à la table qui docile tape de ses pieds éloquents : — Esprit, es-tu là? — Toc, o — Ah ! et qui es-tu ? — Saint Vincent de Paul... — De Paule... — Allons, ne chicanons pas ces chers esprits sur l’orthographe... Grand saint, dis-nous une sentence... ne fut-ce qu’un mot...
La table se soulève... — Un, deux,trois... huit... dix... douze, treize... — C’est un M. La seconde lettre? — Cinq... cela fait Me... La troisième ? La table franchit cinq, dix, quinze, on en est au p, au q... — Arrêtons-nous, dit M. Frédéric, les esprits far ceurs ne sont pas partis...
Et cette fois Durand, impuissant à plus longtemps supporter la lumière, est violemment attiré par le cône d’ombre qui le résorbe... laissant le champ libre aux Élémentaux qui, avec des ressouvenirs de rica nement, attendent les questions... — Mes sœurs, dit M. Frédéric , rappelons saint Vincent de Paule... VI Goutte â goutte ainsi que d’un sac dont le fond a une fissure, les honteuses appétences de Durand, la
52 l’initiation brute, se sont évadées de son astralité dont la forme, jusque-là étirée par ce poids en poire retournée, peu à peu, s’est normalisée, en sa tendance vers l’idéal mathématique.
Allégée aussi, la coque, ainsi que l’aérostat débar rassé de son lest, ne rampe plus, ballottée à toutes les attractions passionnelles et aux affinités de la terre : Durand se vide du mal, ses résidus de sens s’atro phient, ses désirs s’éteignent, il oublie les charmes de la bestialité qui s’efface, s’éloigne, disparaît.
11 n’oscille plus, il monte, et alors, d’après la norme, sa fluidité est saisie par la spirale, embryon de la forme parfaite... Il s’est évadé de la lumière, mais, dans la courbe à plusieurs révolutions sur le même plan, il est encore des coins sombres : il est le dernier mais combien long stade de la souffrance alourdissante : la spire, se concentrant sur elle-même pour la résistance, va vers son asymptote qui est le cercle.
De l’animal honteux qui fut Durand, rien ne subsiste plus que la tendance vers l’altruisme phy sique, la volonté d’épandre sa vie en la vie d’autrui : il roule vers le haut, peu à peu pénétré parla lumière, échauffé, suprêmement vitalisé, mûrissant pour la combustion décisive qui rejettera ses atomes dans la circulation des mondes...
Et bien plus tard, bien plus tard, la spirale s’écar tant de plus en plus du point, également modelée par les forces cosmiques, se résout en la sphère, en la boule incandescente, soleil infinitésimal de l’hu manité qui en l’humanité rejette sa chaleur fécon
LE CŒUR 53 dante, renaissance suivie d’une nouvelle purification, jusqu’à l’heure combien attendue ! où la sphère lumi neuse, possédant une chaleur adéquate à la chaleur sublime et première, se résorbe et se fond en elle, élément devenu infini lui-même de la lumière in finie. ...
Jules Lermina. (Fin.) Ils sont là quelques-uns, fils des mêmes semences, Mais trois surtout : le foie et l’estomac et lui, Lui, le Cœur, roi qui plane en l’azur des romances, Et captif dans la chair vibre entouré d'ennui. L’estomac, ce sénat romain, fait des lois dures, Le foie est un soldat noiseur et turbulent, Mais le Cœur est poète et scande ses murmures, Et peintre il sait traduire en couleurs ce qu’il sent.
Sur la joue il nuance en touches délicates Les pudeurs, il revêt la fureur d'écarlates, Et retire le sang à la pâle rancœur. Les frimas, les chagrins, la femme et les fioles Pèsent sur la palette et la lyre du Cœur, Qui se désorganise et peint des chansons folles. Paul Marrot.
BIBLIOGRAPHIE par EUGÈNE NUS (i) Depuis quelques mois le succès de l’occultisme en France s’affirme chaque jour plus évident. Il est clair cependant que ce succès ne saurait être uniquement dû aux efforts de quelques individualités, si l’on veut bien se donner la peine d’observer les faits d’une ma nière impartiale. Nous venons faire la récolte, et nous sommes char gés de rentrer le blé en grange.
Mais une sotte vanité pourrait seule nous inciter à n’attribuer qu’à nous seuls les résultats obtenus. La graine fut semée il y a déjà bien longtemps, cinquante ans bientôt, et c’est à travers mille difficultés que la future moisson a pu croître et s’épanouir au soleil.
Si l’on jette un coup d’œil sur le mouvement phi losophique de i853, on y retrouve tous les grands esprits qui firent de si nobles efforts pour le triomphe de l'idée spiritualiste. Qu’il nous suffise de nommer parmi les plus éminents Eliphas Lévi, Ragon, Eugène Nus, Charles Fauvety, Louis Lucas, etc., etc. (.1)1 vol. in-i 8, 3 fr. 5o.
En vente à la Librairie du MerveilleuxA LA RECHERCHE DES DESTINEES 55 A ce moment, une réaction très nette s’opérait contre l’enseignement du cléricalisme. Les novateurs, apôtres ardents de la Liberté et du Spiritualisme, firent les plus grands efforts pour asseoir la Foi sur des bases solides et scientifiques.
Mais les esprits n’étaient pas encore préparés à cette salutaire action, et c’est le positivisme matéria liste qui profita de l’occasion. Les apôtres de la nou velle philosophie furent bafoués par la génération d’analystes qui se levait alors, et les travaux de labo ratoire absorbèrent les nouveaux venus, bien plus que ne l’auraient fait les plus séduisantes théories du monde.
Et les résultats pratiques obtenus pas cette admi rable génération de savants furent tels, que les phi losophes se dirent que peut-être ils avaient eu tort, et que, gardant au plus profond du cœur leurs saintes croyances, ils abandonnèrent le rôle d’apôtres mili tants pour se consacrer aux devoirs de la vie privée.
La graine, quoique semée en terre ingrate, germa pourtant, et un jour vint où les matérialistes triom phants virent s’élever à leur tour une nouvelle géné ration battant en brèche leurs théories, non plus sur le terrain du sentimentalisme et de l’enthousiasme, mais bien sur le terrain de la Science, et d’après les déductions tirées de faits nombreux et irrécusables.
Et l’on vit alors une singulière alliance intellec tuelle : celle des grands-pères et des petits-fils. L’ex périence de ceux-là, sanctionnant et guidant l’audace enthousiaste de ceux-ci, fit merveille. Aussi n’est-ce pas sans un sentiment de profonde
56 l’initiation reconnaissance et de sincère admiration que je re trouve aujourd’hui à mes côtés, dans la lutte pour le triomphe de nos idées, un de nos maîtres les plus chers et les plus vénérés : Eugène Nus. Ceux qui's’intéressent de nos jours à l’occultisme ne se doutent guère du courage qu’il a fallu à l’auteur de Choses de l'autre Monde lorsqu’il publia sa pre mière œuvre, en i85i.
Aujourd’hui, les livres sur ces questions sont nom breux et variés ; les sources bibliographiques bien mises à jour, et l’étudiant n’a guère que l’embarras du choix. De là à se figurer qu’il en a toujours été ainsi, il n’y a qu’un pas, et j’ai souvent entendu des débu tants critiquer acerbement les œuvres des maîtres et des instigateurs du mouvement de i85o.
A ceux-là, je leur demande de prendre en mains la dernière œuvre d’Eugène Nus : A la Recherche desDestinées, et ils verront comment un philosophe qui veut se tenir au courant des progrès accomplis par le spi ritualisme, peut lutter avec l’un quelconque des « jeunes» sur les terrainsdéjà explorés il y a un demisiècle. A la Recherche des Destinées comprend treize chapitres d’exposition, plus trois chapitres de déduc tions et quelques notes.
L’exposition aborde l’état actuel de la philosophie spiritualiste dans toutes ses branches, en disant quel ques mots des origines de chaque école. C’est un coup d’œil général et synthétique surl’his
A LA RECHERCHE DES DESTINEES 57 toire de l’esprit humain à travers les âges, particu lièrement en ce qui touche l’origine et le terme de la destinée humaine. Aussi, après un travail sur l’inconnaissable et l’inconscient, voyons-nous étudier successivement l’Inde et le Bouddhisme, la Chine, la Gaule, l’Égypte et la Kabbale, le Christianisme, le Spiritisme et l’E cole moderne au point de vue philosophique.
Chacun de ces chapitres forme un tout bien distinct, quoique rattaché historiquement au reste, et les lec teurs de Y Initiation ont pu s’en rendre compte puis qu’ils ont eu la primeur de deux de ces chapitres.
Le cadre restreint de notre compte rendu nous oblige, à notre grand regret, à laisser de côté la plus grande partie de ces chapitres, pour ne considérer spécialement que trois écoles : le Bouddhisme, la Kabbale (etl’Occultisme), et le Spiritisme. Nous avons déjà montré le plan suivi par l’au teur : 10 Exposition (treize chapitres) ; 2° Déductions (trois chapitres).
