The text
, il/,Ay _ þÿ : * <,, þÿ . f a a a v á l í a î ,.>; `Î`¢` Q / 'É' *re =N 1e*xANc. _ Unxnz mx FRA ' _-. ^ _ _ r_ þÿ : . e '*" `*~1s_qg"* '-1 * *T , . "=*"=l¢ »-'r<ñ,Y"` þÿ : *' ~ þÿ - " " < . _ T : I* , þÿ ¢ ; = « z : ~ ~ _ ou« ,_I, - ,""""'= î.szs¢. «¢f|*~;å_. «* r wine. Î .l þÿ : mîkxiljï V Dãfa cv à ÿ « ç _ _` pf.«".¿_*-¿`¿,¿ þÿ » ~ : . W ¿ » f ` r; r I WM þÿ ` | W : "ü Îî* *Î2¢=§Ê*ï þÿ . " * : : « ° Î :i þÿ .
W - . * f * ¬ * = ' " * ï § Î " V Y r "lffiim V2 _; _, '¿'§ä.7î' )1!* iI==_r;« Ugå *,*; ë . = V å . ¿¿¿¿I;h þÿ : * rg: _ þÿ Q § § É ' m : ` v K.. W., É. - *V ` ïgê 5 % Á @vw î, §:1§¿| u Ê ig È£*" " 1; _. : V 8 'QW M /' A.-Au V r f ==~ rm;--_,*'f ` Yfg /«_ : I ir _1,, _¿==¿¿ ,vn g r 11 'r' H* w/ / « _ rv: f È *sa " ~ ' þÿ * - w ? ` : ~ ,ir , * *srl * = 1 8 r Lgîîf f 4 þÿ ¼ ëû û g þÿ ' » : !
' * " *ãr " ._ '-gf erþÿ * i J " ã é *û § §û î I " ~ # þÿ Î ¼ WH" þÿ . r 'û fû ? ï . M w *_/8 þÿ e . * L S í * " l " £ " ' ã = * = * JM -ulmlf __ '|;1!L_._'å"à.LL _ II TI þÿ . : ÎÎ ' ' ' ' ' "" L " I 't ' t ' Revue philosophzÿue índéÿendante des Hautes Etudes Hypnotisme, Théosophie 8 ' Franc-Maçonnerie, Sciences Occultes v _ î-. Directeur : PAPUS * Rédacteur en chef : Secrétaires de la rédaction :' George MONTIERE c.BARLEr, j4.LEJAY .
Sommaire (voir ci-contre) ~ -«_Î N° 2_ NOVEMBRE 1888 , þÿ R r î b ¼ c r x o n 2' þÿ A I : M 1 N r s ' r R A ' r 1 o N . : 14, _ rue de Sirasbourg, 14 58, rue St-Andrédes=Art:;.58 PARIS Î PARIS . ' JJJ
* il * 7' L _ _-: ... .SOMMA IR... 1 W 1 Î' Phílosopizie ' ` Préface du Serpent dela Genèse. . . P3I"STANklSLAS nm Gunn. Occultisme Le voile d'Isis ..... . . . . Par G. MONTlÈRE¢ 4 4 Physiognomonie ' La Théorie des tempéraments. . . . POLTI ET Gunz. (Avec iigures) Études historiques Adonis et Jésus. . . ...... H. Lxziziuv. _ Études bibliographiques Le Royaume de Dieu. . .' .... Rnuf CA11.1.ié. Kabbale Les Traditions secrètes des bohémiens. Pnus.
7 PARTIE LITTÉRAIRE A Brûlei* (suite). . ....... J. LERMINA. Contre les réalités tristes_(poésie) . . E. Gounmu. Bulletin théosophique (p. 176). '- Franc-Maçonnique (p. 179) - Magnétique (p. 180). - Spirite (p. 182). - Sommaires des Revues. A ' Correspondance : Le Pouvoir de guérir, par R. þÿ 0 1 . 1 1 > 1 : 1 A N 1 : (p. l82). - Bibliographie.
Revue de la presse: Les Suggestions hypnotiçues criminelles, expériences de MM. Liégeois et Bernheim de la Faculté de Nancy (p. 187). i Avis divers, _ 1 1 l
* n 1 T p /x* PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE ÊRÉFAGE WWE Ewan est enámnmriomz Le Serpent de la Genèse (1), par Snmsnns DE GUA1-r.. - Un fort vol. in-8, avec cinq þÿû g u r e s magiques, dessinées par M. þÿ O s w a ¼ n Wim-H. - Paris, Carré, éditeur. _ I A l'heure où nous traçons ces lignes, le monde intellectuel est en plein désarroi.
Le triomphe de la pire épidémie - l'Agnosticisme -- se laisse augurer par trois symptômes alarmants entre tous : le délire de fírrespect, la monomaníe du relatif et laþÿû è v r e de þÿ l ' í n d z ` 1 : i d u a l í s m e .
Si, pieux à recueillir les enseignements du passé, comme un fils accomplit les dernières volontés de son père, le Docteur moderne interrogeait avec déférence le testament des Sages primitifs ; Si le Savant, sans négliger l'étude patiente des faits matériels, ni suspendre la grande enquête analytique, veillait au triage progressif de tant d'éléments épars, ÎÎ (1) Pour plus de détails sur ce orochain livre, voir le Lotus, tome 11, page 32: (n° iz). 4- ,1 T
! l .
V 98 ' x.'uu'ru'riou en vue þÿ d ' é d iû e r une Synthèse Universelle - où se rangeassent en quatre hiérarchies étagées, les Sciences physiques, intellectuelles, morales et divines; _ Si le Penseur enfin, moins soucieux de paraître original que sincère: et véridique, se montrait aussi moins prompt à récuser toute autorité traditionnelle qu'à s'enquérir avec loyauté des principes éternellement absolus, qu'ils. aient été formulés, ou non, par un autre que lui; Si tels étaient Théologiens, Savants et Philosophes, alors le xxx' siècle. serait en vérité le Siècle-Lumière et Paris la Ville-Soleil!
Mais non.
A part les minutieux investigateurs du positivisme, qui entassent, infatigablement et sans conclure, sur des Ossas de menues constatations, des Pélions de remarques scrupuleuses; - 'à part les dévots mais aveugles partisans « de la Lettre qui tue, » dragons de la sainte caverne et dont le seul= mérite est de conserver intact le trésor symbolique dm dogme à jamais fermé pour eux; que dire de ceux-làt que tient encore le souci des vues d'ensemble P Comme leur ambition se borne à estampiller de leur nom'un système d'ailleurs quelconque - mais qui paraisse bien à eux - ils contestent a priori la doctrine de leurs devanciers et poussent l'ému.lation entre collègues jusqu'aux plus mesquins dénigrements : nul ne veut être le dernierà dénoncer son voisin, comme envisageant les choses d'un point des vue inexact, erroné, trompeur...
Comme si le rôle de la Synthèse n'était pas d'embrasser tous les points de vue relatifs, dans une même et absolue comtempla~ J.I.l_l_I
U/ Pmâracz-: nu þÿ s E 1 u : x : N ' r DE LA GENÈS1: 99 tion du Vrai!
C'est la Haute Science que celle-là,'et Spinosa l'a magnifiquement þÿ d éû n i e , en disant « qu'elle envisage les objets sous un caractère d'éternité. þÿ : : * *INéanmoins, quelque désespérée que puisse paraître à cette heure la cause sainte de Pintégrale Vérité, il est loisible à Pobservateur attentif de percevoir, à côté des symptômes de décomposition et de mort, d'autres indices non moins certains de restauration et de renaissance.
Toutes ces choses sont providentielles: des scories se dégage au creuset le noble métal, - et le monde nouveau; dans son þÿ S u v r e de laborieuse þÿ r é é d iû c a t i o n , utilisera les þÿ i nû m e s débris du vieux monde, dissocié, désorganisé fortà point, pour fournir des matériaux tout prêts aux architectes de l'avenir. ` Ainsi lé Futur s'alimente du Passé; ainsi notre .Mère Céleste (1) fait germer et þÿû e u r i r la vie éternelle «sur le fumier de la mort - terreau fertile et qu'en- ,graisse l'univc.rsel.le voirie des existences éphémères, accumulées de jour en jour. i r 9* þÿ 9 ¬ Aux siècles lointains, alors que þÿû o r i s s a i e n t des civilisations plus colossales, mais surtout plus nobles et plus fortes que la nôtre, þÿ - : car elles reposaient sur Yuníté de la Synthèse et non sur les morcellements de (1) La Sophia åeségmsüquesäfnis de Bohme etde Saint-Martin; la Nature-Nan-vante, pause du qbe; en un mot La Providence, ou conscience universelle de la Vie-Principe.
1 oo L'1NrriAT1oN l"Analyse; sur la saine et sainte Hiérarchie, et non sur l"Anarchie morbide et dissolvante; aux siècles lointains, la Science et la Foi s'identifiaient dans la splendeur une et indivisible de la Totale Connaissance; le Sacerdoce et l'Enseignement fraternisaient, ouvrant deux voies distinctes sur un même idéal; et de vénérables Universités religieuses rassemblaient de jeunes élèves dans l'Etude et le Culte du Vrai.
Le Pontife et le Savant þÿ e nû n ne faisaient qu'un Maître, chargé, sous le nom d'Hiérophante (1), d'initier graduellement les hommes dignes de ce nom aux quatre hiérarchies de sciences sacrées et þÿ d ' o fû c i e r dans les cérémonies publiques : ainsi, porté sur les triples ailes de l'étude, de la contemplation et de la prière, lei néophyte s'élevait par degrés, de la connaissance de ce qui est, aux mystérieux et ineffables arcanes de Celui qui est éternellement.
Tel nous apparaît Penseignement þÿ s c i e n t iû q u e et religieux, dans tout l'empire arbitral fondé par Rama; tel, après Irshou et le schisme des Yonijas, le saluonsnous encore dans les contrées comme l'Égypte et l'Etrurie, qui surent garder intact le trésor traditionnel de l"antique orthodoxie.
L"Hz`stoz`re phz'losoplzz'que du Genre humain (2) de Fabre d'Olivet, ne laisse aucun doute sur ces faits historiques; mais ils éclatent surtout d*une lumineuse évidence aux yeux de ceux qui ont médité sans parti Î- (1) L'hiérophante était à la fois ce que nous appellerions Évêque métroolítain et Recteur d'Univerxíté; hiérarchxquementdgroupés autour de þÿû l i , les simples professeure-prêtres prenaient le nom e mages. (2) Paris, J. Brière, 1822, 2 vol. in-8. I
PRÉFACE DU SERPENT DE LA GENÈSE lot pris þÿ l ' S u v r e plus récente et moins sommaire du marquis de Saint-Yves d'Alveydre : la Mission des Juÿs (1).
Blessée dans sa vaniteuse sufïisance, notre civilisation contemporaine peut mettre des lazzis sur les lèvres de ses sceptiques défenseurs ; opposer le ricanement de Voltaire à la voix inspirée de l'épopte qui, brusquement, déchire à nos regards le voile des temps dits héroïques (2). -- Rien ne prévaut en þÿ _ d éû n i t i v e contre des faits positivement établis, et quand la Vérité sainte émet son verbe fulgurant, elle enveloppe dans ses roulements de tonnerre Paigre voix des þÿ s iû l e t s : libre aux þÿ s i fû e u r s de prolonger ensuite leurs grinçantes protestations...
Ce fait n'en demeure pas moins sans conteste -que le tonnerre a parlé. * -V* Oui, vos débris titanesques, ô monumentsmystérieux des vieux âges, témoignent de civilisations formidables et sacrées, où la Science et la Foi, (d'accord dans leur principe trois fois saint), se prêtaient un mutuel appui : la Religion consacrait les enseignements de la,Gnose; la Gnose þÿ v é r iû a i t les dogmes de la Religion !
Et les simples, à. travers les fables exotériques, comme à travers un cristal dépoli, recevaient le rayonnement de la vérité-lumière, aux degrés d'atténuation que comportaítla faiblesse de leurs yeux. (1) Paris, Calmann-Lévy,-1884. r vol. grand in-8 de rooo pages. (22_Temps héroïques... appellation aussi inexacte que celles de temps pré zstorzques oullabuleux; mais pour nous faire mieux comprendre, orce nous est d a opter la terminologie consacrée par Fusage. _ þÿ ; : _ + _ _ _
Îi-hui tée IJINITXATION Toutes les antinomies conciliées; toutes les connaissanees classées; toutes les réalités contingentes débouchant dans l'absolue vérité, comme des þÿû e ¼ v e s þÿû n i s dans þÿ P i nû n i de la mer z c'était là une forte synthèse, harmonieuse et hiérarchique lit.
Telles, dans le corps humain, les circulations veineuse et artérielle; ainsi, å travers tout Porganisme de ce colosse, se croisaient deux courants d'ordre intelligible, ascendant et descendant : H l'un, parti de la multiplicité des observations positives, convergeait vers Punité du Vrai transcendantal et absolu; l'autre, émanant de cette unité sublime, se þÿ r a m iû a i t par contre en radieux canaux, à þÿ P i nû n i , pour aller répartir sa sève de lumière sur Finnombrable multitude des faits primitivement observés.
Une science : celle de l'Ètre ; une religion : celle de Dieu, fusionnaient en un Culte þÿ s c i e n t iû q u e ou Gnose sacrée, par quoi les adeptes s'élevaient à la totale connaissance dela Vérité Divine. 1-*4 Éduqués à pareille école, les hommes de cette ère bénie étaient des géants a-~ nous sommes des pygmées.
Leur unanime admiration saluait les þÿ S u v r e s grandioses de Flntelligenee et de la Justice : -- Les meilleurs d'entre nous, titillés d'un enthousiasme malsain, se prosternent devant les idoles sanglantes de la Force arbitraire et brutale. Nos lointains ancêtres criaient : Patrie! les yeux au elel tout fleuri d'étoiles ; -H ivres de sang et de haine, nous crions : Patriel en trébuehant aux tertres de "_"-1*-vu-11. _
vaéracz nu sauveur me LA Genèse 103 récents charniers, et c'est au même refrain que nous rêvons de futures et plus sanglantes hécatombes. Sommes-nous pas bien naïfs, dans notre présomption, quand nous proclamons Pavènement contemporain de la Science et de la Lumière?
Pareils au grossier centurîon de Rome, qui traitait les Grecs de barbares, nous n'avon$ pas assez de dédain pour les héros des civilisations antiques. - Apôtres du scepticisme, nous conspuons leur fozfnaïve ; leur enthousiasme serein nous fait sourire, blasés qui n'avons plus d'énergie que pour le Mal! _ Et si les morts revenaient, pourtant.
A la vue de notre société pourrie, Ram ou Zoroastre pourraient bien railler à leur tour, s'ils ne se sentaient plutôt l'envie de pleurer sur nous et notre þÿ p r é s o m p t u e ¼ s e décadence.
V Est-ce à la multitude des connaissances isolées, empiriques, analytiques; est-ce aux progrès de l'industrie, du luxe et du confort que se mesure une civilisation? - Ces choses sans doute ont leur importance secondaire, dans þÿ l ' é d iû c e d'un état social;' mais la valeur réelle d'une société se mesure à son développement intellectuel et moral, à l'équilibre de ses fonctions organiques, et surtout à la perfection de son système unitaire.
L'incontestable progrès des sciences positives ; l'importance et la variété de leurs applications; le développement ,gigantesque de Vindustrie; l'apparente prospérité des grandes nations, qui þÿû n i s s e n t toujours par engloutir les petites; Paccroissement général (significatif d'égoïsme), du bien-être matériel; a
104 IÎINITIATION la diffusion très active d'une instruction bienfaisante sans doute, mais bien primaire: toutes ces manifestations du Progrès au sens moderne du mot ne nous font-elles pas illusion sur la valeur et l'universalité de notre état social européen P Mais à n'envisager que les questions sociales, nous apparaît-il si merveilleusement enviable, cet état P Allons, rentrons en nous-mêmes et faisons appel å notre conscience, þÿ aû n qu'elle juge avec équité l * I -ï -Vþÿ : L ' é t a t actuel ? - Voyons ses fruits: L'hostilité þÿû a g r a n t e de la science et de la religion ; - la grande lutte des autoritaires et des libéraux, plus farouches et plus irréconciliables que jamais; - le Positivisme aveugle se disputant les plus hautes intelligences avec le stérile Éclectisme et l'individualisme éhonté des Sceptiques; -- le Militarisme envaliissant tout : la cité bâtissant la caserne et la caserne opprimant la cité; - le Socialisme s'alliant trop souvent au Nihilisme, pour triompher par la dynamite ou sur l'échafaud; - l'Economie politique épuisant sa verve ingénieuse à dissimuler sous d'euphémiques vocables l'imminence de banqueroutes nationales, signes avant-coureurs de pires débâcles; - l"Agriculture en Europe égorgée par le Libre-Échange... -- Toutes les licences, en un mot, sous le nom de Liberté; toutes les misères sous le nom d'Egalité, et sous le nom de Fraternité, tous les égoïsmes! Sont-ce là les indices d'une civilisation réellement prospère ? l I
PRÉFAC1: nu snnmzur ma LA G1:NÈs|: 105 La réponse n'est pas douteuse, pour qui a comparé l"ère présente, non pas aux siècles césariens d'Assoûr et de l'Empire de Rome þÿ ( i nû m e s épaves d'un vaste état social en pleine dissolution), mais bien aux trois mille cinq cents ans de la Paix du Bélier, quand Fempire universel de Rama prodiguait au monde sa glorieuse lumière, si vive et si douce, que le souvenir de l'âge d'or est resté dans la conscience humaine, comme un réconfort pour le présent et une espérance pour l'avenir! * -ï!
Quels cataclysmes matériels, intellectuels et moraux n'a-t-il pas fallu, pour jeter à bas cet þÿ é d iû c e auguste, cette sainte Babel de Pharmonieux androgyne éternel, l'Adam-Eve social P Mais debout, malgré Faction dissolvante des siècles, -- bravant Saturne et sa faulx, Neptune et son trident, bravant Mars et son glaive, -- les ruines de ce passé grandiose ont subsisté: des obélisques et des pylônes sont encore là, criblés d'hiéroglyphes. . _ Une âme latente habite ces squelettes du passé ; .un verbe puissant fera vibrer quelque jour les profondeurs de ces nécropoles soixante fois séculaires, et la mort apparente livrera une fois de plus au monde caduc les secrets de la vie !
En attendant que la Parole posthume s'exhale de tous ces ossements de l"Antiquité sainte, de rares penseurs ont déchiíïré les inscriptions hiérogrammatiques des temples en ruine, les pantacles des manus1 oô IÎINXTIATION cri-ts décriés: ils sont à même de prêcher, avec la prudence qui sied, l'Evangile nouveau.
Assez longtemps, du haut de sa croix, le Christ douloureux a fait retentir le monde du plus épouvantable cri qui ait jailli des lèvres d*un homme, des lèvres d'un Dieu défaillant un instant jusqu'à douter de lui-même: « Eli, Eli, lamma sabacthani/ þÿ : : -f L'avènement est proche du Christ glorieux: il est venu pour souffrir, se sacrer dans le sang et þÿ s ' aû î r m e r dans la mort; il reviendra pour vaincre, régner dans la paix, et triompher dans la viel -ii* Jésus-Christ est le soleil idéal de Phumanité : c'est dans son Evangile qu'il faut chercher la loi de la vie éternelle; son esprit y est tout entier.
Mais lui-même (ne l'oublions pas) nous a prévenus diun voile å déchirer, si nous voulons que la Minerve se révèle à nous dans sa nudité chaste et merveilleuse: « La Lettre tue, a-t-il dit, et l'Esprit seul vivÿie. þÿ : : C'est à Poubli de ce divin précepte que les Docteurs modernes doivent de n'entendre guère mieux l'Evangile, qu'ils n'ont compris le Sepher de Moïse, les prophéties d'Ézéchiel, de Daniel et d'Isaïe, l'Apocalypse de saint Jean.
Ils prennent les textes sacrés au pied de la lettre morte, attribuantà d'incomparables génies, tels que Moïse, Zoroastre et Jean, les tissus d'inepties que sont le Pentateuque, ou l'Avesta, ou l'Apocalypse, si, s'attachant au « récit þÿ : :(1) littéral, l'interprète U] Lequel þÿû ' e | t rien moins qifun réoin
PRÉFACE DU þÿ s x : i u : 1 = : N T nx: LA GENÈSE 107 oublie d'en dégager la science latente; s'il néglige d*éveiller cette Belle au bois dormant, qui dans la forêt enchantée, F inextricable fouillis de contes allégoriques et de symboles absurdes en soi ~ attençl toujours le Prince Charmant qui doit lui þÿ r ê n d rû 1% vie avec un baiser.
A Il Nous avons marqué l'abîme qui sépare notre état social de celui que le génie de Rama þÿû t prévaloir, trente-cinq siècles durant, sur les deux tiers du monde alors connu: car les preuves abondent, et nous n'y saurions trop insister, Page d'or n'est point un mythe, et le Règne de Dieu sur la terre est une réalité dans le passé.
Mesurant notre civilisation contemporaine au patron de Panciennei nous avons précisé par contraste les limites - si restreintes, hélas! - de son intelligence et de sa moralité.
