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n, -,-- Hevue philosophique indépendante des Haules Etuèes '//'Ç't "'1 :f:f.7t _ Théosophie '-;, -ri':' Kabbale, Franc-MaçoDüerle ... 't,:,,-,.,? Occultcs -----..---- voL UME. 4 Ille ANNÉE SOMMAIRE DU N° la. (Janvier 1891) . --- Les hal1ucinatiolls télépal/tlques.. .. . . . .• Profr Ch. ilichet. (p. à 302) PARTIE INITIATIQUE... Les éléments de la Kt1bbalc (suite) . .•. Eliphas Lévi. (p.• :!
3 à 3 PARTIE PHILOSOPHIQUE Basilide ......•....•• Jules Doinel ET SCIENTIFIQUE... (p. 310 à 31S). L'O cultisme scientifique (suite)........ G. Vitoux. . (p. '31 G Ù :)30). COlltribllfiolld laphilosopllie des 1lOmbres. F. Vurgey. (p. 331 il Initia/iOlI 1I1aç nnique. Oswald Wirth. (p. 3-1-7 il 357). , PARTJE ,LfnÉRAIRE.•• Cœur l'II peine ... , .•. A. (::haboseau. (p. 5, il 3fi2). ,.fI. Les osies de :vl. Ma- ; ',"" bou/ .•.•.....•. , . " G.
Montière. (p. 363 à Les Expériences de matérialisation p ursuivies au groupe ('pAPUS, - L'importance du spiritisme, son œuvre prochaine (BOUVERY). - Bibliographie: Après la mort. - Kabbale. - Nouvelles diverses. - Pensée. - Ouvrages reçus. 29, .RÉDACTION: rue de Trévise, 29 PARIS Il Administration, 'Abonnements : 58, - -s. 50 Dl>'Xc'R."f· '- - Le Numéro: UN FRANC. - Un An: DIX FRANCS.
Dlg,llzed by,GOOgle " .....:. -1 - "-i -\. ''. ' " .' -r ''''''--'X::-({/'t.. (,. ,1-,,-,-- :'. A- ' .. .... ' .. '." .,..,.."" l. Lcrs Doctrine&.-inatérial-istes ont vécu. ,Elles ,:oulu détruire les principes éternels qui sont l'es$ence de la Société, de la Politique et de la Relig,ion; mais clles n'ont abouti qu'à de vaines et stériles négations.
La Science expérimentale a conduit les savants malgré eu't dans le domaine des forces purement spirituelles par etis suggestiOn à . , ,: c1istance. Effrayés des résultats de leurs propres expériences, les ·Matérialistes en arrivent à ies nier.
L'Initiation est l'organe principal de cette renaissance spiritualiste dont les efforts tendent: Dans la Science à constituer la Synthèse en appliquant la méthode analogique des anciens aux découvertes analytiques des expérimentateurs 'Contemporains. . . Dans la Religion, à donner une base solide à la Morale par la découverte d'un mêmeésotérisme caché· au fond de tous les cultes.
Dans la Philosophie à sortir des méthodes purement métaphysiques des Universitaires, à sortir des méthodes purement physiques des positivistes pour unir: dans une Synthèse unique la Science et la Foi, le Visible et l'Occulte, la Physique et la Métaphysique.
Au point de vue sociai, 'l'blitiation adhère au programme de toutes les revues et sociétés qui défendent l'arbitrage contre l'arbitraire; aujourd'hui en vigueur, et qui luttent contre les deux grands fléaux contempcrains : le militarisme et la misère.. Enfin l'Initiation' étudie impartialement tous les phénomènes du Spiritisme, de l'Hypnotisme et de la Magie. phénomènes déjà connus et pratiqués dès longtemps en it surtout dans l'Inde.
L'Initiation expose les opinions de toutes les écoles, mais n'appartient exclusivement à aucune. Elle compte, parmi ses 50 rédacteurs, les auteurs les plus instruits dans chaque branche de ces curieuses études. .
'La première partie de la Revue (lniliatique) contient les articles destinés aux lecteurs déj'à familiarisés avec les études de Science ,Occ!Jlte. , La seconde partie (Philosophique el Scientifique) s'adresse à tous les gens du monde instruits. Enfin, la troisième partie (Littéraire) contient des poésies et des nouvelles qui exposent aux lectrices ces arides questions d'une manière qu'elles savent toujours apprécier.
L'ItliJialion parait régulièrement le -15 de chaque mois .et compte déjà ,trois années d'existence. - Abonnement: 10 francs . par an.
ATl0N, M. le professeur Ch. RICHET (de la faculté de .M.édecine de Paris) a fait dans la Revue Scientifique (20 décembre 1890) une étude sur quelques phénomènes · du Spiritualisme moderne sous le titre de: Les Hallucinations télépathiques.
Comme certaines des déclarations faites dans cètte étude peuvent avoir une portée · considérable au point de vue de nos doctrines t • nous avons demandé au professeur l'autorisation de reproduire cet article, autorisation qu'il nous a gra- · cieusement accordée. Nous ne saurions trop appeler l'attention des 150 revues spiritualistes sur les idées émises par l'auteur de cette étude. La Direction de l'Initiation. 10 Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION l' LES Voici de science ne rentre pas dans les Tout y est le but et la C'est donc une tentative extrêmement mérite la attention Pour ma je crois cette hardiess:e albsolurnellt lég;ithne, et je vais essayer de la jusltifie:r. nous avons le droit d'être fiers notre science de 1 En ce que nous savons aujOl.:lrd'hlli à ce que savaient nos ancêtres de 1490, nous admirerons la marche l'homme a faite en siècles ont suffi pour des n'existaient pas, même de nom, l'astronomie et la la ph'fSi()loj;ie.
Mais au de l'avenir s'ouvre à rhlomme:r' mis de supposer que nous ayons, en si peu de tout ce que nous ? dans en 2290, nos arr"ler'e-tletl.ts-. neveux ne seront pas de notre igIllor'!l.nc:e d'aujciufld'hui? et encore de prcSsomJ)tic)O à nier sans examen ce que nous ne comPSYCHOLOGIE 291 Oui 1notre science est trop jeulhe pour avoir Je droit d'être absolue dans les il est absurde de dire: «Nous n'ircns pas plus loin.
Voici des que l'homme n'expliquera jamais. Voici des phénomènes qui sont absurdes et qu'il ne faut pas même chercher à comprendre, car ils dépassent les bornes de notre connaissance.
Parler ainsi, c'est se limiter au petit nombre des lois déjà établies et des faits déjà connus; c'est se condamner à l'inaction, c'est nier le progrès, c'est se refuser d'avance à une de ces découvertes fondamentales qui, ouvrant une voie inconnue, créent un monde nouveau; c'est faire succéder la routine au progrès. En Asie, un très grand peuple est resté stationnaire depuis trente siècles pour avoir raisonné ainsi.
Il y a en Chine des mandarins, très doctes et très érudits, qui passent des examens prodigieusement difficiles et compliqués, où ils doivent faire preuve d'une connaissance approfondie des vérités enseignées par Confucius et ses disciples. Mais ils ne songent pas à aller au delà ou en avant. Ils ne sortent pas de Con· fucius. C'est leur horizon tout entier, et ils sont à ce point abêtis qu'ils ne comprennent pas qu'il en existe d'autres.
Eh bien, dans nos civilisations, plus amies du progrès, il règne une sorte d'esprit analogue; nous sommes tous, plus ou moins, semblables aux man· darins; nous voudrions enfermer dans nos livres classiques le cycle de nos connaissances, avec défense d'en sortir. On révère la science, on lui rend, non sans. raison, les plus grands honneurs; mais on ne Dlg'!lzed byGoog[e
que nous L'INITIATION s'écarter de la voie maitre:s, de sorte d'être traitée d'anti-sciennouvelles, étranges ,.,n'"I1..., p.uaisselnt à notre 'rolltine, démontrées. certain que seront un n'est pas Il est mille nous passons, sans les à côté de sont éclatants et que nous ne savons ni observer ni provoquer. sont. le rentrent dans ces difficiles à notre attention ne est pas difficiles à parce que nous avons peur est nouveau, que la civilisations anciennes et ne voulons pas être déI'an,gés dans notre paressetlse quiléttlde par une révolution sCÏ<ent:Hi(IUe banales et les officielles. dans l'étude des hallucinatiolls vlériCliq\les, et Podmore - et porldélran'te doit être à M. Ed. la mort a été une -...: ont à concilier ce une
PSYCHOLOGIE 293 dans la démonstration; d'autre part, une audace ordinaire dans l'hypothèse. C'est pourquoi l'ouvrage est vraiment scientifique, si extraordinaire que puisse paraître la conclusion aux yeux de ceux qui s'attribuent le monopole de l'esprit scientifique.
Supposons qu'il s'agisse de démontrer qu'il est certaines hallucinations, lesquelles, au lieu d'être dues au hasard de l'imagination, présentent un rapport étroit avec un fait réel, éloigné, impossible à connaître par le $ecours de nos sens normaux (1) : comment pourrait-on (procéder à cette démonstration? Je ne vois guère que trois moyens: 1° le raisonnement, 2° l'observation, 3° l'expérience.
Eh bien, prernms ces trois moyens successivement, et voyons ce qu'ils valent les uns et les autres. Le raisonnement est insuffisant; cela est clair. Jamais par A + B on ne pourra prouver qu'il y a de par le monde des revenants ou des fantÔmes. A vrai dire, on sera tout aussi mal fondé à prouver par le raisonnement la négative.
Raisonnements, déductions, syllogismes, paralogismes, calcul des probabilités ou calcul intégral, tout cet appareil sera inefficace à prouver qu'il y a des revenants ou qu'il n'y en a pas. C'est du verbiage, et il faut passer à une autre preuve.
L'observation est une ressource précieuse; mals cette observation a un caractère empirique, fortuit, (Il Pour prendre un exemple \,réds, A, étant dans J'Inde, voit, !e 1J .janvier,. huir heures du SOIr,! oml/re, Je fantôme de son frère B, qui est en Angleterre et 'lu'i1 a tout lieu de savoir bien portant, et ne courant allcun danger. Or B est précisément mort d'accident, !e u ianvier, quelques heures auparavant, ce qu'A ne peut pas savoir. Donc 9allon de A est ",éridique, en rapport avec la mort de B qui est réelle. Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION pas une démonstration à force de et de vélran.ce, certains cas bien démonstra- . lira ont été constituent des faits en est évideltnnneIlt très délicate; à mon sens, il n'est pas la mauvaise des observateurs po!;sH>iIilté d'une fortuite. Alors la conclusion Il y a une relation entre l'hallucination de A et la mort de B: rellitioin nous et nous de'mtlS nous borner à constater.
Faisons cette consta· tation : et' cony a un lien entre les cette est une prc.duit pas comme nous le dés:irons. un ce n'est pas une ; c'est un nn;l'!nc)- mène ce n'est pas un phénoItlènle à peu Franklin et on connaissait 1 On savait que les maisons, les sont par la du ciel; mais on se bornait à constater l'ipdrl1rlrif..: de l'éclair. On ne connaissait ni l'étinclelle électr:iqu.e, ni les causes mot, c'était un ne petlVelllt
PSYCHOLOGIE je pourrais parIer des impressions successives par lesquelles j'ai passé en lisant certains des récits exposés dans les Phantasms of the Living.
Je n'ai pas abordé cette lecture sans une incrédulité railleuse; mais, peu à peu, comme je n'avais aucun fétichisme pour la science dite officielle, j'ai fini par acquérir la conviction que la plupart de ces récits étaient sincères; que les précautions multiples, nécessaires pour assurer par des témoignages exacts l'authenticité du fait, avaient été prises, et que, si extraordinaire que fût la conclusion, on rte pouvait se refuser à l'admettre.
Mais - c'est là le défaut des sciences qui reposent sur l'empirisme et non sur l'expérience - la conviction que donnent de pareils récits est fragile. Quand il s'agit d'un fait qui peut être à chaque minute vérifié, comme la composition centésimale de l'eau en hydrogène et en oxigène, il n'y a pas de le doute ni l'hésitation.
La composition de l'eau est un fait d'une certitude absolue, tandis que l'authenticité et la bonne observation d'une hallucination sont d'une certitude relative et imparfaite. Peu importe cependant: car, à moins de refuser toute valeur au témoignage humain, ces histoires sont vraies et exactes.
Le long et patient travail de MM. Gurney, Myers et Podmore a consisté précisément dans la collection de témoignages, la vérification des faits allégués, la constatation des dates, des heures et des lieux, par des documents officiels. On quelle immense correspondance cette précision a exigée. Pourtant il ne faut pas regretter tant d'efforts, car le résultata été excellent. Des faits bien Dlg'!lzed byGoog[e
1:-'0::11:><;;';;, hlCi,dit·é, sommeil à disnous écllaJlpe de la ont été En un mot, pOllvait être faite par des si la ne oouvait l'être métl1Clde même n'est pertec1tiorl, d'une irré'proicha.ble que alors ce que donne en Eh je ne crains pas de l'avouer, c'est assez de tous nos nous n'avons pu, ni les uns ni les autres, démontrer rigourelllSelneJat tance.
La car, si nous elle serait si ne laÜ.sel:ait pas un Hélas ! les dérnOIlstr'atil)ns eXlpérimentalles sont assez faibles d'être incrédule. on a' rencontré de très beaux réSlulltat!., je comme très sont alchimistes avec envie de la derrlière exp,érieJace, méditaient comme couronnement de leurs efforts. cet n'a pu encore le a eu de ont presque mais ont laissé une cersClepticisrrie et à comme suivant des aIchiet emlPêclle l'€!ntr,aim:ment
PSYCHOLOGIE 297 En parlant ainsi, je ne "Veux pas à coup sûr déprécier les résultats qui ont été obtenus résultats très importants, et qui entraineraient l'absolue conviction de tous, si nous étions les maîtres de les produire de nouveau à notre gré, et de les recommencer aussi souvent qu'il nous plairait avec la certitude de réussir comme précédemment et suivant les mêmes errements.
Ce qui rend les démonstrations expérimentales fra.gilcs, ce n'est pas qu'elles soient mauvaises - il Yen a d'excellentes qu'on trouvera dans le cours de ce livre - c'est qu'elles ne sont pas répétables, ce qui se comprend, si l'on songe à l'infinie variété des intelligences humaines qui se modifient elles-mêmes à chaque seconde, suivant des lois mystérieuses qui nous sont absolument fermées.
Assurément, c'est grand dommage, car la démonstration expérimentale, quand elle sera donnée - et je ne doute pas qu'elle le soit bientôt - a cet avantage de ne plus laisser le moindre refuge à l'hésitation.
Le jour où on aura fourni une preuve expérimentale de la télépathie, la télépathie ne sera plus discutée, et elle sera admise comme un phénomène naturel,' aussi évident que la rotation de la terre autour de son axe ou que la contagion de la tuberculose. Que l'on pense un peu à ce qui s'est passé pour le magnétisme animal et l'hypnotisme. Personne ne voulait l'admettre : c'était comme une fable, une légende ridicule.
II ya quelque dix-huit ans, quand je m'en suis occupé (avec une grande ardeur), j'étais presque forcé de me cacher, pour ne pas exciter raillerie, dédain ou pitié.On me disait que c'était me perdre, tomber dans Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION ou des espace de l'hypnotislme n'ont pas Omnia quœ posse ne,li;ab,:zm. nous assistepalreiJlle, et que notre auqUlelques années une 'banaJlité tant soit peu enfantine. C'est effet présent bien peu ,.l',,,v... mentafeurs ont abordé la tél/:pathi,e.
Soit paresse soit soit ce été à peu à l'écart. l'on compare le nombre de ceux l'ont au immense de ont par exemla de la et de ses dél'histoire de la est bien sante, et on a fait sur ce limité de la de bien mais somme la connaissance cette substance estelle moins grave pour la humaine que l'anades secrètes l'âme : les liaisons des atomes de carbone entre eux sont une belle étude; mais il ne faut pas une série nous ouvriront pour la fois - une nouvelle tout à fait inconnue, de de sur exercés sans succès les on trouverait
PSYCHOLOGIE .299 chimistes qui ont écrit des mémoires sur la pyridine et ses dérivés, mémoires excellents et ingénieux, fondés sur de difficiles et laborieuses investigations; mais on ne trouverait pas vingt psychologues ayant analysé avec méthode la télépathie, ses causes, ses conditions, les procédés à suivre pour la démontrer. Peut-être même ce chiffre de vingt est-il encore beau.. coup trop fort.
Non, ce n'est pas vingt expérimenta. teurs, c'est bien cinq ou six qu'il faudrait dire. Or.. quoiqu'ils soient très peu nombreux, ils ont obtenu des résultats formels, très importants. Quelle ample moisson de faits nouveaux s'ils avaient pu trouver des aides ou des imitateurs 1.On trouverait, je suppose, mille heures de travail dépensées à l'étude de la pyridine coiltre une heure de travail à l'étude de la télépathie.
Mais revenons à l'ouvrage que nous présentons au public français. Nous ignorons l'accueil qui lui sera fait. L'esprit français est positif et sceptique, et peut-être l'idée que les revenants et les fantÔmes ont quelque réalité fera sourire plus d'un de nos compa. triotes. Mais ces sourires nous touchent peu, si nous pouvons susciter quelque travailleur à nous aider à notre entreprise.
Les faits d'hallucinations véridiques ontetésurtout recueillis en Angleterreet en Amérique. Il n'est pas douteux qu'on en trouvera beaucoup en France. Nous voulons étendrele champ de nos investigations, et c'est pour cela que nous faisons appel aux concours de toutes les bonnes volontés. Nous demandons des nous deman. Dlg'!lzed byGoog[e
soient ces dithciles à à L'INITIATION des Pour les Ob!len;atiions. on voit comment elles doivent être récits de pre:mière main sont faut que celui a eu une haJllu,cination la rllconte IU1-memle avec tous les et toutes les même les futiles en le nomène. et même écrite avec narrateur ne raconter ce cuments doit pas son opinion a vu, et accumuler les nI"PlIV'''' corroborent son récit. aux elles sont que les ne sont difficiles à prendl:e il faut du ; il faut surtout une paltieI1ce corlOaît ni la le des tOlljours renaissants; il faut aussi plic:aticm plermlammte d'une rencontrer.
Parmi existent actuellement en il en est beauseraient d'une sorte d'éducat:ioI1, le sens des dites surnatude vue. Par ce a existé vainement des ma,a:nletiseurs du milieu de ce c'est-à-dire l'M',."",,,.. de connaître les si tant est que cette faculté existe: ou encore de reI>roduire le ce bi:m être U:1 fait qù,oiqlue extrêmement rare.
PSYCHOLOGIE 301 raiment il est temps de prendre souci dece nobles problèmes; et pourtant nous craignons fort qu'on .n'accueille cet ou\'rage avec indifférence. ous ne r doutons pas les critiques. Pour peu qu elles soient loyales et sincères, nous les recevrons ave grande Teconnai ance. on. ce qui DOU eftrayerait, ce serait de voir le silence e faire devant un tel tra\·ai1. La masse du public ne se laisse toucher que par des considérations pratiques. Elle est disposée à s'intéresser à une invention mécanique nouvelle, à une réforme de l'hygiène. Rien n'est plus juste assurément; mais pourquoi ne pas regarder comme extrêmement important ce qui peut jeter une lumière éclatante sur l'intelligence humaine, ce mystère des mystères? Certes,. nous ne voyons pas l'application pratique immédiate des recherches de cet ordre, mais en quoi en sont-elles moins intéressantes? C'est la première fois qu'on ose étudier scientifiquement le lendemain de la mort. Qui donc osera dire, sans avoir jeté les yeux sur cet ouvrage, que c'est une folie? Nous espérons que tous les lecteurs de ce livre comprendront qu'il s'agit d'une grande chose. C'est le premier pas fait dans une voie absolument nouvelle. De là la nécessité de l'indulgence. L'ouvrage n'est pas parfait, il y a des lacunes; il appartient au public d'y suppléer par des conseils, des observations, des expériences, de nous aider, de devenir notre collaborateur éclairé et assidu. Sans lui, nous ne pouvons rien. Avec lui, au contraire, nous pouvons - c'est du moins notre ferme espoir - créer les fondements Dlg,tlzed byGoogle
L'INITIATION RICHET.
PARTIE l ITIATIQUE »ES ILillKTS DI LA En Dix Leçons LETTRES INÉDITES D'ÉLIPHAS LÉVI 1 (suite) IV· LEÇON La Kabbale Bereschith veut dire «genèse Mercavah signifie « chariot par allusion aux roues et aux animaux mystérieux d'Ezéchiel. LeBereschith et la Mercavah résument la science de Dieu et du monde. Je dis « science de et pourtant Dieu nous est (1) Reproduction interdite pour les journaux ou re"ues non par UDe branche du Groupe indépendant d'Études ésotériques. Dlgltlzed byGoogle
son sans L'INITIATION infiniment ïncon:nu. Sa nature inv'estigations. PriJaCil,e absolu de et des le confondre avec les produit et l'on tout en attlrnlarlt son existence ni l'être ni un être. Ce confond la raiet nous éloigrle à de toute Dieu est le seul absolu toute scilmce, l'h:yp()th<èse absolument nécessaire sert de base à toute certitude et voici comment nos anciens maîtres ont sur la science même cette certaine de la foi: L'être est. Dans est la vie. La vie se manifeste par le mouvement. mouvement se par des résulte de des contraires. Il y a, dans la nature, loi immuable et UHlé:tlfll. (:hanglement perpétuel dans de la subsce que l'on trouve en observant le Douv.ant avoir une cause su]pér'iellre et nOlIS démontre l'iexisten,ce
LES ÉLÉMENTS DE LA KABBALE 305 d'une sagesse immuable, principe et lois éternelles, et d'une intelligence créatrice infiniment active. Sur cette sagesse et sur cette intelligence, inséparables l'une de l'autre, repose cette puissance suprême que les Hébreux nomment la couronne. La couronne et non le roi,' car l'idée d'un roi impliquerait celle d'une idole.
La puissance suprême est pour les kabbalistes, la couronne de l'univers et la création tout entière est le royaume de la couronne ou, si vous l'aimez mieux, le domaine de la couronne. Nul ne peut donner ce qu'il n'a pas et nous pouvons admettre en virtualité dans la cause ce qui se manifeste dans les effets.
DIeu est donc la puissance ou couronne suprême (keter).qui repo$e sur la sagesse immuable (chocmah) et l'intelligence créatrice (binah); en lui sont la bonté (gedulah) et la justice (geburah) qui sont l'idéal dela beauté (tiphereth). En lui sont le mouvement toujours victorieux (netzah) et le grand repos éternel. (hod). Son vouloir est un enfantement continuel (jésod) et son royaume (malchuth,) c'est l'immensité que peuplent les Univers.
Arrêtons-nous ici nous connaissons Dieu t Tout à vous en la Sainte Science. ELIPHAS LÉVI. v· LEÇON II MONSIEUR ET FRÈRE, Cette connaissance rationnelle de la divinité échelonnée sur les dix chiffres dont se composent tous les. Dlg'!lzed byGoog[e
306 L'INITIATION nOlnhlres, VOUS donne toute la méthode la mé:thc)de se compose moyens ou instruments de connaissance nomme les trente-deux voies et aUJ!l:qtlels la science nomme les clDiquan'te La science SYll1ttlétiiqule unhrer:seI:le est ainsi consi· dérée conduisent trentedeux on entre par cilllquan'te le moyen de tirer exacd'obtenir assez d'avoir trouvé une méth()de . il faut pour être T'I'lr't"ï1rp que cette c'est-à-dire tement toutes logiqule ni exact. apl,liclué aux. notions dans l'ordre métap,hysyl'ordre naturel se ainsi trois pour les moyens d'ana,lvsle: ajjoutez l'unité commence parse prc)poser à et du résumé vous avez les trente-deux voies.
Les sont une tous les séries dix chllcune, brasse toutes sur toute Mais ce n'est pas pOILJrrait aussi .décimal pal:cequele nombre dix en est la par les une exacte de toutes les connaissances Rien n'est mais aussi rien n'est nOlnblre de dix
LES "Él.ÉMENTS DE LA KABBALE 307 connaissances nouvelles et de développer l'esprit sans rien laisser aux caprices de l'imagination. C'est ce qu'on obtient par la Gématrie et la Lemu· rah qui sont les mathématiques des idées. La Kabbale a sa géométrie idéale, son algèbre philosophique et sa trigonométrie analogique. C'est ainsi qu'elle force en quelque manière la nature à lui révéler ses secrets.
Ces hautes connaissances acquises, on passe aux dernières révélations de la Kabbale transcendantale et l'on étudie dans le schém-hamphorasch la source et la raison de tous les dogmes. , Voilà, Monsieur et ami, ce qu'il s'agit d'apprendre. Voyez si cela ne vous effraie pas; mes lettres sont courtes, mais ce sont des résumés très concis et qui disent beaucoup en peu de mots.
J'ai mis un assez. lohgespace entre mes cinq premières leçons pour vous laisser le temps d'y réfléchir, je puis vous écrire plus souvent si vous le désirez. Croyez-moi, Monsieur, avec l'ardent désir de vous être utile, votre tout dévoué en la Sainte Science. ELIPHAS LÉVI. VIe LEÇON MONSIEUR ET FRÈRE, La Bible donne à l'homme deux noms.
Le premier, c'est Adam, qui signifie tiré de la terre ou homme de terre ;le second, c'est Enos ou Hénoch, qui signifie homme divin ou élevé jusqu'à Dieu. Suivant la genèse, c'est Enos qui le premier adressa des homDlg'!lzed byGoog[e
308 L'INITIATION la loi nombres nonlbre:s, la nomme priInitifs de la de la nUnlalnle, à là apJ:,ar8IÎt dans même sa suprêllle à la éternelle dans dans les dans la croirait que le livre de toutes les théories et de tous les nous ait été conservé et soit parvenu nous sous la d'un cartes bizarres? Rien n'est avoir les colonnes d'tiérloch, relilgion et de la science universelle. Cet Hénoch n'est pas un c'est une perde l'humanité élevée au sentiment de l'jt'l"rnnrj"$llitP par la et la science. A !'él)OCIUe par le nom d'Enos ou le cuIte .Dieu sur la terre et le sacerdoce commence. Là aussi commence la avec et les mouvements Le civilisateur que les per'sollnitierlt dans les l'ont nommé Trisrrlég:iste et les Kadmos ou acc()rds de la
ÉLIPHAS LÉVI. LES ÉLÉMENTS DE LA KABBALE 309 évident cependant, et Court de Gébelin, suivi depuis par tous ceux qui ont étudié sérieusement le symbolisme de ces cartes, a été au siècle dernier le premier à le découvrir. L'alphabet et les dix signes des nombres, voilà certes ce qu'il y a de plus élémentaire dans les sciences. Joignez-y les signes des quatre points cardinaux, du ciel ou des quatre saisons et vous avez le livre d'Hénoch tout entier. Mais chaque signe représente une idée absolue ou, si vous voulez, essentielle. La forme de chaque chiffre et de chaque lettre a sa raison mathématique et sa signification hiéroglyphique. Les idées, inséparables des nombres, suivent, en s'additionnant ou se divisant ou se multipliant, etc., le mouvement des nombres et en acquièrent l'exactitude. Le'" livre d'Hénoch est enfin l'arithmétique de la pensée. (A suivre.) Dlg'!lzed byGoog[e
SI 1 On a pu jusltement aussi du saluent du titre de SalJVeur. II se disait dis'cip.le rieux
BASILIDE 3 1 t entretiens ésotériques. à l'élite de ses auditeurs. Ces enseignements portaient sur la nature de l'Être en puissance, c'est-à-dire de l'Être en soi, de l'absolu non développé, mais renfermé dans le silence éternel. « Il était quand rien n'était, dit-il, et ce Rien était le Rien absolu: « Yjv 8Àwr; oôot gy Il est facile de reconnaître, sous le voile de ces paroles, l'ABIME de notre maître Valentin.
Ce Rien n'était rien de ce qui est. Il était ineffable, car Tien ne peut le signifier. Mais si la parole ne peut nommer l'Ineffable, l'esprit peut le concevoir. Ainsi, rien n'était, ni matière, ni substance, ni manque de substance, ni simple, ni composé, ni conçu, ni nonconçu, ni sensible, ni insensible, ni homme, ni ange, ni Dieu, ni rien de ce qu'un nom quelconque peut nommer, désigner ou faire entendre.
III Dans cet Ineffable dormait le germe de l'Être. Tel, un grain de sénevé renferme dans son mince volume les racines, la tigeet les feuilles d'un grand arbre. De ce Dieu Non-Être, l'être devait sortir et cet être contenait les mondes et les âmes. Ce possible renfermait tout en soi. Tel encore, un œuf de paon, par exemple, renferme et contient en soi toutes les espèces, toutes les formes, toutes les couleurs des paons innombrables.
L'éternelle richesse de l'être était thésaurisée dans le germe primordial, comme dans le fœtus informe est thésaurisé l'homme futur avec son intelligence, son cœur, son génie, sa race et la race de sa race. Dlg'!lzed byGoog[e
312 L'INITIATION dans ce germe du 1 .. __' _ onest torcé de créer ce néolc)gi:sfQe dàns sa et d,es ou uu"..... dans une le prononça le mot créateur; la soit! - ! - d'où tira-t-il cette Juorlièl:e ? Basilide : Du Et CE RIEN CONTENAIT LE TOUT! abordons la la IV conserve de la fiHété conserva P ..",.."" .. intérieur où elle retomba. J'allalogi.ela moins :>I.UJlUIt:;. primolrdial. parce que son saint Elle se réunit à la premiière, comme elle n'était pas La dans le A cette le secours de son vol. à cette aide" 1\11111"'. cOn!iubstantiel1e à
BASILlDE 3[3 La troisième partie de la filiété demeura unie au germe en attendant sa purification. v Basilide divise l'être en triade: le monde t l'extramonde et l'intermédiaire, qu'il nomme le Saint Esprit. De la palpitation formidable du monde naquit le grana Archon, chefdu monde, puissance, beauté et grandeur incomparable, plus ineffable que les ineffables, plus puissant que les plus puissants, plus sage et m'eilleur que les meilleurs et les plus sagés. Il monta jusqu'au firmament et crut que rien n'existait au delà. Il ignorait l'existence de la troisième filiété qui reposait encore dans le germe universel. Le grand Archon produis'ït un fils meilleur et plus sage que lui. . Il vitson fils t l'admira et le fit asseoir à sa droite. Ce fils c'est l'ogdoade. La création superbe qui nous environne" est leur œuvre. Quand l'édifice du monde fut ainsi achevé t quand le Saint Esprit eut ainsi séparé le monde de l'extramonde, le grand Archon se trouva en face de la troisième partie de la filiété, celle qui était jointe au germe des choses Elle 'gémissait, attendant sa délivrance, selon qu'il est écrit : Omnis creatura ingemiscit et parturit, repe/ationein fi/iorum Dei exspectans. C'est alors que fut révélé le ineffable. Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION VI en traversant le Christ:os. son PrlltlC11)e reconnut que ef étaient des et non le Dieu sUI>rêlne, et annonça la sur eux-mêmes et sur Les deux sublimes s'humilièrent devant cette 1 ré,réhlticm et avec eux toutes les Puissances des trois cent cieux forment La lumière les éclairait sur la création. dans la une créature élue entre toutes vivait. Miriam. Elle dans son sein l'Homme La descendit sur eux et c'est ainsi Jésus est la La troisième de la fut et alla rejloindre la seconde. Puis toutes les deux reI1t1orltèrent à la et la filiété fut restaurée. dit le sut,11ll1e la à car elle a de Dieu; et tous rec:ueiille le Fini ; le retourne à absorbe l'irnpartait l'Eter:nelle Transitoire. Dieu seul demeure.
BASILIDE 315 Telle est dans ces grandes lignes la doctrine du maître illustre qui fut l'une des plus pure gloires de la très sainte Gnose. Moins harmonieux que Valentin. moins complet, moins éloquent il est 1Aristotemystique qui devait précéder le Platon de la Gnose. Il complète Simon le Mage comme il sera complété par son admirable successeur. Nous lui devions bien cet hommage. Il est l'un des Pères de notre assemblée. La Gnose ressuscitée salue en lui son plus profond précurseur. En même temps il a cette tristesse grandiose, cette douloureuse et chaste réserve théosophique qui séduisent toujours les esprits mélancoliques. A la fin de notre siècle, les âmes malades et les cœurs lassés se tourneront vers lui et le nommeront : Maître t Heureux nos frères et nos sœurs gnostiques, s'ils comprennent la providentielle réapparition de ces flambeaux dans notre nuit. Pour nous, tournons-nous vers la Gnose illuminative et disons-lui: Domina 1 ad quem ibimus Verba pitœ eternœ /zabes 1 T JULES, épêquegnostique. JULES DOINEL.
316 L'INITIATION II En de son caractère essentiellement """"-'11'-, le par un trait vraiment cUJrielux, est, pour ses bien moins une science et devoir que l'on conteste leurs obser- et l'on ne COlldiltiollS normales de ni que vations.
On ne (115:('111rl" doute pas d'eux 1 Les se manifestent en soient d'll!On,or1t5: ou à matérialisation sans et avec re<:ue:illiem,ent. sont-ils pas une émanation d'êtres membres de la famille vants de leurs et qUlelques mauvais tours 1 n'est-il étonnant que la science offiles faits de l'existence à celles
I.·OCC LTISlltE SC!Ii:NTlFIQUE 3 Lï la vie, et qui se caractérisent seulement en des circonstances très spéciales, se soit constamment refusée mêmeàadmettrela possibilité des phénomènesspirites. N'avait-elle pas beau jeu, en vérité, à crier au charlatan, à l'illuminé, à l'imposteur?
Quoi qu'il en soit, cependant, il s'est rencontré un certain nombre de savants de premier ordre, possédant à fond la pratique des travaux du laboratoire, qui n'ont pas cru indigne d'eux de rechercher ce qu'il pouvait y avoir de précis au fond des extraordinaires assertions èes spirites. Que prétendent ceux-ci, tout d'abord?
Ils affirment que des entités étrangères à notre monde sont capables, en des circ<?nstances données, de produire des effets matériels, tombant sous la perception de nos sens, tels que des bruits ou des coups frappés dans les meubles, sur les cloisons des appartements, ou même, au besoin,... sur le dos des assistants; des modifications dans la nature des corps, modifications rendues sensibles par la balance qui enregistre une diminution ou un accroissement du poids de l'objet considéré; des dissociations de produits matériels dont les molécules ultimes transportées par une force invisible au travers la substance même d'autres corps vont se reconstituer plus loin et apparaissent alors sans raison extérieure plausible; des actions chimiques; des productions enfin d'êtres nouveaux, munis d'organes semblables aux nÔtres, et susceptibles de se comporter comme aucun d'entre nous" en attendant qu'ils s'évanouissent instantanément, comme ils sont venus. Dlgltlzed byGoogle
L'INITIATION 318 En somme. il faut bien le et a en tout rien cn et le mf'rv,f'IIou le sUlrmlturel n'ont rien à voir dans cation de pJhén:om:êm:s. N'est-il pas en des autres que celles connues ou définies?
Les de nos organes sont très et il y a tout lieu de concevoir la réalité d'un nombre de maLnif'estati()ns dont nous n'avons à aucune et aftec:ter des êtres autrement constitués que nous. phén()mèfiiCS slpîrîtel;, en somme. sont Sllllplle.. ment la mise en pour nos sens de qU1elqlues , unes de ces m.miifesltations. pré:serlte. cette matérialité des nh,Pt'!t'- et em:egisu'é et mesuré par la balance l'exisgra,nd,cur de la - c'est toute il nj:l,-t<l"t d'une que des sa- comme MM. Cr1ool!,es, de Flametc_, pour ne citer que quelqlues-l1lns connus, ont in:;tit:ué en constater la matérialité du viendra ensuite. à mènes
L'OCCULTISME SCI'ENTIF1QUE 319 appelle la force attribuée par les spirites aux seuls esprits, et que possèdent surtout certains sujets particulièrement doués, les médiums.
« D'après cette théorie - celle de la force psychique, - écrit M. Crookes, le médium ou le cercle de personnes réunies ensemble pour former un tout est supposé posséder une force, un pouvoir, une influence, une vertu ou un don au moyen desquels des êtres intelligents peuvent produire les phénomènes observés. Quant à ce que peuvent être ces êtres ligents, c'est là matière à d'autres théories.
« Ce qu'il y a de certain, c'est qu'un médium possède que/que chose qu'un être ordinaire n'a pas en sa possession. Donnez un nom à ce quelque chose: appelez-le X, si vous voulez, M. Serjeant Cox l'appelle Force psychique (1). » Nous voici joliment loin du temps où un autre savant de grand renom, M. E.
Chevreul, - celui-là même dont en, l'une de ces dernières années on fêtait le centenaire, - consacrait tout un volume (2) à démontrer par A + B qu'il était ridicule de voir autre chose que des duperies, conscientes ou non, dans les phénomènes spirites, aussi' bien d'ailleurs que dans les divers procédés divinatoires connus. Du reste, il faut le reconnaitre, M. Chevreul ne (1) w. Crookes.
Nouvelle. expérience. sur la force p,ychique, 1 vol. in-18, Paris, librairie des sciences psychologiques. p. 177· (:1\ M. E. Chevreul, De la baguette divinatoire, du pendule dit explorateur et de:r tables tournante. au point de vue de l'histoire, de la critique et de ta tnéthode expérimento11e, un vol. in-8, Paris, chez Mallet-Bachelier, Gauthier-Villars et fils, successeurs. . Dlg'!lzed byGoog[e
L'iNITIATION lUI-m,enle se pas à la et il a cmnpte des faits. par comment il le moula table: « Témoin de ces -la rotaguérildOll, - mais bien souvent de faits po:sitiifs. je n'ai eu l'occamouvement, d'observer ait de avec une action que les mains .•1jJ()Set:s sur la table étaient d'exercer : je ne bien que de ce tant vu.. que .
«Le m(>uv·errlent. en n'aura que les la table à cause de la difficulté de maintenir cette pression constamment durant un de variant d'un à une et il que l'action des ·mains est une action de à droite ou de droite à seule est de mettre ·la table en mouvement » ilya En d'autres suivant mouvement de la table toutes tante des forces latérales nulle et se être assez ,Son inertie. était de avait institué eXlpér'iellce:s dont le résultat lui le mouvement du était dO à (1) M. E. Chevreul, toc. cil., p. 170.
L'OCCULTISME SCIENTIFIQUE des efforts latéraux inconsciemment exercés par le ou les opérateurs. Qu'auraient dit ces deux savants, assurément de-la meilleure foi du monde dans leurs négations, si, fai- partiede la commission de leurs confrères anglais nommés pour étudier les phénomènes du psychisme, ils eussent vu des meubles pesants se mouvoir sans aucun contact, et en pleine lumière.
« Dans une circonstance où onze membres de votre sous-comité étaient assis depuis quarante minutes de l'une des tables de salle à manger, décrites précédemment (1), etlorsque déjà des mouvements et des sons variés s'étaient produits, ils tournèrent (dans un but d'expérimentation plus rigoureuse), les dossiers des chaises vers la table, à neuf pouces environ de celle-ci; puis ils s'agenouillèrent sur les chaises, en plaçant leurs bras surles dossiers. ..