Ce plan suffit à lui seul pour indiquer le caractère de chacun des chapitres que nous allons étudier. 11 s’agit d’une exposition des diverses idées ; et le caractère qu’on peut attendre d’un travail de ce genre, c’est, avant tout, la clarté et l’érudition (présentée sans fatigue pour le lecteur). L’œuvre d’Eugène Nus répond point pour point à ces desiderata.
58 l’initiation Il y a quelque temps, un auteur spirite, M. Léon Denis, a fait un livre dans lequel la partie historique est établie à peu près sur le même planque dans l’ou vrage qui nous intéresse. Lors de l’apparition de ce volume, nous avons mon tré ici même l’insuffisance de ce travail quant à l’éru dition.
Les critiques chargés de la Bibliographie dans Y Initiation passent souvent dans le petit monde spi ritualiste, pour de mauvais coucheurs. Cela tient à ce qu’ils lisent d’ordinaire les livres dont ils doivent rendre compte, et qu’ils ne se contentent pas d’insérer les « comptes rendus » obligeants envoyés par les édi teurs ; inde irœ. On nou rendra toutefois cette justice, c’est que notre opinion a toujours été franchement exprimée.
Nous sommes donc heureux de l’occasion qui nous est offerte de renvoyer M. Léon Denis à l’ouvrage d’Eugène Nus, pour toute la partie philosophique et bibliographique ; il pourra se rendre compte que si notre critique fut sévère, elle était juste. Mais revenons à notre auteur, et voyons ce qu’il dit du « Bouddhisme » et de la Philosophie Orientale en général. Quatre chapitres (V, VI, VII, VIII) sont consa crés à cette question.
Après avoir démontré que les idées des philosophes allemands contemporains sont empruntées au Boud dhisme, Eugène Nus nous présente successivement le Bouddhisme sous plusieurs aspects : historique, exotérique, ésotérique. Le chapitre consacré à l’Histoire porte pour
A LA RECHERCHE DES DESTINEES 59 titre : U Inde antique. Les points principaux du Brah manisme y sont résumés au mieux, et certaines remar ques, comme le rapport du signe de croix des Indous à notre signe de croix, « où le nombril est remplacé par le front » ; et l’origine de notre mot nwzen dans aum sont personnels à l’auteur. A la suite de ce chapitre vient l’étude du Boud dhisme^ divisée en deux chapitres.
Ici nous demande rons à notre maître la permission de lui faire une critique essentielle. Cette division du Bouddhisme en exotérique et ésotérique est absolument artificielle. C'est l’œuvre d’une Société dont les procédés généraux ou particuliers sont inqualifiables. Tous les orienta listes d’Europe ont protesté avec énergie, et sont venus montrer textes en main que le prétendu Bouddhisme ésotérique est connu de tout le monde savant (i).
Que certaines « misses » anglaises, et quelques bons naïfs, dont la connaissance des choses de l’Orient est comparable à l’idée que se fait une carpe de l’astro nomie, prennent cela comme argent comptant, soit ; mais, de grâce, sachons imiter les Français qui, après quelques mois d’études, ont gracieusement renvoyé les auteurs de ces plaisanteries à l’étranger.
Aussi le bon sens d’Eugène Nus est-il mis en éveil par toutes ces allures mystérieuses, et, dans maint passages, il lait ses réserves au sujet de ces bons « Mahatmas ». Appelons donc le Bouddhisme, Bouddhisme, tout simplement, et demandons au musée Guimet et à ses Annales les principes de son enseignement; et nous (1) Vov. Augustin Chaboseau, Essai de Philosophie boud dhique.
6o l’initiation pourrons alors rendre pleine justice à la clarté qu’ap porte notre auteur dans l’exposé de la doctrine boud dhique (ch. VII) que les lecteurs de Y Initiation ont pu déjà lire il y a quelques mois. Les deux chapitres suivants (VIII et IX) : la Méta physique chinoise et la Gaule celtique, demanderaient à eux seuls une étude spéciale.
La dernière est même si importante que nous demanderons à l’auteur la permission de la reproduire dans Y Initiation. Nous arrivons maintenant à l’étude qui nous inté resseleplus dans cet ouvrage, celle de la Kabbale: On sait que la tradition occidentale dérive presque exclu sivement de cette source, Il est donc important d’indiquer les caractères dis tinctifs des deux sources d’enseignement.
La Kabbale est établie sur des bases strictement mathématiques, l’évolution des lettres, des mots et des idées ayant les mêmes principes que l’évolution des nombres. Rien de pareil dans le sanscrit et dans les enseigne ments qui en dérivent. C’est là un point dès longtemps établi par Fabre d’Olivet (i). La philosophie de Spinoza et celle ’de Schopenhauer montrent parfaitement les caractères respectifs de chaque tradition.
La Kabbale admet la possibilité de communiquer avec les morts, niée par le Bouddhisme. La Kabbale admet la conservation en astral de la (i) Voy. Fabre d’Olivet, Lang. heb. restituée, p. 19 ; Papus, Traité méthodique, p. 424 où ce passage est cité.
A LA RECHERCHE DES DESTINEES 6l personnalité humaine et développe même une théorie très curieuse de la fusion progressive des « âmes sœurs » origine-dela réintégration. A part ces distinctions et quelques autres de moindre importance, l’identité des enseignements des deux traditions est parfaitement mise au jour par Eugène Nus. 11 en résulte que ces deux traditions semblent émaner d’une même source. Mais laquelle ? That is the question.
Cette identité de toutes les traditions se retrouve encore à propos de Y Ésotérisme chrétien (ch. XI) où notre auteur, suivant Anne Kingspfort, voit surtout le côté symbolique.
Nous avons personnellement développé notre opinion sur ce point, à propos des « Origines du christianisme ». {Traité méthodique., p. 614.) Comme il n’y a rien de plus ennuyeux qu’un auteur qui défend ses opinions personnelles, nous priverons les lecteurs de cette fatigue, et renverrons les curieux à l’ouvrage indiqué. Nons arrivons ainsi au ch. XII : le Spiritisme.
Arrêtons-nous un peu sur ce chapitre qui ne comprend pas moins de trente-sept pages. * * * Tout d’abord Eugène Nus me permettra de lui dire combien j’envie sa situation indépendante. Le monde intellectuel est ainsi fait qu’on exige des auteurs une étiquette quelconque. Un tel est spirite, un autre occultiste; un autre est « américain » ou « indien », souvent quelquefois les deux. Peu à peu l’on se laisse entraîner par l’affiliation qu’on vous a imposée, et
Ô2 l’initiation l’on arrive à défendre unguibus et rostro la petite secte qu’on représente contre les autres petites sectes qui prétendent chacune savoir par quel bout on doit couper un œuf.
Au-dessus de toutes ces questions de détail, le chercheur doit savoir reconnaître la Vérité éparse un peu partout ; et, quand il arrive à cet éta où guidé, non pas par une école, [mais bien par son bon sens, il devient juge de toutes les querelles, alors il écrit A la Recherche des Destinées.
Le chapitre qu’Eugène Nus a écrit sur le Spiritisme ne sera peut-être pas du goût de tous les Spirites, mais il sera unanimement approuvé par tous les chercheurs sérieux. Car notre auteur n’a pas cherché davantage ici à prendre parti pour la secte spirite qu’il n’a prétendu faire plaisir à la secte des kabbalistes dans le chapitre sur la Kabbale, ou à la secte des pessimistes dans son étude sur l’inconscient.
Il expose, il défend ou il raille, préoccupé seulement du culte de la Vérité, quelle que soit la couleur de l’habit dont les prêtres l’ont revêtue. La raison du philosophe sait toujours chercher l’état naturel de la déesse, sous les tournures et les faux chignons dont l’ont affublé ses prétendus inter prètes.
Après avoir parlé comme il convient du parti pris de nos savants officiels à l’égard de ces études, Eugène Nus aborde le « manuel opératoire » de l’évocateur. A signaler aux expérimentateurs le moyen suivant : « Les Chinois emploient pour ce genre de corres pondance un procédé qui exclut tout soupçon de supercherie. Sous un stylet attaché à un fil, que la
A LA RECHERCHE DES DESTINEES 63 main d’une statue ou tout autre support tient sus pendu en l’air, ils placent un plateau garni de sable, et, à la demande de l’évocateur, le stylet trace, sur le sable fin, la réponse à la question posée. » Suivent quelques mots sur la théorie spirite en général, comparée aux doctrines du Bouddhisme et de la Kabbale.
En passant, l’auteur insiste sur la ques tion capitale de la réincarnation qui sépare les spi rites latins et anglo-saxons en deux camps distincts. Enfin apparaît la question des élémentals et des élémentaires, après quelques traits aigus décochés aux matérialistes qui prétendent expliquer les phéno mènes occultes. Iqi nous ne pouvons que féliciter vivement l’auteur d’avoir bien établi la démarcation qui sépare le Bouddhisme de la Kabbale.
Certains industriels voyant baisser la vente des idées dont ils vivent n’hésitent pas à accuser les Kabbalistes des opinions les plus biscornues. L’impartialité qu’Eugène Nus apporte dans sa composition lui permet de juger sans passion.
« Pourtant la Kabbale juive, moins féroce pour le « spiritisme que l’ésotérisme d’Orient, n’exclut pas for- « mellement les esprits du phénomène ; mais elle pro- « fesse que toutes les étrangetés qu’on leur attribue « pourraient se passer de leur intervention. (P. 215.) « Aussi bien que le spiritisme, l’occultisme rend compte de tout. » (P.