Et malgré le développement relativement énorme des connaissances positives-, nous sommes en mesure þÿ d ' a fû r m e r que la comparaison sur ce point ne serait pas plus à notre avantage que sur les deux autres. * å* Nous n'avons guère parlé jusqu'ici du fatal Serpent, et les quelques pages qui précèdent peuvent sembler au lecteur un singulier þÿ h o r s - d ' S u v r e : elles n'en sont un qu'en apparence. - Uinterprétation ésotérique - strictement inconnue - d'un texte de Moïse ne pouvait être présentée, sans qu'on insistât d'abord sur la commune ignorance où sont les docteurs, de l'esprit
108 L,INITIATlON caché des Livres saints ; d'autre part, avant d'indiquer à quel point l'Exégèse religieuse est routinière et þÿ s u p e rû c í e l l e , il importait de mettre en lumière, - par un effet de repoussoir, - le caractère également agnostique de la civilisation contemporaine, véritable cause de cette routine et de cette légèreté. Mais il est temps de marquer ici les étapes que nous allons parcourir.
Cette Genèse, que les Docteurs entendent dans un esprit matériel et anthropomorphique vraiment révoltant, cette Genèse « où la vérité þÿ s c i e n t iû q u e est cachée, effrayante de hauteur et de profondeur (1) », va fournir le texte d"une étude qui remplira tout un volume : car nous développerons- les deux sens occultes de ce texte, après en avoir expliqué le sens démotique ou vulgaire. * -V~ *V Le monde vient de sortir du chaos à l'appel du Verbe créateur, et le premier homme, façonné àla ressemblance de Dieu même, partage avec l'épouse (que, par un dédoublement mystérieux, le Seigneur a fait naître de son þÿû a n c ) , les délices d'un jardin sans pareil, destiné pour être leur immortelle patrie.
Tout ce que la terre, dans Fépanouissement d'une sève virginale, a pu faire jaillir de son sein sous les caresses du soleil, décore le paradis terrestre. Ce ne sont que prodiges de splendeur verdoyante et de majesté þÿû e u - rie. Et le couple amoureux et naïf parcourt - en roi et en reine de la Création - ces merveilles écloses (1) Saint-Yves d'Alveydre, Mission des Juÿ, page 66.
þÿ 1 : R É x - * A c u nu SERPENT ni: LA osuiass 109 pour lui seul. Un arbre unique est interdit à sa curiosité; et quatre fleuves, prenant leur source dans ses racines, s'épanchent en croix au loin, divisant l'Eden en autant de presqu"îles, rivales de grâce et de fécondité...
Et le Seigneur a dit à l'homme : -« C'est ici l'arbre fatal de la Science du Bien et du Mal : ses fruits donnent la mort; tu n"y toucheras point. » Mais déjà l'on assure que l'aimant de la chose défendue attirait et fascinait la femme; qu'oublieuse des mystères de son amour nouveau-né, Ève ne pouvait plus s"éloigner de l'arbre, et rêveuse, murmurait: - « Puisque ce fruit donne la mort, pourquoi n'en goûterais-je pas P þÿ : :La Bible (il faut tout dire) présente une autre version ; elle attribue la première tentation d"Ève au serpent qui la guettait, enroulé sur le tronc de l'arbre...
Mais, au sentiment des þÿ a r r i è r e - p e t i t s -û l d'Adam, Moïse a dû faire erreur sur ce point.
Quoi qu'il en soit, nous devons rester þÿû d è l e au récit mosaïque, ou plutôt à la version des traducteurs accrédités de la Genèse.- Donc le Serpent, s"adressant à Ève : « Elohîm t'a trompé; ce fruit ne donne pas la mort, mais rend pareil à Dieu même l'audacieux qui l'a goûté. þÿ : :Et moins indécise, Pespiègle tend la main vers la pomme d"or... C'en est tait, elle succombe à la tentation : prévaricatrice. Ève du moins veut avoir un complice.
Elle a mordu au fruit; clle y fait mordre Adam qui frissonne entraîné dans le crime, à l'idée de Celui qui peut à tout instant les appeler ..... Déjà s"élève la voix du Seigneur et le couple s'enfuit affolé, ayant honte, pour la première fois, de la nudité de sa chair. C'est couverts d'un vêteQ
x ro L'mmA'noN ment improvisé, en feuilles de þÿû g u i e r , qu'Adam et son aimable tentatrice comparaissent devant leur juge en courroux. - « Adam, où donc es-tu? - Seigneur, en entendant ta voix, nous nous sommes cachés loin de ta face, rougissant de nous sentir nus. -- Et qui t'a révélé ta nudité?
Tu as donc mangé le fruit de Parbre? - La femme que tu m'as donnée pour compagne m'en a offert, hélas! et j'en ai goûté. - Femme, pourquoi as-tu agi de la sorte ? » Et la pauvre Ève, tout en pleurs: «Le Serpent m'avait séduite... -- Sois donc maudit, ô Serpent (reprit le Seigneur), maudit entre les animaux de la création! Tu ramperas sur ton ventre et te nourriras des immondices du sol.
Et je mettrai l'inimitié entre la Femme et toi, entre sa postérité et la tienne... et de son sang une vierge naîtra, qui du pied écrasera ta tête, tandis qu'en vain tu þÿ t ' eû ` o r c e r a s de la mordre au talon. þÿ : :- Puis, s'adressant à la femme : « Je te condamne au travail et à la souffrance; tu enfanteras dans la douleur et tu deviendras l'esclave de ton mari. » _ « Quant à toi (dit encore le Seigneur à l'homme), pour avoir succombé aux séductíons de la femme, pour avoir goûté avec elle du fruit défendu : la Terre sera maudite à cause de toi, infructueuse et rebelle.
Le labeur incessant sera ta vie; tu mangeras ton pain à la sueur de ta face, jusqu'au jour où la mort rendra ton corps à. la poussière d'où il est sorti. þÿ : :Puis Aîlohîm, ayant vêtu les deux coupables de peaux grossières en guise dïhabits, chassa du séjour d'Eden le premier couple humain. Et sur le seuil, il mit un Chéroûb au
þÿ p n a m c s nu sauveur nr: LA Genèse lu glaive þÿû a m b o y a n t , pour lui en interdire à jamais l'entrée. Voilà donc, en substance, à peu de chose près, la fable mosaïque de l'originel péché : je veux dire, en sa version la plus matérielle et voilée, telle que Pont constamment rendue des traducteurs ou naïfs ou feígnant de l'être.
Demandons-nous à cette heure quel peut être ce serpent mystique et formidable, dont la þÿ p e rû d i e sut induire Ève en tentation... Et d'après les sens divers de cette allégorie, nous établirons les divisions de notre livre. Ill Qu'est-il donc, ce serpent P Au sens vulgaire, on l'a deviné : c'est le diable déguisé en reptile; c'est Péternel adversaire, - en hébreu : Sathan.
Au premier sens ésotérique, c'est la Lumière astrale, ce þÿû u i d e implacable qui gouverne les instincts; cet universel dispensateur de la vie élémentaire, agent fatal de la naissance et de la mort. Cet être hyperphysique - inconscient, donc irresponsable -et «dont il faut se rendre maître, si Fon ne veut pas devenir l'esclave des grands courants qu'il crée, suivant d'ifivariables lois.
Au sens ésotérique le plus élevé, le passage cité de la Genèse symbolise le problème du Mal : il faut y voir Phistoire de la chute humaine - aussi bien collective qu'individuelle, - à quoi fait suite, à titre de
1 I2 L,INl'I`IATl0N complément nécessaire, la grande épopée de la Rédemption. ' 1. Notre première partie sera donc consacrée aux þÿ S u v r e s spéciales, caractéristiques de Satan, la magie noire et ses hideuses pratiques, envoûtements et maléþÿû c e s . Nous énumérerons les ressources infernales de la sorcellerie.
Nous irons þÿ d éû e r dans son antre le Prince des ténèbres éternelles, et au sabbat le bouc monstrueux aux seins de femme, que les adeptes de ces répugnantes agapes devaient « baiser brutalement sous la queue, en signe de grand révérence et honneur þÿ : : . 2. Dans la seconde partie, nous donnerons le sens caché du mythe de Sathan (1).
L'étude de la Lumière astrale, comme agent suprême des þÿ S u v r e s ténébreuses de la Goëtíe, nous permettra de reprendre les phénomènes que nous avions décrits, et de les analyser dans leur cause et leurs effets réels, suivant les doctrines longtemps secrètes de la Kabbale et de l'Hermétisme occulte. 3.
La troisième partie, þÿ e nû n , sera la synthèse philosophique de notre livre: nous y aborderons la (1) Le diable est le symbole de toutes les affirmations mensongères et de toutes les négations stériles; c'est le spectre même du neant.- « Je suis celui qui toujours nie þÿ - : .fait dire à Méphislophelès le plus grand des poètes-initiés qui se soit levé, depuis Dame, aux_ contrees e l'0ccident. þÿ G S t h c , créant une nouvelle incarnation du Malin, s'éyertue à mettre en scène le mystère jamais compris de son incurable manité: le second Faust est la négation þÿû n a l e du premier; comme le jour est le démenti þÿ q u ' i nû i g e , à toutes les nuits é alement relatives, ce symbole absolu de l'eternelle lumière - le Soleil !...
Dans le drame du poète allemand, on voit Méphisto s'annihiler et s'eteindre, pour ainsi dire. en face des epuissances du Ciel: ainsi la laideur du mal, qui est Sathan, doit s'an antir - ou se fondre en s'harmonisant - dans la splendeur du Beau-bien, qui est Dieu.
PRÊFACE DU SERPENT DE LA GENÈSE Ill? grande énigme du Mal (1), et soulèverons, dans la limite où notre conscience et notre initiation nous le permettent, le voile redoutable et bienfaisant qui dérobe aux yeux du profanum vulgus le grand arcane de la Magie. _ Nous pousserons même, plus avant qu'aucun adepte ne crut devoir le faire, jusqu'à cette limite dernière, si formidable à franchir, où le Chéroûb emblématique, le glaive de þÿû a m m e au poing, menace de cécité les téméraires contemplateurs du plus aveuglant des soleils.
Qu'est-ce que le Mal? - Dieu l'a-t-il créé? - Quelle est Forigine du Mal, s"il n'a pas positivement de Princzpe ? - Qu'est-ce, au sens véritable, que la chute édénique? - Qu'était le Grand Adam avant la chute P- Que devient-il après P- En quoi le mystère de la Création s'z'dentÿîe-t-ilavec ceux de la Chute et de l'Incarnation ? - En quoi le mystère de la Rédemption est-il complémentaire de ces derniers ? - Qu'est-ce que le Rédempteur?
Le Christ douloureuxP le Christ glorieux P - Comment s"analysent kabbalistiquemem les cinq lettres hébraïques du nom de Jésus P - A quoi se résout, au point de vue ésoté- (I) L'utilité contîngcnte du mal s'explique par la loi des contraires et la solution de ce problème peut (éxotéríquemcnt, du moins), se formuler en ces ter es: Le Mal (oppose momentanément á la norme du Bicn.!pour manälster celle-ci dans Féternité de son triomphe : Dieu ne to ère le péché orrgginel, cette infraction au Bien négatü grid titre de gestation ténë reuse et transttoíre, d'où doit eclore ce ten positifct superlatif: la Rédemption.
La Rédçmptíon mène à la Réintégration. qui est le Paradis. Comme la_nun est þÿ l ' S u f du iour, ainsi le Mal est l þÿ S u f du Bien; cette paroi fragile une foi brisée, la lumière divine se manifeste, et du mal antérieur, il ne reste plus que débris de coquilles.
Qu'on nous pardonne cette comparaison triwiale, mais juste, gr e: à laquelle tout lecteur þÿ r eû é c h i pourra saisir la penséeîprofonde des maitres knbbalistes, lorsqu'ils appe lent les Esprits de énèbres des ëcarces: Corlices.
1 14. 1.'m11'umoN rique, la Questùm sociale? -- Comment Pinaccessihle Unité se révèle-t-elle toujours par le ternaire dans le monde intelligible, par le quaternaire dans le monde sensible? -- Qu'est-ce que Nirvana? En répondant sans ambages à toutes ces questions et å quelques autres., nous manifesterons Pidée que peut se faire des dogmes chrétiens un philosophe initié aux arcanes de la Kabbalah..
Telle est notre seule intention; et pour clore cet avant-propos d'un livre qui prétend ne troubler la paix d'aucune conscience, le lecteur nous excusera de transcrire sans commentaires ce que nous écrivions en 1886, au bas d'une page où nous avions été conduit à parler des þÿ S u v r e s du Christ: « A cette mission divine, nous croyons prudent de ne pas toucher ici: où la foi commence, peut-être conviendrait-t-il que la science toujours s'arrêtât, þÿ aû n d'éuiter de tristes malentendus...
Et chaquefois qu'au cours de cette rapide étude, il nous faudra toucher aux croyances religieuses, déclarons unefoispour toutes qu'aucunement compétent en matière de foi, nous envisageons les hommes et les faits du seul point de vue de la raison Jzumaine, et sans jamais prétendre à dogmatiser (1). » STANISLAS me Gunn. (2 Essais de science: maudites: I. AU Scuu. nu þÿ M v s r a n z . par Stanislas de mu (Paris, Carré, 11586, 1 vol. grand in-8). pages t3 et 14. . _
uc votua D'1sts 1 t5 LE VOILE D'ISIS Au moment où le xix' siècle, entré dans ses quatre« vingts ans, songe à quitter notre globe et revendique comme une de ses gloires les conquêtes de la méthode expérimentale, voici qu'une réaction se prépare dont nul ne saurait prévoir encore les conséquences.
Certes la science moderne a conquis son manteau de souveraine au prix de découvertes trop admirables pour qu"on lui marchande son droit à le porter; mais, en dépit d'incessantes victoires, sa caducité s'annonce à d'indéniables prodromes. Fille des hommes, faillible par conséquent, la reine a péché comme une autre et le poids de ses fautes commence à peser sur elle.
La méthode analytique a prétendu tout expliquer par la réunion et la comparaison de faits du domaine exclusif de nos sens.Or, si la Nature compose le fini au moyen d'un nombre þÿ i nû n i m e n t grand d'éléments infiniment petits, si donc þÿ l ' i nû n i pénètre þÿ c o m p l è t e - : ment la nature pour nous perceptible, vouloir étudier le þÿû n i sans tenir compte de l"iníini, c'était se voucr d`avance à l'erreur.
« Quiconque, écrit M. Barlet dans son beau traité del'[nz`tz'atz`on (1) auquel nous ferons maints emprunts au début de cette étude, regarde l'univers sans prévention dans sa gradation d'êtres innombrables, voit (|) Journal le Lo¢us,murs å septembre 1888.
1 x6 L,lNlTlATION s'élever du sein de la matière inerte une suite d'individualités de plus en plus caractérisées par la vie d'abord, puis par toutes les nuances de l'instinct, de l'intelligence et de la raison, de sorte qne l'Absolu qui, tout dïabord, semble extérieur à la matière aveugle qu'il meut, paraît s'incarner ensuite, pour ainsi dire,dans les êtres animés ou des proportions toujours croissantes ; ils portent en eux-mêmes leur principe directeur, au moins dans une certaine mesure.
C'est ce que le philosophe Hartmann, notamment, a si bien démontré dans sa Philosophie de Plnconscíent. « De là résulte que cet Inconscient, cet absolu facile à distinguer dans le monde matériel, quand on veut en isoler le phénomène et faire apparaître la loi qui l'exprime, est de moins en moins séparable à mesure qu'on s'élève dans le monde vivant; et l'abstraction n'est plus possible dans le monde pensant.
Il y a là quelque chose d'analogue à l'aimant qui montre au physicien distinctement les deux éléments du magnétisme, comparé au fer doux où, confondus, ils se déroberaient à ses recherches. þÿ : : Partout l'absolu se révèle. L'humanité gravite vers lui comme les planètes vers leur soleil, et la grande force qui nous incite à chercher encore et à trouver sans þÿ S s s e , c'est notre foi innée en son accessibilité possible.
Le but de la science, disent même les positivistes, consiste à expliquer un ordre de faits par un fait supérieur qui les engendre, à expliquer le nouvel ordre de faits supérieurs par un fait supérieur encore et, d'échelons en échelons, à ramener graduellement
LE VOILE D,lSIS II7 les effets à une cause initiale. La recherche de cette cause initiale, n'est-ce pas la recherche de l'absolu?
Quelle espérance de réussite complète aussi longtemps qu"on séparera l'étude de la loi de celle du fait, l'étude du noumen de celle du phénomène, l'étude du monde physique de celle du monde moral P « Dans le domaine de la pratique, ajoute M. Barlet, la science triomphante par l'industrie sur la matière inerte, faiblit déjà sur le terrain physiologique de la médecine et devient tout à fait impuissante dans le monde moral, et même simplement sur les faits économiques. » La science ne prouve-t-elle pas son impuissance à prévoir, à réglementer les conséquences de ses découvertes?
La vapeur et Pélectricité rapprochent les nations; mais, þÿ e nû é v r é e s par leur soif de domination et de luçre, les nations multiplient leurs armements et demandent à cette même science les meilleurs moyens de s'entre-détruire, tandis que les conquêtes de l'industrie, << nées des passions d"une spéculation avide, concentrent les peuples en quelque grand foyer de corruption physique et morale, où elles engraissent le falsificateur aux dépens du pauvre et du faible qu"elles empoisonnent de plaisirs frelatés. » (Barlet.) A notre époque de progrès matériels, l'in-dividu peu soucieux d'un avenir þÿ i n d éû n i , cantonné dans l'étude des lois de la matière et convaincu par suite de son anéantissement fatal tôt ou tard, concentre tous ses désirs à la satisfaction de l'heure présente, n'ambitionne que Fassouvissement de ses passions.
1 18 þÿ L ' r N m : . ' r 1 o N Uégoïsme accapare chacun, jouir et jouir encore devient l'unique devise; or ce sont les produits de la science qui nous procurent ces jouissances, donc hors Pobservation et Pexpérimentation point de salut l Le détail a tué l'ensemble, l'analyse a tué la synthèse.
D'individu à individu, de proche en proche, la gangrène a gagné les peuples et le sentiment de la solidarité humaine a sombré sous un effréné chacun pour soi; la liberté individuelle, jadis enchaînée pour le þÿ p r oû t de quelques-uns, s'émiette aujourd'hui dans des luttes stériles, sans þÿ p r oû t pour personne.
Faute d'une direction supérieure propre à diriger le labeur commun, à assigner au moindre artisan du corps social une tâche conforme à sa valeur hiérarchique intellectuelle et à lui fournir les moyens d'apporter son obole au bonheur général, les efforts particuliers, bien qu'enthousiastes et pleins de foi, ne sont qu'autant d'aspirations désordonnées et troublent de chocs confus la grande masse presque disjointe, parce que tous ses atomes se meuvent hors de leur sphère.
« Vos sciences expérimentales, dit l'Hindou Kout Houmi (lettre adressée å M. Sinnett et citée dans la Mission des Jugfs du marquis de Saint-Yves), n'ont rien à faire avec la moralité, la vertu, l'humanité; c'est pourquoi elles ne peuvent compter sur notre secours, jusqu'à ce qu'elles rétablissent leur lien et leur alliance avec l'ordre hyperphysique.
« Sèche þÿ c l a s s iû c a t i o n de faits extérieurs à l'homme, de ténèbres extra-humaines, existant avant, et devant exister après lui, le domaine de leur utilité cesse pour nous à la frontière même de ces faits.
LE vom. þÿ r : ' 1 s r s Il-9 þÿ « :La notion théosophique et transcendante des théosophes du moyen âge, que le progrès þÿû n a l du tlîâ~ vail de Fhuman-ité, aidé parles incessantes découvertes de l'homme, aboutissait à imiter Yénergie solaire et sa faculté comme premier mobile, et.q;u'il en résulterait un procédé' tirant de la matière inorganique une transformation en aliments nutritifs, une telle idée est inadmissible pour la cervelle de vos hommes de science.
«Qrfurm de nos frères traverse les monts Himalaya «en temps* de famine, qu'il multiplie les sacs de riz pour empêcher de périr des multitudes humain-es, comme il pourrait positivement le faire, que dirontvos magistrats et vos collecteurs d'i-mpóts ? Ils le jetteront probablement en prison pour lui faire avouer* dans quel grenier il aura volé ce riz.
« Voilà votre scienceoccidentale, voilà votresoeiété positive, pratique. » En réalité, l'observation et Pexpérimentation seules ont-elles résolu un problème P La foule des faits rassemblés, les savants comparent et coordonnent.
Mais qu'il s'agisse seulement de classer les animaux cl'après les principes fondamentaux de la subordination des caractères et de la corrélation des formes, une série de vingt organes, ainsi que le fait remarquer M. Barlet, exigeraitdéjà plus de 500, ooo observations, et jamais Cuvier ne se serait ouvert une voie dans cetinextricable fouillis, si une illumination intuitive ne lui avait révélé l'importance des dents.. Voilà une loi essentielle trouvée et la série des exv
1 zo IÎINITIATION périences, inapte à la découvrir, servira du moins à la confirmer. Toute théorie vérifiée plus tard par Pexpérience on l'aura donc imaginée d'abord. Sans Pimagination dont le vol entraîne notre pensée vers l'au-delà, dont les visions intuitives affrontent des horizons inconnus aux observateurs de l'unique mondc physique, la science humaine emprisonnée dans sa sphère étouffante, se stériliserait en impuissants efforts.