« Dans cette position, leurs pieds étaient nécessaiJ'ement tournés en arrière, loin de la table, et par con· séquent ne pouvaient être placés dessous, ni toucher le parquet. Les mains de chaque personne étaient -étenquesau-dessus.de la table à environ quatre pouces de sa surface. Aucun contact avec une partie quel- .conque de la table ne pouvait donc avoir lieu sans qu'on aperçût.
« En moins d'une minute, la table, sans avoir été touchée, se déplaça quatre fois; la première fois d'environ cinq pouces d'Un côté; puis de douze pouces . -(1) C'étaient de grandes tablés pesantes dont la plus petite avait cinq pied{s ,!euf p0!1cçs. de. long fiur quatle pieds.de large, et la plus grande nen pieds troIS pouces de long sur quatre pieds de large. 1 1 Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION ; ensuite de lamême manière et respectivement de et de six pouces. « Les mains de toutes lespelrsonn,es prés:entes ensuite sur les dossiers des à un environ de la table fut mise en mouvement avec un variant entre et six et transa..
Il « du condensateur et de international tlantique, etc., et les raisonnements de et l'hésitation n'est faut bien admettre l'el(ist.emee certaines peI'sOI:lm:s Société M. toutes les chaises furent écartées de la table à la distance de douze pouces, et chllql:le sonne s'a.gel:\olJillla sur sa chaise comme mais cette fois en tenant mains derrièreIl le corps à peu à dix-huit le de la se trouvant l'el,pé:rirrlentat,eur et la se des directions variées » à en entre ces eXI)ériien,ces précisles silgnées des noms suivants: Sir et M. Crloo.l::es, membires de la Société de Lon"! dres ; le ; le naturaliste A.· Russel.. président de la la inventeur en des
L'OOCULTISME SCIENTIFIQue 323 spéciale d exercer une action à distance sur les objets extérieurs, et ce sans le contact des muscles ou de ce qui s'y rattache. Mais, que penser des phénomènes de matérialisation? Ceux-ci, en vérité, pour l'esprit, sont encore bien plus surprenants.
En eflet, si l'on conçoit volontiers. l'existence d'une force fluidique particulière émanant de l'individu, il n'en est pas de même quand il s'agit d'expliquer la formation d'un être matériel semblant créé de rien et du reste susceptible de s'évanouir sans laisser aucune trace palpable de son passage.
Crookes, qui a eu plus qu'aucun autre,peut-être, la fortune d'étudier des phénomènes de ce genre, a rapporté en des pages saisissantes le récit de la médiumnité de Mlle Florence Cook, le médium de l'esprit matérialisé Katie King, dont il a obtenu de nombreuses photographies (1), mais n'a point cherché à expliquer le phénomène.
Il constate, et c'est tout 1 De tels faits, d'ailleurs, ont encore été relevés expérimentalement par nombre d'autres observateurs. M. Yveling Ram Baud,dans la si curieuse étude qu'il .aéci'ite sur la Force psychique, rapporte un fait de matérialisation particulièrement intéressant survenu en présence de M. Tissot, lepeintre bien connu, au cours d'une séance donnée parle médium Eglinton.
« Ces matérialisations sont encore d'une durée .assez grande; je n'en veux pour preuve que le fait (1) Voir les Nouvelles expériencu sur laforce psychique par William Crookes; traduction de 1. Alidel, un vol. in-18, PariS, librairie cies sciences psychologiques, p. 181 et suivantes. Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION ques bord: « - C'est bien elle! « se remettant à il « - Je ne lui crc,yalS pas le menton aussi que dédloulllla, et derr'ière laqlleUe dont il fit aussi le Il questioflOa son ancienne mais n'en obtint comme si obtlmir le peil1ltrc, de répons:e.
« Les neuses, du côté une lumière ce que un baiser que lui rendit « Puis la et matériali!iée, te la ont rli"n!>T'" raîtrait une de savon reInp>lîe cré:veloaittout d'un coup convient-il pas de tous ces nh,/>nf'\_ de les nombreux de à de le terme la So<;ielv a à sa tête les - et si nombreux eXI:mple:s
L-OCCllLTlSME SCIE:'olTIFIQUF. une méthode toute scientifique dans Pllantams o( the [;,lÎng (l)? Pourquoi ces diversesmanifestations fantomatiques ne seraient-elles pas des productions mêmes de la force psychique?
M. Camille le savant astronome bien :connu, estime qu'il en doit être ainsi: .-< Deux cerveaux qui vibrent à l'unisson, fussent-ils à plusieurs kilomètres de distance, écrit-il dans son beau livre Uranie, ne peuvent-ils être émus par une ll1çme force psychique?
L'émotion partie d'un cerveau ne peut-elle, à ,travers l'éther, de ,même -=Iue l'attrac. tion, aller frapper le cerveau qui vibre à une distance quelconque, de même qu'un son, à travers une pièce, va faire vibrer les cordes d'un piano ou d'un violon? N'oublions pas que nos cerveaux sont composés de molécules qui ne se touchent pas et qui sont en vibration perpétuelle. « Et pourquoi parler de cerveaux?
La pensée, la volonté, la force psychique, quelle que soit sa nature, ne péut-elle agir à distance sur un être qui lui est attaché par les sympathiques et indissolubles liens de la parenté intellectuelle? Les palpitations d'un cœur ne se transmettent-elles pas subitement au cœur qui bat à l'unisson du nÔtre?
«Devons-nous admettre, dans les cas d'apparition signalés plus haut, que l'esprit du mort ait réellement pris une forme corporelle dans le voisinage de l'observateur? Dans la plupart des cas, cette hypothèse ne of the IivinB. par F. et Fr. Myers. professeuri .1 université de Cambridge. et Franck Podmore, Londres, llill6. Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION pas nécessaire.
Peindl'lnt voir des personnes ne sont pas du tout devant nos yeux, d'ailleurs fermés. les voyons tement, bien nous leur parnous les nous conversons avec Assurément ce n'est ni notre rétine ni notre nerf les pas que ce n'est'notre oreille les entend. cellules cérébrales sont seules en « Cel'taines peUlverlt être eXl:érieulres, d'autres être subiectivles :dans ce cas, l'être se manifeste à distance sur l'être et cette influenee sur son cerveau déterminerait la VISIOn ex'térietllre" comme dans les purer:nellt s11bjective et intérieui't, les éveille très évi- «De même dans notre dente et autre faire en lui une donnera tm instant l'illusion de la réalité, On ob:tïeIlt maintenant ces faits dans crhypllotlS1l11e et de (1), débuts et 0011rtlimt dOlnnlmt
L'OCCULTISME SCIENTIFIQUE 32.7 résultats assurément dignes de la plus haute attention, aussÎ bien au point de vue psychologique qu'au point de 'Vue physiologique, Ce n'est pas la rétine qui est frappée par uneréalité effective, cc sont les couches optiques du cerveau qui sont excitées par une force psychique. C'est l'être mental lui-même qui est impressionné. De quelle façon? nous l'ignorons (1).
En résumé, tout reviendrait à un ébranlement dynamique des molécules cérébrales. Mais les phénomènes divers produits par les médiums ne sont point autre chose, en somme, que des effets dynamiques.
Lorsqu'en présence du médium Slade, M. le Dr Gibier constate de l'écriture directe (2) et que M. Harry Alis, qui l'assistait dans une de ses expériences, surprend le crayon courant seul à la surface de l'ardoise (3), en pleine lumière, la manifestationd'une force agissante pour produire le fait observé est tout aussi indiscutable qu'èlle peut l'être dans, les actions de déplacements d'objets, ou que dans les cas de lévitation constatés ou relevés aussi bien par M. Gibier que par M. Crookes, (1) Camille Flammarion, UrJn,'e, 1 vol. in-8, Paris, 1889, chez Marpon et Flammarion, p. 179 et suivantes. (2) n" Paul Gibier, Le (Fakirisme occidental) Paris, 1889. in-':I,chez Octave Doin. (3) Voici, à titre justificatif, quelques lillnes d'une lettre écrite Je :II novembre 1886. au lendemain de la séance illaquelle nous faisons lei allusion, parM, Harry Alis à M.le docteur Paul Gibier, lettre dont M. Gibier a du reste publié le texte entier dans un de ses livres: « A un moment M. Siade lenait l'ardoise sous la table, mais distante de celle-ci de cinq ou six centimètres et on entendait écrire.
Une parole de l'un des spectateurs fit tourner la tête aIl médium qui, par un mouve· ment nerveux involontaire. avança l'ardoise sous mes yeux. Durant cette écharpée. que j'évalue à deux ou trois secondes, je vi$ le crayoll leul cour.r rapidement lur l'ardoilc en tracant deI caractèrcI, enTiron la valeur de trois 011 quatre leures, » D: Paul Gibier, Analyse deI ChOlel, fIla; lur la lCience future, in-18, Paris, librairie E. Dentu. Dlg'!lzed byGoog[e . 'b
328 L'INITIATION M. de RochllS et nombre d'autres eXI,érimenta:telllrs. Au une observation de M. vient nouveau à cette opinion de la valeur dynarniqlUede la force Dans lesext,éri[ences des de et le venant ps'vdliQue est donc surabonest sa nature, à ?
Sur ce dernier il n'est des Si nous nous en raI,pC)rt()Qs à M, dont M. A. de dans son livre si curieux constate un arrive souvent à être un vent bien «Sous son indes feuilles de s'enlever de Dans occasions dont je donnerai tard les déje n'ai aucun mouvement de m'ais le froid a été si intense que je ne le comparer celui rèssent tient la main à pouces du mercure » Mais la de la chaleur ne nous elle que le travail n'est rien autre chose que de la transformée?
S'il y a il y a bien travail et, par il est tout naturel y ait de la chaleur COllsclm:mée, se traduit eXl:lerlmentalement par un de la ternp,éra.tulre arnlbi,lnte, aücune source de ne celui est transformé en travail (I)W. CllO,OleES. Nouvelle., expérimceu"r laforce psychique, p. IS.
L>-OCCULT1SAlE SCIE:NTIfIQt:E et presque introuvable aujourd'hui, les Forces flO1Z dl!jinie$ (1), la mise en mouvement de l'objet déplace serait due à une transmission de l'idée de l'action vo· lontaire mécanique par le fluide nerveux du cerveau jusqu'au dit objet qui exécuterait alors l'action en qualité d'organe· automatique lié par le fluide à l'être voulant, et sans que celui·ci ait la perception de sori acte, en raison justement de ce qu'il ne l'exécute pas par un effor,t musculaire.
M. de Rochas, du reste, ne partage point cette manière de voir, et, personnellement, il semble qu'il pen· cherait plus volontiers à assimiler la force psychique à une action électrique.
Dans le chapitre de son livre qu'il consacre au «déplacement des objets' à il écrit, en effet: « Humboldt avait déjà remarqué (Expériences sur le Galvanisme, p. 150) que si douze ou quatorze personnes se tiennent par la main, les deux dernières touchant l'une l'armature d'un nerf, l'autre celle d'un muscle de la grenouille, il se 'produit des contractions dans l'animal comme lorsqu'il est traversé par un courant galvanique» (2); et, plus loin, discutant une théorie de la lévitation de M. le Dr CharbonnierDehatty attribuant le phénomène à une répulsion électrique entre le sol et le corps' du sujet dont la densité a été diminuée par le ballonnement hystérique, après avoir nié la valeur de la seconde des deux rai- (1) A.
DE ROCHAS, les Forces 110'1 déjinies, in-R, chez Masson. Paris, '8K7· . iz) A. DE ROCHAS, les Forces n011 déjiIHes, in·S, chez Masson, Pans, 1887. p.• 58. Dlg'!lzed byGoog[e
330 coups,rchiQtle ne électriqlle ? tisant faire pousser des trallSrrlission de leur Il y a là une COflCOJrdance M. de Rochas de électriquie: « Mais nous ne saurions fixer une aux actions que en certains cas, les dont nous avons relllstenl:e dans le corps » N'est-ce pas, en à ces forces éll'ctrimll'«: convient de tous ces phénc)mènes àla VITOUX. 183. P·7 2 •
CONTRIBUTJON A LA PHILOSOPHIE DES NO tBRES 33 r _........ ibutio des 1 hi osophie ombles (1) CAS DE PLASTIQUE NUMÉRALE L'ilnalogie révéléè par Pythagore entre les nombres et leurs figures proportionnelles n'a pas été étendue. On n'a pas poursuivi davantage le rapport des nombres entre eux. La méthode théosophique ne peut négliger de comparer la table des nombres premiers à la nomenclature chimique, aux couleurs et aux sons simples. Quelle voie spacieuse pour la recherche pensées simples, par élimination, dans la série des principes, de tous les principes réductibles t Et comment ne pas aboutir quand le nombre nous aura ré.. vélé le lien qui unit la forme à la pensée t Le crible d'Eratosthêne sert ici de microcosme quintessentiel à la philosophie hermétique. La pierre philosophale, sous toutes ses formes, n'est-elle pas comme un plus petit commun multiple ou un plus grand commun diviseur à obtenir par la décomposition en facteurs premiers. b} Aux diverses et vaines formnles d'art littéraire, plutiqne et maai· cal,naqu'" ce jour épuisées, un principe imallinatif fixe peul snccéder pniasnt au cœur œême de 1& aclence sa loi organique; le Nombre. 'CU'Ô dinalilé de toute pen"e, peut fournir cette formule viable: le Nllmh'i.me. En alle.daDt l'œllvre qui doit réaliser cette prél"Dtion. les n.>tea ... TIntes pourront faire entrevoir la légitimité de cette théorie. (1889, V.) DIQ"ZedbyGOoglc
; ce ce serdevant cette pf()to.nds, et saurait poun-ait à l'avenir se passer pi:lJrH::l:... L'âme en es!.en.tiel, et ce sont prc)tollds de la créarerlos1ent sur le dessorte... » veux signalerles La des nombres arl)itlraire, et ne semble par aucune Ceperldant, celui la série des offrir de y trouvera certaines synlétriques sl,ontanément torllléf:S. Cette forraplpolrt existant entre certains nom- 'U"""", et enl'arbitraire est
co TRIBUTlON A LA PHILOSOPHIE DES OMBRES 333 remplacé par une constance. Faut-il insister sur la nécessité d'étendre ces remarques à toute l'échellede l'apalogie. Isolées, en leur cardina:Iité abstraite, toute leur fécondité disparaît, et ces clefs.demeurent vaines. Voici par quelle application logique et légitime de ta disposition naturelle des nombres se découvrent ces remarques. Tout nombre premier (aprè's la première dizaine) se termine 'par l'un des 4 chiffres: l, 3, '7, 9. Plaço"ns sur quatre colonnes correspondant.à ces-terminaisons les nombres par dizaines. Les figures se formeront d'elles-mêmes à simple lecture. 1 2 3 :> 7 11 13 Li7 19 23 29 31 3i A 30 de distance, 23'29, 53-59,83-89 et >1-37,6.141 43 47 67, offrent déjà leur symé- . 53 59 trie. mais des figures plUs \ complètes adviendront.. 61 67 71 73 79 83 89 97 1.01 .103 117 109 Dlgltlzed byGoogle
L'INITIATION 271 257 277 269 l 1 Voici la pre:mière conlplête et (r) On rel111ar'quera que la dizaine fait d'une dans dellxi,ème, troiquatriènoe letsixièmie centainesdu De 1,000 à 10,000, on la trouve aussi fréquerrlment. • • . 367 373 383 397 389
co "TNBUTION A LA PHILOSOPHIE DES NOMBRES 335 .. Faut-il plus de commentaires devant ces quatre triangles formés par cinq nombres? On trouvera une symétrie de 1543 à 1559, mêmes dizaine et centaine du second mille. Aucune de ces trois premières figures ne se jusque 10,000. Les opérations théosophiques appliquées aux trian.. gles 566, 563, 569 et 587, 593, 599 donnent les mêmes résultats réductibles à 3. Dlg'!lzed byGoog[e
336 977 • 983 9.:1 997 L'IN.ITIATION Cette est la se On la trouve aux nombres 1 5801, donne dente De 1000 à 10000, les se rencontrent non moins A celles la est à sa indication 1) et sur laa pas à on les classer en de nombres en rectaolgte ou en croix. pré:serltaJrlt une d'é:terldule et mérite donc sinlpllem1ent celles des deux premiers groupes, m'arrêtant à du troisième.
CO TRUl Tro. A 1.. PHILOSOPHIE DE NOMBRES 337' igure en croix: 3623 3,. 37, 43 - 45 3, 9' 97, 4603, dOllt la symétrie remonte à 4561, 7 j - 7393, 7,4u', 1"7,' '33, dans laquelle intervient Ili seizième combinaison (absenee complète de nombres' premiersj (1); - 7517,23, :2,g., 37, dont 'la symétrie remonte à 507. Figures en rectanglé: i 32 1, 27, 61, 67,dont la symétrie se prolonge jusque 1373 et dans laquelle s'intercale trois fois la seizième combinaison (absence complète de nombres premiers) (2) j - 1543, 9, 53,9, dont la symétrie se prolonge jusque 1567 et qui est immédiatement précédée d'une figure du second groupe; - .i663, 7, 9, 93,7,9, dont la symétrie remonte jusque 1637; - 2341, 7, 51, 7, dont la symétrie se prolonge jusque 2371,7; - 3313, 9,23,9; - 4441, 7, 51,7, dont la symétrie se prolonge jusque 4463 ; - 4993, 9, 5003, 9, dont la symétrie remonte à 4987; - 6961 , 7,. 71, 7, entrant dans la répétition de la figure 971 qui se produit ici à 6971 j leur ensemble forme une nouvelle figure; - 8731 , 7,41, 7, dont la symétrie seprolonge jusque 8753;-9371, 7,9 1,7,dontlasymétrie se prolonge jusque 9403 ; - 9613,9,23, 9, qui avec '9601; 31 'et' 9643, 9 donne deux autres - 9733, 9, 43, 9, qui est la simplicité du type de ces. formes, type tétragrammatiqûe auqùel s'ajoute presque généralement, comme on vient de le voir, un ou plusieurs nombres (3). Voici, en regard de ce type -, ' (,) La croilt la plus parfaite se 'dans le dërnier groupe. Voir chap. suivant.. . (3) 11 en est d.e méme, on 1a vu aussI et on le. reverra, .pour le tétra, gramme en crOIx. Dlgltlzed byGoogle
L'INITIATION son dé,rel(lppem.ent .... 9733 .•.• 9739\9601 ..... 9743 .... •... 9613 .... 9623 9631 ont toutes le 1031 1033 le .... II 1 • 1049 • 1069 RépétitiClQ à un nom-
, CONTRIBUTION A LA PHILOSOPHIE DES NOMBIU':S 339 2213 \ \ Cette dernière forme où se présente l'our la première fois le caractère polyédrique, lç mot « criStallisation »traduit toute l'analogie qu'elle me fait entrevoir. Les figures suivantes sont semblables.' 4241 4243 • 4253 4261 4271 4273, • 4283 • 4259 - • 4289 .- Répétition immédiate à 30 de différence. . Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATIOI\l 3511 3517 . 1 3527 3529 bres de . 3539 deux • \ de . 3557 3559 JDe 8623 à 77 on trouve des ' . \ .5099 • 5t47 .. • 5153 5171 .1733 , 5081 i 1741 • 1747 • J • • 1753 • 1759 5101 • 5107 '.) • 5113 511!) • 1777 . • 1783 1787 1789 ".5189 • aH)7 '. •• .5209
co RIBUTlON A LA PHILOSOPHIE DES NOMBRES 341 De SIgl à 8:l21 on trouvera un trapèze précédé et suivi de symétries. . De 2767 à 2939, plusieurs figures s'entremêlent d'où surgit à un moment la Croix dans toute sa pureté. On â déjà rencontré petites croix plus ou moins parfaites. Cette forme' tend â s'exprimer'souvent. On la trouve encore, approximativement, COl.11me traînant des lambeaux.de formation, aux nombres 251,727, 1733, 3527,4643, 6247; 8623: La voici dans son expression absolue. On doit la considérer, parmi ces remarques, comme la figure la plus étendue, la plus probante. 2897 2903 2909 291i 2927 Elle contient le tétragramme parfait, avec 4 et \) nombres sur 3 dizaines. Ses nombres sont terminés par ,3 chiffres différents. 6 chiffres'la composent" dont la somme est 3. Ce sont les 3 premiers et les 3 derDlgltlzed byGoogle
r niers. 3 1. Les 3 chiffres Autour de cette une autre: la terminent au toma:nquel1t donnent 3. et en t<mmellt . 2903 2909 • 2297 2939 correspcmdent inversemc'nt à int,p>.. .. COI1ltlellt 2 la combi. naison Il est bon la de cette se fait comme pre;sse:ntir. (1) Voir chllp. suivant.
CONTIUllUTION A LÀ (>fllLOSOPfUE DES NOMBRES 343 16 combinaisons peuvent avoir lieu dans la présence des nombres premiers dans chaque dizaine: Absence - l, 3, 7, 9 - 1, 3, 7 - 1, 3, 9 - 1,7,9- 3,7,9- 1,3-1,7- 1,9 - 3,73, 9 - 7, 9 - 1 - 3 - 7 - 9· Dans le premier mille, la combinaison l, 3, 7, 9 se rencontre 4 fois. Comme les 3 premières fois, elle se reproduit à des intervalles de 90; en continuant sur la base que cette remarque nous fournit, nous compléterons le relevé de la combinaison et nous obtiendrons une il 13 17 19 101 103 107 109 191 193 197 199 281 2S3 . 373 . 379 l 461 463 467 figure de nombres composés des mêmes chiffres 557 inversement disposés. Il y 641 643 647 \ a ici double rééiprocité de chiffres et de places, com- . 733 . 739 pliquée d'algorithmie• 821 823 827 829 Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION Cette co:mt,inais,on continue à se à intervalles de 30. L'intervalle des combinaisons est d'un même nombre et ce nombre est le 30. Il suffit d'avoir cette cIef. On trouvera si veut, dans le relevé des outre la constance H"""'"'' D'autres examensen donnenmt les nombres de trentaine en on obtiendra cette 383 389 419 443 449 479 503 509
O. TRIB TIO. LA PH1LOSOPII1E DES NOM8ltES 345 En opérant de même à partir de 127, on obticnl: 127 151 157 ( 181 211 Cette ftgure est des plus 1 étendues. 241 \ 271 277 • 30ï i 1. Mais elle est, comme les deux: précédentes, de peu d'importance. Il faut surtout considérer celles qui, complètes, géométriques, primordiales, fondamentales, directement obtenues, spontanément formées par la disposition naturelle des membres, s'imposent d'elles-mêmes. On dans les figures la fréquence des combinaisons 1-7 avec 3, et 3-9 avec 7. A ceux qui trouveront arbitraire le système décimal qui engendre ces figures, il n'y a qu'à répondre: abDlgltlzed byGoogle
L'INITIATION ront de nouvelles appli1catioIls de ces remarques. à veau dans alaalogilque est cOlmpllète, et, comme l'est être le de la numération. pélrio,dicité des similaires tottiours une constance et une niables dans la suite des nombres l'on vient surgin:mt tOlllïatlrS, révélant un élément rationnel élo'quen't, selon nous, au milieu d'un aplparent dre de hasard (1). Les de J'ai la conviction n(\rt,pnt la lutlaièl'e de Tradition sur un terrain aussi VURGEY. con,;teÎlatiôii;:" -- premiers
"lNITlATION ltlAÇONNlQUE AÇO (h.·, .Maç:. ·d.'Et.·. I!lit.\ • • • .i E On est généralement d'accord pour considérer la Franc-Maçonnerie comme le représentant moderne des célèbres mystères de l'Antiquité. Mais on est disposé à y voir une institution tristement déviée de Ion idéal primitif. On assure dès lors.volontiers q n'aucun avantage sérieux n'est à tirer des initiations puériles, dont les. loges maçonniques sont actuellement le théâtre. . ._--- .
l L'INITIATION faire Il à fond la investiigaltioI1IS aux appalà une oréverltion al)soJlum:ent injtlstHiée. pour s'en cOlnv:aîl1lCrle.
M.'. sans limiter ses rences les Dans ces on ne pas reconnaitre la mon'est en rien inférieure à toutes les associations înitîaltîqlles du leur est manifesteF.", moins sous sa forme actuelle, les fruits on ne la haute idée d'une institllticm même d'être de sa sur toute la orovoauer partotlt les est la conlfratenlité valoir de titres?
V.,,;;Ut, avec toute sa science dans des monastères dans insondables pr<)tondeul's abstraites ont par tot:alelnel'1t les -dolmées de la réalité conctète? là certes un rep.ro<:he que mérite la M,', • Ce n'est
L INITIATroN MAçoNNIQUE 349 n était point là ce qui fait précisément tout le mérite de l'ordre maçonnique. .. C'est qu'en matière d'initiation la maçonnerie n'a jamais cessé' de viser à la pratique. Elle a toujours évité de donner dans le travers des abstracteurs de .qui, par l'effet miraculeux de leurs savantes formules, prétendent délivrer l'humanité de .toutes se,'t affections.
Les maçons comprennent q.u'on.·n'exerce.point. la Médecine Universelle en se bornant à rédiger une ordonnance, pout abandonner ensuite le malade à lui-tpême·. Ils se croient tenus de payer davantage de .leur personne, et, lorsqu'ils proposent un remède, ils s'attachent à rappliquer eux-mêmes.
Ils ont ce que les chrétiens appellent lafoi agissante, et ne se contentent jamais de proclamer de belles théories, en négligeant de pourvoir aux moyens de leur réalisation positive. La maçonnerie remplit ainsi sa mission de haute et puissante Ecole de Sagesse.
Elle se distingue de toutes les sociétés de simple propagande intellectuelle par le soin qu'elle prend de ne jamais perdre de vue J'application effective de ses enseignements théori- ·ques. Elle a pour propre de réaliser, là où d'autres rêvent. Il en résulte que la F.·. M.·. n'engage point sesadeptes à gagner le ciel, par un détachement complet du monde.
Il ne s'agit nullement pour eux de s'abanqonner à l'extasede la contemplation mystique, mais de sercndre'forts pour l'action, en se perfection- :nant sans cesse, dans le but de se rendre utiles. Dlg'!lzed byGoog[e
d'édébard'autre but applren.dre à avec les se construit dont les maçons doivent prendlre les données essenltielles, vélrita,ble.:mlmt les collaborateurs COIlscients fait les tous les êtres à l'exécution d'un travail halrmoniQ'tle de commune et solidaire rédlenlptiOIl. L'Initiation malçOnniQlle n'a él"lIÛr#'" les hOInrrles, afin de en conformité finalités mêmes de leur existence. pour éclazrer. les homrnel', rasser tout de tout ce de la Lumière.
On y en les soumettant à l"f'rtJ:lilnpo;: destinées à éliminer les scories l'ol;lac:ité des emrel(lPpies, servent prc)tec:trices au noyau spiritluel humain. ceIJ,eS-li::1 dlevi<mnent.Horlpildes, leur trallsp,a.. rence par'fait:e laisse rayons de la Lumi.ère eXitériettre' iUS0111'au Centre conscient de L'INITIATION Toute l'Initiation tient en ces deux mots: DEVENIR UTILE. est consacrée tout' entière au du et aux maçons à se vouer au Grand ŒU1Jre dela intellecltuelJle, mlorale et matérielile le 'T'_Na.hil pour UU1,rrfJ'/HI. GrandArchitectede D. 'a G.·. A.'. D.·.. L.'. voirIe accompala présente que
L'JNITIATfON 1\1AÇONN1QtJE 35 t Tout son être, alors, s'en sature progressivement, jusqu'à ce qu'il soit devenu un Illuminé, dans le sens le plus élevé du mot, autrement dit un Adepte, transformé désormais lui-même en un foyer r,ayonnant de Lumtère. L'Initiation maçonnique comporte ainsi trois. phases distinctes, consacrées successivement à la découverte, à J'assimilation et à la propagation de .la Lumière.
Ces phases sont représentées par les trois grades d'Apprenti, Compagnon et MaUre, qui correspondent à la triple mission des maçons, consist.ant à recher- "Ifther d'abord, afin de posséder ensuite, et pouvoir finalement répandre la Lumière.
Le nombre de ces grades est absolu: il ne sautait y en avoir que trois, ni plus ni moins. - C'est là une vérité reconnue par tous les auteurs maçonniques sérieux, qui n'ont jamàis cessé de blâmer l'adoption en maçonnerie de grades prétendus supérieurs à la Maîtrise.
L'invention des différents systèmes de soi-disant « hauts grades ne repose d'ailleurs que sur une équivoque, qui a fait confondre les Grades Initiatiques, strictement limités au nombre de trois, avec les Degrés de l'In/tiation, dont la multiplicité est nécessairement infinie. Les Grades Initiatiques correspondent au triple programme poursuivi par l'Initiation maçonnique.
Ils ,apportent dans leur ésotérisme une solution aux trois questions de l'énigme du Sphinx: d'où venons. nous? - Que sommes-nous?' - Où allons-nous? - Dlg'!lzed byGoog[e
la n'est d'un maçonen raison en avoir un ou immulables dans leurs trinité ni à Co,mpagJ10nna,f(e s'ont On sort à pernlettent à ou moins dans térisme de Ilen résulte une infinité de manières différentes d'entrer en des trois· et Maltre. la forme la le cas de la des açluelS, dont l'initiation n'est souvent restée SUIJerficieUe. En comme par- et aonnc.qu·8lUX initiés véritables L'nHTIATION et par là à l'homme de savoir.
t.'lNrTlATION E 353 Celle-ci, que figure en Maçonnerie la lettre G, de l'Etoile Flamboyante, s'applique simultanément au programme de recherches intellectuelles et d'entra.ineIllent moral des trois grades d'App_ -_, Cornp.'_et Maitre.
Elle avec l'Apprentissage, à pénétrer le mystère de l'origine des choses; avec le Compagnonnage, elle dévoile le secret de la nature de l'homme, et révèle, avec la Maîtrise, les arcanes de la destinée future des êtres.
Elle enseigne, en outre, à l'Apprenti à porter jusqu'à leur plus haute puissance les forces qu'il porte enJui-même, - elle montre au Compagnon comment il peut attirer à lui les forces ambiantes, - et apprend au Maître à régir en souverain la nature soumise au sceptre de son intelligence. Il ne faut pas oublier, en cela, que l'Initiation maçonnique se rapporte au Grand Art, à l'Art Sacerdotal et Royal des anciens initiés.
Cela veut dire que la Maçonnerie a pour objectif final d'apprendre à chacun à devenir son propre roi et son propre prêtre. Cette formule est très importante à retenir. EUe détermine ce que la F.·.
M.-. entend par l'émancipation des peuples, qu'eUe s'efforce de soustràire à la tutelledeleurstyransspirituelset temporels,en enseignant aux hummes à se gouverner réeUement eux-mêmes, tanten matière de religion qu'en politique. .Mais, pour se gouverner soi-même, il fant être à la fois prêtre et roi, au sens primitif de ces deux termes, qui ne furent originairementque des titres initiatiques. 12 Dlg'!lzed byGoog[e
de se COflsidléraiieDit, comme investis d'un souverain sacerdoce d't:;ne sUIJrê:me rov'aU1lé Îllte:lle(:tuelle.
Pour le caractère sacerdotal n'était lié au fait de costume pour faire l'office de marchand de et entretenir les dans la sous de moex:pJolite ainsi la ne est propre du mot, un des masses, en se livrant à une méprisée de nos n'a initiés comme un en lui se rattachant à - Tous les d,evr:aiellt que commun avec des îmlJOs'teUJrs il1lÏqlles, sont même pas bJancJlïs, de la lettre dont les émanations délétères em- ....."t"'"t le monde.
Ils un titre en ils n'ont aucun ont ne auunir tous les homlne:s, sans les diviser JélU,lél!:S. telle doit se baser nécessairement sur la Tolérance et la sources toute ne
L'INITIATION :MAÇONNlQtlE 355 a 'oir que des hommes entièrement soumis à tous les devoirs de la vic sociale, cn Paccomplissemcnt desquels ils se distinguent par un degré supérieur d'intelligence et de vertu.
Ce doivent être avant toutes choses des hommes de cœur, qui, étant animés euxmêmes des sentiments les plus généreux, savent entretenir l'amour du prochain parmi leurs frères en humanité, en leur apprenant à s'entendre pour s'entr'aider et travailler en commun à l'amélioration du sort de tous, grâce au perfectionnement individuel de chacun.
En appelantprêtres de pareils hommes, on ne ferait que restituer à ce terme sa signification primordiale dont il a dévié à tel point qu'il ne serait plus pris que comme une injure par ceux qui, cependant, sont aussi près de la chose qu'ils restent éloignés du mot. Mais que diraient les apÔtres du Juste et du Vrai, si, non content de les considérer comme prêtres, on s'avisait encore de les déclarer rois?
Ils s'empresseraient de repousser avec horreur ce titre détesté, qui cependant leur appartient et devrait logiquement ne s'appliquer qu'à eux. Un 'roi, en effet, n'est pas autre chose qu'un homme placé au-dessus des autres, un homme à qui personne ne commande, et se; trouvant, par suite, absolument libre. Or, est-ce bien là le cas des rois ordinaires? - Leur élévation n'est-elle pas conventionnelle?
Sontils indépendants, et font-ils réellement ce qu'ils veulent? Il est bien évident, au contraire, qu'ils sont pluS' esclaves que leur& sujets. Leur grandeur appaDlg'!lzed byGoog[e
i i.
356 rente ne nr{)vi."nt que de leur entoucomme COll1p,relldI'e que ce ne sont que des rôle pompeux, mais que ce des rois. il faut être a le et des illusions du vul- ne saurait être pour l'initié un roi C'est pour lui un homme par la Raison et par la Science. gouvernement sur la dont l'autorité confère seule la incontestée de la et de Egaltlré et la Fraelle ne devient de mé<iiocrité générale, la Liberté comme la de !'e:scLaV'lIle sous toutes ses et s'efforce dès lors d'affranchir à la dans l'homme l'âme et le corps.
Cet affranchissement n'est po.ssilble QLle que la entend établir hOmll1eS, non pas en les rabaissant à un même mais en les " Les aperçus très sommaires tront sans doute au lecteur de se faire une de la par l'Initiation mlllço:nnl!qu,e. Elle à la réallisa1tion de la ternité. Elle conçoit
MAçoNNIQUE 357 qU'entre hommes 19aux et unis par des aspirations communes et solidairement associés en vue d'une même œuvre féconde de Progrès et de Lumière. Cetteœuvre est dirigée par la Maçonnerie avec une prudence qui en assure infailliblement le succès.- L'ordre maçonnique, en effet sait toujours proportionner la portée de ses enseignements au degré de culture intellectuelle auquel sont parvenus ses adeptes.
Les erreurs dangereuses, que fait naître toute vérité mal comprise Sont ain î évitées, grâce aux soins qui sont pris de ne propager que les idées qui peuvent être utilement répandues, tout en renfermant dans l'ombre du mystère les vérités non mûres encore pour naître à la lumière.
Celles-ci restent cachées, non seulement aux profanes, mais encore aux maçons eux-mêmes, tant qu'ils n'ont pas sl\pénétrer le sens ésotérique de leurs rites et de leurs symboles. Il ne faut donc pas juger la Maçonnerie d'après cc qu'on en voit paraitre. Elle se fait petite afin d'être comprise et ressemble en cela à la mère qui se baisse pOlJr parler à son enfant.
Mais attendez que celui-ci grandisse, et vous verrez se redresser graduellement son initiatrice, en qui n'a jamais cessé de s'incarner la GRANDE ISIS, l'Educatrice suprême de l'Humanité, OSWALD WIRTH, Membre,du Gr.'. Mac.'. d'Et.'. Initiatiques. Dlg'!lzed byGoog[e
1 l 1 PAR en l'année 1 et beau drame a été écrit par José- : Cœur en Peine. Il y a bien des dans une revue un mien ami écrivait que l'auteur de la Décadence latine a du He,lUc:oup le nul encore n'avait osé parce que la de l' « »offre certains chuchotent les unes, affirment les autres, et qui en tous cas ne sont de ce à SUJ>poser Q,l<:;ULI"'''''''' été de quece soit. Mon ami fut bafoué - moins pOtJrtlmt attendait.
Eh le terrible s'il est vrai que le œuvre transcendante de la sub..tance la taire du ensuite à allier à d'admirables quaCŒUR EN PEINE 359 lités d''t!normes défauts, CœUr e11 Peine est quelque chose degénial. Quiconque aime les histoires, ou bien les « études de mœurs ou de caractères », quiconque est assoiffé d'action. de dialogue de description, de « documents », comme dIt la bande, qu'il n'entre point ici.
Da.ns ce livre il n'y a rien, - peut-être parce quïl y a tout. • A Lays-les-Flots, au haut d'une falaise de soixante pieds, face à la mer et au ciel, durant trois ou quatre heures d'une soirée, une femme pense, - et voilà. Seulement, cette mer et ce ciel, c'est toute la mer et tout le ciel, et cette femme, c'est la Femme, l'éternelle.
EUe pense qu'elle est jeune et qu'elle est belle, qu'elle est libre et qu'elle est riche, qu'elle sent qu'elle sait, - et qu'elle veut aimer. Ce mot, Aimer, elle le mâche « ainsi que l'Hindou « son bétel ». Mais qui? « Celui qui ne dira pas même: Me voici, pour se « faire reconnaître,... celui. à qui tout est accordé « vant qu'il demande,... » celui que« l'on écoute se « taire », sera-ce « un haut front?
Sera-ce un beà\l, «. cœur? » - « Serai-je le délassement d'une pensée, ou le page «d'une ambition? Mon baiser se plissera:-t-ilsur le « front droit et découvert de l'action ou écartera-t-il « les longs cheveux du rêve? Mes plus vives joies « seront-elles de chair ou d'orgueil? » Mais comment? S'exhausser jusqu'àun êtretrês noble, «servir,servir, Dlg'!lzed byGoog[e
360 L'INITIATION la très loin que Bélit ne amp,lexic)n aniIniqlle et spiriltuelle. et rien de 1» ou bien soi un être « donner même sans songer à recevoir », se vouer à la d'un de Hollandais volant?
«donner 1 » ou encore « courir le monde et courir l'amour », en dona et « les essais trouver tout à fait aimable 1» Et elle lamente sa en des tantôt vibrants et tantôt mornes de navrement, tour à tour suaves de rêve et Et à cette continue la continue de mer est un commentaire Mais voici une vague deux rames battent Au de la voit pas, mais entend. avaient cru s'aimer et ils cOlnprel1nlmt fois ils ne se sont ni ne se po:sséde:roIlt triune Raisonneurs SU[)1U:S, au verbe affilé et comme le 1ratnchallt d'un ils dissertent on ne
CŒt:R EN PEiNE 36r «ou à ùne lieue dans les terres, un être; il m'ouvrirait « les bras sans que j'aie parlé, et je 1emporterais '\1< sans qu'il me demandât où je l'emmène' je trompe « avec vous quelqu'un que je ne connais pas, et qui «est mien, et que je ne connaitrai qu'après la vic. » Bélit à voix très basse répond pour elle-même: .......