216.) Ce remarquable chapitre se termine par une fort spirituelle étude sur Y inconscient, suivie d’une réfu tation en règle des explications basées uniquement
l’initiation 64 sur cet agent. Bien plus, le chapitre XIII est consacré à l’analyse d’un oeuvre étrange autant que remar quable, un système complet de philosophie écrit par un « inconscient », un paysan illettré du Var. Il s’agit de la Clef de la Vie, de Louis Michel, de Figanières (1856). Ainsi se termine la partie de l’ouvrage d’Eugène Nus, consacrée à Vexposition des principales théories.
Voyons rapidement ses déductions. ¥ ¥ Trois chapitres renferment les déductions: Les Deux Hypothèses, la Grande Synthèse, Sur la Route. Le premier résume le livre tout entier en insistant particulièrement sur l’inanité de l’hypothèse pessi miste ; mais en délimitant bien le problème à ré soudre.
« Désespérance ou Confiance, Pessimisme ou Op timisme, c’est de là qu’il faut partir. » Et quelle mordante ironie dans le j ugement sur « les pessi mistes »! « Le dilettantisme physiologique ou psychologique est à la mode aujourd’hui. C’est la myopie intellec tuelle et le binocle est bien porté. » Mais la seconde étude : la Grande Synthèse, ne peut être résumée, tant elle est profonde et magistralement traitée.
Il faudrait tout citer in extenso, ce que nous ferons peut-être dans un prochain numéro. La conclusion qui se dégage de l’ouvrage tout entier c’est l’auteur lui-même qui va nous la donner en nous montrant le but poursuivi :
A LA RECHERCHE DES DESTINÉES 65 « Etant donné qu’on n’admet pas, pour explica tion de la vie. l’iniquité inconsciente et les cruautés aveugles qu’on nomme les lois naturelles, on doit accueillir comme probable l’hypothèse qui répond le mieux aux objections du doute et aux exigences de l’âme. Chacun doit se créer cette hypothèse selon les lumières de sa raison, et se faire sa religion à soi-même, quand les vieux cultes ne suffisent plus.
« C’est pour aider à ce travail que j’ai rassemblé les matériaux perdus dans la nuit des âges, ou d’ori gine trop récente et de source trop discutée, pour avoir franchi la barrière de l’inertie générale. » Que dire de plus après l’analyse de cet ouvrage que nous avons donnée aussi fidèle que possible ? Faut-il rappeler les qualités de l’auteur ?
Faut-il insister encore sur son impartialité, sur l’érudition remar quable qui se cache sous des dehors gracieux, sur la clarté et la netteté du style, telles que la doctrine la plus abstraite est exposée non seulement d’une ma nière intéressante mais bien d’une façon si « amu sante » pour l’esprit, qu’on est tenté de relire toujours chacun des chapitres de cet ouvrage ?
Aussi comprend-on l’étonnement dès critiques de la presse quotidienne devant une telle oeuvre. Les plus sceptiques sont forcés d’avouer la science et la largesse de vues qu’on y rencontre. Et ce qui domine tout, c’est « l’humour » c’est l’esprit bien français de notre maître Eugène Nus, déshabillant les fantoches de baudruche, philoso phies de nos contemporains, tout en faisant de bons mots et de vives saillies, et clouant au pilori du 3
66 l’initiation ridicule les vanités les plus sérieusement présentées. Et quand on songe que la première œuvre de cet auteur parut en 1851, et qu’il vient d’écrire en 1891 un livre si « vivant », l’on se demande si la philoso phie n’est pas cet élixir de vie qu’ont tant cherché maints alchimistes. Papus. OU UÉGYPTOLOGIE SACRÉE (1). Par Ernest Bosc.
Il arrive très souvent que les étudiants en occul tisme désirent approfondir les origines de la tradi tion occidentale. Nous possédons déjà quelques do cuments intéressants, quelques travaux remarquables sur les origines hébraïques ; mais il n’en est pas de même pour les origines égyptiennes ou chaldéennes.
Les écrits des néo-platoniciens ne sont pas encore tous traduits, et cependant ils renferment des trésors concernant l’ésotérisme égyptien. Bientôt, si nous sommes bien informés, le muséeGuimet comblera cette lacune par la plume autorisée d'Augustin Chaboseau. Nous devons toutefois signaler aux occultistes le remarquable ouvrage de M. E.
Amelineau, Essai sur le Gnosticisme égyptien (1 vol. in-4, 1887), œuvre remarquable à tous les points de vue. (1) 1 vol. in-18. Prix 4 fr. Chamuel, éditeur, 27, rue de Trévise.
ISIS DÉVOILÉE 67 Les travaux des égyptologues officiels se présentent sous un caractère trop technique pour être de quel que utilité aux chercheurs indépendants. D’autre part le Livre des morts, tel qu’on le connaît en France, demande une étude approfondie pour être bien com pris.
Un ouvrage en même temps clair et bien complet sans être trop considérable, pratique avant tout par conséquent, était absolument nécessaire pour ceux qui s’intéressent à l’Egypte et à ses mystères. Il était dif ficile de remplir tous les points de ce programme. C’est ce qui vient d’être fait par M. Ernest Bosc dans son Isis Dévoilée. Ce volume de plus de 3oo pages renferme tout ce qu’on peut être appelé à savoir de l’Égypte et de ses mystère.
11 est d’une lecture attrayante, malgré l’éru dition considérable qui y est contenue. C’est là un véritable tour de force dont il faut vivement féliciter M. Ernest Bosc. De plus, une table alphabétique, très bien faite et très complète, permet de considérer ce petit traité comme un véritable dictionnaire de l’éso térisme égyptien. La place nous est malheureusement comptée pour entrer dès à présent dans les détails de l’ouvrage.
Di sons simplement qu’il ne comprend pas moins de 2 5 chapitres répartis en trois grandes parties La première : Egyptologues. Hiéroglyphes, Écri tures, Papyrus, Livres d’Hermès, expose l’état de la question au point de vue scientifique. Le deuxième : Religion, My thes, Symboles, Prêtres, Prêtresses, Juges, cérémonies et Fêtes, traite surtout
68 l’initiation le côté social et philosophique. Enfin la troisième : Psychologie. Philosophie, Morale, Deuils, Funé railles, Momies, Monuments funéraires, contient des chapitres de pur ésotérisme. Le titre lui-même, Isis Dévoilée, indique bien le caractère de l’ouvrage : on y traite d’égyptologie au lieu de parler de tout sans rien savoir comme dans certains ouvrages étrangers parus sous le même titre.
C’est une grande joie pour nous que de voir ce mouvement philosophique qui permet à la France, par le groupement de ses forces, de montrer qu’elle reste toujours à la tête des études d’occultisme, et que Ragon, Eliphas Levi, Fabre d’Olivet et Saint-Yves d’Alveydre sont encore au-dessus de tous leurs imi tateurs de l’étranger. P.
Lorsque l’homme « tente d’escalader l’éther du re latif », il se trouve aux prises avec deux Inconnus : l’inconnu de l’Esprit, et l’inconnu du Cœur. La Science est née du premier ; l’Art, du second.
Je don nerai sans balancer au dernier la supériorité : « Le poète sait découvrir par une intuition secrète des rap ports invisibles à d’autres, et rapprocher ainsi, par des analogies inattendues que seul le voyant peut saisir, les objets les plus éloignés et les plus opposés en apparence. Tout vrai poète est doué de cette quaEN VITRINE 69 lité plus ou moins développée qui est l’essence même de son art» (1).
Le savant saisit des vérités qui ne sont que le signe, l’enveloppe de la suprême Vérité : au contraire, l’artiste génère en lui, et répand des sentiments qui appartiennent au plan le plus élevé que l’homme puisse atteindre. Or, périodiquement, ai»x fins de race, des époques se présentent dans l’histoire de l’idée, où la culture de tout esprit commence par être scientifiquement rationnelle.
Quand l’étudiant a tiré de cette méthode tout le fruit qu’il a pu, il entre dans une période de spleen intellectuel, caractéristique des décadences. Ses aspirations ne tendent pas seulement à la vérité ma thématique; il sent le mystère autour de lui, un inconnu sur lequel il n’a aucune donnée : il se débat donc contre l’angoisse morale qui l’étreint, en em ployant à cette lutte les méthodes scientifiques.
De pareils esprits, rares en somme, ont, comme un sigle distinctif, la nervosité, la singularité du caractère, la recherche du rare, l’amour de l’étrange, la passion de l’impossible : résultante effective de tout cela, le ma cabre. Il y a quelque six ans, un romancier devenu célèbre depuis, signait dans Y Artiste, sous le pseudo nyme de Nebo, une étude magistrale des Névroses de Rollinat : il y établissait le ternaire directeur du genre.