Uobservation et l'<-:xpérimentation du phénomène, au point de vue des découvertes de la science, ne sont réellement que les aides, aides indispensables certes, de l'intuition.
Et quelle meilleure þÿ d éû n i t i o n appliquer à cette faculté admirable que celle donnée de Plnconscient par le philosophe Hartmann: « Une manifestation de Pabsolu à laquelle sont dus les sentiments, les pensées et les désirs qui remplissent à certains moments la conscience. » , La science moderne étudie seulement une moitié de notre nature, elle analyse les propriétés de lai matière et contrôle les témoignages de nos sens: mais comment prétendrait-elle atteindre le but essentiel, les causes et les þÿû n s de toute chose, sans une synthèse des lois du monde moral, dont les rayons émanent justement de cet absolu vers lequel nous tendons sans cesse, pour éclairer les zigzags de la route et guider nos envolées intuitives?
Aussi loin que nous remontions dans l'histoire, nous voyons une minorité intellectuelle détenir les secrets de la science. Maîtresse de pouvoirs inconnus,
þÿ : LE volua D,lSlS 1 21 dangereux s'i1s étaient abondonnés à des ignorants ou à des pervers, elle ne soulevait un coin du voile que devant de rares initiés et ne livrait aux masses qu'un symbolisme vulgaire, exotérisme en rapport avec leurs aspirations et qui þÿ s uû i s a i t à leurs besoins. C'est ce voile que des adeptes voudraient déchirer aujourd'hui.
Dans les solitudes du Thibet, raconte-t-on, un col-. lège de prêtres hindous, les Mahatmas, conserverait dans sa pureté primitive le dépôt des anciennes doctrines orientales, à lui transmis d'âge en âge par des prédécesseurs parvenus à une haute culture scientifique bien avant la période baptisée historique par* nos savants.
Ces prêtres manieraienten outre des forces non soupçonnées par nous et jouiraient de pouvoirs que nous proclamerions miraculeux. L'lnde, « l'ancêtre aux lourds secrets þÿ : : ,exerce malgré tout sur nos imaginations une þÿ i nû u e n c e troublante. Les livres de nombreux voyageurs relatent des scènes étranges.
Ici « un fakir nu, immobile, le corps en demi-cercle, les jambes repliées, étend ses doigts et soudain, à la stupéfaction générale, un petit bout de bois, placé hors de sa portée sur une légère couche de sable, se dresse, marche, trotte, court tout seul et trace la phrase pensée par un des assistants. þÿ : : (D' Paul Gibier, Fakz'rísme occidental.) Là, un autre fakir þÿ i nû u e d"une manière directe sur la végétation des plantes.
« Je pris au hasard une graine de papayer et la lui donnai avec quelques mètres de mousseline à moustiquaire. Après avoir planté la graine dans la terre, il s'accroupit, étendit les mains
x-2-2 þÿ x ; ' m x ' n : ' r x o N horizontalement au-dessus de Pappareil, et tombafpeu à *peu -dans un état complet de catalepsie. 'll y avait deux heures que î'attendais, lorsqulun léger bruit me Et tressaillîr, le fakir était revenu à flui. 'Il me þÿû t sig-ne d'approcher et, enlevant la mousseline qui ivoilaitla vase, me *montra fraîche et verte une jeune tige de papayer ayant à peu près vingt centimètres de hauteur.
Sur une des deux pellicules qui adhéraient encore aux racines, ie reconnus Tentaille que ïavais -faitedeux heures -auparavant. » -(Jacdllîot.) Tel *autre replie «sa langue dans sa gorge, se fait boucher les narines et les þÿ o r e ï f lû l e s , entre en *léthargie et est alors enfermé dans une sorte de boîte.
Gn creuse -un trou pour recevoir cette boîte, dessus on scelle -une dalle recouverte ensuite de terre ensemencée et des sentinelles veillent nuit et jour pour dépister la -moindre fraude. Trois mois -s"éeoulent.
Les graines ont germé; on retire l"homme *presqu'à ~l"état de -momie et, après de -vigou« reuses frictions, 'le revoilà vivant. (Journal le Lotus.) Tel autre, nu des pieds à la tète, fait disparaître instantanément un objet assez volumineux; tel autre þÿ e nû n *lance une corde en l'air et, sans que rien semble la tenir, -se suspend au bout, puis s'éclipse aux yeux des spectateurs, etc., etc. La première impression est le sourire; mais les milliers de témoignages en faveur de la véracité de cesfaits rendraient sectaire une négation de parti pris, et les fakirs ont droit à s"attribuer la connaissance de forces que nous ignorons. La superstition, l*i-ntolérance, la barbarie européennes -auraient jusqu'alors interdit -aux Mahatmas
I LE voiu: xzfisis 123 la divulgation de Pexistence de ces forces- occultes, terribles si elles étaient confiées à des mains indignes; mais, grâce à quelques-uns de nos récents progrès, un groupe de leurs initiés þÿ s ' eû ` o r c e r a i t aujourd'hui de nous instruire. Il est incontestable que, depuis plusieurs années, des complications inattendues surgissent.
Darwin expose sa théorie du transformisme : les faibles sont absorbés par les forts; mais, obligés de lutter pour vivre, les petits grandissent, se développent et montent en grade dans Péchelle de Phumanité.
Puis Herbert Spencer proclame Panalogie des lois du monde physique avec celles du monde moral; alors, par analogie, les épreuves subies ici-bas serviraientà nous inculquer, bon gré mal gré, la nécessité du meilleur, nous tireraient à mesure de l'ignoranoe et par suite du vice et nous éléveraient dans la hiérarchie des êtres l Justement Alfred Fouillée prétend qu'attiré par l'Idéal, þÿ @ e s t - àû d i r e par une force innée qui le pousse vers Pabsolu, l'homme poursuit invinciblement sa marche ascendante.
V Nous voilà déjà loin du positivisme et aux prises aussi avec des forces inconnues. Allons plus loin. Le mot attraction s'applique également à Félectricité et au magnétisme.
Electricité, magnétisme, deux sciences nssuscitées d'hier et dont les premiers résultats nous þÿ s t u p éû e n t ; sans compter que le docteur Crookes en Angleterre, le docteur Paul Gibier en France þÿ s ' eû ` o r c e n t @appeler Pattention sur un genre de manifestations proches parente: de celles des Híndous, et attribuées à tort ou à raison par un certain public à þÿ P i nû u e n c e )
x 24 L"mmA'r1oN d'êtres incorporels; tandis que la moisson de phénomènes recueillie par la société psychique de Londres, ceux relatés par le positiviste Dassier dans son Humanité posthume et les faits glanés dans l'histoire tendraient à prouver chez l'être humain l'existence d'un corps sidéral, distinct du corps matériel et susceptible de s'en dégager sous une þÿ a fû u e n c e de þÿû u i d e nerveux.
C'est de ce corps sidéral dont sans doute parle saint Paul (I Corinth. ch. xv, v. 25) : « ll y a aussi des corps célestes et des corps terrestres.
Il en sera de même de la résurrection des morts : le corps est semé corruptible, il ressuscitera incorruptible; il est semé corps animal, il ressuscitera corps spirituel. » Après sa longue oscillation vers l'étude exclusive de la substance - « et la substance est à peine un sous-multiple þÿ i nû n i t é s i m a l ; la vie invisible aux yeux de chair emplit l"espace » (M" de Saint-Yves)- le pendule de la pensée humaine revient vers Faudelà.
Les Mahatmas ont bien choisi leur moment pour agir. D'autre part, tandis que les théosophes travaillent à nous éblouir par de vertigineuses promesses, des voix s'é1èvent et nous révèlent, à Paris même, l'existence d'héritiers de la doctrine des chevaliers du Temple, d'initiés à l'antique magie.
A première vue, leur opinion me semblerait celle-ci : ` Tant que la maladie débilite le corps, évitez-lui de trop rudes secousses; tel régime doublera les forces d'un homme valide et épuisera celles d'un convalescent. Or, Josephin Péladan nous renseigne, dans son éthopée de la décadence latine, sur la crise d'hystérie
us voxua D,ISIS 125 dont souffre notre corps social. La névrose déséquilibre les cerveaux et vous jetteriez l'huile sur le feu P Moins oublieux de l'ermite du Tarot, nous recommandons la prudence; rappelez-vous les possédées de Loudun et les convulsionnaires de Saint-Médard. Étudions d`abord les moyens de guérir, cherchons ensemble les réformes les plus pratiques.
Quand Phumanité recommencera de vivre sa ,vie normale, quand son organisme aura recouvré sa vigueur, l'avenir se chargera de parfaire la tâche. Les þÿ S u v r e s de nos anciens maîtres recèlent la clef d'arcanes identiques à ceux des Hindous; ils resteront nos initiateurs. A l'âme inculte et primitive des nations farouches du moyen age convenait un exotérisme étroit.
La tâche incombait aux prêtres d'instruire ces grands enfants, de les discipliner : àla soif de sang et de violences, aux instincts de fauve des sectateurs d'Odin, ils opposèrent la crainte de Penfer, symbole de la rédemption par l'épreuve.
Par malheur, l'Église s'est immobilisée, son rôle consistait à diriger la marche du progrès, non à l"entraver, à suivre le mouvement intellectuel et, l"heure venue, à livrer aux conquêtes de Panalyse une synthèse religieuse plus vaste et plus irradiante. Fidèle aux préceptes de Jésus, elle devait se contenter 'de l'autorité morale, sans revendiquer un pouvoir nemroudien.
Jalouse de maintenir ce pouvoir, dans une intention louable peut-être au début, elle défendit à quiconque de chercher ailleurs la lumière qu'elle refusait de répandre, et l'esprit divin, rendu tyran
1 a6 IÎINITLATION nique, provoqua une réaction de l'esprit humain. La religion avait combattu la science, la science se þÿû t l'enn<-:mie de la religion. Aujourd'hui les savants ont poussé. loin leurs recherches ; ils trônent encensés et leurs décisions þÿ - S c u m é n i q u e s jouissent de Pautorité des anciens con- -ciles.
Cléricature þÿû l l e de notre siècle, non moins intolérante que son aînée, elle recrute ses membres parmi les adorateurs du thermomètre et de la balance, et la foule de ses catéchumènes, fanatisée par les triomphes de la méthode expérimentale, méprise Pantique exotérisme, le rejette avec pitié et sourit de Pénigme du Sphynx, hélasl sans songer à lui demander son secret.
Mais Phumanité a soif d'idéal et trop longtemps un matérialisme outré a lié ses ailes; un mouvement se prépare, aux conséquences incalculables. Jadis la science et la religion étaient occultes, þÿ F a f f r a n c h i S e ment de l'une nécessite Paffranchissemeut *de l'auu'e. Que les adeptes rédigent une nouvelle synthèse d'acoord avec les données contemporaines, ,propre à leur inspirer un élan enthousiaste.
Conduits par Fesprit de fraternité etdue solidarité, 'respectueux du passé mais édifiant pour Favenir, s'ils se prêtent main-.forte A Pexplosion de la crise, bientôt jaillira du vieil exotérisme la vraie science, la Gnose; des bouffées þÿ d ' ¢ : i . r pur se mêleront à .notre atmosphère þÿ é t o u f f a n S etpairsèmeront-de lueurs Pobscurité banale de notre ignorance. Tels sont, brièvement résumés, les débuts du mouvement hermétique.
LA 'rmîonm nzs nmpéimmzurs 127 Cesprochaines années nous réservent des surprises. Chauffez vos fourneaux, alchimístesl Prédisez, astrologues! Cabbalistes, expliquez-nous Pésotérisme des textes sacrés ! Magnétiseurs, dévoilez les complots des méchants! Magesjguérissez par Papposition des mains.
Prêchez, apôtresî Puisse Tinitîatíon nous sortir du bourbier et, puisque la Renaissanceest promise; faire se lever, avec le vingtième siècle, 1'aube du nouvel âge d'or! George Mozmànz. LA THÉÔRIE DES TEMPÉRAMENTS W ET LEUR PRATIQUE CHAPITRE II Las QUATRE ÉLÉMENTS Pour procéder dans cet essai de synthèse de toutes les sciences d'observations qui concernent l'homme, nous pourrions pax-tir de la première venue.
Notre choix sera simplement déterminé par la commodité: des hommes, ce qui se présente le plus souvent à nous étant leur corps, nous commencerons parla physiognomonie.
'Dans ce composé de relations qui s'appelle le corps humain, la tête seule þÿ s n fû r a i t à faire connaîtrele reste; mais ce qui nous la fait d'abord choisir, c'est qu'elle est,en outre, la partie la plusvisiblede Phommecon1 2 8 L,lNl'l`IATl0N temporain et la plus complexe, - en un mot la plus physiognomonique.
Ici, comme ailleurs, ce qu'il y a de plus immuable, ce sont les parties dures : le crâne avec le front, le nez, le menton sont remarquables à ce point de vue, comme les moins riches en chair. Mais le crânea les cheveux et souvent la coiffure; le menton, chez les hommes, a la barbe.
Pour ces raisons, le nez, ce « cap du visage þÿ : : ,serait donc le premier point où viendraient aboutir nos observations, quand bien même nous ne saurions pas qu'il réunit en lui le crâne et la mâchoire, le couvercle et la boîte, les poussées du haut et celles du bas, et que ses formes sont en relations fixes avec celles de la poitrine, c'est-à-dire avec la partie du corps dont la forme est précisément la plus dénaturée par le costume.
Considérerons-nous le nez de face ou de profil? De face, nous aurions la largeur, c"est-à-dire surtout les chairs; tandis que de profil s"indique la saillie, la forme. U #1 En thèse générale, on peut dire que les courbes dont l'homme est composé sont rentrantes ou sortantes .
Appliquez ce principe au nez, vous avez les nez retroussés et les nez aquilíns, entre lesquels se placera que vous le considériez comme une moyenne ou comme un total, le nez droit du type grec, juste équilibre ou plénitude parfaite. Mais cette convexité, cette concavité peuvent se produire dans le haut ou dans le bas du nez; c'est-à- .
LA Tnxâoma mas TEMPÉRAMENTS mg dire, au point de vue anatomique, que c'est l'os, ou que c'est le cartilage qui lui fait suite, qui se relèvent en l'air ou s'inclinent vers le bas de la þÿû g u r e . Voilà tout simplement d'où nous partirons.
D 44 ll faut pour distinguer les quatre tendances que nous déterminons, pour le moment, dans les formes du nez, un nom, un signe quelconque à chacune. -_ Qu'on me permette ici une parenthèse : Nous avons débuté, comme je l'ai dit, par des observations très désintéressées; puis, pour nous y reconnaître, nous avons essayé toutes sortes de systèmes. Celui qui nous a servi le plus, c"est celui des tempéraments hippocratiques.
J'ai expliqué en quoi, même dans ses transformations les plus récentes, il ne pouvait remplir les conditions exigées de la þÿ c l a s s iû c a t i o n qu°il nous fallait. Néanmoins, nous n"avons longtemps fait qu'essayer de le perfectionner et de le préciser. A la þÿû n , nous avons dû comprendre qu'il y avait différence absolue entre les éléments þÿû x e s , tels que nous les avions recherchés et dégagés partout, et les tempérament.: médicaux.
Nous avons conservé ce mot tempérament pour exprimer la proportion particulière (temperamentum) où se trouvent nos quatre éléments, dont nous admettons la coélxistence dans chaque individu: il est en effet aisé de concevoir qu'admettre un sens des éléments tels qu'ils sont par exemple indiqués plus haut pour les formes du nez, ce serait supposer le nez ramené jusque contre le front., ou renfoncé dans Pintérieur du visage, ou t 5
x 30 L'iNrrumoN lui attribuer des directions plus impossibles encore; n'admettre que deux ou que trois des éléments donnerait des combinaisons presque aussi monstrueuses. Cependant ces quatre tendances se trouvaient particulariser à peu près les quatre tempéraments médicaux, tels que nous étions arrivés à les transformer pour notre usage particulier ..., mais non pas, tant s'en fallait-il, tels qu'ils sont usités.
Que faire ? lnventer des mots nouveaux, forcément bizarres, longs et d'un emploi, par conséquent, þÿ d iû i c i l e pour des formules? ou nous servir de signes cabalistiques, lesquels eussent donné à notre théorie un caractère étrange? ou bien employer des lettres algébriques quelconques?
Ce dernier parti eût donné quelque sécheresse à la forme de ce résumé ; de plus, quelques caractères des vieux tempérarnents étant restés dans la présente méthode, il ne nous parut pas utile þÿ d ' eû ` a c e r la trace du chemin suivi.
Pour parer au seul danger que puisse offrir ce choix, nous n'avons qu'à établir, une fois pour toutes, que si les lettres par nous employées évoquent le souvenir des tempéraments médicaux, ON NE non* czP1~:NnAN'r msciznua sous crs rurrnxuzs Dnvsuurzs mas srcmas ALGÉBRIQUES, QUE uas þÿ s e u ¼ s þÿ c . : u u c ' r È m : s QUE Nous Y auraci-n~:RoNs, UN A UN, mms LA sums.
Ceci établi, nous appelons, pour le nez: signe de* Félément L, toute concavité dans la partie supérieure, et, par conséquent, toute tendance que le nez aura à se relever dès la racine; signe de l'élément N, toute convexité supérieure, et, par conséquent, toute tenLA þÿ Tû é o a u a mas TEMPÉRAMENTS 131 -dance à s'abaisser aussitôt après la racine; signe de l'élément B, toute convexité inférieure, et par consé- .quent, toute tendance à s'abaisser à partir du milieu '(c'est-à-dire du commencement du cartilage); signe de l'élément S, toute concavité inférieure, et, par conséquent, toute tendance à se relever du bas ou du bout. . ` On voit doncque plus d"un S (ex-Sanguin) peut être anémique, lymphatique, lymphatisé, chlorotique; plus d'un L (ex-Lymphatique) apoplectique, par combinaison ; plus d'un N (ex-Nerveux) parfaitement calme dans ses allures, comme plus d'un B (ex-Bilieux) du présent système aussi peu bilzeux, dans le sens vulgaire, que possible. * 9*-F Si nous prenons le reste du profil, nous pourrons dans ses diverses zones, faire des observations semblables à celles qui concernent le nez. _ A l'arrière du crâne, à l'avant du crâne, dans le bas de la þÿû g u r e , nous constaterons les correspondances suivantes : à la dépression L, du nez, une dépression pareille dans le haut de la zone ; à la saillie N, une saillie de même sorte, également un peu plus bas; à la saillie inférieure B, une saillie proportionnelle dans la moitié inférieure de la zone; et þÿ e nû n à la dépression S, une dépression toute pareille rele- 'vant le bas comme pour le nez. ll nous sera donc assez facile, avec les proportions d'un des quarts du þÿ p r oû l , d'établir le reste; nous verrons mème plus loin qu'une simple formule þÿ s uû i t
1 32 L'1NmA1'1oN pour faire retracer la silhouette: une silhouette naturelle. cela va _de soi, et qui n"a pas à tenir compte des altérations apportées à la forme par des accidents, etc. Mieux mème, cette formule nous servira à retrouver la proportion où se trouvent mélangés les signes que nous allons donner de ces quatre éléments dans les diverses manifestations de la personnalité., * _ -UIL'Élément L, largeur des mâchoires, remarquable de face; largeur, par conséquent, du bassin et des membres dans leur partie supérieure.
L'anatomie comparée a déjà eirpliqué par leur origines analogues des rapports qui unissent les parties suivantes du corps (suivre la ligne horizontale). Ventre, bras, cuisse, partie perpendiculaire de la mâchoire inférieure. Poitrine, avant-bras, jambe, partie horizontale; Tête, main, pied, dents.
Auxquelles la physiognomonie de Lavater, et quelques récents chercheurs (Papus, etc.), permettent de rattacher encore les analogies suivantes: Mâchoire. ¿ Poignet. Cheville. Phalanges. Nez. §Paume. Plantedupied. Phalangettes. Front. Doigts. Orteils. Phalangine.
Puis le haut, le milieu et Fextrémité de chacune de ces parties, de chaque os, etc. Nous avons là, à défaut de relations rigoureusement chiffrées, des rapports très remarquables et très utiles pour le physionomiste et pour Fartiste. Uimportance de Pélément L s'accuse dans le corps
LA 'máomis mas TEMPÉRAMENTS 133 par une blancheur éblouissante de neige, par un contact froid et mou. Parmi les sens, le goût lui doit son développement. Dans le geste, il donne la lenteur.
La diction en reçoit cette même lenteur, et tout ce qu'elle a de long, de traînant, de coulant, de descendant; le ton lui doit ce récitatif intéressant, qui chante un peu, ce narratif qui tire en longueur avec une espèce de complaisance languissante; les mots s'achèvent dans un soupir; l'intonation devient celles du rêve...
En graphologie, plus cet élément domine, plus vous rencontrez de ces lettres molles, négligemment tra« cées, paresseuses, plus larges que hautes, car l'écriture n'est que la révélation automatique du geste. Dans le style (« le style est l'homme même þÿ : : ) , à Pélément L, et à tout ce qui le produit sont dues les .périodes surchargées; à lui, les descriptions. - Sa tendance littéraire est éminemment didactique.