«J'existe, à cette heure, sous ton je t'ouvri- «rais mes bras sans que tu aies parlé, et tu m'em_ «porterais sans que je te demandasse où tu m'em- «mènes. Cher infidèle, je te pardonne et t'attends. Et l'autre à son tour, la femme de la grève. reprend le thème, non sans le transposer sur un ton plus aigu et qui mord. Lui peu à peu s'exalte: -« Je lève ici mon cœur, comme on lève son « verre: A celle qui viendra.
Fille de mon désir, qui « portes mon destin sous le battement de ta gorge, «unique amour, mon épouse d'éternité, que mon « incantation t'éveille et t'amène pour arrêter mes pas « errants et fixer mon inquiète tendresse. » A quoi la compagne ironique' riposte: -.« J'élève en défi ma main vers la falaise sombre.
« A celle qui ne viendrapas. » Une voix, dans la nuit, dit clairement: - « Je viendrai. » Et comme en bas ils se troublent et doutent, Bélit de nouveau crie le répons d'amour, - de l'amour absolu qui la voue à cet homme qu'elle ne voit pas, n'a jamais vu, peut-être ne verra jamais, mais des lèvres de qui elle vient d'ouïr monter la plainte exactement complémentaire de la sienne. Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION pas, l'ont s'achève là. A cette trente ennuyeux, en un mot antérieurement a sali Istar en tant de ch,iprtre:s, et la toire du Mari Il rattach,er de QueJlque pré:céclé et à ceux Péladan a résolu de lier tous ses romans en une Une. Mais décidément cette fois le pro.céclé se révèle par candidement.
Et cela encore ne trouve+on pas je ne sais de ces que l'on en dé«:lalratiions, des des démisne se délecter que Le roman en vérité sublime l'auteur s'est de ce nude tels délicieuse et ce savant trio des cOIlcie:rge:s. Mais l'auteur a beau faire; en il ne réussit pas à ressentie à l'audition de sur la océane. est intense et presque sans en vers blancs. Plus il brasille de et vibre de notations inoubliables.
En somme, si l'on voulait se laisser aller à la rile manie de on dire livres de la Décadence LAU"""'. que le Vice et sUl'passé A Cœur Perdu
LES SOSIES DE M. MABOUL Les Sosies de 1. laboul 3ti3 Ce matin-là; M. Maboul s'éveilla de fort méchante humeur; un rhume de cerveau opiniâtre lui gonflait les paupières, et le bout de son nez, boursouflé et meurtri, luisait mieux qu'une carotte passée au vernissage. L'armoire à glace, vis-à-vis sa couchette, refléta tout à coup sa frimousse endommagée, et M. Maboul s'écria: - Je doute qu'il existe deux nez semblables au mien dans l'Univers!
Immédiatement une foule de pensées gambadèrent en son esprit. - Semblables au mien 1... Semblables au mien! ..• Après tout mon nez n'est qu'un des fragments de mon individu, mon individu n'est qu'un des fragments de l'humanité, l'humanité n'est qu'un des fragments de la terre, la terre n'est qu'un des fragments de notre système solaire, notre système solaire n'est qu'un des fragments de l'Infini! Il se rencoigna dans la ruelle. - L'Infini 1...
Abîme sans fond 1... Immensité 1... Vertige!... Cinq minutes s'écoulèrent; après quoi M. Maboul alluma une cigarette. - Quel que soit, reprit-il, le nombre de sons possibles entre toutes choses existantes, l'infini Dlg'!lzed byGoog[e
l..'iNITIATION ne se sie de mon minute où d'une plallète Sa dg,uette le gros frotta une et de fumée. - Le sosie de mon nez ?. Parbleu1 la "Susdite th'·n..';p m'offre mieux que cela dans la des astres; me des sosies de moi-même!
Sur milliards de milliards de terres auront "","f",,;' le destin de la supposons que la survenance du rompe, à l'harde milliers de disséminés à travers et les par suite; le nombre de ceux "ront semblables n'en sera enlgloballt le tôt ou tard le moment vient où un groupe de ces cornbiinaisons, éOlliv.l1arlt au de tous termes les uns par les autres, une et, l'Infini n'a pas de de séries tour à tour, d'autres identiqUles au des idcmtiqlJeS à celles du existerontcertainement au hasard et des séries se renouvêleront sans trêve. la nécessité que des se indéfiniment dans des milliards de milliards de mondes 1 Et M. conclut: a raison de que tout ce se passe ou s'est sur cette terre est, a été et sera et que tout ce aurait pu se passer si le sosûr,emcmt, à la la rondeur
LES SOSŒS DE M. MABOUL 365 modifie pas l'Infini et l'Ether roulera infiniment une infinité de mondes 1 L'effervescence de son imagination suffoqua un instant M. Maboul, qui toussa, puis se moucha bruyamment: - Poussons mon raisonnement plus loin encore, reprit-il après une pause.
Parmi ces milliards de milliards de terres, selon toute évidence, évoluent des milliards de milliards de terres, sur lesquelles vivent et respirent des milliards de milliards de Pascal, Denis, Fortuné Maboul, tous ayant vécu les mêmes vies, tous ayant subi les mêmes épreuves, tous ayant conçu les mêmes pensées, tous ayant accompli les mêmes actes, tous ayant eu à la même seconde la même expression de physionomie, la même émotion, le même la même parole!
Et sans cesse, pour l'éternité, dans certains coins de l'Univers, se succèderont à lïnfini des Pascal, Denis, Fortuné Maboul, . tous s'éveillant enrhumés du cerveau, avec le bout du nez écarlate, le trente-deuxième jour de leur cinquante- .deuxième année. ) Il leva les mains au ciel. - 0 mes frères inconnus, ou plutôt mes autres moi-même! A l'instant où votre souvenir me hante, n'est-ce pas une ·loi fatale que le mien s'insinue en vous?;.
Eh bien, je vous souhaite au fond du cœur . bonne journée, bon appétit et bonne guérison! . Là-dessus M. Maboul ferma les yeux, espérant se rendormir, mais un flot de suggestions assaillirent sa rêverie. - Puisque, sitôt que ma pensée se forme, une Dlg'!lzed byGoog[e
366 L'INITIATION envenotre lUclssière sée sœur visite mes ces de donc à moi à où je songe à eux, et le désir me aussi! L'attendrissement lui mouilla cils. - J'aimerais à les serrer dans mes bras!... Un sursaut le dressa sur son séant. à moins que je au moment où si je souhaite vous em· vous souhaitez vous! je médite de vous fixer un serait-ce dans une étoile à des de?
Vous méditez ce rendez-vous à moi et me convoquez vers choisie à l'unanimité, car, en tant des Fortuné je vous défie dé raisonner autrement que de vous mouvoir autrement que se meut le Fortuné Maboul ici sent! 11 des baisers dans le - A vous, mes à vous 1... Tous déc:id(ms où nous réunir!
Une objection irréfutable dOtlCha so.n elnthlousia:sm1e. - On ne s'envole pas pour Sirius avec un arrolndi 1 Ses bras - Plus La sonna la sous les couvertures. terre, hU110aU1S le mais au en des de nous ne sait interdit aux Ufi'U""'" à travers les astres; essences s'
LES SOSIES DE M. MADOt: L si les choses ne se passent pas différemment, si des êtres, diaphanes et aériens, ne se transportent point de ciels en ciels, au gré de leur seul caprice.
Des rappels de mémoire l'envahissant tout à coup, .il tendit l'index vers les rayons de sa bibliothèque. - Eureka 1 Les légendes de nos mystiques, mille récits de voyageurs sur les prodiges encore inexpliqués des fakirs et des les exemples tirés de l'histoire, de l'ouvrage de D'Assier « l'Humanité posthume » et de l'œuvre du Dr Paul Gibier, les nouvelles de Lermina, les romans de Péladan et de Bulwer Lytton, les traditions des anciens mages, des kabbalistes et de nos mages contemporains Jacques Papus -et Stanislas de Guaita, sont unanimes pour affirmer, à l'intérieur du corps de chair, l'existence d'un corps fluidique susceptible de se dégager de sa prison, fùt-ce à l'état de veille, grâce à une hygiène spéciale et à de secrètes préparations 1 Sonexaltationcroissaitàmesure.
Il sauta à bas du lit. - Ainsi des Pascal, Denis, Fortuné Maboul, citoyens de planètes plus éthérées, jouissent du merveilleux privilège d'abandonner à l'occasion leur coquille charnelle pour vagabonder animiquement, où bon leur plaît, avec la vitesse de la pensée 1 Puis, suffocant, halluciné presque: - Eh bien! qu'en cette seconde solennelle, ceux de mes frères, capables de réaliser l'entreprise, voguent ensemble vers Sirius, afin de nous y réunir 1 EfM.
Maboul fit l'effort de s'envoler. Deux coups, frappés contre la porte de sa chambre, coupèrent impitoyablement ses ailes. Dlgltlzed byGoogle
368 L'INITIATION lèvres Une murmurèrent: du dehors: Mcmsîeur, votre cÔtelette UVIUl" se laissachoir sur une chaise. cuvette, miroitait; il y son br(llarlt et la fraîcheur le calma. 1se ce matin la norme. cette réunio!n d'in<iivildus, tous fabrîq1ués sur un unilCiue modèl,e, m:ültiiple du même une commune? Par se remuer, à ?... Il noua fiévreusement autour de sa taille les deux bouts de sa cor'dellièr,e.
Dès l'instant de la rencontre, bonsloÎr fication des ! Par suite d'un accord chacun de mes comme sur un coup de cesserait aussitôt d'être le Fortuné Maboul que je suis 1... cornpc)J;'te toujours des modise modifier soi-même 1
LES EXPÉRIENCES 369' LI E PÊ E CE DE MATÉRIALlSATlOl\S PO 'R,SUIVIES Al' GROUPE Groupes 20 et :.: [ (Etudes pratiques) Depuis un mois environ des expériences touchant les phénomènes de.Spiritisme sont poursuivies au Groupe indépendant d'études ésotériques. Les cercles d'études, composés au maximum de vingt personnes, se réunissent une ou deux fois par semaine, et constituent les groupes 20 et 21 d'études pratiques.
Le médium est Mme Foyqui veut bien se prêtèr à toutes les conditions d'expérimentation demandées. Comme les phénomènes ne peuvent se passer que dans l'obscurité absolue, plusieurs objections peuvent être faites. Nous allons voir comment on s'y prend pour rendre impossible d'avance chacune de ces objections.
Les phénomènes principaux qui se produisent sont les suivants: l'Apparition de points lumineux et de mains lumineuses;' " Enlèvement des objets placés sur une table hors de la portée du médium; débouchage d'un flacon d'éther et rebouchage du flacon après que le liquide a été répandu ;: 3° Enlèvement de la table elle-même qui va toucher le plafond et retombe de l'autre côté du médium; 4° Apparition de mains qui vont toucher les assistants. et transporter des objets d'un des assistants à l'autre; 5° Matérialisations partielles.
OBJECTIONS Deux objections fondamentales peuvent être soulevées:- 1° Tricherie du médium; 20 Compérage des assistants .. Une fois l'obscurité faite. on peut supposer que' le médium se lè\'e et va prendre les objets placés sur la. table. Dlgltlzed byGoogle
L'INITIATION et A la demande même du nous attachons ses mains et ses à la chaise avec des tordes par nous-même. Immédiatement on nous faire tion et dire le des le médium se et se rattache lui-même. Afin de détruire tous les bouts des cordes sont cachetés en sur la en sur le avec ..les cachets fournis par assistants. le médium ne pas faire un mouvement de six .centimètres sans tous les cachets.
Toutes les sont donc de ce côté. croyons au médium de se détacher .-et de se rattacher ensuite dans ces circonstances. Mais admettom: même le médium se soit l'irnp'ossibilité de le à notre une seconde préclil.ultions vient la nouvelle obj,ection pOSSIble.
Le déltaclhé, doit atteindre la table pour nl"'Ddllir'e La table est hors de la des mains et des du médium et 1'011 sème la sciure de bois très et en couche très mince sur le parquet' tout autour médium.
Ainsi si un des assistants veut servir de passer chose au si le médium lU:I-nlëlne veut les traces serollt inscrites immédiatement et La table est tenue par une des de J'assistance , et aider le médium sans Il féliciter Mme riences avec une bonne .attactler et cacheter au dans ces conditions étonnent au haut ceux vu de i" ...n,"'i,..·' Au de de l'oc=Cu,l[illmle, comment peut-on
LES EXPÉRIENCES L'homme vivaIlt est composé de trois principes: Le corr matêriel; L'esprit; Le corps astral ou périsprit Întcrmédi3ire entre les deux principe précédents. Dan une éan qe ce genre, que se produit-il La matiére est fou mie par les objets SU," le quels agissent les forces er.. action. Le corps astral ou périsprit est formé presque eori'- rement par le médium. et aussi un peu par les assistants.
Quand des mains agissent, le corps astral ou périsprit du médium y est pour beaucoup. Enfin la des phénomènes appartient à un ou plusieurs «esprits .. comme la direction d'un,corps humain dépend des principes supérieurs. Ceux qui ignorent ces données sont tout étonnés de voir des mains produire les phénomènes, et 'oublient de suite toutes les précautions prises.
Ils oublient subitement les cordes et les cachets, ils oublient le parquet devenu enregistreur, et sont tentés de dire: le médium a traversé la salle et est ici. Cela est vrai, mais il s'agit de savoir si c'est le corps physique ou le corps astral qui s'esi transporté. Nous avons assez montré comment il était de toute impossibilité au corps physique du médium de bouger.
Ajoutons que les assistants appartenaient pour la plupart à l'élite intellectuelle et sociale du monde parisien: des membres du corps diplomatique, des hr,mmes de lettres, des journalistes connus, des médecins, etc., pour écarter l'objection d'hallucination qui frapperait à la fois dix-huit personnes dans chaque séance.
Notons aussi l'influence de l'éther non seulement pour activer les phénomènes, mais aussi pour harmoniser immédiatement des fluides étrangers avec ceux du milieu habituel: . ".. .. Ainsi le Groupe indépendant d'études ésotériques poursuit son œuvre d'investigations scientiliques. Loin de fuir les objections, nous les appeions de toute notre force, car chaque objection fait naître un procédé nouveau de contrôle. Dlgltlzed byGoogle •••••IIilII?:... '\..:._ . • J
L'INITIATION sous toutes ses peut ainsi à n'étudiez pas les mlédianilniques. » que et ceux ail!si n'ont vu de ou sont de les montrer il ceux en demandent, avoir fourni toutes les néces::aires. eS1DélrOils arriver bientôt il la et au formes matérialisées. en nous nos lecteurs au courant travaux pourliuivis dans nos cerc!es d'études pnati,ques. PAPUS.
On trouvera dans le Voile d'Isis les des séances d'études pratiqllies des 4 et 5, ainsi que ceux des autres d'études diverses. Abonnement: 5 par an; 2 1 Cr.; 29, rue de Trévise. SON ŒUVRE PROCHAINE L'année 1 a été pour le spiriltislme comme le com-' mencement ère nouvell,e. Nombreux ont été les l'honneur et il l'occ:asion et spi'rit:ualiste belaulco1up a été' brisé. On commence un reste de mauvaise volonté ou nos bien rendrait de la science
L'IMPORTANCE' DU SPIRJTISME Notre succès a été assez grand pour que les matériaIistes-néantistes, d'une part, et les cléricaux, de l'autre, en aient pris ombrage, comprenant enfin que le temps était passé où l'on pouvait 00us considérer comme « 'mc quantité négligeable If. Ils en tout cffarés.
Ils prévoient qu'en présence des vérités nou,e1les qui se ropagent de jour en jour, c'en sera bientôt lait de leurs doctrines, de leurs dogmes ... e Je Cr9iS parce que c'est absurde est une règle de conduite qui ne se soutÎent plus guère, quoiqu'elle soit celle des adorateurs des dieux Carbone. Mouvement et O·, non moins que celle des prêtres du yllabus.
Egalement menacés, les uns et les autres - touchant rapprochement - s'écrient : Le spiritisme, }loI/il .. L'étroitesse de leur esprit, leur Imprevoyance ne leur permeuent pas de comprenùre que J'étude sérieuse du spiritisme conduit il la con,aissance de lois et de phé. nomènes ou inconnus jusqu'ici, ou négligés par des savants à courte vue. Ils ne voient pas la lumière que nous apportons au monde.
Sectaires endurcis, ils entendent ne rien céder de leurs théories préconçues. pré· jugé les aveugles. Comment apercevraient·ils le vrai qui .s'offre à leur examen? Ne leur dites pas que les Zollner, les Crookes, les Aksakof, les Gibier, et tant d'autres, ont cherché et trouvé.
Ils vous répondraient que tous sont de pauvres hallucinés... hallucinés s'entend, lorsqu'ils observent les manifestations spirites, car, pour le reste, on veut bien reconnaître que reur intelligence n'est en rien diminuée. Il fallait dOQc mener une croisade contre le spiritisme 1 aussi a-t·on vu l'évêque-député Freppel command.er des quêtes dans son diocèse pour organiser des cercles d'ouvriers! et baure en brèche l'œuvre que nous accomplissons.
En même temps les principaux organes du matéria· Iisme-néantiste, la Frallce, la Justice, etc., journaux de MM. Clémenceau, Pelletan, de Lanessan, Lockroy, etc.; ne pas. Comment se peut-il que tant Je personnes, tant de savants, s'occupent de pareilles... folies, Dlgltlzed byGoogle
fic,lrill,me Jo » d'un mort L'INITIATION leur manque c maîtres es on a-t-il pas moyen d'arrêter les épi<lémie à les entemlre, ce de cette nous ramener ridicule :1>• .tHllons-nl:mls. cOlntinu,e, le temps n'est pas en La maison est à moi, c'est à vous d'en sortir, vraies et sur des faits: « dis que cela est », de ,-,rUUK"'''. aussi les vibrantes de de rance, dont a retenti notre beau congrè:s.
Les vérités du sa philoso,phie facilement aux ne pas remédier désalrrlli Réussiront-ils à enrayer le mouvement? On ne tue pas une les faits sont le livre les chez tous, et la vérité doit triorrlpl:ier D'autre part, devant la marée montante des crimes auxquels nous la foule commence à se deman.. "''''.
"'VU sans nous allons et ce que deviennent les belles de fraternité dont l'instruction et et « la mort du nommé Dieu:t dans les consciences devaient amener la réalisation. Est-ce le que l'on a de DflJU'Ver par le ne serait pas, avec le ex machinâ de ce « la lutte l'existence :t une autre forme de «la force le :1> ne serait-ce pas la cause des se la de toutes les là. la réaction conSlldé:rable du néant
DU SPIRITISME les croyances '( Papus l'a démontré dans une de ses conférecces, le spiritisme possède une force invincible: l expérimentaticHt ft la ponée de tous. A,-ec de la patience et de la sagesse, les faits arrivent loujou s convaincants, Pas n'est besoin ni de prêtres, ni de maîtres, ni d'église, Le meilleur sanctuaire pour l'évocation des chers invisibles sera toujuUI"S la famille.
C'est ce que les prêtres ues ancicllS temples, avec leur _ ésotérisme, n'avaient pas compris, Les uns, de bonne foi, les autres dans le but de monopoliser le pouvoir et la science, faisaient un secret de ces évocations. A eux la réalité et la lumière, aux autres l'image. le symbole et l'ignorance. Chez nous il n'en est pas ainsi,il ne doit pas en être ainsi. Nous voulons les mêmes vérités pour tous, avec le concours de toutes les bonnes volontés.
Certes, il nous reste beaucoup à faire, entre autres, et surtout peut-être à découvrir les lois scientifiques qui président aux phénomènes. Sous ce rapport nous sommes encore daus l'enfance. Mais de grands efforts sont tentés dans cette voie en ce moment même. Plusieurs groupes spirites se sont formés tant en France qu'à l'étranger, De premiers et importants résultats ont été obtenus.
D'un côté Papus et ses dévoués amis, de l'autre la SociétJ du spiritisme scientifique travaillent à la même œuvre, L'année 1891 s'ouvre sous des auspices des plus favo- Il ne s'agit plus que de vouloir aboutir et d'employer pour cela les moyens convenables, Des procès-verbaux devraient, dans chaque groupe, soigneusement noter le nombre et le sexe des personnes présentes, l'âge des médiums, leur état physiologique, la température de l'appartement (1), l'état barométrique et hygrométrique de l'air, etc., etc. (li Dans une séance chez le docteur B••. nous n'obtenions rien de régulier.
Voyant cela, nous Cimes tous un effort puissant d'appel à un esprit que nous savions présenl pOlir qu'il nous dît la ca"e de nos insnccè•• Il nous répondit: « Il fait trop froid dans l'appartement,les médiums ont eu froid dans la journée, vous n'obti"ndrez rien de lier ce soir.• La température en effet était trè- froide et Je prinCIpal médium nous avoua qu'ayant été au bois de Boulogne assister au patinage, il avail pris froId. Dlg'!lzed byGoog[e .,
L'INITIATION pour la COIJQ1Llêl:e de Dans ces nrocès·,verbaux. on confronterait les conditions résultats afin de connaître celles aux les Au bout certl'lin temps d'observations on saurait sans doute mieux comment et l'on se'rait moins ..... à échecs trop souvent renouvcreste n'est-ce ainsi que tous les maitres en science ont en en etc. à dire que nous puissiOIls un où nous me)ralitié. la sagesse nos quesltlOus, ecJlallreS autour de nous.
Ellit()U!l. une fois pour toutes, les qu,estia'Qs enfantines tout ce nous nous et llciouériir sans monde par efforts. nous fonderons le vrai culte des allcêtres tel que nous le concevons.
Ainsi les parents et amis du monde extra-terrestre viendront avec bonheur se mettre en rapport avec nous dans la mesure où cela leur est où leurs tîlches d'outre·tombe le leur permettront. ,Comme un une un enfant, un ami font le et pour se avec ceux même ceux du extra-terrestre dont les liens d'affection avec nous ne sont pas viendront leurs efforts aux nôtres pour comIJ!e,r le vide creusé la tombe. ' Et alors dans la société! Comme et misérables toutes les théories 1Cene sera la lutte pour a de droit du les rela" J. BOUVERY.,
JllBLIOGR PAlE PRès J. IOl\T, r:C}lQtt ch la philOJophic .Ies ,prit. rar Ot",5. l vol. in-Il! de p. 'es, 2 (r, .'la. Le volume de M. Léon Denis mérite d'ètre pris en sérieuse considération, parce qu'il c!énote deux tendanc:;,s fort intéressantes. l'out d'abord ]'éruc!e doctrines de l'occultisme par un des plus brillants repré cntan\. du spiritisme j ensuite la d'une. ynthèse philosophique dérivée de l'enseignement des esprits.
Ce volume comprend cinq parties: 10 une partie historique ; 2° une partie philosophique; 3° et 4° une double .partie scientifique; 50 une p3rtie morale. Nous allons rapidement analyser chacune de ces divisions. Mais auparavant signalons la critique qu'on peut appliquer au livre tout entiu. Il est composé d'une .sérié de beaux discours, mais les renvois bibliographiques manquent absohllnent.
Ce n'est pas en citant une ou deux fois les ouvrages de Saint-Yves ou de M. Schuré non plus qu'en donnant quelques textes sacrés qu'on répond aux objections du monde scientifique. Pour un lecteur dressé d'aprèsles procédés positivistes de l'instruction ·actuelle, ce volume est formé par une série d'affirmations gratuites, sans aucun contrôle possible.
Je sais bien que cette objection n'existe pas pour nous autres organisateurs du congrès de 1889 ; mais ce livre n'est pas écrit pour nous seuletr.ent, c'est ce qu'il faut bien noter tout d'abord. La partie historique esquisse à grands traits l'histoire de la doctrine secrète. L'auteur commence dans l'Inde sans parler des. races primitives de la Lémurie; mais le .point de départ est fort suffisant.
Son étude sur les religions et leur fonds commun présente bien quelques oublis. Quest-ce, par exemple, que des « découvertes épigraphiques? Pourquoi vouloir retirer le" culte, un des éléments fondamentaux de la religion tant exoté- .rique Les prières données par Allan . D;gltlzed byGoogle
L'INITIATION Kardec constituent bien un culte dans toute la force du terme. A ces de détail nous ne pouvons Léon Denis de ses sur la Grèce et la Gaule. Ces sont formés par résumés des de "".n.,.... ,cr"'", et de Ed. alliés à citations des livres sacrés.
Le sur Christianisme est aussi bien comJ>rÎl,, mais ne p<"s à de d'.lUexalndlrie, les classifications faites les initiés dans les êtres invisibles phl!nomènes à ceux. du spil'itiismle sur les écrivains !:n'irÎlre!: assez.
Il est pourtant facile meUre au et se sauter l'auteur du que le courant de été et eXjpér'imentale étudie les don- de retrouve Allan élevées La sur les de la condes cellules aucun renvoi devrait en fourLe passage du christianisme au matérialisme se fait Léon Denis ne dit pas un mot de l'Herme'tisme dans toutes ses branches a assuré la transcontinue de la doctrine secrète en Occident les les les récole des
LA KABBÀLE Le! magnétisme et les phénomènes spirites fournissent les bases des affirmations ulrérieures. L'histoire du SFiritisrne en Amérique et en France est bien résllmlie. Faisons encore ici une critique capitale à l'auteur. ..
D'avoir pas abordé d jO'ld, à. propos ùu périsprit: et des médiums, la question des diverses influetlccs en action daos les phénomènes cr des fausses communications de la Vierge Marie, de Victür H uga etde Mm.. de Girardin! Allan Kardec n'ya pourtant pas manqué et un paragraphe, page 295, ne suffit pas à cet effer. L'étude de l'au-deld donne lieu aux mêmes objections.
C'est un excellent résumé des doctrines d'Allan Kardec, mais on pouvait élargir ces études à l'aide de connaissances acquises depuis. Les enseignements du bouddhbme nous sont précieux à cet effet, la doctrine du Karma ne doit être ignorée, dans ses détails, d'aucun spirite.
Si nous avons fait à l'auteur de sérieuses critiques sur ce qui précède, nous tenons à le féliciter sans restriction pour la:partie morale de son volume. • Nous y trouvons des idées bien personnelles à -lui et fort élevées; c'est là ie travail capital de son livre, et rien que cette cinquième partie mérite qu'on lise avec soin toute cette étude dont elle forme les conclusions et, en quelque sorte, la synthèse.
En résumé, Léon Denis vient de mettre au jour une œuvre qui montre un grand personnel, un amour profond du sujet et un réel taI.::nt d'exp0.iÎtion. .ne pouvons qu'applaudir à. l'ensemble, si nous av.ons dû crhiquer les détails, et nous félicitons le Comité de propagande d'avoir donné son approbation à ce volume. P.
LES DIX SEPHIROTH Nous devons à l'obligeance de M. Girgois de La Plata le thème suivant des dix Sephiroth de la Kabbale Dlg'!lzed byGoog[e
380 l..'l:\ITlATION nous n'en doutons pas, tOUS nos lecteurs versés dans a fait priim()rdiial,e et éternelle tOtljo1urs mourante se rellOuve'Jrlft. Intelli/l,re'l'cÙl. - La sagesse est dans toutes ses œuvres au commencement, au milieu et à la de toutes ses opleratlons.
Elle ne crée pas à elleLes transmutations en ellemême sont des manifestations et d'une se connaît elle-même, Sapienti.:l. - Elle se distribue en suivant des loil! harn:10I1leUSeS, actif et renouveler la vie, nombre et mesure la lutte des deux deux La mort variété des formes est semblable au coml'Unité pal'talte Beauté tOtljOlilrS a et si et ressuscite elle renouvelle les existences et par la mort elle entre· tient la éternelle de la nature.
Elle par les combi· élé:mlmtair-es, au moyen de l'analobienfaisante et le de Ar,charntz'eli marjellta.s. - Son souffle est la vie de tous les éclate dans la beauté dont elle revêt Son trj'orllr1}ze est dans 0PJ,oslies. Elle à elle-même et toutes ses toutes ses volornés, tous ses a.ctes sont karmanie,
'OUVELLES QIYERSES j 1 - Ile est la base de toute existence. Le . mal. les ténèbres lui servent' de marchepied. Le monde $upérieur et le monde inférieur obéissent il la même 101. - Dans lê monde inférieur la mort est une conditi"n de progrès, une évolution, un tour de roue. La .corce. créatrice détruit pour renouveler, les formes sflccèdent aux: formes pour entretenir la vie et la ___ beautli du [oUt.
L'abondance des matières nous oblige à remettre au prochain numéro la revue des Revues du mois. Ce numéro contiendra aussi le début d'une étude sur KtF.LV, par Jules Lermina. Cette étude est accompaIlnée d'une foule de documents inédits et de l'explication la théorie du moteur éthérique, par l'inventeur luimême. * Jf " Nous possédons aussi trois lettres inédites de Hoëné Wronski dont nOllS commencerons incessamment la publication. * Jf JI.
Le succès de l'Initiation s'affirme chaque jour davantage. Le mois dernier, quatre-vingt dix nouvelles demandes se sont produites à la suite d'un article du journal la Défense publique. Le tirage est par suite augmenté encore de 100 exemplaires. Dlg'!lzed byGoog[e
Nous remercions nos lecteurs et abonnés de ,leur fidélité. Deux branches nouvelles du br'Qune viennent d'être établies à Sens ce porte trois le nombte total des de cette on le d'atL'auteur des seuil. , d'Altaïr. Le lecteur aplprend répon(lalt simplemelJt au néophyte au'trefois. tandis seul est resté. L'infortuné dant accuse occultistes modernes d' « iur,nr-"",,,,,,, il devrait toutefois connaitre lissez son oublier le mot VOULOIR, et pour sacrée était de quant ùu ce est assez pour une Nous c.onseillons à le Larrousse traite ces pourra alors 'Péllétrer ..... Nous remercions vivement M. Ad. Franck encouragements a bien voulu nous donner dans une lettre toute récente. d'un aussi eminent ne peut nous notre de •• • a fait le mardi 5 de sciEmtifiqtle de
pENSÉE A ce, propos, signalons il nos lecteurs une excellente p\1blic:ité faite 'ù. l'Illitiatiotl dans la Revue Spirite par le commandant Dufilhol. Tous mes remerciements à notre confrère. ... PBTf'J'E CORRESPONDA.NCE. - M, P. A. V., Lyon. Prière de nous donner une adresse poste "estante. Homme, d'où viens-tu? Qui es-tu l Où vas-tu l Je viens de l'Infini, longtemps je fus atome roulant à travers les Mondes. Mon nom, alors, était Lumière,Cha. leur. De transformations en transformations, je devins Intelligence, Amour; je suis Volonté, je deviendrai Puissance, puis un autre horizon s'ouvrira devant m6i, car le repos n'existe que dans l'acceptation d'une inéluctable Loi, celle de l'éternelle activité. PAUl.E JANICK, M. F. B. L'Hypnotisme, parle Dr FOVEAU (de Courmelles).- 1 vol. in- 18 de la Bibliothèque des Merveilles; Hachette et CI·, ' éditeurs. Livre de vulgarisation des points généraux concernant l'Hypnotisme. On peut toutefois constater l'absence d'un Dlg'!lzed byGoog[e
seraient décrits les prad'b,yp:nollÎsa,tion. Cette lacune enlève belluc:oUP de ce ,'olume. ..... Médiums et et D. METZGEIl.. - 1 pages il part d'une excellente étude de l'écrivain rire si connu. PHILOSOPHIE parles Excellent recueil que nous ne saurions trop recommander à nos lecteurs. .... Notions élémentaires de .1;',,;..;1;•.,..... - 1 broch. !I...o()mple rendu pr1ocllaill1eInell1t.) Les EsLe Gérant: ENCAUSSE.
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PARTIE INITIATIQUE DE LA En ,Dix Leçons .1 'LEtTRES INÉOITESO'ÉLIPHAS LÉVI (1) (suite et fin) vu· LEÇON III " Court de G.ebelin a vu dans les vingt-deux clés du Tarot hl représentation des mystères égyptiens et il en attribuel'invention à Hermès ou Mercure Trismégiste qui a été aussi .appelé Thaut ou Thoth. Il est certain que les hiéroglyphes du Tarot se retrouvent sur les anciens monuments de l'Egypte; il est certain que les signes de ce livre, tracés en ensembles synoptiques, sur des stèles ou sur des tables métalliques sem- (1) Reproduction interdite pour les joumJlux ou revues non publiés par une branche du Groupe indépendant d'Etudes ésotériques. 13 Dlg'!lzed byGoog[e 1:
L'INITIATION le bouc sous la on voit un s'étant substitué à en y sont exacune fleur de lotus Nables à la duits Dt:IUIJ"LJ, étaient gra:vét$ ou sur des amulettes et des talismans. On ainsi du livre infini dans ses combinaisons diverses pour les assemles et les d'une manière tounouvelle pour en obtenir les oracles de la vérité. Je p05isèdle été .•ment ce svrnhole et La médaille que comme une Les deux teQ'lent comme notre tarot avec une auréole ou un nimbe. Le courant astral les deux notre talisman entre deux caducée. Sur le revers ou un Mendlès entre les deux conduit dans une avenue devenu docile baw.lette de J'hOlmIIle
LE Ét.ÉM'ElIiTS DE; LA KABBALE 3 7 Les dix: signes des nombres, vin gt-deux lettres de l'alphabet et les quatre signes astronomiques des aisons sont le sommaire et le résumé de toute la K.abbale. Vingt-deuxJettres et di "110mbres donnent les tr ntedeux voies du SepherJctzirah ; quatre donnent la, mercavah et le schémemamphorasch. C'est simple comme un jeu d'enfants et compliqué comme les plus ardus problèmes des mathématiques pures. C'est naïf et profond comme la vérité et comme la nature. Ces quatre signes élémentaires et astronomiques sont les quatre formes dll sphinx et les quatre animaux d'Ezéchiel et de saint Jean. Tout à vous en la Sainte Science. ELIPHAS LÉVI. VIII" LEÇON IV MONSIEUR ET FRÈRE, La science de la Kabbale rend impossible le doute .en matière de religion, parce que seule elle concilie la> raison avec la foi en montrant que le dogme universel diversement formulé, mais au fond toujours et partout le même, est l'expression la plus pure des .aspirations de l'esprit humain éclairé par une foi Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION cornpl'en1dre l'utilité des pratiqlues fortifient la 388 nécessaire.
Elle en fixant VOlOflté. et une lumière sUI>éri,eulre élgallement sur tous les cultes. prouve que le de tous ces est celui par des ra!=>prlodle en sorte la divinité de l'homlmle, la lui fait et sorte porer, C'est assez dire de la religiclU cathoCette telle est la absurde de toutes parce est de toutes la mieux ce mot dans son véritable sens, de nouveau, Vous savez que dans il est dit la mort du le voile du ·se déchira tout entier et tout le travail de à travers les a été de tisser et de broder un nouveau voile.
Il est vrai que les du sanctuaire eu;{-nrlêrne:., en avoir voulu être ont 1011gterrlps les clés de la haute initiation. Ce n'empas la lettre du d'être sacrée et les sacre4 ments d'être efficaces, J'ai établi dans mes OU'Halles que le culte est la et par le syrnb()1isme rarchie.
C'est une combinaison de secours 4. la faiblesse humaine pour afiermir sa volonté dans le bien. mystélrietlx et exalte en même pr()loing(:s et monotones n'a été SOlrnbire, ni l'encens ni les chants ber'ceIlt le cerveau dans un
LES ÉLÉMENTS OE LA KABBALE 3'89 le dogme, dont les formules obscures semblent le désespoir de la raison, sert de barriêre aux pétulances d'une critique inexpérimentée et indiscrète. Ils paraissent insondables pour mieux représenter l'infini.
L'office même, célébré dans une langue que la masse du peuple n'entend pas, élargit ainsi la pensée de celui qui prie et lui laisse trouver dans la prière tout ce qui est en rapport avec les besoins de son esprit et de son· cœur. Voilà pourquoi la religion catholique ressemble à ce sphinx de la fable qui se succède de siècle en siècle et renaît toujours de sa cendre, et ce grand mystère de la foi est tout simplement un mystère de la nature.
On semblerait émettre un paradoxe énorme si l'on disait que la religion catholique estla se"ule qui puisse être justement appelée naturelle, et pourtant cela est vrai, puisque seule elle satisfait pleinement à ce besoin naturel de l'homme qui est le sens religieux. Tout à vous en la Sainte Science. ELiPHAS LÉvI.
IX' LEÇON v Si le dogme chrétien-catholique est entièrement kabbalistique, il en faut dire autant de ceux des grands sanctuaires de l'ancien monde. La légende de Chrisma, telle que la donne le Bhaghavadam, est un véritable évangile, semblable aux nôtres, mais plus Dlg'!lzed byGoog[e
L'lNITIATIOS toute et avec: devoirs que nous imp9!.e naïf ct brillant. Les incarnations de Vichnou :sont au nombre de dix comme de la et forment une révélation sorte la nôtre. Osiris tué par ressuscité par c'est le Christ renié honoré en la personne de sa mère. La Thébaïde est une faut à côté du de Prométhée. est un de la femme divine aussi pur que celui de Marie.
Partout le bien par le sacrifice volonavoir subi pour un les assauts déréde la fatale. Les rites même sont svnI10()- ct 'Se transmettent d'une à l'autre. Les les les à toutes conclut toutes sont et c'est la conclusion est fausse. La vérité est que la est une comme l'h1um,anité, pr()gr,essive comme elle et restant tOlljOlllfS la même tout en se transformant tOU,jOllfS. Si chez les se nomme chez les Scandinaves Osiris se nomme Balder.
Il est tué par le mais W oda ou le à la vie et les elles-mêmes lui versent dromel dans le Les les rlr"lirlp" les bardes chantent la mort èt la Taranis ou de Béténus, distribuent à leurs fidèles le sacré comme nous le buis bénit aux fêtes du solsti<:e ,d'été et rendent un cuite à la des tresses de l'Ile de Nous pouvons toute
LES ÉtÉMENTS DE l.A KABBALE 39 r notre religion maternelle. Les pratiques sont des actes. collectifs et répétés avec une intl'ntion directe ct persévérante. Or, de pareils actes sont toujours utiles à employer et, en fortifiant la volonté dont ils sont la gymnastique, ils nous font arriver au but spirituel que nous voulons atteindre.
Les pratiques magiques. et les passes magnétiques n'ont pas un autre but, et donnent des résultats analogues à ceux des pratiques religieuses, mais plus imparfaits. Combien d'hommes n'ont pas l'énergie de faire ce qu'ils voudraient et ce qu'ils devraient faire? Et il Ya des femmes en grand nombre qui se consacrent sans découragement aux travaux si répugnants et si pénibles de l'infirmerie et de l'enseignement!
Où trouvent-elles tant de force? dans les petites pratiques répétées. Elles disent tous les jOUf5 leur office et leur chapelet et font à genoux l'oraison et l'examen particulier. Tout à vous en la Sainte Science. ELIPHAS LÉvI. xe LEÇON VI La religion n'est pas une servitude imposéè à l'homme, c'est un secours qui lui est offert.