Poé, Baudelaire, Rollinat. M. de Maricourt semble être appelé à compléter le quaternaire : avec lui, cette poésie perd son horreur, le mystère ne donne plus le frisson, l’insondé se mesure froidement et (1) Théophile Gautier, Notice sur Charles Baudelaire.
l’initiation 70 l’hallucination devient plausible. La tournure d’un esprit français et latin de culture, sinon d’essence, éclaircit et jette de précises lueurs sur l’inconnu. La douzaine de nouvelles, rubriquées du titre de la pre mière, En Vitrine, procède d’ailleurs directement de la théorie hermétique.
Simples récits d’un écrivain qui sait, sans en contester ^intérêt dramatique ni la composition ingénieuse, l’émotion intense et conte nue ou l’hallucination affolée en sont absentes, elles ont au plus haut degré le caractère de l’application ; tandis que les Contes extraordinaires ont celui de l'intuition.
Je n’aurai rendu qu’un juste hommage à leur mé rite, quand j’aurai constaté la parfaite orthodoxie de leur doctrine, l’intérêt poignant avec lequel elles se déroulent, et la pondération artiste qui a présidé à leur groupement. Tout d’abord c’est une conversation avec un squelette, exposé à la vitrine d’un naturaliste.
Le héros reconnaît ou plutôt entend, une ancienne maîtresse tuée parla misère, lui narrer sa douloureuse histoire ; plus loin c’est l’exposé des méfaits d’un ma got chinois, un Gama-Semn, dont la porcelaine semble vivante aux yeux effrayés de son propriétaire ; ce magot était un présent d’une Américaine, ancienne amie, mariée dans la suite à un pasteur protestant.
Le poussah ensorcelé avait fait toutes sortes de dégâts dans l’appartement de son possesseur, lorsque celuici, à bout de patience, le brisa : quelques mois plus tard il recevait une lettre annonçant la mort de son élève, la petite Américaine, le même jour, à la même heure.
EN VITRINE 7 1 Puis l’histoire d’un docteur en médecine, assas siné, et dont l’esprit, prenant possession d’un de ses amis, fait retrouver ses meurtriers. — Une étude fort minutieuse et fort intéressante sur la théorie et la pra tique du magnétisme est mise en action dans VEcureuil et l’Autruche ;tont&«\a. substantifiquemouelle » de la science des anciens magnétiseurs se trouve dans ces quarante pages. — Mais la personnalité de l’au teur ne se dessine nettement que dans l’histoire gai loise intitulée Craig y Llymdworthaen ; elle jette un jour singulier sur l’ethnographie de l’ancienne race d’Armorique et de Cornouailles; elle a évoqué à mon imagination charmée les chers et vieux souve nirs des lutins, des ellylon, des gwragged anwn, aper çues auprès des étangs glauques ; — des cyhaereth dont j’écoutais la plainte sur les rochers abrupts, des tolaeth dont le nom faisait trembler les auditeurs aux longues veillées d’hiver ; ajoutez à cela les ressources djune très réelle science ésotérique, et vous concevrez le parti qu’en peut tirer un littérateur de race comme M. de Maricourt.
Le Patineur de Feltam-House complète la nouvelle précédente, non comme intrigue, mais comme ensei gnements. C’est l’histoire complète de l’âme après la mort qui se déroule en tableaux impressionnants, simultanément avec l’exposé de la préparation à une oeuvre de psychurgie.
Successivement, le lecteur trouvera une description, des effets de certaines plantes de nos contrées sur le corps astral, et une étude très intéressante de la lu mière astrale (TŒil Vairon); enfin un cas de sug
72 l’initiation gestion criminelle présenté de la façon la plus drama tique (La Foire de Saint-Julien). L’Œil du Dragon, que nous retrouvons ici, a été accueilli par les abonnés de l’Initiation, on sait avec quel succès. — Une aven ture médiéviste dans laquelle maître Léonard apparaît, intitulée la Bête de minuit, conduit son héros à un grandiose Credo quia absurdum.
Enfin le livre se clôt par l’histoire du Fakir Raô-Phu-Sing, seconde étude sur la lumière astrale, d’un dramatique et d’une in vraisemblance poignantes : du Poé transporté aux bords du Gange.
Les lecteurs de ce volume, que je souhaite en pro portion directe avec son mérite, me permettront un conseil : qu’ils ne lisent qu’une petite histoire à la fois malgré ce qu’il pourra leur en coûter : ils évite ront ainsi des rêves qui, pour prouver la puissance du talent de M. de Maricourt, n’en seraient pas moins peu agréables ; — et ils pourront savourer comme ils le méritent chacun de ces tableaux élé gants et précis dont la forme est aussi lumineuse que le fonds en est solide. Paul Sédir.
GROUPE INDÉPENDANT D’ÉTUDES ESOTERIQUES D’ÉTUDES ÉSOTÉRIQUES CHARTES DÉLIVRÉES PENDANT LE MOIS DE DÉCEMBRE. Une charte de branche à Anvers (Belgique). Un poste de Correspondant fondé à Madon.
Diplôme d’honneur Par décision du Comité de Direction, en date du 21 décembre 1891, sur le rapport de M. Lemerle, ingé nieur, ancien élève de l’Ecole polytechnique, chef clés travaux pratiques du Groupe : Un diplôme d’honneur avec mention spéciale est décerné à M. Horace Pelletier, conseiller d’arrondisse ment, officier d’académie à Madon (Loir-et-Cher), en reconnaissance des services rendus à la cause spiritua liste par ses travaux originaux sur la force psychique.
Le Secrétaire : Sédir.
Les membres du Groupe qui désireraient prendre part aux travaux sur les signatures (branches diverses de la Divination) sont priés d’écrire à M. Selva,au Quartier Général, 29, rue de Trévise. (Voir pour détails le n° 38 du Voile d’Isis.) Dans le prochain numéro, nous donnerons des détails complets sur le nouveau laboratoire de, Magie pratique qu’organise le Groupe indépendant d'Études ésotériques sous ta direction du Dr Michel Delézinier, licencié èssciences physiques, licencié ès-sciences mathématiques.
74 l’initiation Branche du Groupe Indépendant d'Etudes ésotériques. AVEC LOGE MARTINISTE M. Nous avons l’honneur de vous annoncer la formation d’une nouvelle Société d'études philosophiques ; dans l’espoir que son but vous intéressera, nous vous soumet tons les questions principales qui feront l’objet de ces études. BUT DE LA SOCIÉTÉ. — Union de tous les élé ments utiles pour la recherche de la vérité scientifique. Altruisme, Amour, Fraternité.
Travaux. — Etude de la Science Occulte ; mais comme cette science synthétise toutes les connaissances hu maines,le domaine est vaste pour l’étudiant; aussi liberté absolue dans les opinions et dans les travaux, chacun sera libre de choisir selon ses connaissances, ses capa cités et ses aptitudes ; donc ni académie, ni cléricalisme.
Partie expérimentale. — Toutes les études pratiques se feront spécialement dans un groupe fermé et sous le contrôle d’une commission. LOGE MARTINISTE. — Les membres de la Frater nité, qui désireront faire partie de la Loge Martiniste. recevront, sur leur demande, des instructions particu lières. S’adressera M. Elie Steel, 17, rue de Sully, Lyon. Nous sommes heureux d'apprendre à nos lecteurs que M. A.
François, chef du Groupe 4 (étude du spiri tisme) du Groupe Indépendant d’études ésotériques, vient d’être nommé chevalier de la Légion d’honneur. M. François est un ardent travailleur et un apôtre con vaincu du spiritualisme. L’honneur dont il vient d’être
NOUVELLES DIVERSES 75 l’objet ne pouvait être attribué à un plus digne. C’est un exemple à suivre que celui de ce modeste serviteur de l’État sacrifiant tout son temps libre à l’étude de la philosophie. L’HYPNOTISME EN BELGIQUE Voici le texte du projet de loi sur l’hypnotisme tel qu’il a été voté le 5 décembre par la Chambre des re présentants, en Belgique.
Article premier. — Quiconque aura donné en spec tacle au public une personne hypnotisée par lui-même ou par autrui sera puni d’un emprisonnement de quinze jours à six mois et d’une amende de 25 francs à 1,000 fr. Art.
2. — Quiconque, n’étant pas docteur en méde cine, aura hypnotisé une personne qui n’avait pas atteint l’âge de 21 ans accomplis ou n’était pas saine d’esprit, sera puni d’un emprisonnement de quinze jours à un an et d’une amende de 25francs à i,ooofrancs, alors même que la personne hypnotisée n’aurait pas été don née en spectacle au public.
En cas de concours avec les infractions punies par les dispositions légales concer nant l’art de guérir, la peine prononcée par le présent article sera seule appliquée. Art. 3. — Sera puni de la réclusion quiconque aura, avec une intention frauduleuse ou à dessein de nuire, fait écrire ou signer par une personne hypnotisée un acte ou une pièce énonçant une convention, des dispo sitions, un engagement, une décharge ou une déclara tion.
La même peine sera appliquée à celui qui aura fait usage de l’acte ou de la pièce. Art. 4. — Les dispositions du chapitre vu, du livre Ier, et l’art. 85 du Code pénal sont applicables aux infractions prévues par laprésenteloi. (Progrès médical.) On vient de découvrir, dans l’Inde, une plante élec trique. — Ce n’est pas une plaisanterie, un journal' de Madras en confirme la nouvelle.