D'autant plus que, parmi les facultés intellectuelles, c'est lui qui donne la mémoire, la patience, le naturel, le sangfroid. Son vice de raisonnement est le goût des documents inutiles, des circonstances oiseuses. Sa maladie morale, Pimbécillité. Ses maladies physiques seront celles des tissus, les rhumes, CIC.
Son influence sur l'Esprit est de faire douter brumeusement, étudier; calme, lent, profond, l'homme chez qui il'a grande importance a des chances de trouver' le vrai et, à la longue, de persuader. L'Opinion politique est d'une indifférence utilitaire
1 34. L'1NrrurrioN V _ et pratique, realisme. - Dans la vie, la regularzte ; dans les habits, un moelleux un peu douillet; s'il choisit des couleurs, il les prendra limpides: roses et bleus tendres. _ Où se trouve cet élément, en dehors de nous? qu'est-ce qui l'importe en nous?
Nous le voyons dans le froid, dans Phiver, dans le nord, dans la riuit, dans la première enfance et dans la dernière vieillesse -- comme aux deux bouts de l'année; c'est cette espèce dîlzydrogénogène qui nous fait pareils aux mornes reptiles. *U L'Éle'ment B, au contraire, ce serait - poétiquement, l'humide rosée des matins de printemps, telle qu'un léger vent d'ouest en couvre nos þÿû e u r s ; c'est la jeunesse, s'envolant dans l'air, pareille aux oiseaux ; ce serait, -- chimiquement, comme un agotogène.
A cette fière courbure du nez répond un menton saillant, napoléonîen, et þÿ l ' S i l d'aigle, plutôt presbyte. Corps musclé, poilu, aux biceps roulants comme les grands traits du visage, d'un contact solide, à peau mate dont le grain serré rappelle la pierre sculptée ou ces marbres plus blancs que polis. Front large. Geste accentué, précis.
Uécriture offre donc des lettres courtes, nettes, droites, bien faites, avec tous les pleins indiqués; aux t, de ,petites barres droites. Diction parfois un peu brève, qui semble martelée syllabe par syllabe. Mais des respirations, des étendizes de voix, de temps en temps, y ajoutent un je ne
LA Tmãomr: ni-:s Ti:MPÉRAm:N'rs 135 sais quoi de sentencieux, þÿ p o n t iû c a l , de majestueux, souvent jusqu'à Pemphase. Caractère : raisonnement, volonté, domination. Facultés : raisonnement, raison. Style: raisonnement, récit; préférence littéraire (naturelle et primitive, bien entendu) : épique, le roman (surtout analyste), l'his« toire à_l'ancienne. Esprit : établir, conclure; dogmatique et autoritaire, en politique.
I-labitudes : plus de système que de suite.
Idéalisme. _ Costumes : étofïes fermes, montrant les formes; les grandes couleurs tranchées et classiques (rouges, jaunes, bleus éclatants). _ Vice de raisonnement : dans des parenthèses, ouvrir des parenthèses, à þÿ l ' i nû n i , - par cela même qu'il voudrait conclure d'une manière absolue. - Maladie morale : la manie, qui consiste à déduire d'un principe, avec une logique plus ou moins exacte, mais toujours impitoyable, même devant Fabsurdité des résultats. - Nlaladies physiques : surtout les þÿû è v r e s * I--V~ L'Element S : Corps de tons chauds, dorés, changeants; contact chaud et solide; largeur et saillie des pommettes. - Sens : odorat - Gestes :forts. - Ecriture : lettres rondes, ouvertes, légères, peu penchées, souvent peu lisibles (par rapidité). - Diction : aiguë, poussée, âpre; ton plaintif, criard, avec des arrêts; Pintonation de la colère. -- Couleurs ou hâle. - Costumes ; étoíïes à þÿ r eû e t s et combinaisons amusantes; nuances vives, gaies, claires. Maladies physiques : coups de sang, ruptures de
1 36 L,INlTlATlON vaisseaux (leurs suites). - Maladies morales: folies impulsives. -- Vices de raisonnement : mensonge et sophisme pour les autres et pour soi. Style : les actions; tendance littéraire :théàtrale.- Esprit : þÿ aû i r m e r d'abord; agressif, railleur ; personnalités, force; arguments ad homínem. - Facultés : vivacité, esprit, action, relation. - Opinion : démocrate. - Scepticisme.
Caractère : force, hardiesse, énergie, initiative; « lâcheur þÿ : : ._- Habitudes :pratiques et s'adaptant à Pextérieur. " _ Analogies : Chaleur, virilité mûre, été, après-midi, le sud.- Une sorte cÿoxygénogène (1).
Ressemblances aux quadrupèdes, etc. / * 4 l* L'Elément N : Peau transparente, au contact lisse et þÿû n , ressemble à certains marbres très polis ou à l'ivoire; grosseur des yeux, front haut; largeur de 1'arrière de la tête, gestes étroits et tremblants. - Graphologie : lettres étroites, hautes, minces, anguleuses, paraphes entortillés; barres longues et minces, hésitantes. - Diction : vibrante en dessous, tremblante, un peu grave.
Prononciation parfois embarrassée. Dans le fond de la voix, ces notes, un peu gutturales, (1) Que le lecteur sévère nous passe ces dernières þÿ a n a l oû i e s , que nous ne donnons pas du tout pour de proches parenté: nature es et dont la suite se prolongerait dans les tableaux quaternaires et autres du vieil Agripkpa, mais qui ne sont pas en somme plus audacieuse; que celles d'un erbert Spencer.
D'ail eurs la moindre attention un gen impartiale þÿ s uû i r a pour comprendre que leur fausseté même n'in rmeralt en rien le reste de la théorie, à laquelle nous ne les rattachons qu`incidemment, - et dans le but bien innocent d'ouvrir une fenétre sur d'autres points de vue..... _
LA 'rmîonua mas TEMPÉRAMENTS 137 du « ah! » de la victime dans les drames. Intonation spéciale : l'ironie. - Costumes : harmonies sombres, verts mélancoliques, bruns, noirs; þÿ é t oû ` e s soyeuses aux aspects changeants. - Habitudes : caprícieuses , c'est-à-dire suivant des évolutions compliquées d'un dessin et peu visibles au premier coup þÿ d ' S i l . - Cheveux longs par derrière et tombant.
Sens important : l'Ouïe. ` Maladies: frappant les sens, les nerfs; myopie fréquente; hallucinations, folie commune. - Vices de raisonnement : zig-zags illogiques, oubli des princi~ pales parties, désordre et recommencement perpétuel.
Caractère : imaginatif; intuitions; ces bizarreries d'une suite pourtant logique, mais inconsciente, que þÿ G S t h e attribuait à un principe qu'il appelaitle démoniaqùe. - Opinions : aristocratíques. - Facultés: imagination, sensibilité plus nerveuse que profonde. - Style : le moi, lyrisme, þÿ c o nû d e n c e s ; tendancelittéfaire : lyrique. - Esprit : nier d'abord, puis enthousiasme; mysticisme ; suggestif, fait éclore.
Analogies : Le sec automne de l'année, dela vie ou du jour; l'Orient, le passé. - Une espèce de carbonogêne ; quelque chose du poisson. ~ * 1F Nous avons donc donné les signes d'après lesquels on peut reconnaître, au premier abord, dans le visage, dans le corps, à l'audition, au simple contact, par Pécriture, par le style, par les habitudes, etc., le rôle que joue dans chaque individu chacun de ces quatre éléments, espèces de cotps tout à fait premiers et insé1 38 þÿ L ' x N r r i : .
' r x o N parables; il est facile, en partant de ces données, de les développer dans les branches de Pobservation humaine qu'on a le plus à sa portée ou qu'on préjuge devoir être les plus fructueuses.
Il est en effet facile, |J - IF' exo , P* °` li Q' ga va 1 n ft.. r A V 1' IF , 2, ' þÿ ' : : 2 `d'après les analogies que nous avons indiquées, de diagnostiquer, sur un sig-ne révélateur deþÿ Y i m p S S n c e d'un de ces éléments, les autres signes par lesqueües 'elle doit se trahir fatalement.
LE CHRISTIANISME SCIENTIFIQUE 139 . Nous offrons à l'étude du l.ecteur quatre caricatures schématzÿues dont chacune porte, très exagérée, une des quatre tendances.
Qu'il se pénètre bien du caractère abstrait qu'a. chacune d"elle, prise séparément, dans n"importe laquelle ches manifestations que nous venons de parcourir, et il nous suivra sans peine parmi les phénomènes nouveaux qui vont surgir des combinaisons de plus env plus complètes à travers lesquelles nous nous avançons vers. les formules précises, les cas séparés, lu. individus.
Pouri ET GAM. (A suivre.) LE CHRISTIANISME SCIENTIFIQUE (1) § r. -L Histoire d'_~1aVon*is. Son culte ressemble à celui* ' du Christ. Adonis est le Christ. L'histoire d'Adonis, en vogue dans toute Pantig quité, fut rapportée par de nombreux auteurs, en tête desquels Panyasis (2) s'exprime ainsi : . _ ¢ L'enfant Adonis, cher à Vénus, lui fut ravi par Proserpine. Jupiter, pris comme arbitre du différend? divisa l'armée en trois parties.
Il en laissa une à* la disposition d'AcIoni.s, qui dut passer les deux autres ` (x) Les droits de Yauteur sont réservés. (2) Ecrivain du v* siècle avant notre ère, oncle d'Aristote.
140 L'1Nm1moN alternativement avec Vénus et Proserpine. Mais Adonis abandonna sa part à Vénus. Il fut tué, dans la suite, par un sanglier (1). Tous les auteurs connaissent le sens astronomique de cette allégorie. « Proserpine est la moitié inférieure du Zodiaque, Vénus la moitié supérieure. Dans les six mois de la belle saison le printemps attribué å. Adonis, et l"été consacré à Vénus, se confondent.
L'hiver§ qui termine l'été, est figuré par le sanglier rude, hérissé, se plaisant dans la fange (2). » Ainsi s'explique Macrobe. Jean Lydien, auteur spé~ cialiste, précise davantage : « Les physiciens, dit-il, entendent par Vénus la saison printanière ou, plus exactement, le mois d'avril lorsque le soleil se trouve dans le signe du Taureau.
Vénus déteste Mars, -- le mois de mars, dont elle s'éloigne pour s'unir avec Adonis, - le mois de mai, pendant lequel les oiseaux ébauchent leurs nids. Adonis est tué par Mars changé en sanglier : en d'autres termes, le printemps prend þÿû n en été. Car le chaud sanglier a de l'analogie avec la saison Chaudê 1 On disait encore que Vénus enterra son amant dans un carré de laitue et, à chaque nouveau prin- ....í.Î.
9) Apollodore, Bibliothèque þÿ m a t h o l o g i q u e , l._III; Theocrite. Idylle, X ; Ovide, Métamorphoses. I. , vers 298 et ba; Serv|_us I-lonoratus, Commentaire: sur l'Enéide, 1. V, vers zz, Sur la Bucoläque X V'. vera 18; Hïgin. Poeticon astronomïcon. fa le |64; Plencia en Fulgence, Mythe ogicon, 1. ll, fable 8; Ptolémée. 1 (lzgllúaiprobe, Saturnales, l. I, 5 ai; Eusèbe, Préparation évangélique, . , c . xi. - (3) Jean Lydien, les Mois, IV, 44. .
LE CHRISTIANISME SCIENTIFIQUE 141 temps, elle était censée le ramener du ténébreux séjour. Les plantes anaphrodisiaques þÿ s i g n iû e n t la þÿû n de la saison germinative et le retour d"Adonis est celui de la sève. Ces explications mêlées de physique ne doivent pas nous voiler le sens purement astronomique de cette fable.
Adonis, porteur d'un manteau parsemé d'é« toiles (1) est évidemment le compagnon de la planète Vénus, l'astre appelé à Rome Mercure.
La mort du jeune Dieu désigne le tempsoù la planète Mercure suit le soleil sous Féquateur, sa résurrection et sa réapparitíon dans Phémisphère boréal. ` Partout les femmes s'engouèrent de cette religion, Elle passa d'Assyrie à Byblos, en Phénicie; à Hiéra, en Syrie; à Antioche, en Asie Mineure; à Ama-« thonte, en Chypre; à Alexandrie, en Égypte; à Athènes, en Grèce. Les fêtes, nommées Adonies, duraient deux jours.
Elles sont ainsi décrites par Lucien: « En mémoire de la mort d'Adonis, les habitants de Byblos célèbrent tous les ans les orgies dans lesquelles ils se frappent la poitrine, pleurent et mènent un grand deuil par tout le pays. Quand il y a eu assez de larmes et de plaintes,ils offrent des présents funèbres à Adonis pour honorer sa mort.
Mais le lendemain ils racontent qu'il est ressuscité et le placent dans le ciel. lis se rasent en outre la tète. Les femmes, si elles le pré« fèrent, sont mises à l"amende 1 elles þÿ s ' oû ` r e n t aux ,Î (1) De Wîte. Lettre sur les représentations ¿'Adonî.v, dans les An-. nale: de l'1n.rlitut archéologïque, année 1845.
142 L,1Nl'l`lATlON étrangers pendant tout un jour et le prix de leurs faveurs revient, comme oífrande, à Vénus (1). » L'époque de ces fêtes coïncidait généralement avec l'équinoxe du printemps. Pendant la semaine consacrée, le sol était jonché de þÿû e u r s et de verdure sur le passage des processions. On peut, dès à présent, remarquer de nombreuses ressemblances entre le culte d'Adonis et celui du Christ.
Les pleurs à Poccasion d'une mort suivie de résurrection, l'époque et le eérémonial de la fête qui_ rappelle la semaine des rameaux, le caractère féminin des deux personnages (2), les noms de Seigneur (en, syriaque Adonaï, d'où Adonis, en grec Kyrios) et de Sauveur communs à l'un et à l'autre, aussi þÿ l ' i n v o c a - : tion sur les sarcophages, sont des analogies qui s'im~ posent d'abord à l'esprit.
Les païens semblent s"y~ être trompés puisque Plutarque constate que « le clieu_ adoré en Judée était Adonis (3) ». Est-ce ressemblance ou identité P Les textes résolvent péremptoirement la question.
En effet, dans une vision à Jérusalem, Ezéchiel, « mené vers la porte du Seigneur qui regarde du côté du septentrion, voit en ce lieu des femmes pleurant Adonis (4). » .¢----- (1) Lucien, Déesse syrienne, 57; Plutarque, Vie d'Alexandre :_We îiexN{cia:; Théocrite, Idylle XV; Ammien Marcellin, Histoires, . l , 51. (2) Adonis est androgyne. Orphée, hymne 53. (3) Plutax-que, Symposíaques, l. IV, question 5. (4) Ezéchîel, ch. vin, 5 14.
Le texte dit: u pleurant Tliammouz nf LSetantlVl ttusl mt td t t es p e. a u gate e o _ es comme a eurs ra uisen ,ce mo lpsr Adonis. Jérome, 'omrnentmres sur la Bxble; Lettre 58; Theodoret, . I, ch. xxvt et xxvn. p *
LE CHRISTIANXSME SCIENTIFIQUE ; Quel est donc cet endroit. situé du côté du septentrion, où les femmes se lamentaient sur la mort d'Adonis, si ce n'est le Calvaire qu'une tradition constante place au nord-ouest de Jérusalem ? ' Comprend-on maintenant la þÿ s i g n îû c a t i o n de ce nom « Calvaire þÿ : :qui þÿ s i g n iû e « Mont des chauves », en hébreu « Golgotha þÿ : : .C'était là, en þÿ eû ` e t , qu'on se tondait en souvenir d'Adonis.
' En vain nous opposerait-on que les paroles d'Ezéchiel þÿ n ' oû ` r e n t aucune garantie pour des événements qui se sont passés six cents ans après lui. Certes nous ne croyons pas à la seconde vue des prophètes. Nous concluons simplement que la mention n'est pas d'Ezécliiel, mais d'un rédacteur ou d'un copiste contemporain des actes. Le fait lui-même n'est pas nié.
Théodoret, commentant ce même texte, constate qu'à l'endroit désigné '« les lamentations, au milieu d'orgies vénériennes, s'adressaient à un démon lascif honoré å raison de son incontinence (1) þÿ : : . Ambroise n'est pas moins þÿ aû i r m a t i f . « Le Seigneur, dit-il, soulïrit la passion dans le Venerarium, ou Temple de Vénus, situé du côté de l'Aquilon (2). » Mais voici qui est épique.
Cette statue d'Adonis, placée sur le Calvaire, n'a jamais cessé d'y ètre. Quel audacieux, d'ailleurs, aurait, en la renversant, bravé les édits des Césars? Jérôme, qui nous révèle l'existènce du monument à l'époque d'Adrien , suppose (I) Commentaires sur Ezéchiel. (2) Psaume 47.
144 LYINITIATION . qu'il fut construit après la mort du Christ. Ceteffronté mensonge se trahit de lui-mème.iCitons d'abord les paroles de Jérôme. « Depuis le temps d'Adrien jusqu'au règne de Constantin, pendant cent-quatrevingts ans environ, on adorait, sur le lieu de la Résurrection, le simulacre de Jupiter et Vénus recevait un culte sur la roche mème qui soutint la croix. Les payens y avaient placé sa statue en marbre.
Nos per« sécuteurs pensaient nous ôter la croyance en la Ré« surrection et en la croix, s'ils souillaient les lieux saints par des idoles. Un bois consacré à Thommuz. c'est-à-dire à Adonis, ombrageait Bethléem et, dans la grotte où autrefois le Christ enfant vagissaít, l'amant de Vénus était pleuré (1). þÿ : : Eusèbe refait le même récit.
« La caverne du SaintSépulcre avait été recouverte de décombres dans lesquels on avait creusé une autre caverne dédiée au démon lascif nommé Vénus. Par l'ordre de Constantin, on creusa à une grande profondeur, jusqu'au tuf, et sur Pemplacement on éleva un oratoire (2). »¿ En creusant « un trou très profond þÿ : :on a dû trouver le' Saint-Sépulcre. Pourquoi Eusèbe ne le dit-il pas P Mais nous ne sommes pas au bout des contradictions.
Après les travaux ordonnés par Constantin. sa mère Hélène, voyageant dans la Palestine en 326. trouva à son tour le Saint-Sépulcrel Socrate le Scolastique nous l'apprend en ces termes : «Les þÿ i nû d è l e s (U Jérôme, lettre 58. (2) Eusèbe, Vie de Constantin, l. III, ch. xxv et xxvr.
nmL1oGnAPHu=: 145 abhorrant le lieu où mourut le Christ, le comblèrent et y consacrèrent un temple à Vénus. Hélène ordonna la démolition de l'idole, Penlèvement des terres; þÿ p u r iû a entièrement la place. Elle trouva trois croix dans le sépulcre.
On y découvrit aussi les tablettes sur lesquelles Pilate avait inscrit en divers idiomes que le Christ þÿ c r u c iû é était le roi des Juifs (1). » Hermias le Préservé, corrigeant la bévue précé~ dente, reproduit la version d'Eusèbe, sans tenir compte de la farce des troix croix trouvées par Hélène dans le Saint-Sépulcre (2). En résumé, le culte d'Adonis offre avec celui du Christ des ressemblances indéniables.
L'identité même des deux personnages résulte des honneurs qu'ils reçurent àla même époque et au même endroit, comme nous Papprennent Ezéchiel, Théodoret, Ambroise. Et la déclaration de ces trois auteurs conserve toute sa force probante, malgré les eiïorts tentés pour en atténuer la portée. 'Henri Lizsnmr. Paris, le 23 octobre 1888. -_:- ÉTUDES BIBLIOGRAPHIQUES Le Royaume de Dieu. par Ar.ur:n~r Juoumnr, Georges Carré, éditeur. Prix. 4 francs.
Nous sommes véritablement à une grande et splendide époque de transformation planétaire, å une phase _ (I) Socrate le Scoiastique. Histoire ecclésiastique, I. I, ch. vxn; Georges le Pêcheur, Chroni¢on,l. IV, ch. Lurxx. (2) Hermias, Histoire ecclésiastique, I. 2, ch. xxvr et ch. n._
146 L,lNlTlATlON d'évolution sociale où l`humanité semble sortir d'un long sommeil et marcher avec enthousiasme à;la conquête de son véritable état conscient.
Ce qui le démOll!f¢ avec toute la clarté de l'évidence, c'est ce grand mouvement religieux, commencé par le Spiritisme, qui se fait sous le drapeau de la Théosophie et sous l'égide de la Science Esotérique, science divine s'épanouissant tout à coup aux yeux éblouis du dormeur qui s'éveille, comme une magnifique eñlorescence égrenant son cha- .pelet de þÿû e u r s embaumées et de boutons gonflés de _promesses.
Ce qui le prouve, ce sont tous ces livres savants , avalanche de nourriture spirituelle, qui palraissent tous les iours sous les noms d'Eliphas Lévi, du marquis de Saint-Yves, de Stanislas de Guaita (1) _de Papus, d'Alber Jhouney, et autres...
Ce sont les savantes revues de l'Initiation et du Lotus dont le but est de rapprocher et de fondre ensemble la science moderne occidentale et l'antique science, mille fois séculaire, des sages de l'Orient...