Les castes sacerdotales ont cherché de tout temps à exploiter, à vendre et à transformer ce secours en un joug insupportable et l'œuvre évangélique de Jésus avait pour •Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION mourir tion des but surtout de du ou du moins de remettre le à sa de ministre ou serviteur de la en rendant à la conscience de toute sa liberté et sa raison, la parabole du bon et ces textes : la est faite pour l'homme et non pas l'homme pour la iVUtInceur à vous liez et sur les les des autres des fardeaux que vous ne voudriez pas toucher seulement du bout du etc.), se déclare infaillible dans Ecr'itu'res, n'a pu est la clé des évangiles, to\lÎolurs eu dans le Christianisme une tout en la vu......u;;u", conservait du une in1:en)rétaque celle donne au les les trancs.-maç<)ns ont tous avant la Révolution fralnça.ise apIlartenul à c(:tte,église dont Pasqua:lis j[\'lar'tïnlez Martin et même Mme de Krudemer ont été au siècle dernier, Le caractère distinctif de cette c'est d'éviter la et ne se constituer en sexte dente.
Le comte de ce ca1:hol1que si !iJl.Ulll,;iJI.!, était ne croit à la société des Martinistes et une pr()ch,aïrle du par des lumières émaneraient des sarlctllaires de l'occultisme. Il existe encore maintenant des sont initiés à o;;;vO;;:I..lU'''. entre vient de des communications
LES ÉLÉMENTS DE LA kABBALE 393 kabbalistiques. Les disciples de Saint-Martin se raisaientappelerlesphilosophesinconnusetceuxd'un mattr.e moderne assezheureux pour être encore plus ignQré n'ont besoin .de prendre aucun nom, car le monde ne soupçonne pas même leur existence.
Jésus a dit que le levain doit être caché au fond du vaisseau qui contient la pâte afin de travailler jour et nuit en silence jusqu'à ce que la fermentation ait envahi peu à peu toute cette masse qui doit devenir du pain.
Un initié peut donc avec simplicité et sincèrement pratiquer la religion dans laquelle il est né, car tous les rites représentent diversement un seul et même dogme, mais il ne doit ouvrir le fond de sa conscience qu'à Dieu et ne doitcompteà personne de ses croyances les plus intimes. Le prêtre ne saurait juger de ce que le pape Jui-mêmene comprend pas.
Les signes extérieurs de l'initié sont la science modeste, la philanthropie sans éclat, l'égalité de caractère et la plus inaltérable bonté. Tout à vous en la Sainte Science. ELIPHAS LÉVI. LA IÉTHOD! DE KEELY (Notes inédites) Notre collaborateur, M. Jules Lermina, nous transmet des notes d'un grand intérêt, qui lui ont été Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION adressées par le célèbre l'inventeur du moteur dont il a été si deux ans. Ces des obscurités rentes à la même de la thèse sont des et il n'est pas un découvre des traces de la vérité à la recherche de nous nous dévouons tous.
C'est donc surtout à titre d'étude et de thème à recherches nous ces encore inéet sur le texte de M. COURANTS SYMPATHIQUES masses unes des au espaces exisexcitant les mellél:ules, sans trourant L'action des courants sYlnpatlliques de la nature n'est pas à du de mouve· ment - diversement oscillatoire - des néti[l.lre:s, se rapprclch,ant ou s'éloignaIlt autres.
Ces courants courant tant entre les centres neutres bler en aucune la masse Dans les masses si elles se ·trouvaient sur les de l'universel espace, flottant comme des bulles de savon dans le de l'air la concentration de ces courants le les met en mouvement, dans l'o:sci.llaltion raJ:lpnJctle où les l'un de lo.:a/ise et se neutres de toutes ces misses
LA MÉTHODE DE KEELy dépoJarisation, action positive et rotation platlétaire, etc. C'est ainsi que toutes les conditions auxquelles sont soumises la lumière, la chaleur, la vie, la végétation, le mouvement, de la rapidité de l'interéchange positif et négatif de la sympathie céleste avec la sympathie terrestre. Tout état harmonique des évolutions de la nature est par une inéluctable loi - celle de l'harmonie concordante assimilative.
Cette clef de concordance est la déterminante de toutes les actions discordantes, antagonistiques et négatives.
Le point-foyer de la concentration concordante sympathique est le champ de percussion électrique, où la rapidité de ses· courants sympathiques se répercute avec une puissance qui les lance au loin dans l'universel espace: et si loin au delà de leur centre d'équilibre qu'elle les. porte en sympathie avec l'universelle attraction des centres neutres combinés de toutes les masses planétaires. ..
LES CENTRES SYMPATHIQUES QUI INFLUENCENT L'ACTION" ET LA RÉACTION DE TOUTES LES FORMES VISIBLES DE LA Qu'est-ce que la lumière et la chaleur, et comment. sont-elles développées? Et pourquoi sont-elles si intensivement perceptibles: comme émanant du monde solaire? La lumière et la chaleur, considérées théorique-- ment, appartiennent à l'ordre le plus élevé des phéDlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION nomènes. Elles être par la des courants comme interécllaIlgc:ables entre les centres de focalisation néÉ:atits et J1ttr::u'tit.;; En considérant que la de vibra- à la d'un rayon de est d'au moins cent mille milliards par secon c, il est facHe d'e:xp.liqluer l'origiIle et la de ces deux éléments par l'action de courants sYlnpatlliques célest.es.
1° Lumière et chaleur ne sont pas dé'veloPIPéc:s, ce que la force du. courant vibratoire sympauUY""", projetéie du centre neutre du vienne en pelrculssion atclmiiqule contre moléculaire ou de notre Il en est de même pour tout ce est à nos sens.
De la visibilité des il ne être rien établi que ce moyen, à un ou moins D'innommilliers restent invisibles pour nous parce ne sont pas dans ment et de pénlétr,atic)Q le ment et moléculaire nécessaire pour les rendre vis.ibh:s. Une balle à travers à une vitesse de millions de de fois moindre que le courant disisif>ée eri vapeur en une seconde. Lumière et en un certain sens, sont : la lumière donnant la et la donnant la lumière.
Tout associé à leur est eXI)liclUé par le bombardement du courant éthéricosyulpathÎ(lue sur la du ma,léc:ulaiire, ne rectler,che du centre
LA MttUODE DE JŒEtY 397 et eutre de la masse planétaire qui enveloppe le point de focalisation. L'interéchange positif et né.gatif de ce vrai courant ympathique conserve intacte la force magnétique de l'enveloppe polaire de la terre en la tran formant en \ln grand aimant. Le fait de la présence universelle de cette force magnétique ur et dan notre planète, prouve l'immesurable force et pouvoir de lïnteréchange éthérico-sympathique.
Ainsi arrivera-t-il que, de la rapidité de ces rayons sympathiques, le type terrestre de chaleur et de lumière s'établit et reste en équilibre.
Cet interéchange de radiation sympathique entre le monde solaire et son système de planètes équilibre le volume sympathique par la réception de la pleine valeur dépensée en distribution sympathique, montrant aussi la restauration sans fin de l'équilibre; par le même intermédiaire qui le trouble, penda.nt l'action sympathique intermittente.
Il y a beaucoup de faits dans la physique des vibrations qui prouvent que le volume de chaleur supposé émaner du .soleiI, s'il était focalisé et concentré sur un centre de la même grandeur que le soleil, donnerait une.. force focale équivalente qui, projetée sur le système de planètes qui se trouvent dans le rayon son action, les vaporiserait en un mois.
Un rayon de de chaleur un milliard de fois plus grand que le volume entier du soleil ne traverserait pas les sombres et vides frontières qui existent entre nous et le soleil· sans être et absorbé. Dlgltlzed byGoogle
L'INITIATION QUE L'ÉLECTRICITÉ? et DotlVO,ir cie viibnltio:n attra,c:tiv'edes forces deux prelmiers POsitiv.es et né,ratives dé,relclPpent de mouvement vit)ratoire, une est le résultat de trois effJluv'csdiflerenil..: et sYlml',atlliq!ues, combinant les effluves terrestres par un ordre d'assimilation d'ordre tivement C'est un des efforts de la nature pour la différenciation attractive.
En anaunion dans sa vibraje trouve l'ordre le élevé de dans cette action de la nature. L'état entier est et constitue l'intermédiaire en avec les centres s'unissant mllgrlétiqllenileIlt avec le courant en d'autres termes sant avec le courant neutre. forces de la terre sont ainsi en stable par cette et les de cette être définies J. la 3. La ment aux autres, dans les pr()p()rtiioI1IS de 1 à 3. Premier tiers: corde transitive ou
e le grand Coïncident à tra\"ers lequel se détourne le Hot terresto-magnético-sympathique. Cette oree est le courant céleste qui réalise le premier tiers de la triple association. Elle produit aussi une désintégration aqueuse et une concentration thermique, les deux. conducteurs premiers à travers cette corde coïncidtnte de sympathie. Sans cette désintégration aqueuse, il n'y aurait pas de lien connectif entre le céleste et le terrestre.
Il n'existerait rien qu'un état de radiation lumineuse dans le genre de l'aurore - une potentialité vers le concordant, sans aucune diversion sympathique pour créer l'équilibre instable du magnétisme terrestre. En fait, en pareille condition, l'absence de. soleil d'une part, l'absence d'eau d'autre part, la force magnétique ou électrique resterait dans un état d'équilibre stable, état chaotique dans toute la force de l'expression.
Le trouble de l'équilibre et la péréquation sympathique constituent le pouvoir dualistique qui gouverne toutes les formes variées de la vie et du mouvement existant sur terre, et dont l'électricité ou le magnétisme sont le moteur premier et le régulateur.
Toute action électrique, quelle que soit son caractère, a son principe sympathique dans l'intervention'du courant tri-un, que j'appelle la dominante, avec le courant polaire harmonique, tous Hots sympathiques étant composés de trois courants. Ils deviennent associés les uns aux autres seulement par la fonction de leur interférence. terrestre.
Le grand •espace vide qui existe entre les systèmes planétaires. libère de tout antaRonisme cette. partie du courant éthérée, moléculairement ou autrement, jusqu'à ce: LA MITHODE DE REELy 3 DIQ"ZedbyGOoglc
L'lNITtATIOr\ de neutre. la chaleur que soit atteint le d'association pour l'é1volution et l'assimilation immédisltes avec les centres terrestres d'attraction. Je cette inl:erlmcilél:ulair'e et moléculaire du mot «densité ». La combinaison de' du courant tri-un sympathiclue céleste avec les intermédiaires produit chaleur et comme résultantes de ces conflits avec les centres et terrestres, de n'admets ni ni la lurnïÈ!re, comme venant du soleil.
Cés émanent de l'interférence atcimllqllle sur les vibrations moléculaires par vibration sytnpattlic()-éthé:riclue, l'attractif céleste étant le preil a rien là de mier moteur. A mon ménal: cela n'est qu'autarlt qu son action sur la mé:calniqiue ohvsiaue. ont marché dans une duits à associer la nhvsiaUle sytnpatl1liq1ues de la nature. attire à distance» est aussi le« Microbe de l'Aimant ».
Clerk IVla1XV\7ell il théorise sur la transmission milieu ,. n'avoir pas tion la du courants dans ,-,;n;;"LC. est des moyens de dé'7elc)ppement et elle est par un bombardement résultant de courants sympathiquesagiisslmt entre les centres neutres des masses toutes sont en état d'éqlJilibre instable.
LA lÉTHODE DE I{EELy 40 r e conditions d'instabilité sont nées en elles. et ont été ain i réglée par l'architecte de la création afin de perpétuer le ljen connectif entre le positif-dispersant et le négatif-attirant. L'action qui produit ce lien, je l'appelle « oscillation sympathique planétaire (1). ATTRACTION - PROPULSION L'action du fluide magnétique est double dans son évolution, propulsive et attractive.
L'inclination du plan sur lequel le subtil courant se meut, soit à droite, soit à gauche, n'a rien à voir avec les conditions du positif ou du négatif. La différence d'état de ce qui est appelé, par les électriciens, électricité positive ou négative, est la différence entre les vibrations respectives et propulsives. Elle,s peuvent être respectives à droite ou à gauche, ou propulsives à gauche ou à droite.
Les positives sont les vibrations radiantes, les négatives sont celles qui sont attirées vers le centre neutre. Le courant polaire négatif-sympathique est le vrai flot magnétique, et il est en coïncidence sympathique avec le second coprant atomique: le courant électrique est le premier et le second ordre de vibration atomique, une force dualistique dont l'action est trop ténue pour déplacer les molécules.
Il ne peut pas plus arriver à ce résultat que la force d'un aimant ne peut (r) Les électriciens admettent maintenant que, dans les courants élec· triques, l'énergie ne se répand pas elle-même le long du. fil, mai. elle est transmise par la vibration éthérique en dehors 4u fil, Înatement comme dans les expériences de Keel)', taisant évoluer sa «sphère musi. cale. avec un fin fil de .oie: l'inergle n'est pas transmise par le fil de soie, qni agit seulement comme intermédiaire, rendant possible le transfert de l'énergie, mais ne le réalilant paslui-méme. Dlgltlzed byGoogle
L'INITIATION semblables ne se repousuniqtlen1ellt parce y a une entre eux, de même différence de 33 était seInbllables ou ils eux, l'autre. Ils se l'un :s'ils sont différenciés de 66 par vibration symdélpiacer les d'une il passe à sa su:rtace. Le courant d'un aimant est pour troiubler la de terre, mais il passe aussi facilement à travers les molécules que passe le vent à travers un gros crible.
De même que les sent pas l'un malgnétillue est Prenant en considération même les conditions liminaires de l'état la vibration m'a est la rotative courant et est sa tendance vers le centre neutre ou centre de coïncidence S'il en était autrement, comment exister des formations ou des constructions de formes Si une bille de était mue en rotation avec une certaine se briserait en morceaux et les morceaux se par la tan- ; mais si c'était une bille serait le mouvement de forte serait ten,da:nce de ses à leur centre de nelltralité et à adhérer ensemlble. Ce n'est une force malgn:étique, contenue l'atome de t"..'rn.... ses courants de coj[ncidencle. sOl.ceptible seulement
LA l>tÉTHODE DE KEtLY 403 de matière: le fer par exemple et ses succédanés. Tous les corps mouvants de matière visible produisent de la chaleur relativement â leur rapidité de mouvement. Le courant des donne seulement une réduction thermique de la fraction moléculaire. Il ne faut pas entendre par là que les molécules viennen,t en contact et se frottent les unes les autres.
Il n'est pas de pression, si grande soit-elle, qui puisse produire le conta'ct moléculaire. L'area du volume de la molécule peut être diminué par une pression énorme et ainsi la tension supportée parl'envelopperotative développe de la chaleur. La chaleur ainsi produite est une preuve positive de l'étonnante rapidité de l'enveloppe éthérique.
Si les molécules étaient mortesce qui est une impossibilité infinie - aux vibrations sympathiques et sans enveloppe rotative, et que toute la pression possible fût exercée sur elle, cela n'amènerait pas le moindre changement thermique. , ÉNERGIES L'énergie est une condition sympathique inhérente à to':!te agrégation de matière visible ou invisible.
Elle est toujours présente en condition latente et est révélée par les perturbateurs sympathiques de l'équilibre. Par conservation, elle devient transférable. La œrrélation sympathique de la force spirituelle dans les centres circonvolutionnaires du cerveau transfère son énergie à l'organisme cérébral. Mettez une baguette d'acier en contact avec un Dlg'!lzed byGoog[e
'''''''II!''''' L'INITIATION d'ader.est mise en du action sans tisme de son latente infinie, pas être ni ne i:l.lUlii:l.UL et l'én:ergie de la bag;uette devienne excitateur. elle n'existait pas, ne P01llrf'ait Cons1éqlleI1nmlent, il aurait pas d'l!ne:rg:ie à ou à conserver. Le volume de l'é· latente dans le domaine l'itr,pri'f111'p n'aulgnlerlte il .reste et restera auiourd'hui et toujoUl's.
PHYSIQUE TRANSCENDANTALE La nature a établi les concordances syrnp'!l.thiqlles la naissance des centres neutres des C'est la , La est Il a pas de de La différence dans l'état des masses, comme elle est établie dans et la femme à leur constitue la moléculaire de moléculaire dépend de l'ae-rée-.ation leurs Il est im]posissible faire deux moules du même dé absolument sem· blables à leur moléculaire, Le tait de le déet de le amène de milliards de molécules.
Cela un changerneIlt dans la masse du Comme ce fait a été par recherche pro:gressi,re et .pe.rsis.tarlte, il est de cOlrnpirelldl'e la nature des diltïcultés <lui se rencontrent d:établlir des devis pour des où
LA MÉTHODE DE FŒELY 40) apporter une action vibratoire personnelle et provoquer une transmission positive sympathique. Pour répandre et démontrer ce que je sais, il me faudrait de plus parfaits instruments que ces grossiers engins d'abord construits pour mes recherches. n de mes meilleurs instruments montre à l'œil nu (par certains effets produits par certain ordre de vibration) quand l'accord d'harmonie est établi entre deux centres neutres.
Un centre, quand il est mis en relation avec le sympathiseur, indique exactement par la couleur de certain son ou de combinaisons de sons le nombre de vibrationsqui sont nécessaires pour amenercertains effets mécaniques. Des vibrations inentendables sont attestées par l'aiguille -magnétique seulement. Chaque molécule de gaz est par elle-même un résonnateur et est sensible à tel ou tel son, ou discordant.
A la densité normale de l'atmosphère, nous entendons un .volume de son, focalisé par l'association comburée de chaque molécule placée sous l'influence du son. Quand nous réduisons le volume atmosphérique du récipient de 50 ofo, alors notre oreille est sensible à la force acoustique développée en même proportion, et ainsi jusqu'à ce que le son devienne inentendable.
Cette inentendabilité de notre organe acoustique n'est pas le moins du monde une preuve de la réduction de la force sonore évoluée par l'impulsion donnée à la cloche, c'est seulement la preuve que le nombre des molécules laissées pour le développement de la force acoustique a été réduit de telle sorte (par augmentation du vide) que la co - Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION du qui union syrnp;athiq\le2lve,cl sont les intermédiaires purs et né.:essaires éUlblisSlmt un lien entre les masses terrestres et l'instrument, dans le but de orclduire une machine sym- Mais il reste moi une vaste à eXl:>lorer avant que la de voûte cette arche se trouve en de le haut ordre de transfert que ir recherche. J'ai t<1uteraison que surmonté ces difficultés je les les subtiles de la nature.
Ceci pli(:atilon industrielle suivra de Il n'est pas de voie vraie et pour atteindre le but celle que je suis. Mes sur ce je serai de mon attention sur dans association avec les solution du prololènle centration du son ne être perçue. L'oreille n'est de ressentir la force ac()Us,tÎClue émanant d'une seule pas même de concentration de cent millions de milliards de m()lé.:u)es.
Le être obtenu dans un pouce cube de volume laisse en résidu un nombre de molécules cent milliards de fois aussi que le nombre et être inentoutes les forces sont focalisées. L'entendable a été par mes instruments au de me mettre en contact avec l'iIlerltelad.able, dont les conditions viti1lisées
LA J\{ÉTUOIlE DE KE:EL'I" phy ique et du mental. Que l'un soit ré 'olu, tout est résolu. Le circonvolutions qui existent dan le champ cérébralsontentièrement gouvernées par les onditions ympathiques qui l'entourent.
Toutes agrégations anormales, discordante, dans ce inyolutions résonnantes, produisent une différenciation .de transmission concordante; et, selon le volume de ces différenciations, les transmissions sont plus ou moins discordantes et produisent un antagonisme à la pure action physique.
Aussi, dans l'ataxie mineure, le même état entre les muscles contracteurs et extenseurs et de la jambe et du pied a pour résultat la cessation du contrôle des mouvements, par différenciation. La même vérité peut s'appliquer à n'importe quelle circonvolution centrale qui se trouve en diffé· . renciation d'harmonie avec la masse voisine du veau.
Prenant comme totalisée la masse cérébrale, elle est subordonnée à"un centre dirigeant, quoiqu'il y ait autant de centres neutres qu'il existe de circonvolutions. Les mineurs sont contrôlés par les moléculaires, le troisième tiers progressif est contrôlé par les atomiques, et le troisième tiers, le 'plus haut, est dirigé par l'éthérique. Tous ces degrés progressifs ont leur position positive, négative et neutre.
Quand nous examinons· la structure du cerveau humain, nous ne devons pas être découragés .par l'infinité des centres propulsifs sympathiques, d'autant que rien ne prouve mieux au vrai philosophe que la masse harmonique de ces structures est gouvernée par les courants vibratoires éthériques. Il n'est pas de structure quelconque, animale, végétale, minérale, qui ne soit l'œuvre de Dlgltlzed byGoogle
de matière cér'éblral€e. Il y a tout de croire que la est tout simple:mlent un état de différenciation des crée un bornbllrdement mO.léclllaires entre leurs centres neutres ou attractifs. Cela se comparer à un nœud sur une corde de violon. Tant que le il est de avec ses voisines sympathiqules l'état doit donner pure concordance au corps de l'instrument. Les conditions de discord - de masse - la de l'action de coïncidence. Discordance est maladie. La c'est l'harmonie. ."'1"1>111'" orClJreSCIe vibrations pro.duiiserlt rf'rt",inq ordres de d'où surtout dans les exister de dans la mCllécule 1>.-.,1>,-"'_ La discordance dans une masse est le gro'ùpces différenldés, actionnés par des cordes an1tagonistilqules, et toutes masses en état d'harmonie ou .•",- corde KEELY.
PARTIE PHILOSOPHIQOE ET SCIENTIFIQUE »es ÎupérieUFS DU SEPTÉNAIRE HUMAIN ... DEVANT LE SPIRITISME Ceci est le résumé d'une conférence faite à la Société du Spiritisme scientifique. M. Papus ayant écrit, dans l'Initiation de novembre dernier,que les deux principes supérieurs de l'être humain (considéré -comme septénaire) sont inconnus du spiritisme, il a paru intéressant à un spirite, profane en fait d'occultisme, d'examiner le bien-fondé de cette assertion. Il remercie le directeur de l'Initiation pour l'hospitalité libérale qu'il veut bien accorder à ce résumé. Pour un profane, face de l'affirmation d'un inio tié, il n'y a qu'un procédé possible: c'est de remonter .aux sources mêmes de la science occulte, telles que les écrivains compétents nous les ont signalées. De la 'Sorte, nous trouverons peut-être les moyens de déterminer le septénaire humain, et nous verrons alors Dlg'!lzed byGoog[e
sont du ne sont pas inconnus du suivants: sep:témLÏre, ri'".,,...,,, l'oc,cult:isnle? les deux nri, nri·n,><: ,po L'INITIATION si les deux termes de ce SeI)ténaiice inconnus du spiritisn1e. La présente 2° Vérifier la cOJrlce:ption par l'examen de deux seIltélrl"aires connus lSUlil.U-'t::, gamme mtlsil:al,e) se COJntr'ôhmt l'un l'autre. 3° les deux la la science c'est-à-dire la méthode an,aloJgique, pour déterminer le seI:ltéIlaiJre humain.
Montrer que sel=ltérlailre ainsi ...!;L!;lU"U!; raIllé de Science occ'ulte, PREMIER POINT. l'occultisme il' On lit dans le « Nous voyons la constitution du par la rée du trois à et la constitution du « par la réduction du six deux à « l'unité. » sel=,térIaÏJre C1omlpo,rte deux ternaires !;lUl't\"I;;;l!j. dans le Tarot des Bohélnicm.r l'él,émlent de transiitio,n entre un Ra.ppelclns que les deux ternaires se par le sceau de :Sallonlorl, c'est-à-dire par deux trianenlacés. On d'autre 61) : « Le et un élé:mlmt de transition. « septén:aire
l.:ts P-RlNCtPES S l'ÉRIBU S 4 t 1 Premier point général important que nous ne perdrons pas de vue dans 1appJication particulière. DlSuxJihœ POINT. - Verijicatit')lZ du premier point (général et abstrait) par l'examen de deux septénaires connus. Nous envisagerons le spectre solaire et la gamme . musicale, d'abord le spectre solaire (dont M. Papus a utilisé l'analogie dans son article de novembre).
Rappelons quelles en sont les couleurs par ordre: 1° le rouge; 2° l'orangé; 3° le jaune; 4° le vert; 5° le bleu; 6° l'indigo; 7° le violet. Le rouge, le jaune et le bleu (c'est-à-dire les éléments l, 3, 5) forment un ternaire bien caractérisé: le ternaire des couleurs fondamentales.
L'orangé, le vert, l'indigo (c'est-à-dire les éléments '2, 4, 6) forment le ternaire des couleurs intermédiaires, un peu moins bien caractérisé que le précédent, à cause de l'indigo. Que signifie l'indigo, qui procède du bleu et du noir? Nous verrons tout à l'heure. Supposons un rayon blanc qui se décompose (voir la figure). En première analyse, il donne ses trois couleurs fondamentales. En analyse plus minutieuse, va-t-il donner sept couleurs?
Si les trois couleurs fondamentales étaient nettement tranchées, elles seraient séparées par de l'ombre. Mais il n'en est rien, attendu qu'il y a les couleurs'intermédiaires, qui représentent le rapport des couleurs fondamentales voisines. Ainsi, entre le rouge et la jaune se place naturellement l'orangé; entre le jaune et le bleu se place naturellement le vert. Vient alors le Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION couleur trotope: le et... c'est tout.
Je me se trouvant à la du rayon décolnposlé, s'obscurcit peu à peu dans l'ombre ambiante; d'où Et le violet? direz-vous. rayon ne pas en rendre car le violet est une couleur au au rouge, et le se trouve tout en du le rayon en'ViS1H!é pas en rendre ; du moins il ne le pas à lui tout seul. si nous supposons un autre rayon et de même la ce rayon n° 2 nous de comme élément inférieur de son ternaire un nouveau rouge donnera la raison d'être du comme intermédiaire entre lui et le du rayon n° t dont l'influence aura traversé la zone sombre pour la de cette couleur de transition: le Cette d'un rouge nant à un rayon n° 2 et déterminant le dra claire tout à l'heure par musicale de la gamme; car les se renforcent les unes les autres et les unes les autres. en. on ne saurait sur cette re-
S PÉRIEURS 413 marque: que l'existence du violet, à 1extrême hauteur du spectre, aux antipode du rouge (appartenant au ra on n° 1 ne peut s'expliquer que par un suprême rapport entre le bleu du ra 'on nO 1 et le rouge d'un rayon n° 2.
De même l'indigo ne peut s'c pliquer que par une zone sombre et mystérieuse, indiquant qu'il y aurait une démarcation. une sorte d'abîme entre le deux rayons, si l'influenêe du bleu ne planait pardessus le vide, par-dessus l'ombre, et n'allait rejoindre - par le violet - le premier degré ou le rouge du rayon supérieur (trop aigu pour être visible).
De toutes les précédentes considérations il résulte que le septénaire des couleurs comporte bien deux ternaires enlacés (t, 3',5) et (2, 4,6), et que la septième couleur est bien un élément de raccord entre deux. spectres lumineux, entre un septénaire et un autre. - Première vérification. Voyons maintenant la gamme musicale.
La tonique, la médiante et la dominante (c'està-dire les élémerÙs r, 3, 5,) forment un ternaire bien caractérisé: le ternaire de l'accord parfait. La sus-tonique (ou sous-médiante), la sus-médiante (ou sous-dominante), la sus-dominante (ou sous-sensible), c'est-à-dire les éléments 2, 4, 6, forment le ternaire des notes intermédiaires, ou de passage (intragammique).
Quant à la septième note, si justement nommée la sensible, elle représente avec la plus grande évidence le raccord avec un septénaire supérieur. Ici l'analogue musical du rouge supérieur n'est plus une hypothèse, il constitue un élément bien connu: il s'appelle l'ocDlg,tlzed byGoogle
L'INITIATION nous ferons Détermination du seJ,té,'1al!re hUlnat,n,par ap;;,ltclClttcm de la méthode an,21oi'.\tque. Avant d'aborder ce quelques remarques sur les deux SeI)té:naiire:spI:écédlemltave, et il devient la du lCl.iluC:.I,.t::SL lui-même une réalité incontestée. Donc le musical bien deux ter· naires et un élément de transition ou de rac- <:ord. - Deuxième vélrificat.ioIl.
TROISIÈME POINT. entraîne une sorte un septén.lire elle excellence. dans la gamme, les notes I, 3, 5 laç,c:uru e:ll:plrmler:lt le repos et constituent le ternaire notes de passage 2, 4, 6 le mouvement et constituent le ternaire La seFltième note, ou du vers le sep'ténllire sUI)érjieulr, encore l'élément dy,nalniclue De dans les deux (luJrlinleux et mlllslcal), l'élément n° 6 <:rise. Le ment en'vis.agés.
Dans le les couleurs fondamentales I, 3, 5 être considérées comme les élé:mlen1:s les couleurs intermédiaires 2, 4, 6 procèdent d'un de de raI)procÎlenileflt entre les fondamentales voisines; elles mouvement. Elles être considérées comme les éléments du à la c'est elle tout le tout le en questi0I1, vers l'élément
" LEs .PIUNClPES 415 digo) n'était son coup d'aile (le violet) jusqu'au rouge supérieur. La gamme y tomberait dans le ton mineur relatif, si la sensible ne 1emportait jusqu à l'octave, refuge supérieur de sa tonalité.
Des observations précédentes, il résulte que, le ternaire l, 3, 5 étant enlacé avec le ternaire 2, 4, 6, les éléments 1 et 2 forment un couple statique-dynamique (ou de substance et de force) ; de même les éléments 3 et 4, de même les éléments 5 et 6. Cela dit, rien de plus facile que de déterminer le septénaire humain, par analogie. En première analyse, nous devons avoir, au premier degré, une tonique, base du système; ce sera le corps matériel.
Au cinquième degré, nous aurons une dominante(l'âme humainedanssaforme spiritualisée), but passager, principale avant d'arriver à la suprême solution, qui est l'arrivée à l'octave (tonique supérieure). Entre les deux, au troisième degré, nous· devons avoirunemédzante. Ce sera le médiateur plas- .tique, corps astral, ce que les spirites appellent communément le périsprit.
En analyse plus complète, nous verrons chacun des éléments de ce ternaire se dédoubler en substance et en force; car il n'y a pas de substance sans force, et il n'y a pas de force sans substance (en principe, Büchner a raison) ; seulement, à mesure que l'on monte, l'élément force prend la prépondérance sur l'élément substance. Nous aurons ainsi les deux ternaires enlacés et constituant trois couples d'éléments. Les éléments 1 et 2 seront: le corps matériel et la vitalité matérielle. Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION aux condiplalléta.ïre, le même dessin. dans le cOllql.llête de son Le de ces tions de l'être sur la surface du second aux conditions de l'être plBtnétaires, le troisième aux dans les interastrales. Les éléments 1 et 2, ainsi dé1ter:miné:s, concordent exactement avec les des occ:ultistes. Ce sont bien là et Jipa boudUUi!l>Lt::s. A de ce la existe mais elle n'est évidente. Pourtant les trois \AVU'"'''''' par les deux ter:naïres en.lacés) Des 3 et 4 nous ne rien de ici : nerait loin. Arrivons aux éléments 5 et 6. Le 5, c'est le corps ou c'est l'âme humaine COll1sidélrée dans le idéal pour ainsi dire et la caractérise pour Un de lumière nous assez bien éléments 3 et 4 seront: le corps astral et la vitalité astrale. éléments 5 et 6 seront : le corps et la Le 6 sera la virtualité à ce de la domine cours son
Fg. I. Dlgltlzed byGoogle
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420 1 i 1 doit tout sauver. vrai prc,grè:s. Maître de la substaJlce, tous ces à son il voit de ses ex.ist(mc:es, il en domine toutela en faire revivre telle lui convient en réalité. L'individualité se dessine enfin en renouant en un être les incarnations diverses par elle a évolué.
Ceci à peu à ce que dit M. par une reliant une de petiteshori.zontlllles: raient les successives incarnations d'un même être, bouddhistes la du cnaLpelet dont les sont au même fil. de la gamme de crise dàns l'évolution. de est pour ne: s'oriente pas le sep'tiè:me nrlnr'np. au la terre par sa puiss,:m(:e al:quise, dieu cherche une divinité ne trouve pas, faute d'avoir découvert le courant conduit à l'état et n'est autre que le sepltième nrindnp. faute d'avoir cultivé le germe de ce sep1tiè:me principe dans le cours de son évolution.
Abîmé dans de sa propre O'o'rgtlell tra.ns'cerldaLnt, il attend sans ce que la réincarnation éviter une pu.'itic:atiion) à nouveau et le repllOtJge la sollidalrité le germe du sepltièrrle pl'incipe, """'CT_.r''' donc que ce sep'tiè:me principej)-AnaloIRiLES PRINCIPES SUPÉRIEURS 421 quement: c'est le principe de raccord entre les septénaires. De plus, et par cela même, c'est l'élément dynamique par excellence.
Eh bien, la force par excellence, la force qui en&rène les êtres entre eux, en les entrainant vers un plan supérieur, quelle seraitelle donc sinon cette force divine d'attraction qui s'appelle affinité pour les atomes et qui s'appelle amOUr pour les êtres conscients?Le septième principe du septénaire l1umain (l'exquise et toute-puIssante sensible de notre être) est donC' en toute évidence le principe d'amour.
C'est lui qui fait de nous véritablement des dieux en nous faisant participer à tous les êtres et à l'âme universelle. Résumons. Le sixième principe est celui qui relie toutes les personnalités passagères de chacun de nous en une individualité éternelle. Le septième principe (principe d'amour universel) est celui qui tend à relier toutes les éternités individuelles dans le plexus universel, et par conséquent à constituer le monde divin.
QUATRIÈME POINT. - Montrer que les sixième et septième principes ne sont pas inconnus du spiritisme. Il est superflu de démontrer que le principe d'amour est connu du spiritisme, dont il constitue le plus précieux idéal. Tout au plus reste-t-îl au spiritisme à développer la question qui procède de ce principe.
Quant au sixième principe, qu'on pourrait appeler principe de la pluri-personnalité de l'individu, le spiritisme ne l'a peut-être pas encore nettement 14 Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION mais certaines manifestations d'une Comme en cette matière chacun son par spir'ites le indiscutable. surtout voi6 qU1elq1ues Il y a qu,elques existait un cercle par des Esprits dé l'Inde ant.Iqu,e, et dont la ma,nifeStlltîcm des sixième et tels nous venons de U":!UB!, émit pour ainsi dire fa Par le médium il arrivait se manifestait successivement dans diverses de ses incarnations.
Par il dans une incarnation' de un i, il quil:tait se traduisait par une tement il revenait dans une incarnation pour soit à tous, mais soit à tcl assistant lui était cher. c'est le fait d'observation.
Voici maintenant qUielq'ues mots de théorie par l'un de ces : « •.• nous venons dans un « enfant de la terre : dans un nous y « venons dans une seule c'est-à-dire « l'homme d'un seul de « tous les de de toutes les « incarnations. de lui-même « et dans de tout son que lorsd'oml.hetout son .ffi()fltagrle domine datlS
LES PJlINClPES SUPÉRIEURS 423 « un médium, il ne peut y avoir qn'un Esprit sous une telle ou teUe incarnation. Ce corps est pour une • seule incarnation, et un Esprit ne peut )7 entrer que «dans une seule de ses incarnations ..
Et lorsque « l'Esprit d'en haut, aussi grand qu'il soit, peut reve- « nir parler à la terre dans une de ses incarnations « passées, il redevient alors dans cet homme (le mé- « dium) le véritable Esprit incarné de l'âge auquel il « se reporte, avec ses défauts et ses qualités...
Mais, « lorsque l'Esprit a quitté le médium, il voit, il com- « prend et il reconnait qu'il vient de se produire sous « toutes les incarnations qu'il a voulu... (Séance du 21 janvier 1884.) Dans le même cercle il arrivait parfois que des communications d'une très haute envolée étaient données ..... un peu vagues peut-être, parce que plus on s'élève, plus les termes se généralisent, - mais pleines de grandes aspirations et d'un immense amour.
Lorsque, la communication finie, on demandait à l'Esprit de se t:J.ommer, il répondait: Mettez «une Harmonie ». Une Harmonie, c'est-à-dire qu'il parlait au nom d'une collectivité parfaitement en communion de pensée et d'amour. Le septième principe, tel que nous l'avons défini, éclatait là dans toute sa splendeur.
Voici maintenant un autre document médianimique que l'auteur de cette étude croit pouvoir présenter, bien qu'il en soit seul responsable. C'est une communication intuitive, et jusqu'à un certain point semi-mécanique, servant de commentaire à deux dessins mécaniques préalablement obtenus, et dont le Dlg'!lzed byGoog[e
Pl v' p q t l, F pu dé da y 1'1 so dt un principal est reprocluit L'INITIATION conlplètemlent la sigrlinc:atic)fl l'inlpulsic)fl d'un B en elÎt donné alors la ésot1ériqlLle du chal)elet avec laquelle le dessin p. 417 1) l''jll'1,nn'rt évident. Voici cette communication: « sont des dessins avec nous le désir de facilement notre au de la vie de C'est avec ces dessins que l'intention de faire entre autres ....W ...:>I;;:>. les du périsprit.
« Et il faut disitiIllgu,er, "''''""', pour ne pas faire de Il est des mots à études avant d'être palfaitennerlt nél-j<;rlrit» est de ceux-là.
Il dont Allan s'est l'irlt""rnrPt'" à du ces il n'est pas fait de entre le ou corps subtil par rap,polrt à votre matière et ou moins éthéré suivant l'état des il n'est pas de dis:tinlction entre le corps de l'individuapar sa forme à un moment et l'eilVf:IOtme de son atrno:spllèr1e, amas de de lui et retenus autour de lui par une affinité à toute C'est cette distincte de la du corps arcmal et de toutes à le nom de nP.-i".,,.it on à cette· dis'tin<:tion
. 1.. LES PIlINCIPES SUP:5RI&URS 42 5 tait confondre naos ferons suivre, chaque fois qu1iJ pourrait y avoir confusion, le mot périsprit de cet autre mot « atmosphère spirituelle 't. « C'est dans l'atmosphère spirituelle que sont emmagasinés toutes les impressions, tous les acquis de 1 Esprit à travers ses existences. C'est là que se trouvent réduits à 1état de germes les différents états par lesquels l'Esprit a passé.
Plus l'Esprit est • puissant par son élévation, plus il a la possibilité de développer ces germes, c'est-à-dire d1évoquerles modalités les plus anciennes par lesquelles il a évolué. II y a des Esprits qui sont encore cristallisés dans l'heure oU ils ont quitté la terre, ou qui du moins ne sortent guère des époques les plus prochaines de cette date.
II y a des Esprits qui peuvent évoquer tout le passé de leur dernière incarnation, mais qui ne peuvent sortir de ce cercle pour retrouver une époque plus reculée de leur existence. Enfin il y a des Esprits qui peuvent reconstituer plusieurs ou toutes les existences de leu' passé. Ce sont les plus puissants par leur élévation.
Tout cela s'accomplit en vertu de lois positives, si j'ose m'exprimer ainsi, c'est-à-dire au moyen d'une fonction procédant des propriétés d'un organe spécial. Cette fonction est une sorte de germination reproductive des états passés d'une individualité.