A une distance de six mètres, la plante électrique impressionne une aiguille aimantée, qui devient entièrement affolée si on l’approche davantage. L’énergie de cette singulière influence varie avec l’heure du jour. Toute-puissante à deux heures de l’après-midi, elle est absolument nulle
l’initiation 76 pendant la nuit. Dans un temps d’orage, son intensité' augmente dans une remarquable proportion. Les oiseaux et les insectes ne se posent jamais sur la plante électrique; un instinct semble les avertir qu’ils y trouveraient une mort certaine. {Echo de la Semaine.) Nous avons reçu de M. d’Anglemont une réponse à la critique de son livre faite par F.-Ch. Barlet.
Notre ré dacteur ayant usé, et avec quelle modération ! de son droit de critique, nous nous en tiendrons là. M. d’Angle mont trouvera bien une revue à court de copie qui sera enchantée d’insérer sa prose.
Quand un auteur s’est permis entr’autres erreurs scientifiques de localiser une fa culté dans le Trou de Monro, une autre dans le Trou borgne, une autre dans le Corps calleux (simple organe de communication à fibres blanches), il devrait avoir la pudeur de rester coi.
Un étudiant en médecine de seconde année rougirait de confondre la substance blanche du système nerveux ou un trou avec la substance grise, seule capable d’une localisation quelconque. S’il est des points ou la Science n’est pas encore fixée, il en est d’autres où elle est sûre de son fait et la constitution fonctionnelle du système nerveux rentre dans ce cas.
L’Initiation, implacable dans sa ligne de conduite, a « exécuté » un système enfantin présenté comme une synthèse merveilleuse. Les exemples d’anatomie que nous venons de donner ci-dessus serviront à montrer le carac tère de cette fausse science acquise à la hâte dans les manuels courants. Du reste il est une revue bien plus connue que l'initiation au point de vue philosophique c’est la Revue philosophique de M. Ribot.
Que M. d'Anglemont prenne pour arbitre le directeur de cette revue ou tout autre savant connu comme sérieux, et il pourra se rendre compte de notre indépendance. Quant à cacher au public ce que nous croyons un devoir de lui dévoiler, on n’obtiendra jamais cela de nous.
La critique d’un ouvrage, envoyé pour compte rendu à un journal, ne confère pas le moindre droit de réponse, surtout quand l’honorabilité de l’auteur a été proclamée, comme c’est le cas présentement.
AVIS A NOS ABONNÉS 77 Nous avons l’honneur de pre'venir nos abonnés qu’il leur suffira de demander, par carte postale, à M. Carré, éditeur, 88, rue André-des-Arts, Paris.
LE GLOSSAIRE DE LA SCIENCE OCCULTE pour lerecevoir/ranco par retour du courrier, à titre de prime gratuite.'Ce glossaire compte près de 3o pages gr. in-8, imprimées en petit texte ; il est composé pour la tradition occidentale parPapus, etpour la tradition orien tale par Augustin Chaboseau, l’auteur de la Philoso phie Bouddhique. Nos lecteurs sauront apprécier, nous en sommes convaincus, l’importance de cette prime.
TABLE GENERALE DES MATIÈRES C 12 premiers volumes.) ARTICLES VOL. PAGES Abbé Roca [1’].......................................... A Brûler.................................................. Absolu.................................................• . . Acte de Création [1’]............................... Actions occultes des pantacles magiques. A la Dédaignée....................................... Affaire de Sorcellerie [Une]....................
« Agonie d’une société [P] », par Hamon et Bachot............................................. Alain de Lille........................................... Alchimie................................................... Apôtres [Nos]....................................... Apparitions............................................. « Après la mort », par L. Denis.............. A propos d’un tarot de Beauvais. ....
Arbitrage [1']............................................ Arbitraire ou Arbitral............................ Articles signalés dans les revues d’occul tisme..................................................... Astrologie [P]........................................ Atlandide [P].......................................... A travers le monde enchanté..................
« Au Seuil du Mystère », par S. de Guaita Avant-propos.......................................... 5 279 4 62, 165, 260 2 71, 160 3 65, 164 8 489 8 474 9 257 8 472 6 4 10 41 1 10 4 9 5 6 2 3 9 7 6 6 8 10 11 156 58 440 272 258 377 264 82 97 94 130 141 225 175 208 97, 493 481 299 4
TABLE GÉNÉRALE DES MATIERES 79 VOL. PAGES Banquet de Platon [le] et la vie Éternelle d’Enfantin.............................................. Banquet [le] spirite et spiritualiste. . . . Basilide..........................,...................... Batracien mélomane............................... Bavardage................................................. Bibliographie des Sciences occultes. . . Bibliographie.................•......................
251 81 310 459, 544 255 90 278 61 90, 178, 273 89, 281 185, 282 84, 179, 271 86, 156, 268 76, 178, 267 371, 423, 547 79, 170, 267 377, 467, 562 TO Bibliothèque internationale des Œuvres des femmes........................................... « Bouddha chez nous », Interview de Papus Bouddhisme [le]....................................... «Bouddhisme ésotérique » de Sinnett. . . B. P. S.
Bud [d]hist propagation Society Bulletin de la Crémation.......................... 3 5 •10 10 10 1 12 2 6 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Bulletin des sommaires.......................... Bulletin musical...................................... « Byzance », par Jean Lombard.............. 5 7 11 9 7 8 11 1 6 8 95 88 45 273 -188. 281 566 269 185 272 547 « Cahiers d’André Walter [les] » ... . « Caractère [Un] », par L. Hennique . .
Cause [la]................................................. Ce qui reste des morts............................. Chanvre [le]........................................... Charmes [les]........................................ Chien [suicide d’un]............................... Christianisme scientifique [le].............. Chronique musicale.................,.,... — scientifique.
La littérature ma gnétique................................................. Cœur en peine, par J. Péladan............ Conférences du Groupe indépendant d’é tudes ésotériques............................... 11OO 2 7 I 1 1 6 7 10 6 78 152 178 75 175 288 94 139, 251 69 48 358 89
8o l’initiation VOL. PAGES Conference du Groupe indépendant d’é tudes ésotériques............................... 'll Conférence sur les sciences secrètes dé voilées .................................................. 9 Congrès de bêtises [le] . ... ■............. 5 Congrès des œuvres et institutions fémini nes.................................................... 4 Congrès maçonnique international .... 4 Congrès magnétique international ....
4 — — . . . . 5 Congrès spirite et spiritualiste.......... 4 — — 5 Congrès [les] en 1889........................ 5 Conte de l’autre monde..................... 3 « Contes d’Amérique », par L. Mullem. . 6 Contribution à la philosophie des nom bres ..................................................... 10 Convent annuel du Grand-Orient de . . France.............................................. 9 Correspondance................................ .
6 — ;.................................... 7 — ....................................... 11 ..................................... 12 Correspondances magiques dans l’homme visible................................................... 7 Corps astral [le].................................... 8 Corps psychique [le] et la personnalité après la mort..................................... 9 « Corruptrice », par E. Goudeau............
3 Cours méthodique de science occulte . . 3 Croix ansée [la]........................................ 4 — 5 — [Encore la]............................ 5 85, 248 474 141 192 150 93 183 192, 191 1 180 271 271 331 91 276 95 94 82, 287 97 S02 97 159 97 54 57 147 Dans la rue, par A. Bruant.............. 6 Déclaration à nos lecteurs et à nos abonnés 2 Découvertes chimiques des alchimistes . 12 Dédoublement..........................................
9 Deux nouvelles publications................. 42 Dhammapada [le]..................................... 5 Discours initiatique pour une réception martiniste............................................. 4 Divination................................................ 1 Divination artificielle [la]....................... 2 Dogme ésotérique [le]......................... 7 268 97 51 465 85 451 1 205 103 233
TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES Economie politique et Science occulte. Economie psychologique....................... Église et fin de siècle............................... Église brahmanique [l’J.......................... Egyptologie sacrée [F]............................. Eléments [les] de la Kabbale en 10 leçons. Elixir de Vie [F]...................................... «En Asie centrale à la vapeur », par N.
Ney Encore la croix ansée............................. Encyclopédie de la science occulte. . . . En Décor, par Paul Adam.................... Eôraka...................................................... Erreur Latine [F].................................. Esotérisme et militarisme....................... Esotérisme dans l’Art [De F]................. Essais de transmission hyperphysique de la pensée................................................
Essai sur la Situation philosophique. . . Essai sur les Sciences occultes............... « Essence de Soleil [F] », par P. Adam. . Etats profonds de l’Hypnose [les]. . . . Etoile [F].................................................. Etoiles [les].............................................. Etudes historiques............................... Etudes philosophiques [Sociétés d’]. . . Etudes pratiques de Franc-Maçonnerie.
Etudes sur la philosophie hermétique. . « Evolution de l’idée [F] » . .................. Expériences d’occultisme pratique. . . . Expériences sur la force psychique. . . . Expériences suivies d’hypnotisme. . . . Expériences de matérialisations spirites. VOL.I 8 6 12 8 6 7 8 9 ■10 11 9 10 3 6 3 6 11 12 10 11 11 11 2 4 3 11 7 12 3 3 9 5 7 11 12 9 2 7 2 10 Fabre des Essarts • la Chanson des Couleurs...............................................