C'est l`Aurore déchirant les voiles du Symbolisme ésotérique, qui vient sortir le catholicisme romain de son sommeil en lui criant : ¢ Lève-toi! sors .de ton engourdissement séculaire et forcé, l'heure est venue de t'échapper de ta chrysalide, de donner les clefs de fes mystères et de crier la vérité sur les toits. þÿ :Toutes ces publications inaugurent une littérature nouvelle , travaillent à l'éclosion du monde nouveau, nourrissent Pintelligence de saine lumière et remplissent l'âme de (1) M. de Çuaita va publier tout prochainement un livre de haute science ésotérique ayant dour titre: I.: Surzur ne LA GsnÈss,divisé en trois livres et dont voici le plan :Livni: rnnmzn.
Le Temple de Satamsera consacré à l`exnmen des þÿ S u v r e s spéciales de Satan (sens vulgaire de l'emblème mosaïque Q le Serpent). On se bornera å résumer les faits sans chercher à en fournir une explication scientifique. Livni: ll. La city' de la Magie noire, fournira le sens caché du mythe de Satan.
L`étu e,de la Lumière astral: (premier sens ésotérique de l`emhlème) permettra de reprendre les phénomènes décrits au_hvre précédent et de les analyser dans leur cause et leurs effets réels, suivant les doctrines. lonftemîs secrètes, de la Kabbale et de l'Hermétisme occul e. Livni ll. e probléme du mal. sera la synthèse de l'ouvra¿e et exposera. le deuxième sens ésotérique de l`embIeme. Principe et origine du mal. Adam-Eve. Sa chute.
Mystères du Verbe. Science du Bien et du al. -Rédem tion. Réintégrauon. Nirvãnâ. Christ douloureux. Christ 0rieux. K quoi se résout la question sociale au point de vue ésotérique... Tels sont quelques-une des obiets dont traitera ce livre. Ce bel ouvrage formera un fort volume in-8 avec trontispice et quatre figures magiques. G. Carré, éditeur. il þÿ : .
BIBLIOGRAPHIE I4.7j force, de puissance et de foi. Et c'est dans l'Europe entière que se produit ce grand mouvement: aux Indes, the Theosophist, en Angleterre Lucifer, en Allemagne le Sphinx, aux Etats-Unis the Platonist, visent au même but. Partout éclate la révolte contre l`ignorance et l`enfantillage de la vieille société qui s'écroule et jaillit en lettres de feu la parole de notre Rédempteur: La lettre tue, l'Espru vivi/ie.
La haute Magie, dont le simple vocable prononcé évoquait infailliblement autrefois des idées de sorcellerie... la Sainte Kabbale, si dé* criée aussi... le Sohar (livre de la lumière)... tout le savant bagage de la science ésoté_rique þÿ e nû n , reprennent avec éclat leur droit de cité!
Et l'Ancien et le Nouveau Testament, et l'Apocalypse, et tous les sphinx où venaient se briser le iront des Pascal et des Newton, brisent les sceaux qui les scellaient et livrent leurs clefs. Et maintenant l`âme humaine peut reprendre son vol d'aigle et s'essorer d'un élan superbe å travers toutes les sphères de Yimmensité sans bornes.
Plus d'athéisme possible, et morte en même temps est la foi du charbonnier qui niait la science, sa valeur morale et sa puissance religieuse. Car- la Science c'est Dieu dans l'íntelligence humaine comme la Justice est Dieu dans le þÿ c S u r de Yhornme. C'est du Royaume de Dien que nous voulons parler cette fois.
M. Jhouney est un adepte, un mage, ou un sage, comme on voudra, un de ces hommes entin qui ont pris la vie comme on doit la prendre et qui la passent à la recherche de la sagesse et à la découverte des secrets de la nature hyperphysique et invisible. Il sait la science ésotérique et son beau livre n'est autre chose que la substance théologique et dogmatique de la sainte Kabbale condensée en moins de cent pages.
Son þÿ S u v r e est tout le contenu en peu de mots du Sohar, et le génie de l'auteur y a mis toute sa science et tout son art. Le Royaume de Dieu est divisé en to chapitres et chacun d'eux correspond à l'une des to séphiroth par lesquelles la théologie occulte représente les dix attributs de la Divinité.
Le livre entier est d'ailleurs scindé en trois' grandes divisions principales: Du:u,-V|ãm'rÉ,- Humnrrá, images de la Trinité divine; et chacune d'eIles se 1
148 þÿ rû m r r u r r i o u subdivise elle-même entrois parties secondaires, þÿ r eû e t s de la sainte Trinité. Le dixième chapitre, formant épilogue, porte le titre de Pnovukrrns et résume les idées de l'auteur sur l'avenir de l'univers.
Il comprend également trois parties: Le Jugement de la terre, c'est la prophétie des calamités qui vont engloutir le vieux monde dans le choc des nations qui vont se ruer les unes sur les autres; Le Règne du Millenium, c'est la sérénité du règne du Messie, les douleurs anciennes s'envolent et les hommes marchent enivrés d'amour dans l'âme mouvante de l'Eternel. L'Humanité est venue au Rédempteur.
Le Jugement dernier, c'est la création qui retourne à l'origine. Ceux qui auront souffert pour leur amour seront comme un incendie de gloire dans Pempyrée et l'enfer se refermera sur les âmes qui haîssent. Tout l'ouvrage est d'un lyrisme savant qui arrête le lecteur charmé au þÿ s o uû l e ardent du poète, du penseur et de l'initié. C'est d'ailleurs une complète initiation aux arcanes du Sonim.
Mais ce n'est point un livre d lire, c'est un livre d méditer longuement dans le silence de la solitude et le loisir de la retraite. Malheureusement l'on doit ajouter que, pour le bien comprendre, il faudrait connaître un peu déjà la sainte Kabbale (1), car ce livre est surtout pour des initiés ou des étudiants en science occulte.
C'est un enseignement hiératique, rigide et sobre de la science divine, fait å l'instar des anciens livres sacrés de l'Orient. Nous allons essayer de donner une idée des théories que préconise cet enseinement. þÿ : g La Kabbale reconnaît dans l'univers trois mondes ou sphères d'action distinctes: Briah, le monde divin des Causes; Jéqírah, le monde intellectuel des Pensées; Asíah, le monde sensible des phénomènes.
Mais audessus de ces trois monde en existe un quatrième, c'est Afilutli, le monde inaccessible de þÿ l ' i n eû ` a b l e Divinité. Ce sont les quatre sphères successives où descend l'émana- ...Î (1) Ld_Kabb¢le. ou Philosophie religieuse des Hébreux, par Franck de Hnatitut, mettra l_e lecteur curieux au courant de cette théologie. (Germer-Baillière, éditeur.)
nim.xoonA1>x-in: 1 49 tion divine, Aziluth est le plus pur et Asiah le plus grossier des cercles où arrive cette émanation de Dieu. C'est dans la sphère d'Aziluth que sont créées les âmes. Elles y planent, innocentes, comme des nuages dans l'aube du matin.
Mais Dieu éprouve les âmes pour les rendre dignes de lui et de leur liberté, Aussi les voit-on traverser tous les mondes et tomber jusqu'au plus bas degré d'Asiah. ¢ Les unes s'appesantissent par le péché et l'oubli de Dieu; les autres sont envoyées dans les cercles inférieurs par le Seigneur qui veut les soumettre å l'épreuve, comme au feu l'or des mines qu'on veut rendre souverainement éclatant et pur. i (Le Royaume de Dieu, page 36.) Toutes descendent et s'abaissent pour connaître Pignorance, la faim, le remords, Pesclavage, le désespoir Yégoîsme et Pavilissement, la haine et la mort.
Mais quand l'Ame ainsi désemparée de Dieu et de la Raison commence à être animée de l'amour des hommes et du désir de Dieu, alors, redevenue véritablement noble, elle commence à remonter vers le Ciel. u Alors, en des épreuves sans þÿû n , à travers des naissances innombrables, il lui est donné de reconquérir une par une ses virginités et ses þÿ m a g n iû c e n c e s jusqu'au jour où le Seigneur lui dit: Je t'ai créée, et toi, au prix þÿ d ' eû ` o r t s sanglants et de doutes et de crimes, tu M'as créé en toi; et maintenant tu me posséderas tout entier. þÿ : Il faut vivre la vie humaine pour atteindre à une existence supérieure réelle.
Si l'on renonce aux actes de l'l-lumanité, il arrive que le corps et Pintelligence s'atrophient ou que des vices hypocrites rongent la chair et la pensée. Les hommes doivent se marier car Dieu a fait naître les âmes par couples et l'Amour absolu unit un jour les þÿ A m e s - S S u r s lorsqu'elles se' sont retrouvées. Dans sa jeunesse on doit chercher la þÿ s S u r de son âme, et si l'on est digne que Dieu vous exauce, on la rencontre.
Mais il est rare que les deux âmes nées de la même extase de Dieu descendent en même temps sur la Terre. Souvent l'une souffre dans un monde et l'autre dans un autre. - Sur la Terre,l'Amour a surtout pour þÿû n la conservation de la race humaine. C'est par la naissance des enfants
150 t.'tNrriAT1oN que se réincarnent les Ames tombées dans le royaume des ténèbres.
« C'est par la naissance des enfants que descendent dans le monde ceux qu'ont fait tomber des éthers sublimes une épreuve nécessaire qu'ils viennent subir, ou Pappesantissement du péchél Ainsi, non seulement la naissance perpétue la race humaine et maintient la femme plus forte que la mort, mais elle est la voie de l'ascension à l'l-Iumanité des{Esprits élémentaires, et de la descente à Pl-Iumanité des Esprits celestes.
« Tout homme a donc le devoir de se marier pour avoir des Enfants, à moins qu'il ne soit Initié. Car l'lnitié, par les miracles invisibles et les prières, fait remonter directement de l`Enfer au Ciel et descendre directement du Ciel à l'Enfer les Ames qui subissent leur évolution sans passer par la Terre.
1 Tu te marieras donc même si tu ne trouves pas l`Ame þÿ s S u r , car ton devoir est de rendre aux Esprits qui veulent venir dans ce monde ce que t'ont fait tes parents quand tu voulais venir dans ce monde. u Tu chercheras une femme telle que si tu ne l`aimes pas d'Amour absolu, du moins tu l`aimeras d'un amour qui en soit la promesse et te prépare à le mériter. n J'aurai donné in mes lecteurs une idée þÿ s u fû s a n t e du livre en copiant ici le chapitre Qdessous dans son intégrité: Mystere de la Volonté de Dieu.
1. Voici: Aux derniers jours, l'homme descendra au fond de la matière, dans les cavernes de la destinée et remontera au plus haut de la Justice dans les abimes de Pintelligence. a. ll descendra au fond de la destinée, et il apprendra pourquoi il est né de la femme et pourquoi il doit renaître de la mort. 3. Et pourquoi Dieu l'enferme dans la matrice, et l'enferme dans la tombe. 4.
Dieu dira : j'ai voulu ta perfection et tu divinité plutôt que ton bonheur,_car le bonheur sans noblesse est un avilîssement, et tant que la perfection n'est pas atteinte, la noblesse est interdite. 7 Il
BIBLIOGRAPHIE 15 1 5. La perfection qui n'est pas donnée à l'âme par i'âme est inférieure: Je t'ai créé libre. I 6. Après ta naissance dans les cieux , je t`ai eprouve. . 7. Je t'avais créé libre au point que tu pouvais renoncer sinon au principe indestructible, du moins à l'action de ta liberté, si libre que tu pouvais te voir esclave. 8.
Tu t`es livré au mal, tenté de le connaitre et ne comprenant pas encore qu'on ne le connait pas (ant qu'on le fait. 9. Car pour le faire il faut l'aimer, et pour l'aimer, en ignorer l`intime néant. io. Alors tu es tombé dans la matière,_et tu dois y parcourir le cycle de la révolution des âmes et recommencer tes'existences successives tant que tu ne feras pas le Bien par toi-même. 1 1.
Tu es tombé jusqu'à ce que tu sois malheureux, impuissant, ignorant. Il faut que tu reconquières le bonheur, la royauté, la science. _ 12. Mais si tu reconquiers le bonheur sans charité, la royauté sans dévouement, la science sans prière, je te les enlève, et je te repousse dans Pesclavage et la bestialité. 13.
Et je te fais mourir et revivre, âme et corps, þÿ S u v r e s et pensées. des millions et des millions de fois jusqu'à ce que tu aimes Dieu et les hommes d'un amour désintéressé, héroïque.
Tu vois qu'il est insensé de chercher dans la mort volontaire un refuge contre l'âpreté du devoir, le désespoir et le remords, puisque le suicide ne mène qu'à une autre existence et plus amère qu'elle n'aurait été sans lui, car il rend plus cruelle, comme tout crime, l'incarnation future de celui qui le commet. 14. Je ne te reçois en moi que lorsque tu m`es devenu semblable, lorsque tu es juste et martyr par toi. 15.
Ton choix est un effet de ma grâce, en ceci qu'en te créant i'ai créé le principe de tous tes actes. Mais ton choix, même isolé, est ton þÿ S u v r e , ton þÿ S u v r e à toi seul. 16. Quand tu as préféré la vertu, alors ma grâce te vient en aide, mais la préférence initiale je ne puis l'avoir pour toi, il faut que tu l'aies. -
x 5 2 L,lNlTlATlON 17. Tout ce que ye te rends de vérité et'de gloire. tu l'as autrefois possédé dans le Paradis, mais tu ne le possédais que par moi, et tu le recouvres par tes mérites. x8. Les erreurs des hommes, les malédictions contre la douleur et la destinée viennent du peu d'estime qu'ils ont de leur âme et de leur peu de courage å lutter contre la nature pour s'en aiïranchir et la dompter. 19.
S'ils osaient se croire assez nobles pour se vouloir parfaits et se faire tels, ma Shéhinah descendrait sur eux, ils me verraient sans mourir. zo. Je ne protège pleinement que ceux qui ont commencé à m'aimer et å vivre saintement sans mon secours. _ - « On le voit, c'est un véritable monument de Kabbale Chrétienne que nous donne aujourd'hui le jeune et savant adepte, dit Stanislas de Guaita dans la Jeune France.
Le Zohar a épousé l'Evangíle; 1'esprit a fécondé l'âme, et des þÿ S u v r e s immortelles ont été les fruits de cette union.
La Kabbale, devenue catholique à 1'école de Saint-Jean, le maitre des maîtres, incarne dans une forme métaphysique admirable l'Esprit absolu de science, de iustice et d'amour, qui vivi/ie intérieurement la lettre morte de toutes les orthodoxies. ¢ C`est ce même Esprit qui, þÿ s o uû l a n t å grands cou. rants sous le dôme de tous les sanctuaires prêts å s'écrouler, agite et soulève les voiles disparates derrière lesquels survit et palpite encore la Vérité une et invariable, dépôt vivant et traditionnel de l'éternel Esétorisme.
' ¢ L'Inde antique est le centre fécond d`où rayonna sur le monde entier la lumière þÿ s c i e n t iû q u e : les Trismégistes d`Egypte relevaient, comme prêtres et comme enseignants, du souverain pontife de la Paradésa; et c'est dans la science égyptienne, emportée_ de Mitzraîm par Moïse, lors de l'exode des Benê-Israël, qu'il faut voir la source de cette tradition sacrée qui se transmit chez les Juifs de générations en générations, par voie orale, jusqu'aux disciples de Siméon-ben-Jochaî, -- les« quels écrivirent sous la dictée de ce maître, vers le deuxième siècle de Père chrétienne, le grand Livre de la Lumière (Zohar). _ W _
_ BIBLIOGRAPHIE x 53 ~ ¢ Salut donc à la vieille mère de la science occulte, à cette Inde vénérable qui, après avoir donné de si grands enseignements au monde entier, semble' loin d'avoir dit son dernier mot! Salut à ces mahatmas du Thibet, qui conservent encore le dépôt sacré de l'ésotérisme hindou, au sommet de ces mêmes montagnes où sié~ geait, il y a huit mille ans, le souverain Pontife du culte universel.
Qu'il soit permis aun enfant de l'Occident, humble héritier des traditions judéo -chrétiennes ., d'adresser, du fond de la Varaha celtique, un fraternel et lointain hommage aux adeptes de l'Himalaya. Il ne manquera pas d'y joindre ses félicitations et ses þÿ v S u x à Padresse de cette vaillante Société de Théosophie, qui répand sur les deux mondes, avec l'ombre de ses rameaux croissants, des doctrines de vérité, de justice et de paix.
' « Sans doute, -- et le Kabbaliste qui trace ces lignes n'a garde de s'en défendre,-la forme iudaïque de l'Esotérisme chrétien lui tient à þÿ c S u r comme à tous les frères de son cercle.
Il pense même qu'elle est plus conforme que toute au.tre au génie des races occidentales: il ne s'en est jamais caché. ¢ Ce qui ne l'ernpêche point de voir dans les adeptes hindous des frères étrangers, ou, si l'on veut, des coreligionnaires qui parlent une autre langue que lui.
Aussi ne peut-il que répéter ici ce qu`il écrivait en 1886: « 'Dans les sanctuaires de l'Iran, de l'l-lellade et de l`Etrurie, aussi bien que chez les Egyptiens et les Hébreux, la même synthèse a revêtu diverses formes; et les symbolismes en apparence les plus contradictoires traduisent pour l'Elu la Vérité touiours une, dans la langue invariable au fond des mythes et des emblèmes. þÿ : _- (Stanislas de Guaila.) l_.`espace nous manque pour en dire plus long, mais nous ne doutons pas que le Royaume de Dieu ne soit cordialement accueilli de nos lecteurs qui nous sauront gré, sans doute, d'avoir appelé leur attention sur une þÿ S u v r e à tous égards si instructive et si remarquable. * 9*-F
ï 54 1.'xNmATioN M. Anni-:R J uoumzv vient de publier un second ouvrage, c'est un recueil de poèmes religieux esotériques. ll a pour titre : Les Lys noirs.
RENÉ þÿ C a i ¼ u é . ex-directeur de l`Anti-Matérialiste et de la Revue des Hautes-Études. _ TRADITIONS SECRÈTES ou KABBALE DES BOHÉMIENS Toute lumière intellectuelle comme toute lumière phxsique vient d`()rient. eïlcbst aussi d`0r1ent que ie viens avec e e. (Nano le Bohémien.) » Les Bohémiens ont conservé intactes, au milieu de leurs pérégrinations, des traditions fort intéressantes et très peu connues.
Nous croyons donc faire plaisirà nos lecteurs en leur donnant quelques extraits de cette kabbale. Ils remarqueront la singulière analogie qui existe entre ces traditions, que les Bohémiens prétendent originaires du Thibet, et les révélations toutes contempo~ raines de la Société Théosophíque. La place nous manque malheureusement pour donner tous les extraits que nous possédons et nous devons nous borner à publier les plus importants.
ORIGINE DE LA SCIENCE Tous ces peuples primitifs avaient leur Arga ou arche, qu'ils attribuaient à Xfsuthrus et dont le sancJ
'Î rmnmous srzcnisrzs 1 5 5 tuaire était àèirguri, et c"est sur eux que les Grecs ont copié leur Argo qu'ils attribuent à Jason; c'est parce que cetArgo, expression du dôme de la voûte du ciel, venait avec eux du Thibet, voûte et dôme de la terre, que les Hébreux, qui Pattribuèrent à Noé et l'ont emporté avec eux des monts de l'Arménie, lui donnent le nom de Thabetlz-nalz; mais, nous le verrons, cette arche de Xisuthrus n'est autre chose que le symbole et Femblème des mesures abstraites du temps, dont le monde est le vaisseau, calculées par l'esprit thibétam d'après les arcs zodiacaux de la triple lumière (Xisuthrus), sidérale, lunaire et solaire de l'univers.
' SUR LA RELIGION Quand, remontant au principe de l'Esprit, au Vase de la Science et le rencontrant au Thibet, j'ose te dire : Tu connaîtras ce Thabet-Nah des Hébreux, cet arche de Noé, car je t'en montrerai la lumière et l'ombre, la franchise et le mensonge, la nudité et le voile, la vérité et la sagesse; quand, fort des charmes de ma parole, je te promets de délier à tes yeux ce þÿ n S u d des siècles, fruit de Pintelligence et de l'imagination des hommes; quand je prends sur moi de te démontrer comment,l'intelligence ayant vu la VÉRITÉ et fait la Science, Yimagination trouva la Saczssn et inventa la Relzgion. þÿ E nû n je veux te convaincre que la religion est la saie de l'esprit, .la sagesse de la Science, c'est-à-dire le voile de la Vérité, le nuage du ciel, l'ombre de la lumière, Pabstraction du fait, l"allégorie de l'histoire; tu le vois, je n'en doute pas, je le sais, l'histoire m'en a prévenu d'avance, et, depuis
1 1 56 1.'m|'nAT1oN longtemps, tout fait nouveau, toute vérité nouvellement ré-éclose, toute lumière renaissante, trouve les orgueilleux pour incrédules, les gens de routine pour persécuteurs et les sots pour plaisants. (Numb le Bohémien.) SUR ADAM Tu auras compris comment tout homme est ADAM à l'orient de sa vie, à sa naissance, et Isa-AK à son couchant, à sa mort; car Anim, soleil d'Orient, est l'emblème de la naissance de Jésus ou de la lumière, et lsA-Ax þÿ S i l d'Isa ou de la lune, soleil d'0ccident, est l'emblème de son couchant et de sa mort; tu auras compris comment le PEUPLE, seul toujours debout, toujours au-dessus de l'horizon,est toujours à son midi comme le dominateur indien Is-wana, comme le grand soleil IS-RA-EL, et pourquoi, chef» þÿ d ' S u v r e de la nature et sa-tablette la plus parlante, il est dit que sa voix est la voix de Dieu. sua þÿ . n a s u s ET manu: Tu comprendras alors comment Om ou Iolzan OANNI-Es ou lohannès, JEAN, Pesprit divin de toute la Syrie, devait être le précurseur de Jésus, la lumière, comme þÿ l ' E s 1 : m ' r est la matrice de PINTELLIGENCE, la lime celle du soleil, lafemme celle de Phomme, le cercle celle du triangle.