De même qu'il y a la reproduction de l'espèce (qui néglige l'individualité au profit de la série des êtres), de même il y a la reproduction de la personnalité, c'est-à-dire la reproduction de l'être dans ses phases qu'il croyait disparues (reproduction, réapparition, qui s'accomplit au profit de la Dlg'!lzed byGoog[e
..L'INITIATION série des divers états d'un même La tion de les individualités raÎtre pour faire à d'autres; mais la germlination des états fait personnes dans tout ce ont et, cette on voit refleurir les doux d'amour avait vus avec tant de sous la faux du de cette lorlctiol1l, c'est le c'est ou du moins certaines de « Mais il est bien des choses à dire sur ce . »- 7 1 D'une comAnunication ultérieure sur le même il y a lieu d'extraire le passage suivant: «...
Il ne pas y avoir de vie éternelle sans une permanence de toutes vos .de tous vos états et cette permanence, cette vie éternelle de vos états ne fonctionner vertu d'un organe de ce que vous appelez le Cet organe, innommé pour est une des de ce que nous avons le dessinateur a de le reI,ré:seIllter par une série de germes reliés les uns aux autres, série que avancé paï-· <:ourir à volonté pour à son le germe ,coJrresp<)O(larlt à de sa vie éternelle veut éV,Oql11er et faire revivre en toute réalité et actualité... »- duire II 1 Pour l'auteur de ce résumé présente des lac1llnes) d,em,ancle la permi:ssiclQ "', ... "'- d'un article
LES PRINCIPES SUPÉRIEURS 1889 dans la Vie Posthume, cette "ailJante revue malheureusement interrompue depuis lors et que nous espérons bien voir renaître, à J'avant-<Tarde du spiritisme. On trou\'cra manifestement, dans le passage suivant, la préoccupation des.sixième et septième principes, tels que nous les avons définis: '«...
Cette faculté de renouer à son gré les anneaux successifs de son individualité... c'est là véritablement ce qui constttue je ne dirai pas seulement notre immortalité, mais notre éternité... «Mais de ce que nous avons conçu l'éternité de chaque être, nous n'avons pas envisagé toute la question de l'infini. Nous avons bien relié les chaînons de tel ou tel esprit éternel, mais tous les esprits éternels nous ne les avons pas reliés entre eux.
C'est ici qu'intervient la splendide question de l'amour. Je n'anticiperai pas sur ce que j'ai à en dire, mais je veux simplement indiquer déjà la conclusion générale.
« Cette conclusion, c'est que, de même que l'esprit dans ses états supérieurs, peut se définir comme «une série d'hommes» synthétisée dans une unité éternelle, de même la synthèse de tous les esprits - synthèse qui, pratiquement, ne saurait être que le résultat progressif de l'amour - peut se définir comme « le réseau harmonique» de tous les esprits éternels.
Et ainsi chacun de nous, dans ses destinées les plus hautes, se trouvant relié à lui-même par la série de sa propre éternité et relié à tous par les irradiations de l'amour, arrive à ne plus faire qu'un avec lui-même, .grâce à la possession synoptique de sa série personnelle, comme à ne plus faire qu'un avec tous, grâce à Dlg'!lzed byGoog[e
universel) conCOIlstitution du réseau où éternel se fondent - sans se confondre - de tous les spiritilsmle a sans un les SU.pél:ietlrs, ce n'est pas une raison pour comme cnllcu.n se sent devenir - en soi et en les autres :- "u......... et uni"ersel: en universel en les autres; et proRr(:ssiverneIlt l'infini de la vie et de de nous tous, si innombrables nous :ll1."'·VU:ll. un seul et même être où se disitingu'cnt tous un et même Dieu divers et gnlndlissant. » Le6 duisent à J. '-'",............'" CHAIGNEAU. phéllom,enes du conl:luit analog1ues. D'aille1urs, un comme
LiàCCllLTISME SClEl\TIFIQ E 429 impondérable, très réelle cependant, et qui se traduit extérieurement des manières les plus diverses.
Sous l'influence de son fluide particulier, en effet, le magnétiseurplongele sujet dansun étal de sommeil plus on moins profond caractérisé par des manières d'être physiologiques spéciales : son action a pour unique but de modifier heureu ement un organisme affecté; tantôt, il s'agit au contraire non plus de traiter le patient, mais d'utiliser, une fois qu'il estendormi, ses aptitudes spéciales de lucidité, etc. Du reste, le pouvoir du magnétiseur sur l'être magnétisé est très réel, très intense, portant aussi bien dans le.domaine de l'ordre moral que dans celui de l'ordre matériel, et même va jusqu'à produire, tout comme le fait la force psychique des spiritualistes, des phénomènes d'attraction ou de répulsion et de lévitation.
Rappelons-nous à ce propos les prétentions des fakirs dont nous parlions à l'instantmême.
D'ailleurs, tous les expérimentateurs ont constaté l'action mécanique de l'opérateur sur leur sujet qui subit dans certains cas une attraction telle que celuici prend des positions en apparence contradictoires avec les lois normales de l'équilibre, et même, ainsi que le rapporte M. Ricard dans le Journal du Magnétisme(nOde novembre 1840), peut être entièrement soulevé dans l'espace. Comment expliquer de semblables phénomènes?
Tout bonnement en rapport:nt la production des forces nécessaires à ces action::, à la force fluidique Dlg'!lzed byGoog[e
fluidique, clep€:ndlant, est sans conteste L'INITIATION PS'Vcllique si l'on veut, que en ou moins abondance le maignéti!;eur.
Sur les individus l'aimant une action à du corps humain. de "'U'I.U'"'' a observé chez deux de ses Paul P. et Emile des particlllJers d'attractiOIl" seulement ces à l'Est ou à l'Ouest La transmise au concourir à la du en L'influence Du reste, en dehors des phen()men($ d'orierltation venant favoriser là pnoducltlon sur le il est d'autres observa·tions, ReichenlDach sur l'od et COllcourr'en't pa,reilleInellt à appuyer cette pr<!:sol11ptiolrl. -Ces découvertes du savant viennois se rattachent directement à la qwesti.on de la humaine que divers ont fort en ces dernières années.
Reictlenba,eh, il des extrémités du notamment, des effluves d'un fluide et que certaines peI'SOianees douées d'une sensitivité et nomme des dans l'obscurité sous Les de ce fluide à un moment donné. A. 01: ROCHAS, 1ft Forces lion dtffinies, in-B, Masson, Paris, 1887, p,
L'OCC L'TISML SCIENTiFlQUE 43 1 Or. des effiuves semblables se constatent à lasurface des barreaux aimantés" Voilà, n'est-il pas vrai, qui jette un jour singulièrement précis SUT l'observation de 1\1. de Rochas relative à j'orientation du sujet.
Si l'cff! ove adique, en effet, est assimilable au l1uidemagnétique, ou même n"est avec lui u'une seule et même chose il est naturel de concevoir que lel> sensitifs, qui perçoivent 'Si facilement cette effluve odique, soient influencés par l'action du magnétisme terrestretout comme peut l'être un aimant.
Reichenbach l'admet sans hésitation: « Une personne sensitive doit, pour pouvoir dormir tranquillement, ou seulement se trouver bien, être placée de telle sorte qu'en dorm ant elle ait la tête au nord et que lorsqu'elle est assise, lorsqu'elle marche, qu'elle se mène envoiture, son visage soit dirigé vers le sud (1) ».
Et, quelques lignes plus loin, complétant sa théorie,. il écrit: « Le globe terrestre agissant comme un grand aimant, émet de puissantes effluves qui partent de: ses pôles.
« Or, nous avons vu que toutes les effluves qui vien- \ nent de nous, d'une part, ont une tendance vers le sud, et, d'autre part, que les pôles magnétiques ont une telle action sur les effluves des pôles isonomes, qu'à grande distance déjà ils les repoussent. .c'est donc le pôle nord de la terre qui agit jusqu'à notre 48° de 16titude et impose à tous nos effluves cette in- (1) REICHENOACH.
Rhumé des études expérimentales s,.,. les e.ff!ulle$c ,lIdiquu. traductioA de M. A. de Rochas, Rellue à'hypnolo{fie, O' d'oc_ tobre 1890, p. 298. Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION clillai:son de 10 à 15' vers le tout nos sensitifs. « Les éclairés de cent ans le fait nerveuses, des passes sOlllagellt dans cas les malades et assez souvent une racllClue passes, nous le savons sont tout S1ll1Pllement des que le médecin déverse de ses sur le malade. un courant UUI4UJt:, mais que le terrestre déverse sur la terre et les ce courant se vers le traverse nos habitations et nous met sous l'influence passes.
Les non sensitifs ne ressentent pas ce courant, au milieu se trouvent; mais il en est autrement pour les et cela d'autant leur est lt M. l'abbé Fortin n'a-t-il un le festations certaine mesure, rirrlenltale de la bach. Au il est d'autres observations' viennent appuyer la présonlption d'une insinon d'une identité entre la nature et des fluides ou maL OCCULTISME SCIE TIFlQUE 433 gnétique .
M. de Rochas a établi que chez un individu u estionné alors qu'il était plongé en état somnambulique, c'est-à-dire sous l'influence fluidique de son magnéti eur, la suggestion pouvait être détruite par un courant voltaïque: « Je donnai à Benoit, en état omnambulique, la suggestion d'être Henri au réveil.
J'avais alors une pile de deux élément. ; je fi passer le courant de droite à gauche sur la nuque Je ujet a ant la tête tournée au midi . j évoquai ain i 1idée de Benoit, puis, au bout de quelques instants, la suggestion fut complètement détruite (1). ,.
Après une expérience semblable, n'est-on pas fondé à admettre la réalité des courants odiques et, au besoin, à voir dans leur existence même la raison toute naturelle des actions dynamiques du magné. tisme, jusque et y compris les phénomènes de lévitation: « Il n'est point absurde de supposer que l'organisme humain peut développer, dans certains cas, sous certaines latitudes, des courants qui, parrallèles au grand courant terrestre et de sens contraire, en seraient repoussés avec une force suffisante pour contrebalancer le poids du corps (2). ,.
La chose, en somme, n'est pas en soi plus extraordinaire que cette orientation nouvelle que le magnétisme imprime aux cellules cérébrales du ma- .gnétisé et qui produit chez ce dernier, à la volonté de l'opérateur, unetransformation si complète de sa personnalité au'il oublie absolument la notion de son Identité propre pour revêtir celle d'un autre individu, (1) A. DI. ROCHAS, leI Forcel non dejiniel, p. 226. ':;Â. ilE RU(;JU$,loc. cit., p. 36+ Dlgltlzed byGoogle
et alors même L'INITIATION a cessé d'être dans des assassinats par a corlfoIldu par de riches ment de ces tendances chez les a encore avec elle l'influence du fort sur le mé:larlge bizarre de notions différentes rend lJrai- (??) cette fabuleuse et récente histoir:e d'l-IeJlsÎIlgt)Org où tous les témoins pOllrquoi pas - ce tout bonnement (1). » n'est-ce dans la vie que endormis les médiums à incarnation. rôle de et son est si que l'on a pu non sans apparence de que le libre de l'iI1ldi,,,idll était annihilé au de le rendre incade résister à l'ordre reçu, même m.t-il criminel.
En de certains tribunaux ont admis cette dernière de le des savants et des magOlétis:eUl's e!.tinlen:t, n'en est mais que COllIUn,LLE:s, le Magnétisme del/ant la loi, in-18, chez \...arre,lnifllO, p. 40.
L'OCCOLTlS E SCIENTIFIQUE 43S Ce justes critiques fonnulée publiquement, voici quelques mois par le D" Foveau de Courmelle , devant les membres du Congrè maO'nétique international sont la meilleure des réponse à ces affirmations des hypnotiseur qui se prétendent le maîtres ab olu de leurs sujets.
Le temps n'est plus en effet où l'on croit à la puissance indéfinie du magicien asservissant, grâce à sa science néfaste, ou mieux grâce à la puissance de son fluide magnétique, l'individu dont il veut faire son esclave. A l'heure présente, nous connaissons la raison vraie du mystère, et nous en avons exactement mesuré la grandeur.· IV Quel est, maintenant, le problème de la vie?
« C'est, répond sans hésitation M. Louis Lucas, le mouvement, le dynamisme. « Le MOUVEMENT libre, simple, fait la base de notre organisation.
Il n'y a pas si petite partie de ce mouvement qui ne puisse s'ajouter l'une à l'autre; puis se condenser, se tendre; en manifestant à nos sens, non seulement les trois grandes phases distinctes, apparentes, .de l'électricité, chaleur, lumière; mais encoredesphases importantes, quoique intermédiai1=es, dont nous ne savons bien, ni reconnaître ni constater la valeurorganique. De même qu'un corpsquelconque, animé ou non, revêt des couleurs pour nos sens; de Dlgltlzed byGoogle
L'INITIATION du appleléces et se trouve l'existence· des se séduisants. M. Gé-' lui aussi estime avec M. l'QI'galoisme est un ensemble de machines .splédale:s, un but commun, aux.qlllelles la tension centrale est la base de êtres vivants s'est à redont les r."·"p,.t",.",,, p:réscentent quelquefoIS Louis Lucas est tous les actes liles de trouve la tOtljolurs de même essence, une, comme la matière ewe·Ule110e. suivant les et bon nombre nos savants.
Ce caractérise l'état de c'est la tension du mouvement accumulé dans et, encore, « la puiss,anc:e '1:''''SltHt, en des limites Voilà suffisent pour laisser cette tension nous De telles thé:ori[es, pour subtiles à un examen, ne laissent pas déten<1re avec des Dans Essai de SVI'ttll,étu7ue rard Lucas que même un revêt les MOUVEMENT élémentaire libre; nous sous le nom
L'OCCU[,TISME SCiENTIFIQUE +37 chercher les lois simples du fonctionnement vital, et aus i à démontrer que partout dans l'être humain 1 proce su biologigues sont les mêmes. « ous ommes amenés à déterminer dans l'homme, écrit-il, l'existence de diverses circulatiolls qui répondent toutes à un schéma unique.
La circulation du sang, la circulation de la lymphe, la circulation du fluide nerveux présentent entre elles des rapports d'identité curieux, rapports qui se retrouvent jusque dans les circulations adjointes comme la circulation de l'air, celle des aliments et toutes les circulations excrétoires.
« Partout nous voyons un centrè de fabrication, un centre de condensation et des conduits centripètes et (1). » D'après lui, en effet, - et des idées analogues ont également été professées par un médecin viennois, Jean Malfatti de Montereggio, qui a exposé sa doctrine dans un livre aujourd'hui rarissime, la Mathèse (2),- dans la partie active de l'organisme humain', il existe trois grands centres, possédant chacun ses membranes particulières propres: le Ventre, la Poitrine, la Tête, et qui présentent des degrés divers de différenciation.
Au Ventre, revient le rôle de fabriquer la Matière nécessaire à l'organisme général. Dans la Poitrine, s'élabore la Force qui sera ellemême dynamisée par le cerveau. ",on: ..v,.···. :',", dt phY6iololfit 6)"nthétigut, in-8, cnez Carïc, ••.)':;9. p! 12 Jean M.U.FUTI DI: MONTI:Itll:GGIO, la Mathè6t, Paris, 1839, in-8, 720111 rarOslrowski. Dlgltlzed byGoogle
L'INITIATION « et mettre en réserve la Matière en condenser et mettre en réserve la Force en haut; enfin par l'action des organes situés au centre, cette Matière et cette Force ....",,"tI'\1,t résumées en quelqlues lignes, des trois humains. division SUIP!'llénlcrltaire située dans les caves tp()rtlon eXltra·-pé:nton,eale) pour la des matériaux usés ou inutiles et pour la de et vous aurez une idée de la que:sticm (1). >Jo n'est-ce pas là une à la physiioliogie de cette loi du ternaire si chère aux occultistes ?
Il en est luslerneIlt si bien de la sorte que récemdans M. à cette du sacré n,"' « En haut, lemonde de le cerveau et ses le cervelet et la circulation psy- \...uyu'<;;.
Ce monde à la lettre iod « Au uU"'''''', le monde de la pOll1mOnS, le cœur, les de circulation avec le comme centre de réserve du corps nerveux mis en Ce monde cOlCre:,poind à la veut dire lien. entre le et le péI'itoine inféri'cur'errlent, le monde de la Matière comIcs organes situés dans l'abdomen et les (1) GÉRARD E:fC4USSE. loc,cil., p. lOg.
L OCCULTISME SClEl'ITlFlQUE <réservoirs matériels de lorganisme. Ce monde correspond à la lettre hé en (1).» Et, quant au second hé, ajoutait l'auteur de la remarque que nous venons de rapporter, il représente les centres-de transition, de génération d'un monde à l'autre, soit, dans l'être humain, les organes extrapéritonéaux, la division supplémentaire, accessoire de l'individu. Il n'y a pas à aller contre, cette fois, la science mystérieuse et le savoir académique communient sous de mêmes espèces et le physiologisteappelle à son secours le pretre de Moïse. Puissent-ils tous deux, quelque jour, nous montrer grande ouverte la porte cachée du superbe Inconnu, nous dévoiler enfin le secret de la Vie et de l'Etre. v Les études les plus diverses, nous le voyons donc. suivent à l'occasion une marche parallèle, et, souvent aussi, elles sont susceptibles de se prêter un mutuel appui. Aussi, est-ce bien avec juste raison que M. deSaintYves d'Alveydre a pu dire: «Il n'y a pas de sciences occultes, il n'y aque des sciences occultées / » (I) PAPUS, La Science occulte, appliquée aux sdenceaexpérimentales. (Initiation, 3· année, n· 1 octobre 1890, p.•5.) DIQ"ZedbyGOoglc
L'INITIATION 440 Le le merveilleux, n'existent. non que le surna- " nous éctlappe, et c'est alors que nous crions au mirac:le. L'étude des ramène les faits sous leur la SClfem:e des Initiés et le .""'!rU''- taires Ac'ad,émiqures, il y a une barrière moins élevée ne r.erait à un tenté de croire. c'est que toutes les :::icieI1lce:s, SOllent-eUes. sont bien sœurs. ch,ugera de démontrer leur incléniable VITOUX. a été admise comme inclis<:utablle par les savants autoClaude Bernard a pu dire: « corps et dans les corps vivants ont pour conditions les mêmes éléments et C'est la de renne: « {.(Jimlprime:z
ALCI:IlMIE cent mille atmosphères et vous aurez un lingot d'or pur "'t la théorie alchimique a reconquis auprès des esprits équitables la considération dont elle est digne.
Il est vrai que le Grand-Œuvre doit être entendu aux sens symboliques d'épuration psychique et de perfection spirituelle, etalors il a la même signification que la Toison d'Or de la hiérologie antique, le Rameau d'Or de la tradition virgilienne, le Graal de l'initiation celtique, et la Branche d'Acacia du culte maçonnique; c'est la Gnosis alexandrine et la Bodhi indoue.
Mais du momentque tous les corps prétendus simples ne sont que des cas particuliers de l'agglomération de absolument identiques, et puisque le magnésium est fabriqué aujourd'hui couramment et que Sainte-Claire Deville a fait de l'aluminium, il ne subsiste plus aucune raison valable de tenir pour mythiques l'existence et l'efficacité de la pierre philosophale; historiquement d'ailleurs, il est prouvé, même par les maladroites critiques de Louis Figuier, comme l'a victorieusement démontré Papus, que beaucoup de personnages célèbres dans les annales de la science ont fait de l'or; et chimiquement, Chevreul et Berthelot ont établi la possibilité logique de cette « création », et il n'est pas certain RU'ils n'en aient pas expérimenté la objective.
Enfin, il n'est guère admissible que' le procès évolutif, reconnu aujourd'hui, aussi définitivement qu'il se peut, pour présider à la phénoménalité universelle, souffre la moindre exception; le l'animal, la sphère astrale, le monde, deviennent, il faut donc que les propriétés du minéral aillent se modifiant incessamL'rNITIATlON la une n,,'·h1,·,. son au que tous les minéraux ne soient que le minéral "nu"',,, irnrrlOb'î!Ï!;é à des différents de Les ouvriers des l'ont et il est habituel de leur examinent du minerai : est cela est et n'est pas encore à l'état d'or » On doit donc féliciter M. Jules Lermina de réser- ver aux études la dans la Bi,blÙJth,èqlA!e des Sciences dont il a l'irlitiative. et où lui-même a donné d'autre avec son conte A inséré au dans l'Initiation.
Cette éditée par le très aimable H. un voisin de Léon Vanier sur ce Saint-Michel a la des sympathiques, est fort avenante dans sa forme: couverture, tout est d'un Le dO à M. G.
Théodore Tiffereau. une introduction de M. Jules Lermina et la d'une étude à peu excessivement et ment de M. lur Paracelse et l'Alchimie au XVI" l'auteur a réuni six ,mémoires par lui en 1853 et 1 à l'Académie des Sciences sur ses travaux de translmulta1tioll, et une conférence lue en 1 sur le même ment. M. a été en 1 de chimie à
.AlCUIMrE 1Ecole professionnelle supérieure de antes, et il a -éjourné ix ans aux placers de J'Amérique Centrale dan le but exclusif, dit-il, d étudier Je minerai aurifère à l'état brut, ses variétés et Jeurs e.·a tes situations géologiques.
Depuis on retour en France, en 1848. il a dépen é une conscience \" "nérable, une ténacité étonnante. et une fortune plu ieurs fois reconquise à grands. labeurs dans le commerce, à prouver que par des procédés rigoureusement scientifiques il est possible de faire de l'or et que lui-même en a fait, et à solliciter, pour l'aider à perfectionner sa découverte et à l'appliquer dans l'industrie, l'appui des corps savants, de la presse et des capitalistes.
Malheureusement, il appert du détail loyal qu'il donne de ses expériences, que les résultats de celles-ci n:ont jamais été absolument satisfaisants; M. Tiffereau ne parvient pas à détruire l'objection constante qui lui a été présentée, que les métaux sur lesquels il opérait, l'argent par exemple, détenaient dans leur composition d'indégageables parcelles d'or; les essais tentés à la Monnaie sur sa demande et par lui-même ont tous échoué piteusement, et l'analyse sollicitée de chimistesexperts pour son or artificiel a démontré que des différences notables existaient entre celui-ci et l'or naturèl.
D'ailleurs, le procédé eût-il réussi, il n'a abouti qu'à la production de quantités si infinitésimales du métal précieux, et de plus il est si long, si compliqué, si coûteux, si dangereux même, que l'or artificiel ·obtenu de cette manière reviendrait, je ne dis pas moins cher, mais au même prix que l'or naturel, seulement à la condition d'opérer sur des masses rela:- Dlgltlzed byGoogle
L'INITIATION ,,-'pvp,rfnJ:lit avec devant ses dès la mise en de la transmutation des métaux. M. reste ne connaissait que par les courantes et les dédains et des coteries « bien », la tradition nous ont transmise pure à travers de l'évolution occitivement énormes de métaux vils. le récit de tr.avaux offrait peu de chances d'être avec enlthousiasrne, d'abord parce était formulé d'une pérliblleet sans trace d'aucune ensuite et surtout parce que une par aucliteurs utl tableau des et for.mi<:lal:.les serait du troisième her·mé,tifIttes. il a pu merveilles -que d'ailleurs un glol.sailre elrpli'CJue les (1) 1 vol. ÎIl-8 relié, 5 fr.
ALCHLMIf! 445 vocables dont les profane'S pourraient ne dégager le symbolisme qu'avec difficulté. Chaque œuvre est précédée de la biographie de son auteur et de la reproduction du frontispice apposé à la première édition de l'original" en6n une interprétation de la Table d'Émeraude, accompagnée d'une notice, et une préface saillante, complètent le volume au point qu'il peut être considéré tomme un parfait manuel d'alchimie. AUGUSTIN CHABOSEAU. jAcatE (Suite) CHAPITRE IV. - DEUIL, FUNÉRAILLES, EMBAUMEMENTS. LES MOMIES ET LEURS CERCUEILS Au sujet du deuil, des funérailles et de l'embaumement des corps chez les Egyptiens, voici ce que nous apprend Hérodote (1) : Ils observent, dans les deuils et dans les funérailles, diverses cérémonies singulières. Quand un homme quelque peu important vientà moutir, tout ce qu'il y a de femmes dans la maison se couvrent la tête et même la figure de boue (2); ensuite, abandonnant le corps du défunt, elles sor- (1) Histoire. Livre Il, Eut,"pe, LXXXV" (2) Cet usage ut tellement enraciné qu"encore aujourd'hui, les femmes coptes ODt l'habitude daDs le deuil de 'le batbouiller la lieure de boue. Dlg'!lzed byGoog[e
tent pour la le haut de leurs robes Te", dans la le sein et se la toutes les du mort se à elles.
Les hommes font la même chose de leur avec leurs vêtements relevés dans la cein·· ture, et, cette le corps à embaumer.)Jo Ce récit d'Hérodote constituait chez les EŒvptiens la scène dite Première de la laclueHe le corps du défunt était livré aux emartisans à la classe sacerdotale; c'étaient les les Paraschites et '1 ils un rang inférieur la nous l'avons vu L'INITIATION ment.
Les TarIcheutes et le corps. les ouvraient le ventre pour en extraire les viscères et les enfin les terminaient la la momie et les dernières les yeux en émail et le masque s'il y avait lieu. La famille du défunt traitait avec ces artisans du de l'elmtlau:mlement, car, suivant la ou la de celul"cl, le extrêmement variable. - Le le consistait à avec des à bas du ventre. à le faire dessécher le corps en le dans le natron.
Ensuite on en'veJoppalt le corps dans un linceul de toile grclssière cousue .."'uu...... autour du cadavre desséché était les cata-·
L'ÉGYPTOLOGIE CRÉE 447 combe publiques. Cet embaumement rudimentaire ne représentait guère que la fosse commune de nos jour . Parfois on étendait le même caJavre ur une planche de sycomore enveloppée égalementd'une toile. Pour un embaumement supérieur on employait l'huile de cèdre pour vider et -Çlettoyer l'intérieur du cadavre; c'était avec du natron qu'on le dèS échait.
Puis on entourait chaque membre de bandelettes imprégnées d'huile de cèdre et le corps était ensuite enfermé dans u'ne caisse à momie ou cercueil plus ou moins historié suivant le prix que les parents voulaient .y mettre. Lorsque le mort est remis aux prêtres, nous dit Hérodote (1), « ils présentent à ceux qui l'apportent des modèles, en bois peints, de corps arrangés de diverses façons.
Ils leur montrent d'abord la façon la plus parfaite employée pour celui dont il ne m'est pas permis de prononcer le nom (2); ensuite, ils font voir la seconde manière plus simple, puis la troisième plus simple ençore, et demandent quelle est celle que l'on . veut .qu'on emploie pour préparer le mort. Quand les parents ont convenu du prix, ils se retirent. Les embaumeurs procèdent alors à la préparation: je vais décrire la plus parfaite.
« Ils commencent par se servir d'un fer recourbé pour retirer par les narines la cervelle, qu'ils font sortir entièrement soit par ce moyen, soit en versant quelques drogues pour la faire écouler. Puis les inci- (.) Histoire, Livre II. Euterpe,LXXXVI. (2) N'étant .pastenu à la méme réserve, nous le dirons .ce nom: c'estœlul d'Osiris. DIQ"ZedbyGOoglc
L'INITIATION abdominaJ.e, la l'ellSUverlt avec des remplissent ens'ulte le avec la très et de toute sorte de pa:rfuml', ils cousent la peau pour pnltiquée par Ce traIe c?rps pour le dessécher de natron ; le corps y séj,oUlrne il n'est pas de ce lavent de nouveau le de une les Egypl:ierls eliIlploil:nt au lieu recevoir le la forme huseurs fendent avec une très le ventre vers la rent par cette ouverture la nettoient avec soin la avec de aromates la ser baumeurs de sorte de gomme une caisse ils avoir cette caisse à sement dans la chambre ils la debout le
L'ÉGVJ>TOLOGlE SACRÉE: u chapitr-e LXXXIX, Hérodote nous dit; « Quant aux. femmes mariées à des hommes d'une classe distinguée, on ne les livre pas immédiatement après là mort, mais on attend trois ou quatre jours avant de les livrer aux embaumeurs, et l'on observe le même délai pour celles qui ont quelque réputation de beauté.
Cette précaution. a pour but d'empêcher les embaumeurs d'en abuser, et elle a été prescrite depuis que l'on en a surpris un, outrageant le corps d'une femme morte récemment. Son crime avait été découvert par .un de ses compagnons de travail. Le récit d'Hérodote n'est pas suffisamment expli:- cite en ce qui concerne tous détails de l'embaumement.
Aujourd'hui, grâce aux études et aux recherches égyptologiques, nous pouvons fournir à nos lecteurs des renseignements beaucoup plus complets et par suite pl,us intéressants.
Voici comment on procédait pour embaumer les corps des grands personnages, des hauts fonctionnaires de l'Etat. .Les embaumeurs avaient chacun des attributions spéciales; les taricheutes, après avoir lavé le corps, nous l'avons vu, étaient chargés d'extraire entièrement le cerveau par les narines; ils employaient à cet effet un fer recourbé ou de toutes petites pinces courbes fabriquées pour cet usage.
Les mêmes embaumeurs sortaient également les viscères et les au moyen d'une incision pratiquée' sur le côté (flanc gauche). Ajoutons que cette incision pour l'extraction des entrailles n'était pas de rigueur pour les embaumements de première classe; 15 DI9,IIZedbyGoog[e -
L'INITIATION • en effet de riches momies n'en montrent aucune trace, tandis que des embaumements très ordinaires montrent cette incision dans leur !UU'l1I1't:.
Le scribe avait eu soin de tracer à et la de cette inc:isÜ)n, par le Parachite (opérateur) d'E:thiiopie tranchante Le était de retirer les entrailles et les intestins du était revêtu du costume sYlnboliqu:e; il avait la tête par celle d'un emblème ga:rdien de 'il son bras droit dans le bas ventre et la pOitrine pour en retirer les recevaient une tion et étaient dans des vases avant deles y l'un des ces entrailles vers le arll:heute:s. en élevant pr()D()Dç:ait une que nous a conservé Le mort en s'adressant au soleil disait dans cette sa vie avait été de et que s'il avait en ouelol1le et en c'était par cette lUl-memle sortie maintenant de étaie.nt enfermées dans un coffret ; c'est ce que ne renferment de Pour leurs travaux:, les embaumeurs étendaient le cadavre sur un de bois dont les et le la et tête de
L'ÉGYPTOLOGIE SACRÉE 451 par épiler minutieusement le corps; ils Je lavaient à grande eau et le soumettaient ainsi préparé à Paction de sels chimiques, dont nous ne connaissons guère quele principal: le nitre (natron). qui avait la propriété de dessécher les muscles etla chair.
Avant de pratiquer <:ette dessication, on introduisait dans les cavités de l'abdomen et de l'estomac de la myrrhe, de la cannelle et d'autres aromates; on injectait dans la boite cranienne du bitume liquide très chaud qui durcissait en se refroidissant.
Ces diverses opérations accomplies, on plongeait le corps dans un bain de natron, . puis on badigeonnait tout le corps avec du bitume liquide, afin de le soustraire aux variations de tempé· rature et surtout à l'humidité. C'est après ces dernières opérations que les Ch/ochytes commençaient à poser les bandelettes qui baignaient avant leur emploi dans un liquide odoriférant et insecticide.
Ils envelop. paient d'abord chaque doigt des pieds et des mains, après avoir recouvert d'une couche d'or les ongles. Parfois même les doigts des mains étaient enfermés dans de véritables étuis d'or; puis ils posaient les bandelettes aux: pieds, aux: mains, aux: jambes, aux: bras, aux: cuisses, sur tout le corps enfin.
De ces bandelettes, quelques-unes mesuraient plusieurs mètres de longueur; elles enveloppaient de leurs circonvolutions Je corps tout entier, et, par leur épaisseur distribuées avec art, elle rétablissaient les formes du corps détruites par la dessication. Les momies thébaines se distinguent des autres par un entrelac de bandelettes fort bien agencé. Généralement les embaumeurs paraissent avoir Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION par encacentre descelui-ci est momies contre la suite leur immersion dans des liqluilde!, iOlSel:tîl:îdes. Aussi voit-on des et des d'un si nombre de bandelettes forme du corps entièrement ;ce n'est sorte de PYI'amlide qUlldr,anfi:ulllire tronqllée.
L'étoffe pour ne mesurait pas pour une seule de 250 à 300 .....lH;","'.la des 7 à 8cerltirnètres de larlseur, altteilsna.it 380 mètres; le momie ainsi 106 kil.ograJnnrles Dans les de la XXI" et on trouve nllllt"PI'<: sur la des audessus des des étoles ou bretelles en cuir Souvent couvercles des caltoltlniage:s et des caisses à momies pOlrterlt des ductions de ces bretelles; on sur la soit formant sous .•_+ flottant une sorte dre au se trouvent souvent un scarabée; en terre cuite ou en
l.'ÉGYPTOLOGlE SAC,ltÉE 453 Ces bretelles de momie sont en relation évidente avec kllem, ledieu de la génération, puisque les dessins estampés sur leur cuir montrent constamment des scènes d'adoration et d'offrande à cette divinité ithyphallique, dénommée également Ammon-générateur comme nous 1avons vu déjà.
Parfois des yeux d'émail cerclés de bronze étaient placés dans l'orbite des yeux de la momie; la figure était entièrement doréeouportait un léger masqued'or. Ajoutons qu'on retrouve souvent sur les momies des masques en cartonnages (toiles agglutinées), en cire, en verroterie, en bois peint ou en bois noirci avec des yeux de verre. On cherchait même à donner à ces masques, si nous nous en rapportons à de Rougé, la ressemblance du défunt.
Cetauteur ajoute (1): Les cercueils du roi Antew montrent que, dès la plus. haute antiqùité, quelques-uns de ces masques furent dorés et ornés d'yeux incrustés en émail. L'usage des masques composés d'une feuille d'or remonte au moins à la XVIIIe dynastie. Les masques en cartonnage doré furent usités dans tous les temps.
Les mas· gues auxquels on a donné à la peau unecouleur rose sonl beaucoup plus récents; plusieurs masques de femmes de cette couleur sont coiffés d'ornements étrangers à l'Egypte; ce sont des monuments grécoégyptiens, ainsi que les masques en cartonnage doré salut à vous, dieux à la barbe tressée, augustes par votre sceptre, etc. Ce qui exphqne la fréqneoce de scarabées parmi les momies, c'est que cet msecte e.t considéré comme le symbole de la transformation; du reste, en écriture hiéroglyphique, le scarabée représente le kheper qui signifie devenir,prenJre forme.
Les anciens Egyptiens voyaient dans cet emblème la négation de la mort. C'est ce qUI explique les énormea quantités de scarabées trouvés au milieu des momies. (1) Notice sommaire des monumcn/sdu Louvre. Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION Des portraits du même mSlsq11les à l'élXlclue romaine, Les de momies étaient recouverts plllisieurs doubles d'une fine toile de lin ; le dernier était sur la peau même de la face i du bitume; les autres morœaux étaient collés au-dessus les uns des autres; cette avait pour but cie tes traits de la momie amoindris par la dessicàtion, Du reste, au-dessus de ces toiles superon modelait souvent au moyen du la du défunt. la momie est celle d'un homrne, on voit une barbe tressée au menton; la momie au contraire est d'une ou ad()lescel1lt, naturell.ement elle ne de "'...,·.....·OIf'de 'nom de ce métal signifie sl:llb nom grec Be'!lUC:oup de momies des mx mains et des bracelets aux bras; elles sont entourées de scarabées en terre cuite vernissée ou. en polreelai,ne, en en ou autres .... enfin en or et en Les Ef.'{ypt:ierls maientce dernier métal or il é1'1)qales des dénominations diverses momies les ooJlHers'15Oftt eln or; sur les:momiie8 eteectH\(llitllom; Oz'dllllal'l:'e8, cesmêmes œ1iiers sont cornpclSés de et de de d'amt)re, le tout entremêlé scarabées ou de divinités en terre cuite émal1Jlée, positic1n des bras de la momie était délterJDÏllée à peu ce
L'ÉGYPTOLOGIE SACRÉE nconnaître encore à premièrevue le sexe de la momie ; les hommes et les jeunes enfants avaient assez généralement les bras placés le long des flancs et la bouche entr'ouverte; les femmes d'un certain âge avaient les bras croisés sur la ou bien un bras replié sur la poitrine (le bras gauche) et le bras droit allongé le long du corps; les bras des jeunes des vierges étaient étendus sur 1 ventre, les mains croisées au-dessus du pubis. - Les mains des momies sontassezsouventallongées, c'est-à-dire ouvertes, mais, quand l'une des mains est fermée, elle renferme presque taujours des amulettes.
Les momies dans leur boîte ou gaîne ont le cou appuyé sur un chevet· c'est une sorte de demi-carcan monté sur un pied. Ces chevets sont encore en usage dans bien des contrées orientales notamment à drie, au Caire et dans bien des régions africaines.
La momie ainsi conditionnée était placée dans un cartonnage en forme de gaîne, lequel cartonnage était fait au moyen de papier (papyrus) et de toile recouverts deplâtre blanc, sur lequel on appliquait de la peinture et de la dorure; les représentations peintes ont trait aux obligations de l'âme, à ses visites aux divinités, à ses pérégrinations dans les champs de l'Amenti, etc., etc. Sur le milieu de la boite se trouve souvent une inscription hiéroglyphique perpendiculaire, qui contient le nom du défunt accompagné quelquefois de celui de son père et de sa mère ou de sa femme, ainsi que des titres ou qualités du mort.
Le cartonnage enveloppe au-dessus la momie tout entière, et au-dessous une cordelette ou lacet rapproche et maintient lesextré-
."W:' L'INITIATION li\,;[IUII::S, etc. Dans le de la reine AtlilHWI:ev. Malrie:tte-lie:y a découvert une en or massif dont il donne la que voici: « Portée sur à roues de sa de et de rameurs sont en massif. Au centre se tient pn armé d'une et' d'un rec,ouI'bé. A l'arrière est le la barque au moyen ; à un chanteur la cadence'des rameurs. » Cette svnlbole à le le .,HU"".
"'.'u", tous les cas, la momie des offrandes et ou instruments la pour les architectes ou des écritoires mités du la momie était un cercueil. sont orliilliailrelllleI1t en bois de cêdre ou de sycomore ou souvent en cal'tolllmilge très ; ils sont faits en deux : le fond et un couvercle. Des intérieures et extér:ieures les ; elles des les<luelles le nom du défunt setrouve fréquemlmcmt écrit. On y voit aussi l'âme des ottiran,des à la divinité.
Ces cercueils S0l1t un second et dans un troisième sont tous recouverts oei.ntllres. La momie ainsi enfermée dans une chambre et celle des rois ou autres ..
L'ÉGYPTOLOGIE SACRÊE 457 d funt devait accomplir par eau dans l autre monde. On plaçait également dans les cercueils des vases et des figurines principalement des figurines de répondants. On nommait ainsi oujigures d"ommission. des représentations de diverses matières de l'image d'un mort en eloppé dans sa momie.
On dépo ait ces embl mes également dans les tombeaux comme compensation des cérémonies prière et offrandes que la famille avait négligé d'accomplir à l'égard du défunt. Quand ces· figures sont de petites proportions, on n'y lit que le nom et la profession du défunt accompagné souvent de la formule mystique: Illumination de l'Osiris N ou bien que l'Osiris N devienne bientÔt pur esprit.