9 TAGES 330 43 161 533 126, 224 134, 243 316, 432 39, 232 443, 322 248 •193 303, 386 138, 267 163, 260 268 147 281 184 166 507 230 112, 223 131 •1, 146, 253 156, 246 39 •168 163, 262 14, 127, 221 92 88 212 277 83 131 113 33, 163, 228 185 125 277 369 274
82 l’initiation VOL. « Facultés mentales des animaux », par PAGES le Dr Foveau de Courmelles............. 8 Fakir [le]............................................ 2 Faute d’Adam [la].............................. 8 Feu [le]................................................ 3 Fontaine de Jouvence [la].................. 4 Force psychique................................. 42 Fortune retrouvée par une somnambule.
1 Fragments du 6e roman de la Déca dence latine...................................... 4 « Fragments occultes», par M. Leloir. . 6 Fraternités.......................................... 4 Franc-maçonnique [Bulletin]............. 1 Franc-Maçonnerie [Symbolisme dans la]. 1 Fraude [la] et la Médiumnité.............
40 548 458 306, 400 463 172 34 94 266 494 287 87, 479, 276 22 468 Gabrielle Bompard et la suggestion hyp notique ................................................ Gardien du seuil [le]............................... « Général Boulanger [la main du] », par A. Bué................................................... Gloire du péché [la]............................... Gnose civaïte [la]..................................
Gnose d.e Valentin [la]............................ Gnose et l’inquisition [la]...................... Gnostiques d’Orléans [les]...................... « Grande névrose [la] », par le Dr J. Gérard « Grands Initiés [les] », par Ed. Schuré . Groupe indépendant d’Etudes ésotéri ques .....................................................
8 426 5 410, 244 6 26 6 2 41 7 12 5 5 4 88 79 222 38 143 131 65 97 5 275 Guérisseur [Un mystérieux].................... 6 7 8 9 10 11 12 8 185, 274 83, 181, 275 374, 467, 561 82,94,172,279 471, 565 80, 187, 196 83, 182, 277 377 « Hallucinations télépathiques [les] ». . . Haschichéen [le Testament d'un]........... Héros [le]................................................ Hesperus, poème.................................... 10 2 42 5 6 290 59 79 261 72, 159
TABLE GÉNÉRALE DES MATIERES 83 VOL. Hespérus, poème..................................... 7 — .’ / 9 Homélie [Première] sur la sainte Gnose . 8 Homme aux lunettes d’or [1']................... 1 Hôpital de la Faim [1’] de L. Encausse . 7 Hypnotisée [l’J........................................ 8 Hypnotisme.............................................. | « Hypnotisme au point de vue médicolégal » [l’J, par le Dr G. de la Tourette.
2 Idée de Dieu [1’] dans ses rapports avec la science................................................ 12 Initiation des femmes............................. 8 Initiation [la 2m® série de 1’]................... 5 Initiation................................................. 1 Initiation [1’]........................................... -4 - ........................................... 12 Initiation maçonnique.............................
10 Index [l’J . .............................................. 11 Influence de la lumière sur les matéria lisations spirites................................... 8 Importance du spiritisme [1’]................. 10 Importante découverte [Une].............. 2 Incantation.............................................. 2 Inconscient en Allemagne [F].............. 1 Initiations [les], les emblèmes maçonni ques et l’emblème de la Croix............
3 Inspiration sibylline. « Un rêve sur le Di vin s, par J. Adam....................... 3 Involution et l’Evolution humaine [l’J . 4 Isis........................................................... 1 « Istar d . ................................................. 1 Jean de Cronstadt [le prêtre]........... 3 Jeanne ci Arc victorieuse, par Saint-Yves d’Alveydre. . . 8 ....................... 10 .......................
11 PAGES 70 360 78, 239 517 283 273 546 142 63 261 Jérôme Cardan............................................ 5 Jésus de Nazareth, par P. de Régla ... 12 Journal du Magnétisme [le]....................... 3 Journaux et Revues................................... 6 — 7 97 419 86 1 88 84 347 266 412 372 181 271 193 226 48 193 79 282 289 385 496 114 25 148 291 285 191
84 l’initiation VOL. « Jugement[le livre du] », par A. Jhouney 5 Jardin de Berenice [le], par M. Barrés . . 10 Kabbale. Les '10 Sephiroth.................... -10 Kabbale des Bohémiens [la]................. 1 Kabbale [la] et le livre de M. Franck . . 3 PAGES. 84 •529 379 154 193 Là-bas, par J.-K. Huysmans................ La loi de Karma.................................... La morte..................................................
Legende................................................... Légende de l’inceste [la]. ......... Lermina [J.], conférence......................... Les mystères de la solitude.................... Les Outrages à la nature et leurs consé quences, par E. Noé......................... Lettre de M. Ad. Franck......................... Lettre à M. Ad. Franck......................... Lettre à W. Crookes............................... Light of Egypt[Thé\.
Préface.............. Ligue nationale contre l’athéisme........... Liturgie et rituel d’une prière ésotérique. Livres nouveaux.................................... Livres reçus à l’initiation...................... Lotus [le]................................................ Lumière astrale [la] etl’od de Reichembach Lutte [la] entre le magnétisme et l’hypno tisme.....................................................
Maçonnique [Bulletin]............................ 11 1 8 1 3 6 7 97 144, 254 350, 442 80 74 54 93 101 23 9 4 11 11 4 10 12 8 3 4 5 6 7 8 12 9 10 11 1 5 10 170 91 66 193 175 479 243 373 94, 178 95, 282 90, 191, 288 94, 191 94, 192 479, 575 192, 288 383, 478 96, 285 96, 288 86 89 486 3 5 6 7 8 9 282 185, 282 67 190, 276 570 184
TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES 85 VOL PAGES Magie pratique..................................... . « Magie pratique [la] », par Jules Lermina Magnétique [Bulletin]............................. « Magnétiseurs et médecins », par J. Delbœuf « Magnétisme [le] devant la loi », par le Dr Foveau de Courmelles.......................... Magnétisme pratique................................ Magnétomètre [le]..................................
Maison hantée [la].................................. « Maladies épidém. de l’esprit [les] », par le Dr P. Regnard.................................. Mandement du Sar Péladan à Papus. . . Medjour, par C. Grandmonjin................. Memento.................................................... Méthode de Keely (la)............................. Mandement pour la mort du Cher Ad. Péladan.................................................
Médecine nouvelle.................................. Mirage [le].............................................. Modernes Avatars du Sorcier................. « Monde nouveau [le] », par l’abbé Roca Morel [A] : « Petits Français ».............. Mort [la]....................... ............................ 7 566 202 180, 278 189 178 6 1 8 2 2 H 6 4 1Ô 9 11 11 2 10 12 86 284 531 267 85 1 87 78 393 66 156 266 3 218 563 41, 252 Nécrologie: le Dr R.
Thurmann.............. — Maurice Mac-Nab................. — Dr E. Puel.................. . . . . — H.-P. Blavatsky.................... Nirvana...................................................... Noël‘ Notes sur Eliphas Levi.......................... Notice sur la Rose-Croix....................... Nouvelle Médecine [la]............................. Nouvelles diverses..................................
5 6 6 11 3 4 2 11 2 11 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 192 96 192 288 280 272 84 235 200 190 90, 183 190, 278 93, 187 89, 190 93, 280 377, 471, 555 174, 287 381, 475, 509 92, 188 95, 190, 280
86 l’initiation Nouvelles publications............................ Occultisme en 1890 [1’]............................ — et spiritisme......................... — expérimental.......................... — pratique................................. PAGES 28 i VOL. 9 8 •10 — scientifique [1’]....................... Œuvre [l’J de Mme Renooz....................... Ode triomphale de M110 A.
Holmes. . . . Œil du dragon [1'].................................. Ordre kabbalistique de la Rose-Croix. . Orient [1’] à l’Exposition universelle . . . Origines et les Fins [les].......................... Ouvrages nouveaux.................................. 9 10 11 5 8 523 518 68, 164, 241 82 201 316, 428 273 246 338, 454 64 384 8 187, 279 273 191 Paracelse à Bâle.....................................
Pensée...................................................... Périodiques reçus à l’initiation.............. Phénomène [Un]..................................... Phénomènes [les] magiques.................... Physiologie transcendantale. « Analyse des choses », par le Dr R. Gibier. . . . s Physiologie synthétique [Essai de] », par G. Encausse.......................................... Philosophie modernefla] en Europe . . .
Pierre philosophale [la].......................... Pipe éteinte [la], conte............................ Pourquoi Parabrahm s’est-il différencié? Pour un baptême..................................... Pouvoir de guérir [le]............................ « Précis d’histoire des religions», par L. de Milloué................................................ Préface du traité de science occulte. . . . Première œuvre d’un Théosophe [la] . .