Tu comprendras alors comment, dans toutes les langues, m+r sur tous les tons, Mara ou Maria, Mèru ou Meros, Miriem ou Marie, étant à la fois la grand lymphe de l'air et des eaux, le ciel ou la mer
TRADITIONS SECRÊTES 1 57 qui le reflète, tout JEAN, tout Jésus dut avoir MARIE pour MÈRE. _ SUR LE MOT SATAN Maintenant si je te dis S- A - T (saÿ est aux lndes l'un des trois noms de Dieu; il est l'asse(, la þÿ s uû ï - sance de soi-même, le SAT latin, et son emblème est le TRIANGLE, tu me croiras, car des trois lettres qui le composent: S représente l'z`sa ou sitha indienne, l'z'seth ou sethos égyptienne, le thésée pélage, l'ís1s grecque, le seth hébreu, et tous: LA LUNE, qui est SAM ou SEM, SÉMÉLÉE ou Simus, sem-blable au soleil.
A représente l'adé ou adon indien, halzad syrien adonis grec, adonaï hébreu, et tous: ADAM, soleil levant, père d'AnEL le jour, emblème de Jésus, la lumière, qui, à son midi, est HAM, car il est le grand Mah, et son nom n'est que l'antiphrase de sa grandeur.
T représente le point, ta ou tau, le plateau tab ou tav, la ligne tal ou tel, le lit tulé, le point sombre D/xama, plaine (Damas) de Fhumanité Demos, le haut point thíbet ou thobut, la table tabor ou tabula, et tous: le jardin d'Adon ou d'Eden, la terre du soleil, surface ou plaine, table ou plateau, couche ou lit du genre humain.
Si maintenantje te dis encore N, aspiré ou non sur toutes les voix: (kan, han, an) ou (ken, ben, en) est l'espace, le ciel, matrice de l'Esprz`t, l'E1~nE, et le cercle est son emblème, tu me croíras, car il est l'année dont le fruit est Panneau, le cercle; car il est pour les Latins Ha-:Nus-Jupiter, ciel du jour; HEMIO*
`1 58 " 1.'1NmA'noN cm-Junon, ciel de la nuit; car il est l'Enoclz de Colchide, l'Enoch des Hébreux, hénochia des Indes, kenan ou /:ain-arc/zz' des Grecs, c'est-à-dire le Prz`nc1}ve, le premier inventeur des choses; car il a donné son nom à tous les Emu: ou IANAKA, ANAK ou ANAX, lNAcHus ou ANAIUN des Indes, de Tartarie, de Cappadoce, de Grèce et du Kana-an; car il est grand Mah, et il a fait le grand esprit ani-mah des Latins que vous appelez l'âme, l'ANAN'rA indien, l'Er1;nN1:r..
Quand donc je te dirai : mets le A dans le O, unis le sn' au HAN, lis, et que tu auras prononcé sn-AN, tu ne pourras plus croire que ce soit là le mauvais esprit, puisqu'il est cet espritqui seul se þÿ s uû ï t à soi-même et -que cet esprit seul est Dusu.
SUR L,ORIGINE DU CHRISTIANISME _ Les théosophes de l'Inde propagent dans la Syrie, l"Égypte, la Judée, la Grèce, la sagesse, la science, la fable et la vérité de la doctrine indienne; d'un côté, le mépris des richesses et des puissances, l'alliance des pauvres et des faibles, la communion des opprimés et des déshérités, Fassociation des ignorants et des esclaves ; de Pautre, la réforme astronomique, la nouvelle ère qu'el1e enfante, la nouvelle société qui doit en naître ; quelque temps encore, et César et Auguste ne seront plus Dieu, et l'Apo-Stole se sera substitué .à l'Apo-Théose, car voici: « Tibère a tué la religion, le prêtre a égorge la vertu, le serment a poignardé la foi publique, le juge s'est fait bourreau de la justice, -l'armée a tué la gloire, et les pourceaux, vautrés dans
TRADITIONS sEcRÈ'rEs 1 59 la fange des orgies. ont éclaboussé le soleil de Pharsale et d'Actium. », Voici sortir de leurs tombeaux les Esseni, race éternelle, toujours morte et toujours vivante, et voici naître au milieu d'eux, faible comme un enfant et beau comme Jason, sincère comme Esope et bon comme Socrate, naïf comme le peuple et pauvre comme un prolétaire, cette divine lumière du Soleil, qui, chaque année, au 25 décembre, promet de sauver le monde, mais qui, depuis des siècles, n'a fait qu'en perpétuer la misère et Pesclavage.. sun LA mvmonocirz oiuscouiz Analyse du mythe de Thésée.
Le dieu Put, dieu de la pensée, de la supputation et du calcul, Pintelligence suprême, Pit-Theus ou Bubdka, avait divisé le ciel en trois zones, comme le triangle divise le cercle en trois arcs.
Les zones du ciel, devenues les gènes ou divinités de la terre, étaient celles des astres, de la lune et du soleil, auxquelles président, suivant les lieux et» les langues, Brahma, Siwa,Vis'nu, Jupiter, Pluton, Jovis, et c'est ainsi que, ayant fondé la trinité du monde, il avait fondé Tré-Zène et lui avait donné pour armoiries le trident igné qui fait la pile de ses monnaies.
Il y régnait comme la réalité dans le temps, comme la lumière dans'l'espace, qu'Athènes était encore sans dieux comme sans rois, et que le bouc ou chevreau, Egée, constellation du mois d'août, y régnait seul. Egée n'avait point d'enfant, et il était désireux d'en
160 IJINITIATION avoir. Sur les conseils de Pit-theus, il commerce avec sa þÿû l l e Lusidice Ethra, la lune de l'Ether, comme avait fait Clytemnestre avec Egysthe, et neuf mois après Ethra mit au monde un þÿû l s qu'elle appela Thésée, mais qui n'en porta le nom qu'à son arrivée fà Athènes.
Celui-ci aspire, sinon à surpasser, du moins à égaler Hercule. ll y mit d'autant moins de présomption que, tous deux de même nature, Heros ou Sorelz, ils sont petits-cousins, comme peuvent l'être entre eux le soleil du lion» et celui de la chèvre.
Quoi qu'il en soit, un cousin vaut un cousin, et, pour le prouver, Thésée prend l"épée de son père et, comme le Sun chinois, le Rama indien, le Samson hébraïque, court le monde, la terre, pour le purger des injustices et des iniquités des tyrans et établir la justice et Pégalité parmi les hommes; le ciel, pour le purger des iniquités et des injustices du solstice, et établir la justice du temps, Fégalité des jours et Péquité des nuits, Péquinoxe.
En effet, Thésée, antilogie d'lsetl1 ou de Sítha et de Thasí ou d'Ithas, lune d'Égypte, des Indes et de Thessalie, est le soleil du mois d'août, premier mois du tropique du Capricorne, et qui, au 24 décembre, devient la thèse de Jason, comme ce jour-là Thasile est la thèse de Jésus, qu'elle enfante et met au jour .avec la lumière qui grandit ou renaît le lendemain 25.C'est parce que Thésée doit amener à Athènes la vierge de septembre qu'on ne l'y fait arriver, y prendre son nom et y reconnaître son père, qu'au huitième mois, le 15 août, époque où il assume à lui
'raixnmous SECRÈTES 16 1 cette Tri-gone, cette céleste vierge tenant en main la balance du temps. L'époque étant venue de satisfaire au tribut de sept garçons et de sept þÿû l l e s , imposé par Minos, Thésée, pour éviter ce þÿ s a c r iû c e de sept jours et de sept nuits, qui font au temps une perte d'une semaine, se décide à accompagner les victimes, àpérir avec elles ou à les sauver.
Il sera enfermé dans le labyrinthe et la proie du Mino-taure, ou il s'emparera du labyrinthe et tuera le taureau de Minos. Plein de cette pensée, il s'embarque sur la Théorie, vaisseau à trente rames, comme le mois, vaisseau du temps à trente jours; il prend avec lui Thoas., Soloon, Eunéos , comme Jésus prendra avec lui Pierre, Jacques et Jean,comme en tout temps l'astronome prend à témoin la lune, le soleil et le monde.
Pour pilote à la proue, il choisit les sept étoiles _du pôle, Pharétos, type à la fois du carquois de Diane et du char d'Apollon, et appelé aussi Nan-sitha, vaisseau de la lune. Pour guide à la poupe, il a préféré la brillante' étoile compagne de Méni, Phéax ou Méné-Sthée, qui est Vénus; il lève l'ancre, et, après une heureuse navigation, il .arrive en Crète.
Là, suivant le þÿû l d'Ari-Adne, voie ou route que suit ordinairement la lune autour de la terre, il tue le taureau du solstice, s'empare du labyrinthe et délivre les victimes qui y étaient enfermées.
C'est ainsi que, vainqueur du taureau de Minos, qui voudrait deux fois l"an dévorer en trois jours les sept jours et les sept nuits, que la vache lunaire, Io ou Isis, rumine alors en silence, Thésée retourne à Athènes, affirmant à qui veut Pentendre que ce Mino6
162 x.'1NmA'r1oN taure qu'il a vaincu à l'aide des sept jours et des sept nuits des trois quartiers de la lune, n`est autre que le Gôtama des Indes, l'Apis d'Égypte, dont le veau d'or qu'adoraient les Juifs est la copie, et dont Numítor, taureau de Numa, est la fable italique.
Aussi depuis ce temps ne croit-on plus que ce taureau de Minos soit né de ses amours avec þÿ : P a s z } : l z a e ' , mais chacun pense que, comme tout Epaplzus, ou veau, il est naturellement né d'une Epaphisa ou génisse. Depuis ce temps, Minos, tant respecté des Epo-péens ou auteurs de la parole, est devenu l'objet des sarcasmes des poètes.
Quoi qu'il en soit, arrivé à Athènes avec le chevreau d"août dont il est né, parti en Crète avec le premier croissant de la lune, Thésée y arrive après trois fois sept temps de jour et sept temps de nuit, ne la quitte qu'après avoir dompté la puissance du solstice d'été, établi Féquinoxe d'automne, et rentre à Athènes. le 7 de posseidon, comme qui dirait le 7 décembre.
C'est pourquoi, le chevreau d'août ayant disparu dans. les vapeurs du temps, Egée expire àla vue de la voile sombre. et noire dont son þÿû l s a gréé son vaisseau. _ De retour à Athènes et Egée étant m0rt, Thésée, à l'insta.r de Moïse en Judée, de Sethos en Egypte et de Sun en Chine, divise l'Attique en douze dèmes ou peuplades, et la centralise comme il a centralisé Pannée, divisée en douze mois; comme eux il établit un gouvernement sans roi, laissant au peuple seul la souveraineté; il partage le peuple en trois classes : les nobles, les laboureurs et les artisans, et croit ainsi établi leur égalité, parce qu'il a balancé l'une par l'autre_
þÿ r R A 1 : m o N s sscaàrx-:s 163 la force du soldat par la ruse du prêtre, la force et la ruse de ceux-ci par le nombre des laboureurs et des artisans; mais il ne tarde pas à s"apercevoir qu'il s'est abusé. Jusque-là, il fonda en l'honneur de Soloon, qui, comme Ionas, s'est jeté àla mer, la ville de Putho, ou de la science indienne de puter et de supputer le temps, dont la Pytlzie est l'oracle et le serpent Python le symbole.
SUR LES SEPT ROIS DE ROME Numa est le ciel étoilé, le bois de Némée, où la lune Égérie, louve égarée de Brahma, erre comme erre dans le désert Agar, servante d'Abraham.
Ancus Martius est ce premier croissant de la lune de Mars qui, tombé de Colchide ou de la Troade en Italie, servit naturellement de modèle aux onze anciles, pleines lunes ou boucliers qui, mesurant l'année (sal), font le salut des hommes et ont donné lieuà Finstitution des douze prêtres saliens. Tullus Hostilíus est l'hostilité terrestre des hommes entre eux, exprimée par la légende des I-loraces et des Curiaces.
Servus Tullius est le servage terrestre des faibles sous les forts, des Albains sous les Romains. Tarquin l'Ancien est l'ancien tarah ou toral1,l'ancienne loi, la loi primitive venue d'Orient par les Pelasges indo-tartares, la science modeste qui fait þÿ v S u d'élever un temple à Jovis sur le Capitole, comme David sur le Moria. Tarquín le Superbe est le nouveau tarah ou torah, la nouvelle loi, la loi secondaire venue de
1 64 i.'xNrmmoN Grèce et d'Ègypte; la science magnifique qui accomè plít le þÿ v S u de son père, comme Salomon celui de David.
SUR LE SANSCRIT En vain Giuîoomiz dit le Grand a-t-il fait brûler dans toute la chrétienté les livres de Cicéron, de Tite-Live et de Tacite; en vain, þÿ e nû n , l'INQuis1'r1oN a-t-elle éclairé ses abominables folies d,AUTO-DA-FÉ sans nombre, et l'Eglise de Rom: s'est-elle þÿ eû o r c é e d'anéantir par sa propagande les livres indiens qui pourraient trahir son origine et dévoiler toute imposture.
La Vérité n'était pas que dans les livres, et les mis« sionnaires de la Propagande eussent-ils réussi à faire disparaître les livres 'des doctrines indiennes, que la Vérité n'en serait pas moins écrite dans l'univers par les grands caractères de l'Éternel, par ses soleils et ses planètes, ses eaux et ses astres, ses monts et ses pics, ses rochers et ses écueils, ses lacs et ses mers, ses glaciers et ses þÿû e u v e s , et jusque par les monuments des hommes et par leur voix, qui a tout nommé dans une langue dont le SAMSKMTA est la þÿû l l e . ou la mère, et dont la mienne est le passe-partout. * 4* Dans un des prochains numéros de Plnítiation, nous þÿû n i r o n s la publication de ces extraits, s'ils semblent intéressants à nos lecteurs. Pixvus. i-1i.Î_i i
LÎ` " ` " "- PARTIE LITTÉRAIRE HISTOIRES INCROYABLES A BRULER (Suite.) Si ceci était destiné au public, je devrais m'abstenir; car je serais taxé de mensonge et peut-être de folie comme le redoutait mon père, alors qu'il reculait devant l'aveu de la vérité... þÿ a n t i - s c i e n t iû q u e . A moi seul je dis ceci : J"avais à peine deux ans que, dans le sommeil le plus profond, je savais que ma mère s'éveillaít et pensait à moi.
Sur cet avis de l'invisible, je m'éveillais moi-même et j'attendais. Écoutant de toutes mes oreilles, je n'entendais aucun bruit. Puis peu à peu je percevais le son d'un soupir, d'un bâillement comprimé; elle se levait pieds nus et venait auprès de mon berceau. J'entr'ouvrais les yeux, pas assez pour qu'elle ne me crût éveillé, et elle me semblait enveloppée d'une buée brillante. Elle m'embrassait et je me rendormais profondément. Plus tard, et avant qu'elle fût visiblement atteinte
166 L'mxTumoN du mal - j'emploie les mots consacrés-qui la devait tuer, j'avais ressenti l`impression que voici : .Vétais assis à quelques pas d'elle, jouant. Elle me regardait d'un regard aimant: alors sur mon front, dans mes cheveux, j'avais la sensation d'un þÿ s o uû l e très doux, d'une caresse éthérée, et pourtant matérielle. Je ne m'en étonnais pas, ne sachant pas encore que je dusse m'en étonner.
Je sentais l'impressíon de ses bras avant qu'ils m'eussent entouré, le baiser de ses lèvres avant qu"elles eussent touché mon front. D'autres fois, alors que depuis :quelque temps je ne m'étais pas approché d'elle, je sentais soudain un þÿ e fû e u r e m e n t léger, comme si quelqu'un_ m"eût touchéàl'épaule pour solliciter mon attention : puis une aimantation m'attiraitvers elle, j'allais Pembrasser et elle non plus ne semblait pas étonnée.
Elle m'avait désiré et javais obéi. Rien de plus. Pourquoi s'étonner ?Ma mère m'avait porté; elle m"avaít nourri de son lait. Le plus naturel de tous les liens nous unissait. Que cette union fût d'un degré supérieur, je ne le nie pas. Il est des instruments dont les tonalités s'harmonisent exceptionnellement.
Mais c'était pour moi surtout qu'était vraie cette parole : « L'enfant est une plante sans cesse arrosée de maternité. þÿ : : Si j'étais malade, ma mère m'enveloppait d'ellemême - non pas au figuré - mais dans la positive expression du mot. Son amour émanait d'elle pour s'épandre autour de moi, comme une vapeur tiède. Si je me cognais à quelque meuble, je courais à elle _ . '
A BRULER 1.67 pour qu'elle baisât la place meurtrie. Et la douleur disparaissait; si j'avais mal aux dents, elle passait son doigt sur mes gencives, et le mal cessait. Magie maternelle dont on voit les effets tous les jours et qui passent inaperçus ! Qui en écrira le rituel P En vérité, alors même que j'étais sevré, ma mère continua à me nourrir de sa substance.
Je crois - et ceci n`est pas une offense à la mémoire de mon pèreque ma mère ne comprit du mariage que les joies de la maternité ; elle avait une nature expansive qui cadrait mal avec le calme équilibré de mon père, l'homme raisonnable par excellence, de vingt-cinq ans plus âgé qu'elle et trop ami pour être amant.
Elle avait l'imagination vive et me contait le soir des récits qu'elle composait elle-même et qui me montraient des régions ensoleillées d'une exquise lumière. Je me rappelle que je lui demandais tantôt le conte gris~ perle, tantôt le conte mauve, tantôt le conte d"or. Les énonciations de couleurs résumaient pour moi l'émotion spéciale que m'apportait chacun de ses récits.
Mon père restait grave en les écoutant : il ne lui plaisait guère qu'on me troublât ainsi l'esprit. Le féerique un peu gros des Chats bottés, des Ogres ou des Peaux d'âne lui paraissait moins dangereux pour Pimagination que ces vagues et paradisiaques évocations. Ma mère le comprit et se tut.
Mais ce qu'elle ne me disait plus tout haut, je Pécoutais encore dans son regard, dans la caresse de ses mains, dans le rythme de son pied battant le tapis. .Pétais faible, nerveux, irritable. Mon père me raisonnait, s'efforçait de me corriger de «mes défauts par
68 L"iNrrumoN Péducation quotidienne ; il me faisait prendre du fer, des toniques. Il était grand partisan de la gymnastique. Ma mère, elle, combattait ma faiblesse en m'infusant sa force, calmait mes nerfs en les détendant sous son souffle, brisait mes colères dans le rayonnement de son exquise placidité. Je sais -- je suis convaincu -que je n'ai vécu que par ma mère : et je sais aussi que c'est de moi qu'elle est morte.
Dans son élan perpétuel de maternité, elle s'est dépensée, donnée tout entière... je sais, dis-je, car j'ai vu... Oui -et nul au monde n'a entendu cette parole r de mes lèvres -- fai vu, dans les jours, dans les nuits où ma mère en crise était immobile - j'ai vu sa forme s'approcher de moi, j'ai senti sa vie me pénétrer, sa vitalité s'adjoindre à la mienne.
Et c°est de cet effort incessant pour se verser en moi - par une sublime et adorable endosmose -qu'elle s"est épuisée, qu'elle s'est tarie, qu'elle s°est drainée, qu'elle sorti est morte. J'ai dit que la conduite de mon père fut angélique.
Aucune expression ne peut mieux þÿ q u a l iû e r la bonté, la patience, la maternité dont à son tour il þÿû t preuve, pendant le long alanguissement de ma mère : Certes il aurait donné sa vie pour elle, s'il avait su comment.
Il y eut dans cette raison sage de terribles combats que je devine maintenant., Car j'ai su depuis qu'il était allé en secret consulter des spécialistes qui n"étaient rien moins que médecins, mais qui hélas l n'étant pas moins ignorants, alarmaient, par le fatras mystique de leurs déclamations, son bon sens de
A BRULER 159 bourgeois voltairien. J'ai trouvé chez lui un amas de livres qu'il a Em em fois faire et etudier. Mais il était doué avant tout de cet esprit bien français qui réclame la' netteté, la clarté, qui veut comprendre et n"agir qu'à bon escient ; car, quoiqu'on en ait, la raison française est' éminemment mathématique; il lui faut la déduction que rien n'interrompt, le þÿû l que -rien ne noue ni ne brise.
S'il eût comprit se qui se passait en ma mère - comme je le comprends, moi, qui vais mourir peut être de haine comme elle est morte d'amour - il l'eût sauvée sans doute. Mais qui le lui eût expliqué P Entre les ignares þÿ o fû c i e l s et les mystiques charlatans, -il donna la préférence aux premiers et n'eut pas tort, en somme. J'avais douze ans quand ma mère mourut.