Ces figurines sont parfois en terre cuite émaillée d'un beau bleu vert (pers) et parfois rose très pâle; les premières peuvent remonter à une très haute antiquité.
Quand ces figures sont au contraire d'assez grandes dimensions, on y lit souvent ce fragment du chapitre VI du Livre des Morts, qu'on trouve également inscrit sur certaines gaines des représentations d'Isis qui chasse les mauvais esprits: « 0 Répondants que voici, comptez en faveur de l'osiris N pour toutes les offrandes qui n'ont pas été faites dans le tombeau. Ne punissez pas les fautes de chacun jusqu'à sa confusion.
Permettez que je vous parle et que je vous prie, toujours de bonne volonté ; ne changez pas en poussière des champs et en herbe des eaux les libations, tout en détournant l'encens de l'Occident à l'Orient. Permettez que je vous parle en faveur de l'Osiris N. Mais il nous faut ajouter que cette formule varie suivant l'exemplaire du Livre des Morts; ainsi, Dlgltlzed byGoogle
L'INITIATION .. lit dans le métarrIOrjphc.sés! Si cet J, MARCUS DE VÈZE, ici de fertiliser les de ; or je vous dis moi pour chaque jouI'née les le de l'Osiris N, li' tra,du(:tio.n faite par M. chatpitlre VI: « 0 de faire dans la rieure tous les travaux lui est tout mauvais comme à un homme maître de ses Or moi vous dis: JUIIeZ-m,OI
PARTIE LITTÉRAIRE Sous le obscurci d'un soir brumeux d'hiver Les hauts sapins, derniers survivants du bois sombre, Murmurent tristement en agitant dans l'ombre Leurfeuillage luisant et dur comme du fer. Tout est mort autour d'eux: Ormes, marronniers, [chênes Tordent, secs et noircis, leurs longs bras décharnés, Et semblent, sous lefroid et le vent acharnés, Perdre jusqu'à l'espoir desfloraisons prochaines. Et pourtant lu sapins disent: ils sont heureux! lis ont, quand re1Jient Mai, des nids dans leurs [ramures, Et leurs dômesfeuillus s'emplissent des murmures Et des ga{ouillements des oIseaux amoureux. Mais, pour nous, à quoi bon la perdure éternelle Sous Je ciel de l'hiper ainsi qu'aux plus beaux jours, Si nOs mornes rameaux, même au temps des amours, • Nefi'émissent jamais sous le frisson- d'une aile? Dlg'!lzed byGoog[e , 1 ·1
L'INITIATION Et JJoici que, SOttaaln, de l'h"ri.?lln Des blancs va:ret.ls Aux arbres attristés avvOlrtè:rer.lt courut branche en hr,lulI'hp tourbillonnant sans dans la nuit à l'aile blanche. Un Sous un vol sur les noirs lentement la CHARLES DUBOURG. ===============.': BATR CliN ÊLO ANI - desceller une des grosses SOllpilrail recula avec une Un taille sautant entre ses jarnbes, le ventre en l'air. Ce monstrueux baltracien tait maladroitement en ses
UATRACIEN .IIltW!>1ANE 46 J cherchait à retrouver son équilibre, tandis qu'au plein soleil brillait son ventre blanchâtre, gonflé, tout hérissé de tubercules. Je le retournai du bout de ma canne. vec ses gros yeux saillants son dos rugueux. 1a bête me parut d aspect invraisemblablement monumental, quasi-antédiluvien.
Ma fille Hélène, surmontant une première impression d'horreur, la regarda attentivement. - C'est une vieille connaissance, un ami de la maison. Nous l'entendions chanter tous les soirs sous le pàrquet du salon; sa voix nous arrivait intermittente, monotone et lointaine comme à travers un cristal. Quand je me mettais au piano il paraissait vouloir me répondre.
Sa note unique, un sol dièze, jetée à intervalles réguliers, si plaintive et si triste, me faisait songer au gémissementd'une âme en peine. Voyez donc si ces gros yeux cerclés d'or n'ont pas l'expression de la souffrance résignée. Je lui trouve quelque chose d'humain... Le crapaud avait disparu pendant que la sentimentale Hélène se 'livrait à ses divagations, et, chose bizarre, il avait dispa'ru sans laisser aucune trace sur le sable de l'allée.
J'allai me reposer dans' l'orangerie où je m'étendis sur un banc. Devant moi se dressait un gros agape americalla que je considérai machinalement en sentant arriver la torpeur qui précède le sommeil. Ces feuilles marginées s'agrandirent et je les vis s'agiter tandis que l'ourlet d'un blanc sale qui tes Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION et que pas.saient du vert à un beau flaml'ojrailent comme les d'ar· borde se en un reflet fl'<'''N."... les nervures médianes d'or: s'écartèrent laisser passer une tête lue couverte d'un béret de rouge de paon. J'elotendis(iisl:inl:te:ment les suivantes: 1Déa 1vecy messire le maistre de en ce tant retraiet. Hez! 1messire !
Ce sans et par la force de l'hiabitucle Hé bien! entrez... diable 1On me laisser faire un d'heure de sieste sans me Personne n'entra et,loin de ou le à bas du gracieuseet à et vertu, m'a tiré et beste. Poinct ne si chieret mais de il me convient bailler notices et raconter comme en ces! je traistreusement féru d'amour par la ire messer 'UUV".JLV comme vous orrez cy ta, ta, ta; tout cela est ami. d'une plaisa:nterie,
BATRACIEN MÉLOMANE abrëgez-Ia, et, si vous avez quelque chose à me dire, employez le langage moderne; il m'est plus familier que celui de Froissart. - Vous en parlez à votre aise, mon bon monsieur, mais, rompant brusquement un silence de quatrecents ans, j'ai quelque peine à parler un idiome qui s'est beaucoup transformé depuis Je règne de Louis XI. Je ferai de mon mieux; vous m'excuserez si je retombe dans le vieux style.
Il sera intéressant pour vous d'apprendre par quelle étrange aventure un garçon pas trop mal tourné, comme vous pouvez le voir, a été métamorphosé en batracien. Me faisant de la main un signe courtois pour m'engager à rester étendu, le visiteur s'assit au bout du banc. Je le regardai avec un,e curiosité inquiète.
Une p4ysionomie jeune et imberbe, de longs cheveux blonds qui, taillés carrément, lui retombaient en bloc sur le cou, des yeux vifs d'un bleu tirant sur le vert, surmontés de sourcils nets et bien arqués, tels sont les traits que je saisis du premier coup d'œil. Je remarquai surtout l'extrême douceur d'un regard profond, un peu triste et langoureux. Cette figure m'était absolument inconnue; elle ne fit surgir aucune réminiscence dans mon esprit.
Le jeunehomme portaitun élégant surcot de velours cramoisi bordé de fourrure. Les manches, très larges, flottaient derrière lui à chaque moùvement et laissaient passer par une fente ses bras serrés dans l'étoffe jaune d'une étroite tunique qui lui couvrait le buste sous le vêtement de velours. Des chausses rouges lui Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION lottes en cula victime d'un je vf\'nhlO;: pour hâter le réveil et je secouai mes Le venait de s'asseoir au bout du , celui-ci était si court que mes en touchaient CepeJl1d,ant je ne sentais le du corps de l'intrus évidemment assis sur moi. Il conservait son calme et doux. Alors ma canne je lui assénai ou crus asséner le dos. La canne, un plulsieurs rpnrÎO;:E'O;: à travers le sueur me les ternpes.
L'homme dit avec un sourire condescendant. - Poinct ne vous adirer ne biau comme faire ung villain de mince cotlraige et chétive discrétion. avec effort pour le tralnçais mon bon mOlnsi.eur Dleblrav sais' que vous êtes un extra-malérielles sont étr<ang;ères. votre si ridiclllequ'eHe S;Olt. vous voyez est la mon âme hal)itait sous forme inalcc<:ssibJe à vos vous ne sauriez
BATRACIEN MÉLOMANE vous ne pourriez voussuicider en vous tirant un coup de pistolet dans votre miroir. Mort pour vous et vivant, en pleine lumière, de la vie spirituelle, je reconstitue ma forme antique pour entrer en rapport avec vous; mais les moléculesorganiques qui composaient mon corps sont éparpiJlées à l'infini et servent à de nouvelles combinaisons.
Mon temps est limité' je ne suis pas venu 'vous donner des leçons d'occultisme aux.quelles vous ne comprendriez rien; vous me paraissez trop épais pour cela. J'ai hâte de raconter mon aventure.
Comme je ne répondais rien, le personnage, ôtant sa toque de velours, sc passa à plusieurs reprises la main dans ses cheveux.; puis, levant les yeux comme pour recueillir et fixer ses souvenirs. il parla ainsi: - Oyez donc oyez sans plus donner empeschement ne destourbier à mon dessein, la dolente et véridique adventure qui, à mon gra'nt meschief me bailla tormentdecorps et d'âme.
Si vous étiez un peu plus versé en archéologie, vous auriez dès 1abord appris, en voyantmon costume, que je suis issu de noble race. J'avais nom Jehan de TrinquemaT. Mon père, dans sa seigneurie, possédait basse et moyenne justice, étang, mouün et foor banal; il jouissait même, dans ,un de ses fiefs, du droit d'occire à coups de bâton les volatiles des basseg.cours. Vous comprenez bien qu'il s'agissait d'une simple redevance..
Vos historiens ont si burlesquement travesti notre féodalité que vous avez à son sujet 1es plùs stupides préjugés... mais passons. Malgré notre belle généalogie peinte et rimée, nous étions d'assez minces Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION par penle chétif et je rencontrai des Ils étaient nages bizarrement accoutrés un virelai tiré du Miracle d'Amis et nl/uue'. les de la Passion fêtes de Fm ....."_ Je m'arrêtai tout esbaubi sentant que Dieu m'avait naître musicien. La fte;'iibilité et la des voix l'air comme fusées d'tlarml:miie allaient dans le au murmure'du ruisselet sous IellllIee, me remuaient sorte. cru le ciel et du bon vers moi leurs rosés vis:ages.
Pour les propos, je vous dirai que, dès mettant en oubli et nonchaloir le nr"1'n;Ar '''''.T11''....,...._ et si mal je la basse nonne aigllliHoOIl-é par je hobereaux de ; en ma QUa1llté diai pour être clerc; il me tenidueet les montants. ser la cui rasse de mon DO'UVllÎt 'oas nous tous Je fus vite des , des institutions des des de la l .....UI'.., et surtout des coups de de ; un beau je m'enfuis tout atliriarldé de soleil et de liberté. En la canlpa,gne
BATRACIEN MÉLOMANE saint lichel dans le celui qui le dernier me sonnait aux oreilles. Et je m'écoutais moi-même ter comme si un autre eOt poussé les sons' j'éprouvais cette admiration pleine de désir et de trouble que dut ressentir Narcissus rencontrant son image au fond de la claire fontaine. Pour lors la musique fut ma chère occupation, la douce maîtresse de mes loisirs.
Je m'appliquai donc par ispécial à la perfection et parachèvement de cette science que je sentais tenir par le haut bout. J'appris à l'école de Josquin de Cambrai et bientôt connus mieux que pas un comment se dirigent musette, flOte et rebec. R. DE MARICOURT, (A suivre.) Nous ne saurions trop conseiller à nos lecteurs de se procurer pour la minime somme de 0 fr. 50 franco le travail que vient de publier M. H.
LEFORT sur l'Errew' laÛne\ L'Occultisme fournit, on le sait, des données toutes nouvelles sur l'histoire i cette étude sera d'un précieux secours à cet effet. On trouvera du reste tous les renseignements nécessaires sur la couverture. Parmi les faits caractéristiques de ces derniers temps, il importe de relever l'attention inquiète que le grand public s'est rnist il accorder aux sciences occultiques. Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION L'étude des connaissances ml,st,érieuse!l. a'Ulo,urd'l1lui considéréecomme un Da:.se-temtIS uni':tu,emlerlt et chacun veut connaître ce d' sc:ielrui!(iqll1erncl:lt des savants de pre..
Cro!oke:s, L. tieorl5es Vitoux du rue de Trévise franco contre 1fr. til1nb'res,-poslte), sont étudiés avec une imn"rri:llilt,i une réelle les oCi;ultique avec la science oUiciell.e, rllpJ:.orlts beatlco,up étendus et be.1UCJOU.p croire à un su]pel'fic:iel C'est-à-dire li"re à lire et bliclthèque de quilcon!que mouvement COll1te'm])OI'aÎl:l. slO15ulliere chose la médiu:mrlité un des médiums l,;U.lIU1l.4:>. des étonnants à la en délit de fraude qucllq\le Slade des sel1ClbJ,ent sables et se rait Camille Flammarion. Un tout comme un cherchera donc relllp!Slcer par la sup'ercherie les
LA FRAUDE ET LA 469 ces difficultés à établir la Vérité dans les phénomènes méclianimiques et chaque jour. dans nos hôpitaux, nous avons. à lutter contre les simulations possibles des sujets.
Le Groupe indépendant d'Etudes ésotérique!, n'étant inféodé à aucune école, fait des expériences en essayant de s'entourer de toutes les garanties possibles 1 mais comme ce ne sont là que des expérienus, il doit recher. cher la·Vérité avant tout, quelle qu'elle puisse être. , Or il résulte de témoignages nombreux, émanant de personnes dont l'bonor abilité ne saurait être mise én doute un seul instant, que, malgré les minutieuses précautions prises par nous, nous avons été trompés par l'un de nos médiums.
Tant qu'il ne s'agissait que d'avertissements vagues, ou même d'articulation plus précises, mais malheureusement incomplètes, nous ne pourrions qùe redoubler de précautions pour éviter la tromperie. Mais, après une enquête des plus sérieuses que nous ;venons de faire, le doute n'est plus permis. Déjà, depuis plusieurs séances, les phénomênes physiques avaient diminué d'intensité, ce qui montre la validité des précautions prises.
Cependant les phénomènes d'apports et de lumiêre avalent toujours continué. S'agit-il d'un cas de fraude de tous les instants? S'agitil au contraire véritable médium faisant ce qu'ont tait ses précédents confrères? Il appartient à l'enquête de le décider. Dans ces questions, en effet, il fnut éviter les emballements.
Le fraude étant dûment établie, il s'agit de passer en revue l'un aprês l'autre les phénomènes produits surtout quand on connaîtra Jes procédés de tromperie employés. 11 faut procéder scientifiquement et bien voir s'il s'agit d'un vrai médium, faisant de la prestidigitation quand ses foroes étaient nuUes, ou J'une tentative de tromperie de tous les instants.
Il est aussi important ;>our les expérimentateurs de connaître les procédés de fraude possible" que les phénomènes réels; aussi ne manquerons·nous pas de tenir nos lecteurs au courant des résultat5 de l'enquête pourDlg'!lzed byGoog[e
47° suivie par un comité de quatre membres d:éclaircir cette affaire (1). D'autre nous annoncerons aussi à la suite de. ce rapport les par la commission des finances. Les nous ont mais le üroupe doit être seul à supporter ces frais. peu de temps nous est donné pour faire cette note ne nous permet pas d'aborder tous ces détails. " Nous ne reculerons devant aucune crainte.
Notre but à nous tous, membres du est de rechercher laVêrité dans cet l:imss allure extra·scien· Nous faillirons Nos devant les à obtenir; aussi nous croyons devoir de tOia consciencieux d'avouer hautement et a été induit en erreur cet aveu à tous ceux des mêmes eu,u«:". on laisse les médiums libres de leurs mouvements.
Dans nos le médium a été et ces dire alors des obteIlus aucune prl;caution Societé Recherches une universelle rél)ut:ation craignant pas de les trompen;es été victime la part leux. ne saurions autrement. Nous aurions pu taire ces arrêter nos séances et étouffer toute trace de la constatation encore une notre devoir est de rechercher et de la hautement.
Ces force ps'vclÛque ne constituent notre et nos membres doivent il défaut d'autre Nous nous risquloll's assez d'ennuis nr,nfi:ter nos
LA FRA DE ET lA lÉDtultlNITÉ quelles qu'elles soient, bonnes 00 mauvaises pour telle ou telle école. L'Indépendance et la Vêrité avant (out. PAPUs. D'ÉTUDES ÉSOTÉRIQUES CONFÉRENCES. - Les conférences ont lieu tous les quinze jours, le vendredi. Pour le mois de février, elles auront lieu les vendredis 6 et 'Jo et pour le mois de mars les vendredis 6 et 20 également, chacun des mois commençant par Iln dimanche. 'BRANCHES. - Une nouvelle branche qui promet d'être très prospère vient d'être créée à Carcassonne (Aude). LES succÈs !l1ATÉRIELS. - Le Voile d'Isis double de volume, Il aura désormais huit pages au lieu de quatre saos augmentation de Ce résultat est dû au nombre d'abonnements existant à l'heure actuelle. Nous rappelons que ce journnl, qui forme le complé. ment de l'IIlitlation, ne conte que 5 fr. parao et est hebdomadaire. Il commencera bientôt la publication de l'étude de Fabre d'Olivet sur la doctrine des pythagoriciens. Dlg'!lzed byGoog[e
Le ment OCCULTISME d'Isis (helbdomladaire) séances d'études au Le succès de cette dès aujourd'hui de doubler le format du sans augmentation du : :; fI'. plIIT an, 29. rue de Trévise. Le Voile son numéro de la S. T. de in extetlSO de D'OUVET dorés .... .. L'Union Occulte dans son dernier numéro une étude sur le et l'Occultisme mon. trant que tout occultiste savoir le tandis que la n'est pas vraie. de l'abbé Roca contient de bonnes définitions de termes de peutêtre trop de des livres saints• ..... L'Etoile donne dans le numéro de bonne étude de M. JUOUNEY sur le Christ ratlProcltler de la très savante conférence D'EMILE L'ET. La de cette revue est fort tenue. *... L'Eclaireur continue à l'occultisme sous l'habile direction de Mme Paul .•
fŒVUE DES REVUES SPIRITISME Les succès croissants obtenus par les doctrines de l'oc.:ultisme SOD[ l'objet de commentaires variés de la part des divers organes spirites. Le Spiritisme traite les questions d'une faton vraiment magistrale par la plume de M. GABRIEL DELANNE qui se place sur le terrain strictement scientifique.
Attendons, pour donner nos objections à cette ctude, les données de l'auteur sur médiums à incarnation et à matérialisation qui rentrent surtout dans le c:,adre des phénomènes hypnotiques. La Revue Spirite a chargé M. DOFILHoL de traiter la question. Quelle différence avec M. Gabriel Delanne 1 Les attaques remplacent les arguments.
A signaler seulement le médium facultatif présenté par l'auteur comme type des médiums pour prouver que ceux-ci sont conscients et l'idée que la nécromancie est l'évocation par les rites de la magie noire.
Je ne parle que pour mémoire de l'idée que Pythagore enseignait la trallsmigratioll des âmes dans les corps des animaux J' il n'y a que le Larousse ou les livres d'histoire à l'usage des classes primaires qui soutiennent encore cette thèse j ab IIl/â disce onmes. Le Moniteur Spirite et Magnétique est surtout remarquable par les correspondances parisiennes de B. SVLVAl ,qui traite cette fois de l'influence de l'éther dans les phénomènes spirites.
Dans la Lumière, Mm. LUCIE GRANGE prophétise la fin de la Science par l'avènement du Spiritisme piétiste. L'évocation de Melchissedecli. rempla.::era les découvertes de Pa teur et les travaux de Kant. Enfin 1 L'Avenir de l'Hulrlallité (à Douai) donne quelques études sérieuses sur le Spiritisme. --_-"Ioio'_...,.._
47+ L'iNITiATiON la Chaine été écartés par les Les deux revues mllf:tflériqlJes tombent d'un commun accord sur le volume les travaux du CONGRÈS )'IAGNÉTIQUE. Il que certains travaux ont auteurs du volume de là de vives L'affaire Le Journal du M. DUIlVILE est de mieux en mieux Le numéro contient une bonne étud'l d'Oswald Wirth sur la médeci.ne occulte et une étude pas mal faite.
DIVERS La Universelle. - Excellente étude sur le dernier livre de M. Léon Denis par CH. FAUVETY; suite des articles de M. F. COURTÉPÉE. Le Nirvana savante et bien comr1rilie se fait sur le NirVllnll. Ewdiants libres. LECOMTE. sur l'Interne (aI10Ilvlnel. bien curieux que now; recommandons. à me:dil:atÎ,on des rédacteurs de la Revue :"""lr"p_ La Tradition. - Etudes diverses. Nous consacrerons une étude aux à du numéro. nos confrères désirent faire ou être ana· les rue de Stl·Qsj!lourg.
NOUVELLES DIVERSES L'Initiation est heureuse d'annoncer à ses lecteurs l'entrée de trois nouveaux rédacteurs; M. Lelnerle, aocien élève de l'école polytechnique; Camille Chaigneau l'écrivain spirite si justement estimé, et M. Dorado, qui sera chargé de l'analyse de la presse espagnole à partir du mois prochain• ...
Nous nous faisons Uil plaisir de publier la lettre suivante: Man cher Soyez donc assez aimable pour dire dans la prochaine Initiation que j'ai été la première, sillon la seille à rendre compte dans la presse parisienne de l'ouvrage Plzantasms ofthe Living dont il va paraître une traduction rêduite.
J'y ai consacré dans la Nouvelle Revue du ,15 mai J889 un article très étudié, de dix pages, et j'ai le plaisir de voir que le D' Ril:het dit dans sa préface des choses que j'avais dites moi-même dans cet article intilulé Hallucinations etfantâmes. En le mentionnant vous ferez plaisir à Mme Adam, qui me l'avait spécialement demandé et à VQtre amie.
MARIE-ANNE DE BOVET• ..• • Le Journal dll Magnétisme, organe de la SOCIETE MAGNÉTIQUE DE FRANOE, paraît maintenant deux fois par Le prix de l'abonnement ,est porté à 10 fr. par an pour tome l'union postale. Ce prix est remboursé en livres ou par les aimants du professeur H. DURVILLB.
A titre de PRIME EXCEPTIONNELLE, le Journal du MagnétÙthe sera encore donné gratuitement à tous nosnOllveaux: abonnés pendam la durêe .de leur abonnement, Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION Pour obtenir cette nement à la Liibnlirl.e Merri. quiitta:nce d'abon- rue Saint- .. .. cnrl<:l!'!lFVé_ 40 fr, Lll)rallne du AUGER FERRIER .. aSitro·nomiqules sur les nativités, - TRAITEMENT DE LA TUBERCULOSE pOlllm,on par les choses sui Le Trousseau prlétendait arriver à la rison des affections de la si on lui nissait un bon est mort sans voit réaliser sa delrnand.e. médecin veut sur le pr()cèdès halJÎtllels, il doit faire une des vantes; 1° Ou s'efforcer d'introduire d'lns le voies ou à tances médicamenteuses poumon avoir 2° Ou sur le nhlU",rny dont qUlelq1lles pal'ceJlles à état :-e:lpiral.Îoll, n est comme on sur les mains ma.ladlesl ment le baume sur la sans on au de vue de la faj)idit6 du trlliitemc:nt,. de sérieuses réfonne:s. le directeur de la dans la nouvelle installatjlbn à Paris.
'\ARIÉTÉS 477 te salon où se fait le trllitement des voies respiratoires contient une très gra,nde table chargée d'appareils d'un typé entièrement nouveau, construits d'après les nouveaux brevets de 1890, pris par l'inventeur. Au milieu de cette table se dresse, tout étincelant dans son enveloppe de niel-el, l'appareil destiné à fournir la vapeur à toute la salle.
Cet appareil n'a pour but que de donner à la vapeur, qui. arrive d'autre part, une pression absolument constante. C'est l'analogue des accumulateurs électriques pour l'électricité. De cet appareilla vapeur se rend dans des récipients également nickelés d'où elle ne peut ressortir sans sa surcharge de médicaments. Sortie des récipients, elle gagne les 4: », petits appareils en forme de larges entonnoirs sur lesquels est placée la bouche du malade.
Lin système particulier permet à l'air expiré de De jamais se mélanger au médicament inspiré. Le traiteJIlent des poumons est ainsi direct. Les résul- 'tats étonnants obtenus depuis deux mois sont plus puissants que toutes les théories. Déjà, en les rapports les plus élogieux furent adressés à l'Institut, à l'Académie de médecine et au Ministre de l'Intérieur sur le générateur de L. Encausse.
Un nouveau travail est actuellement en préparation sur les nouveaux: travaux de l'inventeur infatigable. - Outre les « humateurs », des vaporisateurs à hnute pression permettent de traiter les maladies du pharynx. de Ja langue et de la bouche.
Mais le plus :::urieux de tOUS les nouveaux appareils, c'est sans contredit celui destiné au trsÎ<ement de la phtisie par les humations d'alcool pur, additionné d'une substance qui est encore le secret de l'inventeur. L'alcool est un des plus puissants antiseptiques connus et a 4e plus l'avantage d'être admirablement su pporté '[lar le poumon sur lequel il vient s'appliquer directement. Avant de formuler une conclusion quelconque, M. L.
Encausse toujours le résùltat de nombreuses expériences scientifiquement com!uites, C'est ainsi que lorsqu'il affirma, en 1869, l'absorption cutanée des médicaments au moyen de soo générateur, la Commission officielle nommée par le Ministre ne put que certifier du Dlg'!lzed byGoog[e
L'INITIATION tout au tout son affirmation en lui décernant des bien mérités. Tout permet de croire en sera même aujol1rdl'hlJi On donc travailleur « sérieux li> dont les efforts officiels. Aussi attendons-nous' avec de se. recherches sur l'amélioration (Extrait du La Défewse po,/itÎ<lUe Voy. RAllUTEAU, Traité de Thérapeutique, p. 10. M. DESBEAUX a su rendre attrayantes les données les de la dans son ouvrage la Ph:vsimle popularir,!!.
Ce que nous ad mirons surtout, c'est la dispositi,on donnée au volume et la réaction contre la routine fait commencer tous les traités de ce genre des par l'élude de l'al;OlJlstique, L'auteur débute nés: ph(lnographlls leur passe en revue des du Reicller.lbBlch sur ses et physiiol,og:lqtles classées et annotées pè\r le tUliLiJN, administrateur de l'Ecole : 5 fr. rendu Le Fluide du baron de
LIGUE NATIONALE CONTRE L'ATHÉISME M. Franck, de l'Institut, président. th, rue Bal/II, 33, Paris 479 Fidèle au but de généreuse lutte et de salutaire pr:lpagllnde qu'elle se propose, la Ligue Nationale contre l'Athéisme vient de donner à son activité une organisation appropriée à la nature du mal qu'elle poursuit. Elle a constitué dans son sein un corps de conférenciers choisis daus les rangs les plus élevés de l'Enseigne. ment, du Barreau, de l'Administration et des Lettres. Elle leur a confié la tàche de combattre successivement dans des conférences publiques, non seulement l'Athéisme, mais tous les systèmes qui y directemel}t ou indirectement, à savoir: l'êvoludonisme, le le déterminisme, le positivisme, le matérialisme, la morale indépendante, c'est-à-dire la morale sans Dieu. La première de ces conférences, faite par le président de la Ligue, M. Ad. Franck, de 1Institut, aurr. lieu très prochainement, dans la salle de la Société de Géographie; vous serez prié, par avis ultérieur, d'y assister. Nous comptons aussi sur votre zèle et votre libéralité pour faciliter à la Lip;ue l'accomplissement de sa tâche morale, sociale et éminemment patriotique. La Ligue n'a pas d'autres interprètes que les documents directement émanés d'elle ou publiés avec l'approbation de son comité directeur. Le journal La Paix Dlg'!lzed byGoog[e
r r 1 L'INITIATION Sociale, distribué temps sous son patronage, lui e!:t M , l'assurance de notre considération Pour le Comité directeulf, Le Président : An. FRANCK. le le. février Pour les adhésions et les versements, s'adresser M. Trésorier de la 6, rue Paris. Le Cà.ml : E:>CAI;SSE.
A Monsieur PAPlJS, directeur de l'Ini#ation, éIllteur du .Traité méthodique de-Science occulte.
PRÉFAèE DU TRAITÉ DE ScIENCE OCCULTE MONSIEUR, Avant livrer au public votre Traité méthodique de sCÏ'ence occulte; vous avez bien voulu le soumettre à mon jugement en me priant de vous dire ce.que je pense dé l'esRrit général de ce livre et de celui de vos autres travaux à moi connus, dans le cas où vos opinions ne me paraîtraient pas contraires à l'idée que je me fais des conditions et des exigel1ces de la science .philosophique dans l'état actuel de la pensée humaine.
Je n'ai aucune raison de me ,refuser à la satisfaction de votre désir, pourvu que vous me permettiez de fixer avec précision les limites et l'intention dans lesquelles je me plais à vous l'accorder. Je né crois pas à l'existence d'une science occulte distincte par'essence de la science ordinaire, affrançhie des conditions imposées à celle-ci et qui devçait cependant être considérée comme l'origine, la source 16 Dlg'!lzed byGoog1e
L'INITIATION vous enle et nombreux de science oClculte, C'est une pure idole dont le culte en et des de ces découvertes que sur le ont été par l'intuition l'homme de l'ordre universel de la nature et par la similitude des lois de l'Ulnivers de sa propre je vous donne cOlmpllèterrlenlt raison. dont nous étant tOl.;ljOllrs ont été et, si avant d'être dé:mollltlrées. dition s'en est emlparée et a transmises siècle nom.
C'est ainsi que la possé:dé ces notions vraies d'histoire Mais tendez de mét,allulrgie, de d'arcllite,etulre. chimie même et de médecine.
C'est mémorable entre tous, les ont reconnu la rotation la terre et des autres planèltes, non autour mais autour cenet la base de toutes nos qUiDiqu'e:lle ait trouvé dans cornp1te encore dans le annalrtif'nt aux sous le nom des de la les lois de la pellsee, comme toutes lois de la nature, existent à la les unes dans la penles autres àans mais ou moins et toujours
AVANT-PROPOS de la une maà détruire je ne suis pas m11!':tiiclU!e Quolqtle de la Mais le m}'sticisltne entre elles dans la n .. ..ti"n connaissance dont sont Ce faut nière de cornpr'enlire de humain et celle de l'hlJm,ani'té .un;"..'•• C'est cette idée comme un par ,tUlgusle ....UllH1t:, que humain est d'abord absorbé tout entier par les conce]:>ti(ms thé:oJc)gic!ues, que de la théol0,gle il passe à la l'erlvahit à son tour et ce à possess,ion et n'est que dans les du XIX6 s'élève à même à ]a notion de la science.
En réclamant en faveur de la science en attestant les connaissances et l'e"périelrlCe féconde des les de notre vous avez, Monfait d'une des erreurs du d'une des obstinées de moderne.
Je seulement que, à titre de la science de vous citiez habiécrivains dont est aventureuse que solide. vous ne prenez pas setlleme:nt sous votre protection la science des vous aussi à pour me de éso,tériqt:le des des textes véIlérlés des et de nature elle-même dans son em,ennblle et dans ses un vous' êtes un du , que vous sachiez écrit le
L'INITIATION de ou moins vague, sentiment contre dès mes surtout aui.ourd'Jhui ou moins tiotta:nte certain terldresse.
C'est yeux une prc)tes:tation élolquenlteet abl,ohlmlent en contre tous les svs:téIlnes cissent et font descendre l'âme sa teur je n'ai pas besoin de nommer, ils en maîtres dans le où nous VI vuns. la n'osant' ni les admettre tous à la se trouve réduite à une sorte de nihilisme Heureusement que le cœur, dans ces gérlérlltioiOS, vaut mieux que' la tête et nel1troalÜ,e les des mauvaises le cœur sinon une moins un des élémens du my'sti,cislne, serltJrnerlt et les intuitions un irrésistibles de la conscience?« Dieu au cœur » ; sens dans cette Pascal 1 que, en si Dieu ne nous touche pas, ne pas en nous, n'est pas le moteur secret de nos et de nos il n'est ce que la Bible si bien le Dieu vivant.
Il se réduit à une tOflDU.le $llloPl!'lri"llP que de l'1ncoIllscient Hartmann ou même les Postulats inventés par Kant. Ce!=lenclant la protestation m'a tOlljolLtrS HAISUU·!;:;.
AVANT-PROPOS vous il et mêmes. dans que vous et vos collaborateurs de en aplClel.mt à votre aide toutes les formes du celles de l'Orient comme celles de celles de l'Inde comme celles de vous aimez à vous abîmer 1 Ces ont leurs et leurs : je ne serais sincère si je vous que vous réussissez tOlljOlllrS à éviter et que notamment la liberté hu,m.aïoie n'est avec vous ni les de la vie et de la science prC)pflem,ent beiEl.uc:oulP ces audacieuses nn.,itivi"n,., au néant de la science ou moins du sont à mes yeux comme un én1erglql1le au sérieux de la au du sens reI)réserltelrlt un salutaire ré,mlsif l'âme hUlmaine menacée de s'élteirldre. Je ne donc que vous engager, sous les ...."'PMYI'''' que je viens à dans.la voie avec tant votre jel.llnesse vous avez tant Mon intention est de vous y suivre avec un totljOli1fS croissant. Ad. FRANCK. Paris, le 1 li février 1891.
l l l l DE REICHEMBACH nous devrions en arrive à Science occulte se comme constituée uniquement mations présente au par une série r..",..,,·_ ou moins sur sur ULJlIv.e." et sur Dieu. Ces théories avancées sont, de inconnues le souvent des cOlnte:ml:)Or'aills. La Science occulte ne saurait être de la Science ainsi que le remarque si tement M. dans sa lettre Cl-lolntle. apparence diffère rantes sa de y sont en action. nous disoos car chllqlJle démontrer par la mé:th()de eXl,érimlentale de contre elle -''" M"_" avec r1'.....r1&m .. la veille.
la OX1fŒèIle et minéral, chose que les La cOllsiliérlée V:Is-a-VIS de la l'Azote On a a constaté ceci : Les éléments sont par eux comme des êtres. Les de ces éléments sont tions de ces êtres. On a un ces on l'a dÙ1Sé,'lUlf, on a montré ces organes constituants: a mis dans des antttol>nte du n".Vl>;PT.t pas fait. sous le nom de« Ph:iloiSolphile \..J!.lllJlllt: » on a voulu on a dé,:Ol:lvprt LA LUMIÈRE ASTRALE ET L'aD alchimistes et naïveté. nai:ssaIlce, les nois la pkrsiolo'l?te de ce que ·les alchimistes connaissaient cette avait été la seule de leurs maîtres. a surtout cette décollve:rte un de nos savants. Il est ainsi pour tout. Il serait naïf de Sc:ieIlce ses dans Les la pOlldre,
si nous en Cr()YCinS vraiment sYlrlttléticomme un insl:rurnent, le de cette découverte et la conrésult:ats inconnus du et SOllvent. les dernières nuis.ibh:s ne être de ses secrets, conduite d'un autre mais de livrer sans crainte aux ad€:pt€:s de la :Scien(:e et; de créer ,un ensemble de connaissances que. dans tous ne brûle pas, d'un .humide. Ils ne croie que ce ch,arb.on ou toute autre sub- sous ;,alnI-.IVla.rnn ont dés:igrlé La pol.arisaticm ou OD. La ou OB. Martinez Pal.qllal:is ce
LA LUMIÈRE ASTRALE ET L'OO terme emlp!()vé Cette de la Lumiè,'e ...n,IP est ca'!='ital[e en oc(:ultisrne. Aussi nous pelrmettra-t-on d'insistPI"un peu sur ce de ne pas nous prenons la tion donnée par la Table d'émeraude cument on ne refuser une ,..... _ SOLEIL EN EST LE LA LUNE EN EST LA tE VENT L'A PORTÉ DANS SON VENTRE, LA TERRE EST SA NOURRICE; LE PÈRE DE TOUT, LE THÉLÈME DE TOUT LE liONDE EST ICI. Pour cornPI-enl::lre cette gèrlèrlltloin de la mière al>LliUII::, nous allons essayer de le Le IUna,nUlr, c'est En lui cette force se trouve où il se trouve Thélème de tout le monde est votre dernarlde où est condensée sans crainte: » ; le visible la substance; l'autre 'la vie.
remlarquez que Il en est de même de l'at:m()sphère déIlaS!;e pas sa nourrice de Terre est sa comme le sang L'INITIATION sa vie dans le sang. Mais DUlse··t-U la sienne? choseH est L'air est pour Ho,mlne ce que le est pour les l'air inv'i"n"llp, le pnltlC1l'e de la vie vent dans son L'air tous les êtres situés à la surface la Terre. L'air pour ces êtres comme le sang pour les organes. L'air est le de la Terre. Mais sang tire son d'un autre milietl; VU" .. "la Terre comme pour il doit y avoir un élément de la contenue dans celui-ci. COmme certaines forces lLl··Uél:>. est un de la matériellement est un prclduit A ceux douteraient de ce encore inconnu de la nous montrerons que les même sous de la Terre les vertes de le froid Terre la chaleur aUisffiiente. voir que la chaleur est pf()dtlite non par le dire sans le terrestre lieues en Si
LA LUMIÈRE ASTRALE ET L'OD 491 comme l'air l'homme. Et de même que l'air entoure est le centre commun où tous les êtres dela Terre les diverses leur sont 1 de même ce chose. entourer tous les êtres à la eSl:-a-OIl"e les astres. c'est la solaire dans tous astres de notre et d'où ils tirent leurs Le donc cette rélpalldlJe ,paJrtout dans le Monde. Le Soleil en est le Père. force solaire vient la la tra.nslorme en air atrno:sptlériqtle La Terre est sa nourrice. Cet air est le milieu nourricier où pulistmt tous les êtres la Terre Le Vent l'a dans son pentre. C'est le Père de tout. Cet air par l'homme vient vivifier le milieu intérieur et renouvelle la pie. Le est donc bien le Père la Vie humaine; mais on sait à la suite de transformations: Le Théléme de tout est ici. je ne car c'est une oublié la Lune. cette action pour la curieuses que nous à la torlctl.on OC<:ullte des satellites dans le « »; que ne mais l'occasion se soustrairai pas.
L'INITIATION con· nécf:ssaire à le de une orena··l1 la dOflmOl1lS. le syst,ème sV5.tèlne nerveux conscient d'une IJ"" " ''''Ul;) racines du sympaprennent exclusivement leur ongule svstèrrle est donc un la du premie:r, et réserve de à la Tel est le rôle de la Lune par rl'l,.,.n"rt à la Terre. Entrant en action du Soleil cesse de se faire la de condensation des forces de là que descend le courant c'est la conduit à l'incarnation sur Terre. La Lune à la notre planète. syrnp'!lthiqtle de notre pré!,ide à la croissllOce, Dans l'homme deux svstèl1rles nerveux existent, agilssllOt : Le de la conscience et de l'inconscient inferieulr.