Presse [la]................................................ Prière théosophique ................................ Primes gratuites à nos abonnés.............. 12 10 12 2 3 7 5 11 9 2 6 9 2 1 7 10 9 2 7 2 9 6 94, 272 383 81 190, 285 94 284 1 257 207 114 34 76 171 78 182 76 481 96 96 183, 278 277 1 91
TABLE GÉNÉRALE DES MATIERES 8? VOL. Principes cosmo-psychiques du magné tisme .................................................... 3 — — 4 — - 5 Principes [les] supérieurs du septénaire humain devant le spiritisme............... 10 Procès de l’affaire Guaita-Bouvéry .... 11 PAGES 120 62, 232 68 236 61 409 283 Quadrature du Cercle [la]................... . Qu’est-ce qu’un Initié ?..........................
Réalités tristes........................................ RfC t................. ............................ Recherches sur les phénomènes de mate rialisations spirites............................. Reine [la]................................................. Remarques.............................................. Remords [le] ; Affaire Gouffé................. Réponse [Une] : Différenciation de Parabrahm.......................
' «République du travail [la] et la Réforme parlementaire », par J.-B.-A. Godin. . Revues et journaux................................ Revues du mois..................................... Revue Théosophique [la].......................... Revue d'Hypnologie [la].......................... Revue des revues ............................. 8 2 1 7 9 7 8 6 7 423 193 173 282 278 266 330 98 270 Revues littéraires...................................
Roca [l’abbé] et les Principes de la Science moderne devant les Congréga tions romaines...................................... Roue du devenir [la]............................... 9 3 6 8 3 6 6 8 9 10 11 12 9 267 91, 188, 284 188 381, 475 91, 184 281 188 371 187, 282 472, 371 87, 274 87, 283 286 2 279 8 289 Saint [Un] (l’Esotérisme en Islam) .... 9 Saint-Martin [Théories politiques de] . .
1 Satyros.................................................. 8 — ....................................................... 9 Science Eternelle [la]. Encyclopédie ... 7 17 38 536 48 81
V 88 l’initiation VOL. PAGES Science occulte [la] applique'e à l’écono mie politique . . . ,............................ Science occulte [la] appliquée à l’écono mie politique..................................• • • Science occulte [la] appliquée aux scien ces expérimentales. La Physiologie . . Serpent de la Genèse [le]....................... Siècle [le], sonnet....................................
Société du Progrès social....................... Sociétés secrètes musulmanes [les]. . . . Société psycho-magnétique [la].............. Sociétés d'initiation en 1889 [les]........... Société théosophique [la]....................... Soldat somnambule [Un]....................... Sorcier [le]............................................. 6 7 9 1 5 -10 4 7 244 54 Sorcière [Une].......................................
Sosies [les] de M. Maboul....................... Sphinx...................................................... Sphinx [le]............................................. Spiritisme................................................ Spiritualiste [Bulletin]............................ Statuts du Groupe indépendant d’études ésotériques.......................................... Suggestion.............................................
Sujet transcendant [Du] ou inconscient supérieur............................................. Supplément au fascicule de septembre 1891 : Ordre kabbalistique de la RoseCroix : Mandement du Suprême Con seil......................................................... Synarchie [la]........................................... Système théosophique [le].......................
1 5 6 1 10 1 8 1 1 3 97 270 568 115 189 1 188 93 193 1 92 363 272 377 «OR ■182, 280 89, 5 234 2 4 49 9 Tarot [le]................................................ « Tarot des Bohémiens [le] », par Papus . Télépsychie [la]..................................... Tempéraments [Théorie et Pratique des] Testament d’un Haschichéen................. Théorie de l’Enchainement mutuel des Causes.............................................
Théories et Symboles des Alchimistes . . . « Théorie [la] des Tempéraments », par Polti et Gary....................................... 3 186 4 222 11 80 1 31, 127, 238 2 17 1 48 8 553 11 225 3 281
TABLE GÉNÉRALE DES MATIERES 89 VOL. Tkéosophie [la], par Saint-Patrice .... 8 Théosophique [Bulletin]........................... 1 — ....................... 2 — ....................... 8 Tiers-Ordre de la Rose f Croix Catho lique .................................................... 8 Toussaint [la]........................................ 5 Toute la Comédie, par R. de la Villehervé.................................................
4 Traité méthodique de Science occulte [Sommaire]........................................... 9 Traité méthodique de science occulte, par Papus.................................................... Tl Travaux du docteur Luys....................... T Tristesse des Sapins [la]...................... 9 PAGES 371 79, 176, 93, 189, 377, 469, 480 178 184 180 182 187 459 273 276 569 Une apparition........................................
7 Une hypothèse de M. Maboul................ 5 Une première: Amour, par L. Hennique. 7 Un fragment.............................................. 4 Un Réveil................................................ 6 186 72 79 181 193 Variétés............................................... . . Variétés: Traitement de la tuberculose [L. Encausse]........................................
Variétés: un docteur ès-sciences occultes Vengeance [la] des Templiers et le procès de J. Cazotte........................................ Victoire [la]............................................. Victoire du Mari [la], par J. Péladan . . . Vie d’un mort [la]..................................... Vieilles filles.............................................. Villiers de l’Isle-Adam............................
Voile d’Isis [le]........................................ ???................. .’ .’ .’ .’ . . .' ’ 11 10 189, 269 3 2 5 4 1 7 9 4 476 190 19 177 179 254 179, 264 181 274 115 86 173 90 3 AUTEURS Alek-Toor................................................ Angelo....................................................... Anonyme................................................... Aour......................................................... 2 261 7 233 2 84 7 271
90 l’initiation Bailly [E.J . Barlet [F.-Ch.] Bouvéry......................... .. ...................... Caillié [René]........................................ Caminade [G.]....................................... Catulle Mendès........................................ VOL. 2 4 2 3 4 5 6 8 9 10 11 12 6 10 PAGES 79 •1 218 48, 97 222, 173 110, 214 26, 208 489 114 496 114, 207 193 276 372 Chaboseau [Augustin]................ , . . . . Chaigneau [C.
Camille].......................... Chimua du Lafey .................................. 1 2 2 4 5 6 7 8 9 78 9 10 10 11 143 49, 9, 212 78 274 260 72, 139 70 360 78, 259 76 371, 464,547, 566 286 358, 440, 562 409 168 Décroîs [E.]........................................... Delanne [Gabriel].................................. Direction [la].......................................... Doinel [Jules-Stany]...............................
Dorado [Alejandro]............................... 2 1 2 8 10 3 5 7 8 10 11 12 10 146 225 97 481 289 280 131 38 517 310 66, 222 143 571
TABLE GÉNÉRALE DES MATIERES 91 Dorado [Alejandro]............................... Dubourg [Charles]................................ Dumas fils................................................ DG........................................................... Ely Star.................................................... Encausse [Gérard].................................. Fabius de Champville [G.]....................
Fabre des Essarts...................................... Fayard [Louis]........................................ Fazy [E.] ................................................. Fernandez [Vicente]................................ Ferran [Dr].............................................. Filder [Mathieu]..................................... Foveau de Courmelles [Dr].................... Franck [Ad.]...........................................
Gagneur [L.] .... Gary de Lacroze[E.] Giraud [Jules]........................................ Girgois [H.]............................................. Gcethe....................................................... Goudeau [Emile] . . Grange [Lucie] . . . Guaita [Stanislas de] VOL.
PAGES 41 87 1 78 2 271 10 459 11 181, 266 12 81 8 548 2 130 3 141 5 178 9 3 1 288 3 284 1 272 3 251 9 162 2 477 8 523 3 226 8 442 3 63, 262 4 472 7 48 8 534 9 156 4 91 10 481 12 97 1 285 .1 34, 427, 2 2 47 1 48 2 59 10 379 11 464 8 536 9 48 1 173 11 93 1 97 2 200 3 19
92 l’initiation Guaita [Stanislas de]............................ VOL. 4 3 6 7 8 9 1t 12 PAGES 1 193 1, 101, 208 23, 270 289 1, 223, 237 3 61 Havard [Oscar].................................... Henry [Charles]..................................... Hirsch [P.-A.]....................................... Huret [Jules].......................................... Janick [Paule]........................................
Jhouney [Alber]..................................... Julius...................................................... Keely...................................................... Lancien Clerc.......................................... Le Loup [Yvon]..................................... Lefort [Horace]....................................... Lejay [Julien]........................................... Lemerle [L.]...........................................
I.ermina [Jules]........................................ Levi [Eliphas]........................................ Lizeray [E.]..............................................
10 2 12 4 12 10 1 5 10 9 9 •12 10 1 6 7 8 12 1 2 3 5 6 10 11 12 9 10 1 566 181 95 90 182 383 145 57 393 174 33 82, 283 307 38 156, 244 34, 233 330 34 62, 165, 260' 71, 160 63, 164 138, 267 163, 260 393 234 72, 179, 264 193 303, 386 139, 251 Mac-Nab [D.].......................................... Manoël de Grandfort............................... 5 1 2 234 238 267
TABLE GENERALE DES MATIÈRES 93 VOL. PAGES Manoël de Grandfort............................... Maricourt [R. de].................................. Marin [Paul]........................................... Marrot [Paul]....................... ................... Marthold [Jules de] Masqueray [Emile] Mauchel [Lucien]. Maygrier [Raymond]............................... Mazade [Fernand].................................. Michal [V.] . . .
Michelet [Emile] Montière [George].................................. Morin [Alcide]........................................