Je þÿû s alors une longue et douloureuse maladie, pendant laquelle mon père me soigna avec un dévoué* ment qui ne se démentit pas une seule minute. J'ai dit que je me souvenais des impressions de ma jeunesse. ll en est une que je n'ai pas oubliée - que je ne pouvais pas oublier - et que je vais analyser dans toute sa rigueur de vérité. Ah! comme on rirait, si on savait cela l...
Les médecins diagnostiquaient en moi un épuisement complet, une anémie parvenue à son dernier période, compliqués de gastralgie, névralgie, etc. Ma faiblesse était telle que j'étais toujours étendu soit sur mon lit soit dans une chaise longue. J'avaîs des bour~ donnements aux oreilles, des troubles visuels, puis un infini besoin d'immobilité. Le moindre mouve«
170 L'lN1'mmoN ment était pour moi une souffrance et développait en tout mon être des crispations qui se traduisaientpar de véritables accès de fureur. En somme, c"était une maladie normale, classée, et dont on prévoyait à court délai la terminaison naturelle. Hérédité maternelle, disaient les bonzes graves. Une nuit, mon état de faiblesse avait pris des proportions telles que mon père vint s'installer auprès de mon lit.
Je le voyais comme à travers un voile, et pourtant je me souviens qu'il pleurait. En réalité, je me sentais mourir, c'est-à-dire que de tout mon être quelque chose s'en allait, que je ne cherchais pas même à rete; nir. Bien que mon þÿ c S u r battît à peine, je sentais le choc lourd de chacune de ses pulsations par lesquelles il þÿ s ' eû " o r ç a i t de lancer encore dans la circulation l'oxygène régénérateur.
Tout à coup mon père, pris d'une sorte de frénésie, se leva, se pencha vers moi, et me cria, d*une voix qui retentit à travers mon organisme comme un coup de clairon : V - Mais je ne veux pas que tu meure! Je t'en prie, mon petit, mon cher petit enfant, fais un effort... réagis... aie la volonté de vivre... ' Et soudain je compris ce mot de volonté 1 il se passa en moi quelque chose d"instantané et de formi- 'dable à la fois.
Je ne þÿû s pas un mouvement, je ne me faidis point dans un effort visible; mais je sentis que dans mon cerveau se concentrait une énergie d'une énorme intensité... fe voulus... ' *
A BRULER 171 . Et je vécus ! Cette fois, je vécus par mon père qui, dans une exclamation inconsciente, m'avait appris la volonté.
Chez lui, ce cri avait été l'instinctive expression d'une sorte d'appel au miracle, et ce miracle s"était accompli! d'éveiller en moi une notion encore ignorée, de me contraindre à une centralisation de force, à la détente d'un ressort qui changea le plan de mon être vital, modification d'équilibre qui s'exerça à mon bénéfice. J'étais sauvé!
Mais je puis dire aussi que j'étais perdu : carj'avaisQ selon l'expression biblique, cueilli l'arbre de Science qui est la Yolonté. V Et c`est la Volonté qui peut-être me tuera toutà 1"heure. _ IV Dès que je fus rétabli, mon père, ne voulant pas m'exposer aux périls hygiéniques de l'internat, me þÿû t suivre les cours d'un lycée. Le soir, un répétiteur - un de ses clients -- consenrit à me donner des leçons.
J*étais bien doué : j'avais l'imagination de ma mère, sa curiosité des choses de Pintelligence. En même temps. par un équilibre atavique assez remarquable, je possédais l'esprit d'ordre de mon père. Mon profes« seur appelait cela la faculté sériaire, et en vérité, l'ex¢ pression était juste.
Qu'il s'agît d'un travail littéraire ou d'une opération mathématique, il fallait toujours que je procédasse systématiquement, avec méthode, çommençant toujours þÿ l ' é d iû c e par la base et superpoå
1 72 i.'nm'umoN sant symétriquement les matériaux. A toute énonciation je répondais par une question, puis par une autre, jusqu'à ce que je me sentisse appuyé sur un fond solide. Alors seulement je permettais à l'imagination, à l'invention même d'entrer en scène. De plus, je conservais au plus profond de moimême cette notion de Volonté à laquelle je savais devoir la vie.
Par un instinct singulier chez un jeune homme, encore presque un enfant, je ne le gaspillais pas. Au contraire, je Pemmagasinais, je Péconomisais pour, le moment venu, la projeter tout entière, avec une impulsion irrésistible vers le but visé. Je donnai à mon père, par mes succès universi~ taires, les seules joies qu'il ait éprouvées depuis la mort de ma mère. En seconde, je remportai au concours général un premier prix de version latine.
Là encore ma volonté était intervenue dans des conditions intéressantes. Le texte donné était de Tacite. Je l'avais traduit pour ainsi dire au courant de la plume, à l'exception d'un membre de phrase de quatre mots, très obscur et par sa concision et par l'allusion qu'il contenait à un fait historique peu connu.
Je ne m'en préoccupai pas autrement, et je pensai à autre chose, écrivant des vers ou bien maniant à satiété les þÿ s t u p éû a n t e s combinaisons qui se peuvent tirer d'une simple table de Pythagore. Toutà coup, on donna le premier signal, indiquant qu'il ne reste plus qu'un quart d'heure pour la remise de la copie. Je me mis aussitôt à recopier mon brouillon de ma
comm: Lus RÉALITÉS þÿ ' r m sû z s 173 plus belle main, quand je m'aperçus que les quatre mots en question restaient toujours inexpliqués. On donna le second signal : plus que cinq minutes. Alors je compris que, sans être complétée, ma version n'était bonne qu'à être jetée au panier.
Il y eut en moi comme un choc électrique : puis instantané ment, je ne me sentis plus vivre que par un point, Pattention profonde - aiguë plutôt - qui se portait sur la phrase de Tacite. En même temps - j'en eus la conscience complète - une impulsion de tout mon être concentra ma force vitale sur Pénigme, et les mots translatés jaillirent sous ma plume, sans que je me rendisse compte de leur correction. Je remis ma copie sans la relire.
Juuss Lzmxm. (A suzvre.) ' .Î CONTRE LES RÉALITÉS TRISTES þÿ É ¼ é e x m m m z s l Un vol de corbeaux vient s'abattre Sur les villes de France etsur les champs enþÿû e u r s . Faudra-t-il déserter encore unefois l'âtre, Etjouer -au soldat dans l'arène des pleurs P Sombre nuit du moment, sans aucun soupçon d'astre! Morne attente du lendemain, Où l'on verra peut-être un immense désastre t Jonclzer de nouveau le chemin!
I 74 L'xNxTumoN PitiéI c'est grandpitié, de voir lesþÿû l s des liommes Se courir sus avec de terribles aboís, Cueillír depa uvresgars comme on cueille despommes, Et trancher des destins comme l'onfend du bois! Mauvaise et noire époque, hélas! où nous naquîmes, Destinés, deuxfois en vingt ans, A voir crouler, aufond dïmpériaux abîmes, Ce qui nous est dû de przntemps!
Que pouvons-nous pourtant parmi les politiques, Les boursiers impudents et lesfroids bookmakers, Enfants du songe, avec nos élans poétiques, Et les sanglots profonds qui sourdent cle nos þÿ c S u r s P Les prendre et les huer! c'est besogne à l'eau claire, Contre Hérode et contre Attila! Non! détournons nos bras, impuissants de colère, Vers le triomphant Au-Delà!
Lorsque, dans sa cellule þÿ eû r o y a b l e m e n t nue, Le Tasse, prisonnier d'un duc vindicatü Voyait l'aube du jour descendre de la nue, Et le baiser aux yeux, comme un amifurtf L'âme se réveillait sous la sombrepaupière Du héros, chantre des héros, Et, farouche, il allait, ô lucarne de pierre, Coller sonfront à tes barreaux.
Il voyaitfrissonner les ténèbres inertes, Et l'orient blanchir, dans la brume, là-bas ; Il laissait vers le bleu s'enfuir, ailes ouvertes, Ses pensers, fiers oiseaux qu'on n'emprisonne pas ;
comms uzs RÉAu'rÉs 'rmsnzs 115 Dans þÿ F i nû n i béant, auþÿû n fond de l'Espace, Ses regards_/Iottaient, éblouis. -Cherchant le souvenir et la lointaine trace De ses rêves évanouis.
Mais jamais cet esprit, amoureux de l'aurore, S'élançant au-dessus de son corps enchaîné, Pour planer dans l'a{ur_fluide qui se dore Des premières lueurs d'un printemps nouveau-né, Jamais, quand le soleil brillait comme uneféte, Cet insensé, plein de raison, De son pan de ciel bleu ne détournait la tête Pour voir les murs de sa prison.
Puisque, sur les sentiers où le genre humain passe, Pour aller à son but, plus lointain chaque jour, Les précurseurs divins n'ontpoint laisse' de trace, þÿ Aû n que nous suivions leurs pas à notre tour; Puisque ce songe : Droit, et ce rêve : Justice, Ont vu périr leurs dÿenseurs, Et qu'ilfaulqu'à jamais le Vrai sanéantisse Sous la botte des oppresseurs; Puisqu'en nous comparant, ôpetits que nous sommes, A la mâle hauteur des géants, nos aïeux, Enface du Réel des choses et des hommes, Nous sentons malgré nous, des larmes dans nos yeux, Avantque le þÿû o t , noir defange, nous submerge, . Sur la colline ilfaut monter; Dan/s l'idéal,farouche et bonneforêt vierge, þÿ C h S u r s funèbres, allons chanter,
.1 76 þÿ L ' | N m : . ' n o N C'est là notre refuge et notre Thébaïde, En ces jours de malheur, où le Sort ennemi, Prenant nos þÿ c S u r s pour des tonneaux de Danaide,_ Y verse tout leþÿû e l que les dieux ont vomi! Fuyons vers le couvent ou vers la tour d'ivoire, Noyer dans l'a(ur notre deuil; Et créer des concerts vibrants pour notre Gloire, Momÿîée en son cercueil.
Nos þÿ c S u r s y deviendrontplusfiers et plus stoïques ~ A battre côte à côte avec le souvenir : Nous pourrons marier aux antans héroïques Les lointains irisés du nuage avenir. Quïmporte la chanson P despsaumes, des blasplzèmes, Pleur céleste ou rire þÿ i nû r n a l ; Mais nousferons couler la largeur des Poèmes Sur la Réalité du Mal. Emu: Goum-:Au. BULLETINS Exposé du mouvement dans ses diverses branches pendant les derniers mois (I).
PETIT BULLETIN THÉOSOPHIQUE LA Socuízrá Tméosom-uqusz Hsnmàs a reçu þÿ n o t íû c a t i o n , SI) Touge_ Ln., toute Société théosophîque, magnégîgue, philou» rh îue, nfgmte. etc., peut nouu envoyer un court résuqxe e_ae| travaux IO no Ignes), mensuellement; toutes les commumcntlons mportlntel leront mn réea dans les Bulletins. La 'Directiom
su1.1.1z1*1Ns 1 77 'le 15 octobre 1888, de Papprobation de ses statuts par le Président en Conseil de la Société Mère. Uorganisation de la branche est donc terminée et l'extrait de ses statuts sera bientôt å la disposition des personnes quiles demanderont. Son siège socialaété établi 122, boulevard Saint-Germain,à Paris.
Plusieurs nouvelles branches de la Société Théosoplíique d'Adyar seront sous peu, parait-il, fondées en France, surtout en province. Le 29 octobre a eu lieu la première réunion générale des membres de la Société théosophique Hermès. Ces études ont porté, en théorie, sur la discussion par les membres présents, de la Constitution de l'Homme, d'après la Science Occulte et en pràtíque sur d'inté1'essantes expériences d'extase somnambulique.
Une séance publique avec conférences et expériences sera donnée bientôt par la Société. (S'adresser pour les demandes de places au siège social, 122, boulevard St-Germain, Paris.)' Le 1" volume de Yimportant ouvrage de Mm Blavatsky, la Doctrine secrète, vient d'être envoyé aux souscripteurs. Nous en reparlerons sous peu. PRJNCIPALES Revues THÉOSOPHIQUES nmuçaxsrzs Le Lotus. - Revue théosophique des hautes études sous Yinspiration de IVIM' H.
P.` Bmvnsxv. - Mensuel. (zz, rue de la Tour-d'Auvergne, Paris). - Abonnee ment: X2 fr. ~ L'Aurore. - Sous la direction de LADY CAITHNESS, duchesse de Pomar, présidente de la Société Théosophique d'Orient et d'Occident. - Mensuel. (58, rue Saint-André-des-Arts). - Abonnement: 15 fr.
PRINCIPALES Rnvut-:s þÿ T 1 ~ 1 É o s o 1 : 1 - 1 1 Q u 1 : s É*r1umcÈ1u=:s Le Lucifer. - Dirigé par Mm' Buwzrrsxv et MABEL Co1.1.1Ns. - (Texte anglais). - Mensuel. -- Londres. - Redway,éditeur. The Theosophist.- La plus ancienne et la plus importante des Revues théosophiques. (Texte anglais.)-
1 78 IÎINITIATION Adyar (Madras). Indes Anglaises. _ Abonnement : 25 francs. , Le Sphinx. à Leipsig (Allemagne). (Texte allemand.) _Directeur Hüam-: þÿ S c m . m m a : x . MOUVEMENT PHILOSOPHIQUE PRINCIPALES Rizvuzs PHu.osom«uQu1ss La Religion Laïque. 3, rue þÿ M e r c S u r (Nantes).- Abonnement : 3 francs par an. SONIA] RE x. Les preuves de la personnalité divine, Ch. Fauvety._ 2. Principes de solidarité universelle, 0. B. _ 3.
Comment on prie, P. Verdad. _ 4. Uamour, V. Gérard. _5. Réponse à M. Rohan, L. Heutte._ 6. D.-M Tarrou. _ 7. Un nouveau parti, F. Courtépée. _ 8. Les hiérophantes, Fabre des Essarts. _ 9. La force et 1'idée, Achille Poincelot. _ io. Association protestante pour l'étude des questions sociales, P. V. _ ix. Le magnétisme contemporain, O. B. _ iz. Nouvelles. _ 13. Nécrologie, 0.
B. *k U' «F Philosophie générale des étudiants Swódenhorgienn lihres._ Trimestrielle. _ M. Lecomte, à Noisy-le-Sec.- Abonnement : 4 francs. _ sotnmnz nu NUMÉRO n'oc'roBtui: L'Aurore de la Vie (suite), par Lecomte. _ A travers la Biologie (Etudes à suivre), par L. Lecocq. _ Etudes sur les Manifestations de l'ãme (suite), par Allar. _ Petite Revue, par les Etudiants Sw. ' . . * . -U l * ' Le Devoir. Journal des Réformes sociales, à Guise (Aisne). _ Abonne'ment: to francs.
BULLETINS I SOMMAIRE Une Évolution. -- L'homme supérieur. - Le congrès des Trade's-Unions. - Faits politiques -et sociaux. - Une boulangerie municipale. _ Ce que coûtent les grèves. - Histoire d'une Société coopérative de bou- - langerie. -- Le travail en Amérique. -Avant la chute. - Chronique.- Bibliographie. - Nouvelles du Familistère. - Avatar. - Etat civil du Familistère. - Avis. Les Sciences mystérieuses, 17, rue des Fabriques þÿ ( B r u x e l l e s : . Le Magicien. Directrice M' Louis Mond, 14, rue Terme (Lyon). , PETIT BULLETIN FRANC-MAÇONNIQUE Le mouvement maç.-. pendant ce dernier mois a été particulièrement actif. Le retour de vacances de la plupart des membres des L.'. et les travaux commencés dans les at.*. ainsi que les nombreuses initiations faites un peu partout font présager d'excellents résultats pour l'année qui commence. Les morceaux düzrchítecture portent principalement sur les questions politiques particulièrement passionnantes, vu Papproche des élections et les dangers apparents de la situation. _Î1. REVUES MAÇONNIQUES Voici la liste des Revues s'occupant spécialement de la question : La Chaine d'Union. - Journal de la Maçonnerie universelle, dirigé par le Huezrvr. - (Recommandé). - Bureau, 6, rue du Pont-de-Lodi (Paris). - Abonnement: tz francs.
180 L'lNlTlATl0N Bulletin Iaçonnlqne de la Grande Loge symbolique Ecoslaise. - Paris, rue Monge, 29. - France : un an: 6 fr.; six mois: 3 fr.- Union postale : 7 fr., 3 fr. 50. - Septembre 1888. - Partie þÿ oû i c i e l l e : Grande Loge symbolique: Procès-verbal de la séance du 9 août 1888. - Partie non þÿ o fû c i e l l e : Le Convent du Grand-Orient. - Déclaration du groupe d'action des Francs-Maçons socialistes.- Le Cléricalisme en France, E.
Salva. - Bulletin de l'étranger, Pierre Malveïín. - La fête des Morts: Recherches historiques, E. SaIva.- Variétés: La paix de l'Europe. sonnet, Aug. Devanlay. La Truelle, Revue de la F.°. M.' . .'Un. - Paris. passage Saulnier, 17. - France et Monde: 12 fr. - Un numéro 1 fr.
50. - Ces dernières années. - Chroniques : maçonnique, politique, théâtrale et artistique. - Etudes : La Domination prussienne: René Mélinette. - La séparation de l'Eglise et de l'Etat: H. Bougeron. þÿ - : Batterie de deuil à la mémoire du citoyen Godin: Pierrotet. -- La Vérité: Docteur Chailloux. - Création possible d'une caisse de prévoyance maçonnique : Léon Meras. - Uhomrne dans la société : Baugé.
Le lande laçonnlque, 32, rue Perronnet (Neuilly).- Abonnement : l2 francs par an. Bulletin hebdomadaire des travaux de la Maçonnerie de la France, 1 1, rue Cadet. - Abonnement : z fr. 70. Bulletin du Grand Orient de France, 16, rue Cadet. - Abonnement: 5 francs. i PETIT BULLETIN MAGNÉTIQUE Nous parlerons, dans le prochain numéro, des belles expériences de Zzmonn au Figaro et au Petit Journal. _ Q 4 *Y- ' Le professeur H.
Durville. rouvrira son cours praÎique de Magnétisme appliqué à la physiologie et à la thérapeutique, le jeudi zz novembre, å la Société lllagnéBULLETINS I 8 I tique de France, 23, rue Saint-Merri.
Se faire inscrire d'avance. - I l I INSTITUT MAGNÉTOLOGIQUE DE PARIS L'Institut magnétologique de Paris a réouvert ses portes au public le vendredi 28 septembre dernier, dans les þÿ m a g n iû q u e s salons Ríchefeu, au Palais-Royal, au milieu d'une grande þÿ a iû u e n c e de monde, sous la présidence de M. Louis þÿ A u fû n g e r , son président-fondateur et ancien secrétaire de feu le célèbre baron du Potet.
Le succès a été complet.- Ces séances, où des expériences de magnétisme et de somnambulisme sont mensuellement présentées, se continueront régulièrement le dernier vendredi de chaque mois, à huit heures et demie du soir, pendant tout Phiver. PRINCIPALES Revues MAGNÊFIQUES Journal du Magnétisme, Directeur: H. DUIzv1I.I.I=:, 23, rue St-Merri, Paris. Le Magnétisme, revue générale par Donne. La Chaîne Magnétique, directeur: L.
AUFFINGI-:I1, IS, rue du Four-St-Germain, Paris. ' soumnmn Magnétisme historique, théorique et þÿ p r a t i q u e ¼ h é r a - peutique magnétique; somnambulisme expérimental et lucide, physiologie, psychologie, cours, conférences, bibliographie, jurisprudence, biographie, nécrologie, communications et nouvelles diverses, actualité, variétés, etc. ;Î--._._PRINCIPALES Socnârés MAGNÉTIQUES Société magnétique de France, 23, rue St-Merri, Paris.
Séance d'étude tous les samedis, excepté le dernier samedi de chaque mois. Les séances ne sont pas publiques. On peut obtenir une invitation, en demandant au siège social.
1 82 L,lNl'l`lATl0N Institut Magnëtologique de Paris. Séances expérimentales le dernier vendredi de chaque mois, 167, Galerie de Valois (Paris). Cercle électro-magnétique de Paris, zo, rue de Grammont. D' Fovt-:AU on COURMELLES. _î._....__i_.Î. PETIT BULLETIN SPIRITUALISTE Annonçons à. nos lecteurs pour un de nos prochains numéros un travail de G. Delanne, le savant auteur du Spiritisme devant la Science.
M. Delanne exposera l'état actuel du Spiritisme théoriquement et expérimentalement. Nul doute que son' étude n'obtienne un vif succès auprès de nos lecteurs. PRINCIPALES Rnvuss SPARITES _La Revue Spírite, journal d'etudes psychologiques (bi-mensuel), 5, rue des Petits-Champs. - Abonnement :. io francs. Le Spiritisme (bi-mensuel), 39, passage Choiseul. - Abonnement: 5 francs.
La Lumière. - Directrice M'"° Lucv GRANGE, 35, boulevard Montmorency (Paris-Auteuil). - Abonnement : 6 francs. La Vie posthume, 27, rue Thiers (Marseille). - Abonnement : 6 francs. CORRESPONDANCE LE POUVOIR DE GUÉRIR A þÿ z ' ¿ d m . : u r du . Light » Monsieur, . ` PL"§`le vous adresser quelques mots, concernant le pouvoir de guerxr, dont s'est occupée Mm' -Boole? J'ai
coruuzspounmcrz 1 83 acquis une longue expérience des malades, et pendant ces dernières années spécialement, fai développé la faculté d`adoucir la souffrance. Il ne me semble pas que la force vitale ait jamais 'besoin d'être épargnée, et que personne doive se retenir de la répandre.