LA LUMIÈRE ASTRALE ET L'OD des c'est la aussi Hermès dit-il: Lune en est la Mère. On voit par cette considération comment on nombre de ses satlelli'tes. Telle est Telles en sont la LU.mière astrale. Un Relchas. 's'est Revenons à l'homme. La expérialent.ale, prc)UV,er et dé,'elcipPler les atlirmatÜ)ns térisme. M. autre savant, une rép1utal:ion jusl:ement mér'itée en reptenant sur la Lumière Vers le baron de enl:ref)rit une série n·"''''''','L riences dans le but de l'existence de cette fluiidiclue à il le nom Je ne sais fixée dans fhe)mltne. Dès les Kabbalistes que cette dans irradiait incessamment autour de lui et être perçue dans des conditions Cette idée de a été par comme base de sa thé()ne des et des anltipllthJies. Mais là en somme, une de ces affirnlatiorls sont coutumiers ces bons oc,:ultistes et rien ne DOl1vait en démontrer la valeur scien'tifique. un docteur en
494 L'INITIATION do Reiche:mbach dit auellaue rlu·;",,,,V de constater dé5iigrle une des polarÜ,ations Reich,embac:h fit une ment bien conduites: mais ces travaux n'eurent go de retentissement; à pouvons-nous citer résuma la théorie de à de son « initiation » et Caha1i?m1t duisit en l'abîmant un de l'oluVlra2e Qiril::dj Il fallait donc rendre à Reichembach la lui était due en au ses eXIPér-iell< C'est là l'œuvre et menée à· bonne fin colonel de Rochas vient de travail à ce (1). Nos lecteurs connaissent nombreux travaux. Son 1'\11'"''<IC1''' l'a de suite classé ses études sur les f' dénotent un du enfin ses recherches sur la Science de les Théories au XVII" le ,...",n_",- au XVII" siècle et les Rêperies nous révèlent une érudition du meilleur aloi. Dans vient de voir la pe:rsclnrUII:..·.: "- lité de M. de que dans notes, fort intéressantes du reste. nous aire une trahison en révélant à les de ont
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LA LUMIÈRE ASTRALE ET L'OD la du avec notre auteur. En consistent ces eXI,ériences:f Placer des sensitifs dans un ou dans des milieux de manière à à ces de décrire les les cOtlletlrS, s'é;::ha,pp!ent de divers et surtout du corps humain. rel=lrQ(iuisorls en une des pla.ncJt1es insérées dans le de Reichembach montre, dessinées par un lueurs sortent des de cristaux d'une main et d'une tête. Pour un occultiste c'est une du pour un c'est le résul1tat d'états név'r0l=lathiques Mais à propos de ces comme à propos de les des médiums sont loin de valoir les emlpr;eintes a et raplpOJrt aux élélneIltaJs, de la Reichembach avait rec:heJrcblé orleu'{es de ce et était parvenu à en obtenir: la lumière de l'aimant une ..v ••"'..,.... pause, le rhll"lrllrp M. de Rochas est parvenu à un encore beau.' Il a pu ce que nous appe- astrale d'un minéral. Il serait indélicat d'en dire toute
L'INITIATION tout ce do:maine inexploré enl::Otlragelne.nts venus de la aussi éminents que M. Ad. Franck ou M. de suffisent à nous montrer que nous sommes dans la bonne voie et œuvre sérieuse rérlOfild mIeux que toutes les de ceux « mais ne pas », suivarlt la idées des hommes pour constituer êtres à à des élémentaires sur n'a été encore avec par les travaux de Carl en AJlierriagne. C'est là un d'études ouvert à tous les Les sur le se mtlltipli,ent du reste suffisamment. Je tiens à remerM. de de la mention à propos études le PAPUS. PAR <::Al:N'T'_V'TF<:: D'ALVEYDRE . Les lecteurs de l'11liitÙ1.tictn cc)nrlais:serlt dernièrè œuvre du {Il l "01. ln-S, li III Librllirie du Merveilleux.
497 rI'"hnf'r1 de la la pf(>gnès d'un avenir idéal aux réalités du nous avoir tout ce que le chlristiarlirrle et de à l'activité nous avoir révélé par l'histo,ire la forme au que rp11nr... _ ront nos neveux, il était naturel que M. de pro:litât de nous faire entrevoir encore son âme au ou moins ce livre si It:llllUl.l. Bien que ce ne soit ni comme œuvre littéra.ire ni comme œuvre que nous ayons à cette « nationale destinée à retracer la vocation « de la et la mission terrestre de « », il va la suivre dans sa triIPli<;ité pour en faire en est entièrement pérlétlrée, comme dans la dans comme dans les détails de l'eJi(éCllltil)Q. 1à la du XIXO siècle 1 paraître au moins hardi. comme le et vous y reconnaîtrez bientôt le couronnement harmonieux de par le marpar la chaîne les JEANNE D'ARC VICTORIEUSE n·ont. paS encore eu le moins l'idée par la cril:iqtle recteur le n 6 1 1 ici d'une n'est seulement d'un bref commentaire I,;UI:n;.IHI.l.!L en les rassemblant
L'INlTIATIOr;: cette belle t:lJt}IJt:t;;, dit sort d'une ,,",:rrnin_ sur la tradition tisées dàns "L'_"..- univ'en:eUe, raÎtre la mé:taI)hy'sÎClue diose que le « La retrace. Son tout dament constaté dans toutes reQUérIr notre eXI:geame critique. Elle ne nous dit pas seullernerit la délivranl:e dentielle d'un par la suite à de destin1ées, ou la éclosion doivent le faire le réalisateur chrétienne: l'armée et la de la montant encore, le de Jeanne d'Arc victorieuse nous fait assister à la lutte éternelle du Bien et du éclairée à la On va voir avec rigoœreu.selneltlt tQUS clas:siques à son
JEAoNNE n'ARC VICTORIEUSE par une c'est mais sans contrarier ies de notre siècle Aussi toutes les classes distindans les par est en même hér"oïclue et conforme à l'histoire.
Je me 'l'A........'''' il est un genre manque, c'est celui ; son le rap:" en nous fournissant la belle revanche désirer France pour racheter à la fois l'infâme viol la Ptl:cp.J'Ip.. et les fadeurs de En un mot, c'est ici comme elle se caractérise la toute nous récite les eX]J!oits non d'un lCUlilll", d'un Messie et féminin!
Toutelois la de ce pas sans rétlexlofl, bien que l'auteur nous ait mis à même de et dans une écrite avec cette dont il a le secret et dans les sommaires de chant constituent un véritable cours Examinons-le donc attentivement. d'abord la forme: Jeanne d'Arc llictorieuse est écrite en vers.
On a dit et que la est la ne convient pas à la maturité est à peu aussi fondé que tout ado500 L'INITIATION est leur pfE:mi.ère que la dOlnirle à l'enfance des peulple's, par la loi nature:lle, s'efface à où réalistes de la maturité se pJOlng'ent rinthes ; mais toutes de revenir aux de la toutes les que le sutllinle rE:pal,aÎt dans fût-ce à travers tous les méandres de la science la rip;oul,euse, la sacrée avec et la même Vlljii;'uo;;;. des prilnox'diaux, La raison en est que sa concision halrmonietlse effort vers la vibrante du elle et et par la s'anime vivant sans rien Sans nous étendl,e davlmtaQ:e Jeanne li'Arc ,de en vers d'en faire une Ul,;t:lIl,;ll;;, animation toute Les cOlnbimliselns HU .......'" avec un art où le musicien se mais uniformes dans chiaqtle outre dans la de QU moins rap,ides. Par ce moyen, le revêtu-de meldi:tlaltians mélocliellses, mais soumis aux de toutes les émotions de la majesté
JEANNE D'ARC VICTORIEUSE , 501 / propres au mode au exactement ou ceux xx· et' XXI". consiste à opposer les à ceux les de manque pour montrer autrement que par vue cette concordance que le du reste aisément. seusYlnbole de la Prudence en m'll'stères de l'Infini et du fluide avec le les de tous ordres viennent écliaïn:r et encourager Jeanne anxieuse. lame la avec le ch,apitre inverses. COimjpal'ez d'Arc à la avec le XVI" ou le XIX· avec le La forme de cette (lttr'ccnc()re ticularité intéressante à notre de ses 25 chiiloïtres. l'auteur lui-même aux 25 lettres de sont à la fois « 25 anges du verbe par leurs 25 « arcanes de la et 25 de nombres ». dire en termes couverts que les du ont servi à la suite du tant par leur ordre que par
502 la vie L'INITIATION le nœud drame ' déI>eiIlt dans cette epl'pe':;:. Puis la série alternante des lames : }(I\T et l'Etoile Hamla le Soleil; avec les alternatives de succès du Bien et du Mal dites par les cha- et Jeanne au tri.)m.ph.ante de résistances. ' surtout la matche d'ensemble: Dans le lames 1 à }(IH nous l'involution de fond de la matière où la mort; celles }(I\T à }(I)( nous pelgn1ent l'action de en lutte dans la' pour la dissoudre et la ; les lames }()( et }(}(I sont le du de le 0 enfin nous la réalisation terrestre immédiate et les abandonne sur le monde nétaire travaux futurs l'humanité.,' Dans le le de nous dit lUl-memle les de son récit: Du Ciel à 1à De à Orléans }(I\T à D'Orléansà Reims }()( et Le est par le qua:
503 JEANNE D'ARC VICTORIEUSE ternaire réalisateur des rac<mtent les de l'héroïne, l'llCCC)mterrestre du vidence et de la et Satan à L''':UIJ''''J_ Et commentaire de la XXI" lame ronne des que ce XXVe où Jeanne la bénédiction des trois sublime de toutes les de la Pensée solution la Fraternité terrestre! falldrait maintenant suivre ce subdivisions trinitaires du IJU';Ul';;, mais Jai:ssons",en au et aux rernarq'les que le choix même du L'étonnante de la se dresse et au seuil de nos modernes un semble en défier la SCllence, pour avilisisaIlltes de la science le ressort pa1triclticlue que veut lui attribuer la pru- . ni hésitations de cherche à celle a fait pu encore les' merveilleux étonnements l'art ne réussit pas à traduire. Il y faut la vaste synthèse et les clartés lumineuses de l'ésotérisme dont en des circonstances eXl:eI=,ticmclellles,
L'INITIATION les La « La nn,,,t"'T"" en les à sa ; au « sur terre, dans leur « sacrée doit ces deux vies et les vécurent en l'une dans « revivre « l'autre. » C'est ainsi que l'auteur et le de son On reconnaît la de cette pensée a su, en toute du élan au cœur, au centre vivant de tous les de les forcer à se révéler: par dans >a sion des par les dans la de· la par Jeanne d'Arc pour nous rendre la sie sacrée avec la science religieuse. Dans l'ordre n"litit"", Jeanne crée le pal:rio,tislme l'armée tout en sauvant l'autre la en son bel:ce;au. Dans elle couronne les miracles de sa stratégie et de sa bravoure en remettant, au nom du Dieu entre les mains du Roi sacré sous sa vient à la vie de la vie universelle. Elle la hiérarchie aù sein même 1'J:l11::lf"hiip la de vue sa se Ch,lQlle instant: Son réveil de prêtresse li douze ans! mystère! Ses voix, ecllltllntS! Prophétesse Il la COUf Thaumatufge de .l:llois
JEANNE n'ARC VICTORIEUSE cette exc:larnation n'est pas erreurs l'fluInanit:é tout c::nl.lc::r1e. mesure, par le mii1isitèr'e de êtres en vertu de lois sucette intervention devait-elle ?c'est faut faire ressortir des de cette gigantesque, et cour1pnendre on ne voit fien en elle des sur· humains de nos initiés; est son élément. vient sur la terre en céleste pour Destin un acc:of11plie et dont les de son début: Ciel Jeanne d'Arc notls révèle! l'avenir Monde est dans la Foi nouvelle De cet Ange des'cbevaliers! ... La parlticularité C'est dans ce devenue 1.)<:1.I.1<U,", dans les sa gra.ndeur à ce rigoulreuserneIlt histc)riclUe de faits merveillelilx, c'est nous fait entrevoir les transl:endants dont ces événements sont l'e:!l'pl:ession nullem€mt en vue d'une fiction se passe en l'1rlvi:,ib.le. C'est par là que, l'e,(pr,ession de cette en héroïne dans la totalité de sa seulement une œuvre « est une Il a que le ne voie « pas selJIem€mt dans les un ressort «mais le vivant de sa le et « s'en emior.ase
Ce par un ensemble de doctrines que les œuvres antérieures du de ..."....>- y"",,,, ne pas aussi ouvertement.: les raI)po,rts du terrestre et du la des êtres dans vie nations. A ce de vue, Jeanne d'Arc comme un intermédiaire entre la Mission des principes sUI,rêmc:s, et la MiSSIOn des Souverains avec la France livres de démonstrations et réalisations sociales. est dansla nature et la vie des l'homme à des F.
A LA. Jl!btOIRE DU REGRETTÉ SÉNONAIS ÉDOUARD CHARTON. 1 une agit:aticm técorlde. C'est en France que les Une controverse instructive se pOlursuit sur du latin; cette ne pas seulement un caractère elle est encore d'intérêt et l'avenir même de notre pays de sa Des de toutesles sont tout d'abord entrés en à leur tour, descendus cette arène d'un nouveau pas, le débat y a de la1qUlerelle, en. somme, aura sOlLlle:vé
508 à l'enseignerrlent clas:siqlJe souviellt du que de notre svstèrrle im!)Orite de faire de nos des gens de pro1ductellrs, absor-- et sUlpériellr; et, Fouillée, voir Revue des Deux-Mondes, du 15 aotll 1890 il dé"ernbre. être en avec l'évolution nationale. On ne saurait mieux dire. ce M. Fouillée doit réunir tous les et de bons trouveront n'a pas tort non il nous met en contre les cOlrlsé:qu,ences si venait à nr,>nt!rp d'édw:ati,on libérale, enfants des hOIDlxles, métiers. au étroit bés par leur seule tâche prc>te!,siclnnteUe, que ae1nellau milieu d'une société ne
historiqule nationale doit et, par favoun apl::>lïclucms à cet examen il est éviident, disonsla parlaite mél:hocle ceux que leurs aspiraitioflS dépuissanlts ouvriers du prc)gflèsr de'rielndl:aït la société elle-même?
Mais ce n'est pas là tout le de la étude de M. Fouillée. vCJ:U1-''-J encore en évidence un marquer, au . l'évolution des y a concurrence entre le le pré:sellt et que le l'éducation prOJ:lrelnellt à concilier ces trois de vue dans la « prt!:paration de l'Idéal de » Ce là de très aperçus ne sauraient "''-'.1.11;:111'''' dans notre société Arrivé à cette le débat ne en descendre; la discussion doit désormais sur ce convient de pour Notre nous met encore sur la voie: la de l'avenir se modeler sur que nous avons de nos idées hér'itées et de nos de race. rés!umé, la nous éclairer sur le sens de notre pf()gr,ession sur la notre ascension vers le "'U'01'-''''''' Il nous notre dans le connaître ses origiIlles, suivre sa lUIIU.UIlJU, séculaires; si des apJlétits rr."tl;..i ..l"
510 L'INITIATION courtes pages, «races » couramment et fort à la à de dallgereulses est venu nous, que nous trouverons des clartés sur le sens et l'almpliUlde de notre évolution pn)cl1laill1e. Mais l'histoire telle n".'..II.. "",.- pOlurJra-t-elle nous rendre ce service? ou tallQI'a-lHl cOlmp1léter, rectifier les que nous nos traités ce convient d'exalDÏller et c'est ici que nous nous sép,arc)Ds à tirées par M. de ses excel- il a cru, tant est le pré:jullté que que la se trouvait résolue par les idées courantes; essor, il tombe dans le des en en axiome que nous sommes des net)-Ulll12S et que, par du est un saire de notre éducation natio'nale. Nous en ces nos ; elle est vague et voques sur le II 1858 que la crclyaltlCe de nous. Il "..;a,UIJJlt; cona trente assez aurait pelrdre qluelqtle peu de ; on le consur le terrain de l'action pOHtilqule où l'on cOlltr,aïnt, et pour cause, à y rel'tan1er le monde , C'est surtout sanguiltlité de la chez
511 et L'ERREUR LATINE savants, on saurait et commodes du efforts d'attention. ne trouvent la et ac<:ep,tio,n; et, le souvent, on opinion reçue, même elle est reconnue Au de vue de la notion de « races » n'a vraiment aucun sens; il a de races Latium n'a pas été le berceau 'd'une race, mais seulement le de COltlUJlct, le de bataille de races à traires ou que cette désignatI.on est vraie au sens de l'évolution que, nourris des lettres et de la des ....o.uu,", par d'un de nous-mêmes et l'a<:qtlisilticm de leurs nous serions devenus leurs héritiers directs? souscrirons n'est fort contredit indications les certaines des tra.diltioitlS, la et de A ce dernier de vue, nous aurons les preuves que ce fausse notre sentiment que non seulement il chez nous l'idée de mais encore a notre irrationCOltltr'air'e à ses race.
512 L'INITIATION comme instrudonné du ment nous a le sur notre vraie nature, Les ont constitué une sorte dans Un concours de le de l'instruction resté siècles entre les mains de ces spl:ci,ali:stes, l'.histoilre écrite par eux, pour une caste tout a contribué à nous sur nous-mêmes. Il n'a tenu cOlnpte de nos vrais facteurs na'tional11x, de nos idées race les et les Nous sommes des au moins pour les dixneuf de ce que nous sommes. Il de le démontrer et de bien reconvicieux dans se notre Nous ERREUR LATINE la conception de nos erreur nous semble le nœud même de s'est élevée entre les pal'tis,ans et les adversaires de du latm. La liberté de notre évolution est si bien entravée eUe que rien ne devrait nous arrêter pour la combattre et la détruire. en si déderrière en dernière aUlllYl;e les de lui-même 1 n'est alors Nous n'aurons rien à N'lIUZ'OUIS-ll0tlS pas si nous consentons à laisser à nos intimes la méritent dans nos Peutentrerons-nous dans une voie assez
L'ERREUR LATINE pour retirer aux sérieux Ils sont surtout fondés sur l'étroitessede la route universitaire. avoir fait à la pourrons-nous circonscrire la latin les utiles de notre éducation ? alors le rôle lui convient. Débarrassés du nous instruments il serait sage pour l'étude des et pour constituer national. d'acheminer sans heurt nos fra.nçais1es vers un idéal issu de notre nr,f)nt·p nature et terme de nos aSj::Jirations. III par de et, nous cite avec admiration aux études une puisOlue nous sommes des néode raisons les études nécessaire de notre il revient de pn!fél:en,ce, mais il est facile : n'estce pas parce que notre instinct de race se sent par la du latinisme que tant se contre le en vigueur? Les AIJlenlarlds sont si nous QUlrio:ns, de conserver et de dé'l'el,oPller sion vi/ltoureulse,
culltivelot le remlède cor"rigent par des des notions entretiennent des tra.diltiolns, à faire fleurir leur ment à nous-mêmes aun;;".. ",. M_ Gaston honneur ............... "'twiai.'..c germlmi1qmes; Hs se pasdéc,entl-aIi!iati()D intelI!ectueIle si particulariste_ Il n'en est pas de même en toute ne s'est de retrouver et ,."""...
Il chez nous le ne connaisse la que par les écrits de Po:sidonius; encore ces deux auteurs SOr.lt-lltS souvent dans le sens le moins à notre race.
Il n'est pas mis entre les mains des ne traite de barbares Gaulois. le latinisme nous revèle absolument sa main mise; on sait que cette épiithlète latine en son sens ét)rmolc)gilque, du tout au tout; par les latinistes, oeult-eltre. mais à coup so.r inc:onsidéont introduit dans nos 1"\11'"''''''1>''' cla,ssiques,
L'ERREUR LATINE; de hameau une notion é01Jivooue. injuricw)e pour nos ancêtres et, par pour nous-mêmes. le veuille ou c'est encore la et traiter ainsi ua.U!()!S, c'est un c'est tout au moins une Nous rien; lise ces on verra au sens national, ils réclament de tous ne assertions données et tous nos orJlgÎfles (1), par une froideur Iqui concerte les Il n'est pas dès .que l'action telle aberration nous ait de notre nationale.
Nous l'envions avec raison à des nations moins maltraitées par leur ; mais ce n'est là on verra par d'absurdes comme des détails de mœurs aUlthentiqUies <:cs lieux communs sont en il est les reconnaître comme latine. La aurait-elle en pre:mière instance le de tendance que lui ont intenté aultrefois obscurs instaurateurs du ? 11 est aPlpeler.
Il faut passer au contrôle sévère de la raison et du savoir ces assertions tendent à faire croire que, décidément avant ramassis de tribus saIlgtIinait"es, et c'est une grave erreur.
Ceci sur un voile et de contradicL'INITIATION loin le latifunestes erreurs. sur nous verrons nisme a en1tralné notre à de par constater son 5,ténératlX tOiuchiant à l'emseiglrlem:ent. s'est fait un prl:ju:gés surannés; il se lonlgte:mI)s de ••+:_._ pu constituer encore la Un à bon nous en donne un bien involontaire tédans une Vue de l'histoire de l'EUrlJIDe.
M. Lavisse avoue l'inrlptlissance de l'Ecole à donner une raison de la des nations la est à nommée dans cet ne tient pas un cornpte suffisant de l'action SUf les faits des caractères de race. action décisive de la à la science a donné le nom celui-ci sa ma.rqlle indélébile sur les races aussi bien sur les individus. L'historien n'en tient pas donne ici la mesure des les de sa 0'''''1_'_'''' pas milieu dans il vit? Il s'en faut de ces inl:iulmc:es, au moins dans ce ont ce ne nQus cette fois encore, toute la mesure de sa
L'ERREUR LATINE nous Le prclcéclé tout moderne de la division du a de subdiviser à l'infini les branches du savoir humain et en tous sens le de l'inconnu; n'a pas enCOre fait son des sciences par lui. Si toutes vérités lC'-,UCJlUl';;:l> sont encore elles êtrè facilement rappf()ctlée:s, et le est venu où doit céder le pas à la et où vues être formulées sur notre év:olution nationale.
Il serait fort d'en faire l'essai surtout voyons que pal:ais:seIlt aboutir à est certain méthode tout r1'"hl"\,·r1 formée à l'aide de ces aboutissants et que belluc:oUP d'erreurs courantes seraienten même la rethn.ologie et l'archéoloprf:hi:storique, devraient nous mettre contre l'erreur constamment commise en ce concerne l'action du sur les évolutions races.
Ces sciences nous incitent à penser que le caractère national se conserve à travers nombreuses gén:ératiolls (1). race est.conlpacte, se maintient vivant et se fa.it sentir très 10Ilgt.errlps milieu des extraordinaires vicissitudes. que la France est restée ga1ulClis€:.. lois du ne sont pas moins certaines si on les au moral; ce que M. de vient d'écrire une excellente étude sur la théorie du ïUl,mhrp. ._--- , Ollllrltlltc générations Il peine nous séparent de la conquête de
L'INITIATION prouv€mt, en 0Pl)os.ant imrin,:iblle résistance. Elle UUJ:I;UL, pour cette un qu'intenise, la Grèce si perldalat quelqwes siècles à mais elle n'a pas duré. masses pr()fondes, parue dans la Revue des en rien cette Les lois universelles à une science bien stérile en apparence, po,lIttque, alPptÜetlt ce que nous venons de dire sur la des caractères les sup,ertH:ïeUes ? pays? Le caractère race étendue et nombreuse ne se manifeste-t-il pas surtout par la durée? La en raison seule de 1 LEFORT. lYAU:UU/'., le MONSIEUR LE DIllŒC:TE1LJR, Je ne saurais rang la as:signer"a à notre au-dessus ou au-dessous des siècles. Notre siècle a ses mérites dont le moindre est le siècle des
d'aiguille et lui ou moins nous nous tOUljOllCS. Mais que de richesses de et de pf()üter(mt certainement aux fouillant de M. une multitude de voulu faire b01JSSIole d'un Renre tout auteur des à l'état de est un ch'erche'ur, bOllSSlole consiste en une à six centimètres On l'entoure pour la maintenir en on la sŒ.pe'nd par son centre à un fil de coton de tourner librement dans tous les sens. la on lui les d'une et ceux-ci exercent sur influence attractive. on prt:selrlte de l'autre il ya un effet de fort et intéressante a excité vivement ma curiosité. J'ai construit à mon tour une bolJ!lsole en me exactement aux u ...n ...1"' tions Cl-,aes:su:s, et je l'ai mise à et le succès a été de mes sensitifs à une faible les le fluide par l'extrémité des attiJ'aligu,iUe. Rien que la main aussisommes nous et toujours manie 1
L'INITL\TION' pas, l'aiguiille était orientée la faisait tantôt à galll,;IliI::, les allait leur extrémité.. Le les de sa pour les remcontraire il y avait réIlUl:sion et une très accentuée. J'ai voulu mes sensitifs que soumis à l'é!'reuv'e à tour de rôle pas ne n'oscillait pas. absolue. J'ai attendu Jorlgtcemps, dét>lo,ré toute la la bOl1ssl0Je per'sislté dans son état d'ilnertie. J'ai cédé la à sensitit, tout aussitÔt la a donné de se mettait à précipitait en qmllqlle le succès était cornpOllrquoi cette même bOllssole de mes sensitifs me ure comme morte lui que je ne fluide vital suffisant sOr la bousOn le à une sorte de en elle il y a certaines de et ses corps environnants et leur le mouvement à Notre fluide vital extravase il se
OCCULTISME PRATIQUE 521 ou moins' obliglent de se mouvoir. un délool:de:mlmt extrême cement non seulement etc. ainsi surabondance de fluide prclduisellt ces effets de délplacernellt pour être mis en mouvement une énorme déiperlse de force. ma théorie que je ne que sous réserve et pour ce sensitifs seraient ceux ont du fluide vital ou PS'vclliQue en excès et les non-sensitifs seraient ceux n'ont que le ou dont le fluide vital reste concentré dans l'intérieur de leur corps. M. de cet sur lui des effets d'attraction et de si est vraisemblablement à son un sellsi'tif, c'est-à-dire une personne Cf surabondance de Je me demande comment l'Académie a pu laisser inalpercuie une semblable découverte a été con- par d'autres anao 1ô cécité incurable 1 Kece,rez. Monsieur le Direc:tellf l'ex,!:lre!;sicm de mes sentiments bien dévoués. HORACE PELLETIER.
li L'INITIATION OLO 1 c 1 D. L. rét'ab,lir ainsi reJi.rre,tta,fJ/e erreur de mise enpages, auraient dû dans le ont été omises. la de décembre Prière au lecteur de pOldo,lr bien que nous penons de fuutlquer. la l'"r'AP"p et de l'emdu tteu,vetnter'nal Il arrive en le des l'attend. Un elr1v()vé sur son passage etil de l'attirer dans sa lJalll,.JlAt:,auu à ' c'est-à-dire à l'oIPP()Sé course, où il doit le infernal \u.----'r Le dé· funt sort cette il la per'fidie du nautonier et Hie repousse en il arrive devant une autre c'est celle le conduira sûreavant lJalYUC, il faut sache s'il est réellemonter et s'il est en un à un "
523 science à son salut. Le nautonier divin lui fait subir un examen; cet est une sorte d'initiation. Le défunt passe l'examen de taine et, fait curieux, de la su(:ce:ssi'"enrlerlts'anjmefJJOllr demander sens de est ton son nom. « Dis-moi le nom du pour amarrer la ? Le Seigllleur des dans son enveDis-moi le nom de la corde ? ? les Lm,-U1Vl le est ton nom. du nœud attaché au circlonv()lutiions du nom du maillet? - nom, etc. )li> Le défunt victorieusement cet alors S'em[lar,qUier ; iltraverse le fleuve côté de ChélmI)s au sein de la d'Aarou ou de dont VOICI la tion :« Est cette vallée de Balot à l'Orient du ciel de per'chles en et 140 coudées en Est un de à de cette dans sa demeure divine au-dessus de l'enceinte est un en tête de cette de 30 couldée:s, le gros 8 coudées midi estle lac des principe:s formé par leseaux de la matière primc)rdlal1e... Un dessin montrant cette ouvre le chllpitre ex; on y voit l'Osiris se livrer aux travaux des cb:amps, lat)Ollrer. semer, moissonner et récolter divins une de ce
L'INITIATION éoremreà terla science va lui develnir d'une nécessité ab:solue, car l'osiris il a de science. Il ne lui reste mais c'est aussi la rible. - il traverse le lat)vrint:he à l'aide d'un fil conducteur le dans les vastes dédales du il arrive enfin à pél:létrer dans le où Osiris assis sur son trône et entouré assesseurs.
C'est le moment où va être la sentence admettra l'Osiris dans la béatitude où l'en exclura pour commence k faudra montrer une dose pour lui donner le âmes Chacun un nom va à chacun il doit dire son nom et sa sig;nil!icBlticon ensuite actes de toute sa et cette commence par être Le mort en s'adressant tour à tour à de ses doit lui dire et lui déclarer n'a pas commis tel ou tel autre ; cette confession contient tout le code la conscience ég'lrptienne.
« Je n'ai pas commis de le UI;I,Ulll, je n'ai pas ; je n'ai pas ; je n'ai pas volé; je n'ai divisé les entre eux par mes ruses. Je n'ai traité personne avec cruauté. Je n'ai aucun trouble. Je n'ai pas été paresseux. , Je ne me suis pas enivré. Je n'ai pas fait de commaninjusltes. Je n'ai pas eu une curiosité indisL'ÉGYPTOLOGIE SACRÉE Je n'ai Je n'ai Je n'ai causé de crainte à pel'SOlonl;:, médit d'autrui.
Je n'ai pas mon je n'ai pas eu à me de qwelq:ues vaises n'ai mal ni du ni mon Je n'ai fausses accusations. Je n'ai pas d'avortement. Je n'ai le lait de la etc. » On voit par cette dernière citation que les vices int.llmles de Rome étaient en Le défunt et dit; Je n'ai pas de mal à eSC:la'ïre en abusant ma sU1Dérior'ité sur lui arrive à le bien a fait pelrldllnt sa vie.
« J'ai fait aux dieux les étaient J'ai donné à à celui avait faim; à boire à celui avait soif; vêtements à était nu..., etc. » L'Osiris s'étant son cœur étant dans la balance avec la comme contreil n'a été trouvé ; alors les quaont reconnu au mort la science nécessaire. Osiris rend la sentence sur décomme du sur et le mort entre dans la béatitude. ici que s'ouvre la troisième du
L'INITIATION des morts; c'est la cOlnprisle:, parce que son obscur pour les connaissent pas un mot de l'ésotérisme voyons en effet l'osiris identifié au ; avec lui il les diverses demeures du ciel et le lac de source de toute lumière. - Nous nous arrêterons nous réservant de faire un toute spléciale de cette du trouvons mérite une étude très serait certainement ici hors de par son ment, et nous insistons sur ce fait que tifie avec le devient un corps milleux, une ame-lumière. III. étant n'a pas ; un de admettent que l'âme rayonne comme une un corps lumineux. Les admettaient ce l'âme comme un par ailes; sa à travers est comme dieu ombre sOllter'rain doit obtenir que .ceux s'é'l'eiJlJelltàmavoix: certaines âmes pour les autres pour! doit
L'ÉGYPTOLOGIE il lunlièr'e, et nonia tombes n'est que le résultat de gaz se cadavéJrÏquie, gaz ici n'est le .J _'0__"" « Rien autre que des miasmes putrie:ies tombes dit Reichenbach et dans où le vent avec eux, .et dont la peur le tournoiement dans le courant d'air en danses vivants. C'est du carbo- d'autres connus et inconnus de la pul:réfacré.'apIJratioll, dlévelloPJ,e de la lumière' la pu'trèltactlon est à la les cessent, les morts sont » c'est à-dire entièrement en Tout autre est la frère..... .cOltllUre! as a commandé. l:'aJr1e··miDl à 6 lumière! » sons : « Maintenant fais bien att1enltiol:l, que pour te de recommencer Il nous faut toulours flamme la chaleu:rde li) Lettres odiqll,es-ma/Inétiques, publiées par Cahllgnet, Il 0 5 1•
L'INITIATION J. MARCUS DE VÈZE. L'idée que nous indépfmd,amme:nt des ElZ'votiens. les professaient la même croyance.
Les eux dans la K.abblilaJl1, prlJdlenlerlt suivant entre l'âme et la lUlmilère « Les disent que l'âme se en et que par il en est exactement de même allume une lumière à une autre; de même étincelle se à un corps autant se trouve recevoir une âme (1). » Eliptlas Lévi est encore; « Car nos âmes de nos corps à des étoiles filantes: ce sont des gllIIJUU:::S cherchent leur centre pour retrouver leur et mouvement; mais elles doivent avant tout se des étreintes du ser'pent, c'est-à-dire de la astrale non entoure et les tant que la force de leur volonté ne les élève pas au-dessus.
L'immersion de l'étoile vivante dans la lumière morte est un affreux à celui de Mézence. L'âme y et y brûle à la et n'a moyen de se que rentrer courant extérieures et de une de etc. »
PARTIE LITTÉRAIRE· Le Jardin de Bérénice (l) Maurice Barrès livre au public son troisième roman. Après l'âpreté des pages douloureuses de Sous l'œil des barbares, l'ardente ironie et la logique serrée d'un Homme libre, voici qu'un délicieux roman d'amour, le Jardin de 'Bérénice, complète et clôt la série. Sous l'émotion d'une lecture récente, saurai-je exprimer le charme indicible, le sentiment d'ineffable douceur qu'inspire cette figure de Bérénice, frêle et délicate comme une jolie fleur sauvage, plaintive et tésignée comme une pauvre petite bête malheureuse, avec sa foi naïve d'enfantelette, toute d'instinct et incapable par suite de songer aux misères de la vie, d'opposer la moindre résistance au choc imprévu des épreuves, si vibrante pourtantdu plus léger souci? Pareille à l'une des saintes enluminées sur nos vieux missels, soudain ressuscitée de nos jours et fanée par l'air vicié des boulevards, « elle avait de ces images (1/ Un vol. in-l2. par Maurice Perrin, êditeur, 35, quai des Grands-Augustins. ·Prix : 3 Cr. 50. Dlgltlzed byGoogle
530 L'INITIATION du mais sans mCluillée de Il semblait faible:ssf:s scmsueJlles de son âme avaient transcorps et en les con- 'au château roi René dont son les peintulfes et les de Dinant lui faisaient une maison où elle vécut sans camarade et les rêveries tendres sont excluises dans un » Bérénice s'a:tta<:ha elle pour être à l'Eden. En vérité ce musée - nous nos lecteurs au volume où une admirable en est écrite - était fait pour en,:ad'rer cette l'âme pro- et commeles vieux de cOlnpliC<itic)Ds ces tableaux; de sens bien comme ces essais de paysages et de de la nature où la Renaissance dans ces œuvres du siècle. « Cette immédiatement en émotions sentimentales toutes les choses d'art Les
LE JARDIN DE BÉRÉNICE 531 leur amour, installa sa maîtresse à la de Roseinoubliable décor de et de menaient là à la de le somma de faire le tour monde. pa!;sè:reIllt ensemble ces deux triste. Bérénice ne se pas le brisée pour 1"fStnç()lS; on Les derniers furent la fièvre la mena son amant à la gare, mais courage d'aller la solitude du retour. Une semaine leur elle d'un ami M. de Transe que celui-ci était mort, vicd'un sot et lui sa villa de Rosemonde comme un souvenir. Id se un bien tOUtch,ant épisocle « M. de Transe aimait bellUc:oup lui racontait ses trouver de l'affection et une d'admiration pour tout ce le concernait. Comment se serait-il retenu de l'entretenir d'un amour dont il était tout ? Cette excellente personne accueillit' ses avec : aucun de ceux aimaient son être sans vertu à ses yeux, elle fille avait remis à une à son lui ce et leur amour. sur la foi de son amant, cette
L'INITIATION mène ne cOr1mai[ssa.it cOfltidlente un chers car Bérénice vit reconnue. deux femmes ne se me disait lavieille dame bais- pour que je pusse la tout à et c'était la même de M. de Transe' moi-même je détournais mon me sans Ainsi nous bout notre chemin, et bien elle avait les yeux de dans se trouva assise en face la de ses à la douceur de sa à mille traits à reconnaftre pour la nul doute était vu larmes. » Des semaines se succèdent. Bérénice vit maintenant par l'adoration et fervente d'un ancien par hasard à et c'est durant leur intimité PhiliJ)pe formule pour la de vie : méthode, plai.sirs « La pas:,ion a fait vivre mis dans une IormLue, :Sp:mosa, ces sublimes raiS01!1nleur's, mais on voit en vous la
533 LE JARDIN DE BÉl'tÉNrcE le monde. Et vos cisément ne vous laissent pas pnmc1re conscience de l'uni"ers, m'aident à entendre la des simdes pauvres animaux souffrent comme vous avoir entrevu un état comme vous, comme nous la nature. est de faire songer aux reJ>rodu,ction et de la mort, ou, toi tout crie l'instinct et tu sois la que nous sions concevoir des forces de la nature.
Rien de tâche délicat:e... d'être envel'effusion et de sa campagne et de la tour Constance... Tu te à ; tes sensations, tu les as sur toutes ces sur cette lande desséchée.
C'est toi-même que lie restitue la brise souffle de la mer contre ta c'est ta propre fièvre te monte le soir de ces neuve, Ob:sculre, nnnrt'l'Int. rêverie où vous vous ab,1nc10rlne.:, A.rglles·'lVllonies et nete suffit âme dissur cette terre, ta sOllftirarlce émiet1tée, tu aurais à à en détail. dans besoi:l d'un confident intime et aussi âme suave, si à toutes solida.ritlés de la nature, parce est a peu conscience ; toi
L'INITIATION tu tu aSJ)irl$ à t'$ll-rl'lrnl'<: profonidérnellt avec cette tu te crois rentrer dans le per·sollOf:1. C'est pOluquoi je proljet1te que tu nous jOtlis5:iorls ensemble des volluptés de la confession. <K En te révélant à tu oublieras ta solitude : tu et donneras ainsi.la des eaux vives aux douleurs en toi. « Tu as des Bérénice.
Il ne suffit pas que tu sois une bête à la aux et une enfant se confesse avec naïveté; tu dois être dans nos tristesses que nous désirons le la vérité pour nous soit un et c'est par que nous la trouvons, car elle n'est pas chose se démontre... son enltoulraJge, à d'amour m$l,rnll1pr,t ceux en sortent 0Pllositio,n avec chlilqtle de l'univers. aux sollicitations que elles décantent fécondent des cellules stériles de notre un.,,,,!!,,,, et nous aux émotions religi,em;es.
Sur ces le sénateur opportumiste se sentant mande Bérénice à son déclare la tient pour sa lui cent mille et lui conseille un certain Charles lVl,:tllIU, l'adversaire de aux électIons, homme tenait pour droiture par"laite cJha(:uI1le ses et de si grc)ssière perpétuell.ement en
LE JARDIN DE BÉRÉNICE 535 Bérénice à un me pour me voir une JJCUU';) combien de en elle? Ah ! ces où de pauvres ho:mnles pauvres bêtes nous avouent le bout de et de ma Bérénice peur de la mort 1 Il me mot désolant eOt inventé pour se plaindlre. lui des que nous ferions encore dans la ellese mità sans réI)OIlldre. « Je ne crois pas aiteu de graves souffrances phvsiaues.