9 8 9 10 11 11 3 s 7 8 2 3 9 3 4 5 6 7 9 11 6 7 3 4 7 12 1 3 4 5 6 7 8 10 11 1 163 338, 454 64 459, 514 255 193 277 80 75 546 178 88 17 163 88, 184, 285 81,84,183,271 87, 268 175 274 235 192 266 152 181 74, 112, 225 79 115 152 193 72, 181 193, 271 79,163,182 262 306, 400, 530 363, 529 78, 184, 189 148 75 Nesle [Mmo Roger de]............................... Ney [Napoléon]........................................ Nus [Eugène]........................................... 2 4 11 4 1 4 5 178 272 272 lia 193 g 147
l’initiation VOL. 0.............................................................. 5 Olcott [Colonel]........................................ 1 Oliphant [Rosamond]............................... 1 PAGES 179 80 182 Papus [Jacques]..................................... Péladan [Joséphin].................................. Pelletier [Horace].................................. Pellissier [D1]..........................................
Philophôtes.......................................• • ■ Pioda [A.]................................................ Platon...................................................... Polti [G]...................................................
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 41 12 1 2 4 7 11 2 7 8 9 40 14 41 11 12 5 1 1 2 7 8 22, 154 34, 193 1, 184, 190, 193, 281 94, 187, 190, 279, 282, 283 1,89, 97,257, 277 86, 98, 199 1, 97, 183 385, 474, 502, 530 15,96,97,174, 187, 273 369,377,381, 468, 472, 486, 568, 573 45,73, 80,97, 196, 274, 288 1,87,113,206 54, 282 268 266 66. 282 1 185, 277 125 412 35, 228 548 68, 241 490 431 51 492 78 31, 427, 238 47, 273 95, 144, 254, 267 350, 442 i
TABLE GÉNÉRALE DES MATIERES g5 Prel [D1 Cari du]..................................... Pythagore................................................. 11 PAGES 41, 252 78 Quœrens.................................................... 230 Rédaction [la]........................................... 86, 97 Régner [Jean]......................................... Richet [Ch.]............................................
Robert [A.].............................................. Roca [L'abbé]......................................... Rochas [Albert de]................................... Rouxel.................................................... 6 10 8 2 12 1 2 3 4 5 6 7 45 290 426 279 14, 127, 221 205 85, 103 89, 120 62, 252 60 256 61 5 Saint-Fargeau........................................... Saint-Yves-d’Alveydre............,..............
Saizan Motoyossi...................................... Sar Mérodack Péladan.......................... Sausse [Henri]......................................... Schmoll [Ant.]........................................ Serda [Jacques]........................................ Sivuy [Ch. de]........................................ Socrate...................................................... Théosophe [Une]..................................
Torquet [Ch.-M.] ................................... Tourette [Dr Gilles de la]....................... Tshéla [A.-C]........................................... Un Parisien............................................. Vèze [Marcus de]..................................... Villehervé [R. de la].................................. Vitoux [Georges]..................................... Vurgey [F.]..............................................
12 8 8 7 11 7 11 12 3 1 272 553 553 282 1 178, 284 151 161 271 78 2 6 2 11 1 12 4 2 7 9 10 8 10 276 76 261 225, 269 90 278 54, 58, 264 158 180 201 316, 428 423 331
96 l’initiation Vurgey [F.]............................................ W............................................................. Weber [L.-Z.J.......................................... Welsch [Henri]..............•...................... Wirth [Oswald]....................................... Wronski [Hcenoé]................................... Zambacco [D. F.].................................... VOL. 12 9 2 4 5 6 4 5 6 7 8 9 10 PAGES 287 171 1, 146, 233 136, 246 39 69, 272 130 183, 282 67 83, 190, 276 419, 370 91, 184 347 1 78 5 270 Le Gérant : Encausse. IMP. E. ARRAULT ET C’°, 6, RUE DE LA PRÉFECTURE, TOURS.
L’Initiation du i5 janvier 1892 ESSAI SUR LA PHILOSOPHIE BOUDDHIQUE Par Augustin CIIABOSEAU 1 beau vol. in-8, sur beau papier. Prix : 5 francs L'étude du Bouddhisme préoccupe singulièrement, depuis un siècle, l’intellectualité occidentale. Bon nombre de philosophes contemporains, — Sçhopenhauer, par exemple (pour ne citer que l'un des plus illustres), — se sont imprégnés de son essence. En ces dernières années, cette étude a mémo pris tout à coup une vogue étonnante. M. Augustin Chabosenu a voulu restituer la doctrine de Sakya-Mouni en la pu rifiant de toutes les fausses interprétations qu’en ont conçues, ou feint de conce voir, les critiques qui 11’ont pas daigné ou pu recourir lises sources mêmes. Il l'étudie donc tour à tour aux points de vue historique,'religieux, philosophi que, moral et social. Il conte la vie et la légende du fondateur, et donne tous les détails utiles à retenir sur les origines et les sectes, les édifices, les images, les reliques, les pèlerinages, les cérémonies et les livres sacrés.
Chemin faisant, il est amené à comparer la conception de la Divinité telle que se la forment les Orientaux avec celle que s'en fout les Occidentaux; à signaler certains rappro chements entre les rites et la liturgie du Bouddhisme et du Christianisme ; à opposer la constitution et la genèse du Macrocosme et du Microcosme selon les Ecritures Hindoues aux données correspondantes du Pentateuipie; enfin à déve lopper quelques hypothèses touchant l'influence réciproque du Bouddhisme et du Christianisme.
L’impartialité que l’auteur sait garder constamment, la limpidité et la préci sion de sou style expliquent le succès qu’a obtenu cet ouvrage dès son apparition. Permet à tous d’obtenir une i'ente viagère en 15 ans, par un versement de 0,30 par mois au minimum, lequel versement peut s’élever jus qu’à 9 fr. Nous ne connaissons pas de société qui offre des conditions aussi faciles et aussi avantageuses.
On est reçu dans l’association à n’imj>orte quel âge et les enfants sont admis. Le Centime quoti dien est assuré de faire rapporter 5 0/0 à son capital, ce qui lui permet de donner à ses adhé rents une retraite relativement importante dans un délai d’un tiers plus court que celui exigé par les sociétés similaires pour une rente-équivalente. Le.s fonctions de cette association pui;ement philanthropique sont gratuites.
Une notice explicative est envoyée gratuite ment à toute personne qui en fait la demande par le simple envoi de sa carte dé. .visite avec son adresse, sans autres indications, au siège social, 9, rue Guy-de-la-Brosse,',à Paris. 4L’INITIATION FSH DIRECTION Zz/, rwe de Strasbourg, 14 PARIS Directeur: IPÆFTJS Q Directeur-adjoint : Lucien MAUCHEI, Rédacteur en chef : George MONT1ERE Secrétaires de la Rédaction : CH. B A RL ET. r— J.
LEJAY ADMINISTRATION ABONNEMENTS, VENTE AU NUMERO G-. C3A.KK.E 58, rue Saint-André-des-Arts PARIS FRANCE, un an. 10 fr. ÉTRANGER, — 12 fr. RÉDACTION : 14, rue de Strasbourg. — Chèque rédacteur publie ses articles sous sa seule responsabilité. L’indépendance absolue étant-la raison d être de la Revue, la direction ne se permettra jamais aucune note dans le corps d’un article. Manuscrits. — Les manuscrits doivent être adressés à la rédaction.
Ceux qui ne pourront être insérés ne seront pas rendus à moins d'avis spécial. Un numéro de la Revue est toujours composé d'avance : les manuscrits reçus ne peuvent donc passer au plus tôt que le mois suivant. Livres et,Revues. — Tout livre ou brochure dont la rédaction recevra deux exemplaires sera sûrement annoncé et analysé s'il y a lieu. Les Revues qui désirent faire l’échange sont priées de s'adresser à la rédacyon.
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L'Initiation du i5 janvier 1892 — REVUES PHILOSOPHIQUES RECOMMANDÉES FRANCE Le Voile d’Isis [hebdomadaire] ; Psyché [mensuelle] (Art et Littérature) ; La Renaissance Symbolique [mensuelle] ; ‘Bulletin mensuel de la Presse périodique. .ANGLETERRE The Key, à Londres, très intéressante revue mensuelle d’occultisme. ALLEMAGNE Sphynx,& Munich [mensuelle]. ITALIE Lux., à Rome, 82, Via Castro Pretoria. Directeur : Hoffman Giovani.
ESPAGNE Revista de Estudicopsicológicos, à Barcelone [mensuelle]. HOLLANDE Ilet Rose Kreup, à Amsterdam [mensuelle]. VOLUMES REÇUS A LA RÉDACTION Thulé des Unîmes, d’Aü. Retté (compte rendu prochainement). Les occultistes contemporains représentent-ils bien la tradition ésotérique ? par Palazzi (Italien).
L'Initiation du i5 ian1, 2r i8qa — PAPUS VIENT DE PARAITRE LA KABBALE RÉSUMÉ MÉTHODIQUE Lettre d’Ad. Franck (de l’institut) BIBLIOmPHIE BÈSUMtE M LA KABBALE CLASSIFICATION DES OUVRAGES KABBALISTIQUES 20 figures, i tableau. i vol. gf. in-8°. 5 ir.