Nous avons à tirer tout de Dieu, pourvu que nous ne fassions qu'un avec lui ; il n'y a aucun danger d'épuiser une telle source, quel que soit le nombre de ceux qui viennent y puiser; on peut donc faire beaucoup. Dès lors il me semble que le problème n'est pas de savoir comment on restreindra sa force, mais comment on en eliminera tout le dangereux élément volontaire et personnel.
Je me suis occupé de ce sujet sous différents aspects, et ie me hasarde à donner quelques renseignements espérant qu'ils pourront être utiles. Il y a une classe de personnes qui régulièrement se sentent vidées de leur force par le contact de leurs semblables, et souffrent grandement d'épuisement, si elles sont forcés de rester dans la société des autres un certain nombre d'heures chaque jour.
J'ai trouvé par expérience que cette lassitude disparaît en proportion de fabandon désíntéressé que l'on fait de sa force. C'estlà une haute vérité spirituelle confirmant l'injonction que donne le Christ de présenter l'autre joue.
Quand un sensitifse trouve dans la compagnie même d'un vampire, s'il veut faire l'entier abandon de luimême pour le servir, il découvrira à son graud étonne- -ment, qu'au lieu de l'aggravation d'épuisement à laquelle il s'attendait, c'est une vie nouvelle qui l`envahit, une vie qui coule d'une source intarissable.
Il peut abandon-- ner de sa force å un millier de personnes, et par le fait de ce désintéressement il deviendra plus fort. ll n'ya pas plus à craindre de nous épuîser en donnant notre force vitale, que d'épuiser l'air frais d'une prairie sans þÿû n .
Dieu est tout-puissant, et nous sommes une portion de lui-même ; quand nous arrivons å vivre dans la con- .naissance de ce fait, nous n'aurons plus å craindre de dénûment d'aucune sorte, et nous ne craindrons pas non plus de répandre au dehors la vie que nous recevons, de peur de nuire à nos trop faibles semblables.
1 84 L'1NmA'rioN Il n'y a qu'une chose que nous devions craindre, å ce qu'il me semble, c'est que par les obstacles qu'on a eus soi-même, le courant soit empêché ou que sa pure sérénité soit troublée.
Quand chaque atome de Porganisme d'un guérisseur s'abandonne au désintéressement comme si c'était l'organisme du Christ lui-même. alors une þÿû a m m e vient s'élancer de Dieu dans l'homme avec une telle puissance, que la maladie disparaît devant elle comme une vapeur devant le soleil de midi, et cela sans aucune secousse anormale ; le plus faible ou le plus répugnant malade peut être aussi guéri instantanément, sans éprouver aucun effet pénible.
Dès lors ce qui me semble être le problème, ce n'est pas la manière de restreindre la force vitale, soit dans les rapports ordinaires d'homme à homme, soit dans ceux de guérisseur 2: malade, mais la manière d'apprendre à faire l'abandon de sa force dans une telle abnégation de soi-même, que nous devenions le propre canal de Dieu. _ Ce n'est pas là un problème facile en vérité.
Quand un être humain entreprend la tâche de renverser les barrières qui enferment son moi, il trouve qu'il s'est engagé dans un þÿ eû ` o r t prodigieux ; néanmoins c'est un þÿ eû ` o r t qui doit être fait tôt ou tard par chaque homme ou femme, parce qu'au jour de la perfection, il sera aussi impossible à un être individuel d'exister å l'écart de Phumanité universelle , qu'à un atome de chair d'exister en dehors de l'organisme dont il est une portion.
Des manifestations anormales de toute sorte sont dues à cet isolement de la personnalité, qui entrave et paralyse encore chaque être humain; et le suprême remède pour les maux au milieu desquels Phumanité se débat, c'est la délivrance de cet état de stagnation où languit toute vie loin des rayons d'en haut. ` Théoriquement la plupart d'entre nous admettent le fait; mais la grande þÿ d i fû c u l t é est de mettre la théorie en pratique dans les petits détails de la vie de chaque jour.
Dans le cas dont il s'agit, par exemple, ce n'est pas une chose facile de sentir dans chaque atome de son être, la ferme volonté d'abandonner la totalité de sa force pour
BIBLIOGRAPHIE I 8 5 sauver un maiade ; cependant la plus petite parcelle de cette bonne volonté, autant que ie puis en juger par ma propre expérience, þÿ s u fû t pour produire un courant de vie, à la fois puissant et entièrement pur et serein ; tout effort de cette nature ouvre notre propre organisme comme une soie qui conduit de Dieu å un côté quel-. conque de Phumanité.
J'ai réalisé cette vérité durant la dangereuse maladie de mon mari; je cherchais cette union avec Dieu aussi loin que je pouvais Fatteindre, en même temps que je mettais mon magnétisme au service du malade; mais ici i'ai été douloureusement convaincue que si j'eusse réalisé un instrument plus parfait, mon mari n'eut pas eu à souffrir un jour, tandis qu'il a souffert des semaines.
Rosuaoun OLIPHANT. (Traduit du u Light þÿ :du 13 octobre 1888) La simple application du précepte contenu dans cette lettre pourrait tenir lieu de toute science ; par ce seul moyen le dernier des hommes parviendrait, dans le cours d'une seule vie, au plus haut degré d'Initiation. (N.
4. ma.) BIBLIOGRAPHIE LE BULLETIN DES SOMMAIRES Nous avons sous les yeux le premier numéro d'une publication très originale, que vient de créer notre confrère, M. Limousin. Elle s'appelle le Bulletin des Sommaires, et contient, ainsi que Pindique son titre, les sommaires des journaux et revues þÿ s c i e n t iû q u e s , littéraires etartistiques, etc., qui paraissent chaque semaine, chaque quinzaine, chaquc mois ou plus rarement.
136 L,lNlTlATION ~ Le nombre est très grand de ces publications où sont traités avec développement, les sujets que la presse quotidienne ne peut þÿ q u ' e fû e u r e r . La difficulté pour elles consiste å se faire connaitre des lecteurs spéciaux qu'elles intéressent, et le meilleur moyeu qu'on ait trouvé jusqu'ici, consiste dans la publicité des sommaires partout où l'on peut l'obtenir.
Le Bulletin des Sommaires, et c'est là un second côté original, sera adressé gratuitement aux membres des sociétés þÿ s c i e n t iû q u e s , littéraires, artistiques des pays de langue française, et à toutes les personnes d'un pays quelconque qui en feront la demande. Les frais de la publication sont supportés par les journaux et revues appelés à réaliser le bénéfice matériel de l'entreprise.
M. Limousin les associe en fait et attribue à chacun sa quote-part. Le Bulletin des Sommaires sera très utile aux personnes qui désirent se tenir au courant des choses de l'esprit, de l'art et de la science dans une branche quelconque. Elles auront ainsi une indication de tout ce qui est publié dans la semaine écoulée. Et il s'en traite des questions à Paris, dans les départements et l'étranger!
Dans le premier numéro, nous voyons þÿû g u r c r àla catégorie des publications litténires, la Revue des deux Mondes et le Décadent; à l'économie politique et sociale : Yacadémique Journal des Economistes, la Revue Socialiste et le Moniteur* des Syndicats ouvriers.
La collection du Bulletin des Sommaires sera, plus tard, un précieux auxiliaire pour les travailleurs et les chercheurs; d'autant plus qu'une table systématique, par matières et par auteurs, permettra d'aller droit aux renseignements désirés. Il sera en.outre curieux, dans dix ans, quinze ans, vingt ans, de constater la première apparition des écrivains, artistes et savants qui seront devenus célèbres.
Nos lecteurs qui voudraient se faire inscrire au service gratuit du Bulletin des Sommaires n'ont qu'à adresser une lettre ou une carte postale à M. Limousin, 44, rue Beaunier, Paris. -
LA Pat-:ssi-: 187 LA PRESSE Remercions nos confrères 1eXIX° Siècle, le Rappel, la Justice, Plntransigeant, la Lanterne, la Presse, le Don Quichote, le Panama, 1'Avenir Algérien, Plndépendanî Luxembourgeois qui ont bien voulu signaler notre naissance et nous souhaiter la bienvenue. . Nous devons particulierement citer le Mot d'Ordre quia consacré toute une chronique à notre premier numero.
LES SUGGESTIONS HYPNOTIOQUES CRIMINELLES Expériences de M. Liégeois, de la Faculté de Nancy, et de M. Bernheim On n'a pas oublié l'émotion que produisirent, il y a quelques années, même dans le gros public peu au courant des questions scientifiques, les expériences de médecins et de savants, démontrant, d'une façon irréfutable, qu'un sujet hypnotisable ne manquait jamais d'exécuter à son réveil les actes qui lui avaient été suggérés pendant le sommeil magnétique.
On avait pressenti ,les conséquences funestes que pourrait avoir la découverte de ce phénomène magnétique, et un certain nombre de journaux avaient blãmé les médecins qui l'avaient divulgué.
On s'était dit avec raison que si un sujet hypnotisable exécutait dans un laboratoire ou dans un amphithéâtre 'tous les actes qu'on lui suggérait, à titre d'expérience, il pourrait tout aussi bien, s'il tombait en de certaines 'mains, commettre un véritable crime, dont la justice lui demanderait compte et dont pourtant il serait entièrement innocent. Dans de telles conditions, on avouera que le métier
I 88 L'1NmA'r|oN d'assassin deviendrait vraiment fort agréable, puisqu'on pourrait l'exercer ou plutôt le faire exercer sans courir le moindre risque. Uassassin aurait les þÿ b é n éû c e s de Pacte et un innocent en supporterait les conséquences.
M. Jules Liégeois, professeur å la Faculté de Nancy, se rendant compte de la gravité de Pimprudence commise en divulguant cette dangereuse découverte, a voulu réparer le mal dans la mesure du possible, et il s'est livré à de nombreuses expériences dans le but de rechercher les moyens de découvrir l'auteur d'une suggestion criminelle. - Disons tout de suite, avant de les décrire, que les expériences de M. Liégeois ont eu tout le succès qu'il en attendait.
DEVANT LE- TRIBUNAL Supposons, avec M. Liégeois, qu'un vol ou un meurtre ait été commis. Le voleur ou l'a.ssassin est arrêté. L'avocat chargé de le défendre soutient que l'acte incriminé n'est que le résultat d'une suggestion. Une expertise est ordonnée. Les experts constatent sans peine que l'accusé est hypnotisable au point que l'on peut lui faire des suggestions criminelles irrésistibles.
Mais leur rôle ne doit pas s'arrêter là ;. il leur faut maintenant démontrer qu'il y a eu réellement suggestion dans le cas considéré, et il faut trouver l'auteur de la suggestion. De prime abord, il semble que ce soit facile, car en plongeant le prévenu dans Pétat de somnambulisme, on renouera en lui la chaîne du souvenir, et il donnera le nom du coupable. A la réflexion, on voit qu'il pourrait bien ne pas en être ainsi.
L'auteur de la suggestion peut posséder une connaissance approfondie des ressources que lui offre l'hypnotisme pour s'assurer Pimpunité. Pourquoi n'aurait-il pas suggéré å celui qu'il a choisi pour instrument docile de ses convoitises ou de sa vengeance d'oublier jusqu'à son nom, de jurer au besoin qu'il n'y a eu aucune suggestion et qu'il a bien agi dans toute la plénitude de sa volonté?
LA Paassx-: 189 La þÿ d i fû c u l t e que Pamnésie (1) ainsi suggérée opposerait à la recherche et à la punition du coupable serait très grave et susciterait de grands embarras aux magistrats chargés de la justice criminelle. M. Liégeois nous rassure en indiquant un moyen de parvenir à faire dénoncer par le prévenu lui-même le véritable auteur du crime, alors même que ce dernier lui aurait suggéré de perdre toute mémoire des faits accomplis.
Mm' M..., très hypnotisable, est endormie. M. Liégeois lui suggère d'avoir à tuer à son réveil, d'un coup de revolver, M. O.. ., qui a tenu sur son compte des ropos offensants. Elle devra ne pas oublier que M. Liéãèois n'est absolument pour rien dans l'acte accompli, qu'elle n'a été sous þÿ l ' i nû u e n c e de qui que ce soit, et u'elle a obéi à un mouvement de colère spontané. q Mm' M..., est réveillée.
Un revolver se trouvait sur la table å sa portée; elle aperçoit M. O... D'un mouvement brusque, elle saisit l'arme, vise M. O..., et le tue, ou du moins croit le tuer. M. Liégeois prie M. le docteur Liébault de rendormir gel suåãt, de'jouer le rôle åfeapert et dîl l'interrogqî*. M ne manque pas o saccuser e e-meme, e e nie toute suggestion, suivant l'ordre reçu.
La preuve est faite, il est donc parfaitement exact qu'un criminel aurait u se mettre à l'abri de tout soup on.
Mais voici qui va germettre de déjouer ses calculs. ç M. Liébault, sur l'ínstigation de M. Liégeois, fait successivement les suggestions suivantes: 1° quand vous verrez entrer l'auteur, quel qu'il soit, de la suggestion, - s'il a eu su estion, - vous ne ourrez vous em êcher dz dormirgëieux minutes; 2° :près quoi, vousple regarderez þÿû x e m e n t et vous ne détacherez vos yeux des siens que lorsque je dirai: - Assezl þÿ :3° vous vous placerez devant lui et vous essayerez, en élargissant votre jupe, de le cacher aux yeux des assistants.
Le sujet fut réveillé et, quelques minutes après, M. Liégeois entra dans la pièce où se trouvaient une douzaine de personnes. Aussitôt MM M... s'endormit, se réveilla après deux minutes, þÿû x a M. Liégeois d'un (1) Amnésie perte de la mémoire par suite de paralysie partielle des lobes cérébraux.
1 go ' i.'n~m*11moN þÿ S i l étrange et le suivit pas à pas. M. Liégeois passa dans une autre pièce, MM M .... l'ysuivit ; il s'assit; Mm M .... étala sa robe comme pour le cacher. Pendant tout ce temps, le sujet est anesthésique; on lui plante des épingles sur la nuque, sur les joues, on lui place sous les narines un flacon d'ammoniaque, il ne sent rien. Rendue à son état normal. Mm' M .... a tout oublié.
M. LE DOCTEUR BERNHEIM Le professeur Bernheim a fait, de son côté, les mêmes expériences sur un soldat malade et récemment revenu du Tonkin. ll l'a obligé, par suggestion, à voler une pièce de 5 francs et à ne pas avouer qu`on l'avait endormi. - Pourquoi avez-vous volé? - C'est une idée comme une autre qui m'est venue. - Est-ce que vous aviez déjà volé ? _ -- Non, jamais. -- On vous a suggéré cette idée ? - Nullement. -- Jureriez-vous que ce n'est personne? - Je le jure.
Mais alors on hypnotise de nouveau le soldat, et on lui dit: ¢ Quand vous verrez celui qui vous a suggéré de voler, vous irez à lui et vous ajouterez : ¢ Je suis content de vous voir; chantez-moi la Marseillaise! þÿ :Et tout se réalisa de point en point.
On l'endormit encore, et on lui demanda de nouveau de révéler celui qui lui avait dit de voler. ~ Mais personne, encore une fois., ne m'a. dit de voler; je le jurel n On continua: v Quand vous verrez celui qui vous a ordonné de voler, vous lui direz: « Monsieur, je vous reconnais bien; c'est vous qui m'avez ordonné de voler. » Et, en effet, réveillé, il alla droit à M. Bernheim et répéta la phrase suggérée.
RÉSULTATS osrsuus Sans insister sur les détails, il paraît. résulter de ces expériences que le sujet est susceptible d'avouer la vérité, pourvu qu'1l ne s'ag1sse pas de la recommandation
AVIS DIVERS [9 [ expresse et spéciale qui lui aura été faite en certains termes. Il ne dénoncera pas directement, mais indirectement. Aussi en ce qui concerne MM M .... on lui avait ordonné de ne pas nommer le coupable, elle ne l'a pas nommé; mais on ne lui avait pas recommandé de ne pas le regarder, et elle le regarde.
On inspirerait , par exemple, au sujet l'idée de se rendre chez le criminel pour le protéger, de le couvrir de son corps, ou bien de le prévenir des soupçons qui s'élèvent contre lui, etc., il obéira sans se douter qu'il enfreint indirectementles ordres reçus et qu`il désigne ainsi nettement le coupable. On a devant soi un être inconscient, un innocent duquel on tirera avec un peu d'habileté le nom qu`il s'agít de découvrir.
Dans ces conditions, il ne pourrait y avoir aucune sécurité pour ceux qui auraient Pidée de recourir à la suggestion pour faire accomplir un crime par un sujet hypnotisable. lfhypnotisé trahira toujours d'une façon ou d'une autre le véritable coupable. Telle est, en résumé, la conclusion à laquelle est conduit M. Liégeois et qui fera tomber les alarmes que l'on aurait pu conserver sur le danger des suggestions criminelles.
Comme presque toujours, à côté du mal se trouve le remède. (La Lanterne du 30 août i888.) AVIS DIVERS On trouve du u pain de Graham » ou: ¢ Whole meah, 33, avenue de l'Opéra. _ Plusieurs de nos abonnés nous demandent l'adresse d'une voyante sérieuse. La chose est assez þÿ d í fû c i l e å. trouver dans ce monde des sujets toujours prêts å tromW 192 rfmmnriou per, inconsciemment, le consultant.
Aussi, pour rendre serviceà nos demandeurs sans risquer de paraitre ridicule,avons-nous pris le parti d'expérimenter nous-mêmes avec le plus de garanties possibles les sujets dont nous parlons. C'est pourquoi nous nous permettons de signaler M' RHÉA, 90, Fassage Brady, comme ayant donné des preuves assez sérieuses de lucidité magnétique. VIENT DE PARAITRE CHEZ G.
CARRÉ 58, rue Saint-André-des-Arts LA PIERRE PHILOSOPHALE Preuves írrefutables de son existence . PAR PA P U S Petite brochure in-8, avec planche hors texte. franco. 1 Ir. * -V* *V- , Bientôt va paraître une belle plaquette de notre confrère Fiuamz mas Essnnrs, le poète si justement estimé; titre : La Chanson des Couleurs. Nous en donnerons sans doute quelques extraits dans notre prochain numéro. .i.._l Le Gérant : G. ENcAUsss. TOUR!, IMP. I. ÁRRÀULT ET CIE, RUE D! LA PRÉFECTURE, 6
Î A VIS AU LECTEUR ' LIVRES 'DEMANDÉS ET OFFERTS. - Le nombre des livres sur la Science occulte en vente à l'Administration, (58, rue Saint* André-des-Arts), nous a obligés de faire un catalogue spécial annexé à la Rmvun.
' ~ PRIMES A NOS ABONNÉS. -- Par suite d'»une entente survenue entre la Dtruccrxou de la REVUE et une des grandes Maisons de phototypie de Paris, nous seröns sous peu à même de donner, dans chaque numéro, en PRIME à nos nombreux abonnés, des reproductions d'une haute valeur artistique, tirées des manuscrits de la Bibliothèque Nationale et des livres introuvables d'Alchimie et ,des Sciences Occultes. þÿ : - Tout abonné ancien ou nouveau aura droit à cette prime. - , þÿ : ÎÎ _ . .
RENSEIGNEMENTS. - Tout lecteur ,ayant un renseignement philosophique ou bibliographique å demander, est prié de s'adresser à lavrédaction de 'la Revue en joignant à_sa-demande un timbre pour la réponse. Ylnítialion est la seule des revues de son genre qui, par le nombre et les compétences diverses de ses rédacteurs, soit à même de satisfaire à presque *toutes les demandes
PRINCIPALES MAISONS VENDANT `L INITIA AU NUMERO LIBRAIRIES C. MARPON ET E FLAMMARION Galeries 12 Boulevard '4 me Aube' 1_E1_]E GE 015 Rue de Marengo de l Odéon des Italiens gérant Remise de 15 å zo 910 sur les prix des éditeurs S E V I N C O L I N S 8, Boulevard des Italzens. 6 me de la Sorbonne C b' d L Reduction sur les prix marqués a met e þÿ e c t u S M _ d y trouve les' livres et revues aison recomman ee. traitant des Sciences Occultes G O R R E SAUVAITRE 3 Boulevard Samt-Martin 72 Boulevard Haussmann CHAUMONT T A R I D E 40, rue de Rivolz . Boulevard Samt-Denzk Librairie P F I S T E R 84 , boulevard Magenta (cam-: nz L'E`)`) Bouquinerie Paul F R A N C K Passage Brady Î_i . wuu, un 1 AIIAULTVIT cm. 4 J -V '-I I* 1 ., _ _. þÿ : , 1 | , '" I I ` , _ ' 1. 1 I É , On I . > . Ê' 'fi __..__...___i_--_ ._.iiÎ.Î _;: 1 ' þÿ : - ' r _- »_:1 L* - . . 16, . -_-_-.__--__Î. 5 þÿ : l I I ~¢__- - Ã m
D;g;l;zed byGoogle