La sœur l'assistait et à par délicatesse de elle confiait toutes ses m'a dit: « Si elle a bea,uc()uP c'est de sa •. ses souvenirs et toutes ses de sa villa. ll> Elle eut un délire de et à avait fait asseoir au bord cela nll1rai';;<;ait que cette d'un ..P sacré comme est la mort que je r..:U.l'ya,ls de fiévreuse. consent à ce ' de convenance; mais déltaiJlJalrlte bientôt de lassitude et de sortie de son in8dont elle a les volontés elle <:n"ttrît comme la nature entière si elle était soumise à lois allèrent vite n'eût été raisonnable de le on ne douta de sa fin prclch,aine. PhiJiJ>pe l'assista à la minute sUl:>rême serltaiit-eUetrop de faiblesse pour caressaient cOlnpris soudain avec
, /- 536 L'INITIATION eut la d'un pauvre animal pour met en dans un coin de la maison de mais un maître dont il est aimé. Jo) « J'ai vu mourir senti les ;iP1Fniprl"'" de son cœur n'avait été ému quede d'un mort. Elle était sur le comme dont eut toute sa vie une si sentit la mort la jOI;".... uau une terreur im:xJl1riun de lui sytnpatblie, d'adoucir ce passage mi:sér,abl1e; j'lemlbrassais ces yeux où les derAux 'côtés Bérénice se dessine une seconde non moins curieuse encore,.. de aux lecteurs de Sous des Barbares et d'Un Homme libre. Maurice Barrès comment un homme un arriver à se pour les masses. « est une mais où nous cultivons et nous jOl.Jtiss:ons. admet bien de formes de vie; il pmosècle nombre de il les renouvelle fréquemlmient surtout il les de cOlod.iti()Os de la vie active. Jo) Un sur le 1'1;11<;;'.,u entre MM. Renan et Chin(:holIe, éclairé sur son besoin et sur les
LE JARDIN DE BÉltÉNICE se Renan à expose ambicon:Ipr.end,re le rôle fait les délmarclles conav':;-,;, ,les person!1es savent le géc)gr:!lptlie, c'est la d'Arles moyens avec l'inscomme dans est avec ce que tl:1 as une sen- (c()mme moi pour sais-tu pas que si tu étais oil:tOlieS'IJUle. au -contraire..• tionne. Si vous marchez avec la tinct du pellpl'e, à craindre? suivre les secousses en sort et le succès. Les mouinstinctivement la femme les Il10uvements les Ilell1v/'nt le mieux l'aider. » insiste sur cet inconscient les nations suivent
538 L'INITIATION sa tout acte d'une inclividLlell.errleIllt, je crClvalS avoir ?
Je veux par du ad-ver'saiire, et amour, comme BéréI1IÏC(:; à en être la conscience. causant avec des ; cela est Les réunis par une commune créent une mais aucun d'eux n'est une de cette âme. la en mais ne se la connaît même pas; c'est selllem(:nt dans d'une au contact des que, s'oubliant lui et ses il à son inconscient de se De la somme ces scients naît l'âme Pour la valent des des gens du "''''''''''', moins intérêts que les chis. -Elle est à chacun de ceux VU:'''U', et n'est à aucun.
Elle en en sagesse, en sens décide ce sont les COIldiiti0I1S nécessaires de la vie... « Personne n'est la tous nous en sommes des Donc si l'un de nous n'existait pas, un des de la vérité mBlDqluant, cOlmI,lèl:e ne serait « Dans la les sentiers les des se v"llpn·t· un creuset se prC::pare. li> dans un autre ch:apitre est l'âme du la
LE JARDIN DE .BÉRÉNICE nous concertons, les harmonies de la nature se un mécanisme et une où nous ne à une de l'é"ol!utÎ,:>n, de la universelle et de son ration au retour à l'unité que ne pas un maître en hermétisme: « Nos comme nos sont faites du désir de chose rait. Un même besoin nous défendre notre au tout. Voilà l'ardeur inconsciente <:bJaqlle être sur la vie. Le que laissent les morts donne excellemment la direction de leur existence; or, de ces nous aplPat'aÎt comme un effort unanime pour une conscience de l'univers. « Les notre race était en friche sont Peut-être sur nos âmes a-t-il apparu des modifications ans que durant trois d'entre nous, -ce devient une de retrouver le âmes comme Bérénice sont bien rares. à pouces sous cette très vite se et naissance que nous pouvons l'utiliser. le il faut connaître sa traditioll, Elle contem": « L'unité! Voilà donc le rêve universel. tion des réfléchis et des satisfait ses besoins moraux et les désirs
L'INITIATION mais elle est aussi la santé et le de . nos corps, en sorte que la : vivre en harmonie avec les de la nature, n'est que la tOrJmule la élevée de » Mais la sa forme que dans le discours à Simon : « 1nion cher que ne sommes-nous le triste de 1 Viens à Mortes et tu découvriras entre ce ces animaux et ma, Bérénice des de contact, commune. Il des ils sont tous en quelQlue mourront de âme secrète en eux et POlLlIt,mt action. Je me suis mis à leur car que cet effort dans tous ces êtres s'ac:c(}rcl.lli,,,,nt avec mœurs si c'est cette mon dont nous nous vers pas encore. Ils tendent comme nous à la pel:fel:tÎ(m... « Avec le seul secours de maux dans la vie et montent en tandis que est par essence inc:apable tissementde en train de devenir et çonner. C'est fait l'avenir. de mon même de substituer au je
''''l'' . LE JARDIN DE BÉRÉNICE « dans la suite ma clairvoyanœ à cet état m'aura De tous les échelons où l'inconscient nous nous prenons un vaste du monde. Ah ! l'instant où il m'aura avancé si haut dans des êtres que et drai conscience 1 atteint à moi est mon et ma fin et l'irnoulsion de ma culture.
Je serai je serai ! » tandis de Bérédéslléritée de mélan.coliqt:le pays, je vous mon pas bouleversé sous mille ori,giIlel:le que vous avez reçue de vous me soyez un le len,jemiatn ; je ne pré:terlds mais à vous culturles la votre race, je delma,nd,e teur. « Et toi déj,euI1te da'ns hasard le met en sa si tendrement affectionnée parce . une chose d'amertume.
« Ame triste et « L'un et l'autre vous avez SUiVi le fil de votre race et l'instinct de votre rêve; moi je suis ImpUiSsant à rien contre la mort. Je suis un où fleurissent des émotions sitôt Bérénice et ne la culture de ma ? Je suis dans le ne sachant où retrouver l'unité ma vie. Je vous pour me »
L'INITIATION De choisira Bérénice- Petite ::;e(;ousse comme on l'a surnommée - et cette taire pour conseillères et pour iJ se pour se rafraîchir la et de la des électorales. Les suivirent l'enterrement de Béréil les donna avec une en quelclue sorte machinale aux devoirs de son nouvel état. il ne lui était casier de son int:elligenc1e. Et ce pays aussi dû orner toutes ses émotions s'en maintenant allait pour son âme Une nuit il avec une intensité toute culière que la dont il venait de vivre peJld:lnt huit mois était assouvie et lui en une autre. un nouveau moi se de ce « de la mer unisema vie fût une de sons que haJrml)nie. P10Uf'qUiOi ne IJUll:S·JIC, comme « nuance notre âme impli.Qu:e nécessairement une. nuance s'efface. La sensation se substitue à la sensation Un état de conscience ne naître en nous que par la mort de l'individu que nous étions hier. A fois que nous renouvelons notre c'est une de nous que nous et nous pouvons nous écrier : pereo, artiste je tue 1 » La difficulté de se
et toutes ces firent se fantasprclblè1111e, ,qui n'est autre que se trouver une ce et si doux aussi le vent se résolut d'alLE JARDIN DE BÉRÉNICE po\lSsc:r la vague naît dans la la'vague et comme lui me donner la puiss:am:e et d'o,ctobre était cmLUae, son il se étant un peu las d'attendre le matin en se couchant sur des touffes de fleurs vioilenrlment par'furnées. Dans son état de connaissait à tous et Bérénice lui . « Reconnais en moi le secousse par où du monde secret de où je ne pas, c'est la mort; n,,,ot,.,,,t la vie. moi tu _•• même que tu me connusses, te aux conditions de J'e:!i:isterlce barbares; c'est pour atteindre le but je que tu voulus être un hOinrrle suis dans tous cette est froisSf:e Mon sont le
et votre aussi vaiillamle combat de la se taBlera existe en et t'en tenir à moi seule Petite anime toutes ces formes vérités par nos Pour réclame secousses que c'est pour g!Ü;serlt bas. ne je mets en Je suis l'élément car sous son d'infinie Val"lt:l't:. la nature est pauvre, et tant de mouvements fait voir se à une secousse, PTiDplll::é:e d'un à un avenir de mC)U1.arlte:s. quallifilées d'erreurs ou à courte vue. ,. Jardin de Bérél1lice est une œuvre Maurice ment armé pour vite une sera l'hi:>mme il est en eux de avoir tenté F' •• _ MONTIÈRE. B T CIE L Mais de tous les instruments le ttexilble, le le celui que dame nature m'avait
BATRACIEN MÉLOMANE des vibrations de cristal tonohlmtcomme une de lumière dans l'âme de ceux venus pour m'entendre, et frémissements. ils ne trouvaient pas la de fuir si bien que je les pouvais tratner à mes trousses comme agltlelets courant derrière la pOFmlaire. 50u- se faisant douce et oitovllbl,e. ma voix se laissait aller aux naives dans les par nos ancêtres au par effort de travail ou imipiI"ation délpla!çarlt les tons, j'irltf()dtlÎsils des modulations dans les haute sciencf' destinés aux oreilles des honneur discrétion et ulgnU1t::. Les tout pour étaient et par alors larmes de couler à la des torltamE:ttE$ sur roc tout comme s'ils eussent mené deuil. Mais moi-même que les autres, SOll1mtis, à cette sensibilité fait tressauter le cœur. Tout je ne sentais le sol sous et nulle incommodité de si bien malintentionné eOt pu m'occire sementsans que ie m'en donnasse de 50uventes mes amis me tremblant des me,m!)res. tout dé(:ol1npIDsé de me faire cesser mon 18
chant ; eux et mon propre vOlulciir. il me chanter ce que je défait et Qu,oiClue cet état je devins ménestrel allant de de en de château en château mon savoir et mes Aucuns me recevaient àiB:nement, me et me voulaient entretenir pour un Plusieurs aussi me chassèrent vilainement' et me vouèrent au feu de messire saint disant étaient d'ouïr mes bourdes. Il advint en de alors bon Sire Louis le onzième passa de vie à une dans les pllllinl$ de vilains très je m'arrêtai à Comme dans le Jeu de Marion et s'asseoir sur la mousse emmi et pOlmnrtes
BATRACIEN MÉLOMANE mefurent ung arrêtés tout net comme et divers menus haie voix. Les madisaient: mo'nsleigltletlr et madame 1 » bâton bien au un surcot de un ; aucuns à boire et à morceaux de porc à la sauce d'ail et huile de gras ou autres Les donzelles l'amende avec un baiser sur la bouche. « ça, bonnes gens, allant vers eux, voudriez-vous pas danser un sur douce à l'heure de cette Je suis ,..",,,lron',,,... sait mener la tresse, à se mouveront toutes seules: » Bientôt nos bons manants, en branle. Ils se gigotaient, sautant et tournant comme ch,arreté:e dans un bénitier. Et moi je en le ciel rouge derrière les toits des et les grosses tours du château; sorte qu'otlbliarlt et je mon rebec sur la mousse et commencai à chanter un de mes beaux lais d'amour avec les venaient de me cendre dans la fantaisie. Les danseurs s'étaient Les dans la interrOIrlpU leur ramage. un murmure rarlgei!lUt de très ,:,amt-Jenall, vecy le châtelain' et la chiltelaine. « Pour dit le Ch'f!VBllier.
L'INITIATION Il fera et graciellX m'accoller bien d'une voix « et chier Sire. Le menestrel aura accointance chez nous comme il aplJartiellt à hoste et en nostre hostel si est le bon vouloir de mon troublé et par le coup cette minute. Le ne si doux que je le d'une subtile comme ma raI=lprloctlaii3nt en se ,.......'"rt"'Ylt béliers à se testonner.
La dame me d'un » Levant les yeux pour les remercier en bonne manière de si haute cOlllrtoislie, je leurs visae:es. du de avant pour sens encore flamme. Je baissai un rayon du soleil de midi et je mal content. que je venais de me sentir que la destinée m'avait réservé en t;;œur me battit fort sous le très et je fus un accoutumance.
Il la chose était rare en nos teint et barbe d'un noir horrible comme s'il fut né au delà des mers, ès pays Sarasins servants de Mahom. sourcils et foisonnants se vers l'autre comme
BATRACIEN MEILOll1AN& etmaavait m'était de la dame voir ses des yeux d'un bleu éclatant et pur comme de lin sont semées nos chlilmps. mettre hors de que mon âme et mon repos comme bien discret et bien nOlllrrlen!'l.:li me tirer hors de en refusant l'h()spitalité des châtelains. Vain fut rendu ce bon propos; il fallut suivre leur car ni par beau ni par je ne d'eux obtenir de suivre ma route.
Messire dame de frais épl)Us:ée, s'éI>rirent moi amitié et peu soir ils me menèrent avec au château et en une belle Le lerldemllin il convint suivre le en déduit de voler en rivière et hérons avec Le ne durait s'écoulant en devis et sages IJH.'IJU:>. rebec ou chanter quelqlue <:i,·u..r.fp car madameYolande ne lassait oncques, disait: « Beau volontiers ne me d'aussi comme la vôtre; vos vers sont aussi suaves que miel et votre voix douce que des du paradis. » .......,vu,..,pour le un monseime vint dire : bel il me faut un voyage pour mais je serai de retour
550 un L'INITIATION Entretenez-vous donccéans en et bien avisé seiloin. il vous convient et car vos chant8 adouciront et Je bénis le ciel m'ouvraitcette pour sortir du de naturelle C0I1CUlpÎS:ceIlce et si bien que je rép10ndis - Partez gneur; Ah! que nenni donner àma l'amertume de mon palrtelment.
Je fis comme voulait. que le méchant une bourde si affaitée et sous couleur d'amitié et couverture de voyage pour I-IAl''''''', il célât le très scélérat dessein entrepour cause de noire et fausse doutance? Madame de bien et si en toute chose ne discontinuait de avec mcms1eig:netlt combien que il fût absent yeux d'elle.
Je soutenais ses propos car, touché du dard amoureux fort avant, je ne l'osais convoiter et Mais par force de continuation et tréaulentout en contenir mon et celui de mes s'allumait et avivait le feu de mon âme. En elle fichai tout mon amour. Il ne serait pas à combien je fus assotté si bien que pas et démesurée je sentais mon cœur brûler comme belle herbe dedans le four. En si rude souffrance je devenais homicide de moi-même.
BATRACIEN MÉLOMANE 551 bas comme 80Uj';1<lU"'l;; cJharnbl:e jc,ncJhée de nattes et parltout je tout enltenldre un vous Un beau son tombait sur moi d'accoutumance en douceur et je me laissai choir à ses genoux et la rose je la rOlctr,ovilt comme d'amour. D'un coup son se fit tout rosé et se comme de mauvais elle dit: -Oh! pauvre cœur s'amender et ta se contenir. notre commune forH te faudra fuir de céans. Raoul en vengeance est bon maître et ouvrier. Ne me récitez d'amour; vous le couteau vous donnerait male mort. Partez et et que vous sauve1 laissant la fleur SVf la ass,ey.ait. Je la conternpJlant, avec secrète convoitise que messer Satanas excitait en ses comme ruisseaux d'or de dessous le hennin à cornes, le de ses et sa taille aussi que rameau de de ses reins bien eambrés la chute très amoureuse. m""'l"lhpr sans avait relevé queue de sa l'attachant à un crochet traversa la salle et soulevant une lourde se fois bien vitement et
552. L'INITIATION me vese fâcher. Il lointain les rares pelrte<;ticlOs de sens; son front avec rondelettes emmi aux doucement rosés... piteu:sel10ellt je maudis fortune ne m'avait nature, idoine à rafraiseule It:1I11lI't:, chir cette chaleur peu ..:ur,nnrtl'lhlp n,.'"n,,,,",,. allumait en moi. travaillé par mélancolie je sentis ch,aucjes et larmes issant de mes yeux pour couler le des Je sortis à travers vergers et je chllln1:ais l'irritation de ma l'état mon avec abondance. Je dolente et à d'autres moments, et mis en par rage et désesje chantais avec rudes et adirés accents comme robin féru la beurle au des bois... Il me sembla alors dans mon si toutefois je le narrateur pour dire que son devenait fastidieux. sire Jehan de Mahom! murmura: - Par les Anthoine moi: - Est-ce que par U""''''L''', mon n'est pas
BATRACIEN MÉLOMANE 553 intiellilgible que la de vos décafin de siècle? A:llons que diable! sachezde ma bonne volonté; jè me autant po:ssllble de votre Mes sentiments sont les habiller à votre donc de voir et ses preux en bOlrmeet de coton ou avec des faux cols. Me au moins de textuellement les furent écflanlgéles p.endant le ma mort? III muet acquiespratiqlliez des charncmsieur, une une Je crois cement pour encourager son discours. - Vous avez opinion favorable. ment honnête; instant de fuir. dire à mon valet Aubert de seller les vai la vide. avisé et surtout poHs:sorl, maudit maraud était à courir le au le du drôle n'était-il pas de la Au moment où un acte de vertu elle m'enlevait moyens matérIels de l'C'iécute:r. A l'endroit où vous si vous tOlulles, vous trouveriez les substructions d'une était en ruine lors de mon
encore L'INITIATION .Des voûtes il ne restait arceaux; entre les la mur, les baies irr1égulliers sur le mes immédiatement à la pas. Vous trouveriez de mauvais et la monotone. Il y a ici une question de mode à discuter. Je vous dire d'eml)Ortenleclt succédait une tivement douloureuse d'un effet imési:stil:l1e âme et 'musicale. Le en vers condensait de mes tourments, se terminait par une note d'une excessive d'une tristesse in!,ocldalblle, de soupirs assez Sur 'cette carcasse af(:hitectUI'ale le lierre collait ses sombres et luisantes; les vagabonds leurs d'une à l'autre; les rosiers sauvages, montant le des comme des colonnettes allaient fleurir à travers les enirOtllelnents Cai)ric:ietlX et la gétation fantasqlJedes chapiteaux sculpté:s. et le silence de ces V.P,.II ....' ruines cherchier des inSl)ira1tion.s. """ .........:1" avoir constaté la rI ••"",, ..;1",',..... m'asseoir sur les marches de l'a<;oI1tné à je sentis mes
BATRACIEN MI'LUMANl;; 555 amour n'en de moi une que fais-tu par ceste TOlml,a.rlt à ses je lui retirer en disant: C'était pour ainsi dire troe note tombait dans l'ombre et nocturnes comme une - Mon biau hélas confiue, mon céans? n'est tu jà sur belle nuictée tant Y Madame la de ma accourait comme le fer r...,'''''....;''I> l'aimant; elle s'assit à mes côtés sur la Je me levai en m'écriant avec violence. --: Pour je souffrir. Méchante et l,,;U'YUt:;,r; entasser très que n'en néant ce très violent amour m'arde les entrailles et seurement me doit à mort car aucuns sont morts à occasion... Et me je continuai avec une intonation moins c'est vous du de mon avez tiré le secret propos. C'est avez tant de mon et ores ne saurai· je me taire. Comme tendres fleurettes se sèc:hent, ainsi se ma contre ordonnance et inc1inacion de nature. Par ceste tant et commune de nos âmes sont entreMes. nous pourra et les doit enlacerr
556 L'INITIATION fort en l'attirant vers et sans \rel'goigne, Jehall, troim!:>ez toute la fiance que C'est car vous UCIJaI:IS VOUS. Et moi la la t8Jlt ne t'esbahir ne esmou1tu veux donc ma mort nedaJif(neSl'l.Volir ne moi. je murmurai: 1Yolandel que à mon cas si pitoy,ablle ne souci? sentant céder doucement à ma pre:ssi'on. - Me damne Diex 1 Pour estre en ta oh dame doulce 1je baillerais ma éternelle de son par''l.dls 1 Elle eut un beau mouvement-de pr<)tel,taltioll. Prends mon car ton dél,laisir ment mais ne merequers ne veuil mon entiereté... mon corps ne ter,ilV-ile pt:I,;l;Ut:... Et cepe:ndant traistre 1 docteur ès pa:illslrdise gnmclenneIlt en ton cou1 tonna un bOIldl!;Sallt de derrière un de la que la lune et ribaudlaille dà que ce n'est une voix furieuse. Messire dans éclairait en Ha
• 1 La frllnnl>r par derrière italielnnlc, et le maître me bl<Lsonnlez mes armes, lVl()Os:elc'est et merci. tUl:iblon(j, marchait sur l'eluagé, encore en criant: valît:t;s. venez avec moi occire ce maistre BATRACIEN MÉLOMANE desléal et villener ma dame! Poinet ne te servira de crier merey car je vais sur l'heure tout ton sang. Messilre Raoul mit à la main. Je vous avoue sans que je me sentis comme vous dites maintenant « dans mes sOlllie.fs ».
Le de ma cOIlscieIllce, sUI)rêlme ressource des me faisait défaut. Instinctivement la main à ma l'énlou'voir par J'hlJmilité et des]léaullté. 1diable 1 Il d'un Plus de délicatesse alors. Vous devez bien penser que je ne pas d'un certain courage Sautant au bas de où je adossai et la assaillants. Deux de messire :Raoul. embrasSànt les genoux de son le de me mettre en déf,ense. Les cherchaient à me bravi de
558 L'INITIATION faisait face. Leurs trois lames luisaient sous la lune et me de la comme des virlèrf$ le domessi tomba Pendant que je de son pour- à la naisJe faisais le moulinet avec ma courte lame tout en de la main Bien soin de le bras dans mon de entailles. Un des sicaires roula à mes retirais mon arme dans les l'autre me entre les sance du cou et je tombai - Hez! hez ! cria messire mécréant chétif et oultrecuidé chien 1 tu as fais en ton malintentionné vouloir. Adonc meurs male mort et meurs damné 1 Il me son dans la ,.,,,,,trln,,, Trouvant la force de me soulever je réFlondis - Poinct encore, fils de Satanas! et je le U"'IJIJ"" adroitement au-dessous du sein galleI,l!;; raide mort le cœur traversé par ma lame. Le seul de nous fût m'assaillant par s'enfuit à Je fis mais je mouvements afin de me tout mon sang; à essai de une souffrance traversait noitrine soulevée. Je me laissai tomber tout de en retenant mon souffle. mes idées je les concentrer sur la mort qtle je sentais imminente. frisson me secoua;
mon prenez en BATRACIEN Diex ma crime 1Benoite mère du la Ame du péc:hetlr1... Mes boulrdclnn:ènmt. mon cerveau tou:rn()ya dans le vide et je mourus. IV de la il me vague la dis encore la cn()uette... iInpres:sicms sant à mesure que les formes lulnîllellses, aérienne:>, en mots je vis IOl1lg1:c:ml)S le cadavre de celui chouette houloulait dans le lierre. Puis des formes lurnirleuses 1le rendre cornplte nisation. La brt1sQlue des ne m'a pas nette et que nous la les tné:oriles. l)uoîqlue mon cœur eût cessé de éclairée par la du Une consistance. J'entrevis ma,da:me pOlilssaitun 0121I1CLC (lUI venait nous reg'arcler, vers le château. le des nous
560 L'INITIATION rell:ar(1arlt comme un calia"re la un médecin nous posa la main. sur le cœur, nous retourna en tous sens et « morts. li> Je m'étais avec curiosité mon mare de sang, mes yeux Ierme::;, verte, mes membres raidis. Le souffle vital avait certainement abandonné cette masse de et à me sentir moi-même Peu à peu il me que ma substance se dissolvait et comme les d'une Le sentiment du et C'est alors que, dans le sens par vous donné à ce mot, mourus tout à orde beste! s'écria avec Elle commanda au page un vireton pour l'immonde se sur le sol de la cour devant les fenêtres du 0011101['!. Je fus avant de me remettre en situation et de que moi-même l'horrible des de Yolande. Vous êtes assez bon pour croire au purmonsieur. donc que une âme purg<lltoilre. Je vous affirmer que ce mot une manière et non à un reIlré!;entez pas un où
BATRACIEN MÉLOMANE 561 à l'enclroit palrqtlés comme des de ma main. Il faut vous que les le bras je d'une me à même où je l'avais commis. Je ne pas tout' d'abord de ma ; ce comme au sortir de ce vous un état comateux que la et vis le de colère et de m'adressait. aux coups du page à un instinct de en me derrière les blocs accumulés dans la cour. Je n'avais que pas à faire pour y arriver. Aussi de mE,rcller si lentement et de me sentir le nez de terre. Les insectes et brins d'herbe que je foulais aux sans les des monstrueuses que les broussailles pellpliers et chênes dont mon n'atteign:ait pas la cime. Enfin mon corps était Il fallut bien le reconnattre tout entier dans un trou où Soulevant ma ou volontiers la .tants mais mon main dans les chlevc:ux et abondants. Mon à que je voulus faire le , de che:vetlX me fit d"holrrellr
mon monsJe ces diables à de nos egllse:>, aux bons R. DE MAIUCOURT. us CORNES DU FAUNE, par Emut RaJlnal4d. Cornes du et Litteraire L. Léon tout est délicieu:iI:, abs()}ume'nt. - car ce livre est sont délicieux. vendre
BIBLIOGRAPHIE Comme les Fleurs, pourtant Capucines Se font au cœur des plus touffus, Je vont se perdre mes Racines - A pénétrer les que je fua. J'ai déjà Décelant de rois ce Parures. Et comme un enfant simple égrène un chapele., Le cœur PETITS FRANÇAIS, raI' Eug'll!'l.e Morel (chez Albert Savine). 563 de n'eût pas tous avant de cres: - décadents. pél-an:lents de de second uri SL. néVHlpalthie avec une cOlmp'étllnc:e Ü1C()Qlestat,le, une saISIssante : un O,;cllltist.e mieux traité cette qUlestllon de Au reste, de tant des écrivains Morel est un occultiste inconscient. non seulement par la pel>- fection de cette étude maladie mais encore par le coup d'intuition a déterminé l'auteur à sel' ses deux héros à une théorie gnon:lotlique, certes de lui comme elle
t'INITIATION le enseignel:1llents du dissec:ti<l,n du livre en Bept quatrièl1ne, rOltaCJtes, et le cindisjoints sans nécessité visiveur amère autrement à activilté! et des et des métiers pour il ya lieu de trouve la vie mauvaise nlirUmt vibre de cette foi Vaiill:ant:e réaction Eugètle Morel Occultistes. Aussi ne en un autre dans son les et les... du reste une erreur à nous ont habitués les mais les décadents et les bureau- .crates seront-ils contents? Aux de vue volume est très Il y aurait sur cet aspect à écrire, dont je ne à ici. Je dirai seulement que tout est du et Socialisme. En matière litltérail'e on à l'auteur que tième n'est pamrlh},et certaines d'un tel honneur .semble un peu à verlde,ua et de retenues. 11 de morceaux écrits sous des très on lui retrouve la même sa· mais il est livre d'EuAUGUSTIN CHABOSEAU.
GROUPE INDÉPENDANT ESO,rÉFtIQl:JES 565 conférences du obtiennent un succès. Le mars, M. ancien bâtonnier de l'ordre des avocats, a les conférences contradictoires par une charmante causerie sur de la Femme. M. et Mme. de M. le P. et autres personnes , ont la à la suite du succès pour tous. EXPÉRIENCES sur la communication psydis:lal1ce sont en ce moment. Les sont fort curieux et seront à nos lecteurs pr()ctlailQelnent. Les de Louis Lucas vont être aussi rel)ri:ses et dév'eloppE!es. BRAN'CHES Les fondés le 21 sel'temtlre par Bouchet et L. comJ:;tel:lt à ce membres titulaires leurs Dix membres recherches en fermé. Trois lièrement des Plusieurs recherches dont ils font résultlUs, au lirclupe. .... Une nouvelle dansledéJ,arteoaerlt est en formation •.'" La Branche KUMRIS de Bruxelles nous envoie au dernier moment les résultats brillants de ses efforts. Nous en dans none numéro.
566 L'INITIATION biblio. les derniers QUARTIER GÉNÉRAL Des réunions hebdomadaires entre les membres du susc1epltibles de faire des conférences vont être du 15 mars. aussi la création des dans on parus, intéressant nos doctrines. J __ •••_.cal:holique le M. OSCAR HAVARD inl:itll1ée« les Sorciers Fin siècle ., extra,vcms l'anecdote suivante, relative d'un Heuun médiocre demandai à réalité « nos magicier:ls « ficier de marine.
Dans preuve est conde dans rue : {( J'ai tout à obJeCltlCmS me permettre verbalE!. rI,ais une abandoIlqUluantel-ciinq miaul:es, aucun au bout d'une bleue au-dessus du "cU'!ifl)"" le nuage se matérialisa peu à pb,yslOnomlle d'une femme de mieux on fit halte; la portilère avec mon en d'un château. nous acl!:lelnilnâlnes vers le pavi.llon central; mon conducteur me fit oènè'tl:er dans une sommairement meublée.
Le cule les une aelnl-ODSCllrité avancé un fauteuil le m'invita sur une personne Je désirais dans la ..:hambre ;rOiISll::le, me laissant mes réfiexi.:ms. « Je me conformai à la consigne, Lors de mon dernier à dans le salon de la n'habitait résolus de commenje rang en toilette discerne, les bien là devant moi de N". endormie. me vint tout d'abord de Ja réveiller.
Mais je n'osais ser la hardiesse Il fallait que portasse avec moi un de cette fanJ'annulaire de sa Ma et je la mis MAGIE PRATIQUE • nez-vous trois ou heures et suis tout Avous ,. rélpli.qulli-je d'uu air décidé. Aussitôt, l'inconnu héla sa voiture et nous nous installâmes tous les deux dans le véhicule. « Ma montre accusait c'est vous dire que ce ,,,,n..,,.... à son secours les téllè furent soilgneUsetnent
« Voilà mon histoire: maiinlten.ant, pensez-vous? l) SOCIÉTÉ DU PROGRÈS SOCIAL à été fondée cette« Société de et d'Etudes Sociale nombre membres est rel;peculble. de conduite' est nette j la statutaire débute Voilà un an Internationale listes », et Il est la très et ainsi: c A cette heu,e où les meilleurs se stérilisent par les c excommunications dont ils nous avons c les bases d'une association nous « une école de tolérance et de respect et c où chacun conservera le droit de pe:1ser librement et « l!elon ses convictions,
NOUVELLES DIVERSES un moyen 2 11 de créer à élaborade la dlSposltlCm 4: La Société du Social a pour but: 1° de cons4: tituerà Paris un internation9.lde 4: sans autre c aux et aux bOI1:les vololl1tl!;s C, de communication et de 4: Paris un central de c tion commune. c En exclusivement l'attention désintéressée « de ses membres sur les la Société « croit servir les intérêts la démocratie « travailler efficacement à la cause de « tion morale et de tran'sformation sociale passionine « les meilleurs de ce temps. » Phénomène sans pr<;cédent, messes SOnt à la lettre. Les gfllltlllÎtllS et ont lieu tous de huit heures et demie du rue des par la Revue .:sOcUlillste. un modéré, On ne là traces de Les nébulosités du Né()-Pânt,héis:mede M. sont écoutées avec non moins dissertations matérialistes de M. Véritable Jésus-Christ et l'Univers sans Dieu. A les traités le récemment et avec le de talent: et le Socialisme et la Economistes et l ,par Elig"ne de l'HoY/lieur dans par Robert Bernier; la !'hzdLt!lfl'ie_ par Mm. Aline Val· Mtzgi:stri'lture, par Adrien rature.
L'INITIATION Des par le date très pr()cllaine. LES R.-P. :JÉSUITES Révérent les cOllapris celui de Ralentissernellt de des nuages chaq;és etc. doit y avoir dans 'li: l'Ordre. des pr,ofe:ss.eulrs les classes conseillons au de demander livres sa série de« victoires » sur la Les R.·P. Jésuites nous avaient habitués à beaucoup de on rarement les accuser d'ignonaDl:e.
Nous savons sourée certaine le a donné l'ordre aux d'étudier les Scien.::es occultes et de lui faire un rapport à ce cette les études se no,ur·suivlmr calme et Mais notre mouvement est accentué pouv,oir être escamoté. Aussi est·on de le Cmnbllttrc. A le R. P. Le a une série de conférences sur le .Miracle et la Science.
Nous sommes tout à reconnaître la valeur intel,. que son mode de manifestation. cas ce n'est pas le cas. se faire une idée des erreurs th(!ories pe1llt-CU'e t11é()logl.liu,eS, mais peu brîllé avec ses de T LA GNOSE Pour renouer la chaine traditionnelle et favoriser le gr()t1I>eorlerlt de l'assemblée gnosl:iqIJe-altngleoi.se, M. Doignosl:iqIJe, notre dédl,.tÎrlctlif de avec l'assentiactuel de ce
NOUVELLES Dn/ERSES la 1 discussion et l'pvn,,,..'; de Me Matsecrétaire la L'AFFIRMATIVE A ÉTÉ ADOPTÉE A UNE GRANDE MÀJOR1TÉ. LA S. T. Nous avions décidé de consacrer à la Société Th.éosoune étude d:IOS du Traité de Science v ...........:'. Mais la du les constatations surtout de ce mouvement en donnée l'Histoire de la S. T. li ces Or.ientaulX nous semble suffisante.
On ne aux morts et il serait louable d'accoler des noms aussi inconnus aux encouragemeuts à nous donnés par des hOlm,me:s éminents et sérieux. .'a!,oI1d:m(;e des matières nous à remettre au le Bulletin de notre ami Wirth. P.
A. - France OCCULTISME Voile d'Isis (1 25 février - Cette a de devient très intéressante j compte des séances d'études poursuivies au Dans ses trois derniers numéros siglt:lal,cms les Origilles éscltéI"iqlles de la Réforme et surExcellent article de M. Jh,:mtley occulte et la science moderne. nous ferons dans le de dans les L'Etoile sur la article mél'Îte une numéro. Une tête du numéro vient montrer combien M. Franck.
Il raison de contre la tendance à faire de la Science et le but de toutes les sciences. tout l'Affaire de la S. T. par dhisme de Léon de amllY!iée curieux article de Francis Bourbonnais demeurée à l'état a commencé la des Lois la Série le Roman de L. Lucas et des Vers d'Olivet. Etudiants Su,ed'en,bol·gi.ms Allar continue son anah'se le dernier ouvrage du re<;ornrrlanido,ns à nos lecteurs cette souvent.
Revue des Sciences . - Suite de Pour et contre bonne étude sur les questioris 1I18B;nétiques. commence un cours de munications intéressantes de Horace A. le par J. Beiarson, et ses dernières et un très commence Fabre des Essarts sur les Hiér.oplnalucis. - Bonne Pasteur. Aux hommes de
de M. Gabriel Delanne REVUE DE LA .fiRESSE PÉ/<.IO'OIQiUE bonne volonté. Une indiscrétion nous buer ,à Amaravella. - Nous re,;OIDlIlat1ldQ,ns rement à nos lecteurs cette revue fort bien sur dem d'admission à la SPIRITISME de Bruxelles sur les savants officiels. notre ami C. - Les les du Saloudalou et Ré]pOllSe de au le même numéro. tap'ageUlrsà J.
Marcus de Vèze sur l'Intolérance à travers ADlal'{se du livre de Léon la Mme Lucie traite la à proposd'j'osIlirllti<lns COlrI1111UIliquéles à duchesse. P. F. Courténfle article des sociales ,-,uUIS'"'''' social que pr,éOllre vOiilllJlC rendu des conet à Paris la Mort de 91 - Suite de l'étude l'Occultisme et le Spiritism,e. Il aborde cette fois des élémentals et des élé. mentaires. La est connue.
La conférence n'a pas été réfutée bonne raison n'en pas la teur voudra des élémEntals en travail chez il lui suffira de un Dans nOIre
étude sur II: la Kabbale» de M. Franck nous avons assez de cette questiofl. fréquents à la faits par la Presse touljOtlrS, eSl'.ér()ns-le, 'sans de l'Initiation. Le est le seul cajpal:>le de se prononcer cotnme il l'entendra. . - Numéro intéressant. attaques aux « :li> POTHEN,OT, une rectification de M. DUFILHOL au de notre Ch. et la tra.ductlon d'une brochure aIle. mand. les alliances de C.
CHAIGNEAU paru dans le dernier de notre revue et une intéressante traduction sur la Lecture de la chez les Chinois. Le numéro d'avril de contiendra une étude fort curieuse sur des de même ordre faites en France le mois dernier. P. MAGNÉTISME Journal du Le machez les Am:iens Suite des du docteur Carlo Influence du minéral sur la animale. Nous recom- ce à tous nos lecteurs. Chaîne (15 février L'affaire Gouffé.
Applil:atiion du à et Il la Le Somnambulisme 'et les intéressantes communications de H. P..ltleriel" Nouvelles discussions à propos du volume du 1 l I! SOCIALISME Revue socialiste - G. Rouanet étudie dans un très bon du travail dans P. Bertrand continue son intéressante sur crise rêvolutionnaire en Russie. aussi Le Droit à l'existence de Benoît Malon. serait à été faites
..REVUE DE LA PRESSE souhaiter que les rédacteurs de cette revue connussent l'occlilltisl1ae, surtout dans ses aux questioIlS sociales. (ianviier et février - Suite des remarsur les Facultés humain, extraites PO!,thl1mles de J .-B. André Godin. Signalons Assistance et Pasla et surtout le Articles de Destrem annonce son de détruire le va purevue mériterait un Rénovation et H. Destrem et E. Barat. H. intitulé Des d'c/rll"anÎS>!'r le bien l'ana1lvse brièvement. Cette DIVERS Alliance H. Duclaud à Société d'ethrlograIlhi,e. Discours de la An:1l1Y!le du Traité traduction de .l\'lc>ntler1et de Het d'Amsterdam. - élémentaire de occulte de A Brûler de Lermina et d'articles Rouxel. La de Rome (dé;celnblre bon article sur le P,.,,,,y·,,,,,,,, son titre en celui de la
des Revista Article fort fait sur le trouve tlne curieuse liste des nous relev.ns les noms 11lustr.1Cion Revue bien faite proIes idées SpirilleS au Mcexique et rend compte résultats dans les des divers groupes "'plllue:>. Revista de Estudfos Ps:ico,loR'ic(JiS, et février rendu des cérélnoniles ont eu lieu et des discours à l'occasion de l'anniversaire Fernandez l;olavlld.a, le du Le vicomte . article du caractère moral du Snirilti!lrne. revue est une des' mieux faites de toute 'et aussi des mieux informées: DOUS la rel:ornnlarldl)QS vivement à nos lecteurs re1;p!lgool. The et février -Suitedu de ris. : 1 r.:v·ol'utîon chez les animaux par E.·H. Théisme et Nivarna J ...A. Anderson. - M. et Mme relatent un article intéressant les exp!(lratic.ns ont faites dans le Yucatan où ils ont traces des civilisations, égyp:tienne, chîrlOîse, et hindoue. ALEJANDRO DORADO R. Le Gérant: ENCAUSSE. RUE Dl;: LA.
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